01.05.2012
Au Bénin, existe une pratique terrible d'infanticide sur certains enfants, racontée dans le nouveau film de Christine François : "Le secret de l'Enfant-Fourmi" attendu le 2 mai.
Bonjour à tous et toutes,
Je suis dans l'attente de voir ce film qui sort demain, le 2 mai, dans les salles.
Ce film s'appelle "Le secret de l'Enfant-Fourmi", tourné par Christine François.

C'est l'histoire d'une femme de trente ans partie en Afrique à la poursuite d'un amour perdu qui rencontre une femme au Bénin, une maman lui remettant son bébé dans l'urgence et s'enfuyant sans explications. Audrey Dana garde finalement l'enfant avec elle, l'adoptant et l'emmenant en France. Elle revient au Bénin lorsque son fils a sept ans et présente des troubles psychologiques, afin de retrouver le secret de cette adoption.
Ce film s'appuie sur des centaines de témoignages réels concernant des infanticides rituels sur des enfants dits "démoniaques" pratiqués au Bénin, surtout dans le Nord du pays.
Ces infanticides sont basés sur des superstitions attisées par certains sorciers, lesquels se nourrissent de l'observation de certains signes, comme de prendre en compte l’endroit précis où poussent les dents de lait, ainsi que la position du bébé au moment de l’accouchement, sans oublier la prématurité ou l'impression que l'enfant serait habité par des forces démoniaques ou bien présenterait un comportement déviant ou difficile à gérer.
Le village se sent menacé et se protège donc en sacrifiant l'enfant qui représente un danger pour l'évolution du groupe.
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Ce film nous oblige à nous positionner et à réagir... voire agir. Ainsi se demander : pourquoi doit-on respecter une tradition qui tue des enfants, sous prétexte que c'est une tradition et une foi ?
Quelle est cette pudeur extrême et lâche qui oblige certains de mes compatriotes à dire : "On ne touche pas aux traditions des autres peuples, par respect, par principe de non-jugement d'autrui."
Désolée, moi je juge, comme je juge l'excision et sa pratique monstrueuse sur les petites filles et les femmes.
Je juge aussi cette croyance qui fait dire encore à certains croyants d'une certaine religion que c'est bien de lapider et de punir les femmes ayant commis l'adultère. Et qui dit aussi que la femme n'a pas à connaître le plaisir mais doit seulement se dévouer à en donner à son mari. Et qui dit encore que la femme doit se voiler afin de ne pas attiser le désir chez les autres, les hommes mâles étant si faibles qu'ils ne peuvent maîtriser leur convoitise.
Pour en revenir au film de l'Enfant-Fourmi, c'est une histoire assez proche de ce que j'ai vécu avec ma fille que j'ai adoptée au Bénin, avec toutes les questions liées à l'adoption, à l'orphelinat où elle y avait été placée par son père, à sa mère dont elle avait été arrachée, comme l'ont été tous ses frères et soeurs et tous ses demi-frères et soeurs, le père biologique étant polygame et si cruel qu'il a enlevé les enfants à toutes les mamans pour les placer, les envoyer de ci-de là.
J'ai vécu cette souffrance de mère adoptive qui apprend des choses inacceptables et si cruelles de l'enfance de ma fille. Cette souffrance qui comprend le fait de devoir gérer les miasmes d'une lignée rejaillissant sur une enfant innocente, enfant au prise avec son passé récent et lointain, au prise à l'abandon subi et très courant dans ce pays.
Le "passé lointain" dont je parle correspond à l'inertie d'un héritage familial et béninois lié à certaines forces du Vaudou qui rôdent dans ce pays, jusque dans l'inconscient des enfants. Je dis "certaines" car il n'est pas question de diaboliser le Vaudou.. mais certaines pratiques peuvent attirer des esprits inférieurs, par l'utilisation de certaines sorcelleries, de poupées, instruments magiques de torture, de certains esprits appelés les Lwas et pouvant entrer en contact direct avec les humains, après appel des sorciers. Les rituels nombreux faits dans ce sens sont présents dans l'inconscient et le patrimoine collectif de ce pays. Un rituel n'est jamais innocent et marque à jamais les esprits. Il peut enchaîner des êtres à ce qui s'appelle le contraire de la liberté des âmes.
Des béninois commencent à se poser des questions sur le bien-fondé de la pratique de l'infanticide liée à la tradition et entretenue par certains sorciers. Quand une maman béninoise a déjà vu sacrifier trois enfants sortis de son ventre, comment ne peut-elle pas être dans la révolte et le combat contre des pratiques à condamner définitivement ?
Ce film va faire le tour du Bénin. Je prie secrètement pour qu'il ouvre les yeux de ses habitants, certains ayant déjà le coeur grand ouvert à l'indignation et soutenant à contre-courant ce film courageux.
Chloé Laroche
13:04 Publié dans Révolte pour l'Enfance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bénin, le secret de l'enfant-fourmi, christine françois, infanticide, forces démoniaques, vaudou, sorcier, sorcellerie, nord bénin, afrique, tradition, croyance, religion, mère, adoption, enfant, crime, rituel, audrey dana, voyage, urgence, agir, cinéma, film, foi, voile, excision, femme lapidée, adultère, fuite, témoignage, inconscient collectif, femme, superstition, trouble psychologique, esprit, danger, sauver, politique, lâcheté
30.04.2012
Il n'y a aucun raccourci à la liberté. L'unité des norvégiens en face de la haine d'un individu nous donne une leçon immense en humanité.
Bonsoir à tous et toutes,
Jeudi dernier a eu lieu un évènement d'une qualité humaine rare, dans un monde où les violences se suivent, de siècle en siècle, avec des folies de plus en plus horribles et un temps où les hommes peuvent révéler une obscurité si profonde que les anges ne savent plus quoi faire.
J'ai été très émue et bouleversée que quarante mille personnes à Oslo, enfants, personnes âgées, hommes et femmes de tous âges, descendent tous ensemble dans la rue pour chanter un seul chant, une chanson détestée par Anders Breivik, cet assassin ayant tué 77 personnes en Norvège par racisme et fascisme le 22 juillet 2011.
La pluie n'a pas arrêté toutes ces personnes descendues en un seul corps, en un seul mouvement de solidarité envers les victimes et leurs familles, dans une vague immense d'amitié entre les peuples.
Elles ont choisi de défier le meurtrier qui a arraché la vie à tant de jeunes, à tant d'âmes envolées à cause d'un homme mangé par une idéologie terrifiante.
La haine qui sort de cet individu n'a pas arrêté cette mobilisation d'amour qui a fait chanter à cette foule et en différents endroits de Norvège : "Enfants de l'arc-en-ciel", chanson qui dit : "Ensemble, nous allons vivre, chaque frère et chaque soeur, petits enfants de l'arc-en-ciel et d'une terre fertile."
Toutes les races se rejoignent en diverses couleurs pour se réunir dans l'arc-en-ciel multicolore de la planète. Je soutiens que chaque couleur ne doit pas devenir neutre et incolore de honte mais s'inscrire dans la fierté de sa propre couleur et différence acceptée par le reste de la planète.
Dans la chanson, il est dit :

"Une terre si verte et autour qui pourrait demander plus ?"
Si, demander la paix et que des horreurs telles que celles vécues le 22 juillet n'arrivent plus.
Demander que plus jamais on ne donne autant de temps de parole à un assassin au cours d'un jugement de justice.
Demander qu'un seul individu n'arrive plus à accomplir le terrible dessein de la tuerie de tous ces jeunes dont la vie arrachée hurle de douleur et d'incompréhension.
Chloé Laroche
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Vidéo de cet évènement :
http://www.lejdd.fr/International/Europe/Videos/40.000-Norvegiens-chantent-une-chanson-que-Breivik-deteste-506131
01:28 Publié dans Amour des autres: mon regard sur le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : norvège, oslo, breivik, assassin, enfants de l'arc-en-ciel, my rainbow race, actualité, 40 000 personnes chantent, pluie, haine, amour, solidarité, humanité, unité, tolérance, peuples, différence, paix, justice, espoir, monde, planète, tuerie, mal, fascisme, racisme, attentat, victimes, deuil, condoléances
13.04.2012
Les moniteurs d'auto-écoles... Catégorie d'humains spécialement doués pour la patience, le don de soi, le dévouement aux autres et l'accompagnement vers une meilleure sécurité sur la route.
Bonsoir à tous et toutes,
Vous êtes-vous déjà demandé quels risques prenaient les moniteurs d'auto-écoles sur la route, en donnant leur cours à des personnes ne sachant pas conduire, dans la jungle dangereuse de la route ?
Pensez-vous que ces personnes aient une baguette magique, donnant leur enseignement en un claquement de doigts afin que des élèves débutants deviennent de parfaits conducteurs ?
Pensez-vous que les enseignants de la conduite soient assis toute la journée tranquillement dans une voiture à se laisser transporter ?
Faites-vous partie de ces automobilistes qui ne respectent pas les voitures auto-écoles, klaxonnant sans complexe et les intimidant en les serrant de près, sans compter les insultes et gestes malveillants à l'encontre des moniteurs et de leurs élèves ?
Les moniteurs d'auto-écoles... Catégorie d'humains spécialement doués pour la patience, le don de soi, le dévouement aux autres et l'accompagnement vers une meilleure sécurité sur la route.
Les enseignants de la conduite pourraient avoir une auréole d'anges de la route, tant ils sont méritants de travailler trente-neuf heures par semaine sur un terrain dangereux, celui du circuit routier, expliquant inlassablement les règles de Sécurité routière.
Quand un élève cale en plein rond-point ou qu'il rentre malencontreusement dans un boulevard à contre-sens, et qu'en une seconde, le moniteur doit récupérer la situation, on peut le saluer bien bas de prendre des risques sur sa propre vie afin d'en sauver d'autres à long terme.
Car il faut bien penser que les trente heures de cours prises pour avoir son permis n'est que le tremplin d'une longue vie dans le réseau routier et que l'enseignement d'un moniteur résonne durant de longues années dans la tête de l'élève, si celui-ci est sérieux et attentif.
Il existe, vous le savez, des élèves qui jettent l'enseignement de leur moniteur par la fenêtre dès qu'ils obtiennent le permis désiré. On les retrouve sur la route au volant d'une voiture devenue engin de mort, ne respectant plus ni les feux, ni les piétons, ni les vélos, et devenant des dangers ambulants.
À cause d'une incivilité grandissante dans le monde des conducteurs, les moniteurs apprennent désormais à leurs élèves qu'en traversant un carrefour, on doit regarder à gauche et à droite avant de traverser... car certains automobilistes ne respectent pas les feux, ni les priorités à droite ni les panneaux de Stop.
La priorité dont on peut bénéficier sur la route n'est pas absolue car non respectée... Comme le dit un moniteur de ma connaissance à ses élèves : "Sois toujours sûr de toi mais jamais des autres sur la route."
Cela veut dire : Anticipe les erreurs des autres et sois toi-même le plus respectueux des règles du Code de la route.
Deux enfants sur trois sont encore mal attachés, dont 5,5 pour cent ne sont pas du tout attachés à l'arrière dans les voitures. C'est terrible, quand on sait que chaque semaine quatre enfants de moins de dix ans sont tués en voiture sur la route, dont deux enfants non attachés.
La Ligue contre la Violence Routière
rappelle
qu'on n'attache pas
son enfant
parce que c'est obligatoire :
on l'attache pour le protéger.
Ne jamais démarrer sans avoir vérifié
au préalable :
- que le dispositif de retenue convient bien
- à la morphologie de l‘enfant et qu'il est bien fixé
- que la ceinture est bien positionnée :
. pas de ceinture contre le cou
. pas de nuque dans le vide - enfin que tout le monde est bien attaché en voiture,
- y compris les parents.
Habitués dès leur plus jeune âge, les enfants devenus grands
accepteront volontiers de s'attacher.
Je terminerai cet article en demandant que les moniteurs d'auto-écoles soient plus respectés dans l'exercice de leur métier. Ils donnent de leur vie, de leur patience extrême parfois avec des élèves à qui il faut répéter trente fois la même chose, refaire la même leçon, répéter les mêmes règles, assurer la sécurité tout en assurant un cours, avec des personnes qui ne passent aucun test psychologique ou psychomoteur avant de démarrer les cours.
Les moniteurs touchent à peine plus que le Smic horaire et enchaînent les cours et les risques comme des perles sur le fil de leur vie.
Un moniteur exerçant depuis trente ans m'a confié : "Je n'ai compris que dernièrement que j'étais en fait un agent de sécurité routière. En tant qu'enseignant de la conduite, nous avons une responsabilité importante et un rôle essentiel pour éviter des morts et des blessés sur la route."
Et une monitrice m'a confiée, en tant que femme : "Il y a trente ou vingt ans, les femmes monitrices se faisaient régulièrement insulter sur la route par d'autres automobilistes, ces derniers leur demandant textuellement de retourner à leurs casseroles."
Cette enseignante de la conduite a très mal vécu ces mauvais traitements, mais elle est restée tout de même, dans ce métier qu'elle a servi et aimé.
Les anges passent, la sécurité routière reste.
Chloé LAROCHE
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http://www.violenceroutiere.org/dossier.php?id=83
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/04/1322937-le-moniteur-agresse-en-pleine-lecon.html
http://fr-fr.facebook.com/pages/Tu-sais-que-tu-es-moniteur-auto-école-quand/120955597923076
01:25 Publié dans Appel à la bonne conduite sur la route | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : moniteur auto-école, auto-école, sécurité routière, vitesse, enfants non attachés en voiture, ceinture de sécurité, patience, métier difficile, risque, route, ligue contre la violence routière, cours, élève, don de soi, stress, enseignant de la conduite, permis de conduire, actualité, insultes sur la route, monitrice auto-école femme, métier, profession, routier, voiture, permis à points, mortalité routière
12.04.2012
Mon blog a quatre ans... Partager ses paradis à travers les enfers qu'on peut vivre. Au travers des enfers dont on peut se sortir, offrir sa part de force, d'énergie de vie et de paradis.
MON BLOG A QUATRE ANS_____________
Il y a quatre ans exactement, quand j'ai démarré ce blog, je vivais un cauchemar, pas le premier de ma vie, loin de là, mais là, en avril 2008, arrivaient de nouvelles épreuves.

Je me suis fait frapper dans mon taxi par un handicapé mental psychotique lourd que je conduisais et qui était assis à côté de moi au volant. J'ai été par deux fois frappée sur la même course, dont l'une sur l'autoroute, avant d'atterrir aux Urgences et après avoir maîtrisé le véhicule à 110 km/heure. Puis quelques jours après, j'ai reçu d'autres coups violents donnés par le même individu placé cette fois à l'arrière du taxi, sur ordre du patron. Aucune mesure de protection n'avait été mise en place, malgré les avertissements d'un médecin.
Ma plainte n'a jamais abouti, le Procureur jugeant peut-être que l'on ne porte pas plainte contre un handicapé mental. Ce n'était pas mon propos d'avoir gain de cause contre une personne handicapée, mais surtout de faire prendre en compte que cet individu pouvait être dangereux et avait besoin de soins appropriés, vérité que ses parents ne voulaient pas entendre, me traitant d'incapable et de menteuse.
J'ai perdu mon travail dans les jours suivant ces agressions. Le père de mon fils est décédé cinq jours après, le 7 avril 2008, sur la table d'opération où il devait être libéré d'une tumeur cancéreuse.
Trois jours après naissait ce blog...
Ce terrain d'écriture et de communication m'a permis de renouer le fil de ma vie aux fils de mes lecteurs, lien ténu mais solide représentant le monde, la vie et la compréhension d'autres personnes, dans le désert que je traversais alors, avec un enfant de trois ans, mon fils devenu orphelin de père, et deux jeunes orphelines dont je m'occupais.
Ce blog m'a permis de tendre la main -à travers mon coeur brisé- vers d'autres douleurs, d'autres résiliences, d'autres chemins de croix.
Je souffre encore des coups reçus, du chômage revécu malheureusement depuis en 2010, après un nouvel emploi reperdu, sur fond de harcèlement moral et après avoir vu partir un autre patron, très apprécié et viré sans pitié par le rachat d'une grosse boîte. Je souffre de ce monde si plein de cruauté et de violence, de toutes les utopies envolées sur l'espoir d'une humanité perdue et de ces blessures béantes que sont les deuils et les absences définitives de ma première fille, du père de mon fils, d'amis et amies partis si vite là-haut, de ma famille sans vie.
Je souffre de constater combien l'innocence est crucifiée, combien les enfants peuvent souffrir en ce monde, torturés, tués et maltraités... malheureux et seuls, bien souvent, la parole baillonnée.
Mais offrir nos souffrances est la finalité de nos existences. Offrir et s'offrir à l'espoir, à la vie. Penser aux vies envolées comme des colombes vers le ciel béant de joie et d'amour.
Je crois que le mieux est de partager ses paradis à travers les enfers qu'on peut vivre. Je crois qu'au travers des enfers dont on peut se sortir, on doit offrir sa part de force, d'énergie de vie et de paradis intérieur à ceux qui souffrent encore.
C'est la raison de ce blog.
Malgré tout, il faut garder la flamme de l'espoir intacte, comme l'ont fait les Survivants des Camps de Concentration.
Comme nous l'ont enseigné inlassablement Lucie et Raymond AUBRAC. "Au-delà des sacrifices de la Résistance, ce qui laisse une trace c'est l'espoir", disait Raymond AUBRAC SAMUEL.
Chloé LAROCHE
00:57 Publié dans Comment survivre au pire / Résilience | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, blog, résilience, femme, agression, handicap, taxi, ambulance, chauffeur, protection, choc, violence, chômage, emploi, mort, deuil, société, actualité, force, vie, courage, maman, paradis, enfer, espoir, avenir, communiquer, écrire, partager, silence, enfant, amour, altruisme, sensibilité, résistance, raymond aubrac, lucie aubrac, souffrance, offrande, don, écrivain, plume, ange
19.03.2012
Cri d'horreur devant la tuerie de Toulouse. Mes condoléances et mon soutien à la communauté juive de France et aux familles des victimes.
Ce matin, chers lecteurs, il s'est passé quelque chose d'horrible devant une école de Toulouse.
Un homme de trente ans, professeur d'hébreu, a été abattu avec ses deux enfants de six et trois ans. Une fillette de dix ans, la fille du Directeur de l'école, a aussi été tuée près d'eux. Un adolescent est grièvement blessé.
Le tueur a poussé l'horreur à poursuivre les deux jeunes enfants et à les achever.
Parce qu'il étaient juifs.
Devant une école juive.
La France entière est sous le choc et j'adresse mes plus sincères condoléances à toute la communauté juive et aux familles des victimes, aux parents des enfants et à l'épouse du professeur.
Que Dieu accueille ces victimes innocentes et punisse comme il le mérite le responsable de leur mort horrible.
Je pense aussi aux trois militaires tués par le même homme à Toulouse et Montauban et à leurs familles.
Chloé LAROCHE
12:54 Publié dans Révolte pour l'Enfance | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : toulouse, tuerie, massacre, juif, école juive, professeur, enfant tué, crime, condoléances, hommage, pensées, tristesse, deuil, parent, enseignement, silence, horreur, larmes, ange, prière, hébreu, choc, actualité, france, la roseraie, l'école confessionnelle ozar hatorah, communauté juive, militaire, montauban, sud-ouest, anti-sémitisme
17.03.2012
J'écris aux victimes de l'accident d'autocar en Suisse, à leurs familles, et pour les enfants et femmes massacrés à Homs en Syrie cette semaine.
Lettre de condoléance aux 28 victimes (dont 22 enfants) de l'accident d'autocar des enfants belges en Suisse_____À leurs familles____________________


et aux 26 enfants et 21 mamans massacrés à Homs en Syrie cette semaine_________
Je suis très touchée d'avoir appris votre mort, enfants tout heureux d'être allés au ski et à la neige. Cet accident vous a enlevé la vie dans des conditions brutales et atroces. C'est si injuste et cruel. Je pense à vos parents et à l'instituteur, Monsieur Franck, qui vous accompagnait et est parti avec vous dans la mort. Vous aviez entre onze et douze ans et vous avez rejoint le paradis blanc. Puissiez-vous être accueillis dans les bras des anges et trouver de petites mamans là-haut qui vous rassureraient et adouciraient votre peur d'avoir été si brutalement arrachés à la vie. 
Je pense aux enfants survivants et mutilés, rescapés de ce terrible accident. Ils devront trouver la force de poursuivre sans le regard de leur amis posé sur leur chemin. Ils auront toujours au coeur le sentiment d'avoir bénéficié d'une chance que les autres n'ont pas eu et ils auront à gérer cette culpabilité que ressentent tous les rescapés et survivants de catastrophes : "Pourquoi moi ? Pourquoi pas moi ? Pourquoi eux ?"
Je pense aux parents des enfants décédés. Je leur envoie tout le réconfort possible, venu d'une maman qui a perdu aussi sa fille. Votre enfant n'est plus mais il est ailleurs, dans un monde d'amour et de lumière. Il a fini son chemin ici mais le poursuit là-bas. Il est près de vous et l'amour vécu ne s'arrête jamais. Votre vie va se poursuivre avec cet amour dans votre coeur et vous poursuivrez votre chemin en donnant tout ce que pouvez à la vie et aux autres, en sachant que chacun ici-bas part un jour. Notre temps est compté et nul ne sait quand un être doit partir. En tant que parent orphelin, on apprend à accepter au fil du temps, à ne plus ressentir aussi fort cette colère qui gronde en nous, à apprendre à vivre avec cette tristesse qui nous prend comme une vague déferlante. On apprend à gérer l'horrible, l'indicible, l'arrachement de nos tripes.
Je pense aussi aux vingt-six enfants et à leurs mères (21 femmes) retrouvés sans vie à Homs en Syrie cette semaine, massacrés dans une même pièce, carbonisés, poignardés, mutilés et égorgés. Certaines femmes ont été violées avant d'être tuées. Je suis profondément touchée par ces actes qui touchent au coeur de notre humanité et je suis si triste aussi et outrée que le monde ne puisse bouger pour aider ce peuple, à cause de l'interdiction de la Chine et de la Russie d'intervenir, pour des raisons d'État. L'Enfer est donc bien sur terre et ce sont les hommes qui en sont les démons.
Que nous reste t-il à faire ? Je pense qu'il nous faut accompagner de nos pensées d'amour toutes ces victimes et faire de nos vies à nous des nids d'amour, de fraternité et de respect de l'autre... car quand une rose bouge, chante ou pleure... les étoiles le ressentent.
QUAND UNE MÈRE FAIT UNE CARESSE À SON ENFANT, le monde entier le ressent et chaque enfant au ciel et sur la terre en reçoit un peu.
Chloé LAROCHE

11:40 Publié dans Amour des autres: mon regard sur le monde, Révolte pour l'Enfance, Survivre au décès d'un enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : homs, belgique, flamant, suisse, accident, autocar, classe de neige, 13 mars, condoléance, décès, mort, massacre, monsieur franck, tunnel, tragédie, tristesse, alpes, heverlee, louvain, limbourg, valais, deuil, parent orphelin, résilience, décès enfant, syrie, viol, guerre civile, enfer, anges, lumière, amour, actualité, compassion, offrande vie, survivant, rescapé, culpabilité, catastrophe
12.03.2012
Euthanasie, alcool au volant, fin de vie et réflexions
Bonjour à tous et toutes,
Voici quelques réflexions et sujets que je souhaite partager avec vous, en ces temps remués et présidentiables :
1- Qu'est-ce que je pense de l'euthanasie ?
Je pense que l'euthanasie est une affaire de personnes, individuelle et à accompagner au cas par cas, ce que font certains médecins à l'heure actuelle, qui ne demandent pas l'autorisation pour la pratiquer mais qui par exemple pratiqueront l'euthanasie passive, qui consiste à arrêter l'acharnement thérapeutique, traitements lourds sans intérêt pour des personnes qui vont mourir.
Je ne suis pas favorable à l'euthanasie ouverte à tous sans discernement, porte ouverte à toutes les dérives et à l'abus de familles souhaitant récupérer l'héritage au plus vite.
Je suis favorable aux soins palliatifs, services ouverts dans certains hôpitaux, avec un accompagnement pour que la personne en fin de vie ne souffre plus, avec des traitements anti-douleurs et aussi une écoute adaptée aux personnes en fin de vie. Jalmalv, qui est l'association "Jusqu'à la mort accompagner la vie" a créé une formation pour inciter la population à devenir bénévole dans ce genre de services, afin d'adoucir la vie de personnes ayant le désir de quitter cette vie dans la dignité et la douceur, en ayant dit au revoir à leur chemin et à leurs proches.
2- Pourquoi l'alcool au volant ne saute-t-il pas aux yeux comme danger public ?
Dernièrement, alors que je m'intéresse d'assez près au problème de la conduite alcoolisée, l'une des premières causes avérées de mortalité sur la route, j'ai discuté avec une personne qui me dit :
-C'est de la foutaise, cette histoire de ne pouvoir boire avant de conduire et d'être verbalisé, voire de faire de la prison et de perdre six points, voire son permis. Il n'y a pas tant de morts sur la route à cause de l'alcool, c'est dérisoire... C'est juste pour que l'État récupère des sous. Et puis, à côté, il y a ceux qui fument et là on trouve bien plus de morts par le tabac.... mais bizarrement, personne n'interdit rien ... et pourquoi donc ? !!"
Voici ma réponse : dernièrement une dame a bu et a pris l'autoroute à contre-sens, heurtant de plein fouet une voiture. Une petite fille de quatre ans a perdu son père et sa mère dans cet accident. Si c'était votre nièce ou votre petite soeur, comment réagiriez-vous ?
http://provence-alpes.france3.fr/info/a-7-a-contresens-4-morts-a-cause-de-l-alcool-69794814.html
La conductrice de 24 ans avait passé la nuit en boîte de nuit et avait 2,3 grammes dans le sang.
Dernièrement encore, près de Blois, un jeune homme de 25 ans ayant bu beaucoup plus que la dose réglementaire a tué une famille entière recomposée : un père et deux jeunes de 13 et 16 ans ainsi que leur belle-mère morte à l'hôpital, après l'accident. Le choc a été très violent et a tué sur le coup le père et les deux jeunes.
Il faut savoir que l’alcoolémie positive d’un conducteur est présente dans le tiers des accidents routiers, causant 30,8 % des tués sur la route. 3970 personnes ont été tuées sur les routes en 2011. Faites le calcul !
J'ai choisi pour vous ce commentaire véridique et vérifié sur internet, que je souhaite partager avec vous : "2% à 3% des conducteurs conduisent avec un taux d'alcoolémie bien supérieur au seuil légal (le taux légal d'alcoolémie maximum étant fixé à 0,5 g d'alcool par litre de sang) en temps normal, mais alors, les nuits de week-end,... n'en parlons pas, ce pourcentage est multiplié par 10 !!! Le plus souvent, ce sont des personnes qui sortent pas bien frais de boîte, d'une soirée bien arrosée etc. Enfin, dans un tiers des accidents avec conducteur éméché, la voiture impliquée est seule sur la route."
45000 personnes meurent chaque année à cause de l'alcool, pas seulement sur la route mais aussi de par leur santé dégradée et anéantie.
66000 personnes meurent à cause du tabac en France, pour répondre au final à la personne qui me parlait en début de réflexion.
Ce n'est pas parce qu'il y a 21 000 morts de différence qu'il faut laisser de côté la lutte contre l'alcool au volant, bien au contraire ! Un seul mort innocent et sobre tué par un chauffard alcoolisé est un mort de trop.
3- Allez écouter, s'il vous plaît, cette merveilleuse jeune fille entendue lors du 15 ème concours de plaidoirie du Mémorial de Caen.
Elle s'appelle Alma Adilon-Lonardoni du Lycée Champagnat à Saint-Symphorien-sur-Coise (69) et nous parle de la fin de vie, des personnes âgées et des maisons de retraite :
http://www.dailymotion.com/video/xo3yv5_il-fait-si-bon-vieillir_webcam
Chaleureusement à tous,
Chloé LAROCHE
02:01 Publié dans Amour des autres: mon regard sur le monde, Appel à la bonne conduite sur la route | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fin de vie, hôpital, personne âgée, soins palliatifs, anti-douleur, euthanasie, alcool au volant, morts, accidentologie, accident, alcool, tabac, chiffres, cause de mortalité routière, jeune ayant bu, sécurité routière, dignité, mourir dans la dignité, euthanasie passive, médecine, concours plaidoirie de caen, mémorial de caen, maison de retraite, alma adilon-lonardoni, politique, acharnement thérapeutique, vieillesse, jalmalv, accompagnement aux mourants, écoute
23.02.2012
Tout mettre en oeuvre en tant qu'homme, en tant que marin sur la mer déchaînée, avant de se donner la main pour prier. Ne pas faire l'économie du rapport aux autres, de la solidarité vivante.

Bonjour à tous et à toutes,
Aujourd'hui, je souhaite vous entretenir de Sainte Anne, Patronne des Marins, et de la similitude de la situation de marin avec nos vies, nos trajectoires, nos sillages et nos plans de navigation. Je viens vous parler de prière mais aussi de ce qu'il faut faire : tout mettre en oeuvre en tant qu'homme, en tant que marin sur la mer déchaînée, avant de se donner la main pour prier.
Prier et se tourner vers Dieu ou ses saints ne doit jamais être : faire l'économie du rapport aux autres, de la solidarité, de l'action que nous pouvons faire en tant qu'humain. Nous traversons parfois nos vies comme ces marins qui laissent leur bateau voguer sans gouvernail, en roues libres et en mise en danger, ou bien comme ces navigateurs qui maîtrisent leur navire dans la sécurité et le respect d'eux-mêmes et des autres.
Parfois les épreuves sont si dures que l'équipage, après avoir mis en oeuvre tout ce qui était possible de faire, se retrouve et, se donnant la main, prie Sainte Anne, avant de se retrouver sain et sauf sur la terre ferme. Parfois aussi, on est obligé de quitter le bateau car il coule.
Malheureusement, le 13 janvier 2012, dans le Costa Concordia, de nombreuses personnes sont restées prisonnières d'un navire piloté par un capitaine inconscient et fou, qui voulait épater les gens en leur faisant croire qu'il pourrait faire entrer le paquebot dans le chas d'une aiguille, près de l'île de Giglio. Il a heurté un récif en choisissant de passer dans un endroit dangereux, au mépris de la sécurité de ses passagers, s'approchant trop près des côtes.
Parfois, dans la vie, on place sa vie entre les mains d'une autre personne à qui on fait une totale confiance. Comme dans les sorties de boîte, la jeune fille fait confiance à son ami qui a bu et se laisse conduire, mais devant la mort elle se retrouve, dans un naufrage d'alcool. La voiture est un bateau allant sur des routes qui peuvent prendre l'eau et faire verser l'équipage en une mer de larmes.
L'alcool est aujourd'hui la première cause de mortalité prématurée sur la route chez les jeunes, le saviez-vous ? Prier ne suffit pas en voiture. Il faut aussi savoir refuser de monter avec une personne qui a bu et aussi se permettre d'empêcher une personne alcoolisée de prendre le volant.
L'équipage, ainsi que le second du Costa Concordia, n'aurait-il pas pu éviter à ce capitaine trop hardi d'accomplir son oeuvre en l'immobilisant, en empêchant sa folie de s'accomplir ? L'autorité d'une personne sur les autres et sur nous-même nous empêche-t-elle de demeurer libre de notre sécurité et de nos précautions pour nous sauver ? Cela rejoint l'impact que peut avoir un gourou sur les consciences de personnes assujetties à son pouvoir, pouvant emmener un groupe dans un suicide collectif sans que personne ne s'y oppose ou réagisse. Tout comme un père peut emmener ses enfants à la mort, sans qu'ils se défendent, sauf si le plus âgé dit non et par son exemple, il donne le sursaut de survie aux autres. Un jeune homme a ainsi sauvé ses six frères et soeurs de pendaison, en s'opposant à l'autorité d'un père devenu fou. Ceci s'est passé il y a bien longtemps dans une famille de ma connaissance et les enfants devenus âgés en sont encore marqués. Les cordes étaient prêtes pour leur cou dans une fin atroce, mais l'aîné a dévié le cours de leur vie, éloignant la mort et le naufrage évident.
Nous avons tous dans les mains et le coeur le devoir d'agir.... et de prier ou de ne pas prier ensuite. Le lâcher-prise, la confiance, l'amour d'autrui, le souci de leur sécurité et le silence sont aussi des formes de prière et de communion avec l'extérieur, avec le monde.
Je vous remercie de m'avoir lu. Je pense ce soir à toutes les victimes du Costa Concordia ainsi qu'à leurs familles. Huit corps ont encore été retrouvés hier depuis le naufrage du 13 janvier, dont celui d'une petite fille.
Anne-Chloé LAROCHE___________________________________
Prière du Marin
Au nom du Père qui a séparé les eaux d’avec le ciel et la terre
et du Fils qui foule et apaise la tempête
et de l’Esprit qui plane au-dessus des océans.
Vierge Marie, Reine des flots à qui les marins, même mécréants, ont toujours été dévots, vois à tes pieds tes fils qui voudraient se hausser jusqu’à toi.
Obtiens-leur une âme pure comme une brise de mer,
un coeur fort comme les flots qui les portent,
une volonté tendue comme voile sous le vent,
une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune,
un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie.
Mais surtout, ô Notre Dame,
ne les laisse pas seuls à la barre,
fais leur relever les écueils où ils s’échoueraient
avant d’ancrer, près de toi, au port de l’Éternité.
Amen
Vierge Marie, Etoile des mers,
Reine des flots,
Vous à qui les marins, même mécréants,
ont toujours été dévots,
Voyez à Vos pieds vos navigateurs
qui voudraient se hisser jusqu’à Vous.
Obtenez-leur une âme pure comme brise de mer,
un coeur fort comme les flots qui les portent,
une volonté tendue comme voile sous le vent,
une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune,
un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie.
Mais surtout ô Notre Dame,
ne les laissez pas seuls à la barre,
faites leur éviter les écueils où ils s’échoueraient
avant d’ancrer près de Vous au port de l’Eternité.
Amen.
Prières à Sainte Anne
Sainte Anne, mère de Marie
Sois la gardienne de la foi en nos coeurs,
de la grâce en nos âmes
de la solidité de nos foyers,
de l'amour dans nos familles,
de la paix dans le monde.
Garde vivante en nous
la vertu d'espérance.
Sainte Anne, veille sur nous.
Sainte ANNE,
Dans les tourments de la vie, sois notre guide, nous te confions notre amour pour toi et pour les autres.
Sois notre phare dans la nuit, notre mère pour nous ramener à bon port, maintenant et pour toujours.
Je te demande aussi de veiller sur moi et toute ma nombreuse famille, ainsi que mes amis, et de me venir en aide dans l'embarras et la détresse qui m'accablent, comme malheureusement trop de personnes, ces temps-ci : chômage, pauvreté, précarité, santé fragile.
Le monde d'aujourd'hui, comme une mer agitée, met à l'épreuve notre courage et notre foi. Toi qui aux premières heures de notre histoire,
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as exaucé la prière fervente des marins bretons en péril, pose encore sur nous ton regard de bonté.
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02:01 Publié dans Comment survivre au pire / Résilience, Solidarité Puissance Toi | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marin, bateau, costa concordia, naufrage, italie, négligence, folie, sainte anne, prière, responsabilité, autorité, alcool, route, voiture, risque, danger, mort, victime, choix, suicide, secte, gourou, abus de pouvoir, s'affirmer, dire non, s'opposer, sécurité, témoignage, action, actualité, france, famille, foi, courage, force, silence, amour des autres, solidarité, entraide, marie, prière des marins, mer, océan, bretagne, navigateur, vie, destin
21.02.2012
Tu as grandi coupée du monde, comme je l'ai été, dans une famille si étrange, sans école et sans amis. Nous vivons depuis en cherchant libération du passé, nous appuyant sur notre être profond.
"J'ai vu des enfants braver et surmonter l'influence d'une hérédité malsaine, Cela tient à la pureté qui est un composé inhérent à l'âme humaine."
GANDHI _____________________________________________
___________________
Lettre à ma petite soeur_____________
Petite soeur
Grandie coupée du monde
Ta souffrance remonte vers moi
Fait résonner la mienne
Tes cris que je n'ai pas entendus
Arrivent aujourd'hui à mes yeux
Je pleure de n'avoir pu te sauver
Moi, ta grande soeur évadée
De ce monde coupé du reste
J'ai appelé le 119
J'ai donné mes inquiétudes
Pour mon frère et ma soeur
Mais je ne savais pas tout
Les coups reçus, les violences
Que tu recevais hors de ma vue
L'inceste que voulait notre père
Entre vous, frère et soeur
Vous obligeant à dormir
Dans le même lit
Mais jamais consommé
Par la pureté de vos coeurs
Tu as grandi coupée du monde
Comme je l'ai été
Dans une famille si étrange
Sans école et sans amis
Un univers si différent
Que lorsque notre frère est allé
Demander aide et écoute
Il n'a pas été cru
Nous vivons depuis
En cherchant libération du passé
Nous appuyant sur notre être profond
Celui qui sait être libre de tout lien malsain
Ma soeur, petite soeur
Oui, j'ai appelé le 119
Mais je n'ai pu envoyer police et juges
Car j'avais peur qu'il vous tue
J'avais peur qu'il devienne fou
Peur de vous déraciner du seul univers
Que vous connaissiez
Peur de me confronter au Père
Ma soeur, tu avais 15 ans de moins
Moi quinze de plus
J'avais fui et fais ma vie
Toi, tu étais fragile
Frappée et tombée dans l'autisme
Je ne savais pas tout
Mais jamais je ne t'ai oubliée
Appeler le 119, prier pour vous
C'est si peu pour une petite fille
Pour une adolescente enfermée
Dans un monde créé par un père
Notre frère m'a dit qu'il valait mieux
Que je n'ai rien fait, pas alerté
Les autorités galopantes
Mais j'entends remonter de loin
Tes cris et tes pleurs
Les miens, les siens aussi
Celui de mon frère jumeau
Aussi je voudrais te dire
Que je t'aime, que je suis là
Et qu'un jour tu guériras
En une quête de toi-même
Dans laquelle nous sommes désormais
Les quatre enfants évadés
Responsables de nos choix
responsables de nos vies
acteurs de notre présent
reconstruits en résilience
intensive.
Ta soeur
00:46 Publié dans Révolte pour l'Enfance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : soeur, lettre, violence, 119, inceste, frère et soeur, famille, père, peur, enfermement, résilience, folie, pureté, enfant, enfance, maltraitance, signalement, pardon, souvenir, pleur, larme, tristesse, passé, guérison, thérapie, écriture, parler, dépendance, influence, hérédité, gandhi, courage, espoir, reconstruire, psychothérapie, aide
16.02.2012
Aimer son prochain par-delà sa propre douleur et dire les ignominies pour que l'ignorance ne paralyse pas notre solidarité et notre devoir de mémoire, de la SYRIE aux tueries de la Seconde guerre.
Bonjour à tous et toutes,
Je traverse actuellement la période difficile de l'anniversaire du départ de ma fille aînée et je vis dans le corps l'amoncellement intérieur de souffrance depuis toutes ces années où on apprend à accepter afin de poursuivre sa destinée, afin de donner son coeur et son énergie à d'autres personnes en souffrance.
On est très seul face à ce handicap intérieur qui ne se voit pas, l'amputation de cette partie de nous mise au monde par notre ventre, notre enfant arraché à la vie.
On apprend à gérer et à reconnaître les périodes de plus grande fatigue afin de se préserver et d'accepter qu'à certains moments on peut être plus fragile, plus vulnérable.
Le deuil d'un enfant s'apaise et se dilue dans le temps, par rapport au degré de souffrance morale intense que l'on vit à l'annonce de la mort, mais le deuil ne se finit jamais puisque l'on est amputé et que notre vie a basculé entre terre et ciel, un pied dans la tombe où le vertige de la mort nous fait chavirer.
Il faut choisir en un choix conscient de se battre, de dire oui à la vie, de renoncer à cet amour vivant et ayant vécu, disparu avec notre enfant, amour qui vit au-delà de nous-même dans la création, la créativité, le don de soi.
Il faut se dire que notre vie s'arrêtera et le rejoindra un jour pas si lointain, qu'elle rejoindra ceux que l'on a aimé et qui sont partis si loin de nous. En attendant, on a des choses encore à vivre ici, des mains à serrer et à tendre, des sourires à donner, un coeur à partager, des souffrances à soulager, des ignominies à dénoncer.
Je suis profondément meurtrie de voir qu'en Syrie, tant d'enfants meurent sans qu'on ne puisse rien faire, qu'une ville : Homs, soit ainsi martyrisée et bombardée sans arrêt, que la Russie et la Chine bloquent toute décision pour venir en aide à ce peuple. En une nuit, plus de deux cent civils, dont des enfants, ont été massacrés et cela continue. De jeunes enfants sont torturés, brûlés à la cigarette ou électrocutés. Dans certains quartiers de la ville, on a retrouvé des familles entières égorgées et massacrées de façon barbare. Des familles ont été sorties de chez elles dans la rue et des voitures leur fonçaient dessus pour les écraser.
J'ai été infiniment bouleversée aussi d'avoir vu une terrible photo prise lors d'un massacre d'enfants durant la Seconde guerre mondiale, photo prise de dizaines d'enfants étendus par terre, si jeunes et le corps froid, tués par les Nazis. Meurtrie de voir autant de cruauté dans l'Humanité. Meurtrie de comprendre de jour en jour ce qu'a été le massacre des Juifs, en prenant conscience du passé qui nous sali à jamais en tant que français à travers la France de Pétain, passé qui nous crucifie pour toujours à travers le sort de milliers de familles juives décimées et à travers tous ceux (juifs, résistants, tziganes, homosexuels) qui sont morts en camps de "concentration" en Allemagne et de "rétention" en France.
Comment le 10 juin 1944, des soldats S.S. ont pu prendre un village entier, tuant à 16 h tous les hommes rassemblés en différents lieux, dans un petit bourg tranquille et sans histoire, Oradour sur Glane ? Comment ont-ils pu enfermer quatre cent femmes et enfants dans l'église afin de les tuer, leur tirant dessus à bout portant et les asphyxiant, tirant même sur deux femmes qui s'enfuyaient avec un bébé. Il y eut 642 victimes en ce jour terrible que la France n'oubliera jamais.
Aujourd'hui et hier, on a le devoir de réagir, de savoir et de ne jamais oublier. Mais l'histoire se répète, même si elle ne porte pas le même nom.
Aujourd'hui, en France, il y a des camps de rétention comme on en trouvait dans la France de Vichy. La Cimade entrait en ces lieux avec la Croix-Rouge pour venir en aide aux juifs enfermés, aux femmes, aux enfants.
Aujourd'hui, la Cimade poursuit son oeuvre, comme quoi on avance sur le même mode, dans les mêmes rouages, sauf qu'il n'y a plus de trains pour emmener les juifs à la mort mais il y a des avions pour expulser des papas, des familles entières hors de France. Des enfants sont enfermés actuellement en camps de rétention. Il faut le savoir. Allez sur le site du réseau d'Éducation sans Frontières.org et vous comprendrez.
Ce soir, sur ce site, j'ai été interpelée par le cas d'une famille de Villejuif menacée d'expulsion dans le mois. Une famille qui comprend quatre enfants qui viennent de perdre leur mère d'un cancer. Il leur reste leur père. Le sous-préfet a décrété que maintenant que la maman est morte, les enfants doivent être déscolarisés et renvoyés en Algérie avec leur père. Cela fait deux ans qu'ils sont là. Les enfants ont deux tantes en France.
La douleur de leur deuil est à prendre en considération dans une situation intolérable où les chiffres de l'Immigration ne devraient pas intervenir comme cotât. Je suis de tout coeur près de ce père éprouvé par le deuil de sa femme et près de ces enfants menacés de quitter le territoire français. C'est inhumain de leur faire subir ça.
Je demande donc pour
Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE
père de Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir
un titre de séjour « vie privée et familiale ».
Chloé LAROCHE________________
P.-S. : MERCI de signer la pétition demandant
le titre de séjour pour cette famille sur ce lien :
http://www.educationsansfrontieres.org/
article41331.html
De plus, aujourd'hui, jeudi 16 février, un rassemblement de soutien se tiendra à 16 h 30 devant l'école Pasteur.
Villejuif (94) : Rassemblement de soutien pour Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE et ses quatre enfants : Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir !
03:19 Publié dans Amour des autres: mon regard sur le monde, Chloé défend les pères expulsés, Survivre au décès d'un enfant | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : expulsion, deuil, massacre, oradour, camp de rétention, seconde guerre mondiale, nazi, homs, syrie, actualité, france, politique, immigration, villejuif, cancer, algérie, boukhenchouche, résistance, vichy, pétain, resf, réseau education sans frontieres, résilience, amour, don de soi, liberté, guerre, enfant, torture, offrande, souffrance, psychologie, maman orpheline, anniversaire décès, mémoire, devoir de mémoire, solidarité, écrivain, handicap, création, camp de concentration, tzigane, homosexuel, mort, courage, combat, lutte, vérité, perte d'un enfant, perte d'une mère
02.02.2012
La liberté sur la route, c'est quoi ?
Lettre à une personne roulant sans règles
et au mépris du Code de la Route__________
Mon Propos sur la LIBERTÉ de CONDUIRE___
Tu dis que l'État porte atteinte à ta liberté en te prenant des points sur ton permis. Et tu t'élèves contre toutes les règles du Code de la Route, trop restrictives à ton goût. Tu voudrais que la vitesse autorisée sur route et autoroute soit plus élevée. Tu voudrais pouvoir passer aux feux rouges sans contrainte ni sanctions. Tu voudrais pouvoir renverser un piéton sans faire de prison ni payer de dommages à la victime. Tu voudrais pouvoir rouler avec une voiture sans contrôle technique ou sans assurance et parfois même, tu le fais. Le permis est pour toi un papier inutile et d'ailleurs souvent, tu ne l'as plus car il t'a été retiré.
Tu fais partie de ceux qui arrivent à grande vitesse derrière un autre véhicule, le collant pour le pousser afin qu'il aille plus vite, stressant les occupants par ton stress communicatif.
Tu fais aussi partie de ceux qui coupent la route à ceux qui ont pris une voie de sortie d'autoroute. Tu n'hésites pas à couper la ligne de dissuasion afin de t'introduire sur cette voie par la gauche, en dernière minute, surprenant les autres véhicules et risquant de provoquer un choc grave.
Je te vois aussi ne pas respecter les feux rouges, traversant un carrefour à grande vitesse, au mépris des autres usagers.
Tu trouves ta liberté dans le fait d'empiéter sur celle des autres, mais es-tu vraiment libre dans ta tête ? Si un jour tu renverses un enfant, comment pourras-tu demeurer libre et serein jusqu'au dernier jour de ton existence ?
Si un jour, tu tuais une mère de famille et ses enfants dans la voiture qui passera au feu vert et croisera ta trajectoire assassine, seras-tu libre d'être ce que tu es aujourd'hui ? Si un jour, parce que tu ne respectes pas une priorité à droite en passant à une vitesse élevée et renversant une moto, pourras-tu continuer ta vie sainement et libre de toute entrave de culpabilité ?
Les règles qui ont été mises en vigueur sont là pour notre sécurité à tous et nous donnent un cadre afin que chacun soit libre d'aller et venir comme bon lui semble et en gardant la vie ainsi que la liberté de se mouvoir. C'est toute la logique du Code de la Route existant pour notre protection et celle des autres, évitant aussi que notre voiture ne devienne une arme dangereuse par un mauvais comportement de conduite.
Il faut savoir qu'une personne rendue handicapée dans un accident de voiture a perdu la majeure capacité de se déplacer, de se mouvoir, de conduire, de vivre normalement. Elle a perdu une grande partie de cette liberté si chère à tous les valides. Parfois, ce handicap provient de la simple erreur d'un autre automobiliste qui allait trop vite ou n'a pas respecté un stop ou une priorité.
Parfois aussi, nous mettons en danger nos propres occupants et parfois nos enfants. Je pense à cette maman qui a vu son jeune fils gravement atteint et aujourd'hui handicapé lourd car elle n'a pas respecté une priorité à droite. La voiture la heurtant a enlevé à son fils toute chance de vivre normalement. Il est aujourd'hui comme un légume, inerte et souffrant de multiples maux, avec un handicap mental le privant de tout apprentissage et de toute communication, et cette mère pleure tous les jours.
Peut-être était-elle pressée. Peut-être n'a-t'elle pas ralenti à l'approche de l'intersection... Comme chacun devrait le faire prudemment. Sur la route, il ne faut jamais déroger aux règles même si on a des impératifs d'horaires. Il vaut mieux arriver vivant en retard... que mort... à l'heure.
Bien sûr, on peut me rétorquer que quand notre heure arrive, la mort nous attend au carrefour... Que le destin frappe et nous donne les erreurs qui font notre destinée. Mais nous sommes aussi maîtres de notre chemin et de notre volant, par l'attention et la vigilance que nous pouvons déployer en conduisant.
Aujourd'hui, j'étais dans un véhicule et notre conducteur nous a sauvé par deux fois d'un accident grave, incidents causés par deux automobilistes sans gêne et roulant à grande vitesse, coupant pour l'un un virage et pour l'autre sortant d'une voie privée sans regarder ni s'arrêter avant de d'engager sur la voie où nous nous trouvions. Ces personnes vivent dans leur espace de liberté, sortant du cadre et obligeant les autres à piler brutalement afin de ne pas rentrer dans leur champ de danger potentiel. Le choc à chaque fois aurait été terrible si notre conducteur n'avait pas réagi en nous protégeant dans la seconde.
La conduite d'une voiture est comme celle de notre vie. Si on est présent et attentif aux autres, si on ne vit pas juste pour soi mais en se considérant en interaction avec le monde et les êtres le peuplant, alors on choisit délibérément d'honorer les règles d'une vie commune. Dans le cadre de la conduite, on respectera dans le même esprit les règles du Code de la Route, alliées à la courtoisie et à la protection des autres usagers.
La liberté n'a pas de prix, surtout celle de laisser la vie aux autres ainsi que la faculté de se déplacer et de se mouvoir, sans handicap ni perte d'un être cher.
Chloé LAROCHE
P.S. : je rappelle que tous mes articles sur la Sécurité Routière peuvent être lus en cliquant à gauche dans la catégorie "Appel à la bonne conduite sur la route".
À la fin de tous les articles de cette catégorie, vous devez cliquer sur "voir toutes les notes" pour lire la suite des articles.
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Conduite intérieure. Toi qui conduis, sais-tu conduire les autres sans les mener au mur ?
Toi qui conduis
Sais-tu te conduire
Dans le flot de la vie
Dans le flot de la circulation ?
Circulation urbaine
Ou circulation cardiaque
Flot continu
Toi qui conduis
Sais-tu te conduire
Au volant de ta vie
Respect d'autrui
À l'abord des carrefours
Écrases-tu ton frère
Sur les clous du présent
Toi qui conduis
Sais-tu te conduire
À travers les artères de ta ville
Et la vie a-t-elle le prix
Que tu mets dans les feux rouges grillés
Et les stops évincés...
Pauses d'une existence survoltée
Toi qui conduis
Sais-tu conduire les autres
Sans les mener au mur
Sans qu'ils supplient
Ton arrêt total
Immobilisation d'une violence larvée
Dans les mains de ton volant
Toi qui conduis
N'oublie pas
Que ta vie
Que chaque vie
Est accrochée à un fil
Non pas le fil de la vitesse
Mais le sens obligatoire
De la vigilance
Rond-point où chaque véhicule
Laisse passer l'oxygène
De la vie qui dure
De la vie qu'on n'écrase pas
De la vie qui respire
Chloé Laroche
02:21 Publié dans Appel à la bonne conduite sur la route | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : code de la route, sécurité routière, accident, liberté, conduire, moniteur auto-école, conducteur, vigilance, permis, règle, cadre, respect, courtoisie, route, moto, piéton, handicap, deuil, mort, vie, paraplégique, choc, priorité à droite, stop, incivilité, feu rouge, tués, voiture, contrôle technique, permis à points, police, contrôle, rouler sans permis, chauffard, vitesse
27.01.2012
L'adoption d'une jeune tigresse par une maman éléphant. Petit conte véridique pour les parents adoptifs et les enfants adoptés.
Petit conte vrai pour les parents adoptifs
et enfants adoptés____________________
Histoire vraie_______ la mienne
Un jour, dans la jungle, on appela une maman éléphant car elle avait déjà recueilli une petite girafe de huit ans qui semblait se plaire auprès de sa nouvelle maman.
La petite girafe ne tenait pas sur ses pattes quand l'éléphante commença à s'occuper d'elle. Elle n'entendait pas et aucun son se sortait de sa bouche.
L'éléphante l'entoura de ses soins et la girafe se sentit de mieux en mieux. Maintenant elle galopait et souriait, même si les sons ne venaient encore pas.
Un jour donc, on appela cette maman afin qu'elle s'occupe d'un petit tigre trouvé dans la jungle, abandonné et renié par son père volage. En fait, c'était une petite tigresse de huit ans. Au début, l'éléphante réussit à élever ce petit animal qui faisait parfois un peu mal avec ses griffes et ses crocs mais cela était encore possible à gérer.
Cependant, la petite grandit à vue d'oeil et la maman éléphante se retrouva vite en face d'une jeune fauve, laquelle avait des envies de courir en liberté et de sortir la nuit à toute heure et en compagnie d'autres fauves bien plus âgés.
La mère éléphant ne savait plus que faire, se rendant malade d'impuissance devant cette jeune tigresse qui devenait bien plus forte qu'elle et prenait de l'assurance en crocs et griffes, armes dont la féline n'hésitait pas à se servir dans des combats parfois féroces avec cette mère éléphant, au moment où la jeune tigresse voulait sortir la nuit dans la jungle cruelle.
Parfois, comme les chats partent de leur foyer plusieurs jours, la jeune féline s'échappait ainsi en des lieux inconnus, vers d'autres repères d'animaux secrets. L'éléphante ne voyait pas revenir sa protégée et elle pleurait, se lamentant et s'inquiétant.
Un jour, alors que cinq ans avait passé, une vieille hyène recueillit la jeune tigresse, un soir où cette dernière s'était égarée. Lorsque l'éléphante voulut récupérer sa protégée, quelques jours après, la hyène la regarda de haut et avec méchanceté en lui disant qu'elle s'était très mal occupée de cette jeune animal et que désormais, c'est chez elle qu'elle resterait.
La hyène avait un élevage de chevaux et avait trouvé une employée facile pour garder son troupeau. La jeune tigresse était heureuse d'avoir trouvé une nouvelle demeure et un travail bénévole. Mais au bout de quelques semaines, elle se mit à ruer et à vouloir vivre la liberté totale. Aussi se mit-elle à sortir en secret, profitant du sommeil de la hyène.
La maman éléphant, de son côté, se mourait de chagrin, croyant avoir perdu cet enfant tant aimée. La hyène l'avait emmenée si loin et l'avait même inscrite à l'école des hyènes... La tigresse était revenue un jour et avait décollé tous les posters de sa chambre éléphantesque. Elle avait emporté tous ses habits tigrés et toutes ses affaires, jetant un regard de hyène vers sa mère adoptive en pleurs et désespérée.
Et puis, un jour, six mois plus tard, la hyène appela la mère éléphant et lui demanda de reprendre sa protégée, lui expliquant qu'elle était insupportable et qu'elle ne pouvait la garder.
Maman éléphant fut très heureuse de reprendre sa tigresse mais elle s'en morda vite la trompe, puisque la jeune féline reprit son activité nocturne, ses fréquentations douteuses et ses attitudes agressives envers sa mère, l'insultant même et la poussant sur l'arrière-train.
Alors l'éléphante alla voir le Conseil de la jungle et demanda une entrevue. Elle fut entendue et reçu dans sa détresse éducative. Le Conseil décida un éloignement provisoire pour la jeune tigresse -en semaine seulement- en milieu ouvert forestier, entre jeunes tigres venant de divers pays.
Ils étaient encadrés par de jeunes lions adultes, par des pumas et des gazelles formées à l'éducation des fauves.
La tigresse revenait voir la mère éléphante chaque semaine mais elle avait donc rejoint ce milieu éducatif lui donnant le cadre nécessaire pour gérer ses impulsions naturelles la mettant en danger.
Durant plusieurs années, les choses ont dû rester ainsi avec des hauts et des bas, des progrès et des replongées, des fugues dans la jungle, des fuites et des retours, du respect envers sa mère éléphant et aussi des mots très durs envers elle avec les griffes toutes dehors.
Maman éléphant avait dû accepter les éloignements, les fugues régulières, les disparitions successives, les retours heureux.
Elle aimait sa fille et cet amour était aussi vivant que le soleil se levait chaque jour sur la jungle et la savane.
Mais elle
remerciait aussi d'avoir été entendue par le Conseil de la jungle qui lui avait apporté aide et compréhension, car sans lui, sans les jeunes éducateurs qui l'avaient secondée dans l'éducation de cette jeune tigresse, aurait-elle survécu sans se jeter dans l'abîme des flots du fleuve Lobé ?
Un jour, sa fille tigresse lui dit :
"Maman, je t'aime, mais tu sais, la mère qui m'a mise au monde est en moi et je ne voulais pas la trahir, j'avais peur de l'oublier, comment pouvais-je te montrer mon amour ? Il fallait aussi que je te pousse à bout pour que tu me montres jusqu'où tu pouvais m'aimer."
L'important pour la mère éléphant est d'avoir toujours été là pour sa fille féline de coeur, même en étant loin parfois.
Chloé Laroche
01:00 Publié dans Mes confidences de mère adoptive et biologique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : adoption, témoignage, conte vrai, afrique, bénin, adopter un grand, tigre, éléphant, jungle, conseil, éducateur, troubles de l'attachement, filiation, lien de coeur, maman adoptive, parent adoptif, difficulté, violence, famille, orphelin, orphelinat, france, adopter, fugue, éducation, autorité, respect des parents, désespoir, adolescent
23.01.2012
Lettre à une jeune femme, un jeune homme... ne respectant pas leur mère. Propos sur le respect aux parents. Ma réflexion sur l'attention envers ceux qui nous ont élevés, envers celle qui nous a portés.
À toi homme ou femme qui ne regardes pas ta mère,
À toi qui ne la respectes pas,
À toi qui lui manques de respect,
À toi qui profites de ta mère,
Je pense qu'on doit le respect à sa mère, qu'elle ait trente ou soixante-dix ans.
Ta mère est âgée, dépressive ; elle n'a pas fait, à ton sens, les bons choix dans la vie ; elle se plaint tout le temps. Alors tu t'en plains et tu ne veux pas la voir. Tu ne supportes pas de devoir la rencontrer.
Pourtant, elle souffre. Elle est seule. Sur quelle épaule peut-elle trouver du réconfort, dans quels yeux ? Que lui donnes-tu, toi sa fille, pour qu'elle ne se plaigne plus de sa vie ?
Devenir vieux ou vieille n'est pas si facile, on devient aussi très seul ou seule, selon, délaissé de tous, oublié par la famille, la société, comme un déchet qui a servi, comme un rebut qu'on mettrait au grenier ou à la cave, ou bien dans une maison de retraite, pire dans un mouroir.
Et toi qui a une mère encore jeune : tu as pensé à toutes ces années de sacrifices données pour ses enfants, données pour toi, à te langer, à te changer, à te nourrir, à t'éduquer, à ne plus sortir, à ne rien s'acheter pour privilégier tes propres achats, tes études et tout le reste. Car bien sûr, il faut payer le loyer, les factures, les téléphones de chacun, des adolescents surtout, friands de téléphonie et autres virtualités coûtant cher.
À toi, jeune homme, qui prends ta mère pour une bonne, lui criant dessus et lui donnant des ordres, parfois lui tapant dessus, te trouves-tu honnête en te regardant dans une glace ? Te trouves-tu à ton avantage d'être humain ? Je pense plutôt que tu pourrais faire partie de la race des crocodiles aux dents longues et à la mâchoire acérée. Avec juste les yeux qui sortent pour satisfaire ton intelligence étriquée de progéniture pourrie par une société d'égoïsme et d'égocentrisme.
Et toi qui a trente ans, vivant encore chez ta mère : tu es une jeune femme travaillant mais ne reversant rien à ta mère, la prenant pour un hôtel et n'ayant aucun respect pour elle, dans ta façon de lui parler, la prenant pour ta servante et ton logeur gratuit... Toi, n'as-tu pas honte de cette attitude profiteuse et avare, sans aucune pitié pour une mère qui mériterait de souffler et de se reposer, d'être aidée aussi, par sa fille ?
Les mères ont assez pleuré durant des millénaires... Aussi, je remercie d'avance tous ceux qui ont encore le bonheur d'avoir leur mère vivante de lui accorder votre regard, votre attention et votre respect.
Car vous lui devez la vie avant toute chose. Votre maman va partir certainement avant vous. Sa vie est déjà bien avancée. Que lui avez-vous redonné en bonheur, en plaisir, en considération d'elle-même ?
Chloé LAROCHE


02:44 Publié dans Amour, droits de l'enfant, parentalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : parents, respect des parents, attention, parentalité, vieillesse, abandon, respect, amour, famille, insolence, irrespect, profiter, s'incruster, regard, isolement, solitude, âge, âgé, dépression, maison retraite, retraite, délaissé, considération, éducation, sacrifice, choix, juger, non jugement, protection, présence, enfant, adulte, mère, maman, bonheur, plaisir, ensemble, partage
20.01.2012
Ma lettre ouverte au Préfet d'Eure et Loir pour un papa géorgien expulsé hier en double peine, marié à une femme lourdement handicapée et père de deux garçons nés en France.
Je partage aujourd'hui avec vous ma lettre ouverte au Préfet d'Eure et Loir. Mon blog est lu chaque jour par de nombreux lecteurs, entre 400 et 500. J'écris pour atteindre le plus grand nombre et faire réagir et agir ceux qui me lisent. Afin que ce pays retrouve sa dignité, soyons des acteurs d'humanité !
Chloé L
OBJET DE MA LETTRE :
Demander le retour en France de David Kuridze.
_______________________________________________________________
Monsieur le Préfet d'Eure et Loir,
Hier jeudi, vous avez ordonné et laissé faire quelque chose de terrible puisque vous avez piétiné les Droits de l'enfant en expulsant un père de famille.
Un des premiers droits des enfants est de pouvoir vivre avec leurs parents.
Mon fils a sept ans dans un mois et a été privé par la mort de son papa il y a quatre ans. C'est la vie qui a frappé mais là, c'est vous qui frappez, avec brutalité et inhumanité, en expulsant un papa géorgien vers son pays. C'est beaucoup de souffrance pour un enfant de se retrouver privé définitivement de l'un de ses parents.
David Kuridze venait de terminer une peine de prison et devait rentrer chez lui pour s'occuper de sa femme Lali, handicapée à 80 pour cent, et de ses deux enfants de neuf et dix ans.
Vous avez préféré appliquer la double peine alors que le Président s'était engagé en 2004 dans une opposition catégorique à cette mesure terrible, qui condamne deux fois la personne, une fois par la prison, la deuxième fois par l'expulsion du pays où il a fondé famille et vie durable.
Luka et Zaza, les deux fils de David, sont nés en France. Pourquoi devraient-ils payer tout cela par leur peine, leur souffrance d'enfants orphelins, leur déchirure.
Monsieur le Préfet, vous savez comme moi que Monsieur Guéant a dépassé ses objectifs d'expulsions de plus de cinq mille étrangers, alors pourquoi ne pas laisser ces deux enfants innocents auprès de leur père ?
Je vous rappelle que la Convention des Droits de l'Enfant signés en 1990 demande ceci aux États :
« Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré ».
Monsieur le Préfet, je vous demande de faire revenir ce père en France afin qu'il puisse s'occuper de sa famille, de sa femme lourdement handicapée, de ses deux fils qui ont besoin de leur père pour construire une vie d'adulte saine et équilibrée.
Je vous fais confiance et m'adresse à votre esprit civique et humain.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de mes sentiments républicains.
Chloé LAROCHE
____________________________________
PÉTITION pour David Kuridze :
http://www.educationsansfrontieres.org/article40515.html
POUR ÉCRIRE AU PRÉFET :
Pour dire fermement mais sans injure ni diffamation ce que vous pensez de leur attitude à ces très hauts fonctionnaires :
Préfet d'Eure et Loir :lionel.beffre@eure-et-loir.gouv.fr
Secrétaire de la Préfecture d'Eur et Loir : blaise.gourtay@eure-et-loir.gouv.fr
Préfet des Hauts-de-Seine : pierre-andre.peyvel@hauts-de-seine.gouv.fr
Secrétaire général de la préf. des Hauts-de-Seine : didier.montchamp@hauts-de-seine.gouv.fr
10:42 Publié dans Chloé défend les pères expulsés | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : david kuridze, géorgie, expulsion, handicap, famille, droits de l'enfant, enfants, orphelin, courbevoie, prefet eure et loir, lionel beffrey, immigration, mr gueant, chiffre, sarkozy, france, politique, cruauté, double peine, prison, école marcel achard, oqtf, resf, reseau education sans frontieres, pétition, père, papa, séparation, destin, injustice, convention des droits de l'enfant, préfet des hauts-de-seine
19.01.2012
Les pandas valent-ils plus qu'un père de famille chinois ? Oui, ils valent une fortune mais les pères, eux, ne sont que des pions sur l'échiquier politique. Je vous parle ici de Monsieur LIU et de Monsieur MO.
Bonsoir à tous et toutes,
Deux pandas géants sont arrivés ces derniers jours en grande pompe, prêtés par la Chine à la France pour dix ans, après des années de négociations. Ils sont ici pour faire des petits et assurer une descendance à cette race désormais protégée.
Monsieur MO, 28 ans, est resté aussi en France durant dix ans. Il a fait deux enfants et vient d'être expulsé comme un malpropre vers la Chine, son pays d'origine, laissant son fils et sa fille derrière lui. La France va peut-être les prendre en charge dans le zoo où se trouvent les pandas...
Ces deux pandas géants valent-ils plus qu'un père de famille chinois ...? Oui, ils valent une fortune mais le père chinois, lui, n'est qu'un pion sur l'échiquier politique. Il a servi à remplir les chiffres de l'expulsion des étrangers, demandés par notre politique de l'Immigration.
Mais Monsieur MO n'a pas suffi. Aujourd'hui, un autre papa d'origine chinoise s'est vu emprisonné le 11 janvier. La menace d'une expulsion vers la Chine est imminente, bien qu'impensable humainement. Il a été arraché à ses deux enfants. Lui aussi en a deux : un garçon en maternelle et une fille en CM2. Le plus petit, Rémi, est né en France. Le couple est arrivé dans notre pays en 2004. S'ils retournaient en Chine, les enfants ne seraient pas scolarisés, car considérés comme étrangers. Ces deux enfants sont implantés en France. C'est leur pays depuis sept ans.
C'est un traitement inhumain que le Gouvernement fait subir à ces deux familles chinoises.
Monsieur Mo a été expulsé définitivement loin de ses deux enfants de deux et trois ans.
J'avais fait un article pour lui le 6 janvier et une pétition a été ouverte pour demander son retour :
______MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER___________
VOICI LE LIEN VOUS PERMETTANT DE PROTESTER ET DE SIGNER LA PÉTITION CONCERNANT CETTE FAMILLE.
Merci de signer et de diffuser largement cette pétition.
http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=40591

_____________________ Pour que Monsieur LIU ne connaisse pas le même sort que Monsieur MO, il faut qu'un grand nombre de lecteurs écrivent comme moi au Préfet (Préfecture de Police de Paris) la lettre ci-dessous et signent aussi la pétition suivante :
_____________________________________

Appel à mails/fax :
-Adresse mail :
prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv....
-Fax : 01 53 71 67 23 ________________________
Monsieur le Préfet,
Monsieur LIU Shijie, né le 4 décembre 1974 à Wenzhou, n° étranger 7503625301, habitant Paris 10°, a été arrêté sur son lieu de travail mercredi 11 janvier 2012. Il a été conduit au centre de rétention de Vincennes. Monsieur LIU Shijie est arrivé en France avec sa femme en 2004 et leur fils Rémi est né en avril 2006 à Paris. Rémi est à la maternelle Boy Zelenski (10°) et sa sœur ainée Kaihui, âgée de 10 ans, scolarisée depuis septembre 2007, est actuellement en CM2 à l’école Eugene Varlin (10°) où ils sont très bien intégrés. REMI et KAIHUI ne peuvent vivre qu’en France et doivent poursuivre leur scolarité entourés de leurs deux parents. Les enfants vivent dans l’angoisse depuis mercredi. Ils ont besoin de retrouver leur père et de voir leurs parents réunis. La vie de Monsieur LIU Shijie s’est construite en France et doit s’y poursuivre. C’est la raison pour laquelle je vous demande de le libérer afin qu’il retrouve sa famille et de réexaminer sa situation administrative.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments républicains.
Chloé LAROCHE
_______________________________________

Et là où se prennent les décisions :
- Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
============= Pour obtenir la libération de Mr Liu et la levée de son ordre de quitter le territoire, signez la pétition :
Voir : http://www.educationsansfrontieres.org/article40635.html
et
__________________________________________________________
________ PAGE SOURCE DE L'IMAGE du panda calLigraphié :
http://blog.4ucreate.fr/post/2008/01/30/Votre-prenom-en-caractere-ideogramme-chinois-
sur-le-site-wwwchine-informationscom
____________ Nota bene : Les photos choisies par l'auteur pour son article et pour les précédents proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits.
01:20 Publié dans Chloé défend les pères expulsés | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : monsieur liu, monsieur mo, pères chinois expulsés, reseau education sans frontieres, paris, politique, immigration, expulsion, actualité, préfecture de police de paris, pétition, retour de mr mo, deux enfants, chine, panda, pandas géants, suicide, drame, famille, déchirement, démantèlement familial, pays, monde, injustice, séparation forcée, étranger, france, droits de l'homme, droits de la famille, droits de l'enfant
07.01.2012
Je mets mes lecteurs à l'honneur... Un bouquet de vos commentaires. Entre témoignages et indignation, colère et espoir. De la vie de chacun à l'existence des peuples.
Je viens de lire de belles phrases.
J'apprécie beaucoup ce que tu écris.
Ton blog est vraiment magnifique
avec beaucoup de vérité et de sensibilité.
Petite Chloé, continue à l'écrire, il fait du bien à
de nombreuses personnes.
J'espère que vous avez passé
un très bon Noël, toi et tes enfants.
Écrit par : Un admirateur invétéré | 25.12.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/12/25/heureux-noel-a-toute-la-terre-pour-tous-mes-lecteurs-a-tous.html#comments
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Je viens de découvrir votre blog, que je trouve très agréable à lire !
Continuez comme ca.
Écrit par : amour | 13.09.2011
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/01/03/mon-propos-sur-l-amour-et-les-relations-amoureuses.html#comments
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Merci de me rassurer vous êtes un ange, mon bébé arrivera le mois d'aout , je vais me battre pour lui , je l'aime tellement malgré qu'il n'est pas encore la , j'aime aussi le papa mais c'est un amour différent , le cœur d'une femme peut contenir différents amours aussi fort les uns que les autres . je considère que je mène une guerre , m'a seule arme c'est que je maitrise la langue de ce pays et je peut me défendre mais des fois je baisse les bras , quand on m'accuse d'être venu pour les papiers alors je doit me justifié 1000 fois , j'ai fait tout pour réussir dans mon pays (un bac , une licence , et un travail d'assistante de direction) mais les parents avait décidé que la réussite d'une femme c'est le statut d'épouse et par la a commencé mon cauchemar . il faut dénoncé la dépendance des femmes venus dans le cadre d'un regroupement familiales est cette soumission est encouragé par les préfets qui donnent raisons au mari violent quelque soit les circonstances sous prétexte qu'il faut faire du chiffre. mon ex mari m'a violé de la plus ignoble des façons, je ne souhaite a aucune femme de vivre cela ; et le préfet a approuvé, je considère que c un double viol.
merci d'être la madame, votre blog est très bien , j'avait posté auparavant mon histoire ailleurs et j'ai eu des réponses horribles ( retourne dans ton pays etc.....) mais vos réponses me donne la force maintenant je ne suis plus toute seule.
Écrit par : leila | 16.03.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/03/15/une-future-maman-d-origine-algerienne-m-a-ecrit-desesperee-e.html
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Bonjour Chloé,
Les administrations sont inhumaines en cas de décès d'un proche. Je comprends que pour la Caf et les impôts cela choque : je suis entièrement d'accord. Ces personnes (ou enfants) ont été déclarées à leur naissance, pourquoi les raye-t-on d'un seul coup de crayon ou de souris parce qu'ils sont partis. C'est honteux, un peu de dignité, zut (pour être polie).
Que les administrations trouvent un moyen pour laisser exister le souvenir de nos défunts. Je ne sais pas moi, par exemple un sigle qui signifierait : décédé, pour que leur mémoire reste intact à nos yeux.
Merci Chloé pour ce témoignage.
Ecrit par : Lolotte73 | 05.08.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/08/02/hommage-a-cillian-sausset-petit-garcon-decede-dans-un-accide.html#comments
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Bonjour,
Je suis en train de lire le volume 'Mangez-le si vous voulez' et je vais lire votre conte. Cette histoire vécue abominable de 1870, j'espère qu'elle ne se répétera plus jamais. Nous sommes soi-disant plus civilisés, maintenant. Mais c'est incroyable, comment une foule, et la plupart le connaissaient, peut devenir folle en quelques instants...
Écrit par : Marlène | 19.10.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/08/22/pardon-a-alain-de-moneys-massacre-par-les-habitants-d-un-vil.html#comments
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Je viens de découvrir ton site.
Je voulais prendre quelques instants pour venir te souhaiter mes sympathies pour la perte de ton enfant.
Je sais exactement ce que tu vis.
J'ai perdu, le 14 février 2009, mon mini bébé. J'étais à 23 semaines et 1 jour, j'ai des contractions qui ont commencé et j'ai dû accoucher de mon bébé qui a été en vie durant 1 heure.
Je me demande si on est capable de vivre après une aussi grosse perte...
au lieu de sur-vivre ?
Je tiens à te faire un câlin virtuel même si nous ne nous connaissons pas du tout.
Une maman qui a très mal
Elizabeth
Ecrit par : Elizabeth | 02.03.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/02/14/poeme.html#comments
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Bonjour Chloé,
Il est très important de parler de la solidarité humaine. C'est tellement rare de nos jours. Ces témoignages sont bouleversant d'humanité, comme quoi, on peut vivre et sauver des vies en se donnant la peine de regarder autour de soi et de voir que quelqu'un a besoin d'aide.
Merci.
Écrit par : Lolotte73 | 12.01.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/01/12/mon-hommage-a-des-hommes-qui-n-ont-pas-hesite-a-se-jeter-dan.html#comments
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Merci pour le poème, tout est exact, j'ai vraiment envie de rajouter : ne me dites pas Soyez fort, je ne comprends pas pourquoi je devrais être fort !
Ecrit par : Lionel | 06.03.2009
04:52 Publié dans Amour des autres: mon regard sur le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : commentaires lecteurs, actualité, blog, chloé laroche, injustice, colère, droit d'expression, liberté de parole, franc-parlé, dire, parler, manifester, s'indigner, poésie, condoléances, compassion, amour des autres, universel, monde, planète, écologie, villemin, police, ambulancier, moto, leschiera, corse, famille, charnolé, douzet, victimes, témoignages familles, adoption difficile, mort d'un enfant, deuil, douleur, empathie
06.01.2012
Deux jeunes enfants nés en France voient leur père expulsé en Chine, dans un pays où ils seraient eux-mêmes étrangers. Appel urgent à agir pour cette famille. MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER.
Article Urgent ______________ URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE______________________________

J'ai été alertée par la situation d'un jeune chinois de 28 ans, Monsieur Mo, qui est en France depuis l'âge de 18 ans.
Il est dans notre pays depuis dix ans et a eu deux enfants qui ont deux et trois ans, nés tous les deux en France : Félix et Soufia. 
Changfeng s'est construit sur notre territoire depuis sa majorité, à une période fragilisée de la vie où il sortait de l'état d'enfance pour entrer dans le monde des adultes.
Il a été arraché à sa famille en décembre, à ses enfants et sa femme, pour être placé en centre de rétention et être expulsé vers la Chine, son pays de naissance.
Il devait être expulsé hier mais il a fait une tentative de suicide, devant l'issue dramatique de cet arrachement cruel.
Après quelques heures d'hospitalisation, il a été ramené très rapidement en Centre de rétention.
Il doit être expulsé ce dimanche.
Vous pouvez l'aider à rester en France en faxant le message suivant ou en écrivant à l'adresse mail donnée plus bas. Vous pouvez le personnaliser, mais en veillant à demeurer courtois dans vos propos :
Monsieur Changfeng MO est arrivé en France depuis dix ans. Il était alors âgé de 18 ans. Il y a fondé une famille. Ses jeunes enfants Félix, 3 ans, et Soufia, qui aura 2 ans en février, sont privés de leur père depuis 37 jours. Le petit Félix a "fêté" son anniversaire le 15 décembre sans son père. Félix et Soufia et leur mère Hongxia ont passé Noël dans l'angoisse.
Monsieur le Préfet, je vous demande de libérer immédiatement Monsieur MO afin qu'il retrouve sa famille au plus vite.
Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à mes salutations respectueuses.
Le 6 janvier 2012, à ...........
Signature
--------------------------------
Mail de la préfecture de police :
prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr
Fax du cabinet du Préfet : 01 53 71 67 23
_________________ Merci de votre aide pour aider cette famille à rester unie en France et sans être obligée de rentrer en Chine, car en Chine, les deux enfants seraient considérés comme des étrangers et seraient non scolarisés.
Chloé LAROCHE
________________________
______MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER___________
VOICI LE LIEN VOUS PERMETTANT DE PROTESTER ET DE SIGNER LA PÉTITION CONCERNANT CETTE FAMILLE.
Merci de signer et de diffuser largement cette pétition.
http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=40591

http://www.educationsansfrontieres.org/article40351.html
12:29 Publié dans Chloé défend les pères expulsés | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : monsieur mo, chine, expulsion, famille démembrée, resf, reseau education sans frontieres, politique, actualité, urgent, appel à faxer, écrire, indigner, s'indigner, immigration, camp de rétention, suicide, enfants, famille, chinois, étranger, 40 jours de rétention, noël seul, préfet, arrachement, indignation, colère, pétition, aubervilliers
05.01.2012
Mon hommage de violoniste à Yehudi Menuhin, musicien de la Paix et humaniste en sagesse, créateur d'humanité.
Bonsoir à tous et toutes,
Je choisis en ce début d'année de vous offrir quelques phrases, quelques morceaux choisis de Yehudi Menuhin, immense violoniste et grand sage.
Il a écrit "Le Violon de la Paix" et cet ouvrage me touche beaucoup. C'est un recueil de citations tirées de son livre originel : "Le voyage inachevé".
Je suis violoniste aussi, comme vous le savez, et comme les violonistes des peintures de Chagall, j'aime la terre autant que le ciel et j'aime faire raisonner les étoiles, comme les faire résonner.
J'ai eu la chance étant enfant d'entendre ce grand homme jouer à Grenoble, sur une scène en solo. Il était l'incendiaire innocent de la vie et de l'espoir et traversait le monde entier pour attiser le brasier de l'amour de l'humanité grâce à l'amour de la musique, transmetteur formidable d'une énergie infinie qui se propage invisiblement. J'ai bénéficié de cette énergie et je l'en remercie, poursuivant le chemin d'un Archet pour la Paix depuis plusieurs années avec mon violon, fidèle compagnon de route.
_______________________________________________
"Nos vies sont bien courtes, mais nous sommes habités par l'infini, la créativité, la nécessité de préparer l'avenir." (Yehudi Menuhin)
"Un violoniste est une structure vivante tendue entre les aimants du soleil et de la terre. De même que seule une corde tendue peut vibrer, de même avant de vibrer, le corps d'un violoniste doit se sentir tendu vers le haut." (Yehudi Menuhin)
"Nous ne savons pas ce que sera l'avenir, mais nous savons ce que nous souhaitons qu'il soit, et cela doit rester notre but." (Yehudi Menuhin)
"Quelle serait la tâche d'un être cosmopolite et de musique si ce n'est de porter du pollen de fleur en fleur, inséminer, disséminer, tisser des réseaux et construire de fragiles ponts ? Telle est restée ma mission." (Yehudi Menuhin)
"Pour la nuit du nouveau millénaire en 2000, nous serons à Robben Island avec Mandela. Jouer le Requiem de Mozart, c'est confesser nos fautes."
"Je crois que la subtilité est un principe cardinal du jeu de violon."
(Yehudi Menuhin)______________________________________
______________ Toute sa vie, Yehudi Menuhin fut lié aux Tziganes (dont 500 000 disparurent dans les chambres à gaz), et solidaire de la cause des minorités._________________
"Les Tziganes sont parmi les derniers nomades qui restent encore au monde. Le nomade et sa famille sont mariés aux étoiles et à la terre." (Yehudi Menuhin)
Yehudi Menuhin s'est éteint en 1999, dans un silence autour de sa mort déconcertant, comme si la pudeur du monde entourait son départ du silence de mille violons en sanglots longs et profonds.
Je lui avais offert mon poème, ce poème :
VIOLON DE VIE_______ 
Arc d'amour
Violon au coeur pur
Tu sillonnes les âmes
Pour que la joie rayonne
En roses rouges de vie
Arc de vie
Flèche touchant la sève
Pour ramener aux racines
Le ciel des rêves
S'abreuvant au Soleil
Arc du Soleil
Archet de lumière
Tu viens des étoiles
Nous parler de la trêve
En rosée de paix
Arc de paix
Tu caresses nos ouïes
Transperçant les êtres
Jusqu'au chant intime
Du violon intérieur
Arc de l'intérieur
Tu nous offres l'ultime
Pour dépasser les rêves
En leur rendant l'espoir
Réalité de l'amour.
Chloé LAROCHE____________________________
______
Mes sites de violoniste________ :
http://letrioodyssee.voila.net
http://violonistenciel.voila.net
__________________________________________
Petit mot pour Madame GELSY ___________:
Madame Gelsy, qui tient un blog d'auteur sur internet, avait écrit un article en 2007 en découvrant mon site de violoniste "violonistenciel.voila.net". Le voici :
http://motsetcouleurs.blogspot.com/2007/10/bleu-ebloui.html
MERCI GELSY ET QUE MES LECTEURS DÉCOUVRENT VOTRE SITE MAGNIFIQUE AVEC VOS TEXTES ET UNE POÉSIE EXTRAORDINAIRE SORTIE TOUT DROIT DE VOTRE PLUME.
Heureuse Année à vous en créations et belles expressions de l'Âme.
Chloé 
_____________________
01:39 Publié dans Hommages à des hommes et des femmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : yehudi menuhin, violoniste, soliste, juif, tzigane, paix, violon, violon intérieur, le violon de la paix, prodige, don musique, musique, concertiste, actualités, monde, hommage, russe américain, humaniste, sage, yoga, enesco, persinger, bloch, 22 avril 1916, live music now, art, france, planète, poésie, mémoire, violon de vie, classique, mozart, mandela, requiem mozart, gelsy, violonistenciel, blogueur, écrivain, poète, musicien
01.01.2012
C'est le début de l'année 2012 et je suis toujours amère après plus d'un an de chômage suite à la perte de mon emploi. Que les personnes victimes soient entendues et prises en compte !
Bonsoir à tous et toutes,
Je souhaite à tous mes lecteurs, à vous qui me lisez régulièrement ou vous qui passez par hasard, une heureuse année 2012, avec le bonheur pour chacun, que les pauvres le soient moins jusqu'à plus du tout et que ceux qui n'ont pas de travail en retrouvent.
Je suis toujours amère d'avoir dû renoncer au travail que j'avais en 2010 depuis deux ans. Quand je repense au jour où le médecin du travail est allé visiter mon chef et que ce dernier lui a dit : "Vous n'avez qu'à aller voir son blog, elle a eu des ennuis précédemment dans son ancien emploi..."... Je suis toujours aussi écoeurée.
Lorsque le médecin du travail m'a rapporté les dires de mon chef, cela m'a énormément chagrinée et humiliée car les ennuis dont parlait mon chef sans évidemment rentrer dans les détails devant le médecin du travail, laissant planer le doute sur mon sérieux, c'est une agression par un jeune homme autiste handicapé mental qui m'a frappée en 2008 alors que je le conduisais à son établissement.
J'ai été agressée par deux fois gravement, à deux semaines d'intervalle, avec des coups violents par ce même individu alors que j'étais conductrice professionnelle et taxi pour personnes handicapées.
Les parents de ce jeune ne voulaient pas qu'on reconnaisse de la violence chez leur fils handicapé mental ni devoir lui donner des médicaments et ont préféré m'accuser de mensonge pour la première agression de leur fils envers moi, puis pour la deuxième m'ont reproché n'avoir "pas assez d'autorité".
La société ne m'a jamais reconnue comme victime, ni le Procureur qui a reçu ma plainte, ni les parents de l'agresseur, ni mon ancienne patronne qui ne m'a pas gardée ni ne m'a protégée à l'époque. Et quand mon nouveau chef a ressorti cette histoire en 2010 en la tournant à mon désavantage, quelle honte. Pourtant, il y a eu à l'époque des certificats médicaux, un passage après l'agression aux Urgences et des coups violents sur la nuque, dans le dos ainsi que sur le côté droit et l'épaule droite.

Le monde professionnel est sans pitié et préfère enterrer un employé à virer jusqu'à le mettre au rebus ou à la poubelle en ne lui manifestant que mépris et en lui enlevant toute considération, afin de le faire craquer humainement pour qu'il sorte définitivement d'une entreprise, parfois au mépris de la qualité de son travail.
Les clients au sein de mon nouvel emploi m'appréciaient et me le disaient, mais le créateur de l'entreprise dans laquelle je travaillais ayant été remercié en 2009 par de nouveaux acheteurs, le second et sa secrétaire ayant pris le pouvoir et ayant toujours été jaloux de mes appréciations par l'ancien directeur, ont tout fait pour me déprécier, inventant mille raisons pour me casser auprès de la nouvelle direction.
Ne pas être invitée au barbecue proposé pour les salariés et me faire travailler pendant celui-ci, m'entendre dire que je n'ai pas lavé mon véhicule alors que je venais de le faire devant ces deux individus, être convoquée brusquement pour motif grave et menace de licenciement à cause d'un accord tacite passé depuis mon embauche sur l'usage de prendre ma fille ou mon fils après mon travail, recevoir des menaces de "licenciement pour faute grave" à cause de cinq minutes d'avance dans un établissement avec dénonciation calomnieuse au DRH, subir des journées sans un bonjour ni un sourire du bureau, supporter un travail dur sans le soutien de ma direction et de ma hiérarchie : le poids a été lourd.
Ma voiture de travail aurait pu se retrouver contre un arbre mais je n'en suis pas arrivée là. Le médecin du travail et l'inspectrice du travail ont compris ma situation et m'ont aidée à partir avec un licenciement pour inaptitude... Inaptitude de l'employeur à me protéger comme salariée. "Inaptitude à cause de l'employeur".
Je pense aujourd'hui à toutes ces personnes que je transportais, handicapées et personnes âgées, qui m'appréciaient et n'ont pas compris mon départ.
Je souhaite que cela n'arrive à personne, d'être frappé dans un véhicule alors que vous conduisez sans pouvoir vous défendre... tout en maîtrisant le véhicule lancé à 110 km/heure, sans créer d'accident.
Je souhaite que cela n'arrive à personne d'arriver dans l'Ime de son agresseur et d'entendre vous dire par le Directeur de l'établissement, sans aucun ménagement pour l'agression que vous venez de subir ni pour l'état dans lequel vous êtes : "Mais Madame, si vous ne faites pas l'affaire, votre entreprise prendra quelqu'un d'autre."
Et puis apprendre par les éducateurs du même centre qu'ils savent que ce jeune est violent et que les coups subis, on les tait, "c'est comme ça".
Heureuse année 2012 à tous... et que les personnes victimes soient entendues et prises en compte !
Chloé LAROCHE
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Nota : Pour en savoir plus, vous pouvez vous référer à mon premier article, le premier de mon blog écrit le 10 avril 2008 :
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/10/sos-d-une-maman-et-conductrice-de-taxi.html
23:02 Publié dans Face à la crise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : taxi, taxi tmpr, agression par handicapé, handicap, conducteur professionnel, abus professionnel, médecin du travail, chef, patron, témoignage, licenciement, inaptitude à cause de l'employeur, inspection du travail, blog, harcèlement moral, mépris, justice, plainte, agression, victime, procureur, médecine, accident, urgences, chômage, pôle emploi
29.12.2011
Cher Père Noël, voici ma lettre d'après-Noël... d'une maman face au monde.
Cher Père Noël,
J'ai constaté que tu as eu beaucoup de travail cette année et que tu as dû faire plaisir à beaucoup d'enfants. Je te remercie beaucoup pour tout ce que tu fais et pour cet amour que tu donnes à tous les enfants du monde.
J'ai constaté aussi que beaucoup de mamans se sont affairées à préparer Noël, le repas de famille et l'accueil des convives. J'en ai vu plein les magasins qui vous aidaient, Père Noël, ainsi que des papas.
Puissiez-vous aider ces parents en plantant un sapin dans leur coeur afin qu'il les aide en gardant à jamais leur vie intacte pour leurs enfants.
Puissiez-vous aider les parents en deuil qui pleurent leur enfant en ces périodes de réjouissance et de faste, qu'ils aient un petit cadeau au fond du coeur pour leur petit disparu.
J'ai pensé très fort aux parents du petit Enzo emporté par une rivière trois jours avant Noël. Quelle mort cruelle pour un enfant de deux ans qui avait toute sa vie devant lui. Mais il est parti vers son destin comme le Petit Prince a tracé droit dans le désert, disparaissant sans se retourner. Père Noël, mettez dans ses souliers au ciel quelques cadeaux et des papillotes, qu'il s'envole vers les anges avec l'espoir de vous avoir vu.
Puissiez-vous aider toutes les mamans, tous les papas en difficulté matérielle... afin qu'il n'y ait pas que des oranges sous le sapin et qu'il y ait plein de belles boules dans l'arbre de Noël, ainsi que mille rêves réalisés en 2012.
Père Noël, je te confie un chat doré perdu, tombé dans le coma qui s'appelait Caramel. Il était tatoué et est resté seul sans qu'on s'intéresse à lui ni qu'on le mène à temps chez le vétérinaire. Ses deux maîtres retraités le pleurent. Il était leur seul enfant. Il est mort en Isère.
Je te dis à l'année prochaine et n'oublie pas mes enfants, qu'ils aient longue vie et protection, l'amour de moi, leur maman, et toujours la douceur des anges sur leur chemin.
N'oublie pas non plus de glisser dans les souliers usés des sans-papiers leur identité française et surtout que des familles étrangères ayant des enfants ne soient pas séparées ou jetées dans des centres de rétention, comme ce garçon rom qu'on a séparé de son papa à Noël, son père dont il ne sait quand il le reverra... Comme ces enfants qui ont passé Noël derrière des grillages, arrachés aux bancs de leur école, en vue d'une expulsion vers un autre pays, qui n'est pas le leur.
Père Noël, lis-donc cette page internet :
http://www.educationsansfrontieres.org/article40333.html
Cette année, j'ai invité chez moi plusieurs personnes seules en cette veillée et réveillon de Noël. J'aimerais, cher Père Noël, refaire la même chose l'année prochaine, car pour moi, quand tu descends du ciel, c'est pour honorer le partage et la solidarité.
Et surtout, repousser très loin l'indifférence, l'individualisme et l'isolement.
Chloé LAROCHE


Nota : ce blog est visité en moyenne par cinq cents lecteurs chaque jour. Merci à vous tous de me lire si nombreux et pardon de ne pouvoir honorer cet espace par un article par jour.
02:25 Publié dans Révolte pour l'Enfance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : père noël, lettre, cadeau, noël, pauvreté, mort enzo, enfant noyé, deuil, parent en deuil, mort, étranger, expulsion, resf, reseau education sans frontieres, sans-papiers, rom, chat, mort d'un animal, solitude, centre rétention oissel, besançon, grenoble, isère, réveillon solidaire, solidarité, amitié, indifférence, consommation, convivialité, don, partage
05.12.2011
De la peur collective à la prise de conscience individuelle. Ne pas accepter le sacrifice des enfants sur l'autel du profit et des intérêts politiques. Je défends trois familles Roms iséroises.
Bonjour à tous et toutes,
Le Président de la France a choisi de mettre en fin de semaine dans son discours l'accent sur le fait que la peur était revenue dans notre pays et que cette peur entamait la confiance.
Il a parlé notamment de "la peur pour la France de perdre la maîtrise de son destin."
On a compté 44 fois le mot "CRISE" dans ce discours récent de Monsieur Sarkozy.
Personnellement, je ne suis pas d'accord d'accentuer ainsi la peur dans des discours officiels. Les petites gens ont besoin d'être soutenues, pas écrasées par ce qu'elles savent déjà du combat qu'elles mènent chaque jour pour survivre.
On rajoute par ce discours de l'anxiété à l'anxiété. C'est clairement une tactique pour que les Français se réfugient vers celui qui se dit pouvoir sauver encore la France.
Bien sûr, on peut avoir peur de la situation de crise, des multiples licenciements, des boîtes qui se maintiennent au ras de l'eau, n'embauchant plus.
Mais on peut avoir encore plus peur devant l'oeuvre de démolition du Gouvernement actuel, lequel a été capable d'anéantir la formation des professeurs des écoles en quelques mois.
Aujourd'hui, je constate dans l'école de mon fils que les Rased manquent cruellement, ces personnes qualifiées qui aidaient les enfants en difficulté dans les écoles primaires afin de soulager les professeurs.
Actuellement, ces derniers travaillent en se taisant, sacrifiant sans relâche de leur mérite afin de remplir leurs objectifs du mieux qu'ils peuvent.
Lorsque je regarde l'entrée de l'école de mon fils à la Villeneuve quartier Sud, j'ai honte. Les murs sont sales, les abords peu engageants. Des enfants grimpent au-dessus sur la passerelle en venant en cours, risquant de tomber, sans que personne ne s'en émeuve et sans aucune surveillance. On sacrifie la nouvelle génération à des intérêts supérieurs. On préfère offrir un magnifique stade mais ne pas consacrer de budget à des écoles qui ont le mérite de survivre sans sombrer dans l'amertume.
Ma peur survient aussi lorsque je constate que des faits effroyables se produisent ici-même dans ma région et que ces faits atteignent des enfants scolarisés, trois familles de Roms expulsables sans délai.
Lorsque des humains sont capables de toucher au sort d'enfants à protéger, alors il est opportun de se dire que notre société a basculé dans le sordide et dans le retour à une histoire dont chacun a honte et qui date d'il y a soixante-dix ans.
Une personne a signé la pétition les concernant et a laissé ce commentaire :
"Rafles à l'école, à Emmaüs ou dans la rue, chasse aux gosses, tes droits ne sont pas un problème quand t'en as plus...".
Une autre personne, Myriam, a laissé cet intéressant commentaire sur la pétition :
"Le Conseil Général doit entrer en RÉSISTANCE et non pas accompagner cette politique indigne d'expulsions et digne des années 30, c'est insupportable de voir où nous en sommes arrivés , ouvrez donc les yeux mesdames et messieurs les élus, nous entrons dans une période trouble
“En certaines circonstances, écrivait David Rousset, la vérité impose que l’on se dresse contre sa classe, contre son parti, contre son État.” Nous y sommes. » ! Dressez vous contre cette politique xénophobe, il ne suffit pas de dénoncer il faut des actes !"
J'invite donc mes concitoyens à aller signer cette pétition afin de ne pas laisser des enfants scolarisés être arrachés aux bancs de leur école à Saint Martin le Vinoux, commune limitrophe de Grenoble.
Voici le lien de cette pétition où vous pourrez lire le texte complet concernant la situation gravissime de ces trois familles Roms :
http://www.mesopinions.com/LE-CONSEIL-GENERAL-DE-L-ISERE-EXPULSE-petition-petitions-2768bf36458ac0defe0496954f9c93f3.html
En dessous de mon article, ici bas, vous pourrez aussi lire l'appel du Collectif de la Patate Chaude, qui accompagne ces familles.
“En certaines circonstances, écrivait David Rousset, la vérité impose que l’on se dresse contre sa classe, contre son parti, contre son État.”
Nous y sommes.
Chloé LAROCHE
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"LE CONSEIL GENERAL EXPULSE !
Depuis le mois de novembre 2010, 3 familles roms occupent avec le soutien du collectif "la Patate Chaude" et de l’association Droit Au Logement (DAL) une maison appartenant au Conseil Général de l’Isère, située à Saint Martin le Vinoux. Ce dernier, qui avait laissé entendre qu’il ne lancerait pas de procédure d’expulsion si les familles essayaient d’obtenir un logement par la voie « légale », les a finalement assignées au tribunal, et le 20 octobre, un jugement d'une rare dureté a été rendu : l'expulsion est ordonnée sans aucun délai.
Pourtant, depuis leur arrivée sur l’agglomération en 2007, ces familles ont effectué de nombreuses démarches auprès des pouvoirs publics – notamment auprès du Conseil Général – pour obtenir un toit et bénéficier d’un accompagnement social en suivant les procédures habituelles. L’occupation de cette maison n’est que la conséquence des échecs répétés de ces démarches. Ces derniers mois, elles ont monté des dossiers DALO (Droit Au Logement Opposable) conjointement avec le collectif la Patate Chaude, mais ceux-ci se heurtent à un refus systématique, confirmant la discrimination dans l’accès aux droits dont sont victimes les personnes d’origine rom.
Les habitants de la maison de Saint Martin le Vinoux ont fui la Roumanie, où les Roms sont victimes de discriminations, et sont venus en France avec l’espoir que leurs enfants puissent y faire des études. Ceux-ci sont d’ailleurs actuellement tous scolarisés, la plupart sur la commune de Saint Martin le Vinoux. Après avoir été expulsés d’une ancienne station Total qu’ils ont occupée pendant plusieurs mois, et avoir vécu dans une extrême précarité sur un campement au bord de l’Isère, ils ont enfin trouvé un minimum de stabilité indispensable à leur bien-être et à celui de leurs enfants.Ce même 20 octobre, un jugement identique a été rendu à l'encontre de familles avec enfants et qui s'étaient mises à l'abri dans une maison achetée à la Tronche par le Conseil général, pour les mêmes raisons qu'à St Martin-le-Vinoux : le projet de rocade nord, aujourd'hui abandonné.
En demandant ces expulsions, sans aucune proposition de relogement, le Conseil Général, qui prétend pourtant dénoncer la politique xénophobe de l’État envers les Roms et les étrangers, s’inscrit dans le prolongement de cette politique cynique qui leur donne à comprendre qu’ils ne sont pas les bienvenus en France.
De plus, ces expulsions mettraient à la rue des hommes, des femmes et des enfants à l'entrée de l'hiver. Comment accepter cela, alors que l'institution à l'initiative de ces expulsions est précisément celle en charge de la protection de l'enfance ?
Nous vous appelons donc à vous joindre à nous pour demander au Conseil Général, malgré cette décision de justice, de ne pas demander de recours aux forces de l'ordre et de ne pas jeter de nouveau ces personnes dans la précarité et l’insécurité que représente la survie dans la rue.
D'avance merci."
Le collectif "la Patate Chaude"
_________________________________PÉTITION :
http://www.mesopinions.com/LE-CONSEIL-GENERAL-DE-L-ISERE-EXPULSE-petition-petitions-2768bf36458ac0defe0496954f9c93f3.html
02:50 Publié dans Face à la crise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, peur, sarkozy, saint martin le vinoux, iufm, professeur des écoles, rased, école villeneuve, grenoble, expulsion roms, expulsion enfant scolarisé, trêve hivernale, étrangers, immigration, pétition, resf, conseil général, la patate chaude
29.11.2011
Mes pensées au petit Bastien, mort dans une machine à laver à trois ans, par la folie de son père.
Bonsoir à tous et toutes,
Vendredi soir, près de Meaux,
il y a un petit Bastien qui est parti.
Il n'avait que trois ans.
Il aurait dû encore vivre.
Mais non, son père l'a mis nu dans une machine à laver.
On le pleure depuis qu'il est mort.
Et pourtant dans son village, chacun savait que le père roulait vite, buvait et ne mettait pas la ceinture aux enfants en voiture. Les gens s'inquiétaient mais ne savaient que faire.
Bastien avait déjà tourné dans une machine à laver, selon sa soeur, et certains savaient qu'il était battu, notamment sa grand-mère. Il avait même été aperçu par les voisins sur le bord d'une fenêtre, abandonné dans une couverture, plus petit.
Sa mère Charlène était battue, maltraitée.
Elle n'a pas pu le sauver, son fils,
de la maltraitance.

Elle a été mise en prison
pour non-assistance à son fils.
Elle n'a pas pu empêcher son mari de commettre l'irréparable.
Il aurait fallu qu'elle s'enfuie bien loin avec son enfant quand il était encore temps, quand elle voyait son époux, le père de son enfant, le mettre dehors au froid, l'enfermer deux heures dans un placard ou déjà le martyriser dans la machine à laver.


Que mon article soit lu pour que d'autres femmes réagissent et ne laissent pas leur enfant se faire maltraiter jusqu'à être tué. Il faut savoir fuir malgré les menaces et les coups, malgré la peur et malgré la terreur.
La vie de votre enfant est si précieuse qu'il faut savoir demander de l'aide, qu'il faut savoir se faire aider et demander protection, avant l'irréparable.
La mère de Bastien avait peur. Elle n'a pas protégé son enfant à cause de sa peur. Elle était battue comme son fils. Son compagnon avait déjà été condamné pour coups envers elle. Elle était fragile, délaissée aussi, et aurait certainement eu besoin d'être protégée et aidée, vivant sous la domination de cet homme et incapable elle-même de protéger son enfant. Bastien a eu la malchance de naître dans cette famille, entre un père qui ne voulait pas de lui et une mère lâche et non protectrice.
Oh ! Mère de douleur, les anges ne peuvent que pleurer
devant tant de souffrance, devant tant d'horreur.
Petit Bastien, va en paix dans les bras de Grande Maman,
dans les bras de notre Mère à tous.
Je jouerai pour toi sur la montagne et les étoiles des neiges se souviendront comme tu étais un beau petit garçon, souffre-douleur
d'un père qui ne t'a pas voulu, qui ne t'a pas aimé.

Chloé LAROCHE
02:34 Publié dans Révolte pour l'Enfance | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bastien, champenois, meaux, crime, enfant, maltraitance, violence conjugale, peur, violence, femme, mère, père, famille, mort dans un lave-linge, deuil, souffrance, actualité, france, douleur, enfant martyr, souffre-douleur, femme battue, alcool, non-assistance à personne en danger, lâcheté, dépendance affective, aide, sos, soutien psychologique, procès, justice
26.11.2011
Pour le petit Léo, disparu dans le Taillefer, un coeur pour lui et ses parents.
Pour Léo et ses parents______________________
Je pense souvent à Léo Balley, disparu en 1996, le 19 juillet, dans le massif du Taillefer.
Il avait six ans lorsqu'il a disparu.
L'âge de mon fils aujourd'hui.
Cet été, je suis allée au Lac Fourchu. Et j'ai beaucoup pensé à ce petit garçon disparu depuis quinze ans.
Il aurait aujourd'hui 21 ans.
On n'a jamais retrouvé son corps.
Je me pose des questions sur cette disparition. Comme grand nombre de personnes qui n'ont pas oublié.
Beaucoup de choses ont été murmurées à l'époque. Certains parlaient même d'un enlèvement orchestré par la famille, avec une voiture postée en dessous. Beaucoup d'hypothèses peuvent être faites, autant farfelues les unes que les autres. En tout cas, même si l'enquête est obligée de passer par des hypothèses, le père et la mère de Léo ont droit au respect, eux qui vivent une si grande douleur de la perte de leur seul fils.
Selon ce que je sais, cet enfant devait camper auprès du lac avec son papa et des amis.
Ces amis ont voulu aller chercher de l'eau, peu après 17 h, à une cascade, éloignée d'une distance d'un kilomètre de marche et l'enfant est allé avec eux. Mais prétextant qu'il était fatigué, Léo a souhaité rentrer au bout d'un moment et le groupe l'a laissé partir seul pour revenir au lac où se trouvait son père en train de planter la tente.
Personne n'a jamais revu l'enfant.

La question que je me pose est : comment peut-on laisser rentrer seul un enfant de six ans en pleine montagne sans l'accompagner... ? Même s'il s'est échappé, en admettant cela, je pense qu'à six ans, on ne laisse pas partir un enfant seul et on lui court après pour le rattraper et le protéger... comme je fais avec mon fils, si cela arrive.
Le mystère est là.
Quand on laisse un petit garçon seul en pleine montagne,
les gentianes saignent et les marmottes se taisent.
Il a pu se passer tant de choses quand Léo s'est retrouvé seul.
L'enfant a pu se perdre et tomber dans un trou ou une tourbière.
Il y a beaucoup de points d'eau avec de la vase sur le plateau.
L'enfant rentré seul a pu faire une mauvaise rencontre sur le chemin du retour.
Il a pu être entraîné ailleurs.
Lors de ma promenade au Lac Fourchu,

à un moment j'ai regardé le ciel,
un coeur en nuage y était dessiné.
Et puis j'ai trouvé une pierre en forme de coeur près du lac Fourchu et dans le coeur, il y avait un autre petit coeur de couleur rouge. La photo mise à droite par mes soins en témoigne.
Je l'offre aux parents de Léo, qui vivent une souffrance indescriptible depuis quinze années. Ne pas savoir est terrible pour un parent.
Chloé LAROCHE
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Articles et sites pour Léo :
http://alpes.france3.fr/info/les-disparus-de-l-isere-et-la-cellule-mineurs-38--60764514.html
http://disparitions.blogspot.com/2007/07/lo-balley-france-massif-de-taillefer-38.html
http://apev.org/article.php?sid=39
http://www.ledauphine.com/isere-sud/2010/05/25/leo-balley-disparu-en-1996-dans-le-massif-du-taillefer
http://www.avisderecherche.org/fiche.php?numero=15
http://pipiou.over-blog.com/article-27023659.html
http://lci.tf1.fr/france/justice/2010-05/disparus-de-l-isere-mam-lance-la-contre-enquete-5865760.html

00:28 Publié dans Survivre au décès d'un enfant | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : léo balley, hommage, souvenir, montagne, taillefer, disparition, 1996, enfant, lac, tourbière, lac fourchu, enquête, police, deuil, drame, inconnu, mystère, parent, isère, grenoble, mémoire, apev, sos enfants disparus
25.11.2011
Pour la Journée de Lutte contre les Violences faites aux femmes, je livre mon témoignage de la femme que je suis. Se relever du pire mais surtout, parler.
Bonjour à tous et toutes,
Aujourd'hui, c'est la Journée Internationale de lutte contre la Violence faite aux Femmes.
Je pense à cette journaliste de France 3 qui vient d'être tabassée et agressée sexuellement en Égypte, au Caire. Elle s'appelle Caroline Sinz et a cru quelle allait mourir, emmenée par un groupe de jeunes et d'adultes lui ayant arraché ses vêtements et lui ayant fait subir des attouchements durant trois quart d'heures.
Les journalistes femmes, plus vulnérables que leurs collègues masculins, sont agressées dans leur corps et risquent leur métier car leurs directeurs se rendent compte au final qu'elles présentent plus de fragilité que les hommes. Mais le monde journalistique est conscient que les femmes font d'excellents reportages.
Sur Europe 1 aujourd'hui, dans le cadre de cette Journée de prise de conscience de ce que subissent les femmes, j'ai entendu une femme dire : "Mon mari me violait, m'imposait des relations sexuelles sans mon accord. Mais je ne pouvais rien dire. Il n'y a pas de viol entre époux."
Il y a donc encore des femmes qui ne savent pas que la pénétration forcée par leur conjoint et aussi celle imposée par surprise est un viol. Un viol puni par la loi. Mais combien font la démarche de porter plainte dans un cas comme celui-ci ?
Lorsqu'il y a sentiments, lorsqu'il y a amour passé ou encore présent, il est difficile de se dire que cet homme qu'on a aimé va passer des années derrière les barreaux.
Beaucoup de femmes ne parlent pas. Mais lorsqu'elles se confient enfin au numéro d'appel contre les Violences faites aux Femmes : le 3919, elles pleurent. Elles se sentent soulagés d'être comprises, tout d'un coup entendues et écoutées. Puis enfin aidées et sorties de l'enfer où elles sont parfois depuis des années.
Il est difficile de parler pour une femme car lorsqu'elle révèle ce qu'elle a subi de la part d'un homme, cela révèle aussi aux yeux du monde son erreur à elle. Erreur d'être restée, erreur d'être dans une relation avec tel homme, culpabilité de n'avoir pas pu se défendre. Et peur de la remarque qui tue : "Et ne l'aurais-tu pas cherché ? Pourquoi tu en es arrivée là ? Pourquoi n'as-tu pas pu l'empêcher ?"
Une femme aimait un homme et entretenait des relations régulières avec lui. Un jour, ils ont un rapport. Puis soudain, l'homme la pénètre en sodomie sans préparation, d'une façon violente. Elle hurle. Elle a mal. Elle était vierge en ceci et n'avait jamais pratiqué cela. Comment expliquer cela ? Comment prouver qu'elle a vécu cet acte, qu'elle a été violée ? Comment le dire en mots, dépasser les maux ? Cette femme est allée à la Police au bout de trois ans pour faire quoi ? Juste pour faire une main courante. Juste pour le dire, pour exprimer sa parole à un autre homme qui l'a écoutée sans broncher, seulement pour parler à un policier qui a noté la déclaration dans le dossier judiciaire des mains courantes… sans plainte, sans punition, sans peines pour les coupables.
Les femmes doivent parler, ne plus se taire, fuir la violence, ne pas accepter un acte sexuel imposé ni les humiliations, ni les insultes. Elles doivent protéger leurs enfants des violences d'un conjoint violent, elles doivent trouver des solutions avec les professionnels qui sont là pour elles et appeler le 3919.
Je pense à cette femme enceinte qui en 1994 a subi un rapport par contrainte de son compagnon et futur père de sa fille. Elle a eu ensuite le dégoût du sexe de cet homme et s'est finalement séparée de lui, n'arrivant plus à retrouver l'amour sain qui relie normalement les amants.
Je pense à elle et à toutes ces femmes qui subissent l'enfer. Puissent-elles s'autonomiser et retrouver les ailes de leur liberté.
Moi, je m'en suis sortie. J'étais cette femme enceinte. L'homme en question dont je m'étais séparée a essayé de m'étrangler alors que ma fille avait deux ans. Ma fille était dans la pièce à côté. Elle dormait du sommeil des anges. Je m'en suis sortie, sauvée miraculeusement par un ami arrivant au même moment et trouvant la porte ouverte. J'aurais pu mourir ce soir-là, sans avoir pu me défendre. Ma fille aurait vu mon corps sans vie, sans rien comprendre de l'acte de son père. Heureusement, j'ai été sauvée.
On garde des blessures de tout cela mais il est possible de se reconstruire. Il faut travailler avec des professionnels, ne pas hésiter à consulter, à laisser ses larmes dans un cabinet d'écoute.
Chloé LAROCHE
16:08 Publié dans C'est tous les jours FÊTE pour la Femme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : viol, journée contre la violence sur les femmes, femmes, témoignage, violence, violence conjugale, viol entre époux, viol dans le mariage, relation forcée, agression sexuelle, viol sodomie, victime, police, plainte, main courante, mère, parent, protection, foyer, 3919, urgence
17.11.2011
Les 13 èmes rencontres du Cinéma de Montagne à Grenoble sont un succès. Mon regard sur le Festival de montagnarde violoniste et kayakiste.
Bonjour à tous et toutes,
Les 13 èmes rencontres du Cinéma de Montagne au Summum sont un succès, comme chaque année.
Trois mille personnes se sont pressées hier soir plus d'une heure et demi avant le début des projections.
La soirée s'est terminée à minuit après un déversement extraordinaire d'images inouïes et audacieuses.
J'ai été séduite lundi par deux grimpeurs du Dévoluy qui nous ont fait frémir en gravissant une cascade de glace immense et en se jetant dans le vide au-dessus de la Souloise, dans le cadre du "base jump". Ils s'appellent Arnaud Bayol et Gwen Maribas.
Ces jeunes ont pris des risques monumentaux pour pouvoir nous faire tous vibrer.
Et ne parlons pas de "Vertical Sailing Greenland" avec quatre grimpeurs musiciens. Ils ont affronté l'Impossible Wall, "mur impossible" sur lequel ils sont restés durant des jours accrochés au vide et à leur rêve de pouvoir franchir cet obstacle. Un voilier piloté par un marin de 75 ans, Bob Shepton, les attendait dans la crique des eaux bleues où nageaient quelques icebergs d'une pureté absolue.
Des parois immenses et vierges se dressent devant l'océan et ces quatre humains, des surhommes, ont réussi l'exploit énorme de gravir l'une des leurs.
Ces images d'eau et de montagne, d'escalade et de voile, ce don d'un effort surhumain, sont grandioses et nous invitent au dépassement de nous-mêmes, nous donnant à nous spectateurs de dépasser les obstacles et périls de nos vies respectives.
La musique faisait partie du quotidien dans la paroi de ces quatre grimpeurs et nous a emporté dans un charme fou, nous montrant que les harmoniques apaisent tout sentiment d'inquiétude et d'angoisse face au pire.
Tous ces grimpeurs, ces montagnards, ces skieurs, font face dans tous ces films à la vie et à la mort, face à cette grandeur de la nature qui ne pardonne aucune erreur mais laisse aussi la chance aux hommes de pouvoir la découvrir, de ressentir son âme, à travers les sommets qui se méritent, à la force des bras, des jambes et du mental.
Hier soir, lors du troisième jour, un hommage a été rendu à Chloé Graftiaux, qui a perdu la vie l'année passée en pratiquant sa passion, l'escalade. Elle est comme une petite soeur pour moi, portant le même prénom, avec la même énergie de bulldozer dans la vie, allant au bout de ses passions, au bout de son énergie à sourire à la vie, à dépasser les limites tout en restant zen, donnant sans compter et pas si dingue que ça, seulement tellement étrange, comme toutes les fées de la terre, dans cette magie qui nous habite et nous traverse, sublimant nos blessures.

Petite Chloé, tu étais belle et comme ta maman était belle aussi hier soir sur le podium du Summun, interrogée sur ton départ et l'action menée pour toi et grâce à toi ! Ta maman a été d'un exemplaire courage et renoncement, quand j'imagine sa peine comme la mienne, ayant aussi perdu une fille. Tes parents ont créé un livre vendu au profit d'aide pour des actions auprès de jeunes en difficulté ou défavorisés, dans des projets de partage en montagne et escalade. Cet ouvrage s'appelle "Il était une fois une fée au pays de la grimpe". On le trouve sur ton site http://www.chloegraftiaux.com/
Chloé, ta vie fut courte mais si pleine de cette "Passion Together" qui t'animait. Un rocher s'est détaché, t'emportant dans sa chute mais toi, tu resteras une étincelle dans le coeur des montagnards, animant ce feu qui fera qu'on sera toujours plus fort en pensant à toi et à cette énergie qui t'animait
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Je remercie la Mairie de Grenoble, Monsieur le Maire Michel Destot, l'Adjoint à la Montagne et Monsieur Yves Exbrayat qui ont fait que ce Festival se poursuive depuis treize ans, invitant gratuitement trois mille isérois et grenoblois à des spectacles de cinéma magnifiques.
Je remercie en outre Yves Exbrayat pour ce film majestueux sur le kayak en eaux vives, perle qu'il est allé chercher pour son public préféré : "Wild Water". Ce film a reçu de nombreuses récompenses à travers le monde et évoque une telle poésie et d'authenticité qu'il est sublime.
J'ai été bouleversée d'écouter les témoignages des kayakistes de ce film, étant moi-même kayakiste en eaux vives et ayant descendu la Haute Isère, aux rapides et bouillons mémorables, le Guil, le Haut Drac en crue, la Durance et le passage du Rabioux, à la vague époustouflante, et bien d'autres dragons d'eaux vives.
J'ai retrouvé dans ce film de Anson Fogel cet amour des éléments et cette façon de se glisser dans l'unité avec la rivière, afin de se laisser porter à travers les dangers, comme on glisse sur les épreuves de la vie, en faisant corps avec l'univers. J'ai aussi retrouvé cette fraternité avec l'équipe, avec les co-équipiers, qui fait qu'on devient meilleurs, comme en montagne où on se dépasse en groupe et où chacun devient le maillon d'une cordée qui monte ensemble vers les sommets de l'absolu.
En kayak, on descend de la montagne vers la mer, mais c'est comme si on atteignait les sommets de sa nature intérieure, qui donne aux âmes sensibles la force de la zénitude et de l'accomplissement des chutes dont on se relève.
Pour terminer, je voudrais souhaiter longue route au jeune prodige Enzo Oddo, qui à l'âge de seize ans enchaîne des voies d'escalade de niveau 9a+. Je l'ai admiré dans le film "Walou Bass", tourné dans le Haut-Atlas au Maroc. Il est allé ouvrir une voie avec deux montagnards chevronnés, Aymeric Clouet et Arnaud Petit. Enzo s'est retrouvé devant une paroi immense et très longue, emplie de difficultés, mais il a dépassé l'obstacle et poursuit son chemin d'enfant doué de la montagne, avec un projet en Espagne.
J'aimerais pouvoir participer au Festival de l'année prochaine, bien sûr en temps que spectatrice fidèle, mais aussi comme montagnarde, avec un film "Le violon des sommets", projet de film sur de futurs concerts en 2012 avec mon violon et ma flûte, sur des sommets comme la Croix de Belledonne, ainsi que le récit de mes sorties en montagne, sorties musicales et conviviales que j'organise sur Ovs (onvasortir.com). Si une personne souhaite m'aider à réaliser ce projet de film, elle est la bienvenue.
Pour vous donner une idée de mes actions, vous pouvez consulter les photos de mes concerts en montagne et nature sur le lien suivant :
http://www.monalbum.fr/Album=E4QQWIOW
Je vous souhaite à tous une bonne fin de Festival du Cinéma de Montagne au Summum, festival qui se termine demain soir, le 18 novembre.
Et à l'année prochaine pour d'autres merveilleux films de Montagne !

Chloé LAROCHE
18:06 Publié dans Femme, Terre et Paix | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 13 èmes rencontres festival cinema montagne, grenoble, destot, chloe graftiaux, wild water, kayak, eaux vives, escalade, montagne, ski, enzo oddo, exbrayat, vertical sailing greenland, musique et montagne, grimpeur, randonneur, alpes, extrême, exploit, courage, sport, actualité, région, isère, voilier, marin, base jump
16.11.2011
Je suis émue de la situation d'une maman congolaise privée de son existence. Mon propos sur l'identité, sur notre place dans la société, sur la légitimité reconnue ou non d'une adoption, d'un lien de coeur.
Bonjour à tous et toutes,
J'avais déjà donné un lien dernièrement pour aider une maman congolaise à rentrer en France afin de retrouver ses enfants restés sur le territoire et de ramener deux de ses filles à Paris. Madame Vigoureux se trouve bloquée au Congo où elle s'était rendue afin de prouver son identité et de ramener un papier demandé par les autorités françaises.
Il faut toujours prouver son identité alors que nous existons bel et bien, en tant qu'être humain. Pour ma part, combien de fois m'a-t-on demandé à la Caf notamment de prouver l'identité de mes filles adoptives, de prouver leur existence. La société nous a enregistré une fois mais d'années en années, combien de fois doit-on justifier de notre existence réelle et valable ?
Ma fille adoptive venue du Bénin fait les frais d'une situation scabreuse qui veut que son adoption ne soit pas reconnue en France. Issue d'une famille biologique dont le père est polygame et a abandonné tous ses enfants, les arrachant à leurs mères respectives, le dossier d'adoption subit les zones d'ombre de cette famille qui a menti au départ, se déclarant morts mais pourtant réellement bien vivants.
Comment une adolescente peut-elle se construire et ne pas ressentir une colère sourde devant le refus français d'entériner son arrivée en France depuis 2003 ? En 2007, après un conseil de famille positif et l'accord d'une Juge des Tutelles, ma fille avait le coeur en joie et plein d'espoir. Depuis, tout est bloqué, lorsque d'audiences en audiences, de preuves en conclusions... le résultat entendu est : "Nous n'avons pas à entériner un lien affectif."
Cependant, si une famille adoptive n'est pas légalement acceptée par la société et qu'on lui demande par ailleurs d'exister au niveau de l'autorité, comment peut-elle s'enraciner dans la légitimité de son existence, puisque régulièrement, il m'a été dit : "Vous n'êtes pas sa mère aux yeux de la loi."
Comment une enfant peut-elle s'enraciner dans son nouveau pays, y trouver la confiance de son identité grandissante, lorsqu'elle ne voit pas arriver de conclusions donnant une reconnaissance à ses parents adoptifs ? Elle rêvait d'avoir une carte d'identité, qu'elle n'a toujours pas, au bout de huit années. Elle portait notre nom à son arrivée en France. Ce nom lui a été arraché pour lui redonner définitivement son nom béninois. Déchirure infâme d'une société qui néglige de reconnaître un lien de coeur, l'identité d'un lien qui se veut loin du sang.
Je suis désolée de tout cela, meurtrie pour ma fille, mais ne pouvant plus rien faire désormais, à part saisir la Cour européenne des Droits de l'Homme, je prête ma plume à d'autres familles en difficulté et ici, en l'occurrence, je souhaite que vous vous penchiez sur le cas de cette maman : Madame Vigoureux, en signant la pétition donnée plus bas et en lisant l'article ci-dessous envoyé par Éducation sans Frontières.
Cette femme réside en France depuis vingt ans. On voudrait nous faire croire que cette personne n'a aucune existence ni identité française ?? Qu'elle n'a pas sa place ici avec ses enfants ? Quelle belle hypocrisie dans un état qui semble délaisser et rejeter tous ceux qui ne sont pas nés sur cette terre ! Pourquoi est-elle obligée de se justifier encore sur sa légitimité à exister dans notre pays ? Alors qu'elle a deux enfants nés ici, ayant la nationalité française !
Merci pour votre lecture de mon blog, qui compte près de cinq cents lecteurs par jour.
Merci de signer en nombre la pétition dont vous trouverez le lien en bas du rapport ci-dessous.
Chloé LAROCHE
______ "Depuis juillet dernier, une mère et ses deux filles de 13 et 15 ans, vivent un cauchemar, loin de chez elles, bloquées à Pointe-Noire, au Congo, faute de documents d’identité leur permettant de rentrer à Paris.
Brigitte Vigoureux, née au Congo et de nationalité belge, réside à Paris depuis plus de vingt ans. Quatre de ses enfants vivent avec elle, dont deux ont la nationalité française. Pour des raisons obscures que la Belgique refuse toujours de communiquer, à Paris, les autorités belges lui ont refusé le renouvellement de ses papiers d’identité et l’ont déclarée de nationalité indéterminée, ainsi que ses enfants. Elles lui réclament un certificat de naissance authentifié à la fois par son pays de naissance et par les autorités consulaires belges à Brazzaville.
En juillet dernier, munie d’un laissez-passer congolais, elle s’envole pour Brazzaville avec ses deux filles mineures, Thyssina 13 ans et Elaura 15 ans, afin de récupérer le document demandé. Sur place, elle effectue une demande de renouvellement de passeport auprès du consulat belge à Brazzaville, mais se heurte à un refus catégorique de l’ambassade. Brutalement devenues sans papiers et apatrides, Brigitte, Thyssina et Elaura ne peuvent rentrer à Paris. Bloquées depuis juillet à Pointe-Noire, elles ne survivent que parce qu’elles sont hébergées par la mère de Brigitte.
A Paris, son absence a totalement désorganisé la vie de la famille : le compte bancaire de sa mère ayant été bloqué, Amata, la cadette, attend sa bourse scolaire pour payer une partie des charges financières de l’appartement de la famille, Victor, l’aînée, étudiante devenue brutalement chef de famille, doit faire face à des problèmes de plus en plus aigus, et a dû trouver du travail pour régler les besoins les plus urgents. Quant au fils aîné qui vit au Canada, il a dû interrompre ses études, faute de pouvoir régler les frais de scolarité et s’est vu retirer son titre de séjour.
Thyssina et Elaura, de leur côté, n’ont pu effectuer leur rentrée scolaire, en septembre, dans les établissements du 13ème arrondissement de Paris où elles sont scolarisées : en 4ème au collège George Sand pour Thyssina, et en 2nde au lycée Claude Monet pour Elaura. En outre, depuis son arrivée à Pointe-Noire, Thyssina souffre du paludisme et a dû être hospitalisée.
L’avocat bruxellois qui cherche à démêler la situation administrative de Brigitte Vigoureux se heurte à un mur : en l’absence de gouvernement, il ne trouve aucun interlocuteur qui puisse lui fournir une explication. Et le consul de Belgique à Paris a prévenu le comité de soutien qui s’est organisé autour de la famille que le règlement de la situation administrative de Brigitte Vigoureux pourrait prendre des mois !
Pendant ce temps, la vie de la famille Vigoureux se dégrade de jour en jour. Dernier coup dur : Victor et Amata ont reçu une lettre d’huissier pour cause de loyers impayés !
Cela suffit !
Cette situation a assez duré : pour cause de carence de l’état belge, deux toutes jeunes filles sont déscolarisées, ont déjà perdu plus de deux mois de programmes scolaires et attendent de pouvoir rentrer chez elles, sans comprendre pourquoi elles subissent un tel ostracisme.
Thyssina et Elaura, ainsi que leur mère Brigitte Vigoureux, doivent revenir à Paris immédiatement !
Ces deux enfants n’ont pas à subir l’incurie de l’Etat belge !
C’est pourquoi nous demandons au défenseur de droits français, qui a été saisi du dossier, au ministre de l’intérieur, également saisi, d’accélérer les procédures en cours afin que Thyssina, Elaura et leur mère puissent enfin reprendre le cours de leur vie, ici, en France."
Et toujours :
- Pétition pour leur retour : http://resf.info/article38830.html
- Plus d’infos sur le blog Mediapart de RESF : http://resf.info/article38831.html
Contacts presse :
Marc Naelten (RESF Paris 5-13) : renaud-naelten@orange.fr 06 79 54 03 33
Daniel Cassiaux (collège George Sand) : 06 87 09 18 97
En Belgique : Nathalie Fessol : nath.edme.fessol@gmail.com 0032 2 763 02 09
06:17 Publié dans Mes confidences de mère adoptive et biologique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vigoureux, congo, afrique, identité, existence, adoption, exister, accueil, sans papiers, étranger, immigration, politique, frontiere, bénin, famille adoption, refus adoption, justice, tribunal, actualité, rapprochement familial, injustice, pétition, education sans frontieres, france, adolescence, colère
14.11.2011
"Toutes nos envies", "Intouchables" et "L'Exercice de l'État". Ces trois films ont en commun de traiter de la mort ou du handicap et de l'essentiel de la vie, même si la dernière toile paraît ne traiter que de politique.
Bonjour à tous et toutes,
Trois films m'ont bouleversée ces derniers temps : "Toutes nos envies", "Intouchables" et "L'Exercice de l'État".
Ces trois films ont en commun de traiter de la mort ou du handicap et de l'essentiel de la vie, même si la dernière toile paraît ne traiter que de politique, ce qui est faux, lorsqu'on approfondit l'histoire. 
"Toutes nos envies" est un film qui bouscule, qui va chercher dans les tripes, il renvoie à nos vies, c'est un film doux et si fort, un regard sur une existence, celle de Claire, une femme de conviction, qui porte un idéal et qui meurt telle une étoile filante en ayant accompli le voeu d'une femme endettée et broyée par une société qui donne sa priorité à la consommation, Céline.
Stéphane, joué par Vincent Lindon, arrive dans l'existence de Claire comme Driss arrive dans celle de Philippe, handicapé tétraplégique dans "Intouchables".
On retrouve dans les deux films un duo fait d'amitié et de jeu de complicité allant au-delà de l'amour et de la sexualité vers l'essentiel de l'humain : comment être là pour accompagner l'être souffrant qui se trouve devant nous et pour qui nous avons de l'empathie ?
Respecter les envies de l'autre, le rendre intouchable à la vilenie humaine et aux mauvais regards de la bienséance. De cette bienséance qui empêcherait une femme condamnée par un cancer d'avoir un ami proche parce qu'elle a un mari.
De ce confort "petit bourgeois" qui empêcherait un être handicapé de sauter en parapente mais qui s'en donne le droit devant toutes les conventions de la société.
"L'Exercice de l'État" est aussi un film puissant et redoutable sur les relations humaines mais ce qui m'a particulièrement touchée, c'est la mort du chauffeur du ministre, chauffeur qui a payé de sa vie pour une raison d'État. Prendre une autoroute non terminée et c'est l'accident. Un homme détruit par le chômage, vivant dans une caravane… Un homme qui ne parlait pas, ne disait rien. Le ministre avait préparé des mots qu'il dit finalement tout bas et qui peuvent être résumés ainsi : "Cet homme, mon chauffeur, faisait partie des braves de ce monde qui savent que parler ne sert à rien et que de toute façon, tout est appelé à la perte. Alors ils se taisent, lucides sur le monde. Il était de ces êtres sensibles et conscients de la manipulation des grands de ce monde sur les plus faibles, les plus pauvres."
Dans ce film de Pierre Schoeller, nous voyons le Ministre des Transports, joué par Olivier Gourmet, arriver sur le lieu d'un accident de car, où des enfants sont morts ou blessés. C'est terrible de constater qu'un drame tel que celui-ci permet à certains d'asseoir leur pouvoir, au travers de discours, de places politiques, de compassion déversée devant des médias choisis pour cela. Les victimes sont des pions, les petites gens des numéros et finalement, le jeu du pouvoir manipule les foules, sans qu'elles n'y puissent grand chose. Et c'est si vrai aujourd'hui.
Sauf que dans "Toutes nos envies" de Philippe Lioret , on voit deux juges qui se battent pour que la société change et ils y arrivent. En plus, c'est une histoire vraie, puisque ces deux juges ont existé à saint Étienne et ont réussi à aider de nombreuses personnes surendettées. Ce qui apporte de l'espoir au fait que chacun peut apporter son énergie et son intégrité afin de faire avancer notre monde vers plus d'équité.
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Le 11 novembre 2011, j'avais décidé d'emmener des amis en randonnée. Dans la voiture, nous avons débattu du film "Intouchables". Un ami a démonté ce film en disant qu'il faisait l'apologie de la classe riche contre la classe pauvre des banlieues et que c'était trop facile de mettre des clichés aussi gros pour avoir la compassion du public face à l'histoire d'un riche handicapé employant un jeune des banlieues, noir de surcroît. Cet ami n'a rien vu de l'aspect humain de ce film, qui montre toute l'énergie que met cet homme handicapé, Philippe, à sourire à nouveau, à s'émouvoir devant une femme, à rêver devant un tableau, à rire à nouveau devant les clowneries de Driss, qui de son côté est émouvant de vérité et d'honnêteté. Il sort de prison et accepte ce travail d'accompagnant garde-malade et chauffeur. Il apporte un souffle nouveau à Philippe, au-delà de toutes les barrières sociales. Il lui redonne envie de vivre, d'aimer. Il écoute ses envies, comme le fait Vincent Lindon pour Claire dans "Toutes nos envies". Lorsque Claire se baigne dans un lac froid, Stéphane la suit sans broncher et la sauve de la noyade lorsqu'elle fait un malaise. Lorsque Philippe demande à Driss de l'emmener, ils se retrouvent face à la montagne puis volant dans un parapente. Quand on sait qu'on va mourir, quand on sait qu'on ne marchera plus, la plus belle preuve d'humanité de l'autre, c'est qu'il respecte nos envies.
Le 11 / 11 / 2011, beaucoup de personnes avaient appelé à se retrouver pour plus de fraternité, plus de cohésion humaine.
Ce jour-là, j'ai rencontré en randonnée un homme qui a perdu deux filles, une par un suicide il y a quatorze ans et une emportée par un cancer, il y a deux ans. Je l'ai écouté et ai frémi d'entendre autant de douleur et autant de vie poursuivie d'arrache-pied, au-delà de tout mot, de tous maux. La résilience est là, quand l'homme peut encore avancer et vivre dans le cirque de la vie, à marcher dans les feuilles de l'automne, au crépuscule de sa vie.
À 11 h ce jour-là, j'ai joué de la flûte dans la forêt de Chalais et quelques notes sont montées vers le ciel, envoyées dans l'espace pour plus de légèreté dans les coeurs.
Coeurs lourds des souffrances de ce monde, où on peut laisser une jeune femme, une de mes amies, se débattre seule avec ses deux parents âgés, deux parents dont la mère devenue sénile a cassé le bras et la jambe de son mari parce que devenue violente et incontrôlable. Personne n'intervient, il n'y a plus de moyens. Les gens se sentent seuls, comme cette mère face à cette réponse du Samu, une mère dont l'adolescente devient incontrôlable et se met à tout casser chez elle : "Lancez-lui un verre d'eau à la figure, ça va la calmer, ou bien vous la mettez dehors, elle se calmera."
Coeurs lourds de notre société où il n'y a plus de place pour accueillir les anciens… problème qui va s'étendre, INTOUCHABLE et insondable dans l'Exercice du Pouvoir, cette politique qui prend des décisions à l'encontre du réalisme de la vie actuelle, à l'encontre de TOUTES NOS ENVIES.
Chloé LAROCHE



03:25 Publié dans On va sortir, écouter et découvrir avec Chloé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : toutes nos envies, intouchables, l'exercice de l'état, politique, film, cinéma, cancer, deuil, handicap, résilience, amour, empathie, amitié, maladie, épreuve, duo, société, consommation, essentiel, chalais, musique nature, courage, espérance, 11 novembre 2011, écoute, vincent lindon, marie gillain, olivier gourmet
08.11.2011
Pour Océane, 8 ans, assassinée à Bellegarde, et pour Nissouati, 22 mois, violée et tuée à Mayotte. Missive aux pédophiles. Appel pour le 11/11/2011.
Le 11 novembre 2011, beaucoup de personnes appellent à se retrouver pour fêter une nouvelle ère, à se lever pour une nouvelle liberté, un nouveau regard sur la vie.
Moi, j'appelle au respect des enfants, simplement, calmement.
Je suis horrifiée de voir certaines affaires comme celle de la mort de Nissouati.
À l'âge de 22 mois, elle a été violée et frappée à la tête puis jetée dans une fosse.
Cela s'est passé à Mayotte fin août.
Une fillette de 22 mois qui buvait encore son biberon et qui avait juste envie de grandir.
Elle a été violée après avoir été réveillée, arrachée à la douceur de son sommeil.
Océane vient de la rejoindre au pays des Anges.
Elle avait huit ans et a juste marché trois cent mètres près de sa maison, avant d'être enlevée, étouffée et frappée.
Tout son village du Gard est sous le choc et je pense à ses parents, à sa famille, à ses camarades de classe.
J'adresse ce mot aux pédophiles et divers malades ayant des pulsions sexuelles et meurtrières... Avant de commettre l'irréparable et pour éviter cela, appelez un numéro d'urgence, faites-vous soigner, faites-vous aider... car vous voyez où tout cela mène, ce n'est qu'horreur et terrible folie.
Avant de tomber sous le coup d'une pulsion, prenez de l'avance et appelez le :
Croix-Rouge Ecoute : aide psychologique par téléphone : n° vert national : 0 800 858 858 (appel gratuit). Service anonyme et gratuit pour l'accompagnement de toutes formes de détresse : conflits familiaux, états de dépendance, solitudes, violences… Réception des appels du lundi au vendredi de 10 heures à 22 heures, et le week-end de 12 heures à 18 heures. http://www.croix-rouge.fr/goto/actions/ecoute/
OU
SOS Dépression - 01 40 47 95 95 : Écoute téléphonique : 7j/7, et 24h/24. Adresse : 17, avenue de Clichy, 75017 Paris, France. Urgences Psychiatrie/SOS Dépression :
Téléphones 01 40 47 95 95 et 0 892 70 12 38
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Merci de m'avoir lue et que ces drames ne se reproduisent jamais plus.
Chloé LAROCHE

00:40 Publié dans Révolte pour l'Enfance | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pédophile, pédophilie, viol enfant, mayotte, océane, meurtre, violence, enfant, deuil, disparition, france, bellegarde, gard, urgence, aide, souffrance, 1111, 11 novembre, numéros urgence
30.10.2011
Polisse, un film sur la Police dont on ne ressort pas les yeux secs mais le coeur en miettes.
Bonjour à tous et toutes,
Voir le film POLISSE est une obligation dans notre monde parfois trop policé, je veux dire trop poli par absence de réaction devant la misère de certaines familles, misère affective, misère pécunière, misère du deuil, du divorce, de la pédophilie.
Ce film est profond, d'une vulgarité absolue, de celle qui retrace la vérité vécue par les enfants violés, victimes d'un père, d'une mère, d'un malade sexuel, d'un enseignant, d'un grand-père. Il exprime la détresse de nombreux parents et n'oublie pas celle des policiers en prise avec leur métier, ayant eux-mêmes leurs propres vies.
Il raconte le quotidien de la Brigade de Protection des mineurs et a été tourné en accord avec la réalité de faits vécus réellement dans la Brigade. Sa réalisatrice est Maïwenn Le Besco qui nous offre un film grandiose par sa beauté humaine mais qui nous laisse en larmes à la fin du film, lorsque la vie bascule, celle d'une femme qui a donné sa vie pour un métier qu'elle aime, alors que l'enfant qu'elle a arraché à un pédophile se remet à être heureux, malgré ses blessures.
Polisse est joué par des acteurs excellents, des acteurs comme Karin Viard ou Joey Starr, d'une justesse sans faille, avec une perfection sur le métier de policier qui atteint son apogée à une période, une époque, où ce métier est si durement touché par les suicides, par le manque de moyen, par une escalade de la violence et des maltraitances sur les enfants.
Lorsqu'on est conscient que ce que nous montre ce film n'est qu'un petit morceau de glaçon du iceberg de tout le malheur humain et des souffrances des enfants, alors on essaye encore de croire en l'humain mais aussi en l'Éternel vers lequel on se tourne en colère.
Car quel ange peut accepter qu'une fillette de onze mois ait le vagin défoncé à cause de viols faits par son père depuis des mois ?
Les anges ne peuvent pas grand chose, ils ne peuvent que sauver des personnes au cas par cas, comme les policiers le font tous les jours. Et moi, je suis là pour les soutenir. Soyons nombreux.
Chloé LAROCHE

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Et voici les propos recueillis par Charlotte Pudlowski
pour "20minutes" :
Thierry Boulouque, commissaire divisionnaire de police, chef de la Brigade de protection des mineurs à Paris, a donné à 20Minutes son avis sur le film «Polisse», de Maïwenn, qui raconte le quotidien d’une Brigade de police pour Mineurs...
"Quelle a été votre réaction après avoir vu le film?
C’est un film que nous avons tous aimé, à la brigade parce qu’il montre nos affaires avec beaucoup de pudeur et de réalisme, alors qu’elles sont rarement évoquées. Que ce soit dans la presse et a fortiori dans la fiction, c’est rare que l’on entende vraiment parler des violences faites aux jeunes.
C’est un tabou?
Oui, très fort. Nos affaires sont difficilement racontables, elles confinent à l’insupportable. Quand il s’agit d’enlèvement, il peut y avoir une certaine médiatisation. Mais ce que nous traitons au quotidien, comme l’inceste, la maltraitance, les agressions sexuelles au sein de familles ou en extra-familial, c’est très dur à raconter. Quand on parle d’une affaire à un collègue, on s’entend parfois dire «ahhhh mais arrête de raconter tes horreurs». C’est difficile de raconter ce que les gens ne veulent pas entendre.
La fiction est justement un bon moyen d’y parvenir?
Oui, parce que cela met une sorte de filtre. La réalité est sous-jacente. Le film met en lumière la difficulté de notre travail dans l’audition des mineurs victimes. Il y a la difficulté par rapport au contexte familial, le fait que la parole d’un enfant de 3 ou 4 ans n’est pas la même que celle d’un adolescent… Mais c’est aussi un film avec sa fiction. Les gens de la brigade sont un peu présentés comme des névropathes, alors que l’on est à l’image de la population. Mais on traite des affaires particulières, et l’on a affaire qu’à des victimes. Ce qui est intéressant c’est aussi la séparation difficile entre la vie professionnelle et la vie privée, la première contamine parfois la seconde, cela rend les relations familiales plus complexes parfois et c’est très bien montré dans le film. Qui nous donne une reconnaissance dont on est fiers.
On voit aussi parfois des blagues de policiers, à bout. Le rire fait aussi partie du quotidien de la brigade?
Il y a un rire de tension, de sidération. Il est hors de question de se moquer des victimes, ils viennent chez nous, on doit s’occuper d’eux. Mais on peut sourire parfois entre nous, de nos affaires. Quand on est tout le temps dans des affaires de violence, à caractère sexuel, on a besoin de raconter nos histoires et d’en rire. C’est un rire cathartique.
Polisse sensibilise aussi la population à ces souffrances des mineurs?
Oui, mais ce n’est pas le fond du film. Il montre moins la souffrance qu’il ne la laisse imaginer, sauf pour deux cas particuliers, lorsqu’une mère est séparée de son enfant, et lorsqu’une autre veut protéger sa fille contre son père.
La fidélité du film à la réalité est totale?
C’est le premier film, selon moi, qui envisage vraiment notre activité. Certains aspects ne sont évoqués qu’en pointillé, comme la pédopornographie, les prédateurs sur internet etc. Ce qui manque un peu, c’est la préparation du travail. Pour toute audition, on réfléchit, on prépare. Et puis ce sont les conséquences aussi. A la fin du film, on retrouve une touche d’optimisme, un enfant abusé sexuellement devient premier à la gym. C’est une renaissance. Mais la renaissance n’est pas toujours facile. Jean Cocteau disait que «l’enfance sait ce qu’elle veut, elle veut sortir de l’enfance». Là les enfants veulent en sortir pour échapper à la maltraitance, c’est l’image que l’on retient en voyant ces enfants parfois résignés, résolus à l’idée de s’en sortir. Mais s’en sortir avec beaucoup de bleus."
02:22 Publié dans Révolte pour l'Enfance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : polisse, maiwenn le besco, karin viard, joey starr, cinema, brigade des mineurs, police, cannes, festival, film, pédophilie, maltraitance, ange, paris, commissaire, policier, boulouque, 20minutes, actualité, souffrance, famille, parent maltraitant, enfance
18.10.2011
Mon cri de mère adoptive. ABSURDITÉS des administrations qui cassent l'humain. Mon témoignage pour les adoptants et services de l'État.
Bonjour à tous et toutes,
Je vous avais déjà parlé de ma situation avec ma fille que j'ai adopté en Afrique en 2003. Aujourd'hui, huit ans et demi après, je n'ai toujours pas obtenu les papiers pour elle, ni d'adoption, ni de nationalité française, et elle va avoir seize ans. Combat long et difficile pour une mère adoptive qui a ouvert ses bras sans ambages.
J'ai juste obtenu il y a trois mois la reconnaissance au Tribunal de mon autorité parentale. Mais larmes dans le coeur quand j'ai entendu dernièrement une Juge qui m'a dit : "Ben, vous voyez, d'avoir obtenu l'autorité parentale, ça n'a pas amélioré votre relation avec votre fille."
C'est comme si on disait à une maman biologique : "Ben vous voyez, vous êtes la mère, mais vous êtes incapable d'arranger la situation avec votre ado."
C'est humiliant quand on est maman et qu'on apprend aussi tout à coup au détour d'une réunion que sa fille adoptive est désormais sous la CMU de l'État, alors que ma fille a toujours été sur mon dossier Sécu et sous ma Mutuelle.
Il y a huit ans et demi, elle est née dans ma vie et c'était mon bébé, bien qu'elle fut déjà grande. J'ai toujours assumé mon rôle nourricier et protecteur et cette façon de me l'enlever, ce rôle, comme si je ne pouvais pas assumer sa protection médicale dépasse l'entendement. Cela part d'un bon sentiment certainement, comme beaucoup de comportements administratifs et judiciaires, mais les choses sont faites parfois sans tact ni réflexion humaine.
Cela a été humiliant aussi -juste avant d'avoir l'obtention de l'autorité parentale- de s'entendre dire par l'ASE : "Madame, de toute façon, vous n'êtes pas sa mère au regard de la loi. Si vous étiez sa mère, vous n'auriez aucun problème à lui obtenir des papiers."
Humiliantes et tristes les paroles que je viens de citer... quand on vous dit après à contrario dans le bureau du Tribunal : "Vous voyez que ça ne sert à rien les papiers, vous êtes sa mère et votre fille le sait."
Et là, résonnent dans ma tête les paroles du Service de l'Adoption il y a quatre ans : "Battez-vous pour que votre fille ait ses papiers, pour qu'elle ait une identité. Ses problèmes d'adolescente s'estomperont lorsque tout cela sera mis en place correctement et qu'elle se sentira accueillie par la France, son nouveau pays."
Et parce que ma fille a fugué de nombreuses fois, voulant sortir le soir tard et la nuit, et aussi parce qu'elle dépasse les limites... le Juge a ordonné au Codase puis à l'Ase de prendre la commande de la situation.
On parle de "noeud" entre ma fille et moi. Tous ces gens pensent pouvoir dénouer un noeud qui vient de loin, qui vient d'une histoire en Afrique difficile, avec un abandon, avec deux orphelinats pour ma fille, avec un père biologique malfaisant polygame ayant abandonné et arraché tous ses enfants à leur mère.
Un noeud qui vient d'un trouble de l'attachement, difficulté des enfants adoptés à pouvoir créer un nouveau lien, difficulté à vivre un lien affectif serein, enclins toujours à mettre à bout le parent adoptif pour voir jusqu'où il va tenir.
Un être humain, il tient longtemps mais parfois ça casse et c'est ainsi que nombre de parents adoptifs baissent les bras et renvoient l'enfant, au plus grand dam de l'humanité, car double abandon pour l'enfant et souffrance intense, immense, pour tous.
J'ai pris une responsabilité en allant chercher ma fille en Afrique et je reste à ma place de mère. Je me bats comme une lionne même si parfois mon coeur saigne car je suis obligée de la laisser s'éloigner de moi très quelquefois lorsque la situation devient explosive, lorsque son regard devient plein de haine pour les blancs, lorsque son coeur déborde de colère devant mon combat qui ne se finit jamais, triste de voir sa mère ne pas y arriver pour lui obtenir son adoption, ce lien officialisé d'un pays qui ne veut pas d'elle, sauf à lui payer la CMU.
Tout cela est dur à vivre mais il faut garder le sens de sa vie, le sens de ses engagements. Il faut avoir à l'esprit que lorsque notre enfant grandit, notre rôle de parent change. On doit faire son deuil de l'enfant dépendant de nous et le laisser s'envoler progressivement vers une liberté où nous ne serons plus indispensable. Lui donner la confiance de sortir à des heures plus larges mais tout en lui donnant encore des limites, tant qu'il n'est pas majeur.
Et puis laisser les paroles de son adolescent couler sur son coeur, comme si c'était les larmes d'un trop-plein de vie.
Je l'aime ma fille et je suis fière d'elle car elle a un projet de vie, elle sait ce qu'elle va faire. Mais à dix-huit ans, je veux être sûre de pouvoir la garder en France et qu'elle ne soit pas renvoyée au Bénin.
Lorsque vous ouvrez le site d'Éducation.sansfrontieres.org, il y a de quoi s'inquiéter.
Merci à ce propos d'aller signer cette pétition :
http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=38830#sp38830
Chloé LAROCHE
(voir les autres articles concernant cette situation dans : "Mes confidences de mère adoptive et biologique")
10:55 Publié dans Mes confidences de mère adoptive et biologique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : adoption, trouble de l'attachement, mère adoptive, afrique, bénin, abandon, éducateur, juge des enfants, tribunal, ase, codase, cmu, responsabilité, justice, douleur, séparation, fugue, amour, éducation, cri, témoignage

















Cela fait bientôt quatre ans que j'écris ce blog. Chaque jour, vous venez me lire nombreux, jusqu'à 500 parfois. Vous réagissez, m'écrivez, témoignez, remerciez, contrez, aimez ce que j'écris...
Alors voici quelques uns de vos commentaires. À chaque fois, je mets le lien de l'article qui correspond au commentaire, en dessous des commentaires en rapport.
Merci à vous tous et aussi à tous ceux que je n'ai pas cités.
Chloé Laroche
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Bravo Chloé, on ne saurait mieux exprimer la détresse de cette jeune femme, et votre hommage est à la mesure de son sacrifice.
Hélas, elle a emporté dans la nuit de l'oubli un petit être qui n'a pas eu sa chance.
Puissent les Anges, s'ils existent, le prendre dans leurs bras salvateurs !
Mais comme le jour renaît de la nuit qui le précède,
faisons confiance au jour qui se lève !
Écrit par : vallguy | 18.08.2010
Une figure d’homme tel un ange
Portée par l’épée d’un regard mâle.
Je sais, femme, que cela te dérange,
Que je sois pâle derrière un fard.
Du vertige de l’amour bleu et pur
Aidé par des ailes légères…
Il advient un monstre perfide et dur
Paré de fiel et de fer.
C’est quand un homme devient coupable,
Que le mot ‘responsable’, pour lui, devient réel,
C’est quand ses rêves deviennent frêles
Que l’homme s’écroule comme du sable.
Et le sable n’est que poussière.
Écrit par : MATHIEU | 17.10.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/08/17/hommage-a-une-femme-enceinte-qui-a-saute-du-6eme-etage-a-cau.html#comments
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Merci Chloé pour tous ces témoignages d'évènements difficiles et douloureux pour ceux qui les vivent et pour l'aide et le soutien apporté aux parents et aux familles meurtris.
Ta pensée est très lucide dans la vision des évènements, et il est important de ne pas passer sous silence ce qui se passe, même si certains évènements sont difficiles à entendre.
Je rends grâce à ton courage et à ta lucidité !
Je t'embrasse
Marc
Ecrit par : marcanciel | 08.08.2008
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/08/08/lettre-solidaire-pour-les-sinistres-endeuilles-solitaires.html
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Pourquoi les couples se déchirent-ils de cette façon ? Comment en sont-ils arrivés à se haïr à ce point ? Quand les enfants sont témoins de ces drames, cela doit perturber l'enfant intérieurement : la peur ressentie, les cris répétés des parents en sa présence, l'angoisse qu'il doit avoir.
Les violences verbales et physiques doivent être déclarées aux autorités, mais faut-il encore que les victimes le veuillent. Certaines restent en couple, surtout quand il y a un enfant, mais cela ne va pas rassurer l'enfant, au contraire, il sera traumatisé le restant de sa vie. S'il arrive quelquechose à la maman (ou le papa), l'enfant sera placé automatiquement et enlevé de son cocon familial, ce qui entrainera une angoisse supplémentaire pour le petit.
Les victimes doivent absolument dire ce qu'elles vivent au quotidien pour que le conjoint "attaquant" soit punit pour ses actes irresponsables.
N'hésitez surtout pas, votre vie dépend de votre choix de dire les faits. Vous devez le faire IMPERATIVEMENT.
Merci à Chloé de soulever ce très grave problème.
Prenons conscience que cela peut arriver à n'importe qui.
Lolotte73
Ecrit par : Lolotte73 | 18.06.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/18/hier.html#comments
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Je suis d'accord avec vous. Depuis l'annonce de cette horrible histoire, je suis traumatisée et j'en pleure parce que même si je ne connaissais pas ce petit bonhomme, la violence qu'il a subit me fait mal mais maintenant il ne souffre plus au moins. A force il devait être cassé de partout...Maintenant quoi qu'il se passe dans la vie, même si on a souffert on n'est pas obligé de faire souffrir quelqu'un d'autre! C'est trop facile. Ce monstre et la mère de Marc (qui pour moi n'est pas une mère) doivent payer pour cela, qu'ils vivent assez longtemps et qu'on leur rappelle tous les jours ce qu'ils ont fait ! Courage et bonne chance à son frère François.
Cordialement,
Écrit par : sandrine | 04.11.2008
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/10/28/quand-l-amour-depasse-l-entendement-quand-l-amour-devient-vi.html#comments
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Bonjour Chloé, bonjour à toutes les personnes qui se sentent seules. Non, vous ne l'êtes pas, il existe des gens comme Chloé, des associations qu'elle vous donne dans cette note qui peuvent vous aider. Vous avez le droit de vivre en ayant de l'aide : eh alors, ce n'est pas honteux d'être aidé, au contraire c'est réconfortant et cela peut vous aider à aller de l'avant. Bon nombre de ces organismes sont là pour vous écouter, pour vous aider, et ils le font avec un sourire et avec joie.
Vous qui êtes seul avec des enfants, ne "partez" pas, ce sont vos enfants qui ont le plus besoin de ce seul lien familial qui leur reste. Ils ont besoin du parent qui est à leur côté (Amour, soutien, tendresse, etc...). Cet enfant, c'est un peu vous (imagé bien sûr) et la personne qui va vous aider, vous soutenir, et vous donner de son temps, de sa tendresse parfois.
Ces organismes veulent vous aider, n'ayez pas honte d'être aidé, faites le pour vous et pour vos enfants. Courage et volonté, allez y prenez contact avec eux, ils vous accueilleront volontiers.
Personne ne veut que vous abandonniez. Vous n'êtes pas seul.
Merci à Chloé de son soutien.
Vous avez mon soutien également.
Lolotte73
Ecrit par : Lolotte73 | 17.09.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/09/13/lettre-a-une-mere-de-famille-qui-risque-de-mettre-fin-a-ses.html#comments
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J'ai trouvé votre blog par le biais d'une alerte google ... çà vous dirait de passer nous laisser votre texte sur le forum où je suis ?
http://www.dondesoidondevie.org/
Je suis Céline, maman d'un enfant transplanté rénal
Toute participation peut être bénéfique
Merci de m'avoir lue
Écrit par : Céline | 25.04.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/04/16/j-ecris-pour-le-don-d-organes-pour-que-des-yeux-s-ouvrent-qu.html#comments
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Madame,
Au nom du "blog de police", un groupe de discussion sur la réalité du métier des forces de l'ordre sur Facebook, qui regroupe près de 5000 policiers :
Merci de ce très beau texte.
Tout simplement.
Écrit par : Marc Louboutin | 12.03.2010
Merci beaucoup Madame, pour notre collègue. Si seulement plus de citoyens exemplaires comme vous êtes nous soutiendrez nous serions plus fort dans notre combat qui est avant tout d'assurer la sécurité de nos citoyens, merci encore.
Écrit par : Tony perus | 12.03.2010
Merci à toi, de penser à notre collégue, il en a besoin de cette chaleur humaine et de penser à nous par la même occasion. Je pense aussi à son épouse, ses enfants, ses parents. Et aux miens, si nous étions dans la même posture. J'aime ce métier, mais de plus en plus, je sens l'amertume me gagner face à cette bande d'incapables, incapables de gérer la sécurité de leurs "policiers", policiers qui leur font des tapis rouges lors de leur déplacement, alors que ceux-ci ne veulent pas voir " du bleu ". Vivement le changement ! C'est vous civils, citoyens qui feront le changement en réagissant ainsi, en soutenant notre métier ingrat.
Merci Chloé.
Écrit par : ludo | 12.03.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/03/12/j-ecris-en-hommage-au-policier-dans-le-coma-attaque-avec-des.html#comments
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Je dois dire que j'étais loin de connaître tout cela.
Merci pour ce magnifique billet !
Serge
Écrit par : île de ré | 04.07.2011
Je suis d'accord avec vous. Il est de plus en plus prouvé que certaines cultures peuvent être faites sans pesticides. Les débats sur le biologique prennent de plus en plus d'ampleur et c'est avec des initiatives comme les votre que le débat avance et que l'opinion prend conscience des enjeux.
Écrit par : gameduell avis fr belote | 23.07.2011
Le plan Ecophyto 2018 initié par le Grenelle de l'Environnement a pour objectif de réduire de 50% l'utilisation des pesticides en agriculture et utilisations para-agricoles, comme le désherbage chimiques des bords des routes, par exemple. Ce qu'ils ne disent pas, c'est que ces mesures ne sont pas contraignantes et que, au dernier moment, la seule ligne qui aurait pu être décisive a été changée par ceci : "... toute alternative respectueuse de l'environnement doit être adoptée, partout où cela est en mesure d'être appliquée...". Cela signifie que si on estime que cela n'est pas en mesure d'être appliqué, rien n'est fait. Qui sera le juge ???
Écrit par : MATHIEU | 26.10.2011
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/04/01/mon-rapport-de-la-conference-du-professeur-plauchu-a-l-occas.html#comments______
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bonjour à vous tous je n'ai que 10 ans mais je tiens à vous dire ceci, je pense trés fort aux haïtien(e)s et à tous les enfants, de toutes les souffrances qu'ils endurent comme la famine ....En tout cas j'espére que ça ira mieux pour toute la population haïtienne .
Bon courage !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Écrit par : andréa | 14.01.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/01/14/mes-pensees-pour-les-haitiens-et-leurs-proches-pour-tous-les.html#comments
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QUAND JE VOIS QUE MA COUSINE AIME UN HOMME DU CAMEROUN ET QU' IL NE PEUT PAS VENIR EN FRANCE C' EST DEGOUTANT PENDANT QUE DES COUPLES MARIES ICI EN FRANCE SONT EN TRAIN DE SE DECHIRER ET DIVORCER OU EST LA JUSTICE DANS TOUT CA???????
NICKOLE DU LE CREUSOT 71
Écrit par : PESCHER NICKOLE | 16.02.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/08/10/je-suis-solidaire-des-amoureux-mis-au-ban-public-je-vous-fai.html
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J'ai été très ému par votre commentaire.
Je suis également ambulancier mais vais être licencié pour inaptitude pour des raisons de santé.
J'ai mon forum : http://bebert76.forumdediscussions.com/portal.htm
Je vous ai dédié cette journée de la femme pour votre courage et pour votre amour de la profession.
Amicalement, Bertrand.
Écrit par : Bertrand | 08.03.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/01/21/mon-temoignage-d-ambulanciere-et-d-accompagnatrice-de-sante.html
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J'ai perdu mon arbre, il a été coupé lâchement pendant mon absence, c'est d'une douleur sans nom......
Écrit par : monarbre | 20.11.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/11/03/j-ai-ecrit-ce-texte-pour-tous-les-amoureux-des-arbres-et-ceu.html#comments
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Ces regards sont très touchant. Effectivement, on croise des gens et on leur fait un sourire : cela peut changer leur vie, et surtout ces sourires et ces regards échangés réchauffent les coeurs.
Écrit par : Lolotte73 | 24.06.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/23/sur-la-route-de-mon-taxi-a-grenoble-je-croise-des-regards-vo.html
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Merci à toi Chloé. le grand cousin de Jean-Baptiste.
Écrit par : missonnier frédéric | 07.02.2011
Merci Chloé pour ce super poème, et ce super blog !!!
Je suis très touché. JB était mon meilleur pote depuis plus de 10 ans...
Je fais partie de l'association "Pour JB".
Le chauffard, en contrôle judiciaire, a pu partir un mois en vacance a l'étranger en août... et a récupéré son permis en octobre, 3 jours ! Mais "LA RAISON" lui a retiré à nouveau pour 6 mois de plus... Récemment, la justice a décidé de lui retiré son permis jusqu'au procès... => ET ON Y SERA TOUS, JUSQU'A SON ARRIVée EN PRISON !
Mon pote a fini en morceau, parce qu'il ralentissait 2 gars bourrés qui voulaient faire une course... Fred le zink a raison : la réalité me parait incroyable même 9 mois apres...
Dédicace pour toi * JiBizm *
Encore merci Clhoé !
Cordialement, Aurel
Écrit par : Plantier Aurélien | 07.02.2011
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/06/08/j-ecris-pour-jean-baptiste-martinet-un-motard-de-26-ans-tue.html#comments
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Merci aussi pour ce témoignage que je viens de découvrir. Pour avoir avoir été touché par ce sujet par deux fois, je sais à quel point il est difficile de trouver de l'information et des témoignages là dessus.
J'espère que beaucoup liront ce texte.
Écrit par : Lili | 16.05.2011
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/12/09/texte-ecrit-a-la-memoire-d-ousmanne-qui-a-l-age-de-onze-ans.html#comments
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Bonsoir,
Je viens de lire tous ces témoignages et le texte de la maman de Titouan m'a complètement retourné, je suis moi-même maman et je ne peux imaginer l'horreur qu'elle a vécu. Il faut se battre pour mettre des controles à un certain âge ou pour autres cas, il est anormal de laisser des dangers publics sur la route au détriment de personnes innocentes.
Ils détruisent des familles en attendant, c'est intolérable !!!
Écrit par : elodie moliere | 12.07.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/07/01/pour-titouan-ecrase-contre-un-mur-par-une-personne-agee-inap.html#comments
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Bonjour,
Je suis heureuse de trouver ce blog. Cela veut dire qu'à ce jour, on pense encore à lui. Il ne faut pas que cette affaire tombe dans l'oubli. J'habite à Issoire et j'attends que l'on retrouve ce petit bout. Félicitations à tous. Continuons ensemble à penser à lui.
Écrit par : tigrou | 03.10.2008
Bonsoir chloé
et bien comme beaucoup je pense je suis à la recherche de nouvelles du petit Antoine n'habitant pas loin d'Issoire je me sens concernée par ce qui arrive mais vraiment je trouve ça inadmissible ce qui arrive à ce petit garçonnet et oui quel parent ?? ou plutôt quelle mère ?? qui peut se faire appeler "MAMAN " peut laisser son fils de 6 ans seul et elle aller au resto ???
moi perso je n'ai pas de réponse !!! si quelqu'un en a une je veux bien qu'il me la donne !!
bref je souhaite de tout coeur que ce petit bonhomme soit retrouvé sain et sauf !! pourtant une petite voix me dit que c'est plutôt mal parti !!
aucune piste jusque là !! vraiment c'est quelque chose d'attristant moi même jeune maman de 25 ans d'un petit yais de 11 mois je ne peux imaginer ce qui arrive !
bref voilà ma pensée
quant à toi chloé ton blog est vraiment sympa
bonne continuation
Ecrit par : pauline | 26.09.2008
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/09/14/ce-soir-je-pense-au-petit-antoine-disparu-a-issoire.html#comments
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Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux parents des enfants qui ont vécu ce terrible drame à la crèche de Termonde, je suis de tout coeur et en pensées à chaque instant.
je suis moi-même une maman d'un petit garçon de 20 mois qui fréquente une crèche et je peux ressentir l'immense douleur que cela puisse être de traverser une telle épreuve.
De tout mon coeur, je suis avec vous, beaucoup de courage et une immense pensées aux enfants devenus des petits anges !
Écrit par : vincent | 24.01.2009
Mes très sincères condoléances aux parents des petites victimes innocentes.
Pleurez, ça fait du bien, soyez bien entourés et épaulés, et prenez courage. Vos enfants étaient des fabuleux rayons de soleil, j'en suis sure. Qu' ils reposent enfin en paix.
Mes condoléances également à la famille de la puéricultrice qui est décédée en protégeant les bout choux.
Courage, beaucoup de courage aussi aux blessés, famille des blessés, et habitants de Termonde et des alentours.
Cet acte de barbarie, j'ai énormément, comme tout le monde, énormément de mal à le cautionner, normal, mais aussi beaucoup de mal à comprendre ce qu'il s'est passé dans la tête de ce malade mental.
Mon coeur et mes pensées sont avec vous, famille, amis et habitants de Termonde et des alentours, sincèrement.
Écrit par : Aude | 26.01.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/01/23/condoleances-adressees-a-la-creche-le-pays-des-fables-aux-pa.html#comments
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Bonsoir Mme Laroche
Je découvre votre blog, j'ai regardé vos archives, vos témoignages me touchent, j'espère qu'il va continuer, car vous avez sûrement aidé plein de gens, un grand merci à vous.
Écrit par : linda | 22.07.2011
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/06/23/pour-marie-jeanne-je-veux-tout-oublier-me-plonger-dans-les-y.html#comments
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Que Dieu te bénisse Chloé, ce témoignage me bouleverse, me prend aux tripes. Combien tu as raison en dénoncant notre société merdique où le respect de l'être humain n'existe plus, tout cela me révolte et me fait détester, haïr le monde politique qui a laissé faire et donné le "pouvoir" entre les mains mafieuses des pseudos financiers qui placent l'argent volé aux peuples dans des "paradis fiscaux" : le monde à l'envers. N'ayez crainte , viendra un jour où nous nous révolterons contre ses puissances maléfiques qui font de nos vies de l'esclavage. Paix à l'âme de cette Mère qui n'en pouvait plus et je souhaite de tout coeur que ses enfants vengeront un tant soit peu leur Maman, ce jour viendra.......
Écrit par : bruno | 14.09.2008
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/09/13/une-femme-s-est-tue-le-jour-de-la-rentree-scolaire-au-moment.html#comments
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Votre initiative est bonne et vous avez raison d'inviter vos lecteurs à soutenir Florence Cassez. Moi j'ai créé le mouvement artistique pour elle sur myspace (www.myspace.com/uaforflorencecassez) rejoignez nous puisque vous êtes musicienne ! écrivez moi à anonymeduo@hotmail.fr
fred alan ponthieux
Écrit par : ponthieux | 17.08.2009
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Merci chloé pour tes réponses et de nous lire ça fait plaisir, je comprends mieux ta vie ton univers... je suis touchée de voir que tu as des enfants du monde entier ; ma maman qui me porte beaucoup d aide et de soutien, aussi a adopté une ptite fille et je serais toujours en admiration pour ces femmes qui savent aimer un enfant comme le sien même s'ils n' ont pas son sang... je trouve dommage que tu ne tolère pas le niqab et la burqa parce que tu sembles sensible et respectueuse à la fois, comment réagirais-tu si demain je viens vers toi, moi MARY avec mon niqab avec qui tu discutes est ce que tu me rejetterais ?? est ce que tu m'éviterais ?? refuserais tu de me regarder en face ?? moi qui respecte ce que tu entreprends... et dis moi si en grandissant ta fille yacinthe très mimi qu'elle est, souhaiterait de son plein gré porter le niqab comment réagirais-tu ? ne faudrait il pas respecter son choix et l'aimer malgré tout ??? c'est tout simplement cela que l'on demande...
Ecrit par : mary | 22.06.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/20/du-niqab-et-de-la-burqa-mon-coeur-est-serre-pour-ces-enfants.html#comme
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Oui,comme vous dîtes nous n avons plus eu de suite aux autopsies, er pourtant qui sait comment autour de moi on a remué internet,en vain, comme les tv journaux et radios n'en parlaient plus. Ce n'est pas que le fait que je sois Cap-Verdienne, mais la vérité doit être sue.
Écrit par : Moreira | 17.12.2011
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/02/08/je-n-oublie-pas-cette-maman-originaire-du-cap-vert-retrouvee.html#comments
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