27.01.2012
L'adoption d'une jeune tigresse par une maman éléphant. Petit conte véridique pour les parents adoptifs et les enfants adoptés.
Petit conte vrai pour les parents adoptifs
et enfants adoptés____________________
Histoire vraie_______ la mienne
Un jour, dans la jungle, on appela une maman éléphant car elle avait déjà recueilli une petite girafe de huit ans qui semblait se plaire auprès de sa nouvelle maman.
La petite girafe ne tenait pas sur ses pattes quand l'éléphante commença à s'occuper d'elle. Elle n'entendait pas et aucun son se sortait de sa bouche.
L'éléphante l'entoura de ses soins et la girafe se sentit de mieux en mieux. Maintenant elle galopait et souriait, même si les sons ne venaient encore pas.
Un jour donc, on appela cette maman afin qu'elle s'occupe d'un petit tigre trouvé dans la jungle, abandonné et renié par son père volage. En fait, c'était une petite tigresse de huit ans. Au début, l'éléphante réussit à élever ce petit animal qui faisait parfois un peu mal avec ses griffes et ses crocs mais cela était encore possible à gérer.
Cependant, la petite grandit à vue d'oeil et la maman éléphante se retrouva vite en face d'une jeune fauve, laquelle avait des envies de courir en liberté et de sortir la nuit à toute heure et en compagnie d'autres fauves bien plus âgés.
La mère éléphant ne savait plus que faire, se rendant malade d'impuissance devant cette jeune tigresse qui devenait bien plus forte qu'elle et prenait de l'assurance en crocs et griffes, armes dont la féline n'hésitait pas à se servir dans des combats parfois féroces avec cette mère éléphant, au moment où la jeune tigresse voulait sortir la nuit dans la jungle cruelle.
Parfois, comme les chats partent de leur foyer plusieurs jours, la jeune féline s'échappait ainsi en des lieux inconnus, vers d'autres repères d'animaux secrets. L'éléphante ne voyait pas revenir sa protégée et elle pleurait, se lamentant et s'inquiétant.
Un jour, alors que cinq ans avait passé, une vieille hyène recueillit la jeune tigresse, un soir où cette dernière s'était égarée. Lorsque l'éléphante voulut récupérer sa protégée, quelques jours après, la hyène la regarda de haut et avec méchanceté en lui disant qu'elle s'était très mal occupée de cette jeune animal et que désormais, c'est chez elle qu'elle resterait.
La hyène avait un élevage de chevaux et avait trouvé une employée facile pour garder son troupeau. La jeune tigresse était heureuse d'avoir trouvé une nouvelle demeure et un travail bénévole. Mais au bout de quelques semaines, elle se mit à ruer et à vouloir vivre la liberté totale. Aussi se mit-elle à sortir en secret, profitant du sommeil de la hyène.
La maman éléphant, de son côté, se mourait de chagrin, croyant avoir perdu cet enfant tant aimée. La hyène l'avait emmenée si loin et l'avait même inscrite à l'école des hyènes... La tigresse était revenue un jour et avait décollé tous les posters de sa chambre éléphantesque. Elle avait emporté tous ses habits tigrés et toutes ses affaires, jetant un regard de hyène vers sa mère adoptive en pleurs et désespérée.
Et puis, un jour, six mois plus tard, la hyène appela la mère éléphant et lui demanda de reprendre sa protégée, lui expliquant qu'elle était insupportable et qu'elle ne pouvait la garder.
Maman éléphant fut très heureuse de reprendre sa tigresse mais elle s'en morda vite la trompe, puisque la jeune féline reprit son activité nocturne, ses fréquentations douteuses et ses attitudes agressives envers sa mère, l'insultant même et la poussant sur l'arrière-train.
Alors l'éléphante alla voir le Conseil de la jungle et demanda une entrevue. Elle fut entendue et reçu dans sa détresse éducative. Le Conseil décida un éloignement provisoire pour la jeune tigresse -en semaine seulement- en milieu ouvert forestier, entre jeunes tigres venant de divers pays.
Ils étaient encadrés par de jeunes lions adultes, par des pumas et des gazelles formées à l'éducation des fauves.
La tigresse revenait voir la mère éléphante chaque semaine mais elle avait donc rejoint ce milieu éducatif lui donnant le cadre nécessaire pour gérer ses impulsions naturelles la mettant en danger.
Durant plusieurs années, les choses ont dû rester ainsi avec des hauts et des bas, des progrès et des replongées, des fugues dans la jungle, des fuites et des retours, du respect envers sa mère éléphant et aussi des mots très durs envers elle avec les griffes toutes dehors.
Maman éléphant avait dû accepter les éloignements, les fugues régulières, les disparitions successives, les retours heureux.
Elle aimait sa fille et cet amour était aussi vivant que le soleil se levait chaque jour sur la jungle et la savane.
Mais elle
remerciait aussi d'avoir été entendue par le Conseil de la jungle qui lui avait apporté aide et compréhension, car sans lui, sans les jeunes éducateurs qui l'avaient secondée dans l'éducation de cette jeune tigresse, aurait-elle survécu sans se jeter dans l'abîme des flots du fleuve Lobé ?
Un jour, sa fille tigresse lui dit :
"Maman, je t'aime, mais tu sais, la mère qui m'a mise au monde est en moi et je ne voulais pas la trahir, j'avais peur de l'oublier, comment pouvais-je te montrer mon amour ? Il fallait aussi que je te pousse à bout pour que tu me montres jusqu'où tu pouvais m'aimer."
L'important pour la mère éléphant est d'avoir toujours été là pour sa fille féline de coeur, même en étant loin parfois.
Chloé Laroche
01:00 Publié dans Mes confidences de mère adoptive et biologique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : adoption, témoignage, conte vrai, afrique, bénin, adopter un grand, tigre, éléphant, jungle, conseil, éducateur, troubles de l'attachement, filiation, lien de coeur, maman adoptive, parent adoptif, difficulté, violence, famille, orphelin, orphelinat, france, adopter, fugue, éducation, autorité, respect des parents, désespoir, adolescent
23.01.2012
Lettre à une jeune femme, un jeune homme... ne respectant pas leur mère. Propos sur le respect aux parents. Ma réflexion sur l'attention envers ceux qui nous ont élevés, envers celle qui nous a portés.
À toi homme ou femme qui ne regardes pas ta mère,
À toi qui ne la respectes pas,
À toi qui lui manques de respect,
À toi qui profites de ta mère,
Je pense qu'on doit le respect à sa mère, qu'elle ait trente ou soixante-dix ans.
Ta mère est âgée, dépressive ; elle n'a pas fait, à ton sens, les bons choix dans la vie ; elle se plaint tout le temps. Alors tu t'en plains et tu ne veux pas la voir. Tu ne supportes pas de devoir la rencontrer.
Pourtant, elle souffre. Elle est seule. Sur quelle épaule peut-elle trouver du réconfort, dans quels yeux ? Que lui donnes-tu, toi sa fille, pour qu'elle ne se plaigne plus de sa vie ?
Devenir vieux ou vieille n'est pas si facile, on devient aussi très seul ou seule, selon, délaissé de tous, oublié par la famille, la société, comme un déchet qui a servi, comme un rebut qu'on mettrait au grenier ou à la cave, ou bien dans une maison de retraite, pire dans un mouroir.
Et toi qui a une mère encore jeune : tu as pensé à toutes ces années de sacrifices données pour ses enfants, données pour toi, à te langer, à te changer, à te nourrir, à t'éduquer, à ne plus sortir, à ne rien s'acheter pour privilégier tes propres achats, tes études et tout le reste. Car bien sûr, il faut payer le loyer, les factures, les téléphones de chacun, des adolescents surtout, friands de téléphonie et autres virtualités coûtant cher.
À toi, jeune homme, qui prends ta mère pour une bonne, lui criant dessus et lui donnant des ordres, parfois lui tapant dessus, te trouves-tu honnête en te regardant dans une glace ? Te trouves-tu à ton avantage d'être humain ? Je pense plutôt que tu pourrais faire partie de la race des crocodiles aux dents longues et à la mâchoire acérée. Avec juste les yeux qui sortent pour satisfaire ton intelligence étriquée de progéniture pourrie par une société d'égoïsme et d'égocentrisme.
Et toi qui a trente ans, vivant encore chez ta mère : tu es une jeune femme travaillant mais ne reversant rien à ta mère, la prenant pour un hôtel et n'ayant aucun respect pour elle, dans ta façon de lui parler, la prenant pour ta servante et ton logeur gratuit... Toi, n'as-tu pas honte de cette attitude profiteuse et avare, sans aucune pitié pour une mère qui mériterait de souffler et de se reposer, d'être aidée aussi, par sa fille ?
Les mères ont assez pleuré durant des millénaires... Aussi, je remercie d'avance tous ceux qui ont encore le bonheur d'avoir leur mère vivante de lui accorder votre regard, votre attention et votre respect.
Car vous lui devez la vie avant toute chose. Votre maman va partir certainement avant vous. Sa vie est déjà bien avancée. Que lui avez-vous redonné en bonheur, en plaisir, en considération d'elle-même ?
Chloé LAROCHE


02:44 Publié dans Amour, droits de l'enfant, parentalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : parents, respect des parents, attention, parentalité, vieillesse, abandon, respect, amour, famille, insolence, irrespect, profiter, s'incruster, regard, isolement, solitude, âge, âgé, dépression, maison retraite, retraite, délaissé, considération, éducation, sacrifice, choix, juger, non jugement, protection, présence, enfant, adulte, mère, maman, bonheur, plaisir, ensemble, partage
20.01.2012
Ma lettre ouverte au Préfet d'Eure et Loir pour un papa géorgien expulsé hier en double peine, marié à une femme lourdement handicapée et père de deux garçons nés en France.
Je partage aujourd'hui avec vous ma lettre ouverte au Préfet d'Eure et Loir. Mon blog est lu chaque jour par de nombreux lecteurs, entre 400 et 500. J'écris pour atteindre le plus grand nombre et faire réagir et agir ceux qui me lisent. Afin que ce pays retrouve sa dignité, soyons des acteurs d'humanité !
Chloé L
OBJET DE MA LETTRE :
Demander le retour en France de David Kuridze.
_______________________________________________________________
Monsieur le Préfet d'Eure et Loir,
Hier jeudi, vous avez ordonné et laissé faire quelque chose de terrible puisque vous avez piétiné les Droits de l'enfant en expulsant un père de famille.
Un des premiers droits des enfants est de pouvoir vivre avec leurs parents.
Mon fils a sept ans dans un mois et a été privé par la mort de son papa il y a quatre ans. C'est la vie qui a frappé mais là, c'est vous qui frappez, avec brutalité et inhumanité, en expulsant un papa géorgien vers son pays. C'est beaucoup de souffrance pour un enfant de se retrouver privé définitivement de l'un de ses parents.
David Kuridze venait de terminer une peine de prison et devait rentrer chez lui pour s'occuper de sa femme Lali, handicapée à 80 pour cent, et de ses deux enfants de neuf et dix ans.
Vous avez préféré appliquer la double peine alors que le Président s'était engagé en 2004 dans une opposition catégorique à cette mesure terrible, qui condamne deux fois la personne, une fois par la prison, la deuxième fois par l'expulsion du pays où il a fondé famille et vie durable.
Luka et Zaza, les deux fils de David, sont nés en France. Pourquoi devraient-ils payer tout cela par leur peine, leur souffrance d'enfants orphelins, leur déchirure.
Monsieur le Préfet, vous savez comme moi que Monsieur Guéant a dépassé ses objectifs d'expulsions de plus de cinq mille étrangers, alors pourquoi ne pas laisser ces deux enfants innocents auprès de leur père ?
Je vous rappelle que la Convention des Droits de l'Enfant signés en 1990 demande ceci aux États :
« Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré ».
Monsieur le Préfet, je vous demande de faire revenir ce père en France afin qu'il puisse s'occuper de sa famille, de sa femme lourdement handicapée, de ses deux fils qui ont besoin de leur père pour construire une vie d'adulte saine et équilibrée.
Je vous fais confiance et m'adresse à votre esprit civique et humain.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de mes sentiments républicains.
Chloé LAROCHE
____________________________________
PÉTITION pour David Kuridze :
http://www.educationsansfrontieres.org/article40515.html
POUR ÉCRIRE AU PRÉFET :
Pour dire fermement mais sans injure ni diffamation ce que vous pensez de leur attitude à ces très hauts fonctionnaires :
Préfet d'Eure et Loir :lionel.beffre@eure-et-loir.gouv.fr
Secrétaire de la Préfecture d'Eur et Loir : blaise.gourtay@eure-et-loir.gouv.fr
Préfet des Hauts-de-Seine : pierre-andre.peyvel@hauts-de-seine.gouv.fr
Secrétaire général de la préf. des Hauts-de-Seine : didier.montchamp@hauts-de-seine.gouv.fr
10:42 Publié dans Chloé défend les pères expulsés | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : david kuridze, géorgie, expulsion, handicap, famille, droits de l'enfant, enfants, orphelin, courbevoie, prefet eure et loir, lionel beffrey, immigration, mr gueant, chiffre, sarkozy, france, politique, cruauté, double peine, prison, école marcel achard, oqtf, resf, reseau education sans frontieres, pétition, père, papa, séparation, destin, injustice, convention des droits de l'enfant, préfet des hauts-de-seine
19.01.2012
Les pandas valent-ils plus qu'un père de famille chinois ? Oui, ils valent une fortune mais les pères, eux, ne sont que des pions sur l'échiquier politique. Je vous parle ici de Monsieur LIU et de Monsieur MO.
Bonsoir à tous et toutes,
Deux pandas géants sont arrivés ces derniers jours en grande pompe, prêtés par la Chine à la France pour dix ans, après des années de négociations. Ils sont ici pour faire des petits et assurer une descendance à cette race désormais protégée.
Monsieur MO, 28 ans, est resté aussi en France durant dix ans. Il a fait deux enfants et vient d'être expulsé comme un malpropre vers la Chine, son pays d'origine, laissant son fils et sa fille derrière lui. La France va peut-être les prendre en charge dans le zoo où se trouvent les pandas...
Ces deux pandas géants valent-ils plus qu'un père de famille chinois ...? Oui, ils valent une fortune mais le père chinois, lui, n'est qu'un pion sur l'échiquier politique. Il a servi à remplir les chiffres de l'expulsion des étrangers, demandés par notre politique de l'Immigration.
Mais Monsieur MO n'a pas suffi. Aujourd'hui, un autre papa d'origine chinoise s'est vu emprisonné le 11 janvier. La menace d'une expulsion vers la Chine est imminente, bien qu'impensable humainement. Il a été arraché à ses deux enfants. Lui aussi en a deux : un garçon en maternelle et une fille en CM2. Le plus petit, Rémi, est né en France. Le couple est arrivé dans notre pays en 2004. S'ils retournaient en Chine, les enfants ne seraient pas scolarisés, car considérés comme étrangers. Ces deux enfants sont implantés en France. C'est leur pays depuis sept ans.
C'est un traitement inhumain que le Gouvernement fait subir à ces deux familles chinoises.
Monsieur Mo a été expulsé définitivement loin de ses deux enfants de deux et trois ans.
J'avais fait un article pour lui le 6 janvier et une pétition a été ouverte pour demander son retour :
______MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER___________
VOICI LE LIEN VOUS PERMETTANT DE PROTESTER ET DE SIGNER LA PÉTITION CONCERNANT CETTE FAMILLE.
Merci de signer et de diffuser largement cette pétition.
http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=40591

_____________________ Pour que Monsieur LIU ne connaisse pas le même sort que Monsieur MO, il faut qu'un grand nombre de lecteurs écrivent comme moi au Préfet (Préfecture de Police de Paris) la lettre ci-dessous et signent aussi la pétition suivante :
_____________________________________

Appel à mails/fax :
-Adresse mail :
prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv....
-Fax : 01 53 71 67 23 ________________________
Monsieur le Préfet,
Monsieur LIU Shijie, né le 4 décembre 1974 à Wenzhou, n° étranger 7503625301, habitant Paris 10°, a été arrêté sur son lieu de travail mercredi 11 janvier 2012. Il a été conduit au centre de rétention de Vincennes. Monsieur LIU Shijie est arrivé en France avec sa femme en 2004 et leur fils Rémi est né en avril 2006 à Paris. Rémi est à la maternelle Boy Zelenski (10°) et sa sœur ainée Kaihui, âgée de 10 ans, scolarisée depuis septembre 2007, est actuellement en CM2 à l’école Eugene Varlin (10°) où ils sont très bien intégrés. REMI et KAIHUI ne peuvent vivre qu’en France et doivent poursuivre leur scolarité entourés de leurs deux parents. Les enfants vivent dans l’angoisse depuis mercredi. Ils ont besoin de retrouver leur père et de voir leurs parents réunis. La vie de Monsieur LIU Shijie s’est construite en France et doit s’y poursuivre. C’est la raison pour laquelle je vous demande de le libérer afin qu’il retrouve sa famille et de réexaminer sa situation administrative.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments républicains.
Chloé LAROCHE
_______________________________________

Et là où se prennent les décisions :
- Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
============= Pour obtenir la libération de Mr Liu et la levée de son ordre de quitter le territoire, signez la pétition :
Voir : http://www.educationsansfrontieres.org/article40635.html
et
__________________________________________________________
________ PAGE SOURCE DE L'IMAGE du panda calLigraphié :
http://blog.4ucreate.fr/post/2008/01/30/Votre-prenom-en-caractere-ideogramme-chinois-
sur-le-site-wwwchine-informationscom
____________ Nota bene : Les photos choisies par l'auteur pour son article et pour les précédents proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits.
01:20 Publié dans Chloé défend les pères expulsés | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : monsieur liu, monsieur mo, pères chinois expulsés, reseau education sans frontieres, paris, politique, immigration, expulsion, actualité, préfecture de police de paris, pétition, retour de mr mo, deux enfants, chine, panda, pandas géants, suicide, drame, famille, déchirement, démantèlement familial, pays, monde, injustice, séparation forcée, étranger, france, droits de l'homme, droits de la famille, droits de l'enfant
07.01.2012
Je mets mes lecteurs à l'honneur... Un bouquet de vos commentaires. Entre témoignages et indignation, colère et espoir. De la vie de chacun à l'existence des peuples.
Je viens de lire de belles phrases.
J'apprécie beaucoup ce que tu écris.
Ton blog est vraiment magnifique
avec beaucoup de vérité et de sensibilité.
Petite Chloé, continue à l'écrire, il fait du bien à
de nombreuses personnes.
J'espère que vous avez passé
un très bon Noël, toi et tes enfants.
Écrit par : Un admirateur invétéré | 25.12.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/12/25/heureux-noel-a-toute-la-terre-pour-tous-mes-lecteurs-a-tous.html#comments
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Je viens de découvrir votre blog, que je trouve très agréable à lire !
Continuez comme ca.
Écrit par : amour | 13.09.2011
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/01/03/mon-propos-sur-l-amour-et-les-relations-amoureuses.html#comments
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Merci de me rassurer vous êtes un ange, mon bébé arrivera le mois d'aout , je vais me battre pour lui , je l'aime tellement malgré qu'il n'est pas encore la , j'aime aussi le papa mais c'est un amour différent , le cœur d'une femme peut contenir différents amours aussi fort les uns que les autres . je considère que je mène une guerre , m'a seule arme c'est que je maitrise la langue de ce pays et je peut me défendre mais des fois je baisse les bras , quand on m'accuse d'être venu pour les papiers alors je doit me justifié 1000 fois , j'ai fait tout pour réussir dans mon pays (un bac , une licence , et un travail d'assistante de direction) mais les parents avait décidé que la réussite d'une femme c'est le statut d'épouse et par la a commencé mon cauchemar . il faut dénoncé la dépendance des femmes venus dans le cadre d'un regroupement familiales est cette soumission est encouragé par les préfets qui donnent raisons au mari violent quelque soit les circonstances sous prétexte qu'il faut faire du chiffre. mon ex mari m'a violé de la plus ignoble des façons, je ne souhaite a aucune femme de vivre cela ; et le préfet a approuvé, je considère que c un double viol.
merci d'être la madame, votre blog est très bien , j'avait posté auparavant mon histoire ailleurs et j'ai eu des réponses horribles ( retourne dans ton pays etc.....) mais vos réponses me donne la force maintenant je ne suis plus toute seule.
Écrit par : leila | 16.03.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/03/15/une-future-maman-d-origine-algerienne-m-a-ecrit-desesperee-e.html
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Bonjour Chloé,
Les administrations sont inhumaines en cas de décès d'un proche. Je comprends que pour la Caf et les impôts cela choque : je suis entièrement d'accord. Ces personnes (ou enfants) ont été déclarées à leur naissance, pourquoi les raye-t-on d'un seul coup de crayon ou de souris parce qu'ils sont partis. C'est honteux, un peu de dignité, zut (pour être polie).
Que les administrations trouvent un moyen pour laisser exister le souvenir de nos défunts. Je ne sais pas moi, par exemple un sigle qui signifierait : décédé, pour que leur mémoire reste intact à nos yeux.
Merci Chloé pour ce témoignage.
Ecrit par : Lolotte73 | 05.08.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/08/02/hommage-a-cillian-sausset-petit-garcon-decede-dans-un-accide.html#comments
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Bonjour,
Je suis en train de lire le volume 'Mangez-le si vous voulez' et je vais lire votre conte. Cette histoire vécue abominable de 1870, j'espère qu'elle ne se répétera plus jamais. Nous sommes soi-disant plus civilisés, maintenant. Mais c'est incroyable, comment une foule, et la plupart le connaissaient, peut devenir folle en quelques instants...
Écrit par : Marlène | 19.10.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/08/22/pardon-a-alain-de-moneys-massacre-par-les-habitants-d-un-vil.html#comments
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Je viens de découvrir ton site.
Je voulais prendre quelques instants pour venir te souhaiter mes sympathies pour la perte de ton enfant.
Je sais exactement ce que tu vis.
J'ai perdu, le 14 février 2009, mon mini bébé. J'étais à 23 semaines et 1 jour, j'ai des contractions qui ont commencé et j'ai dû accoucher de mon bébé qui a été en vie durant 1 heure.
Je me demande si on est capable de vivre après une aussi grosse perte...
au lieu de sur-vivre ?
Je tiens à te faire un câlin virtuel même si nous ne nous connaissons pas du tout.
Une maman qui a très mal
Elizabeth
Ecrit par : Elizabeth | 02.03.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/02/14/poeme.html#comments
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Bonjour Chloé,
Il est très important de parler de la solidarité humaine. C'est tellement rare de nos jours. Ces témoignages sont bouleversant d'humanité, comme quoi, on peut vivre et sauver des vies en se donnant la peine de regarder autour de soi et de voir que quelqu'un a besoin d'aide.
Merci.
Écrit par : Lolotte73 | 12.01.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/01/12/mon-hommage-a-des-hommes-qui-n-ont-pas-hesite-a-se-jeter-dan.html#comments
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Merci pour le poème, tout est exact, j'ai vraiment envie de rajouter : ne me dites pas Soyez fort, je ne comprends pas pourquoi je devrais être fort !
Ecrit par : Lionel | 06.03.2009
04:52 Publié dans Amour des autres: mon regard sur le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : commentaires lecteurs, actualité, blog, chloé laroche, injustice, colère, droit d'expression, liberté de parole, franc-parlé, dire, parler, manifester, s'indigner, poésie, condoléances, compassion, amour des autres, universel, monde, planète, écologie, villemin, police, ambulancier, moto, leschiera, corse, famille, charnolé, douzet, victimes, témoignages familles, adoption difficile, mort d'un enfant, deuil, douleur, empathie
06.01.2012
Deux jeunes enfants nés en France voient leur père expulsé en Chine, dans un pays où ils seraient eux-mêmes étrangers. Appel urgent à agir pour cette famille. MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER.
Article Urgent ______________ URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE______________________________

J'ai été alertée par la situation d'un jeune chinois de 28 ans, Monsieur Mo, qui est en France depuis l'âge de 18 ans.
Il est dans notre pays depuis dix ans et a eu deux enfants qui ont deux et trois ans, nés tous les deux en France : Félix et Soufia. 
Changfeng s'est construit sur notre territoire depuis sa majorité, à une période fragilisée de la vie où il sortait de l'état d'enfance pour entrer dans le monde des adultes.
Il a été arraché à sa famille en décembre, à ses enfants et sa femme, pour être placé en centre de rétention et être expulsé vers la Chine, son pays de naissance.
Il devait être expulsé hier mais il a fait une tentative de suicide, devant l'issue dramatique de cet arrachement cruel.
Après quelques heures d'hospitalisation, il a été ramené très rapidement en Centre de rétention.
Il doit être expulsé ce dimanche.
Vous pouvez l'aider à rester en France en faxant le message suivant ou en écrivant à l'adresse mail donnée plus bas. Vous pouvez le personnaliser, mais en veillant à demeurer courtois dans vos propos :
Monsieur Changfeng MO est arrivé en France depuis dix ans. Il était alors âgé de 18 ans. Il y a fondé une famille. Ses jeunes enfants Félix, 3 ans, et Soufia, qui aura 2 ans en février, sont privés de leur père depuis 37 jours. Le petit Félix a "fêté" son anniversaire le 15 décembre sans son père. Félix et Soufia et leur mère Hongxia ont passé Noël dans l'angoisse.
Monsieur le Préfet, je vous demande de libérer immédiatement Monsieur MO afin qu'il retrouve sa famille au plus vite.
Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à mes salutations respectueuses.
Le 6 janvier 2012, à ...........
Signature
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Mail de la préfecture de police :
prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr
Fax du cabinet du Préfet : 01 53 71 67 23
_________________ Merci de votre aide pour aider cette famille à rester unie en France et sans être obligée de rentrer en Chine, car en Chine, les deux enfants seraient considérés comme des étrangers et seraient non scolarisés.
Chloé LAROCHE
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______MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER___________
VOICI LE LIEN VOUS PERMETTANT DE PROTESTER ET DE SIGNER LA PÉTITION CONCERNANT CETTE FAMILLE.
Merci de signer et de diffuser largement cette pétition.
http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=40591

http://www.educationsansfrontieres.org/article40351.html
12:29 Publié dans Chloé défend les pères expulsés | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : monsieur mo, chine, expulsion, famille démembrée, resf, reseau education sans frontieres, politique, actualité, urgent, appel à faxer, écrire, indigner, s'indigner, immigration, camp de rétention, suicide, enfants, famille, chinois, étranger, 40 jours de rétention, noël seul, préfet, arrachement, indignation, colère, pétition, aubervilliers
05.01.2012
Mon hommage de violoniste à Yehudi Menuhin, musicien de la Paix et humaniste en sagesse, créateur d'humanité.
Bonsoir à tous et toutes,
Je choisis en ce début d'année de vous offrir quelques phrases, quelques morceaux choisis de Yehudi Menuhin, immense violoniste et grand sage.
Il a écrit "Le Violon de la Paix" et cet ouvrage me touche beaucoup. C'est un recueil de citations tirées de son livre originel : "Le voyage inachevé".
Je suis violoniste aussi, comme vous le savez, et comme les violonistes des peintures de Chagall, j'aime la terre autant que le ciel et j'aime faire raisonner les étoiles, comme les faire résonner.
J'ai eu la chance étant enfant d'entendre ce grand homme jouer à Grenoble, sur une scène en solo. Il était l'incendiaire innocent de la vie et de l'espoir et traversait le monde entier pour attiser le brasier de l'amour de l'humanité grâce à l'amour de la musique, transmetteur formidable d'une énergie infinie qui se propage invisiblement. J'ai bénéficié de cette énergie et je l'en remercie, poursuivant le chemin d'un Archet pour la Paix depuis plusieurs années avec mon violon, fidèle compagnon de route.
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"Nos vies sont bien courtes, mais nous sommes habités par l'infini, la créativité, la nécessité de préparer l'avenir." (Yehudi Menuhin)
"Un violoniste est une structure vivante tendue entre les aimants du soleil et de la terre. De même que seule une corde tendue peut vibrer, de même avant de vibrer, le corps d'un violoniste doit se sentir tendu vers le haut." (Yehudi Menuhin)
"Nous ne savons pas ce que sera l'avenir, mais nous savons ce que nous souhaitons qu'il soit, et cela doit rester notre but." (Yehudi Menuhin)
"Quelle serait la tâche d'un être cosmopolite et de musique si ce n'est de porter du pollen de fleur en fleur, inséminer, disséminer, tisser des réseaux et construire de fragiles ponts ? Telle est restée ma mission." (Yehudi Menuhin)
"Pour la nuit du nouveau millénaire en 2000, nous serons à Robben Island avec Mandela. Jouer le Requiem de Mozart, c'est confesser nos fautes."
"Je crois que la subtilité est un principe cardinal du jeu de violon."
(Yehudi Menuhin)______________________________________
______________ Toute sa vie, Yehudi Menuhin fut lié aux Tziganes (dont 500 000 disparurent dans les chambres à gaz), et solidaire de la cause des minorités._________________
"Les Tziganes sont parmi les derniers nomades qui restent encore au monde. Le nomade et sa famille sont mariés aux étoiles et à la terre." (Yehudi Menuhin)
Yehudi Menuhin s'est éteint en 1999, dans un silence autour de sa mort déconcertant, comme si la pudeur du monde entourait son départ du silence de mille violons en sanglots longs et profonds.
Je lui avais offert mon poème, ce poème :
VIOLON DE VIE_______ 
Arc d'amour
Violon au coeur pur
Tu sillonnes les âmes
Pour que la joie rayonne
En roses rouges de vie
Arc de vie
Flèche touchant la sève
Pour ramener aux racines
Le ciel des rêves
S'abreuvant au Soleil
Arc du Soleil
Archet de lumière
Tu viens des étoiles
Nous parler de la trêve
En rosée de paix
Arc de paix
Tu caresses nos ouïes
Transperçant les êtres
Jusqu'au chant intime
Du violon intérieur
Arc de l'intérieur
Tu nous offres l'ultime
Pour dépasser les rêves
En leur rendant l'espoir
Réalité de l'amour.
Chloé LAROCHE____________________________
______
Mes sites de violoniste________ :
http://letrioodyssee.voila.net
http://violonistenciel.voila.net
__________________________________________
Petit mot pour Madame GELSY ___________:
Madame Gelsy, qui tient un blog d'auteur sur internet, avait écrit un article en 2007 en découvrant mon site de violoniste "violonistenciel.voila.net". Le voici :
http://motsetcouleurs.blogspot.com/2007/10/bleu-ebloui.html
MERCI GELSY ET QUE MES LECTEURS DÉCOUVRENT VOTRE SITE MAGNIFIQUE AVEC VOS TEXTES ET UNE POÉSIE EXTRAORDINAIRE SORTIE TOUT DROIT DE VOTRE PLUME.
Heureuse Année à vous en créations et belles expressions de l'Âme.
Chloé 
_____________________
01:39 Publié dans Hommages à des hommes et des femmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : yehudi menuhin, violoniste, soliste, juif, tzigane, paix, violon, violon intérieur, le violon de la paix, prodige, don musique, musique, concertiste, actualités, monde, hommage, russe américain, humaniste, sage, yoga, enesco, persinger, bloch, 22 avril 1916, live music now, art, france, planète, poésie, mémoire, violon de vie, classique, mozart, mandela, requiem mozart, gelsy, violonistenciel, blogueur, écrivain, poète, musicien
01.01.2012
C'est le début de l'année 2012 et je suis toujours amère après plus d'un an de chômage suite à la perte de mon emploi. Que les personnes victimes soient entendues et prises en compte !
Bonsoir à tous et toutes,
Je souhaite à tous mes lecteurs, à vous qui me lisez régulièrement ou vous qui passez par hasard, une heureuse année 2012, avec le bonheur pour chacun, que les pauvres le soient moins jusqu'à plus du tout et que ceux qui n'ont pas de travail en retrouvent.
Je suis toujours amère d'avoir dû renoncer au travail que j'avais en 2010 depuis deux ans. Quand je repense au jour où le médecin du travail est allé visiter mon chef et que ce dernier lui a dit : "Vous n'avez qu'à aller voir son blog, elle a eu des ennuis précédemment dans son ancien emploi..."... Je suis toujours aussi écoeurée.
Lorsque le médecin du travail m'a rapporté les dires de mon chef, cela m'a énormément chagrinée et humiliée car les ennuis dont parlait mon chef sans évidemment rentrer dans les détails devant le médecin du travail, laissant planer le doute sur mon sérieux, c'est une agression par un jeune homme autiste handicapé mental qui m'a frappée en 2008 alors que je le conduisais à son établissement.
J'ai été agressée par deux fois gravement, à deux semaines d'intervalle, avec des coups violents par ce même individu alors que j'étais conductrice professionnelle et taxi pour personnes handicapées.
Les parents de ce jeune ne voulaient pas qu'on reconnaisse de la violence chez leur fils handicapé mental ni devoir lui donner des médicaments et ont préféré m'accuser de mensonge pour la première agression de leur fils envers moi, puis pour la deuxième m'ont reproché n'avoir "pas assez d'autorité".
La société ne m'a jamais reconnue comme victime, ni le Procureur qui a reçu ma plainte, ni les parents de l'agresseur, ni mon ancienne patronne qui ne m'a pas gardée ni ne m'a protégée à l'époque. Et quand mon nouveau chef a ressorti cette histoire en 2010 en la tournant à mon désavantage, quelle honte. Pourtant, il y a eu à l'époque des certificats médicaux, un passage après l'agression aux Urgences et des coups violents sur la nuque, dans le dos ainsi que sur le côté droit et l'épaule droite.

Le monde professionnel est sans pitié et préfère enterrer un employé à virer jusqu'à le mettre au rebus ou à la poubelle en ne lui manifestant que mépris et en lui enlevant toute considération, afin de le faire craquer humainement pour qu'il sorte définitivement d'une entreprise, parfois au mépris de la qualité de son travail.
Les clients au sein de mon nouvel emploi m'appréciaient et me le disaient, mais le créateur de l'entreprise dans laquelle je travaillais ayant été remercié en 2009 par de nouveaux acheteurs, le second et sa secrétaire ayant pris le pouvoir et ayant toujours été jaloux de mes appréciations par l'ancien directeur, ont tout fait pour me déprécier, inventant mille raisons pour me casser auprès de la nouvelle direction.
Ne pas être invitée au barbecue proposé pour les salariés et me faire travailler pendant celui-ci, m'entendre dire que je n'ai pas lavé mon véhicule alors que je venais de le faire devant ces deux individus, être convoquée brusquement pour motif grave et menace de licenciement à cause d'un accord tacite passé depuis mon embauche sur l'usage de prendre ma fille ou mon fils après mon travail, recevoir des menaces de "licenciement pour faute grave" à cause de cinq minutes d'avance dans un établissement avec dénonciation calomnieuse au DRH, subir des journées sans un bonjour ni un sourire du bureau, supporter un travail dur sans le soutien de ma direction et de ma hiérarchie : le poids a été lourd.
Ma voiture de travail aurait pu se retrouver contre un arbre mais je n'en suis pas arrivée là. Le médecin du travail et l'inspectrice du travail ont compris ma situation et m'ont aidée à partir avec un licenciement pour inaptitude... Inaptitude de l'employeur à me protéger comme salariée. "Inaptitude à cause de l'employeur".
Je pense aujourd'hui à toutes ces personnes que je transportais, handicapées et personnes âgées, qui m'appréciaient et n'ont pas compris mon départ.
Je souhaite que cela n'arrive à personne, d'être frappé dans un véhicule alors que vous conduisez sans pouvoir vous défendre... tout en maîtrisant le véhicule lancé à 110 km/heure, sans créer d'accident.
Je souhaite que cela n'arrive à personne d'arriver dans l'Ime de son agresseur et d'entendre vous dire par le Directeur de l'établissement, sans aucun ménagement pour l'agression que vous venez de subir ni pour l'état dans lequel vous êtes : "Mais Madame, si vous ne faites pas l'affaire, votre entreprise prendra quelqu'un d'autre."
Et puis apprendre par les éducateurs du même centre qu'ils savent que ce jeune est violent et que les coups subis, on les tait, "c'est comme ça".
Heureuse année 2012 à tous... et que les personnes victimes soient entendues et prises en compte !
Chloé LAROCHE
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Nota : Pour en savoir plus, vous pouvez vous référer à mon premier article, le premier de mon blog écrit le 10 avril 2008 :
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/10/sos-d-une-maman-et-conductrice-de-taxi.html
23:02 Publié dans Face à la crise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : taxi, taxi tmpr, agression par handicapé, handicap, conducteur professionnel, abus professionnel, médecin du travail, chef, patron, témoignage, licenciement, inaptitude à cause de l'employeur, inspection du travail, blog, harcèlement moral, mépris, justice, plainte, agression, victime, procureur, médecine, accident, urgences, chômage, pôle emploi
29.12.2011
Cher Père Noël, voici ma lettre d'après-Noël... d'une maman face au monde.
Cher Père Noël,
J'ai constaté que tu as eu beaucoup de travail cette année et que tu as dû faire plaisir à beaucoup d'enfants. Je te remercie beaucoup pour tout ce que tu fais et pour cet amour que tu donnes à tous les enfants du monde.
J'ai constaté aussi que beaucoup de mamans se sont affairées à préparer Noël, le repas de famille et l'accueil des convives. J'en ai vu plein les magasins qui vous aidaient, Père Noël, ainsi que des papas.
Puissiez-vous aider ces parents en plantant un sapin dans leur coeur afin qu'il les aide en gardant à jamais leur vie intacte pour leurs enfants.
Puissiez-vous aider les parents en deuil qui pleurent leur enfant en ces périodes de réjouissance et de faste, qu'ils aient un petit cadeau au fond du coeur pour leur petit disparu.
J'ai pensé très fort aux parents du petit Enzo emporté par une rivière trois jours avant Noël. Quelle mort cruelle pour un enfant de deux ans qui avait toute sa vie devant lui. Mais il est parti vers son destin comme le Petit Prince a tracé droit dans le désert, disparaissant sans se retourner. Père Noël, mettez dans ses souliers au ciel quelques cadeaux et des papillotes, qu'il s'envole vers les anges avec l'espoir de vous avoir vu.
Puissiez-vous aider toutes les mamans, tous les papas en difficulté matérielle... afin qu'il n'y ait pas que des oranges sous le sapin et qu'il y ait plein de belles boules dans l'arbre de Noël, ainsi que mille rêves réalisés en 2012.
Père Noël, je te confie un chat doré perdu, tombé dans le coma qui s'appelait Caramel. Il était tatoué et est resté seul sans qu'on s'intéresse à lui ni qu'on le mène à temps chez le vétérinaire. Ses deux maîtres retraités le pleurent. Il était leur seul enfant. Il est mort en Isère.
Je te dis à l'année prochaine et n'oublie pas mes enfants, qu'ils aient longue vie et protection, l'amour de moi, leur maman, et toujours la douceur des anges sur leur chemin.
N'oublie pas non plus de glisser dans les souliers usés des sans-papiers leur identité française et surtout que des familles étrangères ayant des enfants ne soient pas séparées ou jetées dans des centres de rétention, comme ce garçon rom qu'on a séparé de son papa à Noël, son père dont il ne sait quand il le reverra... Comme ces enfants qui ont passé Noël derrière des grillages, arrachés aux bancs de leur école, en vue d'une expulsion vers un autre pays, qui n'est pas le leur.
Père Noël, lis-donc cette page internet :
http://www.educationsansfrontieres.org/article40333.html
Cette année, j'ai invité chez moi plusieurs personnes seules en cette veillée et réveillon de Noël. J'aimerais, cher Père Noël, refaire la même chose l'année prochaine, car pour moi, quand tu descends du ciel, c'est pour honorer le partage et la solidarité.
Et surtout, repousser très loin l'indifférence, l'individualisme et l'isolement.
Chloé LAROCHE


Nota : ce blog est visité en moyenne par cinq cents lecteurs chaque jour. Merci à vous tous de me lire si nombreux et pardon de ne pouvoir honorer cet espace par un article par jour.
02:25 Publié dans Révolte pour l'Enfance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : père noël, lettre, cadeau, noël, pauvreté, mort enzo, enfant noyé, deuil, parent en deuil, mort, étranger, expulsion, resf, reseau education sans frontieres, sans-papiers, rom, chat, mort d'un animal, solitude, centre rétention oissel, besançon, grenoble, isère, réveillon solidaire, solidarité, amitié, indifférence, consommation, convivialité, don, partage
05.12.2011
De la peur collective à la prise de conscience individuelle. Ne pas accepter le sacrifice des enfants sur l'autel du profit et des intérêts politiques. Je défends trois familles Roms iséroises.
Bonjour à tous et toutes,
Le Président de la France a choisi de mettre en fin de semaine dans son discours l'accent sur le fait que la peur était revenue dans notre pays et que cette peur entamait la confiance.
Il a parlé notamment de "la peur pour la France de perdre la maîtrise de son destin."
On a compté 44 fois le mot "CRISE" dans ce discours récent de Monsieur Sarkozy.
Personnellement, je ne suis pas d'accord d'accentuer ainsi la peur dans des discours officiels. Les petites gens ont besoin d'être soutenues, pas écrasées par ce qu'elles savent déjà du combat qu'elles mènent chaque jour pour survivre.
On rajoute par ce discours de l'anxiété à l'anxiété. C'est clairement une tactique pour que les Français se réfugient vers celui qui se dit pouvoir sauver encore la France.
Bien sûr, on peut avoir peur de la situation de crise, des multiples licenciements, des boîtes qui se maintiennent au ras de l'eau, n'embauchant plus.
Mais on peut avoir encore plus peur devant l'oeuvre de démolition du Gouvernement actuel, lequel a été capable d'anéantir la formation des professeurs des écoles en quelques mois.
Aujourd'hui, je constate dans l'école de mon fils que les Rased manquent cruellement, ces personnes qualifiées qui aidaient les enfants en difficulté dans les écoles primaires afin de soulager les professeurs.
Actuellement, ces derniers travaillent en se taisant, sacrifiant sans relâche de leur mérite afin de remplir leurs objectifs du mieux qu'ils peuvent.
Lorsque je regarde l'entrée de l'école de mon fils à la Villeneuve quartier Sud, j'ai honte. Les murs sont sales, les abords peu engageants. Des enfants grimpent au-dessus sur la passerelle en venant en cours, risquant de tomber, sans que personne ne s'en émeuve et sans aucune surveillance. On sacrifie la nouvelle génération à des intérêts supérieurs. On préfère offrir un magnifique stade mais ne pas consacrer de budget à des écoles qui ont le mérite de survivre sans sombrer dans l'amertume.
Ma peur survient aussi lorsque je constate que des faits effroyables se produisent ici-même dans ma région et que ces faits atteignent des enfants scolarisés, trois familles de Roms expulsables sans délai.
Lorsque des humains sont capables de toucher au sort d'enfants à protéger, alors il est opportun de se dire que notre société a basculé dans le sordide et dans le retour à une histoire dont chacun a honte et qui date d'il y a soixante-dix ans.
Une personne a signé la pétition les concernant et a laissé ce commentaire :
"Rafles à l'école, à Emmaüs ou dans la rue, chasse aux gosses, tes droits ne sont pas un problème quand t'en as plus...".
Une autre personne, Myriam, a laissé cet intéressant commentaire sur la pétition :
"Le Conseil Général doit entrer en RÉSISTANCE et non pas accompagner cette politique indigne d'expulsions et digne des années 30, c'est insupportable de voir où nous en sommes arrivés , ouvrez donc les yeux mesdames et messieurs les élus, nous entrons dans une période trouble
“En certaines circonstances, écrivait David Rousset, la vérité impose que l’on se dresse contre sa classe, contre son parti, contre son État.” Nous y sommes. » ! Dressez vous contre cette politique xénophobe, il ne suffit pas de dénoncer il faut des actes !"
J'invite donc mes concitoyens à aller signer cette pétition afin de ne pas laisser des enfants scolarisés être arrachés aux bancs de leur école à Saint Martin le Vinoux, commune limitrophe de Grenoble.
Voici le lien de cette pétition où vous pourrez lire le texte complet concernant la situation gravissime de ces trois familles Roms :
http://www.mesopinions.com/LE-CONSEIL-GENERAL-DE-L-ISERE-EXPULSE-petition-petitions-2768bf36458ac0defe0496954f9c93f3.html
En dessous de mon article, ici bas, vous pourrez aussi lire l'appel du Collectif de la Patate Chaude, qui accompagne ces familles.
“En certaines circonstances, écrivait David Rousset, la vérité impose que l’on se dresse contre sa classe, contre son parti, contre son État.”
Nous y sommes.
Chloé LAROCHE
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"LE CONSEIL GENERAL EXPULSE !
Depuis le mois de novembre 2010, 3 familles roms occupent avec le soutien du collectif "la Patate Chaude" et de l’association Droit Au Logement (DAL) une maison appartenant au Conseil Général de l’Isère, située à Saint Martin le Vinoux. Ce dernier, qui avait laissé entendre qu’il ne lancerait pas de procédure d’expulsion si les familles essayaient d’obtenir un logement par la voie « légale », les a finalement assignées au tribunal, et le 20 octobre, un jugement d'une rare dureté a été rendu : l'expulsion est ordonnée sans aucun délai.
Pourtant, depuis leur arrivée sur l’agglomération en 2007, ces familles ont effectué de nombreuses démarches auprès des pouvoirs publics – notamment auprès du Conseil Général – pour obtenir un toit et bénéficier d’un accompagnement social en suivant les procédures habituelles. L’occupation de cette maison n’est que la conséquence des échecs répétés de ces démarches. Ces derniers mois, elles ont monté des dossiers DALO (Droit Au Logement Opposable) conjointement avec le collectif la Patate Chaude, mais ceux-ci se heurtent à un refus systématique, confirmant la discrimination dans l’accès aux droits dont sont victimes les personnes d’origine rom.
Les habitants de la maison de Saint Martin le Vinoux ont fui la Roumanie, où les Roms sont victimes de discriminations, et sont venus en France avec l’espoir que leurs enfants puissent y faire des études. Ceux-ci sont d’ailleurs actuellement tous scolarisés, la plupart sur la commune de Saint Martin le Vinoux. Après avoir été expulsés d’une ancienne station Total qu’ils ont occupée pendant plusieurs mois, et avoir vécu dans une extrême précarité sur un campement au bord de l’Isère, ils ont enfin trouvé un minimum de stabilité indispensable à leur bien-être et à celui de leurs enfants.Ce même 20 octobre, un jugement identique a été rendu à l'encontre de familles avec enfants et qui s'étaient mises à l'abri dans une maison achetée à la Tronche par le Conseil général, pour les mêmes raisons qu'à St Martin-le-Vinoux : le projet de rocade nord, aujourd'hui abandonné.
En demandant ces expulsions, sans aucune proposition de relogement, le Conseil Général, qui prétend pourtant dénoncer la politique xénophobe de l’État envers les Roms et les étrangers, s’inscrit dans le prolongement de cette politique cynique qui leur donne à comprendre qu’ils ne sont pas les bienvenus en France.
De plus, ces expulsions mettraient à la rue des hommes, des femmes et des enfants à l'entrée de l'hiver. Comment accepter cela, alors que l'institution à l'initiative de ces expulsions est précisément celle en charge de la protection de l'enfance ?
Nous vous appelons donc à vous joindre à nous pour demander au Conseil Général, malgré cette décision de justice, de ne pas demander de recours aux forces de l'ordre et de ne pas jeter de nouveau ces personnes dans la précarité et l’insécurité que représente la survie dans la rue.
D'avance merci."
Le collectif "la Patate Chaude"
_________________________________PÉTITION :
http://www.mesopinions.com/LE-CONSEIL-GENERAL-DE-L-ISERE-EXPULSE-petition-petitions-2768bf36458ac0defe0496954f9c93f3.html
02:50 Publié dans Face à la crise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, peur, sarkozy, saint martin le vinoux, iufm, professeur des écoles, rased, école villeneuve, grenoble, expulsion roms, expulsion enfant scolarisé, trêve hivernale, étrangers, immigration, pétition, resf, conseil général, la patate chaude
29.11.2011
Mes pensées au petit Bastien, mort dans une machine à laver à trois ans, par la folie de son père.
Bonsoir à tous et toutes,
Vendredi soir, près de Meaux,
il y a un petit Bastien qui est parti.
Il n'avait que trois ans.
Il aurait dû encore vivre.
Mais non, son père l'a mis nu dans une machine à laver.
On le pleure depuis qu'il est mort.
Et pourtant dans son village, chacun savait que le père roulait vite, buvait et ne mettait pas la ceinture aux enfants en voiture. Les gens s'inquiétaient mais ne savaient que faire.
Bastien avait déjà tourné dans une machine à laver, selon sa soeur, et certains savaient qu'il était battu, notamment sa grand-mère. Il avait même été aperçu par les voisins sur le bord d'une fenêtre, abandonné dans une couverture, plus petit.
Sa mère Charlène était battue, maltraitée.
Elle n'a pas pu le sauver, son fils,
de la maltraitance.

Elle a été mise en prison
pour non-assistance à son fils.
Elle n'a pas pu empêcher son mari de commettre l'irréparable.
Il aurait fallu qu'elle s'enfuie bien loin avec son enfant quand il était encore temps, quand elle voyait son époux, le père de son enfant, le mettre dehors au froid, l'enfermer deux heures dans un placard ou déjà le martyriser dans la machine à laver.


Que mon article soit lu pour que d'autres femmes réagissent et ne laissent pas leur enfant se faire maltraiter jusqu'à être tué. Il faut savoir fuir malgré les menaces et les coups, malgré la peur et malgré la terreur.
La vie de votre enfant est si précieuse qu'il faut savoir demander de l'aide, qu'il faut savoir se faire aider et demander protection, avant l'irréparable.
La mère de Bastien avait peur. Elle n'a pas protégé son enfant à cause de sa peur. Elle était battue comme son fils. Son compagnon avait déjà été condamné pour coups envers elle. Elle était fragile, délaissée aussi, et aurait certainement eu besoin d'être protégée et aidée, vivant sous la domination de cet homme et incapable elle-même de protéger son enfant. Bastien a eu la malchance de naître dans cette famille, entre un père qui ne voulait pas de lui et une mère lâche et non protectrice.
Oh ! Mère de douleur, les anges ne peuvent que pleurer
devant tant de souffrance, devant tant d'horreur.
Petit Bastien, va en paix dans les bras de Grande Maman,
dans les bras de notre Mère à tous.
Je jouerai pour toi sur la montagne et les étoiles des neiges se souviendront comme tu étais un beau petit garçon, souffre-douleur
d'un père qui ne t'a pas voulu, qui ne t'a pas aimé.

Chloé LAROCHE
02:34 Publié dans Révolte pour l'Enfance | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bastien, champenois, meaux, crime, enfant, maltraitance, violence conjugale, peur, violence, femme, mère, père, famille, mort dans un lave-linge, deuil, souffrance, actualité, france, douleur, enfant martyr, souffre-douleur, femme battue, alcool, non-assistance à personne en danger, lâcheté, dépendance affective, aide, sos, soutien psychologique, procès, justice
26.11.2011
Pour le petit Léo, disparu dans le Taillefer, un coeur pour lui et ses parents.
Pour Léo et ses parents______________________
Je pense souvent à Léo Balley, disparu en 1996, le 19 juillet, dans le massif du Taillefer.
Il avait six ans lorsqu'il a disparu.
L'âge de mon fils aujourd'hui.
Cet été, je suis allée au Lac Fourchu. Et j'ai beaucoup pensé à ce petit garçon disparu depuis quinze ans.
Il aurait aujourd'hui 21 ans.
On n'a jamais retrouvé son corps.
Je me pose des questions sur cette disparition. Comme grand nombre de personnes qui n'ont pas oublié.
Beaucoup de choses ont été murmurées à l'époque. Certains parlaient même d'un enlèvement orchestré par la famille, avec une voiture postée en dessous. Beaucoup d'hypothèses peuvent être faites, autant farfelues les unes que les autres. En tout cas, même si l'enquête est obligée de passer par des hypothèses, le père et la mère de Léo ont droit au respect, eux qui vivent une si grande douleur de la perte de leur seul fils.
Selon ce que je sais, cet enfant devait camper auprès du lac avec son papa et des amis.
Ces amis ont voulu aller chercher de l'eau, peu après 17 h, à une cascade, éloignée d'une distance d'un kilomètre de marche et l'enfant est allé avec eux. Mais prétextant qu'il était fatigué, Léo a souhaité rentrer au bout d'un moment et le groupe l'a laissé partir seul pour revenir au lac où se trouvait son père en train de planter la tente.
Personne n'a jamais revu l'enfant.

La question que je me pose est : comment peut-on laisser rentrer seul un enfant de six ans en pleine montagne sans l'accompagner... ? Même s'il s'est échappé, en admettant cela, je pense qu'à six ans, on ne laisse pas partir un enfant seul et on lui court après pour le rattraper et le protéger... comme je fais avec mon fils, si cela arrive.
Le mystère est là.
Quand on laisse un petit garçon seul en pleine montagne,
les gentianes saignent et les marmottes se taisent.
Il a pu se passer tant de choses quand Léo s'est retrouvé seul.
L'enfant a pu se perdre et tomber dans un trou ou une tourbière.
Il y a beaucoup de points d'eau avec de la vase sur le plateau.
L'enfant rentré seul a pu faire une mauvaise rencontre sur le chemin du retour.
Il a pu être entraîné ailleurs.
Lors de ma promenade au Lac Fourchu,

à un moment j'ai regardé le ciel,
un coeur en nuage y était dessiné.
Et puis j'ai trouvé une pierre en forme de coeur près du lac Fourchu et dans le coeur, il y avait un autre petit coeur de couleur rouge. La photo mise à droite par mes soins en témoigne.
Je l'offre aux parents de Léo, qui vivent une souffrance indescriptible depuis quinze années. Ne pas savoir est terrible pour un parent.
Chloé LAROCHE
________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Articles et sites pour Léo :
http://alpes.france3.fr/info/les-disparus-de-l-isere-et-la-cellule-mineurs-38--60764514.html
http://disparitions.blogspot.com/2007/07/lo-balley-france-massif-de-taillefer-38.html
http://apev.org/article.php?sid=39
http://www.ledauphine.com/isere-sud/2010/05/25/leo-balley-disparu-en-1996-dans-le-massif-du-taillefer
http://www.avisderecherche.org/fiche.php?numero=15
http://pipiou.over-blog.com/article-27023659.html
http://lci.tf1.fr/france/justice/2010-05/disparus-de-l-isere-mam-lance-la-contre-enquete-5865760.html

00:28 Publié dans Survivre au décès d'un enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : léo balley, hommage, souvenir, montagne, taillefer, disparition, 1996, enfant, lac, tourbière, lac fourchu, enquête, police, deuil, drame, inconnu, mystère, parent, isère, grenoble, mémoire, apev, sos enfants disparus
25.11.2011
Pour la Journée de Lutte contre les Violences faites aux femmes, je livre mon témoignage de la femme que je suis. Se relever du pire mais surtout, parler.
Bonjour à tous et toutes,
Aujourd'hui, c'est la Journée Internationale de lutte contre la Violence faite aux Femmes.
Je pense à cette journaliste de France 3 qui vient d'être tabassée et agressée sexuellement en Égypte, au Caire. Elle s'appelle Caroline Sinz et a cru quelle allait mourir, emmenée par un groupe de jeunes et d'adultes lui ayant arraché ses vêtements et lui ayant fait subir des attouchements durant trois quart d'heures.
Les journalistes femmes, plus vulnérables que leurs collègues masculins, sont agressées dans leur corps et risquent leur métier car leurs directeurs se rendent compte au final qu'elles présentent plus de fragilité que les hommes. Mais le monde journalistique est conscient que les femmes font d'excellents reportages.
Sur Europe 1 aujourd'hui, dans le cadre de cette Journée de prise de conscience de ce que subissent les femmes, j'ai entendu une femme dire : "Mon mari me violait, m'imposait des relations sexuelles sans mon accord. Mais je ne pouvais rien dire. Il n'y a pas de viol entre époux."
Il y a donc encore des femmes qui ne savent pas que la pénétration forcée par leur conjoint et aussi celle imposée par surprise est un viol. Un viol puni par la loi. Mais combien font la démarche de porter plainte dans un cas comme celui-ci ?
Lorsqu'il y a sentiments, lorsqu'il y a amour passé ou encore présent, il est difficile de se dire que cet homme qu'on a aimé va passer des années derrière les barreaux.
Beaucoup de femmes ne parlent pas. Mais lorsqu'elles se confient enfin au numéro d'appel contre les Violences faites aux Femmes : le 3919, elles pleurent. Elles se sentent soulagés d'être comprises, tout d'un coup entendues et écoutées. Puis enfin aidées et sorties de l'enfer où elles sont parfois depuis des années.
Il est difficile de parler pour une femme car lorsqu'elle révèle ce qu'elle a subi de la part d'un homme, cela révèle aussi aux yeux du monde son erreur à elle. Erreur d'être restée, erreur d'être dans une relation avec tel homme, culpabilité de n'avoir pas pu se défendre. Et peur de la remarque qui tue : "Et ne l'aurais-tu pas cherché ? Pourquoi tu en es arrivée là ? Pourquoi n'as-tu pas pu l'empêcher ?"
Une femme aimait un homme et entretenait des relations régulières avec lui. Un jour, ils ont un rapport. Puis soudain, l'homme la pénètre en sodomie sans préparation, d'une façon violente. Elle hurle. Elle a mal. Elle était vierge en ceci et n'avait jamais pratiqué cela. Comment expliquer cela ? Comment prouver qu'elle a vécu cet acte, qu'elle a été violée ? Comment le dire en mots, dépasser les maux ? Cette femme est allée à la Police au bout de trois ans pour faire quoi ? Juste pour faire une main courante. Juste pour le dire, pour exprimer sa parole à un autre homme qui l'a écoutée sans broncher, seulement pour parler à un policier qui a noté la déclaration dans le dossier judiciaire des mains courantes… sans plainte, sans punition, sans peines pour les coupables.
Les femmes doivent parler, ne plus se taire, fuir la violence, ne pas accepter un acte sexuel imposé ni les humiliations, ni les insultes. Elles doivent protéger leurs enfants des violences d'un conjoint violent, elles doivent trouver des solutions avec les professionnels qui sont là pour elles et appeler le 3919.
Je pense à cette femme enceinte qui en 1994 a subi un rapport par contrainte de son compagnon et futur père de sa fille. Elle a eu ensuite le dégoût du sexe de cet homme et s'est finalement séparée de lui, n'arrivant plus à retrouver l'amour sain qui relie normalement les amants.
Je pense à elle et à toutes ces femmes qui subissent l'enfer. Puissent-elles s'autonomiser et retrouver les ailes de leur liberté.
Moi, je m'en suis sortie. J'étais cette femme enceinte. L'homme en question dont je m'étais séparée a essayé de m'étrangler alors que ma fille avait deux ans. Ma fille était dans la pièce à côté. Elle dormait du sommeil des anges. Je m'en suis sortie, sauvée miraculeusement par un ami arrivant au même moment et trouvant la porte ouverte. J'aurais pu mourir ce soir-là, sans avoir pu me défendre. Ma fille aurait vu mon corps sans vie, sans rien comprendre de l'acte de son père. Heureusement, j'ai été sauvée.
On garde des blessures de tout cela mais il est possible de se reconstruire. Il faut travailler avec des professionnels, ne pas hésiter à consulter, à laisser ses larmes dans un cabinet d'écoute.
Chloé LAROCHE
16:08 Publié dans C'est tous les jours FÊTE pour la Femme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : viol, journée contre la violence sur les femmes, femmes, témoignage, violence, violence conjugale, viol entre époux, viol dans le mariage, relation forcée, agression sexuelle, viol sodomie, victime, police, plainte, main courante, mère, parent, protection, foyer, 3919, urgence
17.11.2011
Les 13 èmes rencontres du Cinéma de Montagne à Grenoble sont un succès. Mon regard sur le Festival de montagnarde violoniste et kayakiste.
Bonjour à tous et toutes,
Les 13 èmes rencontres du Cinéma de Montagne au Summum sont un succès, comme chaque année.
Trois mille personnes se sont pressées hier soir plus d'une heure et demi avant le début des projections.
La soirée s'est terminée à minuit après un déversement extraordinaire d'images inouïes et audacieuses.
J'ai été séduite lundi par deux grimpeurs du Dévoluy qui nous ont fait frémir en gravissant une cascade de glace immense et en se jetant dans le vide au-dessus de la Souloise, dans le cadre du "base jump". Ils s'appellent Arnaud Bayol et Gwen Maribas.
Ces jeunes ont pris des risques monumentaux pour pouvoir nous faire tous vibrer.
Et ne parlons pas de "Vertical Sailing Greenland" avec quatre grimpeurs musiciens. Ils ont affronté l'Impossible Wall, "mur impossible" sur lequel ils sont restés durant des jours accrochés au vide et à leur rêve de pouvoir franchir cet obstacle. Un voilier piloté par un marin de 75 ans, Bob Shepton, les attendait dans la crique des eaux bleues où nageaient quelques icebergs d'une pureté absolue.
Des parois immenses et vierges se dressent devant l'océan et ces quatre humains, des surhommes, ont réussi l'exploit énorme de gravir l'une des leurs.
Ces images d'eau et de montagne, d'escalade et de voile, ce don d'un effort surhumain, sont grandioses et nous invitent au dépassement de nous-mêmes, nous donnant à nous spectateurs de dépasser les obstacles et périls de nos vies respectives.
La musique faisait partie du quotidien dans la paroi de ces quatre grimpeurs et nous a emporté dans un charme fou, nous montrant que les harmoniques apaisent tout sentiment d'inquiétude et d'angoisse face au pire.
Tous ces grimpeurs, ces montagnards, ces skieurs, font face dans tous ces films à la vie et à la mort, face à cette grandeur de la nature qui ne pardonne aucune erreur mais laisse aussi la chance aux hommes de pouvoir la découvrir, de ressentir son âme, à travers les sommets qui se méritent, à la force des bras, des jambes et du mental.
Hier soir, lors du troisième jour, un hommage a été rendu à Chloé Graftiaux, qui a perdu la vie l'année passée en pratiquant sa passion, l'escalade. Elle est comme une petite soeur pour moi, portant le même prénom, avec la même énergie de bulldozer dans la vie, allant au bout de ses passions, au bout de son énergie à sourire à la vie, à dépasser les limites tout en restant zen, donnant sans compter et pas si dingue que ça, seulement tellement étrange, comme toutes les fées de la terre, dans cette magie qui nous habite et nous traverse, sublimant nos blessures.

Petite Chloé, tu étais belle et comme ta maman était belle aussi hier soir sur le podium du Summun, interrogée sur ton départ et l'action menée pour toi et grâce à toi ! Ta maman a été d'un exemplaire courage et renoncement, quand j'imagine sa peine comme la mienne, ayant aussi perdu une fille. Tes parents ont créé un livre vendu au profit d'aide pour des actions auprès de jeunes en difficulté ou défavorisés, dans des projets de partage en montagne et escalade. Cet ouvrage s'appelle "Il était une fois une fée au pays de la grimpe". On le trouve sur ton site http://www.chloegraftiaux.com/
Chloé, ta vie fut courte mais si pleine de cette "Passion Together" qui t'animait. Un rocher s'est détaché, t'emportant dans sa chute mais toi, tu resteras une étincelle dans le coeur des montagnards, animant ce feu qui fera qu'on sera toujours plus fort en pensant à toi et à cette énergie qui t'animait
_______________________________
Je remercie la Mairie de Grenoble, Monsieur le Maire Michel Destot, l'Adjoint à la Montagne et Monsieur Yves Exbrayat qui ont fait que ce Festival se poursuive depuis treize ans, invitant gratuitement trois mille isérois et grenoblois à des spectacles de cinéma magnifiques.
Je remercie en outre Yves Exbrayat pour ce film majestueux sur le kayak en eaux vives, perle qu'il est allé chercher pour son public préféré : "Wild Water". Ce film a reçu de nombreuses récompenses à travers le monde et évoque une telle poésie et d'authenticité qu'il est sublime.
J'ai été bouleversée d'écouter les témoignages des kayakistes de ce film, étant moi-même kayakiste en eaux vives et ayant descendu la Haute Isère, aux rapides et bouillons mémorables, le Guil, le Haut Drac en crue, la Durance et le passage du Rabioux, à la vague époustouflante, et bien d'autres dragons d'eaux vives.
J'ai retrouvé dans ce film de Anson Fogel cet amour des éléments et cette façon de se glisser dans l'unité avec la rivière, afin de se laisser porter à travers les dangers, comme on glisse sur les épreuves de la vie, en faisant corps avec l'univers. J'ai aussi retrouvé cette fraternité avec l'équipe, avec les co-équipiers, qui fait qu'on devient meilleurs, comme en montagne où on se dépasse en groupe et où chacun devient le maillon d'une cordée qui monte ensemble vers les sommets de l'absolu.
En kayak, on descend de la montagne vers la mer, mais c'est comme si on atteignait les sommets de sa nature intérieure, qui donne aux âmes sensibles la force de la zénitude et de l'accomplissement des chutes dont on se relève.
Pour terminer, je voudrais souhaiter longue route au jeune prodige Enzo Oddo, qui à l'âge de seize ans enchaîne des voies d'escalade de niveau 9a+. Je l'ai admiré dans le film "Walou Bass", tourné dans le Haut-Atlas au Maroc. Il est allé ouvrir une voie avec deux montagnards chevronnés, Aymeric Clouet et Arnaud Petit. Enzo s'est retrouvé devant une paroi immense et très longue, emplie de difficultés, mais il a dépassé l'obstacle et poursuit son chemin d'enfant doué de la montagne, avec un projet en Espagne.
J'aimerais pouvoir participer au Festival de l'année prochaine, bien sûr en temps que spectatrice fidèle, mais aussi comme montagnarde, avec un film "Le violon des sommets", projet de film sur de futurs concerts en 2012 avec mon violon et ma flûte, sur des sommets comme la Croix de Belledonne, ainsi que le récit de mes sorties en montagne, sorties musicales et conviviales que j'organise sur Ovs (onvasortir.com). Si une personne souhaite m'aider à réaliser ce projet de film, elle est la bienvenue.
Pour vous donner une idée de mes actions, vous pouvez consulter les photos de mes concerts en montagne et nature sur le lien suivant :
http://www.monalbum.fr/Album=E4QQWIOW
Je vous souhaite à tous une bonne fin de Festival du Cinéma de Montagne au Summum, festival qui se termine demain soir, le 18 novembre.
Et à l'année prochaine pour d'autres merveilleux films de Montagne !

Chloé LAROCHE
18:06 Publié dans Femme, Terre et Paix | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 13 èmes rencontres festival cinema montagne, grenoble, destot, chloe graftiaux, wild water, kayak, eaux vives, escalade, montagne, ski, enzo oddo, exbrayat, vertical sailing greenland, musique et montagne, grimpeur, randonneur, alpes, extrême, exploit, courage, sport, actualité, région, isère, voilier, marin, base jump
16.11.2011
Je suis émue de la situation d'une maman congolaise privée de son existence. Mon propos sur l'identité, sur notre place dans la société, sur la légitimité reconnue ou non d'une adoption, d'un lien de coeur.
Bonjour à tous et toutes,
J'avais déjà donné un lien dernièrement pour aider une maman congolaise à rentrer en France afin de retrouver ses enfants restés sur le territoire et de ramener deux de ses filles à Paris. Madame Vigoureux se trouve bloquée au Congo où elle s'était rendue afin de prouver son identité et de ramener un papier demandé par les autorités françaises.
Il faut toujours prouver son identité alors que nous existons bel et bien, en tant qu'être humain. Pour ma part, combien de fois m'a-t-on demandé à la Caf notamment de prouver l'identité de mes filles adoptives, de prouver leur existence. La société nous a enregistré une fois mais d'années en années, combien de fois doit-on justifier de notre existence réelle et valable ?
Ma fille adoptive venue du Bénin fait les frais d'une situation scabreuse qui veut que son adoption ne soit pas reconnue en France. Issue d'une famille biologique dont le père est polygame et a abandonné tous ses enfants, les arrachant à leurs mères respectives, le dossier d'adoption subit les zones d'ombre de cette famille qui a menti au départ, se déclarant morts mais pourtant réellement bien vivants.
Comment une adolescente peut-elle se construire et ne pas ressentir une colère sourde devant le refus français d'entériner son arrivée en France depuis 2003 ? En 2007, après un conseil de famille positif et l'accord d'une Juge des Tutelles, ma fille avait le coeur en joie et plein d'espoir. Depuis, tout est bloqué, lorsque d'audiences en audiences, de preuves en conclusions... le résultat entendu est : "Nous n'avons pas à entériner un lien affectif."
Cependant, si une famille adoptive n'est pas légalement acceptée par la société et qu'on lui demande par ailleurs d'exister au niveau de l'autorité, comment peut-elle s'enraciner dans la légitimité de son existence, puisque régulièrement, il m'a été dit : "Vous n'êtes pas sa mère aux yeux de la loi."
Comment une enfant peut-elle s'enraciner dans son nouveau pays, y trouver la confiance de son identité grandissante, lorsqu'elle ne voit pas arriver de conclusions donnant une reconnaissance à ses parents adoptifs ? Elle rêvait d'avoir une carte d'identité, qu'elle n'a toujours pas, au bout de huit années. Elle portait notre nom à son arrivée en France. Ce nom lui a été arraché pour lui redonner définitivement son nom béninois. Déchirure infâme d'une société qui néglige de reconnaître un lien de coeur, l'identité d'un lien qui se veut loin du sang.
Je suis désolée de tout cela, meurtrie pour ma fille, mais ne pouvant plus rien faire désormais, à part saisir la Cour européenne des Droits de l'Homme, je prête ma plume à d'autres familles en difficulté et ici, en l'occurrence, je souhaite que vous vous penchiez sur le cas de cette maman : Madame Vigoureux, en signant la pétition donnée plus bas et en lisant l'article ci-dessous envoyé par Éducation sans Frontières.
Cette femme réside en France depuis vingt ans. On voudrait nous faire croire que cette personne n'a aucune existence ni identité française ?? Qu'elle n'a pas sa place ici avec ses enfants ? Quelle belle hypocrisie dans un état qui semble délaisser et rejeter tous ceux qui ne sont pas nés sur cette terre ! Pourquoi est-elle obligée de se justifier encore sur sa légitimité à exister dans notre pays ? Alors qu'elle a deux enfants nés ici, ayant la nationalité française !
Merci pour votre lecture de mon blog, qui compte près de cinq cents lecteurs par jour.
Merci de signer en nombre la pétition dont vous trouverez le lien en bas du rapport ci-dessous.
Chloé LAROCHE
______ "Depuis juillet dernier, une mère et ses deux filles de 13 et 15 ans, vivent un cauchemar, loin de chez elles, bloquées à Pointe-Noire, au Congo, faute de documents d’identité leur permettant de rentrer à Paris.
Brigitte Vigoureux, née au Congo et de nationalité belge, réside à Paris depuis plus de vingt ans. Quatre de ses enfants vivent avec elle, dont deux ont la nationalité française. Pour des raisons obscures que la Belgique refuse toujours de communiquer, à Paris, les autorités belges lui ont refusé le renouvellement de ses papiers d’identité et l’ont déclarée de nationalité indéterminée, ainsi que ses enfants. Elles lui réclament un certificat de naissance authentifié à la fois par son pays de naissance et par les autorités consulaires belges à Brazzaville.
En juillet dernier, munie d’un laissez-passer congolais, elle s’envole pour Brazzaville avec ses deux filles mineures, Thyssina 13 ans et Elaura 15 ans, afin de récupérer le document demandé. Sur place, elle effectue une demande de renouvellement de passeport auprès du consulat belge à Brazzaville, mais se heurte à un refus catégorique de l’ambassade. Brutalement devenues sans papiers et apatrides, Brigitte, Thyssina et Elaura ne peuvent rentrer à Paris. Bloquées depuis juillet à Pointe-Noire, elles ne survivent que parce qu’elles sont hébergées par la mère de Brigitte.
A Paris, son absence a totalement désorganisé la vie de la famille : le compte bancaire de sa mère ayant été bloqué, Amata, la cadette, attend sa bourse scolaire pour payer une partie des charges financières de l’appartement de la famille, Victor, l’aînée, étudiante devenue brutalement chef de famille, doit faire face à des problèmes de plus en plus aigus, et a dû trouver du travail pour régler les besoins les plus urgents. Quant au fils aîné qui vit au Canada, il a dû interrompre ses études, faute de pouvoir régler les frais de scolarité et s’est vu retirer son titre de séjour.
Thyssina et Elaura, de leur côté, n’ont pu effectuer leur rentrée scolaire, en septembre, dans les établissements du 13ème arrondissement de Paris où elles sont scolarisées : en 4ème au collège George Sand pour Thyssina, et en 2nde au lycée Claude Monet pour Elaura. En outre, depuis son arrivée à Pointe-Noire, Thyssina souffre du paludisme et a dû être hospitalisée.
L’avocat bruxellois qui cherche à démêler la situation administrative de Brigitte Vigoureux se heurte à un mur : en l’absence de gouvernement, il ne trouve aucun interlocuteur qui puisse lui fournir une explication. Et le consul de Belgique à Paris a prévenu le comité de soutien qui s’est organisé autour de la famille que le règlement de la situation administrative de Brigitte Vigoureux pourrait prendre des mois !
Pendant ce temps, la vie de la famille Vigoureux se dégrade de jour en jour. Dernier coup dur : Victor et Amata ont reçu une lettre d’huissier pour cause de loyers impayés !
Cela suffit !
Cette situation a assez duré : pour cause de carence de l’état belge, deux toutes jeunes filles sont déscolarisées, ont déjà perdu plus de deux mois de programmes scolaires et attendent de pouvoir rentrer chez elles, sans comprendre pourquoi elles subissent un tel ostracisme.
Thyssina et Elaura, ainsi que leur mère Brigitte Vigoureux, doivent revenir à Paris immédiatement !
Ces deux enfants n’ont pas à subir l’incurie de l’Etat belge !
C’est pourquoi nous demandons au défenseur de droits français, qui a été saisi du dossier, au ministre de l’intérieur, également saisi, d’accélérer les procédures en cours afin que Thyssina, Elaura et leur mère puissent enfin reprendre le cours de leur vie, ici, en France."
Et toujours :
- Pétition pour leur retour : http://resf.info/article38830.html
- Plus d’infos sur le blog Mediapart de RESF : http://resf.info/article38831.html
Contacts presse :
Marc Naelten (RESF Paris 5-13) : renaud-naelten@orange.fr 06 79 54 03 33
Daniel Cassiaux (collège George Sand) : 06 87 09 18 97
En Belgique : Nathalie Fessol : nath.edme.fessol@gmail.com 0032 2 763 02 09
06:17 Publié dans Mes confidences de mère adoptive et biologique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vigoureux, congo, afrique, identité, existence, adoption, exister, accueil, sans papiers, étranger, immigration, politique, frontiere, bénin, famille adoption, refus adoption, justice, tribunal, actualité, rapprochement familial, injustice, pétition, education sans frontieres, france, adolescence, colère
14.11.2011
"Toutes nos envies", "Intouchables" et "L'Exercice de l'État". Ces trois films ont en commun de traiter de la mort ou du handicap et de l'essentiel de la vie, même si la dernière toile paraît ne traiter que de politique.
Bonjour à tous et toutes,
Trois films m'ont bouleversée ces derniers temps : "Toutes nos envies", "Intouchables" et "L'Exercice de l'État".
Ces trois films ont en commun de traiter de la mort ou du handicap et de l'essentiel de la vie, même si la dernière toile paraît ne traiter que de politique, ce qui est faux, lorsqu'on approfondit l'histoire. 
"Toutes nos envies" est un film qui bouscule, qui va chercher dans les tripes, il renvoie à nos vies, c'est un film doux et si fort, un regard sur une existence, celle de Claire, une femme de conviction, qui porte un idéal et qui meurt telle une étoile filante en ayant accompli le voeu d'une femme endettée et broyée par une société qui donne sa priorité à la consommation, Céline.
Stéphane, joué par Vincent Lindon, arrive dans l'existence de Claire comme Driss arrive dans celle de Philippe, handicapé tétraplégique dans "Intouchables".
On retrouve dans les deux films un duo fait d'amitié et de jeu de complicité allant au-delà de l'amour et de la sexualité vers l'essentiel de l'humain : comment être là pour accompagner l'être souffrant qui se trouve devant nous et pour qui nous avons de l'empathie ?
Respecter les envies de l'autre, le rendre intouchable à la vilenie humaine et aux mauvais regards de la bienséance. De cette bienséance qui empêcherait une femme condamnée par un cancer d'avoir un ami proche parce qu'elle a un mari.
De ce confort "petit bourgeois" qui empêcherait un être handicapé de sauter en parapente mais qui s'en donne le droit devant toutes les conventions de la société.
"L'Exercice de l'État" est aussi un film puissant et redoutable sur les relations humaines mais ce qui m'a particulièrement touchée, c'est la mort du chauffeur du ministre, chauffeur qui a payé de sa vie pour une raison d'État. Prendre une autoroute non terminée et c'est l'accident. Un homme détruit par le chômage, vivant dans une caravane… Un homme qui ne parlait pas, ne disait rien. Le ministre avait préparé des mots qu'il dit finalement tout bas et qui peuvent être résumés ainsi : "Cet homme, mon chauffeur, faisait partie des braves de ce monde qui savent que parler ne sert à rien et que de toute façon, tout est appelé à la perte. Alors ils se taisent, lucides sur le monde. Il était de ces êtres sensibles et conscients de la manipulation des grands de ce monde sur les plus faibles, les plus pauvres."
Dans ce film de Pierre Schoeller, nous voyons le Ministre des Transports, joué par Olivier Gourmet, arriver sur le lieu d'un accident de car, où des enfants sont morts ou blessés. C'est terrible de constater qu'un drame tel que celui-ci permet à certains d'asseoir leur pouvoir, au travers de discours, de places politiques, de compassion déversée devant des médias choisis pour cela. Les victimes sont des pions, les petites gens des numéros et finalement, le jeu du pouvoir manipule les foules, sans qu'elles n'y puissent grand chose. Et c'est si vrai aujourd'hui.
Sauf que dans "Toutes nos envies" de Philippe Lioret , on voit deux juges qui se battent pour que la société change et ils y arrivent. En plus, c'est une histoire vraie, puisque ces deux juges ont existé à saint Étienne et ont réussi à aider de nombreuses personnes surendettées. Ce qui apporte de l'espoir au fait que chacun peut apporter son énergie et son intégrité afin de faire avancer notre monde vers plus d'équité.
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Le 11 novembre 2011, j'avais décidé d'emmener des amis en randonnée. Dans la voiture, nous avons débattu du film "Intouchables". Un ami a démonté ce film en disant qu'il faisait l'apologie de la classe riche contre la classe pauvre des banlieues et que c'était trop facile de mettre des clichés aussi gros pour avoir la compassion du public face à l'histoire d'un riche handicapé employant un jeune des banlieues, noir de surcroît. Cet ami n'a rien vu de l'aspect humain de ce film, qui montre toute l'énergie que met cet homme handicapé, Philippe, à sourire à nouveau, à s'émouvoir devant une femme, à rêver devant un tableau, à rire à nouveau devant les clowneries de Driss, qui de son côté est émouvant de vérité et d'honnêteté. Il sort de prison et accepte ce travail d'accompagnant garde-malade et chauffeur. Il apporte un souffle nouveau à Philippe, au-delà de toutes les barrières sociales. Il lui redonne envie de vivre, d'aimer. Il écoute ses envies, comme le fait Vincent Lindon pour Claire dans "Toutes nos envies". Lorsque Claire se baigne dans un lac froid, Stéphane la suit sans broncher et la sauve de la noyade lorsqu'elle fait un malaise. Lorsque Philippe demande à Driss de l'emmener, ils se retrouvent face à la montagne puis volant dans un parapente. Quand on sait qu'on va mourir, quand on sait qu'on ne marchera plus, la plus belle preuve d'humanité de l'autre, c'est qu'il respecte nos envies.
Le 11 / 11 / 2011, beaucoup de personnes avaient appelé à se retrouver pour plus de fraternité, plus de cohésion humaine.
Ce jour-là, j'ai rencontré en randonnée un homme qui a perdu deux filles, une par un suicide il y a quatorze ans et une emportée par un cancer, il y a deux ans. Je l'ai écouté et ai frémi d'entendre autant de douleur et autant de vie poursuivie d'arrache-pied, au-delà de tout mot, de tous maux. La résilience est là, quand l'homme peut encore avancer et vivre dans le cirque de la vie, à marcher dans les feuilles de l'automne, au crépuscule de sa vie.
À 11 h ce jour-là, j'ai joué de la flûte dans la forêt de Chalais et quelques notes sont montées vers le ciel, envoyées dans l'espace pour plus de légèreté dans les coeurs.
Coeurs lourds des souffrances de ce monde, où on peut laisser une jeune femme, une de mes amies, se débattre seule avec ses deux parents âgés, deux parents dont la mère devenue sénile a cassé le bras et la jambe de son mari parce que devenue violente et incontrôlable. Personne n'intervient, il n'y a plus de moyens. Les gens se sentent seuls, comme cette mère face à cette réponse du Samu, une mère dont l'adolescente devient incontrôlable et se met à tout casser chez elle : "Lancez-lui un verre d'eau à la figure, ça va la calmer, ou bien vous la mettez dehors, elle se calmera."
Coeurs lourds de notre société où il n'y a plus de place pour accueillir les anciens… problème qui va s'étendre, INTOUCHABLE et insondable dans l'Exercice du Pouvoir, cette politique qui prend des décisions à l'encontre du réalisme de la vie actuelle, à l'encontre de TOUTES NOS ENVIES.
Chloé LAROCHE



03:25 Publié dans On va sortir, écouter et découvrir avec Chloé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : toutes nos envies, intouchables, l'exercice de l'état, politique, film, cinéma, cancer, deuil, handicap, résilience, amour, empathie, amitié, maladie, épreuve, duo, société, consommation, essentiel, chalais, musique nature, courage, espérance, 11 novembre 2011, écoute, vincent lindon, marie gillain, olivier gourmet
08.11.2011
Pour Océane, 8 ans, assassinée à Bellegarde, et pour Nissouati, 22 mois, violée et tuée à Mayotte. Missive aux pédophiles. Appel pour le 11/11/2011.
Le 11 novembre 2011, beaucoup de personnes appellent à se retrouver pour fêter une nouvelle ère, à se lever pour une nouvelle liberté, un nouveau regard sur la vie.
Moi, j'appelle au respect des enfants, simplement, calmement.
Je suis horrifiée de voir certaines affaires comme celle de la mort de Nissouati.
À l'âge de 22 mois, elle a été violée et frappée à la tête puis jetée dans une fosse.
Cela s'est passé à Mayotte fin août.
Une fillette de 22 mois qui buvait encore son biberon et qui avait juste envie de grandir.
Elle a été violée après avoir été réveillée, arrachée à la douceur de son sommeil.
Océane vient de la rejoindre au pays des Anges.
Elle avait huit ans et a juste marché trois cent mètres près de sa maison, avant d'être enlevée, étouffée et frappée.
Tout son village du Gard est sous le choc et je pense à ses parents, à sa famille, à ses camarades de classe.
J'adresse ce mot aux pédophiles et divers malades ayant des pulsions sexuelles et meurtrières... Avant de commettre l'irréparable et pour éviter cela, appelez un numéro d'urgence, faites-vous soigner, faites-vous aider... car vous voyez où tout cela mène, ce n'est qu'horreur et terrible folie.
Avant de tomber sous le coup d'une pulsion, prenez de l'avance et appelez le :
Croix-Rouge Ecoute : aide psychologique par téléphone : n° vert national : 0 800 858 858 (appel gratuit). Service anonyme et gratuit pour l'accompagnement de toutes formes de détresse : conflits familiaux, états de dépendance, solitudes, violences… Réception des appels du lundi au vendredi de 10 heures à 22 heures, et le week-end de 12 heures à 18 heures. http://www.croix-rouge.fr/goto/actions/ecoute/
OU
SOS Dépression - 01 40 47 95 95 : Écoute téléphonique : 7j/7, et 24h/24. Adresse : 17, avenue de Clichy, 75017 Paris, France. Urgences Psychiatrie/SOS Dépression :
Téléphones 01 40 47 95 95 et 0 892 70 12 38
_________________________________
Merci de m'avoir lue et que ces drames ne se reproduisent jamais plus.
Chloé LAROCHE

00:40 Publié dans Révolte pour l'Enfance | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pédophile, pédophilie, viol enfant, mayotte, océane, meurtre, violence, enfant, deuil, disparition, france, bellegarde, gard, urgence, aide, souffrance, 1111, 11 novembre, numéros urgence
30.10.2011
Polisse, un film sur la Police dont on ne ressort pas les yeux secs mais le coeur en miettes.
Bonjour à tous et toutes,
Voir le film POLISSE est une obligation dans notre monde parfois trop policé, je veux dire trop poli par absence de réaction devant la misère de certaines familles, misère affective, misère pécunière, misère du deuil, du divorce, de la pédophilie.
Ce film est profond, d'une vulgarité absolue, de celle qui retrace la vérité vécue par les enfants violés, victimes d'un père, d'une mère, d'un malade sexuel, d'un enseignant, d'un grand-père. Il exprime la détresse de nombreux parents et n'oublie pas celle des policiers en prise avec leur métier, ayant eux-mêmes leurs propres vies.
Il raconte le quotidien de la Brigade de Protection des mineurs et a été tourné en accord avec la réalité de faits vécus réellement dans la Brigade. Sa réalisatrice est Maïwenn Le Besco qui nous offre un film grandiose par sa beauté humaine mais qui nous laisse en larmes à la fin du film, lorsque la vie bascule, celle d'une femme qui a donné sa vie pour un métier qu'elle aime, alors que l'enfant qu'elle a arraché à un pédophile se remet à être heureux, malgré ses blessures.
Polisse est joué par des acteurs excellents, des acteurs comme Karin Viard ou Joey Starr, d'une justesse sans faille, avec une perfection sur le métier de policier qui atteint son apogée à une période, une époque, où ce métier est si durement touché par les suicides, par le manque de moyen, par une escalade de la violence et des maltraitances sur les enfants.
Lorsqu'on est conscient que ce que nous montre ce film n'est qu'un petit morceau de glaçon du iceberg de tout le malheur humain et des souffrances des enfants, alors on essaye encore de croire en l'humain mais aussi en l'Éternel vers lequel on se tourne en colère.
Car quel ange peut accepter qu'une fillette de onze mois ait le vagin défoncé à cause de viols faits par son père depuis des mois ?
Les anges ne peuvent pas grand chose, ils ne peuvent que sauver des personnes au cas par cas, comme les policiers le font tous les jours. Et moi, je suis là pour les soutenir. Soyons nombreux.
Chloé LAROCHE

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Et voici les propos recueillis par Charlotte Pudlowski
pour "20minutes" :
Thierry Boulouque, commissaire divisionnaire de police, chef de la Brigade de protection des mineurs à Paris, a donné à 20Minutes son avis sur le film «Polisse», de Maïwenn, qui raconte le quotidien d’une Brigade de police pour Mineurs...
"Quelle a été votre réaction après avoir vu le film?
C’est un film que nous avons tous aimé, à la brigade parce qu’il montre nos affaires avec beaucoup de pudeur et de réalisme, alors qu’elles sont rarement évoquées. Que ce soit dans la presse et a fortiori dans la fiction, c’est rare que l’on entende vraiment parler des violences faites aux jeunes.
C’est un tabou?
Oui, très fort. Nos affaires sont difficilement racontables, elles confinent à l’insupportable. Quand il s’agit d’enlèvement, il peut y avoir une certaine médiatisation. Mais ce que nous traitons au quotidien, comme l’inceste, la maltraitance, les agressions sexuelles au sein de familles ou en extra-familial, c’est très dur à raconter. Quand on parle d’une affaire à un collègue, on s’entend parfois dire «ahhhh mais arrête de raconter tes horreurs». C’est difficile de raconter ce que les gens ne veulent pas entendre.
La fiction est justement un bon moyen d’y parvenir?
Oui, parce que cela met une sorte de filtre. La réalité est sous-jacente. Le film met en lumière la difficulté de notre travail dans l’audition des mineurs victimes. Il y a la difficulté par rapport au contexte familial, le fait que la parole d’un enfant de 3 ou 4 ans n’est pas la même que celle d’un adolescent… Mais c’est aussi un film avec sa fiction. Les gens de la brigade sont un peu présentés comme des névropathes, alors que l’on est à l’image de la population. Mais on traite des affaires particulières, et l’on a affaire qu’à des victimes. Ce qui est intéressant c’est aussi la séparation difficile entre la vie professionnelle et la vie privée, la première contamine parfois la seconde, cela rend les relations familiales plus complexes parfois et c’est très bien montré dans le film. Qui nous donne une reconnaissance dont on est fiers.
On voit aussi parfois des blagues de policiers, à bout. Le rire fait aussi partie du quotidien de la brigade?
Il y a un rire de tension, de sidération. Il est hors de question de se moquer des victimes, ils viennent chez nous, on doit s’occuper d’eux. Mais on peut sourire parfois entre nous, de nos affaires. Quand on est tout le temps dans des affaires de violence, à caractère sexuel, on a besoin de raconter nos histoires et d’en rire. C’est un rire cathartique.
Polisse sensibilise aussi la population à ces souffrances des mineurs?
Oui, mais ce n’est pas le fond du film. Il montre moins la souffrance qu’il ne la laisse imaginer, sauf pour deux cas particuliers, lorsqu’une mère est séparée de son enfant, et lorsqu’une autre veut protéger sa fille contre son père.
La fidélité du film à la réalité est totale?
C’est le premier film, selon moi, qui envisage vraiment notre activité. Certains aspects ne sont évoqués qu’en pointillé, comme la pédopornographie, les prédateurs sur internet etc. Ce qui manque un peu, c’est la préparation du travail. Pour toute audition, on réfléchit, on prépare. Et puis ce sont les conséquences aussi. A la fin du film, on retrouve une touche d’optimisme, un enfant abusé sexuellement devient premier à la gym. C’est une renaissance. Mais la renaissance n’est pas toujours facile. Jean Cocteau disait que «l’enfance sait ce qu’elle veut, elle veut sortir de l’enfance». Là les enfants veulent en sortir pour échapper à la maltraitance, c’est l’image que l’on retient en voyant ces enfants parfois résignés, résolus à l’idée de s’en sortir. Mais s’en sortir avec beaucoup de bleus."
02:22 Publié dans Révolte pour l'Enfance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : polisse, maiwenn le besco, karin viard, joey starr, cinema, brigade des mineurs, police, cannes, festival, film, pédophilie, maltraitance, ange, paris, commissaire, policier, boulouque, 20minutes, actualité, souffrance, famille, parent maltraitant, enfance
18.10.2011
Mon cri de mère adoptive. ABSURDITÉS des administrations qui cassent l'humain. Mon témoignage pour les adoptants et services de l'État.
Bonjour à tous et toutes,
Je vous avais déjà parlé de ma situation avec ma fille que j'ai adopté en Afrique en 2003. Aujourd'hui, huit ans et demi après, je n'ai toujours pas obtenu les papiers pour elle, ni d'adoption, ni de nationalité française, et elle va avoir seize ans. Combat long et difficile pour une mère adoptive qui a ouvert ses bras sans ambages.
J'ai juste obtenu il y a trois mois la reconnaissance au Tribunal de mon autorité parentale. Mais larmes dans le coeur quand j'ai entendu dernièrement une Juge qui m'a dit : "Ben, vous voyez, d'avoir obtenu l'autorité parentale, ça n'a pas amélioré votre relation avec votre fille."
C'est comme si on disait à une maman biologique : "Ben vous voyez, vous êtes la mère, mais vous êtes incapable d'arranger la situation avec votre ado."
C'est humiliant quand on est maman et qu'on apprend aussi tout à coup au détour d'une réunion que sa fille adoptive est désormais sous la CMU de l'État, alors que ma fille a toujours été sur mon dossier Sécu et sous ma Mutuelle.
Il y a huit ans et demi, elle est née dans ma vie et c'était mon bébé, bien qu'elle fut déjà grande. J'ai toujours assumé mon rôle nourricier et protecteur et cette façon de me l'enlever, ce rôle, comme si je ne pouvais pas assumer sa protection médicale dépasse l'entendement. Cela part d'un bon sentiment certainement, comme beaucoup de comportements administratifs et judiciaires, mais les choses sont faites parfois sans tact ni réflexion humaine.
Cela a été humiliant aussi -juste avant d'avoir l'obtention de l'autorité parentale- de s'entendre dire par l'ASE : "Madame, de toute façon, vous n'êtes pas sa mère au regard de la loi. Si vous étiez sa mère, vous n'auriez aucun problème à lui obtenir des papiers."
Humiliantes et tristes les paroles que je viens de citer... quand on vous dit après à contrario dans le bureau du Tribunal : "Vous voyez que ça ne sert à rien les papiers, vous êtes sa mère et votre fille le sait."
Et là, résonnent dans ma tête les paroles du Service de l'Adoption il y a quatre ans : "Battez-vous pour que votre fille ait ses papiers, pour qu'elle ait une identité. Ses problèmes d'adolescente s'estomperont lorsque tout cela sera mis en place correctement et qu'elle se sentira accueillie par la France, son nouveau pays."
Et parce que ma fille a fugué de nombreuses fois, voulant sortir le soir tard et la nuit, et aussi parce qu'elle dépasse les limites... le Juge a ordonné au Codase puis à l'Ase de prendre la commande de la situation.
On parle de "noeud" entre ma fille et moi. Tous ces gens pensent pouvoir dénouer un noeud qui vient de loin, qui vient d'une histoire en Afrique difficile, avec un abandon, avec deux orphelinats pour ma fille, avec un père biologique malfaisant polygame ayant abandonné et arraché tous ses enfants à leur mère.
Un noeud qui vient d'un trouble de l'attachement, difficulté des enfants adoptés à pouvoir créer un nouveau lien, difficulté à vivre un lien affectif serein, enclins toujours à mettre à bout le parent adoptif pour voir jusqu'où il va tenir.
Un être humain, il tient longtemps mais parfois ça casse et c'est ainsi que nombre de parents adoptifs baissent les bras et renvoient l'enfant, au plus grand dam de l'humanité, car double abandon pour l'enfant et souffrance intense, immense, pour tous.
J'ai pris une responsabilité en allant chercher ma fille en Afrique et je reste à ma place de mère. Je me bats comme une lionne même si parfois mon coeur saigne car je suis obligée de la laisser s'éloigner de moi très quelquefois lorsque la situation devient explosive, lorsque son regard devient plein de haine pour les blancs, lorsque son coeur déborde de colère devant mon combat qui ne se finit jamais, triste de voir sa mère ne pas y arriver pour lui obtenir son adoption, ce lien officialisé d'un pays qui ne veut pas d'elle, sauf à lui payer la CMU.
Tout cela est dur à vivre mais il faut garder le sens de sa vie, le sens de ses engagements. Il faut avoir à l'esprit que lorsque notre enfant grandit, notre rôle de parent change. On doit faire son deuil de l'enfant dépendant de nous et le laisser s'envoler progressivement vers une liberté où nous ne serons plus indispensable. Lui donner la confiance de sortir à des heures plus larges mais tout en lui donnant encore des limites, tant qu'il n'est pas majeur.
Et puis laisser les paroles de son adolescent couler sur son coeur, comme si c'était les larmes d'un trop-plein de vie.
Je l'aime ma fille et je suis fière d'elle car elle a un projet de vie, elle sait ce qu'elle va faire. Mais à dix-huit ans, je veux être sûre de pouvoir la garder en France et qu'elle ne soit pas renvoyée au Bénin.
Lorsque vous ouvrez le site d'Éducation.sansfrontieres.org, il y a de quoi s'inquiéter.
Merci à ce propos d'aller signer cette pétition :
http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=38830#sp38830
Chloé LAROCHE
(voir les autres articles concernant cette situation dans : "Mes confidences de mère adoptive et biologique")
10:55 Publié dans Mes confidences de mère adoptive et biologique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : adoption, trouble de l'attachement, mère adoptive, afrique, bénin, abandon, éducateur, juge des enfants, tribunal, ase, codase, cmu, responsabilité, justice, douleur, séparation, fugue, amour, éducation, cri, témoignage
11.10.2011
À Grenoble, la population ne sera pas prévenue en cas de rupture du barrage de Monteynard. Afin de réduire le risque d'affolement, on préfère le silence.
Bonjour à tous et toutes,
Vous savez que je dis les choses comme elles sont.
Le franc-parler est la caractéristique de mon blog.
Un blog anti langue de bois.
Je viens d'apprendre par source secrète que à Grenoble, ma chère ville, la population ne sera pas prévenue en cas de rupture du barrage de Monteynard.
Afin de réduire le risque d'affolement, les autorités ont choisi le silence.
La vague serait d'une hauteur de six mètres, autant vous dire que tout ce qui roulera (voitures, motos, vélos) ou marchera (piétons en ville) sera balayé par la vague.
La population à la maison sera la seule survivante, surtout celle qui aura la possibilité de monter jusqu'au sixième étage de son immeuble.
Je pense à mon fils. Il est dans une école à un étage. Si l'alerte était donnée, les enfants auraient le temps de monter dans l'immeuble d'en face afin de se protéger.
Si la catastrophe se passait en semaine, aucune école ne survivrait.
Les immeubles de construction fragile seraient emportés.
La vague mettrait quarante minutes à arriver sur Grenoble, autant vous dire qu'une sirène adaptée avec signal reconnu par la population sauverait beaucoup de personnes.
Les autorités préfèrent le silence total afin d'éviter que les grenoblois ne s'échappent pas en voiture et ne provoquent pas une "catastrophe supplémentaire".
Absurdité de l'administration, puisque la catastrophe étant déjà là, l'alerte permettrait de sauver le plus grand nombre en donnant au préalable des consignes judicieuses à la population.
Je dénonce donc cette décision. Même si le barrage de Monteynard a peu de chance de craquer, qui peut dire qu'en cas de tremblement de terre, il n'y aurait pas risque soudain ? Je rappelle que nous sommes dans une zone à forts risques sismiques.
En tant qu'iséroise et habitante de Grenoble, je demande aux autorités la révision de cette décision. Je les remercie par avance de prendre acte de mon article.
Chloé LAROCHE


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Ps : Je suis allée sur le lien ci-dessous.
Côté "sauvegarde de la population", la copie est à revoir... vu les décisions qui viennent d'être prises :
http://www.irma-grenoble.com/10veurey/03risques-tech/barrage/barrage.htm
01:47 Publié dans Face à la crise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : barrage monteynard, grenoble, catastrophe, actualité, risques, vague, barrage, plan orsec, sirène, alerte, scoop, urgence, victime, inondation, isère, risques sismiques, protection population, politique, secours, victimes, danger
07.10.2011
"Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison." Mon hommage au père de l'ordinateur, Steve Jobs, à travers son discours historique à Stanford.
Bonjour à tous et toutes,
Steve JOBS vient de quitter ce monde, emporté par un cancer, à l'âge de 56 ans.
Ce fut un être exceptionnel qui me permet aujourd'hui, grâce à ses découvertes, de pouvoir m'exprimer vers vous dans mon blog à travers mon ordinateur... qui est d'ailleurs un Mac, autre invention de Monsieur JOBS.
Cet homme a été adopté par une famille arménienne à sa naissance. Il a su faire ses choix dans la vie en écoutant son COEUR et son INTUITION, deux pôles qui représentaient pour lui le guide essentiel de toute existence humaine.
Il disait que la vie est courte et qu'il est bon de la vivre pleinement, en ayant conscience de cette expérience de la mort que nous ferons tous un jour et qui apporte la relève au renouveau, au nouveau tout simplement, au neuf. 
Je vous offre ce soir en son honneur le discours qu'il a prononcé à Stanford devant des étudiants américains en 2005, à travers la vidéo suivante :
http://blog.cozic.fr/retranscription-du-discours-de-steve-jobs-a-stanford
Avec toutes mes pensées à cet homme qui a été un si bel exemple de résilience et de courage face aux adversités de la vie et qui laisse au monde entier un beau témoignage d'une existence de créativité et de don à l'humanité.
Chloé LAROCHE
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Et voici ci-dessous la traduction faite par Monsieur Frédéric Cozic :
Discours de Steve JOBS en 2005 à Stanford :
"C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde. Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université. Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste trois expériences.
Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université ?
La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement. Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?
Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr. » Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.
Dix-sept ans plus tard, j’entrais donc à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents servirent à payer mes frais de scolarité. Au bout de six mois, je n’en voyais toujours pas la justification. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.
Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal. Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. J’étais fasciné.
Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.
On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.
Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire ?
Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, dix ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.
C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien. Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes.
Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.
Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.
Pendant les cinq années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse.
Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.
Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie ?
Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. » Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les trente-trois années écoulées, je me suis regardé dans la gla-ce le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement.
Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel. Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur.
Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas. Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : « Préparez-vous à mourir. » Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les dix prochaines années. Ce qui signifie essayer de faciliter les choses pour votre famille. En bref, faire vos adieux.
J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin. J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie. On m’a opéré et je vais bien.
Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années. Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir. Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir. Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres. Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité.
Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.
Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog , l’une des bibles de ma génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en livre de poche, trente-cinq ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes.
Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog . Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure. Dessous, on lisait : « Soyez insatiables. Soyez fous. » C’était leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi. Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite.
Soyez insatiables. Soyez fous.
Merci à tous."
Steve Jobs
02:54 Publié dans Hommages à des hommes et des femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : steve jobs, informatique, ordinateur, mac, cancer, résilience, témoignage, courage, génie, actualité, monde, deuil, hommage, internet
04.10.2011
La petite fille hurlait et appelait au secours. Sa mère n'a rien pu faire pour sauver ses enfants car elle a été bâillonnée et ligotée par son mari avant d'être étouffée.
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Ce matin, il y a un orphelin dans l'Ain. Son père a tué sa maman et ses deux petits frère et soeur.
Cette maman avait presque 30 ans et venait de Bosnie comme son mari.
Ses deux plus jeunes enfants ont été brûlés vifs dans la voiture par leur père qui s'est laissé mourir avec eux dans le feu.
La petite fille hurlait et appelait au secours.
Cette femme n'a rien pu faire pour sauver ses enfants car elle a été bâillonnée et ligotée avant d'être étouffée.
genre en France, au Canada et en divers pays… drames du père qui tue toute sa famille.
Consulter mon chapitre : http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ quand-l-amour-depasse-l-entendement/
(Faire dérouler votre curseur pour lire tous les articles du chapitre et à la fin, cliquer sur "toutes les notes")__________________________________
Quand j'entends et je lis sur internet que ce drame viendrait de la nationalité de cette famille et même ai-je lu : "Voilà à quoi mène une femme…."...
Je suis révoltée.
Ce père était dans une immense souffrance pour avoir commis cet acte et surtout par la façon dont il a procédé. Pouvoir voir ses enfants prendre feu, pouvoir avoir aspergé la voiture d'essence pour qu'ils brûlent, avoir pu ligoter la femme qu'il a aimé et surtout la mère de ses enfants : tout cela relève d'une pathologie grave.
Je pense à toi, enfant de onze ans survivant de cet horrible drame.
J'ai lu ce commentaire déposé après l'article du Figaro sur ce drame par un certain Pierre Ghirardi. Je l'ai aimé et vous le fais partager :
"Le fils ainé se retrouve tout seul, pris en charge comme il se doit, par notre Nation, jusqu'à sa complète guérison. Sa guérison physique est certaine mais sa blessure émotionnelle sera longue. Qu'adviendra-t'il de cet enfant quand il pourra quitter l'hôpital dans lequel il a été admis ? A-t'il de la famille en Bosnie ? J'attends des nouvelles de cet enfant dans quelques jours, peut-être quelques semaines. La souffrance horrible d'être brûlés vifs est un des moyens d'atteindre le Paradis d'une barbarie insupportable : ce lâche de père, quitte à faire mourir tout le monde, le pistolet eût été un choix moins cruel pour faire passer ses trois enfants de vie à trépas ! Je suis profondément révolté contre ce père de famille qui est devenu complètement fou !"
(http://plus.lefigaro.fr/article/un-pere-incendie-sa-voiture- ou-se-trouvent-ses-enfants-20111004-560443/commentaires)
Je souhaite aussi avoir des nouvelles de cet enfant et savoir si on peut l'aider de quelque façon que ce soit.
Je pense que pour un enfant, il n'est pas facile de prendre conscience que son propre parent est devenu fou. C'est une déchirure intérieure terrible. Et de plus, être le seul survivant d'un si terrible tragédie est d'un poids si lourd qu'il semble que cet enfant va avoir l'Atlas à porter sur ses épaules.
il va devoir trouver dans son chemin la force d'oser sa propre vie, en ayant la vie des morts au fond de lui.
Chloé LAROCHE, une maman très touchée pour cette famille
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NOTA : J'avais écrit un article à l'attention de PARENTS pouvant être victimes de pulsions de violence. Voici le lien de cet article : http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/10/29/ j-ecris-ce-jour-pour-les-deux-garcons-tues-en-isere-par-leur.html
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12:49 Publié dans Quand l'amour dépasse l'entendement | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ain, crime, suicide, famille, femme, enfant, violence, violence conjugale, mort, violence masculine, actualité, france, survivant, résilience, monde, amour, divorce, folie, mariage, tuerie, drame
28.09.2011
Ils leur avaient dit : "Vous ne craignez pas l'expulsion, vous avez huit enfants." Mais c'était sans faire avec le service de l'Immigration qui a décidé d'agir avec inhumanité.
Bonjour à toutes et tous,
J'ai pleuré en lisant le texte que je vous transmets ci-dessous, article que le Réseau d'Éducation sans Frontières m'a envoyé en urgence.
Alors, je vous en conjure, mes chers lecteurs, écrivez pour cette famille (aux mails et fax donnés plus bas) et battons-nous pour que ces huit enfants d'une même famille reviennent dans leur école et ne vivent plus ce choc de l'expulsion.
Cordialement à tous,
Chloé LAROCHE
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Renvoi d’une famille Tchétchène
Opération policière préfectorale
ce matin, 27 septembre, à La Roche sur Yon :
"A 6.00 heures ce matin, à la mosquée de la Roche sur Yon, une cinquantaine de gardes mobiles, policiers et représentants de la préfecture sont venus réveiller et interpeller une famille tchétchène de 2 adultes et 8 enfants, la famille Dzhanaraliev.
Rue bloquée dans le quartier, déploiement de force sans commune mesure avec la situation d'une famille paisible ne représentant aucun danger et dont 7 des 8 enfants âgés de 2 à 18 ans, sont scolarisés à La Roche sur Yon.
Tout ce cirque policier pour renvoyer en Pologne, pays supposé de leur entrée en Europe. Juridiquement et administrativement cette réadmission est contestable et une saisine du Conseil d'état est en cours.
De plus lors de leur passage en Pologne, ils ont subi des maltraitances, ce qui explique leur demande de d'asile en France. Or, le 22 septembre, la cour de justice européenne, par la voix de son procureur général, a statué sur le fait que des demandeurs d’asile ne peuvent être transférés vers un autre état membre, lorsqu’il y a pour eux un risque d’une atteinte grave aux droits que la Charte des droits fondamentaux leur garantit.
La famille bouleversée, en détresse, avec les enfants en pleurs, a seulement pu contacter la bénévole de la Cimade qui les suivait depuis plusieurs semaines.
Arrivés sur place, aucun membre des associations qui les ont soutenus depuis leur présence à La Roche sur Yon (Vendée) n'a été admis à les assister, les réconforter, lors de cette opération. Le fort dispositif de sécurité empêchait tout contact avec la famille et même tout accès à la rue.
Rien ne justifiait l'heure, l'urgence et un tel déploiement des forces de l'ordre.
Dans quel état se trouvent les enfants ayant subi une telle interpellation matinale ?
Au-delà de la violence inhérente à un tel évènement, il convient de préciser que le plus jeune des enfants est atteint d'une pathologie cardiaque ayant nécessité une opération lourde. L'avis d'un cardiologue pédiatrique est indispensable avant tout long déplacement.
Une nouvelle fois, on stigmatise ceux qui aident des personnes en détresse, on bafoue les plus élémentaires des droits de protection de l’enfance et on crée, sous la pression d'un ministère de plus en plus répressif, un climat malsain, propice à toutes les interprétations.
Une nouvelle fois, la France s’apprête à bafouer le droit communautaire et à s’abstraire d’une décision de justice.
RESF Vendée demande que cessent ces situations inadmissibles. L'Etat doit permettre aux associations de remplir leur mission en toute circonstance.
L'humanité doit prendre le pas sur les chiffres.
L'indignation des élus, des associations, des mouvements politiques et syndicaux qui suivent cette famille est totale !
Histoire récente :
Pendant la guerre de 1994 en Tchétchénie le père a aidé des combattants. 13 hommes de sa famille ont été tués dans cette période.
A la fin de la guerre pourchassés par le gouvernement prorusse, ils se sont cachés pendant 3 ans environ, se séparant et bougeant sans cesse.
En 2006, la situation devient intenable, le père est recherché et menacé, ils partent en Pologne avec leur passeport, demandent l'asile, obtiennent un droit de séjour de 2 ans mais sans le statut de réfugiés
En Pologne, ils ont subi des maltraitances, (en particulier un des enfants est violemment battu gardant des séquelles physiques et psychologiques importantes)
Ils ont pris peur et la famille sans avoir pu informer le père se réfugie au Danemark.
En mars 2010, le Danemark les renvoie en Pologne. Devant l'angoisse des enfants.
ils n'y restent que 2 jours et repartent en Tchétchénie toujours sans le père.
Ils sont 1 mois tranquilles puis ils sont sommés de dire où est le père et comme moyen de pression les 2 enfants ainés sont séquestrés une nuit par des paramilitaires. Depuis l'ainé est resté mutique.
En octobre 2010, en insécurité totale ils se réfugient au Danemark, qui demande leur retour vers la Pologne.
Terrorisés, ils rejoignent le frère de Madame en séjour régulier en Suède.
Le père qui n'avait pas revu sa famille les rejoint en Suède. Même histoire, la Suède demande le retour en Pologne.
Ils fuient de nouveau mais cette fois ci vers la France (Strasbourg) pensant pouvoir demander l'asile car ayant quitté l'UE pendant plus de 6 mois. Les preuves de leur séjour en 2010 en Tchétchénie sont jugées non probantes par le préfet du Bas Rhin. Celui-ci refuse leur admission et ordonne leur retour immédiat en Pologne.
La famille arrive alors en Vendée en juin 2011, est accueillie par les associations locales d'aide et ces 3 derniers mois est logée en modulaire dans la cour de la mosquée avec l'accord et l'aide de la Mairie.
Ils se trouvent au centre de rétention de Rennes et risquent leur renvoi de nouveau vers la Pologne alors que ne sont pas connus les résultats des derniers recours – Conseil d'état en particulier."
Dernière heure : Magomed a été gardé à l'hôpital, le vol est donc annulé pour demain !
La communauté tchétchène de Rennes organise un rassemblement devant le CRA demain.
ON A QUELQUES HEURES DE PLUS POUR EMPECHER L’INACCEPTABLE DE SE PRODUIRE !
Précisions sur la famille Dzhanaraliev
mère Rumissa 06 12 1974
père Musa 30 06 1966
Murid 02 04 1993 Garçon
Mashad 07 07 1995 G
Muslim 31 O5 1997 G
Elina 13 11 1998 Fille
Eliza 13 08 2000 F
Rajana 06 03 2005 F
Malik 20 04 2007 G
Magomed 14 02 2009 G (c'est lui qui a subi une opération du cœur à la naissance)
Fax, mails, coups de téléphone pour dire, sans injure ni diffamation ce qu’on pense de tout ça :
Coordonnées de la Préfecture du Bas-Rhin qui est en charge du dossier
raphael.lemehaute@bas-rhin.pref.gouv.fr
pierre.ory@bas-rhin.pref.gouv.fr
infos@bas-rhin.pref.gouv.fr
secretaire-general@bas-rhin.pref.gouv.fr
par fax
03/88/21/61/ 55 (fax du secrétaire général)
03/88/21/62/ 16 (fax de la préfecture)
03/88/21/68/ 07 (fax du sous-préfet)
Quand on n’a pas de fax : http://fax-gratuit.net/tt/index
Préfecture de la Vendée qui a organisé cette expulsion de façon inqualifiable.
Téléphone 33 2 51 36 70 85
fax +33 2 51 05 51 38
Là où se prennent les décisions
Elysée : 01 42 92 81 00
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html <http://www.elysee.fr/ecrire/index.html>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) a été viré. Il n’a officiellement pas de remplaçant mais Guillaume Larrivé est de retour depuis mars : longtemps conseiller immigration de Sarkozy (avec Tandonnet) au ministère de l’intérieur. Il connait bien et n’aime pas le réseau. Raison de plus pour se rappeler à son bon souvenir :guillaume.larrive@elysee.fr
Mais aussi au Conseiller spécial Henri Guaino henri.guaino@elysee.fr
et au secrétaire général xavier.musca@elysee.fr
Ministère de l’Intérieur
claude.gueant@interieur.gouv.fr
Directeur de cabinet : stephane.bouillon@interieur.gouv.fr
Dircab-adjoint : georges-francois.leclerc@interieur.gouv.fr
Les membres du cabinet chargés de l’immigration :
pierre.regnault-de-la-mothe@interieur.gouv.fr
henri.zeller@interieur.gouv.fr
christophe.reynaud@interieur.gouv.fr
Secrétariat général à l’Immigration :
Fax: 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétariat général secretariat-general@immigration-integration.gouv.fr
Secrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 61 65
Directeur de cabinet : gautier.beranger@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 66
Chef de cabinet : charlotte.orgebin@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 40
15:29 Publié dans Non aux expulsions et aux camps | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : étranger, tchetchenie, immigration, politique, actualité, école, resf, reseau education sans frontieres, pologne, huit enfants, expulsion, expulsion étranger, colère, indignation, action
25.09.2011
N'oublions pas le calvaire d'une femme policier violée en 2007 et suicidée en 2011. Pourquoi la proposition de payer le taxi aux femmes policiers n'a retenu aucun crédit, raillée par le Gouvernement ?
Bonjour à tous et toutes,
En 2007, une femme policier a été violée en sortant de son travail.
Son travail n'était pas innocent dans ce fait terrible, puisqu'elle était policière.
Elle était jeune et travaillait en Seine Saint-Denis.
Vous vous imaginez ? Elle a été très choquée et détruite dans sa chair et son honneur.
Cette année, en juillet 2011, elle s'est suicidée en se jetant d'un pont.
Le pont Saint Michel...
Un journaliste a écrit cette coquille : "en se jetant d'un point".
Point final d'une vie qui a trop souffert.
Mutation vers Toulouse.
Vie de famille détruite.
Combat pour la garde de ses enfants.
Combat d'une femme qui travaillait
et voulait sauver sa vie de mère,
en ayant dans la chair
la morsure terrible d'un viol.
Dans les six semaines avant ce viol,
une autre policière avait été agressée au même endroit
et violée par deux hommes.
Crime terrible contre celles qui font leur travail de paix et de défense de la population.
Ségolène Royal avait alors proposé au Gouvernement qu'il y ait la possibilité d'un abonnement aux taxis pour que les femmes policières puissent rentrer en paix et en sécurité chez elles.
Mais elle n'avait ramassé que des railleries, des quolibets et des éclats de rire.
Comme quoi, la vie d'une femme policière ne vaut rien aux yeux de certains. Beaucoup de vies ne valent rien aux yeux de beaucoup de personnes.
On préfère aujourd'hui répondre à Madame Royal : "L'argent, vous le prendrez où ?"
On préfère rembourser aux grandes fortunes le trop perçu en millions d'euros grâce au bouclier fiscal mis en place ; on préfère payer des stades immenses qui ne servent à rien, on préfère autoriser la vente de bijoux qui valent cent cinquante mille euros et les laisser porter par des dames sans coeur et dénuées de conscience. On préfère laisser des chefs d'entreprise gagner tous les mois des sommes indécentes ou bien donner à un footballeur une somme si exorbitante qu'un ouvrier ne gagnera jamais en toute une vie de labeur.
Payer un taxi pour protéger la vie d'une policière, ce n'est pas cher payé.
Aujourd'hui, deux enfants dont un petit garçon pleurent leur maman.
Aujourd'hui, une policière n'est plus.
Les taxis ne sont pas chers au regard d'une vie.
Une vie qui a donné la sienne pour protéger ses concitoyens,
en choisissant ce métier.
Que la paix soit sur l'âme de cette femme de 35 ans et dans la vie de sa collègue violée par deux hommes au même endroit, ainsi que sur l'âme d'une autre policière qui s'est suicidée deux jours avant à Cagnes-sur-Mer, Nelly, 39 ans, en 2007.
Chaque année, il y a cinquante suicides de policiers. Horaires variables, objectifs chiffrés, mutations difficiles à gérer, dureté du métier, violence accrue, sous-effectifs, manque de moyens, heures supplémentaires, pression du résultat, frustration pour ceux qui ont le souci du devoir : tout ceci concourt à la dépression des policiers.
Cette semaine, trois policiers se sont donné la mort en deux heures de temps, le 22 septembre. L'un des trois hommes a tué sa femme juste avant de se donner la mort.
Douze mille appels ont été reçus en trois mois au Centre d'appel d'écoute des policiers.
Chloé LAROCHE
19:12 Publié dans C'est tous les jours FÊTE pour la Femme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : police, viol, policiere, taxi, viol d'une policière, suicide policier, ségolène royal, présidentielles, argent, finance, protection, violence, actualité
15.09.2011
J'écris pour les nouveaux professeurs des écoles recrutés après le Master et jetés sans savoir nager en pédagogie pour assurer 27 heures de cours de la Maternelle au CM2.
Bonjour à tous et toutes,
Il est étonnant de constater que notre État, l'État français, semble faire des économies sur des domaines comme l'Éducation.
Je dis "semble" car il semblerait que ce soit le cas, malgré que je sois obligée de me pincer pour y croire.
Les professeurs des écoles sont maintenant jetés dans les classes sans formation comme auparavant, avec pour tout bagage et passeport pédagogique leur seule jugeote et leur appréciation de la situation.
On recrute les nouveaux professeurs des écoles (anciennement on disait "instituteurs"), en fin de maîtrise, avec des années d'études universitaires à leur actif, et même parfois des ingénieurs… à défaut d'accepter les Bacs + 2, Deugs, Licences et autres personnes motivées à devenir instituteurs et à se former correctement.
Pour devenir professeur des écoles, il faut désormais depuis 2010 un Master ou Maîtrise.
Le master est un diplôme qui se prépare après la licence, en quatre semestres.
Comptons donc quatre à cinq années d'université, sans aucun contact avec des enfants, et plongeons après concours réussi, dans une classe de 25 à 30 enfants, pour 27 heures de cours à assurer de la Maternelle au CM2.
Il est absolument inconscient de laisser des enfants entre les mains de personnes n'ayant pas été formées à la petite enfance, à l'enfance et à la pédagogie. Autrefois, les futurs instituteurs bénéficiaient d'une formation en chant, musique, danse, pédagogie, tenue d'une classe, et avaient des modules sur chaque matière à enseigner comme les maths et le français. 
Ils avaient des stages avec accompagnement et possibilité de corrections des défauts. Ils se confrontaient les uns aux autres et partageaient leurs questionnements, doutes et progrès.
Aujourd'hui, ils sont dès la première année, après la réussite de leur concours, professeurs-stagiaires mais en responsabilité d'une classe immédiatement et à plein temps. Ils ont un tuteur chargé de les aider. Mais en sachant que le tuteur est souvent pris lui-même par un travail important de professeur, les nouveaux professeurs des écoles se retrouvent très souvent livrés à eux-mêmes, jetés par le Ministère de l'Éducation Nationale dans la rivière sans savoir nager.
Nous faisons donc des économies sur le dos de nos enfants, pour compenser ce que l'État français a su redonner aux plus riches des Français.
Et nous regardons lâchement le travail de sape et de destruction des meilleures structures françaises qui, comme les Tribunaux, se voient réduits à peau de chagrin et offerts à ceux qui ont les moyens de se défendre loin des tribunaux de proximité fermés à jamais.
Je souhaite beaucoup de courage aux nouveaux professeurs des écoles et je leur dis de poursuivre leur solidarité ou de la construire en formant des groupes d'entraide et de solidarité pédagogique. C'est un métier qui s'apprend comme on apprend le métier de journaliste ou celui de médecin ou encore celui de coiffeur. Avoir détruit la structure d'études des professeurs des écoles, nommée IUFM, relève d'une pure folie.
Mais cette folie est si répandue qu'elle en est devenue douce.
La douceur étant parfois la pire quand il s'agit de la folie d'un système.
Car elle s'apparente au laisser-aller et à l'inconscience.
Chloé LAROCHE


01:15 Publié dans Face à la crise | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : professeur des écoles, iufm, instituteur, école maternelle, école primaire, formation, actualité, éducation nationale, master, maîtrise
11.09.2011
Témoignage de l'accueil dans ma famille d'un ancien drogué et dealer, par le biais d'une association grenobloise. Récit d'un "point-virgule" douloureux.
Bonjour à tous et toutes,
On se rappelle du crime atroce commis à Lauris, dans le Vaucluse, le 9 février 2009. Emmanuelle Letru avait 27 ans et attendait un enfant. Elle devait accoucher dans les jours suivants, lorsque des individus ont pénétré dans la maison conjugale et ont tué par méprise cette jeune femme, déjà maman d'un enfant. Ils voulaient en fait éliminer son compagnon et futur papa du bébé en attente, dans une expédition punitive. Cet homme était un ancien drogué, toujours en traitement de substitution de sevrage.
Son passé l'a rattrapé, pour son plus grand désespoir. Les meurtriers, au moment des faits, étaient sous l'emprise de la drogue et de l'alcool.
Tout le monde a droit à une chance, la chance de recommencer une vie. Le compagnon d'Emmanuelle Letru voulait y croire et penser à une nouvelle vie.
En 2009, j'ai voulu donner une chance à un jeune homme de 24 ans, ancien drogué et sortant juste d'un centre de désintoxication. Il est arrivé chez moi le même jour où Emmanuelle a été enlevée à la vie. L'association qui m'a confié Omar a été heureuse de voir que je prenais à coeur l'accueil de ce jeune et me rendait régulièrement visite pour voir si tout allait bien. Une éducatrice venait chaque semaine discuter avec moi et avec mon protégé, afin de surveiller son état d'ancien drogué encore en traitement de substitution et aussi pour examiner l'avancement de son accueil et accompagner son insertion au sein du monde.
J'étais censée en tant que famille d'accueil offrir à ce jeune une passerelle entre son passé et son avenir, le présent n'étant qu'une parenthèse dans ma demeure évoquant le doux cocon du papillon à venir... un "point-virgule" entre deux phrases, deux phases de vie.
Au bout de trois mois, il m'a été demandé si je pouvais prolonger l'accueil d'Omar, ce qui leur rendait bien service, du fait d'un manque sérieux de possibilités d'hébergement en plus grande autonomie. L'association m'a refait la même demande chaque mois, jusqu'à ce que cinq mois soient presque écoulés.
Entre temps, j'ai appris que cet homme avait fait du commerce de drogue au cours de son passé de drogué, avec des drogues dures notamment. Il n'avait jamais travaillé, sauf en vendant ces terribles armes de mort. J'ai compris aussi que des personnes pouvaient vouloir le rechercher et j'ai saisi plus volontiers pourquoi l'association refusait à ce jeune homme l'accès au téléphone de la maison, sans avoir non plus la possibilité de donner mon numéro à qui que ce soit.
J'en ai voulu soudainement à l'association de m'avoir confié cet homme, dont l'accueil aurait pu nous mettre en danger, moi et mes enfants. Je considérais que chacun a la responsabilité de ses choix dans la vie et que au lieu de travailler et d'étudier, il avait préféré aller vendre de la drogue à des gamins sans défense. À 24 ans, il avait eu le temps de réfléchir à sa vie. Il avait décidé de changer et je l'avais accompagné mais j'avais un goût amer de protection maternelle vis à vis de ma famille.
Le pire est qu'il s'est avéré en fin d'accueil être sournois et enclin au mensonge sur ma famille, sur le quotidien familial et sur son accueil chez moi. Mon fils est alors tombé sur une lettre où il disait du mal de moi à une personne du centre de désintoxication, jusqu'à lire que ce serait ma dernière expérience d'accueil au sein de cette association.
Cette dernière s'est protégée en évitant que j'arrive à joindre le directeur, parti en vacances durant l'été. Les éducateurs ont intercepté les informations et se sont camouflés derrière le fait que j'avais eu des conflits avec ma fille adoptive six mois auparavant, prenant ce prétexte pour arrêter tout accueil avec moi.
Ma fille ayant dû prendre de la distance avec notre foyer durant plusieurs mois et étant éloignée provisoirement dans un internat adapté aux adolescents en difficultés, j'avais alors pu accueillir ce jeune en lui offrant une chambre pour quelques mois. Toute la famille s'est sacrifiée pour m'accompagner dans cet accueil, puisque mes trois enfants (dont ma fille adoptive qui revenait le week-end) dormaient dans la même chambre, afin de laisser un espace privé à cette personne ayant besoin d'aide. Ouvrir l'espace privé familial à une personne inconnue est un évènement d'un grand poids pour tous les membres d'une famille et aussi pour les enfants, naturellement, car ils sont obligés de laisser leurs parents (ici, leur maman) donner une part de temps et d'attention à un intrus.
Le souci était que j'étais une femme ayant juste dix-huit ans de plus que cet homme. On me demandait d'avoir de l'autorité sur lui et de surveiller ses déplacements. Il n'avait pas le droit de sortir le soir et il ne pouvait pas fumer chez moi. Je vivais en appartement, en outre pas très grand, et je dois dire que cette expérience n'a pas été sans angoisses et sans peurs.
Pourtant j'ai rempli ma mission avec coeur, emmenant cet homme sur tous les chemins de balade autour de Grenoble, en sorties familiales aussi et le nourrissant chaque jour avec de bons petits plats. Il était né le même jour que mon fils de quatre ans et nous avions eu la joie de fêter leur anniversaire fin février 2009, avec exactement vingt ans d'écart entre eux.
Mon fils s'est attaché à lui et lorsque ce jeune homme est parti sans se retourner, suite à cette lettre me dénigrant, celle dont j'ai parlé plus haut… cela a été très dur de mettre des mots sur le fait que parfois des personnes qu'on affectionne et qu'on protège peuvent ne faire qu'un passage et ne jamais revenir. Omar n'a pas dit un seul merci et je n'ai jamais eu de nouvelles.
L'association ne m'a jamais remerciée pour mon travail et le directeur n'a pas bougé pour me convoquer et savoir quelle souffrance pouvait rester de tout cela.
Durant tout le temps de cet accueil, je n'étais de plus pas payée en feuilles de paye mais en indemnités, qui équivalaient à sept cent euros par mois réglés par chèque. Considérée comme une famille d'accueil bénévole, on pouvait me jeter à la poubelle sans état d'âme.
Je considère que cette association a fait du tort à ma famille, à mon jeune fils et à moi-même en ne nous ayant pas protégés du fait de m'avoir confiée un homme majeur, ancien dealer, et en ayant fait état de négligence et surtout de non reconnaissance d'un travail que j'avais mené à bien, d'une mission que j'avais honorablement remplie, puisque le passage d'Omar dans notre famille devait le remettre en selle avec le monde, comme une antichambre entre le passage en centre de désintoxication et sa nouvelle formation, formation qui s'est avérée salutaire pour lui.
Le fait d'avoir été pour cet accueil une femme seule a donné le droit à cet homme de partir la tête haute, sans dire un seul merci et en me rabaissant par le dénigrement.
J'en souffre encore car ces mots, c'est la première fois que je les dis et que j'arrive à raconter cette histoire.
Mon fils qui avait déjà perdu son papa -un an avant- a perdu un grand frère de la même origine que son père né en Algérie. Des résonances se sont tues à jamais, avec des larmes versées pour les absences des morts mais aussi des vivants.
Je dépose ce témoignage sur la place de Grenoble afin qu'il ne soit pas lettre morte.
Je suis consciente que tout cela est très grave et j'espère que tous les protagonistes de cette histoire pourront lire cet article.
Merci de m'avoir lue.
Chloé LAROCHE
03:23 Publié dans Mes confidences de mère adoptive et biologique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : drogue, accueil, famille, désintoxication, cocaïne, drogue dure, dealer, grenoble, bénévolat, bénévole, éducateur, drogué, témoignage, enfant, point-virgule, algérie, deuil
28.07.2011
Ma prière pour la famine de la Corne de l'Afrique, pour deux millions d'enfants en danger de mort, pour deux cent mille qui ne passeront pas le mois.

__________________________________________________
Un enfant va mourir
mais pour que d'autres ne meurent pas
envoyez un peu de votre coeur
par un peu d'argent
vers la Corne de l'Afrique
Action contre la Faim
Des enfants vont mourir
avec eux nous aussi
dans notre humanité
si nous oublions de penser
à tous ceux qui peuvent
encore vivre

Toi tu es déjà mort
mort d'indifférence
coeur asséché
de ne pouvoir donner
pour sauver ces enfants
Action contre la Faim
Mais un enfant va vivre
des dizaines vont survivre
des centaines
si toi, si vous
envoyez vos dons
pour l'Afrique
Chloé LAROCHE ____________________________________
Envoyez votre don à l'adresse suivante dans une enveloppe affranchie :
ACF-URGENCE CORNE DE L'AFRIQUE
Libre réponse 64731
75662 Paris Cedex 14______________________________

LIENS
:
http://www.actioncontrelafaim.org/urgence-Somalie/
http://youtu.be/B9KHC-EW3Yc
http://www.actioncontrelafaim.org/presse/communiques/communique/article/1/les-un-declarent-la-famine-en-somalie/
http://www.dijonscope.com/014733-somalie-la-faim-au-xxie-siecle

02:29 Publié dans Solidarité Puissance Toi | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : action contre la faim, famine, afrique, enfant, don, humanitaire, donner, sauver, actualité, planète, compassion, urgence
23.07.2011
Je pense aux jeunes norvégiens fauchés par la mort. Mes textes et pensées pour eux et toute la Norvège.
Aujourd'hui, je pense aux 84 jeunes assassinés en Norvège.
Ils campaient en paix et un homme a pris leur vie.
Je pense aussi aux autres personnes dont on a pris la vie à Oslo.
Qu'ils trouvent la sérénité là-haut, hors de ce monde où la brutalité
est parfois tel un typhon imprévisible________________ Chloé
__________________________ Pour eux, j'offre ces quelques textes inédits que j'ai écrit il y a quelques temps :
Lorsque tu embrasses
ton enfant
tu penses à ceux qui sont partis là-haut si jeunes
à ces petits qui sont morts
que personne n'embrassait plus... parfois
que personne n'embrassera plus jamais
Tu donnes un baiser
et ce baiser va vers eux
Caresse invisible
pour chaque orphelin d'éternité.
Chloé
(octobre 2009)
___________________________________
Que ceux qui ont été violés
ne violent jamais
mais travaillent à la loupe
sur leur colère intérieure
Que ceux qui ont été battus
ne battent jamais
mais apprennent la tendresse
qu'ils n'ont jamais connue
Que ceux qui ont été aimés
aiment toujours
et gardent à jamais en eux
la haine de la violence.
Chloé
(octobre 2009)
________________________________________
Lorsque je prends ta main
toi qui vas mourir
tu m'emmènes
sur les chemins de ta vie
et tu me dis
attends
"Je vais partir
mais toi tu restes
avec un peu de moi
qui va vivre en toi
comme un héritage
de vie
et d'amour."
Alors je continue ma vie
et toi je te porte en moi
jusqu'à la fin du chemin.
Chloé (octobre 2009)
_______________________________
Parfois on peut aider une personne
à un moment de sa vie
puis elle part sans se retourner
alors il faut se dire
qu'elle était comme une étoile
filante
Elle nous a permis
de faire un voeu
un geste d'amour
et de don sans retour
Cette personne nous a pris
comme un pont
et a laissé des empreintes
qui nous marqueront
à jamais...
Passage d'infini.


Chloé Laroche_______________________

14:41 Publié dans Comment survivre au pire / Résilience | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : oslo, norvège, hommage, attentat, poésie, au-delà, ange, espoir, deuil, amour, actualité, peine, courage
23.06.2011
Pour Marie-Jeanne... je veux tout oublier me plonger dans les yeux des miens.
Pour MARIE-JEANNE ----------------------------------------

Ne dites pas combien j'ai souffert
Non, ne le dites pas
J'ai croisé l'horreur
Ne dites pas combien j'ai souffert
Mais dis-le toi pour avertir
Les jeunes filles
Qu'aller courir seule
N'est plus possible en France
J'ai rejoint cette maman
Partie à la Saint-Valentin
Patricia Bouchon
Elle était partie courir
Et elle a été tuée
Ne dites pas combien
On a souffert
Nous avons rejoint Laëticia
Dont le corps a été démembré
Elle avait un an de plus
Moi j'avais 17 ans
Moi Marie-Jeanne
Et j'aimais ma famille
Et ma vie tranquille
Je voulais mon Bac
Mais maintenant j'ai traversé
La rivière de l'Oubli
Et je veux tout oublier
Me plonger dans les yeux
Des miens
Pour leur dire que je les aime.
La vie est dure aujourd'hui
Pour les jeunes filles
Regardez ce gâchis
Avec nous trois
Et Carla frappée à mort
Pour une dispute
Elle-même avait
Roué de coup
La soeur de l'agresseur
Monde violent
Arrêtez de tuer
Faites la paix
Et aimez-vous
Nous, on est parties
C'est trop tard
Nous ne pouvons
Que vous aimer
Et vous consoler
De larmes d'or.
_________________ Une marche blanche aura lieu pour Marie-Jeanne ce vendredi à Tournon en Ardèche. La marche partira à 14 h du rond-point de l'Octroi, au nord de la ville, pour se terminer dans la cour du lycée, où les élèves qui le souhaitent, vêtus de tee-shirts blancs, pourront prendre la parole, déposer des fleurs ou écrire un témoignage.
Chloé Laroche
10:43 Publié dans C'est tous les jours FÊTE pour la Femme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marie-jeanne, laeticia, patricia bouchon, jogging, crime, tournon, jeune femme, deuil, assassinat, france, actualité, ardèche, carla
12.06.2011
Pour ARDI, ne baissons pas les bras. Jeune handicapé venu du Kosovo en 2008, il a été expulsé mais se laisse mourir.

Bonsoir à tous et toutes,
Je vous en prie, mes chers lecteurs et lectrices, allez lire cette page :
http://www.educationsansfrontieres.org/article36748.html
et MERCI d'aller signer cette pétition en grand nombre pour ARDI,
jeune handicapé expulsé, dont la vie est en danger :
http://www.educationsansfrontieres.org/article36673.html___________________
Il est important d'être nombreux à ne pas accepter qu'un jeune handicapé soit expulsé ainsi avec ses parents, sans aucun ménagement pour sa santé et son état, juste pour faire du chiffre en expulsions et atteindre un quota.
Je suis horrifiée, ayant adopté moi-même une enfant handicapée venue de Roumanie.
Combien de combats ai-je mené avec le Tribunal et de papiers ai-je rempli pour que ma fille ait des papiers et la nationalité française !!
Et lorsque je suis allée chercher la carte d'identité de ma fille, bien qu'elle soit présente, il a fallu que l'employée de Mairie contrôle tous les papiers avant de donner la carte, carte qui avait déjà donné lieu à de multiples contrôles précédemment.
Je trouve que nous devenons un état déshumanisé et c'est dommageable pour les Humains que nous sommes.
Que de souffrances et de gâchis, lorsqu'on sait que Ardi se laisse mourir et sombrer depuis son retour au Kosovo.
Chloé LAROCHE
______________Voici le texte que j'ai lu ce soir sur le site du Réseau d'Éducation sans frontières
et qui m'a fait réagir :
"Le 4 mai 2010, Ardi VRENEZI, 15 ans, polyhandicapé, était expulsé avec sa famille vers le Kosovo.
Ses parents étaient venus avec lui en France en juillet 2008 pour qu’il soit soigné, n’ayant pas eu de diagnostic pour sa maladie dans leur pays, et aucun traitement efficace de sa pathologie. Ils avaient vendu leur maison pour payer le voyage. Hospitalisé dès son arrivée en France dans un état préoccupant, l’évolution de la maladie avait été freinée : « un miracle » disaient ses parents.
Mais le préfet de Moselle a un quota d’expulsion à atteindre.
Le 3 mai 2010, les parents, le frère et la sœur d’Ardi sont interpellés. Ardi est arrêté le soir même au sein de l’institut d’éducation motrice où il était soigné, par une escouade de policiers. Le directeur de l’institut n’a pas été prévenu, les infirmières non plus. La plupart des enfants dorment. Ardi est arraché de son lit, transféré sur un brancard, placé dans une ambulance et mis en centre de rétention pour la nuit. Le lendemain matin il est mis dans un avion avec sa famille à destination de Pristina.
Depuis lors, faute de médicaments et de soins adaptés, son état s’est considérablement dégradé. Il ne se lève plus, ne sourit plus, ne parle plus. Il a des difficultés de déglutition qui s’aggravent et nécessiteraient une aide alimentaire, impossible au Kosovo. Il maigrit, il a faim. Il reçoit les médicaments indispensables de France, ceux-ci n’étant pas accessibles ou étant même inexistants au Kosovo. Interpellé sur cette situation inacceptable, l’Etat Français persiste dans sa dramatique erreur d’appréciation, et accrédite par tous les moyens la thèse qu’il y aurait au Kosovo une prise en charge adaptée à la situation de polyhandicap. Ceci est faux.
La pathologie dont Ardi est atteint ne laisse certes pas espérer de survie à long terme. Ardi va mourir, mais sans les soins adaptés, il mourra plus vite, et dans des conditions inacceptables de faim et de douleurs.
Ces faits déshonorent ceux qui les ordonnent, ne peuvent que bouleverser ceux qui les exécutent et font honte à ceux qui les laissent se commettre. Il faut réagir !
Nous exigeons le retour immédiat et sans délai de Ardi et de sa famille en France pour qu’il bénéficie des soins que son état impose."
(http://www.educationsansfrontieres.org)
00:49 Publié dans Amour des autres: mon regard sur le monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ardi, handicap, expulsion, médical, international, actualité, quota, chiffre, immigration, kosovo, pétition, resf
















Bonjour à tous et toutes,


Mais comme tous les survivants, 



Cela fait bientôt quatre ans que j'écris ce blog. Chaque jour, vous venez me lire nombreux, jusqu'à 500 parfois. Vous réagissez, m'écrivez, témoignez, remerciez, contrez, aimez ce que j'écris...
Alors voici quelques uns de vos commentaires. À chaque fois, je mets le lien de l'article qui correspond au commentaire, en dessous des commentaires en rapport.
Merci à vous tous et aussi à tous ceux que je n'ai pas cités.
Chloé Laroche
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Bravo Chloé, on ne saurait mieux exprimer la détresse de cette jeune femme, et votre hommage est à la mesure de son sacrifice.
Hélas, elle a emporté dans la nuit de l'oubli un petit être qui n'a pas eu sa chance.
Puissent les Anges, s'ils existent, le prendre dans leurs bras salvateurs !
Mais comme le jour renaît de la nuit qui le précède,
faisons confiance au jour qui se lève !
Écrit par : vallguy | 18.08.2010
Une figure d’homme tel un ange
Portée par l’épée d’un regard mâle.
Je sais, femme, que cela te dérange,
Que je sois pâle derrière un fard.
Du vertige de l’amour bleu et pur
Aidé par des ailes légères…
Il advient un monstre perfide et dur
Paré de fiel et de fer.
C’est quand un homme devient coupable,
Que le mot ‘responsable’, pour lui, devient réel,
C’est quand ses rêves deviennent frêles
Que l’homme s’écroule comme du sable.
Et le sable n’est que poussière.
Écrit par : MATHIEU | 17.10.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/08/17/hommage-a-une-femme-enceinte-qui-a-saute-du-6eme-etage-a-cau.html#comments
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Merci Chloé pour tous ces témoignages d'évènements difficiles et douloureux pour ceux qui les vivent et pour l'aide et le soutien apporté aux parents et aux familles meurtris.
Ta pensée est très lucide dans la vision des évènements, et il est important de ne pas passer sous silence ce qui se passe, même si certains évènements sont difficiles à entendre.
Je rends grâce à ton courage et à ta lucidité !
Je t'embrasse
Marc
Ecrit par : marcanciel | 08.08.2008
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/08/08/lettre-solidaire-pour-les-sinistres-endeuilles-solitaires.html
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Pourquoi les couples se déchirent-ils de cette façon ? Comment en sont-ils arrivés à se haïr à ce point ? Quand les enfants sont témoins de ces drames, cela doit perturber l'enfant intérieurement : la peur ressentie, les cris répétés des parents en sa présence, l'angoisse qu'il doit avoir.
Les violences verbales et physiques doivent être déclarées aux autorités, mais faut-il encore que les victimes le veuillent. Certaines restent en couple, surtout quand il y a un enfant, mais cela ne va pas rassurer l'enfant, au contraire, il sera traumatisé le restant de sa vie. S'il arrive quelquechose à la maman (ou le papa), l'enfant sera placé automatiquement et enlevé de son cocon familial, ce qui entrainera une angoisse supplémentaire pour le petit.
Les victimes doivent absolument dire ce qu'elles vivent au quotidien pour que le conjoint "attaquant" soit punit pour ses actes irresponsables.
N'hésitez surtout pas, votre vie dépend de votre choix de dire les faits. Vous devez le faire IMPERATIVEMENT.
Merci à Chloé de soulever ce très grave problème.
Prenons conscience que cela peut arriver à n'importe qui.
Lolotte73
Ecrit par : Lolotte73 | 18.06.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/18/hier.html#comments
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Je suis d'accord avec vous. Depuis l'annonce de cette horrible histoire, je suis traumatisée et j'en pleure parce que même si je ne connaissais pas ce petit bonhomme, la violence qu'il a subit me fait mal mais maintenant il ne souffre plus au moins. A force il devait être cassé de partout...Maintenant quoi qu'il se passe dans la vie, même si on a souffert on n'est pas obligé de faire souffrir quelqu'un d'autre! C'est trop facile. Ce monstre et la mère de Marc (qui pour moi n'est pas une mère) doivent payer pour cela, qu'ils vivent assez longtemps et qu'on leur rappelle tous les jours ce qu'ils ont fait ! Courage et bonne chance à son frère François.
Cordialement,
Écrit par : sandrine | 04.11.2008
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/10/28/quand-l-amour-depasse-l-entendement-quand-l-amour-devient-vi.html#comments
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Bonjour Chloé, bonjour à toutes les personnes qui se sentent seules. Non, vous ne l'êtes pas, il existe des gens comme Chloé, des associations qu'elle vous donne dans cette note qui peuvent vous aider. Vous avez le droit de vivre en ayant de l'aide : eh alors, ce n'est pas honteux d'être aidé, au contraire c'est réconfortant et cela peut vous aider à aller de l'avant. Bon nombre de ces organismes sont là pour vous écouter, pour vous aider, et ils le font avec un sourire et avec joie.
Vous qui êtes seul avec des enfants, ne "partez" pas, ce sont vos enfants qui ont le plus besoin de ce seul lien familial qui leur reste. Ils ont besoin du parent qui est à leur côté (Amour, soutien, tendresse, etc...). Cet enfant, c'est un peu vous (imagé bien sûr) et la personne qui va vous aider, vous soutenir, et vous donner de son temps, de sa tendresse parfois.
Ces organismes veulent vous aider, n'ayez pas honte d'être aidé, faites le pour vous et pour vos enfants. Courage et volonté, allez y prenez contact avec eux, ils vous accueilleront volontiers.
Personne ne veut que vous abandonniez. Vous n'êtes pas seul.
Merci à Chloé de son soutien.
Vous avez mon soutien également.
Lolotte73
Ecrit par : Lolotte73 | 17.09.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/09/13/lettre-a-une-mere-de-famille-qui-risque-de-mettre-fin-a-ses.html#comments
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J'ai trouvé votre blog par le biais d'une alerte google ... çà vous dirait de passer nous laisser votre texte sur le forum où je suis ?
http://www.dondesoidondevie.org/
Je suis Céline, maman d'un enfant transplanté rénal
Toute participation peut être bénéfique
Merci de m'avoir lue
Écrit par : Céline | 25.04.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/04/16/j-ecris-pour-le-don-d-organes-pour-que-des-yeux-s-ouvrent-qu.html#comments
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Madame,
Au nom du "blog de police", un groupe de discussion sur la réalité du métier des forces de l'ordre sur Facebook, qui regroupe près de 5000 policiers :
Merci de ce très beau texte.
Tout simplement.
Écrit par : Marc Louboutin | 12.03.2010
Merci beaucoup Madame, pour notre collègue. Si seulement plus de citoyens exemplaires comme vous êtes nous soutiendrez nous serions plus fort dans notre combat qui est avant tout d'assurer la sécurité de nos citoyens, merci encore.
Écrit par : Tony perus | 12.03.2010
Merci à toi, de penser à notre collégue, il en a besoin de cette chaleur humaine et de penser à nous par la même occasion. Je pense aussi à son épouse, ses enfants, ses parents. Et aux miens, si nous étions dans la même posture. J'aime ce métier, mais de plus en plus, je sens l'amertume me gagner face à cette bande d'incapables, incapables de gérer la sécurité de leurs "policiers", policiers qui leur font des tapis rouges lors de leur déplacement, alors que ceux-ci ne veulent pas voir " du bleu ". Vivement le changement ! C'est vous civils, citoyens qui feront le changement en réagissant ainsi, en soutenant notre métier ingrat.
Merci Chloé.
Écrit par : ludo | 12.03.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/03/12/j-ecris-en-hommage-au-policier-dans-le-coma-attaque-avec-des.html#comments
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Je dois dire que j'étais loin de connaître tout cela.
Merci pour ce magnifique billet !
Serge
Écrit par : île de ré | 04.07.2011
Je suis d'accord avec vous. Il est de plus en plus prouvé que certaines cultures peuvent être faites sans pesticides. Les débats sur le biologique prennent de plus en plus d'ampleur et c'est avec des initiatives comme les votre que le débat avance et que l'opinion prend conscience des enjeux.
Écrit par : gameduell avis fr belote | 23.07.2011
Le plan Ecophyto 2018 initié par le Grenelle de l'Environnement a pour objectif de réduire de 50% l'utilisation des pesticides en agriculture et utilisations para-agricoles, comme le désherbage chimiques des bords des routes, par exemple. Ce qu'ils ne disent pas, c'est que ces mesures ne sont pas contraignantes et que, au dernier moment, la seule ligne qui aurait pu être décisive a été changée par ceci : "... toute alternative respectueuse de l'environnement doit être adoptée, partout où cela est en mesure d'être appliquée...". Cela signifie que si on estime que cela n'est pas en mesure d'être appliqué, rien n'est fait. Qui sera le juge ???
Écrit par : MATHIEU | 26.10.2011
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/04/01/mon-rapport-de-la-conference-du-professeur-plauchu-a-l-occas.html#comments______
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bonjour à vous tous je n'ai que 10 ans mais je tiens à vous dire ceci, je pense trés fort aux haïtien(e)s et à tous les enfants, de toutes les souffrances qu'ils endurent comme la famine ....En tout cas j'espére que ça ira mieux pour toute la population haïtienne .
Bon courage !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Écrit par : andréa | 14.01.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/01/14/mes-pensees-pour-les-haitiens-et-leurs-proches-pour-tous-les.html#comments
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QUAND JE VOIS QUE MA COUSINE AIME UN HOMME DU CAMEROUN ET QU' IL NE PEUT PAS VENIR EN FRANCE C' EST DEGOUTANT PENDANT QUE DES COUPLES MARIES ICI EN FRANCE SONT EN TRAIN DE SE DECHIRER ET DIVORCER OU EST LA JUSTICE DANS TOUT CA???????
NICKOLE DU LE CREUSOT 71
Écrit par : PESCHER NICKOLE | 16.02.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/08/10/je-suis-solidaire-des-amoureux-mis-au-ban-public-je-vous-fai.html
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J'ai été très ému par votre commentaire.
Je suis également ambulancier mais vais être licencié pour inaptitude pour des raisons de santé.
J'ai mon forum : http://bebert76.forumdediscussions.com/portal.htm
Je vous ai dédié cette journée de la femme pour votre courage et pour votre amour de la profession.
Amicalement, Bertrand.
Écrit par : Bertrand | 08.03.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/01/21/mon-temoignage-d-ambulanciere-et-d-accompagnatrice-de-sante.html
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J'ai perdu mon arbre, il a été coupé lâchement pendant mon absence, c'est d'une douleur sans nom......
Écrit par : monarbre | 20.11.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/11/03/j-ai-ecrit-ce-texte-pour-tous-les-amoureux-des-arbres-et-ceu.html#comments
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Ces regards sont très touchant. Effectivement, on croise des gens et on leur fait un sourire : cela peut changer leur vie, et surtout ces sourires et ces regards échangés réchauffent les coeurs.
Écrit par : Lolotte73 | 24.06.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/23/sur-la-route-de-mon-taxi-a-grenoble-je-croise-des-regards-vo.html
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Merci à toi Chloé. le grand cousin de Jean-Baptiste.
Écrit par : missonnier frédéric | 07.02.2011
Merci Chloé pour ce super poème, et ce super blog !!!
Je suis très touché. JB était mon meilleur pote depuis plus de 10 ans...
Je fais partie de l'association "Pour JB".
Le chauffard, en contrôle judiciaire, a pu partir un mois en vacance a l'étranger en août... et a récupéré son permis en octobre, 3 jours ! Mais "LA RAISON" lui a retiré à nouveau pour 6 mois de plus... Récemment, la justice a décidé de lui retiré son permis jusqu'au procès... => ET ON Y SERA TOUS, JUSQU'A SON ARRIVée EN PRISON !
Mon pote a fini en morceau, parce qu'il ralentissait 2 gars bourrés qui voulaient faire une course... Fred le zink a raison : la réalité me parait incroyable même 9 mois apres...
Dédicace pour toi * JiBizm *
Encore merci Clhoé !
Cordialement, Aurel
Écrit par : Plantier Aurélien | 07.02.2011
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/06/08/j-ecris-pour-jean-baptiste-martinet-un-motard-de-26-ans-tue.html#comments
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Merci aussi pour ce témoignage que je viens de découvrir. Pour avoir avoir été touché par ce sujet par deux fois, je sais à quel point il est difficile de trouver de l'information et des témoignages là dessus.
J'espère que beaucoup liront ce texte.
Écrit par : Lili | 16.05.2011
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/12/09/texte-ecrit-a-la-memoire-d-ousmanne-qui-a-l-age-de-onze-ans.html#comments
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Bonsoir,
Je viens de lire tous ces témoignages et le texte de la maman de Titouan m'a complètement retourné, je suis moi-même maman et je ne peux imaginer l'horreur qu'elle a vécu. Il faut se battre pour mettre des controles à un certain âge ou pour autres cas, il est anormal de laisser des dangers publics sur la route au détriment de personnes innocentes.
Ils détruisent des familles en attendant, c'est intolérable !!!
Écrit par : elodie moliere | 12.07.2010
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/07/01/pour-titouan-ecrase-contre-un-mur-par-une-personne-agee-inap.html#comments
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Bonjour,
Je suis heureuse de trouver ce blog. Cela veut dire qu'à ce jour, on pense encore à lui. Il ne faut pas que cette affaire tombe dans l'oubli. J'habite à Issoire et j'attends que l'on retrouve ce petit bout. Félicitations à tous. Continuons ensemble à penser à lui.
Écrit par : tigrou | 03.10.2008
Bonsoir chloé
et bien comme beaucoup je pense je suis à la recherche de nouvelles du petit Antoine n'habitant pas loin d'Issoire je me sens concernée par ce qui arrive mais vraiment je trouve ça inadmissible ce qui arrive à ce petit garçonnet et oui quel parent ?? ou plutôt quelle mère ?? qui peut se faire appeler "MAMAN " peut laisser son fils de 6 ans seul et elle aller au resto ???
moi perso je n'ai pas de réponse !!! si quelqu'un en a une je veux bien qu'il me la donne !!
bref je souhaite de tout coeur que ce petit bonhomme soit retrouvé sain et sauf !! pourtant une petite voix me dit que c'est plutôt mal parti !!
aucune piste jusque là !! vraiment c'est quelque chose d'attristant moi même jeune maman de 25 ans d'un petit yais de 11 mois je ne peux imaginer ce qui arrive !
bref voilà ma pensée
quant à toi chloé ton blog est vraiment sympa
bonne continuation
Ecrit par : pauline | 26.09.2008
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/09/14/ce-soir-je-pense-au-petit-antoine-disparu-a-issoire.html#comments
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Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux parents des enfants qui ont vécu ce terrible drame à la crèche de Termonde, je suis de tout coeur et en pensées à chaque instant.
je suis moi-même une maman d'un petit garçon de 20 mois qui fréquente une crèche et je peux ressentir l'immense douleur que cela puisse être de traverser une telle épreuve.
De tout mon coeur, je suis avec vous, beaucoup de courage et une immense pensées aux enfants devenus des petits anges !
Écrit par : vincent | 24.01.2009
Mes très sincères condoléances aux parents des petites victimes innocentes.
Pleurez, ça fait du bien, soyez bien entourés et épaulés, et prenez courage. Vos enfants étaient des fabuleux rayons de soleil, j'en suis sure. Qu' ils reposent enfin en paix.
Mes condoléances également à la famille de la puéricultrice qui est décédée en protégeant les bout choux.
Courage, beaucoup de courage aussi aux blessés, famille des blessés, et habitants de Termonde et des alentours.
Cet acte de barbarie, j'ai énormément, comme tout le monde, énormément de mal à le cautionner, normal, mais aussi beaucoup de mal à comprendre ce qu'il s'est passé dans la tête de ce malade mental.
Mon coeur et mes pensées sont avec vous, famille, amis et habitants de Termonde et des alentours, sincèrement.
Écrit par : Aude | 26.01.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/01/23/condoleances-adressees-a-la-creche-le-pays-des-fables-aux-pa.html#comments
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Bonsoir Mme Laroche
Je découvre votre blog, j'ai regardé vos archives, vos témoignages me touchent, j'espère qu'il va continuer, car vous avez sûrement aidé plein de gens, un grand merci à vous.
Écrit par : linda | 22.07.2011
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/06/23/pour-marie-jeanne-je-veux-tout-oublier-me-plonger-dans-les-y.html#comments
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Que Dieu te bénisse Chloé, ce témoignage me bouleverse, me prend aux tripes. Combien tu as raison en dénoncant notre société merdique où le respect de l'être humain n'existe plus, tout cela me révolte et me fait détester, haïr le monde politique qui a laissé faire et donné le "pouvoir" entre les mains mafieuses des pseudos financiers qui placent l'argent volé aux peuples dans des "paradis fiscaux" : le monde à l'envers. N'ayez crainte , viendra un jour où nous nous révolterons contre ses puissances maléfiques qui font de nos vies de l'esclavage. Paix à l'âme de cette Mère qui n'en pouvait plus et je souhaite de tout coeur que ses enfants vengeront un tant soit peu leur Maman, ce jour viendra.......
Écrit par : bruno | 14.09.2008
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/09/13/une-femme-s-est-tue-le-jour-de-la-rentree-scolaire-au-moment.html#comments
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Votre initiative est bonne et vous avez raison d'inviter vos lecteurs à soutenir Florence Cassez. Moi j'ai créé le mouvement artistique pour elle sur myspace (www.myspace.com/uaforflorencecassez) rejoignez nous puisque vous êtes musicienne ! écrivez moi à anonymeduo@hotmail.fr
fred alan ponthieux
Écrit par : ponthieux | 17.08.2009
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Merci chloé pour tes réponses et de nous lire ça fait plaisir, je comprends mieux ta vie ton univers... je suis touchée de voir que tu as des enfants du monde entier ; ma maman qui me porte beaucoup d aide et de soutien, aussi a adopté une ptite fille et je serais toujours en admiration pour ces femmes qui savent aimer un enfant comme le sien même s'ils n' ont pas son sang... je trouve dommage que tu ne tolère pas le niqab et la burqa parce que tu sembles sensible et respectueuse à la fois, comment réagirais-tu si demain je viens vers toi, moi MARY avec mon niqab avec qui tu discutes est ce que tu me rejetterais ?? est ce que tu m'éviterais ?? refuserais tu de me regarder en face ?? moi qui respecte ce que tu entreprends... et dis moi si en grandissant ta fille yacinthe très mimi qu'elle est, souhaiterait de son plein gré porter le niqab comment réagirais-tu ? ne faudrait il pas respecter son choix et l'aimer malgré tout ??? c'est tout simplement cela que l'on demande...
Ecrit par : mary | 22.06.2009
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/20/du-niqab-et-de-la-burqa-mon-coeur-est-serre-pour-ces-enfants.html#comme
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Oui,comme vous dîtes nous n avons plus eu de suite aux autopsies, er pourtant qui sait comment autour de moi on a remué internet,en vain, comme les tv journaux et radios n'en parlaient plus. Ce n'est pas que le fait que je sois Cap-Verdienne, mais la vérité doit être sue.
Écrit par : Moreira | 17.12.2011
http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/02/08/je-n-oublie-pas-cette-maman-originaire-du-cap-vert-retrouvee.html#comments
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