09.11.2008
La solidarité est le privilège des pauvres. Mon témoignage de maman isolée et comment je m'en sors face aux contradictions sociales. Nouvelle politique de la CAF.
LA SOLIDARITÉ EST LE PRIVILÈGE DES PAUVRES. Mon témoignage personnel de mère isolée et mes déboires avec la CAF.
Tuyaux, aides et idées pour les plus pauvres, bas salaires et minimas sociaux.
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Bonsoir,
Mon poème "Ode pour les Pauvres" a été retenu par le site des Habitants du Pays des Olonnes en Vendée pour illustrer la Journée de la Pauvreté, laquelle se déroule chaque année le 17 octobre.
Je remercie ce site (http://www.paysdesolonnes85.fr) d'avoir pensé à la Journée de la Pauvreté et j'ai voulu faire cet article-ci pour aider à ma façon les plus démunis par des idées et astuces, ou connaissances d'aides dont nous sommes parfois ignorants... par mon témoignage aussi, car en France, ces choses-là sont si taboues que chacun garde pour soi sa misère et sa réalité financière. Il faut dire que lorsqu'en face, on voit des personnes qui touchent des millions par an (le salaire moyen des 50 premiers patrons français s'établit à 383.000 euros par mois, d'après un chiffre de 2007), cela met un certain malaise et une injustice monte, d'autant que l'État manie actuellement beaucoup d'argent pour sauver les banques et le système capitaliste. Le patron le mieux payé de France en 2007, Jean-Philippe Thierry, à la tête d'AGF Allianz, a empoché 23,2 millions d'euros de salaire, soit 1,9 million d'euros par mois, selon le classement établi par Capital.
Je dois dire que dans ma vie, cela n'a pas été tout rose, étant déjà l'aînée de quatre enfants, avec un seul salaire, celui de mon père, pour faire vivre tout le monde.
Les vêtements venaient du marché et les jouets venaient de la récupération. Pour moi, les marques n'existaient pas et je ne m'en plains pas. Je me contentais de ce que j'avais. Le moindre cadeau venu des grands-parents était un trésor. Mes parents ont quand même pu me payer des cours de violon, un certain temps, ce que beaucoup d'enfants n'ont pas, faute de moyens. Et puis, à l'âge de dix-huit ans, mes parents m'ayant laissée en France pour partir à la Réunion, j'ai dû travailler tout en passant mon Bac. J'ai donc fait un TUC pour 1200 francs par mois, 20 heures par semaine. C'était en 1984. Cela a duré plus d'un an, puis j'ai commencé des études avant d'être acceptée à Lyon dans une école où là, parallèlement à mes études, j'ai travaillé au noir, pour améliorer mon statut d'étudiant. Travail au noir dans une école de musique officielle (!!!!) en donnant des cours de violon et de solfège. Motus et bouche cousue.
Puis, quand j'ai eu mon diplôme (1989), j'ai vécu avec mon ami d'alors, qui était objecteur de conscience, gagnant deux mille francs par mois pendant deux ans, et j'ai dû travailler pour que nous puissions vivre décemment, mais nous avons eu des périodes difficiles notamment l'été, où étant musicienne vacataire durant l'année scolaire, il n'y avait plus de revenus ni d'aide de chômage durant les vacances d'été. Nous avons alors obtenu des aides alimentaires, avec des bons donnés par la Mairie. Nous allions au magasin avec ces bons nous permettant de manger. Je faisais les vendanges pour compléter.
Dans ma vie, j'ai eu d'autres périodes difficiles, notamment aussi quand j'ai été enceinte de ma première fille, en 1994... période où son père, mon nouveau compagnon après l'objecteur de conscience, a fait des dettes à mon insu, me volant ma carte bleue et faisant des achats intempestifs. J'étais enceinte de huit mois, et ma banquière n'a eu aucune compassion et m'a refusé un chèque, bloquant le compte, sans me prévenir. J'ai dû remuer ciel et terre pour m'en sortir et pouvoir payer le loyer. Puis, après ma séparation avec cet homme, j'ai dû me débrouiller seule matériellement pour élever ma fille. Son père ne m'aidait pas du tout, me disant : "Tu touches les allocations familiales, et comme je cotise déjà pour eux sur mon salaire, je n'ai pas à t'aider." Depuis, ma fille est décédée, trente mois après sa naissance, brutalement, d'une encéphalite foudroyante, en février 1997.
Puis, j'ai recueilli deux enfants grandes (8 et 10 ans), orphelines de Roumanie et du Bénin, en 2001 puis 2003, avec un homme entré dans ma vie six mois avant que ma fille Océana décède : Marc, devenu aujourd'hui mon ex-mari après plusieurs années de vie commune.
J'ai ensuite donné la vie à Yourdine en 2005, merveilleux cadeau de la vie et évènement de bonheur et joie incommensurable sur mon chemin.
J'ai choisi d'être en congé parental durant trois ans, après la naissance de cet enfant. Son père n'a pas respecté ses promesses et n'est pas venu vivre avec nous, nous abandonnant bien qu'il ait reconnu son fils. Je vivais avec environ mille euros par mois, sans l'aide du papa de mon petit garçon, père qui pensait comme l'autre : "Tu peux avoir par la CAF l'allocation de parent isolé, alors débrouille-toi avec ça," me disait-il... "et puis, un enfant, à cet âge là, ça ne coûte pas cher." Cet homme est décédé cette année, après avoir repris un contact avec notre fils depuis plusieurs mois (voir mon hommage "Adieu au père de mon fils").
J'ai donc aujourd'hui trois enfants à charge. Le père de mes deux filles adoptives, mon ex-mari, est retraité et ne m'aide pas financièrement par manque de moyens. En janvier 2007, la loi a changé et a demandé aux mères isolées, divorcées ou séparées, de poursuivre les pères en justice, sinon la CAF menaçait d'arrêter l'aide "d'allocation de parent isolé" et l'aide nommée "soutien familial", voire demandait le remboursement des sommes attribuées. Le père de mes filles devait 150 euros par mois de pension depuis le divorce, pour nos deux filles recueillies au Bénin et en Roumanie, somme qu'il n'a jamais versée et que je ne réclamais pas, par choix et compréhension pour lui. La CAf a réclamé courant 2007 qu'il verse la totalité depuis le divorce, pour se rembourser des sommes versées pour moi en allocation de parent isolé, c'est-à-dire : 5208 euros.
Comme mon ex-mari ne pouvait donner cette somme et que j'ai refusé d'engager des poursuites à son encontre, nous sommes retournés ensemble devant le Juge aux Affaires Familiales pour demander un abaissement de la pension ou une annulation, ce qui aurait arrêté les poursuites de la CAF. Je suis allée défendre mon ex devant le JAF, sans avocat (erreur colossale !), et je suis ressortie en pleurs car humiliée par la Juge, qui n'a pas pris de gants pour me dire que ma démarche n'était "pas normale", que j'étais à la limite de la "fraude", que j'avais une position douteuse et que je n'avais pas non plus demandé de pension au père de mon jeune fils. Je paraissais être une mère OVNI dans ce monde où les pères sont régulièrement poursuivis pour non-paiement de la pension et où même des mères ayant les moyens n'hésitent pas à poursuivre leur conjoint dans l'embarras matériel.
Le JAF n'a pas voulu revenir sur le montant de la pension décidée lors du divorce. Elle n'a pas voulu statuer et revenir sur une décision de justice, reconnaissant à demi-mot que la décision d'alors n'avait pas de fondement puisque mon ex-mari n'est pas officiellement le père de ces deux filles, étant subrogé tuteur pour l'une et pour l'autre, l'adoption n'est toujours pas reconnue en France (voir article dans "Handicap et Adoption"). Il n'a donc officiellement aucune obligation alimentaire. Mais la justice est fière et a du mal à reconnaître ses contradictions, ce qui expose ensuite les personnes humaines à en assumer les conséquences dans leur vie quotidienne. Car si la CAF avait eu la confirmation écrite et reconnue de cette situation par la Justice, elle n'aurait pas engagé ce qui suit et qui me pénalise.
Comme j'ai refusé de poursuivre mon ex-mari et de lui faire des ennuis pour la pension, la CAF m'a demandé alors de leur faire un courrier, comme quoi je "renonçais officiellement à la pension". Sinon, ils allaient poursuivre mon ex par voie d'huissier, en lui réclamant les 5208 euros. Mon ex-mari va avoir 68 ans et il est parti endetté de son commerce de libraire. J'ai choisi de faire la lettre demandée, me condamnant à retourner les poursuites contre moi !!
Au final, il demeure que j'assume pour ces trois enfants et que la CAF s'est retournée contre moi pour rembourser les sommes que mon ex-mari aurait dû payer !!!!! Ils ont baissé la dette de 5208 euros à 2421 euros, touchés par ma situation, dette prélevée chaque mois sur mes allocations. Dernièrement, suite à une lettre de mon avocate, ils ont accepté d'enlever à ma dette 1906 euros. Par contre, ils n'acceptent toujours pas que je touche l'allocation de Soutien Familial, de 80 euros par mois, donnée quand l'autre parent est dans l'impossibilité d'aider. Mais désormais, ils la versent pour mon jeune fils... depuis que son papa est décédé.
Je suis scandalisée par cette situation où on demande à une maman de rembourser les aides qu'on lui a données parce que le père ne l'aide pas.
Je ne suis pas une profiteuse du système et je n'ai pas l'intention de profiter d'aides. Quand je me suis retrouvée au chômage après mon agression au mois de mars 2008, (voir le récit dans "Ne tirez pas sur l'ambulance"), on m'a octroyé 800 euros par mois d'allocations chômage, et cela jusqu'en 2010 (!!). J'aurais pu, comme j'en entends certains et comme je le constate auprès de certaines personnes, profiter de cette allocation et flouer le système, afin de m'occuper de mes enfants à plein temps et rester sans activité, pour me remettre totalement du choc de l'agression. Au lieu de cela, j'ai immédiatement retrouvé un emploi, lequel me donnait un salaire équivalent à l'allocation chômage. Aujourd'hui, d'un CDD, je suis passée en CDI... et je me dis que la vie vaut qu'on se batte pour elle et qu'on soit utile aux autres, dans le cadre d'un travail comme je fais : conduire et accompagner des personnes handicapées et âgées. Profiter des aides chômages et du RMI, en choisissant de vivre aux crochets des contribuables, sans donner de soi, est dommageable pour soi et les autres.
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Quand on est une maman isolée avec trois enfants à charge et peu de revenus... on est obligé de trouver des astuces et des lieux moins chers pour s'habiller, habiller les enfants, manger, payer les charges, le loyer, etc. J'y suis toujours arrivée, en me privant moi-même, c'est-à-dire, je n'achète pas de CD, DVD, de vêtements dans les magasins normaux (à Grenoble, je vais à La Remise), je ne sors pas ou très peu, ne consomme pas. La nature et les ballades sont mon plaisir ainsi que la lecture, l'écriture, la musique. Aujourd'hui, je retravaille mais je n'ai guère plus, pour quatre personnes à nourrir. Il faut y arriver et penser que la première chose importante est de pouvoir payer son loyer. Car sans logement, tout devient plus difficile et les enfants ont besoin d'un lieu de vie.
Je voudrais vous donner ci-après quelques idées pour y arriver :
- Un n° vert a été installé pour aider les ménages les plus pauvres à payer leur EDF et GAZ (bénéficiaires de la CMU, du RMI, parent isolé) :
c'est le 0800 333 123 (afin de demander l'Aide "Tarif de Première Nécessité"). Cette info n'est pas suffisamment connue et je la partage.
-Il existe des endroits où on s'habille, on se meuble, on trouve vaisselle, livres, jeux, meubles... pour peu de monnaie : il y a EMMAUS, OZANAM, LA REMISE, LE SECOURS CATHOLIQUE et bien d'autres associations d'entraide sur tout le territoire.
(À Grenoble, La Remise existe en deux lieux : avenue Jean Perrot et au 35, rue Général Ferrié (tél : 04 76 46 02 94). On y trouve des vêtements neufs et en excellent état à partir d'un euro, des pantalons à trois euros cinquante.
-Pour manger, il faut utiliser les magasins de hard discount, tels que ED, LIDL, LEADERPRICE. La note baisse considérablement dans ces magasins et les fruits et légumes sont de très bonne qualité. Quand on n'a pas le sou, mieux vaut cuisiner les légumes avec comme base alimentaire des céréales, et faire en plus des crudités comme des carottes, tomates, endives et salades. Sur les marchés aussi, on peut bénéficier de prix, en y allant en fin d'horaire.
-Penser à toujours payer son loyer, priorité essentielle au reste. Si vous n'y arrivez pas, alors allez voir l'assistante sociale, pour obtenir une aide ponctuelle mais ne laissez jamais dégénérer une situation de retard dans ce domaine. Beaucoup de sont retrouvés acculés à l'expulsion pour s'être laissés débordés ou pour avoir eu trop de fierté, refusant les aides et mains tendues des services sociaux.
_______ Si vous avez vous aussi des idées à me soumettre et à partager avec mes lecteurs, alors ajoutez votre commentaire !!!!
Il sera le bienvenu.
Sincèrement vôtre,
Chloé Laroche
__________________________Voici mon poème :
ODE POUR LES PAUVRES
La dignité n’est pas le privilège des riches
Dans le Quart-Monde, hommes et femmes marchent debout
Surtout ne me soutenez pas que les pauvres trichent
Ou alors essayez de vivre avec eux sans le sou
Chez nous ils sont des milliers d’êtres à souffrir de faim
Exclus et rejetés par le don du pain quotidien
Ils ont perdu leur travail, leurs enfants, tous leurs espoirs
Et très souvent ne savent ni lire ni écrire
Mais ils gardent le courage d’esquiver le pire
Même si quelques uns pour fuir se mettent à boire
Tant que vivra la misère l’Homme ne peut rire
Dans notre beau pays combien d’enfants n’ont pas de jeux
Les sourires de leurs parents sont rougis de soupirs
À Noël mille tristes larmes emplissent leurs yeux
Puissent ceux qui possèdent donner à ceux qui n’ont rien
De l’argent, des vêtements, des jouets ou un jardin
Pour qu’enfin dame Solidarité s’émerveille
D’avoir autant de fiers fidèles à son service
Et surtout n’attendez pas un instant plus propice
Mais donnez bien vite avant le brouillard du sommeil
Dans la rue grise les mendiants sont les baromètres
De la générosité sans fard des passants pressés
Qui saura entrouvrir assez grande sa fenêtre
Pour accueillir cette femme assise avec son bébé ?
Le confort, le luxe et l’argent seraient-ils si jaloux
Pour susurrer qu’elle aurait peut-être en elle des poux
Ce ne sont que prétextes de gens lâches et sans coeur
Pensez au lendemain : ces âmes seules dans le froid
Ne laissez pas s’éteindre leur étincelle de joie
Qui au feu d’un foyer leur rendrait un nouveau bonheur
Joseph disait que “la misère est l’oeuvre des hommes”
Il ajoutait : “Seuls les hommes peuvent la détruire”
Aujourd’hui l’indigence a reperdu de ses formes
Le Mouvement d’Aide à Toute Détresse la fait fuir
Depuis déjà trente-cinq ans que ce groupe a surgi
Grâce à toi qui te nommais père Joseph Wresinski
La misère est toujours là mais des hommes se battent
Pour dire qu’elle existe et pour la faire reculer
Si chacun les aide elle devra rendre les clés
Qu’elle a volées aux tristes sans-logis... échec et mat !
Ce poème est extrait de l'ouvrage "Soleil d'amour Soleil de Colère" de Chloé Laroche, édité en 2000, aux éditions L'Âme du Ciel. Il a été écrit en hommage au Père Joseph Wresinski, fondateur du Mouvement ATD Quart-Monde
"Le 22 décembre 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies proclamait le 17 octobre journée internationale pour l'élimination de la pauvreté (résolution NU). Elle invitait ainsi les états et les associations à mettre la question de la pauvreté à l’ordre du jour et à entreprendre les démarches nécessaires pour réellement combattre la pauvreté. La date choisie fait référence au rassemblement sur le Parvis des Droits de l’Homme et des Libertés à Paris le 17 octobre 1987. Ce jour-là était inaugurée une dalle en l’honneur de toutes les victimes de la faim, de l’exclusion et de la violence.
Chaque 17 octobre, des personnes se réunissent dans le monde entier pour rappeler que la pauvreté est une violation des droits de l’homme."
____________________________ Commentaires paru sur le site de http://www.paysdesolonnes85.fr, après la parution de mon poème :
________C'est un bien beau poème, mais hélas la pauvreté de nos jours, il ne devrait plus en avoir on reviens en arrière.je vous souhaite une trés bonne journée amicalement
Guilaine.
_______Joseph Wresinski avait bien raison en signalant que la misère est l'oeuvre des hommes, et qu'ils sont les seuls à pouvoir la détruire.
Depuis le 17 octobre 1992, malheureusement, cette misère n'a fait qu'augmenter.
Oui, la pauvreté est une violation des droits de l'homme.
Amitiés.
Dédé.
_______"Dans notre beau pays combien d’enfants n’ont pas de jeux"....
Combien de pays sont concernés par cette phrase ?
A peu près tous.
Malheureusement....
Clo
________Très beau poème à la vérité si crue et si bouleversante. on nous parle de crise économique. les banques sont aidées à coup de milliards d'euros et de dollars virtuels déboursées par des gouvernements qui ne représentent qu'eux-mêmes. La misère, elle, avance toujours et encore.
Patrick
_________Oui la dignité n'est pas le privilège des riches et la solidarité est elle le privilège des pauvres. Enfin, c'est ce que j'ai pu constater.
Amitié
Thierry
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19:28 Publié dans Face à la crise | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pauvreté, mère isolée, petit budget, aides, chômage, jaf, caf

















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Commentaires
coupable d'avoir demandé de l'aide et protection à Aide Sociale à l'Enfance
pour mon fils.
parents-disqualifies-enfants-places.over-blog.com/
Écrit par : francoise fournier | 27.03.2010
Répondre à ce commentaireFrançoise Fournier, merci pour vos deux commentaires. Je viens de lire le blog : parents-disqualifies-enfants-places.over-blog.com. Je suis bouleversée et je pense à cet enfant et à tous ceux qui sont privés de voir leurs parents, privés et éloignés, éloignés et seuls au coeur d'institutions. Pour plein de raisons et parfois des raisons sans fondement, sauf celui du destin contre lequel on n'est parfois que des Don Quichotte.
Écrit par : Chloé Laroche | 28.03.2010
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