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09/12/2008

Pourquoi certains dont moi-même utilisent le mot RAFLE pour qualifier les arrestations des étrangers expulsés de France ? Actualités françaises et DROITS DE L'HOMME. Pétition pour une famille de Grenoble menacée d'expulsion.

 

Bonjour à tous et toutes,

Mn_10.jpgHier, Madame la Ministre Rama YADE s'est exprimée dans l'émission "Bourdin & Co" sur la radio RMC. Elle a dit clairement à Jean-Jacques BOURDIN que les expulsions des enfants étrangers étaient une atteinte aux Droits de l'Enfant sur le sol français... des enfants scolarisés qu'on arrache à leur école, des enfants traumatisés en voyant leurs parents brutalisés, poussés de force dans les avions.Mn_117b.jpg

Des personnes emploient le terme de "Rafle" pour qualifier ce qui se passe dans ces expulsions et d'autres personnes sont choquées qu'on puisse utiliser ce terme utilisé lors de la Seconde Guerre mondiale et qui devrait être selon elles réservé à la Shoah. Alors je viens vous donner ici des réflexions historiques sur le mot "rafle" tirées des commentaires du site encyclopédique internet Wikipédia.

Voici donc ces réflexions et définitions, suivies des déclarations de Stéphane Hessel, que j'ai choisies aujourd'hui de vous transmettre, à travers l'article d'Élizabeth Pineau, au cas où vous ne seriez pas encore au courant de sa pensée sur la France d'aujourd'hui ; vous trouverez aussi en fin d'article une pétition à signer pour une famille de Grenoble menacée d'expulsion. Je suis honteuse de ce qu'il se passe dans mon pays, la France, honteuse et révoltée de toutes ces expulsions d'enfants avec leurs parents, en colère contre les mesures inhumaines prises pour exclure des familles de France... et je continuerai à prendre la plume pour dénoncer la politique de Monsieur Hortefeux et faire savoir... pour que nous soyons nombreux à agir et à se révolter. 

Chloé Laroche________________________

 

Réflexions sur le mot "RAFLE" tirées des commentaires du site encyclopédique internet Wikipédia :

"Une rafle est une arrestation en masse d'une partie ciblée d'une population, faite à l'improviste et organisée par la police. Ce type d'arrestation est basée sur l'effet de surprise, afin notamment d'empêcher les personnes visées par l'arrestation de s'organiser pour y échapper.

Rafles de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale :

On attribue souvent le nom de rafles aux arrestations opérées par les polices françaises et allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale sur les Juifs en vue de leur déportation.

La plus célèbre de ces opérations est la rafle du Vél' d'Hiv' (1942).

Vel' d'Hiv, est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. En juillet 1942, le régime nazi organise l'opération « Vent Printanier » : une énorme rafle de Juifs dans plusieurs pays européens. En France, le régime de Vichy mobilise la police française pour participer à l'opération: à Paris, 9 000 policiers et gendarmes rafleront les Juifs. Le 17 juillet, en fin de journée, le nombre des arrestations dans Paris et la banlieue était de 13 152, selon les chiffres de la préfecture de police.

Le 16 juillet 1942, à 4 heures du matin, 12 884 Juifs sont arrêtés (4 051 enfants, 5 802 femmes et 3 031 hommes). Un nombre indéterminé, prévenu par la Résistance ou bénéficiant du manque de zèle de certains policiers, parvient à échapper à la rafle. Les conditions sont très dures : les personnes arrêtées ne peuvent prendre avec elles qu'une couverture, un pull, une paire de chaussure et deux chemises. De plus les familles sont séparées ; la plupart ne seront plus jamais réunies.

Après leur arrestation, une partie des Juifs sont emmenés par autobus dans le camp de Drancy (au nord de Paris). Une autre partie est envoyée vers le Vélodrome d'hiver (situé dans le XVe arrondissement), qui sert de prison provisoire (cela avait déjà été le cas lors d'une rafle à l'été 1941). Ce sont donc environ 7 000 personnes qui devront survivre pendant cinq jours, sans nourriture et avec un seul point d'eau. Ceux qui tentent de s'enfuir sont tués sur le champ. Une centaine de prisonniers se suicident. Les prisonniers seront conduits dans les camps de Drancy, Beaune-la-Rolande (dans le département du Loiret) et Pithiviers, avant d'être déportés vers les camps d'extermination allemands.

Cette rafle représente à elle seule plus du quart des 42 000 Juifs envoyés à Auschwitz en 1942, dont seuls 811 reviendront chez eux après la fin de la guerre. En 1979, Jean Leguay, le représentant du secrétaire général de la police nationale, René Bousquet, en zone occupée, est inculpé pour son implication dans l'organisation de la rafle, mais il meurt avant d'être jugé, en 1993.

Selon la préfecture de police, le nombre d'individus arrêtés s'élève à 13 1524. C'est aussi ce nombre qui est gravé sur la stèle commémorative située à l'emplacement du vélodrome.

 

Rafles pendant la Guerre d'Algérie :

 

Afin de lutter contre l'indépendance de l'Algérie qui se dessine entre 1958 et 1962, le gouvernement de l'époque permet des interpellations à plus grande échelle : plusieurs rafles ont lieu à Paris, mais aussi Alger.

Maurice Papon est nommé Préfet à Paris en 1958. À plusieurs attentats perpétrés sur le sol algérien, il répond à Paris par des rafles de Français musulmans d’Algérie. Une « Force de police auxiliaire » est mise en place, et soupçonnée de pratiquer la torture. En parallèle, des suspects peuvent être interpellés et arrêtés, sur simple décision administrative au Centre d’Identification de Vincennes ou au Palais des Sports.

Lors de la Bataille d'Alger, 20.000 autochtones sont arrêtés arbitrairement, mais à peine plus de 16.000 sont relâchés. Le général Massu, dans son livre « la Vraie Bataille d'Alger » explique qu'un peu plus des 3.000 personnes manquantes ont subi le sort des « crevettes Bigeard » (les deux pieds noyés dans du béton, et les personnes jetées par hélicoptère dans la mer).

 

Rafles d'étrangers en situation irrégulière depuis 2003 :

 

L'utilisation du terme « rafle » pour désigner les opérations de police récentes visant à l'arrestation d'étrangers en situation irrégulière fait polémique. Si un tel vocable a été repris, c'est à cause de la technique spectaculaire de clore toutes les issues, les rues d'un quartier et parfois aussi le Métro à grand renfort de police, où tout le monde est embarqué pour vérification de papiers.

En France, des militants favorables aux sans-papiers utilisent le terme rafle pour désigner des opérations massives d'interpellation d'étrangers en situation irrégulière pouvant aboutir à leur expulsion. De telles interpellations ont eu lieu dans les quartiers Parisiens de Belleville, Château Rouge, Château d'Eau, parfois près des lieux de distributions des Restos du Cœur.

 

Contexte : décisions gouvernementales  :

 

Dans un courrier en date du 22 octobre 2003, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy demande aux préfets de « mobiliser les services de l'Etat » afin d'obtenir un doublement du nombre de reconduites à la frontière par rapport à 2002.

Le 11 mai 2005 le Premier ministre Dominique de Villepin présente un « plan d’action de lutte contre l’immigration irrégulière » avec les objectifs chiffrés par Nicolas Sarkozy, et assorti du concours d’un comité interministériel et de la création de « pôles départementaux » pour l'éloignements d’étrangers en situation irrégulière." 

Source : Encyclopédie Wikipédia Internet.

 

Mn_117b.jpg____________________________ La France, mauvaise élève des Droits de l'homme, selon Stéphane HESSEL :

 

Article d'Elizabeth Pineau :

 

"La France ne peut se targuer d'être exemplaire en matière de droits humains vu sa façon de traiter les étrangers et les prisonniers, estime Stéphane Hessel, co-auteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

 A 91 printemps, le vieil homme aux manières délicieuses est l'invité permanent des cérémonies du 60e anniversaire de ce texte adopté le 10 décembre 1948 à Paris par les 48 pays membres de la toute jeune Organisation des Nations unies.

Ces cérémonies culmineront mercredi par une soirée au palais de Chaillot, où Stéphane Hessel lira le préambule de la Déclaration avant la projection de 22 courts-métrages réalisés par autant de metteurs en scène du monde entier.

Le diplomate avait à peine 30 ans lorsqu'il entama les travaux conduisant à la rédaction du texte.

Soixante ans plus tard, malgré son grand âge, l'ancien résistant, qui joua aussi les médiateurs pour les sans-papiers, veut rester un aiguillon pour les autorités françaises.

"Non, elle ne doit en aucun cas s'enorgueillir, c'est toujours mauvais", répond-il quand Reuters lui demande si la France de 2008 peut se vanter d'être encore la patrie des droits de l'homme.

"Elle doit constater que si elle fait certaines choses correctement il y en a d'autres qu'elle ne fait pas bien. Notamment, elle s'occupe mal de ses immigrés, elle s'occupe mal de ses sans-papiers et elle ne s'occupe pas bien du tout non plus des questions d'asile", ajoute-t-il.

En avril 2007, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France pour la façon dont elle renvoie les étrangers menacés dans leur pays d'origine.

Plus récemment, elle lui a demandé de surseoir à un projet de charter franco-britannique visant à rapatrier vers leur pays des Afghans en situation irrégulière.

"PAS À LA HAUTEUR"____________

"La France ne fait pas ce qu'elle devrait car elle a une tradition de pays d'immigration et de pays d'asile. Elle n'est pas la hauteur", regrette Stéphane Hessel.

Le diplomate se fait aussi le garant des droits des détenus à l'heure où les prisons françaises enferment plus de 64.000 personnes, un chiffre record qui s'ajoute à la multiplication des suicides de détenus -- plus d'une centaine cette année.

Le 16 octobre, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné Paris pour manquement à son obligation de "protéger le droit à la vie d'un détenu".

"Nous devrions faire un effort pour avoir des prisons un peu moins inhumaines", insiste Stéphane Hessel.

Distillées de débats en réunions, ses mises en garde visent d'abord l'Elysée.

"Tous mes messages, je les adresse toujours au président de la République française, quel que soit son nom", dit-il.

"Le nom actuel est celui d'un fils d'immigré. Donc s'il y a quelqu'un qui devrait savoir qu'il faut considérer l'immigration non comme un fléau mais comme une richesse, c'est bien notre président actuel Nicolas Sarkozy", fait-il remarquer à propos du chef de l'Etat, qui est d'origine hongroise.

Mn_112b.jpgAux yeux de Stéphane Hessel, l'actuel président "pourrait en faire beaucoup plus", tout comme la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade. "Elle est très sympathique. Mais fait-elle assez pour promouvoir les Droits de l'homme dans le monde ? Je n'en suis pas absolument convaincu."

Malgré ses critiques, Stéphane Hessel ne veut pas se laisser aller au pessimisme et relève les avancées obtenues en 60 ans sur le chemin des libertés.

"Il y a eu la fin du stalinisme, la fin de la colonisation, la fin de l'apartheid, nous avons un Tribunal pénal international pour juger les tyrans : bien sûr que les choses progressent", lançait-il le mois dernier lors d'un débat en présence de l'écrivain bangladaise Taslima Nasreen, chassée de son pays pour avoir critiqué les extrémistes islamistes.

Mais quand on lui demande si les Jeux olympiques de cet été à Pékin ont permis d'améliorer les droits humains en Chine, sa réponse est sans appel : "Ça n'a servi à rien."

ARTICLE de Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse.

 

Mn_11a-1.jpg__________________________________PÉTITION POUR UNE FAMILLE DE GRENOBLE MENACÉE D'EXPULSION :


Altina, Dorentina et Jetmir doivent profiter d’une scolarité sereine.

 Nous voulons qu’Altina, âgée de 4 ans en classe de Moyenne Section, Dorentina, âgée de 6 ans en classe de C.P. et Jetmir, âgé de 7 ans en classe de C.E.1., puissent profiter d’une scolarité sereine à l’école du Lac.

 Comme leurs parents, Bajtijé et Hysen, ils sont originaires de la région du Kosovo, en Serbie-Montenegro.

 Ils sont arrivés en France en mai 2006 après avoir fui leur pays. Parce qu’Hysen, leur père, était opposant politique adhérant au L.D.K. (Ligue Démocratique du Kosovo) et membre de l’association “Mère Thérésa”, la famille a été menacée et agressée à de nombreuses reprises.Leur maison a même été incendiée. 

A la suite de refus de Titres de Séjour ou d’Asiles Politiques, Hysen et Bajtijé ont reçu des O.Q.T.F. (Obligations de Quitter le Territoire Français) en mai 2007, qui ont été confirmées le vendredi 31 août dernier. 

Ils sont désormais, accompagnés de leurs enfants, expulsables à tout moment. 

 A l’appel du Comité R.E.S.F. 38 (Réseau Education Sans Frontières) du Lac*, les signataires (parents et intervenants de l’école du Lac) attendent que les pouvoirs publics traitent avec humanité les demandes de régularisation de cette famille. 

 

 *Le Collectif R.E.S.F. du Lac est composé de 38 citoyens membres du comité de parents ou travaillant dans les écoles maternelle et élémentaire. 

 Contacts : 04 76 40 39 95 / 06 66 49 92 26

 

COMMENTAIRES :Mn_112b.jpg

 

Louis-Marie HAMEL, bibliothécaire pour la jeunesse. PARIS :

Ne pas aider cette famille arrivée en France pour fuir une situation dramatique serait grave. Ne pas les régulariser reviendraient à de la non assistance à personnes en danger. D'ailleurs, quel danger représentent ce couple et leur trois enfants pour notre société ? Il faut les aider, au nom du respect de la justice et de l'humanité, c'est-à-dire les régulariser et, en aucun cas, les expulser. Oui à une société ouverte et tolérante, respectueuse des droits humains fondamentaux.

 

CRON Henri :

Le KOSOVO est un pays de non-droit, comme nous l'apprenons pratiquement chaque semaine en rencontrant les réfugiés Kosovars qui arrivent à Mulhouse. Les débats politiques se règlent par la menace, les coups et les exactions. Les fractions politiques imposent leur volonté par des méthodes mafieuses. Tout cela de passe au nez et à la barbe de la KFOR dont un contingent français, chargés par l'OTAN de maintenir l'ordre. La situation s'est condidérablement aggravée depuis l'indépendance en mars 2008, les milices politico-mafieuses étant maintenant légitimées par les élections. Retourner là-bas pour quelqu'un qui y a déjà été menacé de mort est le condamner à mort.

 

Gilles KUNTZ :

Conseiller municipal de Grenoble, je combats à vos côtés pour obtenir des papiers pour tous ceux qui font notre ville riche de toutes ses cultures

 

Bernadette, institutrice retraitée :

Je demande que la vie des personnes, en particulier des enfants, dans leur pays d'origine soit prise en compte. Que vivra cette famille au Kosovo lorsqu'elle sera expulsée de France ? Que deviendront ces trois enfants ? Quel avenir leur est offert ? J'ai honte de notre pays "des droits de l'homme", "terre d'accueil" !

 

PÉTITION POUR CETTE FAMILLE : http://www.educationsansfrontieres.org/article8031.html

 

 

 

 

 

 

 

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