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18/01/2009

Mon appel à la PAIX pour la bande de Gaza fait sur Radio "RMC Info". Le quotidien des palestiniens et de leurs enfants à Gaza. Je relaie le témoignage de Mohammed Ali, habitant de Gaza.

images-2.jpegBonjour,

Cette semaine, j'ai lancé sur la radio "RMC Info", grâce à Jean-Jacques Bourdin, animateur de "Bourdin and Co", un appel pour la Paix à Gaza... que l'État d'Israël arrête son offensive et que le Hamas n'envoie plus de roquettes. Monsieur Bourdin avait demandé que des juifs et des musulmans interviennent pour lancer un appel à la paix. Je suis intervenue en tant que croyante ouverte à la sagesse du monde entier, disant que la religion, les religions... existent toutes à la base pour manifester la solidarité, l'amour universel, l'entraide. J'ai dit que si on alignait tous les cercueils des enfants morts durant cette guerre dans la bande de Gaza... chacun pleurerait toutes les larmes de son corps devant ce "spectacle" insoutenable, et que cela suffisait que des petites victimes payent de leur vie et de leur souffrance ce conflit inhumain.images-7.jpeg

J'ai découvert sur internet le témoignage du quotidien d'un palestinien à Gaza pendant l'offensive israëlienne ; il s'appelle Mohammed Ali et j'ai souhaité vous faire connaître ses écrits. Mohammed exprime la peur des enfants, le dénuement dans lequel ils vivent, la terreur de cette guerre terrible pour les civils, l'horreur des images réelles. Vou pourrez le lire ci-dessous. images-3.jpeg

images-4.jpegQue leur chemin évite les bombes. Que les enfants soient épargnés. Qu'on ne voit plus de petits cadavres inertes dans les bras des parents palestiniens. Qu'on ne voit plus de petites jambes arrachées, d'enfants rendus aveugles, de corps pris dans les décombres, petits corps crucifiés par la haine, la violence éternelle. Que les enfants dans les deux camps n'aient plus la terreur la nuit dans leur lit à cause des bombes et de la mort qui rôde.

Que la Paix revienne, que la trêve se fasse réellement entre Israël et la Palestine.

Chloé Laroche

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images.jpeg"NE SOMMES-NOUS PAS HUMAINS ?"___________ Témoignage de Mohammed Ali :

Mohammed Ali vit à Gaza et travaille pour Oxfam.
Il raconte la vie à Gaza pendant l’offensive militaire israélienne. 

 

Le 14 Janvier.

"Mon petit garçon de 15 mois présente déjà des signes de traumatisme. Quand il parvient enfin à s’endormir pendant quelques heures il se réveille soudain, en criant comme si on lui faisait du mal. Je me demande ce que son petit esprit peut bien penser. J’aimerais tellement le consoler, mais que pourrais-je lui dire ? Comment pourrais-je le rassurer ?

Aujourd’hui il a de la fièvre et il est malade, mais je ne peux pas me rendre chez le docteur car seulement les cas les plus urgents reçoivent l’attention des médecins. Les cas les plus urgents sont ceux aux portes de la mort.

Ma sœur m’a téléphoné. Elle était hors d’haleine et n’arrivait pas à parler clairement. En bruits de fond, j’entendais ses enfants qui criaient. Elle me suppliait « S’il te plait, essaie de les calmer ». Ma nièce de 10 ans a alors pris le téléphone en geignant. Je lui ai demandé pourquoi elle pleurait. « On va mourir », me dit-elle. « Je récitais la prière de la mort… il y a eu une bombe tout près de nous… mon frère avait du verre brisé sur lui » 

Ma sœur a rappelé un peu plus tard dans la journée, cette fois pour me dire que les voisins avaient reçu un avis de l’armée israélienne que leur maison allait être démolie. Chaque fois que les avions israéliens passaient au-dessus de la maison des voisins, ma sœur pouvait entendre leurs cris de panique.

Aujourd’hui, vers la fin de la pause quotidienne des combats, mon frère est sorti pour chercher de la nourriture. Il est revenu à la maison les mains vides. La seul chose qu’il ait ramené est comment, à quelques pas de lui, trois personnes ont été tuées.

J’ai passé la plus grande partie de la journée dans une école administrée par l’UNRWA (Agence de l’Onu pour les réfugiés palestiniens). Là-bas une femme m’a dit quelque chose que je ne parviens pas encore à sortir de ma tête. Elle m’a dit : « Les morts sont chanceux. Ils n’ont pas à voir et entendre toutes les horreurs qui sont autour de nous. Nous sommes tous entre la vie et la mort. » Je n’ai rien su lui dire pour soulager sa souffrance. J’ai simplement posé ma main sur mon cœur en signe de sincérité.

Dernièrement, j’ai été content d’avoir un peu plus d’électricité que d’habitude, mais aujourd’hui quand j’ai allumé la télévision j’aurais préféré ne rien voir du tout. On y montrait des images d’une fillette de 13 ans qui venait de perdre ses deux jambes dans une attaque de l’armée israélienne. Elle continuait de sourire.

J’étais assis dans mon salon, devant la télé et des larmes coulaient le long de mes joues et j’écoutais cette petite dire au journaliste qu’elle aussi un jour ferait le même métier.

Tout de suite après on a montré un petit garçon qui a perdu ses deux yeux. À la fin du reportage, il tourne sa tête vers la caméra et dit simplement « Merci ». Je me disais ‘le pauvre vient de perdre la vue à jamais et c’est comme si il remerciait le monde entier de le regarder dans cet état. Pourquoi ? On remercie le monde de son inaction ? On le remercie de voir encore plus de morts et de destruction passer devant ses yeux ?

C’est le monde qui est aveugle à ce qui se passe ici. Combien d’enfants verront leurs futurs réduits à néant avant que tout cela cesse, avant que l’on vienne à notre aide?

Quand je vois ces enfants, je pense aux miens et je ne peux me retenir de sangloter.

Je me demande, combien de vies seront détruites avant que le monde ne se décide à agir. Je ne saurai peut-être jamais…"

 

Le 7 Janvier.


"L’air, la mer et le sol de la ville de Gaza sont maintenant occupés par l’armée israélienne. L’armée occupe même les esprits, les nerfs et les oreilles des Gazaouis. J’ai essayé de mettre du coton dans les oreilles de mes deux enfants afin de les arrêter de trembler et de sursauter à chaque fois qu’ils entendent le bruit d’une attaque pendant le peu de temps où ils arrivent enfin à trouver le sommeil mais l’idée du coton n’a pas fonctionné. 

Quels dégâts sont fait à leurs petits cœurs qui peinent à supporter tout ce stress ?

Il y a quelques jours, nous n’avions plus de diesel pour le générateur de la maison. Pendant trois jours, nous sommes restés coincés dans une petite chambre avec 11 personnes et très peu de lumière. Nous n’avions plus d’eau non plus ; la pompe du puits ne fonctionne que s’il y a suffisamment d’électricité, ce qui fait cruellement défaut à toute la bande de Gaza depuis le début de ce cauchemar.

Contrairement à plusieurs autres familles, nous avons eu la chance de trouver 20 litres de diesel pour alimenter le générateur. L’approvisionnement en essence depuis Israël vers Gaza est interrompu depuis le début de l’attaque actuelle et nous avons dû payer sept fois le prix normal.

Il nous reste l’équivalent d’une journée de nourriture et la provision de couches pour les bébés est au plus bas. Comme presque rien ne rentre à Gaza depuis le début du blocus, il y a 18 mois, les couches ne sont pas de très bonne qualité. Mauvaise qualité veut dire grosses fuites et en plus nous devons baigner les petits dans de l’eau glacée.

Ma sœur, qui habitait avec nous quand j’écrivais la dernière fois, a décidé de retourner chez elle, malgré nos vives protestations. Elle avait peur qu’à cause du manque de nourriture, nous n’aurions pas assez pour manger plus d’un repas par jour, au lieu des deux repas que nous avons pour le moment. Ma sœur avait encore un peu de nourriture chez elle, ce qui lui permettra à elle et sa famille de tenir un peu plus longtemps.

Nous sommes maintenant 11, entassés dans la salle à manger de mes parents. Mon frère et moi avons déménagé nos familles ici en croyant que le rez-de-chaussée serait l’option la plus sécuritaire. Nous avons une expression en Arabe qui dit ‘mourir en groupe est une grâce’. Je me dis que peut-être, et seulement peut-être, mourir tous ensemble serait moins douloureux que de mourir seuls.

Je n’ai dormi en tout que huit heures depuis le début de ce conflit; nous entendons des attaques à chaque minute.

En mon for intérieur, je pense à ce qui se passerait si l’un de nous était blessé ou avait besoin d’un docteur ? Les ambulances ont des difficultés à rejoindre les blessés, les routes sont bloquées par des débris et l’armée israélienne est toujours sur le chemin des secours. On pourrait se vider de notre sang et même si les secours arrivaient jusqu’à nous, on pourrait être bombardés sur le chemin de l’hôpital… une fois à l’hôpital qui dit qu’il y aurait de la place pour nous … y aurait-il assez de médicaments, d’électricité ou d’essence pour faire fonctionner l’équipement médical essentiel… nous ne pourrions même pas sortir de la Bande de Gaza pour recevoir un traitement d’urgence.

Les hôpitaux fonctionnent maintenant à l’aide de générateurs, ce qui rend la vie encore plus difficile pour les docteurs qui tentent désespérément de s’occuper des blessés qui arrivent jusqu’aux urgences. Si l’essence vient à manquer, tous ceux qui dépendent de machines pour survivre mourrons.

Aujourd’hui j’ai entendu l’appel d’une femme à une station de radio, alors que les secours ne pouvaient arriver jusqu’à elle. J’imagine qu’elle devait croire que la station de radio pourrait lui venir en aide. Elle pleurait « ma maison est en feu, mes enfants sont en train de mourir ». Je ne sais pas ce qui est advenu d’elle et des enfants. Je n’ose pas l’imaginer.

Je passe beaucoup trop de temps à penser que cette heure est peut-être ma dernière heure. Chaque soir, alors que j’essaie de trouver le sommeil, j’entends à la radio le nombre de morts. Je me demande si le journal du matin parlera de moi, si je ferai partie du décompte des corps. Je serai un chiffre de plus pour tous ceux qui voient les morts et la destruction de Gaza. Peut-être que puisque je travaille pour Oxfam je serais alors un nom et pas seulement un chiffre. Peut-être que l’on parlerait de moi pendant une minute pour ensuite m’oublier, comme tous ceux qui ont récemment perdu la vie.

Je n’ai pas peur de mourir. Je sais bien qu’un jour nous devrons tous mourir. Mais je ne veux pas mourir comme ça, assis chez moi avec mes enfants dans les bras, dans l’attente de notre mort. Je suis dégoûté par cette injustice. 

Mais qu’est-ce que la communauté internationale attend ? On veut plus de gens démembrés, encore plus de familles anéanties ? Le temps passe et le nombre de morts et de blessés augmente. Mais qu’est-ce qu’elle attend ?

Ce qui se passe est contre tout sens d’humanité. Ne sommes-nous pas humains ?"

MOHAMMED ALI.

Commentaires

Cyclone Katarina sur Gaza

Par le Gontapone dirigé, le cyclone Katrina,
Le cyclone de déraison, de la paranoïa,
Poussé par les vents de haine,
Par la déchéance humaine,
Pour accomplir la basse besogne.
Sans vergogne, à faire le vide,
Autour d’un peuple stupide,
Qui avec le bluff, veut s’en sortir,
Pour une poule, il tue un bœuf.
Il tourne, il tourne, le cyclone de la mort,
Il enveloppe et contourne, sans remords,
Avec son œil de cyclope, fixe entre les yeux,
Les enfants de Gaza, les femmes et les vieux.
Il tourne, il tourne, le cyclone des tyrans,
Au dessus des écoles, au dessus des maisons,
Comme un hombre de la mort, Satan,
Arrache à la vie, femmes et enfants.
Il tourne le cyclone au dessus de Gaza,
Arrose la cité de son distillé poison,
Souffle les hôpitaux en ciblant le croissant.
Mais comme Katerina, le cyclone Palastina,
Poursuivra les tueurs jusqu’au bout du chemin,
Pour que justice soit faite, et la paix intervient.
Et le cyclone Palastina restera toujours actif,
Bouillonnant au dessus du peuple juif.
Le cyclone Palastina, est désormais, composé,
De citoyens de part le monde engagés,
A former un mur contre les génocides,
Contre le militarisme humanicide.

Lihidheb mohsen
Eco artiste Zarzis 17.01.09

Écrit par : Lihidheb mohsen | 19/01/2009

Pas d’oubli pour Gaza

Vous pouvez courir, presse et Média,
Avec vos manœuvres sous contrats,
Par le foot, la culture du doute,
Car, il n y’aura pas d’oubli, ni de répit,
Pour les enfants de Gaza,
Il n’y aura pas d’oubli pour Treblinka,
Pour les victimes d’Hiroshima,
De Sabra et Chatila.
Il n’y aura pas d’oubli pour Sétif,
Pour la Bosnie, les ghettos juifs.
Il n’y aura pas d’oubli pour Dir Yassine,
Pour les goulags de Staline,
Et pour Jenin en Palestine.
Il n’y aura pas d’oubli pour le lynchage,
Pour l’ethnocide et les carnages,
D’un capitalisme sauvage,
Qui vient droit du moyen âge.
Il n’y aura pas d’oubli pour les Mayas,
Les nez percés et les Incas,
Il n’y aura pas d’oubli mes amis,
Barricadés et insoumis,
A toutes les formes de violences,
Les guillotines et les potences,
Et résisterons en permanence,
Dans la colère du silence,
Et resterons debout dans la rue,
A débouter touts les abus,
A défier balles et obus,
Et tout ce qui blesse ou tue.
En citoyens murs et crédibles,
Témoins d’une ère pénible,
Gardiens de la sagesse des hommes,
Dont la mémoire reste vivante,
Et sa lumière illuminante,
Effective et palpitante.
Et cette fois c’est bien fini,
Ou plutôt bien commencé,
Il n’y aura plus d’oubli,
Pour les enfants de Gaza,
Pour que le mal soit maudit
Et la sagesse vaincra.

Lihidheb mohsen Eco artiste
Zarzis Tunisie, 20.01.09

Écrit par : Lihidheb mohsen | 20/01/2009

Dieu, refuse l’acte de Gaza

De notre culture, de nos parents,
De notre histoire et religion,
De nos traditions vives et orales,
De nos expériences personnelles,
Des touts les écrits des anciens,
Homo guerriers, Homo-sapiens,
De toutes les philosophies du monde,
De toutes les folies fécondes,
De touts les rêves et les caprices,
De toutes les sèves et leurs délices,
De toutes les beautés ambiantes,
Du blitz des étoiles filantes,
De toutes les erreurs humaines,
De toutes les souffrances et peines,
Des guerres, des tempêtes et orages,
Des homicides et esclavages,
Des totalitarismes et dictats,
Des révolutions ingrates…
Nous avons appris le sens de la vie,
L’amour et le respect d’autrui,
Et restons alternative potentielle
D’un monde soufrant qui chancelle…
Mais il faudrait résoudre un problème,
Sans mécréance et sans blasphème,
Pourquoi pour un seul Dieu unique,
Il y a tant de chaos et de panique,
Le rabbin avec sa fourche écorche,
Le prêtre massacre et fauche,
Et l’enturbannée obstiné,
Fantasme sur sa priorité,
Mais les innocents paient de leurs vies,
Cette incohérence et folie.
Et Dieu, refuse les morts de Gaza,
Les morts de Sétif et Hiroshima.
Dieu est l’irrésistible attraction,
Par l’amour et la passion,
Par la sagesse et la paix,
Pour la survie de l’humanité.

Lihidheb mohsen Eco artiste
Zarzis Tunisie, 23.01.2009

Écrit par : Lihidheb mohsen | 24/01/2009

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