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05/02/2009

Une maman, Sylvie Garrigues, a été tuée il y a un an par un chauffard. Souvenir et hommage. Présentation de la Ligue contre la Violence Routière. Je suis tous les jours sur la route et je vois des dizaines de rouges et oranges brûlés.

Bonsoir à toutes et tous,

images-2.jpegSylvie Garrigues est morte il y a un an, le 7 février 2008, renversée par un chauffard dans la rue.

Elle était à pied, sur le trottoir.

Elle avait une fille de quelques mois qui pleure aujourd'hui sa mère.images-4.jpeg

images-1.jpegJ'honore son anniversaire de décès et pour elle ainsi que pour ses proches, je redonne ici, plus bas dans mon article, l'article de la Dépêche pour qu'on n'oublie pas.

Je présente aussi la Ligue contre la Violence Routière, ligue créée en 1983 par Geneviève Jurgensen, une maman qui a perdu ses deux filles dans un accident de voiture... causé par un jeune homme roulant trop vite.logo.gif

J'ai toujours admiré cette femme qui a eu depuis d'autres enfants et qui se bat pour que les accidents diminuent et que des vies soient sauvées.

Mon métier comme conductrice de personnes handicapées et à mobilité réduite me place tous les jours sur la route et notamment en ville, à Grenoble et ses environs. Je dois vous avouer que je suis horrifiée par le nombre de feux rouges et oranges grillés par des automobilistes devant mes yeux.auto-camion.jpg

images-4.jpegJe suis horrifiée aussi parfois par la désinvolture des piétons qui traversent sans regarder ou à des endroits très dangereux. "Horrifiée" est un mot fort, me direz-vous... Non ! Je l'emploie car il exprime l'horreur d'un piéton écrasé, renversé, écrabouillé, décapité parfois, démembré sous le choc avec un véhicule...thumb.06_pietonvert.jpg

Ainsi, un jour, je roulais en ville pour mon travail et j'ai soudain repéré au milieu de la route, sur un terre-plein sans aucun passage piéton, une maman, un bébé et un jeune enfant qui attendaient pour traverser. Heureusement que j'ai anticipé ce qui allait arriver, car sinon, l'enfant de trois ans serait passé sous mes roues. Qu'ai-je donc fait ? En les voyant, j'ai ralenti au maximum. Heureusement, car l'enfant s'est précipité sur la route devant moi, échappant à sa mère qui attendait en cet endroit dangereux. J'ai pu stopper net car j'allais à 10 kilomètres à l'heure. Imaginons que je roule même un peu plus vite. Le petit passait sous mes roues. Horrible... Quand j'y pense, je songe qu'un ange m'a retenue par une intuition et j'ai pu éviter le pire. Quand j'y pense encore, je demeure persuadée qu'un conducteur qui demeure attentif à son entourage (piétons, enfants, vélos, motos, autres véhicules)... peut éviter le pire à tout moment !!!!images-3.jpeg

accident_91_thumb.jpgJe pense qu'il faut toujours se rappeler qu'en ville, un enfant peut débouler ou courir devant vos roues, qu'un piéton peut traverser aussi sans prévenir. Vous devez rester maître de votre véhicule et pour cela, il faut rouler doucement. Quand vous voyez que vous traversez une zone à risques et qu'il y a des piétons, la vitesse la plus appropriée est de 15 à 30 kilomètres à l'heure. Le 50 est déjà trop.

Vous trouverez plus bas les informations et citations que j'ai choisi de vous présenter.

Sincèrement vôtre,

Chloé LAROCHE________________

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images.jpeg______Geneviève Jurgensen est à l’origine de “la Ligue contre la violence routière” qu’elle a créée en 1983, trois ans après la mort de ses deux filles de 4 et 7 ans, tuées dans un accident causé par un jeune homme qui roulait trop vite. 

“L’accident qui a coûté la vie à mes filles a été causé par un jeune homme qui roulait trop vite. A ce moment précis, je n’ai eu qu’une question en tête : ai-je ou non des raisons de me révolter ? Autrement dit : ce qui est arrivé à mes filles relevait-il de l’accident ou du scandale social ? Après des recherches, je me suis aperçue que la France était très en retard sur la question de la sécurité routière. C’est ainsi qu’avec une autre mère de famille, nous avons créé la “Ligue”. C’est un groupe de pression qui a pour but de favoriser par tous les moyens légaux la lutte contre la violence routière. Notamment en suggérant des mesures et en veillant à leur adoption. 

collision_autobus.jpgLa violence routière reste partout un drame affreux mais la France a rattrapé son retard. Les chiffres parlent d’eux-mêmes ; je les rappelle souvent à ceux qui s’interrogent encore sur la nécessité de contraindre les gens à des mesures de sécurité : entre la mort de mes enfants et aujourd’hui, nous sommes passés de près de 13 000 morts par an sur les routes, dont 1 000 enfants de moins de 15 ans, à 4 600 morts dont 200 enfants de moins de 15 ans. 

L’obligation d’attacher les passagers à l’arrière me tient à cœur bien sûr. J’y vois un cadeau de Mathilde et Elise aux enfants d’aujourd’hui. Elles seraient en vie si cette loi avait été en vigueur, ce 30 avril 1980 où elles partaient avec leur oncle, leur tante et leur cousine voir leurs grands-parents."

Propos de Geneviève JURGENSEN

+++++++ Ses conseils pour tous ceux qui partent en vacances sont simples. Voici les quatre principaux : renoncer à la vitesse, faire une pause toutes les deux heures, ne pas boire une goutte d’alcool, et veiller à ce que tout le monde soit attaché +++++++++++++++++

images.jpegComment Geneviève JURGENSEN survit à la mort de ses deux filles : 

Leur mort n’a aucun sens ! Quand bien même elle m’aura permis, grâce à mon engagement, d’épargner à d’autres enfants une fin identique, rien ne justifie la mort de deux petites filles. Il s’agissait plutôt de ne pas faire deux fois la même erreur : après la mort de nos filles, nous savions, mon mari et moi, que nous allions mettre d’autres enfants au monde. Il fallait bien faire en sorte que ce monde change…

Au début, ce qui prime c’est la terreur. La terreur devant l’immensité du malheur… Nous étions tétanisés, anéantis par ce qui était arrivé. 

Si une de mes filles avait survécu, j’aurais eu à lui montrer l’exemple, l’encourager… Là je n’avais plus personne à qui montrer quoi que ce soit. 

On passe sa vie à avoir peur pour ses enfants… Mais pas pour tous à la fois…

Alors pendant longtemps, souffrir a été ma seule façon de continuer à aimer mes filles. La fraîcheur de la douleur, c’est encore la fraîcheur de l’amour...

____La première année, chaque jour est porteur de « l’année dernière à la même époque… ». Tout nous ramène à elles, la rentrée des classes, un anniversaire, Noël… Et puis le temps passe… Il allège la douleur bien sûr, mais use l’inoubliable."

Propos de Geneviève JURGENSEN, co-fondatrice de la Ligue contre la violence routière. 
 

 

images-2.jpegPrésentation de la Ligue contre la violence routière _______________

Fondée en 1983, la Ligue contre la violence routière agit pour que la plus meurtrière des délinquances en France soit traitée avec la gravité qu'elle mérite. Organisée en associations départementales, elle interpelle tous les acteurs de la sécurité routière: ministres, élus, préfets, maires, élus, constructeurs automobiles, conducteurs de poids lourds, automobilistes, motocyclistes.

CONTACT :

La ligue contre la violence routière

15, rue Jobbé-Duval – 75015 PARIS 

Tél : 01 45 32 91 00 

Fax : 01 45 32 91 01

secretariat@violenceroutiere.org

 

images-3.jpeg____________ARTICLE PUBLIÉ LE 08/02/2008

SUR LE DÉCÈS ACCIDENTEL DE SYLVIE GARRIGUES : 

 

Article de JEAN-NOËL GROS (http://www.ladepeche.fr)

Drame. Une jeune maman tuée par un chauffard.

Une voiture folle fauche une piétonne sur le trottoir hier matin à Bagatelle :

 

"Elle adorait s'occuper des enfants, c'était son métier, et depuis dix mois, elle était elle-même mère d'une petite fille. Sylvie Garrigues, âgée de 32 ans, auxiliaire de puériculture dans le quartier de Bagatelle est morte hier matin, vers 10 heures, à deux pas de son lieu de travail. Elle marchait sur le trottoir rue Henri-Desbals, près de l'impasse du Bachaga-Boualam où se trouve la halte-garderie, quand elle a été fauchée de plein fouet par une voiture folle, une Mégane noire lancée à pleine vitesse et dont le conducteur avait perdu le contrôle.

« Il arrivait plein pot depuis la Reynerie », raconte un témoin du drame. « Quand j'ai vu qu'il allait heurter quelqu'un, je n'ai pas osé regarder. J'ai compris tout de suite que ça serait grave », observe une passante, émue. La Mégane a dépassé une Opel Zaphira qui circulait rue Henri-Desbals. Elle l'a percutée sur l'aile au moment où l'Opel commençait à tourner vers l'impasse du Bouchaga-Boualam. Déséquilibrée, la Mégane a filé sur le trottoir opposé à son sens de circulation. Elle a défoncé des plots et une barrière de stationnement puis arraché le feu tricolore. Sous la violence du choc, la passante, qui se trouvait sur ce trottoir, est morte sur le coup.images-1.jpeg

Un quartier sous le choc :

Sonné, la voix étranglée, le conducteur de l'Opel explique: « J'avais mis mon clignotant pour tourner. J'ai regardé dans mon rétro : je n'ai vu personne ! ». Il a assisté, horrifié, à la collision mortelle.

L'accident a causé une vive émotion dans le quartier. Plusieurs personnes ont été directement témoins du drame. Certaines ont tenté de secourir la victime. « C'est un problème de quartier. Ces jeunes se croient tout permis. C'est une zone de non droit ! », réagit, sous le coup de la colère, une collègue de Sylvie Garrigues. « C'est un excès de vitesse, je n'excuse pas mais je ne veux pas stigmatiser les jeunes », indique pour sa part Djilllali Lahiani, le maire du quartier. Venu pour une réunion, il était présent quelques minutes après l'accident. « J'ai vu le conducteur de la Mégane que je connais. Il était complètement bouleversé. Il a fondu en larmes», poursuit-il.

Sylvie Garrigues, née Demontrond, travaillait à la halte garderie de la CAF au fond de l'impasse du Bouchaga-Boualam depuis un peu plus de quatre ans. « Elle était partie à 10 heures moins dix, elle allait à la crèche de La Faourette pour un remplacement. Elle avait accepté de prendre mon tour. Car c'est moi qui devais y aller. En voiture », témoigne, bouleversée, une collègue de travail.

Positif aux stupéfiants :

Le conducteur de la Mégane, Hadj Saidi, un jeune homme de 24 ans, au chômage, qui habite à La Faourette, a été placé en garde à vue hier. Une garde à vue qui devrait être prolongée ce matin. Le dépistage aux stupéfiants s'est révélé positif. Hier, une cellule de soutien à destination du personnel de la CAF a été mise en place, a annoncé le maire de quartier. Un rassemblement du collectif des femmes de Bagatelle, qui a déjà manifesté contre la violence, est prévu samedi à 14 heures. La députée Martine Martinel a également fait part de « son émotion et (de) sa colère ».

 

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