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05/03/2009

Mon propos ce soir sur la "violence" des enfants, sur le travail des instituteurs, sur l'impact du deuil, des adultes, de leurs comportements, de leur exemple... sur les enfants.

Bonsoir à tous et toutes,

 

thumb_bebe~1.jpgLundi matin, j’ai écouté avec bonheur le témoignage d’une institutrice en maternelle, Tina, sur RMC. Elle témoignait sur les enfants dits “difficiles” et répondait à la question : “Êtes-vous d’accord pour le dépistage précoce de la violence chez les jeunes enfants ?”... Elle a répondu : “Mais on le fait déjà dans les écoles. On dépiste les comportements débordants des enfants dont on s’occupe et, en travaillant avec les parents, on arrive à aider l’enfant. Il est vrai que si les parents baissent les bras et délaissent l’éducation et l’accompagnement de leur enfant, c’est perdu, on n’y arrive pas... Mais vous vous rendez compte, ce serait stigmatiser un enfant que de le mettre dans un fichier pour un acte violent, pour un comportement inquiétant à une époque de sa vie. Cela le suivrait partout, durant toute sa existence. Non, il faut aider l’enfant qui a des problèmes de comportement. Il a besoin qu’on l’aide, qu’on l’écoute. C’est essentiel.”thumb_bebe~9.jpg


Un enfant qui est violent peut l’être, à mon sens, à cause d’un deuil, à cause d’un traumatisme, à cause d’un manque (manque de sa mère ou de son père qui travaille trop ou est absent), pas assez de calins, d’attentions, trop de négligence, ou alors un manque total de limites... qui l’insécurise aussi. Un enfant peut être violent parcequ’il a vu un film, des images qu’il ne devait pas voir, même pornographiques, anodines pour certains mais graves pour de jeunes enfants, perturbés par la mise en scène de la sexualité d’adultes. Certains parents laissent leurs enfants visionner de tels films avec eux ; j’en ai eu le témoignage et la confirmation, sans savoir qui sont ces personnes, mais elles existent et je ne pense pas qu’elles se vantent de cela !!! Je suis horrifiée de savoir que de tels parents agissent ainsi et font plus graves encore.thumb_cee2c671.jpg

thumb_swimming-ba45bies-8.jpgBrigitte Lahaie disait très justement dans son émission d’aujourd’hui sur RMC, à propos du divorce et de la séparation des parents, que être adulte, c’est savoir protéger ses enfants et faire passer leur intégrité et leur équilibre avant de satisfaire nos envies et nos désirs. Je pense que dans le cadre d’un divorce, si l’un des parents se sert de l’enfant comme objet de chantage et de monnaie d’échange dans la relation à son ex-conjoint, le petit aura bien du mal à grandir en paix, sans violence : cette violence peut être rentrée, telle une colère de volcan souterraine qui explose un jour brutalement soit par une violence qui s’exprime par des mots, de l’agressivité, un mal-être général. Deux parents qui se séparent doivent le faire intelligemment pour leurs enfants et se comporter en adultes, c’est-à-dire dans la paix, la communication et une organisation à l’écoute des enfants et de leur rythme. Un père qui dit et avoue humblement qu’il ne peut assumer la garde de son fils mais qu’il sera toujours là pour lui et qu’il le prendra régulièrement à des moments bien définis et réguliers... ce père est un point d’équilibre pour un enfant, un point d’ancrage, de rassurance pour l’enfant. Un jeune homme a témoigné dans l’émission en disant que le divorce de ses parents s’était passé merveilleusement car il avait libéré son père et sa mère, et qu’ils ont réussi à aimer leur fils chacun, sans conflit entre eux et en total accord, pour le bien de leur enfant. C’est bien cela être adulte.thumb_bebe3.jpg

À propos du deuil d’un enfant et de ses conséquences, je peux témoigner pour mon fils. Mon fils avait trois ans quand son papa est décédé, l’année passée. Cela a provoqué beaucoup de tristesse et puis de la colère en lui, qui s’est transformée en agressivité, en coups sortant de lui et qui se portaient sur moi. Après il me disait : “Maman, c’est parce que Papa est parti.”.. ou bien : “Je suis en colère pour mon Papa.”

Ce n’est pas facile de voir son enfant lever la main sur vous, si petit, prendre ses petits poings et vous frapper au visage, comme si les vivants étaient coupables de rester, comme si la colère pouvait traverser les corps physiques pour parler aux morts, coupables d’être partis.

thumb_1187463400.jpgJ’ai toujours réagi par la douceur, l’écoute, la fermeté aussi de lui dire que frapper sa mère est interdit. Lui proposer un coussin pour frapper dessus, sortir cette colère.

Je l’ai beaucoup entouré, écouté, rassuré. Parfois j’ai mis des mots sur des émotions que je ressentais de lui, sur son deuil, sur cette colère qui ne se disait plus mais qui était là.

Il a eu aussi une période où il voulait quelque chose et puis son contraire tout de suite après, puis il revenait ensuite à son premier choix, avec une contradiction dans son comportement très inquiétante.

L’homéopathie l’a beaucoup aidé dans tous ces passages. Pour ce comportement dont je viens de parler, un remède s'est révélé miraculeux : "Staphysagria" en 9 ch trois fois par jour, trois granules, durant plusieurs jours. Ce remède convient aussi pour la colère rentrée. Pour la perte d’appétit, l'agressivité, les crises de colère, le remède "Lypocodium" en 15 ch (3 granules deux fois par jour durant plusieurs jours) a été très efficace. Vous pouvez aller voir un médecin homéopathe pour vous faire aider pour vos enfants et vous-même. Il y a aussi des livres très bien sur comment soigner ses enfants et les aider en homéopathie, sans forcément courir chez les médecins. Ceci est d'ailleurs recommandé aujourd'hui par la Sécurité Sociale, qui apprécie de nos jours que nous nous prenions en main. L'homéopathie n'est pas très chère et chacun pourrait s'autonomiser en s'intéressant de plus près à cette médecine douce et peu coûteuse.


thumb_swimming-ba45bies-8.jpgPour en revenir au deuil vécu par un enfant : quand j’ai perdu ma fille Océana il y a douze ans, mon neveu, qui avait à peu près le même âge qu’elle, a beaucoup souffert du départ de ma fille. Il avait trois ans et demi et ce deuil brutal l’a mis en face de cette réalité de la mort, absence inéluctable qui peut ébranler le psychisme d’un enfant. À l’époque, des adultes lui ont dit que ma fille était sous la terre dans une boîte et qu’elle n’existait plus.... Plus rien que le néant. Comment voulez-vous qu’un enfant vive avec ces mots ? De mon côté, je lui ai parlé du papillon, lui disant que la mort, c’est une nouvelle vie qui commence, que l’âme quitte son enveloppe et prend son envol pour d’autres chemins... et surtout que l’amour se poursuit, que notre amour est infini, éternel, ne meurt pas, lui. Que ma fille vivait dans notre coeur, qu’elle était partie mais que, nous, nous poursuivions notre route en la gardant dans nos pensées bien vivante.thumb_normal_bibi.jpg

Au début de la semaine, un petit garçon a été accusé d’avoir poignardé sa soeur... Chacun sur les ondes a parlé de la violence chez les enfants, de cette société, des jeux vidéo, de la télévision... En fait, ce n’était pas lui qui avait frappé, c’était sa mère. Une mère dépassée par sa propre vie, ses responsabilités... Le trou noir.

Combien d’enfants voient leurs parents dépassés, perdus, sans espoir, sans le goût de la vie, sans réactions.... Combien payent dans leur comportement celui des parents ? Combien prennent sur eux les croix de leurs ascendants...
Combien servent d’éponge aux larmes de leur mère, de leur père ?

thumb_329421558[1].jpgJe pense à ces fillettes qui ne voient plus leur père car leur mère a décidé de partir à mille kilomètres du domicile conjugal.

Je pense à cette petite fille emmenée par sa mère aux États-Unis. Je pense à son père qui a fait une dépression de ne plus la voir. Depuis, il a refait sa vie et a refondé une famille.

Je pense à cette mère qui a laissé ses quatre enfants pour vivre le grand amour. La plus âgée avait treize ans. Elle s’est occupée de ses frères et soeurs. Ils ont vu leur père se tordre de chagrin au plus profond du coeur.

Où sont les adultes ?thumb_Bebe_.jpg

Réveillez-vous, les enfants ont besoin de vous pour devenir d’autres adultes responsables et harmonieux.

Secouez-vous, les enfants de ce monde ont besoin de votre écoute, de votre parole, de votre regard, de votre force intérieure, de votre courage, de votre énergie pour avancer et se battre dans un monde qui demande des forces nouvelles et battantes.

Chloé LAROCHE

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