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31/03/2009

Monsieur ORELSAN, si vous lisez cette lettre, je vous demande d’écouter ma demande : celle de retirer définitivement cette chanson d’internet et de tout lieu.

Ce blog a reçu 7240 visites au cours du mois de mars 2009.

 

SB10065419O-001.jpgMonsieur Orelsan,

Vous avez écrit une chanson intitulée “Sale pute” mettant en scène, en paroles et en clip, un homme trompé par son amie.

Cet homme souffre et vous le faites parler à travers votre chanson. Vous exprimez sa haine et sa colère dans des termes très choquants.SB10064396E-001.jpg

Cet homme souhaite de la violence à cette femme. Il souhaite la mort de son enfant. “J’veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l’enfant”... sont ses paroles. “Si j’te casse un bras, considère qu’on s’est quitté en bons termes”.

Je vous ai entendu vous exprimer et vous défendre à la radio... depuis le tollé général soulevé par votre chanson.

Vous avez dit : “Je n’ai jamais frappé personne. Cela m’embête d’avoir à m’expliquer sur le fait d’avoir écrit cette chanson, d’autant plus qu’elle n’est pas sur mon album.”

Pourtant, cette chanson est visible sur internet depuis deux ans. La création voyage, la création entre dans les têtes, imbibent les esprits, façonnent les jeunes et les moins jeunes, perturbent les plus fragiles.

SB10064396F-001.jpgPour la liberté de créer, on ne peut tout accepter et surtout pas l’incitation à la haine, surtout pas la violence toute nue, surtout pas... quand on sait qu’en France et dans le monde, des femmes meurent chaque mois d’avoir voulu quitter leur mari, leur compagnon. Parfois même, les hommes tuent les enfants du couple, par vengeance, cette vengeance dont vous parlez tant dans votre chanson.

Il y a quelques mois, un homme a découpé sa compagne en envoyant son tronc flotter sur une rivière dans une valise. C’était le 10 juin 2008. On a retrouvé la tête de cette femme plus tard. Pourquoi a-t-il fait cela ? “Parce qu’elle voulait me quitter”, a-t-il avoué.

Le 1er novembre 2008, à Bègles en Gironde, nous apprenions qu’un homme avait tué sa femme de plusieurs coups de couteaux car il n’a pas supporté la séparation après des années de mariage, la supprimant de la surface de la Terre comme si sa femme était son objet.SB10065706E-001.jpg

Le 26 juillet 2008 à Francheville, un homme a tué sa femme et ses deux enfants de 11 et 13 ans. Pascal Peillon n’avait pas supporté l’IDÉE d’une séparation avec sa femme Jacqueline, 38 ans. Il a étouffé ses fils avec un sac plastique, avant de mettre le feu à la maison, un feu qui a eu d’abord l’apparence d’une accident mais qui s’est révélé être un triple meurtre.

Je peux vous citer des dizaines et des dizaines d’histoires de ce type. L’histoire se répète sans cesse. Même dans le département de l’Isère où j’habite. Trois enfants sont morts dans un village. Tués par leur père. La mère a pu s’enfuir. Fantôme survivante d’un drame horrible de la séparation. Celle qu’elle souhaitait. Celle qu’elle n’oserait plus, si elle pouvait revivre dans le passé, en connaissance de ce sombre destin.

Vous devriez avoir honte jusqu’au bout de votre vie d’avoir écrit autant de haine dans votre chanson car vous êtes un créateur et en tant que tel, vous avez des responsabilités.

SB10065474DI-001.jpgDans cette création précise “Sale pute”, vous avez insulté les femmes. Vous avez essayé de faire comprendre à la terre entière qu’un homme trompé peut devenir violent, très violent... mais ça, on le savait. Par contre, donner la parole à la violence conjugale en des termes aussi directs, c’est grave, infiniment grave.

Imaginez qu’un homme trompé écoute votre chanson. Il écoute, il écoute, il voit le clip. Les paroles lui ronge l’esprit, lui donne des idées. “Oui, la vengeance. Oui, lui faire mal. Oui, qu’elle en crève.” Hé bien oui, Monsieur Orelsan, le créateur a ce pouvoir de dynamiser l’esprit des gens, des écoutants, des admirateurs de son talent.

Si vous lisez cette lettre, je vous demande d’écouter ma demande : celle de retirer définitivement cette chanson d’internet et de tout lieu.SB10065375S-001.jpg

Au nom de toutes les femmes mortes, de tous les enfants assassinés par la folie d’un homme, un homme qui ne peut supporter qu’une femme, sa femme, le quitte. Un homme qui ne voit que la violence pour répondre, pour évacuer la souffrance qui le submerge. Qui ne voit que la destruction, que la mort.


 Chloé Laroche

 

567006547.jpgPS. Allez lire par curiosité ce que j'ai écrit dans la catégorie : "Quand l'amour dépasse l'entendement". En voici un extrait, texte que j'ai écrit le 16 juillet 2008 : J’ai déjà parlé dans un de mes articles des hommes qui tuent leurs enfants et leur femme suite à une séparation ou un divorce. C’est effarant comme la liste s’allonge... Dans ma région, à Bougé-Chambalud : trois enfants tués par leur père, lequel s'est suicidé ensuite, en 2006. À Saint Siméon de Bressieux : un informaticien isérois de 48 ans a tué les trois enfants de sa femme avant de se suicider. L’homme avait menacé de mort sa compagne, qui a réussi à s’enfuir et se réfugier chez des voisins. Quand elle a voulu revenir, la maison était en feu et ses enfants issus d’un premier lit (5, 6, 17 ans) tués par balle. Le meurtrier a épargné le bébé de 18 mois dont il était le père. Aux Abrets en 2006 : Nicolas, 10 ans, tué par son ex-beau-père, lequel voulait se venger de la mère de l’enfant.... . Antoine a été retrouvé dernièrement flottant entre deux mondes, après avoir été jeté sciemment dans un lac par un homme qui avait “aimé” sa maman, petite Anne aide soignante, retrouvée morte assassinée, baignant dans son sang et frappée à mort par son ex-compagnon. En janvier 2008, un homme s’est défenestré, à Metz, avec le fils de sa compagne âgé de deux ans, suite à une rupture... Maxime Giasson Saint-Hilaire, 7 ans, a été abattu d’un coup de fusil de chasse le 27 septembre 1998 à Montmagny, au Québec, par son père adoptif, Pascal Giasson, 23 ans, quelques semaines après sa séparation d’avec la mère de l’enfant. Quelques jours plus tard, au Québec, le 30, par influence probable du drame précédent.... Myriam Chrétien, 6 ans, et Audrey, 3 ans, ont été abattues à coups de fusils de chasse à Hull par leur père René Chrétien, 32 ans. Celui-ci “bénéficiait de la garde alternée et est passé les chercher à une date indue, à l’école et à la garderie, soi-disant pour les amener en camping”.

 

____________________________COMMENTAIRE D'ÉNORA à propos de la critique des "Censeurs", eux-mêmes critiques de la chanson :

"Le type en question n'en est pas à son coup d'essai, cf son titre "St Valentin" où il est question d'éjac faciale, où les femmes en tant que telle sont de la sous-merde, de la viande à baiser, comme dans les pire porno. Donc, personnellement, ça m'ennuie un tantinet que ma nièce connaisse déjà ce clip où une femme adultère est une "truie bonne pour l'abattoir, une salope qui mérite qu'on lui décroche la mâchoire (bravo pour la rime). Ma nièce a 14 ans et tous ses camarades de classes connaissent cette saloperie. Libre à vous de dénoncer la censure mais respectez 1 minimum les femmes qui se sentent insultées par cette prose à gerber - Citation : "On verra comment tu suces quand je te déboîterais la mâchoire".

Ecrit par : Enora | 28.03.2009 (sur le site de 20minutes.fr)

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CE QU'A DIT L'ACTUALITÉ :

Tollé autour de la chanson "Sale pute" du rappeur Orelsan.

par AFP, 27 Mars 2009

"Une chanson intitulée "sale pute" diffusée sur internet fait scandale en France, une ministre la qualifiant d'"apologie sordide de la brutalité envers les femmes", au point que le rappeur Orelsan a décidé de présenter ses excuses.

La chanson décrit de façon très crue la "haine" d'un jeune homme qui, découvrant qu'il a été trompé, déambule une bouteille d'alcool à la main en promettant à sa petite amie toute une série de violences physiques.

"J'ai la haine, J'rêve de t'voir souffrir", "On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée", "si j'te casse un bras, considère qu'on s'est quitté en bons termes", "j'veux t'voir retourner brûler dans les flammes", dit-il notamment.

"J'te déteste, j'veux que tu crèves lentement, j'veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l'enfant", dit-il aussi, reprenant par la suite ce thème en des termes encore plus violents.

Présenté parfois par la presse comme un "Eminem français", Orelsan, 26 ans, a fait ses excuses vendredi pour sa chanson controversée, assurant à l'AFP qu'il n'avait "pas voulu se faire un coup de pub". La chanson, en ligne depuis deux ans, "est choquante", a reconnu le jeune homme aux cheveux ras, lors d'une interview dans les locaux parisiens de son label 3e Bureau (Wagram Music).

L'artiste doit se produire le 25 avril au Printemps de Bourges. Mais des internautes, choqués par les paroles de la chanson, ont tiré la sonnette d'alarme et sensibilisé des politiques pour qu'il soit déprogrammé.

La ministre de la Culture, Christine Albanel, s'est déclarée "révoltée" par cette chanson, "apologie sordide de la brutalité envers les femmes, d?une cruauté inouïe", appelant vendredi à sa suppression des plateformes de diffusion de vidéos en ligne.

"La liberté d?expression s'arrête où commencent l'incitation à la violence et la manifestation de la haine la plus nauséabonde", écrit dans un communiqué la ministre, qui plaide pour "un internet civilisé".

Les plateformes YouTube et Dailymotion ont restreint l'accès du clip aux seules personnes enregistrées et adultes mais n'ont pas supprimé la vidéo.

YouTube a expliqué que le contenu ne lui semblait pas "manifestement illégal" mais qu'elle pourrait la retirer "sur réquisition judiciaire".

Une autre chanson avec le même titre et dont les paroles sont encore plus violentes était par ailleurs accessible sur internet, a constaté l'AFP.

L'association "ni putes, ni soumises", créée après le meurtre en 2002 d'une jeune fille brûlée vive par dépit amoureux, s'est prête à appeler au boycott du festival de Bourges (centre), l'un des plus importants festival de musique en France, si Orelsan était maintenu au programme.

"Nous ne pouvons nous satisfaire de la seule censure de la chanson +Sale pute+", a affirmé l'association.

Après le parti communiste, le parti socialiste a demandé à son tour vendredi que la chanson soit retirée des sites internet et que son auteur soit déprogrammé du festival. Les organisateurs ont pour l'heure refusé."

 

26/03/2009

Je défends Yvan Colonna et juge que son procès est inéquitable et qu'il pose le problème de la bonne santé de la justice française.

images-13.jpegBonjour à tous et toutes,

 

J'ai signé la pétition proposée par le comité de soutien d'Yvan Colonna.images-15.jpegMn_76b.jpg

Je défends cet homme dans sa présomption d'innocence et dans le fait qu'il n'y a pas de preuves établies de sa culpabilité d'avoir tué le Préfet Érignac, que le procès s'est poursuivi en l'absence du prévenu et de ses avocats, lesquels sont partis car on ne voulait pas faire de reconstitution et parce que certains éléments du procès sont plutôt flous.

photo2.gifJ'ai choisi de vous donner des pistes pour mieux connaître cet homme, car on a peur de ce que l'on ne connaît pas et on juge facilement la personne qu'on a catalogué en monstre, sans se poser plus de questions. Voici donc la vie d'Yvan Colonna, telle qu'elle a été publiée sur le site du Comité de soutien d'Yvan : http://www.yvan-colonna.com

Avant, je vais vous faire partager la réaction suivante trouvée sur le site d'Yvan, écrite par Noëlle ; je la partage.

La solidarité est pour moi être solidaire aussi de ceux qui sont prisonniers injustement et de ceux qui servent de boucs-émissaires, ceux dont on peut dire qu'ils ne "sont pas des agneaux"... alors qu'ils sont des bergers !Mn_85a.jpg

Yvan est un berger, et même si cet homme n'est pas un agneau, qui peut le condamner aujourd'hui comme assassin ?

Chloé Laroche ______________________________

 

photo3.gifVont -ils oser et au nom de quoi ?

-26 mars 09-

 

"Entendront-ils la voix d´une justice "juste"?

Entendront-ils la voix sans cesse grandissante de l'opinion publique qui réclame l'impartialité ? 

Se rappelleront-ils ce passage de l'article 304 du Code de Procédure pénale : "L'accusé est présumé innocent et le doute doit lui profiter" ?

Le respect des Droits de l´homme et du citoyen exige un procès équitable et non pas un procès uniquement à charge qui restera un scandale politico-judiciaire !

Vont-ils oser et au nom de quoi ?"

Perrando Noëlle

 

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LA VIE D’YVAN :

Yvan Colonna est né le 7 avril 1960 à Aiacciu dans une famille de trois enfants dont il est le cadet. La plus grande partie de sa scolarité s´est déroulée à Aiacciu, puis à Nice où ses parents, tous les deux enseignants, s´installent en 1975. Il y passera son baccalauréat, section D, puis obtiendra un Deug d´Education Physique et Sportive à l´Université de Nice. Après avoir fait son service militaire dans le corps des Pompiers de Paris, ce qui correspondait le mieux à sa nature sportive mais aussi altruiste, il a exercé pendant plusieurs saisons la mission de maître nageur sauveteur sur la plage de Carghjese. Ces activités ont été pour lui des expériences importantes qui lui ont apporté de grandes satisfactions sur le plan humain.

images-17.jpegProfondément attaché à la Corse, passionné par la vie rurale et montagnarde, il fait le choix du retour et de l´installation définitive dans l´île, et s´installe comme berger dans son village de Carghjese.

Il s´engage également au plan politique, en militant au sein d´une organisation nationaliste publique, et associatif, s´impliquant fortement dans la vie villageoise : le sport reste une passion, et il est à la fois joueur et entraîneur des enfants de l´équipe de Football de l´Association Sportive de Carghjese.

Il s´intéresse activement à toutes les luttes écologiques et sociales au plan local et international : un voyage à pied à travers l´Amérique du Sud sera pour lui l´occasion de découvrir un Continent et des peuples qui l´ont toujours fasciné.

Au plan personnel et familial, il partage la vie de Pierrette ; un enfant, Ghjuvan Battista, naît de leur union, en 1990.images-12.jpeg

A partir de là, Yvan consacre l´essentiel de son temps d´une part à son activité professionnelle qui s´est élargie et diversifiée (plus de 250 chèvres en association avec un de ses amis ; rénovation de l´oliveraie familiale ; conservation du « basilicu pestu » etc..), d´autre part à son rôle de père, qui a pour lui une importance majeure.

Ses choix de vie sont pour lui l´expression de sa fidélité à ses engagements militants et à ses convictions, qui mêlent indissociablement enracinement dans la terre de Corse et ouverture aux problèmes du monde."

 

349057970.3.jpeg________________________________________________ "Les masques sont tombés . . ." 

« Je n´accepte pas cette décision !...On considère que la vérité est dite mais seulement quand on m´accuse… J´ai compris !!! Vous ne voulez pas d´une reconstitution parce qu´elle vous gêne, parce que vous savez qu´elle m´innocentera… Je quitte ce procès… »

 

"Telles étaient les dernières paroles d´Yvan COLONNA devant la Cour d´Assises Spéciale de Paris. Une condamnation à la perpétuité sans l´ombre d´une preuve et malgré des témoignages qui l´innocentent, ce sera « sans lui » …

 

La reconstitution a été demandée sans relâche par la défense au cours de l´instruction, au cours du procès en 1° instance, et par 2 fois au cours du procès en appel. Refusé !

 

Pourquoi refuser un acte aussi essentiel dans une procédure criminelle de cette importance ? L´accusation et la famille Erignac savent depuis longtemps que le scénario figé en 99 qui consacrait la culpabilité d´Yvan Colonna, ne résisterait pas à l´examen, en présence des témoins oculaires, des membres du commando ayant accepté de participer, du balisticien et du médecin légiste…

 

La Cour d´Assises Spéciale de Paris est le bras armé de la raison d´état !

 

Devant une juridiction « normale » un acquittement serait inéluctable, la réalité du dossier d´Yvan Colonna aurait même imposé un non lieu après l´instruction si celle-ci avait garanti le respect des droits de la défense et de l´accusé…

 

Ce qui se passe à Paris dans une sorte de huis clos accusatoire contre Yvan Colonna, en son absence et celle de ses défenseurs, est indigne : on continue l´examen des faits et les auditions de témoins de façon unilatérale et non plus contradictoire comme si de rien n´était, avec l´aval de la hiérarchie judiciaire au plus haut niveau.

 

Il ne s´agit plus de justice mais de vengeance d´état, l´institution en a perdu toute crédibilité, toute légitimité à juger un homme que plus rien n´accuse !!"

 

LE COMITÉ DE SOUTIENimages-16.jpeg

htpp://www.yvan-colonna.com

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Commentaires

"J'ai des reproches à faire à Yvan. Quand j'ai décidé de franchir le pas de la violence clandestine, j'ai espéré qu'il ferait partie de notre groupe. J'en ai voulu à Yvan Colonna de ne pas y être allé avec nous pour être cohérent avec son discours, plutôt que d'avoir laissé les jeunes comme Didier Maranelli et Martin Ottaviani monter au charbon." Pierre Allessandri lors du dernier procés de Yvan pour expliquer qu’il avait accusé Yvan Colonna jusqu’en 2003.
Pierre, Alain Ferrandi ont identifié Yvan comme le tireur et Martin Ottaviani et Jeanine Ferrandi ont reconnu pour le premier les avoir transporté jusqu'au lieu du crime et pour la seconde les avoir hébergés durant la nuit de l'assasinat. Tous ont retiré leurs aveux avec avocats devant le juge d'instruction jusqu'en 2003 à ma connaissance.
Yvan Colonna n'est il qu'un dégonflé qui n'assume pas ses actes et les laisse assumer par d'autres comme le sous entend Pierre?
Luigi

Ecrit par : luigi | 26.03.2009

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Merci Luigi. Dans votre commentaire, il y a des mots qui laissent à penser que ce n'est pas Yvan le dégonflé, mais ceux qui ont menti et ont porté des faux témoignages puis ont retiré leurs aveux. Qui se dégonfle ?! Le Pierre que vous citez a choisi de franchir un pas, "le pas de la violence clandestine". Qu'il reproche à Yvan de n'avoir pas fait comme lui : de franchir ce pas, ne rend pas Yvan coupable d'un crime. Cordialement, Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 26.03.2009

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Oh Luigi !!! Vous portez le même prénom que mon père mais s'arrête là la ressemblance !!! En effet, lui, en scrutant le regard droit d'Yvan Colonna, aurait tout de suite reconnu l'homme innocent ! Je pense que pour être incapable de lire dans un regard, c'est que vous n'avez pas reçu l'éducation que l'on inculque en Sardaigne et en Corse, Belliggeddù ! Vous y auriez appris le respect des autres et notamment à ne pas accuser qui que ce soit à tort et à travers !!! Nous sommes 1/2 million de personnes à avoir su faire l'analyse du déroulement de ces procès et de cette affaire et à en avoir conclu que tout a été faussé dès le départ et vous venez encore supputer des inepties !!! Regardez bien la photo sur laquelle il a son enfant dans ses bras ! Regardez-le ce père qui, le regard droit et fier, le sourire béat et heureux, tient dans ses bras la chair de son sang !!! C'est le regard droit, fier et digne d'un honnête homme qui n'a rien à se reprocher !!! Pas le regard d'un assassin !!! Basta cosi ! YVAN COLONNA EST INNOCENT ET NOUS LE SORTIRONS DE LA !!! E tù e le tuoi...Passa vià !!!

Ecrit par : CHRISTINA BIANCA TRONCIA | 27.03.2009

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Tout mon soutien à Yvan Colonna et à sa famille.

Voici ce que j'essaie de mettre en commentaire sur les blogs ou autres sites traitant de cette parodie de justice; mais peut-être cela ne passera t-il pas (confers les modérateurs) :

Yvan Colonna était condamné d'avance dès lors que le ministre de l'intérieur de l'époque, violant le principe sacré de la présomption d'innocence, a osé déclarer "nous avons trouvé l'assassin du préfet Erignac".

Ce grand démocrate, qui n'est pas à une forfaiture près (l'actualité nous le prouve malheureusement souvent) s'appelait Nicolas Sarkozy, celui qui est devenu président de la République de par la bêtise d'un peuple moutonnier séduit par les sirènes d'une propagande sécuritaire populiste et l'état lamentable d'une gauche caviar qui nous a prouvé sous Mitterrand qu'elle n'avait pas de leçons à donner en matière d'immoralité, de corruption, de rapacité et d'incompétence ...

Cela me fait penser au superbe film de Jim Sheridan : "Au nom du père" (1994) qui raconte l'histoire vraie des "quatre de Guildford", des "coupables" fabriqués de toute pièces par une police plus soucieuse d'obéir aux pressions politiques qu'à la recherche de la Vérité ! Le film est poignant : ils firent une 15 aine d'années de prison (le père mourut en prison) sur des aveux soutirés sous la pression -limite torture- policière et le policier qui fut responsable de leur emprisonnement est toujours en liberté bien qu'il ait soigneusement caché, dès le début, des éléments qui auraient permis d'innocenter complètement les "coupables"...
Le flic responsable de cette "erreur" judiciaire n'a jamais été inquiété. Scandaleux !!!

Cela me fait penser à l'affaire des "Irlandais de Vincennes" (1982) dans laquelle des "grands" flics (Barril et Prouteau) de la cellule anti terrorisme de l'Elysée (Mitterrand) ont monté de toutes pièces un dossier pour faire accuser des innocents.
Eux aussi n'ont jamais été inquiétés plus tard (au contraire, promotions etc.)

Cela me fait penser à l'affaire des sabotages SNCF (novembre 2008) dans laquelle on a voulu rendre coupables neuf pauvres bougres, plus ou moins en rupture de société, dont le seul tort est de critiquer notre si merveilleuse société - et son chef (crime de lèse-majesté) et de ne pas penser "politiquement correct". Je crois qu'il n'y en a plus qu'un seul en prison, la justice sarkozyenne s'acharnant sur lui pour lui faire passer le goût de penser librement. Sous Sarkozy, oser penser différemment est devenu un crime !!!

Cela me fait penser à ce britannique qui fit je ne me souviens plus combien d'années de prison (on vient d'en parler aux actualités) et que des tests ADN prouvant son innocence viennent de libérer. Aux actualités, ils ont dit qu'il a reçu un chèque de 50 euros de dédommagement !

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Ecrit par : Sevin-duret | 29.03.2009

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Bravo Christina j'adhère complètement a ce que tu écris. Honte à ceux qui portent des accusations à tort et à travers ; ce ne sont pas des corses ceux là. Chez nous comme chacun le sait on est intègre, on ne balance personne quoi que ça puisse nous coûter, Yvan lui est un vrai corse fier de ses convictions on peut d'ailleurs voir où ça le mène u tintacciu. J'apporte mon soutien à Yvan et à sa famille pour tout leur courage. Que justice soit enfin faite et que le coupable soit un homme et se dénonce. forza Yvan j'espère que tu pourras bientôt retrouver les tiens et ton île qui t'est si chère.

Ecrit par : Nathalie | 01.04.2009

Pour la Journée de la Courtoisie sur la route, je vous offre un texte de mon cru : Les dix Comportements du Conducteur Égoïste sur la Route.

584366415.jpg26 MARS 2009.

JOURNÉE NATIONALE DE LA COURTOISIE SUR LA ROUTE.

Bonjour à tous et toutes,
À l'occasion de la Journée Nationale de la Courtoisie sur la Route et en tant que professionnelle de la route, je viens vous offrir ici mon texte : les Dix Comportements du Conducteur Égoïste...  Exemples à ne pas suivre évidemment. Car... le conducteur égoïste est mal vu et vite repéré !! De plus, il est dangereux !
Aujourd'hui, sur la route, ma courtoisie va envers les piétons. Ce matin, j'en ai laissé passer un certain nombre et du coup, les autres automobilistes s'arrêtent pour laisser passer aussi... bien que certains râlent... car leur temps est évidemment plus précieux que celui des piétons.
Je souhaite une bonne journée à tous les courtois et les courtoises. J'ai toujours plaisir à constater qu'il y en a un certain nombre sur la route. Cela permet de faire la balance avec tous les bandits, les violents, les déjantés, les irresponsables, les "qui confondent le vert avec le rouge", tous les dangereux qui errent sur le bitume.
Chloé Laroche _____________________________________
dessin-imminent-accident_~PDB09001.jpg

 

 

019bi1.jpg1. Le conducteur égoïste double l’obstacle sur la route et ne se souvient pas qu’il doit attendre et laisser passer la voiture arrivant en face, avant de doubler l’obstacle. L’obstacle peut être une voiture arrêtée, un bus, une zone de travaux, un chien, un groupe de pigeons, un panneau égaré, un groupe d’auto-stoppeurs squattant la voie de droite.images-2.jpeg

 

2. Le conducteur égoïste tourne sans mettre son clignotant. Il choisit de prendre le risque de voir la voiture de derrière lui rentrer dedans car il a freiné pour tourner, sans prévenir évidemment, puisqu’il n’a pas mis son clignotant. Il pense qu’il est seul sur la route et que ceux qui le suivent ne sont que des extra-terrestres extra-lucides et voyants. Ce qui est sûrement vrai parfois car sinon il y aurait plus d’accidents.

 

3. Le conducteur égoïste se rabat sur l’autoroute sans penser que vous existez vraiment. Cette fois, le conducteur égoïste pense que vous êtes une voiture fantôme, à travers laquelle on peut passer sans se blesser ni ressentir de choc. Vous freinez brutalement quand il se rabat sur vous, vous faisant une queue de poisson. Vous faites des appels de phare indignés mais... il ne vous a toujours pas vu. Vous êtes vraiment un fantôme !

images-1.jpeg

349057970.3.jpeg4. Le conducteur égoïste passe devant le piéton la tête haute, sans même freiner. Il  pense que le passage piéton est de l’art contemporain et que c’est beau, bien rangé mais selon lui... ça ne sert pas à grand chose ! Comme l’art contemporain. Pire : le conducteur égoïste pense que le piéton est une potiche, ou bien une statue abandonnée sur le bitume par Camille Claudel.

 

5. Le conducteur égoïste ne regarde jamais dans ses rétroviseurs car si une moto arrive, il a au moins le prétexte de ne l’avoir pas vu arriver. Il ne se range pas pour la laisser passer car quand on est un conducteur égoïste, on ne s’abaisse pas à regarder ce que font les autres, des autres qui ne comptent pas puisqu’on ne les connaît pas dans la vie. Déjà, ceux qu’on connaît, on n’y fait pas spécialement attention... alors là, regarder les motos arriver, c’est complètement déplacé !logoSRMarianne.gif

 

images-4.jpeg6. Le conducteur égoïste suit sa voie et parfois déborde sur les voies des autres, sans penser qu’une voie peut avoir des courbes. Il coupe la courbe et frôle les autres voitures, et en plus, il claxonne, puisque c’est lui qui a raison.

 

7. Le conducteur égoïste conduit très vite en traversant les villages. Il pense que les panneaux indiquant le 45, le 30 ou le 50... ont été placés là pour distraire les enfants. Quand il voit beaucoup de panneaux de 30 à 50, et que lui-même passe à 70, 80, 90, 100 kilomètres à l’heure, il se dit : “Il y en a beaucoup dans ce patelin, des enfants”. Et lorqu’il écrase un enfant, le conducteur égoïste proteste : “Je ne savais pas. Je roulais normalement. C’est l’enfant qui s’est précipité sous mes roues.”

 

bxp59761.jpg8. Le conducteur égoïste n’attache pas son enfant. Il pense que la ceinture de sécurité est un surplus de lanière installée par le constructeur automobile. Il sait qu’un enfant peut se tuer en passant à travers le pare-brise, car il l’a vu dans les pubs à la télé... mais mettre une ceinture à son enfant, c’est un luxe, une perte de temps... Le temps du conducteur égoïste est précieux, il passe avant le temps qui reste à vivre.

 

9. Le conducteur égoïste passe aux feux rouges, sans penser que les autres sont au feu vert. Ils n’ont pas le droit de passer puisque le conducteur égoïste arrive. Rappelez-vous : son temps est trop précieux.images-3.jpeg

 

10.  Le conducteur égoïste ne s’arrête jamais s’il voit un accident. Il regarde en passant devant mais ce n’est pas son problème. “Il y aura toujours une bonne âme un peu bête pour s’arrêter”... Il pense aussi : “S’il y a des blessés, ils n’ont qu’à crever, si c’est leur destin.”... “Moi, mon temps est précieux”, nous rappelle  le conducteur égoïste.

 

Chloé LAROCHE

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VOIR LE SITE http://www.courtoisie.org :

k0356427.jpgContact Presse : Flore Nadobny

AFPC - Association Française de Prévention des Comportements au volant

Tél. 04 78 38 59 18 • E-mail : afpc@courtoisie.org

 

Informations et programme sur le site officiel de la campagne : www.courtoisie.org

 

 

Du décès d'un ami luthier à la violoniste que je suis, petite fille que j'étais alors, vouée au silence devant l'adulte, professeur mal-faisant.

 

J'ai écrit le récit du sujet dont je vais parler ci-dessous dans "Le Conte anti-pédophile" titré "Jason, petit ange du Mont-Blanc", que vous trouverez en archive sur ce blog, écrit le 2 Juin 2008.  Dédié à tous les enfants assassinés, abusés et violés.

 

images-3.jpegLe 5 Mai 2003____________________________________

(texte extrait de mon ouvrage "Transports d'âmes et d'hommes" et dédié à Francis Borredon, luthier)

 

 

GUIDANCE D'UN PARDON.

 

 

Aujourd’hui, j’ai assisté à la cérémonie d’adieu de Francis, un ami luthier qui s’occupait de mon violon depuis près de vingt ans. Il n’avait pas hésité à soutenir mes projets dès la création de mon association : “Un Archet pour la Paix”. images-2.jpeg

Francis n’avait que cinquante ans. Il s’est tué en montagne en faisant une chute de quatre-cents mètres, emporté certainement par une coulée de neige.

Un de ses amis dans l’assistance a déclaré :

-Tu continueras à vivre à travers les violons que tu as créés, à travers ceux aussi que tu as réparés, ceux à qui tu as redonné une âme alors qu’ils étaient abandonnés depuis de longues années dans un grenier ou un placard.”

Francis était généreux, entier et plein d’attentions envers ses proches et ses amis. Mon violon est en deuil des mains qui l’ont soigné, accordé, réparé, embelli... Ces mains d’un luthier qui savait faire germer l’harmonie au creux du bois.

images-8.jpeg“Tu es parti sur le chemin d’en haut, celui de la montagne, et nous, nous sommes restés sur le chemin du bas, celui de la plaine.”

Les notes jouées sur le violoncelle sont montées vers l’âme de Francis et ont tourné dans la salle pour entourer de tendresse son épouse et sa fille, sa famille et ses amis.images-6.jpeg

Lorsque je suis sortie de la salle de cérémonie, j’ai repris mon chemin, l’âme bouleversée par ce lieu où j’ai vu au fil des années les corps inertes de ma fille et de mes grands-parents, le cercueil d’une amie, Aimée, et de deux autres amis, Maxime et Louis.

 

Mes pas, ou quelqu’un, m’ont menée soudain vers le gardien du cimetière d’en face. Je ne l’avais pas prévu, vraiment.

-Je recherche la tombe d’un homme,” ai-je demandé.

C’était la tombe de mon professeur de violon, décédé depuis trois années en emportant l’immense dette morale me concernant et dont j’ai parlé dans l'article cité tout en haut de la page.

Une dame m’a donné l’emplacement exact de la sépulture, qui se trouvait être dans un cimetière voisin. Je m’y suis rendue immédiatement. Et j’ai écrit ce texte que j’ai déposé sur le mausolée de cet homme défunt.

 

images-10.jpeg“Monsieur G. Je viens en ce jour sur votre tombe vous pardonner pour ce que vous m’avez fait, alors que j’étais enfant et votre élève. Je vous libère, votre âme et vous, pour que vous puissiez aller en paix vers Dieu, dans la lumière. Je voudrais que vous m’aidiez d’en haut à mes oeuvres pour la Paix, pour les enfants  et pour le Bien... pour que d’autres enfants ne souffrent plus comme j’ai souffert jusqu’à vouloir en mourir. Merci pour ce que vous m’avez enseigné sur le violon. Dans la Paix du Christ.”

 

Un ange m’a conduite là, à travers l’âme des violons, pour me faire accoucher d’un pardon auquel je pensais depuis plusieurs mois.

Pardonner, oui, mais comment guérir de ses blessures ? Peut-être justement qu’en posant cet acte, j’ai guéri définitivement d’une brisure de mon âme.

Mon violon intérieur donnera de nouvelles harmoniques et fera résonner des cordes jusqu’ici étouffées.images-5.jpeg

Le pardon posé et déposé permettra la libération de deux âmes, une qui ira vers la lumière de tous les violons réunis, Roman G., et une qui poursuivra son chemin sur la Terre, la mienne.

Chloé Laroche

 

 

thumb_0861ea65c0pm3.jpgJe prie Dieu de protéger tous les enfants et de les garder

des choses de ce genre. Que personne ne viole jamais leur innocence.

 

Extrait de mon troisième livre, page 154 :

“Un homme et une femme au coeur des Alpes”.

 

 

 

 

25/03/2009

Histoire difficile de l'adoption de ma fille au Bénin. Voyage dans le mystère d'un lien d'amour qui naît entre une mère adoptive et sa fille.

L’affaire de l’Arche de Zoé a jeté le discrédit sur nombre de familles adoptives en France, fragilisant les adoptés adolescents notamment, lesquels entendant les infos, ont pu dire à leurs parents adoptifs : “Alors, moi aussi, vous m’avez arraché à mon pays ? Moi aussi, vous m’avez arraché à ma famille, à mes racines ? Et puis, peut-être que vous m’avez acheté !? C’est vrai, peut-être que vous m’avez tant voulu que vous avez fait jusqu’au pire ?!!” 022a2cb7ec0b1d90ddd096b229738c85.jpg

images-1.jpegJe ne dis pas cela dans le vent. J’ai moi-même adopté une enfant au Bénin. Je suis allée chercher ma fille dans l’orphelinat où elle se trouvait et pendant une semaine, elle ne m'a pas quittée, jour et nuit. Cet endroit où se trouvait Yacinthe n'était pas un lieu de rêve. Pour les enfants qui faisaient pipi la nuit, on retournait simplement le matelas le lendemain. Ils ne mangeaient pas spécialement à leur faim et j'ai des photos qui attestent qu'on demandait aux enfants de porter sur la tête des charges de pierres, pour des constructions et du terrassement de cultures.images-8.jpeg

J'ai écrit le texte suivant le 1er janvier 2003 : "Le rêve que la vie va exaucer cette année, c’est l’adoption d’une petite fille béninoise. Elle s’appelle Yacinthe. Elle a sept ans et elle va bientôt arriver dans notre foyer. Cela fait plus de deux ans que nous nous battons pour réaliser ce rêve. Deux ans plus tôt, nous devions adopter une autre petite fille. Nous avions ses photos et l’espoir de pouvoir l’adopter. Le destin en a décidé autrement puisque, au dernier moment, la famille qui lui restait en Afrique n’a pas consenti à l’adoption. Nous avons vécu très difficilement cela, mettant même en péril notre couple. C’était un deuil supplémentaire à faire, après le décès de ma fille Océana en 1997. “Il vous faut un nouveau départ après ces multiples épreuves”, nous a alors dit une conseillère conjugale. Nous avons mis plusieurs mois à retrouver un nouveau départ, un nouvel espoir. Julia est arrivée quelques mois plus tard de Roumanie, confiée par l'association Sera (Voir mon article sur Julia et son opération), en novembre 2001.

images-3.jpegEt... au mois d’Août 2002, un fax nous apprend soudain qu’une enfant de sept ans porte notre nom et qu’un jugement d’adoption a été prononcé officiellement !!!! C'était comme apprendre que j'étais enceinte à huit mois de grossesse !!?!110_F_5287147_W0V2Q5BkDrP3ZK8XsztIJyidIPifREnn.jpg

C’était une situation anormale et extraordinaire aussi... En effet, nous n’avions pas été sollicités pour donner notre accord sur cette adoption-là et aussi, entre temps, nous avions accueilli Julia. Le Président de l’A.S.E. qui gère les questions d’adoption nous a confié sa surprise devant cette situation toute particulière nous plaçant devant un rêve réalisé... mais à retardement et sans notre avis, ceci concernant de plus un enfant autre que celui auquel nous pensions. Le Président nous a donné son accord et nous a incité à prendre une décision réfléchie.

110_F_1725859_8FqRyixq5xvbU1kMbhwhQxhaTqfqRY.jpgC’était tout réfléchi : nous allions accepter avec joie cette arrivée impromptue !"____________________images-7.jpeg

Mon séjour fin mars 2003 au Bénin et ma rencontre avec Yacinthe a été comme un accouchement et un lien d'amour filial est né. Il avait fallu attendre six mois pour avoir tous les accords béninois et français, ainsi que l'aval de la Mission Internationale de l'Adoption.

images-2.jpegMalheureusement, les directeurs de l’orphelinat dans lequel je suis allée la chercher nous ont menti. Les parents de ma petite Yacinthe étaient, selon leurs dires, décédés. Ma fille nous a appris six mois après son arrivée qu’elle avait ses parents et qu’on lui avait demandé en Afrique de nous mentir sur leur existence, et qu’ils lui manquaient, car malgré tout, elle pouvait les voir là-bas une à deux fois par an.

Je me souviens du choc que j’ai eu quand ma fille nous a confié ce secret si lourd pour elle ! Au fil du temps, nous avons appris à vivre avec cette trahison qu’on nous a faite. Mais nous avons dû vivre aussi tout ce que Yacinthe avait de colère envers cet abandon de ses parents, qui l’avaient placée dans deux orphelinats successifs.

Ils avaient tout de même signé l’accord pour que leur fille devienne la nôtre, mais en faisant croire qu’ils étaient oncle et tante. Le problème est qu’ils ont signé après la date du jugement d’adoption béninois, ce qui fait que le Tribunal de Nantes a refusé, neuf mois après l’arrivée de ma fille en France d’entériner l’adoption décidée au Bénin. Il aurait fallu juste qu’ils signent avant le jugement ; même la Mission Internationale de l’Adoption n’a pas relevé cette terrible erreur, donnant son accord pour l’adoption. À cause de tout cela, notre fille n’a pas la possibilité ni d’avoir une carte d’identité, ni de porter notre nom (mais ça, on l’a fait quand même, vu qu'elle l'a porté naturellement dès son arrivée !!), ni d’avoir la nationalité française. Cela a duré quatre ans, jusqu’au jour où j’ai saisi le Procureur de la République, en demandant dans l’intérêt de Yacinthe et de notre relation à toutes les deux, à un moment de l’adolescence où la crise identitaire était devenue débordante.. que cette affaire soit saisie et que l’État trouve une solution de reconnaissance officielle de l'adoption.images-4.jpeg

Le Procureur m’a enfin entendue, l'été dernier, et a demandé une enquête diligentée par la Brigade des Mineurs sur ma vie et mon état de maman, sur mon sérieux et ma détermination. Puis, il a ordonné un Conseil de Famille réunissant des membres de la famille adoptante ainsi que des amis proches, au mois d'octobre. Après un accord global des deux mesures, la demande s’est poursuivie avec une recherche des parents de Yacinthe au Bénin, afin d’obtenir un accord plus légal que ce qui avait été délivré cinq ans plus tôt. “En sachant”, m’a dit le Procureur, “que si les parents sont introuvables ou ne souhaitent plus rien signer, par peur d’avoir des reproches sur les faux écrits antécédents, la mesure ira jusqu’au bout, en vertu de la loi qui stipule qu’un mineur peut être adopté si les parents biologiques ne s’occupent plus d’eux et que c’est prouvé.”

images-9.jpegPour en revenir à l’Arche de Zoé et à l’impact de cette affaire pour toutes les familles adoptives existantes, voici une réflexion faite à notre encontre par une éducatrice nous entendant au sujet de notre fille : “Bon, hé bien, j’ose espérer que vous n’êtes quand même pas dans la même situation que cette association dont on parle tant en ce moment !!” Trafics d’enfants, procédés illégaux, déracinement d’un enfant de son pays contre l’avis des parents biologiques.... tout a défilé devant nos yeux... Non, Madame, je vous répondrais que c’est plutôt le contraire. Nous sommes victimes d’une procédure ayant trahi notre confiance. Nous sommes de bonne foi et nous n’avons jamais acheté un enfant. Nous avons envoyé de l’argent à la demande de l’orphelinat pour les procédures administratives. Toute adoption demande un minimum d’argent. Nous, ça a été dix mille francs, ce qui reste raisonnable, par rapport à ce qu’on a entendu par ailleurs. Et puis, on faisait confiance aux africains avec lesquels nous avons organisé le départ de Yacinthe, laquelle était infiniment heureuse de venir en France.

Lorsque je suis allée chercher ma fille, je suis restée une semaine avec elle à l’orphelinat. Elle avait hâte de quitter cet endroit et ce pays difficile où les souvenirs de l’enfance et de ce qu’elle a vu hantent encore ses nuits et sa vie actuelle. Elle a vécu dans deux orphelinats. Dans le premier, elle a été témoin de scènes terribles, comme un enfant qui vomissait régulièrement et à qui on demandait de ravaler le vomi. Elle a vu aussi des enfants battus à mort. Elle a connu la faim, la peur, l'abandon, la privation d'affection.

AA033742.jpgAujourd’hui, Yacinthe a grandi ; elle est devenu une jeune fille, parfois rebelle et insolente envers moi qui l’élève, mais j’essaye de tenir bon. Son père, avec lequel je suis maintenant divorcée, n’a pas été solidaire de la demande d’adoption simple que j’ai faite auprès du Procureur et ne rentre plus dans la démarche d’adoption. Cependant, il la prenait régulièrement... jusqu’à des évènements plus récents et douloureux.images.jpeg

images-14.jpegJe continue de me battre, pour que ma fille ait une identité, pour que je sois reconnue comme sa mère et pour qu’elle ne soit pas abandonnée une deuxième fois, quoi qu’il se passe. Le problème est que ma fille nous met “à genoux”, selon l’expression du Juge, car Yacinthe cherche par tous les moyens à voir “jusqu’où peut aller notre amour” et ce qu’on est capable de supporter par amour pour elle. Son père adoptif a capitulé car il en a assez des insultes, des insolences, du ton méprisant qu’elle emploie, des discussions incessantes pour obtenir ce qu’elle veut, des portes qui se claquent et de celle de l’entrée qui se referme sur son absence.

La porte d'entrée claque. La rage prend l’air de la colère du temps et Yacinthe revient avec l’âme plus apaisée des nuages laissés au passé. La porte d’entrée s’ouvre et le soleil peut revenir dans le coeur des parents adoptifs. Ces derniers encaissent les coups portés aux parents biologiques absents... présences virtuelles qui vivent à travers eux. Les parents adoptifs représentent ce père et cette mère absents. Ils recueillent toute la colère de cet enfant qui n’a d’autres moyens de s’exprimer envers son passé si horrible.

images-5.jpegEn outre, le complexe d’abandon est si fort qu’il demande avec exigence d’être répété. “Pourquoi ces gens m’aiment-ils alors que la vie m’a prouvé que je n’étais pas digne d’être aimé ?” Ma fille m’a ainsi demandé il n’y a pas longtemps “quel intérêt” je trouvais à l’adopter... L’amour gratuit ne peut exister sans questionnement, cet amour oblatif venu d’une autre planète, sur une terre où tout tourne autour du profit. “Et puis, Maman, cet amour, je ne peux l’accepter.” Comme un trop-plein d’un vide dans son coeur, elle enlève les posters que je lui ai offerts, elle arrache les souvenirs de notre vie commune. Elle insulte notre lien d’amour en me traitant de “mytho”, lorsque je reviens sur un de ses comportements blessants. Il y a trois mois, elle m’a lancé comme un défi : “Tu fais ta vie, je fais la mienne,” comme deux chemins qui ne pourraient pas se retrouver. Comme un cordon ombilical étiré par les deux bouts, avec une mer entre les deux, Mère Méditerranée... ou mère biologique. “Ma mère virtuelle est présente avec nous... C'est ma mère biologique”, m’a dit Yacinthe récemment. Comme un regard porté sur notre vie et cette impression pour elle de trahir sa mère d’Afrique quand l’amour pointe trop son nez entre nous. Car de l’amour, il y en a, c’est certain.

images-19.jpegComme ce jour de novembre 2007 où ma fille ma avoué : “Excuse-moi pour hier soir. Je suis désolée d’avoir voulu partir par la fenêtre et que tu aies dû me retenir de force et te faire tant de mal et de soucis. Je me suis trop attachée à toi, à cette famille, plus que je n’aurais pensé. Et j’ai peur, car j’oublie les souvenir de mes parents ; leur image s’estompe dans ma tête.” Le cordon s’étire mais il est élastique et quand ça lâche, ça fait mal pour ceux qui le reçoivent.. comme ce soir-là dont ma fille parlait. J’ai vécu avec elle un véritable bras de fer pour qu’elle ne parte pas en sautant d’une fenêtre du rez-de-chaussée (assez élevée), dans la nuit et le froid, avec ses affaires déjà toutes emballées.images-16.jpeg

En janvier 2008, il y a eu malheureusement une grosse crise chez moi avec ma fille. Suite à un mensonge de sa part, découvert... elle a hurlé dans l'appartement. Elle était dans un état incontrôlable. Elle m'a insultée, m'a dit que je n'étais pas sa mère. Elle a réussi à rentrer dans une pièce où je suis allée me mettre avec mon fils de trois ans qui avait peur. Puis elle m'a poussée violemment et a essayé de faire tomber deux armoires sur nous. Son père, qui était au téléphone et a entendu la crise, a eu peur pour moi et mon fils. Il a décidé d'emmener notre fille, et au bout d'un certain temps, il l'a confiée pour quelques jours de vacances à une dame qui tient un ranch de chevaux.

chevaux-france-1163148985-1097535.jpgSuite à tout cela, la Juge nous a convoqués début mars et m'a dit cette phrase au bout d'une heure d'entretien : "Madame, pour que ça aille mieux avec votre fille, il vous faudra faire votre mea culpa d'être allée la chercher en Afrique..". Je lui ai demandé si elle plaisantait. À sa réponse négative, je me suis levée et j'ai dit : "Je ne peux entendre cela, je sors". Je suis sortie du Tribunal de Grande Instance de Grenoble, rouge de colère et en pleurs, emplie d’indignation, meurtrie dans mon coeur de mère. M’excuser auprès de ma fille de l’avoir sortie de l’enfer, c’est le monde à l’envers !images-6.jpeg

J'ai mal au coeur de tout cela, de ce "mea culpa" demandé par la Juge, de cette situation conflictuelle. Je repense à cette petite fille grandie si vite en cinq ans, à tous ces bonheurs vécus ensemble, à cet amour que je lui ai donné à travers mes encouragements, mon regard sur elle, mes attentions, mes pensées. Aujourd'hui, elle a douze ans mais elle en a bien plus, au vu de son poignet osseux révélant deux à trois ans de plus que son âge officiel. Elle est presque aussi grande que moi et a une force incroyable. Je me souviens qu'au début, elle a grandi si vite, qu'il fallait changer entièrement sa garde-robe tous les trimestres ! La malnutrition ne lui avait pas permis de se développer normalement et son corps a rattrapé de façon remarquable le retard de croissance pris durant ses dix ans en Afrique.chevaux-autres-animaux-autres-chevaux-france-949060321-967130.jpg

110_F_1736530_rNkuNkZMAoymRFOhVJx7mRE2Yr01Cz.jpgUne personne nommée Laeticia m’a écrit en mars sur un forum, suite à mon témoignage : “Je ressens beaucoup de douleur dans votre message. Je suis d'autant plus sensibilisée qu'un couple qui a adopté une petite fille à Madagascar en même temps que nous , a vécu la même chose sans rien dévoiler. Il s'agit d'un garcon et d'une fille ;  les deux enfants sont placés dans une institution et sont apatrides !!! Beaucoup de souffrance d'un côté comme de l'autre. Votre histoire ressemble énormément à la leur !! Bourrage de crâne, parents biologiques toujours présents, âge modifié !! Le garcon a même dit à ma connaissance qu'il avait pour mission de les tuer afin de s'enrichir et d'ainsi faire venir sa famille !! Un drame humain !!  Bon tout ça pour vous envoyer du courage et de l'amour !! N'hésitez pas à vous entourer de professionnels qui sauront vous écouter.”

images-12.jpegMerci Laetitia.

Artemisia m’a écrit aussi ceci : “Difficile de trouver des solutions non douloureuses.  À part le fait des mensonges sur les parents biologiques, des situations comparables à la vôtre (violence...) ne sont pas rares.  C'est ce que me dit une amie d'EFA qui organise des groupes de parents adoptants vivant cela. Les échanges soulagent et des pistes se dessinent pour en sortir... Vous pouvez appeller le 01 40 05 57 71 tous les jeudis, de 14 heures à 17 heures.”

Oui, cette violence qui surgit ainsi est difficile à gérer. Pour le week-end de Pâques 2008, cela a été encore douloureux. Au bout de deux jours où j'ai tout fait pour que ça aille bien... ma fille s'est soudain opposée à moi, violemment, au cours d'un conflit verbal où elle s'est révélé insolente ; elle m'a poussée pour rentrer dans ma chambre de force, afin d'y récupérer des affaires sans mon accord. Elle s'est confrontée alors physiquement à moi. Son père adoptif a été témoin et a essayé de l'arrêter mais elle était à nouveau ingérable, à faire peur et à me dire des choses horribles, cyniques aussi, méchantes sur les cinq ans passés avec nous. Je suis sortie de cette scène très choquée et à ne plus pouvoir parler. Mon fils et ma fille Julia ont eu peur, durant cette scène difficile.

Pourquoi Yacinthe se rebelle ainsi ? C’est une question qu’on m’a posé.200121229-001.jpg

110_F_11144501_seX7xQC2vxGvIqIOe5kWGPjqVL4Cs6va.jpgParce qu’elle ne comprend pas qu'on puisse l'aimer, elle qui a été abandonnée (réaction normale psychologiquement..)... Parce qu'elle ne comprend pas "quel intérêt" j'ai à m'occuper d'elle (selon ses propres termes), parce qu'elle a besoin de s'opposer pour traverser cette dure période de l'adolescence des enfants adoptés... Yacinthe a aussi l'impression de trahir ses parents biologiques en acceptant de m'aimer, en acceptant cet attachement qu'elle ne nie pas mais qui la gêne, en acceptant mon amour. Et puis, l'explication à mon sens la plus importante, c'est : "J'ai été abandonnée une fois, donc je fais tout pour le reproduire, reproduire l'abandon par tous les moyens".

Si je parle aujourd'hui, si je témoigne de tout cela... c'est pour aider d'autres parents, afin qu'ils se sentent moins seuls... Une maman m'a contactée ainsi, me révélant qu'elle se fait frapper par son fils adoptif. Elle m'a remercié de parler, car elle n'ose pas. Elle aime son fils. Je lui envoie force et courage.images-11.jpeg

Si j'écris ainsi, c'est bien sûr aussi pour les enfants adoptés... pour qu'ils se rendent compte en me lisant de l'impact de tout cela dans le coeur d'une maman ou d'un parent adoptif. Pour tenter d'expliquer ce qui se passe dans leur coeur, avec des mots placés comme des points d'acupuncture... des mots pour des maux. Car ils souffrent véritablement... En premier lieu : d'un arrachement certain commun à "ceux qui vivent loin de chez eux".

____Écrit le 13 avril 2008 ________ _______ ____________ _____________ ____________ ______________ ___________________ Chloé Laroche

 

 

images-17.jpegLE RÉCIT DE MON VOYAGE AU BÉNIN

et de l'arrivée de ma fille en France :



J’ai pleuré de joie en Afrique car mon coeur s’est enflé d’amour pour cette enfant, Yacinthe, qui était maintenant mon sang et ma chair, tout comme Julia, mon autre fille venue de Roumanie. Le mystère de l’adoption est inconnu mais il existe réellement. Un lien mystérieux se crée, un lien plus fort que tout.

Lorsque j’ai pris le train pour Paris et que j’ai embarqué dans l’avion me menant au Bénin vers ma fille, lorsque mon regard a croisé celui de l’Afrique, lorsque j’ai vu Yacinthe pour la première fois dans l’obscurité de la nuit à Cotonou... mon âme a tremblé comme pour un enfantement. Une histoire d’amour est née. Pendant une semaine, ma fille ne m’a plus quittée. Elle dormait sur moi la nuit et me réveillait pour me parler. Je lui chantais des chansons et lui parlais tendrement. Durant la première nuit, elle m’a secouée dans mon sommeil et m’a réclamée à boire puis à manger. Elle a croqué toute la nourriture qui restait dans mon sac. Elle avait faim. Faim de nourriture et faim d’amour...

Elle m’a suivie avec mon violon lorsque je suis allée jouer pour tous les enfants de son école puis pour les jeunes du collège de Takon. Il y avait des dizaines et des centaines d’yeux fixés sur moi alors que je leur chantais des mots de paix et d’amitié, alors que je sortais mon archet et que je les charmais avec des airs du monde entier. Et puis, il y avait ces deux yeux qui me regardaient et qui me disaient : “Maman, je t'aime. Ne m’oublie pas, dis. J’ai tellement besoin de toi.”

Yacinthe, au bout d’une semaine avec moi dans son pays, avait hâte de monter dans le taxi et d’arriver à l’avion nous menant vers Paris. Je ne l’ai sentie rassurée que lorsque nous avons attaché notre ceinture, bien assises l’une près de l’autre dans le grand oiseau de fer, après les multiples contrôles de l’aéroport. Cela faisait plusieurs mois qu’elle rêvait à ce grand voyage pour la France et qu’elle attendait ma venue. Il a fallu attendre que tous les papiers d’adoption soient en règle pour que tout cela se réalise, après de nombreuses et longues formalités.

À son arrivée, Yacinthe était heureuse. Elle avait réalisé son rêve : avoir une nouvelle famille, un nouveau pays, des parents qui l’aiment, une maison pleine de jeux, de poupées, d’habits pour se faire belle... Elle aurait voulu être toute seule avec nous, être notre enfant unique, comme elle me l’avait confié une nuit en Afrique, mais, tout s’est bien passé avec Julia, sa soeur adoptive venue de Roumanie. Elles se sont entendu à merveille et Julia a même eu du mal pendant longtemps à se retrouver sans elle.images-23.jpeg

Yacinthe a remarqué rapidement que Julia était différente et l’examina dans ses mimiques, ses gestes muets pleins de sens. Nous lui avons expliqué d’où venait Julia avant d’être avec nous ainsi que ses difficultés pour parler et entendre. Nous lui avons parlé aussi de son opération dans la bouche et aussi du fait que Julia peut entendre désormais grâce à un appareil spécial.

Et puis, Yacinthe a prié en secret pour avoir un petit frère et une petite soeur. “Tous les soirs, je priais pour ça”, m’a t-elle dit, un large sourire aux lèvres à l’annonce de ma grossesse. Julia, de son côté, a senti que j’étais enceinte avant que je le lui dise. Elles aiment leur frère et Yourdine aime ses deux soeurs.

Mais aujourd’hui, quand j’entends résonner les paroles du Juge qui m’a dit, le 4 mars 2008, par rapport à l’adolescence de Yacinthe et à son comportement parfois difficile : “Madame, il va falloir, pour que cela aille mieux avec votre fille, que vous fassiez votre mea culpa d’être allée la chercher en Afrique...” et qu’elle m’a dit aussi : “Madame, vous n’aurez jamais l’adoption vu les difficultés du dossier après cinq années...”, je me sens anéantie et si peinée.

images-25.jpegCe que m'a dit la Juge ce jour-là m'a fait très mal. Ma fille était dans un orphelinat il y a cinq ans et n'attendait qu'une chose : de partir avec moi dans l'avion. Pendant la semaine où je suis restée avec elle dans l'orphelinat, c'était merveilleux. Comme une naissance. Et aujourd'hui, on m'assène de part et d'autre que je ne suis pas sa mère. C'est difficile et je suis même obligée de motiver mon avocat à me défendre.
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Aujourd'hui, alors que j'avais un agrément, je vais être obligée de reprendre le chemin d'un nouvel agrément pour pouvoir adopter l'enfant dont je m'occupe depuis cinq ans. J'ai mal au fond de moi, mal de ma situation de maman bafouée, humiliée et mal qu'on me rappelle à tout bout de champ que je ne suis pas la mère de ma fille, juridiquement. C'est un arrachement incompréhensible, un écartèlement entre la loi française et les faits : fait que je m'occupe de ma fille comme une mère à part entière depuis 2003, fait que je l'assume entièrement affectivement et matériellement. Je demande juste que l'État français me reconnaisse comme sa maman et Yacinthe comme française.200421495-001.jpg

Je poursuis mon engagement envers ma fille et quand je n'y crois plus ou que je suis désespérée, je regarde la fin de ma vie et je me dis que tous dans cent ans... on ne sera plus là, et que finalement c'est l'amour qui restera.. pas les paperasses. Malheureusement, c'est aussi les blessures et les injustices qui resteront... mais à un autre niveau de justice. Je veux dire que devant l'amour, les paroles blessantes que j'ai pu entendre ou les décisions injustes seront balayées par le temps et l'infini. Je pense qu'adopter un enfant, c'est s'engager envers lui, au-delà de tout le reste, même si cet enfant nous hurle dessus qu'on n'est pas sa mère ou son père.

Ma première fille est décédée en 1997, d'une encéphalite foudroyante. Son départ a laissé un grand amour de mère soudain orpheline et la douleur profonde causée par son absence m'a donné la force et l'énergie de me battre pour mes deux filles adoptives, venues de Roumanie et du Bénin. Ma fille de Roumanie est handicapée et l'association SERA et CARE recherche encore d'autres familles pour d'autres enfants handicapés et ayant besoin de soins médicaux... ayant besoin d'amour et d'une famille pour se reconstruire.

Je vais continuer de me battre pour Yacinthe. Redemander un agrément pour l'adoption. Un agrément, cela a représenté pour moi, pour nous, entre 1999 et 2000, des mois d'investigation, d'enquête, d'entretiens avec la psychologue et l'assistante sociale, de questionnements sur nos vies, de réflexion profonde sur l'engagement envers un enfant qui ne vient pas de notre ventre mais qui vient de notre coeur... et au final de notre chair profonde.images-10.jpeg

C'est ça l'amour. Recommencer, même après que tout soit fini.

images-18.jpegChloé Laroche

Mon autre site : http://violonistenciel.site.voila.fr


Référencement instantané


_____________ COMMENTAIRE :

Par Laetitia, le 14 avril 2008.

"Coucou ma grande ! Effectivement nos enfants sont les nôtres quoiqu'on puisse nous en dire. On les aime, on les a portés dans notre coeur, bien plus longtemps que d'autres mères qui ont porté leurs enfants dans leur ventre. Nos enfants ont une blessure primitive qui les caractérise. Je crois bien que tous ces mensonges supplémentaires ne font que déstabiliser certains enfants qui, malgré la bonne foi de leurs parents adoptifs, se retrouvent avec une histoire pas bien jolie de parents biologiques qui non seulement les ont abandonnés mais font des choses affreuses pour se dédouaner ou pour éviter d'être jugés. Je ne juge pas leur attitude, mais je dis qu'effectivement c'est catastrophique.

C'est moi qui connais ce couple qui a traversé l'enfer avec leur adoption à Madagascar ; ils en sortent affaiblis et détruits d'une partie d'eux-même !!!

Je t'envoie 100000 bisous et tu sais que je suis là !!!
Ce soir je penserai à tes enfants et à ton ange, je me dis que ça ne peut faire que du bien !!"

Laetitia

 

____________ VOIR LES ARTICLES ÉCRITS DEPUIS... SUR CETTE ADOPTION, DANS LA MÊME CATÉGORIE :

"HANDICAP, PARENTALITÉ ET ADOPTION"... http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/handicap-parentalite-et-adoption/

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23/03/2009

Aucune loi ne doit priver un enfant de grandir au côté de ses deux parents. "M. Patel Rakesh doit rester en France pour s'occuper de son enfant et le voir grandir."

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Ma lettre à un indien père de famille menacé d'expulsion :

Monsieur Rakesh Patel, je suis scandalisée que vous puissiez être renvoyé dans votre pays alors que vous avez un enfant de trois ans. Mon fils est né aussi en 2005 et j'imagine votre angoisse d'être séparé de lui et de votre compagne. Tenez bon et espoir. Il faut que nous soyons très nombreux à vous soutenir et à signer la pétition. 

Pour aller signer la pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article18490images-1.jpeg

Voici le texte expliquant la situation que vous vivez, publié par le site du Réseau d'Éducation Sans Frontières :

"Monsieur PATEL Rakesh né le 30/08/1975 de nationalité indienne (n° 7503504938) est en France depuis huit ans.  Il a rencontré sa compagne ici et ils ont eu un garçon qui est né le 21/12/05 à Bagnolet (93) et scolarisé à l'école Langevin. Il s'est fait arrêter le 12 mars en sortant de son consulat comme trois autres de ses compatriotes et est retenu au CRA de Vincennes. Il est passé en audience devant le JLD (Cité) le 14 mars qui a ordonné  son expulsion en rejetant les "nullités". Décision dont il a fait appel. L'appel a été examiné hier et l'ordonnance d'expulsion a été confirmée. *Son départ risque de se concrétiser très vite.*"

images-2.jpegVoici ci-dessous quelques textes écrits par des signataires de la pétition, qui expriment bien ce que pensent nombre de personnes :

Mohamed Djennane : "Aucune loi et aucune logique qu'elle quelle soit ne doit priver un enfant de grandir au côté de ses deux parents. Aucune convention ne l'y autorise et surtout pas la convention internationale des droits de l'enfant. M. Patel doit rester en France pour s'occuper de son enfant et le voir grandir."

Manoubasket : "Il est indigne de séparer ainsi les familles. La psychologie n'est décidement pas le fort de nos dirigeants !!! Il y a déjà assez de familles mono parentales, sans que le ministre de l'immigration n'en crée une "fabrique".images.jpeg

Stéphane Delorme : "Déclaration universelle des droits de l’homme : Article 13 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État."

Thibaut Granier : "Ma fille a trois ans, peut importe qui, quoi, comment ... on ne doit pas séparer une famille contre son gré. Ce n'est pas une question de droit : c'est juste impensable."36997587.stCRW_9315fW.jpg

Bernard Bulteau (enseignant 85) : "Simple rappel : "Le droit de vivre en famille et, pour les enfants, le droit de vivre avec ses parents, est un droit fondamental prévu dans le préambule de la Constitution française de 1946 et inscrit dans de nombreux textes internationaux". Je soutiens la demande auprès des autorités pour que ce père de famille ne soit pas séparé de son épouse ni de son enfant. Le respect des textes internationaux est prioritaire sur toute autre considération locale, restrictive et inhumaine."


Louis-Marie HAMEL, Bibliothécaire pour la jeunesse. Paris Briser et compromettre gravement ainsi l'avenir d'une famille et notamment celui d'un tout jeune enfant est un acte cruel et inhumain qui viole le respect de la justice et l'humanité. Monsieur Patel et sa famille doivent pouvoir rester ensemble et non traités avec une désinvolture coupable.

Mn_4a.jpg_________ J'espère de tout coeur que vous pourrez rester en France auprès de votre compagne et de votre jeune fils, qui ont besoin de vous et vous d'eux. Que le Ciel vous aide et que les humains deviennent moins inhumains.

Sincèrement,

Chloé Laroche

 

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22/03/2009

Arrêté à l’hôpital, expulsé vers Kinshasa, renvoyé vers Paris... Romano KANDA a un fils de vingt mois et une compagne qui a elle-même deux enfants. Histoire douloureuse de la politique d'immigration actuelle dont les expulsions ne se comptent plus.

 

 

arton17859-185b7.jpgBonjour à tous et toutes,accueil.jpg

À l'heure actuelle, Monsieur Romano Kanda  a dû rentrer du Congo où il n'a pas été accepté... et retrouver sa famille, du moins je l'espère. Adonaï, son fils de vingt mois, a dû être heureux de serrer dans ses petits bras son papa. Je souhaite que cette famille ne vive plus la peur et le déchirement de cette séparation forcée, que les enfants ne soient plus jamais séparés de cette manière que vous allez découvrir en lisant les articles ci-dessous, envoyés par le Réseau d'Éducation Sans Frontières.

Chloé Larochepe0062810.jpg

 

 

jp2006_0003589.jpg_______________________ Articles du RESF :

Source / auteur : http://www.educationsansfrontieres.org

 

Venu voir sa fille aux urgences... il est expulsé !

Récit d’une très mauvaise histoire :

 

"Monsieur Kanda, père de Famille de Thorigny en Seine et Marne arrêté le 18 mars aux urgences de l’hôpital alors qu’il était venu voir sa fille, a été expulsé ce matin à Kinshasa.

C’est à 9h ce matin alors que j’attendais avec sa compagne et leurs 3 enfants l’ouverture du tribunal de Meaux qu’il nous a appelé : Il était à la PAF de Roissy.

L’avion de Kinshasa décollait à 10h30, plus le temps de ne rien faire à part appeler préfecture et ministère pour essayer de bloquer le départ.

Voilà - je suis en colère, Romano est parti pour Kinshasa sans rien sans pouvoir dire, sans pouvoir dire au revoir à personne laissant son fils de 20 mois sa compagne et les deux enfants de celle-ci desemparés. 9 ans sur le sol francais ne suffisent plus, le droit à vivre en famille n’existe plus.

Maintenant il faut obtenir son retour immédiat.

ON NE PEUT LAISSER FAIRE ÇA."

B.C.

images.jpeg______________________________________BLD047984.jpg

Samedi 21 mars à 22 heures :

Complément au communiqué RESF pour Romano Kanda du samedi 21 mars à 18h14. 

 

“Arrivé à Kinshasa avec son escorte (combien de policiers ?) mais sans passeport et avec un vieux laissez-passer, Romano Kanda, ressortissant angolais, n’a pas été admis sur le territoire congolais. Retour à la case départ. Tout le monde a été remis dans l’avion à destination de Paris.

Il atterrit demain dimanche 22 mars à 6h00 au terminal 2C de l’aéroport Charles De Gaulle. Sa famille et une délégation du RESF seront là pour l’accueillir car personne n’envisage qu’après s’être comporté de façon aussi inhumaine et s’être ridiculisé de surcroît le ministère de l’expulsion minute ose continuer à le persécuter.jp2006_0003587.jpg

La presse est invitée à venir l’accueillir avec nous.”

 

00014606.jpg________________________________ TOUTE L'HISTOIRE :

 

Article précédent (communiqué du Réseau d’Éducation sans Frontières) du samedi 21 mars :

 

“Monsieur Besson doit être un ministre heureux : à l’heure où nous écrivons, Romano Kanda, ressortissant angolais vole vers Kinshasa, peut-être encore menotté, scotché à son siège et bâillonné. Son fils, Adonai (20 mois) reste en France. Bon voyage, papa !

 Romano vivait en France, en Seine et Marne, depuis neuf ans (2000). Il était établi avec Mimi, congolaise (RDC) en situation régulière et mère de deux enfants, Estelle 5 ans et Maxime 6 ans (enfant atteint d’un handicap mental) nés d’une première union.

 Le 18 mars dans la soirée, Mimi, a un geste malheureux : énervée par le bruit des enfants dans le studio où s’entasse la famille, elle donne un violent coup de balai à sa fille…Elle appelle aussitôt les secours qui, eux-mêmes appellent la police. L’enfant est hospitalisé. La gendarmerie place la mère en garde à vue, accompagnée des deux enfants restants. Informé, Romano abandonne son travail pour l’hôpital où se trouve Estelle. Les gendarmes lui demandent de venir chercher les enfants. Mais, coincé à l’hôpital, Romano ne peut s’exécuter immédiatement. Qu’à cela ne tienne, les gendarmes se déplacent à l’hôpital… l’arrêtent et l’expédient au Mesnil-Amelot. La classe !

 Une enfant à l’hôpital, les deux autres précairement hébergés chez la grand-mère, la mère en garde à vue, le père en rétention : sous la responsabilité de Monsieur Besson les services de l’Etat agissent au mieux de l’intérêt des enfants !

Mn_81a.jpg Romano Kanda devait être présenté au juge des libertés et de la détention ce matin, 21 mars, après 48 h de rétention. Sa femme et ses enfants accompagnés de militants du RESF l’y attendaient quand ils ont été informés par un coup de téléphone de Romano qu’il était à Roissy, en cours d’embarquement pour Kinshasa.

 Joint en urgence, le directeur-adjoint du cabinet de Monsieur Besson se renseignait auprès des préfectures responsables (Essonne et Seine-et-Marne) et, finalement, estimait que tout était pour le mieux. Pour un peu il se féliciterait de cette application sans faille des lois. Certes, il allait se renseigner sur les conditions de l’interpellation qui, peut-être, étaient un peu limites mais pour le reste l’Arrêté préfectoral de reconduite à la frontière a été validé par le tribunal administratif et la cour d’appel…  Tout baigne ! C’est jouer les Ponce-Pilate au petit-pied ! Les lois sont faites pour fabriquer des sans-papiers et pour les expulser, les tribunaux respectent les lois, les hauts-fonctionnaires appliquent les décisions des tribunaux et les saloperies se font en toute légalité pour le plus grand confort des belles âmes.

 Chez Besson, on a le plus grand respect du droit… à géométrie variable ! En effet, Romano Kanda n’a pas de passeport, la police a vainement perquisitionné (de quel droit ?) chez la grand-mère des enfants et chez la belle sœur pour le trouver. Romano n’a été présenté à aucun consulat, il a été expulsé vers la RDC avec un ancien laissez-passer… Une expulsion conduite dans des conditions suffisamment hasardeuses pour que, semble-t-il, la mention à expulser en moins de 48 heures (pour éviter le passage devant le juge des libertés) figure sur son dossier en préfecture !vols.jpg

 On ne peut pas laisser faire. Il faut exiger le retour sans délai de Romano Kanda, arrêté dans des conditions scandaleuses, expulsé à la va-vite et arraché à sa compagne et à ses enfants.”arton17859-185b7.jpg

 

 

 

Deux anniversaires : la mort du père de mon fils et la date d'arrivée de ma fille d'Afrique. Réflexions sur le deuil d'un enfant, sur le cancer, sur l'adoption, sur l'adolescence, sur la responsabilité d'être parent.

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Cela va faire un an, le 7 avril, que le père de mon fils est décédé.

Mon fils, ce matin, me raconte que “quand il était bébé, son père l’a emmené dans une forêt. Une grande forêt avec des monstres, des araignées, des serpents.”

Il ajoute : “Un monstre a attaqué mon papa. Il lui a envoyé une grosse boule."

Je l’écoute et je lui demande si c’est un rêve qu’il raconte... Je m’aperçois que c’est la réalité, sa réalité qu’il décrit.

La forêt, c’est la vie.

Le père aide son enfant à traverser la vie, avec ses monstres, ses embûches, sa jungle, ses requins, ses tigres, ses araignées, ses fleurs magnifiques.

Mon fils voudrait revoir son père mais ce n’est pas possible.marguerite 200.jpg

La mort dans sa dimension inéluctable est difficile à comprendre pour un enfant.

Pour l’adulte, la mort d’un être aimé est déjà si difficile, avec sa cohorte de tristesse, de colère, de culpabilité, de résilience plus ou moins bien réussie.

Je dis à mon fils que le monstre dont il me parle est le cancer. Je lui dis ce mot terrible, ce mot que mon fils à quatre ans comprend.

Le cancer, la maladie.

Mon fils met ensuite des mots sur la réalité que je viens de lui dire : “Mon papa, il fumait beaucoup. On lui a envoyé une boule.” Comme un boulet, une boule, la tumeur qui tue. “Mon papa a été à l’hôpital. Puis il est parti au ciel.”

heureuses paques 200.jpgIl a dit ces mots et puis il a eu une attitude d’offrande avec les mains tournées vers le ciel.

Personnellement, je suis en colère qu’on puisse rentrer dans une clinique pour se faire opérer et que le chirurgien percute l’artère en voulant enlever une tumeur, tumeur si grosse finalement que le papa de mon fils s’est vidé de son sang devant l’équipe médicale.

Mon fils est dans la jungle et il n’a plus que sa maman pour traverser l’enfance.

Pourvu qu’il n’y ait plus de boules.

Mais sa grand-mère, ma mère, en a une. Je le sais depuis deux mois.

Maudit cancer.

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therese 200.jpgCela va faire six ans le 5 avril que j’ai ramené ma fille adoptive de son pays d’Afrique.

Elle m’a adoptée et je l’ai adoptée dès le premier jour.

Elle savait qu’elle resterait avec nous et que ce serait une nouvelle vie.

Et puis, dernièrement, sa propre réalité a jeté cette réalité à la mer. Jetant sa nouvelle mère avec.

Dans sa réalité d’aujourd’hui, réalité d’adolescente... elle ne reconnaît pas m’avoir appelée Maman. Elle ne se souvient plus de cette rencontre d’amour, de cette confiance d’enfant qui est heureuse de prendre l’avion pour une nouvelle vie.1099R-6475.jpg

Elle ne se souvient pas de sa vie en orphelinat, comme cette vie était difficile.

Elle nous regarde avec des yeux sombres, comme des voleurs d’enfant, voleurs d’une histoire sacrée entre une enfant et sa famille biologique.

Mais nous ne sommes pas des voleurs.

Nous étions sincères et désireux d’aimer cette enfant dite orpheline.

Elle a grandi entourée et choyée dans notre famille.

Mais il est difficile d’accepter l’amour quand on a été abandonné.

Alors, on se cabre comme un poulain, on heurte ceux qui nous aiment, on malmène les limites, on pousse ses parents, on les insulte, on fugue, on va jusqu’à la violence et jusqu’à prendre des risques par une prise d’autonomie trop précoce.

Ma fille s’est cabrée, oui.

00020565.jpgCette semaine, quand je suis sortie d’une réunion avec elle et des éducateurs... j’étais lessivée et je me suis dit que nombre de parents qui souhaitent adopter seraient dégoûtés de l’adoption en voyant cela, en voyant par où des parents adoptifs peuvent passer, en voyant ma colère devant les mots d’une éducatrice m’interpellant : “Mais madame, de toute façon, c’est vrai, vous n’êtes pas sa mère.” Elle a expliqué qu’aux yeux de ma fille, je n’étais clairement pas sa mère... biologique. Ce jour-là, j’ai parlé comme une lionne, comme une louve... relatant la réalité d’une adoption devant ma fille, insistant pour donner ma version des faits, de la réalité de mon voyage en Afrique, de ma rencontre avec ma fille... niée effrontément par celle-ci devant tous.

“Madame, c’est votre réalité. Votre fille a sa réalité. Ce n’est pas forcément la bonne mais ce qu’elle dit exprime ce qu’elle refoule, ce qui est caché, ce qui n’est pas l’apparence des choses.” Oui, en tant que parent, il faut apprendre à regarder derrière les apparences, derrière une insulte, derrière un uppercut des règles établies, derrière la violence d’un enfant, d’un adolescent. Savoir rester au niveau de l’adulte, prendre du recul, garder son calme, croire en la relation, ne pas voir la haine quand il y a regard de haine mais voir encore l’amour derrière. Pour ne pas être rejetant mais toujours présent, avec un repère d’éducation pour l’enfant, le jeune, l’adolescent... qui a besoin qu’on ne BAISSE PAS LA GARDE.

sf_060524_0749.jpgNombre de parents adoptifs rencontrent des problèmes à l’adolescence de leur enfant. Ce dernier peut malmener la relation pour voir jusqu’où ses parents sont capables de l’aimer, sans jamais l’abandonner quoi qu’il fasse. Il peut aussi être très insultant, voire violent physiquement, car les racines de ses origines sont présentes au plus profond de ses tripes et que ces racines demandent à être entendues. Elles demandent au jeune devenant adulte, petit arbre devenant grand... de descendre au plus profond de soi, dans la mémoire la plus ancienne, afin de s’ancrer assez fortement pour affronter l’avenir, cet avenir où le jeune adulte doit s’autonomiser.images-2.jpeg

Tout parent vit le départ de son enfant... et même les adolescents non adoptés peuvent malmener leurs parents. La violence existe aussi dans le comportement des enfants biologiques. Je pense d’ailleurs qu’il est nécessaire d’apprendre très tôt à l’enfant qu’il est interdit de lever la main sur son parent. C’est un interdit essentiel. S’il n’est pas bien intégré, cet interdit ne le sera plus lorsque l’enfant deviendra adolescent et se pensera alors tout puissant.

 

1099R-5028.jpgMon propos est de dire aux familles qui souhaitent adopter de poursuivre sur leur lancée et de croire en leur projet. Chaque enfant est différent et l’aventure de l’adoption est passionnante autant que l’enfantement, l’accouchement et la parentalité biologique.Mn_PERS003.jpg

Nous ne faisons pas des enfants pour nous mais pour permettre à un être de grandir et de s’autonomiser un jour dans l’harmonie, dans le respect des autres et de soi , dans une confiance en lui et en ses capacités. Capacité de rebondir, d’intégrer les épreuves, d’affronter la vie et ses impondérables, d’aimer l’autre dans l’harmonie hors de la dépendance et de la souffrance infligée ou subie.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

 

20/03/2009

Aidons une famille géorgienne qui risque l'expulsion, alors que les deux enfants Mariam, 5 ans, et Tengiz, 7 ans, sont scolarisés en France et sont parfaitement intégrés depuis quatre ans. Ma lettre ouverte au Préfet de Paris.

 Grenoble, le 20 mars 2009.

 

images-3.jpegMonsieur le Préfet de Paris,

 

Je me permets, en tant que citoyenne soucieuse du bien-être des enfants accueillis sur le sol français, de solliciter votre attention et votre bienveillance.

Tamaz Amirian (n°7503668342), un père de famille "sans papier" de l'école Joseph de Maistre, a été arrêté le vendredi 27 février 2009 à l'occasion d'un contrôle de police. Il est actuellement au Centre de Rétention Administratif de Metz.

Ses deux enfants sont actuellement scolarisés dans les écoles primaires et maternelles, rue Joseph de Maistre dans le 18ème : Tenguiz son fils de 7 ans en CP et Mariam sa fille de 5 ans ½ en grande section de maternelle. Les deux enfants font par ailleurs l'objet d'un suivi pédopsychiatrique au niveau de l'école et au sein de l'IRAEC. 

Ils se sont parfaitement adaptés à leur nouvelle vie. Ils sont à présent parfaitement francophones. La maman parle un français à présent fort correct et s'occupe de personnes âgées.www.casafree.com.jpeg

Issus d'une minorité ethnique Yezide, ce père de famille a fui avec sa femme et ses deux enfants la Géorgie, où le jeune couple s'est trouvé en butte à une vendetta familiale.  Ils  sont arrivés en France en 2005. Les enfants sont nés à Moscou et n'ont jamais connu la Georgie. Leur retour forcé représente un vrai danger .

Que se passera t-il aussi pour la famille si Monsieur Tamaz est expulsé ?

Tous les efforts et sacrifices que ces parents ont réalisés depuis près de quatre ans pour protéger leurs enfants et leur offrir la meilleure éducation, la promesse d'un vie meilleure... seront mis à bas.

Que diront parents et enseignants aux camarades de Tenguiz et Mariam devant leurs chaises laissées vides ?

thumb_m-robe_jaune.jpgC’est pour cette raison –la protection de cette famille- et parce que la présence de Tamaz AMIRIAN  est auprès de ses enfants : Mariam et Tengiz, conformément à la Convention Internationale sur les Droits de l’Enfant (CIDE) adoptée par les Nations unies le 20 novembre 1989 et ratifiée par la France en août 1990 qui demande aux "Etats de veiller à ce qu’aucun enfant ne soit séparé de ses parents contre leur gré" (article 9), que je vous demande la libération et la régularisation de Monsieur Tamaz AMIRIAN.

Certaine que vous serez sensible à cette supplique, soyez assuré, Monsieur le Préfet, de mon attachement aux valeurs républicaines de mon pays, pays des Droits de l’Homme et au respect des Conventions signées.thumb_1186921321.jpg

Que cette famille puisse vivre à nouveau ensemble et réunie pour toujours.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, mes salutations distinguées.

Chloé Laroche, une citoyenne

 

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thumb_image%20drole%2012.jpg_______________________________ J'ai écrit la lettre ci-dessus après avoir reçu l'appel urgent

du Réseau D'Éducation sans Frontières. Le voici :

 

 

APPEL à fax/mail pour la libération de Tamaz Amirian en rétention en Moselle, loin de sa famille.

 

"Tamaz sera présenté demain (19.03.09) à midi à l’ambassade de Géorgie sise à Paris : LP or not LP. Il quittera le CRA de Metz tôt le matin. 

Il s’alimente peu. Moral en berne. Éloignement, absence de son épouse et de ses deux enfants, le fait de savoir qu’ils souffrent et sont dévastés par la peur, l’incompréhension, la perspective du pire sont autant d’explications. Vaines. Tout cela est accentué par la période présente qui correspond à un temps fort des Yézides qui célèbrent une forme de Pâques. Une fête en famille. La première durant laquelle ils seront séparés depuis leur fuite forcée de Georgie en 1995.

Toute la communauté scolaire Joseph de Maistre (Paris 18°) reste mobilisée : demain, poursuite des campagnes de signatures et de sensibilisation devant l’école et dans le quartier. Les élus Députés du 18e sont au créneau également.

Aidez nous à relayer notre demande de libération et de régularisation des deux parents auprès des Préfets de Moselle et de Paris. Pour que ce cauchemar cesse. Et que nos amis et leurs enfants puissent enfin trouver la paix, s’épanouir, grandir et contribuer en toute quiété."

 

A vos fax. A vos mails. Coordonnées :

 

Préfecture de  Police de Paris (M. MICHEL GAUDIN)

Fax du Cabinet du Préfet  : 01 53 71 67 23

Mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr 

 

 

 et 

 

Mr le Préfet Bernard Niquet  : bernard.niquet@moselle.pref.gouv.fr

Secrétaire Général  :  jean-francis.treffel@moselle.pref.gouv.fr

Directrice de Cabinet du préfet  : sophie.wolfermann@moselle.pref.gouv.fr

Fax bureau du droit des étrangers : 03.87.34.85.10  / tél : 03.87.34.84.51.

 

________ Site du Réseau d'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES : http://www.educationsansfrontieres.org ____________

 

 

 

 

 

 

19/03/2009

Pour Jordan et Sullivan, 1O et 17 ans, morts après un match sur une voie ferrée, heurtés par un train.

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À Jordan et Sullivan,

à Catherine et Dominique (les parents de Jordan)__________ 

 

 

Le match de football Lille-Lyon au Stade de France s'est achevé il y a quelques semaines par un drame, quand un RER a heurté des supporteurs lillois qui regagnaient leur car en longeant une voie ferrée, tuant deux jeunes de 10 et 17 ans et blessant onze autres personnes.autres-fleurs-vermenton-france-1030631226-1225035.jpg

 

 

images-1.jpegLa porte était ouverte

vous vous êtes engouffrés

sur un chemin de fer interdit

le train vous a heurtés de dos

 

Sur un chemin de fer interdit

vous êtes morts imprudents

chacun juge le père de familleC0029748.jpg

qui a emmené là son fils de dix ans

 

autres-fleurs-baud-france-1265886182-1214436.jpgChacun juge le père de famille

mais il souffre déjà le martyre

le coeur arraché de sa décision

de passer sur cette voie ferrée

 

Il souffre déjà le martyre

et la mère du petit Jordan

veut poursuivre la Sncf

sa colère est recevable

 

autres-fleurs-plouvien-france-1170691005-1215442.jpgCar quand il y a danger

les portes doivent être fermées

l'endroit protégé, la police prévenue

pour que personne ne passe

 

Les portes doivent être fermées1636006.jpg

et au sortir d'un match de foot

il doit y avoir assez de parkings de cars

pour que les familles n'aient pas à s'égarer

 

images.jpegLes portes doivent être fermées

Plus jamais de poussettes

d'enfants et de morts

Sur ce passage dangereux

 

Pour que les familles n'aient plus à vivre la perte horrible d'un enfant supporter de foot.

 

Chloé Laroche

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18/03/2009

"Je m'en fous de ta vie"... Ce sont les gentils mots d'un collègue de travail à mon encontre. Récit d'une employée sur la relation solidaire au travail.

 

ENTRAIDE, SOLIDARITÉ, CRISE.

(Mon blog a été visité 42 063 fois depuis sa création en avril 2008, avec 2249 visiteurs en août, 4034 en septembre, 5248 en octobre, 5437 en novembre, 5505 en décembre, 6359 en janvier 2009, 5157 en février, 4103 du 1er au 18 mars.)

 

images-17.jpegBonjour à tous et toutes,

À la veille d'une grève importante en France, je souhaite vous proposer ce témoignage vivant, en tant que salariée d'une entreprise et employée adepte de la solidarité entre collègues.images-11.jpeg

Voici mon récit :

Il y a quelques temps, un collègue m'appelle et me demande de faire un transport à sa place. J'en avais un à faire sur Grenoble et lui me proposait d'aller sur Lyon, pour emmener une personne handicapée dans un hôpital. J'ai été obligée de refuser car c'était pendant les vacances scolaires et j'aurais dû faire garder mes enfants beaucoup plus longtemps car ce transport m'aurait fait rentrer tard. En fait, ce collègue devait faire garder son propre enfant et me demandait de faire ce transport pour rester auprès de lui. 

Quinze jours plus tard, un soir, alors que nous nous croisions dans un établissement où nous faisons chacun une tournée d'enfants handicapés, je lui demande s'il peut ramener deux sièges autos rehausseurs pour jeunes enfants, dont j'avais eu besoin pour deux petits et qu'il fallait ramener au dépôt. Mon collègue a fait la tête mais il les a pris quand même.

Ce lundi, je lui redemande ce service mais il me montre qu'il n'est pas content, aussi je me débrouille seule pour les sièges.

images-12.jpegLe lendemain, on se croise et il me dit : "Tu as un boulot. Tu n'as qu'à le faire." Il commence à moraliser en me disant qu'en plus c'est très bien que j'aille au dépôt car je peux laver mon véhicule. Je lui ai dit que je lavais régulièrement mon véhicule et qu'il n'avait pas à me parler ainsi, que j'étais seule avec mes enfants et que le soir, je devais aller chercher mon fils, que si je lui demandais ce service de temps en temps, c'était pour m'aider dans mon organisation et pour que les autres collègues aient les sièges au dépôt pour d'autres enfants à transporter.

Il m'a répondu tout net : "Je m'en fous de ta vie !"images-8.jpeg

Sur ces mots qui m'ont fait mal, j'ai tourné les talons et je suis partie.

Pour moi, la solidarité dans la vie et entre les collègues est très importante.

Je suis choquée de voir que la crise renferme certaines personnes sur leurs propres intérêts et que l'égoïsme individuel prévaut sur la solidarité et l'entraide, sur la gentillesse et l'ouverture à l'autre.

images-10.jpegDans la même journée, j'ai aidé un autre collègue à sortir des véhicules du hangar. Quand je peux, j'aide. Du coup, pour les clients transportés, le bénéfice est là aussi. Car la solidarité rejaillit sur eux. Sortir de son véhicule et tenir une porte à un client transporté qui marche avec des béquilles, au lieu de le laisser sortir seul du véhicule et entrer dans son immeuble... me paraît important. Parler cinq minutes avec une personne agée qu'on raccompagne parce qu'elle est si seule tout le temps et que cela lui fait du bien d'avoir un peu de compagnie. Faire le plein de la voiture pour le collègue suivant, même si c'est déjà tard et qu'on a envie de rentrer. Si chaque fois qu’un collègue nous demande un service, on lui dit qu’il n’a qu’à faire son travail et se débrouiller seul parce qu’il est payé pour ça... dans quelle société avance-t-on ?

Quel est l’avenir de la vie professionnelle, sans parler du reste ?

Nous traversons une crise, sur le plan collectif et individuel, aussi je crois qu’il faut demeurer solidaire et dans l’entraide, car nous ne vivons pas chacun sur une île déserte et si l’égoïsme gagne du terrain, nous ne sommes pas sortis de l’auberge.images-16.jpeg

images-9.jpegL'entraide face à la crise, c'est se demander comment l'autre vit et quel besoin il a. L'entraide face à la crise, c'est un sourire, une écoute, une parole avenante et gentille. L'entraide face à la crise, c'est arrêter d'avoir peur pour soi mais se dire qu'il y a des solutions à tout problème et que rebondir, ce n'est pas rebondir seul mais avec les autres, car les autres, c'est l'humanité. Les autres, c'est soi puissance des millions.

Chloé Laroche

 

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06/06/2008

Un salarié sur 6 se plaint de comportements hostiles de ses collègues

  Mépris, critiques systématiques du travail effectué voire propos dégradants... Une part non négligeable des salariés se sentent maltraités au travail. Une vaste enquête de la Dares fait le point.
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"17 % des salariés français se disent l'objet de comportements hostiles de la part d'une ou plusieurs personnes dans leur travail. C'est l'un des principaux résultats qui ressort de la vaste enquête menée par les médecins du travail auprès de 50 000 salariés pour le compte de la Direction générale du travail et la Dares. Cette part passe à 25 % si l'on prend en compte les comportements hostiles auxquels les salariés ont pu être confrontés dans un poste antérieur. Trois grandes catégories de comportements hostiles sont distinguées :

 Le déni de reconnaissance du travail, où la personne voit ce qu'elle fait injustement critiqué ou saboté. 8,9 % des salariés sont concernés dans leur poste actuel.

 Les comportements dits méprisants, où la personne est volontairement ignorée ou est la cible de propos désobligeants. Ils concernent 6,5 % de la population salariée.

 Les atteintes dégradantes, où le salarié est la cible de propos avilissants, de sous-entendus sur sa santé mentale ou d'avances à caractère sexuel. 1,9 % des répondants se déclarent victimes de ce type de comportements.

 

 
Les différents comportements dits hostiles en entreprise
 
  Comportement Part de salariés victimes au moins une fois dans leur carrière (en %) Part de salariés victimes dans leur poste actuel (en %)  
  Le déni de reconnaissance du travail 14,0 8,9  
  Critique injustement votre travail 12,2 7,7  
  Vous charge de tâches inutiles ou dégradantes 4,3 2,7  
  Sabote votre travail, vous empêche de travailler correctement 3,7 2,3  
  Les comportements méprisants 10,6 6,5  
  Vous ignore, fait comme si vous n'étiez pas là 7,8 7,1  
  Tient sur vous des propos désobligeants 10,0 6,0  
  Vous empêche de vous exprimer 5,7 4,5  
  Vous ridiculise en public 3,9 2,0  
  Les atteintes dégradantes 3,1 1,9  
  Laisse entendre que vous êtes mentalement dérangé(e) 1,2 0,9  
  Vous dit des choses obscènes ou dégradantes 2,0 1,3  
  Vous fait des propositions à caractère sexuel de façon insistante 0,6 0,1  
  Au moins un comportement hostile 24,8 17,3  
 
Source : Dares, mai 2008
 

 

Les femmes et les jeunes plus concernés

Toutes les populations de l'entreprise ne sont bien évidemment pas touchées de la même manière par ces phénomènes. Les femmes se déclarent légèrement plus souvent concernées que les hommes (18 % contre 16,8 %). Elles sont plus spécifiquement la cible de comportements méprisants : elles sont ainsi significativement plus nombreuses à se déclarer ignorées, non écoutées voire ridiculisées. Les professions peu qualifiées sont également plus sujettes à ce type de comportements (18 % des employés administratifs, 18,2 % des employés de service et 18,6 % des ouvriers non qualifiés, contre 16,4 % des cadres).

Les jeunes de moins de 30 ans et dans une moindre mesure les quinquagénaires souffrent plus fréquemment de ces problèmes (plus de 19 % des jeunes et 17,3 % des seniors). La Dares note enfin que les comportements hostiles se font plus rares dans les petites structures : seuls 14 % s'en plaignent dans les établissements de moins de 10 salariés contre 20 % dans ceux de 50 à 200 salariés.

 

Des comportements liés à l'organisation du travail

Une certaine organisation du travail dans l'entreprise semble être corrélée à une forte récurrence de ces comportements hostiles. Ainsi, un rythme de travail surveillé de près par la hiérarchie, des interruptions fréquentes qui viennent perturber le travail du collaborateur, un déficit de moyens ou de formation pour accomplir les tâches sont souvent dénoncés par les personnes se déclarant sujettes à des comportements hostiles.

De même, la Dares souligne une corrélation entre l'occurrence de ces comportements et l'état de santé du collaborateur. Si en moyenne 12 % des salariés jugent leur santé mauvaise, ils sont 20 % parmi ceux qui dénoncent aussi des comportements méprisants, 22 % parmi ceux qui s'estiment victimes d'un déni de leur travail et 34 % parmi ceux qui se disent confrontés à des atteintes dégradantes. Enfin, se déclarer sujet à des comportements hostiles est plus courant lorsqu'on est confronté à des risques psycho-sociaux forts, à savoir une charge de travail ressentie comme pesante, un manque de latitude au niveau de la prise de décision et un déficit de soutien social (voir encadré ci-dessous)."

Extrait du site : http://www.journaldunet.com

 

17/03/2009

Ma chronique routière se poursuit aujourd'hui avec mon observation d'un enfant encore non attaché dans une voiture et diverses réflexions sur la sécurité des piétons et des vélos.

 

BPH115.jpgJe poursuis ce soir ma chronique de la route, chronique que j’ai démarré ces temps-ci pour témoigner, dans le cadre de mon métier de conductrice professionnelle, de mon observation des comportements routiers. 

 

Aujourd’hui, j’ai découvert une ville qui roule bien, avec des automobilistes respectueux du Code en majorité, en très grande majorité. Mes concitoyens conduisent bien et finalement produisent très peu d’accidents et d’accrochages, au vu de la circulation abondante.tete-auto.jpg

 

images-3.jpegLes piétons sont respectés et ils remercient volontiers lorsqu’un automobiliste les laisse passer. Aujourd’hui, j’en ai laissé passer sept d’un coup sur les Grands Boulevards. On aurait dit que j’étais le Messie... Ils m’ont tous offert de grands sourires, des remerciements de la main et le sourire illuminé des enfants. “Oh, une dame qui laisse passer..”. Ce n’est quand même pas si étonnant..! À moins qu’ils n’aient pas l’habitude de voir une voiture s’arrêter en pleine avenue alors qu’il n’y a ni feu ni stop... juste un passage piéton, avec des piétons qui attendent.images-7.jpeg

 

bxp59761.jpgJe vais enfoncer le clou d’hier, dans ma chronique, où je parlais déjà d’un jeune enfant non attaché dans une voiture. C’est assez rare que j’en vois... mais aujourd’hui, j’en ai vu un à nouveau dans une Clio rouge. Il y avait des femmes dans la voiture. L’enfant de six ans était à l’arrière, debout, non attaché. Je les ai remarqués sur l’avenue Jeanne d’Arc, puis la voiture s’est engagée sur l’avenue Marie Reynoard. Cela me hérisse que les adultes n’aient pas cette conscience d’attacher l’enfant pour sa sécurité car, en cas de coup de frein, l’enfant est mort, projeté à travers le pare-brise ou d’autre façon atroce.

 

Ce matin, un automobiliste a grillé le stop qui était sensé l’arrêter.collision-camion-auto.jpg

Il est passé devant moi pour rejoindre le Quai du Drac à Fontaine, alors que j’étais dans la rue de la Liberté.

 

images.jpegEt une dame en vélo a pris un gros risque, me coupant la route à la sortie d’un rond-point, à Sassenage. Elle était sensée s’arrêter à un stop spécialement conçu pour que les vélos s'arrêtent sur leur piste cyclable mais elle a dû penser que les voitures polluent assez pour pouvoir laisser passer les vélos en toute occasion. Cependant, il faut toujours avoir à l’esprit qu’un vélo est fragile devant une voiture. Continuer de penser que tous les automobilistes s’arrêtent est une erreur.

Et puis... ne jamais oublier qu’un vélo doit respecter le Code tout autant qu’une voiture : feux rouges, stops, sens interdits, etc. Ne jamais non plus dépasser le cinquante en ville... (sourire).images-2.jpeg

 

 

 

 

images-4.jpegPour finir, comme chaque jour, j’ai constaté des feux rouges grillés et des piétons inconscients des dangers de la chaussée, comme cette maman tenant la main de son jeune fils sur la route  avec l’enfant marchant du côté des voitures. 

 

200331750-001.jpgPensez qu’une voiture pèse son poids et que la vitesse décuple le poids arrivant sur vous, pauvre piéton sans armure et sans défenses.

 

À demain sur la route de la vie.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

Récit quotidien d'une traversée de la ville en voiture, avec ses dangers routiers et sa défense du Code de la Route.

 

panneaux-de-danger.jpgJe vous avais promis une chronique au quotidien sur une observation routière dans ma ville, dans le cadre de mon travail de conductrice accompagnante.

 

Aujourd’hui, j’ai roulé près de cinq heures en ville, à Grenoble et sa proche banlieue.

 

J’ai été témoin de différentes infractions relatées plus bas.

 

Au cours de la journée, trois motards m’ont remerciée de m’être rabattue pour les laisser me dépasser et un vélo, très surpris de mon fair-play, rue Léon Lagrange, m’a remerciée d’un signe de la main, pour l'avoir laissé passer sur la piste cyclable qui coupait ma route.

 

Mais... pire que tout, j’ai surpris avec horreur un enfant non attaché dans une voiture immatriculée “YZ” (je ne donnerai pas les chiffres) dans le 69. Ce jeune enfant était debout à l’arrière, dans une voiture qui roulait.ITF025056.jpg

 

panneau0087.jpg_210_cw210_ch59.jpgLa deuxième infraction au Code la pire que j’ai relevée dans la journée est la conduite d’un jeune dans la zone de “non-droit” (Abbaye-Teisseire-Léon Jouhaux), zone dont j’ai parlé précédemment. Passant devant le collège Vercors, rue André Argouges, il s’est mis sur la voie de gauche, a donc doublé toute la file de voitures roulant normalement à droite et s’est engagé à gauche dans la rue Léon Jouhaux. Comme si nous étions sur une double voie !!!!

 

La première infraction du matin, vers 7 h 40, a été un refus de priorité dans la même rue, rue André Argouges. Je venais de l’avenue Jeanne d’Arc et, au croisement pour aller en direction de la rue Léon Jouhaux, l’automobiliste en tort, dans une Clio grise venue de la rue Charles Rivail, est passé en me refusant la priorité.

 

images-6.jpegPuis, à 9 h 15, au carrefour de l’avenue Paul Cocat avec l’avenue Léon Jouhaux (nous sommes toujours dans la même zone de “non-droit”), une voiture a traversé le carrefour au feu rouge, sous le nez des voitures démarrant au feu vert. J’avais trois enfants transportés dans la voiture. Alors que j’effectue ce transport matin et soir pour des adolescents souffrant de handicap mental, j’ai évité plusieurs fois des accidents, notamment une fois au feu qui se trouve entre l’avenue de l’Europe et l’avenue Edmond Esmonin. Alors que je passais au feu vert, une voiture venant de Carrefour Échirolles m’a coupé la route, brûlant un feu rouge d’une façon totalement inconsciente.

 

Automobilistes, je ne répéterai jamais assez qu’il vous faut pour votre sécurité bien regarder à gauche et à droite avant de passer aux feux verts !!!!

 

Dans la journée, j’étais sur l’autoroute A 480, dans la zone 90, en direction de la sortie Sassenage. J’étais placée tranquillement à droite, conduisant une enfant à son domicile, lorsqu’un fourgon bleu marine DBA m’a fait une queue de poissons, se plaçant entre la voiture me précédent et la mienne. J’aurais été transparente, c’était pareil !!

 

Et comme un gag, qui n’en est pas un ... J’attendais au feu du Pont de Catane, à la sortie de la rue Ampère. Une dame âgée était au volant dans la voiture à ma droite. Nous passons au feu, tournons à droite. Je me rabats derrière elle. Elle avance lentement. Elle arrive au feu qui amorce l’entrée de l’autoroute Lyon-Sisteron. Sans se perturber, elle avance encore lentement et passe le feu rouge sans s’arrêter. Je suis restée au feu rouge, héberluée de tant de passivité. Car il faut de l’énergie pour s’arrêter à tous les feux rouges !!!!hs062597_hle2v.jpg

 

Voilà, je vous dis à demain et... surveillez votre route, vos ceintures, les feux rouges, les priorités, les vélos, les piétons, les motos, les queues de poisson, les refus de priorité. Aujourd’hui, je n’ai vu aucun contrôle de police. 

Je le regrette bien. On ne doit pas être nombreux dans mon cas !!!... à regretter leur absence sur la route. 

 

Je pense que pour certains conducteurs... il n’y a que la présence de la police qui pourrait leur mettre du plomb dans le volant et les pédales.

 

À demain.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

15/03/2009

Une future maman d'origine algérienne m'a écrit, désespérée. Elle vit un cauchemar et attend son enfant dans la peur d'être expulsée et privée de son bébé.

Bonjour à tous et toutes,

Dernièrement, nous avons fêté le Jour de la Femme.

Sur ce blog, c'est tous les jours FÊTE pour les femmes, mais dans le sens de dénoncer les situations difficiles qu'elles vivent.

Car c'est beau d'honorer la femme, encore faut-il la respecter au quotidien.

images-4.jpegJ'ai choisi aujourd'hui de vous transmettre le message d'une femme algérienne, Leila, qui vit un calvaire et qui m'a écrit dernièrement pour demander de l'aide et avoir un soutien moral, ainsi que pour témoigner de son angoisse d'être expulsée alors qu'elle attend un enfant d'un homme français.images.jpeg

 

Voici la lettre de Leila, envoyée le 12 mars :

"Bonjour Madame. Je suis une femme algérienne entrée en France avec un visa long séjour suite à un mariage avec un homme qui s'est avéré très violent. Cet homme me faisait du chantage par rapport aux papiers et m'a obligée aux pires des perversions. J'ai porté plainte pour violences conjugales et viol. Cette dernière a été classée sans suite, le motif étant qu'il n'y avait pas de témoin lors des viols !!!!! Mon ex mari avec qui je suis séparée a demandé un divorce pour faute. Cela fait deux ans que ça dure ; il se fait passer pour victime et m'accuse d'être venue pour les papiers. De plus, il a écrit à la Préfecture ; de ce fait, j'ai reçu un OQTF validé par le TA ; le motif était que les algériennes ne bénéficient pas de loi sur les violences conjugales.images-5.jpeg

Actuellement, je vis en concubinage avec un autre français et je suis enceinte de 4 mois ; mon copain a fait une reconnaissance anticipée et j'ai très peur d'être expulsée dans cet état. Cela serait terrible pour moi car ma famille en Algérie n'est même pas au courant et dans un pays musulman c'est un drame. J'aime beaucoup mon copain et je ne veux pas être séparé de lui. Beaucoup de gens me disent que, dès que mon bébé sera au monde, je serai expulsée et le bébé restera avec son père. C'est horrible de faire cela à une mère. Je ne comprends pas pourquoi mon ex mari a tous les droits, sous prétexte qu'il a la nationalité française, de toutes les façons il en était conscient car il me répétait souvent : "Tu n'es qu'une arabe ici. Tu n'as aucun droit." Et il avait raison. Je ne veux pas être séparée de mon bébé. De quel droit on me le prend ? C'est moi la victime dans l'histoire." LEILA

 

J'ai répondu à Leila ces mots :

images-2.jpegBonjour Leila. Je suis très touchée par votre histoire, ce calvaire que vous vivez, cette angoisse alors que vous portez un enfant. C'est inadmissible que vous puissiez vivre tout cela sans que personne ne vous aide. Je vais faire un article sur vous, si vous êtes d'accord, et de toute manière, vous ne serez pas expulsée ainsi, car le Réseau d'Éducation sans frontières ne vous laissera pas dans cette situation. Il faut les contacter et leur demander leur soutien. Le Réseau existe dans chaque ville de France et il y a des rencontres chaque mois. Leur site est :http://www.educationsansfrontieres.org

Leila, ne perdez pas espoir. Restez sereine pour l'enfant que vous portez. Nous allons vous aider. Plein de pensées pour vous. C. L.

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Leila, vous êtes coincée dans une situation difficile, cornélienne, entre un mari qui vous fait du tort et qui pousse le vice à aller en Préfecture pour vous causer des ennuis terribles... et dans la relation concubine avec un français, situation que votre pays d'origine réprouve. Vous attendez un enfant et vous avez peur que la France vous demande de rentrer au pays en gardant votre enfant. Il faut se renseigner clairement sur cette menace dont on vous a parlé... d'être expulsée sans votre bébé, ainsi que sur les soutiens que vous pouvez trouver pour vous protéger dans cette situation, en contactant les associations de défense de femmes et le Réseau d'Éducation sans Frontières, dont j'ai donné le site plus haut.images-3.jpeg

Si des personnes pouvaient témoigner et nous aider dans la situation de Leila, qu'elles laissent des commentaires sur cet article. Merci infiniment.

Chloé Laroche

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Commentaires

Bonsoir, je vous remercie mille fois madame, c'est vrai je suis très désespérée par ma situation, je ne vis plus, merci d'avoir donné de l'importance à mon récit, je me sens moins seule, je suis suivie par le RAJFIR ; ils me disent d'attendre la naissance de mon bébé mais j'ai peur. Le Préfet a cru mon mari et n'a rien pris en considération concernant mes plaintes et mes mains courantes. Le Tribunal administratif a validé sa décision car le Juge a dit qu'à 28 ans je peux vivre en Algérie sans ma famille, et il prétend que je n'ai aucun élément par rapport aux menaces faites par ma famille. Comment lui apporter les éléments de menaces verbales, je suis à bout de force ..

LEILA

le 15.03.2009

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2177-44.jpgLeila,


Je suis touchée par votre message lu ce soir. Vous êtes à bout de forces mais tenez bon. Soignez-vous pour votre bébé, cet enfant que vous attendez. Reposez-vous, mangez normalement, soyez sereine dans votre coeur. Votre bébé doit arriver quand ? Des dizaines de personnes, des centaines... vont lire votre histoire... et même si personne n'écrit, toutes les pensées d'amitié et d'espoir pour vous arriveront jusqu'à vous. De toute façon, beaucoup de gens se mobiliseront au moment venu pour que vous restiez en France et que jamais, au grand jamais, on ne vous sépare de votre bébé, ce qui serait une chose horrible. Ce n'est pas une chose possible, aussi n'y pensez plus et concentrez-vous sur votre grossesse, sur votre enfant qui ressent chaque angoisse et ce calvaire que vous vivez. Parlez-lui et rassurez-le en lui chantant des chansons, des chansons douces.

Grosses bises.

Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 16.03.2009

 

___________________________________ LEILA :

 

Merci de me rassurer, vous êtes un ange, mon bébé arrivera le mois d'août , je vais me battre pour lui , je l'aime tellement malgré qu'il n'est pas encore là, j'aime aussi le papa mais c'est un amour différent, le cœur d'une femme peut contenir différents amours aussi fort les uns que les autres. Je considère que je mène une guerre , ma seule arme c'est que je maîtrise la langue de ce pays et je peux me défendre mais des fois je baisse les bras , quand on m'accuse d'être venue pour les papiers alors je dois me justifier 1000 fois. J'ai fait tout pour réussir dans mon pays (un bac, une licence, et un travail d'assistante de direction) mais les parents avait décidé que la réussite d'une femme c'est le statut d'épouse et par là a commencé mon cauchemar. Il faut dénoncer la dépendance des femmes venues dans le cadre d'un regroupement familiale et cette soumission est encouragée par les préfets qui donnent raison au mari violent quelque soit les circonstances, sous prétexte qu'il faut faire du chiffre. Mon ex mari m'a violée de la plus ignoble des façons, je ne souhaite à aucune femme de vivre cela ; et le préfet a approuvé, je considère que c'est un double viol.

Merci d'être là, madame, votre blog est très bien, j'avais posté auparavant mon histoire ailleurs et j'ai eu des réponses horribles ("retourne dans ton pays", etc.....) mais vos réponses me donnent la force maintenant je ne suis plus toute seule.

Ecrit par : LEILA | 16.03.2009

 

Le 16 mars 2009______________________ Chère Leila,

 

Vous êtes très courageuse et vous allez y arriver. Votre petit va naître au mois d'août, comme moi... un petit lion. Ma fille était lion aussi.

Je vous embrasse très fort et vous envoie plein de courage et de force. Merci pour vos gentils mots et vos compliments.

Chloé

___________________________________________ Le RAJFIR :

Réseau pour l'autonomie juridique des femmes immigrées et réfugiées

c/o Maison des Femmes de Paris 163 rue de Charenton 75012 Paris - tél. 01 43 43 41 13 - fax 01 43 43 42 13

E-MAIL : rajfir@wanadoo.fr

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SUITE DES COMMENTAIRES :

Bonjour, merci de prendre de mes nouvelles, je n'ai pas osé vous contacter. Pour ma situation rien n'a changé et le Préfet m'a envoyé un courrier pour que je quitte le territoire et si je ne le fais pas je risque l'emprisonnement mais je prends le risque, il ne mesure pas les conséquences sur moi et mon bébé si il me revoit dans cette situation ; il a osé même écrire que je peux ne pas retourner avec mes parents , et que l'Algérie est grande, il ne sait pas que renvoyer une femme enceinte d'un francais dans un pays musulman est un crime ... alors qu'ici je vis avec mon compagnon qui a reconnu l'enfant. J'ai demandé la protection à la France mais on ne me l'a pas accordé .
En ce qui concerne la plainte que j'ai déposé contre mon ex mari pour violences conjugales, j'ai subi une expertise psychiatrique qui a déduit que je suis crédible, donc j'ai rendez vous au commissariat le 19 mai pour une audition mais j'ai peur de me faire embarquer pour ma condition de sans papier ; heureusement je serai accompagnée de l'avocate de l'association RAJFIR et du père de mon bébé, donc j'essaye de ne pas stresser mais c'est dur.
Je suis enceinte de 6 mois et ma grossesse se déroule bien , ce petit ange me donne que des joies , c'est une petite fille qui s'apellera LINA .
Je voulais tellement vous donner de bonnes nouvelles mais ce n'est pas le cas , j'ai essayé de contacté le RESF à plusieurs reprise par email et téléphone et pas de réponse ou si une personne répond elle m'oriente vers une autre qui ne donne pas suite , peut être jugent-ils que mon histoire est sans intérêt ou vraiment compliquée , on me dit seulement que je serai pas expulsée après la naissance et que tout est possible avant , ce n'est pas trés rassurant ..........
En tous les cas je vous remercie de votre intérêt , vraiment ça me touche profondément .

Ecrit par : leila | 12.05.2009

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Chère Leïla,
Oui, j'étais inquiète de ne pas avoir de vos nouvelles, aussi j'ai écrit sur votre e-mail. Je suis heureuse que vous m'ayiez répondu et de savoir où vous en êtes. Je suis inquiète pour vous et espère que tout va s'arranger. Je suis désolée que vous n'arriviez pas à joindre le Réseau d'Éducation sans Frontières. Si un membre du réseau nous lit, qu'il prenne contact avec moi et je ferai le relais avec vous. Je vais de mon côté essayer de les joindre. Gardez le courage et aussi la force dans l'amour de votre bébé et de votre compagnon. Je pense à vous et espère que le 19 mai, tout se passera bien. Je vais refaire un article pour vous. Il faut qu'on entende ce que vous vivez. Je vous embrasse. Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 13.05.2009

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je vous remercie de tout mon coeur .

Ecrit par : leila | 13.05.2009

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FAUT PAS CROIRE TOUT CE QUI SE RACONTE!!on a pas entendu le mari français!!..leila prkoi as tu accepté d'épouser par deux fois un français , sachant que ta famille est contre!!

Je suis moi même accusé de violence conjugale avec des fausse declarations chez le medecin des calomnies imvraisemblable de lapart de ma cher femme narcisique hystérique paranoyaque aqui g fait tellment confiance!!: je lui ai donné mon nom,ma vie!! compte joint, liberté de sortir , travailler!!
et a cause de ce RAFJIR ELLE A CRU QU4AU BOUT DE 6mois de présence en france elle a tout les droits!!
elle parle déja de convention franco algerienne!!de partage de bien!! 
elle a pleuré auprès de tout lemonde m'a fait passé pr un tiran!! alors ke c archi faux.mais DIEU EST AVEC MOI
ELLE EST DANS LA MERDE JE DIVORCE EN ALGERIE ET ELLE VA SE VOIR RETIRER SON TITRE DE SEJOUR ET JE VAIS L4ATTAQUER PR FAUX ET USAGE DE FAUX ET DIFFAMATION§§
C TELLMENT BEAU UNE CARTE DE Sé jour pr une femme sans scrupule comme elle et DIEU sait y en a un paquet!!!!
je sais ttes foiskil ya des femmes honnetes mais.....ou sont elle!!? les gens oublient kil ne sont e de passage sur terre!!
DIEU EST CAPABLE DE VOUS PUNIR MM SI VOUS AVEZ VOTRE CARTE DE SEJOUR!!! mm si vous avez tt l'or du monde!!!
enfin je dis vigilence!!!!laissez les sentiments de coté! et svp un peu d'objectivité!!!
les affabulateurs existent,les opportunistes comediens aussi..je ne t'accuse pas directement leila mais j'ai des doutes!! prkoi vouloir absoulemnt rester en FRANCE PRKOI DEUX FOIS AVEC DES FRANçais sachant ke tes parent sont aps d'accord..c pas du rasicmee et sa ne me regarde pas!!tu veins d'une socienté sensée etre conservatrice avec des valeurs differente? bref......que DIEU SOIT AVEC TOI SI TA CAUSE EST JUSTE SINON SACHE KE TOUT SE PAYE DS LA VIE

Ecrit par : ALI | 02.07.2009

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Bien fait pour toi!

il faut réfléchir avant d'agir! tu fais la victime, mais on sait que c'est faux! ton petit manége ne marche pas avec tout le monde! (madame du blog va surement pas afficher mon opinion) tu es prête à toute Leila pour rester en France.. tu vas contre l'avis de tes parents! ça fait bien en France de se plaindre des sociétés arabes, anti droit de la femme etc... Il suffit que tu soit arabe ou d'origine,femme, que tu dises que ta famille te fait ci et ça, et OPPP comme un miracle , on vous croit, on vous plaint, on veut vous aider etc.... tu es pathétique, dégoutante! arrêtes de manipuler les gens! et essaye d'être honnête! tu verra la vie sera beaucoup plus simple pour toi!

Ecrit par : eric | 06.07.2009

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Éric, au contraire, je laisse votre message, pour que chacun lise vos mots inhumains envers une femme que vous ne connaissez pas et qui attend un enfant pour le mois d'août d'un homme qu'elle aime et qui l'aime, un français oui, mais avant tout, un homme qui va devenir père et qui aime cette femme.
Leïla a été traumatisée et déçue par son mariage avec un français, l'homme contre qui elle se bat. Mais aujourd'hui, elle souhaite être heureuse et avait des craintes, quand elle m'a écrit, sur le fait de pouvoir rester ici avec sa nouvelle famille, son bébé et l'homme qu'elle aime. Vous n'avez pas à l'insulter. C'est ignoble ! Vous dites d'elle qu'elle est "dégoûtante". C'est vous qui l'êtes en réalité, dans vos propos. Quelle est votre motivation ? Le racisme, la discrimination, le machisme, la colère envers une femme, la haine des arabes, des femmes arabes, des étrangers globalement ? Qu'est-ce qui peut vous inciter à laisser un message sur mon blog de cet ordre, pour une femme dont vous dites qu'elle manipule ? Leïla est avant tout une femme, une maman enceinte, une citoyenne de ce monde où nous vivons vous et moi... alors pourquoi tant de haine ?!!!!!!!! Chloé LAROCHE

Ecrit par : Chloé Laroche | 06.07.2009


Roulant chaque jour de quatre à huit heures pour mon métier, je témoigne de feux rouges grillés devant mes yeux et au mépris de la vie des autres automobilistes. Coup de colère et un mois de compte-rendu journalier de conduite routière.

Bonsoir à tous et toutes,

panneaux-insolites-swaziland-1151657730-1157632.jpgAujourd'hui, comme chaque jour, je suis témoin dans ma ville de Grenoble, et notamment lorsque je traverse en voiture les quartiers Léon Jouhaux, Abbaye, Teisseire... je suis témoin d'actes de violence routière et de feux rouges grillés.

Je suis une professionnelle de la route, roulant pour conduire et accompagner des personnes handicapées, des adolescents autistes et handicapés mentaux, des personnes âgées. Je roule entre quatre heures et huit heures par jour, essentiellement en ville.

Ma priorité est de laisser passer les piétons, chaque fois qu'ils attendent pour traverser, devant un passage piéton. Je ralentis au maximum dès que je vois un enfant près de la chaussée ou quand je suis dans une voie étroite avec des piétons en danger d'accrochage. Je fais aussi très attention aux vélos et aux motos, avec une distance de sécurité importante. Je ralentis à l'approche des feux, même si c'est vert, de façon à pouvoir m'arrêter à l'orange, et je regarde toujours à gauche et à droite lorsque le feu passe au vert pour moi... afin d'éviter la mort ou l'accident lorsqu'une autre voiture grille le rouge. panneaux-insolites-namibie-1391321544-1153853.jpg

Toutes ces précautions m'ont évité de nombreux accidents et font que je suis toujours en vie, alors que je roule beaucoup. Mes passagers sont aussi en vie. Et j'ai tous mes points sur mon permis.

J'écris cet article aujourd'hui pour témoigner de mon expérience et de mon rôle de témoin sur la route.

autres-insolite-guadeloupe-1390638350-1219090.jpgAinsi, j'ai été témoin il y a quelques jours d'une voiture, rue Léon Jouhaux, qui n'a pas hésité à doubler les deux voitures devant elle... arrêtées à l'instant au rouge... pour traverser le carrefour où se trouve l'école Jules Ferry, au croisement avec la rue Moyrand. Le conducteur a vu les deux voitures devant lui s'arrêter et a doublé pour traverser au rouge, au mépris des voitures passant au vert et des piétons !!!!!

J'ai été témoin aussi d'une voiture venant derrière moi, de la cité Teisseire... me doubler avec agressivité, alors que je m'arrêtais au rouge, au croisement de la rue Léon Jouhaux avec l'avenue des Jeux Olympiques, et traverser le carrefour comme une furie, en direction du lycée Argouges. À ce carrefour, soyez très prudents, car j'ai été témoin de plusieurs incivilités routières.

L'autre jour aussi, en trois minutes d'intervalle : deux feux rouges grillés devant moi par deux véhicules différents ; l'un devant l'IUFM, avenue Marcelin Berthelot, au feu de la rue Marcel Perreto, puis un à la sortie de la rue Ponsard en arrivant sur l'avenue Jean Perrot. autres-urbanisme-france-1314091803-1118507.jpg

Une autre fois, au carrefour de la rue Jeanne d'Arc avec la rue Claude Genin, une voiture passe en trombe au feu rouge. Et ce n'est pas la seule fois en cet endroit.

Ces quartiers sont une "zone de non-droit" pour la circulation routière. Alors, soyez prudents. Ouvrez grands vos yeux et roulez doucement. Même si vous énervez les gens derrière. 

Et ceci, partout... car des feux rouges grillés ou des piétons qu'on ne laisse pas passer... j'en vois partout. Ainsi que des priorités non respectées et des conducteurs énervés, qui n'aiment pas qu'on soit prudent aux carrefours.

Je vois aussi un nombre inquiétant de conducteurs qui ne connaissent pas l'emploi du kit mains-libres et qui téléphonent sans complexe avec l'appareil collé sur l'oreille. Et combien d'enfants sans ceinture... Combien d'enfants sur des vélos, enfants non attachés et sans casque. Le sourire du papa ou de la maman, fier de ménager une planète en souffrance en promenant son enfant en vélo, serait figé glacial de voir son enfant faire un vol plané mortel lors d'un choc avec une voiture.

L'important est de rester maître de son véhicule afin qu'il ne devienne pas une machine à tuer ou une roulette russe.

panneaux-insolites-france-1235322652-1133425.jpgAfin qu'il demeure un outil respectueux d'autrui et surtout de ceux qui nous rencontrent et qui sont vulnérables : les piétons, les vélos, les motos, les enfants.

Bonne soirée !

Chloé Laroche

PS : Je compte poursuivre ces jours-ci une chronique journalière des infractions routières constatées dans ma ville, avec des détails témoignants de la violence routière quotidienne.

 

 

09/03/2009

Lettre aux jumeaux dont l'avortement soulève une vague d'indignation contre le Pape, l'Église Catholique, le Vatican, à cause de l'excommunication prononcée contre la maman de cette enfant de neuf ans violée par son beau-père et enceinte de lui..

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Chers petits,

Vous étiez venus dans le ventre d'une enfant et des personnes sensées ont décidé d'arrêter votre venue, car votre mère avait neuf ans, que c'est encore une enfant et qu'elle subit depuis l'âge de six ans des viols de son beau-père, lequel était votre père. Cet homme abusait aussi votre tante de quatorze ans, laquelle est handicapée mentale.

Votre grand-mère ainsi que l'équipe médicale qui vous ont aidé à repartir sont maintenant jugés par ceux qui se prennent pour le porte-parole de Dieu. Ils sont tous "excommuniés", mis au ban de l'église, par l'Évêque de votre région, soutenu dans sa décision par le Pape.k0377678.jpg

Les croyants chrétiens et les catholiques sont révoltés de cette décision terrible. Le père Patrick Gourrier a déclaré aujourd'hui dans les Grandes Gueules : "Je crois en la défense de la vie mais ce qui n'est PAS HUMAIN ne peut être DIVIN." Il a rajouté que le Vatican montrait une absence totale de compassion dans cette situation et il a demandé au Pape de lever l'excommunication. "On inflige à cette famille une double peine !", a-t-il dit encore et il a prononcé aussi ces mots, inquiétants pour toute l'église : "Actuellement, la liberté de parole est un peu malmenée dans l'Église." J'ai trouvé ce prêtre très courageux dans ses propos car il prend partie officiellement, avec les risques que cela comporte pour lui, de défendre l'amour, la compassion, la compréhension, la colère contre l'intégrisme montant dans cette religion.

images-7.jpegSophie de Menton, qui réagit comme ce Père chaque jour dans les Grandes Gueules sur les ondes de RMC Radio, a prononcé ces mots et je vous les offre : "Cette excommunication est une insulte aux femmes... une insulte à l'Humanité."

Leur collègue animateur Jacques Maillot, très en colère, s'est prononcé lui aussi en ces termes : "On est en train de tuer Vatican II. Les catholiques doivent se mobiliser pour lutter contre cette montée de l'intégrisme. On peut faire pression sur nos évêques. Benoît 16 doit démissionner."

Un des auditeurs a d'ailleurs dit, très en colère, qu'il avait écrit à son évêque, pour demander à se faire dé-baptiser, afin d'être excommunié, en solidarité avec cette famille brésilienne.

Une mère de famille, Stéphanie de Grasse, a appelé aussi en disant : "Je suis en colère, très en colère. Cette excommunication envers la mère de cette enfant et l'équipe médicale est insupportable."images.jpeg

Une femme a écrit en disant de vous que vous étiez les bébés du diable : "Ce n'est pas les enfants de Dieu qui étaient dans le ventre de cette enfant, c'était les enfants du Diable."

Comment peut-on être humain, se dire croyant, et dire ce genre d' horreurs ? Alors... pour suivre la logique de Monique, l'enfant né d'un adultère est-il l'enfant du Diable lui aussi ? Et l'enfant né d'un viol... mais dont la mère n'a pu avorter, vous iriez lui dire en face que l'adulte qu'il est devenu porte le Diable en lui ??!!!!!! Arrêtez d'être si méchants, dans le jugement, dans l'enfer de vos pensées pourries et nauséabondes, dans cette haine qui transpire de votre coeur. L'enfer, c'est peut-être vous, Monique. L'enfer est pavé de bonnes intentions, de bonnes paroles bien hypocrites.

images-4.jpegVoilà, chers petits... Vous, vous êtes retournés au pays des Anges et vous voyez. Votre maman va être protégée, je l'espère, retirée de cet enfer qu'elle vivait, violée par ce beau-père... qui lui, n'est pas excommunié par le Vatican. À leurs yeux de démons déguisés, le viol est moins grave que l'avortement d'une petite fille qui serait morte de vous avoir mis au monde. Quel scandale ! pr79987.jpg

Je vous envoie plein de bisous et à votre maman aussi, ainsi qu'à votre Grand-mère. Dans mon coeur, celle-ci n'est pas excommuniée. Par contre, j'ai excommunié le Pape. Si je retourne à la messe un jour, et je le ferais, ce sera pour le Christ et son message d'amour et de fraternité, mais pas pour les beaux yeux du Vatican et de ses sbires.

Chloé LAROCHEk0435325.jpg

 

 

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_____________ Voici un texte qui raconte toute votre histoire :

 

SAMEDI 07 MARS 2009

AFP - L'archevêque de Recife (nord-est du Brésil) a excommunié la mère d'une enfant de 9 ans ayant avorté de jumeaux à la suite d'un viol, ainsi que toute l'équipe médicale, a-t-on appris jeudi de source médicale.

Mgr José Cardoso Sobrinho a argué qu'aux yeux de l'Eglise catholique l'avortement était un "crime" et que la loi de Dieu était "au-dessus" de celle des hommes.

"La loi de Dieu est au-dessus de n'importe quelle loi humaine. Alors, quand une loi promulguée par des législateurs humains est contraire à la loi de Dieu, cette loi n'a aucune valeur", a souligné Mgr Sobrinho qui menace d'attaquer la mère en justice pour "homicide".

La grossesse, de quinze semaines, de la fillette a été découverte il y a quelques jours quand elle a commencé à ressentir des douleurs et a été conduite à l'hôpital par sa mère qui n'était au courant de rien.

"La grossesse comportait de hauts risques et mettait la vie de l'enfant en danger", a déclaré à la presse le docteur Sergio Cabral qui a réalisé l'intervention mercredi dans un hôpital public de Recife, la capitale de l'Etat du Pernambouc.

La police a découvert que le beau-père de l'enfant abusait d'elle depuis qu'elle avait six ans, ainsi que de sa soeur aînée de 14 ans, handicapée de surcroît. Le beau-père de 23 ans, a avoué les délits et encourt 15 ans de prison.

L'interruption volontaire de grossesse est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Cela n'empêche pas un million de femmes d'avorter clandestinement, lors d'opérations qui coûtent la vie à des milliers d'entre elles chaque année, selon les autorités. 

"L'état de la fillette s'appliquait aux deux cas et, comme médecins, nous ne pouvions pas faire courir de risques à une enfant de 9 ans, dont les organes ne sont pas encore formés", a ajouté le docteur Cabral.

Plusieurs organisations non gouvernementales de défense de la femme ont soutenu l'interruption de grossesse de la fillette.

Le ministère de la Santé tente actuellement de dépénaliser l'avortement mais il se heurte à la réaction de l'Eglise. Le Brésil est le plus grand pays catholique du monde.

 

Commentaires

Ouf ! Enfin des réactions ! Je vous assure que je souffre autant en tant que femme, mère et catholique. Bien à vous.

Ecrit par : ciboulette100 | 10.03.2009

 

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08/03/2009

En cette journée de la Femme, mobilisons-nous pour que la compagne de M. Omer AHMETOVIC garde son mari auprès d'elle, avec trois enfants à élever, dont deux qui ont des problèmes de santé.

Bonsoir à tous et toutes,

 

200116233-001.jpgAujourd'hui, le monde rend hommage aux femmes. C'est la journée de la Femme.

Ce jour a été créé pour mettre un coup de projecteur sur les problèmes que rencontre encore la femme aujourd'hui et pour donner la parole aux femmes.

Je n'attends pas ce jour pour parler et dénoncer, ce dont vous vous êtes déjà aperçu sur ce blog.200297028-001.jpg

 

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Aujourd'hui, je pense avec vous aux femmes mutilées, excisées plus précisément, dans le monde entier. Une opération horrible que subissent des petites filles, des jeunes femmes... dans d'horribles souffrances, afin qu'elles ne puissent jamais entrer dans le monde du plaisir et de la découverte de leur corps. Elles souffrent durant toute leur vie de cette blessure profonde faite dans leur chair, dans leur intimité.

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Aujourd'hui, je pense aux femmes qui doivent élever seules leurs enfants, parce que leur conjoint est parti ou qu'il est décédé.

Je pense à celles dont le conjoint est dépendant de l'alcool. Elles aiment cet homme qui est à jeun quelquefois. Elles aiment cet homme-là, et pour le garder, elles acceptent les conduites excessives, les insultes, les mauvais traitements, les coups, les humiliations... faits par cet homme ayant bu, avec parfois le mélange avec des médicaments qui entraîne crises de violence et disputes conjugales, ainsi que des mauvais traitements faits aux enfants. Ces femmes doivent se faire aider de leur côté, aller voir des groupes de soutien, parler de leur situation... car elles vivent un accompagnement très lourd au quotidien d'un conjoint malade et elles doivent se demander aussi ce qui dans leur propre vie et leur enfance les a conduit à nouer leur vie avec une personne atteinte d'alcoolisme... et à rester au mépris de leurs enfants et de leur intégrité à elle, de leur propre respect.

SB10065706C-001.jpgL'amour ne demande pas qu'on soit crucifiées, crucifiés sur la croix du sacrifice à l'autre, mettant des sparadraps sur les coups et pardonnant à tour de bras... pour recommencer à recevoir des coups et des injures jour après jour. 

L'amour ne demande pas qu'on soit voilées à la demande de notre mari, des pieds à la tête, ne montrant que les yeux sous une immense cape noire enveloppant notre corps des pieds à la tête.

L'amour ne demande pas qu'on baisse la tête devant l'autorité masculine, celle d'un compagnon, d'un mari qui veut de nous ce que nous ne pouvons ou ne voulons pas lui donner. Le "devoir conjugal" est révolu depuis peu de temps. Peu de temps, car un homme de près de 70 ans m'a dit qu'il y a à peine 50 ans, il exigeait de sa femme de vingt ans l'acte sexuel, même si elle n'en avait pas l'envie ni le désir. Il m'a dit avoir honte aujourd'hui de ce qu'il a fait, mais il a en réalité violé sa compagne, sous couvert de bonne conscience puisqu'à l'époque, la femme devait à TOUT PRIX satisfaire son mari.pr26616.jpg

 

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Je vais arrêter là... mais je voudrais que vous m'aidiez à aider une femme, la compagne d'un père de trois enfants... menacé d'expulsion vers la Bosnie. Voici le texte ci-dessous que j'ai reçu aujourd'hui du Réseau d'Éducation sans Frontières.

Merci de m'avoir lue ce soir.

SB10063671N-001.jpgLa souffrance des Femmes est comme celle des dauphins qui se meurent de tristesse dans des bassins enfermés. La femme a besoin de rires, de respect, de fleurs, de délicatesse, de tact, d'écoute, de mots doux, de temps, de douceur, de sourires d'enfants, de couleurs, de neige et de soleil, d'espace et de soutien, d'harmonie et de paix, de racines et de découverte, de joie et de bonheur.

Chloé LAROCHE

 

_________________________

 

 

TROIS ENFANTS A NOUVEAU SEPARES DE LEUR PERE ?

IL FAUT ARRETER CA !!

 

"M. Omer AHMETOVIC devrait être expulsé vers la Bosnie le 11 mars une nouvelle fois ! L'OFPRA a rendu une réponse négative à sa demande d'asile. Par ailleurs, à la suite des 15 premiers jours de sa rétention, M. Ahmetovic a été représenté le 7 mars devant le Juge de la Liberté et de la Détention qui a confirmé son maintien en rétention jusqu'au 11 mars, date à laquelle il serait reconduit en Bosnie. 
Monsieur Omer AHMETOVIC, papa de trois enfants est actuellement au Centre de Rétention de Geispolsheim (Bas-Rhin).
 
Monsieur AHMETOVIC s’était fait expulser une première fois en novembre 2008 vers la Bosnie, laissant à Strasbourg sa compagne et leurs trois enfants. Ne pouvant vivre loin de sa famille, il a décidé de venir les rejoindre ; il est arrivé le 18 février 2009 à Strasbourg et s’est fait arrêter par la police de l’air et des frontières dès son arrivée. 
 
La France s’apprête donc à séparer une nouvelle fois cette famille. Cette situation est intolérable. 
 
En effet Monsieur AHMETOVIC est en France depuis le milieu des années 80, sa compagne est née en Bosnie mais est arrivée très tôt en Italie où elle a un titre de séjour. C’est là que le couple s’est rencontré et a décidé de venir en France où se trouve une grande partie de la famille de Monsieur AHMETOVIC, notamment ses frères et sœurs qui ont un titre de séjour en France. Elle comme lui n’ont plus de lien avec Leur pays d’origine qu’ils ont chacun quitté il y a plusieurs décennies.
 
De cette union sont nés trois enfants, les deux aînés âgés de 7 et 10 ans, le plus jeune d’à peine 2 ans. Les deux aînés scolarisés dans une école primaire de la ville de Strasbourg sont atteints de surdité bilatérale très grave qui nécessite un suivi par une institution spécialisée, un appareillage important et des séances régulières en orthophonie. La mère des enfants a fait une demande de titre de séjour ici en France notamment eu égard aux problèmes de santé des deux aînés. 

La maman des enfants fait tout ce qu’elle peut pour aider ses enfants. Après avoir vécu seule avec ses enfants en camping-car en plein hiver elle est maintenant hébergée provisoirement en appartement. Malgré des conditions de vie difficiles elle est parvenue à scolariser ses enfants, permettre une socialisation au plus jeune dans le cadre d’un établissement de la petite enfance de Strasbourg et prendre des cours de français. Néanmoins elle a besoin de son compagnon pour continuer à élever ses enfants. Les enfants sont en train de se stabiliser, une nouvelle expulsion du père ou un renvoi de la famille mettrait en réel péril ce début de stabilité. 
 
Pour réagir auprès de la préfecture du Bas-Rhin et demander la libération de Monsieur AHMETOVIC,  adresser mail et fax à Monsieur Jean-Marc REBIERE, Préfet du Bas-Rhin

Pétition en ligne :
http://www.educationsansfrontieres.org/?article18302#sp18...
 
par mail
 
raphael.lemehaute@bas-rhin.pref.gouv.fr
pierre.ory@bas-rhin.pref.gouv.fr
infos@bas-rhin.pref.gouv.fr
secretaire-general@bas-rhin.pref.gouv.fr 
 
par fax 
03/88/21/61/ 55 (fax du secrétaire général)
03/88/21/62/ 16 (fax de la préfecture)
03/88/21/68/ 07 (fax du sous-préfet)
Quand on n’a pas de fax : http://www.alliance mca.net/faxgratuit.
 
Et envoyer fax et mail au ministère de l’immigration :
 
Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv..fr
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
 
 
Contact sur ce dossier :
resf.67@laposte.net
06 66 95 18 70

 

Commentaires

Bonjour, 


Nous sommes une jeune association -SOS LES MAMANS- , qui a pour objet de défendre les droits des mères et de leurs enfants auprès des institutions françaises et de faire entendre la voix des mères au même titre que les associations de défense des droits des pères. Nous estimons que si la voix d’un parent est « légitime » la voix de l’autre parent doit l’être aussi.

Face à des décisions judiciaires parfois incompréhensibles, et face à la violence conjugale ou la pédo-criminalité, nous souhaitons dorénavant agir et dénoncer certaines dérives révélées par de nombreux témoignages de mamans. Ils font état d’une justice familiale qui s’éloigne parfois d’une notion essentielle qui doit être pourtant le fondement de ses ordonnances : statuer dans « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Ces dérives sont évoquées sur notre site www.soslesmamans.com et dans notre charte qui résume l'ensemble de nos alertes, aux instances et médias .

Merci d’en témoigner si vous êtes concernées ou de nous contacter pour de plus amples informations

L’équipe d’SOS les MAMANS

Contact: postmaster@soslesmamans.com 
Site: www.soslesmamans.com

Ecrit par : maman | 12.03.2009

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Bonjour madame je suis une femme algérienne entrée en France avec un visa long séjour suite a un mariage avec un homme qui s'est avéré très violent , cet homme me faisait du chantage par apport au papiers et m'obligé au pire des perversions j'ai porté plainte pour violences conjugales et viol cette dernière a était classé sans suite , motif pas de témoin lors des viols!!!!! mon ex mari avec qui je suis séparé a demandé un divorce pour faute sa fait 2ans que ca dur , il se fait passé pour victime et m'accuse d'être venu pour les papiers de plus il a écrit a la préfecture ,de ce fait j'ai reçu un OQTF validé par le TA le motif était que les algériennes ne bénéficie pas de loi sur les violences conjugales, actuellement je vit en concubinage avec un autre français et je suis enceinte de 4 mois et mon copain a fait une reconnaissance anticipé et j'ai très peur 'être expulsé dans cet état , ca serai terrible pour moi car ma famille en Algérie n'est même pas au courant et dans un pays musulman c un drame , j'aime beaucoup mon copain et je ne veut pas être séparé de lui , beaucoup de gens me disent que des que mon bébé sera au monde je serai expulsé et le bébé restera avec son père ,c horrible de faire cela a une mère . je ne comprend pas pourquoi mon ex mari a tout les droits, sous prétexte que il a la nationalité française, de toute les façons il en était conscient car il me répétait souvent tu n'est qu'une arabe ici tu n'a aucun droit et il avait raison. je ne veut etre séparé de mon bebe de quel droit on me le prend , c moi la victime dans l'histoire

Ecrit par : leila | 12.03.2009

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Bonjour Leila. Je suis très touchée par votre histoire, ce calvaire que vous vivez, cette angoisse alors que vous portez un enfant. C'est inadmissible que vous puissiez vivre tout cela sans que personne ne vous aide. Je vais faire un article sur vous, si vous êtes d'accord, et de toute manière, vous ne serez pas expulsée ainsi, car le Réseau d'Éducation sans frontières ne vous laissera pas dans cette situation. Il faut les contacter et leur demander leur soutien. Le Réseau existe dans chaque ville de France et il y a des rencontres chaque mois. Leur site est :http://www.educationsansfrontieres.org
Leila, ne perdez pas espoir. Restez sereine pour l'enfant que vous portez. Nous allons vous aider. Plein de pensées pour vous, Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 13.03.2009

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Merci à "SOS LES MAMANS" pour votre présentation laissée ci-dessus. Je suis allée visiter votre site et j'ai signé la pétition pour Maryse, qui risque la prison pour avoir protégé son fils. Je ferai un article pour elle et pour vous dans très peu de temps. La solidarité est importante. C'est elle qui fait avancer les choses. Cordialement,

Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 13.03.2009

07/03/2009

Expulsé deux mois avant la naissance de son enfant français ! Abdulkadir a un CDI en France et est parfaitement intégré. Je vous transmets l'action proposée par le Mouvement des Amoureux au Ban Public.

images-7.jpegCe blog a été visité 40 000 fois depuis sa création en avril 2008.

 

 

 

 

Bonsoir à tous et toutes,

Abdulkadir a un CDI en France et est parfaitement intégré mais l'État français veut faire du chiffre en expulsions et a décidé que cet homme d'origine turque ne serait pas là pour voir son enfant naître. Je suis scandalisée et je vous transmets l'action proposée par le Mouvement des Amoureux au Ban Public ainsi que la pétition que je vous invite à signer nombreux.3432-23.jpg

Chloé Laroche

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Texte transmis par le Mouvement des Amoureux au Ban Public :

 

"Monsieur Abdulkadir A, de nationalité turque, a été interpellé le week end dernier. Ne disposant pas de titre de séjour, il a reçu un arrêté de reconduite à la frontière et a été placé au centre de rétention lundi 2 mars, son expulsion devant intervenir rapidement.

 

images.jpegPourtant, Abdulkadir mène une relation amoureuse avec Mlle Ingrid J., française, depuis près de deux ans. Ingrid est actuellement enceinte de plus de sept mois, la naissance de leur enfant est prévue pour le 30 avril prochain. Abdulkadir dispose d'un contrat de travail à durée indéterminée en qualité de fondeur et est parfaitement intégré au sein de la société française.

 

Comment peut-on séparer une femme enceinte du père de l'enfant qu'elle porte ? Comment peut-on empêcher qu'un père soit présent au moment de la naissance de son enfant ? En tant que parent d'enfant français, Abdulkadir ne serait plus expulsable du territoire français et aurait droit automatiquement à un titre de séjour. Son expulsion précipitée deux mois avant la naissance de son enfant n'en est que plus injuste et inhumaine.2647-40.jpg

 

2596-18.jpgNous, signataires de la pétition, exigeons la libération immédiate d'Abdulkadir afin qu'il puisse continuer à vivre auprès de sa compagne, l'accompagner dans les dernières semaines de grossesse et qu'il puisse avoir le bonheur de voir naître son enfant.

 

Nous demandons sa régularisation au nom du droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme."

 

Texte transmis par le Mouvement des Amoureux au Ban Public.

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P.-S. : De la part de Chloé LAROCHE, créatrice de ce blog :

Allez SVP signer nombreux la pétition sur le site du Mouvement des Amoureux au Ban Public : 

http://amoureuxauban.net

 

 

___________ URGENT !!

 

 Ecrivez au Préfet de l'Isère pour demander la régularisation d'Abdulkadir et pour exprimer votre indignation !!!

Préfecture de l'Isère  (adresse - fax - mail) :

PREFECTURE DE L'ISERE

 12, place de Verdun  B.P.1046  

38 021 GRENOBLE Cedex 1

Fax : 04 76 44 68 00 

 

Préfet : albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr

cabinet@isere.pref.gouv.fr

Service des étrangers : etrangers-public@isere.pref.gouv.fr

 

"Voici un exemple de texte que vous pouvez envoyer au préfet. Si vous l'envoyez par mail, ne mettez pas le nom d'Abdulkadir dans le titre pour éviter les filtres." (recommandation du Mouvement des Amoureux au Ban Public)

 

Monsieur le Préfet,

 

Je vous écris pour vous demander de réexaminer la situation de Monsieur Abdulkadir ASLAN, de nationalité turque, contre lequel vous avez notifié un arrêté de reconduite à la fontière le lundi 2 mars. Ce monsieur est actuellement retenu au centre de rétention de Lyon Saint Exupéry.

 

Monsieur Abdulkadir ASLAN mène une relation amoureuse avec Mlle Ingrid JOURDAIN, française, depuis près de deux ans. Ingrid est actuellement enceinte de plus de sept mois, la naissance de leur enfant est prévue pour le 30 avril prochain (il a fait une reconnaissance anticipée de cet enfantil y a déjà plusieurs mois). Monsieur Abdulkadir ASLAN dispose d'un contrat de travail à durée indéterminée en qualité de fondeur et est parfaitement intégré au sein de la société française.

 

En tant que parent d'enfant français, Abdulkadir ne serait plus expulsable du territoire français et aurait droit automatiquement à un titre de séjour. Son expulsion précipitée deux mois avant la naissance de son enfant n'en est que plus injuste et inhumaine.

 

Nous vous demandons d'abroger l'arrêté de reconuite à la frontière afin que Monsieur Abdulkadir ASLAN puisse continuer à vivre auprès de sa compagne, l'accompagner dans les dernières semaines de grossesse et qu'il puisse avoir le bonheur de voir naître son enfant. "

 

Texte proposé par le Mouvement des Amoureux au Ban Public.

 

___________________________________

 

images-8.jpeg"Se marier, vivre en couple et fonder une famille sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution et les Conventions internationales protectrices des droits de l'homme. 

 

En France pourtant, des milliers de couples mixtes sont privés de ces droits ou doivent, pour y accéder, lever de nombreux obstacles et subir bien des humiliations. En effet, le durcissement continu des lois sur l'immigration et des pratiques administratives produit des situations inadmissibles : multiplication des procédures d'opposition à mariage, difficultés pour obtenir la transcription des unions célébrées à l'étranger, multiplication des refus de visa ou de titres de séjour, éloignement des étrangers en situation irrégulière mariés ou sur le point de se marier à des français, enquêtes de police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie, d'objectivité et de respect des personnes auditionnées, non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes vivant hors mariage.... images-5.jpeg

 

A l'initiative de la CIMADE, des collectifs de couples mixtes se sont réunis au sein du mouvement des « Amoureux au ban public » pour assurer la défense collective du droit à une vie familiale...".

 

 

images-1.jpegVisitez le site des Amoureux au Ban Public : http://amoureuxauban.net

 

Signez aussi l'appel des amoureux sur ce site.

 

Contact  : coordination@amoureuxauban.net

 

 

 

 

06/03/2009

Le 3919 est le numéro des violences conjugales. Une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales en France et un homme meurt tous les dix jours (dans les trois quarts des cas, ces hommes battent leur compagne).

 

Bonsoir à tous et toutes,

 

Dominique m'a écrit tout à l'heure. Son commentaire que je vais vous transmettre est à propos de mon article paru le 26 Février et intitulé : "Je voudrais vous dire ce soir que je suis triste pour ces trois petites filles en bas âge tuées chez elles à Amilly dans le Loiret, par leur père qui s'est immolé ensuite par le feu. Dépression, violence, aide, écoute, numéros verts."images-6.jpeg

 

images-11.jpegMerci à vous, Dominique, pour les précisions que vous apportez, avec ces chiffres terribles, chiffres et situations répétitives... qui demandent aux femmes et aux hommes de réfléchir sérieusement sur la relation d'amour, sur le respect mutuel, sur la dépendance affective, sur leur responsabilité de parents adultes, sur la notion d'engagement, sur la liberté qui ne devrait se faire que dans l'écoute et la communication avec l'autre, en se demandant toujours où commence notre liberté et où finit celle de l'autre.

 

Voici ce que m'écrit Dominique :

 

"Bonjour, je vous signale que le 3919 est le numéro sur les violences conjugales et a remplacé le 01 40 33 80 60 (qui fonctionne toujours). C'est la même équipe professionnelle. C'est anonyme (sauf si la personne souhaite lever l'anonymat pour une raison spécifique) mais pas gratuit. Prix d'un appel local. Violences conjugales Numero de telephone.jpg

 

La situation qui vous fait réagir est malheureusement assez typique d'une situation de violences conjugales. Tous les ans, environ 170 hommes tuent leur femme, 45 hommes se suicident après et certains tuent également les enfants : en 2006, 11 sont morts, en 2007 seulement 1 enfant. 

 

images-12.jpegLes causes sont presque toujours les mêmes : il veut l'empêcher de partir, de divorcer, de reprendre sa liberté. Des femmes aussi tuent leur conjoint ou ex. Mais le plus souvent parce qu'il la menace ou la battait déjà, et également parce qu'il ne la laisse pas partir. Elevons nos enfants et surtout nos garçons, dans la liberté et le respect de l'autre, de son autonomie et de ses projets. C'est comme ça que ça changera. 

L'amour ne peut être une prison, la possession de l'autre, ce n'est pas possible."images-10.jpeg

 

Je vous remercie, Dominique, pour votre commentaire.

Sincèrement,

Chloé Laroche.

 

 

 

 

Ma lettre à Dylan, ce petit garçon de sept ans séquestré par ses parents... Sept ans de calvaire dans la pire des prisons. Mon témoignage d'enfant non scolarisée et enfermée dans un système familial sectaire et fermé.

 

thumb_bb.jpgDylan,

 

Tu es enfin libre.

Tu as vécu sept ans de calvaire dans la pire des prisons.

Je suis désolée de tout ce que tu as vécu et tous les Français sont désolés. Nous sommes attérés et très tristes de l’enfer que tu as traversé, enfermé dans cette pièce sans soleil, sans lumière. 

Nous sommes très nombreux à avoir pleuré en entendant ton histoire sur les ondes.thumb_294924610_small.jpg

Nous ne comprenons pas pourquoi il a fallu autant de temps pour qu’on te délivre de tes supplices, pour que les services sociaux réagissent et t’enlèvent à cette pièce horrible, à cette maison sordide, pour que ton sort inquiète le monde et que le monde bouge. On dirait que le monde est comme un train qui ne bouge pas, malgré les évidences, et pour qu’il démarre, il faut une locomotive tirée par des bras humains qui arrivent à en faire bouger d’autres, mais cela paraît si long, si désespérant.

Je t’imagine dormant sur ton matelas et j’éclate en sanglots, quand je sais que tu dormais dans ton urine depuis des années, que tu n’allais pas à l’école, que tu n’avais pas d’amis, que ton père te battait, que tu restais seul des heures et des heures, sans livres, sans films pour enfants, sans calins, sans bisous, sans promenades, sans goûters d’anniversaire ni repas en famille, sans Noëls et sans rires d’autres enfants, sans la compagnie de ton petit frère, sans les bras protecteurs de ta mère.

Maintenant, tu vas te reconstruire car tu possèdes toutes les capacités pour récupérer le temps perdu. Tu mordras la vie à pleine dents, car tu en connaîtras la valeur.

IS693-042.jpgMoi aussi, j’ai vécu enfermée, enfermée dans un monde construit par mon père. Je ne suis jamais allée à l’école. Je n’avais pas d’amis, sauf mon frère cadet qui vivait la même chose que moi ; j'ai eu plus tard un autre frère puis une soeur. Nous vivions dans l'idée générée par notre père que nous étions "autres", que nous étions la résurgence d'un peuple originel devant garder les valeurs des divinités anciennes... que nous étions les descendants cachés d'une élite gardienne du passé lointain d'un monde infiniment plus avancé humainement parlant. Afin d'être fortifiés pour cette "mission" très lourde, nous avons eu à une certaine époque les douches froides au réveil... ainsi que d'autres procédés spartiates.

Il fallait lire toute l'oeuvre écrite par mon père sur ce monde qui lui revenait en mémoire, se taire sur notre vie et préparer des fêtes aux dieux, écrivant des poèmes aux représentants de la nature. Il fallait se taire encore, participer aux rituels de plus en plus perfectionnés, obéir au doigt et à l'oeil, apprendre en rentrant que mon chien avait été tué parce qu'il ne plaisait plus à mes parents, de par son comportement, et hurler en dedans devant l'acte monstrueux accompli. Il fallait se taire quand l'un de nous était frappé ou humilié. Il fallait taire la folie, celle dont on était les témoins. Se taire quand un jour mon père a parlé de suicide collectif parce qu'il ne voyait soudain plus d'issue à son projet immense. 

Mn_PERSO011.jpgCet homme avait une "mission" pour nous, sa "communauté", et pas question pour nous, ses enfants, de nous enfuir de cette responsabilité filiale. Nous devions, au mépris de notre chemin personnel, poursuivre son oeuvre et agrandir la communauté. Il prônait l'inceste entre frères et soeurs, prenant l'exemple des rois égyptiens qui pratiquaient cela il y a très longtemps pour ne pas se mêler à d'autres familles... Il espérait secrètement que nous nous marierions ensemble, mon frère et moi, et... il avait le même projet pour mes petits frère et soeur, qui avaient eux-même dix et quinze ans de moins que moi. Quand un homme très intelligent se met à défendre l'inceste, avec autant de véhémence que mon père le faisait, cela fait froid dans le dos et fige l'âme des enfants et des adolescents victimes de cette idée criminelle. Quand le monde extérieur fait si peur qu'un parent n'a plus que l'issue de marier ses enfants entre eux, la folie exprime son enfer le plus affolant. Heureusement, l'idée d'inceste n'est restée que dans le projet, que dans la terreur laissée dans nos âmes.k0210672.jpg

J’ai dû attendre d’être majeur pour sortir de cet enfer, enfermement moral et physique orchestré par un père insultant, coléreux et dictatorial. Mes seuls bonheurs était la musique, qui a été ma seule amie, et les livres de l’immense bibliothèque de mes parents, dans lesquels je découvrais le monde comme une fenêtre ouverte sur les autres, ces “autres” dénigrés par mon père. 

Ma grand-mère m’a avoué un jour qu’elle pleurait lorqu’elle venait nous voir, en ressortant de chez nous. Elle souffrait terriblement de voir notre père être si dur et méchant, si cruel. Elle pleurait mais elle était impuissante, car elle était réprimandé par mon père si elle avait le malheur de dire la moindre chose. Elle l’aimait et pour le garder, elle se taisait. Ma mère a fait pareil. Elle aimait tant mon père qu’elle n’a rien dit.

304969590.jpgDans notre cas, pour nous les quatre enfants de cette famille, personne n’a bougé, personne ne s’est inquiété, personne n’a demandé de compte à mes parents sur la façon d’éduquer leurs enfants. Quand mon père m’a jetée dans les orties pour me fortifier, c’était près de la maison... Il y avait des voisins. J'avais six ans. Quand mon frère cadet pleurait et hurlait, il y avait des voisins. Quand mon père nous insultait et nous terrorisait, il y avait des voisins. L’école n’est jamais venue non plus pour voir où nous en étions et la société ne s'est pas demandé pourquoi, à la campagne comme en ville, des enfants ne vont pas à l’école.

La famille savait mais s’est tue, car dans ces affaires, la dénonciation dans son propre clan est mal vécue. Les grands-parents ont des liens avec les parents. C’est encore leurs petits dans le coeur et ils préfèrent penser que cela va passer. Que le temps arrangera tout, que le Ciel se chargera du reste.Mn_9a.jpg

Comme pour toi, Dylan.

Comme pour mes frères et ma soeur.

Comme pour moi.

www.casafree.com.jpegSache que nous nous en sommes tous sortis, que nous nous sommes reconstruits, que nous avons travaillé sur nos cauchemars, que nous sommes solidaires les uns des autres... et que bien que des nuages hantent notre enfance, nous sommes devenus des adultes responsables, battants, solides, libres de penser par nous-mêmes, enthousiastes et heureux de vivre.

Je te souhaite d’y arriver aussi et de trouver la force en toi de “pardonner” à tes parents, c’est-à-dire de leur laisser ce qu’ils t’ont fait et de vivre libéré de ce poids si énorme. Je te souhaite de trouver d’autres personnes qui t’aimeront comme tu le mérites et d’ouvrir les pages du monde avec bonheur et mille surprises heureuses.

Je t’envoie plein de bisous et de pensées ensoleillées.

 

Chloé Laroche

 

P.-S. : Voici ce que j'ai écrit dans un autre article sur mon enfance et mon adolescence... 

J’ai passé mon enfance dans une liberté enfermée, une sorte d’enfermement ouvert sur l’intérieur. Mon père nous a élevé, mes frères, ma soeur et moi, dans un univers à part, au coeur du monde “normal” qui continuait de tourner.

Il y a six ans, je l’ai vu si triste, son dernier fils quittant le foyer parental. Il n’était pas triste... il était anéanti. C’était tout un monde qui s’effondrait. Son monde. Et moi, sa fille, je regardais impuissante le naufrage d’un navire qui s’abîme. Moi aussi, j’ai quitté le navire, il y a quelques années.... il y a plus de vingt ans. Cela n’a pas été sans fracas, sans chantage affectif paternel et sans culpabilité sous-jacente d’avoir abandonné un père exclusif et persuadé que ses enfants allaient reprendre le flambeau des “Amaranthes”, cette civilisation originelle que nous étions sensés faire renaître. J’étais une “traître” pour la communauté, terme qui remplaçait chez moi le mot “famille” et j’ai dû porter cela durant des années.

Se libérer de l’enfermement pour suivre son propre chemin et faire ses propres choix est une tâche périlleuse, quand on sort de dix-huit années de prison mentale, prison où on nous répétait que les autres étaient médiocres et couraient à leur perte spirituelle par ignorance, bêtise humaine, nivellement par le bas et médiocrité générale. Ce qui m’a sauvée, c’est que dans mon coeur vivait une étoile à laquelle j’ai suspendu ma vie et qui me disait d’aimer les autres, d’aimer l’humanité, de ne pas juger autrui avec désinvolture ni mépris, mais de tendre la main à cet autrui qui était pour moi un frère sur la terre, même inconnu.

Je me souviens alors que j’étais petite... un jour, je devais écrire un texte sur le Dieu sans Nom. Ce dieu-là était une divinité sans pitié, punissant tout parjure et manquement à ses promesses. Divinité inaccessible aussi. On m’avait appris que tous les dieux avaient leur importance. Aphroditè, Ariadnè, Dionysos, Poseïdôn, Gaïa... tous les dieux d’une civilisation originelle qui devait renaître grâce à notre famille, choisie entre toutes. Mais pourquoi c’est tombé sur nous, bon sang !!! Mon père était sensé recevoir l’enseignement par écrits inspirés, écrits qu’il nous faisait lire. Nous étions les “descendants” d’un peuple qui était “autre”. Ce mot “autre”, est ancré dans ma chair et ma mémoire, comme une marque de fer rouge.

Tous les dimanches, nous fêtions une divinité. Chacune représentait une face de l’univers, un mystère des mythes de l’humanité. Chez nous, il n’y avait ni radio, ni télévision. L’école était bannie. L’instruction se faisait par correspondance ou par mes parents, pendant l’école primaire. Car l’instruction est obligatoire, mais non la scolarisation. Nous étions bien isolés, comme un bijou dans son écrin. L’écrin cependant n’était pas tendre. Pour fortifier ses enfants, mon père tirait profit de méthodes spartiates : douches froides le matin, stations aux coins des murs comme punition, pas un mot ou un rire jaillissant de la norme communautaire, chapitres dignes des meilleures monastères, privations de repas, corrections, épreuves sportives poussées et situations d’indépendance limites pour des enfants, comme une descente de rivière seuls en kayak. J’ai même vécu à l’âge de six ans le fait d’être jetée dans un buisson d’ortie par mon père. Ce qui a donné au passage de l’adolescence de l’anorexie passée sous silence... dont je me suis sortie par la force du mental.

Mon père était très sévère. Nous avions peur de lui. Ma mère le laissait faire. Par amour. Par amour pour lui. À l’âge de dix-sept ans, il m’a frappée sévèrement pour me faire avouer que je fréquentais des gens au lieu d’aller à la bibliothèque. Le peu d’amis que j’avais, je les protégeais de la vindicte paternelle. Vivre sans amis, sans cinéma, sans un minimum de liberté, avec interdiction de manger un aliment cuit est plutôt difficile.

Mon père, ce jour-là, m’attendait donc dans le salon. Mon frère m’avait prévenu à mon arrivée qu’il était très fâché contre moi car notre mère ne m’avait pas trouvée à la bibliothèque où je devais être. Ce jour-là, je m’étais évadée vers un monde ami, une amitié secrète connue de moi seule. J’avais en rentrant le coeur plein de partage, de sourires, de bonheur d’oiseaux libres, de nuages légers dans un ciel bleu espoir. Mais mon père m’attendait. Il attendait cette fille “traîtresse”, cette fille pleine de mensonges, de cachotteries, cette fille qui aimait autrui, cette enfant attirée par le reste du monde, si abject aux yeux paternels.

J’entre donc dans l’appartement. Ma mère se pousse dans un coin. Mon père m’attrape et me fait mal. Il a des yeux terribles. Je voudrais oublier ces yeux, ne les avoir jamais vus ainsi. Il me demande de lui dire où j’étais. Il veut des noms. Même sous la torture, je n’aurais pu parler, ni ne voulais dénoncer. Il m’a frappée. J’avais peur. Il me menaça de me jeter par la fenêtre, de me casser le nez. Ses yeux étaient si sombres. Il ne savait plus ce qu’il faisait, c’est sûr. Mais moi, j’étais là, avec ma frayeur, mes ecchymoses, ma tension grimpée à vingt-et-un. Je pensais mourir. Ma mère n’a pas bougé ce jour-là. Seul mon frère cadet est intervenu, mais il a reçu une claque violente et s’est retrouvé dans sa chambre.

Moi, je me suis retrouvée, excommuniée par mon père, chez ma Grand-mère paternelle Christiane, ma seule confidente et amie depuis tant d’années. Elle a pansé les blessures de mon âme et soulagé mes ecchymoses.

J’ai pardonné à mon père depuis, parce que je l’aime. À ma mère aussi, pour son silence, parce que je l’aime aussi. Et puis, ils ont changé, ils ont évolué, ils ont pris conscience, pris du recul, avec le temps et les années.

Mais voilà, pour en revenir à quelques lignes plus haut, je suis enfant et j’écris sur ce fameux Dieu sans Nom. Il me fait peur. Je pense : “Peut-être me punira-t-il si je ne poursuis pas la mission de mon père ? Peut-être que jamais je ne pourrais vivre ma vie, puisque je dois donner ma vie et mon âme à l’oeuvre immense de cette résurgence d’un peuple. Mon père a bien dit que ce serait un crime envers lui de la part de ses enfants s’ils ne continuaient pas son oeuvre et ce projet d’envergure.”

“Peuple immense s’avance lentement”, comme dans une chanson du Père Duval. Ce peuple vivait de façon originelle sur cette Terre, d’après mon père. Cela se passait à l’origine des Temps. Il y avait la tribu des Véridiques, celle des Silencieux et celle des Accomplis. Ils mangeaient tous crus, ayant banni de leur alimentation toute cuisson par le feu et toute dénaturation quelconque. Ce peuple respectait la terre comme les Indiens d’Amérique le faisaient. Ils voyaient dans la nature mille divinités qu’ils honoraient et faisaient de chaque saison, de chaque solstice et équinoxe, des passages initiatiques à fêter en communauté.

Nous vivions ainsi et je dois dire que malgré la solitude, l’isolement, la sévérité paternelle et le fait de manger totalement cru, j’ai vécu des moments merveilleux dans la nature, en communion totale avec les éléments de l’eau, du feu... Lorsque nous allumions des feux de camp dans la nuit, sous les étoiles, lorsque nous chantions l’hymne au soleil à son coucher ou à son lever, quand nous fabriquions un igloo dans la neige immaculée, quand nous partions en montagne camper sous l’orage. Plus tard, nous nous évadions régulièrement en kayak et en canoë toute une journée sur un lac. Nous dressions un autel avec des pierres et nous disions des textes pour de nombreux dieux, honorant la nature et l’univers. Nous ne fêtions pas Noël, ni n’avions de cadeaux. Quand il le fallait, à certaines fêtes, nous faisions nous-mêmes nos dons, avec le travail de nos mains.

Mon père écrivait et couchait sur le papier des centaines de “souvenirs” de cette civilisation disparue, comme si une vague datant du déluge avait remué le plus profond de son âme. Il a ramené des milliers de pages d’Originel, de mythologies sans nombre datant de l’époque des Titans et même bien avant, selon sa croyance personnelle, bien avant aussi que Zeus n’occupe l’Olympe. D’ailleurs, ce dieu-là ne faisait pas partie de notre paysage spirituel. Il faisait partie des “dieux modernes” introduits plus tard, paraissant sans intérêt dans le monde antique retrouvé par mon père.

Nous étions six sur un bateau, sauvés des eaux d’un continent perdu, pour retrouver la vie d’un peuple d’antan, guidés par un père amoureux fou de la Terre, qu’il avait pris comme mère. Dans ce bateau, je manquais terriblement de liberté, comme si le monde paraissait inaccessible. Du coup, j’ai beaucoup lu, très tôt, dès l’âge de huit ans, dévorant les dizaines d’ouvrages de la bibliothèque familiale, de Rousseau à Maupassant, en passant par tout le reste imaginable.

Je comprends pourquoi en prison, on peut se sentir libre dans sa tête comme Diego, dans la chanson de Michel Berger. C’est parce que dans sa tête, on voyage, on explore le monde, la psychologie humaine, le labyrinthe de la vie. On ne se sent plus seul. C’est ainsi que l’écrivain, à travers ses écrits, tend une main solidaire au lecteur qui le lit. Quand on lit, on est deux au moins. Il y a celui qui a écrit et celui qui reçoit l’écrit. Et puis, ensuite, interviennent les témoignages, les personnages, toute la richesse du récit, qui nous emporte vers la multiplicité et le partage avec le reste du monde.

Tout travail de création est ainsi et c’est en cela que la création est fantastique, car à travers la chanson, la musique, la sculpture, le cinéma, la photo, la peinture, le dessin, la danse... la solidarité tend la main à celui qui est seul, triste, emprisonné, meurtri parfois, cabossé par la vie, déçu, désespéré, au bout du rouleau.

C’est pour cela que j’écris.

Chloé L.

 

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Voir le lien et l'article qui explique tout ce que Dylan a vécu :

http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,4285122,00...

 

Maltraitance - 

Enfant séquestré : la barbarie mise à nu :

 

• Un couple a été mis en examen et écroué jeudi à Millau pour avoir séquestré et maltraité son fils de 7 ans vraisemblablement pendant plusieurs années.

• Le petit garçon n'avait jamais été scolarisé et vivait dans une pièce noire sur un matelas imbibé d'urine.

 

 - le 06/03/2009 - 08h12

   

“Il s'appelle Dylan. Il a 7 ans. Et il a vécu un véritable calvaire. Il "était enfermé depuis plusieurs années dans une pièce qui ne comportait qu'un matelas imbibé d'urine avec un sommier, sans jouets ni meubles", a déclaré jeudi le procureur de la République de Millau, Patrick Desjardins. "Cette chambre ne pouvait être éclairée et verrouillée que de l'extérieur. Les volets étaient constamment fermés. Ce petit garçon vivait dans des conditions pires que dans une cellule de prison et ce depuis plusieurs années", a-t-il ajouté. "Le dénuement total de ce petit garçon a atteint un point extrêmement rare et grave", a-t-il estimé.

 

Le père et sa compagne ont été mis en examen jeudi après-midi pour "privations de soins par ascendant", "abandon moral ou matériel d'un mineur" et "non respect d'obligation scolaire". Le père, âgé de 42 ans et maçon de profession, est également poursuivi pour "violences habituelles sur mineur de  moins de 15 ans". Il a été écroué. La mère est quant à elle également mise en examen pour non-empêchement de ce délit. Son placement en détention provisoire est en cours d'examen. 

   

Signalement lors de la naissance d'un deuxième enfant :Quant à Dylan, il a été placé avec son petit frère dans une famille d'accueil et Dylan fait l'objet d'examens médicaux complémentaires. Les services sociaux avaient commencé à s'intéresser à ce couple, un homme de 42 ans et une femme de 35 ans, lors de la naissance de leur deuxième petit garçon en août 2008. Un signalement avait été effectué auprès de la juge pour enfants de Rodez. Des investigations et le refus des parents de se rendre aux convocations ont conduit les policiers à intervenir au domicile du couple au centre de Millau. Ceux-ci ont découvert un "enfant très affaibli physiquement, manifestement intelligent mais sans aucune éducation", selon le procureur de la République.

   

Le petit garçon, déclaré à la naissance, n'avait jamais été scolarisé. L'enquête pour maltraitances évidentes liées à des négligences et déficiences éducatives se poursuit pour déterminer d'éventuelles violences physiques pour lesquelles "de fortes suspicions existent". 

 

Les voisins sous le choc :Rue Ladoux, les voisins ont appris l'arrestation avec stupeur et exprimaient  leur incompréhension. "C'est un enfant qu'on apercevait de temps en temps. Il ne tenait pas en  place, plutôt turbulent, mais rien ne laissait penser qu'il était maltraité. Pas  de traces évidentes de coups en tout cas", a déclaré leur voisin, Charles. "C'était un petit hyperactif. Parfois, je l'entendais crier surtout l'été  quand ses parents dînaient dehors, mais de là imaginer un tel drame...", a  raconté une autre voisine souhaitant garder l'anonymat.

 

Encore sous le choc, consterné, le voisin qui habite juste au-dessus du couple soupçonné d'avoir séquestré Dylan n'a jamais rien entendu de suspect ni soupçonné des maltraitances de la part de gens qu'il décrit comme "pas très sociables". Pas de cris, pas d'appel au secours de la part de l'enfant qu'il connaissait "de vue", assure cet homme de 30 ans. "On ne le voyait pas souvent. Le peu de fois que je l'ai vu, il avait l'air hyperactif", dit-il, précisant l'avoir aperçu "cet été une ou deux fois", dans le jardin derrière la maison, une demeure ancienne de deux étages, à cinq minutes du centre-ville. Ses parents "disaient qu'il était suivi par un centre social, qu'il suivait des cours par correspondance", ajoute-il.”

(Texte de LCI)

 

05/03/2009

Mon propos ce soir sur la "violence" des enfants, sur le travail des instituteurs, sur l'impact du deuil, des adultes, de leurs comportements, de leur exemple... sur les enfants.

Bonsoir à tous et toutes,

 

thumb_bebe~1.jpgLundi matin, j’ai écouté avec bonheur le témoignage d’une institutrice en maternelle, Tina, sur RMC. Elle témoignait sur les enfants dits “difficiles” et répondait à la question : “Êtes-vous d’accord pour le dépistage précoce de la violence chez les jeunes enfants ?”... Elle a répondu : “Mais on le fait déjà dans les écoles. On dépiste les comportements débordants des enfants dont on s’occupe et, en travaillant avec les parents, on arrive à aider l’enfant. Il est vrai que si les parents baissent les bras et délaissent l’éducation et l’accompagnement de leur enfant, c’est perdu, on n’y arrive pas... Mais vous vous rendez compte, ce serait stigmatiser un enfant que de le mettre dans un fichier pour un acte violent, pour un comportement inquiétant à une époque de sa vie. Cela le suivrait partout, durant toute sa existence. Non, il faut aider l’enfant qui a des problèmes de comportement. Il a besoin qu’on l’aide, qu’on l’écoute. C’est essentiel.”thumb_bebe~9.jpg


Un enfant qui est violent peut l’être, à mon sens, à cause d’un deuil, à cause d’un traumatisme, à cause d’un manque (manque de sa mère ou de son père qui travaille trop ou est absent), pas assez de calins, d’attentions, trop de négligence, ou alors un manque total de limites... qui l’insécurise aussi. Un enfant peut être violent parcequ’il a vu un film, des images qu’il ne devait pas voir, même pornographiques, anodines pour certains mais graves pour de jeunes enfants, perturbés par la mise en scène de la sexualité d’adultes. Certains parents laissent leurs enfants visionner de tels films avec eux ; j’en ai eu le témoignage et la confirmation, sans savoir qui sont ces personnes, mais elles existent et je ne pense pas qu’elles se vantent de cela !!! Je suis horrifiée de savoir que de tels parents agissent ainsi et font plus graves encore.thumb_cee2c671.jpg

thumb_swimming-ba45bies-8.jpgBrigitte Lahaie disait très justement dans son émission d’aujourd’hui sur RMC, à propos du divorce et de la séparation des parents, que être adulte, c’est savoir protéger ses enfants et faire passer leur intégrité et leur équilibre avant de satisfaire nos envies et nos désirs. Je pense que dans le cadre d’un divorce, si l’un des parents se sert de l’enfant comme objet de chantage et de monnaie d’échange dans la relation à son ex-conjoint, le petit aura bien du mal à grandir en paix, sans violence : cette violence peut être rentrée, telle une colère de volcan souterraine qui explose un jour brutalement soit par une violence qui s’exprime par des mots, de l’agressivité, un mal-être général. Deux parents qui se séparent doivent le faire intelligemment pour leurs enfants et se comporter en adultes, c’est-à-dire dans la paix, la communication et une organisation à l’écoute des enfants et de leur rythme. Un père qui dit et avoue humblement qu’il ne peut assumer la garde de son fils mais qu’il sera toujours là pour lui et qu’il le prendra régulièrement à des moments bien définis et réguliers... ce père est un point d’équilibre pour un enfant, un point d’ancrage, de rassurance pour l’enfant. Un jeune homme a témoigné dans l’émission en disant que le divorce de ses parents s’était passé merveilleusement car il avait libéré son père et sa mère, et qu’ils ont réussi à aimer leur fils chacun, sans conflit entre eux et en total accord, pour le bien de leur enfant. C’est bien cela être adulte.thumb_bebe3.jpg

À propos du deuil d’un enfant et de ses conséquences, je peux témoigner pour mon fils. Mon fils avait trois ans quand son papa est décédé, l’année passée. Cela a provoqué beaucoup de tristesse et puis de la colère en lui, qui s’est transformée en agressivité, en coups sortant de lui et qui se portaient sur moi. Après il me disait : “Maman, c’est parce que Papa est parti.”.. ou bien : “Je suis en colère pour mon Papa.”

Ce n’est pas facile de voir son enfant lever la main sur vous, si petit, prendre ses petits poings et vous frapper au visage, comme si les vivants étaient coupables de rester, comme si la colère pouvait traverser les corps physiques pour parler aux morts, coupables d’être partis.

thumb_1187463400.jpgJ’ai toujours réagi par la douceur, l’écoute, la fermeté aussi de lui dire que frapper sa mère est interdit. Lui proposer un coussin pour frapper dessus, sortir cette colère.

Je l’ai beaucoup entouré, écouté, rassuré. Parfois j’ai mis des mots sur des émotions que je ressentais de lui, sur son deuil, sur cette colère qui ne se disait plus mais qui était là.

Il a eu aussi une période où il voulait quelque chose et puis son contraire tout de suite après, puis il revenait ensuite à son premier choix, avec une contradiction dans son comportement très inquiétante.

L’homéopathie l’a beaucoup aidé dans tous ces passages. Pour ce comportement dont je viens de parler, un remède s'est révélé miraculeux : "Staphysagria" en 9 ch trois fois par jour, trois granules, durant plusieurs jours. Ce remède convient aussi pour la colère rentrée. Pour la perte d’appétit, l'agressivité, les crises de colère, le remède "Lypocodium" en 15 ch (3 granules deux fois par jour durant plusieurs jours) a été très efficace. Vous pouvez aller voir un médecin homéopathe pour vous faire aider pour vos enfants et vous-même. Il y a aussi des livres très bien sur comment soigner ses enfants et les aider en homéopathie, sans forcément courir chez les médecins. Ceci est d'ailleurs recommandé aujourd'hui par la Sécurité Sociale, qui apprécie de nos jours que nous nous prenions en main. L'homéopathie n'est pas très chère et chacun pourrait s'autonomiser en s'intéressant de plus près à cette médecine douce et peu coûteuse.


thumb_swimming-ba45bies-8.jpgPour en revenir au deuil vécu par un enfant : quand j’ai perdu ma fille Océana il y a douze ans, mon neveu, qui avait à peu près le même âge qu’elle, a beaucoup souffert du départ de ma fille. Il avait trois ans et demi et ce deuil brutal l’a mis en face de cette réalité de la mort, absence inéluctable qui peut ébranler le psychisme d’un enfant. À l’époque, des adultes lui ont dit que ma fille était sous la terre dans une boîte et qu’elle n’existait plus.... Plus rien que le néant. Comment voulez-vous qu’un enfant vive avec ces mots ? De mon côté, je lui ai parlé du papillon, lui disant que la mort, c’est une nouvelle vie qui commence, que l’âme quitte son enveloppe et prend son envol pour d’autres chemins... et surtout que l’amour se poursuit, que notre amour est infini, éternel, ne meurt pas, lui. Que ma fille vivait dans notre coeur, qu’elle était partie mais que, nous, nous poursuivions notre route en la gardant dans nos pensées bien vivante.thumb_normal_bibi.jpg

Au début de la semaine, un petit garçon a été accusé d’avoir poignardé sa soeur... Chacun sur les ondes a parlé de la violence chez les enfants, de cette société, des jeux vidéo, de la télévision... En fait, ce n’était pas lui qui avait frappé, c’était sa mère. Une mère dépassée par sa propre vie, ses responsabilités... Le trou noir.

Combien d’enfants voient leurs parents dépassés, perdus, sans espoir, sans le goût de la vie, sans réactions.... Combien payent dans leur comportement celui des parents ? Combien prennent sur eux les croix de leurs ascendants...
Combien servent d’éponge aux larmes de leur mère, de leur père ?

thumb_329421558[1].jpgJe pense à ces fillettes qui ne voient plus leur père car leur mère a décidé de partir à mille kilomètres du domicile conjugal.

Je pense à cette petite fille emmenée par sa mère aux États-Unis. Je pense à son père qui a fait une dépression de ne plus la voir. Depuis, il a refait sa vie et a refondé une famille.

Je pense à cette mère qui a laissé ses quatre enfants pour vivre le grand amour. La plus âgée avait treize ans. Elle s’est occupée de ses frères et soeurs. Ils ont vu leur père se tordre de chagrin au plus profond du coeur.

Où sont les adultes ?thumb_Bebe_.jpg

Réveillez-vous, les enfants ont besoin de vous pour devenir d’autres adultes responsables et harmonieux.

Secouez-vous, les enfants de ce monde ont besoin de votre écoute, de votre parole, de votre regard, de votre force intérieure, de votre courage, de votre énergie pour avancer et se battre dans un monde qui demande des forces nouvelles et battantes.

Chloé LAROCHE

03/03/2009

Quatre pères expulsés la semaine dernière, d'autres très menacés. Ne laissons pas faire. Enrayer la casse des familles, urgence absolue ! Un père, encore un à libérer, une famille à sauver !

 

Monsieur le Préfet, libérez Alexandre MRKTICHYAN !

Donnez lui des papiers, ainsi qu'à sa femme et sa mère !

 

IS051-100.jpgVos services ont arrêté Alexandre MKRTICHYAN le lundi 23 Février à Meyzieu et l'ont mis en rétention.

 

Nina, 4 ans et Nicolas, 2 ans, tous les deux nés en France, tremblent de devoir bientôt vivre sans leur père... Et la grand-mère, pour qui Alexandre est le seul rescapé des hommes de sa vie (deux fils et un mari morts) ne dort plus de savoir qu'il va peut-être être renvoyé vers le pays où tous les autres ont été tués...pe0061046.jpg

 

Né en Géorgie, mais d'origine arménienne, Alexandre est arrivé en France en 2003 suite à des persécutions en Géorgie (agressions, racket, assassinat de son frère devant chez eux). Il a été rejoint par sa mère et sa femme en 2004. Tous les trois ont demandé l'asile qui leur a été refusé, malgré les trois morts de la famille liés à la situation en Géorgie (un frère d'Alexandre mort dans la guerre abkhaze, son père mort des suites de blessures en rapatriant le corps de son premier fils, un second frère mort assassiné devant chez eux).  

 

bxp156146.jpgNina est en maternelle à l'école René CASSIN à Meyzieu.

 

Alexandre est malade. Plusieurs certificats médicaux attestent que les persécutions subies l'ont profondément marqué et qu'il ne peut pas être renvoyé dans son pays pour raison médicale.

 

En Géorgie... : un frère enrôlé de force et décédé durant la guerre, un frère assassiné, un père décédé de suite de blessures, des troubles liés à toutes ces violences, une situation de minorité discriminée, un réel risque pour sa vie...

En France : sa femme, deux enfants nés ici, sa mère, cinq ans de vie, la perspective de se reconstruire après cette vie difficile...bxp63900.jpg

 

DEW1002.jpgOui, la vie de cette famille est en France, auprès de nous!

Non, on ne peut pas envisager de renvoyer cet homme dans son pays où il est en danger, en laissant ici sa femme, sa mère et ses deux enfants !

 

Pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article18229

 

 

 

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3 mars 2009_____________ (appel du Réseau d'Éducation sans Frontières) 

 

Enrayer la casse des familles, urgence absolue !

Un père, encore un à libérer, une famille à sauver !

 

 "Malade, persécuté dans le pays qu’on dit le sien (la Géorgie), Alexandre MKRTICHYAN (prononciation Mekertichian) est menacé d’expulsion. Il a été arrêté lundi 23 Février et mis en rétention à Lyon.

1788032.jpgIl est le papa de Nina, 4 ans, scolarisée en maternelle, à l'école René Cassin de Meyzieu (69), et de Nicolas, 2 ans. Les deux enfants sont nés en France.

 

Né en Géorgie, Alexandre est d'origine arménienne. Il est arrivé en France en 2003 suite à des persécutions (agressions, racket, assassinat de son frère devant chez eux).

Sa mère Tatiana, et sa femme Irma (d'origine mixte russe et géorgienne) l'ont rejoint en 2004.

 

La famille a durement été touchée en Géorgie : un frère d'Alexandre est mort dans les combats de la guerre en Abkhazie, son père a été blessé en allant chercher le corps qui n'avait pas été rapatrié par l'armée géorgienne et est décédé jeune des suites de ces blessures, l'autre frère d'Alexandre a été assassiné devant chez eux. Dans ces trois cas, leur appartenance à la minorité arménienne a pesé (enrôlement militaire de force, discrimination dans le rapatriement des corps...).

 

Arrivé en France, la famille demande l'asile. Les demandes d’asile ont été rejetées. En novembre 2008, la CNDA a produit une ordonnance rejetant le recours… sans même donner la possibilité à Alexandre MKRTICHYAN de s'expliquer, sans permettre à la défense de faire des observations (cette pratique a été sanctionnée par le Conseil d’Etat en Janvier 2009).

 

En outre, Alexandre, Irma et Tatiana présentent tous des troubles liés aux persécutions qu'ils ont connus dans leur pays, et ces troubles sont particulièrement forts pour Alexandre, très éprouvé par ce qu'il a vécu. Plusieurs médecins confirment par des certificats médicaux qu'Alexandre nécessite des soins continus de longue durée, et que ces soins ne peuvent pas être administrés dans son pays, où sont localisés les causes de ces troubles.

Un titre de séjour pour raison de santé a été déposé en mars 2008. La préfecture rejette cette  demande, et prend une OQTF le 23 Décembre 2008.

 

Alors que Alexandre est en rétention, le docteur Luminet, médecin inspecteur de la santé publique, écrit le 26 février 2009 :

« - des soins doivent être poursuivis pendant 12 mois

- Mr ne peut avoir accès dans son pays d’origine à un traitement approprié,

- Mr ne peut voyager sans risques vers son pays d’origine,

- si le traitement médicamenteux est disponible éventuellement dans le pays il ne présente pour autant qu’un volet du traitement et ne peut traiter la cause de la pathologie qui demande un suivi spécialisé hors de son pays. »

 

Alors que ce certificat médical aurait dû permettre à Alexandre de sortir de rétention, le Tribunal Administratif de Lyon confirme, vendredi 27 février, l’OQTF et le pays de renvoi.bxp198474.jpg

 

La vie de cette famille est en France, auprès de nous !

On ne peut pas envisager de renvoyer dans son pays, cet homme où il est en danger, en laissant ici sa femme, sa mère et ses deux enfants !

 

Il faut obtenir la libération et la régularisation de Alexandre MKRTICHYAN, écrivez à la préfecture et au ministère pour demander sa libération immédiate, et des papiers pour la famille !!"

 

mél + fax préfet : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr  ,

04 78 60 49 38

 

mél + fax secrétaire général : rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr ,

04 72 61 49 38

 

mél + fax directeur de cabinet : michel.tournaire@rhone.pref.gouv.fr ,

04 78 60 15 46

 

mél + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr ,

04 72 61 62 41

 

mél + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr ou sylvia.legris@rhone.pref.gouv.fr ,

04 72 61 62 52

 

Ministre de l’Immigration :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr 

fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

 

Pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article18229

 

 

 

 

01/03/2009

"ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!" Je défends Ammar AMEDJAR : ce père marocain menacé d'expulsion par le Gouvernement français.

"ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!
VISIBLEMENT NOUS N'AVONS PAS TOUS LA MEME NOTION DE CE QU'EST LA VIOLENCE."____________________________carte_photos_maroc_amour_006_petite.gif

 

images-3.jpegBonsoir à tous et toutes,

Dernièrement, j'ai parlé de Ammar AMEDJAR : ce père marocain menacé d'expulsion par le Gouvernement français, dans mon article du 21 février titré "Je prends partie pour ces cinq histoires vraies, ordinaires et tragiques, de pères, de mères aussi, qu'on expulse. De familles qu'on démembre et d'enfants qu'on martyrise en les rendant quasi-orphelins."

Aujourd'hui, Ammar AMEDJAR a refusé d'embarquer... mais après ?images-4.jpeg

Je pense à sa femme, à ses enfants aussi : Maria et Amina.

Je suis horrifiée par cette situation scandaleuse, par laquelle on empêche un homme et une femme de vivre ensemble tranquillement avec leur deux enfants. On empêche ce père de vivre avec sa famille.

Voici le texte relatant l'histoire de cette famille écrit aujourd'hui sur le site du Réseau RESF, que je choisis ci-dessous de partager avec vous.

moton43.jpgVous pourrez lire en final la lettre poignante de l'épouse de Ammar : Rahma AMEDJAR.images-2.jpeg

S'il vous plaît, soyez nombreux à signer la pétition pour ce papa, pour ses deux filles qui pleurent leur père, pour Rahma, qui a le droit humain de vivre avec l'homme qu'elle aime.

Vous trouverez le lien pour la pétition en fin d'article, après la lettre de Rahma. Vous pourrez la retrouver aussi sur le site du Réseau d'Éducation sans Frontières : http://www.educationsansfrontieres.org

Sincèrement vôtre,

Chloé LAROCHE

 

moton50.jpg_______________"Un sans-papier calomnié et bientôt expulsé ?"

 

MISE À JOUR : Dimanche 1ER MARS 2009 : 12h10

"Richard Moyon, un des membres de RESF, vient d'être interpellé. Il est au poste de police 2F de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Il informait les passagers du vol Paris-Casablanca de 12h55 des conditions de l'expulsion de Ammar Amedjar : celui-ci serait entravé, menotté, bâillonné. Libération a entendu l'interpellation de ce responsable de Réseau Education sans frontières via le téléphone portable de l'intéressé.

Richard Moyon a été arrêté en vue d'une «vérification d'identité», en compagnie d'un autre membre de RESF. C'est la première fois, selon RESF, que la police répond ainsi à une information des passagers.

Les documents dont était porteur les deux membres de RESF ont été confisqués. En échange, si l'on peut dire, la police leur a donné un texte, retraçant les différentes peines de prison et amende encourues en cas d'outrage, d'entrave à la circulation d'un aéronef et autres délits.

Richard Moyon vient de refuser de signer un procès-verbal, lui reprochant une «destruction de tracts» (sic).

A 13h, les deux membres de RESF ont été libérés. Ils seront convoqués au tribunal de police pour «distribution de tracts dans un lieu public», selon le PV (corrigé) qui leur a été remis et qu'ils ont refusé de signer.

Voici un rappel des faits, concernant Ammar Amedjar :mini_meknes.jpg

Ammar Amedjar va probablement être victime d’une tentative d’expulsion dans les tout prochaines heures, après avoir fait les frais d'un campagne de dénigrement et de calomnies de la part de fonctionnaires.

Il a 27 ans, il est marocain, mari d’une jeune femme de nationalité marocaine elle aussi mais qui réside en France depuis l'âge d'un an et qui est titulaire d'une carte de résident (10 ans).

Ils se sont mariés en 2005 au Maroc. Après le mariage, elle rentre chez elle, en France, où vit toute sa famille, afin de faire une demande de regroupement familial. Déchirée, entre la France où est sa vie depuis toujours et le Maroc où se trouve son mari, elle fait des aller-retour. Des enfants naissent, Maria puis Amina.

En mars 2008, lassé d'attendre un regroupement familial qui ne vient jamais, Ammar entre en France avec un visa de trois mois ; lorsque celui-ci expire, il décide de rester près de sa femme et de sa première fille, la seconde devant naître peu après.

En juin 2008, à quelques jours de la naissance d’Amina, la police l'interpelle à son domicile, le place en garde à vue puis en rétention à Rennes. Conduit à l'aéroport, il refuse d’embarquer. Il est remis en garde à vue et passe en comparution immédiate à Rennes. Il est libéré mais condamné à un mois de prison pour refus d'embarquement.

Il retourne chez lui ; quelques jours après des policiers se présentent à son domicile en lui demandant de les suivre « pour des formalités administratives à la préfecture ». Il se retrouve à nouveau en garde à vue. L'après midi même, il est monté dans l'avion. Craignant une nouvelle condamnation, il embarque pour Casablanca.mini_essaouira.jpg

Après 2 mois loin de sa femme et de ses enfants, il décide en septembre de revenir clandestinement en France.

Et voilà que le 6 février, à la veille des vacances scolaires (un hasard, sans doute !), il est arrêté, à moins de 100 m de l'école où il vient à pied, comme chaque matin, déposer sa fille. Il est emprisonné à la maison d'arrêt d'Angers pour purger sa peine.

Le 28 février à l’aube, il est extrait de prison pour être conduit au centre de rétention du Mesnil-Amelot en attendant l’expulsion.

Mais, dans cette affaire comme dans d’autres, le fait de priver une femme de son compagnon et deux enfants de leur père s’accompagne d’une honteuse campagne de dénigrement et de calomnies. Il est plus confortable d’expulser quelqu’un qu’on a au préalable sali… Certains hauts fonctionnaires ne s’en privent pas, ça leur soulage la conscience.

Le préfet d’Angers et les membres du cabinet du ministre Besson l’ont fait avec ardeur, prenant l’air entendu, citant complaisamment un rapport de police, procédant par sous-entendus, insinuant, se fondant sur des ragots démentis… Toute une vilaine entreprise de démolition maîtrisée. On reste pantois devant ces procédés : ces très hauts fonctionnaires, polytechniciens, énarques, préfets qui se veulent l’élite font leur miel des trous de serrure.

Sur la prétendue violence d’Ammar, Rahma s’est expliquée, longuement et directement auprès du préfet et du directeur-adjoint du cabinet du ministre. L’un comme l’autre savent qu’elle dit la vérité mais, en service commandé, ils ne peuvent pas le reconnaître et répètent en boucle leurs pauvres ragots. On les plaint. Rahma s’explique à nouveau dans la lettre ci-dessous. La dignité qu’elle y manifeste contraste avec la bassesse des procédés qui lui sont opposés.

mini_casa.jpgAjoutons que s’il y avait eu délit, c’était à la justice de sanctionner. Ce n’est pas à l’administration de décider d’une peine arbitraire et disproportionnée (le bannissement) pour un délit qui n’existe pas. En outre si tous les maris contre qui une main courante a été déposée avaient été expulsés, on en connait qui ne seraient pas là où ils sont… Vous voulez des noms ? Selon que vous serez puissant ou misérable…

Il en va de même pour la sordide affaire d’allocation de parent isolé que Rahma a continué de percevoir alors qu’Ammar était revenu… Que voulait-on qu’elle fasse ? Qu’elle signale à l’administration le retour clandestin de son mari expulsé quelques mois auparavant et condamné à de la prison pour refus d’embarquer ? Si Rahma a commis une faute, qu’on la poursuive en justice ! Pourquoi s’acharner sur son mari et ses enfants ?

Ne concernerait-elle que le sort d’Ammar Amedjar et de ses enfants, cette affaire serait insupportable. Elle est l’emblème de la politique de démagogie anti-immigrés conduite sous l’égide de M. Sarkozy. Ammar Amedjar a une épouse qui est française de langue, de culture et pourrait l’être de papiers si elle s’en était souciée, le couple a un logement, deux enfants dont une scolarisée, Ammar a une promesse d’embauche. Mais il va être expulsé (aux frais du contribuable !) pour que l’électorat de Le Pen reste acquis à Sarkozy lors des prochaines élections européennes ! 

Mais cette histoire inquiète aussi par ce qu’elle dit des dérives de la haute administration amenée pour satisfaire aux exigences du régime à clabauder dans le cloaque de la calomnie pour justifier servilement une décision que chacun des fonctionnaires qui ont rencontré Rahma sait illégitime. Dans Grandeur et servitude du service de l’Etat, certains ont surtout retenu la servilité."

• Katia Beudin, Richard Moyon •


carte_photos_maroc_amour_003_petite.gifDECLARATION DE RAHMA AMEDJAR :


"JE SUIS L'EPOUSE DE AMMAR AMEDJAR. MON MARI A VECU LA PRISON, AUJOURD'HUI C'EST LA RETENTION.
MAIS CE N'EST PAS ASSEZ POUR UN HOMME QUI REFUSE D'ABANDONNER SA FAMILLE, IL EST MENACE DE RECONDUITE A LA FRONTIERE.
IL EST ACCUSE DE VIOLENCE, UN PRETEXTE TROP FACILE MAIS IDEAL AUX YEUX DES AUTORITES DANS LE BUT DE DENIGRER, DE RABAISSER ET D'HUMILIER MON MARI ET MA FAMILLE MAIS ENCORE DE CREDIBILISER DES ACTES DEPLORABLES ET INADMISSIBLES. 
PIRE, AFIN DE S'ACCORDER LE DROIT DE BRISER A VOLONTE UNE FAMILLE ! 


ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!images-4.jpeg
VISIBLEMENT NOUS N'AVONS PAS TOUS LA MEME NOTION DE CE QU'EST LA VIOLENCE.


MON MARI EST SANS-PAPIERS MAIS PAS SANS SENTIMENTS, CELA NE FAIT PAS DE LUI UN SOUSHOMME ET ENCORE MOINS UN CRIMINEL.
IL SERAIT VIOLENT MAIS CA N'A PAS EMPECHE LE JUGE PUIS LE PREFET (QUI SOI-DISANT CHERCHENT A ME PROTEGER) DE ME CONSEILLER D'ALLER REJOINDRE ET VIVRE AU MAROC AVEC MON MARI. CETTE PRETENDUE VIOLENCE N'INTERESSERAIT-ELLE PLUS PERSONNE HORS DU TERRITOIRE FRANCAIS ??


MON MARI EST VICTIME D'UNE POLITIQUE D'AFFLIGEANCE ET DE DIFFAMATION !!!


LA VIOLENCE C'EST A 4 PERSONNES QU'ELLE EST FAITE, C'EST A MARIA, AMINA A AMMAR ET A MOI. NOUS CHERCHONS TOUT LES quatre PROTECTION CONTRE CETTE VIOLENCE-CI.
ON NE PEUT PAS EN VOULOIR A UN MARI QUI NE CHERCHE QU'A ASSUMER SES RESPONSABILITES DE PERE, QUI VEUT VIVRE ET PROTEGER SA FAMILLE. 


IL A, DEPUIS SON ARRIVEE EN SEPTEMBRE 2008 VECU DANS LA CRAINTE D'UNE NOUVELLE SEPARATION AVEC NOUS. 
IL ME DISAIT SANS CESSE : " CE N'EST MA SITUATION DE SANS-PAPIER ET DE MANQUE DE LIBERTE QUI ME CHAGRINE LE PLUS MAIS MA PEUR D'ETRE ARRACHE A VOUS UNE NOUVELLE FOIS, JE NE POURRAI PAS SUPPORTER "


moton50.jpgAUJOURD'HUI, LE MINISTERE ME REPROCHE DE NE PAS AVOIR DECLARE A LA CAF VIVRE A MON MARI. COMMENT POURRAIT-JE FAIRE UNE TELLE DECLARATION A DES SERVICES QUI ME DEMANDERAIENT L'IDENTITE DE MON MARI ALORS QUE MA SEULE CRAINTE ETAIT DE PERDRE UNE NOUVELLE FOIS CE DERNIER ? ON NE PEUT PAS M'EN VOULOIR D'AVOIR CHERCHE A PROTEGER LE PERE DE MES ENFANTS. N'IMPORTE QUI EN FERAIT AUTANT. MAIS SI J'AI BIEN COMPRIS LA PROTECTION SELON LES AUTORITES, C'EST ARRACHER UN HOMME A SA FAMILLE ET METTRE EN PERIL TOUT SES MEMBRES.


QUI PEUT ADHERER A DE TELLES IDEES ???"


RAHMA AMEDJAR

__________________________  PÉTITION : 

SIGNEZ MASSIVEMENT ET RAPIDEMENT pour Ammar AMEDJAR.

Les petites MARIA ET AMINA ne doivent pas perdre une nouvelle fois leur papa !
 
Pour que le droit de vivre en famille soit respecté ... Parce qu’un homme qui refuse d’être séparé de sa famille n’est pas un criminel ...

 

Les petites listes de Chloé... Liste des choses les plus horribles de ma vie et liste de celles qui m'aident à tenir et à vivre.

Bonsoir à tous et toutes,ange-1149927682-t.jpg

images-1.jpegTous les matins, je conduis pour mon travail une adolescente autiste à son IME. Tous les matins, avant d'arriver à son domicile, j'écoute Bourdin and Co sur RMC dans mon taxi-vsl.  Et quand je la fais monter dans mon véhicule, cette jeune fille coupe immédiatement RMC pour mettre MFM et quelques dizaines de minutes plus tard, je me régale en écoutant "les petites listes de Karine".

Alors, j'ai choisi de vous faire aujourd'hui deux listes de ma vie.

images-9.jpegLa première liste est celle des choses les plus horribles de ma vie... juste pour dire qu'on peut aller de l'avant même en portant des croix :

1- Le jour horrible où j'ai appris, alors que j'étais enfant, de la bouche de mon père qu'il avait tué mon chien, un fox-terrier.images-10.jpeg

 

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2- Le jour terrible où j'ai pris dans mes bras le corps de ma fille morte, que je l'ai habillée et peignée pour la dernière fois.

3- Le jour monstrueux où ils ont fermé son cercueil et que je l'ai vue pour la dernière fois, ma fille Océana, avant de voir son cercueil descendre dans la tombe.images-15.jpeg7-picture3.jpg

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anges1-t.jpg

 

images-13.jpeg4- Le jour où, étant encore enfant, mon professeur de violon m'a retenue contre lui et a enfoncé sa langue dans ma bouche, me retenant contre mon gré, et que j'ai eu le désespoir ensuite de me jeter sous une voiture... chose que je n'ai pas faite, heureusement.ange-1157045465-t.jpg

5- Le jour où j'ai failli me noyer, prise au piège sous mon kayak retourné, alors que mon père m'avait envoyée à douze ans descendre seule les flots de l'Allier.

images-14.jpeg6- Le jour où un homme que j'aimais a pris sans me demander et sans ménagement un lieu qui ne lui était pas ouvert, un lieu jamais visité, et qui a tiré de ma gorge un hurlement à cause de la souffrance physique causée.

7- Le jour où le père de ma fille a tout cassé dans le domicile, faisant des trous dans les murs avec ses poings, et qu'en pleine nuit, alors qu'Océana n'avait que deux mois, j'ai dû fuir avec elle, terrorisée.images-1.jpeg

images-8.jpeg8- Le jour où cet homme, deux ans plus tard... alors que nous étions séparés, est entré chez moi en furie, sous l'effet d'un mélange de médicaments et d'alcool, et a mis ses mains autour de mon cou pour m'étrangler, sans se rappeler qu'il allait tuer la mère de son enfant.

Un ange m'a sauvée ce jour-là, un homme qui est entré par la porte restée entrouverte, me sauvant  la vie. 

9- Le jour où une bande de voyous m'a agressée à Caluire en tant que taxi et où j'ai reçu un pétard explosant en pleine figure, après d'autres projectiles lancés sur le véhicule.ange-1150893347-t.jpg

10- Le jour où...

images-7.jpegOui, il y a eu d'autres jours mais je n'en parlerais pas. L'important est que je sois là pour vous écrire que l'important n'est pas les listes qu'on fait, mais ce qu'on fait de ce qu'on liste, comment on vit de l'accumulation d'épreuves, comment on se sort de tempêtes multiples, de cette avalanche d'épines et de croix... 

Je crois pour ma part que ce n'est qu'en faisant la liste de ce qui nous aide à tenir.

images-5.jpegPour ma part, ce qui m'aide, c'est :

1- Avoir assez d'amour au fond de soi pour que cet amour soit plus grand que la rancune, le ressentiment, la vengeance, la haine.

2- Avoir conscience que donner de soi, c'est donner une plus belle part au monde, lui donner de son coeur, de son temps, de son idéal.7-picture2.jpg

3- Avoir à l'idée que d'autres sur terre vivent la même chose que moi et que certains vivent dix fois, mille fois pire.

images-16.jpeg4- Penser que ceux qui sont morts et que je pleure attendent de moi que je poursuive ma route au maximum de mes possibilités car eux ne sont plus là pour le faire. Ils sont comme les anges qui aimeraient parfois avoir un corps pour ressentir la générosité et le don de l'âme dans la matière.

5- Regarder le soleil, la terre, le ciel, les fleurs... et me dire qu'eux sont toujours là, quoi qu'il se passe.images-3.jpeg

6- Fermer les yeux et réconcilier dans mon coeur mes larmes et mes joies. Sentir le pardon venir noyer mon coeur, de la part de celui qui m'a fait souffrir. Ressentir ce qui met un baume sur mes souffrances et le rendre tangible, par l'écoute et la parole.

7- Accorder mon violon aux sons de mon âme et donner de l'énergie par ma musique et mes mots écrits ici, sur ce blog.

8- Garder l'espoir que petit à petit tous mes projets et mes rêves se réalisent, et ils se réalisent vraiment : naissance de mon fils, les deux adoptions au Bénin et en Roumanie, mon travail, mes livres, mon violon, mon tour du monde...

images-6.jpeg9- Toujours garder l'énergie de pouvoir recommencer, sans jamais baisser les bras, et si on les baisse, c'est pour mieux remonter.

10- Écouter son chemin intérieur, ses émotions, et les regarder comme une palette de peintre, afin de créer la plus belle peinture, celle de sa propre vie.7-picture6.jpg

 

_Merci de m'avoir lue jusqu'au bout.

Si j'ai pu écrire cette page ce soir, c'est grâce au film "Le code a changé". Merci à la réalisatrice de ce film profond et sensible, très fin, Danièle Thompson. 

(2 heures 20 du matin)

À très bientôt !

images-2.jpegChloé LAROCHE

 

 

 

 
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