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21/04/2009

Rand était une jeune fille irakienne de 17 ans. Elle a été tuée dans un "crime d'honneur" par son père, pour être tombée en amour de Paul, soldat britannique.

 

 Pour RAND, assassinée par son père le 16 mars 2008

dans un "crime d'honneur"________________    

 

(voici Rand à droite, belle jeune fille de 17 ans)randOBS2704_228x259-1.jpg

 

 

u19211118.jpgRand, morte par amour

écrasée, foulée aux pieds, 

ceux de son géniteur

père monstrueux, ignoble


Rand mise au monde

et tuée pour avoir parlé

échangé, flirté, rêvé

avec un jeune homme


k0136037.jpgRand, tu étais la Virginie

de Paul, soldat britannique

l’ennemi en Irak

et ton père, sous couvert

de sauver “l’honneur”

a pris ta vie, aidé de tes frères

ton corps, jeté et couvert 

du crachat de tes oncles


L22-306138.jpgRand, la terre est si belle

et parfois si mauvaise

quand le coeur des hommes 

prend la couleur du diable

et que leur haine recouvre 

l’amour si rayonnant, si pur

de cette pureté des étoiles

qui meurent sans un motk0142028.jpg

 

Rand, je veux dire les mots

crier que tu n’es hélas pas seule

à avoir subi ce sort cruel

des filles sont tuées aussi

parce qu’elles ont été violées

alors tuées par leurs proches

pour laver l’honneur

d’une famille “blessée”

 

k0366550.jpgRand, que jamais plus

les crimes d’honneur

n’arrivent sur cette Terre

que jamais plus tes dix-sept ans

ne soient coupés de la terre

que jamais plus de pères

de frères et de cousins

ne tuent pour “laver”k0141553.jpg

 

devant les mères en pleurs

devant ces femmes qui ont donné la vie

devant ta mère qui a honte pour la Terre.

 

k0139394.jpgRand, repose en paix.

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

_______________________________Article relatant les faits, ci-après :

 

IRAK, le 12 mai 2008.

 

Source : Extraits ci-dessous de l’article de Afif Sarhan et Caroline Davies pour The Observer via Dhimmi Watch.

Traduction par Bivouac-ID.

 

« Si j’avais su ce que ma fille allait devenir,

je l’aurais tuée au moment même où sa mère a accouché d’elle ».

 

“Abdel-Qader Ali n’a qu’un seul regret : celui de ne pas avoir tué sa fille dès sa naissance. « Si j’avais su ce qu’elle allait devenir, je l’aurais tuée au moment même où sa mère a accouché d’elle » a-t-il déclaré sans la moindre trace de remords.

Deux semaines après que The Observer eut révélé la choquante histoire de Rand Abdel-Qader, âgée de 17 ans et tuée car elle avait le béguin pour un soldat britannique à Bassorah au sud de l’Irak, son père reste provocant. Assis dans le jardin de sa maison bien entretenue du district d’Al-Fursi de la ville, il demeure un homme libre, bien qu’ayant piétiné, étouffé et mortellement poignardé sa fille.

Abdel-Qader, fonctionnaire de 46 ans, fut d’abord arrêté, puis relâché après deux heures. Etonnamment, raconte-t-il, la police l’a félicité pour ce qu’il avait fait. « Ce sont des hommes, et ils savent ce qu’est l’honneur » a-t-il dit.

Rand, qui étudiait l’anglais à l’université de Bassorah, fut considérée comme ayant causé le déshonneur de sa famille après qu’elle se fut entichée d’un soldat britannique de 22 ans connu seulement sous le nom de Paul.

Elle est morte vierge, selon sa meilleure amie Zeinab. Et de fait, sa ‘relation’ avec Paul, qui commença alors qu’elle travaillait en tant que bénévole auprès de familles déplacées et que lui faisait la distribution d’eau, semble s’être limitée à des conversations à l’impromptu sur une période de moins de quatre mois. Mais la jeune et impressionnable Rand en était tombée amoureuse, et confia ses sentiments et rêveries à son amie Zeinab âgée de 19 ans.

Ce fut son premier béguin, et ce fut son dernier. Elle est morte le 16 mars après que son père eut découvert qu’elle avait été vue en public parlant à Paul, qui symbolisait l’ennemi, l’envahisseur et le chrétien. Alors qu’horrifiée, Leila Hussein, sa mère, appela les deux frères de Rand, Hassan 23 ans et Haydar 21 ans, afin qu’ils retiennent leur père Abdel-Qader tandis qu’il étranglait sa fille en écrasant sa gorge de son pied, ils participèrent à l’assassinat. Son corps recouvert d’un linceul fut alors jeté dans une tombe de fortune sans autre cérémonie, tandis que ses oncles crachèrent dessus de mépris.

« La mort était bien le moins qu’elle méritait » déclara Abdel-Qader. « Je n’ai pas de regret. J’avais le soutien de tous mes amis qui sont des pères, comme moi, et qui savent que ce qu’elle a fait est inacceptable pour tout musulman qui honore sa religion » ajouta-t-il.

« Je n’ai plus de fille maintenant, et je préfère dire que je n’en ai jamais eue. Cette fille m’a humiliée devant ma famille et mes amis. En parlant avec un soldat étranger, elle a perdu ce qu’une femme a de plus précieux. Les occidentaux s’en offusqueront peut-être, mais nos filles ne sont pas comme leurs filles qui couchent à droite et à gauche et sont parfois même enceintes sans être mariées. Nos filles doivent respecter la religion, la famille et leurs corps . »

« Je n’ai désormais plus que deux garçons. Cette fille fut une erreur dans ma vie. Je sais que Dieu me bénit pour ce que j’ai fait » déclara-t-il, la voix gonflée de fierté. « Mes fils sont de mon côté, ils se sont comportés en hommes en m’aidant à mettre fin à la vie de quelqu’un qui avait couvert nos vies de déshonneur ».

Abdel-Qader, un chiite, déclara qu’il avait été relâché par la police, car « tout le monde sait bien que parfois on ne peut pas ne pas commettre un crime d’honneur ». Froidement, il ajouta : « Les policiers étaient de mon côté durant tout le temps que je suis resté là-bas, et m’ont félicité pour ce que j’ai fait.»

Des sources indiquent que Abdel-Qader qui travaillait dans les services de santé s’est vu demandé de cesser son activité en raison de la mauvaise publicité. Il continue cependant de toucher son salaire.

Et selon un haut fonctionnaire de l’administration de Bassorah, il aurait touché une aide financière de la part d’un homme politique local afin de lui permettre de ‘disparaître’ en Jordanie quelques semaines, ‘le temps qu’on oublie l’affaire’, pratique habituelle dans la trentaine de crimes d’ ‘honneur’ qui ont été recensés depuis janvier.

Ce genre de choses est semble-t-il monnaie courante à Bassorah, que des milices contrôlent partiellement, surtout les districts de banlieue où vit Abdel-Qader.

Tandis que les forces gouvernementales et britanniques contrôlent le centre, on peut voir en banlieue des miliciens partout dans les rues ou aux points de contrôle qu’ils ont érigés. Ils ont également imposé des codes comportementaux très stricts aux gens de la banlieue, y compris les vêtements qu’il est permis de porter et les pratiques religieuses à observer. On rapporte que des hommes y ont eu une main coupée pour avoir volé, et que des femmes y ont été tuées pour s’être prostituées.

L’homosexualité est punie de mort, une condamnation qu’Abdel-Qader approuve avec enthousiasme. « J’ai prévenu mes deux fils. Ils finiront comme Rand s’ils se souillent dans une relation homosexuelle. Ces crimes méritent la peine de mort, la mort au nom de Dieu » déclara-t-il.”


 

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