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29/04/2009

Inquiète pour une famille russe-arménienne de deux enfants, dont un bébé, arrachée par la police à leur domicile de Gray pour être emmenés. Ils ne répondent plus et risquent de se retrouver en camp de rétention pour étrangers, en vue d'une expulsion.

images-1.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Aujourd'hui, un bébé de quatre mois a été arraché à son domicile avec ses parents et son frère de neuf ans, à six heures du matin.

Cela s'est passé à Gray, en Haute-Saône. Le papa est arménien et la maman russe.

Ils risquent d'être expulsés de notre pays.

On est sans nouvelles d'eux. images.jpeg

Emmenés par la police dans un véhicule.

En cette période, les choses s'accélérent. 

Plusieurs familles emmenées ainsi...

Ce soir, je pense à ce bébé, à son frère de neuf ans qui va perdre tous ses amis, son école.

Il est bon élève. À l'école de Gray. Il s'appelle Alexandre.

images-3.jpegJe pense à Maria et Sergey et leur souhaite de tenir, de garder courage.

Je pense aux larmes de cette famille, à la France no welcome.

Je pense que c'est moche. Moche veut dire "laid".

La laideur de l'âme, le déshonneur de l'humanité.

Comparer cette famille à des criminels, et les emmener

comme on fait à six heures le matin.

Emmener un bébé terrorisé de sentir cette tensionimages-5.jpeg

la police, les menottes, les cris, la précipitation

sans les couches, les biberons, la vie de tous les jours.

Que faire d'autre qu'écrire ? 

Si, j'ai téléphoné à la préfecture.

J'écris, j'envoie des mails (voir consignes ci-dessous).

Soyons nombreux à écrire pour cette famille.

 

Chloé LAROCHE

 

images-2.jpeg++++++++++++++    Je vous transmets ces informations reçues en urgence aujourd'hui du RÉSEAU D'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES :


"Un bébé de 4 mois en rétention !

La commission nationale de déontologie et de la sécurité (CNDS) publie son rapport et écrit :

« Par ailleurs, la Commission recommande d’inclure dans le CESEDA l’interdiction absolue de placement de mineurs dans un local de rétention administrative, compte tenu des exigences limitées de la réglementation à l’égard de ce type de structures et de leur inadaptation à l’accueil des enfants. »
http://www.cnds.fr/rapports/ra_pdf/Etude_Mineurs.pdf .

Monsieur BAKHSHIYAN est Arménien, son épouse est Russe, leur bébé aura quatre mois le 2 mai, et Alexandre, l'aîné, a 9 ans. Mercredi matin, 28 avril 2009, à 6 h du matin, Maria, la maman, son bébé, son fils très bon élève à l'école de Gray (Haute Saône) et le papa Sergey Bakshiyan ont été arrêtés chez eux. A midi, ils arrivaient à Nîmes.
On laisse imaginer à nos lecteurs la brutalité qu’a subie cette famille. Cueillie avant l’aube, les enfants arrachés au sommeil par l’intrusion de la police, immédiatement placés dans un véhicule et hop départ pour Nîmes, à l’autre bout de la France. Le bébé a-t-il eu droit à un biberon, à des couches ? Rien ne nous le dit.
Alors que leur avocat, Me Colle, a déposé un recours devant la cour d'Appel à Nancy, ils sont traités comme des criminels dangereux qu’il faut absolument mettre hors d’état de nuire.

Les policiers, le préfet, le ministre ne doivent pas avoir lu la recommandation de la CNDS.

Ou bien la politique du chiffre, la culture du résultat, la poursuite de la chasse aux familles, aux jeunes scolarisés, aux travailleurs sans papiers justifie l’enfermement d’un bébé de quatre mois et de sa famille !

D’un côté des mots, des recommandations et de l’autre la sinistre réalité.

A nous de protester vigoureusement pour que les recommandations de déontologie deviennent des actes au lieu de rester lettre morte."

Faxer, écrivez, mailer à la préfecture de Haute Saône pour dire votre indignation :

prefecture@haute-saone.pref. gouv.fr

Téléphone : ===== 03 84 77 70 01

Campagne de mails de protestation à adresser à la Préfecture de Haute-Saône :
une seule adresse disponible : prefecture@haute- saone.pref. gouv.fr


Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturellaura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr


Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...
FAUGERE ,
GOSSET-GRAINVILLE ,
KLARSFELD ,
LEVY 
MITROFANOFF 

Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT 
LOUVRIER 
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

"A diffuser largement :

La politique de Mr Besson, de la casse des familles, de la violence faite à des enfants bat son plein pendant les vacances scolaires, avec le moins de témoins possible. Après une famille à Vesoul il y a quelques jours, après une famille à Luxeuil, ce matin c'est à Gray. 
Maria, la maman, son bébé, son fils très bon élève à l'école de Gray et le papa Sergey ont "disparu", leur portable ne répond plus.
Nous étions avec eux hier soir jusqu'à plus de 23h, nous leur avions dit de garder confiance, Me Colle leur avocat a déposé un recours devant la cour d'Appel à Nancy, et nous avions projeté de nous rendre en Préfecture d'ici quelques jours afin de trouver une solution humaine à leur situation. 
Mais la chasse aux familles bat son plein, après la famille Aouchev en 2008 à Gray, expulsée par avion spécial le 19 mai depuis Dole Tavaux, les ministres passent mais le nouveau ministre doit montrer qu'il a été bien choisi par ses pairs. Nous allons envoyer les dessins de Sasha Bakshiyan, le garçon, à Monsieur le président de la République et à son épouse très médiatique. 
Il est des matins pluvieux où même vomir ne sert à rien ! 
Il est des jours où on aime le cinéma comme Welcome! 

Nous vous invitons à demander à la préfecture où est passé le bébé et de protester contre ces méthodes honteuses !"

A diffuser largement sans modifier. Merci.

Commentaires

Rien d'autre que ça dans la presse aujourd'hui :

BESANÇON - Un bébé en rétention à Nîmes
(il y a 16 min)
LEXPRESS.fr

"Un bébé de quatre mois a été placé en centre de rétention administrative à Nîmes en compagnie de ses parents, des ressortissants russo-azerbaïdjanais, et de son frère de 9 ans, ont indiqué mercredi le Réseau Education sans frontières (RESF) et la préfecture de Haute-Saône. Lire la suite l'article

La famille Bakhshiyan, dont le père Serguey est Azerbaïdjanais et la mère, Maria, est Russe, a été interpellée mercredi vers 06H00 à leur domicile de Gray (Haute-Saône) avant d'être transportée au centre de rétention de Nîmes, ont précisé les mêmes sources.

RESF s'inquiète de "la brutalité qu'a subie cette famille" avec un bébé de quatre mois, "cueillie avant l'aube, les enfants arrachés au sommeil par l'intrusion de la police". Celle-ci, "d'après de nombreux témoins", aurait "percé les serrures" de l'appartement.

La Commission nationale du droit d'asile saisie

La famille a été conduite "au centre de Nîmes parce qu'il est parfaitement équipé pour accueillir les familles et notamment des enfants en bas âge, vu qu'il dispose d'une nurserie", a indiqué Christophe Jean, directeur du cabinet du préfet de Haute-Saône.

La préfecture de Haute-Saône a rappelé que Serguey et Maria Bakhshiyan étaient arrivés dans le département en novembre 2005 et avaient "été déboutés à plusieurs reprises de leurs demandes d'asile et de leurs recours au tribunal administratif".

L'association a indiqué que la famille avait fait appel de la décision du tribunal administratif de Besançon, alors que la préfecture soutient que "la Cour administrative d'appel de Nancy n'avait pas reçu d'appel et que même si c'était le cas, l'appel n'est pas suspensif".

"RESF a saisi la Commission nationale du droit d'asile, car normalement on ne met pas les mineurs dans un local de détention administrative", affirme Patrice Muzard, responsable RESF à Gray, ajoutant que la famille était très bien intégrée et que leur fils de 9 ans, très bon élève, avait gagné par deux fois le concours des Dicos d'or."

Écrit par : Chloé Laroche | 30/04/2009

Voici des nouvelles reçues du Réseau d'Éducation Sans Frontières :

"NÎMES : LE BEBE DE 4 MOIS MAINTENU EN PRISON".

"Jeudi 30 avril, le Juge des libertés de Nîmes décide la libération de la famille BAKHSHIYAN, le père, la mère et deux enfants, 9 ans et un bébé de 4 mois. Ouf ! pourrait-on se dire, la justice fait son travail avec humanité.
Mais le gouvernement, particulièrement ses ministres de la Chasse à l’Enfant et de la « justice » ne renoncent pas à enfermer les bébés, ni à expulser. Le Procureur, magistrat soumis à l’autorité du ministre, fait appel de cette décision. Arsen, 4 mois, son frère et ses parents restent enfermés dans la prison pour étrangers, dans un lieu que le ministre a jugé parfaitement adapté dans ses déclarations publiques ! Que n’y envoie-t-il ses enfants ou ses petits enfants !
Monsieur Bakhshiyan est arménien, né en Azerbaïdjan, il s’est marié en Russie avec une Russe, Alexandre est né en Russie, Arsen est né en France. Faut-il renvoyer l'homme en Arménie, ou en Azerbaïdjan, la femme en Russie avec Alexandre, et Arsen doit-il être coupé en deux ?
Monsieur Besson vante partout son action, il en est à se vanter aussi de traquer les bébés ! Est-ce cela la lutte contre les passeurs ? Va-t-il mettre en garde à vue tous les « aidants» qui réclament la libération de cette famille et sa régularisation ?
Sans compter que le droit n’est pas vraiment de son côté. Dans une affaire précédente d'enfermement d’un bébé en CRA, libération par le juge, appel du procureur sur demande de la préfecture, la cour d’appel avait libéré la famille en argumentant longuement. Mais le gouvernement et le ministère s’assoient sur la jurisprudence, sur les recommandations de la CNDS, sur les conventions internationales quand elles gênent la chasse aux sans papiers, enfants compris. Voir les documents en annexe.
Cela étant, on a cru quelques heures ce matin (1er mai) que les choses évoluaient : la famille a été extraite de sa prison et conduite à l’hôpital. On a cru à une décision humanitaire, ce n’était qu’une précaution destinée à se couvrir en cas de pépin : on apprend à l’instant (1er mai 13h30) que les Bakhshiyan, parents et enfants, sont ramenés en prison administrative. Ils y resteront jusqu’au lundi 4 mai, date à laquelle la cour d’appel statuera sur leur libération ou leur maintien.
A en juger par ses déclarations justifiant l’arrestation de la famille Bakhshiyan, Monsieur Besson, le ministre qui emprisonne les bébés, doit être très satisfait."

Contact RESF : Patrice Muzard 06 84 17 87 78

Préfecture de Haute Saône : prefecture@haute-saone.pref.gouv.fr
Tel 03 84 89 18 00‎ Fax 03 84 89 18 18‎


RENNES : TROIS ENFANTS (DEUX JUMEAUX DE 14 ANS ET UNE FILLETTE DE 8 ANS) EN CRA___________

"Depuis le 23 avril, deux femmes sont retenues au Centre de rétention de St Jacques avec leurs enfants: deux jumeaux de 14 ans et une fillette de 8 ans. Une de ces femmes est malade, ainsi que la jumelle. Tous sont très traumatisés par les épreuves subies.
La préfecture d'Angers a refusé de leur laisser déposer une demande d'asile et les a mises en rétention pour les renvoyer en Pologne, pays par lequel elles sont entrées en Europe.
Elles ont fui le Daghestan où elles vivaient avec leurs maris tchétchènes soupçonnés d'être liés aux terroristes wahhabistes. Elles ont été arrêtées, interrogées et violemment battues par la police. A leur retour, elles ont subi des violences de la part de leurs maris pour n'avoir pas caché des armes et des documents wahhabistes.
Elles se sont enfuies en Pologne avec leurs enfants. Mais parquées dans un camp de réfugiés, elles n'ont pu y déposer une demande d'asile. En outre, elles y ont été menacées de graves représailles par des wahhabistes qui y font régner la peur. Elles ont quitté la Pologne pour demander l'asile en France. Le préfet de Maine et Loire veut les y renvoyer, première étape vers une probable expulsion vers la Tchétchénie (5% seulement des demandes d’asile de Tchétchènes acceptées en Pologne).
Tous vont très mal. Les enfants sont mutiques et ne s’alimentent pas."
Contact RESF MRAP : Michèle Fougeron Delauney - 02 99 32 04 41

MONTROUGE : NOUFEL CHERCHE PAPA DESESPEREMENT__________

"L’histoire de Mohamed, Nadia et Noufel est l’illustration de la malfaisance du Ministère du Trou de serrure, celui qui épie la vie des couples et bousille celle des enfants.
Noufel Allouche a 11 ans, il est Français, comme sa maman. Mais son père, Mohamed, est Tunisien. Mohamed est venu en France en 2005 pour la retrouver. Ils se sont mariés en 2007. Une histoire presque banale, si ce n’était que Nadia est sourde et muette, qu’elle surmonte son handicap, travaille dans une maison de retraite et a été la première femme atteinte de ce double handicap à obtenir son permis de conduire.
Après son mariage avec Nadia, Mohamed obtient pendant plusieurs mois des titres de séjour … sans autorisation de travailler. C’est que l’administration est sourcilleuse et que n’obtient pas qui veut l’autorisation de se faire exploiter ici
Mais M. Besson veille. Se croyant investi de la mission de défendre l’ordre et la Vertu, il charge la police de vérifier que les mariages avec des étrangers sont de vrais mariages, que les couples sont de vrais couples, qu’ils font bien ce que, selon lui, il faut faire ensemble.
L’enquête concernant Nadia et Mohamed prouve qu’il y a bien vie commune : les documents fournis par le couple portent tous la même adresse… à l’exception de deux d’entre eux. C’est grave, ça mérite de détruire une famille, de placer un individu en prison et sûrement de l’expulser… Sauf que l’adresse « suspecte » est celle des parents de l’épouse qui, pour une raison ou une autre avait jugé plus pratique de se faire expédier tel ou tel courrier chez ses parents. A se demander ce qui est le mieux partagé au ministère de M. Besson, l’imbécilité, la malveillance ou l’incompétence. Les trois peut-être ?
Voilà Mohamed Allouche étiqueté suspect. Contrôlé le 15 avril au métro Chatillon-Montrouge, il reçoit un APRF et est placé en rétention à Palaiseau.
Nadia est désespérée, Noufel très perturbé (d’autant plus que, du fait du handicap de sa maman, il assure les traductions en langage des signes). Hier matin il a téléphoné à son père pour lui demander pourquoi il ne l’emmenait pas à l’école comme d’habitude."

Contact RESF : Muriel Roger 06 70 57 96 87

Préfecture des Hauts-de-Seine : Tel : 0 821 80 30 92 Fax : 01 40 97 21 19
Secret Gal Didier Montchamp didier.montchamp@hauts-de-seine.pref.gouv.fr
courier@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Ministère de la chasse à l’Enfant,
Fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr


Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
FAUGERE ,
KLARSFELD ,
LEVY
MITROFANOFF

Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT
LOUVRIER
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

Écrit par : Chloé Laroche | 05/05/2009

Communiqué RESF du 4 mai 2009 : La persécution des enfants continue.

"SES PROIES LUI AYANT ECHAPPE A NÎMES,
LE MINISTRE DE LA CHASSE A L’ENFANT S’ACHARNE A RENNES.
La cour d’appel du Juge des libertés et de la détention de Nîmes a donc décidé de libérer Arsen (4 mois depuis le 2 mai passé en détention), son frère de 8 ans et ses parents abusivement placés en prison administrative pour étrangers. Ils avaient été arrêtés à l’aube le 30 avril et transportés à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile sans être prévenus et sans avoir pu préparer leurs affaires a tranché le tribunal mais c’est le fait qu’un ministre, un responsable politique national, justifie et revendique peut-être comme un titre de gloire la maltraitance d’enfants, voire de nourrissons. Le travail que M. Besson demande aux policiers est indigne, on espère que leurs syndicats, défenseurs de leurs intérêts moraux (un policier est un être humain avant d’être un flic), le lui feront savoir.

Mise en échec à Nîmes, la chasse à l’enfant s’est poursuivie tout le week-end à Rennes où deux femmes Daghestanaises devaient être renvoyées en Pologne pour être ensuite réexpédiées en dans un pays où elles sont menacées par des fondamentalistes.

La police a multiplié les fausses informations pour tenter de kidnapper paisiblement les deux mères et leurs enfants, deux jumeaux de 14 ans et une fillette de 8 ans. Elle a ainsi d’abord annoncé que les familles seraient conduites à Roissy dimanche soir, puis soudain que le départ était avancé au samedi. Résultat une centaine de personnes, dont des élus, ont passé la nuit devant la prison pour étrangers. Rien ne s’est passé, sans que l’on sache si les policiers avaient renoncé à cause du monde ou s’il s’agissait d’une grosse ruse, façon police secrète. Hier dimanche, la police disait qu’ils seraient extraits vers 2 heures du matin pour être mis sur un vol à 9h35. Mais à 21h30, les policiers passaient à l’action, tentant d’embarquer les enfants dont on devine l’état et les deux femmes en pleurs mais très déterminées. Elles ont finalement réussi à refuser d’être extraites de leur cellule. Il a été un moment question qu’elles soient placées en garde à vue tandis que les enfants seraient confiés à l’ASE. La centaine de personnes qui, pour la seconde nuit consécutive, s’étaient massées devant le CRA les en ont peut-être dissuadés.

Selon les assurances qu’auraient donné des policiers au député PS Marcel Rogemont venu sur place, il n’y aurait pas de nouvelle tentative d’expulsion avant le prochain passage des deux femmes devant le JLD, le 8 mai. Mais on peut se demander ce que valent les engagements de la police dirigée par M. Besson…

En tout état de cause, même si les enfants et leurs mères devaient être libérés le 8 mai, ce qui n’est bien sûr pas acquis, il n’empêche qu’ils auraient fait 17 jours de prison pour la seule satisfaction du chasseur d’enfants.

Les arrestations, la rétention, les menaces, la terreur vécue par leurs parents, sont des dommages dont les enfants, quelque soit leur âge, garderont les séquelles à vie. Le ministre chasseur d’enfants en porte toute la responsabilité. Fait-il le calcul de consolider par cette brutalité les voix acquises à l’extrême droite ?"


Contact RESF Rennes : Carole Bohanne 06 63 27 89 03

Écrit par : Chloé Laroche | 15/05/2009

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