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06/06/2009

Plein jour sur le célibat des prêtres, hommes condamnés par l'Église à ne pas aimer quand le Christ ne parle que d'amour.

 

 

 

Bonsoir à tous et toutes,

images-1.jpegCela fait longtemps que je m'intéresse à ce problème du célibat des prêtres, non pas tant pour les prêtres que pour les femmes qui vivent dans l'ombre un amour culpabilisant. Parfois, ce sont aussi des enfants, les enfants de cette union non acceptée qui vivent ce lourd secret.images-8.jpeg

Je ne vis pas moi-même cette situation mais vous me connaissez maintenant. Je défends ceux et celles qui vivent l'injustice et qui sont opprimés par la bêtise de l'homme, le seul qui puisse empêcher un autre homme d'aimer.

Car empêcher un prêtre d'aimer une femme en plein jour et de se marier, puis d'avoir des enfants avec elle... Qui l'a décrété si ce n'est l'homme lui-même... au douzième  siècle seulement !!!

Jésus n'a jamais demandé cela, lui qui parlait d'amour et qui a même dit : "Aimez vous les uns les autres".

images-5.jpegIl s'arracherait les cheveux s'il voyait ce que provoque la frustration chez certains prêtres. Car devant l'interdit manifeste de toucher une femme, ces derniers s'en prennent parfois à des enfants. D'où le nombre incalculable d'affaires de prêtres pédophiles aux États-Unis, en Allemagne, en Suisse, en France et partout dans le monde. Certains se suicident. Des affaires sont volontairement étouffées et parfois même on a vu l'évêque demander aux victimes de donner leur pardon au fauteur.

Les prêtres sont des hommes et ils ont droit à l'amour, comme chacun ici bas. Pourquoi seraient-ils privés de tendresse, de présence féminine, d'amour physique, d'avoir des enfants, de fonder une famille. Un jour, un homme catholique, père de bonne famille, m'a répondu ceci : "Chloé, un prêtre ne doit pas avoir de femme pour accorder tout son temps à l'Église, aux autres, aux paroissiens, à sa mission."images-10.jpeg

Les pères qui travaillent passent du temps dans leur profession. Cela ne les empêche pas d'avoir une compagne et des enfants. Certains pères travaillent de nuit, d'autres ne rentrent pas de la semaine et sont présents le week-end, d'autres encore peuvent ressortir en urgence de chez eux, appelés par leur métier (personnels du Samu, médecins, policiers, gendarmes, etc). Alors quelle est cette hypocrisie qui menotte les prêtres au point de les rendre soumis à une loi arbitraire ?!!

Avez-vous pensé à ce bébé qui naît d'une union cachée entre un prêtre et sa compagne, la femme qu'il aime en secret ?

images.jpegCe bébé portera à vie le sceau du secret, le sceau du silence, le lourd héritage des pleurs de sa mère, aimée dans le secret, peut-être jusqu'à la fin de ses jours... pour que son bien-aimé ne soit pas jeté du métier qu'il aime : prêtre.

Voilà, c'était mon plaidoyer ce soir contre le célibat des prêtres.

À très bientôt.

 

Chloé LAROCHE

 

PS : Vous trouverez ci-après quelques documents, dont une lettre de Léon Laclau , auteur du livre : "Pour l'amour d'une femme, privé d'Eglise". Vous pourrez lire aussi des documents de l'association PLEIN JOUR : Plein Jour est une Association d'aide aux femmes compagnes de prêtres et qui lutte avec d'autres contre cette règle inadaptée d'un célibat imposé. Vous trouverez en plus une pétition concernant ce sujet : "Demande d'ouverture d'un dialogue sur la question du célibat ecclésiastique. La question du célibat ecclésiastique concerne d'abord les catholiques qui ont à faire le ménage dans leur propre église ! Elle concerne aussi tous ceux qui défendent la cause des Droits de l'homme. Comment peut-on mettre comme condition à une fonction l'obligation du célibat ? C'est la question des droits de ces hommes et de ces femmes victimes d'une loi moyenâgeuse qui ne vaut pas mieux que les pratiques inhumaines qu'on reproche aujourd'hui à certaines sectes." 

 

Extrait du site

http://plein-jour.eu

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"Chaque année, quelque 250 prêtres démissionnent (une moyenne de ces 40 dernières années. Ndlr) . 
La moitié pour aller vivre au grand jour une liaison amoureuse jusque-là clandestine. 
L’Eglise catholique préfère rester extrêmement discrète sur cette question…

Mais combien sont-ils à vivre ensuite, à un moment ou un autre de leur sacerdoce, ce déchirement entre l’amour de Dieu et celui d’une femmeOu d’un homme ? 

L’Eglise catholique n’est guère prolixe sur le sujet, préférant fermer les yeux aussi longtemps que cette "double vie" ne s’étale pas au grand jour, ou ne fait pas scandale.

Pourtant, les rares chiffres qui circulent montrent que le phénomène n’est pas anodin. 

Rien qu’en France, quelque 10.000 prêtres auraient raccroché la soutane depuis Vatican II (1965), soit environ 250 par anLa majorité le fait pour se marier."

 

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CONTACT avec la Présidente de Plein Jour et son équipe :

Dominique VENTURINI, Le Cigalon, 8 rue du Serpolet, 84160 Lourmarin
Mail : venturinid@wanadoo.fr  /  Tél. 04 90 68 02 30

 

Contact avec le gestionnaire du Site : jean.combe34@gmail.com
Adresse du Blog : http://pleinjour.wordpress.com

Adresse du Site : http://plein-jour.eu

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Pétition - Demande d'ouverture d'un dialogue 

sur la question du célibat ecclésiastique

La question du célibat ecclésiastique concerne d'abord les catholiques qui ont à faire le ménage dans leur propre église !
Elle concerne aussi tous ceux qui défendent la cause des droits de l'homme
Comment peut-on mettre comme condition à une fonction l'obligation du célibat ?
C'est la question des droits de ces hommes et de ces femmes victimes d'une loi moyenâgeuse qui ne vaut pas mieux que les pratiques inhumaines qu'on reproche aujourd'hui à certaines sectes.

APPUYEZ NOTRE LUTTE 
 diffusez-la autour de vous.

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images-11.jpegPLEIN JOUR est issue de l’association CLAIRE-VOIE. En 1993, cette dernière, en contact avec de nombreuses femmes concernées par la règle du célibat obligatoire pour les prêtres, a demandé à la hiérarchie de l’Eglise catholique romaine de constituer avec elle une COMMISSION TRIPARTITE (responsables religieux, prêtres et femmes) aux fins d’examiner, entre toutes les parties impliquées, les problèmes multiformes engendrés par cette règle, et de leur rechercher des solutions, à la lumière des réalités,  et conformément aux principes de justice universellement admis. PLEIN JOUR s’associe à cette demande.

Rappelant que la règle du célibat ecclésiastique n’a pas été établie par le fondateur du christianisme (décret de 1139), elle souligne que les pressions exercées sur les prêtres et leurs compagnes, pour qu’ils se séparent ou demeurent dans la clandestinité, sont contraires à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (art. 16), et elle condamne, au même titre, les persécutions ou discriminations dont les prêtres mariés et leur famille peuvent faire l’objet.

En conséquence, et compte tenu du nombre et de la gravité des situations qu’elle rencontre, elle renouvelle cette année cette demande de dialogue pour que cette question qui concerne non pas uniquement les clercs, mais des milliers de femmes et d’enfants, - soit enfin abordée de manière équitable par l’Autorité Catholique Romaine.

Nous, soussignés, déclarons nous associer à cette demande.

Nom et adresse: ...................................................................................


Signature
 ..............................................................................................


(Vous pouvez d'ailleurs l'envoyer à certains responsables de votre église : prêtres ou évêques)

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images-6.jpeg_____LETTRE de LÉON et MARGA :

Voeux pour tous_________________

 

Léon Laclau, 

chemin de Boué

64800 Asson

 

) 05 59 71 46 03

Léon : leon.laclau@free.fr

Marga : mlamadon@hotmail.fr

 

Asson, le 28 janvier 2009.

 

"Chers amis,

 

Notre Sud Ouest panse ses plaies après le passage de la tempête ‘Klaus’. La région est triste à cause des victimes et des dégâts considérables mais elle est forte de cet extraordinaire élan de solidarité qui s’est exprimé alors que tous les moyens traditionnels de communication (téléphone, électricité, routes, chemins de fer) étaient coupés. Preuve que le langage du cœur peut dépasser bien des obstacles pour laisser place à l'entraide matérielle et au soutien moral.

 

Voici un an, je vous envoyais des nouvelles de notre "parcours de combattant". Déjà, à cette époque, nous avions rebondi, grâce au soutien de nos familles et de celui de tant d'amis, connus ou inconnus ; grâce aussi à l'emploi que j'avais obtenu au Conseil Général des Pyrénées Atlantiques. Marga est toujours infirmière dans un service Alzheimer.

 

En fin janvier, ce fut la parution de mon livre-témoignage : "Pour l'amour d'une femme, privé d'Eglise". J'ai reçu beaucoup de réactions positives avec des encouragements à militer pour que l'Eglise évolue dans son fonctionnement. Les responsables religieux sont restés bien évidemment muets.

 

Le dernier trimestre 2008 a été marqué par deux temps forts :

 

Tout d’abord, notre mariage, le 4 octobre, à la mairie de Vic en Bigorre : un moment chaleureux, vécu avec nos familles respectives venues du Pays Basque et des Pays Bas et nos amis de la Bigorre, du Béarn et de la Gironde. Ce fut pour nous un immense bonheur de prononcer publiquement ce "oui" que nous nous chuchotions au creux de l'oreille depuis tant d'années. Les médias s'étaient donnés rendez-vous ce jour-là dans cette jolie petite ville des Hautes Pyrénées. Elles étaient venues couvrir ce qui leur paraissait être l'aboutissement logique d'une belle histoire douloureuse mais aussi, couvrir une histoire qui interroge l'Eglise catholique. Je sais que les autorités religieuses ont été exaspérées par cette médiatisation alors que, dans la même période, elles se sont réjouies de la couverture exceptionnelle accordée à Benoît XVI lors de son voyage très "catholique et romain" sur les terres parisiennes et bigourdanes. Bien sûr, des journalistes présents m'ont posé la question de circonstance : "cela vous fait quoi de ne pas pouvoir vous marier religieusement ?" - Rien…, leur ai-je répondu. Car je sais que le regard de Dieu est bien plus large que les restrictions disciplinaires de l'Eglise. Nous croyons que Dieu est heureux de nous savoir heureux et qu'il nous couvre de sa bénédiction.

Puis, en novembre, ce fut notre déménagement et notre retour à Asson : terre de relations fortes et vraies tissées pendant mes dernières années de sacerdoce, terre de souffrances profondes occasionnées par la sanction de l'Eglise, mais aussi terre d'espoir pour une nouvelle insertion humaine et laïque dans ce Piémont pyrénéen que nous aimons tant. Nous participons déjà à diverses associations : ADMR (aide à la personne), Asson Animations (animation-village), Gais Montagnards (camps de jeunes, loisirs), don du sang. Nous nous sommes rapprochés de nos lieux de travail (25 et 20 kms au lieu de 50 et 40 kms).

  

Dans les courriers que nous avons reçus, vous êtes très nombreux à souhaiter que l'Eglise évolue dans son organisation et dans son rapport au monde.

"Notre évêque est très loin des gens; il écoute mais il vit dans une bulle dorée. On ne sent pas d'humanité chez lui. Je ne vois plus d'avenir dans cette Eglise hypocrite, loin des gens du peuple, inaccessible pour une grande majorité, très jugeante et qui est devenue une machine à exclusion. Pour moi qui suis catholique pratiquante, c’est révoltant. Une grande majorité silencieuse est de cet avis et a pris ses distances non pas vis à vis du spirituel mais de l'Eglise catholique."

Des expressions comme celle-là, des cris de révolte dénonçant l'hypocrisie dans l’Eglise, nous en avons reçus… par centaines. Sont dénoncés aussi, dans le clergé, les amours mal vécues, les jeux de séduction amoureuse, l'appétit du pouvoir ou de l'argent. Autant de dérapages, autant de manques à gagner pour l'annonce de l'Évangile.

 

L'Évangile garde toujours pour moi beaucoup de fraîcheur. C'est une parole qui nous fait vivre dans l'espérance et qui nous donne envie de participer à la vie du monde. Mais l'Eglise est en souffrance. Les "cadres" vieillissent et se durcissent. Les courants traditionalistes, portés par une idéologie quelque peu réactionnaire, tentent de déconnecter les chrétiens des questions posées par le monde d'aujourd'hui en leur proposant une spiritualité sécuritaire faite de sacré et de liturgie (en latin, si possible). Nous avons de sérieuses raisons de nous inquiéter et nous devons rester vigilants.

Je me suis investi dans l’Eglise avec beaucoup de cœur pendant presque 30 ans. Aujourd’hui, je n'ai pas de haine mais une grande déception. Le fonctionnement même de l’institution enferme beaucoup trop de prêtres dans l’hypocrisie, souvent contre leur gré. Je pense à H. et à F qui sont venus nous voir cet été. H. est prêtre, avec une importante responsabilité dans son diocèse. F. est sa compagne depuis plusieurs années. Son évêque, qui est au courant de la situation, lui a simplement dit : « Pas de vagues… ». Nous sommes ici dans le registre du « pas vu, pas pris » qui disqualifie ceux qui se réclament de l’Evangile, parole de vie et parole de vérité. Combien sont-ils à vivre ainsi, à la fois tiraillés entre leurs deux passions et conscients qu’ils imposent à leur compagne de rester dans l’ombre alors que, quand on aime, on aspire au grand soleil ?

 

Qu’y a-t-il lieu de faire ?

Il nous faut surtout continuer à garder la foi et à nous donner des moyens pour entretenir cette foi.

Il nous faut continuer à participer à une Eglise proche des gens, telle que Vatican II l’a souhaité.

Il nous faut résister à tous ces courants conservateurs qui abusent de notre générosité et qui étouffent la vraie flamme de l’Evangile.

Il nous faut aussi libérer la parole au sujet de ces situations de souffrances que vivent tant de prêtres et de compagnes de prêtres. Les responsables de l’Eglise font la sourde oreille sur la question. Nous devons nous faire entendre. Alors, si vous êtes vous-mêmes concernés ou si vous êtes témoins de telle ou telle situation, prenez un moment pour témoigner. Et si vous connaissez quelqu’un qui est concerné, proposez-lui de témoigner. La discrétion à tous les nivaux sera préservée. 

Vous pouvez nous écrire, comme vous pouvez prendre contact avec Dominique Venturini (Cigalon - rue du Serpolet - 84160 Lourmarin, venturinid@wanadoo.fr). Elle est responsable de l’association « Plein Jour », une association de soutien aux femmes qui sont désemparées face à l’amour impossible avec un prêtre et qui se battent pour l'abolition de la règle du célibat dans l'Eglise catholique romaine. 

http://plein-jour.eu

 

Après le « parcours du combattant », c’est le temps du « parcours du militant »…

Marga se joint à moi pour vous redire toute notre amitié.

Nous vous souhaitons beaucoup de petits bonheurs tout au long de cette nouvelle année."

 

Léon LACLAU

 

Lire le livre de Léon LACLAU"Pour l'amour d'une femme, privé d'Eglise".  

 

 

___________ Voir aussi ci-dessous  tous les commentaires écrits par les lecteurs...  débat et échanges très intéressants !!

(cliquer sur "Commentaires")

 

 

Commentaires

Chère Chloé,

Écrit par : Florence | 15/06/2009

Florence,

La suite de votre commentaire n'a pas été enregistrée. C'est dommage, j'aurais aimé vous lire. Peut-être reviendrez-vous...
Cordialement,

Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 16/06/2009

Chère Chloé,
je surfais sur la toile, me renseignant sur l'église orthodoxe...et de fil en aiguille (ou de clic en clic, moins poetiquement :) je suis tombé sur votre blog; enfin, sur ce "coup de gueule" concernant le célibat des prêtres.
Votre incompréhension du célibat est tout-à-fait ... compréhensible, humainement parlant. Mais je crois aussi qu'elle repose sur qq confusions qui guident votre jugement (que je crois par ailleurs bien intentionné) , et je voulais relever les détails (d'importance en réalité!) qui m'interpellent si vous le permettez :
A plusieurs reprises, vous parlez de la prêtrise comme d'un "métier", et même d'une "fonction". En réalité, il serait trompeur de réduire la prêtrise à une orientation professionnelle que l'on choisit par goût. Elle est surtout la réponse à un appel divin, et qui était inscrit dans le coeur de certains, connus de Dieu dès le ventre de leur mère. On ne peut parler des prêtres sans reconnaitre le caractère divin de leur vocation, qui se poursuit dans le don d'un pouvoir surnaturel qui leur est accordé (au moment du sacerdoce) pour célébrer les sacrements. Il y a là qq chose qui dépasse l'homme. C'est fou, oui, complètement fou. Bref, c'est une question de FOI. Donc il semblerait que la halde, les droits de l'homme et consorts ne seraient pas des instances valables pour juger des critères demandés par l'Eglise à ses prêtres. On ne parle pas de "conditions de travail", lais de chois de vie.

-Le celibat des prêtres est une recommandation disciplinaire qui date effectivement du 12e siècle... Cette pratique était déjà très répandue depuis le 4è siècle, l'idée d'une virginité consacrée à Dieu murissait depuis l'An 1er s. dans de nombreuses minorités chrétiennes ferventes. Par recommandation disciplinaire, il faut entendre que l'Eglise a fait le bilan des siècles passés et constaté qu'il était préférable qu'un prêtre soit célibataire pour ne pas avoir à choisir en terme de temps entre sa famille et les fidèles dont il a la charge, d'une part, et d'autre part, pour être tout à Dieu. Le prêtre donne ainsi l'exclusivité de son coeur à Dieu. Afin que l'Amour divin soit TOUT pour lui, et comble toutes ses attentes. Cet abandon total est source de grâces qui l'aident à mieux accomplir son ministère et à mieux laisser Dieu passer à travers toute son humanité. C'est un sacrifice ...pour un plus grand bien.

-Le sacrifice de la paternité charnelle...est possible pour mieux vivre une paternité spirituelle (qui est extremement forte et vraie, demandez à des pretres autour de vous!)

-"Aimez-vous les uns les autres" n'est absolument pas à comprendre comme l'institution du mariage comme ordre divin ! L'Amour marital n'est qu'UNE PARTIE de l'Amour. Ainsi, oui,"les prêtres sont des hommes et ils ont droit à l'Amour" et l'Eglise n'a jamais eu la betise de prétendre le contraire. Il y a de nombreuses autres forme d'amour à donner et à recevoir du prochain que le seul amour conjugal.

Écrit par : Florence | 16/06/2009

Enfin, lorsque vous parlez des femmes qui aiment des prêtres et vivent dans l'ombre, ou des enfants nés d'une union illégitime entre un prêtre t une femme et de la tristesse de l'amour caché dont il témoigne, il ne me semble pas qu'il faille en accuser l'Eglise, mais bien qu'il faille y voir la triste conséquence du comportement des prêtres qui n'auront pas eu la force de tenir leur promesse devant Dieu. J'ai de la peine pour eux, et je coirs qu'il faut prier pour que Dieu pallie leurs faiblesses. L'hypocrisie n'est en aucun cas la juste attitude, et vous insurger contre elle est une saine réaction. Le cas cité plus bas d'un évèque ayant répondu "pas de vagues..." est absolument scandaleux. L'Amour de la vérité et de la lumière aurait du l'inspirer autrement et le rôle de l'evêque dans un tel cas est d'exiger du prêtre qu'il fasse un choix entre sa vocation première et la femme avec qui il a des relations. "Dieu vomit les tièdes", et la réponse doit être exclusive.

Écrit par : Florence | 16/06/2009

Florence,
Par hasard, je viens de tomber sur votre, je devrais dire "vos" interventions sur le site de Chloé. Je constate qu'elles datent de 2009. Je ne sais où vous en êtes 4 ans plus tard.
C'est dommage ! en les lisant j'avais comme l'impression de quelqu'un qui récitait un catéchisme appris dans l'enfance mais dénué de la nécessaire réflexion adulte, celle qu'apporte une réflexion fondée sur la vie.
Je côtoie quantité de prêtres. Et je sais ce qu'ils disent lorsqu'ils parlent de leur soi-disante "vocation".
Je pense à l'un d'entre eux; son oncle lui a révélé un jour : "Tu avais réussi au certificat d'études et tu étais le seul. Alors ton père a dit : toi, tu seras curé. Tu es revenu après ta première année au séminaire, le petit séminaire. Tu as dit à ton père et à ta mère : je ne veux plus y revenir. Mais ton père a dit : Si tu y retournes, je t'offrirai un vélo. Alors tu y es reparti."
Je pourrai en citer bien d'autres. Mais dans les paroisses on développait ce thème que vous développez : "appel de Dieu, vie consacrée, réponse à un appel divin, et qui était inscrit dans le coeur de certains, connus de Dieu dès le ventre de leur mère…" A ces beaux discours, croyez-moi, je préfère les faits, simples ! Nous avons du chemin à faire pour retrouver la simplicité évangélique. Des apôtres mariés pour la plupart, dont Pierre. Ça devrait interroger ceux qui se veulent disciples, non ? Et nos frères anglicans, enfin libérés de la tutelle d'une théocratie romaine (qui n'a absolument rien d'évangélique), ont su libérer leurs prêtres de cette discipline inhumaine mais aussi donner aux femmes leur dignité en leur conférant des fonctions/Ministères auprès de leurs communautés.

Quand retrouverons des évêques enfin libres de décider en conscience ce qui convient à ces communautés qui leur confient la charge de la communion ?
Savez-vous ce qui a décidé la hiérarchie à décider en 1139 la règle disciplinaire qui voulait imposer le célibat ? c'est tout bêtement pour empêcher les prêtres de léguer des biens des paroisses à leur famille, à leurs enfants et ainsi garder et accroître les trésors d l'église. Motif inavouable, je vous l'accorde. Lisez des ouvrages un peu savants sur la question. Vous le trouverez. Quelques bonne émissions de télé ont permis à des spécialistes de l'exprimer. Voyez Lenoir, Odon Vallet…
Bonne route.
Balzac34

Écrit par : balzac34 | 12/08/2013

Oui, parce que cette consécration corps et âme du prêtre à Dieu est exigente, certains faillissent. Et cela engendre des situations douloureuses. Mais, parce que certains parents maltraitent leurs enfants, devrait-on retirer systématiquement aux parents la garde de leurs enfants, afin d'éviter toute dérive ? ?? Ce serait une grave erreur, qui amenerait infiniment plus de dérives encore. Le mariage des prêtres ne serait pas une solution aux qq dérives que son interdiction provoque, mais une triste résignation.
L'Eglise n'est pas sadique... et elle connait l'homme, croyez-moi. Ses faiblesses surtout, elle les connait si bien. Mais elle connait aussi la force de la foi et la grâce que Dieu accorde à ceux qu'il a appelé à la prêtrise.

Bon, je sais, c'est long !! :)
Pardon, pardon de vous infliger une si longue lecture...mais je voulais être claire avec vous car j'ai eu l'impression en lisant votre blog que cela en valait la peine.

Bonne continuation pour votre blog. Vous avez une "chouette plume" aurait dit mon responsable de khâgne!
Je prie pour vous...et prions pour nos prêtres soient de saints prêtres si vous le voulez bien !

Amitiés,

Florence

Écrit par : Florence | 16/06/2009

Il est regrettable de voir les confusions entretenues par le système d'ailleurs entre 2 situations très différentes : celui qui choisit d'être un moine le fait personnellement. Il choisit la pauvreté et le célibat, notamment. Les orthodoxes et les églises catholique orientales font de même. Le prêtre, lui, ne choisit pas un ETAT de VIE, mais une fonction dans l'église. Il est animateur de communauté. Ce n'est que en 1139 que la règle disciplinaire a été édictée par le 2éme Concile de Latran. Il faut connaitre dans quelles conditions. A l'époque, il n'y avait pas de socièté civile indépendante de la chrétienté.
Les règles du système féodal s'appliquaient aussi bien au clergé, haut et bas (car il y avait une énorme différence de vie et de condition entre les deux ! ). Or le système féodal est passé du rachat des charges et titres par chaque génération au seigneur supérieur (suzerain qu'il soit comte, Duc, Roi ou empereur) à un systéme HEREDITAIRE. L'église s'est trouvé coincée. Si les curés de base et les évêques transmettaient à leurs enfants les biens de leurs charges, on prenait le risque d'assister à un dépouillement complet des paroisses et des évêchés pour peu que les enfants décident de faire autre chose qu'une carrière ecclésiastique. (Se rappeler qu'à l'époque d'une part prêtres et évêques majoritairement avaient compagnes ou épouses et d'autre part que le clergé se rémunérait sur ces biens reçus des autorités civiles (roi, empereur, ducs...) par la dime imposée aux paysans). Le concile de Latran décidait donc une règle simple. Elle ne parle même pas de célibat, ni de vœu, mais elle déclare simplement: les mariages des prêtres sont invalides. point ! Pas de circonlocution ! Or il n'y avait pas 2 régistres comme aujourd'hui mais un seul, tenu par l'église. La séparation en 2 se fera lors de la révolution de 1789.
Il s'agit donc bien d'abord d'une règle très matérialiste concernant l'héritage. Poussée par les courants monastiques très puissants et très riches à cette époque, et dans le cadre du courant de la réforme grégorienne initiée par Grégoire VII (qui était un moine de Cluny et qui, avant d'être élu pape, avait passé 25 ans dans les couloirs des papes comme conseiller). Mais au 15éme siècle, Pierre Pierrard historien déclare que 50% des prêtres sont mariés et acceptés par le peuple (qui y voyait d'ailleurs une protection pour ses filles !)
Vous pouvez consulter le site http://plein.jour.free.fr ou j'ai trouvé cette dernière donnée.
merci de m'avoir lu jusqu'au bout.

Écrit par : canonge | 04/10/2009

Bonsoir,
Félicitations pour votre Blog.
Salutations.
Membre de "Plein Jour"

Écrit par : Angel | 09/12/2009

Merci Angel et courage à tous les membres de Plein Jour. Je souhaite à toute l'association un heureux Noël et d'heureuses fêtes. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 23/12/2009

Merçi à vous.
Meilleurs Voeux et beaucoup de bonheur..
Angeljuan

Écrit par : Angel | 24/12/2009

Mon coeur pleure quand je vois le calvaire que vous vivez. La position de Rome est obsolète. On peut très bien avoir un travail, une famille et assurer un ministère.
Vous êtes dans mes prières.

+ Serge
Eglise Catholique Libre.

Écrit par : + Serge Burglé | 25/12/2009

Voilà un billet bien confus.

Pensez-vous que marc dutroux n'était pas marié? Si, et pourtant, cela ne l'a pas empêché de violer des enfants.

Il n'y a donc AUCUN rapport entre célibat et pédophilie. aucun, j'insiste. En revanche, certains prêtres souffrent de la solitude. C'ets un fait.

Faut-il pour autant les autoriser à se marier? Ma foi, c'est un sujet, mais je ne vois pas en quoi il vous revient d'en décider pour eux, et d'en décider pour l'Eglise.

Si des hommes veulent se marier, qu'ils ne soient pas prêtres. le reste ne vous concerne pas : leur choix est volontaire et libre, que je sache. Et s'ils se lient malgré tout à des femmes, c'est au prix de la trahison de leur engagement.

A ce compte là, il est aussi injuste que votre mari ne puisse pas aimer uen autre femme. Il le peut très bien, mais s'il el fait, il violera son engagement envers vous.

Écrit par : le chafouin | 15/02/2010

J'ai lu votre appréciation sur mon article.... "confus" d'après vous.
Hé bien, ce n'est pas l'avis de tous mes lecteurs et de beaucoup de femmes et d'enfants de prêtres vivant dans l'ombre d'une institution qui oblige des hommes à choisir entre l'amour et Dieu. Celui-ci ne demande pas ce sacrifice à l'humain. Et ne mélangez pas Dutroux à ce sujet, s'il vous plaît. C'est déplacé et indécent.
Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 15/02/2010

Merçi à vous Serge BURGLE
Salutations

Écrit par : Angel | 15/02/2010

Bonjour Chloé, j'espère que vous allez bien.
Je pense à vous.
Respectueusement.

Écrit par : Angel | 15/02/2010

@Chloé

C'est vous qui mélangez les sujets : quel rapport entre le célibat des prêtres et la pédophilie? Aucun. Je ne fais donc que vous répondre fermement : c'est votre comparaison qui est non seulement "indécente", comme vous dites, mais totalement hors sujet.

Et je vous le répète : rien ni personne n'oblige quiconque à s'engager au célibat. L'Eglise ne force personne. Chacun s'engage en connaissance de cause.

Et votre référence aux propos du Christ sur l'amour est ridicule. C'est un peu comme si vous disiez que le christ n'aurait jamais obligé un homme ou une femme à n'aimer qu'une seule personne, pour justifier la polygamie.

Il ne s'agit pas d'mepêcher quelqu'un d'aimer, mais de l'aider à concentrer son amour sur le Christ.

Maintenant, je ne nie pas la souffrance de ceux qui ont fait un autre choix,. Mais leur souffrance résulte bien de la trahison de cet engagement.

Écrit par : le chafouin | 15/02/2010

Oui, j'ai écrit : "Car devant l'interdit manifeste de toucher une femme, ces derniers (certains prêtres) s'en prennent parfois à des enfants. D'où le nombre incalculable d'affaires de prêtres pédophiles aux États-Unis, en Allemagne, en Suisse, en France et partout dans le monde. Certains se suicident. Des affaires sont volontairement étouffées et parfois même on a vu l'évêque demander aux victimes de donner leur pardon au fauteur."
J'ai écrit : "certains se suicident"... Un prêtre au Ciel se reconnaîtra car il a touché des enfants et sa conscience ne l'a pas supporté. Car les prêtres sont des personnes très morales et droites, intègres et généreuses, sinon ils ne seraient pas prêtres. Mais quand on leur demande d'étouffer leurs désirs, normaux et humains... et qu'ils n'ont plus que la masturbation et que même celle-ci est considérée comme un péché.... hé bien, certains hommes prêtres peuvent basculer dans quelque chose qu'ils n'ont pas souhaité... et je les plains vraiment et je les comprends car ils sont victimes d'un système qu'ils ont voulu honorer jusqu'au bout, déchirés par un dilemne cornélien. Et puis ils y a ceux qui réfléchissent et se disent : "Je fais partie de ce système clérical mais voilà j'aime une femme. Dieu ne peut condamner l'amour ni mes enfants qui vont naître... et pourtant je ne veux pas renoncer à être prêtre."
Que répondez-vous à cela et qui êtes-vous vous-même, Monsieur le Chafouin, pour juger ces personnes ? Je suis dévoilée, je signe de mon nom et vous savez qui je suis. J'aimerais que vous jouiiez le jeu et que vous me disiez au moins qui vous êtes : un évêque, un prêtre, un fidèle, un croyant, le pape... ??? Je suis curieuse de savoir.... Merci de me répondre.

Écrit par : Chloé Laroche | 15/02/2010

Angel, je vous remercie de votre gentil mot. Aujourd'hui, c'est le jour où il y a 13 ans on a débranché ma fille Océana tombée dans le coma quelques heures avant, à cause d'une encéphalite foudroyante qui l'a emportée brutalement et a emporté une partie de moi au paradis. C'est dûr mais je remplis mes taches quotidiennes. Aujourd'hui, j'ai transporté un monsieur handicapé victime d'un accident de moto. Je l'emmène et le ramène de chez le kiné. IL a vu que j'étais triste mais j'étais là. Et il est toujours heureux de me voir. Et puis, ce soir, j'ai ramené chez elle une adolescente autiste qui ne parle pas. D'habitude, elle ne me regarde pas pour rentrer dans sa maison en sortant de la voiture... et ce soir, elle s'est retourné et m'a lancé un regard plein de compassion et d'amour venu d'autre part. Cela m'a touchée et puis aussi.... quelque chose d'étrange en ce jour d'amorversaire.... j'ouvre mon sac dans la journée et que vois-je sortir d'une poche : une petite médaille de la rue du Bac, de celles qu'on dit miraculeuses. Elle est sortie d'elle-même, je ne sais comment, et je me suis demandé d'où elle venait..... En fait, un ami me l'avait donnée il y a de longs mois et je l'avais placée dans un coin d'une poche de mon sac et jamais je ne l'ai revue. Juste ce jour où c'est comme si elle me faisait coucou. Et je l'ai mise sur moi. Avec une petite clé que je garde toujours. La clé de l'Esprit qui est mon ami, le Saint Esprit. Merci de vos pensées, Angel. J'espère aussi que vous allez bien. Avec mes pensées à tous les membres de Plein Jour.
Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 15/02/2010

Bonsoir Chloé,
je suis de tout coeur avec vous!!

n'est ce pas un beau signe aujord'hui?!! oui cela en est un!!
Votre petit ange gardien est bien là près de vous..

Félicitations pour votre courage et votre volonté.
Je pense à vous.
Angel

Écrit par : Angel | 15/02/2010

Rien ne peut se faire dans l'obscurité et le mensonge.

L'hypocrisie est difficile à accepter. Une grande minorité des nos prêtres vivent en concubinage. Je l'ai toujours vu, je l'ai toujours su.

Il ne faut pas en parler.

Et bien à force de se taire on se retrouve dans une sacrée panade.

Que les événements de ces jours obligent nos autorités ecclésiastiques à une sérieuse remise en question. Que ce problème soit publiquement débattue lors d'un grand synode et que la place de la femme dans l'Eglise soit également incluse dans ce débat.

Écrit par : Blanche | 09/03/2010

Bonjour Chloé
j'espère que vous allez bien

je suis heureuse que des personnes, comme Blanche, acceptent que le problème existe bien et qu'elles se révoltent contre celui-ci..
Merçi

Je pense bien à vous Chloé..
Amitiés
Angel

Écrit par : Angel | 09/03/2010

Blanche, merci de votre révolte et d'avoir écrit ceci. Je suis d'accord avec vous et aussi pour la place de la femme dans l'Église. Toutes mes pensées pour vous.

Angel, je suis d'accord avec vous et suis heureuse de voir que des personnes réagissent à ce problème. Merci pour vos pensées et aussi pour votre commentaire du 15 février que je viens juste de voir et de lire. Il m'a beaucoup touchée.

Avec mes amitiés.

Chloé

Écrit par : Chloé Laroche | 09/03/2010

La pédophilie se rencontre dans tous les milieux éducatifs puisqu’elle attire les personnes portées à cela et favorise le passage à l’acte par la promiscuité. Ce n’est pas un problème propre à l’Eglise catholique. Mais si un éducateur dans une association quelconque est traîné en justice cela ne fera pas les titres des journaux. La pédophilie intra-familiale est encore plus cachée et violente. Pour les victimes, elle relève de l’indicible. Il y a cependant plusieurs milliers de condamnations chaque année en France. Encore une fois, le problème existe dans l’Eglise catholique mais quelle est son importance réelle par rapport au reste de la société ? On ne le dit pas puisqu’elle en serait relativisée.

Écrit par : psychologue | 20/03/2010

Ma réponse à Psychologue : Bonsoir ! Je crois que l'actualité vous a répondu largement cette semaine..... Je pense qu'il y a un réel malaise au sein de l'église et que le sort des prêtres devrait être réétudié pour une meilleure prise en compte de leurs besoins et de leurs désirs. Pourquoi vous remettez le doute sur l"importance réelle du problème dans l'église catholique ? Le problème existe même si vous le relativisez. Il y a de plus un silence tellement épais sur des centaines d'affaires, de femmes de prêtres cachées et d'enfants nés de ces unions vivant dans le secret... qu'il est effectivement très facile de relativiser. C'est l'équation par le silence. Très mauvaise idée, pardonnez-moi !!

Écrit par : Chloé Laroche | 28/03/2010

.... et je ne parle pas de l'équation par le vide et le silence total sur toutes les affaires cachées de pédophilie dans l'Église.... La preuve en a été faite tout dernièrement !! Je pense à toutes les petites victimes de ce prêtre qui photographiait des enfants nus.... Vous ne connaissez pas l'impact de cela sur des enfants... Se retrouver nu devant un prêtre... ou devant n'importe quel objectif d'adulte.... Ceci revient à voler l'âme d'un enfant.

Écrit par : Chloé Laroche | 28/03/2010

Concernant le célibat des prêtres, c’est assez amusant car je me souviens que le curé de notre paroisse était venu nous rendre visite lors d’un feu de camp (tout cela est très ringard, je sais, Hughes Auffray n’est pas loin, sortez vos guitares, mais ça ne date pas d’hier non plus). On lui avait posé la question, à laquelle il avait répondu que oui en effet c’était dommage que les prêtres ne puissent pas se marier car il leur manque dès lors une expérience personnelle de vie de famille qui serait utile dans leur sacerdoce, mais que le côté positif des choses était la disponibilité totale que l’Eglise attendait de ses prêtres, qu’une vie de famille amoindrirait. Quelques années plus tard, ce même curé est allé voir son évêque pour lui rendre son tablier si j’ose dire, avant de partir à l’étranger vivre avec sa compagne.

Écrit par : anne duris | 13/09/2010

Merci Anne pour votre témoignage très intéressant.
C'est une jolie histoire. Avec mes pensées à tous.

Écrit par : Chloé Laroche | 14/09/2010

Personne n'a écrit sur la question depuis bien quelques mois.
pourtant beaucoup d’évènements se sont passés depuis.
On commence à entendre des voix d'évêques oser dire qu'il conviendrait peut-être de songer à ordonner des hommes mariés. Le malheur, c'est qu'il n'y a pas, comme dans les sociétés dites démocratiques, d'opinion publique reconnue dans l'église catholique. Et comme les autorités ont dogmatisé le concept de l'origine divine de leur pouvoir, comment faire ?
Tout ce que ces autorités décident, c'est le ciel qui le veut ! mais la contrepartie, c'est le départ, souvent sur la pointe des pieds, non plus seulement de prêtres qui choisissent la fidélité à un amour humain, mais de fidèles. Combien par an ? En Allemagne leur comptabilité est plus facile par le fait du choix qu'ils doivent faire d'affecter une part de leurs impôts soit à une église, soit à des ouvres humanitaires !
Raréfaction des prêtres, raréfaction des fidèles et aussi vente des églises et autres séminaires, collèges. Un article récent de Golias-Hebdo utilisait le terme "la grande braderie".
C'est à cela qu'on aboutit lors qu'on confond immobilisme et respect de la tradition !
Heureusement de petites communautés à taille et à visage humain se créent et qui se passent de prêtres ordonnés, confiant la responsabilité de leur groupe aussi bien à un homme qu'à une femme ou un couple.
Le problème est contourné.
mais j'appelle de mes voeux la création par un enfant de prêtre d'une Association et d'un Site qui permettra de révéler cette réalité et de crever l’abcès !

Écrit par : Balzac34 | 23/04/2011

Lorsque l esprit de verite publie un peu partout l esprit de l erreur du systeme ecclesiastique (ce matin a la radio,ou hier sur chretien magazine )il est urgent pour ne pas perdre son ame de trouver la force de "reagir"pour tourner le dos aux tenebres ,et prendre le bon chemin,de la Verite et de la Vie.
LeVatican au 7e ciel(enquete sur le celibat)

Un gay en pleine séance sadomaso avec un prêtre du Vatican.

Un ecclésiastique dévoilant son besoin de prostituées.

Une sœur expliquant que le sexe est un «soulagement». Ces scènes sortent de «Sexe au Vatican», de l’Italien Carmelo Abbate.

Sur plus de 400 pages, le brûlot aligne les témoignages de ceux qui, au Vatican ou ailleurs, ne parviennent pas à respecter leur vœu de chasteté.. Pas question ici de pédophilie mais d’amours clandestines. «Le sujet, c’est la sexualité cachée, les doubles vies. Le célibat ne fonctionne pas et n’a jamais marché. Le sexe est omniprésent dans l’Eglise catholique», note Carmelo Abbate.

L’enquêteur, 39 ans, avait créé un séisme l été dernier. Son journal,Panorama, publiait son enquête sur les pratiques des prêtres gays du Vatican, vidéos à l’appui. Carmelo Abbate a ensuite continué son travail. Ce livre doit etre déconseillé aux mineurs car il regorge de scènes très crues.

«Ce n’est que la vérité», réagit Carmelo Abbate.

La méthode, aussi, prête à la critique. L’enquêteur travaille incognito, en immersion, se crée des pseudos sur le Web, utilise un ami gay pour piéger les prêtres. «Je veux mesurer le degré de pureté qui règne au royaume des chastes. Et si, pour atteindre cet objectif, je dois me piétiner, ou piétiner d’autres personnes, qu’il en soit ainsi», écrit-il.


«J’entends dénoncer la culture du secret, pas les personnes, réagit-il.


Car les prêtres et les religieuses ne veulent pas sortir de l’anonymat. Ils ont peur. »

Après la première enquête,en 2010 le Vatican avait réagi. «Le but de l’article est évident: créer le scandale, diffamer tous les prêtres», avait tranché le cardinal Agostino Vallini, vicaire de Benoît XVI, souhaitant que les rares brebis galeuses quittent l’Eglise. Carmelo Abbate, lui, a une autre conviction:

«Les problèmes de type sexuel apparus et divulgues ces dernières années ,vont finir par détruire définitivement la crédibilité de l’Eglise catholique. »

Écrit par : laburre | 10/05/2011

Merci Mr Laburre pour cet éclairage. Tout cela démontre la souffrance de nombreuses personnes. La souffrance et parfois la déviance d'avoir dû retenir la force de vie par la seule force de l'esprit... affaibli par l'abstinence. Le sexe fait partie de ce que le Créateur nous a donné, alors pourquoi le salir ?

Écrit par : Chloé Laroche | 10/05/2011

tres bon merci

Écrit par : lingerie sexy | 05/07/2011

Mme,
je vois que les dernières interventions remontent à 2010.
Une question : Pourquoi cet arrêt ?
Le blog n'est pas fermé puisque je viens 'y aller !
merci de votre réponse.
jea

Écrit par : Combe | 02/02/2013

Jea, non, mon blog est toujours d'actualité et j'ai écrit mon dernier article hier. Vous le trouvez en cliquant en haut sur "SOS dans une tempête de mère". Cela va faire 5 ans que je l'écris et je ne m'arrêterai pas !! Cordialement, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 03/02/2013

Je veux corriger les coordonnées de l'Association Plein Jour dont il est question en haut de cette page.
L'adresse de la présidente est toujours la même :

Dominique Venturini : venturinid@wanadoo.fr
Rue du Serpolet 84160 Lourmarin
Tél. 04 90 68 02 30 / 06 50 50 31 58

Mais le site s'est transformé; http://plein-jour.eu
Nous sommes en relation avec l'association Suisse très active ZOFFRA
ainsi qu'avec les associations et groupes italiens, belges, quebecquois... italienne
L'association Suisse travaille en étroite collaboration avec les paroisses. Celles-ci l'aident financièrement, en reconnaissance des services rendus par ces prêtres qui ont choisi de quitter leur fonction ou qu'on a renvoyés, quelques fois comme des malpropres !

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Écrit par : Combe | 12/08/2013

Florence,
Par hasard, je viens de tomber sur votre, je devrais dire "vos" interventions sur le site de Chloé. Je constate qu'elles datent de 2009. Je ne sais où vous en êtes 4 ans plus tard.
C'est dommage ! en les lisant j'avais comme l'impression de quelqu'un qui récitait un catéchisme appris dans l'enfance mais dénué de la nécessaire réflexion adulte, celle qu'apporte une réflexion fondée sur la vie.
Je côtoie quantité de prêtres. Et je sais ce qu'ils disent lorsqu'ils parlent de leur soi-disante "vocation".
Je pense à l'un d'entre eux; son oncle lui a révélé un jour : "Tu avais réussi au certificat d'études et tu étais le seul. Alors ton père a dit : toi, tu seras curé. Tu es revenu après ta première année au séminaire, le petit séminaire. Tu as dit à ton père et à ta mère : je ne veux plus y revenir. Mais ton père a dit : Si tu y retournes, je t'offrirai un vélo. Alors tu y es reparti."
Je pourrai en citer bien d'autres. Mais dans les paroisses on développait ce thème que vous développez : "appel de Dieu, vie consacrée, réponse à un appel divin, et qui était inscrit dans le coeur de certains, connus de Dieu dès le ventre de leur mère…" A ces beaux discours, croyez-moi, je préfère les faits, simples ! Nous avons du chemin à faire pour retrouver la simplicité évangélique. Des apôtres mariés pour la plupart, dont Pierre. Ça devrait interroger ceux qui se veulent disciples, non ? Et nos frères anglicans, enfin libérés de la tutelle d'une théocratie romaine (qui n'a absolument rien d'évangélique), ont su libérer leurs prêtres de cette discipline inhumaine mais aussi donner aux femmes leur dignité en leur conférant des fonctions/Ministères auprès de leurs communautés.

Quand retrouverons des évêques enfin libres de décider en conscience ce qui convient à ces communautés qui leur confient la charge de la communion ?
Savez-vous ce qui a décidé la hiérarchie à décider en 1139 la règle disciplinaire qui voulait imposer le célibat ? c'est tout bêtement pour empêcher les prêtres de léguer des biens des paroisses à leur famille, à leurs enfants et ainsi garder et accroître les trésors d l'église. Motif inavouable, je vous l'accorde. Lisez des ouvrages un peu savants sur la question. Vous le trouverez. Quelques bonne émissions de télé ont permis à des spécialistes de l'exprimer. Voyez Lenoir, Odon Vallet…
Bonne route.
Balzac34

Écrit par : balzac34 | 12/08/2013

Monsieur Combe, merci pour vos ajouts et vos interventions. Je referai mon article très rapidement, en y apportant un éclairage nouveau, grâce à vous et aussi à Monsieur Balzac, que je remercie, ainsi que pour de nombreuses personnes qui aimeraient que cela bouge plus vite.
Sincèrement et avec mon soutien pour votre cause,
Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 13/08/2013

Les commentaires sont fermés.

 
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