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29/06/2009

Mon garçon est venu pour la plus grande joie de ses soeurs adoptives. Mon poème à mes enfants.

à Yourdine, Julia, Yacinthe et Océana______

bxp26695.jpgMES ENFANTS SONT MES AMOURS, MA CHAIR, MA BATAILLE

 

 

 

 

Mes enfants sont mes amours

Ma chair, ma bataille

Ils sont les étoiles

De mon ciel intérieur

Et quand les nuages arrivent

Ils sont le soleil et la lune

Réunis en un feu d'artifice

De bonheur et de joies

 

En sept ansM05-463697.jpg

Ils sont arrivés

Comme un nouveau printemps

Avec des coquelicots

Et des roses

Avec des sourires

Débarqués d'autres univers

D'orphelinats et de mon ventre aussi

 

73980169.jpgJ'étais en deuil

D'un autre enfant

Leur grande soeur

Petite fille de trente mois

Mon coeur était sous terre

Gros comme une larme

Telle un torrent perdu en mer

Mère orpheline d'Océana

 

Puis ma main s'est tenduek0751255.jpg

Vers deux âmes abandonnées

Sans parents, sans amour

Tristes, esseulées, sans espoir

Elles m'ont appelée Maman

Et je les ai accueillies

Dans ma vie retrouvée

De mère au coeur vivant

 

images-2.jpegJe leur ai donné ma vie

Sans plus penser à la mienne

Mais qu'y avait-il de plus beau

Que ce don, tout ce temps

Pour une enfant handicapée

Qui avait besoin de rassurance

Pour une enfant d'Afrique

Marquée par le sort et les larmes

 

Julia a connu la renaissanceimages-6.jpeg

En nous rejoignant en France

Après huit années en Roumanie

Sans parler, sans entendre

Yacinthe, elle, a vécu la solitude

D'un coeur sensible, le sien

Se battre sans la présence des siens

Survivre en voyant des horreurs

 

flr111.jpgJe les ai portées chaque nuit

Tous les jours dès leur arrivée

Dans mon coeur un avion

Les a déposées pour toujours

Mon amour pour elles

A fait refleurir la confiance

Elles se sont épanouies

Au fil de leur nouvelle vie

 

Jusqu'au jour sombre où j'ai dormiu19719105.jpg

Comme s'endormit la Belle au Bois dormant

De ne plus être une femme

De ne plus vivre ma propre vie

Jusqu'au jour où mon chemin

M'a parlé d'un enfant à porter

Un enfant de ma chair

Me portant la lumière

 

k0339386.jpgMon chemin m'a parlé

Du sens profond de ma vie

Porter un enfant

Comme on porte le monde

Tout au fond de ses cellules

Dans un chant infini

Mon garçon Yourdine est venu

Pour la plus grande joie de ses soeurs

 

Ils savent tous les troisimages-4.jpeg

Qu'ils ont une soeur aînée

Que son corps repose

Dans le petit jardin

D'une tombe fleurie

Ils savent que son amour

Leur a permis d'être réunis

Sur le chemin de ma vie

 

images-7.jpegNous allons ensemble

Sur les chemins verdoyants

Dans les tempêtes et les remous

Mais les mots sont là

Ils savent qu'aucun secret

Ne vient hanter notre présent

Ils savent que nos racines

Tiennent bon, du passé à l'avenir.

 

Le 29 Juin 2009.images-3.jpeg

 

Chloé Laroche

 

 

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25/06/2009

Lettre ouverte de soutien à Florence Cassez, enfermée pour soixante ans au Mexique, alors qu'elle n'a fait qu'aimer un homme qui s'est avéré être un bandit.

flo_cafe.jpgFlorence Cassez,

J'ai entendu ce matin, dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin, sur RMC, votre voix déchirant l'espace et le temps, nous annonçant que la décision du Mexique est de vous enfermer soixante ans et que cela équivaut pour vous à une mise à mort.images-6.jpeg

Vous êtes prise dans une tourmente sans mesure, comme un petit esquif emporté par le tumulte d'une tempête qui le dépasse. Les témoignages contre vous ne tiennent pas debout. Confondre une blonde et une rousse est énorme pour un témoin et nous ne parlerons pas de toutes les inepties du dossier d'accusation vous accablant. Des intérêts politiques, des réserves aussi entre grands personnages... créent l'oeil du cyclone dans lequel vous êtes prisonnière.

Les murs de votre prison ne sont rien au regard des murs de la conscience humaine, murs qui s'élèvent contre l'innocence, murs d'incohérences, murs d'impuissance, murs de soumission entre chefs d'états, murs de mensonges et d'intérêts inavouables des témoins et dites victimes.

images-3.jpegLe seul tort que vous avez eu a été d'aimer un homme peu recommandable, mais le saviez-vous ? Ce seul lien d'amour a fait que la police est venue vous chercher et vous a cuisinée dans une camionnette, afin de vous faire avouer. Aimer un homme peut ouvrir la porte sur l'inacceptable, sur d'autres portes comme celle qui s'est refermée derrière vous, à tout jamais, comme on vous l'a signifié.

Florence, je vous ai entendue désespérée ce matin et comment pouvez-vous être autrement, après cette sentence définitive. Mais je voudrais que vous gardiez espoir, car le monde évolue, les gens se battent pour vous... aussi, dans votre prison, gardez une fenêtre ouverte sur le monde invisible, celui qui a le pouvoir sur les choses de la vie et le destin. Votre esprit est une fenêtre ouverte sur le monde, sur ceux que vous aimez... et personne ne peut vous enlever la liberté de penser, de rêver, d'écrire, de croire, d'espérer encore.florence-cassez-oculto.jpg

Je vous embrasse très fort et place votre lien de site et votre pétition ici, afin de faire connaître à mes lecteurs ce combat à mener pour vous, chère Florence.banner_flo.jpg

Tenez bon. La force est en vous.

Chloé LAROCHE

 

Le lien de votre site : http://www.liberezflorencecassez.com

 

____________________________ PÉTITION____

Le texte de la pétition est à envoyer à l'adresse ci-dessous, signée et datée :

 

ASSOCIATION FLORENCE INNOCENTE

14 Route Nationale

62660 BEUVRY


Lettre pétition pour la libération d'une innocente, Florence Cassez.

 

Monsieur le Président de la République,

Depuis près de deux ans, Florence Cassez est emprisonnée au Mexique pour un délit qu'elle n'a pas commis.

Aucune injustice, nous le savons, notamment celles infligées à nos compatriotes à l'étranger, ne laisse insensible l'homme et Le Chef d'Etat que vous êtes.

Son procès, en cours depuis mars 2006, n'est à ce jour pas encore clôturé, malgré les demandes incessantes de son avocat.

Nous formons le voeu qu'il vous soit possible d'intervenir auprès des autorités mexicaines pour que Florence Cassez soit enfin libérée après des épreuves qui n'ont que trop duré.

Par avance, ses parents, sa famille, ses amis, et tous ceux que son sort a émus, vous en expriment leur profonde et respectueuse reconnaissance.

***************SIGNER LA PETITION*************

Envoyer un mail à soutien.florence@hotmail.fr

avec votre NomPrénom et votre adresse signer la pétition

23/06/2009

Sur la route de mon taxi, à Grenoble, je croise des regards. Voici l’histoire de ces regards, regards d’enfants, d’adultes, d’hommes et de femmes.

 
 
images-1.jpegAu cours de mes trajets professionnels en taxi, véhicule dans lequel je transporte des personnes handicapées mentales et physiques, je croise des dizaines de regards.images-3.jpeg

Aujourd’hui, j’ai croisé le regard d’un ouvrier sur un chantier fermé au public. Il travaille dur sous le soleil et construit ce qui sera le toit de futurs habitants. Moi, je circule sur les routes, libre et curieuse de chaque virage, de ce qui m’attend après. Lui, il grimpe d’étage en étage, admirant l’ouvrage de ses mains, le fruit de ses efforts répétés, de son obéissance aux ordres précis de gestes minutieux.

images-7.jpegSouvent, je croise le regard d’un enfant marchant seul le long de la route, le regard gai ou triste selon l’enfant. Parfois il va à l’école, parfois va faire une course. Je suis étonnée de voir que des enfants de très jeunes âges vont à l’école tous seuls.

L’autre jour, en arrivant dans le quartier de l’Abbaye, j’ai croisé le regard d’un petit garçon de cinq-six ans. Il était assis sur le bord du trottoir, le cartable sur le dos, les pieds posés sur la chaussée. Il était 17 h 45 !! Je me suis arrêtée et lui ai demandé ce qu’il faisait assis au bord de la route. “Que fais-tu ici tout seul ? Ne reste pas ici. C’est dangereux !” Il me montre sa maison vide. Il attend ses parents. Des jeunes de la cité semblant le connaître lui crient : “Ne reste pas là sur la route, petit.”images-5.jpeg

Il y a ce regard d’une personne âgée qui a du mal à marcher et qui me sourit lorsque je la laisse passer. Ce regard d’une femme entourée d’enfants, avec un bébé dans une poussette et un petit dans un porte-bébé, plus des enfants encore autour. Regard du monde qui tourne et qui avance.
`
images-2.jpegJe rencontre le regard d’une femme voilée d’un hijab que je viens de laisser passer. Je me suis arrêtée pour elle alors que personne ne la laissait traverser. Elle me regarde et me remercie d’un grand sourire. Je me dis qu’elle est sage. Elle ne porte qu’un voile simple qui laisse voir son visage et son sourire, voile qui n’est ni le niqab ni la burqa. Elle porte le hijab et semble bien dans sa peau. Elle aimerait peut-être porter le niqab mais elle se dit que c’est plus raisonnable ainsi dans un pays où la plupart des femmes sortent les cheveux nus et les jambes à l’air. Peut-être travaille-t-elle et a-t-elle un poste qui lui donne la satisfaction de tenir son rôle dans une 
société où elle a sa place, même voilée.images-8.jpeg

J’ai croisé aussi le regard d’un homme qui avait cinq portables. Un dans chaque poche et trois dans la voiture. Vous ne me croyez pas ? Je vous dis qu’il existe. Il vit à Grenoble. C’est un voyageur. Les kilomètres qu’il fait chaque semaine dans le monde entier sont une toile d’araignée qu’il tisse sans que les femmes qu’il rencontre n’y prennent garde. 

images-6.jpegJ’ai croisé le regard d’un autre homme qui criait au volant : “Tu ne comprends pas le français ? C’est fini entre nous, terminé. Je suis volage. L’amour, ça me fait peur. Dégage de ma vie.” Et puis j’ai suivi le regard de la femme de l’autre côté de la route. Elle traversa, hagarde, en manquant de se faire renverser. Parfois, quand l’amour s’arrête brutalement, quelles raisons de vivre restent-ils ? Le sentiment de n’être plus rien, la route qui continue sans nous, l’humiliation des paroles redoutables et cruelles, la réalité d’un ventre vide dont un homme a pris l’espace durant quelques mois, s’enfuyant en laissant le vide et le néant, le mépris d’un coeur effondré sur lui-même.

Heureusement, un autre regard croise le mien. Celui d’un mendiant. Il vient vers moi et me demande de l’argent, alors que je suis arrêtée à un feu. Je vois sur son panneau : “trois enfants à nourrir.” Je cherche quelques pièces et lui donne. Je me dis que j’ai de la chance d’avoir un travail et de quoi nourrir mes enfants. 

Je me souviens de cet autre regard dans le magasin où je suis allée dernièrement. Une dame âgée de type gitan me regarde fixement dans un rayon. Elle tient dans la main un paquet de farine. Son regard se fait insistant. Elle tend le paquet vers moi de loin. Elle n’a toujours rien dit. Son regard m’appelle. Je m’approche. Elle me montre le prix. Il lui manque soixante centimes. Je lui donne. Elle repart contente avec son paquet.images-4.jpeg

Un autre regard me marque. Celui d’une femme qui s’est confiée à moi. Amoureuse d’un homme, elle ne supporte plus de vivre avec sa fille majeure qui vit sous le même toit. Cette fille ne la respecte pas. L’atmosphère devient lourde, conflictuelle ; c’est l’enfer dans son foyer. Son compagnon ne veut pas intervenir. Il laisse faire. Alors cette femme en tombe malade. D’une vraie maladie. Son regard aperçu une première fois a changé. Il est sombre, sans la flamme. Je parle un moment avec elle. Une étincelle apparaît à nouveau. Elle me fait la bise. Un moment d’amitié fait revenir le soleil.

images.jpeg“Nous nous reverrons”, m’a-t-elle dit.

Je rends hommage à tous ces regards, à toutes ces personnes croisées, à tous mes clients transportés, enfants, adolescents et adultes, à la population grenobloise que je côtois chaque jour.

Parfois je manque de me faire tuer... comme l’autre jour, à Sassenage. Un homme a grillé un stop. J’ai pu m’arrêter. Et puis ce jour dernièrement où un jeune fou a pris un rond-point en sens inverse, se mettant à ma droite, alors que je l’évitais à gauche. Il m’a narguée d’un regard inconscient et sot. Tout comme ce jeune homme qui est venu sur moi avec sa mobylette, traversant une ligne blanche en face de moi pour me provoquer. Ces regards sont pleins de violence et je préfère les reléguer au rang de l’imbécilité et d’une conduite hors-la-loi. Seulement, d’une conduite hors-la-loi, ils peuvent devenir criminels, comme ce motard roulant sans permis à Marseille et qui a heurté le 13 juin une maman enceinte de huit mois et son fils de deux ans, qui rentraient de la plage de Corbières. Ils sont morts tous les quatre, car cette femme portait des jumeaux. Le papa a été hospitalisé dans un état de choc moral indescriptible. 

Le regard que je tends à cette famille détruite est empli d’une immense tristesse. Je leur envoie à tous les cinq mes pensées les plus émues.

Chloé LAROCHE

21/06/2009

J'ai écrit une histoire pour la Fête des Pères. Sur la paternalité, de son importance pour l'enfant, sur le silence et le mutisme à propos de l'existence d'un enfant, sur la séparation et le droit de garde.

 

PAA327000019.jpgAux pères du monde entier.

 

 

images-4.jpegMaréva pensait à une de ses amies, Milka. Cette dernière était une jeune maman qui n’avait rien dit de sa maternité au propre père de son enfant. Cet homme ne savait pas que cette femme avait attendu un fils de lui ni qu’elle avait accouché ni que son enfant grandissait. Ils s’étaient rencontrés, lui et elle quelquefois, mais n’avaient jamais vécu ensemble. Ils ne se voyaient plus depuis un an et le papa ignorant ne se doutait de rien.

 

Un jour, Maréva envoya à Milka un conte qu’elle avait écrit pour lui exprimer l’importance qu’a un père dans la vie de son enfant. Il mériterait d’être lu par toutes les mères, par toutes les femmes, pour les pères... Voici le conte du Papa des étoiles.images-5.jpeg

 

 

LE CONTE DU PAPA DES ÉTOILES----------

 

Un matin d’automne, une femme sut qu’elle avait un petit bébé dans son ventre mais elle ne voulut pas en parler au papa. Et puis l’enfant est arrivé ; il est né et sa mère lui a dit :

 

-Je suis ta maman mais tu as aussi un papa ; il n’est pas là car il est à des années-lumière de savoir que tu existes ! Mais un jour, tu le retrouveras et tu sauras que c’est lui, ton papa.”images-3.jpeg

 

Bien sûr, le bébé a écouté ces paroles et il les a retenues. Aussi, un soir, alors qu’il avait grandi, il demanda à sa maman :

 

images-12.jpeg-Papa vit sur quelle étoile ? Des années-lumières, ça fait loin... Comment faire pour le retrouver ?”

 

Sa mère sourit et lui dit :

 

-Pourquoi serait-il sur une étoile ? Il est là, tout près de toi, dans ton coeur. Appelle-le, parle-lui, dis-lui que tu l’aimes dans le secret de ton jardin et envoie-lui un signe. Il te répondra !”

 

Alors l’enfant alla dans un champ, cueillit le plus petit des myosotis et dit à son papa, dans l’étoile de son coeur :images-8.jpeg

 

-Papa chéri, que je voudrais connaître, à qui je voudrais faire des bisous... Si tu m’aimes, envoie-moi un myosotis comme signe de reconnaissance. Montre-moi que tu n’es pas sur une étoile dans le Ciel, mais bien sur la Terre !”

 

Le petit garçon attendit longtemps un signe et puis un jour le facteur apporta une carte postale... Il y avait de jolis myosotis sur cette carte.

 

-Maman, demanda l’enfant, qui t’a écrit cette carte ?

 

images-17.jpeg-C’est un ami qui me dit qu’il est moine dans un monastère. Sur la carte, il a écrit une belle phrase : “Les étoiles ne sont pas si loin lorsqu’on sait les aimer !”

Le visage de l’enfant s’éclaira : "Maman, peut-on aller le voir ? Il est loin d’ici ? Et puis c’est quoi “moine” ?”

Sa mère répondit, une flamme dans les yeux :

-Cet homme a choisi d’être moine... Cela veut dire qu’il vit à l’écart du monde pour se rapprocher de Dieu dans la paix de son coeur.”

 

L’enfant réfléchit et dit soudain : "Alors, pour vivre près de son père, il a renoncé à tout... Je veux aller vivre avec lui, parce qu’on m’a dit que Dieu, c’est le Père de tous les hommes, et comme c’est le père de ton ami moine, il sera aussi mon papa !”

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PAA186000054.jpgL’enfant, depuis ce jour-là, ne mangea plus ; il refusait de s’alimenter et sa maman était désespérée ; elle ne savait plus que faire... Lorsque soudain, un beau matin, il reprit goût à la vie, au soleil, à sa maman. Celle-ci ne comprenait pas, jusqu’au jour où il lui offrit un bouquet de myosotis en lui disant :

 

-Mon papa a trouvé la paix de son coeur près de son père, mais comme son Père, c’est aussi le mien... c’est comme si j’étais près de mon papa. Notre Père à tous les deux, c’est aussi ton papa, et Il t’aime, comme je t’aime aussi, Maman !”

 

Sa mère fondit en larmes et serra son enfant dans ses bras. Plus tard, elle l’emmena en Grèce, à la rencontre de l’étoile qui s’était faite moine.images-7.jpeg

 

Le jeune garçon fut heureux car il put réunir son Père du Ciel et son père de la Terre !

 

Les étoiles ne sont pas si loin, lorsqu’on sait les aimer ! On sait toujours où les trouver, même si cela met des années... lumière ! _______ FIN DU CONTE du Papa des Étoiles.

 

IS191-075.jpgEn réalité, lorsque l’amie de Maréva, Milka, reçut ce conte et le lut, elle le déchira et le mit à la poubelle car elle s’était fermée définitivement à l’idée que son fils puisse voir son père.

 

Elle en voulait à cet homme pour diverses raisons et ne pouvait s’empêcher de se venger en le privant d’être papa. Elle n’avait pas compris que la relation d’un homme et d’une femme ne se mélange pas à la relation qu’ils ont avec leur enfant.images-10.jpeg

 

Cependant, un jour, son enfant ne voulut plus manger car, à l’école, ses camarades de classe lui parlaient de son père absent, invisible, inconnu ; ils lui montraient en fait du doigt le vide effroyable de cette place manquante du père ; la plupart des parents de ses petits copains étaient séparés mais ils continuaient à voir leur père, même si c’était pour la majorité un week-end toutes les deux semaines.

 

Milka s’inquiéta pour son petit Gali et l’emmena chez le pédiatre. Celui-ci parla quelques instants seul à seul avec le petit garçon.PAA186000054.jpg

 

-Que se passe-t-il, Gali ? Pourquoi ne manges-tu plus ?

 

-C’est que mon père me manque. Il n’est pas là et donc je n’ai pas faim. À  l’école, les autres me parlent de mon papa alors j’y pense beaucoup.

 

-Tu sais, Gali, ton père est quelque part. On va en parler à Maman tous les deux, tu veux bien ?

 

-Oui, je veux bien. Mais il voudra bien de moi ?

 

-Oui, Gali, ne t’inquiète pas. Je suis sûr qu’il te porte à l’intérieur de son coeur en secret.”

 

images-2.jpegGali poussa un soupir et sa maman revint dans la pièce. Elle écouta le médecin et ils parlèrent ensemble du papa de Gali ; le petit garçon était suspendu aux lèvres de sa mère ; la vie semblait revenir en lui ; il exultait d’espoir.images.jpeg

 

Quelques temps après, Milka retrouva le père de son fils et lui annonça qu’il était papa. Mathis fut si heureux qu’il alla crier sa joie dans la rue. Il rencontra Gali et le reconnut comme son enfant. Il le prend désormais avec lui tous les mercredis et un week-end sur deux. Le petit garçon est en pleine santé. Il a retrouvé enfin l’autre moitié de sa vie.

Chloé LAROCHE

20/06/2009

Du Niqab et de la burqa. Mon coeur est serré pour ces enfants, ces bébés, qui n'auront de leur mère que l'image effrayante d'un fantôme de femme, sans formes et sans peau découverte.

 

Bonjour à tous et toutes,

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images-7.jpegDes femmes sortent de chez elle avec des grilles devant les yeux, couvertes toute entière d’un voile.

Cette tenue s’appelle la Burqa.

 

Masque sur la vie, masque de la femme, masque de sa beauté, masque de sa force et de la vie.images-10.jpeg

 

Ces femmes ont chaud et traversent les rues françaises en souffrant le martyre, sous le soleil chaud de l’été.

 

e010694.jpgDes femmes aussi n’ont pas de grilles mais on ne leur voit que les yeux. Cette tenue s’appelle le Niqab.images-2.jpeg

 

D’autres ont le corps entièrement recouverts d’un voile mais on voit leur visage.

 

Elles le font par conviction religieuse, “pour leur Seigneur”, et aussi pour faire plaisir à leur mari. Certaines sont forcées de le faire.

 

images-6.jpegDes jeunes femmes pensent qu’il faut porter la burqa ou le Niqab alors que leurs ancêtres féminines se battent et se sont battues dans certains pays musulmans pour ne pas la porter. En Algérie, des jeunes filles ont été égorgées pour avoir refusé de porter le voile, le hijab.

 

Au Pakistan, depuis le 27 décembre 2008, les Talibans terrorisent les femmes dans cette région pour que les jeunes filles viennent au lycée habillées en burqa.images-17.jpeg

 

images-18.jpegImposant leur vision radicale de l’Islam, ils ont d’abord ordonné la fermeture des écoles pour filles, dans le nord du Pakistan. Devant la désobéissance ambiante, les Talibans et extrémistes musulmans ont détruits à l’explosif deux cent établissements. 40 000 jeunes filles on été privées d’éducation du jour au lendemain.images-5.jpeg

 

Depuis, dans la vallée de Swat où les Talibans ont pris le pouvoir, des écoles ont rouvert leur porte.... mais, avec le port de la burqa obligatoire. Des talibans sont postés en permanence devant les écoles pour surveiller cela.

 

À Mingora, deux femmes ont été sauvagement fouettées en public pour être allées faire les courses seules, non accompagnées d’un homme, comme il est exigé par les Talibans.

 

images-9.jpegShabana, une danseuse de Mingora, a été tuée car elle refusait d’abandonner son métier de danse interdit par la loi talibane. Son corps criblé de balles a été exposé dans un rond-point afin de faire peur aux résistantes de la même trempe. Nombre de “mujras”, les danseuses de Swat qui faisaient la fierté de cette vallée, ont dû partir à Lahore et sont devenues prostituées. Les danseurs, mais aussi les artistes et chanteurs de la province, ont dû renoncer à leur art.KS94133.jpg

 

L’intégrisme musulman se sert du Coran pour avoir le pouvoir sur les âmes, un pouvoir démesuré et contraire aux Droits de l’homme et de la femme. Le véritable Islam aime la mesure et n’aime pas les excès. Porter un voile sur la tête est acceptable, mais nombre de pays ont interdit le port de la burqa et du niqab, ce qui me paraît normal pour la défense des Droits de la femme.

 

Ce qui est anormal et révoltant, c’est qu’en France, rien n’interdit le port de ces deux tenues.images-4.jpeg

 

images-16.jpegCertains demandent qu’une enquête soit faite afin que l’on sache exactement si les porteuses de ces vêtements sont en accord avec ce déguisement ou contraintes de le porter.

 

D’autres comme Martine Aubry pensent qu’il ne faut pas interdire de telles tenues... car on risque de ne plus voir ces femmes sortir. Elles vont rester cloîtrées chez elle. Martine Aubry demande plutôt des discussions et un avancement dans la réflexion avec les personnes qui portent ces tenues. En résumé, elle souhaiterait convaincre ces personnes mais ne pas interdire.

 

images-11.jpegElle a raison dans un sens... Peut-être certains maris cloîtreront-ils leur femme si une telle loi était vôtée.

 

Mais on ne peut fonder une société et oeuvrer pour l’avancement des Droits humains sur des chantages de ce genre. En même temps, pour rassurer les croyants musulmans, si une loi d’interdiction de ces tenues était vôtée, la France serait en accord avec ce qu’a déclaré Dalil BOUBAKEUR, Recteur de la Mosquée de Paris :

"Le port de la burqa n’est pas une prescription coranique. D’après l’Islam, la femme doit se couvrir les cheveux et se vêtir décemment.”

Pour lui, la multiplication de ces tenues est le signe « du progrès de certaines tendances fondamentalistes ».images-14.jpeg

 

Lorque je rencontre dans la rue une femme portant la burqa ou le niqab, je ressens de la révolte et de la tristesse. Je vois ces mères que leurs enfants ne peuvent même pas toucher, le visage interdit d’accès, le sourire verrouillé dans le niqab, les yeux grillagés pour la burqa.011124AT.jpg

 

images-8.jpegMon coeur est serré pour ces enfants, ces bébés, qui n'auront de leur mère que l'image effrayante d'un fantôme de femme, sans formes et sans peau découverte. Sans voir leur sourire, sans sentir la chaleur des bras sur leur corps, sans contempler leur mère dans sa beauté, celle que Dieu donne à toutes les mamans.

 

Je me dis qu’au nom de Dieu, les hommes deviennent des démons.

 

Et que le Diable doit se frotter les mains d’avoir réussi à enfermer les femmes. Pour qu’à côté, on considère encore mieux les femmes occidentales comme des prostituées, qu’on peut violer et à qui on peut manquer de respect sans remords... puisqu’elles savent si bien susciter la convoitise masculine par leurs habits.1199015.jpg

 

Chloé Laroche

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... pour Shabana, pour toutes les femmes tuées à cause de l'intégrisme musulman

et de tout intégrisme, poison des Droits de l'Homme et de la Femme, poison de la liberté d'être et d'exister.

 

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Commentaires :

 

Pour info :

http://www.elwatan.com/Les-artistes-persecutes-au-nord

Ecrit par : Chloé Laroche | 20.06.2009

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Pour info :

http://www.freemuse.org/sw33496.asp

Ecrit par : Chloé Laroche | 20.06.2009

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Pour info :

http://www.wluml.org/french/newsbytheme.shtml?cmd%5B141%5...

Ecrit par : Chloé Laroche | 21.06.2009

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Bonjour chloe,
je viens de decouvrir ton blog et voir ce post sur la burqa, je suis emue de voir combien tu es engagee pour la defense des femmes, et combien tu es touchee... Il est vrai ke pour ces femmes du talibans cela doit etre difficile d etre forcee et privees d'etudier. Mais sache que les femmes de france qui se vetissent ainsi n'ont pas la meme situation ke ces femmes, pour la plupart elles ont choisi. je suis francaise convertie a l islam et je porte le niqab et sache que personne m y a force je les fais pr Dieu et mes parents seraient tellement heureux si je ne le portais pas...pourquoi j ai fait ce choix parce ke pour moi il etait tellement beau de voir une femme aimer sa pudeur, se respecter et se preserver et parce ke j ai fait le choix de ne pas montrer mon corps a tout les hommes et kl est la partie la plus belle du corps : le visage . car je suis outree de voir qu aujourdhui on se sert du corps de la femme pour vehiculer des choses et pour faire de la propagande ... pourquoi UTILISER une femme a moitie nue pour vendre des voitures parce ke les premiers acheteurs sont des hommes n est ce pas ? si on visait les enfants on aurait mis autre chose, alors ki est la femme objet soumise??????? Celle ki choisit de rester digne et ne souhaite montrer sa poitrine ou ses fesses a personne d autres ka son epoux ou celle kon utilise chak jour a la tele ??????je suis maman de deux enfants tres epanouies et non effrayes comme tu le dis... ils aiment leur maman peu importe comment elle s habille je suis tres attentionnee a leur education je souhaite kils soient juste kils aiment leurs prochains et kils respectent autrui malgre les differences et contrairement a ce ke beaucoup croit malgre nos differences nous donnons le meilleurs de nous a nos enfants nous exercons enormement d activites d eveil de decouvertes de sorties a la ferme au zoo a la cite des sciences au sortie de nature et decouvertes au ballades et bien d autres c est dailleurs pr cela ke vous en voyez de plus en plus car nous ne sommes pas cloisonnees comme vous le pensez et nous ces femmes sans visage sachez ke nous sommes des femmes comme vous qui aiment rire et se parer et se faire belle entre nous les amies se divertir nous bloggons comme vous nous mangeons des cup cake comme vous lol nous faisons de la couture,des bijoux en fimo lol nous faisons des doudous en feutrine comme vous nous frequentons les salons de massage comme vous nous aimons le maquillage comme vous chanel, geurlain shisheido lancome lol et ce ke vous ignorez c ke nous achetons nos vetement dans les mm magasins ke vous et oui on s habille sous la burka dur a croire????????????????????????????? et oui addict des fringues vous nous voyez chez zara, mango, nafnaf, etam et autres et la le dernier ptit plaisir le sac lancel model gousset et la ptite paire de ballerine reppetto a 150 euros et demandez a mes voisns jsuis bien une femme en burka donc voila je voulais t eclaircir je pense ke les gens connaissent trop peu ses femmes en burqa de 2009 lol et ignorent kon a toute grandi ici en france et kon est pr beaucoup des francaises converties alors difficile de rentrer dans son pays comme on nous dit chak jour kd on s apelle mary stephanie julie ou virgine ... Il ya un grand mank de dialogue et trop de cliches et de bourage de tete mediatik ou on ne fait ke parler des femmes de kaboul aukl on nous identifie mais je vous assure rien a voir parce ke jen ai pas encore vu une avec le dernier louis vuitton ke ma copine nikab burka vient de s acheter...maintenant je ne dis pas kil n exixte pas des femmes en nikab ki sont pas forcees biensure ils doit y en avoir et je peux comprendre la demarche de vouloir les SAUVERRRR mais il ya des tonnes d associations vers leskl elles peuvent se tourner mais pensez a celles ki veulent le garder et voit leur vie comme ca pourkoi les forcer a l enlever ou est la liberte ???? si vous me contraignez a l enlever vous emputer ma liberte non????? voila chloe j espere ke c est plus clair pr toi et je tinvite a rencontrer des femmes de FRANCE et non de kaboul portant le nikab et tu seras bien etonnees de voir a kl point elles sont heureuses et epanouies (et en plus fashion victim lolol )parce ke nous cest sans PSY sans PROSAC ...sois curieuse de savoir ki nous somme vraiment et non ce ke l on vous fait croirepeut etre a tres bientot 
MARY

Ecrit par : mary | 22.06.2009

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je precise aussi ke lon ne porte pas la burqa chez nous ni entre amies et kon embrasse nos enfants kon les gate de calins et de tendresse...

Ecrit par : mary | 22.06.2009

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Mary, je vous remercie pour votre long témoignage et commentaire. Vous avez choisi de porter la burqa mais c'est un choix d'enfermement. Je pense qu'une femme qui se cache à ce point à l'extérieur a un problème psy et que ce n'est pas dans les traditions qu'il faut aller chercher mais dans la tête de la femme. Imaginez que demain matin, je prenne mon taxi en portant la burqa. Mon employeur me licencie sur le champ et mes clients vont me dire : "Tu es devenue folle, Chloé." Pour moi, c'est comme si demain aussi, j'allais au travail avec un masque de Venise en disant : "je garde mon visage pour moi et mes proches." Ce serait pour moi une insulte aux autres êtres humains que je vais croiser et accompagner dans mon métier. Ce n'est pas pour ça que je m'habille de façon indécente ! Je ne porte pas de décolleté ni de mini-jupe ni de vêtement attentant à la pudeur. Je suis féminine et je remercie Dieu, le vôtre aussi, de m'avoir donné les charmes d'une femme, la beauté de la création et des yeux, miroir de l'âme... yeux qui peuvent être vus par ceux que je croise et à qui je parle. C'est pour moi une politesse exquise et j'enlève aussi mes lunettes noires pour parler aux autres. Si un jour, je me retrouvais à porter la burqa ou le niqab, je courrai chez le psy... pour savoir et démonter ce qui m'a conduit à faire ce choix d'habit... de déguisement. 
Je vous parle franchement et tout à fait sereinement. Je pense à vos parents. Je pense à vous. Avec mes meilleures pensées.
Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 22.06.2009

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bonjour chloe
pourquoi irais je chez le psy ? si pour moi c est ma facon d etre heureuse pourquoi ne pas respecter ce choix ki peut paraitre incredible a vos yeux??? pourquoi respecter le choix de 2 hommes ou 2 femmes ki saiment et s accouplent ce ki est interdit ds la Bible ??? et ne pas respecter le choix d une femme ki ne veut se montrer??? ou est la tolerance ou est le respect des idees et des choix??? tant ke je ne fais de mal a personne je suis polie je n'agresse pas les gens ds la rue je respecte mes parents jai le meilleur comportement envers eux...pourquoi avez vous aussi peur de l inconnu et pourquoi vos coeurs ne s ouvrent pas sur d autre horizons ke votre simple GAULE?? pourquoi en angleterre les gens s acceptent malgre les differences prkoi aux etats unis il ya beaucoup plus de femme en niqab?? je pense chers francais ke votre esprit conservateur et peur de lautre vous empeche de comprendre ce ki peut faire le bonheur des autres. Pourquoi l odeur du riz des africains vous gene ?? ou celle de l encens des hindous ou les franc parler des algeriens remettez vous en kestion... je sais de koi je parle chloe les gens les plus ouvert et respectueux envers moi sont generalement des gens d une certaine categorie sociale tres curieux et ki ont beaucoup voyage qui comprenne et cherche a savoir kl etre se cache derriere se voile et nous considere comme des humains ki ont un coeur et ki ressente les choses. Meme si cela peut parraitre fou a vos yeux puiske vous parlez de PSYYY pensez vous ke je merite toutes ses insultes ke je subit depuis bientot 6 ans ???? repondez moi ou vertement les gens m insultent dans la rue de belfegor, de fantome du louvre de tout autre chose mechante et iirespectueuse alors ke je suis o marche ou dans la rue vous ki denfendez si bien les femmes vous trouvez ca juste et correcte???? ou est le bon comportement des francais ou est leur politesse??? et depuis les debats les soeurs se font de plus en plus insultees et mm agressees car les gens se disent l etat est avc nous on peut les insulter leur mettre la misere...je trouve cela vraiment absurde et nous nous laisserons pas nous harceler verbalement par toutes ces insultes chak jour de nos vies. k en pensez vous est ce normale kon souffre de ces mechancete gratuite dites moi vous ki voulez le bien pr votre prochain???

Ecrit par : mary | 22.06.2009

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il ya un autre point ke je souhaite eclaircir avec vous c lorske vous parler de travail sachez bien une chose c ke toute femme ki est voilee comme moi ne desire pas simposer en france et son plus grand souhait est de partir vivre ds les pays musulmans la ou nous pourront vivire notre religion pleinement ou nous pourront travailler avc nos voiles et mettre nos diplome en pratik j ai vecu dans un pays musulman ou j etudiais ou je pratikais du sport ou j aillais a la piscine je mangeais o restaurant avc mon epoux et javais une vie tout a fait normal mais il est difficile de s etablir a letranger qd on est francais et on espere vivement partir o plus vite de ce pays ki nous deteste. interrogez les toutes ces femmes en niqab elles sont toutes impatientes de partir d ici .

Ecrit par : mary | 22.06.2009

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bonjour a vous 

Je suis d'un coté compréhensif du combat que vous mené mais d'un n'autre vraiment bouleverser car moi même je le porte avec grande satisfaction je le fait car pour moi c un grand pas ver Dieu (Allah) je me suis battu pour le maitre.
Il n'est pas du tout obligatoire il vrait c'est une sunna (ce que le prophette et c femme fessai) oui je le porte car les femme du prophette mohamed sws le porter.
Je suis trés triste car la en se moment sa fait polimique vous vous batter pour qu'on soi libre mais le probléme si c interdit vous aller nous contraindre a ne plus sortir.
et oui si c interdit je ne vais plus vouloir sortir me promené profiter des belle chose que dieu nous a donné.
ba toi pour celle qui son obliger par leur mari pas celle qui le veul delle méme je ten supli tu as un beau combat.
j'aimeré que tu me réponde sa me toucheré 
au revoir.

Ecrit par : myriam | 22.06.2009

______________________________________________________ Réponses de Chloé :

 

Deux réponses : à MARY et MYRIAM.____________ Merci à vous de m'avoir lue et écrit !

Ma réponse à MARY qui m'a écrit plusieurs fois : Mary, je suis touchée par votre conviction et je vais faire le point avec vous, plusieurs points d'ailleurs. 1- Si une de vos soeurs musulmanes voilées en hijab (voile normal autour du visage) ou en niqab ou en burqa, était agressée ou insultée devant moi, je prendrai sa défense sans hésitation, car vous ne méritez pas cela. 2- Oui, vous êtes des êtres humains et avez un coeur... je n'ai jamais dit le contraire. 3- Non, je n'ai pas peur de l'inconnu et mon coeur est ouvert à plein d'horizons. 3- Oui, j'ai voyagé et fait même un tour dui monde pour la paix avec mon violon. Mais non, je n'ai pas vu de femmes en niqab ou en burqa à San Francisco, à Tahiti, en Australie, à Nouméa, en Indonésie, à Singapour, en Grèce. Même en Algérie, il y a vingt ans, les familles qui m'ont reçue ne connaissaient que le Hijab, voile que je respecte... mais pas le niqab, ni la burqa. 4- J'aime l'odeur du riz africain, j'aime l'encens indien, j'aime le franc-parler des algériens... J'ai adopté une enfant du Bénin, à la peau noire. J'ai adopté une enfant roumaine. Je recueille actuellement un jeune algérien qui a traversé une période difficile et qui se remet avec une formation à la clé. De plus, mon fils est né d'un papa algérien, lequel est malheureusement décédé. 5- Vous pouvez donc croire que je ne suis pas fermée ni obtue. Je ne suis pas raciste ni d'extrême-droite, au contraire. Je me suis toujours battue pour l'amitié et l'entraide entre les peuples, pour la compréhension des cultures et pour la tolérance. Mais je ne tolère pas le niqab ni la burga, comme je ne tolère pas l'excision. Comme je ne tolère pas la lapidation des femmes adultères. Comme je ne tolère pas les crimes d'honneur dans certains pays. 


Ma réponse à MYRIAM : Merci pour votre commentaire. Parler avec vous et avec Mary est un bonheur. C'est un échange, un pont entre des femmes. Je suis désolée de savoir de votre bouche que si une loi passait, vous ne sortiriez plus. Martine Aubry a donc raison et je m'en doutais. Vous vous obligeriez à rester enfermée alors que vous êtes dans un pays où vous êtes libre, où vous avez le droit d'être musulmane, le droit de pratiquer votre religion, où vous avez des mosquées (celle de Lyon est très belle) ?! Pensez à vos soeurs terrorisées par les Talibans. Pourquoi fuir la France, comme dit Mary, ou vous empêcher de sortir et de vivre votre vie de créature de Dieu ? Dieu demande-t-il que les femmes renconcent à la vie ? À l'heure de notre mort, on nous demandera ce que nous avons fait, pas ce que nous avons porté comme habits. De toute façon, dans la tombe, on est tout nu. Les habits qui nous couvrent ne sont plus qu'illusion, n'est-ce pas ?!! Alors, Myriam, je vous en prie, pourquoi le Hijab ne vous satisfait pas ? Il est permis et restera permis... et c'est ce que le Coran demande. Vivez votre vie, personne ne la vivra à votre place !!!!! Dans la paix d'Allah. Chloé LAROCHE

Ecrit par : Chloé Laroche | 22.06.2009

______________________________________________________ Suite pour info :

À propos du projet de loi contre le port du Niqab et de la Burqa (voiles intégrals), voici quelques réactions et actions :

-Rama Yade a déclaré samedi qu'elle n'était pas opposée à une loi interdisant le port de la burqa en France. La secrétaire d'État aux Droits de l'homme estime qu'une telle interdiction doit être décidée "à titre de défense de la laïcité et de la dignité de la femme".

Fadela Amara : "Je suis favorable à l'interdiction totale de la burqa dans notre pays", a dit la secrétaire d'État, qualifiant le voile intégral de "cercueil qui tue les libertés fondamentales... “Ce qui est certain c'est que la burqa est le signe d'une présence concrète du fondamentalisme sur notre sol... Globalement, les femmes qui ont la burqa, confiscation de leur existence même, sont des victimes", a-t-elle encore déclaré.

André Gerin, député communiste de Vénissieux : "Définir des propositions afin de lutter contre ces méthodes qui constituent une atteinte aux libertés individuelles sur le territoire national. Nous sommes aujourd'hui confrontés, dans les quartiers de nos villes, au port par certaines femmes musulmanes de la burqa, voilant et enfermant intégralement le corps et la tête dans de véritables prisons ambulantes ou du niqab qui ne laisse apparaître que les yeux. La vision de ces femmes emprisonnées nous est déjà intolérable lorsqu'elle nous vient d'Iran, d'Afghanistan, d'Arabie Saoudite... Elle est totalement inacceptable sur le sol de la République française."

Sihem Habchi, présidente de Ni putes, ni soumises (NPNS), accueille "plutôt bien" la proposition de création d'une commission d'enquête. "Le droit des femmes n'est pas une affaire de centimètres de tissu mais la burka est le symbole de l'oppression que subissent les femmes. Il faut encourager le débat sur cette question", a-t-elle déclaré à l'AFP. "Il ne faut pas avoir peur d'en parler, il faut rendre visible la réalité et la dégradation de la condition des femmes (...). Nous allons faire notre travail de lutte contre les fondamentalistes", a-t-elle ajouté. "La loi de 2004 sur la laïcité était nécessaire mais pas suffisante; il faut rouvrir le débat et ce sera à chacun de  se positionner sur la laïcité, sur la mixité. La France a une responsabilité face aux femmes qui sont en train de se battre en Iran pour leurs droits", a encore estimé Sihem Habchi.

Ecrit par : Chloé Laroche | 22.06.2009

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Merci chloe pour tes reponses et de nous lire ca fait plaisir, je comprends mieux ta vie ton univers... je suis touchee de voir que tu as des enfants du monde entier ma maman qui me porte beaucoup d aide et de soutien, aussi a adopte une ptite fille et je serais toujours en admiration pr ces femmes ki savent aimer un enfant comme le sien mm si ils n ont pas son sang...je trouve dommage que tu ne tolere pas le niqab et la burqa parce ke tu semble sensible et respectueuse a la fois, comment reagirais tu si demain je viens vers toi, moi MARY avec mon niqab avc ki tu discutes est ce ke tu me rejetterais?? est ce ke tu m eviterais ?? refuserais tu de me regarder en face?? moi qui respecte ce ke tu entreprends... et dis moi si en grandissant ta fille yacinth tres mimi kelle est, souhaiterait de son plein gre porter le niqab comment reagirais tu ? ne faudrait il pas respecter son choix et l aimer malgre tout??? c tout simplement cela ke lon demande...

Ecrit par : mary | 22.06.2009

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Mary, je te recevrai avec plaisir chez moi pour discuter avec toi, même en niqab. Mais j'aurais la tristesse de ne pas voir ton sourire et l'expression de ton visage. Et si ma fille, comme tu me le dis, décidait un jour de porter cette tenue, je souffrirais beaucoup de ne plus voir son sourire et de savoir que des dizaines de portes se fermeraient devant elle au lieu de s'ouvrir. Je lui parlerais pour la faire revenir à la raison, fais-moi confiance. Je lui parlerais des pays où les femmes, les petites filles, les collégiennes.. rêvent de ne plus porter ces tenues, ni le niqab ni la burqa !! Amitiés sincères pour toi. Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 22.06.2009

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merci chloe mais si je suis avec toi sans presence d homme tu peux me voir rien ne m empeche de me decouvrir tu peux voir mon visage et mes expressions tu pourras aussi voir mes nouvelles parures de bijoux... et mes beaux vetements lol et ta fille devt toi ne se couvrira pas, tu comprends.en tout cas jai ete heureuse de faire cet echange avc toi et mm si ton point de vue ne change pas au moins tu sais kil existe dans cette planete des femmes ki sont heureuse et fiere de le porter et ki sen porte tres bien et non nullement le besoin detre suivi psychologikement parce kon va voir un psy lorskon a une gene un trouble lorskon se sent mal ds sa peau ce ki nest pas notre cas. je continuerais de suivre t combats et espere ke tu comprends le mien.

Ecrit par : mary | 22.06.2009

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Mary, je suis déjà soulagée d'apprendre que tes enfants peuvent te voir dans ta maison, voir ton visage et que vous faites des calins. Explique-moi plus comment tu procèdes avec ta tenue. Quand la mets-tu exactement... et chez toi, quand l'enlèves-tu ? La mets-tu devant ton mari en présence de tes enfants ? Si ton père vient, es-tu obligée de la remettre ? Ta mère peut-elle te voir sans la tenue ? Cela m'intéresse que tu me dises. Je te souhaite plein de belles choses et j'aimerais que tu t'épanouisses un jour dans un métier, dans une passion, et que tu puisses le faire sans interdit de la société humaine. Sincèrement, Chloé L

Ecrit par : Chloé Laroche | 22.06.2009

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bonsoir Chloe je suis contente de voir ke tu te poses de bonnes kestions sur moi et mon quotidien... le niqab tout comme le voile doit etre porte uniquement devant les hommes etrangers avec ki l on pourrait se marier, je le dresse ke lorsque je sors de la maison, ou si un homme etranger vient a la maison comme par exemple un plombier le facteur ... autrement a la maison je m habille comme vous jai un placard ki va craker .... alors on fait des trok party avc les copines lol jaime beaucoup les vetements que j achete chez zara ou mango ou jaime beaucoup les vetements de createurs comme maje ou bel air ou comptoir des cotonniers ou mes belles chemises de veronique branqhino Incroyable pr une femme en burqa... ma mere mes soeurs mes freres mon pere mes oncles mes enfants me voyent kasiment jamais en burqa sauf kd je suis dehors. et des passions oui j en ai des passions je suis fan de deco jai un bel interieur qui me plait je lis les livre de benedicte regimont coach deco et psychologue deco, je squate litteralement ikea alinea maison du monde et les autres ... je suis tres bio kasi tous mes soins cosmetik sont bio et surtout equitable , je peinds sur la toile et je compte me mettre au cartonnage j aime beaucoup les choses fait main je consacre beaucoup de temps a mes enfants pr leur activites et la pr info je compte ouvrir ma boutik en ligne pr une nouvelle ligne de vetements trend inspiree du courant japonais et de la haute couture comme les chefs d'oeuvre de mr KENZO que j apprecie particulierement. mes soeurs ne sont pas musulmanes mais entre nous aucune barriere nous sommes tres proches elle respectent ce ke je fais elles sont plus agees ke moi, elles me parlent de leurs secrets de leurs problemes et mon avis et conseils leurs sont chers. elles savent m aimer et me considerer pour ce ke je suis et non ce ke je parais...ma grande soeur m aide beaucoup pr ma boutik et me soutien ds ce ke j entreprend. voila ma ptite bulle dans laquelle je suis heureuse et epanouie.

Ecrit par : mary | 22.06.2009

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Bonjour Chloe

Je suis heureuse d'avoir découvert votre blog fort interessant!
je viens de lire vos échanges (Mary et vous), je suis très attristée car je viens de comprendre que vous ne saviez pas que l'on avait une vie, et j'ai bien compris alors pourquoi vous êtes si triste pour nous!

Je suis française convertie à notre belle religion qu'est l'Islam, je me reconnais beaucoup dans les écrits de Mary! A la maison nous sommes libre de nous habiller comme on le souhaite. Nous ne suivons pas de mode, ni l'ordre de nos époux (dailleurs je portait le niqab avant mon mariage) et je n'ai été embrigader par personne!

Par contre oui je me suis instruite sur le sujet, une conversion ne se fait pas sur un coup de tête! heureusement non!
Je vois plus le temps passe le bienfait de se voilé qui est motivé par la foi! Allah nous montre les signes de sa Sagesse tout les jours notamment lorsque l'on suit les journaux télévisés. Le monde coure à sa perte de plus en plus, les hommes n'arrivent pour la plupart a ne plus gérer une famille, a etre perturbé par la femme qui veut l'egaler... et d'autres problème encore, 

Quand je vois ces hommes qui suivent de belles jeunes filles qui ont la vie devant elle comme ont dit et qui les pourchasse en allant très souvent jusqu'au bout, le viol et la mort! c'est ça l'atrocité mais malheureusement, lhomme est trop habitué à ça alors il ne se révolte pas pour protégée ces enfants violer et tuer, non on ne se revolte pas on se contente d'une petite peine de prison et puis on avisera qd il sortira pour bonne conduite, il vaut mieux en attendant s'en prendre aux femmes qui portent le niqab (et non la burqa car cet habit est pour les afghanes)...

une soeur a dit une jolie parole très vrai, l'état veut dévoiler la femme musulmane pour voilé les problèmes de la france! Si comme tout le monde dit vous aimez les femme et voulez le bien pour elle, commencer par celle qui sont battue par leur maris, ou alors allez vérifié dans chaque cave française ce pays si remarquable, voir s'il n'y a pas une jeune femme qui certe ne porte pas le voile mais qui est enfermé et pour 7 enfants de son pere?!!! non ça ce n'est pas encore la fin du monde c'est pas grave, elle a été forcée mais bon...

attaquons nous plutot a celle qui ont choisi une religion et qui l'applique, j'aurai prefere une parole franche que lon me dise nous vous detestons comme vous etes, plutot que dentendre nous nous inquietons pour vous mes pauvres dame vous avez choisi le voile inetgrale alors on va vous empechez de vivre! car oui nous vivons, nous sortons nos liasse comme tout le monde pour se faire plaisir nous payons des impots, mais si vous nous interdisez notre liberté alors nous ne pourrons plus rien faire, nous serons soumise non pas a notre mari mais a l'état francais qui ne veut plus de nous dans la société..

ces hommes qui n'aime que les fermme qui viennent leur faire une douce bise... c'est malheureux moi française,me sentant rejeter de mon propre pays par fadela amara nicolas sarcozy! humm je ne sais plus qui est francais entre moi et eux...

l'homme a voulu suivre ses passions en donnant ses propres loi et en ecartant celles d'Allah alors que c'est LUI qui nous a tout donné!

Mais Chloe, voyez-vous l'homme n'a pas été créer comme la femme mais ils ont chacun des droits et des devoirs, l'home a des choses que la femme n'a pas et inversement, l'homme a une barbe qui pousse, la femme n'en a pas, la femme a ses règles et l'homme n'en a pas (heureusement! lol) c'est bien là une preuve irréfutable que l'homme est diferend de la femme, mais la femme a des droits tout comme l'homme ainsi que des devoirs et si l'on suivait cela il yaurai moins de conflit a l'intérieur du couple plus même à l'interieur de la société!

Lorsque vous jouer a un jeu de société, vous respectez bien les règles même si qquefois vous aimeriez alors les changé pour pouvoir gagner hein lol, mais si vous changiez ses règles le jeu ne serait plus interessant, le but du jeu ne serait alors pas atteint! et les gens ne joueraient plus avec vous (sourire)

... il y a des règles dans la religion, et la sagesse émane d'un Seigneur qui a créer toute choses et qui voit tout et sait tout!Nous n'avons pas été créer pour rien, ou perdre son temps ou autre, mais suivre ces règles ne veut pas dire que l'on ne vit plus! non au contraire, je me preserve, je reste propre, je vis je frequente des amies qui sont bien plus que des amies car elles sont mes soeurs en religion!

Il y a une bien dans tout, mais nous ne pouvons avec le minimum de science que l'on a, savoir ou est le bien si ce n'est Allah.. Allah nous dit dasn le Qur'an (Coran) "il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose mais qu'elle est un bien pour vous, et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle est un mal pour vous"

Ne vous est-il pas déjà arriver de dire aaaah si j'avais su!! je n'aurai aps fais si je n'aurai pas fais ça?! et pourtant au moment ou vous l'avez fais vous étiez sure et persuader que c'était bien de le faire!

j'ai hate de vous lire Chloe, j'espere ne pas vous avoir offensé, 

a bientôt si Allah nous le permet

Ecrit par : oum souleym | 23.06.2009

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Je voudrais simplement dire à Chloé que je comprends son combat, il est difficile que dans un pays libre comme la France on puisse voir des jeunes filles obligées de porter le "hijab", le "nikab" ou la "burqa".
Je tiens à dire que j'ai actuellement 20 ans, je suis française d'origine algérienne, et j'ai choisi il y a 1 ans de porter le "hijab", je suis étudiante en Administration Economique et Sociale. et je souhaiterais un jour porter le "NIQAB" Incha'Allah
Malheureusement, je ne mets pas le niqab comme Mary à qui je tiens à dire "tout mes respects à toi ma soeur!!!"
Il faut comprendre que certaine femme mette la burqa ou le niqab pour elle même, sans y être forcée. Une petite comparaison quand vous avez des bijoux d'une extrême valeur vous en faite quoi??? vous les cacher pour les préserver, éviter de les abimés... c'est pareil chez nous pour la femme en islam c'est un trésor on la cache pour la rpéserver des regards pervers!Tous simplement sans soit disant l'opprimés ou encore être un signe de rabaissement ou soumission à l'Homme. Car dans notre religion La femme et L'Homme sont égaux Il n'y a pas de personnes supérieures à telles personnes. On ne peut pas mettre toute les femmes dans le même sac parce que nous sommes toutes différentes et nous avons toutes une histoire différente. Vous vous imaginez si l'on devais interdire le voile intégrale dans la rue?? Elle est où la liberté? 
Il faut d'ailleurs éclaircir un point sur le "salafisme". les Salafs en Islam sont les pieux prédecesseurs, c'est-à-dire ceux qui suivent le coran et la sunna du Prophète (sws). Ce n'est donc pas veritablement une secte puisque eux suivent l'islam du temps du Prophète c'est-à-dire le "vrai". Mais il y a certaines personnes qui ce disent Salafs en tuant des gens tels que les terroristes par exemple mais que eux ne donne qu'une mauvaise image de l'islam malheureusement et qui font du salafisme un secte.
Je tiens à soutenir mes soeurs qui le porte par le propre envie, pour plaire à Dieu. Et que si il faut se battre en France contre cette loi, je me battrai à leurs côtés même si je ne le porte pas. Car toute personne merite de pouvoir s'habiller comme bon lui semble! que l'on soit Musulman,Chrétien,...et avant tout parce que je suis une de vos soeurs!
Et je tiens à dire à toute les femmes musulmanes qui sont opprimés,battues,...que je battrais pour elles aussi car en Islam la femme est une perle précieuse qu'il faut préserver et non opprimé!

Ecrit par : soraya | 23.06.2009

______________________________________________________ MERCI BEAUCOUP POUR TOUTES VOS RÉACTIONS et ces échanges !! Chloé

 

salam alaykoum

ma femme porte le sitar qui est une version de niqab avec un voile en plus sur les yeux, elle le porte depuis l age de 16 ans soit 3 ans avant mon mariage avec elle, son pére n etait pas pour, mais il ne la pas combatu respectant son choix, et j ai 3 enfants avec elle auquelles elle donne beaucoup d amour et de tendresse et qui sont fous d elle d ailleur a chaque fois qu ils voyent une femme en niqab dans la rue, ils se precipitent sur elle pour l ambrasser croyant qu elle est leurs mére cest rigolo à voir. Pour ma part le niqab n est pas une obligation comme la priere ou le jeune du ramadan mais il est preferable et meme fortement recommander surtout en cet epoque ou la femme est traquée du regard des pervers et utilisé comme objet de commerce ou ont la fait poser nue pour vendre un yaourt ou un champoing, est ce cela la dignité de la femme?? si ma femme decide de ne plus le porter je l accepte et si elle le porte je l accepte aussi elle le fait pour son seigneur et elle le fait pour se reserver exclusivement a moi et je suis tres satisfait d elle, de meme je fait le maximum d efforts pour la satisfaire et toujours lui apporter ce dont elle a besoin et je ne connait pas un frere dans mon entourage qui force sa femme a le porter, toutes le portent de leurs plein gré et elle sont tres epanouis, ma femme aussi aime beaucoup les vetements, les bijoux et les parfuns, et elle n ait pas voiler a la maison devant ces parents, ces freres et soeurs, ni meme devant mon pere car il ni a aucun mal a cela.
je remercie Allah d avoir creer le femme pour nous et de l avoir proteger et honnorer avec l islam.
je remercie les soeurs qui ont temoigner sur ce blog pour leurs sagesses et leurs bon comportements Qu Allah les protéges et leurs donne la patiente face au épreuves.
et je remercie aussi madame Chloé pour son combat Qu Allah ouvre son coeur au message de notre prophete mohammed que la priere d Allah soit sur lui.

Ecrit par : abdelhakim | 25.06.2009

http://niquab.ifrance.com/siteniqab.htm

Ecrit par : abdelhakim | 25.06.2009

conseil a une soeur portant le niqab
de cheikh al uthaymin qu Allah lui fasse misericorde

http://www.youtube.com/watch?v=-yFLHgnFxUQ

Ecrit par : abdelhakim | 25.06.2009

Loi du 15 mars 2004,
Triste anniversaire d’un racisme institutionnalisé

15 mars 2009 : Voilà 5 ans que les femmes voilées en France subissent
chaque jour les conséquences directes et indirectes de cette ignominie
législative. En débattant et votant cette loi dans un consensus social
et politique quasi unanime, la République Française a utilisé l’outil
par excellence, la voie parlementaire, pour institutionnaliser son
racisme et donner une consistance officielle à ses relents
colonialistes. D’aucuns attestent que « la situation l’exigeait » ou
encore qu’il était nécessaire de « réaffirmer des valeurs », comprenez
leurs valeurs, la vérité est tout autre : l’arbitraire de l’ordinaire
et le fanatisme républicain ne font que ressasser leur vieille
chanson.

Le coup de massue du 15 mars 2004 n’aurait pas dû en être un. Si le
recours à une loi a pu paraître surprenant, le contexte
politico-médiatique, mais aussi et surtout historique et social, ne
fait de cette loi que le parachèvement d’un projet idéologique que la
République porte depuis toujours.

Creil en 1989, Alma et Lila Lévy en 2003, la France s’est toujours
attachée - par l’intermédiaire de ses « appareils idéologiques » que
sont, entre autres, les médias - de problématiser le port du voile et
de créer de toutes pièces des « Affaires du voile ». Pointer du doigt
un comportement, et ce faisant une catégorie précise de la population,
essentialiser la jeune fille musulmane dans sa pratique ; voilà
comment, en France, chaque « fait divers » est devenu une réelle
affaire d’Etat.

Mais si on veut également comprendre pourquoi cette loi « coule de
source », il faut analyser les motivations idéologiques qui ont poussé
à son édification. Pour cela, il faut remonter à la représentation du
voile qu’a toujours eue la France dans son passé d’administratrice
coloniale. Puissance dominante en terre d’Islam, la France a élaboré
une réelle « politique du voile » dans ses colonies. Fanon, dans l’An
V de la Révolution algérienne décrit bien ce phénomène : « Les
responsables de l'administration française en Algérie, préposés à la
destruction de l'originalité du peuple, […], vont porter le maximum de
leurs efforts sur le port de voile, conçu en l'occurrence, comme
symbole du statut de la femme algérienne. Une telle position n'est pas
la conséquence d'une intuition fortuite. C'est à partir des analyses
des sociologues et des ethnologues que les spécialistes des affaires
dites indigènes et les
responsables des Bureaux arabes coordonnent leur travail. A un
premier niveau, il y a reprise pure et simple de la fameuse formule :
« Ayons les femmes et le reste suivra » ».

Et pour cela, la solution est toute trouvée : « Convertir la femme, la
gagner aux valeurs étrangères, l'arracher à son statut, c'est à la
fois conquérir un pouvoir réel sur l'homme et posséder les moyens
pratiques, efficaces, de déstructurer la culture algérienne ».
L’actualité et le réalisme de ces propos sont troublants. Comment, dès
lors, ne pas voir dans tous les discours politiques, médiatiques et
pseudo-sociologiques de ces dernières années, le signe d’un instinct
profondément colonial et paternaliste doublé d’une volonté dominante
de « pacifier » toute résistance culturelle et religieuse ?

Il est édifiant de constater comment la « superstructure » française,
dans ce qu’elle contient comme idées « reçues » et préjugés propres à
une société, a élaboré toute une perception, toute une construction
idéologique faisant de la femme voilée une « victime » ; victime de sa
« naïveté », de la domination « machiste » et de l’archaïsme de
l’homme musulman. On a donc missionné la femme « émancipée », celle de
NPNS et consœurs par exemple, pour lui « montrer la voie ». Celle-ci
passe, évidemment, par le « dévoilement ».

Ce qui explique aussi ce consensus social, en dehors de la
représentation occidentale de la femme musulmane « objet », c’est
celle du voile en lui-même. Celui-ci, « racialisé », ethnicisé,
rejette de facto toute personne qui le porte dans l’altérité et dans
ce qui est « autre ». En cela, la discrimination et le racisme de
cette loi n’est pas étonnant quand le seul fait de l’arborer vous
attribue un « statut inférieur ».

Cinq ans après, quel bilan et quelles perspectives ?

Les effets dévastateurs de la loi du 15 mars 2004 n’ont pas tardé à se
faire sentir dès son application. Des dizaines de jeunes filles
exclues de leurs établissements scolaires, des déscolarisations
forcées, des larmes, des familles déstructurées ; que dire, sinon que
cette loi a atteint son objectif de plein fouet. Non contents de
l’avoir fait adopter et appliquer sans conditions, nos valeureux «
émancipateurs » s’attachent désormais à lui donner un champ
d’application élargi. Des formations en dehors de tout cursus scolaire
aux mamans musulmanes qui accompagnent leurs enfants lors des sorties
scolaires, la chasse au voile, sans discernement, est ouverte. Depuis
2004, un phénomène d’islamophobie galopante voit le jour. Nos
bienpensants « antiracistes » et humanistes ne jugent pas nécessaire
de souligner que cette loi est devenue une véritable aubaine pour tous
ceux, avides de prétextes, qui veulent mener la
discrimination.

Certains voudraient faire de notre résignation la dernière étape
d’achèvement au succès de leur projet islamophobe et raciste. On peut
déjà leur prédire un échec ainsi qu’à ceux « d’entre nous » qui
pensent que le silence et la résignation est le meilleur moyen de se «
prémunir » d’une nouvelle loi liberticide. Après avoir joué à
merveille leur rôle d’officiers de « Bureaux arabes », ils sont
aujourd’hui le bras idéologique infiltré qui étouffe toute
contestation de la fameuse loi.

Mais si l’on veut réellement que cela ne se reproduise plus, ou du
moins plus de cette façon, il faut structurer cette contestation.
Notre propre part de responsabilité, en tant que femmes voilées, n’est
pas à négliger. Si des féministes enragées et autres gesticulations «
maternalistes » ont pu avoir une telle répercussion médiatique et
effective c’est que seul un silence assourdissant leur faisait face.
Et pour que cela change, il faut s’atteler à construire un discours
alternatif, un réel « féminisme » (le terme en lui-même, fortement
connoté, est d’ailleurs à bannir) débarrassé de ses relents
colonialistes et qui ne domine pas celles-là même qu’il est censé
représenter.

Cette construction est un travail de longue haleine, un travail qui ne
doit pas faire l’économie des références autres qu’occidentales et qui
doit avoir pour objet de faire entrer réellement la femme musulmane
dans un processus d’autodéfinition.


__________________
La honte est le sentiment que je rencontre à chaque fois qu’une attaque nous est portée, non pas parce qu’on nous attaque, mais par ce que notre réaction est quasi inexistante. Said. H

La valeur d'un être humain ne se mesure pas à la couleur de sa peau, à sa beauté ou à sa laideur, mais seulement à la pureté de son coeur.
L'encre du savant est aussi precieuse que le sang du martyr.

Ecrit par : Myriam | 25.06.2009

As'salam (Paix),

Elle était libre et souriante ma soeur musulmane, et vous l'avez tué en stigmatisant constament les musulman(e)s ... Vous l'avez tué parce qu'elle n'était pas sopumise aux mêmes principes que vous, et parce qu'elle était musulmane donc différente.

Marwa assassinée parce qu'elle portait un voile
http://www.islamophobie.net/art_read.php?ai=157

Porteurs du discours de la haine anti-musulmans : vous êtes responsables de la mort de Marwa ...
http://www.saphirnews.com/Porteurs-du-discours-de-la-hain...

Madame Chloé Laroche, au lieu de vous occuper des musulmanes intelligentes et libérées de la conception de femme objet liberaliste et capitaliste, musulmanes et fier de l'être, assumant pleinement leurs convictions religieuses sans faire de deux poids et deux mesures tels que pratiquent les laïcardistes fondamentalistes extremistes que vous êtes, ayant restreint la définition de liberté individuelle des autres, à la seule et unique définition passsionnelle de la liberté individuelle selon vous, ... Madame Chloé, occupez-vous en priorité de ces 2 000 000 de femmes battues en France, dont 400 meurent sous les coups de leurs maris non-musulmans ... Occupez-vous de la condition professionnelle des femmes travaillant et n'ayant pas de salaire égale, travaillant et étant pénalisé financièrement lorsqu'elles sont enceintes et en congés maternités, alors que la croissance et le pouvoir d'achat ne peut être relancer que par elles ... Occupez-vous de vos priorité, au lieu de vous improvisez défenseuse des femmes musulmanes qui sont surement plus libérés que vous, de l'image et de la définition conditionné par les hommes non-musulmans de ce qu'est être une femme libérée, car pour vous la liberté de la femme passe par le fait qu'elle est aujourd'hui le droit de jouer les potiches sexuelles des hommes dans les domaines ...

Si le sujet vous interresse réellement, et que vous souhaitez vous instruire et vous cultivez, au lieu de réagir épisodiquement en étant soumise aux volontés politiques de détourné l'attention d'un peuple majoritairement constitué de moutons, ainsi qu'aux divers médias avident de gloire et d'audimat, si vous souhaitez réellement savoir ce qu'il en est sur le sujet de la "burqa", sur les libertées de la femmes, ... Essayez déjà de faire un effort d'objectivité et ne réagissez pas passionnellement, appliquer le respect de la liberté individuelle et la liberté de culte dont les textes républicains font allusions, pour tous et pour toutes, peu importe sa race, sa couleur, sa nationalité, sa religion, ... et arrêtez de supposer qu'il y a toujours un homme imposant le port du voile ou de la burqa, essayer de supposer un instant que c'est un cheminement et un choix personnel de la part des femmes concerné(e)s.

Je concluerais sur deux adages que j'apprécie : 

"Cultivons nos différences et non pas l'indifférence !"
"Seul(e) l'inculte réfute en masse ce dont il(elle) est ignorant(e) !"

A bon(ne)s entend(euses)rs !

Tâlib, L.M - Un musulman occidental parmi d'autres, soumis à Un Dieu Unique par son propre cheminement et de sa propre volonté personnelle.

Ecrit par : Tâlib | 09.07.2009

Réponse de l'auteure de ce blog :

------Talib,

Ce qui est arrivé à Marwa et à sa famille est horrible. Je ferai un article ici pour elle. Cette femme a été insultée à cause du voile qu’elle portait et assassinée par la folie d'un homme qui devait être jugé. Cela n'a rien à voir avec le débat qui anime la France aujourd'hui. Vous allez trop loin en faisant les amalgames que j'ai lu dans votre commentaire. Vous parlez de liberté de pensée, de culte à respecter. Par ce principe, on peut aller très loin dans la tolérance. Mais que faites-vous de ces 15 jeunes filles aspergées d'acide parce qu'elles allaient à l'école, à Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan ? Certains extrémistes musulmans en viennent à se demander si les jeunes filles ne feraient pas mieux de rester chez elles. Et pour mieux convaincre ces dernières, on les asperge d'acide. On les défigure à vie. Et pour mieux enfermer les femmes, on invente le niqab et la burqa. Elles seront à l'abri du "regard des pervers". Il est vrai que la paranoïa siège dans toutes les religions et les sectes en sont friandes !!! Quand je sors dans la rue, les regards des hommes sur moi ne sont pas pervers. Et si il y en a de pervers, c'est leur problème, pas le mien. Pourquoi voir le mal partout ? Pourquoi se cacher sous un voile ne montrant que les yeux (le niqab) dans une société où on a besoin de voir l'autre pour communiquer. C'est même une politesse envers l’autre qui nous parle. Dans notre histoire, deux catégories de personnes se cachaient entièrement : les inquisiteurs et les bourreaux. Les cagoules sont interdites. Alors pourquoi le niqab et la burqa survivraient ? Pourquoi invoquer le refus de ce voile de fantôme en France pour dire que les français rejettent les croyants musulmans. Personnellement, c'est tout le contraire ! Je respecte le voile simple sur les cheveux de la femme musulmane. Beaucoup de français tolérants l'ont respecté depuis longtemps et continue de le respecter. Mais la burqa et le niqab, NON ! Je le redis, comme je l'ai déjà dit : si demain je vais à mon travail (je suis taxi pour personnes handicapées) et que j'emmène mes clients handicapés en niqab... d'abord 1- ils ne sauraient pas qui je suis et ils auraient peur (humain, n'est-ce pas ?) / 2- mon patron et mes collègues m'interneraient direct à l'asile de Saint Égrève ! (complètement folle la fille... Mon cas relèverait à juste titre d'une “approche délirante et morbide de la réalité et du regard des autres”. 3- je ferais affront aux femmes et aux jeunes filles qui ont en horreur de devoir porter la burqa à cause des Talibans, en Afghanistan et au Pakistan. 4- je ferais affront aux femmes des générations précédentes qui ont lutté pour une émancipation de la femme et de sa liberté, de son expression féminine, de sa possibilité de voter, de travailler, de penser. 5- je ferais honte à mes enfants qui ont besoin de voir que leur mère est épanouie, qu’elle vit au grand jour, qu’elle est belle sous la lumière du jour et du soleil, qu’elle ne se cache pas pour sortir, qu’elle n’a pas honte d’être ce qu’elle est, qu’elle assume le regard des autres. 
Voilà, Talib ! Que les Musulmans sachent garder la mesure de considérer que le voile Hijab (simple voile qui ne couvre que les cheveux) est très bien accepté en France par tous les Français (sauf les racistes) mais que le port du niqab et celui de la burqa heurtent nos consciences et la politesse humaine, heurtent notre histoire, heurtent la mémoire des femmes quis sont battues, violées, tuées dans le monde pour le refus de porter ces cercueiles ambulants. 

Dans la Paix d’Allah, qui est le même Dieu que celui de tous les hommes et de toutes les femmes, Dieu étant unique avec de multiples facettes. 

Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 10.07.2009

As'salam (Paix),

Vous écrivez : "... Ce qui est arrivé à Marwa et à sa famille est horrible. Je ferai un article ici pour elle. Cette femme a été insultée à cause du voile qu’elle portait et assassinée par la folie d'un homme qui devait être jugé. Cela n'a rien à voir avec le débat qui anime la France aujourd'hui. ..." 
Ce qui est arrivé à ma soeur Marwa pourrait se reproduire en France à force de stigmatiser les musulmanes, et d'attiser les haines et les passions, c'est tout à fait en rapport avec le climat islamophobe Européen ... Je vous invite à ne pas rédiger d'article opportuniste suite à l'assassinat de Marwa.

Vous écrivez : " Mais que faites-vous de ces 15 jeunes filles aspergées d'acide parce qu'elles allaient à l'école, à Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan ?"

Bizarre cette façon de procéder qui est de détourner le sujet vers ce qui se passe en Afghanistan, en Arabie Saoudite, ... Alors que la polémique se passe en France et pourrait être traité différement ... Bizarre que vos préjugés sur ce genre de pays soit exprimé juste vis à vis de l'Islam, et que jamais vous ne rappelez aux politiques et patronats français leurs "magouilles" constantes, leurs bonnes ententes dipolomatique et leurs très nombreux accords politico-économique. N'oubliez pas que la majeur partie des maux dans les pays cités, proviennent des diverses politiques capitaliste et libéralistes occidentales ... Les causes viennent de France et d'ailleurs, et vous, vous aimez mettre en avant uniquement les conséquences. Pour exemple : la France fait partie des plus grand constructeur d'armes dans le monde, le bénéfice du marché de l'armement en France est en augmentation constante ... et pourtant, ces armes sorties d'entreprises française ne tuent pas en France ?! Ce qui est sur, c'est qu'elles se retrouvent dans les mains des enfants et adultes en Afrique ou au Moyen-Orient, partout dans le monde mais pas en France ... Bizarre, non ?

Sinon, je vous répondrais qu'avant de vouloir sauver le monde et réagir à ce qui se passe à des milliers de kilométres, de privilegier de nettoyer prés de chez vous, c'est à dire ici en France ... Vous relatez 15 jeunes filles, combien en reste-t-il qui n'ont pas été traité de cette manière interdite en l'Islam ? Pourquoi généraliser ce genre de cas ? Faites vous de même lorsque un athé viole des enfants ? Généralisez-vous à tous les athé et l'athéisme ? Sinon, prés de chez nous en France, elles sont 2 000 000 de femmes à être battu par an, dont 400 meurent sous les coups ... Cela se passe en France, pays des libertés et pays faisant la moral à d'autres pays, bizarrement la majorité du peuple français préférent sauver le monde, plutôt que de sauver les français(e)s prés d'eux(elles) ... Bizarre, non ?!

Vous écrivez : "... Elles seront à l'abri du "regard des pervers". Il est vrai que la paranoïa siège dans toutes les religions et les sectes en sont friandes !!!"

Il vaut mieux qu'une certaines forme de paranoïa siége, plutôt que le laxisme et libertinage dont les maux d'aujourd'hui découlent ... Comme un certain proverbe l'affirme : "Mieux vaut prévenir que guérir" Constatez l'augmentation constante du nombre des maux en France et de la perversion à tout niveau, et ce qui en découlent ... De qui cela vient ? Qui est au pouvoir et qui dirige ? ... Ce ne sont pas les musulman(e)s, ni même les musulmanes en burqa ... Ayez l'honneté de ne pas chercher de boucs émissaires et d'assumer les maux créé, véhiculé, amplifés, et cautionnés par une politique capitaliste et liberaliste des plus perverses.

Vous écrivez : "Dans notre histoire, deux catégories de personnes se cachaient entièrement : les inquisiteurs et les bourreaux. Les cagoules sont interdites. Alors pourquoi le niqab et la burqa survivraient ?" 

Vision simpliste et réductrice ... Les cagoules sont interdites où ? En France ? En Corse ? ... ? Pour qui sont-elles interdites ? Sinon, la burqa est-elle plus dangeureuse que les percing sur le visage ? Plus dangeureuse que les visages des femmes gothics vénérant le diable, pronant le suicide et la scarification ? Est-elle plus dangeureuse qu'un crâne rasé préparant une profanation des tombes et envisageant l'agression d'un être humain ?

Vous écrivez : "Mais la burqa et le niqab, NON ! Je le redis, comme je l'ai déjà dit : si demain je vais à mon travail (je suis taxi pour personnes handicapées) et que j'emmène mes clients handicapés en niqab... d'abord 1- ils ne sauraient pas qui je suis et ils auraient peur (humain, n'est-ce pas ?) / 2- mon patron et mes collègues m'interneraient direct à l'asile de Saint Égrève ! (complètement folle la fille... Mon cas relèverait à juste titre d'une “approche délirante et morbide de la réalité et du regard des autres”. 3- je ferais affront aux femmes et aux jeunes filles qui ont en horreur de devoir porter la burqa à cause des Talibans, en Afghanistan et au Pakistan. 4- je ferais affront aux femmes des générations précédentes qui ont lutté pour une émancipation de la femme et de sa liberté, de son expression féminine, de sa possibilité de voter, de travailler, de penser. 5- je ferais honte à mes enfants qui ont besoin de voir que leur mère est épanouie, qu’elle vit au grand jour, qu’elle est belle sous la lumière du jour et du soleil, qu’elle ne se cache pas pour sortir, qu’elle n’a pas honte d’être ce qu’elle est, qu’elle assume le regard des autres."

Là n'est pas la question ... Est-ce que les musulmanes portant la burqa et le niqab ont solicité à un instant donné (avant cette polémique politico-médiatique initié par un élu communiste ayant croisé sur le marché une femme en niqab, élu communiste aujourd'hui soutenu paradoxalement par l'UMP et le PS ... Hyprocrisie, quand tu les tiens !), voir même dans une entreprise privée ? Non ! Elles ont simplement souhaité pouvoir vivre leur foi, sans contraindre quiconque à à en faire de même ... et pourtant cela fait une polémique politico-médiatique et pire encore. Vos suppositions n'ont pas lui d'être, cela fait partie du discours habituel et des élucubrations de ceux et celles qui refusent la différence, qui voudraient que tout le monde soit fait dans le même moule (avec quelques variantes autorisées), et qui impose à autrui ce qu'il ne vouvrait pas qu'autrui lui impose. Arrêtez de faire le paralléle constament (par manque d'argument) avec les pays arabes, le problème se situe en France, terre de liberté, et terre qui se dit exemplaire dans le restpect des libertés et des différences. 

Vous écrivez : " Que les Musulmans sachent garder la mesure de considérer que le voile Hijab (simple voile qui ne couvre que les cheveux) est très bien accepté en France par tous les Français (sauf les racistes) mais que le port du niqab et celui de la burqa heurtent nos consciences et la politesse humaine, heurtent notre histoire, heurtent la mémoire des femmes quis sont battues, violées, tuées dans le monde pour le refus de porter ces cercueiles ambulants."

Le hidjab est bien accépté en France !?! Alors pourquoi avoir fait une loi contre ? Pourquoi avoir stigmatiser 165 jeunes étudiantes souhaitant simplement étudier avec leurs copines non-musulmanes mais en pratiquant leur foi sans imposer aux autres de le faire ? Pourquoi la discrimination et l'islamophobie augmente constament ? ... Jettez un oeil sur le témoignage fait (car nombreux musulmans ne témoignent de l'islamophobie subie) par Sabrina, doctorante exclue pour port du voile (vidéo à droite sur le lien cité) ... Très nombreux sont les actes tels que celui-ci, vous n'en avez peut être pas conscience car vous n'en avaez pas été informé par TF1 ou tout autres médias ... Bizarre, l'information variable en France !?

Je vous ajouterais ici-même (si vous me l'autorisez) quelques commentaires, questions / interpellations complémentaires liés à cette polémique politico-médiatique faite dans le but de détourner l'attention d'autres vraies priorités en France, et aussi dans le but de diviser pour mieux régner en attisant les haines et les passions des diverses communautés ... Certains écrits pourraient vous choquer, et/ou vous interpeller, c'est le but lorsque je partage mes opinions, mais par souci d'objectivité, je vous invite à les lires tout de même.

Je précise que peu importe la tournure ou le ton de mes écrits, ce n'est qu'un partage d'une opinion personnelle paratagé et non imposé, ici-même avec vous et peut être d'autres. Ni voyez nulle agression de ma part, ce n'est nullement mon intention, je ne fais que répondre à vos écrits, vos affirmations, vos préjugés.

Je concluerais à nouveau avec ces deux adages que j'apprécie : 

"Cultivons nos différences et non pas l'indifférence !"
"Seul(e) l'inculte réfute en masse ce dont il(elle) est ignorant(e) !"

A bon(ne)s entend(euses)rs !

Was'salam.

Ecrit par : Tâlib | 10.07.2009

Merci Talib ! Une chose est sûre ! Vous écrivez très bien, rapidement (car votre réponse n'a pas tardé !). Je rends hommage à votre verve, à votre enthousiasme et à votre dialectique (art de raisonner). Je suis d'accord avec vous sur les problèmes français que vous soulevez et j'en ai bien conscience. De réagir sur le niqab et la burqa ne m'empêche pas d'être consciente de la politique actuelle, notamment en matière d'immigration et de chasse aux sans-papiers, créant des situations familiales dramatiques ainsi que des déchirements entre des enfants et leur père ou leur mère rejetés dans leur pays d'origine. Cordialement, Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 10.07.2009

As'salam (Paix),

Vous écrivez : "... De réagir sur le niqab et la burqa ne m'empêche pas d'être consciente de la politique actuelle, notamment en matière d'immigration et de chasse aux sans-papiers, créant des situations familiales dramatiques ainsi que des déchirements entre des enfants et leur père ou leur mère rejetés dans leur pays d'origine"

Réagissons ensemble sur ce les sujet on nous devrions réagir en priorité. Avoir des réactions (telles que décrite dans votre article) est démesuré. Avant de se lancer dans ce genre de polémique, il serait bon de s'informer auprès des concernées, concernant leur religion, leur foi, leurs envies, leurs décisions, leurs compréhensions personnelles, leurs attentes personnelles, ... 

Notez les premières réactions des enqueteurs de cette commission d'enquête créer spécialement pour la dite "burqa", ils viennent de constater que tous leurs péjugés et stéréotypes sont caduques, car auprès des concernées le premier constat est : Nul père ou grand frère contraigne les concernées, nul contrainte par les époux (époux souvent "rétissant" à la base), grande partie des concernées n'étant pas d'origine maghrébine ou arabe (pas possibilité de les renvoyer dans leurs pays) qui plus est, elles sont issues de famille catholique ou laïque, les concernées ont un cheminement personnel issu de leur intelligente reflexion personnelle, et elles ont pour la plupart des niveaux d'études supérieur.

Donc pourquoi vouloir les contraindre à rogner leur foi, leur pratique personnelle, alors qu'elles demandent qu'à vivre simplement leur différence, mais pas dans la différence, voir la stigmatisation et l'accusations de tous les maux machistes pronés par les chiennes de garde n'arrivant pas assumer simplement leur propre éthique de vie.

Relance de ma précédente proposition, je cite : 

"Je vous ajouterais ici-même (si vous me l'autorisez) quelques commentaires, questions / interpellations complémentaires liés à cette polémique politico-médiatique faite dans le but de détourner l'attention d'autres vraies priorités en France, et aussi dans le but de diviser pour mieux régner en attisant les haines et les passions des diverses communautés ... Certains écrits pourraient vous choquer, et/ou vous interpeller, c'est le but lorsque je partage mes opinions, mais par souci d'objectivité, je vous invite à les lires tout de même."

Êtes-vous interressée, madame Chloé Laroche ?

Cordialement.

Tâlib, L.M, un musulman occidental parmi d'autres

Ecrit par : Tâlib | 10.07.2009

As'salam (Paix),

Petite correction d'un mot utilisé dans une tournure de phrase. Juste au dessus de ma relance ...

"Donc pourquoi vouloir les contraindre à rogner leur foi, leur pratique personnelle, alors qu'elles demandent qu'à vivre simplement leur différence, mais pas dans l'INDIFFERENCE, voir la stigmatisation et l'accusations de tous les maux machistes pronés par les chiennes de garde n'arrivant pas assumer simplement leur propre éthique de vie."

Was'salam.

Ecrit par : Tâlib | 10.07.2009

18/06/2009

Chronique d'un fait grenoblois nocturne sur la violence ordinaire d'une femme jetée d'une voiture par son compagnon. Lorsque la société devient si dure que les hommes le deviennent aussi.

Bonsoir à tous et toutes,

 

u17953468.jpgLa violence ordinaire dans les mots et les actes entame la part d'humanité qui vit en chaque homme et en chaque femme.

Entre la crise et l'espoir, il reste du chemin, lorsque la société devient si dure que les hommes le deviennent aussi.

Hier soir, c'était mardi et une jeune femme a été jetée d'une voiture.

Jetée ? Mais par qui ?

Son ami, son compagnon de vie depuis trois ans.

Un peu avant minuit, elle marchait entre Grenoble et Meylan, rejoignant son domicile à pied.SB10063658EQ-001.jpg

Il faisait nuit et elle pleurait.

Elle marchait, traversant le pont de cette longue avenue qui part de la Mairie de Grenoble.

Son domicile à Meylan était encore loin.

Jolie et habillée d'une jupe courte, elle aurait pu tomber sur des hommes aux idées mal-intentionnées.

images-1.jpegJe me pose la question : quelle sorte d'homme est-ce pour laisser dans les rues cette jeune femme, pour la jeter hors de la voiture et la laisser marcher dans la nuit, en pleurs, désemparée, avec une très longue distance à parcourir pour rentrer, sans transports en commun à cette heure de la nuit ?

Depuis trois ans qu'il vit avec cette femme, cet homme la connaît. Il l'a aimée. Il l'aime. Quelle violence faut-il dans le coeur pour agir ainsi ?

AA024364.jpgCette femme a eu de la chance. Car soudain une voiture s'est arrêtée. C'était un de mes amis qui l'a aperçue et, soudain inquiet, lui a  demandé ce qu'il lui arrivait. Elle a expliqué les choses en pleurant. Il lui a proposé de la ramener chez elle. Elle a acceptée, visiblement soulagée.

Cet ami s'est confié à moi et m'a parlé de cette femme. Il m'a dit : "Mais dans quel monde on vit ? Cet homme qui ose faire cela envers une femme qui vit avec lui depuis trois ans... Quelle violence !"

J'espère que cette femme fera son bout de chemin pour prendre les décisions qui s'imposent. Mais parfois, des êtres restent dans une relation difficile, violente... et parfois aussi, il n'y a qu'un enfant de deux ans qui est témoin de la violence à la maison.k0211325.jpg

Parfois, l'enfant est seul témoin des coups portés à sa mère, des humiliations, des insultes... Là, il n'y a pas UNE victime, il y en a deux.

L'enfant se liquéfie à l'intérieur, se raidit, se durcit.

u16188958.jpgAlors, pour vous, la femme du pont de la route de Chambéry... n'attendez pas d'avoir un enfant avec cet homme.

Prenez votre coeur et sauvez-vous !

 

Chloé LAROCHE

 

Commentaires

Pourquoi les couples se déchirent-ils de cette façon ? Comment en sont-ils arrivés à se haïr à ce point ? Quand les enfants sont témoins de ces drames, cela doit perturber l'enfant intérieurement : la peur ressentie, les cris répétés des parents en sa présence, l'angoisse qu'il doit avoir. 
Les violences verbales et physiques doivent être déclarées aux autorités, mais faut-il encore que les victimes le veuillent. Certaines restent en couple, surtout quand il y a un enfant, mais cela ne va pas rassurer l'enfant, au contraire, il sera traumatisé le restant de sa vie. S'il arrive quelquechose à la maman (ou le papa), l'enfant sera placé automatiquement et enlevé de son cocon familial, ce qui entrainera une angoisse supplémentaire pour le petit.

Les victimes doivent absolument dire ce qu'elles vivent au quotidien pour que le conjoint "attaquant" soit punit pour ses actes irresponsables.
N'hésitez surtout pas, votre vie dépend de votre choix de dire les faits. Vous devez le faire IMPERATIVEMENT.

Merci à Chloé de soulever ce très grave problème. 

Prenons conscience que cela peut arriver à n'importe qui.

Lolotte73

Ecrit par : Lolotte73 | 18.06.2009

 

Lolotte, j'ai mis le temps pour vous remercier de ce commentaire qui m'a touchée. Vous parlez très justement et je suis heureuse que vous réagissiez à mes articles. Je sais que vous êtes là, intervenant avec des mots qui me vont droit au coeur ou parfois vous lisez et restez dans le silence. Merci infiniment. Je pense à cette femme qui marchait dans la nuit en pleurs et à toutes celles qui reçoivent les coups. Je pense aussi à ces femmes qui ne défendent pas leur enfant contre les mauvais traitements d'un conjoint. J'ai vécu cela en face de ma mère. Cela marque profondément. Hier encore je me rappelais quand j'ai été jetée dans les orties à 5-6 ans par mon père. Si j'avais été ma mère, je n'aurais jamais pu assister à cette scène sans réagir, sans aider mon enfant, sans hurler. Les choses se sont passées comme si c'était normal. Il fallait serrer les dents. Ma mère les a serrées mais au détriment de son rôle de maman. Aimer un homme ne veut pas dire tout accepter, tout voir sans broncher. Un enfant qui a vu sa mère inerte et passive devant son appel au secours intérieur voit la moitié de son âme agoniser. Je vous embrasse, Lolotte. Chloé L

Ecrit par : Chloé Laroche | 24.06.2009

 

11/06/2009

Je défends un père de famille expulsé vers la Turquie, laissant trois enfants de 17, 12 et 6 ans et une épouse désemparée et sans ressources. Eux sont français... POURTANT. Mais pas ce papa à qui on vole toute parentalité... par toute humanité perdue.

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Bonjour à tous et toutes,
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Un père de famille a été expulsé le 5 juin 2009 : "Nesemi est expulsé vers la Turquie depuis Roissy par le vol Air France de 12h 30."
Je suis alertée par le Réseau d'Éducation Sans Frontières sur ce drame terrible, qui laisse seuls trois enfants et leur maman, tous français :
"Nesemi, né en 1962, kurde de Turquie, en France depuis 198, est conjoint de Française et père de trois enfants français scolarisés à Paris. Il est aussi soutien de famille pour sa mère et son frère handicapé, tous deux restés en Turquie." 
Comment ne pas se révolter devant une situation intolérable qui prive trois enfants et une épouse d'un père et d'un mari.
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Voici les faits envoyés par le Réseau RESF. Je vous en fais part ci-après.
Soyons nombreux à protester et à écrire aux adresses indiquées plus bas.
Je suis infiniment désolée pour cette famille et ce déchirement imposé par la loi du chiffre du Gouvernement français.
Il est inhumain de priver un père de ses enfants et des enfants de leur papa. Ces enfants ont 17, 12 et 6 ans. Ils sont désemparés et sans ressources. 
images-10.jpegLorsque l'intolérable se fait jour, nous devons, en tant que citoyens et citoyennes, réagir.
Merci de m'avoir lue.
Merci de réagir en écrivant nombreux.
Chloé LAROCHE
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_____________________________   Transmis
par le Réseau d'Éducation Sans Frontières :
http://www.educationsansfrontieres.org/article20432.html
images-14.jpeg"NON À LA DOUBLE PEINE !"

"3 enfants français viennent de perdre définitivement leur père !

L'exécution ce vendredi 5 juin 2009 de la mesure d'éloignement qui frappait Nesemi laisse une femme et trois enfants français de 17, 12 et 6 ans désemparés et sans ressources.

Alors qu'il aurait dû bénéficier de la protection absolue, Nesemi est une victime de la double peine à laquelle l’actuel président de la République affirme avoir mis fin.

C'est une atteinte insupportable aux droits fondamentaux ainsi qu’un reniement des engagements pris par les plus hautes autorités de l’Etat.images-12.jpeg

Est-ce ainsi que le Ministère entend respecter le droit à la vie privée et familiale , en brisant celle d'une famille française unie et celle d'un homme en France depuis 22 ans, ex-réfugié, et ex- titulaire d'une carte de résident ?

 Nesemi, né en 1962, kurde de Turquie,  en France depuis 1987, est conjoint de Française et père de trois enfants français scolarisés à Paris. Il est aussi soutien de famille pour sa mère et son frère handicapé, tous deux restés en Turquie. Il a toujours travaillé et toujours subvenu aux besoins de sa famille. Il a été condamné à deux reprises, une fois à six mois de prison, et une seconde fois par la cour d'appel de Paris en 2003 à sept ans d'emprisonnement assortis d'une ITF définitive.

En 2007, à sa sortie de prison (réduction de peine de 7 à 5 ans pour bonne conduite), il est cueilli direct pour l'aéroport, 1er refus d'embarquer, passage au TGI de Bobigny : libération.

Depuis sa libération en 2007, Nesemi avait repris sa place au sein de la famille à Paris et retravaillait malgré les refus de l'administration de régulariser sa situation. Il avait plusieurs promesses d'embauche tant dans le bâtiment que dans la confection.

Le 2/06/ 2008  : la cour d'appel de Paris rejette sa requête de mainlevée de l'interdiction du territoire, en dépit de toutes les garanties et soutiens familiaux .

Le 26/01/2009 : arrêté alors qu'il est en Moselle pour travailler sur un chantier, le préfet de la Moselle prend à son encontre un APRF et une décision de placement en rétention.

 Le 24/02/2009 : amené à Roissy, il réussit à refuser d’embarquer. Placé d'abord en GAV, il n'est pas déféré en comparution immédiate mais ramené le soir même au CRA de METZ. Des élus parisiens interviennent auprès du ministère.

26/02/2009 : le JLD saisi pour interruption de la rétention par la GAV décide le maintien en rétention.

27/02/2009 : au 32e et dernier jour de sa rétention qui se terminait à 15 h, Nesemi est mis à 13 h 10  sur un vol pour la Turquie depuis l'aéroport de Bale-Mulhouse. Débarqué, il est placé en GAV et comparait samedi 28  devant le TGI de Mulhouse et est écroué.

02/03/2009 : le TGI de Mulhouse le condamne à 4 mois de prison ferme .

30/05/2009 : libéré avec remise de peine, il est à nouveau cueilli par la PAF et placé en rétention à Strasbourg.

05/06/2009 : Nesemi est expulsé vers la Turquie depuis Roissy par le vol Air France de 12h 30.  

L’expulsion de Nesemi est une remise en cause de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme qui protège le droit à la vie privée et familiale.

images-13.jpegEn effet, il est entré en France en 1987, soit il y a plus de 22 ans, et a épousé en 1991, soit il y 18 ans, une ressortissante française. De cette union sont nés trois enfants français.  

Les liens qui unissent ce père à son épouse et ses enfants sont si forts que sa famille n'a jamais cessé de venir le voir pendant les années de privation de liberté en prison ou en retention administrative que ce soit en région parisienne ou jusqu'à Metz.

L'éloignement forcé de ce père de famille est un traumatisme irréversible pour ses enfants, nés en 1992, 1996 et 2003, donc tous mineurs, et scolarisés, l'aîné en lycée, le second en collège, la petite en maternelle."
 

En vous inspirant de ces texte et en gardant des termes mesurés pour ne pas nuire aux intéressés, nous vous demandons de réagir auprès des autorités concernées :

 

Ministère :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard : 01 77 72 61 00
Ministre : eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel : laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

 

Matignon  :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...
Jean-Paul Faugère : <jean..paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr>,
Antoine Gosset-Grainville : <antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr>,
Arno Klarsfeld : <arno.klarsfeld@premier-ministre.gouv.fr>,
Myriam Lévy : <myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr>
Igor Mitrofanoff : <igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr>

Elysée :

fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Claude Guéant : <claude.gueant@elysee.fr>
Franck Louvrier : <franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) : maxime.tandonnet@elysee.fr

samedi 6 juin 2009.

Pour Yazid Zarour, jeune algérien auxiliaire de vie d'une personne handicapée, j'écris au Préfet de l'Isère. Car Yazid est menacé d'expulsion du sol français.

images-5.jpegLETTRE OUVERTE.

 

Monsieur le Préfet de l'Isère,

 

J'ai l'honneur de vous écrire pour vous demander une faveur concernant un homme menacé d'expulsion de notre pays. Je suis écrivain et violoniste et je mets ma plume au service des causes perdues. Comme une Sainte Rita existant pour ceux qui souffrent et qui n'ont plus que ma plume pour défendre leur vie, ma plume alliée à d'autres plumes, à d'autres êtres humains solidaires comme moi... qui se permettent de prendre la défense de personnes oubliées et rejetées par la machine du monde qui avance inexorablement, sans parfois considérer l'humain dans son avancement glacé.

Alors, je vous en prie, lisez-moi.

Cet homme que je soutiens et pour lequel je vous écris s'appelle Yazid Zarour.

C'est un jeune algérien entré en France en novembre 2002 avec un visa étudiant. Il travaille depuis 2006 en qualité d'auxiliaire de vie auprès d'une personne lourdement handicapée, se déplaçant en fauteuil roulant. Cette personne s'appelle Olivier Morel. Il est professeur d'anglais au lycée Marie Curie d'Échirolles. Monsieur Morel est totalement satisfait de l'aide et de l'accompagnement apporté par Yazid. Pour assumer son travail pleinement, ce dernier est aussi devenu son co-locataire. C'est dire qu'il s'investit dans ce travail qui est aussi un lien humain devenu indispensable pour Monsieur Morel.images-6.jpeg

Je vous parle de cela en connaissance de cause, puisque je m'occupe moi-même de personnes handicapées, les accompagnant dans mon taxi spécialisé. Je sais à quel point la personne qui les accompagne et s'occupe d'eux est importante dans leur équilibre et leur lutte contre la souffrance, autant morale que physique.

Le 3 février 2009, Yazid a fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Suite à une forte mobilisation, après avoir été jugé devant le tribunal administratif de Lyon, Yazid a bénéficié d'une annulation de son OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), prononcée le 6 février 2009, annulation contre laquelle vous faites appel.

Vous devez comprendre que ces menaces d’expulsion sont source d’inquiétude et de stress pour Messieurs Morel et Zarour. Ce dernier, entré en France sous statut d’étudiant, possède à ce jour un titre provisoire de séjour jusqu’au 10 Août. Il est absolument indispensable de le rendre définitif afin que Monsieur Morel soit plus serein dans sa vie privée et professionnelle, dans un contexte où tous les discours officiels affichent l’intégration des personnes handicapées comme une priorité nationale.

Nous attendons donc, conformément à vos engagements auprès de Madame David et de Monsieur Mermaz, parlementaires isérois, que vous étudiez le dossier de Yazid avec la plus haute bienveillance.

images.jpegIl est nécessaire de régulariser sa situation afin qu’il puisse résider en France et puisse travailler comme il l’a toujours fait depuis 2006 avec compétence, et dans une qualité de rapports humains avec Olivier Morel que celui-ci souhaite légitimement conserver.images-4.jpeg

En conséquence, Monsieur le Préfet, je vous serais très reconnaissante de recevoir ma demande. La voici : Monsieur Zarour doit rester sur le territoire national, avec autorisation de travail, pour exercer son activité salariée d’auxiliaire de vie auprès d’Olivier Morel. J'ai l'honneur de vous demander de tenir compte dans votre décision de la situation de ce travail particulier où les rapports humains sont essentiels.

Monsieur le Préfet de l'Isère, vous disposez d'un pouvoir discrétionnaire qui permettrait de régulariser immédiatement Yazid. Aussi, j'ai toute confiance en vous dans ma demande et je demeure à votre disposition pour échanger sur celle-ci.

Je vous prie, Monsieur le Préfet, d'agréer mes salutations distinguées.

 

Madame LAROCHE Chloé

 

+++ AVIS à mes lecteurs : vous aussi, vous pouvez écrire (mails, faxs, courriers) POUR DÉFENDRE YAZID ZAROUR, sans oublier bien sûr de rester courtois et poli. Vous pouvez vous inspirer de ma lettre et du texte de la pétition du Réseau d'Éducation sans Frontières : voir www.educationsansfrontieres.org/article20436.html

(Vous trouverez les adresses mails et les faxs à la fin de l'article)

 

________________ Voici pour mes lecteurs les informations données par le Réseau d'Éducation Sans Frontières :

 

Signez  et faites signez la pétition en ligne :

www.educationsansfrontieres.org/article20436.html


Voir aussi le reportage sur France 3 (à 3mn25s) : cliquer ici

 

"Premier acte de grande humanité du Préfet et première mobilisation !

Le 3 février 2009 à 9h du matin, Yazid est, en application d'une décision de la Préfecture de l'Isère de reconduite à la frontière, arrêté à leur domicile, embarqué au commissariat de Grenoble et transporté au centre de rétention de Saint-Exupéry. Olivier qui a besoin d'une assistance constante se retrouve seul dans son appartement, plongé dans une profonde détresse. Le 9 février, le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision d'expulsion. Soulagement pour Yazid et Olivier. 

Deuxième acte indigne : "seule la fonction est importante, pas la personne qui l'occupe".

Le préfet s'acharne, il veut faire du chiffre et fait appel. Pour ce haut fonctionnaire zélé, Yazid n'est pas irremplaçable : n'y a t il pas, sur le seul bassin grenoblois, 324 demandes pour occuper un emploi d'auxiliaire de vie ?! Un pas de plus dans la déshumanisation, qui ne tient aucun compte, non seulement des qualités professionnelles et humaines de Yazid, mais de trois années de relations de confiance établies entre les deux hommes. Relations de confiance, patiemment construites dans tous les gestes d'une vie quotidienne partagée.

La mobilisation s'amplifie. Nous ne les laisserons pas faire.

Yazid a reçu une autorisation provisoire de séjour jusqu'au 10 août, mais ... sans autorisation de travailler ... lui qui travaille déjà en CDI pour l'association « Vivre Autonome ». À cette date, au coeur des vacances d'été, Yazid est de nouveau sous la menace d'une expulsion. Nouvelle angoisse pour Yazid et pour Olivier, sa situation physique et morale se dégrade, il « ne vit plus ». 

Nous refusons que Yazid, qui est bien intégré dans notre pays, soit obligé de le quitter. 

Nous refusons aussi pour Olivier Morel qu'il quitte le territoire national, car une telle décision, intolérable sur le plan humain, serait dramatique pour lui.

Non à l'intolérable !"

 

_______VOICI LES ADRESSES POUR ÉCRIRE (mails, faxs, courriers)

afin de DÉFENDRE YAZID ZAROUR, mais en restant courtois et poli.


Pour Monsieur Albert Dupuy, préfet de l'Isère : albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr

Pour Monsieur David Coste, directeur de cabinet : david.coste@isere.pref.gouv.fr

Fax du cabinet du Préfet : 04 76 44 68 00
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr

Matignon  :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...
FAUGERE <jean.paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr>,
GOSSET-GRAINVILLE <
antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr>,
LEVY <myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr>
MITROFANOFF <
igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr>
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>
LOUVRIER <
franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration)
maxime.tandonnet@elysee.fr

 

07/06/2009

Je pense à toutes les mères en ce jour, notamment à celles qui pleurent, en deuil de leur enfant ou en baby blues, en éloignement de leur enfant ou en souffrance, en difficulté matérielle ou en désert affectif.

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En ce jour, nous fêtons les mamans.k0441790.jpg

Les mamans du monde entier. La mienne, celle de la mienne, la tienne, la sienne, la nôtre.

Mais il y a des mamans aujourd'hui qui n'ont pas fêté cette fête parce que personne ne leur a souhaité.

Car certaines mères sont seules. Abandonnées de tous, même de leurs enfants...

... Des enfants grands, adultes, qui en veulent à leur mère, pour diverses raisons : problèmes d'héritage, problèmes de l'enfance, difficultés à respecter l'éducation des petits-enfants donnée par les parents, ressentiments envers une mère qui ne les a pas protégés étant enfants, rancune envers une mère qui est partie en laissant ses enfants, incompréhension basée parfois sur des malentendus ou des mensonges de l'entourage.

bxp64901.jpgCertaines n'ont plus leur enfant parce qu'il est mort. Elles ressentent un immense vide au creux de leur âme, jusqu'au plus profond de leurs cellules. Elles souffrent seules et, au bout de plusieurs années, personne ne se souvient qu'elles pleurent ce jour-là, comme tous les autres jours de l'année.images-4.jpeg

Certaines mères aussi vivent en accompagnant leur enfant handicapé, enfant ou adulte. Parfois, il n'y a aucune communication possible, dans le cas du handicap mental, et parfois aussi, l'enfant grandit sans bouger, sans marcher, sans parler. Le courage qu'il faut à ces mères est digne de la création des montagnes. Elles sont fortes pour deux, pour trois, pour mille actes de la vie quotidienne. Parfois il y en a qui se suicident, ou qui veulent arrêter l'enfer du handicap, en suicidant leur enfant. Mais beaucoup poursuivent. Elles poursuivent avec l'énergie du désespoir. Avec l'amour de leur enfant né de leur chair, de leur coeur crucifié.

images-5.jpegEt puis il y a les mères qui vivent la difficulté de devenir maman. Elles le sont mais elles n'y arrivent pas. Elles ont besoin d'aide. Parfois elles en ont conscience et elles demandent du soutien. Elles vont alors en unité "mère-enfant". Mais certaines se suicident pour ne pas sombrer avec leur enfant. Pour ne pas lui faire du mal, dans le malaise profond qu'elles vivent en face de lui. Je donne des informations plus loin pour aider ces mamans en détresse.
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alloparentsbebe.gifJe pense aussi aux mères qui ont des difficultés financières, à celles qui travaillent mais sans arriver à joindre les deux bouts. Je pense à celles qui n'auront jamais le RSA car il faut qu'elles poursuivent le père de leur(s) enfant(s), lequel les a menacées si elles demandaient une pension. Elles ne font donc pas de démarches judiciaires pour garder une harmonie acceptable... afin de garder le père avec ce qu'il a à donner (du temps pour ses enfants, parfois) et n'ont de ce fait aucun jugement à présenter à la CAF, donc elles n'auront pas d'aides ni de RSA. De toute façon, le RSA n'est que le changement de nom du RMI et de l'Allocation de parent isolé, entre autres aides existant avant.

 

u13434912.jpgJ'embrasse toutes ces mères, celles qui gardent le courage de se battre chaque jour pour leur famille, pour rester debout et dignes, moralement fortes, physiquement aussi... pour assumer le travail, les enfants, le ménage, les courses, la cuisine, la lessive, les papiers, les dossiers, l'autorité parentale conjointe ou non, les factures, leurs handicaps personnels, le logement et les loyers, la solitude, les soucis, les maladies, les pannes, etc.

 

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J'embrasse aussi les mères qui sont en combat contre un homme qui les bat ou qui les a battues. Certaines ont quitté ce compagnon violent qui l'a été aussi parfois avec les enfants. Mais certaines aussi perdent le combat et se retrouvent privées de la garde de leurs enfants, par décision de justice. Certaines doivent faire de la prison à cause d'une décision incompréhensible, leur compagnon ayant été défendu au delà du possible. Je pense à cette maman qui s'est suicidée après un jugement en la faveur du mari, contre l'avis de toutes les associations sociales et les instances de défense des enfants. Elle a vu son compagnon avoir la garde de son enfant, au mépris de tous les avertissements. Aujourd'hui, elle est morte et cet enfant ne peut souhaiter bonne fête à sa maman.images-8.jpegimages-9.jpeg

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J'embrasse aussi toutes les mères qui n'y arrivent plus, qui ont des idées noires, désespérées, et je leur dis qu'il faut poursuivre car la vie est imprévisible. Elle donne des épines puis après arrivent les roses. Le soleil revient un beau jour. Alors gardons le parapluie du bon moral, du courage, de la ténacité, de la patience, du calme, de l'humour, de la confiance, de l'amour.

Chloé LAROCHE

 

 

images-1.jpeg________________________________ Pour information :

 

www.maman-blues.org est le site consacré à la Difficulté Maternelle.

"On ne naît pas mère, On le devient... C'est un long parcours qui retrouve un trésor laissé de côté depuis l'enfance, constitué pendant l'enfance : la mère est un secret d'enfance." Jean-Marie Delassus


"Événement éminemment physiologique, la Maternité s'accompagne également de remaniements psychiques qui changent radicalement l'être de la femme.
Devenir mère est un voyage intérieur, un retour en soi qui s'accompagne parfois de bouleversements sensibles et imprévus.
C'est une traversée d'une rive à une autre, d'une femme à une mère qui peut prendre du temps et nécessiter un accompagnement spécifique.

Nous avons donc souhaité que les aléas émotionnels et psychiques de la maternité ne restent pas sans avoir eux aussi un lieu d'expression et de partage, en complément de leur nécessaire accompagnement par les services de santé.

Une femme sur 10 serait touchée par ce tremblement de mère !

Avertissement : ce site ne saurait en aucun cas se substituer à un avis ou suivi médical.
www.maman-blues.org se place résolument du côté des mères et des parents, dans un esprit de soutien, de solidarité et de partage de leur histoire et leurs souffrances.
Les conseils ou adresses que nous pouvons être amenés à formuler dans le cadre des échanges sur notre forum de discussions ne peuvent remplacer ceux émis dans le cadre d'un suivi médical."

 

 

06/06/2009

Plein jour sur le célibat des prêtres, hommes condamnés par l'Église à ne pas aimer quand le Christ ne parle que d'amour.

 

 

 

Bonsoir à tous et toutes,

images-1.jpegCela fait longtemps que je m'intéresse à ce problème du célibat des prêtres, non pas tant pour les prêtres que pour les femmes qui vivent dans l'ombre un amour culpabilisant. Parfois, ce sont aussi des enfants, les enfants de cette union non acceptée qui vivent ce lourd secret.images-8.jpeg

Je ne vis pas moi-même cette situation mais vous me connaissez maintenant. Je défends ceux et celles qui vivent l'injustice et qui sont opprimés par la bêtise de l'homme, le seul qui puisse empêcher un autre homme d'aimer.

Car empêcher un prêtre d'aimer une femme en plein jour et de se marier, puis d'avoir des enfants avec elle... Qui l'a décrété si ce n'est l'homme lui-même... au douzième  siècle seulement !!!

Jésus n'a jamais demandé cela, lui qui parlait d'amour et qui a même dit : "Aimez vous les uns les autres".

images-5.jpegIl s'arracherait les cheveux s'il voyait ce que provoque la frustration chez certains prêtres. Car devant l'interdit manifeste de toucher une femme, ces derniers s'en prennent parfois à des enfants. D'où le nombre incalculable d'affaires de prêtres pédophiles aux États-Unis, en Allemagne, en Suisse, en France et partout dans le monde. Certains se suicident. Des affaires sont volontairement étouffées et parfois même on a vu l'évêque demander aux victimes de donner leur pardon au fauteur.

Les prêtres sont des hommes et ils ont droit à l'amour, comme chacun ici bas. Pourquoi seraient-ils privés de tendresse, de présence féminine, d'amour physique, d'avoir des enfants, de fonder une famille. Un jour, un homme catholique, père de bonne famille, m'a répondu ceci : "Chloé, un prêtre ne doit pas avoir de femme pour accorder tout son temps à l'Église, aux autres, aux paroissiens, à sa mission."images-10.jpeg

Les pères qui travaillent passent du temps dans leur profession. Cela ne les empêche pas d'avoir une compagne et des enfants. Certains pères travaillent de nuit, d'autres ne rentrent pas de la semaine et sont présents le week-end, d'autres encore peuvent ressortir en urgence de chez eux, appelés par leur métier (personnels du Samu, médecins, policiers, gendarmes, etc). Alors quelle est cette hypocrisie qui menotte les prêtres au point de les rendre soumis à une loi arbitraire ?!!

Avez-vous pensé à ce bébé qui naît d'une union cachée entre un prêtre et sa compagne, la femme qu'il aime en secret ?

images.jpegCe bébé portera à vie le sceau du secret, le sceau du silence, le lourd héritage des pleurs de sa mère, aimée dans le secret, peut-être jusqu'à la fin de ses jours... pour que son bien-aimé ne soit pas jeté du métier qu'il aime : prêtre.

Voilà, c'était mon plaidoyer ce soir contre le célibat des prêtres.

À très bientôt.

 

Chloé LAROCHE

 

PS : Vous trouverez ci-après quelques documents, dont une lettre de Léon Laclau , auteur du livre : "Pour l'amour d'une femme, privé d'Eglise". Vous pourrez lire aussi des documents de l'association PLEIN JOUR : Plein Jour est une Association d'aide aux femmes compagnes de prêtres et qui lutte avec d'autres contre cette règle inadaptée d'un célibat imposé. Vous trouverez en plus une pétition concernant ce sujet : "Demande d'ouverture d'un dialogue sur la question du célibat ecclésiastique. La question du célibat ecclésiastique concerne d'abord les catholiques qui ont à faire le ménage dans leur propre église ! Elle concerne aussi tous ceux qui défendent la cause des Droits de l'homme. Comment peut-on mettre comme condition à une fonction l'obligation du célibat ? C'est la question des droits de ces hommes et de ces femmes victimes d'une loi moyenâgeuse qui ne vaut pas mieux que les pratiques inhumaines qu'on reproche aujourd'hui à certaines sectes." 

 

Extrait du site

http://plein-jour.eu

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"Chaque année, quelque 250 prêtres démissionnent (une moyenne de ces 40 dernières années. Ndlr) . 
La moitié pour aller vivre au grand jour une liaison amoureuse jusque-là clandestine. 
L’Eglise catholique préfère rester extrêmement discrète sur cette question…

Mais combien sont-ils à vivre ensuite, à un moment ou un autre de leur sacerdoce, ce déchirement entre l’amour de Dieu et celui d’une femmeOu d’un homme ? 

L’Eglise catholique n’est guère prolixe sur le sujet, préférant fermer les yeux aussi longtemps que cette "double vie" ne s’étale pas au grand jour, ou ne fait pas scandale.

Pourtant, les rares chiffres qui circulent montrent que le phénomène n’est pas anodin. 

Rien qu’en France, quelque 10.000 prêtres auraient raccroché la soutane depuis Vatican II (1965), soit environ 250 par anLa majorité le fait pour se marier."

 

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CONTACT avec la Présidente de Plein Jour et son équipe :

Dominique VENTURINI, Le Cigalon, 8 rue du Serpolet, 84160 Lourmarin
Mail : venturinid@wanadoo.fr  /  Tél. 04 90 68 02 30

 

Contact avec le gestionnaire du Site : jean.combe34@gmail.com
Adresse du Blog : http://pleinjour.wordpress.com

Adresse du Site : http://plein-jour.eu

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Pétition - Demande d'ouverture d'un dialogue 

sur la question du célibat ecclésiastique

La question du célibat ecclésiastique concerne d'abord les catholiques qui ont à faire le ménage dans leur propre église !
Elle concerne aussi tous ceux qui défendent la cause des droits de l'homme
Comment peut-on mettre comme condition à une fonction l'obligation du célibat ?
C'est la question des droits de ces hommes et de ces femmes victimes d'une loi moyenâgeuse qui ne vaut pas mieux que les pratiques inhumaines qu'on reproche aujourd'hui à certaines sectes.

APPUYEZ NOTRE LUTTE 
 diffusez-la autour de vous.

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images-11.jpegPLEIN JOUR est issue de l’association CLAIRE-VOIE. En 1993, cette dernière, en contact avec de nombreuses femmes concernées par la règle du célibat obligatoire pour les prêtres, a demandé à la hiérarchie de l’Eglise catholique romaine de constituer avec elle une COMMISSION TRIPARTITE (responsables religieux, prêtres et femmes) aux fins d’examiner, entre toutes les parties impliquées, les problèmes multiformes engendrés par cette règle, et de leur rechercher des solutions, à la lumière des réalités,  et conformément aux principes de justice universellement admis. PLEIN JOUR s’associe à cette demande.

Rappelant que la règle du célibat ecclésiastique n’a pas été établie par le fondateur du christianisme (décret de 1139), elle souligne que les pressions exercées sur les prêtres et leurs compagnes, pour qu’ils se séparent ou demeurent dans la clandestinité, sont contraires à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (art. 16), et elle condamne, au même titre, les persécutions ou discriminations dont les prêtres mariés et leur famille peuvent faire l’objet.

En conséquence, et compte tenu du nombre et de la gravité des situations qu’elle rencontre, elle renouvelle cette année cette demande de dialogue pour que cette question qui concerne non pas uniquement les clercs, mais des milliers de femmes et d’enfants, - soit enfin abordée de manière équitable par l’Autorité Catholique Romaine.

Nous, soussignés, déclarons nous associer à cette demande.

Nom et adresse: ...................................................................................


Signature
 ..............................................................................................


(Vous pouvez d'ailleurs l'envoyer à certains responsables de votre église : prêtres ou évêques)

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images-6.jpeg_____LETTRE de LÉON et MARGA :

Voeux pour tous_________________

 

Léon Laclau, 

chemin de Boué

64800 Asson

 

) 05 59 71 46 03

Léon : leon.laclau@free.fr

Marga : mlamadon@hotmail.fr

 

Asson, le 28 janvier 2009.

 

"Chers amis,

 

Notre Sud Ouest panse ses plaies après le passage de la tempête ‘Klaus’. La région est triste à cause des victimes et des dégâts considérables mais elle est forte de cet extraordinaire élan de solidarité qui s’est exprimé alors que tous les moyens traditionnels de communication (téléphone, électricité, routes, chemins de fer) étaient coupés. Preuve que le langage du cœur peut dépasser bien des obstacles pour laisser place à l'entraide matérielle et au soutien moral.

 

Voici un an, je vous envoyais des nouvelles de notre "parcours de combattant". Déjà, à cette époque, nous avions rebondi, grâce au soutien de nos familles et de celui de tant d'amis, connus ou inconnus ; grâce aussi à l'emploi que j'avais obtenu au Conseil Général des Pyrénées Atlantiques. Marga est toujours infirmière dans un service Alzheimer.

 

En fin janvier, ce fut la parution de mon livre-témoignage : "Pour l'amour d'une femme, privé d'Eglise". J'ai reçu beaucoup de réactions positives avec des encouragements à militer pour que l'Eglise évolue dans son fonctionnement. Les responsables religieux sont restés bien évidemment muets.

 

Le dernier trimestre 2008 a été marqué par deux temps forts :

 

Tout d’abord, notre mariage, le 4 octobre, à la mairie de Vic en Bigorre : un moment chaleureux, vécu avec nos familles respectives venues du Pays Basque et des Pays Bas et nos amis de la Bigorre, du Béarn et de la Gironde. Ce fut pour nous un immense bonheur de prononcer publiquement ce "oui" que nous nous chuchotions au creux de l'oreille depuis tant d'années. Les médias s'étaient donnés rendez-vous ce jour-là dans cette jolie petite ville des Hautes Pyrénées. Elles étaient venues couvrir ce qui leur paraissait être l'aboutissement logique d'une belle histoire douloureuse mais aussi, couvrir une histoire qui interroge l'Eglise catholique. Je sais que les autorités religieuses ont été exaspérées par cette médiatisation alors que, dans la même période, elles se sont réjouies de la couverture exceptionnelle accordée à Benoît XVI lors de son voyage très "catholique et romain" sur les terres parisiennes et bigourdanes. Bien sûr, des journalistes présents m'ont posé la question de circonstance : "cela vous fait quoi de ne pas pouvoir vous marier religieusement ?" - Rien…, leur ai-je répondu. Car je sais que le regard de Dieu est bien plus large que les restrictions disciplinaires de l'Eglise. Nous croyons que Dieu est heureux de nous savoir heureux et qu'il nous couvre de sa bénédiction.

Puis, en novembre, ce fut notre déménagement et notre retour à Asson : terre de relations fortes et vraies tissées pendant mes dernières années de sacerdoce, terre de souffrances profondes occasionnées par la sanction de l'Eglise, mais aussi terre d'espoir pour une nouvelle insertion humaine et laïque dans ce Piémont pyrénéen que nous aimons tant. Nous participons déjà à diverses associations : ADMR (aide à la personne), Asson Animations (animation-village), Gais Montagnards (camps de jeunes, loisirs), don du sang. Nous nous sommes rapprochés de nos lieux de travail (25 et 20 kms au lieu de 50 et 40 kms).

  

Dans les courriers que nous avons reçus, vous êtes très nombreux à souhaiter que l'Eglise évolue dans son organisation et dans son rapport au monde.

"Notre évêque est très loin des gens; il écoute mais il vit dans une bulle dorée. On ne sent pas d'humanité chez lui. Je ne vois plus d'avenir dans cette Eglise hypocrite, loin des gens du peuple, inaccessible pour une grande majorité, très jugeante et qui est devenue une machine à exclusion. Pour moi qui suis catholique pratiquante, c’est révoltant. Une grande majorité silencieuse est de cet avis et a pris ses distances non pas vis à vis du spirituel mais de l'Eglise catholique."

Des expressions comme celle-là, des cris de révolte dénonçant l'hypocrisie dans l’Eglise, nous en avons reçus… par centaines. Sont dénoncés aussi, dans le clergé, les amours mal vécues, les jeux de séduction amoureuse, l'appétit du pouvoir ou de l'argent. Autant de dérapages, autant de manques à gagner pour l'annonce de l'Évangile.

 

L'Évangile garde toujours pour moi beaucoup de fraîcheur. C'est une parole qui nous fait vivre dans l'espérance et qui nous donne envie de participer à la vie du monde. Mais l'Eglise est en souffrance. Les "cadres" vieillissent et se durcissent. Les courants traditionalistes, portés par une idéologie quelque peu réactionnaire, tentent de déconnecter les chrétiens des questions posées par le monde d'aujourd'hui en leur proposant une spiritualité sécuritaire faite de sacré et de liturgie (en latin, si possible). Nous avons de sérieuses raisons de nous inquiéter et nous devons rester vigilants.

Je me suis investi dans l’Eglise avec beaucoup de cœur pendant presque 30 ans. Aujourd’hui, je n'ai pas de haine mais une grande déception. Le fonctionnement même de l’institution enferme beaucoup trop de prêtres dans l’hypocrisie, souvent contre leur gré. Je pense à H. et à F qui sont venus nous voir cet été. H. est prêtre, avec une importante responsabilité dans son diocèse. F. est sa compagne depuis plusieurs années. Son évêque, qui est au courant de la situation, lui a simplement dit : « Pas de vagues… ». Nous sommes ici dans le registre du « pas vu, pas pris » qui disqualifie ceux qui se réclament de l’Evangile, parole de vie et parole de vérité. Combien sont-ils à vivre ainsi, à la fois tiraillés entre leurs deux passions et conscients qu’ils imposent à leur compagne de rester dans l’ombre alors que, quand on aime, on aspire au grand soleil ?

 

Qu’y a-t-il lieu de faire ?

Il nous faut surtout continuer à garder la foi et à nous donner des moyens pour entretenir cette foi.

Il nous faut continuer à participer à une Eglise proche des gens, telle que Vatican II l’a souhaité.

Il nous faut résister à tous ces courants conservateurs qui abusent de notre générosité et qui étouffent la vraie flamme de l’Evangile.

Il nous faut aussi libérer la parole au sujet de ces situations de souffrances que vivent tant de prêtres et de compagnes de prêtres. Les responsables de l’Eglise font la sourde oreille sur la question. Nous devons nous faire entendre. Alors, si vous êtes vous-mêmes concernés ou si vous êtes témoins de telle ou telle situation, prenez un moment pour témoigner. Et si vous connaissez quelqu’un qui est concerné, proposez-lui de témoigner. La discrétion à tous les nivaux sera préservée. 

Vous pouvez nous écrire, comme vous pouvez prendre contact avec Dominique Venturini (Cigalon - rue du Serpolet - 84160 Lourmarin, venturinid@wanadoo.fr). Elle est responsable de l’association « Plein Jour », une association de soutien aux femmes qui sont désemparées face à l’amour impossible avec un prêtre et qui se battent pour l'abolition de la règle du célibat dans l'Eglise catholique romaine. 

http://plein-jour.eu

 

Après le « parcours du combattant », c’est le temps du « parcours du militant »…

Marga se joint à moi pour vous redire toute notre amitié.

Nous vous souhaitons beaucoup de petits bonheurs tout au long de cette nouvelle année."

 

Léon LACLAU

 

Lire le livre de Léon LACLAU"Pour l'amour d'une femme, privé d'Eglise".  

 

 

___________ Voir aussi ci-dessous  tous les commentaires écrits par les lecteurs...  débat et échanges très intéressants !!

(cliquer sur "Commentaires")

 

 

Être un bon parent, un parent adulte, c'est quoi ? Je dresse la liste des comportements positifs et constructifs d'un parent responsable.


-Users-Anne_Chloe-Desktop-253221SDC.jpgBonjour à tous et toutes,

Je voulais depuis un moment faire un article sur les bons parents, sur les mauvais et les moyens. Je provoque volontairement car je sais qu’aussitôt, certains vont me dire qu’il n’y a pas de bons parents ni de mauvais. 

Alors je vais tout de suite donner le ton. J’ai vu encore ce matin, en roulant dans mon taxi, une petite fille de six ans non attachée, à l’arrière d’une voiture conduite par une femme. 

Il y a quelques jours encore, j’ai stoppé net de colère quand j’ai vu à l’avant d’une voiture en marche un bébé debout sur les jambes de sa mère. Ce bébé de quelques mois était appuyé sur le devant intérieur, au-dessus de la boîte à gants, donc juste près du pare-brise. Vous allez me faire croire que ce ne sont pas de mauvais parents ? Qu’ils sont juste négligents ? C’est bien cela le problème !! Quand je vois en sillonnant la ville des bébés l’été sans chapeau... et l’hiver sans bonnet, ça me donne envie de ramoner les parents.

Alors voilà, j’ai décidé de réfléchir et de faire une liste pour aider les parents à réfléchir eux-aussi.

Que font les bons parents, les parents responsables et adultes ?-Users-Anne_Chloe-Desktop-BLD065652.jpg

ILS............

-attachent leurs enfants dans la voiture, même pour une courte distance,
-veillent à les protéger du soleil et du froid, en leur mettant chapeaux, bonnets, crème solaire, lunette de soleil à la plage et sur la neige,
-veillent à leur hygiène corporelle (cheveux, surveillance des poux, coupage d’ongles, mains propres et lavées régulièrement, dents brossées tous les jours),
-Users-Anne_Chloe-Desktop-u21549466.jpg-proposent des horaires réguliers (repas, dodo, devoirs) et ne laissent pas leurs enfants veiller (jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de veiller),
-sont conscient du fait qu’un enfant a besoin de dormir un certain nombre d’heures donc ils font en sorte que leur enfant se couche, en mettant en place un rituel : histoire à raconter, chanson, berceuse, calin, petite prière rassurante chassant les angoisses et les fantômes (à l’ange gardien, au Saint Esprit, au Créateur... pour ceux qui veulent),
-connaissent les dangers domestiques et appliquent une surveillance adaptée à l’âge de l’enfant (le bain, les fenêtres, les médicaments, la table à langer, les cacahuètes, les petits objets risquant d’être avalés, les cordons, les colliers et les chaînettes risquant d’étrangler, les sacs plastiques risquant d’étouffer, les escaliers, les casseroles risquant de brûler),
-vérifient l’eau du bain avant de baigner leur enfant (37 °C) et ne laissent jamais leur enfant seul dans le bain,
-savent qu’il faut seulement trois secondes pour qu’un enfant se brûle au 3ème degré avec de l’eau à 60 °C (la peau des enfants est très sensible), 
-testent la température du biberon avant de le donner à leur enfant et ne laissent jamais un enfant seul dans la cuisine,
-ne fument jamais en présence de leur enfant et ne laissent pas d’allumettes et de briquets ni de bougies allumées à la portée de leur enfant,
-ont conscience du danger des prises électriques, installent des cache-prises et apprennent à leur enfant à ne pas y toucher ni à jouer avec,
-ne donnent pas de médicaments à l’enfant pour dormir et ne secouent jamais leur bébé parce qu’il pleure,
-sont conscient du moment où ils peuvent déraper et savent se faire relayer, voire aider psychologiquement, lorqu’ils sentent qu’ils peuvent faire du mal à leur enfant par mal-être, malaise, fatigue extrême,
-Users-Anne_Chloe-Desktop-pr91988.jpg-surveillent leur enfant sur les aires de jeux et veillent à ce que ses vêtements ne risquent pas de l’étrangler en jouant (ceintures, écharpes, cordons, colliers, chaînettes)... Des enfants sont morts ainsi sur une balançoire ou un toboggan),
-ne laissent jamais un enfant seul dans une voiture ou près d’un point d’eau (piscine, lac, étang, mer)... Un enfant peut se noyer en quelques minutes, sans un bruit, même dans 20 cm d’eau,
-ne laissent jamais leur enfant seul avec des animaux, mêmes familiers, et lui apprennent qu’un animal peut avoir des réactions inattendues et dangereuses, lui rappelant qu’on ne doit jamais surprendre un animal ni lui tirer les oreilles ou la queue ni approcher sa tête de celle de la bête,
-ne fument jamais et ne boivent jamais en étant enceintes, étant conscientes des séquelles que va supporter le bébé (retard mental, petit poids, gros problèmes de santé, débilité, handicaps divers, asthme, leucémie, etc),
-ne gâtent pas leur enfant et ne les adorent pas “matériellement” (en les couvrant de cadeaux au lieu de s’occuper d’eux, de jouer avec eux et de leur faire découvrir le monde),
-n’étouffent pas leur enfant pour le programmer comme un clone (sur-investissement pathologique), en l’obligeant à faire des activités (musique, sport, jeu d’échecs, compétitions à outrance, “il faut que tu sois le meilleur”, “tu dois réussir”,etc),
-laissent l’enfant rêver et lui apprennent à jouer seul, à écrire ou à lire, à retrouver les jeux de son âge, sans être dépendant de la télévision, de l’ordinateur et des jeux vidéos,
-lui expliquent que le tri sélectif est important et qu’il peut le faire depuis tout petit (exemple : mettre la bouteille de lait vide dans le sac destiné à la poubelle verte),
-apprennent à leur enfant à protéger la terre, à ne rien jeter par terre et dans la nature, à respecter l’eau, les rivières, la mer, à recycler les piles, à ne pas changer de portable tous les six mois, à utiliser du papier recyclé, à ne pas gâcher la nourriture,-Users-Anne_Chloe-Desktop-56381384.jpg
-savent que l’enfant a besoin de limites et de règles claires encadrant le quotidien, gardant cette pensée à l’esprit que tout cela le sécurise et lui évite des angoisses, 
-apprennent à l’enfant à respecter les autres, à pratiquer la politesse et l’entraide, mais aussi à savoir dire non aux adultes qui déraillent et à se protéger de leurs agissements et de leurs approches,
-n’acceptent pas de garder des secrets de famille concernant leur enfant sans lui en parler (sur ses origines, sa venue au monde, sa conception, son adoption, ses frères et soeurs, même décédés, le décès d’un parent, les grands-parents, etc),
-respectent l’amour et l’attachement de l’enfant à l’autre parent (père et mère), en se rappelant que chacun lui apporte un univers différent, ces deux univers faisant la construction de l’enfant,
-ne se battent jamais devant leurs enfants (coups, insultes, menaces, conflits, etc),
-Users-Anne_Chloe-Desktop-u13598153.jpg-essayent dans un divorce et une séparation de rester des parents dignes, en dehors des conflits du couple, et d’aménager la garde des enfants dans leur intérêt,
-ne déménagent pas à l’autre bout de la France ou à l’étranger quand il y a divorce car l’autre parent n’a pas à subir cela, ni l’enfant,
-ont le courage de protéger leur enfant si l’autre parent est dangereux (viols, maltraitance sur enfant, barbarie, attouchements sexuels, violences, etc) et préviennent dans ce cas les autorités, avec plainte déposée si nécessaire, sans avoir peur des représailles, sachant que des associations existent et peuvent protéger les familles en danger,
-n’acceptent jamais, au grand jamais, que l’autre parent maltraite les enfants, les viole, les enferme, les frappe, les violente, 
-ont conscience que l’enfant peut être détruit par des phrases de ce genre : “Quand mes filles sont venues au monde, elles ont tué ma vie. Elles auraient mieux fait de ne pas naître. Depuis, je n’ai que souffrance...”.. Dans ce cas-là, il vaut mieux que l’enfant parte dans une autre famille, une famille accueillante, une famille qui soutiendra l’enfant dans son évolution, son envie de grandir et qui lui donnera l’amour dont a besoin tout enfant pour se construire.

-Users-Anne_Chloe-Desktop-hmt008.jpg_______ Voilà, je crois que tout parent peut être un bon parent. S'il ne l'est pas, il peut le devenir, en sortant de l’ignorance, en s’informant, en se disant que devenir un parent adulte, cela s’apprend... en demandant conseil, en parlant, en sollicitant de l’aide, en lisant des livres sur le sujet, en appelant l’École des Parents pour se faire aider, soutenir, accompagner, en se faisant aider sur le plan psychologique pour parfois dépasser et régler un passé d’enfance personnelle douloureuse. Je crois que parfois un bon parent peut aussi déraper... dans un des 
points évoqués ci-dessus, mais dans certains cas, il faut être conscient que c’est la mort ou l’accident (quand il suffit d’une seconde pour que l’enfant se noit), voire une maladie grave qui est risquée dans la négligence ou l’incapacité (par exemple, dans l’addiction à la cigarette en étant enceinte ou devant l’enfant présent).

Voilà, peut-être pourrais-je aider un peu avec cet article. -Users-Anne_Chloe-Desktop-sf_n7z8427.jpg

Si vous avez d’autres idées ou des remarques à faire sur cet article, n’hésitez pas ! Je les rajouterai à ma liste.

Avec mes meilleures pensées à tous et toutes.

Chloé LAROCHE

01/06/2009

Ma fille est en fugue depuis une semaine. Mon récit de maman face à cette situation. Rencontres avec la police et appel au 116 000, numéro créé pour les enfants disparus et les fugues. Ma réflexion aussi sur le divorce et les sans-papiers.

CAJ0015.jpgBonjour à tous et toutes,

Ce n’est pas facile pour moi aujourd’hui de venir écrire ce que j’ai à vous dire, mais je me dis qu’un écrivain, c’est comme un chanteur ou un acteur de théâtre. Il doit continuer d’écrire comme ces derniers continuent de chanter ou de jouer leur rôle sur scène, même quand ils vivent quelque chose de difficile. Donc j’écris aujourd’hui pour porter un témoignage pour d’autres parents et peut-être aider d’autres familles dans ce cas-là, vivant la fugue d’un enfant, d’un adolescent.

Ma fille est en fugue depuis une semaine. Elle a été déclarée immédiatement à l’Hôtel de police.

J’ai appelé aussi le 116 000, numéro concernant les disparitions d’enfants ainsi que les fugues. Une dame m’a écoutée et a pris tous les renseignements. Elle m’a dit qu’un juriste de leur équipe allait me rappeler.

Il l’a fait dès le lendemain. Il m’a donné quelques conseils, notamment celui de chercher à savoir si ma fille a bien été inscrite au Fichier des Personnes Disparues. Puis, de demander de la localiser au portable, pour savoir si elle est toujours dans la région ou si elle partie. “Nous ne pouvons l’exiger, car c’est le Procureur qui prend cette décision. Les policiers ne peuvent prendre la décision seuls. Et sachez que ce n’est pas comme dans les films : on ne localise pas quelqu’un au numéro et à la rue mais au quartier et à la ville.”

AA026170.jpgLe jour même, je me rends à l’Hôtel de Police où j’arrive à l’accueil. “Bonjour Monsieur. Je suis attendue au Service des fugues..” -”C’est quoi ça ?” me répond un jeune policier, qui soutient mon regard et écoute ma réponse de façon peu avenante et froide. “Allez vous asseoir, je vais appeler.”

Je monte ensuite à l’étage, attendue par un policier du Sercice des fugues.
-"Bonjour Madame, asseyez-vous, qu’est-ce qui vous amène ?
-C’est pour ma fille qui a fugué. Mais vous devez être au courant...
-Non, pas forcément, car c’est la Brigade des mineurs qui a dû prendre votre première déclaration.
-J’ai amené des photos et des informations pouvant vous aider. Et puis, je voudrais savoir si vous avez inscrit ma fille au Fichier des Personnes Disparues...
-Votre fille est-elle coutumière du fait ? A-t-elle déjà fugué ?
-Oui, Monsieur.
-Dans ce cas-là, on ne l’inscrira pas. Parce que nous n’avons pas envie de l’inscrire pour la désinscrire. Car ensuite il faudra encore la réinscrire pour la désinscrire. Non, Madame. Elle est coutumière du fait.
-Et pour le portable ? Ferez-vous une recherche pour la localiser ?
-C’est la même chose. Et puis votre fille, elle doit être par là. Elle n’aura pas quitté la ville...
-Qu’en savez-vous ? Elle est déjà partie à Marseille avec une copine. Nous sommes allés la chercher à Lyon, d’où la police nous a appelés, car elles ont été interceptées dans un train.
-De toute façon, à mon niveau, je ne prends pas cette décision et je ne pense pas qu’on le demande. Votre fille a fugué, elle n’a pas été enlevée... Elle n’est pas en danger comme d’autres qui disparaissent.
-..........
-Je suis désolé, Madame.”

imm024_23A - copie.jpgJe quitte l’Hôtel de Police.

Décontenancée, je rappelle le soir-même le 116 000. Un monsieur écoute mes doléances et me dit qu’il va essayer de joindre le juriste, lequel me rappelle dans l’heure.1891453218.jpg

-"Madame, vous êtes tombée sur un policier incompétent. Nous avons l’habitude. Cela arrive parfois. Mais ne baissez pas les bras. Ils n’ont pas le droit de vous refuser l’inscription au Fichier des Personnes Disparues. Vous allez y retourner demain matin et vous tomberez sur quelqu’un d’autre. Avec un peu de chance, cette nouvelle personne saura vous aider.
-Merci beaucoup, je vais faire ainsi.”

SO001457.jpgLe lendemain, je retourne à la Police. Une charmante policière est à l’accueil . Mais j’attends un moment car un jeune couple est en démêlé avec elle, en la présence d’un enfant de quatre-cinq ans.

C’est déchirant, car ils sont en désaccord sur le lieu où le père doit prendre son fils le jour même. Il insiste lourdement et tient tête à la policière qui fait de son mieux pour lui expliquer qu’il faut voir l’intérêt de l’enfant avant tout. Et l’intérêt de l’enfant est de ne pas voir ses parents se déchirer devant la police. Il était presque l’heure du repas et cet enfant ne savait même pas ce qui l’attendait.

Quand les parents sont partis, l’enfant s’est agrippé à sa mère, en criant : “Je ne veux pas aller avec lui, je veux rester avec toi.”

La mère est partie la tête basse, en retenant ses larmes. J’ai pleuré, très remuée de voir ça.

La policière a dit : “On ne peut imaginer ce que les enfants endurent dans ces situations. J’en sais quelque chose. Mon fils est en analyse à l’âge de trois ans, après une séparation difficile.”

Je tire mon chapeau à cette jeune policière qui a servi de médiateur et qui est restée impassible extérieurement.

À l’accueil, elle gère beaucoup de situations et il lui faut beaucoup de cran.

images.jpegQuant au sujet des séparations... et en pensant aux parents d’Élise, tiraillée entre la Russie et la France... je donnerais l’exemple de mon frère benjamin, qui a une fille au Québec. Quand il a divorcé avec sa mère, cette dernière est retournée au Québec avec leur fille, encore très petite. Mon frère a eu l’intelligence de laisser cette enfant vivre en paix avec sa mère. Il n’a pas fait d’enlèvement ni de pression. Il est allé la voir quand il pouvait et garde depuis un contact avec elle, en sachant qu’un jour sa fille passera du temps avec lui. Je pense qu’un enfant ne peut être balotté entre deux pays, entre deux personnes qui se déchirent. Un enfant a besoin de son père et de sa mère, mais dans certaines situations, peut-être vaut-il mieux que l’un pense à la paix de l’enfant, au fait qu’un enfant a besoin de stabilité, de repères... de voir que ses parents ne sont pas en guerre.images-1.jpeg

Pour en revenir à mon problème et à ma fille en fugue... je suis reçue donc par une policière très compétente ce jour-là, dans un autre étage.

Je lui explique ce qui se passe. La dame qui semble avoir de l’expérience me prend très au sérieux et me propose de rentrer les coordonnées de ma fille dans le Fichier des Personnes Disparues. Je suis soulagée. Elle accepte aussi ma demande de localisation de ma fille par son portable, en me disant que ça prendra un peu de temps, vu le week-end de la Pentecôte. Elle me dit que malgré tout, c’est moins inquiétant comme disparition que des jeunes qui disparaissent en laissant des menaces de suicide, comme dernièrement. Elle a essayé d’appeler ma fille sur le portable, mais sans succès.43133.jpg

Cela fait une semaine aujourd’hui que ma fille est partie et elle raccroche à chaque fois que quelqu’un essaye de la joindre. Pour la première fois, elle refuse toute communication et échange verbal. Je lui ai envoyé des sms et des messages très gentils, lui demandant de revenir et de penser à ses cours du collège, à son avenir qu’elle met en péril, à sa situation de papiers pour laquelle je me bats et pour laquelle je passe en appel au mois de juin.

Dernièrement, Rachel, venant du Cameroun et passant son bac, a reçu une OQTF (obligation de quitter le territoire français) le jour de ses dix-huit ans... comme Yvan, venu de Colombie. Ils étaient tous deux élèves au lycée Jules Ferry à Paris. Ils se sont alors battus comme des lions pour avoir leurs papiers, soutenus par le Réseau d’Éducation sans Frontières, par leurs professeurs, par leurs copains.

Rachel et Yvan témoignent dans le film de Marion Stalens : "Invitation à quitter la France". Voir le lien : http://www.educationsansfrontieres.org/?article8293).


Rachel exprime tout le bonheur qu’elle ressent d’avoir la chance d’être en France. Elle est heureuse de pouvoir être française et de se sentir accueillie par ce pays qu’elle aime. Elle veut faire des études pour être une grande avocate. Afin aussi de retourner en Afrique et d’aider les siens. Le fait d’avoir des papiers lui donne cette liberté de retourner dans son pays et lui enlève cette angoisse de devoir se cacher.

Se cacher comme Rachel Ségal, qui était petite fille juive, et qui a été cachée par une famille française, pendant la Seconde guerre mondiale. “Ce que je vois aujourd’hui dans les expulsions d’étrangers, dit-elle dans le film, ressemble étrangement à ce que j’ai vécu. La loi du chiffre, la froideur devant des cas différents de familles vivant parfois depuis de longues années en France, des enfants nés en France et mis dans des charters. Des parents menottés, des pères embarqués laissant leur famille derrière eux. Des jeunes couples séparés. Il faut réagir quand on atteint l’intolérable.”

Voilà, je pense à ma fille et j’attends qu’elle revienne, un poids dans le coeur... énorme.imm024_23A.jpg

 

Je t'aime, ma fille, et depuis l'Afrique où nous nous sommes vues pour la première fois il y a six ans, un arc-en-ciel d'amour nous unit. Je comprends que tu cherches ton autonomie mais tu as encore besoin de ta famille, de nous, de suivre tes cours... et nous aussi, nous avons besoin de savoir où tu es et de te voir.

imm005_4A - copie.jpgTon petit frère te demande et est inquiet comme nous tous.

 

Chloé LAROCHE

 

Commentaires :

Je suis heureuse car ma fille a été retrouvée ce matin. Elle a fugué durant onze jours. Je suis soulagée. Elle va bien. Merci pour votre soutien. Chloé L

Ecrit par : Chloé Laroche | 06.06.2009

 

___________________ À propos du numéro 116 000 :

Voici un extrait de l’article d’Aurélie BEAU -lu sur www.lyon-webzine.com-concernant le 116 000 : “Maintenant, toutes les victimes de disparition d'enfants en Europe ont un numéro commun : le 116 000. Il est gratuit, disponible 24h/24, 7 jours sur 7 et valable dans dix pays de l'union européenne : la Belgique, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, les Pays Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie. Maintenant, tous ces pays sont reliés en réseaux et mettent leurs compétences en commun en cas de disparition. Le 116 000 propose plusieurs services. C'est tout d'abord une écoute et un soutien pour les familles. C'est aussi et surtout un accompagnement dans les démarches judiciaires et administratives. Parfois, les familles se retrouvent désemparées. Les bénévoles de SOS Enfants disparus sont formés pour les aider et les conseiller. C'est que la situation devient inquiétante. Le nombre de disparitions d'enfants en France a nettement augmenté en 2008. On note 48 277 inscriptions de mineurs au fichier des personnes recherchées, plus de 47 000 fugues, 855 disparitions inquiétantes, 360 enlèvements parentaux. Le nombre d'appel à SOS Enfants disparus a augmenté de 6,35% par rapport à 2007. L'association a traité 1741 appels en 2008, 7421 en quatre ans.” (extrait du site http://www.lyon-webzine.com/societe/event-4634-116-000-alerte-en...disparus.html)_________________________

 

Soyez fortes les mamans, je sais que c'est très difficile mais elles vont revenir !!!!! et pour les enfants, je vous dis : reste près de ta maman le plus longtemps possible car quand elle sera plus là, tu vas regretter !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! croyez-moi !

Ecrit par : elisa | 26.06.2009

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et même, ça ne se fait pas de laisser sa maman comme ça !!!!! c'est si bon UNE MAMAN que le bon dieu en a voulu UNE !!!!! garde toi ça dans la tète

Ecrit par : elisa | 26.06.2009

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ça, c'est pour les mamans. Peut-être que si les enfants partent c'est parce qu'ils en ont marre et peut-être que vous ne les laissez rien faire ou..... je ne sais pas, je ne connais pas la famille de tout le monde. Mais je crois qu ils partent et ils se disent : je vais la faire souffrir, comme elle ne me laisse rien faire, je vais partir faire ce que je veux, et elle va se rendre compte que j'en ai marre de son attitude avec moi...

Ecrit par : elisa | 26.06.2009

 

___________________________________________ Réponse de Chloé :

 

Élisa, merci beaucoup pour vos trois commentaires de ce matin. 

La différence entre la fugue d'un enfant et celle d'un adolescent est grande. Je l'ai compris par la réaction de la police et par les explications de certains sites psy. Une fugue à dix ans ou seize ans (comme ma fille) n'a pas le même poids, et puis il y a aussi des milliers de raisons à une fugue. Certains fuguent pour une rencontre sur internet (là, il y a des raisons de s'inquiéter !), ou parcequ'ils sont violés et maltraités (et là, on peut se poser la question de ce fait dans la fugue d'une jeune enfant), ou parce qu'ils se mettent volontairement en danger pour se prouver qu'ils sont grands (une sorte d'initiation au moment de l'adolescence), ou parce qu'ils étouffent comme vous dites et qu'ils veulent connaître la liberté de tout pouvoir faire (mais on est vite limité, en tant que fugueur... quand on s'aperçoit qu'on est obligé de se cacher et qu'on ne peut avancer sans argent, sans nourriture et sans toit)... ou ils fuguent parcequ'ils en ont marre du collège, des contraintes, des devoirs, des règles, de l'hygiène, du monde tel qu'il est. La fugue de ma fille l'a fait réfléchir. De mon côté, en tant que maman, douze jours sans savoir où elle était, c'est très dur. J'avais l'impression que ma vie était en arrêt, un poids dans le coeur. Beaucoup d'inquiétude et aussi le vide du silence total. On ne sait pas quand on va revoir notre enfant. C'est l'inconnu total. On imagine le pire, on ne sait avec qui il est, chez qui il dort, si on ne lui fait pas de mal. La fugue est une épreuve pour les parents. Quand ça dure douze jours, c'est difficile, mais je pense aux parents qui n'ont jamais revu leur enfant, ou bien au bout d'un an... C'est le cauchemar. Un trou béant dans le coeur. Le néant qui parasite la vie. Si vous êtes un jeune en fugue et que vous me lisez, donnez des nouvelles à vos parents (mail, sms, appel, message, lettre) ou appelez un ami proche de la famille pour dire que vous êtes en vie, que tout va bien pour vous, que vous rentrerez bientôt, que vous vivez cette expérience comme une nécessité mais que vous aimez vos proches. Et puis... si vous êtes partis parce qu'il se passe des choses inacceptables dans votre famille, alors ne restez pas seul avec ça. Parlez-en à la police, aux associations d'aide aux Victimes : elles font des permanences dans les commissariats. Appelez le 119, numéro où vous pouvez tout dire, tout raconter de ce que vous vivez et ils vous aideront. Mille pensées. Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 26.06.2009

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bonjour

j'ai été très touchée par vos messages, car je subis en ce moment cette situation. Ma fille (vient d'avoir 18 ans) elle est partie avec une copine à Paris (nous sommes de Bordeaux) on ne sait où elles sont exactement .....!
juste qu'elles avaient préparé leur départ : des copains à elles (sur internet) leur ont trouvé soit disant un appartement, ...elle m'envoie un texto le soir pour me dire que tout va bien.....mais nous sommes dans l'angoisse tous les jours.......J'espère qu'elle va se raisonner et revenir..

MERCI

Ecrit par : chenu | 12.09.2009

 

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Bonjour et merci de votre commentaire laissé aujourd'hui sur mon blog. J'espère que votre fille va revenir vers vous. Dans votre cas, elle est majeure et peut, par cette décision de s'installer à Paris, vouloir montrer qu'elle souhaite devenir autonome et qu'elle peut se débrouiller seule. Après, il est certain qu'elle peut tomber sur de mauvaises fréquentations mais là, il faut en fait lui faire confiance. Si elle a de la réflexion, de la jugeotte comme on dit et que vous la connaissez débrouillarde et apte à se défendre psychologiquement, alors vous pouvez être sereine. Quand j'ai eu dix-huit ans, mes parents ont fait le contraire que la situation que vous me dépeignez. Ils sont partis vivre sur l'île de la Réunion, nous laissant seuls avec mon frère en France, un frère de 17 ans. J'ai dû travailler tout en finissant mes études et apprendre à gérer ma vie seule. Nous sommes restés sans les revoir durant deux années. Ils sont rentrés mais nous ne sommes jamais retournés avec eux. Nous étions devenus des adultes autonomes, aptes à choisir et à diriger notre vie. Nous avons rencontrés des difficultés, des privations, des embuches, de mauvaises gens voulant profiter de notre naïveté de jeunes, mais nous nous sommes sortis de tout.

Faites confiance à votre fille et pensez que vous avez au moins un sms tous les soirs. C'est déjà ça, bien que ce ne soit pas satisfaisant pour une maman inquiète, je sais bien.

Je profite de vous répondre pour rappeler les règles de sécurité qu'a donné Madame Brigitte SIFFERT, Directrice départementale de la sécurité publique à Châteauroux, ville où a été enlevée une jeune fille de 17 ans sauvée in extrémis. 

Voici son commentaire et ses recommandations :

"Cette jeune fille a eu beaucoup de chance. C'est le résultat d'un énorme sang froid de sa part et aussi d'une très belle collaboration entre services de police. Selon les premiers éléments de l'enquête, Amélie n'aurait pas subi de violences pour monter dans la voiture. Les deux individus ont utilisé une ruse, disant apparemment qu'ils travaillaient pour l'Unicef et qu'ils avaient besoin d'un coup de main. La jeune fille, peut-être un peu naïve, n'a rien vu venir. Elle n'était pas préparée à ce genre de chose et n'a pas su dire non. ATTENTION : Ne jamais monter dans une voiture avec un inconnu."

Alors que ce genre d'affaires, aux issues parfois bien plus dramatiques que celle-ci, se multiplie ces dernières semaines, la commissaire principale Brigitte SIFFERT rappelle quelques consignes de base : 

Que faire si l'on est accosté par quelqu'un en voiture ?
"Que l'on soit un garçon ou une fille, il ne faut JAMAIS monter dans une voiture avec un inconnu. Quelque soit le prétexte invoqué. Encore plus si la personne dit être en détresse ou mourante car ce type d'agresseur profite de la crédulité des jeunes pour faire d'eux une proie. A Châteauroux, qui est pourtant une ville très tranquille, la jeune fille ne doit son salut qu'à l'incroyable chance qu'elle a eu de pouvoir communiquer avec son téléphone". 
Que faire si la personne insiste ? 
"Il faut prévenir ses parents, faire du bruit, crier, courir... tout ce qui peut faire attirer l'attention sur vous". 
Les jeunes filles doivent-elles se méfier d'autres types de situation ?
"Il faut toujours se méfier des inconnus. Et je recommanderai aux femmes d'éviter de se trouver seules dans des endroits isolés, comme de faire un footing en forêt". 
Quand les parents doivent-ils parler de ce genre de risque à leurs enfants ? 
"Le plus tôt possible. Dès qu'ils sont en âge de comprendre en fait. Quitte à dramatiser un petit peu les faits Ce qu'il faut aussi, c'est leur parler de faits réels qui sont arrivés pas loin de chez vous. Et de bien expliquer que cela n'arrive pas qu'aux autres, malheureusement".  

Recevez mes meilleures et sincères salutations.

Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 12.09.2009

 
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