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23/07/2009

Lettre ouverte à l'épouse du Président de la République, Carla BRUNI-SARKOZY, pour Jynia, une mère de famille qui va accoucher en août seule alors que le futur père vient d'être expulsé de France.

 

132015-carla-bruni-sarkozy-156x133-1.jpgMadame Carla BRUNI-SARKOZY,

 

Je me permets de vous écrire car je suis sûre que vous m’entendrez et que vous saurez percevoir dans mes mots l’urgence d’une situation qui ne saurait attendre.Photo 398.jpg

Tout d’abord, croyez-vous que les enfants se font dans des oeufs ? Couvés ou non couvés ? Choyés ou abandonnés dans la nature, au gré des vents et des vagues ?900577.jpg

Des femmes… attendent des enfants. Elles attendent... Mais pourquoi donc ?

k0650580.jpgUne femme attend un enfant… Il grandit dans son ventre et vient un jour au monde. Croyez-vous qu’elle soit seule ce jour-là ? Y aurait-il un papa ? Sa présence serait-elle utile et même nécessaire à l’enfant qui arrive ?

Une femme attend un enfant. Elle pleure. Pourquoi ? Elle a porté cet enfant huit mois dans son ventre et dans quelques jours il va naître. Mais elle va accoucher seule. Elle s’appelle Jynia.

Malheureusement pour la santé de la maman et de l’enfant, qui plus est dans le cadre d’une grossesse à risques, le papa vient d’être expulsé de force, mis à l’avion sur l’ordre de votre mari.

Il a été renvoyé au Nigéria, alors qu’il a déjà une petite fille d’un peu plus de deux ans et qu’il élève la première fille de Jynia, sa compagne.

Ces deux petites filles s’appellent Aimée et Emmanuella.

Vous chantez ces paroles, vos paroles, que j’adore : “Il faudrait que tout le monde réclame auprès des autorités une loi contre toute notre indifférence… Que personne ne soit oublié… Et que personne ne soit oublié.”FD004264.jpg

Carla, oui je réclame que vous ne soyez pas indifférente au sort de cette famille démembrée, au sort de ce papa exclu de sa paternité : Emmanuel Oladipo, au sort de Jynia, cette femme qui va accoucher seule, au sort d’Aimée et d’Emmanuella.

1912001.jpgJe vous en prie, demandez à votre mari qu’une mesure soit mise en place pour qu’Emmanuel revienne s’occuper de ses enfants et soit présent à l’accouchement de sa femme.

Vous chantez : “On me dit que le temps qui glisse est un salaud… Que de nos chagrins il s’en fait des manteaux.” N’habillons pas cette famille pour l”hiver. Cette famille écartelée pleure et le chagrin de chacun de ses membres est intolérable.

“Il semble que quelqu’un ait convoqué l’espoir”, avez-vous encore écrit et chanté… Soyez ce quelqu’un, Carla, pour Emmanuel Oladipo. Convoquez l’espoir, au nom de votre statut de Première Dame de France.

acu_024.jpgJe suis artiste comme vous et je crois que les anges nous suivent et nous accompagnent, afin que nous ne vivions pas comme des salauds mais que nous puissions chanter avec vous : “Il semble que mes bras soient devenus des ailes”.

“Tu fleuris au plus doux de mon âme”… Cet espoir, vous pouvez le semer dans le coeur de cet enfant à naître afin qu’il voit son père le serrer dans ses bras lorsqu’il viendra au monde au mois d’août 2009.

Je vous remercie de m’avoir lu et vous envoie tout cet espoir que je mets en cette lettre que je vous fais. De mon violon et de ma plume, je fais une flèche magique pour atteindre votre coeur.INGDMYFS0944.jpg

Très sincèrement,

282869SDC.jpgChloé LAROCHE

 

 

° La photo à gauche en haut : Carla Bruni-Sarkozy.

La photo à droite en haut : moi-même.

Les autres photos proviennent du site de Fotosearch.fr, que je remercie vivement.

Commentaires

Cette lettre a été publiée le 20 juillet par le site Top Actus Santé (http://topactus.com) que je remercie infiniment. Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 23/07/2009

URGENT et IMPORTANT : SAUVER PEDRO MAYENGO (envoyé par RESF)

Vivre en famille ? Oui, mais pas lui, et pas ici !
Pour Pedro MAYENGO maintenu en rétention :

"M.Pedro Oliveira Mayengo, de nationalité angolaise, en France depuis 2002 et habitant Corbeil, arrêté le 1er juillet 2009 à Tournan (77) alors qu'il se rendait à son travail, est depuis en rétention au CRA du Mesnil-Amelot. Le 15 juillet, il a été présenté à l'ambassade d'Angola qui n’a pas pour le moment délivré de laisser passer, mais peut le faire jusqu’au 2 août, date de fin de rétention. Son maintien dans la prison pour étranger en vue d’une prochaine expulsion, a été confirmé le 18 juillet par le juge des libertés. Amené au tribunal à 8h30, avec six autres retenus, audiencé à 11h 00 du matin, il en est reparti à 5 heures le lendemain matin, la dernière audience ayant eu lieu à 4 heures du matin. Tribunaux des étrangers, tribunaux d’exception… Le 22 juillet, parce qu’il faut tout tenter pour cocher un chiffre de plus, Pedro Mayengo a été présenté à l'ambassade du Congo qui, heureusement, ne l'a pas reconnu comme l'un de ses ressortissants.
En matière de nationalité, les préfectures ne font pas dans le détail : récemment, la préfecture du Puy de Dôme a voulu faire signer par Bessim AGOVIC, rom kosovare, un document où il attestait qu’il serait de nationalité serbe pour rendre possible son expulsion !....

M. Mayengo et sa compagne ont deux filles nées en France : Grace, 1 an ½, et Olivia, 3 ans qui va entrer en maternelle et qui, suivie à l'hôpital Robert Debré, doit être hospitalisée en octobre. M. Mayengo assure à lui seul les revenus de sa famille, l’expulsion, si elle se produit, plongerait immédiatement celle-ci dans la misère, le risque d’expulsion du logement et le désespoir."

Pedro Oliveira Mayengo est sous le coup d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF), délivré par la préfecture de police de Paris.

Préfecture de police de Paris =
Fax : Préfecture de police P 75 : 01 53 71 67 23
Mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

Ministre de l’Immigration =
Fax Ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général : secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr
Fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
Ministre : eric.besson@iminidco.gouv.fr

Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions :
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) : maxime.tandonnet@elysee.fr

"Le démembrement possible de cette famille, comme celui de tant d’autres est une décision intolérable. Le 14 juillet 2009, 5 pères d’enfants scolarisés ou devant l’être à la prochaine rentrée, et connus de RESF, se trouvaient en danger d’expulsion. Pedro Mayengo est celui qu’il faut sauver.

15 juillet 2009 : expulsion d’Emmanuel OLADIPO, père nigérian, dans un charter européen parti du Bourget quasi vide. A tous ceux qui ont appelé l’Elysée, un conseiller a fait savoir que le président était informé de la situation, et prendrait sa décision. La compagne d’Emmanuel, mère de leur enfant et d’une autre fillette, accouchera sans lui, dans quelques jours. Accompagnée de deux députés, elle s’est rendue à l’Elysée pour réclamer le retour de son mari. (mercredi 22 juillet 2009)


16 juillet : Deux pères libérés par le tribunal, 7 enfants retrouvent leurs pères : au Tribunal administratif de Melun, les APRF de Simao Mfinda (Angolais, père de deux adolescents scolarisés à Paris dont la mère a disparu en Angola il y a 10 ans, et d’une petite fille ) a été libéré par le TA. Idem pour M. Rodriguez, père bolivien de quatre enfants du XIVe arrt parisien.

19 juillet : Juean Ronel SAN LOUIS, haïtien, père de deux petites filles refuse d’embarquer sur l’avion qui allait le conduire en Guadeloupe. Jugé pour ce refus, il est sorti libre du tribunal de Créteil condamné à 3 mois de prison avec sursis. Immense soulagement pour trois familles, et la bagarre de la régularisation à mener."

Jeudi 23 juillet 2009 (transmis par le Réseau d'Éducation sans Frontières :
http://www.educationsansfrontieres.org)

Écrit par : Chloé Laroche | 24/07/2009

J'ai une grande nouvelle : Emmanuel OLADIPO est revenu en France le 12 septembre et a pu serrer dans ses bras à Roissy, à la descente de l'avion son petit bébé Félicia née le 30 août et sa femme ainsi que ses deux autres enfants. Je remercie Carla Bruni et le Gouvernement pour ce retour extraordinaire. BRAVO de cette décision !!

Voici ce que j'ai reçu ce matin du Réseau d'Éducation sans Frontières :
"Deux nouvelles situations urgentes qui nécessitent l’action de tous.
1) Dans l’Ain, l’acharnement contre une famille kosovare.
2) En Seine St-Denis, un père Tchétchène en rétention risque l’expulsion tandis que sa femme et sa petite fille seraient abandonnées en France.
3) Mais aussi quelques nouvelles, des bonnes, de certains de ceux en faveur de qui vous êtes intervenus nombreux quand vous avez été informés de leur situation.
a) Emmanuel Oladipo, expulsé le 15 juillet sur décision de l’Elysée a atterri le 12 septembre à Roissy, accueilli par sa compagne Jimia Sylla et ses trois filles, dont Félicia, née le 30 août. Une magnifique victoire due d’abord à la détermination de Jimia mais aussi à la mobilisation de tous et à la médiatisation. On peut gagner, il faut gagner, on continue.
b) Séverin Yaho, camerounais, père de deux enfants qui était en rétention la semaine dernière a été conduit à l’avion samedi 5 septembre tandis que sa femme et des militants du réseau appelaient les passagers à le soutenir. Il a fait un malaise, le commandant de bord a refusé de l’embarquer. Mardi 7 il devait être présenté au Juge des libertés puis, à 13h50 à l’avion. La police décidait de sauter la case JLD et de le conduire à l’aéroport sans qu’il ait vu le juge. Heureusement, son avocate, prévenue par le réseau, plaidait en son absence : libéré ! Sauf qu’il était déjà menotté, ligoté de la tête aux pieds, bâillonné au pied de la passerelle. Course de vitesse téléphonique tous azimuts pour que les policiers soient officiellement informés. Qui aboutit finalement : au moment où il allait être monté comme un paquet dans l’avion, les téléphones des policiers sonnaient : « libérez-le ».
c) Joao ABEL GABRIEL est libre. Grâce à la médiatisation, à la mobilisation de tous (parents enseignants, élus), à tous vos mails et vos fax, Joao est sorti du CRA de Bobigny mardi 9 septembre. Difficile de dire sa joie, celle de sa compagne et de son fils ! Il remercie tous ceux qui se sont émus de sa situation et qui, à travers son cas, ont condamné la traque des familles privées de papiers. Reste maintenant à obtenir sa régularisation : RESF 93 appelle à un rassemblement de soutien le jour de sa convocation en préfecture pour un nouvel examen de situation, mercredi 16 septembre à 10 h, préfecture de Seine-St-Denis, Batiment R Cassin, porte 1 Métro Picasso."

Ce matin, j'écoutais Marine LE PEN chez Jean-Jacques BOURDIN, sur Radio RMC. J'ai été effarée d'entendre que pour elle Monsieur Sarkozy n'agit pas contre l'immigration et "ne fait rien", que le Gouvernement est "hypocrite" en donnant un discours d'un côté mais en faisant beaucoup de régularisations d'étrangers de l'autre. Elle a prononcé ces mots : "Il faut être clandestin en France pour avoir des papiers ! Monsieur Sarkozy l'a dit : "un clandestin qui fait un travail clandestin doit avoir ses papiers".

Alors, si Monsieur Sarkozy a dit ça, c'est qu'il n'est pas si mauvais et reste un peu humain...

Je me dis aussi en entendant Marine LE PEN dire : ""L'immigration doit être définitivement close. On ne devrait plus laisser rentrer personne" : si le Front National était passé, ce serait tellement pire !!!

En tout cas, il est impensable de séparer des familles au nom de la politique d'immigration actuelle, de jeter dehors des pères de famille, de sortir des enfants de leur école pour les mettre dans un charter, de démembrer des couples.

Il y a parfois des batailles gagnées comme pour Emmanuel OLADIPO et sa famille, mais combien d'autres vivent dans l'angoisse ??

Restons les yeux ouverts.

Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 14/09/2009

COMMUNIQUÉ EXPRESS :

Bonjour à tous et toutes,

Je me suis renseignée sur la famille de l'Ain dont parlait le communiqué ci-dessus, une famille kosovare, dont le père Monsieur JUSUFI est enfermé en centre de rétention pour étrangers depuis déjà quelques temps, avec quatre enfants scolarisés en France à Oyonnax.

Voici le communiqué pris sur le site de RESF (http://www.educationsansfrontieres.org)

Appel à fax/mails :
Acharnement contre la famille Jusufi.

"Le gouvernement et le ministre de la casse des familles poursuivent inexorablement leur politique, par exemple dans l'Ain :
La préfecture demande le maintien en centre de rétention, le juge se prononce contre ce maintien puis le procureur fait appel. Pourquoi un tel acharnement ?

Dans son édition du 11 septembre 2009, le Progrès de Lyon informait ses lecteurs que le préfet de l'Ain, Régis Guyot, a reçu cette semaine un courrier du collectif Réseau éducation sans frontières attirant son attention sur la situation de M. Jusufi. Placé au centre de rétention de Saint-Exupéry, ce Kosovar albanais est le papa de quatre enfants scolarisés à Oyonnax. Son épouse dont « la santé nécessite des soins non disponibles dans son pays », selon l'avis du médecin inspecteur de santé publique de l'Ain, est seule depuis quinze jours.
RESF a demandé au préfet de l'Ain de réexaminer le cas de cette famille qui avait fui Mitrovice, zone de turbulences dangereuses au Kosovo. RESF demande au préfet de prendre les dispositions pour que M. Jusufi soit libéré, « au nom de tous les principes auxquels notre République est attachée et de toutes les conventions dont elle est signataire ».

Samedi 12 septembre, le juge des libertés et de la détention a décidé que le maintien de M. Jusufi en centre de rétention était injustifié, pendant quelques heures M.Jusufi a cru qu'il pourrait enfin rejoindre sa famille qui l'attend à Oyonnax, mais le procureur en a décidé autrement, il a fait appel : M.Jusufi devra rester au centre de rétention pour comparaitre en appel devant le juge des libertés et de la détention ce lundi 14 septembre. Toute la famille Jusufi, les marraines et parrains républicains des enfants placent tous leurs espoirs dans la sagesse de ce tribunal.

Le Préfet de l'Ain n'a pas, jusqu'à maintenant, jugé nécessaire de recevoir les personnes qui soutiennent la famille, il semblerait qu'il laisse cette machine à expulser faire son travail sans vouloir y apporter la dimension humaine qu’il a la possibilité de donner pour que la loi puisse s'appliquer avec discernement.

Depuis 18 mois en France cette famille a été « déplacée » 6 fois, les enfants sont restés de longs mois descolarisés, aujourd'hui ils sont séparés, dans l'angoisse de voir leur père, leur mari expulsé. La France était leur espoir, c'est devenu un cauchemar et pourtant l'idée de retourner au Kosovo est impensable.

Nous nous interrogeons sur les motifs d'un tel acharnement à expulser M.Jusufi, est-ce l'effet des quotas d’une politique pourtant qualifiée par le ministre de « juste, équilibrée et humaine » ?"

Contact sur ce dossier : Michel Cabaussel 06 84 71 26 61

Préfecture de l’Ain / Tél : 04 74 32 30 00 , Secrétariat 04 74 32 30 01 regis.guyot@ain.pref.gouv.fr
Directrice de cabinet Fax : 04 74 23 26 56 violaine.demaret@ain.pref.gouv.fr
Secrétaire général Fax : 04 74 32 30 99 dominique.dufour@ain.pref.gouv.fr

Lundi 14 septembre 2009.

Écrit par : Chloé Laroche | 14/09/2009

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