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30/09/2009

Démission contre harcèlement et enfer au travail. Partir ou mourir : c'est parfois un choix nécessaire. Mes propos sur les suicides d'employés de France Télécom, d'enseignants, de policiers, d'agriculteurs et de salariés au bout du rouleau.

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k0134461.jpgVous êtes le VINGT-QUATRIÈME SUICIDÉ de l’entreprise France Télécom. Il y a eu vingt-quatre suicides depuis février 2008. Certains se demandent pourquoi on parle autant de vous alors qu’on ne relate pas chaque suicide de policiers, d’enseignants ou d’agriculteurs et pourtant il y en a.

Certains se demandent pourquoi vous ne démissionnez pas au lieu de sacrifier votre vie jusqu’à la mort et comment vous pouvez en arriver là.

Ainsi le “Voyageur” a écrit ces mots que je vais citer, lus dans les échanges du Grain de Sel de Culture Forum : “Vraiment là il y a quelque chose que je ne comprends pas du tout : comment peut-on se flinguer à cause d'un boulot, alors qu'il y a une solution bien plus simple et moins radicale qui s'appelle démission ? En ce qui me concerne, chaque fois que je me suis retrouvé dans une situation professionnelle trop stressante et en proie à toutes sortes de pressions, je leur ai tout simplement claqué la porte en leur disant d'aller se faire mettre (pour rester poli), quitte à me retrouver au RMI pendant 6 mois ou plus, il y a suffisamment d'aides sociales qui ne cherchent qu'à vous aider à vous remettre sur les rails, et à moins d'être vraiment le roi des abrutis on finit de toute manière par retrouver un autre boulot, peut-être à moindre salaire mais c'est toujours mieux que la mort !”k0041590.jpg

k0274162.jpgCher Voyageur, il est vrai que la démission peut éviter le pire dans une situation professionnelle impossible à vivre... seulement dans la conjoncture actuelle, retrouver un emploi est un challenge, un défi impossible pour certains, selon l’âge et selon le métier. Et puis, avant de rebondir vers autre chose, on a la tête dans le sac... On est choqué, cassé par le harcèlement, les brimades, les changements brutaux, les ordres inhumains passés sans ménagement, les reproches injustifiés, les manipulations mentales faites par les chefs sur les employés afin de les faire plier et de leur montrer qu’ils sont les plus forts.

Mais, Voyageur, je vais aller dans votre sens...

Je peux révéler ici quelque chose d’important et de vérifié, après avoir personnellement conversé avec un juriste averti sur la question, que PLUS VOUS RESTEZ dans un emploi où vous subissez tout cela, PLUS VOUS AUREZ DU MAL à retrouver un autre emploi et à être assez solide et combatif, car l’énergie passée dans une lutte vous enlève l’énergie pour un autre combat.

WDWO14.jpgJe crois que c’est important pour les salariés qui me lisent de savoir cela. Ne pas se permettre de laisser des plumes, de tomber dans la dépression et de casser son intégrité ainsi que le respect de soi. Si vous pensez ne pas retrouver de travail dans votre domaine, qui vous empêche de changer de secteur ? Je suis bien passée de professeur à chauffeur ambulancier puis taxi pour personnes handicapées. J’ai bataillé, je me suis formée, j’ai poursuivi, j’ai rebondi. Aujourd’hui, je suis assez diplômée pour ne pas me laisser marcher sur les pieds et ne pas laisser un chef me manquer de respect. Je sais que je retrouverais du travail.k0775383.jpg

Sinon, au pire, je ferai autre chose. Assistante maternelle, famille d’accueil pour personnes âgées, etc. Il y a des secteurs qui recherchent. Il faut penser que pour s’en sortir, on doit sortir du cadre, penser autrement, se dire qu’on se met parfois des barreaux aux fenêtres ou qu’on laisse l’autre en mettre... l’autre s’appelant chef, supérieur hiérarchique, contremaître, patron, directeur.

Je pense que le suicide n’est PAS UNE MODE, comme je l’ai entendu dire en plus haut lieu... Affirmer que dans l’entreprise France Télécom, on se suiciderait pour faire comme les collègues précédents est une insulte grave envers les morts, envers ceux qui ont “choisi” cette issue fatale, envers ceux qui ont pointé de leur décès le disfonctionnement de leur travail.k0129994.jpg

roses-1.jpgL’enseignant qui se suicide indique par sa mort qu’il est insupportable que l’État puisse les séparer de leur famille durant une à trois années, avec des décisions D’AFFECTATION de postes allant à l’encontre des demandes de chacun. Des couples se séparent à cause de cette politique, cette politique de l’Éducation Nationale qui est d’utiliser les enseignants comme des pions sur la carte de France. “Je t’envoie là, à l’autre bout de la France... Je m’en fiche que tu aies des enfants ou que ta compagne tombe enceinte dans ta première année d’enseignement. Et puis que tu sois marié, je m’en contrefiche. Tu es là pour bosser, pas pour t’amuser.”

POL-015.jpgDes policiers se suicident car leur métier est éprouvant. Ils doivent obéir à des ordres au doigt et à l’oeil. Ils vivent la violence tous les jours et doivent rester stoïques et forts durant toute leur carrière. Ils sont confrontés à des drames, voient des cadavres et se trouvent en face de la souffrance humaine à chaque minute. Seraient-ils des demi-dieux pour pouvoir encaisser tout cela sans que cela les affecte au fil des ans ?!!

Des agriculteurs se suicident car leur métier les place dans un désert affectif insupportable, en plus des pressions sur leur travail, des difficultés de charges financières et un emploi du temps omniprésent dans leur vie.

Que penser de ce suicide collectif des producteurs de lait qui jettent leur lait ou le donnent ? Ils sont acculés au désespoir mais au lieu de passer à l’acte individuellement, ils le font collectivement et courageusement, car quand on est au courant des charges et dépenses professionnelles qu’ils ont à payer chaque mois, on peut se poser la question : comment vont-ils pouvoir y  arriver sans rentrer d’argent ? Que vont-ils devenir à la suite de cette grève où l’or blanc est noyé dans les sillons d’une société de profit ?images.jpeg

 

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Je rends hommage à tous les salariés, à tous les travailleurs, à tous les artisans et professions indépendantes qui luttent pour s’en sortir.

PAYSAGE-IMAGE.jpgJe rends hommage aux vingt-quatre personnes salariées de France Télécom qui se sont donné la mort.

Je rends hommage à tous les suicidés des différents corps de métier qui ont été détruits dans leur travail par des dirigeants sans humanité et uniquement intéressés par le profit et le rendement.

Je voudrais dire aux chefs qui me liront qu’il n’y a rien de tel qu’un salarié heureux. Le respect, le dialogue, la consultation préalable de chacun, l’écoute des demandes humaines (repas pris normalement, amplitudes et horaires normaux, respect des mères et pères de famille dans leurs obligations et leur vie de famille), la prise en compte du mérite de chacun sans reproches injustifiés, la balance entre l’effort du salarié et le respect de sa vie familiale, le fait de savoir gérer une équipe en formant une solidarité et une cohésion au lieu de générer des jalousies, des dénonciations, des coups bas entre collègues : tout cela peut former un cocktail intéressant pour que le mot “harcèlement au travail” n’apparaisse jamais dans l’enceinte d’une entreprise.00821AP08090.jpg

BCP004-09.jpgBien sincèrement à tous,

Chloé Laroche

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Voir l'article du Monde : http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/09/29/apres-un-nouveau-suicide-france-telecom-suspend-le-principe-de-mobilite_1246718_3234.html

Commentaires

Mon article écrit le 19.10.2008 :

Je suis révoltée devant cette société qui pousse au désespoir des personnes humaines qui n'ont d'autre choix que se donner la mort. Suicides d'enseignants et de prisonniers.
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Bonjour,

Je suis bouleversée par l'acte d'immolation par le feu qu'a fait une femme désespérée devant le centre de détention où se trouvait son compagnon d’origine arménienne. Josiane Nardi, 60 ans, est morte à l'unité des "grands brûlés" de l'hôpital de Tours où elle avait été transportée la veille dans un état "très grave" après s'être immolée devant la maison d'arrêt du Mans (Sarthe) en présence de journalistes, pour protester contre l'expulsion de son compagnon sans-papiers vers l'Arménie. "J'ai l'impression de vivre un mauvais rêve", a simplement dit, les yeux rougis par l'émotion, Henrik Orujyan, en apprenant le décès de sa compagne, selon un correspondant de l'AFP. Quand une femme en arrive à cette extrémité par amour et qu'elle convoque des journalistes pour que son acte ne reste pas inconnu du public... le minimum que l'on puisse faire est de penser à elle et de réfléchir à la situation qu'elle vivait avec son compagnon condamné, expulsé pour des faits de justice (selon les raisons officielles).

Je suis bouleversée aussi par le décès de ce jeune de seize ans, Nabil, qui s'est pendu en prison. Il s'y trouvait pour trafic de stupéfiant. Cela valait-il de finir ainsi, emprisonné, désespéré de la vie à son âge, sans plus d'espoir qu'une cordelette où pendre ses membres tranchés par une société qui ne propose pas de fenêtres ouvertes aux jeunes ? ... qui ne propose que la prison à un mineur en quête d'attention et de repères.

90 suicides ont été comptés officiellement dans les prisons de France depuis le début de l'année !!! Il y a de quoi rugir et se demander dans quelles conditions les prisonniers purgent leur peine. Le 4 mars, j'ai été très choquée d'apprendre le décès de ce jeune homme d'origine gitane, Jérémy Martinez, assassiné par son co-détenu. Jérémy avait 19 ans et devait sortir dans la semaine qui a suivi sa mort. Ses parents avaient supplié l'administration de le changer de cellule car il a vécu un calvaire durant des mois, au sein de la prison de Valence, frappé par son co-locataire de cellule. Il avait des bleus au visage et dans le dos, entre autres humiliations et agressions. Le co-détenu qui agressait Jérémy avait de graves troubles psychiatriques et avait déjà tenté d'assassiner une personne. On a laissé le jeune homme avec cet individu dangereux, sans agir, sans réagir. On a crucifié Jérémy, le laissant vivre un calvaire d'horreur, martyrisé et finalement sacrifié sur l'autel d'une société en dérive... qui ne sait plus écouter les demandes d'une mère et d'un père. "Ma petite maman, je vous aime plus que tout au monde. Quand je sortirai, je vous serrerai très fort dans mes bras", écrivait Jérémy. Petite maman, je pense à vous et à votre fils, parti si tôt.

Je suis bouleversée aussi par le suicide de Muriel, cette institutrice de 45 ans qui s'est pendue le 6 octobre dans une école de Massy, dans l'Essonne. Elle a choisi de poser cet acte terrible -son départ de la vie- dans l'école où elle enseignait... choix qui n'est certainement pas le fruit du hasard. Choix qui met le doigt et la conscience sur la difficulté d'agir des enseignants, privés de moyens, privés de postes, privés même de se servir de leur autorité auprès des élèves, autorité bafouée par les parents d'élèves et par les élèves eux-mêmes.

Ce qui me choque grandement est que les cours ont repris dans les classes de cette école dès le lendemain, comme si la vie reprenait son cours, comme si de rien n'était, chacun pensant : "La pauvre, elle était dépressive". Selon Bruno, son mari, elle n'était pas dépressive mais s'inquiétait fortement de l'annonce de suppressions de postes dans les RASED (réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté). Un tiers des RASED doit être supprimé. C'est énorme et profondément injuste. Bruno, le mari de Muriel, s'est prononcé clairement : "La semaine avant le drame, Muriel s'était montrée inquiète et soucieuse quant à l'annonce des suppressions des postes à venir dans les Rased. Elle allait bien, mais était assez remuée. Elle avait le sentiment d'une négation du travail des Rased. Elle me disait : "Tu te rends compte, tout ça pour en arriver là?"..... La hiérarchie de Muriel a communiqué des informations confidentielles concernant le dossier médical de mon épouse, ce qu'elle n'est pas censée faire. En plus, l'Inspection d'Académie a dit que Muriel avait repris en septembre. C'est faux. Elle a repris fin décembre 2007 après avoir été arrêtée trois mois. Avant ça, elle avait été en arrêt trois semaines en mai, point. En plus, ces arrêts ne sont pas tous directement liés à des problèmes de dépression. Soit on communique des éléments avérées, soit on se tait."

Muriel avait deux enfants, de 20 et 12 ans. Elle est partie seule, choisissant de se pendre dans un lieu, l'école, où des enfants apprennent, rient, évoluent, se construisent, apprennent, étudient, jouent. Quand on sait que le monde repose sur l'énergie des enfants qui se lèvent tous les matins pour aller à l'école, on devrait respecter et protéger les professeurs des écoles et instituteurs comme des tuteurs indispensables et précieux pour notre société. On devrait leur donner tous les moyens matériels nécessaires pour accomplir leur mission et ne jamais imaginer, penser une seule seconde à supprimer des postes et des enseignants. CAR SINON ILS SE SUPPRIMENT TOUS SEULS, RENDANT LA SOCIÉTÉ RESPONSABLE DE LEUR TERRIBLE MORT.

Muriel, je ne t'oublie pas. Comme je n'oublie pas tous ceux qui luttent et travaillent pour une société plus juste et humaine.

Chloé L.

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Suicides d'enseignants :

Voici un rappel de quelques suicides d'enseignants depuis 2000:

- 17 mars 2000: Un instituteur de 41 ans tue ses deux enfants puis se suicide dans le grenier de sa maison à Jublains (Mayenne).

- 7 septembre : Un enseignant en comptabilité, âgé de 34 ans, se suicide par défenestration depuis sa salle de classe d'un lycée professionnel de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).

- 12 avril 2001: Un instituteur d'une classe unique dans un village du nord de l'Alsace, âgé de 42 ans, se suicide en se jetant par la fenêtre de l'école alors qu'il allait être interpellé par les gendarmes. Il avait fait l'objet d'une plainte de parents d'élèves "pour des problèmes relationnels entre lui et certains des enfants".

- 10 février 2002 : Suicide d'un instituteur de 57 ans d'une école élémentaire privée de Valenciennes (Nord), mis en examen deux jours plus tôt pour "atteintes sexuelles" sur mineurs de quinze ans. Il avait été placé sous contrôle judiciaire.

- Août ... : Un ancien instituteur de l'école communale de Bayel (Aube) se suicide en se jetant sous un TGV à Guingamp (Côtes-d'Armor), où il était en vacances, après avoir appris l'envoi de lettres anonymes l'accusant de pédophilie.

- 16 novembre 2004 : Un instituteur de Limay (Yvelines) met fin à ses jours après avoir été mis en examen pour "agressions sexuelles" sur mineur de moins de quinze ans.

- 26 septembre 2005 : Un professeur de mathématiques d'un collège de Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône) accusé de viols sur mineurs est trouvé mort à la prison marseillaise des Baumettes où il était en détention provisoire depuis un an.

- 8 janvier 2007 : Un professeur du lycée d'Albert (Somme) tente de se suicider dans sa classe, avant le début des cours.

- 4 mars 2008 : Une institutrice de 39 ans de l'école maternelle de Pauillac (Gironde), enceinte, se suicide au terme de plusieurs mois de tensions avec l'équipe pédagogique, les services municipaux et des parents d'élèves.

- 7 mars : Un instituteur de 25 ans tente de se suicider à l'école de Brousses-et-Villaret (Aude) avant les cours.

- 17 juillet : Un enseignant d'histoire-géographie est retrouvé pendu à un arbre dans un bois à Fessy (Haute-Savoie). Début juin, il avait organisé une sortie au cours de laquelle un car avait été percuté par un train sur un passage à niveau à Allinges, causant la mort de sept collégiens et faisant 25 blessés.

- 19 septembre : Un professeur d'un collège de Saint-Michel (Aisne) se suicide chez lui quelques heures après avoir été placé brièvement en garde à vue à la suite d'une plainte d'un élève qui l'accusait de lui avoir donné un coup de poing, ce que l'enseignant avait toujours nié.






16:00 Publié dans Amour des autres: mon regard sur le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suicides d'enseignants, suicides prison, expulsions, instituteur, immolation mans, assassinat prison valence

Écrit par : Chloé Laroche | 30/09/2009

Bonjour à tous et toutes,

Je viens vous donner une information, un numéro vert que peuvent appeler les salariés de toute entreprise en mal-être, vivant des situations difficiles, harcèlement moral ou autre, brimades continuelles, stress, pressions, etc.

Ce numéro est le : 0 800 30 40 40, un numéro vert pour entendre et conseiller les salariés.

C'est un numéro vert "permettant aux salariés de dialoguer en toute confidentialité avec un conseiller psychologue, spécialiste des difficultés liées au travail. Un nouvel outil de dialogue complétant les actions visant à améliorer la qualité de vie au travail. Le numéro vert est un service d’appel téléphonique, anonyme et gratuit depuis un poste fixe, offrant écoute et conseils aux salariés, confrontés à des difficultés de vie au travail, quelle que soit leur position dans l’entreprise. Il est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 20h. Le numéro vert est ouvert à toutes les filiales françaises qui souhaitent s’y associer. Le numéro vert permet aux salariés de contacter des interlocuteurs indépendants qualifiés en psychologie, employés par la société PSYA, spécialisée depuis plus de 10 ans dans la prévention et la réduction des risques psychosociaux. Tous sont des psychologues cliniciens diplômés d’Etat, avec une expérience préalable de praticiens. Les conseillers psychologues sont liés aux engagements déontologiques de leur profession. Ce dispositif garantit l’anonymat des appels et la confidentialité des échanges. Lors d’un appel, le numéro n’est pas enregistré et le nom du salarié n’est pas demandé. Si ce dernier souhaite bénéficier d’un accompagnement dans la durée, réalisé par un conseiller dédié, il peut communiquer un nom d’emprunt ou un pseudonyme. Le dispositif permet également au salarié de solliciter l’entreprise, en consentant à lever son anonymat, pour qu’elle examine sa situation et l’aide à rechercher des solutions de la façon la plus efficace et la plus adaptée. Ce service téléphonique vient compléter les actions visant à améliorer la vie au travail et ne se substitue pas aux autres dispositifs internes de dialogue et de traitement des difficultés professionnelles. Le numéro vert « Vie au travail » a été expérimenté d’octobre 2007 à décembre 2008 auprès de 30 000 salariés de la division Production nucléaire et d’ERDF dans la région Rhône-Alpes. L’expérimentation a montré que ce service répondait à une forte attente des salariés et qu’il recueillait un taux de satisfaction très élevé chez ceux qui l’avaient utilisé. Elle a également permis de valider le dispositif mis en place, notamment la garantie de l’anonymat, l’indépendance des interlocuteurs et sa double vocation de soutien psychologique et d’accompagnement à la résolution de problèmes."

Bien cordialement et bon courage à tous !
Il en faut en ces temps !!

Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 15/10/2009

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INFO---- de Chloé.

Pour ne pas démissionner de son emploi
... voici une autre façon de partir quand on est victime :

Un article à consulter sur la "rupture de contrat aux torts de l'employeur" : http://www.juritravail.com/archives-news/demission/1309.html

Prendre "acte de la rupture de son contrat de travail aux torts de l'employeur" est possible quand l'employeur est en tort. Dans ce cas, on envoie une lettre en donnant le terme ci-dessus et en prévenant que à partir de tel jour, on ne se rendra plus à notre poste. Ensuite, l'employeur nous licencie pour faute grave. Puis on peut aller se défendre devant le Juge en indiquant ce qui s'est passé et pourquoi l'employeur est en tort.

Il faut être sûr de soi et des torts de l'employeur car les Prud'hommes peuvent reconsidérer -s'il n'y a pas d'éléments probants- que votre départ est en fait une démission.

Voilà, si ça peut aider quelqu'un.

Cordialement,

Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 15/10/2009

________________ ++++++++++++++++ SUITE

Du site www.cftc.fr :

Comment prendre acte de la rupture du contrat aux torts de l’employeur ?

"Le salarié peut adresser à son employeur une lettre de prise d'acte de la rupture de son contrat aux torts de l'employeur, plutôt qu'une lettre de démission. Il aura intérêt à fixer précisément dans cette lettre les motifs qui justifient la rupture de son contrat et en quoi ils sont imputables à son employeur. Cette lettre emporte rupture du contrat de travail. Le salarié qui a quitté son entreprise devra ensuite saisir le conseil des prud'hommes d'une demande en requalification de la rupture. Si le salarié dispose de suffisamment d'éléments de preuve et justifie de griefs importants, la rupture sera considérée comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse et le salarié aura droit à toutes les indemnités qui y sont rattachées. Il pourra également percevoir des allocations de chômage.
Il faut toutefois être très prudent car si les juges ne concluent pas au non-respect par l'employeur de l'une de ses obligations, la rupture s'analysera comme une démission et le salarié n'aura droit à rien. De plus, il faut tenir compte, dans ce type d'action, du délai, parfois long, qui s'écoulera avant que les juges ne se prononcent : le salarié ne percevra en effet aucune indemnité ni allocations de chômage, comme en matière de démission, tant que les juges n'auront pas tranché en sa faveur... ".

Écrit par : Chloé Laroche | 15/10/2009

Voir aussi ce site de conseils en cas de Harcèlement moral :
http://www.cabinet-alina-paragyios.fr/index.html

Écrit par : Chloé Laroche | 15/10/2009

Voilà... J'en suis là où en sont ces salariés dont j'ai parlé dans cet article. Harcèlement moral, mépris, mensonges sur moi au DRH, manipulation, délation, invention de preuves, silence, mutisme, regards de haine, ambiance lourde... Dans une petite entreprise de quelques salariés, ces pratiques deviennent vite insupportables et intenables.... et après plusieurs mois où je me suis accrochée pour sauver mon emploi, je vais être obligée de partir à cause de deux individus et de collègues ralliés à leur opinion. Quand on en vient à me dire que je n'ai pas lavé mon véhicule alors que je l'ai fait devant le patron et la secrétaire qui travaillaient au bureau juste derrière moi... et que ce fait se reproduit, il y a de quoi se révolter. Lorsque ces personnes en viennent à envoyer des courriers sur moi au DRH sans m'informer de ce qu'on me reproche et en gardant le plus grand silence alors que je fais mon boulot correctement et que je me récolte une mise à pied de cinq jours pour une faute que je n'ai pas commise... avec une lettre envoyée soi-disant par un établissement avec qui on travaille... lettre qui n'a jamais été envoyée par cet établissement...!!!! Il y a de quoi avoir envie de porter plainte pour diffamation et usage de faux... Ce que je vais faire.

J'ai relu mon article et je vais faire exactement ce que je conseillais à tout le monde.

Malheureusement dans l'histoire, c'est toujours les mêmes qui trinquent et les pourris qui s'en sortent car eux restent et sont bien planqués.

Malheureusement aussi dans l'histoire... c'est qu'avec mon départ, ils vont perdre l'agrément sanitaire qu'ils avaient pu conserver grâce à moi... car j'étais la seule à posséder le diplôme requis.

Mais dans leur fierté, leur mépris et leur orgueil, ils ont oublié ce détail précieux.

Malheureusement,

Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 18/08/2010

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