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09/10/2009

Letttre d’une maman à sa fille mineure victime d’un viol en réunion.

 

1347158198.jpgLettre d’une maman à sa fille victime d’un viol en réunion.

 

Ma fille,

Je t'écris pour te parler et te dire qu'il fallait que je porte plainte contre tes agresseurs car en tant que maman, j'en ai d'abord l'obligation et que ensuite un adulte ne peut garder un tel secret. Le viol en réunion est un crime, considéré ainsi dans la loi. Les adultes qui t’ont écoutée et ont gardé ce secret n’avaient pas le droit de garder le silence comme ils l’ont fait.

images-4.jpegTu vas me répondre que cela ne regarde que toi et personne d'autre. C'est vrai dans le sens que toi seule a vécu ce drame horrible mais c'est aussi faux, dans le sens que en tant que maman, je te dois et je me dois de te protéger et de te défendre contre tout agresseur. Dans un cas aussi grave que la séquestration et un viol en réunion, je ne pouvais garder pour moi ce que je viens d’apprendre. Je dois le dénoncer à la police même si tu n’es pas d’accord, même si tu as demandé à tous de garder le silence. Car tu es encore mineure et sous ma responsabilité.images-3.jpeg

Les adultes qui gardent pour eux de tels secrets sont condamnables aux yeux de la justice, pour non assistance à mineur en danger et non dénonciation de faits graves atteignant l’intégrité d’un mineur.

Je souhaite te dire... que tu ne dois pas te sentir responsable parce que tu as suivi ce garçon chez lui. Tout le monde a pu un jour aller chez un ami sans pour autant que cette personne nous viole et invite ses amis à le faire. Ces garçons sont très dangereux et pourraient encore faire du mal à d'autres filles. C'est pour cela aussi qu'il faut parler, quand tu t'en sentiras la force et le courage.images.jpeg

Unknown-1.jpegTu dis que tu te sens en partie responsable de ce qui t’est arrivé. Parce que tu ne t’es "pas défendue". Mais tu n'as pas eu le choix de dire oui ou non, ni de te battre contre ces criminels.

Tu as eu peur de perdre ta vie et ton cerveau a géré la situation comme si tu n’étais plus présente. Ils t’ont violée pendant des heures, séquestrée. En fait, en toi, tu étais comme morte. Ton corps n’était plus qu’une chose inerte et ton âme s’est meurtrie comme si on l’égorgeait.

images-5.jpegLes hommes n'ont pas le droit de prendre ce que la femme ne veut pas et c'est un crime en France. Le viol en réunion, à plusieurs, est pire aux yeux de la loi.

Alors ne m'en veux pas d'avoir porté plainte mais parfois il faut prendre le taureau par les cornes et arrêter le silence et le mutisme. C'est pire de ne rien faire, ne rien dire. Au fond de toi, tu le sais. Tu sais au moins qu'un adulte s'est levé, ta maman, et qu’elle a eu le courage d'aller tout dire pour que ces criminels aillent en prison, pour que cette chose horrible qui t'est arrivée ne reste pas impunie, pour que tu puisses te réparer, te guérir de cette horrible épreuve, pour que le mal qu’ils t’ont fait arrête de te ronger à l’acide au creux de toutes tes cellules.images-6.jpeg

images-1.jpegIl existe des lieux où tu peux aller parler de ce que tu as vécu de façon anonyme, comme les centres d’aide aux victimes, avec des écoutants qui savent respecter les jeunes filles qui ont vécu cela, et des numéros que tu peux appeler anonymement, comme le numéro de Jeunes Violences Écoute 0800 20 22 23  et le 0800 05 95 95 qui est le numéro de SOS Femmes Viol Informations, numéros qui sont gratuits et anonymes..

Je comprends que tu ne veuilles pas me parler pour l’instant mais quand je me suis présentée à la Brigade des Mineurs, j’ai agi comme tout parent, tout adulte doit le faire, même si tu ne voulais pas porter plainte. Je ne peux laisser mon enfant se débattre seul et sans protection dans un tel drame qui est un crime. Ces hommes ont tué la colombe qui vivait en toi, dans ton coeur. Je suis si triste pour toi. Je suis si désolée.

Je t'embrasse très fort.

 

Ta Maman

 

images-2.jpeg_____________Quelques liens pour aider et réfléchir :

 

http://espoir.jeun.fr/aides-informations-conseils-f71/info-viol-t162.htm

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/10/1321604_une-ado-violee-par-4-jeunes-pour-les-educateurs-c-est-la-fin-du-monde.html

 

http://c-l-t.skyrock.com/

 

http://scandale.bleublog.lematin.ch/tag/viol

 

http://www.leparisien.fr/carrieres-sous-poissy-78955/une-adolescente-victime-d-un-viol-collectif-12-02-2009-408016.php

 

___________

___________________   Viol, viol collectif, agressions sexuelles (Source: www.filsantejeunes.com)

 

“-Le viol est un crime. Il dégrade la dignité de la personne. Il a des conséquences énormes sur la vie des victimes, surtout lorsqu'elles n'osent pas en parler et que personne ne les aide.

 

-Quelles que soient les circonstances de l'agression, la victime ne doit pas se sentir coupable et ne doit pas avoir honte. La victime a peur de la réaction de son entourage. Pour s'en sortir, elle a besoin d'être crue et soutenue. Il ne faut pas hésiter à faire appel à des personnes de confiance, des professionnels (infirmière scolaire, psychologues) et essayer de leur raconter les faits, même si cela se fait en plusieurs fois.

 

-Si le viol et l'agression sexuelle ne sont pas exprimés verbalement, cela entraîne des dégats psychologiques graves sur ta vie comme l'anorexie, boulimie, dépression ...! La drogue ou l'alcool anesthésient sans faire disparaître la douleur.

 

-Une agression sexuelle te marque à vie et peut avoir des conséquences dramatiques sur ton comportement. Si tu n'arrives pas à parler, tu peux écrire ou t'exprimer par le moyen qui te convient.

 

-C'est pour cela que nous vous invitons à en parler pour vous soulager, on ne jugera pas on est là pour écouter, comprendre et aider. De plus c'est totalement anonyme !! Libérez vous.

 

Le viol : réagir immédiatement

Même si souvent le premier réflexe est de rentrer chez soi et d’essayer de tout oublier, il faut savoir qu’il y a urgence à consulter. D’une part pour prouver qu’il y a eu viol, (dans la mesure du possible, ne pas se laver et conserver dans un sac en papier vêtements ou linge souillés, pour aider à identifier le violeur) et d’autre part pour faire des examens médicaux dans un service d’urgence ou de gynécologie-obstétrique de préférence.

 

Il est parfois nécessaire de suivre un traitement prophylactique du Sida (dans les 48 heures) et prendre une contraception d’urgence (dans les 72 heures). Consulter n’engage pas à porter plainte, même si la proposition peut vous être faite.

 

Si vous préférez vous adresser à la police ou la gendarmerie en appelant le 17, ils vous proposeront de vous conduire à l’hôpital pour que les dépistages et les traitements d’urgence soient réalisés.

 

Comment porter plainte ?

Si tu es victime d’une agression, il est préférable d’en parler le plus rapidement possible à un adulte en qui tu as confiance. Les adultes sont là pour t’écouter, te protéger et t’aider dans tes démarches. Tu peux bien sûr alerter tes parents ou un autre membre de ta famille. Tu peux aussi en discuter avec les adultes de ton établissement (professeur, conseiller principal d’éducation (CPE), infirmière scolaire ?) ou tout autre adulte en qui tu as confiance (parents d’un copain ?).

Si cette démarche est difficile, tu as des amis autour de toi qui pourront aussi te soutenir et t’accompagner.

Cependant, pour agir en justice, certaines règles sont à respecter.

 

1 - Le dépôt de plainte au commissariat

Si tu es mineur :

 

Tu dois être accompagnée de tes parents pour aller porter plainte au commissariat du lieu de l’agression, ou à défaut, au commissariat du lieu de ton domicile.

Tu peux néanmoins te rendre seul au commissariat où tu pourras être entendu mais tes parents seront immédiatement convoqués.

Si tes parents sont défaillants (si tu penses que tes parents vont refuser de t’aider tu peux te déplacer au commissariat avec un adulte en qui tu as confiance).

Si tes parents sont eux-mêmes les auteurs de l’infraction (parents maltraitants par exemple), tu peux te rendre seul au commissariat où tu seras pris en charge.

La brigade des mineurs est compétente pour tous les crimes commis sur un mineur ainsi que pour l’ensemble des infractions sexuelles et des infractions intra-familiales. Il en existe une par département.

 

Si tu es majeur :

 

Tu peux te rendre seul au commissariat et tu as la possibilité de porter plainte sans avertir tes parents.

 

2 - La plainte auprès du Procureur de la République

Tu peux également porter plainte en écrivant au Procureur de la République ou en te déplaçant au bureau des plaintes au tribunal de grande instance de ton département. Si tu es mineur, ce sont tes représentants légaux qui effectueront cette démarche.

C’est un peu plus long lorsque c’est un écrit.

Ta lettre doit comporter un certain nombre d’éléments :

 

1) Nom, prénom, date

2) Faits, lieu de l’agression, nom du ou des agresseurs (si connus).

Si l’agresseur est inconnu, il est possible de porter plainte contre X.

4) Si l’agression t’a empêché d’aller travailler, tu peux préciser une ITT éventuelle (incapacité totale de travail). Pense à joindre une copie des certificats médicaux.

5) Précise et essaie d’évaluer les dommages causés (physiques, moraux, corporels).

 

Délais d’action pour porter plainte :

 

Pour les crimes

Le délai est de 10 ans à compter du jour où le crime a été commis. Si le fait a été commis plusieurs fois, on prend en considération la date du dernier acte pour faire courir le délai. La victime pourra porter plainte pendant ces 10 ans. A son expiration, l’action n’est plus possible.

NB :

Pour les crimes commis sur mineur, c’est un peu différent. Le délai de prescription court durant la minorité de l’enfant MAIS il court à nouveau à la majorité de celui-ci. Concrètement, les parents du mineur pourront porter plainte pendant la minorité de leur enfant, ou le mineur lui-même si les parents sont les agresseurs. Celui-ci pourra entreprendre ces démarches seul à sa majorité si aucun dépôt de plainte n’a été effectué avant, et ce pendant 10 ans, c’est à dire jusqu’à 28 ans (art 7 NCPP).

Ces dispositions sont applicables aux infractions non encore prescrites lors de l’entrée en vigueur de la loi du 17 juin 1998.

 

Pour les délits

Le délai pour agir en justice est de trois ans à partir de la commission des faits. Ce délai court à nouveau à partir de la majorité de l’enfant c’est à dire jusqu’à 21ans (art 8 NCPP).

Par dérogation, le délai de prescription est de 10 ans lorsque la victime est mineure et qu’il s’agit de certains délits :

- violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

- violences ayant entraîné une ITT pendant plus de 8 jours.

- avec circonstances aggravantes : violences habituelles.

- agression sexuelle, d’autant plus s’il y a des circonstances aggravantes (ayant entraîné une blessure ou lésion, commise par un ascendant, ou par une personne qui abuse de son autorité, commise en réunion, ou par usage ou menace d’une arme).

- proxénétisme.

- corruption de mineur.

- atteinte sexuelle.

 

Pour les contraventions

Le délai pour porter plainte est de 1 an à partir de la commission des faits. Ce délai repart aux 18 ans de la victime jusqu’à ses 19 ans (art 9 NCPP).

 

Le viol devant la loi :

 

Au regard de la loi, le viol est un crime et la plus grave des agressions sexuelles.

Notre corps nous appartient et personne n’a le droit de le toucher sans notre consentement.

Les victimes de viol ne sont pas que des femmes, mais aussi des hommes ou des enfants.

Les tentatives de viol sont également punissables. Assister à un viol revient à être complice et est également puni la loi.

Dénoncer un viol peut être est une démarche extrêmement pénible. Il est fondamental d’en parler, même longtemps après, mais il y a des risques médicaux à écarter d’urgence : éventualité de grossesse et de contamination par MST, Sida.

 

DEFINITION :

°Le viol se définit comme " tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise " (art 222-23 du NCP).

Autrement dit, un viol est constitué dès qu’il y a rapport sexuel sans consentement.

° Le viol désigne toute pénétration sexuelle, qu’elle soit vaginale, anale (sodomie) ou orale (fellation) ou pénétration sexuelle par la main ou des objets.

° La tentative de viol est aussi punissable.

 

REPRESSION :

 

Principe : Le viol est puni de 15 ans de réclusion criminelle.

 

Circonstances aggravantes :

 

La peine encourue pourra aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle dans certaines circonstances (art 222-24 du NCP) :

 

Lorsque le viol a entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

 

- Lorsqu’il est commis sur un mineur de moins de 15 ans.

- Lorsqu’il est commis sur une personne particulièrement vulnérable (très jeune, malade, infirme, enceinte...). Cet état doit être apparent ou connu de l’agresseur.

- Lorsqu’il s’agit d’inceste (l’agresseur est alors un des parents mais il peut aussi s’agir d’un oncle, du second mari de la mère...)

- Lorsqu’il est commis par une personne qui abuse de l’autorité que lui confère ses fonctions : directeur du centre d’accueil où la victime était placée (cass crim.3 mai 1989, droit pénal 1990, n°52).

- Lorsque le viol est commis en réunion (par exemple, les tournantes).

- Lorsqu’il est commis avec usage ou menace d’une arme.

 

Le viol est puni de trente ans de réclusion criminelle lorsqu’il a entraîné la mort de la victime(art 222-25 du NCP) et de la réclusion criminelle à perpétuité, lorsqu’il est précédé, accompagné, ou suivi de tortures ou d’actes de barbarie(art 222-26 du NCP).

 

Les autres agressions sexuelles

 

I - L’AGRESSION SEXUELLE

 

DEFINITION :

"Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise".

"Lorsque les agressions sexuelles sont commises à l’étranger contre un mineur par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français, la loi française est applicable(...)" art 222-27 du NCP.

 

Si l’agression se traduit par un acte de pénétration sexuelle, il y a nécessairement viol. (Une fiche y est entièrement consacrée). Les actes d’attouchements ou de mise à nu des organes sexuels, quel que soit l’âge de la victime, constituent une agression. Pour d’autres agissements tels que caresses ou baisers l’appréciation peut dépendre des circonstances ou de l’âge de la victime.

Exemples : des attouchements sur les seins, mais avec violences collectives ou le fait de pincer les fesses d’une jeune fille majeure et de tenter de la faire monter de force dans une voiture ont été sanctionnés.

 

REPRESSION

Les agressions sexuelles autres que le viol sont en principe punies de 5 ans d’emprisonnement et de 50000 F d’amende. Les peines pourront être aggravées si la victime a moins de 15 ans, si l’agresseur est un parent ou toute autre personne ayant autorité sur l’enfant.

 

II - L’ATTEINTE SEXUELLE (ou attouchements)

 

L’atteinte sexuelle se différencie de l’agression sexuelle car il n’y a pas de violence, de menace, ni de surprise. L’élément fondamental de ce délit est le jeune âge de la victime. Un enfant ne peut émettre un consentement éclairé, on protège son immaturité et son innocence.

La loi fait une distinction :

° Mineur de moins de 16 ans : l’agresseur est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 500 000 F d’amende.

° Mineur entre 16 et 18 ans (non émancipé par le mariage) : l’agresseur est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 200 000 F d’amende dans deux cas :

- Lorsqu’il s’agit d’un parent, du beau-père, de la belle-mère, d’un oncle... de toute personne ayant une autorité sur le jeune.

- Lorsqu’il s’agit d’une personne ayant une autorité grâce à ses fonctions comme un prof, un moniteur de colonie, un entraîneur sportif...”.

 

(Source de ce texte " Viol, viol collectif, agressions sexuelles" : www.filsantejeunes.com)

 

images-2.jpeg_______________________  Sos viol femmes informations: 0 800 05 95 95

10 h-19 h/ Appel vert national gratuit du lundi au vendredi

 

 

Commentaires

C'est marrant, votre révolte par rapport aux viols collectifs et votre militantisme pro-immigration. Cela s'appelle déplorer les conséquences dont on chérit les causes.

Écrit par : waroch | 11/10/2009

Monsieur,

Je ne vois pas ce qu'il y a de "marrant". Et je ne comprends pas l'expression "dont on chérit les causes". Pouvez-vous m'expliquer votre propos ?

Merci.

C. Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 11/10/2009

Je pense que ta maman à raison d'aller dénoncer ces types à la police!Pourquoi tant de violences sur des mineurs,j'espère qui resterons toutes leurs vie en prison !!!!!Ils n'avaient pas à faire sa!Un conseil:Pour les mamans,ne laisser jamais votre enfant ou vos enfants aller chez des amis car vous ne savez pas comment ils sont!Invitez les plûtot à venir chez vous.Et pour les filles,n'allez jamais seule chez des amis même pour une seule minute.Ils peuvent le faire en 1minute.Faites vous accompagner .Et n'ayez pas peur d'aller dénoncer ces types,ils ne mérites que sa!!!!!

Écrit par : piupiu | 05/01/2010

Vous avez eu raison d'agir !
il faut arrêter de se taire et réagir.
Il y a des moments ou les parents doivent agir contre l'avis de son enfant surtout si c'est pour le protéger et protéger d'autre filles. Merci de votre geste jspr qu'il crèveront en
prison et dommage que la peine de mort soit abolit ! Vous venez certainement de sauver la "colombe" d'autre pauvre jeune fille !
Jspr que votre enfant ce remettra de ça, je n'ose pas imaginer
le courage qu'il faut pour le surmonter !

A&C

Écrit par : A&C | 05/01/2010

Votre réaction Madame est courageuse moi même victime petit garcon de 12 ans il m'a fallut 20 ans pour en parler et par la-même exclu l'auteur de toutes poursuite. J'ai longtemps cru que l'oubli serait une solution cela m'a même fait croire que j'avais voulu cette agression et que par conséquant j'étais homosexuel. Incapable aujourd'hui encore de relations sexuel, votre combat n'est pas vain cela a au moins le merite d'accelerer le procesus de guerison. Ne vous focalisez pas toute fois sur les auteurs, ésperons que la justice s'en charge correctement, mais sur votre enfant car etre victime induit un sentiment de faiblesse et de honte or en fait il ne s'agit que d'un concourt de circonstance la plus courageuse et la plus forte des personne peut etre victime d'agression, le fait de rester passif lors d'une agression est le pire sentiment c'est ce qui conduit au fait de se sentir responsable alors qu'il ne s'agit que de peur un reflex normal chez toutes personnes. Et puis on arrive enfin a l'accepter et a vivre avec.

Écrit par : NC | 23/03/2010

Merci beaucoup pour votre lettre modèle, que j' aurais aimé que ma mère
m' écrive !
Elle est si belle que je l' ai recopiée et gardée ! Peut-être la lui montrerai-je, car comme vous le dites, le silence ne semble pas être la solution.
J' apprends plus par votre courage et votre clarté que depuis des années que je cherche ce que je dois faire ! Ainsi, je sais que, comme j' avais moins de quinze ans elle aurait pu et même dû aller voir son ami commissaire de police, pour lui faire une déclaration et que "la réunion" était bien en plus de ma minorité sexuelle, une seconde circonstance aggravante .
Je vais écrire moi-même, car, bien que je ne dise jamais " je ne supporte pas", je voudrais que mon agresseur soit puni et ne recommence pas, ni personne d' autre. J' ai depuis été séquestrée et suis restée debout toute la nuit, jusqu'à ce que l' on m'ouvre la porte, mais l'ai été à nouveau, aussi je crois que ne pas porter plainte contre ces choses graves "ouvre la porte à
d' éventuels récidives ou prédateurs qui le sentent".
Je me demande si la justice pourra encore faire quelque chose tant le temps a passé, mais j' espère, et vous allez être à votre tour contente de me lire, pouvoir, par mon cas, faire évoluer l'histoire du droit, qui s' enrichit
d' articles, au cas par cas, car je trouve que dans le cas de " crimes", les femmes devraient avoir toute la vie pour se défendre, je dis bien "toute la vie", sans délai de prescription. En effet, il est toujours possible de faire des recherches pour retrouver quelqu' un ( d' autant plus aisément un homme, qui ne change pas de nom !) éventuellement à l' aide d' un détective privé, ou d' un spécialiste des personnes disparues.
Maintenant, je suis écrivain, comme vous ( mon violon attend en vain que je trouve un professeur pour gaucher, mais j' écris beaucoup) ; vous avez le métier que j' aurais souhaité à ma maman professeur de lettres ; j' envisage d' écrire à Amnesty international, car je suis très concernée par le respect des droits de l‘ homme et de la personne, de la femme en particulier ...
Je vous rassure, quand je vois l' amour que vous exprimez à votre fille, votre conscience du droit, de ce qu' il faut faire et votre action en justice en sa faveur, je pense que vous n'êtes pas en cause, par une lacune de votre éducation, qu' elle se sent aimée, plus en sécurité, en confiance, soutenue moralement, défendue, plus forte. Vous ne pouviez deviner : nous ne sommes pas censées faire l' expérience du mal et l' on ne peut prévenir de toutes les folies ambiantes. Nous sommes nées pour faire l' unique Expérience de la beauté de la vie... divine dirais-je, car elle nous restaure, nous fait renaître !
Il semble que vous pensiez que ma maman a souffert de ce qu' il m'est arrivé ... Elle n' admet pas que l' on parle de ses souffrances et s' énerve à ce sujet, comme si je l' accusais de les avoir provoquées ou la "victimisais", ce qui je trouve, lui fait perdre le discernement. Je déteste l' expression " se faire agresser", car elle est culpabilisante, alors que l'on ne fait rien pour provoquer l' agression et je trouve qu' il faut s' exprimer pour changer cette façon de parler qui fait le jeu des agresseurs. Il faut se protéger mieux aussi, afin que l’ agression ne soit pas possible
Maintenant, ce qui est grave est que quand quelqu' un me manque de respect ( est-ce par déformation professionnelle de professeur ?) au lieu de me défendre, elle m' attaque (me gifle... ou amplifie), puis appelle son généraliste pour qu' il me fasse conduire à l' hôpital, comme si j' en étais malade, ou plus malade qu' elle ( son agoraphobie déclarée et non soignée ne serait-elle pas, puisqu’ elle aime faire de grands voyages et ne reçoit que sa sœur, de la schizophrénie ? )et comme si les soins étaient un cadeau quand il s’ agit du terrifiant enfer de l' enfer-mement, que je ne veux pas connaître ! Elle enseignait de préférence en sixième et depuis que j’ ai atteint cette classe (brillamment, puisque j’ ai été classée première) elle a cessé de me suivre ( ce qui ne m’ a pas empêché d’ atteindre un niveau bac. + 5) mais ne me respecte pas plus que si j’ avais dix ans et bien qu’ elle connaisse le dictionnaire par cœur, elle se permet des familiarités, qui ne vont ni avec son rôle de professeur, ni avec mon propre sens de la dignité ; je suis horrifiée de voir qu ‘en devenant négative et nihiliste comme son amie athée, elle manque de respect à ses propres sentiments et idées. Dois- je lui dire que si elle se permet de m' accuser, ou de me manquer de respect, j' appellerai la police ? Vous qui êtes une femme à la fois sensible et lucide, pouvez-vous me conseiller ? Dois-je éventuellement le faire ?
Mon père, professeur également, qui, après avoir pensé que du moment que j' allais à l' école ( raison pour laquelle je n' ai pas porté plainte), tout allait bien, a eu peur d' être accusé de non assistance à personne en danger et m' a mise sous sa curatelle, donc sous celle d' un juge, ce qui me fait honte. Dois-je écrire à ce dernier ( en sériant les affaires, pour ménager son travail) ?
J' aspire surtout à avoir le respect et la vie que mes parents, soit parce qu'ils sont influencés par l' effet que l'on m' a fait, soit parce qu' ils sont professeurs, ne m' accordent pas. Je me lève très tôt pour mon avenir, chante des prières, pour cultiver ma bonne humeur, veille à bien me comporter, travaille beaucoup, veille à l' élévation de mes paroles, à la dignité de mes gestes, à la sincérité et à la vérité de ce que je crois, gère mon stress, veux lutter pour mon autonomie financière et matérielle et respecte ma chasteté pour que ma clarté soit optimum. Est-il possible que le sentiment de culpabilité de mes parents leur fasse croire que je suis malade ? J' ai une licence de philosophie ( entre autres diplômes) et me sens abaissée par le mot " malade". Dans sa toute récente interview, le réalisateur de "Happyness Thérapy" dit que c' est le pays qui est en crise et bipolaire ! Je me trouve hypersensible, mais pas malade. Et si je le suis, j’ espère guérir
d’ ici cinq ans.
Nous ne pouvons nous permettre d' attendre que le monde soit en paix pour avoir du discernement et établir en nous-même la paix !
Je vous souhaite paix et justice, à vous-même et à votre fille.
Merci de votre attention et de votre considération

Écrit par : amathea | 28/02/2013

Amathéa, je suis très touchée par votre longue lettre et votre témoignage. Je suis rassurée pour vous par le courage dont vous faites preuve ainsi que par votre lucidité. Bien sûr que vous avez droit à la protection de la justice et au respect dû à votre personne. Vous allez guérir de tout cela, mais faites-vous aider en voyant un psychologue chaque semaine, en centre médico-psychologique (CMP) gratuit, si cela est possible pour vous. Merci pour votre retour sur ma lettre. Et pour vos gentils mots. Je vous souhaite d'être heureuse et sereine. Je vous embrasse. Amicalement, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 01/03/2013

Je remercie les trois personnes précédentes pour leurs commentaires et m'excuse de n'avoir pas répondu tout de suite à leur intervention. Courage à tous ! Chloé L.

Écrit par : Chloé Laroche | 01/03/2013

Les commentaires sont fermés.

 
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