Avertir le modérateur

31/01/2011

Situation monstrueuse aux Pays-Bas. Une mère morte d'avoir trop erré avec trois enfants orphelins. Rendez-vous demain à Paris. Appel du Réseau RESF.

2_a0fb8e8899.pngBonjour à tous et toutes,

2_a0fb8e8899.pngJe suis désolée d'avoir été si longue à refaire un article. Me revoici en tout cas.

Je suis touchée par ce qui arrive à cette famille dont la maman vient de décéder.

Sa photo est celle que vous voyez juste près de mon texte.

Elle avait 34 ans et est morte à Rennes début janvier d'avoir erré dans la rue avec ses trois enfants, entre la France et les Pays-Bas.

Aujourd'hui, le papa est enfermé aux Pays-Bas, et on ne reconnaît pas sa paternité, devant l'absence de certificats.

C'est ainsi qu'un petit bébé orphelin de sa mère grandit sans son père, dans un hôpital en France, ainsi qu'un enfant de treize ans et un autre de deux ans qui se retrouvent en famille d'accueil.

La famille d'accueil elle-même, d'origine mongole, est en demande d'asile. "Cette famille n’a pas les moyens d’assumer la charge de trois enfants. Si les services sociaux décident de placer les gamins ailleurs, ils vont être traumatisés… Quoi qu'il arrive, la situation ne sera pas vivable très longtemps !"

Venez donc nombreux demain à l'appel suivant :

Le Réseau Education sans frontières, la Cimade, le Gisti et le MRAP 35 appellent à un rassemblement le mercredi 2 février à 14 heures 30
devant l’ambassade des Pays-Bas, 7 rue Eblé, à Paris 7° (métro Duroc).

Merci à tous pour cette famille.

IS098R8YB.jpgEn mémoire de la maman, Alta MING, qui ne méritait pas cela, de mourir ainsi, si jeune, et de n'avoir pas été prise en charge et accueillie correctement.977734.jpgk3894199.jpg

Chloé LAROCHE

x20945832.jpg

____________________________________________

Article du RÉSEAU D'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES :

13 ANS, 2 ANS, 3 SEMAINES : LEUR MÈRE EST MORTE, LEUR PÈRE EN RÉTENTION

(ARTICLE : http://www.educationsansfrontieres.org/article34112.html)

 

"C’est la situation monstrueuse que les lois contre les immigrés et l’acharnement des brutes qui nous gouvernent aux Pays-Bas comme en France font subir à trois enfants de 13 ans, 2 ans et trois semaines.

Amarjargal GANAA et Alta MING, un couple de Mongols, demandent l’asile aux Pays-Bas en 2007. Déboutés, ils rejoignent la trop longue cohorte des réfugiés sans papiers. Leur fils Ulaaka (né en 1997) les rejoint. En juillet 2008, nait à Rotterdam un second enfant, Amarbayasqalan. Alta Ming est arrêtée le 25 juin 2010 et placée en centre fermé aux Pays-Bas. Le 28 octobre, le père, Amarjargal GANAA est également arrêté. Enceinte et malade, Alta est libérée le 20 novembre 2010. Les autorités néerlandaises lui donnent 48 heures pour quitter le pays. Amarjargal GANAA est maintenu en rétention pendant que sa femme et ses enfants sont chassés. Ils se réfugient en France, à Rennes, où vit une petite communauté mongole.

Hébergés tant bien que mal par leurs compatriotes, dormant parfois dans la rue, Alta et ses enfants sont brinqueballés d’hébergements d’urgence en hôtels miteux. Elle s’épuise. Le 4 janvier, elle décède à l’hôpital de Rennes, à l’âge de 34 ans. L’enfant qu’elle porte peut être sauvé. Prématuré, il est encore hospitalisé. Les deux aînés sont recueillis provisoirement par une famille mongole sous le contrôle de l’ASE. Le plus grand est scolarisé au Collège des Hautes Ourmes à Rennes.

Leur père, Amarjargal GANAA, a été présenté le 18 janvier à un juge néerlandais qui a décidé la prolongation de sa rétention. Il exige un document attestant la paternité pour le libérer !

Pour l’heure, les documents exigés de façon bureaucratique ne peuvent pas être produits. Mais les enfants, eux, existent bien. Au-delà des vérifications légitimes de l’identité des uns et des autres et des nécessaires précautions, des mesures d’urgence s’imposent. A commencer par la libération du père, Amarjargal GANAA, et l’autorisation de séjour indispensable pour qu’il retrouve ses enfants à Rennes. Avec l’aide et, bien entendu, la vigilance de l’ASE.

C’est pourquoi le Réseau Education sans frontières, la Cimade, le Gisti et le MRAP 35 appellent à un rassemblement
le mercredi 2 février à 14 heures 30
devant l’ambassade des Pays-Bas, 7 rue Eblé, à Paris 7° (métro Duroc).

La famille d’accueil et les enfants du couple seront présents, accompagnés de leurs soutiens et d’une partie de la communauté mongole rennaise, venus de Rennes en autocar, pour exprimer leur indignation face à la situation révoltante dans laquelle on maintient cette famille."


Voir à ce sujet :

  • Medias - Le Télégramme - Le Télégramme de BrestOrphelin de mère, un bébé mongol attend son père
    mercredi 26 janvier 2011
  • Medias - AFP - Agence France PresseUn bébé mongol de 3 semaines, casse-tête pour la France et les Pays Bas
    mercredi 26 janvier 2011
  • Le Mensuel de Rennes / Trois orphelins mongols attendent leur père, retenu aux Pays-Bas
    jeudi 20 janvier 2011
  • Le Mensuel de Rennes / Mingaltai, trois enfants, demandeuse d’asile, morte d’avoir trop erré
    samedi 8 janvier 2011
    _____________________________________________________________
    ___________________________________________________________________ AJOUT DERNIÈRES NOUVELLES DE CHLOÉ LAROCHE :


    15 février 2011____________________   SUPER NOUVELLE :

    HOURRA !!!!!!!!!!!!

    (http://www.educationsansfrontieres.org/article34420.html)

    LES ENFANTS GANAA ONT RETROUVE LEUR PERE… REGULARISE !

    "Ulaaka (13 ans) et Amarbayasqalan (2 ans), les fils aînés d’Amarjargal GANAA, ont retrouvé leur père lundi 7 février vers 9 heures à l’aéroport Charles De Gaulle. Le plus jeune des enfants, né prématurément le 4 janvier, est toujours hospitalisé. Accueilli d’abord à Roissy par ses enfants et leur famille d’accueil, une députée européenne, des militants RESF et des caméras de télévision, Amarjargal était attendu à Rennes par plusieurs dizaines de soutiens et la presse.

    Ce matin, il a été reçu en préfecture d’Ille et Vilaine. Une autorisation provisoire de séjour lui a été délivrée en attendant la carte Vie privée et familiale qu’il obtiendra dès qu’il aura un passeport.

    Le voilà donc tiré d’affaire… du moins sur le plan administratif, parce que, pour le reste, les autorités néerlandaises et françaises coalisées ont tout fait pour dévaster sa vie ! Il vient de passer trois mois d’internement en centre fermé, sa femme est morte d’épuisement en accouchant de leur troisième enfant après avoir elle-même été enfermée cinq mois en rétention, suivis de six semaines d’errance à Rennes avec ses deux enfants, à la rue ou dans des hébergements précaires.

    Mais cette issue, qu’on n’ose qualifier « d’heureuse » compte tenu des circonstances, n’est en rien l’effet d’un quelconque sens de l’humanité des autorités néerlandaises et françaises. Les Pays-Bas n’ont libéré Amarjargal GANAA et la France ne l’a accueilli que parce que la situation tragique des trois enfants, orphelins de mère et privés de père, abandonnés à Rennes, commençait à faire scandale. A Rennes, bien sûr, où la mobilisation s’est immédiatement mise en place, mais aussi au niveau national. Un rassemblement prévu devant l’ambassade des Pays-Bas qui, visiblement, ne savait plus comment se dépêtrer de cette affaire, n’a été annulé que lorsque les autorités néerlandaises et françaises se sont enfin mises d’accord pour qu’Amarjargal GANAA soit libéré et accueilli en France.

    Au-delà de la situation particulière de la famille Ganaa, on ne peut manquer de souligner l’attitude cynique de gouvernants qui s’emparent de chaque fait divers tragique pour faire leur auto-promotion mais se taisent honteusement devant les drames qu’occasionne leur politique démagogique contre les immigrés."


Commentaires

15 février 2011____________________ SUPER NOUVELLE :

HOURRA, on a gagné !!!!!!!!!!!!

(http://www.educationsansfrontieres.org/article34420.html)

LES ENFANTS GANAA ONT RETROUVE LEUR PERE… REGULARISE !

"Ulaaka (13 ans) et Amarbayasqalan (2 ans), les fils aînés d’Amarjargal GANAA, ont retrouvé leur père lundi 7 février vers 9 heures à l’aéroport Charles De Gaulle. Le plus jeune des enfants, né prématurément le 4 janvier, est toujours hospitalisé. Accueilli d’abord à Roissy par ses enfants et leur famille d’accueil, une députée européenne, des militants RESF et des caméras de télévision, Amarjargal était attendu à Rennes par plusieurs dizaines de soutiens et la presse.

Ce matin, il a été reçu en préfecture d’Ille et Vilaine. Une autorisation provisoire de séjour lui a été délivrée en attendant la carte Vie privée et familiale qu’il obtiendra dès qu’il aura un passeport.

Le voilà donc tiré d’affaire… du moins sur le plan administratif, parce que, pour le reste, les autorités néerlandaises et françaises coalisées ont tout fait pour dévaster sa vie ! Il vient de passer trois mois d’internement en centre fermé, sa femme est morte d’épuisement en accouchant de leur troisième enfant après avoir elle-même été enfermée cinq mois en rétention, suivis de six semaines d’errance à Rennes avec ses deux enfants, à la rue ou dans des hébergements précaires.

Mais cette issue, qu’on n’ose qualifier « d’heureuse » compte tenu des circonstances, n’est en rien l’effet d’un quelconque sens de l’humanité des autorités néerlandaises et françaises. Les Pays-Bas n’ont libéré Amarjargal GANAA et la France ne l’a accueilli que parce que la situation tragique des trois enfants, orphelins de mère et privés de père, abandonnés à Rennes, commençait à faire scandale. A Rennes, bien sûr, où la mobilisation s’est immédiatement mise en place, mais aussi au niveau national. Un rassemblement prévu devant l’ambassade des Pays-Bas qui, visiblement, ne savait plus comment se dépêtrer de cette affaire, n’a été annulé que lorsque les autorités néerlandaises et françaises se sont enfin mises d’accord pour qu’Amarjargal GANAA soit libéré et accueilli en France.

Au-delà de la situation particulière de la famille Ganaa, on ne peut manquer de souligner l’attitude cynique de gouvernants qui s’emparent de chaque fait divers tragique pour faire leur auto-promotion mais se taisent honteusement devant les drames qu’occasionne leur politique démagogique contre les immigrés."

Écrit par : Chloé Laroche | 15/02/2011

Le combat précédent est gagné, mais il en reste tant d'autres.

Voici celui-ci avec une pétition :

NON A L'EXPULSION DE MR SOILIHI !!!

M. Soilihi a été arrêté le 23 février lors d'un contrôle d'identité et se trouve depuis au centre de rétention administrative du Canet dans l’attente d’une expulsion vers les Comores.

M Soilihi est en France depuis 11 ans, travaille en CDI dans la restauration . Il a reçu trois récépissés de trois mois avant de se voir refuser le droit au séjour par la Préfecture.

Il est le seul soutien de toute sa famille, comment aurait-il pu les abandonner? Ses filles sont en maternelle à l'école Oddo dans le 15ème à Marseille, c'est lui qui va les chercher tous les soirs, sa femme s'occupe du petit dernier qui nécessite des soins médicaux quotidiens. Elle est titulaire d'une carte de séjour de 10 ans. Depuis qu'il est en rétention, les filles ne mangent plus, ne rient plus, ne jouent plus.

Rachida, Hanane, Rachid ont besoin de leur papa.
Zaînaba a besoin de son mari.
Son employeur a besoin de lui.

Nous, parents, amis, voisins, enseignants, citoyens attachés au respect des droits des enfants, demandons la libération immédiate de Mr Soilihi, et sa régularisation pour qu'enfin sa famille puisse vivre en paix.

SIGNEZ LA PÉTITION :
http://www.educationsansfrontieres.org/article34909.html

Écrit par : Chloé Laroche | 11/03/2011

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu