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31/01/2011

Situation monstrueuse aux Pays-Bas. Une mère morte d'avoir trop erré avec trois enfants orphelins. Rendez-vous demain à Paris. Appel du Réseau RESF.

2_a0fb8e8899.pngBonjour à tous et toutes,

2_a0fb8e8899.pngJe suis désolée d'avoir été si longue à refaire un article. Me revoici en tout cas.

Je suis touchée par ce qui arrive à cette famille dont la maman vient de décéder.

Sa photo est celle que vous voyez juste près de mon texte.

Elle avait 34 ans et est morte à Rennes début janvier d'avoir erré dans la rue avec ses trois enfants, entre la France et les Pays-Bas.

Aujourd'hui, le papa est enfermé aux Pays-Bas, et on ne reconnaît pas sa paternité, devant l'absence de certificats.

C'est ainsi qu'un petit bébé orphelin de sa mère grandit sans son père, dans un hôpital en France, ainsi qu'un enfant de treize ans et un autre de deux ans qui se retrouvent en famille d'accueil.

La famille d'accueil elle-même, d'origine mongole, est en demande d'asile. "Cette famille n’a pas les moyens d’assumer la charge de trois enfants. Si les services sociaux décident de placer les gamins ailleurs, ils vont être traumatisés… Quoi qu'il arrive, la situation ne sera pas vivable très longtemps !"

Venez donc nombreux demain à l'appel suivant :

Le Réseau Education sans frontières, la Cimade, le Gisti et le MRAP 35 appellent à un rassemblement le mercredi 2 février à 14 heures 30
devant l’ambassade des Pays-Bas, 7 rue Eblé, à Paris 7° (métro Duroc).

Merci à tous pour cette famille.

IS098R8YB.jpgEn mémoire de la maman, Alta MING, qui ne méritait pas cela, de mourir ainsi, si jeune, et de n'avoir pas été prise en charge et accueillie correctement.977734.jpgk3894199.jpg

Chloé LAROCHE

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____________________________________________

Article du RÉSEAU D'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES :

13 ANS, 2 ANS, 3 SEMAINES : LEUR MÈRE EST MORTE, LEUR PÈRE EN RÉTENTION

(ARTICLE : http://www.educationsansfrontieres.org/article34112.html)

 

"C’est la situation monstrueuse que les lois contre les immigrés et l’acharnement des brutes qui nous gouvernent aux Pays-Bas comme en France font subir à trois enfants de 13 ans, 2 ans et trois semaines.

Amarjargal GANAA et Alta MING, un couple de Mongols, demandent l’asile aux Pays-Bas en 2007. Déboutés, ils rejoignent la trop longue cohorte des réfugiés sans papiers. Leur fils Ulaaka (né en 1997) les rejoint. En juillet 2008, nait à Rotterdam un second enfant, Amarbayasqalan. Alta Ming est arrêtée le 25 juin 2010 et placée en centre fermé aux Pays-Bas. Le 28 octobre, le père, Amarjargal GANAA est également arrêté. Enceinte et malade, Alta est libérée le 20 novembre 2010. Les autorités néerlandaises lui donnent 48 heures pour quitter le pays. Amarjargal GANAA est maintenu en rétention pendant que sa femme et ses enfants sont chassés. Ils se réfugient en France, à Rennes, où vit une petite communauté mongole.

Hébergés tant bien que mal par leurs compatriotes, dormant parfois dans la rue, Alta et ses enfants sont brinqueballés d’hébergements d’urgence en hôtels miteux. Elle s’épuise. Le 4 janvier, elle décède à l’hôpital de Rennes, à l’âge de 34 ans. L’enfant qu’elle porte peut être sauvé. Prématuré, il est encore hospitalisé. Les deux aînés sont recueillis provisoirement par une famille mongole sous le contrôle de l’ASE. Le plus grand est scolarisé au Collège des Hautes Ourmes à Rennes.

Leur père, Amarjargal GANAA, a été présenté le 18 janvier à un juge néerlandais qui a décidé la prolongation de sa rétention. Il exige un document attestant la paternité pour le libérer !

Pour l’heure, les documents exigés de façon bureaucratique ne peuvent pas être produits. Mais les enfants, eux, existent bien. Au-delà des vérifications légitimes de l’identité des uns et des autres et des nécessaires précautions, des mesures d’urgence s’imposent. A commencer par la libération du père, Amarjargal GANAA, et l’autorisation de séjour indispensable pour qu’il retrouve ses enfants à Rennes. Avec l’aide et, bien entendu, la vigilance de l’ASE.

C’est pourquoi le Réseau Education sans frontières, la Cimade, le Gisti et le MRAP 35 appellent à un rassemblement
le mercredi 2 février à 14 heures 30
devant l’ambassade des Pays-Bas, 7 rue Eblé, à Paris 7° (métro Duroc).

La famille d’accueil et les enfants du couple seront présents, accompagnés de leurs soutiens et d’une partie de la communauté mongole rennaise, venus de Rennes en autocar, pour exprimer leur indignation face à la situation révoltante dans laquelle on maintient cette famille."


Voir à ce sujet :

  • Medias - Le Télégramme - Le Télégramme de BrestOrphelin de mère, un bébé mongol attend son père
    mercredi 26 janvier 2011
  • Medias - AFP - Agence France PresseUn bébé mongol de 3 semaines, casse-tête pour la France et les Pays Bas
    mercredi 26 janvier 2011
  • Le Mensuel de Rennes / Trois orphelins mongols attendent leur père, retenu aux Pays-Bas
    jeudi 20 janvier 2011
  • Le Mensuel de Rennes / Mingaltai, trois enfants, demandeuse d’asile, morte d’avoir trop erré
    samedi 8 janvier 2011
    _____________________________________________________________
    ___________________________________________________________________ AJOUT DERNIÈRES NOUVELLES DE CHLOÉ LAROCHE :


    15 février 2011____________________   SUPER NOUVELLE :

    HOURRA !!!!!!!!!!!!

    (http://www.educationsansfrontieres.org/article34420.html)

    LES ENFANTS GANAA ONT RETROUVE LEUR PERE… REGULARISE !

    "Ulaaka (13 ans) et Amarbayasqalan (2 ans), les fils aînés d’Amarjargal GANAA, ont retrouvé leur père lundi 7 février vers 9 heures à l’aéroport Charles De Gaulle. Le plus jeune des enfants, né prématurément le 4 janvier, est toujours hospitalisé. Accueilli d’abord à Roissy par ses enfants et leur famille d’accueil, une députée européenne, des militants RESF et des caméras de télévision, Amarjargal était attendu à Rennes par plusieurs dizaines de soutiens et la presse.

    Ce matin, il a été reçu en préfecture d’Ille et Vilaine. Une autorisation provisoire de séjour lui a été délivrée en attendant la carte Vie privée et familiale qu’il obtiendra dès qu’il aura un passeport.

    Le voilà donc tiré d’affaire… du moins sur le plan administratif, parce que, pour le reste, les autorités néerlandaises et françaises coalisées ont tout fait pour dévaster sa vie ! Il vient de passer trois mois d’internement en centre fermé, sa femme est morte d’épuisement en accouchant de leur troisième enfant après avoir elle-même été enfermée cinq mois en rétention, suivis de six semaines d’errance à Rennes avec ses deux enfants, à la rue ou dans des hébergements précaires.

    Mais cette issue, qu’on n’ose qualifier « d’heureuse » compte tenu des circonstances, n’est en rien l’effet d’un quelconque sens de l’humanité des autorités néerlandaises et françaises. Les Pays-Bas n’ont libéré Amarjargal GANAA et la France ne l’a accueilli que parce que la situation tragique des trois enfants, orphelins de mère et privés de père, abandonnés à Rennes, commençait à faire scandale. A Rennes, bien sûr, où la mobilisation s’est immédiatement mise en place, mais aussi au niveau national. Un rassemblement prévu devant l’ambassade des Pays-Bas qui, visiblement, ne savait plus comment se dépêtrer de cette affaire, n’a été annulé que lorsque les autorités néerlandaises et françaises se sont enfin mises d’accord pour qu’Amarjargal GANAA soit libéré et accueilli en France.

    Au-delà de la situation particulière de la famille Ganaa, on ne peut manquer de souligner l’attitude cynique de gouvernants qui s’emparent de chaque fait divers tragique pour faire leur auto-promotion mais se taisent honteusement devant les drames qu’occasionne leur politique démagogique contre les immigrés."


17/01/2011

De la mort à la vie. De l'amour à la révolte. De la naissance à cette vie à un départ vers l'autre vie. Des calins gratuits à Grenoble à la Tunisie en révolution. Pour Alain et Jean-François qui nous ont quittés.

Bonjour à tous et toutes,P1010027.JPG

 

Photo 3115 3.jpgSamedi, je suis allée rencontrer place Félix Poulat à Grenoble le groupe des "calins gratuits", qui fait partie d’Ovs (site Onvasortir.com) en Isère. Il y avait aussi des amis de Peuplades de Grenoble.

C’est Chris qui a initié ce concept dans notre région. Le principe est de proposer des accolades aux passants et d’échanger de l’amour à travers un échange de quelques secondes.Photo 3150 3.jpg

 

J’ai vu une femme au bord des larmes.

 

«Oui, ça me fait du bien un calin", dit-elle en serrant une des participantes dans ses bras.

"Je vis quelque chose dans ma vie de très dur en ce moment.»Photo 3132 4.jpg

J’ai vu des jeunes s’embrasser à plein bras à plusieurs, avec chaleur et joie.

J’ai vu des regards s’illuminer et j’ai vu aussi des regards se dérober.Photo 3148 4.jpg

 

J’ai vu des hommes donner des calins avec de la tendresse au bord du coeur.

J’ai vu des femmes ouvrir leurs bras comme des mamans pour des inconnus.

 

15448-39dg.jpgEt en face, j’ai vu des tunisiens sur la même place manifester pour leur pays, pour dire qu’ils sont en souci pour leurs proches restés au pays.

J’ai entendu leur douleur pour un peuple, le leur, en train de lutter pour la liberté d'être et de survivre dans un monde de plus en plus dur.

 

Une jeune femme est venue vers moi pour me parler.

Elle est tunisienne et m’a fait part de ses craintes, de la révolte de son peuple aussi.

Je lui ai parlé de ma honte devant la déclaration de Michèle Alliot-Marie qui a proposé d’envoyer les forces françaises pour aider à la répression du peuple, alors que pendant ce temps, la police de Ben Ali tirait à balles réelles sur les manifestants.

 

Vous vous rappelez de ce jeune qui s’est immolé par le feu le 17 décembre ?8f00a5d2-18da-11e0-b554-742b4d6e1915.jpg

On lui avait enlevé son outil de travail, un simple étal sur un marché ainsi que toute sa marchandise. Il s’appelait Mohammed Bouazizi et avait 26 ans. La police lui a tout enlevé et il a voulu en perdre la vie. Cinq mille personnes ont suivi son cercueil et ont juré de le venger.

Tous les jeunes se sont retrouvés dans sa mort et la colère est montée. Devant des années de dictature, les tunisiens ont libéré leur ras-le-bol et leur rébellion devant la répression de leur liberté d’expression.

 

Photo 3128 1.jpgSur la place Félix Poulat à Grenoble, samedi, j’ai vu l’amour d’un côté et ces cris de révolte de l’autre côté. Tout cela se mêlait avec la foule passant d'un bout à l'autre de la place.

Je suis entrée un moment dans l’église de cette place. Il n’y avait personne. J’ai vu des fantômes, j’ai vu mes souvenirs dans cette église. Le baptême de ma fille décédée. Ma grand-mère que j’aimais tant. Et tant d’amis et amies disparus, partis de l'autre côté pour toujours. J’ai vu ma fille à quatre mois dans sa robe blanche puis dans son cercueil avec son ensemble rouge, accompagnée de son doudou.

Et aujourd’hui, je suis allée aux funérailles de Jean-François, un jeune de vingt ans qui s’est tué en voiture.

L’église était pleine et les parents si dignes.Photo 3152 1.jpg

Comment accepter l’inacceptable ? Le papa Michel a fait un hommage à son fils d’une grandeur d’âme peu commune, un hommage où il lui a dit que sur terre, il était un ange avec des bras et des jambes et que désormais il serait un ange au ciel avec des ailes. «Va, monte le plus haut possible,» lui a-t-il dit, "mais envoie-moi des signes de temps en temps.»

Accepter la mort de ceux qu’on aime, c’est se dire que Dieu ne reprend pas. Il a donné le souffle de la naissance pour que chacun vive mais quand la mort arrive, ce n’est pas Dieu qui reprend la vie, mais c’est le chemin qui se finit ici-bas. Après on est tous là pour entourer ceux qui restent, afin qu’ils puissent poursuivre leur chemin.

P1010008.JPGQuand on perd un enfant, on est d’abord dans le choc, la sidération.... et puis on s’écroule. On vit une grande fatigue physique, un vide immense. On a l’impression d’être un peu mort avec notre enfant. La vie ne nous touche plus. Le bonheur non plus.

Et puis, au bout de plusieurs mois, on regarde la beauté du monde à nouveau, doucement. Et puis un jour, on sourit et on rit à pleine voix. Car on a compris que pour notre enfant, il faut se battre et poursuivre sa vie à fond car chaque vie est courte et qu’on a à donner, partager, aimer encore.P1010002 - copie.JPG

Mais on porte une croix que personne ne saurait voir, car le vide intense au fond des tripes marque à vie le coeur et l’âme des parents orphelins, qui ont un pied dans la tombe, un pied dans le ciel et les deux mains ici-bas, des mains qui se tordent de douleur ou bien qui s’ouvrent et donnent pour partager.P1010002 - copie.JPG

Quand je suis rentrée de la cérémonie, je suis allée chercher mon fils et devant la porte de l’école, j'ai reçu un coup de fil. J’ai fondu en larmes. Un ami était mort. Il était hospitalisé depuis plusieurs semaines à l'Hôpital Sud pour des problèmes de coeur qui lui apportaient des malaises au quotidien et avait été envoyé il y a dix jours à Bordeaux pour une opération sensée le sauver de ses troubles cardiaques. Il est parti au ciel à soixante ans. Il s’appelait Alain et était passionné par les véhicules de Russie, les tracteurs et tous objets roulants venus de l'Est. C’était un homme généreux et ouvert, avec un immense sourire.P1010071.JPG

P1010077.JPGIl m’avait confié dernièrement : «Tout va mal dans ma vie, pourquoi ça s’arrangerait avec cette opération ?» Il avait très peur. J’ai essayé de lui donner de l’espérance, de lui dire qu’après, il commencerait une nouvelle vie, que l’opération, ce serait comme un tunnel, qu’après on ne sait pas ce qu’il y a, c’est l’inconnu, mais que la vie est là à nouveau, avec de nouveaux espoirs, de nouvelles forces.... Quand je me rappelle mes paroles, je me dis que je lui ai parlé de sa mort et de ce que je ressentais intuitivement.P1010037.JPG

J’aurais aimé qu’il revienne et je suis très triste car c’était un ami cher.

Même quand on est dans l’espoir d’un ailleurs et la croyance en un au-delà, comment ne pas souffrir au plus profond de la perte de nos amis, de notre famille, de nos êtres chers ?

Il nous reste à poursuivre notre chemin et à ouvrir notre coeur pour que les petites poussières d'or de tous ces êtres qu'on a aimés nous atteignent et nous illuminent de plénitude et de sérénité, d'émerveillement devant la vie et de confiance en l'avenir.

à toi Alain, à toi Marhèse, à toi Marie-Dominique, à toi Francis, à toi Louis, à toi Philippe, à toi Aimée, à toi Jean, à toi Zoubir, à vous que j'ai aimés, tous des amis et puis le père de mon fils.

à ma fille Océana partie si petite... à mes grands-parents chéris.

P1010096.JPGP1010054.JPG

Chloé Laroche

______________________________________ Les photos de mon article sont de moi sauf la photo du globe (fotosearch libre de droits) et la photo de Mohammed Bouazizi sur son lit d'hôpital : (crédits photo : Tunisian Presidency/AP). Mes photos ont été faites hier sur une balade au-dessus du lac de Monteynard ainsi que place Félix Poulat à Grenoble, lors des calins gratuits de samedi, où je me trouvais en tant que reporter. Les fleurs que j'ai prises étaient dans l'église Saint Louis.

 

 

P1010084.JPGVoici pour vous qui êtes dans le deuil ces deux vidéos et ce texte que j’ai trouvé

et que j’offre aux enfants d’Alain et à Michel, le père de Jean-François, ainsi qu'à sa maman...

 

http://www.youtube.com/watch?v=RP87uKyYAKA (Puisque tu pars/GOLDMAN)

http://www.youtube.com/watch?v=WRrxwbloQHM (Les fleurs du Bien/OBISPO)

 

LETTRE VENUE D'AILLEURS_______________

 

"Tu as souhaité m'écrire, laissant le soin aux nuages,

le soin de me transmettre ton message.

Cette seule intention m'autorise à te répondre

afin de te dire qu'en partant, j'ai bien emporté

toute la richesse et l'amour de notre vécu,

et, si du poids de mon corps je me suis allégé,

je n'en reste pas moins, dans l'ombre, à tes côtés.

Dés lors, si tu es à la recherche de notre hier,

laisse voguer en toi les pensées et les rêves,

car, dans ces voyages, nous nous retrouverons

pour vivre ensemble cette intime complicité,

et donner ainsi toute sa force à son éternité.

Que la caresse du vent, un rayon de soleil,

une étoile filante ou une goutte de pluie

soient les anges porteurs de cet écrit

pour en traduire auprès de toi le sentiment,

afin que, laissant de côté regrets comme oublis,

tu vives intensément chaque moment de la vie."

______________________________

(Michel Thivent)

10/01/2011

Ce matin, un petit garçon ne retrouvera pas le chemin de son école. Des gendarmes sont venus le chercher ce vendredi pour l'enfermer en vue d'une expulsion de France avec ses parents.

2011-01-08 005.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Ce matin, dans quelques heures, je vais emmener mon fils à l'école.jp2007_04188.jpg

 

Mais un petit garçon de l'âge de mon fils ne reverra pas son école ce matin.

Il a six ans et s'appelle Vazgen.

 

Il habite Langeac en Haute-Loire.

 

On est venu le chercher vendredi en vue d'une expulsion de France avec ses parents.

Il a été emmené avec son père, David Asryan et sa maman, Vanine, dans un camp de rétention.

 

J'ai appelé l'école de ce petit garçon pour témoigner mon soutien et parler de mon article pour Vazgen et ses parents.

L'équipe éducative est atterrée et choquée par le fait qu'on ait emmené ainsi leur élève, dans une rapidité telle que personne n'a pu protester, parents d'élèves et enseignants. Tout cela s'est fait dans un temps très court, entre l'appel prévenant de l'arrivée des gendarmes et leur venue effective.

 

Petit Vazgen, je ne veux pas que tu sois enfermé, pendant que tes copains te pleureront

sur les bancs de l'école où tu ne seras plus.BLD051658.jpg

 

k1266086.jpgJe demande au Gouvernement français que tu reviennes dans ton école que tu fréquentes depuis plus de trois ans.

Tu étais en classe de CP et tu t'étais très bien intégré, ainsi que ton papa qui était en France depuis déjà quelques années, en tant que demandeur d'asile.

Je pense aussi à ta maman qui a vingt ans et qui a une santé fragile. Je souhaite vivement qu'elle puisse rester en France.

 

Il y aura un rassemblement pour toi et tes parents demain, le mardi 11 janvier à 16 h 30, devant ton école, rue de la République.

Pour tous, voir le lien : http://www.educationsansfrontieres.org/article33552.html

 

Soyez gentils, Messieurs les dirigeants de notre pays, n'enfermez pas les enfants dans vos chiffres à expulser, dans cette machine infernale à rompre la vie des familles.

 

2011-01-08 012 - copie.jpgChloé LAROCHE15448-39dg.jpg

 

 

_____________________________________Merci de lire le texte ci-dessous reçu du Réseau d'Éducation sans Frontières et résumant toute la situation de cette famille.

(http://www.educationsansfrontieres.org)

 

VAZGEN, 6 ans, arrêté dans son école, placé en centre de rétention vendredi 7 janvier. Ils ont osé... !.

 

"Ce qui se fait souvent loin de chez nous est devenu réalité chez nous en Haute-Loire, à LANGEAC (4 000 habitants).

Vendredi 7 janvier 2011, à 15h30, les gendarmes sont venus en tenue de ville chercher, à son école, VAZGEN, 6 ans, accompagnés de son père David ASRYAN, d'origine arménienne-russe. Un choc pour la communauté éducative et pour le collectif de soutien aux demandeurs d'asile qui tente depuis de longs mois d'aider à la régularisation de cette famille.

Après une garde à vue de David et de sa compagne Vanine (20 ans), les gendarmes ont accompagné David ASRYAN à l'école à 15h30 pour y chercher Vazgen en prenant des précautions : tenue civile et choix du moment pour ne pas paniquer les enfants ; appréciez le "tact" !

Aux amis arrivés sur place, il a été interdit de faire une bise à David et Vazgen !

Vazgen est scolarisé depuis près de 4 ans à Langeac. David était vert. Les trois gendarmes pas très à l'aise. Vazgen sans siège rehausseur et sans ceinture, assis entre son père et un gendarme, ne semblait pas du tout effrayé et nous a fait un beau sourire.

Les enseignants choqués et les enfants trouveront la chaise de Vazgen vide lundi matin. Vanine a été elle aussi emmenée au centre de rétention de Nîmes. Dans quel état doit être cette jeune fille de 20 ans qui ne parle pas français... et dont l’état de santé est fragile. Le JLD vient de confirmer leur placement en rétention pour 15 jours.

Leur histoire :

Indésirables en Arménie, les parents de David se sont exilés en Russie où David a vécu la majeure partie de sa vie. A la suite de persécutions politiques, il a dû fuir en France où sa demande d’asile a été rejetée par l’OFPRA puis la CNDA. (Cour nationale du droit d'asile).

Il attendait la réponse d’un nouveau dossier auprès de la CNDA. Vanine, arrivée depuis 6 mois, n’a pas encore présenté de demande à l’OFPRA. Mais le Préfet a appliqué la loi de façon implacable ! La demande en cours n'est  pas suspensive d'une mesure d'éloignement."

 

NON ! La place d'un enfant n'est pas en centre de rétention !

 

Faites passer !!     Indignez vous !     Agissez !!k0816420.jpg

 

Ne laissons pas faire !! ====================1764499.jpg Écrivez en restant polis et courtois ...

 

Courrier postal :

Monsieur le Préfet,
Préfecture 
av général de Gaulle
43000 Le Puy en Velay

Tél : 04 71 09 43 43

_____________________________________________

Écrire pour demander que cette famille reste en France :

Préfet : richard.didier@haute-loire.pref.gouv.fr

Il sera remplacé à partir du 16 janvier par denis.conus@haute-loire.pref.gouv.fr

Préfecture de la Haute-Loire : 6  avenue du Général-de-Gaulle BP 321 43011 Le Puy-en-Velay Cedex

Téléphone :04 71 09 43 43 Télécopie : 04 71 09 78 40

Secrétaire général :.robert.rouquette@haute-loire.pref.gouv.fr

Service des étrangers : fax : 04 71 09 98 19

josette.crespin@haute-loire.pref.gouv.fr

sylvianne.groll@haute-loire.pref.gouv.fr

__________________________________________

Chef du service des étrangers :

Monsieur Mur 
FAX  04 71 09 98 19

 

06/01/2011

Mon propos sur le courage. De nos peurs dépassées à nos victoires intérieures. Du fait d'oser et décider d'aimer en milieu hostile.

1574R-019613.jpgBonjour à toutes et tous,k0578170.jpg

 

 

Le courage est l'envie de vivre, en dépassant nos peurs.

Le courage, c'est ce garçon de la trentaine qui s'est sorti de l'enfer, enfermé par ses parents dans un monde de rêves et de violences.

C'est ce garçon pour qui je pleure, un homme maintenant, qui a le courage de regarder en face ce qu'il a vécu.

Les blessures qu'il a connues, je les ai connues.

Car nous avons vécu sur la même planète.

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Le courage, c'est d'assumer ses responsabilités et de savoir recevoir la difficulté, d'accepter les tribulations de l'existence, de rester debout face aux vagues, de continuer d'être présent dans la vie et de piloter notre barque vers des objectifs d'intégrité.

 

BCP011-14.jpgLe courage, c'est donner tout son sens au temps et se voir comme une pierre roulée dans un ruisseau.

La pierre est poncée au fil du temps et les blessures se referment.

 

Le courage, c'est de voir sa soeur être frappée et d'intervenir pour l'arracher à des parents terribles.

C'est oser dire non à ceux qui ont le pouvoir sur nous.ca_41_4.jpg

 

Le courage, c'est d'être licencié pour avoir osé être en conflit avec son chef et n'avoir pas laissé faire le mépris et l'injustice.

C'est être allé au plus profond de ses larmes jusqu'à ne plus en pouvoir et partir vers l'inconnu professionnel.

C'est se dire que la vie peut offrir d'autres chances et lui donner sa confiance.

 

dwh01337.jpgLe courage, c'est se dire que si tu ne le fais pas, d'autres devront le faire, alors on le fait.

Et on prend le risque de voir se lever les boucliers de ceux qui n'ont pas fait.

 

Le courage, c'est de regarder devant et de continuer à vouloir aimer, même en milieu hostile.

Se faire insulter pour un acte généreux. Se dire alors que l'amour est plus fort que la haine.

 

Le courage, c'est de dire tout haut ce que certains pensent sans avoir les mots ni l'énergie de le dire et de parler au nom de ceux qui ont mal.

Tellement mal qu'il est difficile de regarder vers l'étoile qui brille là-haut.k0388490.jpg

 

Le courage, c'est se dire qu'on a besoin d'aide et accepter le sourire d'un ami, accepter sa main tendue, accepter l'amour quand il est là, debout devant toi.

dwh01333.jpgC'est balayer le passé et regarder l'avenir ouvert comme un livre neuf et tout frais sorti de l'imprimerie, n'ayant jamais été lu ni aimé avant que tu le lises.

C'est avoir la modestie de sa propre existence, sachant que tout s'en va un jour et que toi aussi. Aussi, dis les mots que tu as envie de dire, car ces mots resteront toujours dans le coeur de ceux que tu aimes et que tu apprécies.

 

k0388173.jpgLe courage, quand tu es dans le deuil, c'est déjà d'accepter de regarder la rose qui s'ouvre, de manger un fruit et de l'apprécier, de sortir un après-midi, de regarder la nature qui continue à pousser.

C'est décider de vivre et de ne pas imposer ta douleur à ceux qui t'entourent, tout en sachant leur dire que tu souffres.

 

Le courage, c'est de pleurer quand tu en as besoin et de partir quand tu ressens que tu exploses, pour te donner à toi même la chance de résister.

C'est de pouvoir récupérer tes émotions sans te disperser et disparaître totalement.k1946057.jpg

 

Le courage, c'est de pouvoir rendre heureux les autres quand tu vis en toi le pire des chagrins.

 

À tous, je souhaite le courage et la force.

 

1783861.jpgChloé Laroche

 

 

 

 

Nota bene ____________________________ Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits.

04/01/2011

La Flûte du Sentier sanglant. Ma nouvelle pour tous les parents orphelins du Pérou et toutes les victimes du Sentier Lumineux.

SI UN ÉDITEUR LISAIT CE TEXTE ET CE BLOG ET QU'IL AIT L'IDÉE DE RÉÉDITER CET OUVRAGE ET CES TEXTES, MERCI DE CONTACTER L'AUTEUR DU BLOG... QUI RECHERCHE UN ÉDITEUR POUR PLUSIEURS LIVRES... chloe.email@laposte.net. Merci d'avance !

Cette nouvelle est la neuvième du livre de Chloé LAROCHE : "les Semences de l'Après-Vie"_______________________________

 

 

u11992016.jpgLA 

FLÛTE

DU

SENTIER

SANGLANT

 

____________ Nouvelle n° 9 de Chloé LAROCHEk3567435.jpg


CE TEXTE EST PROTÉGÉ ET TOUS DROITS RÉSERVÉS



Les feuilles tombaient
Comme des soldats au front
Front de Dieu plissé

(Haïku de Chloé L.)




“La musique est un cri qui vient de l’intérieur.”
Bernard Lavilliers





PER-358.jpgElle marchait, marchait pendant des heures ; la nuit, dans ses rêves, elle marchait... puis elle retrouvait la clé de son fils disparu ; elle trouvait sa clé dans la boue. Etrange clé...

Et ses larmes mouillaient la terre, devenant rivière puis mer et océan de larmes... Enfin les vagues rejettaient le corps de son fils et elle l’embrassait ; puis elle jouait de la flûte pour lui, devant sa chair assassinée par des hommes sans humanité.1791423.jpg

Juanita faisait ce rêve toutes les nuits ; elle vivait au Pérou... Dans ce pays, des milliers de personnes ont disparu depuis 1980 et disparaissent encore tous les jours, torturées et massacrées, brûlées.

Le fils de Juanita avait disparu un jour, à l’âge de vingt ans, sans qu’on puisse jamais retrouver son corps ; on avait parlé du Sentier Lumineux, de cette milice armée qui représente la terreur et l’horreur d’une sente menant à l’Enfer personnifié sur la Terre.

Parfois, quelqu’un parlait à Juanita de son fils, parce que cette personne croyait peut-être l’avoir aperçu.

k0355331.jpgElle espérait revoir un jour Juan ; tant qu’on ne lui rendrait pas son corps, elle ne pouvait  imaginer sa mort.

Le soir, elle prenait sa flûte pour aller jouer dans la montagne ; elle se disait que la musique pouvait peut-être déplacer les rochers de la haine et qu’un seul son pouvait remettre en place les idées de meurtre ; elle jouait pour son enfant, pour tous ceux qui avaient été tués, pour tous ceux dont on ne savait pas s’ils avaient été tués ; elle jouait les cris de son âme désespérée et anesthésiée par la douleur ; elle jouait pour ce silence innommable de la mort planante qui ne se pose pas, qui ne se pose jamais.u14852937.jpg

Un jour, pourtant, quelqu’un vint la voir. C’était quelqu’un du gouvernement.

"On nous a dit que dans la montagne se trouvait la cendre de corps brûlés, peut-être ceux de personnes disparues.
Votre fils y est peut-être. Venez, nous vous emmenons.”

gwt231046.jpgJuanita suivit cette piste énigmatique ; des dizaines de parents effondrés étaient déjà arrivés sur le lieu des fosses emplies de cendre.

Des soldats se mirent à creuser ; ils trouvèrent quelques objets...
Juanita reconnut tristement la clé de son fils, celle de son rêve ; elle sut ainsi qu’il n’était plus de ce monde...

Ses larmes coulèrent et l’aigle de la mort se posa sur sa vie.

Beaucoup de parents ne surent jamais si le corps de leur enfant se trouvait là ; des femmes ne purent savoir si leur mari avait été brûlé ; toutes ces personnes, les yeux arrachés par le sel des larmes, repartirent avec l’espoir dans le coeur et l’aigle de la mort planant au-dessus de leur vie.

Juanita emporta la clé de son fils ; elle prit sa flûte et partit dans la montagne. Elle joua longuement puis creusa une tombe où elle plaça la clé ainsi que des vêtements et des photos de son fils ; elle dit adieu à Juan et replaça la terre dans la sépulture.k0295437.jpg

Elle dessina un coeur et dans les sillons du coeur fit couler ses larmes et le sang de son âme de mère ; elle brisa sa flûte en deux et en fit une croix qu’elle planta sur la tombe de son fils.

Le vent soufflait et la flûte se mit à jouer le chant de la paix que chantent toutes les mères d’Amérique du Sud et celles du monde entier, de Tchéchénie ou d’ailleurs, dont la haine a arraché leur enfant.

JP2007_0004269.jpgJuanita se souvint alors des enfants décapités de son pays, de tous les crimes du Sentier Lumineux...

Elle se rappela soudain que son fils avait assisté tout petit au pillage de leur village.

“Il était encore enfant et dans ses mains, dans ses deux poings serrés, il ne restait que deux choses : la clé de sa maison brûlée et un crucifix,” cria-t-elle à la montagne, en explosant soudain de colère contre les hommes de la mort.

Elle comprit tout à coup que la clé de son rêve, c’était cette même clé sauvée du désastre par son fils encore enfant.k3060157.jpg

Les clés de la vie servent peut-être à ouvrir les portes de la mort ! Juan avait sauvé la clé de sa maison, maison de la vie et du bonheur, et c’est en fait cette même clé qui aida Juanita à accomplir son deuil, puisque c’était le seul signe qu’elle ait eu pour comprendre que son fils était parti dans l’ autre monde.

Juan avait toujours gardé la clé du bonheur sur lui... mais sa mère ne le savait pas. C’est son rêve qui le lui a révélé... réveillant ensuite la mémoire du passé enfouie dans son inconscient désespéré et anesthésié par la douleur.

 

PER-258.jpgChloé LAROCHE

Ps : j'ai écrit cette nouvelle en 1997 à partir de faits réels qui se sont passés au Pérou (assassinats, enlèvements nombreux, pillages de villages). "Qu'ils soient imputés au Sentier Lumineux, à leurs « ennemis » du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru ou au gouvernement péruvien, les massacres présentent un bilan très lourd : plus de 26 000 morts, 4 000 disparus et 50 000 orphelins (chiffres fin 2002)." (citation de Wikipédia.org)u14175154.jpg

 

Nota bene ____________________________ Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits.




Prendre ton regardgwt235039.jpg
Et le planter en Terre
De résurrection

(HAÏKU DE CHLOÉ L)

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________________________ Ce texte est protégé et ne doit pas être recopié ou utilisé sans l'accord de l'auteur.

Ouvrage déposé. ______________

"Les Semences de l'Après-vie" est l'ouvrage inspiré par l'amour infini que porte Chloé Laroche à sa fille Océana, envolée à l'âge de deux ans et demi vers l'Au-Delà. Elle a écrit 13 nouvelles dans ce livre qu'on ne trouve plus dans le commerce. C'est pour cela que Chloé a choisi de partager avec vous ces 13 nouvelles, ici sur son blog.... "Je souhaite par ce livre donner force et courage à toutes les personnes endeuillées et leur dire que la mort n'est pas véritable séparation ni trou noir du néant ; les êtres aimés disparus sont unis à nous pour la vie... qui ne finit pas."

(extrait de la 4ème de couverture du livre de Chloé Laroche)______________________________________

03/01/2011

"Je veux dire au monde une histoire à propos d'une colombe qui ne volait pas." On ne peut reproduire en un endroit ce que les Juifs ont vécu au cours de la Seconde guerre mondiale. Pour la bande de Gaza.

b12240.jpgBonjour à toutes et à tous,

 

Il y a deux ans la Bande de Gaza en Palestine connaissait un horrible carnage.

1417 personnes ont été massacrées par des bombardements cruels et sanglants.

Des enfants sont morts, des bébés, des écoliers, des personnes âgées.

Les médias en parlaient.1823001.jpg

Mais aujourd'hui, que se passe-t-il pour les habitants de Gaza ?

Depuis le 18 janvier 2009, date à laquelle les hostilités ont officiellement cessé, les habitants vivent un enfer.

1,5 million de personnes vivent un blocus terrible et souffrent de malnutrition, de manque d'eau et d'eau polluée.

Deux ans après ces crimes, les habitants de la bande de Gaza vivent dans une immense prison, ne pouvant étudier, voyager, se soigner correctement et reconstruire leurs maisons, du fait du blocus. Il n'y a pas de matériaux pour faire les maisons.

Que les fusils se taisent, que la paix vienne libérer tous ces êtres humains !

1832227.jpgOn ne peut reproduire en un endroit ce que les Juifs ont vécu dans les camps de concentration au cours de la Seconde guerre mondiale.

Regardez sur le lien donné ci-dessous le poème d'enfant envoyé il y a deux ans par NAHIDA : "Je veux dire au monde une histoire..."... et vous comprendrez la douleur psychologique dans laquelle vivent toutes ces personnes... qui vivent des deuils terribles, comme la mort brutale d'un ou plusieurs enfants, le massacre d'un père, d'une mère. Des enfants orphelins sont perdus dans cette immense prison.

Et nous continuons à vivre sans savoir, sans avoir conscience que pas loin, des êtres humains comme nous sont privés de vivre, d'être libres.... Des enfants, des femmes et des hommes.

Les images de ce lien sont insoutenables d'horreur alors je préfère vous prévenir.

Ne regardez pas en face l'horreur du monde.k0564930.jpg

Chloé LAROCHEk0623654.jpgk0080690.jpg

 

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13 septembre 2008

 

"Je veux dire au monde une histoire à propos d'une colombe

qui ne volait pas..."

 

Un poème d'enfant,
Des photos dures et émouvantes,
L'histoire de la Palestine,
Les crimes de l'Etat d'Israël d'occupation

par NAHIDA_______________

 

Lien :b11705.jpg

http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2008/09/13/10570960.html

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02/01/2011

Mon propos sur l'amour et les relations amoureuses. Je pense que l'amour mérite qu'on prenne soin de lui... surtout dans une époque où tant de personnes rêveraient de pouvoir aimer.

u27710181.jpgBonsoir à toutes et tous,

 

En ce 3 janvier, de quoi vais-je vous parler.....u11805109.jpg

Des CDD et des CDI... amoureux.

Un homme a dit à quelqu'un qui m'est cher que dans notre époque mouvementée... "l'amour était comme le travail,".. qu'il fallait prendre les relations amoureuses en CDD, donc ne pas s'attacher et les vivre en sachant d'avance qu'elles prennent fin au bout de tant de jours ou de mois... ou d'années.u15781274.jpg

Évidemment, qui pourrait être assez présompteux pour dire : "Telle relation est un CDI... Je sais que cela durera avec cette personne et pour la vie."

Bien sûr, personne ne pense cela... sauf les personnes qui se marient, s'engagent. Sauf les personnes aussi qui donnent une chance à l'amour, à la vie, au bonheur.

u18757104.jpgSauf les personnes qui ont le respect profond des sentiments, sachant qu'un pas posé après un pas devient un chemin et que l'important est de construire ce chemin pas à pas et non pas de prendre l'amour pour une passade, une passerelle, une aventure ou une amourette de passage.

Car piétiner l'amour est facile. Voici un exemple (que je n'ai pas vécu mais vécu par une autre)...Tu couches, (là, je parle à l'homme). La femme te donne son corps, tu prends du plaisir. Elle en prend aussi mais elle te donne son coeur en plus. Vous êtes ensemble depuis déjà quelques semaines. Et puis le lendemain du Réveillon, tu lui dis tranquillement : "Ah désolé, mais on va se quitter. Le CDD est terminé. Je t'aime beaucoup. On a passé de superbes moments ensemble mais cela doit s'arrêter entre nous. Car je m'aperçois que je n'arrive pas à oublier mon précédent CDD."u15894139.jpg

La femme commence l'année le coeur brisé. Les roses qui s'ouvraient en elle se sont toutes refermées et elle ressent la douleur du rejet dans sa chair. Car la femme prend l'homme en elle et le ressent dans sa chair, à l'intérieur d'elle. L'homme est à l'extérieur et vit son plaisir  à l'intérieur de la femme. Pour lui, la femme reste à l'extérieur.

pe0072644.jpgOn peut facilement trahir l'amour et dire que rien n'est sérieux, que rien n'a d'importance, comme cet ami qui me dit un jour en discutant de la rupture d'une amie qu'une relation de cinq mois, c'est rien, que ça ne compte pas, que ça ne doit pas avoir d'importance en cas de séparation. Une relation de six mois, de sept ou de huit pour lui sera un CDD, mais pas pour une personne qui s'est investie corps et âme, pas pour une personne qui se donne totalement et qui croit en l'amour, en ses valeurs profondes qui sont la confiance, la tendresse, le don, le partage, le respect, la connivence, la beauté de découvrir et d'aimer l'autre tel qu'il est dans sa différence.

Si on part perdant dans l'amour ou qu'on est comme un papillon s'essayant sur toutes les fleurs, en en égratignant certaines au passage... on ne connaîtra jamais les vertes prairies de l'amour confiant et serein.jp2006_0003042.jpg

k0410499.jpgCelui qui part gagnant est confiant et serein, car il a quelque chose à placer dans le panier du couple. Il sait qu'il a envie d'apporter son désir de faire plaisir à l'autre, les fleurs de réconfort et de tendresse, les étoiles du bonheur à décrocher dans ses pensées pour l'autre. Il a envie de donner, donner sans reprendre, donner sans attendre. Il a envie de respecter l'autre, d'apprendre à le découvrir et de donner le temps à la relation de grandir, de s'installer à son rythme, sans vouloir fuir dès que des sentiments semblent le rattacher à l'autre personne.

Avant de parler de CDD et de CDI, on peut aussi parler de période d'essai... terme qui, il me semble, peut sembler plus juste dans le sens que au début d'une relation, dans les premiers jours, il peut parfois arriver à des couples de se quitter immédiatement, sans espoir de retour, car les corps ne s'entendent pas, que des éléments semblent trop insurmontables et que l'amour ne peut prendre graine. Quand l'un heurte l'autre ou qu'une indélicatesse a fait fuir l'ange de l'amour et qu'il n'est plus possible d'engager l'amorce d'une relation saine.k4848692.jpg

u30236348.jpgMais quand des couples se sont aimés durant des semaines, des jours, se sont revus, puis perdus de vue et retrouvés... Là oui, je crois que les sentiments méritent qu'on ne les licencie pas d'un coup de lettre ou de sms ou de refus définitif de voir la personne. L'amour mérite qu'on prenne soin de lui... surtout dans une époque où tant de personnes rêveraient de pouvoir aimer. C'est une expérience précieuse et qui rend vivant au plus haut point les personnes qui acceptent de le vivre.

Je pense que l'amour ne peut être traduit en CDD, sauf dans le cas des chasseurs de femmes, séducteurs, collectionneurs d'aventures, manipulateurs et Don Juan divers et variés... sauf aussi dans le cas des chasseuses, manipulatrices et gourmandes d'hommes objets.

 

Chloé Larochea01223.jpgu11481962.jpgu17245841.jpg1574R-016743.jpgu12301940.jpgu11884823.jpg

 

 

 

________________________________Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images).

01/01/2011

"Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir"... et de résister à l'indifférence.

IMG_4135.JPGJE VOUS SOUHAITE___________________________017.JPG55-1.jpg

"Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir

et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns.

Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer
et d'oublier ce qu'il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil
et des rires d'enfants.
Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférencePhoto 0903.jpgPhoto 0825.jpgPhoto 0794.jpg
aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout d'être vous. "

Jacques Brel

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Mon petit mot du Nouvel An _______________

Que pour ceux qui sont seuls chez eux ou dans leur coeur... l'année 2011 leur apporte plus de bonheur et la consolation des peines passées... en espérant ne plus en avoir à l'avenir.... mais la vie est ainsi faite que le "fabuleux destin d'Amélie" est semé d'embûches et qu'il nous faut beaucoup de courage parfois pour avancer.

MEILLEURS VOEUX POUR TOUS EN 2011 !Photo 0888.jpgPhoto 0877.jpg

COURAGE, FORCE, PROSPÉRITÉ, AMOUR, ÉNERGIE, ESPOIR, FÉLICITÉ, SÉRÉNITÉ, AMITIÉ, FRATERNITÉ, ENTRAIDE, VIGILANCE, ÉCOUTE, RESPECT, TOLÉRANCE, SOLIDARITÉ.

Chloé LAROCHE________________________________________________________Photo 0873.jpgPhoto 0662.jpgPhoto 0645.jpgPhoto 0633.jpgPhoto 0642.jpgPhoto 0646.jpg

IMG_0936.JPGIMG_0927.JPG

 

_______Photos de mes enfants, de mes sorties-balades Ovs (site "on va sortir.com" de Grenoble), balades que j'ai organisées dans les Bauges et à la Croix du Charmant Som en 2010.

 

Photos au parc de Vizille

aussi.Photo 0685.jpgPhoto 0668.jpgPhoto 0711.jpgPhoto 0663.jpgPhoto 0676.jpgPhoto 0682.jpgPhoto 0690.jpg

 
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