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15/09/2011

J'écris pour les nouveaux professeurs des écoles recrutés après le Master et jetés sans savoir nager en pédagogie pour assurer 27 heures de cours de la Maternelle au CM2.

professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseBonjour à tous et toutes,

 

Il est étonnant de constater que notre État, l'État français, semble faire des économies sur des domaines comme l'Éducation.

 

Je dis "semble" car il semblerait que ce soit le cas, malgré que je sois obligée de me pincer pour y croire.

 

Les professeurs des écoles sont maintenant jetés dans les classes sans formation comme auparavant, avec pour tout bagage et passeport pédagogique leur seule jugeote et leur appréciation de la situation.professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtrise

 

professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseOn recrute les nouveaux professeurs des écoles (anciennement on disait "instituteurs"), en fin de maîtrise, avec des années d'études universitaires à leur actif, et même parfois des ingénieurs… à défaut d'accepter les Bacs + 2, Deugs, Licences et autres personnes motivées à devenir instituteurs et à se former correctement.

 

Pour devenir professeur des écoles, il faut désormais depuis 2010 un Master ou Maîtrise. 

 

 

Le master est un diplôme qui se prépare après la licence, en quatre semestres.professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtrise

 

Comptons donc quatre à cinq années d'université, sans aucun contact avec des enfants, et plongeons après concours réussi, dans une classe de 25 à 30 enfants, pour 27 heures de cours à assurer de la Maternelle au CM2.

 

professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseIl est absolument inconscient de laisser des enfants entre les mains de personnes n'ayant pas été formées à la petite enfance, à l'enfance et à la pédagogie. Autrefois, les futurs instituteurs bénéficiaient d'une formation en chant, musique, danse, pédagogie, tenue d'une classe, et avaient des modules sur chaque matière à enseigner comme les maths et le français. professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtrise

 

Ils avaient des stages avec accompagnement et possibilité de corrections des défauts. Ils se confrontaient les uns aux autres et partageaient leurs questionnements, doutes et progrès.

 

professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseAujourd'hui, ils sont dès la première année, après la réussite de leur concours, professeurs-stagiaires mais en responsabilité d'une classe immédiatement et à plein temps. Ils ont un tuteur chargé de les aider. Mais en sachant que le tuteur est souvent pris lui-même par un travail important de professeur, les nouveaux professeurs des écoles se retrouvent très souvent livrés à eux-mêmes, jetés par le Ministère de l'Éducation Nationale dans la rivière sans savoir nager.professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtrise

 

Nous faisons donc des économies sur le dos de nos enfants, pour compenser ce que l'État français a su redonner aux plus riches des Français.

 

Et nous regardons lâchement le travail de sape et de destruction des meilleures structures françaises qui, comme les Tribunaux, se voient réduits à peau de chagrin et offerts à ceux qui ont les moyens de se défendre loin des tribunaux de proximité fermés à jamais.

 

professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseJe souhaite beaucoup de courage aux nouveaux professeurs des écoles et je leur dis de poursuivre leur solidarité ou de la construire en formant des groupes d'entraide et de solidarité pédagogique. C'est un métier qui s'apprend comme on apprend le métier de journaliste ou celui de médecin ou encore celui de coiffeur. Avoir détruit la structure d'études des professeurs des écoles, nommée IUFM, relève d'une pure folie.

 

Mais cette folie est si répandue qu'elle en est devenue douce.

La douceur étant parfois la pire quand il s'agit de la folie d'un système.

Car elle s'apparente au laisser-aller et à l'inconscience.

 

Chloé LAROCHEprofesseur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseprofesseur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseprofesseur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtrise

 

 

 

Commentaires

Allez lire ce lien très intéressant, de l'IUFM Paris en lutte :

http://iufmparis.canalblog.com/archives/2010/03/27/17382149.html

ainsi que celui-ci :

http://blogs.lexpress.fr/l-instit-humeurs/2010/12/07/suppression-des-iufm-retour-sur-la-rentree-2010/

Écrit par : Chloé Laroche | 15/09/2011

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