Avertir le modérateur

13/11/2013

Présente à la cérémonie du 11 Novembre pour célébrer l'Armistice et honorer la mémoire de mon Grand-Père déporté, résistant et mutilé de guerre.


th-49.jpegCe lundi 11 Novembre, j'étais présente à la cérémonie de commémoration du 11 novembre à Crolles, concernant
l'Armistice de la Première Guerre mondiale.
 
 
 
En tant que petite fille de Jean-Louis Laroche, résistant et déporté dans trois camps de concentration, mutilé de guerre et fait prisonnier le 11 novembre 1943 dans la rafle de Grenoble (400 déportés) par les Allemands... j'étais présente en sa mémoire et en la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour que nous soyons là, à vivre en Paix. WP_20131111_013.jpg


Mon grand-père a fait partie de tous ces grenoblois courageux qui sont descendus dans la rue le 11 novembre 1943 "pour crier à la face du monde leur amour de la Justice et chanter leur espoir de Liberté", malgré la présence des Allemands. Ils étaient près de six cents manifestants mais quatre cents hommes ont été déportés à la suite de cette rencontre héroïque.

11 novembre,commémoration,mémoire,résistance,défilé,11 novembre 1943,grenoble,rafle,nazi,déportation,résistant,manifestant,peuple,honorer,discours,politique,crolles,brottes,déportation,seconde guerre mondiale,mort,soldat,guerre,conflit,paix,courage,combat,liberté,fraternité,passé,avenir,70 ans plus tard, cette commémoration de l'Armistice du 11 novembre à Crolles fut très émouvante, avec une présence importante d'habitants et de représentants de la Mairie. Le Maire, Monsieur Brottes, a fait un discours devant le Monument aux Morts, puis devant la plaque dédié au Résistant fusillé lors de la Seconde Guerre mondiale : Henri Lanier, fusillé par l'ennemi le 29 mai 1943.


WP_20131111_012.jpgLe discours du Maire nous a rappelé que toute personne ayant la haine au coeur se trouve dans une impasse. Il a rappelé que les valeurs de la liberté d'expression, de la fraternité et de la paix, contre toute haine et tout racisme, nous conduit sur un chemin serein. Il a rappelé aussi que la mémoire du Passé doit relier mais ne doit pas diviser.


Je pense à ces propos entendus dans les Grandes Gueules sur RMC Radio, insupportables : "On s'en fout de ce qui s'est passé durant cette période de la Première Guerre"... et ..... : "Choisir le berceau, non la tombe"... Expression employée dans l'émission pour dire qu'il "vaut mieux parler du présent et du futur que du passé".

11 novembre,commémoration,mémoire,résistance,défilé,11 novembre 1943,grenoble,rafle,nazi,déportation,résistant,manifestant,peuple,honorer,discours,politique,crolles,brottes,déportation,seconde guerre mondiale,mort,soldat,guerre,conflit,paix,courage,combat,liberté,fraternité,passé,avenir,


 
Cependant, nous avons un devoir de mémoire, pour que ces faits de guerre ne se reproduisent pas, pour que la Seconde Guerre ne revienne jamais avec ses fantômes oubliés au fond de nos consciences, pour que les révisionnistes ne gagnent pas en disant que tout cela n'est jamais arrivé et qu'on aurait peut-être exagéré les chiffres des morts, des six millions de juifs tués par les Nazis dans les camps de la mort, plus les 50 millions de morts tombés au combat durant la Seconde Guerre mondiale et les 19 millions de morts durant la Première Guerre Mondiale.


Que la Paix demeure.... en sachant que deux générations ont déjà grandi depuis la dernière Guerre... sans guerre mondiale.th-45.jpeg


Chloé Laroche_______________


________________________________________

Consulter :


 

http://www.tracesdhistoire.fr/resources/

Digests+Deportes+Isere+1.pdf



http://www.ordredelaliberation.fr/

fr_ville/grenoble.html_______


________________________________________________________


Pour mon Grand-Père qui était présent ce jour-là du 11 novembre 1943 :


Article de Claude MULLER :

http://claudemuller.blog.lemonde.fr/2011/11/08/nous-sommes-tous-nes-le-11-novembre-1943-avec-les-resistants-grenoblois/

 

Nous sommes tous nés le 11 novembre 1943 avec les Résistants Grenoblois

"Ce jour-là, les Grenoblois rendent hommage au courage de centaines de Résistants qui, le 11 novembre 1943, ont osé manifester dans les rues de leur ville, bravant la présence des Allemands. Ce peuple s'est levé pour crier à la face du monde son amour de la Justice et chanter son espoir de Liberté.
Malheureusement, ils n'avaient pas encore pris la mesure de la férocité de la Gestapo. Encerclés, regroupés, parqués et exposés sur une place de la ville, 600 hommes et femmes l'ont trop vite appris. Trois jours plus tard, 400 hommes seront déportés vers les camps de Buchenwald, Dora et Mauthausen. Près de 7 sur 10 n'en reviendront pas.

Derrière les barbelés où ils ont été parqués immédiatement après la manifestation les patriotes Grenoblois sont sévèrement gardés. Un fusil-mitrailleur avec ses servants a été installé. C'est grâce au télé-objectif d’un audacieux photographe que ce document unique a pu être saisi. Photo Les Allograges - Archives Auguste Celse

Maurice Hugelé


Maurice Hugelé était l'un d'eux. Revenu de Buchenwald en mai 1945, il a tout au long de sa "deuxième" vie témoigné de cette horreur dans les écoles, les usines, les commémorations et partout où il le pouvait.
Pendant longtemps il a présidé l’Amicale des déportés du 11 novembre 1943. Chaque année, il revenait là ou les Allemands les avaient raflés, pour dire "plus jamais ça !"
Aujourd’hui disparu, je lui laisse la parole, non sans une certaine émotion.

Nous sommes place Pasteur, le 11 novembre 2009.

"Si nous nous exprimons et témoignons encore, ce n’est pas pour évoquer les souffrances passées, ou pour nous plaindre, mais pour faire réfléchir et tirer des leçons afin que nul n’ait plus jamais à connaître ce que nous avons vécu.
Leçons d’humilité, car, quelles que soient les positions que certains aient pu occuper devant la barbarie, nous étions tous des numéros, des anonymes, bons seulement à être utilisés jusqu’à épuisement total au service de la machine de guerre nazie.
Leçon d’humanisme, car, rien n’est plus insupportable que de subir l’esclavage et les humiliations que nous avons vues et connues. Le respect de l’être humain, sans distinction aucune, doit être une règle. Seule la solidarité, nous en sommes conscients, avec en plus un peu de chance, nous a permis de revenir.

Discours de Maurice Hugelé Place Pasteur, à Grenoble

Notre vie est maintenant bien avancée, notre regard reste lucide, mais nous constatons que les avancées sociales de 1945 sont remises en cause, elles permettaient pourtant de gommer certaines disparités, surtout au niveau des plus faibles ou des moins chanceux.
Elles contribuaient à établir un équilibre forgeant la cohésion nationale nécessaire dans les périodes difficiles, comme celle que nous traversons.
Nous remarquons en revanche que l’individualisme gagne du terrain, créant un climat de ségrégation et de crainte. L’autre est le concurrent, il faut l’écarter !
La conscience d’appartenir et contribuer à l’essor de notre nation fait place à la recherche de profits rapides, laissant sans ressources des milliers de personnes.
Ce n’était pas l’idéal recherché par ceux qui, ayant subi ou non notre sort, ont fait de leur mieux, pour que notre pays, avec la liberté retrouve la place qui était et devrait rester la sienne
Nos convictions restent vives, c’est la raison pour laquelle nous essayons d’expliquer, à ceux qui ont envie de comprendre, qu’il n’est pas inutile de tirer les leçons du passé."

Je publie ses mots en espérant que son discours traversera le temps et les générations à venir."
Claude Muller

http://claudemuller.blog.lemonde.fr/2011/11/08/nous-sommes-tous-nes-le-11-novembre-1943-avec-les-resistants-grenoblois/

 

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu