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25/10/2017

Je témoigne en tant que femme face au cancer du sein : annonce de la maladie, traitements, cheveux, ongles, douleurs, fatigue, peau, moral, partage de contacts... et tout le reste.

Bonjour à tous et toutes,cancer,sein,opération,témoignage,cheveux,coiffure,foulard,perruque,taxol,herceptine,hormonothérapie,ligue contre le cancer,soutien,ongle,vernis,perte cheveux,chimiothérapie,lymphocèle,couple,amour,mammographie,irm,biopsie,annonce,maladie,médecin,dransart,senellart,psy,impatientes,forum,cancer sein,her2,contact,parole,écoute,douleur,tramadol,codeine,léon berard,urgences,corps,transformation,épreuve,livre,picc line,cathéter,infection,soins de suite,récidive,oncologue,chirurgien,

 

J'ai passé une mammographie de contrôle fin mars 2017, puis aussitôt une échographie et enfin, devant ces premiers résultats plutôt angoissants, un IRM a été demandé. Là, entre deux portes, la médecin du lieu m'a annoncé que c'était un cancer.

Cela a été rapide mais j'ai préféré cette annonce directe et spontanée que la suite, avec l'attente interminable et angoissante des résultats de la biopsie.

Ces résultats de biopsie ne sont donnés que par le médecin généraliste et donc il a suffi d'un pont de congé pour que cela prenne des proportions d'attente plutôt angoissantes. Le cabinet de mon médecin absent pour le pont a été assez intelligent pour accepter de me parler au téléphone. Je les remercie de cette attention.

Bon, mais les résultats ne furent hélas pas bons du tout, puisqu'on m'a détecté un cancer du sein HER 2 positif, assez profond et virulent.

Lorsque j'ai reçu la nouvelle définitive, j'ai vu le monde s'effondrer en moi, avec cette sensation de la mort qui ne rôde pas loin. Ma mère avait eu cette saleté et était décédée cinq ans plus tôt. Il a été difficile aussi de l'annoncer à mon fils de douze ans qui avait déjà perdu son père d'un cancer en 2008, à l'âge de trois ans.

En tout cas, l'annonce du cancer marque le début d'une course pour la vie, dans laquelle je me suis investie corps et âme.cancer,sein,opération,témoignage,cheveux,coiffure,foulard,perruque,taxol,herceptine,hormonothérapie,ligue contre le cancer,soutien,ongle,vernis,perte cheveux,chimiothérapie,lymphocèle,couple,amour,mammographie,irm,biopsie,annonce,maladie,médecin,dransart,senellart,psy,impatientes,forum,cancer sein,her2,contact,parole,écoute,douleur,tramadol,codeine,léon berard,urgences,corps,transformation,épreuve,livre,picc line,cathéter,infection,soins de suite,récidive,oncologue,chirurgien,

Au final et très vite, j'ai été prise en charge au Centre Léon Bérard à Lyon, avec une décision d'opération en mastectomie, c'est-à-dire une ablation totale du sein.

Un mois après l'opération, l'équipe de médecins a décidé au vu des résultats sur prélèvements qu'il y aurait douze séances de Taxol en Chimiothérapie, une par semaine, avec le produit ciblé Herceptine une fois toute les trois semaines, plus un comprimé par jour d'Hormonothérapie sur cinq ans.

L'oncologue m'a dit que vingt ans plus tôt sans Herceptine, je n'aurais pas eu les mêmes chances de survivre. L'Hormothérapie donne cinquante pour cent de chances de ne pas récidiver. Cependant, quarante pour cent des femmes abandonnent en cours de traitement.

C'est pour cela qu'aujourd'hui, des soutiens se mettent en place de plus en plus pour soutenir ces femmes durant ces cinq années longues, face à la lassitude et aux effets secondaires.

Personnellement, dès mes deux jours d'hospitalisation pour la mastectomie, je me suis inscrite sur le site et forums des Impatientes car je me sentais très seule et terrifiée face à cette amputation. Ce sont des femmes qui discutent et échangent sur ce qu'elles traversent avant, pendant et après leur cancer.

www.lesimpatientes.com

Ce site et ces forums sont un soutien inestimable, plus l'accompagnement d'un psy, psychologue ou psychiatre... que vous pouvez consulter dès l'annonce de votre cancer. J'ai fait cette démarche de suivi et depuis, je vois ma thérapeute chaque semaine. Les bénéfices de ces consultations sur moi sont : baisse des angoisses, sérénité, acceptation, relativité, prise de distance, positivité gardée ou retrouvée, gestion de  sa maladie, avec aussi gestion du reste de sa vie et de son rôle  de maman, rassurance par le fait que l'on se sent compris et accepté.cancer,sein,opération,témoignage,cheveux,coiffure,foulard,perruque,taxol,herceptine,hormonothérapie,ligue contre le cancer,soutien,ongle,vernis,perte cheveux,chimiothérapie,lymphocèle,couple,amour,mammographie,irm,biopsie,annonce,maladie,médecin,dransart,senellart,psy,impatientes,forum,cancer sein,her2,contact,parole,écoute,douleur,tramadol,codeine,léon berard,urgences,corps,transformation,épreuve,livre,picc line,cathéter,infection,soins de suite,récidive,oncologue,chirurgien,

J'ai pris aussi rapidement un rendez-vous avec le Docteur Dransart qui est un excellent homéopathe sur Grenoble et qui a écrit de nombreux ouvrages sur la maladie et le cancer. J'ai pris de plus contact avec le Docteur Senellard à Gières car il est d'une grande écoute et très pertinent dans ses conseils, avec une aide en acupuncture, hypnose et aussi médecine générale avec homéopathie. Tout cela m'a beaucoup aidée et accompagnée et je les remercie pour tout cela.

Ils m'ont aidée pour tous les effets secondaires de la chimiothérapie ainsi que pour l'opération, pour le moral, pour les douleurs à l'estomac, pour la fatigue, pour les fourmillements dans les membres, pour les douleurs articulaires, pour les insomnies, pour les aphtes. Les Urgences m'ont aussi aidée lorsqu'au début du Taxol, des coups violents dans les jambes ont démarré, comme si on me cassait les tibias. De la codéine a été donnée. Le Tramadol prescrit après l'opération pour supporter les douleurs de la cicatrice ne suffisait pas.

Le Centre Léon Bérard a un service de suite qui m'a aussi accueillie en cours de chimiothérapie pour me refaire le Picc Line (le cathéter mis en place pour injecter les produits), car ils suspectaient une petite infection à l'entrée du Picc. Le Picc est un cathéter central qui entre dans le bras et est introduit sous anesthésie locale jusque vers le coeur dans la veine. Il y reste tout le temps du traitement. Il faut beaucoup le surveiller et aussi le désinfecter car il y a de grands risques pour le patient. L'équipe de Léon Bérard a été formidable et m'a beaucoup rassurée, ainsi que les infirmières passant à domicile depuis mon opération pour les pansements et la désinfection du Picc Line.cancer,sein,opération,témoignage,cheveux,coiffure,foulard,perruque,taxol,herceptine,hormonothérapie,ligue contre le cancer,soutien,ongle,vernis,perte cheveux,chimiothérapie,lymphocèle,couple,amour,mammographie,irm,biopsie,annonce,maladie,médecin,dransart,senellart,psy,impatientes,forum,cancer sein,her2,contact,parole,écoute,douleur,tramadol,codeine,léon berard,urgences,corps,transformation,épreuve,livre,picc line,cathéter,infection,soins de suite,récidive,oncologue,chirurgien,

Depuis le diagnostic et l'opération, j'ai beaucoup lu de témoignages de femmes ainsi que de livres expliquant le cancer. Les brochures données par la Ligue contre le Cancer sont très utiles aussi, sur différents sujets. Des antennes existent dans chaque ville. Beaucoup d'associations existent aussi.

Je partage à la fin de cet article de nombreux contacts sélectionnés pour vous et des références pouvant vous aider.

J'ai moi-même écrit un livre sur le couple traversant le cancer. Je le distribue gratuitement dans les Centres d'information et de soins contre le Cancer, grâce à l'achat du livre par de nombreux lecteurs et grâce aux dons de ceux qui souhaitent soutenir mon action de partage.

 

LIEN ULULE : http://www.ulule.com/livre-cancer/

Article : http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2017/10/05/mon-livre-sur-le-couple-traversant-l-epreuve-du-cancer-sort-cette-semaine-j.html

 

J'ai suivi dès le début du traitement de chimiothérapie les conseils des couches de vernis durcissant plus sombre sur les ongles, afin d'éviter l'effritement et la perte des ongles, ainsi que l'avis de raccourcir ma longue chevelure petit à petit, pour habituer mon entourage au fait de la perdre définitivement et pour m'habituer moi-même. cancer,sein,opération,témoignage,cheveux,coiffure,foulard,perruque,taxol,herceptine,hormonothérapie,ligue contre le cancer,soutien,ongle,vernis,perte cheveux,chimiothérapie,lymphocèle,couple,amour,mammographie,irm,biopsie,annonce,maladie,médecin,dransart,senellart,psy,impatientes,forum,cancer sein,her2,contact,parole,écoute,douleur,tramadol,codeine,léon berard,urgences,corps,transformation,épreuve,livre,picc line,cathéter,infection,soins de suite,récidive,oncologue,chirurgien,

Je n'ai pas voulu contribuer au trou de la Sécu en achetant une perruque, alors j'ai appris à nouer des foulards, comme expliqué sur ces liens :

 

https://www.pinterest.fr/lesfoulards/foulard-pour-chimio/

 

https://www.pinterest.fr/pin/513480794994775673/

 

Au fur et à mesure de mon article, vous voyez ma transformation avec les photos. J'ai toujours essayé de garder ma féminité pour mon moral et celui de ma famille, en me maquillant et en m'habillant avec soins, en gardant mes boucles d'oreilles et mes bijoux aussi.

C'est rassurant pour l'entourage de voir que nous nous battons même là-dessus, devant un moral fortement en baisse assez souvent. 

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Cela fait cinq mois que j'ai été opérée. Je souffre toujours d'un lymphocèle, malgré l'aide d'une kiné deux fois par semaine sur la cicatrice et le bras droit. Durant un mois après l'opération, on m'a fait des ponctions de la lymphe puis cela a été arrêté. Aujourd'hui, je cherche des solutions pour me soulager et arrêter cette collection de lymphe qui me gêne beaucoup.

Je vous souhaite beaucoup de courage dans cette épreuve du cancer qui transforme tellement le corps... ou pour le proche pour lequel, pour laquelle, vous lisez mon article.

Si vous avez la moindre question sur laquelle je peux vous aider, n'hésitez pas à m'écrire sur : ac.laroche38@gmail.com

N'oubliez pas de consulter ci-dessous, après la photo du turban, tous les contacts et références que j'ai récoltés pour vous, avec des associations, numéro d'écoute et ouvrages précieux.

 

Chloé Laroche

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OUVRAGES, TÉLÉPHONES, REVUES, FORUMS,

CONTACTS ET ASSOCIATIONS
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-Numéro « Écoute Cancer Soutien »,

créé par la Ligue contre le Cancer : service d’écoute et de soutien psychologique.

 

Des psychologues cliniciens vous proposent une écoute ponctuelle, attentive et active. Vous pouvez contacter ce service du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures, en composant le

n° 0 800 940 939

puis tapez 1.

 

Mais ci-dessous, vous trouverez aussi deux autres services :

AIDEA et la Permanence juridique.

Ainsi, après avoir composé le 0 800 940 939 (service et appel gratuits)
   

-Tapez 1 pour : Ecoute et soutien psychologique
    -Tapez 2 pour : AIDEA / Accompagnement à l'assurance emprunteur
    -Tapez 3 pour : Permanence Juridique

Accessible à tous, ce service téléphonique offre :
    

1-une écoute confidentielle et anonyme assurée par des psychologues ;
     2-un accès au service Aidéa : des conseillers techniques accompagnent les personnes malades dans leur demande de prêt dans le respect de la convention Aeras (S’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé).
  3-une permanence juridique où des avocats volontaires du barreau de Paris apportent des conseils juridiques adaptés aux difficultés rencontrées par les appelants.

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FORUMS, revues ET SITE

 

www.lesimpatientes.com :

 www.lesimpatientes.com/forums-cancer-sein :

 

Les forums et le site des Impatientes permet aux femmes atteintes par le cancer du sein de discuter et d'échanger sur de nombreux thèmes.

 

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La revue « VIVRE / LE MAGAZINE CONTRE LE CANCER », offerte par la Ligue contre le Cancer :

on peut s’y abonner pour cinq euros par an ou le télécharger sur : www.ligue-cancer.net

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La revue "ROSE MAGAZINE", journal semestriel gratuit, est la publication de l’association de patientes ROSE.

C’est LE magazine féminin du cancer.

On peut adhérer pour les soutenir et recevoir le magazine en envoyant 20 euros à : Rose Magazine, chez Bayard PRESSE, 18 rue Barbès - 92128 Montrouge Cedex // www.rosemagazine.fr

 

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LIVRES :

 

- « Anticancer du sein, prévenir et accompagner » du Docteur Arnal-Morvan et Martine Laganier, aux éditions Eyrolles.

- « LE NÉNUPHAR, Carnet de route avec un cancer », de Chloé RENAULT, éditions Marabout.

- « Mieux vivre son cancer du sein, le cahier d’exercices », par Stéphanie Honoré et son équipe (le cahier qui vous veut du bien).

- « Cancer du sein » (témoignage) de Stéphanie HONORÉ.

- « Renaître à la vie pour guérir d'un cancer » du Docteur Philippe DRANSART, aux éditions du Mercure Dauphinois. Voici son site aux nombreux ouvrages dont : « La guérison, une traversée… » : www.philippe-dransart.com. Ce médecin exerce à Grenoble et se dévoue auprès de ses nombreux patients afin de soulager leurs maux.

- «  Cancer du sein / Entre raison et sentiments » du Dr DOMINIQUE GROS.

- « J’ai un cancer du sein… et après » de Pascal Bonnier et Florian Launette.
C'est un livre de témoignages. Un livre qui dévoile les cancers du sein. Un livre qui raconte les cancers du sein de femmes atteintes et de femmes guéries. Comme jamais. C'est un livre qui montre les cicatrices, l'ablation, les reconstructions. Et le visage de ces femmes, leur offrande, l'espoir et la réalité de la vie qui se poursuit, de la vie encore plus belle.

- « Le cancer du sein : Des femmes témoignent », par les Docteurs CUZIN et GÉNOT. Ce livre donne la parole aux femmes atteintes d'un cancer du sein. Simples et directes, elles racontent un moment de leur vie, leur lutte contre la maladie, avec des mots du quotidien. Elles expriment sans tabou leurs émotions et leurs peurs, leurs questions sur la vie et son sens. Cette épreuve a fait jaillir en elles une force qui a modifié leur façon de voir la vie. Avec ce livre, notre vision sur le cancer du sein évolue. Ces témoignages montrent avec force que le cancer du sein peut se guérir, que vivre avec cette maladie est aujourd'hui possible. Ces paroles de femmes sont des messages d'espoir.

- « Un dessein animé », de Catrine Rouzly, éd. edilivre.com

- « Mon crabe et moi », d’Annick Lagrais, www.titanik.fr

- « Une traversée fragile », de Nathalie Feugueray, éd. edilivre.com

- « Ma victoire sur le cancer du sein, une saison de ma vie », de Christiane Landry, éd. Béliveau

- « Dans la Vallée des larmes », de Patrick Autréaux, éd. Gallimard
« Hors de moi », de Claire Marin, éd. Allia

-  Lien concernant le cancer de la prostate sur les ouvrages existants : http://homme-prostate.fr/livres_prostate.html

 

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ASSOCIATIONS :

 

« VIVRE, un autre regard sur le cancer » :

 

Groupe de parole à Grenoble : premier mardi du mois à 14 h.

Contact : 06 95 42 79 45

 

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« AGARO » :

 

47 rue Lachmann - 38000 Grenoble
TÉl : 06 12 17 27 11  / 06 46 85 14 82

Contact@agaro.org —————— www.agaro.org

Association grenobloise d’aide et de recherche en Oncologie.
  

-Développement de la recherche médicale clinique et scientifique en Cancérologie. Ces actions sont soutenues par des professionnels de santé et une attachée de recherche clinique (ARC).
 

-Soutien aux patients atteints de cancer en leur proposant des thérapeutiques non médicamenteuses complémentaires pendant et/ou après les traitements du cancer.

 

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« EUROPA DONNA » - Forum France :

 

Coalition Européenne contre le cancer du sein.

Objectif : Améliorer et encourager le dépistage, les traitements, la qualité des soins, soutenir la recherche sur le cancer du sein, l’information, le soutien psychologique et social.

14, rue Corvisart / 75013 PARIS // Tél. 01.53.55.25.18  
Site : www.europadonna.org

——— Contact à LYON : Elisabeth Marnier au 06 81 26 90 14
Mail : delegation.lyon@europadonna.fr
Site web : http://www.europadonna.fr/

 

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« VIVRE COMME AVANT » :

 

- Écoute, soutien moral pour les personnes opérées d'un cancer du sein et surtout pour celles qui ont subi une ablation du sein :

14 rue Corvisart / 75013 PARIS // Tél. 01.53.55.25.26

Site web : www.vivrecommeavant.fr

—Pour plus d’information sur Lyon : Mme Jacomy au 04 72 98 86 01—-

 

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"LA VIE AUTOUR" :

 


La Vie Autour est un guide intéractif des soins oncologiques de support pour que tous les patients puissent mieux vivre leur cancer au quotidien. Cette plateforme vous permet de voir en un clin d'oeil les différentes associations proches de vous. Une mine d'informations très utile pour être accompagné !

Site web : https://www.lavieautour.fr/

 

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« CANCER DU SEIN, RESTER FEMME, VIVRE BIEN » :

 

Maison des Associations / 67, rue St François de Sales / 73000 Chambéry / Tél : 04 79 33 95 77

Sophrologie, atelier ludique d'écriture, soins esthétiques et bien-être, relation d'aide et d’écoute, partages, actions locales pour Octobre Rose, marche/course Odysséa, soutien, chaleur humaine.

 

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« LOURDES CANCER ESPÉRANCE » :

Solidarité, service, partage, dialogue, visites aux malades, chaîne d'amitié. Pèlerinages annuels organisés grâce à des bénévoles.

Site : lourdescanceresperance.fr / TÉL : 05 62 42 11 91
À Lyon : 04 78 68 89 70 ——

 

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"LA MAISON DE LA VIE" :

 

Vous propose de passer une semaine durant votre rémission et après vos traitements, dans un château avec d’autres personnes, pour un formidable programme, afin de se donner le temps de la reconstruction.

www.maisondelavie.fr

 

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PHILIPPE :

 

Soulage, guéri, embelli la vie, remise en place sans toucher.

À Ozan (01 190), route de Chevroux, dans l’Ain, reçoit sans rendez-vous :

les samedis entre 9 h et 11 h, les lundis de 14 h à 17 h et les mercredis de 14 h à 17 h.

 

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« Des sommets pour Rebondir » :

 

Des femmes, des montagnes, des projets, de la solidarité, du bien être, du plaisir.

« Des sommets pour Rebondir a pour vocation de permettre à des femmes confrontées au cancer d’accéder à des activités de montagne, en privilégiant la convivialité et la solidarité. »

www.dessommetspourrebondir.com  

Email : desssommetspourrebondir@gmail.com

 

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« InPACT / Intermédiation pour des Projets d’Activités  :

Cancer et Travail » :

 

S’adresse en Rhône-Alpes aux personnes de plus de seize ans atteintes ou ayant été atteintes d’un cancer, volontaires pour travailler à leur propre plan d’action de maintien ou de retour à l’emploi.

Contact : coaction38@gmail.com / Tél : 06 95 73 69 74

 

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LES ESPACES DE RENCONTRES ET D’INFORMATION (ERI) :

 

Au nombre de 35 en France, c’est un espace où l’on peut se poser et échanger avec une animatrice, y trouver bientôt cet ouvrage, des livres et de nombreuses documentations sur les soins, sur l’esthétique durant le cancer, les perruques et foulards, les associations d’accompagnement, sur la sexualité pour l’homme et la femme, etc.

 

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"LES AMIS DU NÉNUPHAR" :

 

Association de soutien pour la diffusion gratuite du livre de Chloé Renault : « Le Nénuphar, carnet de route avec un cancer » et pour la création d’espaces accueillants d’échange autour du cancer et du rôle de l’entourage.

SITE : www.lesamisdunenuphar.fr

Pour le livre : www.lenenuphar.fr

 

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« TRIBU CANCER » :

 

www.maildenuit.com ou www.tribucancer.org

 

Soutien psychologique par email de nuit avec des professionnels à l’écoute pour les malades du cancer et leurs proches. Faire une demande par mail à : maildenuit@tribucancer.org. Permanence de nuit entre 21 heures et minuit.

 

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« ÉTINCELLE, RESTER FEMME AVEC UN CANCER » :


On y trouve gratuitement les services d’un nutritionniste, d’une esthéticienne, d’un psychologue, etc.

Association installée dans le centre de santé d’Issy-les-Moulineaux. Des antennes ont ouvert en Languedoc-Roussillon et Basse-Normandie.

www.etincelle.asso.fr

Tél. Région parisienne : 01 44 30 03 03
Tél. Languedoc-Roussillon : 04 67 58 94 23
Tél. Basse-Normandie : 02 31 34 97 92

20/10/2017

Mes textes d'amour, d'épreuves, de courage et de sourires à travers musique, espoir, transformations, poésie et résilience.

LA CHANCE D'UN AMOUR

ARC-EN-CIEL ------------violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,

 

 

 

La beauté d'un cycle
Sur la pente des couleurs
Se reflète dans mon éternité
D'amour minuscule
Et la puissance du mouvement
D'un regard complice
Me permet de relier
Tous les cailloux
De la misère de mon silence violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,
Afin de me souvenir
Que suivre la route
De l'amour arc-en-ciel
Me remplit de soleil.

 

Chloé L

 

 

----------------------------------RÉSILIENCE -------------------------------

 

L'écume des jours
de ma vie assassinée
reprend goût au sel
violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,mer,vague,vie,
j'ai tout jeté à la mer
mon passé et les mots durs

 

Chloé L

 

 

 

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LA CHANCE NÉE

EN MAIRIE ------------------------------ (histoire vraie)

 

Un jour un homme et une femme ont pu s'aimer et même se marier car le père de cette femme qui était juif a été sauvé par une secrétaire de Mairie.

"Non, il est hors de question que je mette une étoile jaune sur votre pièce d'identité," s'exclama la secrétaire.

Ce monsieur avait répondu à l'ordre des Nazis de se rendre en mairie afin de faire apposer cette étoile obligatoire sur les papiers d'identité, du fait de son origine.

Il ne savait pas que cette étoile était celle de la mort et qu'elle allait le condamner à une mort certaine, ainsi que tous les siens.

La secrétaire de Mairie a su désobéir aux ordres et a sauvé ainsi des dizaines de familles en Isère. Elle travaillait à Saint Martin le Vinoux.

La fille du juif sauvé a pu garder la vie sauve et tomba amoureuse, donnant la vie à deux beaux enfants. Elle voulut plus tard remercier cette femme et demander une plaque d'hommage pour elle, mais la maladie en a décidé autrement, la renvoyant vers le ciel.

C'est pour cela que j'écris aujourd'hui afin de terminer sa volonté car j'ai eu la chance de rencontrer un ange : son mari, cet homme qui sans cette secrétaire de Mairie n'aurait pas rencontré son grand amour.

 

 

 

 

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LE MUSICIEN ET
L'HOMME POLITIQUE___________

(Poème adressé à l’ensemble des hommes et des femmes
politiques, de quelque parti qu’ils ou qu’elles soient)




Dans la rue un musicien
Rencontra un beau jeune homme
Qui le prit pour un vieux chien
Et lui lança une pomme

Cet homme gagnait beaucoup
En gouvernant notre ville
Il avait un fier bagout
Sachant bien manier ses billes

Il se nommait politique
Maire et très vite ministre
Souriant de cent critiques
Évitant les grands yeux tristes

Ce matin-là vraiment chaud
Il déposa sa cravate
Sa veste et son blanc chapeau
Et sortit son jeu de cartes

Un roi de pique sortit
Et il pensa à son coeur
Puis à tous ses ennemis
Verdissant soudain de peur

Car il entendait un sonviolon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,mer,vague,vie,étoile,
Qui l’entourait de partout
Bondissant comme un ballon
Il pensa devenir fou

Le violon était si clair
Qu’il nettoya ses erreurs
L’homme fit donc marche arrière
Pour faire notre bonheur

Il brûla mille factures
Faux papiers et cent mensonges
Vendit toutes ses peintures
Pour que tous les pauvres mangent

Il donna son argent sale
Blanchi par la sombre drogue
Pour embaumer de pétales
La naissance d’un grand orgue

Puis il enleva sa veste
Pour jamais ne la tourner
Ayant sauvé le seul reste
De toutes ses qualités

Depuis ce matin il sut
Qu’une pomme toute nue
Peut bien faire à notre insu
Triompher l’homme des rues !

Chloé Laroche

 

http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/le-musicien-et-...

 

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COEUR GLACÉ

EN MILLE MORCEAUX ------------------

 

Toi dont le compagnon
Est mort dans tes bras
Quel espoir te reste-t-il
Au bout du chemin meurtri

Tu ne savais pas en roulant
En empruntant cette route
Que le verglas te l'arracherait
Que la mort vous guettait

Elle t'a plongée dans le coma
D'où tu es sortie en vie
Mais le coeur arraché
Tu as cherché ton chéri

En pleurs tu as découvert violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,mer,vague,vie,étoile,
La terrible absence
De celui que tu aimais
Près de ses cendres, tu penses

On te l'a dit puis redit
Que tout cela est venu
Sans aucune faute de ta part
Le verglas nous met à nu

Mais ton âme est écorchée
À tout jamais effondrée
Tu te reconstruis pas à pas
Votre amour vit en toi sans faillir.

 

Chloé L

 

 

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DIAGONALE

D'UNE REINE ------------------------ (à Myriam)

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Elle s'en est sortie, Myriam.

Sortie de son devoir féminin où elle s'ensablait à l'intérieur de la diagonale des tâches.

Elle est parti avec fougue vers le poignard de sa nuit fertile.

Mais le coup fatal du plongeon de l'opération la ramena aux saisons de sa trentaine.

Son sein barricadé de cicatrices la transforma en pirate arguant l'avenir avec de nouvelles voiles, un nouveau trousseau d'existence.

Elle regarda son compagnon et sut qu'elle s'était oubliée dans une fraternité à deux sans hâte ni désir passionné.

Aussi l'emmena t-elle au sein de la nature pour l'enlacer de toute sa féminité.

Les arbres semblaient danser autour d'eux et le sable fin de la rivière souriait doucement sous leurs deux corps enamourés.

La lune jeta un voile bleu sur le couple et Myriam sentit un souffle emporter les pires moments de la maladie.

 

Chloé L

 

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DANS LES VALLONS

DE MON VIOLON ------------violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,mer,vague,vie,étoile,

 

À toi l'enfant qui écoute mes sons
Je t'offre le coeur de la vie offerte en cordes
À toi l'ami qui nage en plein froid
Dans les remous rouges de l'existence
Je t'offre mon violon afin de te sauver des eaux
Toi l'enfant, tu plonges dans les volutes du bois
Et toi l'ami, tu t'accroches à mes éclisses
Puis soudain vous vous retrouvez sur la barque
D'un lac d'où sort la belle dame au chevalet d'ancre
Encre que j'inscris dans la résonance de mon instrument
Frotté à jamais par vos voix mêlées à l'archet pernambouc
Je vous emmène en un voyage au coeur du bois d'érable.

 

Chloé L

 

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SI TON MONDE

EST PÂLE ----------violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,mer,vague,vie,étoile,

 

 

Si ton monde est pâle
Va chercher le feu
Qui embellira ton âme
Jusqu'à rejoindre le soleil

Une étoile est morte
Mais revit la lumière
En un autre monde
Sans pleurer la mort

On traverse des déserts
Puis reviens l'espoir
De s'habiller de pourpre
Jusqu'au fond des abîmes

Un jour la mer est là, devant
Qui balaye le pire de l'impuissance
De nos illusions castrées
De nos roses écrasées

Si ton monde est pâle
Éclate ton coeur et crie
Pour que s'arrache le firmament
Et que vive ton être

Une étoile s'est tue
À jamais sur le sable
Renversée par une vague
Choc sans retour

Mais cette vague l'a portée
Au-delà d'elle-même
Pour que jamais l'ombre
Ne l'entraîne vers la pâleur

d'un univers terne et triste.

 

Chloé L

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18/10/2017

Voici l'histoire authentique d'un architecte qui a su trouver sa vocation après un parcours scolaire difficile.

 

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Bonjour à tous et toutes,

 

J'aimerais raconter chaque jour des histoires comme celle-ci, afin de donner de l'espoir à ceux qui me lisent.. aux jeunes surtout, dans le cas présent, ainsi qu'à leurs parents parfois démunis ou désespérés.

C'est l'histoire d'un jeune garçon à qui une institutrice avait dit : "Tu es vraiment un imbécile" et qui était placé au fond de la classe, avec des brimades au fil des années de scolarité.

Puis il a été reconnu dyslexique à un certain moment. À partir de là, ses maux de ventre se sont arrêtés. Il s'est senti pris en compte et accompagné. Il a été suivi par une excellente orthophoniste avec laquelle il se sentait en confiance.

Et puis, il a choisi une filière de Bac professionnel, laissant la filière dite normale. Là, les enseignements lui parurent plus concrets et plus intéressants. Sa classe faisait des visites d'entreprises et d'écoles ; cela l'enrichissait et lui ouvrait une fenêtre sur le monde réel du travail, qui pouvait être aussi fait de passions.

Un jour, il devait se rendre dans une école supérieure avec ses camarades. Mais avec l'un de ses amis de promotion, ils furent soudain attirés par un  bâtiment juste en face. C'était l'école d'architecture.

Ils décidèrent tous les deux, avec l'accord de leur enseignant, de s'extraire de la visite prévue pour passer quelques heures à découvrir l'école d'architecture.

Le soir-même, il dit à ses parents que c'est cette école qu'il souhaitait faire et qu'il arriverait à passer les tests d'entrée, après avoir réussi son Bac. Il paraissait si sûr de lui que sa famille étonnée lui fit confiance et l'écouta.

Le jeune homme réussit son Bac ainsi que les tests d'entrée, travaillant d'arrache-pied. Puis il entra dans cette école qu'il visait et fit ses six années d'études d'architecture.

Il repensait parfois à ces mots si blessants entendus durant sa scolarité par les enseignants, par les professeurs. On lui reprochait tant de choses. D'être un cancre, de ne rien comprendre comme les autres, d'être trop distant des devoirs et des leçons, de comprendre différemment, d'appréhender le monde à sa façon.

On l'avait obligé à redoubler deux fois, au collège et au lycée. Ses parents étaient convoqués régulièrement et montrés du doigt, comme des personnes peu capables d'élever un enfant normalement. Pourtant, ils donnaient le meilleur d'eux-mêmes et se trouvaient au final désespérés de vivre tout cela, ressentant une profonde injustice et une grande solitude.

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Le jeune homme a finalement tenu durant ses six années d'études supérieures, assidu et sérieux. C'est merveilleux, remarquable. Combien sont capables de cela ?

À la réussite de son diplôme, il a décidé avec l'un de ses collègues étudiants de créer leur entreprise. Puis ils ont été rejoints par d'autres architectes. Aujourd'hui il exerce toujours. Il a des enfants. Ses parents sont fiers de lui.

Je souhaite que ce témoignage véridique puisse servir à des enseignants, à des enfants, des jeunes, des parents... afin que chacun reste dans le respect et dans l'espoir du chemin de l'autre.

Chloé Laroche

 

http://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/voici-...

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17/10/2017

Ma nouvelle en hommage au Refuge et aux couples de femmes homosexuelles, écrite pour le respect de tous les couples homos.

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Je vous invite à lire sur "SHORT Édition" cette histoire que j'ai écrite et que j'offre à tous les couples de femmes homosexuelles.

Vous pouvez aussi la lire ci-dessous.

Personnellement, je ne suis pas homosexuelle mais je défends la cause des homos, hommes et femmes.

Alors, que cette nouvelle contribue à leur respect et à plus de tolérance envers leur "différence".

Amicalement à tous, Chloé L

 

Copier le lien ci-dessous et le coller dans votre barre internet :

 http://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/le-dialogue-de-la-dent-de-crolles

 

 ------------ Le Refuge est une association française fondée en 2003 et dont la vocation est d'offrir un hébergement temporaire et de soutenir les jeunes homosexuels majeurs victimes d'homophobie et de transphobie, notamment dans le cadre de leur propre cellule familiale. Le siège de l'association se situe à Montpellier, et se compose de seize autres délégations opérationnelles.

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LE DIALOGUE

DE LA DENT

DE CROLLES

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Brigitte vivait toujours avec Anne, son ex-compagne, et ne souhaitait pas quitter le précieux havre de paix que représentait leur maison ; celle-ci avait abrité leur amour dans un petit village perché se tenant au bout d’une route, dans la montagne. Brigitte trouvait la paix ici, au bout du monde ; la fin de sa relation avec Anne n’avait rien changé à cela. Pourtant, elle était inquiète car ses compagnes successives lui demandaient à chaque fois de partir, de renoncer à ce charmant refuge, de trancher avec cette belle dame envers qui elle conservait affection et loyauté, ainsi que la tendresse d’une amitié pure et dénuée de tout désir et de toute pensée charnelle.

Comment faire pour expliquer l’inexplicable, l’inextricable... Elle proposait à ses nouvelles amies de rencontrer cette femme afin de prouver par A plus B que C n’existait plus, C représentant le couple d’Anne et Brigitte. Mais il est toujours délicat de vouloir éteindre l’incendie en y ajoutant des étincelles.

Brigitte était femme pompier volontaire et gagnait sa vie en pratiquant un métier de passion : le métier d’ambulancier. Le fait de côtoyer chaque jour la maladie, la mort, le handicap, les accidents graves, remet chacun d’équerre face à l’évidence de l’essentiel, l’essentiel étant de vivre sa vie comme on le ressent profondément, intimement.

Le métier d’ambulancier apporte cette dimension du respect de la différence et du choix de vie de ses collègues, des patients transportés. La couleur de peau n’importe plus, ni le choix sexuel, ni les croyances, puisque la mort rôde. Seul l’amour et le coeur demeurent, cet amour transmis dans un regard, l’espérance à laquelle s’accroche le blessé, cette onde universelle qui fait tourner le monde à travers la beauté et la joie de la lumière infinie d’une vague d’océan.short edition,homosexuel,lesbienne,amour,rencontre,séparation,divorce,mariage,ambulancier,femme,route,dent de crolles,cancer,sein,maladie,mort,honte,peur,espoir,village,montagne,love,courage,départ,quitter,passé,présent,avenir,écoute,communication,dialogue,refuge,protection,société,respect,différence,métier,taxi,médical,patient,confidence,isère,union,homo

Tant que le souffle est là, tant que le sang coule dans les veines, le reste est une question de liberté et de libre choix de ses directions. Brigitte adorait pour cela son métier et tous ses collègues connaissaient son homosexualité. Cependant, elle évitait de l’annoncer aux patients transportés afin de garder son innocence et sa légèreté face à des critiques qu’elle n’aurait pu parer, sauf par une sortie de route ou un arrêt brutal du véhicule. En effet, elle était souvent seule avec les patients, les conduisant à leurs rendez-vous. Le tête à tête était parfois long, jusqu’à trois heures de temps, aussi devait-elle garder sa vie privée tel un jardin secret dont elle seule aurait la clé.

Parfois elle y laissait entrer des personnes capables de tolérer sa différence, assez ouverts de coeur et d’esprit pour comprendre l’immensité de son choix de vie et d’amours. Elle était alors rarement déçue de pouvoir faire découvrir ses plates-bandes fleuries et ses roseraies colorées. Les rares personnes qui la décevaient se retrouvaient très rapidement au milieu des orties et des chardons, recherchant au plus vite la porte de la sortie.

Un jour différent des autres, alors que le soleil illuminait la route de montagne qu’elle avait empruntée, sur le plateau de la Dent de Crolles, Brigitte se tenait au côté d’une personne qu’elle devait descendre dans la plaine pour ses traitements. C’était la cinquième fois qu’elle la transportait. La Dent de Crolles se tenait au-dessus d’elles dans une majesté matinale de montagne mythique et, telle un témoin de leur trajet, regardait dans leur direction en tendant l’oreille et les angles de ses parois abruptes.

La patiente assise à ses côtés s’adressa soudain à Brigitte : «Je sens bien que vous êtes différente. Vous savez, moi, je n’ai jamais assumé cela et cela m’a consumée. Le cancer me ronge et j’essaye de m’en sortir. Je veux vivre et aimer. J’ai été éprise autrefois d’une femme à qui j’avais dévoilé à demi-mot mon amour. Mais cette personne m’a rejetée dédaigneusement, provoquant un arrêt final à notre longue amitié. Il est difficile d’ouvrir son coeur et d’oser sa différence. »short edition,homosexuel,lesbienne,amour,rencontre,séparation,divorce,mariage,ambulancier,femme,route,dent de crolles,cancer,sein,maladie,mort,honte,peur,espoir,village,montagne,love,courage,départ,quitter,passé,présent,avenir,écoute,communication,dialogue,refuge,protection,société,respect,différence,métier,taxi,médical,patient,confidence,isère,union,homo

Brigitte, émue, ne quittait pas la route des yeux et sentit les larmes basculer des yeux aux joues. Soudain, l’émotion fut trop forte et provoqua un garage du taxi ambulancier à l’entrée du grand tunnel. La femme ambulancière se gara en toute sécurité et arrêta le contact du véhicule. Celui-ci fut assez surpris de cette décision surprenante et peu habituelle de son chauffeur féminin. Brigitte regarda sa patiente et appuya sa main sur la sienne, lui disant : «Vous verrez, vous rencontrerez la femme dans laquelle vous trouverez le feu correspondant au vôtre et alors il n’y aura pas de sirène de pompier ni de fanfare. L’amour sera là et, par son eau fraiche et limpide, agrandira l’espace de vos deux coeurs enflammés. »

La patiente sourit. Elle s’appelait Amandine. Elle avait perdu ses cheveux à cause de ses traitements mais elle était belle sous les rayons du soleil naissant. short edition,homosexuel,lesbienne,amour,rencontre,séparation,divorce,mariage,ambulancier,femme,route,dent de crolles,cancer,sein,maladie,mort,honte,peur,espoir,village,montagne,love,courage,départ,quitter,passé,présent,avenir,écoute,communication,dialogue,refuge,protection,société,respect,différence,métier,taxi,médical,patient,confidence,isère,union,homo

-Mais quelle femme voudra de moi avec un sein en moins ? J’ai été opérée. C’est une véritable mutilation, un choc énorme, insurmontable. 

 

-Vous savez, lui répondit Brigitte, vous êtes telle une amazone galopant avec votre arc de vie et votre flèche de désir. Lorsqu’elle aura trouvé sa cible d’amour, cette flèche ravira le coeur de la femme qui vous aimera telle que vous êtes. Vous êtes un tout et, même avec un seul sein, vous êtes encore vous-même. Dans mon métier, j'ai rencontré tant de personnes sans jambes, sans bras, sans mains, sans espoir de remarcher, handicapées de l'âme et du corps. Mais ce qu'elles savent au plus profond de leur coeur, c’est qu'elles ont gardé la vie et qu’elles se battent jour après jour pour gagner des centimètres de marche et d’avancées, pour gagner des mètres loin de l’horreur qui s’est abattue sur elles. Vous êtes comme ces personnes : handicapée, mutilée, diminuée d'une partie de vous-même. Alors restez vous-même : belle, battante, combattante, désirante, vivante, inventive. »

Amandine avait avalé tout le soleil de la montagne. La Dent de Crolles avait tagué son mordant sur la vie et le véhicule se remit en marche doucement vers l’hôpital. Elles n'étaient pas en retard. La vie avait pris de l’avance sur la maladie, une belle avance.

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Ce soir-là, sur la Dent de Crolles, on put voir et contempler un nuage rose accroché au sommet sur un ciel étoilé naissant de crépuscule.

Chloé Larocheshort edition,homosexuel,lesbienne,amour,rencontre,séparation,divorce,mariage,ambulancier,femme,route,dent de crolles,cancer,sein,maladie,mort,honte,peur,espoir,village,montagne,love,courage,départ,quitter,passé,présent,avenir,écoute,communication,dialogue,refuge,protection,société,respect,différence,métier,taxi,médical,patient,confidence,isère,union,homo

http://www.ulule.com/livre-cancer/

 

 

09/10/2017

Violon, loup et baskets... et autres textes de Chloé Laroche. Poésie, rêves, réalité, humanisme et réflexions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DIAGONALE D'UNE REINE

 

Elle s'en est sortie, Myriam. Sortie de son devoir féminin où elle s'ensablait à l'intérieur de la diagonale des tâches.

Elle est parti avec fougue vers le poignard de sa nuit fertile. Mais le coup fatal du plongeon de l'opération du sein la ramena aux saisons de sa trentaine.

Son sein barricadé de cicatrices la transforma en pirate arguant l'avenir avec de nouvelles voiles, un nouveau trousseau d'existence.

Elle regarda son compagnon et sut qu'elle s'était oubliée dans une fraternité à deux sans hâte ni désir passionné.

Aussi l'emmena t-elle au sein de la nature pour l'enlacer de toute sa féminité.

Les arbres semblaient danser autour d'eux et le sable fin de la rivière souriait doucement sous leurs deux corps enamourés.

La lune jeta un voile bleu sur le couple et Myriam sentit un souffle emporter les pires moments de la maladie, les pires souvenirs de son cancer.

 

Chloé Laroche

 

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RÊVE OURSON

 

Je me trouve dans une grande maison avec mon fils de douze ans. Il se trouve tout en bas et je suis en haut.

À travers une lucarne, j'observe la Voie Lactée et je reconnais la Grande Ourse et son chariot d'étoiles.

Je me laisse prendre dans la constellation galopante et je traverse l'univers qui me décharge soudain de tous mes soucis.

-Ne t'inquiète pas petite mère. Nous aussi on a des soucis avec vous les humains. Ce n'est pas parce qu'il te répond mal que tout est perdu. Ton fils a de la colère envers la vie, c'est tout.
-De la colère ?
-Oui, cette colère qu'il avait quand son père est décédé du cancer. Et puis ce cancer qui a emporté aussi sa grand-mère. Aujourd'hui c'est toi qui est atteinte aussi. Il a peur de te perdre.
-Comment le rassurer ?
-En te battant, en lui disant que tu l'aimes et que tu seras toujours là pour lui, comme nous on est là pour toi, invisibles mais présents.
-Donc, peut-être alors que je vais mourir aussi...
-Oui mais cela n'est pas grave. Les humains meurent tous un jour. L'important est d'être comme un soleil, briller à fond, donner de toute ton âme, aimer très fort, embrasser pleinement la vie."

Je me réveille soudain et j'entends mon fils m'appeler. Je descends les escaliers mais un ours est là. J'ai peur pour mon fils. Peur pour moi de ne pouvoir le protéger alors qu'il a encore besoin de moi. L'ours grogne, il est très menaçant. Il me dit que je vais peut-être mourir mais mon fils sera épargné. Mon fils grandira et deviendra un adulte. Le cancer est un ours mais si j'arrive à le dompter, peut-être que je serai toujours la maman que je souhaite rester afin d'accompagner mon enfant jusqu'à l'autonomie.

Finalement, j'arrive à parler à l'ours qui sort par la porte de derrière. Il part dans la forêt et me laisse en vie. Mon fils ne l'a pas vu mais quand il me voit, il se jette dans mes bras.

-Maman, je t'aime. Tu sais cette nuit j'ai fait un cauchemar. J'ai rêvé qu'un ours te mangeait et qu'une grosse boule roulait vers moi pour m'écraser mais qu'une étoile arrivait du ciel pour détruire la boule. Et toi tu sortais de l'ours toute vivante. Ce n'était plus un cauchemar, c'était beau, maman."

Alors j'ai embrassé mon fils très fort et on a eu plein de larmes irisées de soleil.

 

Chloé Laroche

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05/10/2017

Mon livre sur le couple traversant l'épreuve du cancer sort cette semaine. "Il en ailes, Elle en île". Comment le commander et où le trouver ?

Mon livre sur le couple traversant l'épreuve du cancer sort cette semaine.

 

 

Il est possible de le commander afin de soutenir mon action.

 

Je le distribue gratuitement dans les Centres D'INFORMATION et associations de soutien et de soins des personnes atteintes par le cancer. Quand vous achetez un livre, je peux alors en donner deux.

 

INFO ----- au 10 décembre 2017, j'ai déjà pu distribuer gratuitement plus de 200 exemplaires, sur Grenoble et Lyon essentiellement -----

 

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« IL EN AILES, ELLE EN ÎLE ——-
                          Lorsque le couple traverse le cancer »

-avec de nombreux textes et

photos de paysages isérois

prises par l’auteur-

 

—————— 6 EUROS —————------

plus 3 euros pour les frais de port (pour un envoi jusqu’à deux livres)-----------------


Cet ouvrage est distribué gratuitement dans les centres et associations d'accompagnement des personnes atteintes par le cancer, ainsi que dans les hôpitaux et cliniques.

Pour un livre acheté par vos soins, au prix de six euros, je peux en distribuer deux gratuitement dans les centres spécialisés contre le cancer et vous recevrez votre exemplaire, si vous avez rajouté au montant trois euros de frais de port. Pour douze euros, vous recevrez deux livres et je pourrai grâce à vous en distribuer 4. Pour 24 euros et quatre livres pour vous, je pourrai en distribuer 8.

Vous avez aussi la possibilité de faire un don supplémentaire afin d’aider à l’impression et pour soutenir la distribution gratuite de mon ouvrage.


Voici le résumé de l'ouvrage :

 

Ce livre a été écrit par Chloé Laroche en quelques jours, après un rêve, durant son traitement de chimiothérapie contre le cancer de sein et après son opération, en 2017.

Son compagnon a vécu le cancer un an avant elle et a été opéré de la prostate. Chloé a souhaité par ce témoignage réel, issu et inspiré de véritables dialogues avec son conjoint, montrer combien le couple peut être désemparé mais aussi combatif et renforcé face à cette maladie.
 

C’est à force de communication et de dialogues que l’homme et la femme peuvent avancer sur le chemin difficile des traitements, de l’annonce de la maladie et du corps transformé.
 

Mais lorsque le cancer arrive dans une vie où les épreuves ont déjà fait leur chemin, à travers deuils et douleurs morales, comment faire pour croire encore en la vie, en la guérison et en l’avenir ?
 

Au travers de nombreux dialogues et pensées illustrés par ses propres photos prises lors de ses balades au sein de sa belle région du Dauphiné, Chloé Laroche essaye de vous apporter espérance et beauté des yeux, pour plus de sérénité dans le coeur et dans l’âme.

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VOTRE COMMANDE  :

 

Vous pouvez commander par mail :  ac.laroche38@gmail.com… en vous inspirant du bon de souscription ci-dessous,

ou par voie postale à l’adresse suivante en joignant votre chèque, fait à l’ordre de mon nom, Chloé Laroche, et en renvoyant le bon à découper ci-dessous ou bien en écrivant un courrier libre à :

Mr Parisi / Association « Les Amis de Marcorel » / 345, Chemin de l’Oursière - 38330 Saint Ismier

Pensez bien, s’il vous plaît, à rajouter trois euros pour les envois jusqu’à deux livres et à bien me donner votre adresse par mail.

 

—————— En vous remerciant infiniment pour votre soutien et vos commandes.

 

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Bon de commande :

Je commande 1 exemplaire (6 euros)  (entourer votre choix) ou
2 exemplaires (12 euros)  / 3 exemplaires (18 euros) / 4 exempl. (24 euros)

Plus ? …….

Je souhaite faire un don de………. et recevoir ……..  exemplaires.

ENVOI

-à venir chercher sur Grenoble au Mel's Café, place Gustave Rivet,
ou à Domène ou bien Saint Ismier (merci d’entourer votre choix)
ou
-à envoyer à votre adresse (ajouter 3 euros de frais de port jusqu’à deux livres)

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LE LIVRE :

 

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04/10/2017

Récit véritable concernant une maman et son fils de douze ans. Phobie scolaire et douleurs handicapantes. Absentéisme et signalement.

Ce témoignage raconte des faits véritables concernant une maman et son fils.

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Mon fils a aujourd'hui douze ans et depuis son entrée en sixième en 2015, des maux de ventre récurrents causent un absentéisme important.

Fin septembre 2015, il a été victime d'une humiliation de la part d'autres élèves en étant mis à demi-nu, son pantalon ôté, le reste descendu. Il a reçu un avertissement écrit sur son carnet de correspondance, car il a cherché à se défendre. "Dans ce cas, on ne se défend pas, on appelle à l'aide les adultes."

Cela a résonné avec une même scène vécue au CP, en cour de récréation, avec l'obligation imposée par des grands de manger de la terre et le pantalon descendu aussi devant tout le monde. Le Directeur l'avait rabroué devant les autres, comme si c'était lui qui avait montré son derrière intentionnellement.

Puis il y a eu le drame du Bataclan et le massacre à Paris. À la suite de cet attentat, les classes ont été prévenues du danger et des risques encourus dans les collèges. Un professeur a déclaré devant mon fils et ses camarades qu'il avait très peur lui-même. Cela a beaucoup choqué mon fils et a créé des peurs supplémentaires et des angoisses.

Le 10 décembre 2015, suite à des absences répétées, une date de rencontre au sein du collège nous a été proposée pour la mise en place d’un PAI (projet d’accueil individualisé).

La professeur principale, qui était professeur d’anglais, m’avait bien spécifié début décembre, que mon fils avait toujours un bon niveau et suivait malgré ses absences. Il arrivait à récupérer les cours et le retard à la maison. J’avais de bons retours de la part de plusieurs professeurs.

Des mots rassurants ont été prononcés lors de cette réunion du PAI envers mon fils et moi. L'équipe pédagogique et médicale présente savait que mon fils avait perdu son père à l'âge de trois ans et ses grands parents à sept ans (cancer et suicide) et que les deuils pesaient lourds dans son parcours de vie. Ils savaient qu’il avait été détecté porteur de précocité. Et aussi qu’il avait subi des actes d’humiliation et de harcèlement au cours de sa scolarité par trois fois.

Cette réunion a été riche en compréhension et échanges fructueux face à l’état de santé de mon fils, afin de prendre en compte sa fatigue, ses angoisses, ses insomnies et ses maux de ventre. Elle avait été pleine d’espoir pour mon fils qui a entendu la médecin scolaire le rassurer et lui dire que nous allions tous l’aider et l’accompagner et qu’il ne devait pas s’inquiéter.

L'assistante sociale du collège était présente aussi et a été plutôt sympathique et encourageante. Elle m’a même conseillé d’essayer plusieurs thérapies, comme l’hypnose et la sophrologie.

Nous sommes sortis de cette réunion très confiants et soulagés. Mon fils était apaisé aussi de voir que tout le monde s’harmonisait pour l’aider et le comprendre.

Puis, alors qu'il y avait eu tout de même deux semaines de vacances de Noël et peu de temps passé depuis le début de PAI, j’ai été convoquée au collège le 21 janvier 2016.

La médecin scolaire m'a annoncé sans aucun ménagement comme dans un tribunal, devant l'infirmière, l'assistante sociale et la Conseillère Principale d'Education... que mon fils était en "danger avec moi", que je voulais "le garder à la maison", que je faisais du "tourisme médical" en étant allée voir plusieurs médecins pour lui, que le PAI était fini avec l'arrêt immédiat de l'emploi du temps allégé et enfin qu'ils allaient faire un signalement.

Ces femmes m'ont reproché de me précipiter au Collège pour venir chercher mon fils en cas de douleurs : « Quand la Vie Scolaire vous appelle parce que votre fils a mal au ventre, vous venez de suite, trop vite. » J'ai répondu : "Ah bon, mais si je ne viens pas de suite, à cause de mon travail, le Collège me rappelle en me demandant instamment de venir chercher mon fils !!" Ils ont donc été témoins de nombreuses fois que mon fils avait donc bien mal, puisqu'on m'a demandé de nombreuses fois de venir le chercher.

L’infirmière renchérit alors avec mépris : «Vous pensez, l’autre jour, votre fils m’a répondu : « Cela ne sert à rien de prendre le médicament laissé au Collège : ça ne marche pas, j'ai toujours mal. »

Hé bien oui, c’est la parole d’un enfant ; il souffre ; il voit que personne ne le croit, même les médecins ; il en a assez de prendre des médicaments qui ne le soulagent pas et d'essayer des traitements. Il attend sa mère qui doit venir le chercher parce que les surveillants voient bien qu’il a mal, vraiment mal, et qu’ils ont appelé à la maison ou au travail de maman.

Au cours de cette réunion, la médecin scolaire a eu des mots très durs envers moi, employant un ton sec et péremptoire, n’acceptant aucune réponse de ma part, me renvoyant à ma chaumière aussitôt. Elle m’a accusée de vouloir garder mon fils chez moi. Alors que je travaille et qu’il me faut trouver des solutions de garde pour chaque absence !?

Le ton pris envers moi ne contenait aucun respect, bien au contraire. La médecin scolaire me reprocha avec virulence de n’avoir pas encore fait une certaine analyse médicale, prévue quelques jours plus tard. De quel droit se mêlait-elle à ce point-là du dossier médical, en en parlant devant toute l’équipe de Direction ?

De quel droit me dire ces mots : « Votre fils est précoce. Ces enfants sont assez intelligents pour manipuler l’entourage et faire croire à des maux, à des douleurs, qui ne sont là, somme toute, certainement que dans la tête. »

Cher lecteur, que feriez-vous, que diriez-vous si… alors qu’on a mis en place un projet d’accueil individualisé pour votre enfant qui souffre de maux physiques en classe de sixième, que diriez-vous qu’on vous convoque un mois après pour vous dire : « On arrête tout, votre enfant est en danger avec vous, on va faire un signalement, on demande une enquête sociale sur vous ».

Cela a été un véritable choc car quel temps a-t-on laissé à mon fils pour qu’il fasse ses preuves et puisse être vraiment aidé et soutenu ?

La professeur principale n’a jamais signé le PAI, ce qui est un grand manquement, et les professeurs n’avaient aucun représentant lors de la réunion du 10 décembre. Ils ont joué pourtant un rôle essentiel ensuite, puisque certains ont pris en compte immédiatement le PAI, comme le professeur de mathématiques, mais pas tous, puisque certains professeurs, à la date de la réunion du 21 janvier, ne s’étaient pas encore penchés dessus, ne sachant pas organiser les évaluations manquées ni les cours.

Ainsi un des professeurs m’a écrit le 9 février : « Vous avez bien fait de m’écrire car je ne me suis pas spécialement penché sur le PAI de votre fils. » Ce professeur avait eu des absences et voyait la classe de mon fils assez rarement.

Il était demandé dans ce PAI que mon fils ait un emploi du temps allégé, avec dix heures de moins par semaine de cours. Il était prévu aussi que les évaluations manquées puissent être faites à la maison, ainsi que les devoirs et certains cours à rattraper, en collaboration avec certains camarades de cours s’organisant pour aider mon fils lors de ses absences.

Mon fils a été absent à des moments où il aurait dû être présent car, en effet, les douleurs ne suivent pas le calendrier. Pourtant, je vous promets qu’il a fait tous les efforts possibles à faire les devoirs demandés et les cours à la maison. Cependant, même lors de ses absences permises par le nouveau calendrier, certaines évaluations ne lui ont pas été données, ceci étant dû au fait que certains professeurs n’avaient pas encore pris en compte le PAI. Il ne faut pas oublier non plus les deux semaines des vacances de Noël durant ce laps de temps, entre les deux réunions.

Lors de cette triste rencontre du 21 janvier, le manque d'évaluations faites m’a -au final- été reproché. On m’a dit : « C’est à votre fils de récupérer l’évaluation manquée à chaque fois auprès de chaque professeur. » Mon fils est plutôt timide et puis, il ne peut deviner qu’en son absence, une évaluation a été faite ! Je pense plutôt à un manque de coordination entre la Direction et les professeurs. En effet, même lors de ses absences permises par le calendrier, nombre de professeurs n'avaient pas noté que mon fils pouvait rattraper l'évaluation à la maison, dans des conditions d'examen prévues par le PAI.

Je suis donc partie de cette réunion… humiliée, laminée et meurtrie.

Mais ce n'est pas tout ce qui s'est passé ce jour-là du 21 janvier.

J'étais seule alors à élever mon fils mais heureusement, il y avait une personne sur qui je peux compter encore aujourd'hui : Marc, son "papé" d’adoption et son parrain, qui est à la retraite, à 75 ans et qui s’en occupe lorsque je travaille et que mon fils est malade. Le père de mon fils est décédé, alors qu’il avait trois ans. Cet homme -Marc- qui a adopté deux filles de Roumanie et du Bénin avec moi il y a maintenant quinze ans est mon ex-mari mais nous avons gardé un lien familial d’entraide pour les enfants.

Hé bien, l’après-midi même de cette réunion du 21 janvier, l’assistante sociale a voulu rencontrer mon fils seul, avec une personne de la Direction. Elle lui a dit qu’il ne devait pas appeler cet homme « Papé », car il n’était pas son grand-père. Elle lui a dit ne pas comprendre pourquoi il l’appelait comme cela. Elle l’a cuisiné sur diverses choses, notamment sur sa précocité aussi, et ses maux de ventre, en lui disant que tout cela était dans la tête et qu’il allait falloir gérer cela très vite pour venir en cours.

Suite à tout cela, mon fils et moi-même avons perdu la confiance et subi un processus destructif dans l’élan constructif dans lequel nous étions pour finir de mettre en place le PAI avec chaque professeur. Certains parents d’élèves m’ont beaucoup aidée encore pour récupérer les cours et poursuivre de notre mieux le PAI, mais en sachant que l’emploi du temps allégé avait été définitivement supprimé.

Concernant les absences de mon fils, j’avais toujours signé le cahier de correspondance et prévenu le Collège, mais il a dû y avoir des erreurs car, alors que mon fils avait été absent pour raisons médicales, ou bien pour être allé aux Urgences, ou pour voir un médecin, il était noté assez souvent « pour raisons personnelles » sur le rapport officiel.

Puis, lorsque le cahier de correspondance a été rempli jusqu’au bout, j’ai envoyé deux mails pour justifier des absences par écrit. Entre temps, j’ai reçu très vite début février deux courriers. L’un venant du Rectorat, Académie de Grenoble, me menaçant d’une amende de 750 euros pour absences « sans motifs légitimes ni excuses valables ». L’autre venant du Conseil Départemental, me convoquant pour le début de l’enquête sociale. Le signalement avait donc été effectué, malgré divers courriers de justifications que j’avais pu faire à la Direction.

Toutes ces personnes n’ont pas dû lire le contenu de la loi L 131-8, bien envoyée à tous les Principaux et Directions de Collège dans la circulaire n° 2014-159 du 24-12-2014 : «Conformément aux dispositions de l'article L. 131-8 du code de l'éducation, les seuls motifs réputés légitimes d'absence sont les suivants : maladie de l'enfant, maladie transmissible ou contagieuse d'un membre de la famille, réunion solennelle de famille, empêchement résultant de la difficulté accidentelle des communications, absence temporaire des personnes responsables lorsque les enfants les suivent. Les autres motifs sont appréciés par l'autorité de l'État compétente en matière d’éducation (…… ). Il est rappelé que les certificats médicaux ne sont exigibles que dans les cas de maladies contagieuses.»

Et toutes ces personnes n’ont sûrement pas lu ceci, texte faisant partie de la même circulaire : «L'absentéisme d'un enfant ou d'un adolescent est un sujet de préoccupation et d'inquiétude, voire de désarroi, pour les familles confrontées à ce problème. Il importe de les aider et de les accompagner afin de leur donner les moyens de réagir quand elles sont démunies et d'éviter ainsi qu'elles ne s'y résignent. L'absentéisme est un phénomène complexe qui peut résulter de différents facteurs. Ceux-ci peuvent être d'ordre scolaire : difficultés sur le plan scolaire (notamment passage d'un cycle ou d'un degré à l'autre, difficultés dans l'orientation, défaut d'adaptation à l'organisation scolaire, aux modalités d'évaluation), climat scolaire peu favorable (élèves victimes de violence ou de harcèlement, relations difficiles avec les personnels de l'établissement ou avec les autres élèves), mais ils peuvent aussi concerner le plan social, familial et de la SANTÉ. Face à l'ensemble de ces facteurs, il est donc nécessaire d'apporter des réponses diversifiées.»

Tout cela a été choquant et très humiliant pour moi, en tant que maman inquiète de la situation médicale et scolaire de mon fils.

J’ai donc répondu à l’Inspecteur d’Académie, écrit au Médiateur du Rectorat et me suis présentée aux convocations. La première réunion concernant l’enquête sociale s’est faite au sein de bureaux administratifs de la Direction Territoriale, avec une assistante sociale et une personne représentant le corps médical en relation avec le monde de l’enfance : une infirmière-puéricultrice.

J’ai été assaillie de multiples questions sur ma vie, mon fils, mes filles adoptives, ma grossesse, mes lieux de vie, etc. Ils savaient déjà beaucoup de choses, notamment les difficultés rencontrées avec ma seconde fille adoptive, avec qui nous avions rencontré des problèmes éducatifs liés à une adolescence très difficile et un peu normale suite à l’enfance au Bénin de ma fille, qui avait connu deux orphelinats. La liaison entre ces deux époques de ma vie, entre ma fille et mon fils, a été plutôt cruelle.

On m’a rappelé aussi la période de ma première fille, décédée à l’âge de deux ans et demi, en 1997, d’une encéphalite foudroyante.

Mon fils a été ensuite convoqué tout seul devant les dames de l’enquête sociale puis elles sont venues durant deux heures à mon domicile, me reposant encore beaucoup de questions personnelles, visitant la chambre de mon fils et essayant de comprendre ce qui s’était mal passé avec le collège, me demandant même quelles responsabilités j’avais dans tout cela.

Étant donné le courrier reçu avec la menace d’amende pour absences « sans motif légitime », j’ai écrit deux mails au Collège pour justifier d’absences non prises en comptes pour maladie, leur envoyant même des justificatifs. Mais après les vacances de février, j’ai reçu un mail venu de la Direction du Collège signé par toutes les personnes ayant signé le PAI, me signifiant que je ne devais plus écrire de mails au Collège et qu’ils ne me liraient pas.

Ils demandaient aussi à Marc de ne plus participer à la vie scolaire de mon fils, étant donné son absence de lien officiel et biologique avec mon fils. Ils n’ont en effet pas apprécié qu’il vienne déposer des devoirs de mon fils ainsi qu’une évaluation à rendre à deux professeurs, me disant qu’ils ne sont pas une « boîte aux lettres ». Il faut savoir que par ailleurs, on ne peut déposer ces devoirs nul part, ni à la Vie Scolaire, ni à l’accueil du Collège. Donc, ils refusent leur travail de liaison, de soutien et d’aide envers les familles. Ils refusent aussi que tout se passe bien entre les professeurs et les élèves. Dans ce mail, était écrit noir sur blanc qu’ils demandaient aux professeurs de ne plus m’aider, de ne plus me passer de cours ou devoirs et que le PAI était bel et bien terminé.

J’ai immédiatement appelé la Principale du Collège. J’ai pu parler à l’adjointe qui m’a dit que la Principale m’entendait en haut-parleur. Elles ont entendu ma parole et mon retour sur leur mail. Je suis restée très calme mais j’ai exprimé clairement mon désarroi, mon étonnement et mon mécontentement. La conclusion a été qu’ils avaient plus de 550 élèves à s’occuper et qu’ils ne pouvaient s’occuper de mon fils… Et que si la solution de finir la classe de sixième au CNED, par correspondance, était mienne, alors c’était bien la seule solution à proposer, pour terminer l’année dans la « sérénité ».

J’ai raccroché le téléphone et les évènements se sont précipités, mais sur plusieurs semaines, bien plus longuement que je ne le pensais. En effet, pour l'inscription au cours du CNED, il fallait l’accord de l’Académie de Grenoble, car c’était un arrêt de classe en cours d’année pour raisons médicales. Il fallait aussi au dossier le certificat médical d’un spécialiste. Il fallait être reçu par l'un des services de l'Académie de Grenoble, convocation à laquelle je me suis rendue.

J’ai été accueillie par deux dames très à l’écoute, dont le Médecin du Rectorat, qui ont pris sainement la décision d’un accord pour les cours au CNED, afin que mon fils vive la fin de sa classe de sixième dans l’apaisement.

Mon fils entre-temps voyait toujours un pédopsychiatre ainsi qu’un médecin du Centre anti-douleur qui lui a proposé des séances d’hypnose. L’adénolymphite dont il souffrait et qui avait été pris en compte depuis début juillet 2015 a été écartée par une spécialiste des intestins, ce médecin jugeant que cela durait depuis trop longtemps. Mais tout le monde n'est pas forcément de cet avis, les crises d'adénolymphite pouvant durer et reprendre par crises fortes et régulières.

Cette spécialiste a jugé qu’il ne fallait pas faire plus d’examens que ceux déjà faits (échographies, analyses de sang, de selles et d’urine) car la croissance de mon fils lui semblait bonne. Elle a plutôt énuméré dans son rapport ce qui pourrait faire penser à des maux de ventre psychosomatiques, dus à diverses choses, à des chocs dus aux deuils ou à la perte de son meilleur ami, ou bien à une humiliation collégienne vécue fin septembre. Pourtant, là encore, aucun diagnostic de phobie scolaire n'est encore posé.

Les douleurs de mon fils étaient très fortes, d’où la demande en octobre 2016 d’une deuxième échographie avec la mention « bilan de douleurs abdominales récidivantes ». Le 8 décembre, il a dû être conduit aux Urgences, où le médecin urgentiste a prescrit Débridat (déjà pris), Forlax plus X-Prep. Lorsque le pharmacien m’a supplié de ne pas donner l’X-Pred à mon fils, me disant que c’est très dangereux pour un enfant et que cela peut le vider, cela m’a donné matière à réfléchir sur le corps médical. J’ai remercié ce pharmacien et n’ai pas donné ce remède de cheval.

Mon fils a essayé nombre de traitements, entre Advil, Spasfon, Lactibiane, Débridat, Carbophos, Forlax, et de nombreux remèdes homéopathiques. Les anti-douleurs ne soulagent pas ses maux de ventre. Seuls deux remèdes l’apaisent : Belladonna et Colocynthis, en 9 ch, donnés par le Docteur Dransart. Si je raconte tout cela, c’est pour expliquer tout le paradoxe entre l’incompréhension passagère de l’Éducation Nationale et l’inquiétude de parents face aux douleurs d’un enfant qui ne simule pas. C’est toute l’angoisse d’une famille qui ne sait comment soulager son enfant mais qui se doit aussi d’honorer les obligations scolaires et les horaires des cours, devant un fils fatigué et souffrant d’insomnies dues à des douleurs durant plusieurs mois.

On m’a reproché aussi au Collège durant cette difficile réunion de janvier des absences des années précédentes, en primaire. Mon fils a souffert en primaire de fortes douleurs de croissance aux jambes et aux bras et a été victime aussi de gros problèmes dentaires, ce qui a donné aux médecins l’obligation de l’endormir pour faire une opération difficile.

L'enquête sociale m’a aussi demandé des comptes sur les changements d’écoles de mon garçon. J’ai pu leur expliquer pourquoi mon fils avait dû changer d’écoles en primaire, suite à des humiliations et des coups portés à mon fils, ainsi qu’un déménagement dû au fait que mon propriétaire vendait mon appartement en 2009 et, en 2013, pour un nouveau travail après un an et demi de chômage. Mon fils a fait ses trois dernières années en école privée, ce qui a été salutaire pour lui, car le niveau était élevé scolairement et, en tant qu’enfant précoce, c’est important d’être pris en compte dans son niveau et son appétit d’apprendre. 

Mon fils a mal vécu toute cette situation d'arrêt du PAI et la suite, même si j’ai essayé de minimiser l’enquête sociale auprès de lui, pour le protéger.

Ce que j’aurais souhaité par dessus tout, c’est qu’on laisse au PAI le temps de se mettre en place, pour mon fils, et qu’on ne m’ait pas traitée comme on m’a traitée, comme un danger pour mon enfant. La mesure d’enquête sociale a été très violente pour moi et pour mon fils. Cette décision est parmi les pires que j’ai connues dans ma vie. Au lieu de construire, cette Direction du Collège et cette médecin scolaire ont détruit.

J’ai appelé depuis des numéros d’aides aux parents. On m’a conseillé de saisir le Défenseur des Droits des Enfants et de voir un avocat. Une association m'a conseillé de saisir la MDPH et de faire reconnaître les problèmes de mon fils comme handicap, ce que j'ai fini par faire, avec l'aide d'un médecin, en juin 2017. Car lorsque les douleurs se répètent depuis longtemps, cela est considéré comme handicap et vous pouvez alors prétendre à des aides pour votre enfant et à avoir un regard différent de la part de la société éducative et administrative.

Ma revanche sur l'injustice est de partager mon vécu et l’histoire de mon fils avec vous tous, qui me lirez. Cela peut aider d’autres parents et faire réfléchir des professionnels de la Santé et de l’Éducation. Et si cela peut parvenir au Ministère de l’Éducation, j’en serais fort aise, vous répétant ici les paroles de mon médecin de famille, effaré devant l’établissement de certaines lois récentes sur l’absentéisme : «D’autres familles sont inquiétées depuis quelques temps, même avec des problèmes de santé justifiés de leur enfant, pour un absentéisme répété à cause de la maladie. J’ai dû faire une lettre pour une famille devant passer devant un juge pour le même problème que vous. On ne voyait pas cela avant. »

Au final et sans langue de bois, je poursuivrais mon article et ce témoignage en mettant le doigt sur le défaut de la Chef d’Établissement de mon fils qui n’a pas su mettre en oeuvre la dernière phrase du texte de loi suivant : «En cas de persistance du défaut d'assiduité, le directeur de l'établissement d'enseignement réunit les membres concernés de la communauté éducative, au sens de l'article L. 111-3, afin de proposer aux personnes responsables de l'enfant une aide et un accompagnement adaptés et contractualisés avec celles-ci. Un personnel d'éducation référent est désigné pour suivre les mesures mises en œuvre au sein de l'établissement d'enseignement.» Aucun personnel n’a été désigné pour suivre le PAI et accompagner les enseignants dans sa mise en place.

On a enfoncé très rapidement une mère déjà bien isolée et on a préféré ignorer le problème de santé au profit d’une suspicion sordide sur la famille, arrêtant de façon destructrice un projet d’accompagnement salutaire pour un enfant. Personne n’a eu cure de la sensibilité de mon fils qui a pris en pleine face l’arrêt de son PAI. Pourtant, il était question de sa précocité dans ce projet, avec une attention particulière demandée pour cette sensibilité caractéristique aux enfants précoces.

Dernière chose : quelle honte pour la médecin scolaire d'avoir appelé mon médecin de famille pour lui demander si le certificat médical envoyé fin janvier était un faux, produit par mes soins !! Un médecin scolaire donne sa priorité à aider les familles, pas à détruire un projet d'accompagnement. Il honore ses promesses faites à un enfant de comprendre ses maux et de l'accompagner dans le temps et la confiance.

Que s'est-il passé ensuite, à partir de mars 2016 ? Mon fils a donc été accepté au Cned réglementé sur l'avis favorable du Rectorat. La phobie scolaire n'avait alors été diagnostiqué par personne. Puis après un retour au collège et un début de cinquième où il a souffert de harcèlement moral de certains jeunes qui l'accusaient de feinter sur ses douleurs et de mentir, d'inventer, mon fils a fait un total blocage et un refus du collège.

Du coup, je l'ai inscrit au Cned en libre, c'est à dire en payant tout. Et j'ai fait une demande de Soins-études, dans un dispositif adapté, accueillant des élèves souffrant de phobie scolaire et de blocages les empêchant de suivre une scolarité normale .

Une place lui a été proposée en février 2017 et en mars il y rentrait avec très peu d'élèves en classe et une petite structure accueillante. On lui a demandé l'obligation de poursuivre les entretiens avec la pédo-psychiatre démarrés depuis longtemps déjà, obligation qu’il a respectée.

Malheureusement un cancer du sein avec HER2 positif m'est tombé dessus fin mars et une opération urgente a été déclenchée fin mai. Tout cela a contrarié la scolarité de mon fils qui a eu peur de me perdre et qui avait déjà perdu son père et ma propre mère du cancer. Malgré mes supplications, le dispositif s'est refermé pour lui début juin lors du conseil de classe.

Le diagnostic de phobie scolaire a été posé médicalement courant juin et la Mdph a reconnu un handicap de ce fait sur dossier médical et à ma demande. Mon fils a fait sa rentrée de quatrième dans un nouveau collège public. De mon côté je suis en traitement de chimiothérapie.

Il y a eu de telles absences pour maux de ventre et insomnies que j'ai insisté pour la mise en place d'un PAI ou d'un accompagnement mis en place pour mon fils. J'ai été convoquée à cet effet le 19 septembre par le médecin scolaire, par l'infirmière et l'assistante sociale du nouveau collège. Cette dernière avait déjà prévenu les services sociaux dès le deuxième jour d'absence et -le 19- elle m'a bien dit clairement que je risquais d'être convoquée par le Juge au Tribunal, après qu'elle en ait référé à son Chef de service, si rien ne rentrait dans l'ordre et si les absences ne stoppaient pas.

Cela m'inquiète beaucoup, surtout dans l'état actuel de ma santé. Je me sens très fatiguée, j'ai perdu un sein et la cicatrice me fait toujours mal, je n'ai plus de cheveux et des douleurs un peu partout. La médecin scolaire a proposé de son côté que mon fils arrive à venir en cours tous les jours à partir de 11 heures jusqu'aux vacances de la Toussaint. Et dans le cas où il ne viendrait pas, avec ces horaires, elle propose une hospitalisation. Aucun PAI n'a été signé.

Depuis deux semaines, depuis cette décision, mon fils a pu aller en cours seulement un jour sur deux. Mais il fait des efforts et je demande juste que personne ne vienne arrêter ce dispositif mis en place et qui devrait être reconduit par la mise en place d'un Projet éducatif personnalisé.

J'ai pris contact avec l'association des parents d'enfants et ados souffrant de phobie scolaire et avec la Maison des Adolescents, ainsi qu'avec l'association des parents d'enfants précoces.

J'espère trouver les professionnels qui m'aideront, ainsi que l'accompagnement adapté aux problèmes de mon fils.

 

Chloé Laroche

 


----- Voir mon autre article du 26/09/2013 :

"Harcèlement à l'école publique, phobie scolaire, exclusion volontaire, réalité d'enfants souffre-douleurs, témoignage d'une maman repartie dans le privé."

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2013/09/26/temp-666a1d2f920d73e49d3d77d33e253498-882444.html

 

et aussi celui du 20 février 2013, voir ci-dessous :

"L'école est pour tous, à quelques exceptions près... avec les moyens et personnels manquants. Mon témoignage de maman citoyenne gardant les yeux ouverts."

 http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2013/02/20/l-ecole-est-pour-tous-a-quelques-exceptions-pres-et-avec-les.html

 

Bonsoir à tous et toutes,

 L'année passée, au moment où Monsieur Sarkozy, encore Président, disait : "L'école est pour tous et doit s'adresser à tous les enfants", je vivais l'exclusion de l'école publique avec mon fils qui allait avoir sept ans.

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Quand on oblige un enfant à recopier le règlement de l'école à l'écart de tous, (pas le résumé mais celui qui s'adresse aux adultes), parce qu'il avait parlé à la cantine. Quand on laisse la violence s'installer dans la cour de l'école, au point que mon fils a vu son pantalon baissé et que la honte a été mise sur lui quand on a laissé croire que c'est lui qui montrait ses fesses... Quand un directeur prend à partie un enfant devant tous alors qu'il est déjà exclu par les autres. Quand les professeurs des écoles, n'ayant plus d'aides dans leur classe (Rased), laissent de côté un bon élève -qui du coup s'ennuie- pour s'occuper des nombreux enfants en difficulté de leur classe. Quand on abandonne un élève dans l'école alors que toute la classe part finaliser un projet de construction à l'extérieur, comme c'est arrivé pour mon fils, le jour où il a dû recopier le règlement de l'école, sans même le comprendre.

Mon fils est sorti de son école de la Villeneuve avant les vacances de février 2012 en pleurant et en disant qu'il ne voulait plus jamais retourner à l'école. Ce même enfant qui demandait à l'âge de deux ans d'aller à l'école et à trois ans d'apprendre à lire et écrire !

J'avais demandé depuis quelques temps de rencontrer la psychologue, proposant aussi un changement de classe pour mon fils, mais le temps a manqué à cette professionnelle et l'eau a coulé sous le pont de l'ennui, laissant le champ libre à la déception grandissant dans le coeur de mon fils.

Dernièrement, une conseillère familiale m'a confié son opinion que les parents devaient rester en retrait de l'école et de ce qui s'y passe, et qu'ils n'ont pas à s'opposer aux décisions et comportements du corps enseignant ni à donner leur opinion.

Je pense au contraire que nous sommes citoyens et qu'en tant que citoyens et parents, nous avons la responsabilité de prendre conscience d'un malaise existant au sein de l'école quand notre enfant souffre d'un état de fait. Si nous constatons des violences se poursuivant en cours de récréation, sans qu'un adulte n'intervienne -par faute bien sûr de manque de personnel-, si nous constatons que notre enfant est tombé et que personne ne nous a prévenu jusqu'au soir, laissant une plaie au crâne sans soins, prétextant qu'aujourd'hui, on ne doit rien soigner ni désinfecter, il est de notre devoir de parents d'agir et de signaler. Ce dernier fait s'est passé dans une école privée et il est véridique.

J'ai changé mon fils d'école et, au retour des vacances de février 2012, il a été reçu dans un nouvel établissement, dans une école privée accessible financièrement (je ne paye que quatre-vingt euros par mois). Il est arrivé dans une classe qui l'a très bien accepté ; mon fils a été accueilli par une maîtresse qui a su le rassurer sur l'école et sur le fait de pouvoir s'ouvrir de ses éventuelles difficultés avec d'autres enfants aux enseignants. Pouvoir accueillir la parole de l'enfant sans qu'il ait peur d'être puni, comme mon fils le vivait dans l'école précédente, et arrêter de punir tout le monde quand on préfère ne pas désigner un coupable. Quand on nous force à avaler de la terre comme mon fils en CP l'a vécu et qu'on est puni comme celui qui nous a humilié, parce que cela arrange le corps enseignant, c'est extrêmement injuste et destructeur.

Mon fils a rejoint une classe qui avait son niveau, avec beaucoup d'enfants ayant de l'énergie à revendre mais avec de l'avance pour la plupart. Il aime à nouveau l'école et a d'excellentes notes en CE1. Mais je dois dire que j'ai été amère d'entendre à propos de l'école publique qu'elle "existait pour tous", au moment où mon fils l'a quittée. Je pense que ce ne sont pas les rythmes scolaires qui sont à changer, mais plutôt l'encadrement des enfants, le nombre de personnel qualifié pouvant seconder les professeurs des écoles, les Rased à recruter en nombre, la formation IUFM des maîtres à remettre en route et des aides spéciales à mettre en place pour les enfants n'arrivant pas à apprendre à lire et à écrire.

Chloé LAROCHE

 

 

02/10/2017

J'ai douze ans et vous raconte l'histoire de ma scolarité. Douleurs, solutions, harcèlement, phobie scolaire, précocité, EIP, PAI, absentéisme.

J'ai douze ans et vous raconte l'histoire de ma scolarité.

Douleurs, maux de ventre, insomnies, exclusion, solutions, harcèlement, phobie scolaire, PAI, EIP, signalement, précocité.

 

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Je suis un garçon de douze ans

Et j’ai eu un parcours scolaire atypique
Je rêvais à deux ans d'aller à l’école
Et j’ai démarré chez les petits de Maternelle

Ma maîtresse déjà me trouvait très précoce
Puis nous avons dû déménager
Car le propriétaire voulait vendre
Je suis parti à la Villeneuve de Grenoble

En fin de deuxième année de maternelledouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,PAI,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance,
Ma mère a fait une demande pour le CP
Car je m’ennuyais et avais envie d’apprendre
Je voulais lire et faire d'autres choses

À cause du refus pour le CP
Je suis allé en privé où j'ai suivi
Deux niveaux en même temps
Mais l’école a fermé pour petits effectifs

Alors ma mère m’a remis dans le public
Mais là la maîtresse a parlé de niveau
Tiré vers le bas et moi aussi allant très mal
Car je m’ennuyais de plus en plus

Alors comme je demandais plus à l’écoledouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,PAI,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance,
J’ai commencé à montrer que j’existais
On m’a puni en me faisant copier sans rien comprendre
Tout le règlement de l’école à l’écart d’un projet

Projet où toute ma classe devait sortir
On m'a laissé dans une pièce tout puni
Et si triste de ne pouvoir participer, exclu
Que je commençais à tout détester

Et puis des idiots m’ont déshabillé dans la cour
Mais aucun adulte présent pour me défendre
On m'a fait manger du sable et du reste
En février, je ne voulais plus y retourner

Donc ma mère m'a remis dans le privédouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
En payant même si c’était dur pour elle
J’ai trouvé une gentille maîtresse
Qui a su me redonner confiance

J’ai dans la tête le décès de mon père
Et plein de douleurs dans les jambes
Qui m’empêchent souvent de m’endormir
Maux de croissance chez certains enfants

Et là, je passe en CE1 dans la même écoledouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,PAI,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance,
Mais en mai je dois partir car on déménage
Pour le nouvel emploi de ma mère à temps plein
J’arrive dans une nouvelle école dite publique

J'ai malheureusement des problèmes de dents
Je suis opéré mais finit l’année tout de même
Cependant arrive un drame le dernier jour
Je suis insulté et giflé dans un coin de la cour

J’ai tellement eu de peine et de peurs
Que j'ai demandé à ne pas y retourner
Je passe mon été à ressasser la violence
Reçue de la part de ces élèves jaloux

Ma mère demande le changement d’écoledouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,PAI,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance,
Mais la veille de la rentrée on lui annonce
L’obligation de mon retour dans ce même lieu
Alors qu'on lui avait parlé d'un autre possible

Ma mère trouve une école m'acceptant immédiatement
Dans le privé et au sein d’un petit village accueillant
J’ai fait là deux années en sautant même une classe
Car enfin ma précocité a été reconnue et prise en compte

Puis je suis entré au collège de proximité près de chez nous
Avec l’envie de devenir grand et l'entrée en sixième
Des maux de ventre ont tout cassé et aussi de l'humiliation
À nouveau des élèves m’ont humilié et m’ont fait honte

J’ai cherché à me défendre car on m'avait baissé le pantalondouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,PAI,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance,
Je me suis pris un avertissement au lieu d’être protégé
Puis les douleurs ont créé des absences nombreuses
Et j’ai vu quelques médecins pour me soigner sans succès

À la mi-décembre je suis arrivé dans une petite pièce du collège
Avec le médecin scolaire, l’infirmière et toute la direction
Chacun a été gentil et compréhensif avec moi et ma mère
Proposant la mise en place d’un PAI, projet d’accompagnement

Cela m'a soulagé car je ressentais une telle pression
Et aussi l'angoisse de ma mère face à mes absences
Mais ce qui me panique c'est d’avoir toutes ces douleurs
Et que des médecins me disent que c’est dans la tête

Certains ont fait même la morale à ma mèredouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
En lui disant qu'il fallait me forcer à aller en cours
Mais savent-ils qu’elle assume déjà son travail
Et qu'elle fait de son mieux pour m’élever ?

Malheureusement au bout de quatre semaines
Ma mère a été convoquée par le collège
Pour une terrible réunion où on lui a reproché
Mes changements d'école et mes problèmes

« Pourquoi tant d’écoles, Madame ??
Vous voulez garder votre fils chez vous…?
C’est pas bien de faire du tourisme médical…
Pourquoi aller voir tous ces médecins ?

Vous êtes un danger pour votre filsdouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Le PAI est remis en question
On propose un signalement
Pour votre enfant pas assez présent »

La médecin scolaire a été terrible en créant
Un tribunal de femmes venues de la Direction
Debout devant ma mère seule et sans défense
Elle l’a accusée du pire et d’être mauvaise pour moi

Ma mère est rentrée en larmes à la maison
J’ai compris que l’apaisement s’était envolé
Les adultes m’avaient fait de fausses promessesdouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Mon PAI n’était plus qu’un bateau à la dérive

Ils avaient dû mal compter car il y avait eu quinze jours
De vacances et puis beaucoup d’efforts de ma part
Des professeurs n’étaient même pas encore avertis du PAI
Le monde s'est écroulé pour ma mère blessée et déçue

Quinze jours après une lettre est arrivée avec une amende
Menace de huit cent euros pour les parents d’enfants absents
Beaucoup d’erreurs dans le comptage de mes absences
Même admis aux Urgences, il était noté : « pour raisons personnelles »

Puis j’ai été convoqué par des dames me posant plein de questions
Dans un grand immeuble puis à la maison avec ma mère présente
À certains moments j’étais seul avec ces personnes, essayant de répondre
Je sentais que tout était fait pour évaluer la situation et tout examiner

Au bout de quelques semaines, un rapport social est arrivé douleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Avec notre histoire mais aussi des invraisemblances
Comme de dire que je n’appelle pas ma mère « Maman"
Ou qu’elle se conduit comme une soeur avec moi…

Enfin, un jour de mars, j’ai été inscrit au Cned car la Principale a dit
Que le collège n’était pas un hôpital et que… « Dieu merci
Tout le monde allait bien dans son établissement »… à part moi
Qui valait moins qu’un certain élève cancéreux qui lui était présent

Un médecin a proposé que je prenne de la mélatoninedouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Pour résoudre mes problèmes d’insomnie et de peur du noir
J’ai pu garder la lumière la nuit et arriver à m’endormir plus tôt
Mais pour mes douleurs rien n’a été trouvé à part des granules

J’ai travaillé seul chez moi, en faisant cours et devoirs
Mais au bout de deux mois j’étais si triste avec des idées noires
Que ma mère m’a remis au collège pour la fin de l’année
Chose que j’ai demandée moi-même pour arrêter l’isolement

Je suis revenu pour la rentrée dans le même collège
J’étais en classe de cinquième mais avec encore des douleurs
Des jeunes ont commencé à me montrer du doigt et à me parler
De simulations et de mensonges sur mes absences

En octobre je suis rentré en refusant de retourner en ce lieudouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Très vite on a parlé d’un dispositif de « Soins-études »
Et en attendant une place, inscription au Cned à nouveau
Jusqu’au printemps suivant j’ai attendu et rêvé à une solution

Lorsque j’ai été accepté à la Passerelle, j’ai essayé
Mais j’avais toujours des maux de ventre, des insomnies
Et les absences se sont accumulées avec la menace aussi
De n’être pas repris en mai ou à la rentrée suivante

Des personnes très accueillantes ont tout fait
Pour me redonner confiance et constance
Avec la proposition d’arriver à gérer mes douleursdouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Et des termes comme « phobie scolaire » ont germé

Mais ma mère m’a appris qu’elle avait un cancer
Elle a été opérée en mai et j’avais peur, très peur
Mon père était mort sur une table d’opération
Comment ne pas avoir d’angoisses et de peurs ?

Bien que ma mère ait supplié la Passerelle de me garderdouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
La décision est tombée début juin : j’étais rejeté de là
Avec la seule possibilité possible : un retour au collège
Alors nous avons déménagé pas loin, de l’autre côté

Ils m’avaient gardé trois mois mais malgré leurs efforts
Je n’ai pas réussi à prouver ma bonne foi et ma volonté
J’étais regardé comme un garçon absent et un peu zèbre
Avec des douleurs bizarres comme un monstre invisible

Là, je suis maintenant dans un nouveau collège
En quatrième mais toujours des absences et des douleurs
Je dois gérer tout cela, plus mon regard inquiet sur ma mèredouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Et mes inquiétudes car elle suit un traitement de chimiothérapie

Je vois bien qu’elle est courageuse, qu’elle fait à manger
Qu’elle est fatiguée mais qu’elle reste digne et forte
Le matin parfois elle me gronde pour me faire lever
Mais je lui ai dit un matin que j’avais envie de mourir

Alors elle a demandé de l’aide au médecin scolaire et à l’infirmière
Grâce à un handicap reconnu, du fait de mes douleurs qui durent
Une baisse de mes heures de cours a été proposée en essai
Sinon ma mère « risque d’être convoquée au Tribunal »

Ce sont les mots de l’assistante sociale du collègedouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Je préfère croire aux propositions du médecin
Même si cette dernière a parlé d’hospitalisation
Pour l’instant je fais beaucoup d’efforts

J’espère que ma mère va guérir et que…
Je vais arrêter de souffrir.

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---------------------------  Solutions et aides :

 

http://www.phobiescolaire.org/

http://www.phobiescolaire.org/livres

http://www.anpeip.org/quest-ce-que-la-precocite-intellectuelle/si-precocite-pourquoi-savoir/reconnatre-precocite

 

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