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12/04/2012

Mon blog a quatre ans... Partager ses paradis à travers les enfers qu'on peut vivre. Au travers des enfers dont on peut se sortir, offrir sa part de force, d'énergie de vie et de paradis.

MON BLOG A QUATRE ANS_____________


Il y a quatre ans exactement, quand j'ai démarré ce blog, je vivais un cauchemar, pas le premier de ma vie, loin de là, mais là, en avril 2008, arrivaient de nouvelles épreuves.

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Je me suis fait frapper dans mon taxi par un handicapé mental psychotique lourd que je conduisais et qui était assis à côté de moi au volant. J'ai été par deux fois frappée sur la même course, dont l'une sur l'autoroute, avant d'atterrir aux Urgences et après avoir maîtrisé le véhicule à 110 km/heure. Puis quelques jours après, j'ai reçu d'autres coups violents donnés par le  même individu placé cette fois à l'arrière du taxi, sur ordre du patron. Aucune mesure de protection n'avait été mise en place, malgré les avertissements  d'un médecin.

Ma plainte n'a jamais abouti, le Procureur jugeant peut-être que l'on ne porte pas plainte contre un handicapé mental. Ce n'était pas mon propos d'avoir gain de cause contre une personne handicapée, mais surtout de faire prendre en compte que cet individu pouvait être dangereux et avait besoin de soins appropriés, vérité que ses parents ne voulaient pas entendre, me traitant d'incapable et de menteuse.

J'ai perdu mon travail dans les jours suivant ces agressions. Le père de mon fils est décédé cinq jours après, le 7 avril 2008, sur la table d'opération où il devait être libéré d'une tumeur cancéreuse.

Trois jours après naissait ce blog...

Ce terrain d'écriture et de communication m'a permis de renouer le fil de ma vie aux fils de mes lecteurs, lien ténu mais solide représentant le monde, la vie et la compréhension d'autres personnes, dans le désert que je traversais alors, avec un enfant de trois ans, mon fils devenu orphelin de père, et deux jeunes orphelines dont je m'occupais.

Ce blog m'a permis de tendre la main -à travers mon coeur brisé- vers d'autres douleurs, d'autres résiliences, d'autres chemins de croix.anniversaire,blog,résilience,femme,agression,handicap,taxi,ambulance,chauffeur,protection,choc,violence,chômage,emploi,mort,deuil,société,actualité,force,vie,courage,maman,paradis,enfer,espoir,avenir,communiquer,écrire,partager,silence,enfant,amour,altruisme,sensibilité,résistance,raymond aubrac,lucie aubrac,souffrance,offrande,don

Je souffre encore des coups reçus, du chômage revécu malheureusement depuis en 2010, après un nouvel emploi reperdu, sur fond de harcèlement moral et après avoir vu partir un autre patron, très apprécié et viré sans pitié par le rachat d'une grosse boîte. Je souffre de ce monde si plein de cruauté et de violence, de toutes les utopies envolées sur l'espoir d'une humanité perdue et de ces blessures béantes que sont les deuils et les absences définitives de ma première fille, du père de mon fils, d'amis et amies partis si vite là-haut, de ma famille sans vie. 

Je souffre de constater combien l'innocence est crucifiée, combien les enfants peuvent souffrir en ce monde, torturés, tués et maltraités... malheureux et seuls, bien souvent, la parole baillonnée.

Mais offrir nos souffrances est la finalité de nos existences. Offrir et s'offrir à l'espoir, à la vie. Penser aux vies envolées comme des colombes  vers le ciel béant de joie et d'amour.

bul0167.jpgJe crois que le mieux est de partager ses paradis à travers les enfers qu'on peut vivre. Je crois qu'au travers des enfers dont on peut se sortir, on doit offrir sa part de force, d'énergie de vie et de paradis intérieur à ceux qui souffrent encore.

C'est la raison de ce blog.

Malgré tout, il faut garder la flamme de l'espoir intacte, comme l'ont fait les Survivants des Camps de Concentration.

Comme nous l'ont enseigné inlassablement Lucie et Raymond AUBRAC. "Au-delà des sacrifices de la Résistance, ce qui laisse une trace c'est l'espoir", disait Raymond AUBRAC SAMUEL.


Chloé LAROCHE

 

23/02/2012

Tout mettre en oeuvre en tant qu'homme, en tant que marin sur la mer déchaînée, avant de se donner la main pour prier. Ne pas faire l'économie du rapport aux autres, de la solidarité vivante.

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Bonjour à tous et à toutes,

 

 

 

Aujourd'hui, je souhaite vous entretenir de Sainte Anne, Patronne des Marins, et de la similitude de la situation de marin avec nos vies, nos trajectoires, nos sillages et nos plans de navigation. Je viens vous parler de prière mais aussi de ce qu'il faut faire : tout mettre en oeuvre en tant qu'homme, en tant que marin sur la mer déchaînée, avant de se donner la main pour prier.marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

Prier et se tourner vers Dieu ou ses saints ne doit jamais être : faire l'économie du rapport aux autres, de la solidarité, de l'action que nous pouvons faire en tant qu'humain. Nous traversons parfois nos vies comme ces marins qui laissent leur bateau voguer sans gouvernail, en roues libres et en mise en danger, ou bien comme ces navigateurs qui maîtrisent leur navire dans la sécurité et le respect d'eux-mêmes et des autres.

 

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Malheureusement, le 13 janvier 2012, dans le Costa Concordia, de nombreuses personnes sont restées prisonnières d'un navire piloté par un capitaine inconscient et fou, qui voulait épater les gens en leur faisant croire qu'il pourrait faire entrer le paquebot dans le chas d'une aiguille, près de l'île de Giglio. Il a heurté un récif en choisissant de passer dans un endroit dangereux, au mépris de la sécurité de ses passagers, s'approchant trop près des côtes.marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

Parfois, dans la vie, on place sa vie entre les mains d'une autre personne à qui on fait une totale confiance. Comme dans les sorties de boîte, la jeune fille fait confiance à son ami qui a bu et se laisse conduire, mais devant la mort elle se retrouve, dans un naufrage d'alcool. La voiture est un bateau allant sur des routes qui peuvent prendre l'eau et faire verser l'équipage en une mer de larmes.

 

L'alcool est aujourd'hui la première cause de mortalité prématurée sur la route chez les jeunes, le saviez-vous ? Prier ne suffit pas en voiture. Il faut aussi savoir refuser de monter avec une personne qui a bu et aussi se permettre d'empêcher une personne alcoolisée de prendre le volant.

 

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Nous avons tous dans les mains et le coeur le devoir d'agir.... et de prier ou de ne pas prier ensuite. Le lâcher-prise, la confiance, l'amour d'autrui, le souci de leur sécurité et le silence sont aussi des formes de prière et de communion avec l'extérieur, avec le monde. 

 

Je vous remercie de m'avoir lu. Je pense ce soir à toutes les victimes du Costa Concordia ainsi qu'à leurs familles. Huit corps ont encore été retrouvés hier depuis le naufrage du 13 janvier, dont celui d'une petite fille.

 

Anne-Chloé LAROCHE___________________________________marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

 

 

 

 

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Au nom du Père qui a séparé les eaux d’avec le ciel et la terre
et du Fils qui foule et apaise la tempête
et de l’Esprit qui plane au-dessus des océans.

Vierge Marie, Reine des flots à qui les marins, même mécréants, ont toujours été dévots, vois à tes pieds tes fils qui voudraient se hausser jusqu’à toi.

Obtiens-leur une âme pure comme une brise de mer,
un coeur fort comme les flots qui les portent,
une volonté tendue comme voile sous le vent,
une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune,
un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie.

Mais surtout, ô Notre Dame,
ne les laisse pas seuls à la barre,
fais leur relever les écueils où ils s’échoueraient
avant d’ancrer, près de toi, au port de l’Éternité.
Amen

Paul Bernard

 

 

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Reine des flots, 
Vous à qui les marins, même mécréants, 
ont toujours été dévots,
Voyez à Vos pieds vos navigateurs

qui voudraient se hisser jusqu’à Vous.
Obtenez-leur une âme pure comme brise de mer,
un coeur fort comme les flots qui les portent,
une volonté tendue comme voile sous le vent,
une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune,
un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie. 
Mais surtout ô Notre Dame,
ne les laissez pas seuls à la barre,
faites leur éviter les écueils où ils s’échoueraient

avant d’ancrer près de Vous au port de l’Eternité. 
Amen. 

 

 

 

marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagnePrières à Sainte Anne

 

 

 

Sainte Anne, mère de Marie

Sois la gardienne de la foi en nos coeurs,

de la grâce en nos âmes

de la solidité de nos foyers,

de l'amour dans nos familles,

de la paix dans le monde.

 

Garde vivante en nous

la vertu d'espérance.

 

Sainte Anne, veille sur nous.

 

 

 

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Dans les tourments de la vie, sois notre guide, nous te confions notre amour pour toi et pour les autres.
Sois notre phare dans la nuit, notre mère pour nous ramener à bon port, maintenant et pour toujours.

Je te demande aussi de veiller sur moi et toute ma nombreuse famille, ainsi que mes amis, et de me venir en aide dans l'embarras et la détresse qui m'accablent, comme malheureusement trop de personnes, ces temps-ci : chômage, pauvreté, précarité, santé fragile. 

 

Le monde d'aujourd'hui, comme une mer agitée, met à l'épreuve notre courage et notre foi. Toi qui aux premières heures de notre histoire,

as exaucé la prière fervente des marins bretons en péril,

pose encore sur nous ton regard de bonté.

 

 

 

 

 

16/02/2012

Aimer son prochain par-delà sa propre douleur et dire les ignominies pour que l'ignorance ne paralyse pas notre solidarité et notre devoir de mémoire, de la SYRIE aux tueries de la Seconde guerre.

u19982279.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Je traverse actuellement la période difficile de l'anniversaire du départ de ma fille aînée et je vis dans le corps l'amoncellement intérieur de souffrance depuis toutes ces années où on apprend à accepter afin de poursuivre sa destinée, afin de donner son coeur et son énergie à d'autres personnes en souffrance.


On est très seul face à ce handicap intérieur qui ne se voit pas, l'amputation de cette partie de nous mise au monde par notre ventre, notre enfant arraché à la vie.u14061573.jpg


On apprend à gérer et à reconnaître les périodes de plus grande fatigue afin de se préserver et d'accepter qu'à certains moments on peut être plus fragile, plus vulnérable.


images.jpegLe deuil d'un enfant s'apaise et se dilue dans le temps, par rapport au degré de souffrance morale intense que l'on vit à l'annonce de la mort, mais le deuil ne se finit jamais puisque l'on est amputé et que notre vie a basculé entre terre et ciel, un pied dans la tombe où le vertige de la mort nous fait chavirer.


thumbnail-7.aspx.jpegIl faut choisir en un choix conscient de se battre, de dire oui à la vie, de renoncer à cet amour vivant et ayant vécu, disparu avec notre enfant, amour qui vit au-delà de nous-même dans la création, la créativité, le don de soi.


Il faut se dire que notre vie s'arrêtera et le rejoindra un jour pas si lointain, qu'elle rejoindra ceux que l'on a aimé et qui sont partis si loin de nous. En attendant, on a des choses encore à vivre ici, des mains à serrer et à tendre, des sourires à donner, un coeur à partager, des souffrances à soulager, des ignominies à dénoncer.


PAA091000051.jpgJe suis profondément meurtrie de voir qu'en Syrie, tant d'enfants meurent sans qu'on ne puisse rien faire, qu'une ville : Homs, soit ainsi martyrisée et bombardée sans arrêt, que la Russie et la Chine bloquent toute décision pour venir en aide à ce peuple. En une nuit, plus de deux cent civils, dont des enfants, ont été massacrés et cela continue. De jeunes enfants sont torturés, brûlés à la cigarette ou électrocutés. Dans certains quartiers de la ville, on a retrouvé des familles entières égorgées et massacrées de façon barbare. Des familles ont été sorties de chez elles dans la rue et des voitures leur fonçaient dessus pour les écraser.


x14402629.jpgJ'ai été infiniment bouleversée aussi d'avoir vu une terrible photo prise lors d'un massacre d'enfants durant la Seconde guerre mondiale, photo prise de dizaines d'enfants étendus par terre, si jeunes et le corps froid, tués par les Nazis. Meurtrie de voir autant de cruauté dans l'Humanité. Meurtrie de comprendre de jour en jour ce qu'a été le massacre des Juifs, en prenant conscience du passé qui nous sali à jamais en tant que français à travers la France de Pétain, passé qui nous crucifie pour toujours à travers le sort de milliers de familles juives décimées et à travers tous ceux (juifs, résistants, tziganes, homosexuels) qui sont morts en camps de "concentration" en Allemagne et de "rétention" en France.


page03-1pt.gifComment le 10 juin 1944, des soldats S.S. ont pu prendre un village entier, tuant à 16 h tous les hommes rassemblés en différents lieux, dans un petit bourg tranquille et sans histoire, Oradour sur Glane ? Comment ont-ils pu enfermer quatre cent femmes et enfants dans l'église afin de les tuer, leur tirant dessus à bout portant et les asphyxiant, tirant même sur deux femmes qui s'enfuyaient avec un bébé. Il y eut 642 victimes en ce jour terrible que la France n'oubliera jamais.


Aujourd'hui et hier, on a le devoir de réagir, de savoir et de ne jamais oublier. Mais l'histoire se répète, même si elle ne porte pas le même nom.bul0167.jpg


Aujourd'hui, en France, il y a des camps de rétention comme on en trouvait dans la France de Vichy. La Cimade entrait en ces lieux avec la Croix-Rouge pour venir en aide aux juifs enfermés, aux femmes, aux enfants.

Aujourd'hui, la Cimade poursuit son oeuvre, comme quoi on avance sur le même mode, dans les mêmes rouages, sauf qu'il n'y a plus de trains pour emmener les juifs à la mort mais il y a des avions pour expulser des papas, des familles entières hors de France. Des enfants sont enfermés actuellement en camps de rétention. Il faut le savoir. Allez sur le site du réseau d'Éducation sans Frontières.org et vous comprendrez.

Ce soir, sur ce site, j'ai été interpelée par le cas d'une famille de Villejuif menacée d'expulsion dans le mois. Une famille qui comprend quatre enfants qui viennent de perdre leur mère d'un cancer. Il leur reste leur père. Le sous-préfet a décrété que maintenant que la maman est morte, les enfants doivent être déscolarisés et renvoyés en Algérie avec leur père. Cela fait deux ans qu'ils sont là. Les enfants ont deux tantes en France.

u19257753.jpgLa douleur de leur deuil est à prendre en considération dans une situation intolérable où les chiffres de l'Immigration ne devraient pas intervenir comme cotât. Je suis de tout coeur près de ce père éprouvé par le deuil de sa femme et près de ces enfants menacés de quitter le territoire français. C'est inhumain de leur faire subir ça.


Je demande donc pour 

Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE

père de Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir 

 

un titre de séjour « vie privée et familiale ».

 


 

Chloé LAROCHE________________x15302831.jpg


P.-S. : MERCI de signer la pétition demandant

le titre de séjour pour cette famille sur ce lien :

http://www.educationsansfrontieres.org/

article41331.html


De plus, aujourd'hui, jeudi 16 février, un rassemblement de soutien se tiendra à 16 h 30 devant l'école Pasteur.

Villejuif (94) : Rassemblement de soutien pour Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE et ses quatre enfants : Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir !

devant l’école élémentaire Pasteur 48 rue Louis Pasteur (métro ligne 7 direction Villejuif station Villejuif Léo Lagrange. La rue Pasteur est parallèle à la nationale 7 côté Villejuif).




17/11/2011

Les 13 èmes rencontres du Cinéma de Montagne à Grenoble sont un succès. Mon regard sur le Festival de montagnarde violoniste et kayakiste.

affiche-264.jpgBonjour à tous et toutes,


Les 13 èmes rencontres du Cinéma de Montagne au Summum sont un succès, comme chaque année. 

Trois mille personnes se sont pressées hier soir plus d'une heure et demi avant le début des projections.

La soirée s'est terminée à minuit après un déversement extraordinaire d'images inouïes et audacieuses.

J'ai été séduite lundi padeux grimpeurs du Dévoluy qui nous ont fait frémir en gravissant une cascade de glace immense et en se jetant dans le vide au-dessus de la Souloise, dans le cadre du "base jump". Ils s'appellent Arnaud Bayol et Gwen Maribas.

Ces jeunes ont pris des risques monumentaux pour pouvoir nous faire tous vibrer.

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Des parois immenses et vierges se dressent devant l'océan et ces quatre humains, des surhommes, ont réussi l'exploit énorme de gravir l'une des leurs.

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La musique faisait partie du quotidien dans la paroi de ces quatre grimpeurs et nous a emporté dans un charme fou, nous montrant que les harmoniques apaisent tout sentiment d'inquiétude et d'angoisse face au pire.

Tous ces grimpeurs, ces montagnards, ces skieurs, font face dans tous ces films à la vie et à la mort, face à cette grandeur de la nature qui ne pardonne aucune erreur mais laisse aussi la chance aux hommes de pouvoir la découvrir, de ressentir son âme, à travers les sommets qui se méritent, à la force des bras, des jambes et du mental.

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Petite Chloé, tu étais belle et comme ta maman était belle aussi hier soir sur le podium du Summun, interrogée sur ton départ et l'action menée pour toi et grâce à toi ! Ta maman a été d'un exemplaire courage et renoncement, quand j'imagine sa peine comme la mienne, ayant aussi perdu une fille. Tes parents ont créé un livre vendu au profit d'aide pour des actions auprès de jeunes en difficulté ou défavorisés, dans des projets de partage en montagne et escalade. Cet ouvrage s'appelle "Il était une fois une fée au pays de la grimpe". On le trouve sur ton site http://www.chloegraftiaux.com/

Chloé, ta vie fut courte mais si pleine de cette "Passion Together" qui t'animait. Un rocher s'est détaché, t'emportant dans sa chute mais toi, tu resteras une étincelle dans le coeur des montagnards, animant ce feu qui fera qu'on sera toujours plus fort en pensant à toi et à cette énergie qui t'animait13 èmes rencontres festival cinema montagne,grenoble,destot,chloe graftiaux,wild water,kayak,eaux vives,escalade,montagne,ski,enzo oddo,exbrayat,vertical sailing greenland,musique et montagne,grimpeur,randonneur,alpes,extrême,exploit,courage,sport,actualité,région,isère,voilier,marin,base jump_______________________________


Je remercie la Mairie de Grenoble, Monsieur le Maire Michel Destot, l'Adjoint à la Montagne et Monsieur Yves Exbrayat qui ont fait que ce Festival se poursuive depuis treize ans, invitant gratuitement trois mille isérois et grenoblois à des spectacles de cinéma magnifiques.

13 èmes rencontres festival cinema montagne,grenoble,destot,chloe graftiaux,wild water,kayak,eaux vives,escalade,montagne,ski,enzo oddo,exbrayat,vertical sailing greenland,musique et montagne,grimpeur,randonneur,alpes,extrême,exploit,courage,sport,actualité,région,isèreJe remercie en outre Yves Exbrayat pour ce film majestueux sur le kayak en eaux vives, perle qu'il est allé chercher pour son public préféré : "Wild Water". Ce film a reçu de nombreuses récompenses à travers le monde et évoque une telle poésie et d'authenticité qu'il est sublime.

J'ai été bouleversée d'écouter les témoignages des kayakistes de ce film, étant moi-même kayakiste en eaux vives et ayant descendu la Haute Isère, aux rapides et bouillons mémorables, le Guil, le Haut Drac en crue, la Durance et le passage du Rabioux, à la vague époustouflante, et bien d'autres dragons d'eaux vives.

J'ai retrouvé dans ce film de Anson Fogel cet amour des éléments et cette façon de se glisser dans l'unité avec la rivière, afin de se laisser porter à travers les dangers, comme on glisse sur les épreuves de la vie, en faisant corps avec l'univers. J'ai aussi retrouvé cette fraternité avec l'équipe, avec les co-équipiers, qui fait qu'on devient meilleurs, comme en montagne où on se dépasse en groupe et où chacun devient le maillon d'une cordée qui monte ensemble vers les sommets de l'absolu.13 èmes rencontres festival cinema montagne,grenoble,destot,chloe graftiaux,wild water,kayak,eaux vives,escalade,montagne,ski,enzo oddo,exbrayat,vertical sailing greenland,musique et montagne,grimpeur,randonneur,alpes,extrême,exploit,courage,sport,actualité,région,isère

En kayak, on descend de la montagne vers la mer, mais c'est comme si on atteignait les sommets de sa nature intérieure, qui donne aux âmes sensibles la force de la zénitude et de l'accomplissement des chutes dont on se relève.

13 èmes rencontres festival cinema montagne,grenoble,destot,chloe graftiaux,wild water,kayak,eaux vives,escalade,montagne,ski,enzo oddo,exbrayat,vertical sailing greenland,musique et montagne,grimpeur,randonneur,alpes,extrême,exploit,courage,sport,actualité,région,isèrePour terminer, je voudrais souhaiter longue route au jeune prodige Enzo Oddo, qui à l'âge de seize ans enchaîne des voies d'escalade de niveau 9a+. Je l'ai admiré dans le film "Walou Bass", tourné dans le Haut-Atlas au Maroc. Il est allé ouvrir une voie avec deux montagnards chevronnés, Aymeric Clouet et Arnaud Petit. Enzo s'est retrouvé devant une paroi immense et très longue, emplie de difficultés, mais il a dépassé l'obstacle et poursuit son chemin d'enfant doué de la montagne, avec un projet en Espagne.


13 èmes rencontres festival cinema montagne,grenoble,destot,chloe graftiaux,wild water,kayak,eaux vives,escalade,montagne,ski,enzo oddo,exbrayat,vertical sailing greenland,musique et montagne,grimpeur,randonneur,alpes,extrême,exploit,courage,sport,actualité,région,isère,voilier,marin,base jumpJ'aimerais pouvoir participer au Festival de l'année prochaine, bien sûr en temps que spectatrice fidèle, mais aussi comme montagnarde, avec un film "Le violon des sommets", projet de film sur de futurs concerts en 2012 avec mon violon et ma flûte, sur des sommets comme la Croix de Belledonne, ainsi que le récit de mes sorties en montagne, sorties musicales et conviviales que j'organise sur Ovs (onvasortir.com). 
Si une personne souhaite m'aider à réaliser ce projet de film, elle est la bienvenue.

Pour vous donner une idée de mes actions, vous pouvez consulter les photos de mes concerts en montagne et nature sur le lien suivant :

http://www.monalbum.fr/Album=E4QQWIOW13 èmes rencontres festival cinema montagne,grenoble,destot,chloe graftiaux,wild water,kayak,eaux vives,escalade,montagne,ski,enzo oddo,exbrayat,vertical sailing greenland,musique et montagne,grimpeur,randonneur,alpes,extrême,exploit,courage,sport,actualité,région,isère,voilier,marin,base jump


Je vous souhaite à tous une bonne fin de Festival du Cinéma de Montagne au Summum, festival qui se termine demain soir, le 18 novembre.

Et à l'année prochaine pour d'autres merveilleux films de Montagne !



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14/11/2011

"Toutes nos envies", "Intouchables" et "L'Exercice de l'État". Ces trois films ont en commun de traiter de la mort ou du handicap et de l'essentiel de la vie, même si la dernière toile paraît ne traiter que de politique.

19732553.jpg-c_100_100_0-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20110506_091325.jpgBonjour à tous et toutes,

 

 

Trois films m'ont bouleversée ces derniers temps : "Toutes nos envies", "Intouchables" et "L'Exercice de l'État".

 

Ces trois films ont en commun de traiter de la mort ou du handicap et de l'essentiel de la vie, même si la dernière toile paraît ne traiter que de politique, ce qui est faux, lorsqu'on approfondit l'histoire. 19826698.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20111010_054130.jpg

 

"Toutes nos envies" est un film qui bouscule, qui va chercher dans les tripes, il renvoie à nos vies, c'est un film doux et si fort, un regard sur une existence, celle de Claire, une femme de conviction, qui porte un idéal et qui meurt telle une étoile filante en ayant accompli le voeu d'une femme endettée et broyée par une société qui donne sa priorité à la consommation, Céline.19777518.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20110713_025416.jpg

 

Stéphane, joué par Vincent Lindon, arrive dans l'existence de Claire comme Driss arrive dans celle de Philippe, handicapé tétraplégique dans "Intouchables".

 

On retrouve dans les deux films un duo fait d'amitié et de jeu de complicité allant au-delà de l'amour et de la sexualité vers l'essentiel de l'humain : comment être là pour accompagner l'être souffrant qui se trouve devant nous et pour qui nous avons de l'empathie ?

 

toutes-nos-envies-2011-21233-890338229.jpgRespecter les envies de l'autre, le rendre intouchable à la  vilenie humaine et aux mauvais regards de la bienséance. De cette bienséance qui empêcherait une femme condamnée par un cancer d'avoir un ami proche parce qu'elle a un mari.

 

De ce confort  "petit bourgeois" qui empêcherait un être handicapé de sauter en parapente mais qui s'en donne le droit devant toutes les conventions de la société.

 

exercice-de-l-etat-93c4a.jpg"L'Exercice de l'État" est aussi un film puissant et redoutable sur les relations humaines mais ce qui m'a particulièrement touchée, c'est la mort du chauffeur du ministre, chauffeur qui a payé de sa vie pour une raison d'État. Prendre une autoroute non terminée et c'est l'accident. Un homme détruit par le chômage, vivant dans une caravane… Un homme qui ne parlait pas, ne disait rien. Le ministre avait préparé des mots qu'il dit finalement tout bas  et qui peuvent être résumés ainsi :  "Cet homme, mon chauffeur, faisait partie des braves de ce monde qui savent que parler ne sert à rien et que de toute façon, tout est appelé à la perte. Alors ils se taisent, lucides sur le monde. Il était de ces êtres sensibles et conscients de la manipulation des grands de ce monde sur les plus faibles, les plus pauvres."19807638.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20110906_041313.jpg

 

Dans ce film de Pierre Schoeller, nous voyons le Ministre des Transports, joué par Olivier Gourmet, arriver sur le lieu d'un accident de car, où des enfants sont morts ou blessés. C'est terrible de constater qu'un drame tel que celui-ci permet à certains d'asseoir leur pouvoir, au travers de discours, de places politiques, de compassion déversée devant des médias choisis pour cela. Les victimes sont des pions, les petites gens des numéros et finalement, le jeu du pouvoir manipule les foules, sans qu'elles n'y puissent grand chose. Et c'est si vrai aujourd'hui.


Sauf que dans "Toutes nos envies" de Philippe Lioret , on voit deux juges qui se battent pour que la société change et ils y arrivent. En plus, c'est une histoire vraie, puisque ces deux juges ont existé à saint Étienne et ont réussi à aider de nombreuses personnes surendettées. Ce qui apporte de l'espoir au fait que chacun peut apporter son énergie et son intégrité afin de faire avancer notre monde vers plus d'équité.1595283_3_f21f_marie-gillain-dans-le-film-francais-de-philippe.jpg

 

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Le 11 / 11 / 2011, beaucoup de personnes avaient appelé à se retrouver pour plus de fraternité, plus de cohésion humaine.

 


toutes-nos-envies-2011-21233-1163562549.jpgCe jour-là, j'ai rencontré en randonnée un homme qui a perdu deux filles, une par un suicide il y a quatorze ans et une emportée par un cancer, il y a deux ans. Je l'ai écouté et ai frémi d'entendre autant de douleur et autant de vie poursuivie d'arrache-pied, au-delà de tout mot, de tous maux. La résilience est là, quand l'homme peut encore avancer et vivre dans le cirque de la vie, à marcher dans les feuilles de l'automne, au crépuscule de sa vie.

 

À 11 h ce jour-là, j'ai joué de la flûte dans la forêt de Chalais et quelques notes sont montées vers le ciel, envoyées dans l'espace pour plus de légèreté dans les coeurs.DSC_3016.jpg

 

P1100378.JPGCoeurs lourds des souffrances de ce monde, où on peut laisser une jeune femme, une de mes amies, se débattre seule avec ses deux parents âgés, deux parents dont la mère devenue sénile a cassé le bras et la jambe de son mari parce que devenue violente et incontrôlable. Personne n'intervient, il n'y a plus de moyens. Les gens se sentent seuls, comme cette mère face à cette réponse du Samu, une mère dont l'adolescente devient incontrôlable et se met à tout casser chez elle : "Lancez-lui un verre d'eau à la figure, ça va la calmer, ou bien vous la mettez dehors, elle se calmera."

 


Coeurs lourds de notre société où il n'y a plus de place pour accueillir les anciens… problème qui va s'étendre, INTOUCHABLE et insondable dans l'Exercice du Pouvoir, cette politique qui prend des décisions à l'encontre du réalisme de la vie actuelle, à l'encontre de TOUTES NOS ENVIES.toutes-nos-envies-2011-21233-644632435.jpg

 

P1100361.JPGChloé LAROCHE

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07/10/2011

"Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison." Mon hommage au père de l'ordinateur, Steve Jobs, à travers son discours historique à Stanford.

steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetBonjour à tous et toutes,steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internet

 

Steve JOBS vient de quitter ce monde, emporté par un cancer, à l'âge de 56 ans.

steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetCe fut un être exceptionnel qui me permet aujourd'hui, grâce à ses découvertes, de pouvoir m'exprimer vers vous dans mon blog à travers mon ordinateur... qui est d'ailleurs un Mac, autre invention de Monsieur JOBS.

steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetCet homme a été adopté par une famille arménienne à sa naissance. Il a su faire ses choix dans la vie en écoutant son COEUR et son INTUITION, deux pôles qui représentaient pour lui le guide essentiel de toute existence humaine.

 
Il disait que la vie est courte et qu'il est bon de la vivre pleinement, en ayant conscience de cette expérience de la mort que nous ferons tous un jour et qui apporte la relève au renouveau, au nouveau tout simplement, au neuf. steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internet

Je vous offre ce soir en son honneur le discours qu'il a prononcé à Stanford devant des étudiants américains en 2005, à travers la vidéo suivante :

http://blog.cozic.fr/retranscription-du-discours-de-steve-jobs-a-stanford

steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetAvec toutes mes pensées à cet homme qui a été un si bel exemple de résilience et de courage face aux adversités de la vie et qui laisse au monde entier un beau témoignage d'une existence de créativité et de don à l'humanité.

 

Chloé LAROCHE

 

___________________________________steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internet

 

steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetEt voici ci-dessous la traduction faite par Monsieur Frédéric Cozic :

 

 Discours de Steve JOBS en 2005 à Stanford :

 

 

 

"C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde. Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université. Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste trois expériences.


Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université ?

 

La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement. Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?
Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr. » Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.
Dix-sept ans plus tard, j’entrais donc à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents servirent à payer mes frais de scolarité. Au bout de six mois, je n’en voyais toujours pas la justification. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.
Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal. Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. J’étais fasciné.
Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.
On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.

Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire  ?

Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, dix ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.
C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien. Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes.
Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.
Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.
Pendant les cinq années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse.

steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetTout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.

 

Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie ?

Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. » Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les trente-trois années écoulées, je me suis regardé dans la gla-ce le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement.
Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel. Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur.
Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas. Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : « Préparez-vous à mourir. » Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les dix prochaines années. Ce qui signifie essayer de faciliter les choses pour votre famille. En bref, faire vos adieux.
J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin. J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie. On m’a opéré et je vais bien.
Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années. Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir. Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir.
Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres. Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité.
steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetVotre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.
Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog , l’une des bibles de ma génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en livre de poche, trente-cinq ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes.

Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog . Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure. Dessous, on lisait : « Soyez insatiables. Soyez fous. » C’était leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi. Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite.
Soyez insatiables. Soyez fous.
Merci à tous."

Steve Jobs

23/07/2011

Je pense aux jeunes norvégiens fauchés par la mort. Mes textes et pensées pour eux et toute la Norvège.

bxp35965.jpgAujourd'hui, je pense aux 84 jeunes assassinés en Norvège.

Ils campaient en paix et un homme a pris leur vie.

Je pense aussi aux autres personnes dont on a pris la vie à Oslo.

Qu'ils trouvent la sérénité là-haut, hors de ce monde où la brutalité

est parfois tel un typhon imprévisible________________ Chloé


 

_________________________Pour eux, j'offre ces quelques textes inédits que j'ai écrit il y a quelques temps :

 

 

GS216035.jpgLorsque tu embrasses

ton enfant

tu penses à ceux qui sont partis là-haut si jeunes

à ces petits qui sont morts

que personne n'embrassait plus... parfois

que personne n'embrassera plus jamais

 

Tu donnes un baiser

et ce baiser va vers eux

 

Caresse invisible

pour chaque orphelin d'éternité.

 

Chloé Laroche

(octobre 2009)

 

___________________________________

 

bxp35962.jpgQue ceux qui ont été violés

ne violent jamais

mais travaillent à la loupe

sur leur colère intérieure

 

Que ceux qui ont été battus

ne battent jamais

mais apprennent la tendresse

qu'ils n'ont jamais connue

 

Que ceux qui ont été aimés

aiment toujours

et gardent à jamais en eux

la haine de la violence.

 

Chloé Laroche

(octobre 2009)

 

________________________________________

 

IS568-074.jpgLorsque je prends ta main

toi qui vas mourir

tu m'emmènes

sur les chemins de ta vie

et tu me dis

attends

 

"Je vais partir

mais toi tu restes

avec un peu de moi

qui va vivre en toi

comme un héritage

de vie

et d'amour."

 

Alors je continue ma vie

et toi je te porte en moi

jusqu'à la fin du chemin.

 

Chloé Laroche

(octobre 2009)

_______________________________

 

CB108033.jpgParfois on peut aider une personne

à un moment de sa vie

puis elle part sans se retourner

alors il faut se dire

qu'elle était comme une étoile

filante

 

Elle nous a permis

de faire un voeu

un geste d'amour

et de don sans retour

 

Cette personne nous a pris

comme un pont

et a laissé des empreintes

qui nous marqueront

à jamais...

 

Passage d'infini.10534.jpegP1070676.JPGIMG_8922.jpgP1070774 - copie.JPG1764923.jpg

 

 

 

Chloé Laroche

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19/05/2011

Comment vivre en restant nous-mêmes, en conservant notre authenticité, notre vérité profonde. Mes propos sur l'art, la créativité, le choix sexuel, la nature, la beauté de la vie, le respect des autres.

P1040940 - copie.JPGBonjour à tous et toutes,

 

Pourquoi la vie serait-elle seulement belle ? La vie est ce qu'on doit vivre. Parfois c'est dur, douloureux... mais il faut garder le cap car on peut un jour sortir du tunnel et trouver une belle île où se reposer ainsi que de jolies fleurs. La nature nous apporte l'embellissement de notre âme. Si nous la regardons et accueillons sa beauté en nous, elle y met des graines et ses graines font les fleurs de notre coeur. Quand le jardin d'espoir en nous est cultivé, il nous aide à résister et à affronter les tempêtes de notre chemin.

Pour affronter les tempêtes de notre chemin, il faut garder à l'esprit que la vie est un combat, combat d'énergies, combat de mobilisation de nos énergies, combat du guerrier invisible en nous, combat de nos possibilités contre l'inertie, combat des forces vives pour assurer l'intégrité de notre vie et de celle de notre planète.

Florence Legat, championne de ski, confirme ce propos en déclarant qu'il ne faut jamais lâcher prise  : "En montagne, si on lâche prise, on se casse la gueule, alors ne lâchez pas prise. La vie est un combat. "k0479156.jpg

Ne pas abandonner nos idéaux, savoir écouter notre âme et notre coeur, avancer dans l'honnêteté de son destin. Paulo Coelho a dit : "Combien de fois abandonnons-nous notre chemin, attirés par l'éclat trompeur du chemin d'à côté ?"

Être nous-même et le rester, rester fidèle à nos aspirations profondes demande une écoute attentive de notre être intérieur. Vivre ses rêves, les réaliser et pour cela passer à la pratique, se recentrer sur notre chemin, nos ressentis, nos intuitions.

Pour ce qui est de retrouver l'authenticité de notre parcours, il y a mille et unes façons de l'accomplir. Ainsi un homme qui s'appelait Bruno a quitté un jour sa femme pour un homme. Il avait 33 ans. Il lui a dit : "Je t'aime mais je te quitte". Cet homme se sentait mal dans sa vie avant de partir. Il avait la conscience agitée et avait du mal à trouver le sommeil. Quand il a fait son choix et est parti pour vivre sa nouvelle vie, il a retrouvé toute son énergie et un sang neuf a coulé dans ses veines. Il avait à nouveau des projets, des envies.

k1761111.jpgUne nuit, j'ai entendu cet autre témoignage dans l'émission de télévision "Toute une histoire" avec Sophie Davant, l'expérience très intéressante d'un couple.... L'homme a révélé un jour à sa femme qu'il était homosexuel…. mais ils sont restés ensemble dans la même maison. Chacun a retrouvé un partenaire et les quatre vivent sous le même toit, avec deux appartements séparés juste par des portes. Les enfants du couple n'ont pas eu besoin de déménager et de changer leurs habitudes. Simplement, ils vivent une semaine sur deux chez le père puis chez la mère. Mais la mère peut aller tous les soirs embrasser ses enfants. Et elle boit le café avec le nouveau compagnon de son ex.

La psychologue trouvait cela bien pour les enfants et elle a ajouté que cela peut se faire lorsque la tension du désir n'est plus mais que seul l'affectif demeure, dans l'amitié et le respect de la parentalité de chacun. J'ai trouvé ce témoignage intéressant pour vivre l'ouverture et la tolérance. Et aussi parce que ces personnes ont trouvé le respect sur leur chemin quant à leur vérité profonde.

Oui, être en accord avec soi est déjà de se sentir exister et d'être pleinement incarné dans son corps, son âme et sa vie. ÊTRE ET PENSER. Parfois, des personnes ne sont pas tout à fait incarnées et ont l'impression d'être décalées ou pas à leur place. Il faut alors qu'elles se mettent à la terre, qu'elles vivent leur corps et le mettent au sport, qu'elles prennent le vert, ainsi le mental arrêtera d'être le singe de la farce….. et puis : "Quoi qu'il arrive, il dépend de moi d'en tirer du bien". Epictète1815654.jpg

Unknown-1.jpegCréer aussi afin de donner la parole à notre être créateur, à nos talents qui dorment à l'intérieur et qui ne demandent qu'à émerger et exister. J'ai déjà vu des personnes d'un certain âge demander à démarrer le violon et j'ai eu un élève qui avait 70 ans. Il était si heureux de travailler son instrument et fier de pouvoir jouer de cet instrument dont il était amoureux, de cette musique qu'il pouvait faire sortir de des doigts comme une magie de la vie, comme un peintre qui mélange les couleurs pour le bonheur de nos yeux, comme Chagall qui nous fait rêver dans la poésie de ses tableaux.

145440.jpgJe n'oublie pas ceux qui se sont jettés corps perdus dans l'art et ont tout misés sur leur sensibilité mais sont tombés comme des anges perdus dans ce monde abrutissant parfois. Je pense à mon amie Marhèse avec qui je présentais un spectacle Poésie et Musique dans les années 90. Elle était un modèle de vie, d'enthousiasme, de dynamisme et de créativité.... mais le passé l'a rattrapée et elle a fini coincée entre médicaments psychotropes et alcool... Un jour elle a été retrouvée morte chez elle ; elle était tombée depuis plusieurs jours, sous le poids de l'alcool et de la dépression. Combien de femmes boivent sans qu'on le sache.... car elles ont honte et restent avec ce secret bien caché mais sans pouvoir se faire aider ?

Elle regarde le cielUnknown-1.jpegUnknown-2.jpeg

qui est en elle

et voit voler dans ses rêves

le papillon de son âme

 

Il est bleu l'admirable

le merveilleux

cet avenir dont elle rêve

à la couleur océan

 

Cet océan que nos frères

ont pollué sans retour

verra t-il un jour

la couleur des papillons

qui ont bercé notre enfance ?

 

 

Chloé LAROCHE

17/03/2011

De Géronimo à la catastrophe actuelle au Japon. Propos sur les dangers du nucléaire, les inquiétudes des populations et la solidarité entre les survivants.

220px-Edward_S._Curtis_Geronimo_Apache_cp01002v.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Savez-vous que le fils de Géronimo, qui s'appelait Juanito, a été volontaire pour participer au débarquement en France avec les Américains ? Il n'avait que 29 ans en juin 1944 et a fait partie de ceux qui ont repoussé l'armée nazie jusqu'à Saint-Lô et de ceux qui ont permis la Libération de Paris.

Je voue un grand respect à ces Indiens qui ont été décimés et massacrés mais qui ont répondu présents en disant "nous devons être courageux pour notre pays". Juanito Géronimo, pour avancer vers les terres lors du débarquement, a dû porter des cadavres devant lui afin de se protéger ; les soldats ont avancé ainsi pour pouvoir repousser les Allemands.

Juanito Géronimo a repoussé véritablement les limites de l'humain et du possible, quand on sait que les trois enfants de son grand-père puis les suivants, ainsi que sa maman et les deux épouses successives du chef indien ont été tous massacrés, à deux reprises. Je salue le descendant de Géronimo qui s'appelle Harlyn et qui est venu en France l'année dernière, sur les lieux du débarquement, afin de rendre hommage à son père. Il s'occupe aussi de rendre la dépouille de son arrière grand-père, le Grand Géronimo, à la terre de ses ancêtres.images-5.jpeg

Le grand chef Géronimo avait pour prénom Go Khla Yeh et dit un jour ceci :

"Quand le dernier arbre sera abattu, le dernier poisson pêché, la dernière rivière asséchée ou polluée, les hommes se rendront compte que l'argent n'est pas comestible."

Ce qui se passe aujourd'hui sur notre planète tombe complètement sous le sens de cette phrase terrible. Le Japon vit des heures angoissantes à cause d'une menace nucléaire importante, suite aux tsunamix et au tremblement dévastateur qui ont brisé ce pays.

Je vis à Grenoble et je viens d'apprendre que ma ville est la seule en France à abriter un réacteur nucléaire aussi proche d'un centre ville. Ici, il n'y aura même pas besoin de prendre de pastilles d'iode puisque personne n'en réchappera !

De toute façon, l'État vient de demander aux pharmacies de Grenoble de ne pas vendre de pastilles d'iode.

Les français ont besoin de réponses en face de la menace d'un nuage radioactif échappé du Japon.

Mais je crois qu'il faut plutôt s'inquiéter dans l'immédiat pour nos frères et soeurs humains de Tahiti et du Pacifique…. à qui est délivrée d'ailleurs la fameuse pilule d'iode, sur ordre de notre gouvernement.

Après, effectivement, on peut s'inquiéter de notre sort ici, en différents endroits de France, en cas d'une catastrophe. À Grenoble, nous sommes habitués -depuis les interventions d'Haroun Tazieff prédisant le tremblement de terre du siècle-, à vivre un jour une catastrophe mêlant cassures de barrages, tremblements de terre, craintes de l'éboulement d'une montagne dans la vallée de la Romanche et problème nucléaire grave du côté de Saint-Égrève, sans oublier les usines chimiques de Jarrie et alentours.

 C'est là, qu'après la phrase de Go Khla Yeh Géronimo, on se rappellera de celle de Victor Hugo :

"C'est triste de songer que la nature parle mais que le genre humain n'écoute pas ".

 Mais surtout, avant de penser à la France qui est à des milliers de kilomètres de la catastrophe japonaise actuelle... on doit avoir beaucoup de pensées et d'inquiétudes pour tous les Japonais qui traversent une épreuve terrible.

Malgré la phrase de Jean-Marie Pelt qui dit : "L'égoïsme est la maladie mortelle des plus forts et la solidarité est la force indéfectible des plus faibles," on ne peut en vouloir aux centaines de Français qui rentrent en France depuis la catastrophe.

Jean-Christophe, jeune français qui a témoigné de son retour en France à la télévision tout à l'heure, a parlé de cette culpabilité d'être parti si précipitamment et d'avoir selon lui "abandonné ses amis" et ceux qui avaient besoin de lui pour se reconstruire et reconstruire une nouvelle vie.

Il avait comme une honte dans le regard.

Mais n'ayez pas honte, Jean-Christophe. Vous avez quitté un bateau en détresse et qui peut juger tous ceux qui ont quitté le Titanic alors qu'il coulait ?

Des parents ont retrouvé leurs enfants… et des enfants ont retrouvé leurs parents aussi, à l'aéroport de Paris. Des maris leurs épouse. Des épouses leur mari.

Des proches se sont retrouvés et cela est beau.

 

k0585662.jpgLes survivants ont ceci de commun -et je ne le sais que trop- qu'ils continuent leur vie en pleurant ceux qui sont morts et en se demandant pourquoi ce sont eux qui sont restés.

 

Mais ils font partie de la beauté du monde et leur chemin continue au-delà des tempêtes de la vie.

 

Chloé LAROCHE______________________

 

______________________ Liens :

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Des-Indiens-a-Caen-pendant-dix-jours-_40732-1492947-------aud_actu.Htm

 

http://www.corinesombrun.com/index.php?option=com_content&view=article&id=51&Itemid=57&lang=fr

 

http://www.culture-amerindiens.com/article-31629.html

 

http://www.culture-amerindiens.com/article-256803.html

 

 

 

06/01/2011

Mon propos sur le courage. De nos peurs dépassées à nos victoires intérieures. Du fait d'oser et décider d'aimer en milieu hostile.

1574R-019613.jpgBonjour à toutes et tous,k0578170.jpg

 

 

Le courage est l'envie de vivre, en dépassant nos peurs.

Le courage, c'est ce garçon de la trentaine qui s'est sorti de l'enfer, enfermé par ses parents dans un monde de rêves et de violences.

C'est ce garçon pour qui je pleure, un homme maintenant, qui a le courage de regarder en face ce qu'il a vécu.

Les blessures qu'il a connues, je les ai connues.

Car nous avons vécu sur la même planète.

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Le courage, c'est d'assumer ses responsabilités et de savoir recevoir la difficulté, d'accepter les tribulations de l'existence, de rester debout face aux vagues, de continuer d'être présent dans la vie et de piloter notre barque vers des objectifs d'intégrité.

 

BCP011-14.jpgLe courage, c'est donner tout son sens au temps et se voir comme une pierre roulée dans un ruisseau.

La pierre est poncée au fil du temps et les blessures se referment.

 

Le courage, c'est de voir sa soeur être frappée et d'intervenir pour l'arracher à des parents terribles.

C'est oser dire non à ceux qui ont le pouvoir sur nous.ca_41_4.jpg

 

Le courage, c'est d'être licencié pour avoir osé être en conflit avec son chef et n'avoir pas laissé faire le mépris et l'injustice.

C'est être allé au plus profond de ses larmes jusqu'à ne plus en pouvoir et partir vers l'inconnu professionnel.

C'est se dire que la vie peut offrir d'autres chances et lui donner sa confiance.

 

dwh01337.jpgLe courage, c'est se dire que si tu ne le fais pas, d'autres devront le faire, alors on le fait.

Et on prend le risque de voir se lever les boucliers de ceux qui n'ont pas fait.

 

Le courage, c'est de regarder devant et de continuer à vouloir aimer, même en milieu hostile.

Se faire insulter pour un acte généreux. Se dire alors que l'amour est plus fort que la haine.

 

Le courage, c'est de dire tout haut ce que certains pensent sans avoir les mots ni l'énergie de le dire et de parler au nom de ceux qui ont mal.

Tellement mal qu'il est difficile de regarder vers l'étoile qui brille là-haut.k0388490.jpg

 

Le courage, c'est se dire qu'on a besoin d'aide et accepter le sourire d'un ami, accepter sa main tendue, accepter l'amour quand il est là, debout devant toi.

dwh01333.jpgC'est balayer le passé et regarder l'avenir ouvert comme un livre neuf et tout frais sorti de l'imprimerie, n'ayant jamais été lu ni aimé avant que tu le lises.

C'est avoir la modestie de sa propre existence, sachant que tout s'en va un jour et que toi aussi. Aussi, dis les mots que tu as envie de dire, car ces mots resteront toujours dans le coeur de ceux que tu aimes et que tu apprécies.

 

k0388173.jpgLe courage, quand tu es dans le deuil, c'est déjà d'accepter de regarder la rose qui s'ouvre, de manger un fruit et de l'apprécier, de sortir un après-midi, de regarder la nature qui continue à pousser.

C'est décider de vivre et de ne pas imposer ta douleur à ceux qui t'entourent, tout en sachant leur dire que tu souffres.

 

Le courage, c'est de pleurer quand tu en as besoin et de partir quand tu ressens que tu exploses, pour te donner à toi même la chance de résister.

C'est de pouvoir récupérer tes émotions sans te disperser et disparaître totalement.k1946057.jpg

 

Le courage, c'est de pouvoir rendre heureux les autres quand tu vis en toi le pire des chagrins.

 

À tous, je souhaite le courage et la force.

 

1783861.jpgChloé Laroche

 

 

 

 

Nota bene ____________________________ Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits.

12/01/2010

Mon hommage à des hommes qui n'ont pas hésité à se jeter dans l'eau glacé pour sauver des personnes accidentées. De la vie à la mort. Mes pensées pour Hakim et ses parents en deuil.

imagesxbcDR5.jpegBonsoir à tous et toutes,

Depuis le premier de l’An 2010, plusieurs événements m’ont interpelée, dont certains sont des exemples de solidarité. Ils font écho à l’article que j’avais écrit sur les héros d’aujourd’hui et sur le héros qui sommeille en nous et ne demande qu’à oeuvrer.

Randy Kiener, à 16 ans, n’a pas hésité à se jeter dans le Canal du Midi à plus de deux heures du matin pour sauver450_F200MAR.jpg Christophe, un jeune père de 35 ans, tombé avec sa voiture dans une eau glaciale. L’Aude peut être fière de cet adolescent qui a sauvé un papa et par là même une famille de trois enfants du deuil et des larmes éternelles.images6efqZv.jpeg

h-20-1876726-1262962635.jpgEddy Devauchelle est un habitant de la Somme qui a sauvé en ce début janvier une femme enceinte et son enfant de la noyade. La jeune femme était coincée sous une voiture renversée dans la rivière. Eddy n’a pas hésité à plonger et à la dégager. Son mari le suppliait de la sauver et à deux, ils l’ont sortie de l’eau. Eddy a fait les premiers secours et a secoué les gens autour qui ne bougeaient pas, pétrifiés par la scène. Aujourd’hui, cette femme est vivante et elle porte toujours son bébé. Eddy est discret et affirme qu’il a fait son devoir de citoyen.

Le devoir de citoyen : le devoir de tout humain qui est solidaire de la communauté des hommes, de ceux qu’il ne connaît pas mais dont il est proche, aussi proche que si c’était son frère ou sa soeur.

images4686bX.jpegJe me sens proche depuis le début de la famille du policier écrasé par deux cambrioleurs fin décembre. Cet homme de 51 ans a vu un énorme 4x4 se diriger vers lui avant de voir se consumer ses dernières heures. Deux hommes étaient à l’intérieur et n’ont pas hésité à tuer un autre homme avec ce véhicule volé. Les policiers font un métier difficile et même si la population leur en veulent pour les contraventions et l'autorité mal perçue, il faut se rappeler qu’ils nous protègent aussi et qu’ils élucident beaucoup d’affaires de drogues, criminalités, violences diverses, pédophilie, accidents de la route, etc. Mes pensées vont vers la famille de ce policier et à son fils.

Je me sens proche aussi de Hakim et de ses parents, qui pleurent un fils de 18 ans. Il était lycéen dans l’établissement scolaire Darius Milhaud en Val-de-Marne, en classe de BEP vente. Il est mort pour rien de trois coups de couteaux. Cet après-midi, une marche s’est déroulée pour lui et des dizaines de roses ont célébré son souvenir, à travers toutes les larmes de ceux qui l’aimaient. Son corps va être emmené en Tunisie et je respecte la volonté de ses parents et de sa famille qui souhaitent lui donner sépulture dans le pays de ses ancêtres.imageshcJphN.jpeg

images.jpegJe m’élève contre tous ceux qui sont indignés qu’au bout de trois générations en France, des familles osent emmener les corps de leurs enfants défunts pour les enterrer ailleurs, dans les pays d’Afrique Noire ou du Nord, dans le sol de leurs ancêtres. Une dame s’est exprimée ainsi ce matin dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin sur Rmc, en disant que ça suffisait et qu’il fallait arrêter d’accepter ce genre de pratiques, que c’était impensable de ne pas enterrer ces jeunes ici. Mais, Madame, si vous étiez une seconde à la place de ces parents qui viennent de perdre leur fils, leur enfant, vous vous figeriez sur place de douleur et vous regretteriez avec honte ce que vous avez osé émettre sur les ondes. Perdre un enfant est un ouragan dans une vie. Les parents en deuil perdent leur bonheur, la joie de leur vie, et leur souffle est enterré avec leur enfant. Ils vivent mutilés toute leur vie et portent cette croix comme une épreuve invisible et terrible, comme un sacrifice intérieur qu’ils ne peuvent qu’accepter, en attendant de rejoindre le fruit de leur chair.

Madame, il y a bien une chose qu’on peut respecter, ce sont les rites qui entourent la mort et le départ d’un être humain. La famille endeuillée est respectable et n’a pas à subir les affronts de ceux qui au nom d’une identité nationale garderaient les morts sur notre sol en leur interdisant de prendre l’avion pour leur dernier repos. Alors qu’à contrario, on oblige des étrangers à embarquer dans des avions vers leur pays d’origine, alors qu’ils ont des enfants nés en France et bien vivants ! Des pères sont régulièrement expulsés de France au nom de ceux qui militent pour une identité nationale uniforme, sans couleurs et sans âme.

imagesYTXlrw.jpegFaut-il attendre que les gens meurent pour les retenir ?imagesIVKrXI.jpeg
Pour apprendre que les troisièmes générations issues de l’immigration ont besoin de leur parents et qu’il est inhumain de les séparer de leur père, de leur mère.

Pour respecter leur peine et le deuil de leur chagrin éperdu d’amour, amour éteint à jamais... sauf dans le coeur explosé de leur vie d’humain qui continue.

Chloé Laroche

20/04/2009

Hommages aux femmes qui se battent pour leur liberté en Afghanistan. Mon hommage à Malalaï KAKAR, femme afghane policière assassinée en 2008.


Bonjour à tous et toutes,

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Ce 15 avril, des femmes par dizaines sont descendues dans les rues en Afghanistan pour protester contre la loi instaurant le droit de violer sa propre femme tous les quatre jours, de lui faire l’amour sans son consentement. Le mari aurait même le droit de lui refuser de manger en cas de refus de faire l’acte.

Ces femmes sont descendues dans les rues, essuyant pierres et insultes.20090415-065516-g.jpg

Quand le voile de larmes descend dans le coeur des femmes, la colère gronde sur la terre.

Je voudrais aujourd’hui rendre hommage à toutes ces femmes courageuses qui ont derrière elles un passé douloureux, passé vécu sous le joug des pratiques talibanes. Elles se battent pour que le présent demeure ce qu’il est, en évitant qu’il ne devienne pire.

Elles se battent au quotidien pour que l’avenir dépose le voile du machisme, le voile de l’extrèmisme, le voile de la violence conjugale, le voile de la violence éternelle, celui de la honte de naître femme.

Qu’un jour, la femme abaissant le voile apparaisse sous son jour de beauté, illuminant comme un soleil les yeux des hommes qui n’oseront plus porter atteinte à l’intégrité de la moitié de l’humanité. Ces hommes laisseront les pierres sur le chemin, honteux d’avoir lancé la vindicte contre des femmes méritantes de défendre leur liberté.

1210304725-1.jpgAujourd’hui, je choisis de rendre hommage à Malalaï Kakar, cette femme policière d’Afghanistan qui a été assassinée devant son domicile en 2008, à Kandahar, un bastion des talibans dans le Sud du pays. Elle était la maman de six enfants qui pleurent aujourd’hui leur maman, maman méritante car elle défendait les femmes victimes de violences conjugales. Son mari était fière d’elle et l’encourageait à poursuivre son métier, disant que le pays avait besoin d’elle et de son exemple.

Elle avait 40 ans et était très aimée, respectée. Aujourd’hui, ceux qui l’ont tué pensent peut-être qu’ils ont fait une grande action en éliminant cette mère de la surface de la Terre. Honte à eux ! Ils sont excommuniés à jamais du coeur du Créateur et de tous ceux qui défendent la paix et l’amour.gang_rape.jpg

Que mille roses déploient leur parfum vers son âme et que sa famille soit emplie de consolation et de paix.

Adieu Malalaï Kakar.

Chloé Laroche

 

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Du site : http://www.mediapart.fr 

voici l'article de Christel :

 

“Ils l'ont tuée... Malalaï Kakar, la femme policier la plus célèbre d'Afghanistan, a été assassinée dimanche matin devant son domicile à Kandahar, un bastion des talibans dans le sud de l'Afghanistan.

Son fils est dans le coma.

 Elle avait 40 ans et six enfants, elle était capitaine et dirigeait le département des crimes contre les femmes de la police de Kandahar, la grande ville du sud du pays et berceau des talibans, qui l'avaient menacé à plusieurs reprises. Fille et soeur de policier, engagée dans la police à la fin des années 80, Malalaï Kakar avait fui le pays à l'arrivée au pouvoir des talibans, avant de reprendre ses fonctions à la chute de leur régime fin 2001.

Elle a fait l'objet de nombreux articles de la presse afghane et internationale. Elle était la première femme à s'engager dans la police de Kandahar après la chute des talibans. Malalaï était très respectée. Elle avait renoncé à porter la burqa il y a deux ans. Mais elle ne se déplaçait jamais sans son arme et toujours en compagnie d'un homme de sa famille.

Les policiers afghans paient un lourd tribut à la violence qui ensanglante le pays. Quelque 720 policiers ont ainsi été tués au cours des six derniers mois, selon le ministère de l'Intérieur. En juin dernier, une policière avait été tuée par balles dans la province de Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, et la police locale avait accusé les talibans de ce meurtre, qui aurait été le premier d'une femme policier par les insurgés fondamentalistes. Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain.

 Une pensée nocturne à sa famille et un hommage à son courage."

CHRISTEL

PS :  Une vidéo jointe dans l'édition qui la montre au quotidien faisant son travail de policier :

http://www.mediapart.fr/club/edition/le-club-des-insomniaques-mediapartiques/video/280908/malalai-kakar

------------Les commentaires de l’article de Christel :

 "Etre femme en Afghanistan. Etre femme en Afghanistan et refuser de porter la burqa. Etre femme refusant de porter la burqa et policier en Afghanistan.... Quel courage !"

28/09/2008 23:30 Par grain de sel____________

 

"Salut et fraternité !

Pour elle, pour Massoud, pour toutes celles qui furent lapidées dans les stades , pour tous ceux qui ne veulent plus vivre à genou en Afghanistan et ailleurs, qui peut dire que nous n'avons rien à faire là bas ???La religion quelle qu'elle soit, à la maison ; et la liberté de parler et de vivre libre et démocratiquement partout ailleurs. Voilà pourquoi quelque jeunes français sont morts comme cette femme, mais la liberté triomphera."

29/09/2008 09:38 / Par Jean Paul Monat_________________

 

"Il y a un beau portrait sur le Marie-Claire anglais :

http://www.marieclaire.com/world/news/kandahar-cop

29/09/2008 10:00 / Par Maguy Day_________________

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 "Son courage m'avait marqué dans le film dont j'ai posté un extrait sur l'édition en complément. Plus qu'une héroïne, c'est une femme courageuse et droite qui vient de mourir. Certes une certaine frange du pays (les non talibans, ceux qui croient qu'un autre est possible) et nous occidentaux en avions fait une heroïne, mais elle ne se voyait pas comme cela. Je ne sais pas si elle aurait aimé ce titre postume qu'on lui donne aujourd'hui. 

Des femmes qui luttent, comme elle, au quotidien, il en existe beaucoup. Je voulais juste qu'on oublie pas que être femme et vouloir assumer certains métiers ailleurs, ce n'est pas si simple. En tout cas, sa mort m'a profondément bouleversée."

29/09/2008 10:43 / Par Christel_______________________________________

 

15/07/2008

Pour Cyrille, jeune ambulancier décédé durant le transport d'un patient violent. Mon témoignage d'ambulancière et de taxi, avec le récit de mon agression à Caluire.

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HOMMAGE À CYRILLE HAQUEVAUX, AMBULANCIER DÉCÉDÉ TRAGIQUEMENT

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Je pense à toi, Cyrille, à ton enfant qui va arriver, à tous les ambulanciers de France et du monde entier qui font leur métier avec coeur.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Je suis touchée par ton décès tragique, causé par un patient violent et atteint mentalement que tu devais accompagner, et je tenais à te rendre hommage sur mon blog... où je parle de notre métier régulièrement dans le chapitre : "Ne tirez pas sur l'ambulance" (cliquer sur ce titre à gauche dans les catégories).ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Cyrille Haquevaux, 24 ans, se trouvait à l'arrière de l'ambulance lorsque le patient transporté, atteint mentalement, s'est agité brutalement et a essayé de sauter de l'ambulance, entraînant dans sa chute le jeune ambulancier sur le bitume de la voix express. Cyrille ne se releva pas et fut emmené à l'hôpital de Saint-Brieuc. Il est maintenant décédé et son enfant va bientôt voir le jour, sans que Cyrille n'ait pu le voir, lui qui s'occupait de tous ses patients avec générosité et coeur.


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J'ai repris le travail et les faits se sont reproduits, avec des coups violents reçus dans le dos et à la nuque, malgré mes avertissements à l'employeur et aux parents, lesquels ne m'ont pas cru. "Leur fils ne pouvait pas avoir fait cela." La mère m'a accusée de n'avoir aucune autorité. Au final, je n'ai eu aucun mot réconfortant ni le semblant d'une compréhension... J'ai eu du mal à m'en remettre, et en plus, suite à tout cela, j'ai perdu mon travail. Heureusement, j'en ai retrouvé un depuis, et j'ai repris courageusement la voie que j'aime : le transport et l'accompagnement de personnes malades, âgées et handicapées.


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En juin 2004, je m'étais déjà fait agresser à Caluire, près de Lyon, par une bande de jeunes qui ont lancé des pétards sur mon taxi, alors que je transportais un client et que j'étais arrêtée dans un embouteillage. Je suis sortie du véhicule et un des jeunes (il avait environ 18-20 ans) m'a menacée verbalement, avec tant de haine dans les yeux que j'en resterai à vie troublée...

Troublée et interpellée par la haine d'un inconnu qui vous prend pour cible, sans aucune raison. Il m'a lancé un pétard en plein visage, pétard qui a explosé près de l'oeil gauche. Je suis restée choquée en attendant les pompiers, qui m'ont emmenée aux Urgences. Ils ont été formidables. Les policiers sont venus assez rapidement sur les lieux et m'ont révélé qu'ils n'arrivaient pas à mettre la main sur cette bande et qu'ils craignaient ces jeunes. Ils étaient d'ailleurs tous partis en courant de la petite place où ils sévissaient.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis


J'ai eu beaucoup de chance de ne pas perdre un oeil ou l'ouïe et de n'avoir aujourd'hui aucune séquelle. Il n'y a eu aucun témoin ayant apparu non plus, alors qu'il y avait du monde aux balcons, dans les commerces, dans les voitures alentour. Personne n'est intervenu, ni n'a réagi pour m'aider, à part le client que je transportais... qui a eu peur lui aussi. J'étais alors enceinte et je remercie le Ciel de m'avoir permis de garder mon fils, malgré le choc.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences

ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgencesCe sont des métiers à risque, comme chaque fois que j'ai transporté en VSL (véhicule où on est seul avec le patient assis) des malades sortis de l'Hôpital Psychiatrique, parfois sur de longues distances.


Je me souviens d'un jour où on nous avait confié un monsieur de l'Hôpital psychiatrique pour l'emmener en dialyse. Il s'est mis à mordre mon collègue à l'arrière et à se débattre dans tous les sens. Le cadre ambulancier avec qui j'étais ce jour-là me suppliait de faire aussi vite que possible, ce que j'ai fait, passant à travers les embouteillages par miracle et aussi grâce aux automobilistes qui s'écartaient pour me laisser passer. J'ai traversé toute l'entrée de Grenoble à toutes trombes pour arriver le plus vite possible au CHU.

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Un médecin avait tout de même fait remarquer à ma patronne, lorsque j'ai été frappée, qu'aucun filet ou grille de protection n'était installé dans le véhicule que je conduisais.

Je pense à toi Cyrille......... et à ta famille, à ton enfant orphelin d'un papa. Je pense à ton collègue traumatisé par ton décès et par ce drame terrible.

Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Nous faisons un beau métier mais quelles difficultés nous traversons et quelle méconnaissance de la société existe sur cette profession souvent rabaissée et délaissée ! C'est un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres, ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. 

Chloé Laroche

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RAJOUT : J'AI SU EN 2012 PAR LE COLLÈGUE DE CYRILLE (VOIR SON COMMENTAIRE) QUE SON FILS VA BIEN, QU'IL EST TRÈS BEAU ET QU'IL RESSEMBLE À SON PAPA.

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Photos : je remercie le site Photosearch et Bing images pour la plupart des photos de cet article. Le mandala de larmes vient du site : http://koah.over-blog.com/30-categorie-10168075.html

La photo de la personne tournée de dos devant le lac du Bois Français a été prise par moi.

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.... Vous pouvez lire ci-après des extraits du site des Ambulanciers, expliquant les circonstances du décès de Cyrille, jeune ambulancier et futur papa.



__________________ Hommage à notre collègue ambulancier  dans l'exercice de ses fonctions____________

(extrait du site des Ambulanciers .... http://ambulancier.over-blog.com)


Le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière.
Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express.
Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours.


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Extrait du reportage LCI :

PAS DE SANGLE.

Selon un employé de l'hôpital de Saint-Brieuc souhaitant rester anonyme, le jeune homme "très baraqué" venait de traverser une phase d'agitation, "de celle où ils veulent tout casser". D'après cette même source, le patient était allongé sur le brancard non sanglé. Au bout de 10 minutes de trajet, à hauteur de la commune de Plérin, "le patient réussit à ouvrir la porte du véhicule", raconte Bastien Diacono, le procureur adjoint du tribunal de Saint-Brieuc.

Dans des circonstances encore indéterminées, le malade entraîne dans sa fuite l'ambulancier. Les deux tombent sur le bitume. L'ambulancier ne se relèvera pas. Le patient, lui, passe la glissière de sécurité sur le terre-plein central. Le jeune homme est percuté par une voiture arrivant en sens inverse.

______________________________ Extrait du site : http://ambulancier.over-blog.fr _____________

Notre avis :

Un problème parmi tant d'autres, mais cette fois-ci un collègue y a laissé la vie, ce qui confirme ce que l'on a toujours dit : nous ne sommes pas de simples "transporteurs" mais des professionnels de santé formés et diplômés. Ce ne sont pas des colis que nous prenons en charge mais des personnes, malades de surcroît, avec leurs différents problèmes et pathologies. Je n'ai jamais vu un chauffeur routier se faire éjecter de son camion par un colis qu'il transportait.

Le deuxième Hic c'est la transmission d'informations entre le personnel soignant et les ambulanciers... quand on voit qu'il faut parfois se "battre" pour avoir un minimum de relève. Sachant que le malade est sous la responsabilité intégrale de l'ambulancier, une fois la grille de l'hôpital franchie, il est donc nécessaire d'obtenir certaines informations à caractère médical. RAPPEL : les ambulanciers sont tenus au secret médico-professionnel, donc apte au secret partagé. Un malade psychiatrique ayant une phase d'agitation même calme sera sanglé au minimum d'une ventrale par précaution, car on le sait ce genre de patient est totalement imprévisible. Si les informations citées plus haut avaient été transmises, cela aurait certainement engagé nos collègues à sangler le malade et l'on aurait pu ainsi éviter ce drame. Dommage qu'une fois de plus il faut attendre un mort pour amener une réflexion sur le sujet.

Nos pensées accompagnent sa famille.
Sincères Condoléances.

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Les faits:

SAINT-BRIEUC. - « C'est une histoire hors norme. Avec cette affluence sur la RN12, on a frôlé une catastrophe plus grande encore. » Le procureur adjoint, Bastien Diacono et les secouristes restent marqués par la scène qu'ils ont découverte, samedi, peu après 13 h, à la hauteur de Plérin (Côtes-d'Armor). « Deux corps allongés de chaque côté de la quatre voies, il nous a fallu un peu de temps pour comprendre. »

Quelques dizaines de minutes plus tôt, une ambulance de la toute jeune société Urge ambulances revenait du centre hospitalier de Saint-Brieuc pour véhiculer un patient vers l'hôpital psychiatrique de Bégard, à 50 km. Un homme âgé de 27 ans doit y être transféré à la demande de sa famille. Quelques heures auparavant, il a tenté de mettre fin à ses jours, en voulant sauter d'un pont.

Un témoin a tenté de le stopper.

Alors que le véhicule est en route, le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière. Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express. Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans, qui reste à terre. Le patient, lui, se relève et entreprend de traverser la route. « Un témoin l'a saisi par le bras pour l'arrêter dans son élan », raconte un automobiliste. Mais l'homme réussit à traverser le rail de sécurité et à se lancer dans le flot de circulation. Une voiture le heurte brutalement. L'intervention des secours ne permettra pas de le réanimer.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours. Son collègue, conducteur, a, lui aussi, été hospitalisé, extrêmement choqué.

Transport à risque :

Pour Bastien Diacono, le représentant du parquet, « cela pose la question de la condition de transport de l'individu atteint de pathologie psychologique ». Pourquoi le malade n'a-t-il pas été attaché ? Sa dose de tranquillisants était-elle suffisante ?

« Nous ne sommes que des exécutants, témoigne Yann Kerleau, président du syndicat départemental des ambulanciers. Le transport est prescrit par un médecin avec consignes particulières. » Mais l'évaluation n'est pas toujours aisée.

« Ce sont des transports à haut risque, estime-t-il. Il n'est pas rare que nous ayons des problèmes avec des malades agités. » Son équipe a déjà été confrontée à une tentative d'étranglement, une agression... «Quand c'est une hospitalisation contre la volonté de la personne, j'oblige mes collègues à attacher les chevilles et les poignets. C'est plus délicat quand la personne est sensée et volontaire.»


Sébastien GROSMAITRE.

Ouest-France____________________________
Vos réactions sur le Forum :



le 08/07/2008 à 12h07
Condoléances à la famille de cet ambulancier, et encore une fois un grand bravo et merci, à tous ces hommes et femmes, qui mettent leur vie en danger, pour en sauver d'autres.
Moi, Chez moi

le 07/07/2008 à 21h17
J'ai moi un fils policier qui doit souvent transporter ce genre d'individu à Sainte Anne et qui a été blessé personne n'en parle.
Mimi, Val de reui

le 07/07/2008 à 20h58
Bonjour je suis CCA depuis plus de 20 ans. Avant les médecins discutaient avec les ambulanciers ; maintenant un ordre de mission, une prescription médicale de transport (bon de transport) et les ambulanciers débrouillez vous scandaleux!!! où va t on ? les ambulanciers sont la derniére roue de la charrette ; savez vous que nous sommes des transporteurs qui bénéficient de la convention collective des transports routiers !? un camion de bananes, de viande ou une ambulance : la même convention ! scandaleux ! j'aime mon métier mais actuellement il est temps que les différents ministéres de tutelle se réveillent en tout cas toutes mes condoléances attristées pour ce collégue qui a laissé la vie pour un "fada"' ; à qui le tour ?
Ambulancier catalan, Perpignan

le 07/07/2008 à 18h53
Étant moi même ambulancier , je ne peux qu'être ému et énervé en lisant cet article , car cela fait des années que l'on crie au loup en disant qu'un tel drame se produirait et on nous riait au nez , car parfois ces transports ce font même en Véhicule Sanitaire Léger... ce qui veut dire qu'il n'y a qu'un ambulancier dans le véhicule et que ce serait-il passé si le véhicule était allé percuter un car d'enfants ? Il est temps de réglementer correctement ce genre de transport mais encore une fois il faut un drame pour que l'on se penche sur notre métier ; malheureusement il est trop tard pour notre collègue , condoléances à la famille et bon courage.
Marpin, Saint-calais

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Commentaires

Merci pour votre bel hommage à mon ancien coéquipier, stéphane de saint-brieuc.

Ecrit par : STEPHANE | 31.08.2008

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Nous sommes aussi ambulancières dans le Pas de Calais, nous déplorons ce drame et nous présentons à la famille nos plus sincères condoléances. ENCORE UNE FOIS CE DRAME AURAIT PU ETRE EVITE

Ecrit par : aicha - peggy | 17.09.2008

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Je suis passée en voiture juste après le drame les pompiers ambulance et un corps sur la 4 voies étaient là près de nous, nous allions sur st brieuc... Dès que je lis cette histoire je revois ces images, j'ai un petit bonhomme de 20 mois et je pense fort à la femme de l'ambulancier qui a maintenant un enfant, j'espère qu'elle est entourée même si cela ne remplacera pas le papa... et courage à son coéquipier qui était dans la voiture pour continuer son travail.

Ecrit par : mary | 05.01.2009

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Merci Mary pour votre commentaire et vos pensées pour cet ambulancier et sa famille ; merci à vous aussi, son co-équipier d'ambulance qui m'a écrit et à qui je pense fort. Nous soutenons très fort, ambulanciers de toute la France, sa compagne veuve et son enfant. Chloé

Ecrit par : L'auteur de ce blog | 05.01.2009

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TOUTES MES CONDOLEANCES A SA FAMILLE JE SUIS MOI MEME AMBULANCIER...................

Écrit par : Thieulent | 06/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Oui, nous pensons à sa famille et son enfant qui a quelques mois maintenant. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Un beau métier mais quelles difficultés et quelle méconnaissance de la société sur ce métier souvent !! Un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. Toutes mes pensées pour vous. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 07/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Je suis aussi ambulancier et voulais signaler que notre profession comporte des risques malheuseument non reconnus. Je viens de perdre un collegue la semaine derniere d'un infarctus, il n'avait que 48 ans. Le stress de cette profession ne l'a pas aidé c'est sur.
Nous exercons ce metier par passion mais cela devient de plus en plus dur physiquement ainsi que mentalement.
Toutes mes pensées vont a la famille de Cyrille et de Jef.
Pascal

Écrit par : Pascal | 09/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Cyrille, 

mon pote, mon collègue,

cela va bientôt faire 4 ans que tu nous as quitté.
beaucoup, tellement de choses on changé depuis ton départ, 
si tu savais comme tu me manques
je ne peux m'empêcher de repenser à ce jour dès que je passe sur ces lieux maudits.
je ne sais pas pourquoi j'écris sur ce blog je pense que c'est un moyen d'exorciser ses vieux démons, une sorte de bouteille à la mer qui au fond de moi espère que ces mots te parviendrons.
Je voulais que tu saches que malgré le chagrin, la rage... j'ai tout fait pour sauver ce que tu avais eu tant de mal à créer...
Je m'excuse de n'avoir réussi. 
j'ai eu l'occasion de croiser ton fils, il est magnifique, il te ressemble.
rien ne sera jamais plus comme avant, j'en ai d'ailleurs quitté le métier, trop dur...
Bref tu nous manques à tous beaucoup, on ne t'oubliera jamais.

Écrit par : lukaz | 26/04/2012

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Courage à vous Lukaz. Cyrille est parti si tôt. Ce métier est un beau métier mais si dur parfois et si peu aidé et protégé. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde et vous envoie mes meilleures pensées. Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 27/04/2012

 

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25/06/2008

Le silence est entré dans mon ambulance. Mon hommage aux ambulanciers. Hommage aux patients. Attente d'un traitement. Attente de l'ambulancier après l'attente chez le médecin ou à l'hôpital.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



LE SILENCE ET L'ATTENTE________________ambulancier,taxi,maladie,écoute,cancer,accompagnement,mère teresa



Le silence est entré dans la voiture que je conduis. Une Astra blanche avec la croix bleue des ambulanciers sur le capot.

Ma patiente est assise à côté de moi.

Quelques mots ont été échangés. Et puis le silence a gagné. Non pas lourd mais consenti, de part et d’autre. Lourd de sens, oui, car la maladie est là, présente. Le cancer mine ma patiente depuis des années. Sans rémission.

Elle m’a soudain reparlé.
Et puis le silence est revenu, comme la neige qui se dégage doucement devant nous, sur la route.

Je rencontre ce silence tous les jours, à travers les patients que je prends en charge. Silence de neige, silence de patience, silence d’attente...
L’attente d’arriver à destination, l’attente dans les embouteillages, l’attente dans les salles d’attente pour rencontrer le médecin, l’attente de l’ambulancier qui emmène et ramène, l’attente d’un avenir meilleur, l’attente d’une santé disparue, l’attente d’un traitement en salle de chimiothérapie...

Dans toute cette attente, les patients ont besoin de sérénité et de calme. Ils ont besoin que nous les transportions avec beaucoup de tact et de respect.

Chloé Laroche


________________ Mon hommage

aux ambulanciers du monde :ambulancier,taxi,maladie,écoute,cancer,accompagnement,mère teresa



Le métier d’ambulancier est une profession où les anges gardiens ne chôment jamais dans l’ensemble du monde entier.

Je lisais tout à l’heure le témoignage d’une femme : Marta Gray, dans “La couleur du silence” de Yves Eurieult (éditions Ramuel), qui a travaillé aux côtés de Mère Teresa à Calcutta en Inde.

Elle racontait l’horreur qu’elle a vécu là-bas, les corps vivants dévorés par les vers, les enfants de neuf mois qui avaient la taille d’un foetus à terme, les malades infectés que leur amenaient les ambulanciers pour qu’ils meurent dignement dans le centre de la Sainte femme.

Je pense aux ambulanciers de ce pays, à ceux de Palestine et d’Israël, à ceux d’Algérie et de la Tchétchénie...

Je pense aux quarante-quatre ambulances qui ont été réquisitionnées le soir où la boîte de nuit de Saint Laurent du Pont a été détruite par un incendie dramatique... Ces professionnels du transport médical sont allés chercher les corps des victimes, de tous ces jeunes isérois, morts dans la fête d’une dernière nuit.

Ils ont fait la navette pendant des heures entre le lieu du drame et le gymnase pour que les dépouilles soient dignement rendues à leur famille.

Le métier d’ambulancier ressemble à celui de passeur des âmes et des corps... Il est un accompagnateur dans le passage entre la vie et la mort, soit dans un sens soit dans l’autre.

La plupart du temps, il n’y a heureusement que la vie et l’espoir.

Mais dans bien des cas, de par le monde, l’ambulancier se bat pour donner à la Vie une chance : il se bat pour que la Mort n’arrive pas pendant le passage du transport... afin que le malade soit soigné à l’arrivée, sur le lieu béni où les médecins exercent.


Chloé Laroche

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Pour lire tous mes articles concernant le métier d'ambulancier

et de taxi médicalisé, consulter :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/


Le mandala de larmes vient du site : 

http://koah.over-blog.com/30-categorie-10168075.html

24/06/2008

Trois destins rencontrés en ambulance. De la vie au désespoir. Du combat désespéré à la lutte finale contre la maladie, la solitude et la mort.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



TROIS RENCONTRES

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Trois rencontres m’ont bouleversée durant cette journée de travail en ambulance.

Trois destins aux multiples souffrances.

D’abord, je vais chercher un homme handicapé, chez lui. Il est en fauteuil roulant. Arrivés à l’ambulance, je l’aide à l’asseoir dans le véhicule. Je plie son fauteuil et le soulève pour le ranger à l’arrière du véhicule.

La dernière fois que je l’ai vu, au cours d’un précédent transport, il devait partir en voyage au Brésil. Je lui demande alors comment cela s’est passé.
-Qu’est-ce qui vous a plu le plus là-bas ?
-Le Christ, m’a-t-il répondu !
-Le Christ ?
-Oui, et j’ai eu la chance de le voir de près en hélicoptère. Il fait trente mètres de haut...
-C’est le Christ qui surplombe la baie de Rio de Janeiro ! Il a les bras tendus, ouverts sur le monde. C’est si beau de représenter Jésus ainsi, lui ai-je dit.
-C’est vrai ! C’est magnifique !
-Vous étiez seul là-bas ?
-Non, nous étions neuf à partir, neuf membres de ma famille, à cause d’événements douloureux. Ma soeur venait de perdre son fils et son mari ... et nous avons perdu notre mère aussi.... Pour Noël, nous avons préféré partir le plus loin possible...”.

Ils ont mis un océan entre leurs morts perdus et leurs vies présentes... Océan de larmes, océan d’espoir face aux drames vécus.

J’ai ressenti beaucoup de douceur de la part de cet homme pour sa soeur. Il m’a parlé d’elle et de sa force, de ses blessures gravées dans la chair, de sa volonté de s’en sortir par elle-même. Survivance éperdue d’une mère orpheline et d’une veuve solitaire.

Et puis, plus tard dans la journée, je suis allée chercher une dame.

Elle m’a ouvert son coeur spontanément.
Nous roulions dans la neige.

Cette patiente m’a parlé de sa vie de veuve, de ses cancers successifs, de son mari suicidé, de tous les suicides qui s’accumulaient au sein de la famille. Elle m’a parlé de ses enfants, de ses peurs pour eux, de son angoisse de la pulsion de suicide “peut-être héréditaire”, de son combat pour la vie, de la flamme de son existence risquant de s’éteindre bientôt.

J’ai écouté cette dame tout au long du parcours. Je l’ai regardée avec admiration et respect. Elle n’avait à vivre, selon les médecins, que quelques mois. Je l’ai déposée à la Clinique tout en lui laissant quelques mots d’espoir et la chaleur d’une présence à ses côtés, présence fugace mais intense.

Et puis ce soir, j’ai transporté un homme de quarante ans, sortant régulièrement de l’Hôpital Psychiatrique afin de poursuivre une rééducation de la parole. Ce patient a une maladie qui s’est développée tardivement, maladie que sa mère lui a transmise.

Étant enfant, il a vu sa maman enfermée derrière des barreaux, ceux d’un asile. À la fin, on ne lui permettait plus de la voir. Aujourd’hui, il maîtrise difficilement ses mouvements et a beaucoup de mal à parler. Il se bat pour rééduquer sa parole et réapprendre à articuler.

Cet homme est le père de deux adolescents. “Je ne les vois pas souvent. Ils me manquent tellement !” me confie-t-il.

Cet homme travaillait autrefois. Il avait alors une vie normale, une famille. Aujourd’hui, il est enfermé dans ce pavillon psychiatrique.


Après la fin de mon travail, je suis rentrée chez moi avec les images de ces trois vies qui m’ont bouleversée... avec les mots de toutes ces vies que je croise.

Je pense aussi à cet homme dont j’ai parlé plus haut... que nous appellerons François et qui est rentré en chambre stérile depuis neuf jours.

Je suis allée le voir au tout début de son entrée à l’Hôpital. Je le lui avais promis. C’était son premier jour d’isolement. Je lui ai parlé à travers la vitre, avec le téléphone du couloir.

Il paraissait très ému de me voir. Je lui ai dit qu’il commençait un voyage et que je lui souhaitais bonne chance pour ces six semaines où il allait être enfermé, isolé dans cette pièce pour sa greffe de moelle.

Dans ses yeux, j’ai lu un grand espoir... La peur de ne pas survivre aussi. Mais l’espoir surtout. L’espoir de vivre grâce à cette greffe.

Ce soir, je pense aussi à Soeur Emmanuelle.
On l’a incitée à prendre congé des bidonvilles d’Égypte où elle a tant fait pour les plus pauvres. Elle vit maintenant dans le Sud de la France.

Je l’ai entendue parler sur l’origine de son engagement :
-Je ne voulais pas vivoter mais vivre pleinement. Tout donner et partager. Aujourd’hui, je peux partir en paix. Je sais qu’après moi, d’autres continueront. L’important, c’est d’ajouter sa goutte à l’océan d’amour. Il est important que chacun le fasse dans sa vie. Chaque goutte est importante.”

J'ai fait ces trois rencontres durant la semaine de prévention du suicide. Je pense très fort à toutes les familles qui ont perdu un proche par cette fin terrible. Chacun de nous est unique, unique à jamais. Chaque existence est une goutte de vie unique.

 

Chloé LAROCHE

 

 

La photo de fleur provient de ce lien :

http://www.gogoall.net/fonds/nature/f/fleurs/fleur_16.jpg

 

POUR LIRE TOUS MES ARTICLES

SUR LE MÉTIER D'AMBULANCIER, MON MÉTIER :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/









12/06/2008

Flashs-back de mon métier d'ambulancière. Vie et mort. Maladie et courage. Solitude et isolement. Regard sur un métier merveilleux mais peu reconnu.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



CHRONIQUES
D'UNE AMBULANCIÈRE________________ _________________ _________________ solitude,isolement,handicap,ambulance,deuil,anévrisme,ambulancier,dépression,suicide,écoute,métier,isère,taxi,vsl,musique,moto,accident moto,paraplégique,vie,combat,maladie,rééducation,courage,résilience,urgence,femme enceinte,perte sang,bébé,enfant,prise en charge,médical,médecin,hôpital,témoignage,vérité,blog,livre internet,édition,éditeur,vivant,avenir,espoir,tragédie,drame,perte,amputation,hospitalisation,peur





Ce qui me frappe le plus, ce sont la solitude et l’isolement de certains patients.

Un soir, nous avons été appelés en urgence avec mon coéquipier pour une dame qui faisait une hémorragie vaginale. Elle était assise par terre dans sa cuisine. Il y avait du sang près d’elle. Du sang qui s’était écoulé violemment de ses entrailles. Son bébé de quelques mois était posé près d’elle, impuissant et démuni face à la souffrance de sa mère.

Nous les avons emmenés tous les deux à l’Hôpital. Le père était, selon cette maman, incapable de s’occuper de l’enfant. Nous avons donc confié ce dernier au service de pédiatrie. La jeune mère n’avait plus d’amis, son mari n’étant pas pour qu’elle en ait et plutôt contre... Un mari en situation irrégulière, un mari à protéger dans la solitude d’une vie captive de l’amour.

Nous avons confié cette jeune personne aux Urgences gynécologiques et lui avons laissé en quittant le service quelques mots rassurants pour elle et son bébé.



Je me souviens aussi de cette jeune femme africaine, transportée il y a quelques semaines. Nous l’avons sortie d’un hôpital pour l’emmener dans un autre. Durant le voyage, j’étais à l’arrière de l’ambulance, auprès d’elle, et je l’ai écoutée. Elle était belle, sauvage et écorchée vive dans l’âme.

-J’ai fait une connerie”, m’a-t-elle dit. Ce qui voulait dire en d’autres termes qu’elle venait de faire une tentative de suicide.

Elle vivait dans une totale solitude. Une solitude d’isolement qui sentait la blessure du racisme. Elle pleurait son pays et ne se sentait en aucune façon intégrée dans sa petite ville de province. Elle m’a parlé de ce racisme vécu au quotidien, dans le travail et dans la rue. Pourquoi elle, si jeune et si belle. La couleur de sa peau envahissait tant le coeur des gens qu’ils ne voyaient plus cet être humain en face d’eux ? Je lui ai parlé de la communauté africaine implantée à cinquante kilomètres, dans la grande ville voisine. Pour tisser des liens. Refaire surface avec son identité culturelle. Mais elle n’avait malheureusement pas de voiture.

La dépression n’a pas de couleur et le désespoir peut hélas tomber sur chacun des habitant de la Terre, par-delà toute frontière et sous n’importe quelle latitude. Relever la tête et se battre, ne pas se laisser abattre, est le don du courage laissé à chacun de nous, que nous soyons noirs ou blancs, jaunes ou rouges.

Nous avons laissé cette jeune femme dans sa nouvelle chambre hospitalière. Elle allait pouvoir se reposer. Mais je savais en la quittant qu’un sourire était né dans son coeur, une étincelle d’espoir, une lueur allumée par notre échange.



Un après-midi, nous sommes allés dans un centre d’accueil spécialisé pour chercher une dame et l’emmener passer un scanner.

C’était une femme jeune, au visage d’ange. Elle était prostrée, paralysée ainsi depuis plus de dix ans.
-C’est une rupture d’anévrisme qui l’a frappée d’un seul coup. Elle était dynamique, pleine d’énergie, de projets et maman d’un petit garçon. Elle a eu un jour très mal à la tête et soudainement elle a disparu dans ce gouffre de la maladie.”

C’était sa soeur qui se confiait ainsi à moi...
-Notre vie dans la famille n’a plus jamais été celle d’avant.”
Elle sortit fébrilement des photos de son sac.
-Tenez, ce sont des photos de ma soeur. Regardez comme elle était belle et épanouie.”
J’ai regardé, très émue, ces photos d’une jeune femme de trente ans, heureuse de vivre. Je me suis dit en voyant ce qu’elle était devenue que la souffrance du Christ offerte sur la croix se poursuit inlassablement dans l’humanité martyre.

Cette crucifixion de la chair et de l’âme, cet écartèlement qui n’en finit plus au coeur de la vie, a commencé dans ma propre existence le jour où des hommes en noir ont cloué et fermé à jamais le cercueil de ma fille de trente mois. Pour continuer à vivre et pour exister pleinement, il faut apprendre à offrir sa souffrance pour qu’une transmutation s’accomplisse dans d’autres vies que la sienne. S’offrir comme un coeur ouvert et le donner aux Anges pour qu’ils le transplantent dans d’autres vies en détresse ou en perdition.

Un collègue m’a dit : “Tu vas t’essouffler. Tu verras, le métier d’ambulancier, c’est un métier de business. Il faut enchaîner les courses le plus vite possible, transporter les patients de façon rentable et puis savoir se préserver soi-même psychologiquement en gardant de la distance avec les personnes transportées. Un jour, tu te surprendras à regarder ta montre lors d’une urgence et à regretter que ce soit sur toi et ton collègue que ce transport est tombé... Un jour, tu te surprendras à penser que tel patient régulier qui sent tellement mauvais car tellement infecté... soit bientôt mort pour ne plus avoir à le transporter.”

”Jamais ! Tu m’entends !”, lui ai-je répondu. Non, cela jamais !

Faire ce métier dans un esprit de service, d’écoute, d’accueil et d’accompagnement du patient, donner un sourire, sourire sans compter, rassurer le malade, le laisser là où on devait le transporter et lui serrer les mains chaleureusement, l’écouter aussi, se taire lorsqu’il veut la paix... Voilà ce qui me motive.

La plupart des ambulanciers ont cet esprit de service. Ceux qui ne l’ont pas changent rapidement de métier ou alors ils se fabriquent une carapace à travers laquelle n’apparaissent plus que des gestes formels et standards.

Le collègue dont je parlais précédemment et qui veut me faire croire que je vais vite changer dans ma façon d’appréhender le métier... ce même collègue est un jeune homme qui sait faire rire les malades. Il sait leur donner de la joie avec son humour naturel. Il se tient proche du malade, scrutant son état de santé, et il est capable, au jugé de ses observations, de me demander de conduire plus rapidement, si c’est moi qui tiens les rênes de l’ambulance, afin que le malade souffre moins longtemps.

Un jour où nous travaillions ensemble, nous avons dû transporter une jeune femme qui venait de subir une césarienne. Il m’a avoué ensuite que cela lui faisait toujours quelque chose de transporter des personnes jeunes.

C’est pour cela que je crois en l’Humanité. C’est parce que même si un être humain dit qu’il se protège de la souffrance d’autrui, qu’il est détaché et éloigné de tous les maux de ses frères humains... il peut être aussi tout le contraire dans les actes concrets.




La Toussaint et le jour des Morts viennent de passer. Les fleurs ont réchauffé les tombes dans les cimetières.
J’ai travaillé durant ces deux jours en ambulance.

Nous sommes allés chercher un homme paraplégique pour le transférer d’un hôpital à un autre.

-Cela fait treize ans que j’ai eu cet accident de moto qui m’a coûté mes jambes, mais vous savez, me dit-il, j’ai plus appris de la vie depuis cet accident que dans mon existence d’avant.”

Cet homme prénommé Serge avait l’oeil vif et son sourire était empli d’enthousiasme envers la vie. Il était, me semblait-il, empli de dynamisme, de volonté et d’ardeur de connaître et d’apprendre. Il passa de notre brancard à son lit sans avoir besoin de notre aide, glissant ses jambes inertes à une rapidité impressionnante.

Dans l’ambulance, nous avons parlé de musique, de clavier, de Jean-Sébastien Bach. Je lui ai dit que j’étais violoniste et que je faisais aussi des concerts. Il m’a confié alors qu’il avait un rêve : apprendre le piano pour arriver à jouer un morceau, la Toccata de Bach.

Je me suis dit qu’être capable d’apprendre à jouer d’un instrument pour interpréter une seule partition, unique et magnifique, c’est comme un grand amour. On peut tout quitter pour lui. Pour une seule personne, une seule sur la Terre, on peut quitter son pays, ses amis, sa famille, aller au bout du monde pour rejoindre l’oasis de son coeur. Pour un seul être, on peut tout apprendre. On peut apprendre à naviguer, à voler dans les airs, à piloter sa vie... apprendre à aimer, muter pour aimer.



La veille de la Toussaint, nous avons emmené un homme âgé qui se trouvait dans une maison de retraite. Il était tombé et il y avait un risque de fracture du col du fémur. Nous l’avons placé dans un matelas coquille afin de lui éviter tout mouvement et pour qu’il ne souffre pas trop aussi pendant le transport vers les Urgences. Lorsque j’ai rempli ses papiers pour la prise en charge, comme nous le faisons pour chaque malade, j’ai remarqué qu’il y avait une note écrite sur la fiche de liaison : “Deux enfants DCD”... Décédés... Il avait perdu ses deux enfants adultes durant la même année !

Une vague de compassion a traversé mon âme et j’ai prié pour cet homme qui restait maintenant tout seul dans cette demeure de fin de vie, veuf et orphelin de ses deux enfants. Je lui ai parlé un peu pendant le transport. Je lui ai dit qu’il avait un beau prénom, celui d’un ange. Le prénom d’un homme qui a tout donné. D’autres auraient écrit... “qui a tout perdu”. Perdre, c’est vivre dans le vide et le néant. Donner, c’est transmuter ses souffrances et les offrir pour que le meilleur advienne.

J’ai compris dernièrement que je ne suis pas vraiment loin de ma fille défunte. La distance qui me sépare d’elle est infime dans le temps de l’infiniment grand de l’univers. Dans soixante-dix ans et peut-être avant, ma vie se terminera et alors je retrouverai Océana et toutes les personnes que j’ai aimées et qui sont parties. Lorsque je regarde le monde tourner et la vie danser autour de moi, je me dis sereinement que dans cent vingt ans, aucun être humain vivant aujourd’hui ne sera plus. Le bébé qui naît aujourd’hui, la femme mère de cinq enfants, le chef de famille qui pense gouverner les siens, le collégien qui apprend, le salarié qui trime... tous seront morts. Et d’autres humains auront pris la relève d’une nouvelle humanité.

C’est pour cela que l’important, c’est de vivre sa vie pleinement, de manière à l’enrichir, à la fleurir, à lui donner les ailes de l’Amour.

Laisser tomber le superflu, le “je m’en foutisme”, l’égoïsme, les regrets où l’on se noie, la nostalgie qui freine la vie, les querelles inutiles, les conflits imbéciles... encore que parfois ces derniers soient nécessaires... et vivre le temps qui nous reste avec tous ceux qui demeurent encore vivants.


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(Fragments de mon ouvrage paru en 2003,

mais épuisé à ce jour : "Transports d'âmes et d'hommes").


POUR LIRE TOUS MES ARTICLES

SUR LE MÉTIER D'AMBULANCIER, MON MÉTIER :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/

 
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