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04/11/2010

Je tire la sonnette d’alarme sur le dépistage précoce de la violence et le fichage des jeunes enfants turbulents ou à comportements difficiles.

pr26666.jpgBonjour à toutes et tous,k0154629.jpg


Hier matin, j’écoutais les Grandes Gueules sur la radio RMC, à propos du projet de dépistage précoce de la violence auprès des jeunes enfants, projet tentant à faire croire que la délinquance des adolescents prend racine dans le comportement des plus jeunes.

J’ai soudain entendu cette phrase qui disait que si l’enfant est violent, c’est peut-être parce qu’il y a un "climat malsain à la maison".

On culpabilise les parents à longueur de journée, allant jusqu’à priver certaines familles des allocations en cas d’absences en cours pour les adolescents.INGSEYFS0510.jpg

Dans ces rapports où on classe les enfants de trois ans turbulents ou à comportements à risque.... voit-on ce que vit l’enfant, voit-on son malaise, son besoin d’être écouté, entendu.... Parfois (et souvent d’ailleurs) il vit un deuil et personne n’entend sa douleur. Il a perdu une cousine de son âge, emportée par la mort. Il a perdu un grand-père, il a perdu sa mère, son père. Qui prend conscience de la colère contre la vie qu’il exprime à travers son agressivité, lorsqu’il n’a que ses petits poings et son attitude pour dire sa blessure ? Et après, on se demande pourquoi le suicide est en recrudescence chez les pré-adolescents ??

GS166015.jpgEt par ailleurs, l’enfant ne trouve plus les limites nécessaires à son développement, dans des familles débordées et souvent dépassées, en situations économiques parfois très précaires. Au lieu de stigmatiser ces familles en difficultés affectives ou autres, pourquoi ne pas aider ces parents en les incitant, en les invitant officiellement à participer à des sessions ou des conférences à l’École des Parents ?? Pourquoi ne pas accompagner ces parents et ces enfants en demande d’écoute par des réunions de parole familiale où chacun aurait sa place pour exprimer ce qu’il ressent, parents et enfants ? Les centres médico-psychologues gratuits offrent de telles possibilités. Pourquoi ne pas engager les familles en difficultés à y aller pour se faire aider au lieu de sévir et de maltraiter des familles déjà courbées sous le poids du sort marqué par le chômage, le divorce, la dépression, l’alcoolisme et parfois le deuil.k0185514.jpgk0361219.jpg

Nous sommes de plus en plus censurés individuellement et l’Éducation Nationale est censurée aussi dans l'aide qu'elle peut apporter aux enfants en difficultés, avec la suppression de nombreux postes et de dispositifs comme les Rased. Les psychologues scolaires devraient avoir aussi plus de moyens et d’effectifs pour aider les enfants en souffrance. Les professeurs et les encadrants pédagogiques tremblent de peur dès qu’ils engagent un projet et ne peuvent même plus donner trois granules d’arnica à un enfant qui s’est cogné, car cela est devenu interdit.

k1078021.jpgUn enfant qui se retrouve en conseil des maîtres pour avoir cherché à soulever la jupe d'une fille afin de voir sa culotte devient aujourd'hui immédiatement un délinquant sexuel, montrant que la relativité de l’enfance avec le monde adulte n’existe plus. On projette la délinquance des plus grands sur le monde des petits. On projette aussi nos peurs d’adultes, vivant dans une société où la liberté individuelle est de plus en plus muselée.

Je souhaite vraiment que le projet de loi actuel sur le dépistage de la violence chez les jeunes enfants ne passe pas, surtout si c’est pour dire d’eux dans dix ans : «Vous voyez, on vous l’avait bien dit qu’il allait devenir violent ???!!!!». Si le projet prévoit un accompagnement et tout une batterie de moyens pour redonner sa place à la protection sociale des familles et à l’écoute des parents et des enfants, alors je dirai oui.k2240982.jpg

bandeau-besson-mail-grande.JPGJe souhaite que cette loi ne passe pas comme est passée la loi sur la fin de la médecine du travail indépendante ou comme la loi Besson qui permet d'enfermer des enfants 45 jours en attendant d'être expulsés de France avec leurs parents... Savez-vous que les médecins du travail ne seront plus indépendants mais assujettis à la volonté et à la demande des entreprises...? Savez-vous que cette loi est passée tranquillement avec le projet de loi sur les retraites ? Savez-vous que "les enfants d'une personne en situation irrégulière figureront dorénavant sur les registres des centres de rétention. Ils seront donc officiellement enfermés avec leur parent dans des centres de rétention pendant toute la durée de la rétention, soit jusqu'à 45 jours. En officialisant l'enfermement d'enfants, le gouvernement assume ouvertement cette pratique qui va à l'encontre de l'intérêt supérieur de l'enfant, pourtant protégé par plusieurs conventions internationales."visuel-besson-web.JPG


Chloé LAROCHE

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POUR ALLER PLUS LOIN :


UN ARTICLE À LIRE :

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3481  : nos enfants sous haute surveillance

À PROPOS DE L'ÉCOLE DES PARENTS :

http://www.ecoledesparents.org/epe/eej.html
http://www.ecoledesparents.org/epe/adresses.html (permanences téléphoniques écoute aux parents)

NUMÉROS GRATUITS D'ÉCOUTE PARENTS-ENFANTS-ADOS :

___Ligne téléphonique Inter-Service-Parents : 0 810 659 009

Mardi (15h30-18h30 psychologue)

mercredi (10h-13h psychologue et orientation scolaire)

jeudi (9h30-12h30 psychologue)
et vendredi (14h-17h juriste et médiatrice familiale)

k0154629.jpg____Espace-Ecoute-Jeunes / Ligne téléphonique : 0 810 659 009

Lundi (9h30-12h30 psychologue) -
mercredi (9h-12h psychologue et orientation scolaire) -

jeudi (9h30-12h30 psychologue)
et vendredi (14h-17h juriste et médiatrice familiale)

___LE SITE DU RÉSEAU D'ÉDUCTAION SANS FRONTIÈRES :

http://www.educationsansfrontieres.org

02/11/2010

Ma lettre aux endeuillés et mon hommage aux familles tuées à Bagdad dans l'église pour la Toussaint. Mes pensées pour les enfants emportés par la maltraitance.

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416500fd42b96950.jpgBonjour à tous et toutes,

 

En ce jour des Défunts, beaucoup de personnes sont touchées par l’absence d’un proche et la douleur de la perte d’une personne aimée et chérie. Je leur adresse plein de pensées et aussi de savoir que notre vie peut être courte mais que plus elle est pleine et bien remplie, plus on est heureux de la vivre, même en portant nos croix. 9038b892e7925e82.jpg

Le bonheur est fait de plein de petits bonheurs et juste de contempler la nature, le soleil, un sourire, apporter une joie, donner de son temps, sortir de soi pour aller vers l'autre, penser à ceux qui sont partis mais qui nous ont apporté tant par ce bonheur que nous avons eu de les connaître, d'avoir pu les côtoyer, les aimer, les chérir.

Aujourd'hui, un couple est mort, tué par des balles, à Bagdad. Ils venaient de se marier et avaient un bébé de trois mois. La mort les a emportés par la violence d'une vague de haine, une vague de sang qui est entrée dans une église où priaient des personnes de coeur et par laquelle 46 personnes ont été assassinées. Beaucoup de femmes et d’enfants sont morts. 0344d987ab78ddd6.jpg

8b67d452fd85b9d8.jpgJe pense à eux comme je pense à tous ceux et celles qui partent chaque jour, comme je pense à ces enfants qui meurent sous la maltraitance de leurs parents, deux par jour en France. C'est ignoble mais c'est ainsi, un enfant de trois ans enfermé dans un placard et mort de suffocation avec sa soeur de cinq ans, un enfant qu’on laisse sur un balcon au froid et derrière des volets fermés, un enfant battu, privé de manger, un enfant qui pleure des larmes de sang sans que personne y puisse quelque chose, un enfant pendu par son père pour avoir déchiré un livre de classe.

Qu'un seul enfant survive ce soir, mille enfants... sauvés par un espoir que la fuite soit possible pour eux, la fuite de leur malheur, la fin de leurs souffrances.

Chloé Laroche1e0a099f6e90d1f6.jpg

____________________________ Pensez à appeler le 119 : enfants battus, martyrisés, jeunes enfermés dans des prisons de conscience et maltraités, témoins, famille proche, amis, voisins, frères et soeurs, cousins, mère et père, grands-parents, professeurs... Vous savez un enfant en danger, vous entendez des cris, vous voyez un enfant enfermé sur un balcon, vous savez qu'un enfant est battu, vous savez qu'on le prive de repas et qu'on le séquestre, vous savez qu'un enfant est violé ou qu'on lui demande de faire des choses sur un adulte... Appelez le 119. Ils sauront vous écouter et trouver une solution adaptée pour l'enfant.

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LE 119 : "Depuis mars 1997, le 119 est le numéro d'appel "Allô Enfance en Danger". L'accueil téléphonique permanent a pour mission de réceptionner les appels, de transmettre si nécessaire les informations recueillies aux services des Conseils Généraux compétents. Ces derniers interviennent alors en proposant diverses aides adaptées et peuvent saisir l'autorité judiciaire dans certains cas. En 2008, le "119, Allô Enfance en Danger" a reçu environ 2 200 appels par jour. Il est utile de rappeler que l'accueil téléphonique a lieu tous les jours et 24h/24h. Si vous rencontrez un enfant maltraité ou que vous avez même des soupçons, il est important de le signaler et de contacter le 119."

Chaque année dans le monde,b763ffae6c994a64.jpg
155 000 enfants de moins de 15 ans meurent de maltraitance.

Un enfant en danger ?
Appelez le 119.


_______________POUR ALLER PLUS LOIN :


http://www.francesoir.fr/faits-divers/maltraitance-un-enfant-sur-dix-victime-de-violence

http://www.inserm.fr/index.php/layout/set/print/espace-journalistes/enfants-maltraites.-les-chiffres-et-leur-base-juridique-en-france

http://www.personnedisparue.com/article.php?id=22

31/10/2010

"Le Vélo du Ciel". Ma troisième nouvelle des Semences de l'Après-Vie. Accident de la vie, accident sur la route, accident de la mort, départ d'une vie.

SI UN ÉDITEUR LISAIT CE TEXTE ET CE BLOG ET QU'IL AIT L'IDÉE DE RÉÉDITER CET OUVRAGE ET CES TEXTES, MERCI DE CONTACTER L'AUTEUR DU BLOG... QUI RECHERCHE UN ÉDITEUR POUR PLUSIEURS LIVRES... ac.laroche38@gmail.com. Merci d'avance !

Cette nouvelle est la troisième du livre de Chloé LAROCHE : "les Semences de l'Après-Vie"______________________________________

 

 

k0292384.jpgLe  Vélo

tombé

du

Ciel

____________ Nouvelle n° 3 de Chloé LAROCHE


CE TEXTE EST PROTÉGÉ ET TOUS DROITS RÉSERVÉS

 

 

L’aigle vole haut

Pour rejoindre son Père

Grand oiseau libre

(Haïku de Chloé)______________________

 

“Tu sais bien que lorsqu’un enfant meurt,

ses parents se sentent coupables de tout.”

Patrick Poivre d’Arvor s’adressant à sa fille défunte Solenn

dans son livre : “Elle n’était pas d’ici”

 

__________________________________________________________ks114206.jpg

Unknown-16.jpegFrancis avait eu un accident de vélo... un terrible accident qui avait pris la vie de son fils de cinq ans ; un automobiliste avait grillé le stop d’un carrefour et les avait heurtés de plein fouet.

Son fils Sébastien avait été transporté aux urgences mais il n’avait pas survécu à ses blessures ; Francis, après une longue période de coma, ne se déplaçait que sur un fauteuil roulant.

Unknown-15.jpegIl avait essayé plusieurs fois d’attenter à sa vie ; il se sentait coupable de la mort de son fils... coupable de l’avoir fait monter sur ce vélo. Tout le monde lui disait : “Tu n’y es pour rien ; il était attaché ; il avait une chaise spéciale pour enfants ; il portait un casque. Ce n’est pas de ta faute !” Rien ne lui enlevait cette idée de culpabilité. “J’ai tué mon fils", disait-il sans arrêt. "Je ne mérite pas de vivre.”

Le jour de l’accident, Francis emmenait Sébastien en promenade.

Son fils aimait monter sur le vélo ; être attaché ne lui plaisait guère mais il savait que c’était pour sa sécurité ; il regardait les arbres passer à toute vitesse et chantait à tue-tête avec son père.k1153859.jpg

L’accident fut brutal et Sébastien eut très peur ; il cria Papa ! et ressentit le choc comme un soleil qui explose. Après, il avait gémi, tenant la main de sa maman accourue à son chevet ; elle l’embrassait partout, suppliant le Ciel de le lui laisser vivant.

Mais Sébastien mourut... sans revoir son papa, qui était encore dans le coma.

Unknown-2.jpegFrancis resta deux longs mois dans ce sommeil profond.

Lorsqu’il se réveilla, il expliqua à tous ceux qui l’entouraient qu’il avait dit “au revoir” à Sébastien ; des êtres en blanc s’étaient adressés à lui en ces termes : “Ton fils doit quitter la Terre mais toi, tu dois y retourner ; ta place est près de la maman de Sébastien ; elle aura besoin de toi et d’autres personnes auront besoin de vous. Tu retrouveras ton fils plus tard... Dans l’immensité du temps, une seconde vous sépare ; durant cette seconde, tu vas poursuivre ta vie sur la Terre et après tu auras l’éternité pour partager l’amour de ton fils. Nous t’aiderons à assumer ton chagrin et à comprendre que ton fils n’est pas séparé de toi. La mort n’est pas une séparation... Tu comprendras plus tard que son départ n’est pas quelque chose qu’on lui a enlevé mais quelque chose qui lui a été donné. ”Unknown-18.jpeg

Francis s’était donc réveillé du coma mais il supportait mal de devoir vivre sur ce fauteuil roulant ; et puis il s’accusait de la mort de son fils ; il s’accablait de reproches et paraissait ignorer ce que les “êtres en blanc” lui avaient dit.BLD053967.jpg

Il restait avec sa femme mais il lui rendait la vie impossible... Elle avait une peine si lourde qu’elle avait du mal à gérer en plus la culpabilité de son compagnon.

BLD061000.jpgParfois même elle attrapait des idées noires, se disant : “C’est de ma faute ; je n’aurais jamais dû accepter que Sébastien monte sur ce vélo ; j’aurais dû m’y opposer. C’est si dangereux... Les automobilistes ne voient pas toujours les vélocyclistes et ceux-ci sont si vulnérables et fragiles !”

Elle se rongeait alors de remords et de regrets, se disant qu’elle aurait dû avoir une intuition afin d’empêcher cela... Elle n’avait jamais pensé au pire ; elle ne pensait qu’au bonheur de son fils.

Un jour, elle trouva Francis en dehors de son fauteuil, les bras en croix, sur le sol.

“Qu’as-tu, mon chéri ?Unknown-7.jpeg

-Ce que j’ai, tu le sais bien, ce que j’ai ! Je ne peux plus vivre sans lui, sans notre fils. C’est un martyr sans fin... On brûle à petit feu et ça ne s’arrête jamais. Le vide est là, inexorable, alors que la vie continue et que le monde tourne. Tout le monde nous dit : “Le temps a passé, vous allez beaucoup mieux !” Qu’ils ne disent rien car ils ne savent pas... Qu’ils nous écoutent simplement ! Qu’ils nous disent qu’ils pensent à Sébastien. Qu’ils ne nous disent pas : “La vie continue… Ton arrière-grand-mère a perdu deux enfants... Elle en a eu neuf ! Tu te remettras comme elle ! Tu n’en as perdu qu’un, c’est beaucoup moins dûr.” Mon Dieu, taisez-vous, personnes de bons conseils ! Vous ne savez rien du vertige des parents qui ont leur enfant dans la tombe ; ils sont dans le Ciel par l’âme de leur enfant et dans la terre glaise par son corps de chair emporté par la mort...

Unknown-8.jpegSerre-moi dans tes bras, Alice ; je te demande pardon pour le calvaire que je te fais endurer. Je ne te donne pas cette paix dont tu aurais besoin.

Quitte-moi si tu le désires... Pars, si tu le souhaites. Je te ferai toujours porter ce poids que je transporte en moi... cette culpabilité dont je ne puis me défaire. Je porte la mort de Sébastien comme une faute suprême et, se faisant, je la projette sur toi. Je ne te laisse même plus rire lorsque tu en as envie car je ne supporte pas la joie face à mes reproches intérieurs et mon chagrin dévastateur...”.Unknown-9.jpeg

Alice ne répondit pas ; elle aida Francis à se remettre dans son fauteuil et lui montra le ciel. Des ailes colorées de deltaplanes traversaient l’espace.Unknown-11.jpeg

Ils rêvèrent tous les deux devant ces hommes volants pendant un long moment de silence.

Soudain, Alice poussa un cri :

“Regarde, il y en a un qui tombe !... Son aile s’est cassée... Mon Dieu, il va s’écraser !!”

Unknown.jpegIls restèrent un instant bouche-bée, incapables de parler. La mort venait encore de frapper, cruelle et imprévisible.

Francis dit, très doucement, ces mots murmurés :

“ Un ange vient de tomber sur la Terre mais, vers le Ciel, il s’est envolé... Pour Sébastien, c’est la même chose. C’est une voiture qui a brisé ses ailes et je ne pouvais pas le prévoir... Personne ne peut arrêter l’envolée d’un ange.”

 

Chloé LAROCHE

 

Le papillon bleuUnknown-12.jpeg

Se pose dans le soleilUnknown-6.jpeg

Et meurt en riant

(HAÏKU de Chloé L)

 

_____________ __________________________ Ce texte est protégé et ne doit pas être recopié ou utilisé sans l'accord de l'auteur. Ouvrage déposé. ______________

"Les Semences de l'Après-vie" est l'ouvrage inspiré par l'amour infini que porte Chloé Laroche à sa fille Océana, envolée à l'âge de deux ans et demi vers l'Au-Delà. Elle a écrit 13 nouvelles dans ce livre qu'on ne trouve plus dans le commerce. C'est pour cela que Chloé a choisi de partager avec vous ces 13 nouvelles dans ses 13 prochains articles, ici sur son blog.... "Je souhaite par ce livre donner force et courage à toutes les personnes endeuillées et leur dire que la mort n'est pas véritable séparation ni trou noir du néant ; les êtres aimés disparus sont unis à nous pour la vie... qui ne finit pas." (extrait de la 4ème de couverture du livre de Chloé Laroche)______________________________________

 

17/08/2010

Hommage à une femme enceinte qui a sauté du 6ème étage à cause d'un amour déçu.

www.fotosearch.jpgPour Patricia, qui s'est jetée du 6ème étage à Grenoble il y a déjà un certain temps, mais des personnes pensent toujours à elle. __________________________________________________________________________________________________________

 à toi,www.fotosearch.jpg

à tous ceux qui se tuent par souffrance de coeur.

____________________________________________

 

www.fotosearch.jpgPatricia était une jeune femme

d'une trentaine d'années

Elle attendait un enfant

d'un homme peu fidèle

 

Patricia lui a proposé qu'ils se marient

mais il lui a dit abruptement NON

et elle l'attendait pendant des heures

la nuit le jour et jusqu'au petit matin

 

Patricia était enceinte de trois mois

d'un petit être qu'elle attendait

elle rêvait d'amour et de tendresse

et n'a plus voulu de cette vie

 

Patricia a renoncé à tout et s'est tuée

elle a sauté du sixième étage

comme une étoile qui fuit la terre

elle n'a plus vu le soleil dans son coeur

 

Patricia est partie pour toujours

et son homme a pleuré

de n'avoir pas su l'aimer

mais c'était trop tard

 

Des personnes peuvent se tuer par amour

ne croyez pas que les sentiments soient anodins

certains coeurs ne peuvent supporter l'insupportable

et préfèrent quitter l'enfer des sentiments.

 

Chloé Laroche

17/06/2010

On est tous responsables de la sécurité routière et quand je vois un enfant non attaché dans une voiture, que fais-je ? Je le plains ou j'agis ?

Photo014.jpg

 

Aujourd’hui, alors que je conduisais mon véhicule de travail pour aller chercher des jeunes handicapés, je me suis retrouvée à un feu derrière une voiture verte où se trouvaient deux femmes à l’avant et une petite fille de un an et demi à l’arrière.

Cette petite fille n’était pas attachée et naviguait de l’arrière de la voiture à l’avant où elle allait embrasser sa mère. Il y avait beaucoup de tendresse et d’amour entre elles. La jeune maman tournait la tête sur la droite pour embrasser son enfant en attendant le passage au feu vert.dossier_cinq_a.jpg

Pourtant cette enfant était en danger et j’étais témoin de cela. Devais-je intervenir ? Ne pas intervenir ? Laisser la mort frapper cette enfant sans chercher à prévenir, sans aller aider un petit être laissé sans protection dans un véhicule qui peut devenir une arme de mort avec un pare-brise éclaté par l’impact d’un corps d’enfant non attaché.

Un premier feu est passé au vert et je n'ai rien fait. J’étais derrière cette voiture, mon sang s’est glacé et je n’ai rien pu faire. Elle a tourné et j’ai tourné derrière... Puis un deuxième feu. Je sors ? Je vais voir la maman pour lui parler ? Je n’ose pas.... Je me dis que je dois intervenir pour cette enfant et puis le respect de la liberté d’autrui me cloue dans mon siège au volant de ma voiture.

images.jpegLe respect de la connerie d’autrui... m’a clouée et a fait que je n’ai rien pu dire. Puis un stop. La voiture est toujours devant moi et je la suis. C’est mon itinéraire. Le hasard m’a placée derrière ce véhicule où j’observe toujours l’enfant non attachée.

Un autre feu rouge se présente. Zut, à bas le respect de la connerie d’autrui.Photo014.jpg

“Non assistance à personne en danger”, c’est un terme que je connais, que nous connaissons tous, que vous connaissez.

Alors à ce titre, j’ai planté ma voiture sur la route, derrière la voiture verte arrêtée au feu, et je suis allée tambour battant parler à la mère.

“Je voudrais vous parler”, dis-je d’un ton décidé.

Elle se retourne vers moi surprise.
“Vous m’avez fait peur”, dit-elle.

Je lui dis : “Madame, pourriez-vous attacher votre enfant ? Vous savez, je connais un enfant de son âge qui un jour, alors que le papa freinait, est passé dans le pare-brise... et il est mort. S’il vous plaît, pensez à lui et attachez-le !”

La maman me répond excédée : “Vous n'êtes pas de la police !?!”

Et elle démarre en trombe en me laissant en plein milieu de la route.imagesZftgBb.jpeg

Elle a tourné plus loin à gauche.

imagesKyFBXN.jpegJe me dis qu’elle repensera à cette femme qui a planté sa voiture en plein milieu de la chaussée pour venir lui parler de la sécurité de son enfant et qu’elle l’attachera à l'avenir. 

Je me dis que la bienséance ne tient pas quand on voit un enfant en danger sur la route.

Et qu’il faut bouger pour qu’un nouvel enfant ne meurt pas projeté contre un pare-brise ou éjecté d’une voiture, paralysé à vie ou bien mort définitivement.

Je ne suis pas de la police, non, mais une professionnelle de la route qui se sent responsable de la sécurité citoyenne.

Le site “securiteroutiere.gouv.fr” nous rappelle ceci : “Selon certaines enquêtes, près de la moitié des enfants de 0 à 14 ans continueraient à voyager non attachés ou mal attachés, c’est-à-dire dans des dispositifs de retenue non adaptés à leur taille, détériorés ou mal installés. Comme pour les adultes, c’est surtout en ville et sur les trajets courts que l’oubli de la ceinture se produit. Or, dans une collision à 50 km/h, un enfant non attaché de 30 kg se transforme en un projectile de 1 tonne. Un choc à cette vitesse représente les mêmes risques qu’une chute du quatrième étage d’un immeuble ! dossier_cinq_b.jpg

Attacher ses enfants en voiture —et cela, même pour quelques centaines de mètres, même si l’on roule à 20 km/h— n’est pas moins indispensable que de les empêcher de jouer sur un rebord de fenêtre en étage et sans rambarde…”.

Chloé Laroche

25/02/2010

J'écris pour les deux enfants de 4 et 7 ans dont le père a tué la maman avant de se suicider au Bois d'Arcy dans les Yvelines.

k2102538.jpgNous sommes deux enfants
orphelins et si tristes
notre père a tué notre mère
nous les aimions tant
et aujourd’hui comment
exprimer ces cris en nous
ces hurlements d’enfants
qui avons perdu nos parents

 

 

Perdus à jamaisk0220459.jpg
nous nous retrouvons seuls
mais Papa qu’as-tu fait
Nous as-tu oubliés
quelle folie t’a pris
tout entier
et l’amour de Maman
détruit pour toujours

 

imagesEFk96u.jpegTu nous as volé ses baisers
sa tendresse son amour
et aussi le tien enterré
tout au fond de la terre
et nous avons notre coeur
dans votre cercueil
comment vivre sans vous
pourquoi vous êtes partis

 

C’est l’année des violencesk0070304.jpg
de l’homme sur la femme
et toi Papa avec ton fusil
tu as tué le sourire maternel
tu as pris notre ventre
notre terre notre coeur bleu
on est deux enfants
et personne ne sait

 

k0210672.jpgPersonne ne sait
le trou à l’intérieur
de notre âme perdue
deux trous noirs
nos parents disparus
et notre vie emportée
par un terrible cyclone
de violence paternelle.

 

 

par Chloé pour les deux enfants orphelins du Bois d'Arcy_________________imagesS3SPca.jpeg

 

Je l'ai déjà écrit et je le répéterai...

si vous êtes à bout et que vous lisez ce texte....

en tant que parent,

N'infligez rien de tout cela à vos enfants....

APPELEZ LE numéro vert

CAP ÉCOUTE :

LE 0 800 33 34 35 (EN RHÔNE-ALPES)

ET LE 04 72 33 34 35 EN NATIONAL

de 9 h à 21 h du lundi au vendredi.

 

Il y a plein de numéros verts que j'ai déjà donné...

lisez "Quand l'amour dépasse l'entendement" ..

ou dans "Amour, droits de l'enfant, parentalité".

 

Chloé

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25/01/2010

Une maman pleure ses deux enfants de 3 et 6 ans retenus en Tunisie. L'aîné se tape la tête contre les murs et le second réclame sa maman. Comment les gouvernements tolèrent-ils cela au bout de plusieurs mois ? Je soutiens Sabine BRUTO. Pétition en cours.

imagesVWLjBU.jpegBonsoir à tous et toutes,

J'ai été très touchée par le drame et l'appel au secours d'une maman désespérée, Sabine BRUTO.

Elle pleure ses deux garçons de 3 et 6 ans, qui sont retenus par leur père en Tunisie.

Les enfants souffrent aussi de cette situation, l'aîné se tapant la tête contre les murs.images4rOa3V.jpeg

Des enfants de cet âge ont besoin de leur mère. Ils ont besoin de sa tendresse, de sa présence, de son amour.

Une pétition a été créée pour elle et je vous invite à aller la signer sur le lien suivant :

http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=1dcab0f6ec3be32d2a0ef6fa1bc67e49

imagesjVF8z4.jpegJe souhaite aussi vous faire partager l'article tiré du site de Top-alerte.com, écrit par Lorène Russell et donné ci-après.

Que Sabine garde le courage de se battre car tout cela est long et peut amener au désespoir.629941_10549046-o.gif

Je lui donne tout mon soutien et j'invite le père de ses enfants à les faire revenir en France, dans leur intérêt.

Chloé Laroche

 

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"Il est urgent de médiatiser cette affaire pour faire libérer deux enfants français qui n’ont pas pu faire leur rentrée scolaire en France, le 2 septembre 2009, et enrayer la tentative d’aliénation parentale en cours."

COMMUNIQUE DE PRESSE du 6 novembre 2009 sur http://www.top-alerte.com :

"Sabine BRUTO et R.H. se sont mariés à FONTENAY-SOUS- BOIS le 15 janvier 2005. Deux enfants sont nés de cette union : imagesKPQw5r.jpeg

- Adam, le 12 septembre 2003 à Saint Maurice (94), - Alexandre, le 29 septembre 2006 à Saint Maurice (94).

Après avoir vécu quelques temps en TUNISIE, Sabine BRUTO est revenue vivre en France avec Adam (enceinte d’Alexandre) au mois de juillet 2006. Monsieur R.H. est resté en TUNISIE, Sabine BRUTO lui a toujours amené régulièrement les enfants pendant les vacances scolaires. Monsieur R.H. n’a jamais vécu en France.

Par requête enregistrée auprès du greffe du Tribunal de Grande Instance de CRÉTEIL (94) le 6 mai 2009, Sabine BRUTO a entamé une procédure de divorce. Les époux sont convoqués à l’audience de conciliation le 26 avril 2010. Monsieur R.H n’a pas supporté que sa femme le quitte et a décidé de se venger en prenant leurs enfants Adam (6 ans) et Alexandre (3ans) en otage.

Les enfants étaient en vacances en Tunisie, chez leur père depuis le 28 juin 2009. Sabine BRUTO devait venir les chercher le 6 août 2009. Depuis cette date, ils sont retenus de force à Djerba par leur Père qui détient leurs passeports.

C’est un enlèvement international pour lequel l’ État français est totalement concerné, les deux enfants étant français. Les violences psychologiques qu’Adam et Alexandre subissent actuellement par leur père sont intolérables pour un État de droit comme la France.

imagesN7YMqU.jpegCes enfants ont été coupés brutalement de leur famille, désocialisés, isolés, parachutés dans des écoles où ils ne comprennent pas un mot puisqu’ils parlent français, la langue de leur pays de naissance. Comment Adam peut-il apprendre à lire, écrire et compter dans de telles conditions ?

Cet enlèvement est une atteinte aux droits des enfants les plus élémentaires.

Notre pays se doit de les protéger et d’agir d’urgence pour qu’Adam et Alexandre rentrent en France et retrouvent la vie qu’ils ont toujours connue auprès de leur mère Sabine, de leur grand-mère, Brigitte Nagard.

Cela faisait trois ans et demi que Sabine vivait seule à Fontenay-sous-Bois sans aucune aide financière du père alors qu’il possède des biens et des moyens financiers importants dans son pays. Il apparaît aujourd’hui que c’était le début d’une stratégie pour isoler Sabine.

Cette mère courage a été menacée. Mu par son désir de vengeance, sans aucune considération pour ses enfants, son ex-mari a été jusqu’à lui dire qu’il avait un réseau qui le rendait intouchable et qu’il allait engager des procédures pour arriver à ce qu’il désirait allant jusqu’à préciser qu’il « paie » la police.

Il a été jusqu’à affirmer qu’il connaissait par le biais d'un amie, des gens ‘haut-placés’ en France, lui permettant par exemple de mettre Sabine et son entourage sur écoute…

Il a effectivement engagé une procédure pour obtenir la garde des enfants avec un droit de visite infime pour la mère. On peut effectivement se demander jusqu’où vont ses relations puisque qu’il a obtenu la garde provisoire, vendredi dernier ?

On peut également se demander comment l’ État français n’a-t-il pas encore réagi pour permettre à ces deux enfants, citoyens français d’être libérés de cette séquestration arbitraire.

Sabine, a réussi à rester auprès de ses enfants en Tunisie jusqu’au procès, qu’en sera-t-il désormais. Toute sa vie est en France : travail, logement, famille. Son ex-mari a organisé en Tunisie son total isolement sous forme de séquestration organisée pour l’entraîner vers un épuisement physique et mental plus où moins rapide sans parler des insultes et menaces de mort devant les enfants.

Le père manipule et menace Adam. Il lui confie des ‘secrets’. Il lui dit que s’il rentre à Paris avec sa maman, il ne verra plus son papa… Il le culpabilise et cultive son syndrome de l’abandon.

En présence d’un témoin, Adam a été contraint pas son père de dormir sur une serviette sale, lui disant que c’était la faute de sa maman s’il devait dormir sur le sol…

Il apparaît clairement dans ce dossier que le père œuvre uniquement par vengeance et qu’il mettra tout en œuvre pour exclure leur mère de leur vie.

Le terrorisme psychologique que Sabine BRUTO et ses enfants subissent, sera lourd de conséquences pour le devenir des enfants, si la France n’agit pas rapidement.images4Akpkn.jpeg

R.H. se sent intouchable et apparemment, il l’est ! Lors d’une des audiences, Sabine BRUTO n’a pas eu le droit à la parole. Monsieur R.H. s’est exprimé pour sa part à sa convenance, en arabe (Sabine Bruto ne parlant pas arabe…) L’avocate n’était pas présente.

Le juge s’est déclaré incompétent et conseille de saisir le Juge aux affaires familiales.

Étant donné la gravité et l’urgence de la situation, les enfants étant retenus contre leur gré en TUNISIE par Monsieur R.H., une procédure de référé avait été déclenchée en FRANCE afin qu’il soit statué sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale. L’audience, devant avoir lieu en avril 2010, a été ramenée au 1er décembre 2009.

De son côté Monsieur R.H. a déclenché une procédure de divorce en Tunisie en date du 29 août 2009 alors même que les enfants étaient sous le coup de l’enlèvement et donc interdits de rentrer en France.

Par ailleurs il faut préciser que Sabine Bruto avait saisi en France, le Juge aux affaires familiales le 6 mai 2009, le mariage ayant été célébré en France, donc le magistrat tunisien aurait du se déclarer incompétent. Une audience de conciliation a eu lieu le 23 septembre, à laquelle Sabine ne s’est pas présentée sur les conseils de ses avocats, au regard de l’illégalité de la procédure.

Lors de cette audience et comme je vous le disais précédemment, le père a obtenu la garde provisoire avec pour Sabine, un droit de visite de 1 journée tous les quinze jours. A aucun moment, le magistrat n’a demandé des preuves sur la véracité des arguments du père.

Les enfants sont aujourd’hui totalement sous l’emprise de leur père et sont déjà confrontés à un processus dans lequel il a commencé à les programmer pour qu’ils haïssent leur mère sans que ce ne soit justifié. Ce processus porte un nom : aliénation parentale et les conséquences pour Alexandre et Adam ainsi que leur mère, parent victime, peuvent rapidement devenir dramatiques.

Le syndrome d’aliénation parentale a été mis en lumière par le psychiatre Richard Gardner. Il se manifeste en général chez la mère, toutefois, le cas se présente chez des pères aveuglés par la vengeance ou dans des cultures où la femme n’a traditionnellement aucun droit tangible.

C’est actuellement la situation vécue par Sabine BRUTO sur les deux plans !

imagesG2m87d.jpegJ’espère que vous serez sensible à cette douloureuse affaire et que vous pourrez la rendre publique." 


Lorène Russell

Experte Enfance Maltraitée
Fondatrice Association l’ENFANT BLEU
Fondatrice Association ELAVIE

Vendredi 27 Novembre 2009_______________ http://www.top-alerte.com/Urgent-enlevement-d-enfants,-affaire-Sabine-Bruto-a-Fontenay-sous-Bois_a67.html


http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=1dcab0f6ec3be32d2a0ef6fa1bc67e49

http://www.top-alerte.com/URGENT-marche-de-solidarite-pour-les-enfants-de-Sabine-BRUTO-%E2%80%8F_a149.html

http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-combat-d-une-mere-5594494.html

21/01/2010

Super Nanny était un ange pour des milliers de parents désespérés et demandeurs d'aide dans l'éducation de leurs enfants souvent terribles et ingérables. De l'autorité en douceur. Des limites et des règles pour l'harmonie.

imagesUS33MV.jpegBonsoir à tous et toutes,

article_super_n.jpgSuper Nanny s’est éteinte dans la nuit de mardi à mercredi des suites d’un cancer au poumon. Elle s’appelait Cathy Sarraï et elle avait 47 ans.images.jpeg

J’adorais ses émissions sur l’éducation dans lesquelles elle arrivait au sein de familles débordées par le comportement de leurs enfants turbulents, sots, grossiers, terribles, en souffrance et sans limites ni règles.

Cathy apportait un cadre, une sécurisation à l’enfant en lui rendant le respect des parents. Le respect du parent pour son enfant, c’est se responsabiliser en tant qu’éducateur fiable et en tant qu’adulte qui sait mettre des limites de façon claire et sans violence. C'est savoir partager avec son enfant des moments de calme et d'échange où la tendresse et l'amour peuvent s'exprimer.

INGSEYFS0129.jpgSuper Nanny apportait de la douceur ferme et de la fermeté douce, réapprenant à certains parents à lire une histoire à leur enfant le soir, à prendre les repas tous ensemble à des heures raisonnables, à ne plus laisser la télévision garder les enfants, à coucher les enfants assez tôt afin de respecter leur important besoin de sommeil. Elle réapprenait aussi aux parents à parler aux enfants et à leur dire ce qu’ils attendent d’eux clairement ; par exemple elle conseillait de parler à un enfant avant une sortie ou avant de rentrer dans un magasin en fixant la conduite et en réglant par avance les possibles débordements.

28.jpgElle disait aux familles qu’il est impensable de laisser un enfant lever la main sur sa mère, ce qu’elle constatait souvent dans nombre de familles visitées. Apprendre à se faire respecter pour que l’enfant se respecte lui-même et grandisse dans un univers familial où tout n’est pas permis. Accepter de pouvoir punir son enfant et de l’entendre pleurer sans céder. Pour ne pas qu’il devienne un tyran ou un monstre, ce que l’on peut remarquer dans certains comportements d’enfants filmés avant que Super Nanny n’intervienne dans ces familles désespérées. Certains parents étaient à bout, certaines mamans n’en peuvent plus.

Se dire qu’apprendre à un enfant à obéir, ce n’est pas ringard et que obéir veut d’abord dire écouter. Trop de méthodes éducatives ont laissé à l’enfant la place de l’enfant-roi, ce qui laisse à ce dernier une liberté d’action angoissante. En effet, l’enfant n’est plus à sa place et se sent insécurisé devant des parents qui ne savent pas mettre de limites et ne savent plus se faire respecter.42.jpg

Un petit enfant un jour répondit “ta gueule” à Super Nanny avec un doigt d’honneur en prime. Elle resta calme mais fut complètement stupéfaite devant cet enfant qui se détachait dans la voiture, en présence d’une maman qui ne réagissait même plus, tant la situation la dépassait.

Le père et la mère d’un enfant ne doivent pas démissionner de leur rôle. Éduquer est un travail quotidien. Il faut être patient car il faut redire les choses, reposer les règles, rappeler, s’en tenir à ce qu’on a dit, ne pas céder. Bien souvent, les adultes sont fatigués et l’enfant saura tester les parents pour voir s’ils tiennent bon dans leurs exigences.

23.jpgCertains enfants peuvent se placer aux postes de commande de la maison et faire régner un climat de terreur, ne se couchant pas, criant, hurlant, insultant, tapant. Mais les parents doivent réagir et ne pas le laisser poursuivre ainsi, quitte à consulter un psychologue et même aller parler tous ensemble devant un professionnel pour exprimer chacun ses difficultés et remettre les choses à plat devant une personne extérieure à la famille. Les Centres Médico-Psychologiques sont habilités à faire ce genre de rencontres familiales et en plus, c’est gratuit.

J’ai gardé et je garderai en mémoire le fameux 1, 2, 3 dit tout haut à l’enfant pour lui laisser le temps d’obéir à une demande parentale. Au bout des trois chiffres, si l’enfant n’avait pas bougé... il était placé devant son choix délibéré de désobéir et était donc puni. La punition pouvait être de rester un quart d’heure dans la chambre ou bien de rester un moment sur une chaise sans bouger.imagesvXVgEO.jpeg

Je rends hommage par cet article à Cathy Sarraï et je pense à sa famille et à tous les enfants qui la pleurent depuis son départ, ainsi qu’à toutes les familles qu’elle a aidées lors de son émission sur M6. Que cette femme généreuse et admirable, qui avait un si grand coeur, repose en paix.

images36hf8g.jpegChloé Laroche21.jpg

01/01/2010

Mes voeux 2010 vont vers les familles dont on expulse les parents hors de France, vers le Réseau d'Éducation sans frontières, vers tous ceux qui sont seuls ou dans le deuil, vers les ambulanciers et les conducteurs, vers les enfants abandonnés...

imagesO9tXuD.jpegBonjour à tous et toutes,

HEUREUSE ANNÉE 2010...

 

Mes voeux pour 2010 vont vers les familles séparées volontairement par l’État français. Le nombre de ces familles, dont les enfants (ou l’enfant) sont parfois nés en France, est effarant. Comme vous le savez, j’écris pour faire connaître des situations de pères expulsés de France et de familles aussi, dont les enfants sont arrachés au banc de leur école française pour aller dans un pays qu'ils ne connaissent pas.arton4631.jpg

moton8.pngMes voeux vont vers les membres du Réseau d’Éducation sans Frontières, réseau invisible et immense dont je fais partie par mon blog et mes textes (voir les catégories à gauche de cet article : “Chloé défend les pères expulsés” et “Non aux expulsions et aux camps”). Mes voeux vont aussi vers la Cimade et le site des Amoureux au ban public, lequel défend des couples interdits d’amour... car l’homme ou la femme sont d’origine étrangère.

Mes voeux vont vers tous ceux qui visitent le site du Réseau d’Éducation sans frontières et signent les nombreuses pétitions pour toutes les familles menacées d’expulsion : http://www.educationsansfrontieres.org

default.jpeg Mes voeux pour cette nouvelle année vont vers tous les ambulanciers et les conducteurs de personnes à mobilité réduite qui font un métier difficile, méconnu mais plein de coeur, dans l’accompagnement et l’écoute quotidienne des personnes malades, handicapées, dialysées, accidentées et dépressives.

images5bpjIV.jpegMes voeux et mes pensées vont vers tous ceux qui souffrent, qui sont seuls, qui pleurent un être cher... vers tous les parents qui ont perdu leur enfant.

imagessQjkAV.jpegMes voeux vont vers tous les enfants abandonnés par leurs parents, par leur père, leur mère partie vers un nouvel amour en les oubliant... Je pense particulièrement à deux papas qui s’occupent de leurs enfants sans que leur maman ne s’intéresse à eux... Plus jamais de bisous maternels pour ces enfants-là, parfois petits, et qui souffrent terriblement de l’absence de leur mère, partie pour une passion dévorante.

Mes voeux pour 2010 vont vers tous les automobilistes... pour qu’il y ait plus de vivants à l’arrivée des trajets et des voyages et plus jamais d’enfants non attachés ou de feux rouges grillés, plus jamais de bandes blanches violées et de piétons renversés.imagesEdf6Nw.jpeg

imagesoaVd22.jpegMes voeux vont vers une prise de conscience accrue envers notre planète et vers les efforts que nous pouvons faire individuellement pour améliorer le capital avenir de la Terre.

imagesB78MI9.jpegMes voeux vont vers tous les hommes et femmes politiques, afin qu’ils soient tournés vers l’humain, vers la sincérité, vers l’honnêteté et qu’ils laissent tomber les chiffres à faire... à tout prix... Qu’ils laissent tomber la course à l’Élysée, qu’ils laissent derrière eux les mesquineries et les jalousies au sein d’un même parti, qu’ils avancent en se souvenant qu’un peuple attend d’eux qu’ils soient justes et qu’ils respectent les êtres humains, les Droits de l’Homme et de l’Enfant, le droit d’asile et le droit de pouvoir grandir auprès de ses parents, sans devoir les voir monter menottés dans un avion, alors qu’on a cinq ans, huit ans ou six mois.arton23840.png

Meilleurs voeux à tous ceux qui me lisent et sont fidèles. Mon blog a aujourd’hui entre 170 et 250 visiteurs par jour, voire 350 selon les mois, avec 548 visiteurs le 26 janvier 2009 ! Et jusqu'à 16 725 pages lues par jour ! Que ce blog puisse perdurer afin de partager encore longtemps avec vous mes idées sur l'authentique, sur la profondeur humaine et sur le franc-parler au coeur d'un monde qui a soif de limpidité et de coeur à coeur.imagesj9gyHz.jpegimagesAhW4aA.jpeg

images5ymx5K.jpegQue cette nouvelle année vous soit propice dans les domaines qui vous sont chers et vous tiennent à coeur.imagesX9Lt0C.jpeg

Je souhaite aussi une très belle année à tous les membres d'OVS, "On va sortir.com"... site qui propose à chacun de se faire des amis, d'aller à des sorties diverses ou d'en organiser. Dans un monde où la solitude prime et où les solitaires peuvent souffrir d'être mis à l'écart à cause d'un passage douloureux de leur vie, comme le divorce, un deuil, etc... ce site permet sur un plan national et régional de sortir de chez soi, de se prendre par la main et même de faire des sorties avec ses enfants, afin qu'eux aussi puissent bénéficier d'une ouverture vers les autres et sortir d'un environnement familial parfois replié sur lui-même.imagesgNEdT6.jpeg

Chloé Laroche

(http://letrioodyssee.site.voila.fr)

 

06/12/2009

Ma demande spéciale au Président de la République dans le cadre du débat sur l'Identité Nationale. Quatre enfants attendent que la grâce de Noël opère.

15290-18PS.jpgBonjour à tous et toutes,

Après une longue période de silence sur mon blog que je n’ai pu alimenter, je reviens vers vous pour poursuivre mon écriture de ce monde.

La raison est que j’ai déménagé et je n’avais plus accès à internet. J’ai le plaisir de vous annoncer que je vis toujours à Grenoble, ville merveilleuse entourée de verdure et de montagnes. J’ai juste changé de quartier et de rue. De voisinage aussi. Et je suis heureuse de pouvoir à nouveau reprendre la correpondance avec tous mes lecteurs.

Je reprendrai avec le sujet de l’Identité Nationale, qui titille la France depuis quelques temps.x11128900.jpg

Quand on se pose la question, en temps qu’individu, de son identité, on se recentre, on refléchit.

Qui suis-je, où vais-je, dans quel état j’ère ?

Dans quel état j’ère ? C’est bien la question aujourd’hui.

En effet, que penser en tant que français d’un état qui peut mettre à la porte du pays des parents d’enfants français ? Que penser d’un état qui fabrique des orphelins pour satisfaire les chiffres d’expulsion du Ministère de l’Immigration ?

Certains vont me répondre que “cest normal”, qu’il faut une “régulation”. J’appelle ça une régulation de l’égoïsme, de la discrimination, de l’étroitesse d’esprit et de coeur.

x14510161.jpgEn effet, comment expliquer qu’un père de famille marié depuis 2007 à une femme sourde et muette, Madame Allouche, soit expulsé vers la Tunisie comme un malpropre, tendant à faire penser qu’une femme handicapée ne peut éprouver de sentiments.. !!!? ... et que leur relation n’est qu’un mariage blanc ?!

Il y a un petit garçon au milieu de tout cela, au milieu de cette situation sordide. Il s’appelle Noufel. Il a onze ans et a écrit au Président Monsieur Sarkozy pour lui demander le retour de son papa, expulsé depuis le 7 mai 2009. Je vous invite à aller lire cette lettre et à lire aussi l’article qui l’accompagne. Voici le lien :1788034.jpg

http://www.educationsansfrontieres.org/article23840.html

Je pense aussi au petit Amine, dont le père Mohammed HAHROUR risque l’expulsion, et aussi à deux petites filles de deux ans et trois ans et demi, dont le père Kamal AKAYEV risque aussi l’expulsion. Elles risquent de se retrouver à l’ASE, car leur maman ne va pas bien, et cela peut se comprendre dans le contexte qu’ils vivent.

Je vous invite à lire toute la situation de ces trois enfants, à travers les articles donnés en fin de mon article, textes que j’ai reçu le 4 décembre du Réseau d’Éducation sans Frontières.

Je voudrais interpeler au sujet du débat sur l’Identité Nationale le Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy, en lui citant simplement des passages du célèbre livre : “Le Tour de France par deux enfants” écrit par Monsieur Bruno. Les mots du sous-titre étaient “Devoir et Patrie”.

L07-294345.jpgVoici ces passages : “Les enfants d’une même patrie doivent s’aimer et se soutenir comme les enfants d’une même mère”.

“Brave et chère jeunesse, va, cours porter à la patrie des coeurs de plus pour la chérir.”

“Nous tâcherons d’être dignes de la patrie et pour cela, nous aimerons par-dessus toute chose le bien, la justice, tout ce qui est grand, tout ce qui est généreux, tout ce qui doit faire que la patrie française ne saurait périr.”

PAA267000001.jpgAlors, au nom de ces valeurs de justice et de générosité, au nom de l’amour que l’on doit se porter, Monsieur Nicolas Sarkozy, et vous, Monsieur Besson, je vous demande de ne pas expulser Messieurs Mohammed HAHROUR, qui a un fils de onze ans, et Kamal AKAYEV, le papa des deux petites filles dont j’ai parlé plus haut.

Je vous demande la grâce que soit rapatrié au plus vite Monsieur Mohammed ALLOUCHE, le papa de Noufel, demeurant à Montrouge, ce petit garçon qui vous a écrit cette lettre bouleversante citée plus haut.u19044824.jpg

u15119882.jpgJe vous le demande comme une grâce de Noël pour ces quatre enfants qui méritent autant de la France que tous les enfants du monde... en premier lieu et Droit... de pouvoir avoir leur papa auprès d’eux.

En souhaitant une bonne et heureuse Fête au Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy.

Chloé LAROCHE


__________________________
Textes envoyés par RESF
http://www.educationsansfrontieres.org :


“Deux appels urgents : l’un pour Kamal AKAYEV (de Bordeaux), père de deux fillettes qui peut être expulsé au Daghestan d’un jour à l’autre. Le second pour Mohammed HAHROUR, Egyptien d’Ivry (94), père d’un garçon de 11 ans.

Des nouvelles, pas bonnes, de Serguei expulsé vers l’Arménie où il est en danger. Sa petite fille a fêté son deuxième anniversaire sans son père. Denise B. qui a suivi toute l’affaire a adressé une lettre ouverte au préfet du Rhône M. Géraud. A lire et à faire lire http://www.educationsansfrontieres.org/article24481.html

1/ Kamal AKAYEV, père de deux fillettes, expulsable au Daghestan d’un jour à l’autre d’ici le 9 décembre
Kamel, originaire de Guély au Daghestan (capitale Makhatchkala), peut d’un jour à l’autre se retrouver expulsé à Moscou, capitale de la Russie à plus de 1600 kilomètres de chez lui… Erreur d’appréciation géopolitique du préfet du 64 ? C’est plus trivial. Il n’y a pas d’aéroport international à Makhatchkala et les policiers français dans le cadre de leur mission d’expulsion ne pourraient y avoir accès. C’est aussi plus subtil. Le Daghestan fait partie des 21 républiques « sujets » de la Fédération de Russie qui sont indépendantes sauf pour les questions de politique étrangère. Si la Russie voulait prendre le relais…, ce serait bon pour le respect des quotas d’expulsion du 64.
Kamal qui se trouvait dans la région de Pau pour les besoins de son employeur y a été arrêté et se retrouve depuis le 5 novembre dernier au Centre de Rétention d’Hendaye tous recours épuisés. Sa situation familiale est dramatique, son épouse, Anna, et ses petites filles sont sans ressources à Bordeaux.
Il vivait avec son épouse Anna au Daghestan dans la province de Guély qui touche à la Tchéchénie. Le Daghestan sert de repli aux forces tchétchènes, particulièrement dans cette région. Les habitants, islamistes soufies de tradition, y sont soupçonnés sans nuance de terrorisme islamiste du simple fait d’y vivre. Ce qui fut le cas pour Kamal et Anna qui suite à une perquisition et des brutalités sans nom se retrouvèrent l’un en prison, l’autre à l’hôpital. Ils ont réussi à fuir leur pays et sont arrivés en France en décembre 2005 où Tatouv qui manifestait déjà une résistance exceptionnelle est née en février 2006. Kamila a suivi en avril 2007.
La violence est revenue dans leur vie. Ils se sont vus refuser à deux reprises le statut de réfugié, faute de témoignages dit probants : les violences subies au Daghestan, ça n’était pas assez. Depuis le refus, l’état de santé de la maman s’est gravement détérioré.
Quelques jours à peine après le 20e anniversaire des droits de l’enfant, deux petites filles de 3 ans et demi et deux et demi, risquent à tout moment de se trouver privées de leur papa, et placées à l’ASE si leur mère va plus mal. Le renvoyer dans un pays qu’ils ont fui, Anna et lui, à la suite de traitements violents et injustifiés, c’est l’envoyer vers un inconnu insoutenable et plonger Anna et les enfants dans la plus grande détresse. Expulsé à Moscou, Kamal se retrouvera citoyen « sans propiska » - soit de deuxième zone -, contraint à nouveau à la vie d’un sans-papiers au sein cette fois de la Fédération de Russie. Au Daghestan, Kamal est activement recherché. La police des frontières de Moscou n’aurait qu’à terminer le travail, et Kamal pourrait bien plonger, lui, dans l’oubli.
Contact : resf 33 . 06 16 23  27 39

Pyrénées Atlantiques : Préfet Philippe Rey    philippe.rey@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr
Fax secrétariat du préfet : 05 59 98 26 44,
bureau des étrangers :Pierre Larroque-Laborde   
pierre.larroque-laborde@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr
Fax du bureau des étrangers : 05 59 98 26 42
Gironde : Préfet: M. Dominique Schmitt . Fax du préfet : 05 56 90 64 76 dominique.schmitt@gironde.pref.gouv.fr
prefet@gironde.pref.gouv.fr
Fax de la préfecture de Gironde :  05 56 90 60 67
secrétaire général de la préfecture : bernard.gonzalez@gironde.pref.gouv.fr
préfet délégué à la sécurité et à la défense : jean-marc.falcone@gironde.pref.gouv.fr

Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr
fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Et là où se prennent les décisions  
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr



2)  Expulsion imminente du père d’Amine, enfant d’Ivry-sur-Seine :

Monsieur Mohammed HAHROUR est enfermé dans le centre de rétention du Mesnil-Amelot pour être expulsé vers l’Egypte, son pays natal. En France depuis 1992 mais sans papiers, il est le père d’Amine HAHROUR, 11 ans, un enfant d’Ivry qui a fait toute sa scolarité à l’école Joliot-Curie. Cette année, il est entré en classe de sixième au collège Sœur Rosalie (Paris 5ème).
Une première tentative d’expulsion a échoué la semaine dernière. Depuis le 17 novembre, jour de l’interpellation, l’angoisse grandit chaque jour davantage pour Amine et sa mère, Hasna. Les parents d’Amine sont séparés après un divorce douloureux. Mais Amine a droit à ses deux parents, la Justice ayant accordé la garde à la mère et un droit de visite au père. Hasna, qui dispose d’une carte de résidente de dix ans, ne veut pas que son fils soit privé de son père.
Mais ces considérations humaines n’effleurent pas les autorités. Alors que nous venons de célébrer le 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, qui impose que dans toute décision administrative « l’intérêt supérieur de l’enfant » soit une « considération primordiale » (Art. 3-1), seule compte la politique du chiffre pour la préfecture du Val-de-Marne et le Ministère de l’Identité nationale.
Amine attend impatiemment son papa. De quel droit demander à ce garçon de 11 ans de renoncer définitivement à le voir, sauf à le rejoindre en Egypte, un pays qu’il ne connaît pas, qui n’est pas celui où il a grandi ? De quel droit demander à sa mère, pourtant autorisée à séjourner en France, de priver Amine de son père, sauf à s’exiler en Egypte ? Si le ministre de la rafle et du drapeau accomplissait son forfait en ajoutant Monsieur HAHROUR à son tableau de chasse, les parents d’élèves, les habitants d’Ivry, les enseignants ne lâcheraient pas l’affaire pour autant, jusqu’à ce qu’Amine retrouve son père.
L’« intérêt supérieur » d’Amine commande que les autorités remettent Monsieur HAHROUR en liberté et lui permettent de vivre non loin de son fils. Il commande aussi que la préfecture du Val-de-Marne le régularise. Mais apparemment, Monsieur BESSON et le prince de l’Elysée se sentent exonérés des considérations humanitaires, de l’« intérêt supérieur de l’enfant » et de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant dont nous venons de célébrer le 20ème anniversaire.

Si vous voulez exprimer votre indignation, poliment mais fermement, adressez-vous à la préfecture du Val-de-Marne et au ministère de la rafle et du drapeau:

Préfet du Val-de-Marne : M. Michel CALMUX
Fax 01 49 56 64 06  ou 01 49 56 64 10 / 01 48 99 38 04 / 01 49 56 60 13
michel.camux@val-de-marne.pref.gouv.fr
Cabinet du Préfet : 01 49 56 64 17
Madame Courcoul, chef de cabinet : 01 49 56 60 68
Fax 01 49 56 64 17
Philippe Chopin directeur de cabinet
Jean-Luc Névache  secrétaire général

Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr
fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Et là où se prennent les décisions  
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

2/ Des nouvelles (2 décembre) de M. H. ADB  EL GAWWAD (dernier resf info)

Le JLD avait libéré M. ABD EL GAWWAD « pour manque de diligence de la préfecture à entrer en possession du laisser-passer mis à disposition par le consulat ». Mais le procureur avait fait appel.  Monsieur et son avocat ont fait un  recours contre cet appel, et ont gagné : victoire ! Trois très jeunes enfants (5, 4 et 2 ans) ont retrouvé leur père !! La régularisation reste à gagner.

3/ Le 20ème anniversaire de la CIDE (Convention internationale des droits de l’enfant) a été l’occasion pour RESF, à travers plus d’une vingtaine d’initiatives, de mener campagne pour le respect par l’Etat des droits de l’enfant. Retrouvez leurs échos :
A Marseille : http://www.educationsansfrontieres.org/article24188.html
A Lyon : http://www.educationsansfrontieres.org/article24437.html
A Paris : Six heures pour les droits de l’enfant au CentQuatre. Pour patienter avant le DVD, vous pouvez disposer :
- des enregistrements audio : http://www.educationsansfrontieres.org/radio
- l’intervention de Aminata Traoré, interpellant les politiques
http://www.dailymotion.com/video/xb946k_aminata-traore-le-22-nov-2009_news
et des photos de Jean Claude Saget  http://picasaweb.google.fr/lh/sredir?uname=saget78&target=ALBUM&id=5408125520823859393&authkey=Gv1sRgCJ6Fy7KZivTC0gE&feat=email

Cette dernière initiative (au CentQuatre) nous couté quelques sous et même un peu plus… Ce sont bientôt les fêtes, les dons, subventions, oboles, étrennes, etc… de ceux qui le peuvent seront les bienvenus (chèques à l’ordre de RESF, à envoyer à RESF/EDMP 8 impasse Crozatier, 75012 Paris)."

 

13/09/2009

Lettre à une mère de famille qui risque de mettre fin à ses jours et de partir en laissant ses enfants. Les mamans et familles monoparentales face à la crise.

1803915.jpgLettre à une mère de famille qui risque de mettre fin à ses jours et de partir en laissant ses enfants.

 

Madame,

 

Vous avez des idées noires et désespérées dans un monde où il est de plus en plus difficile d’avancer, dans un monde où l’égoÏsme et la solitude des plus faibles s’amplifie.1823001.jpg

Je vous écris car vous me paraissez en danger moral et dans une grande détresse. Vous élevez seule vos enfants et devez faire face à la crise, aux factures, à votre travail, à l‘éducation de vos enfants. Une éducation rendue plus difficile d’années en années, étant donnée la demande accrue de repères, de rassurance et de limites à donner aux enfants, lesquels sont confrontés au monde actuel et à la violence visible jusque dans les images, à l’insécurité d’un monde qui offre déjà beaucoup d’angoisses aux adultes pour ne pas être en reste auprès des enfants.F76-283304.jpg

PAA195000029.jpgLes enfants sentent bien dans notre époque qu’ils vivent dans l’insécurité. Les couples divorcent, se séparent ; les familles éclatent et les enfants vont de gardes alternées en gardes partagées, offrant tant de bonne volonté d’adaptabilité à chacun de leur parent désireux de les avoir près d’eux. Ils sentent bien aussi que le travail manque, que notre terre est en survie pour cause de pollution.

Si vous les quittez en les abandonnant à leur vie alors que vous entrez dans la mort, que feront-ils ?

Et si vous les quittez en les abandonnant tout en poursuivant votre vie, comme ces deux mamans qui ont laissé leurs enfants pour un homme, comme elles auraient laissé des petits chats au beau milieu d’une rivière. La rivière de la vie n’est pas moindre. Elle est identique aux dangers d’un flot ravageur et aride de douceur.

Les enfants ont besoin de vous, de votre tendresse, de votre amour qui leur dit que vous serez toujours là pour eux. Ils en sont sûrs comme le soleil se lève le matin. Ils voient votre sourire et sont suspendus à votre coeur. Alors ils peuvent se construire et grandir sereinement.

Vos enfants ont besoin de vous et personne ne pourra vous remplacer. Ces enfants sont la Terre de demain et ce qui se passe entre eux et vous est très important pour l’avenir.

bxp51165.jpgVotre dépression n’est pas inéluctable. Le désespoir peut être consolé. Ne restez pas seule. Je vous conseille d’appeler dès que possible l’un des numéros suivants :

-Cap Écoute : le 0800 333 435 (9 h - 21 h) ou le 04 72 33 34 35

-Sos Suicide Phénix : 01 40 44 46 45 (12 h - 24 h)

-Sos Amitié : le 0800 066 066

-Croix-Rouge Écoute : le 0800 855 855k0402990.jpg

-Suicide Écoute : le 01 45 39 40 00

-Numéro national d’aide aux victimes : le 08 842 846 37

-Sos Suicide : le 01 40 50 34 34

 

Vous vous sentez mal car vous êtes au coeur de la bataille, comme le seul soldat survivant d’un bataillon. Vos amis vous ont lâchée ou bien la vie les a éloignés. Votre famille se compte sur les doigts d’une main mais préfère penser à sa propre survie plutôt que de vous soutenir et de vous épauler.

PAA150000070.jpgLa société actuelle, la conjoncture économique, l’évolution rapide du monde moderne ne contribuent pas à aider les personnes comme vous qui se retrouvent à batailler au quotidien. On parle par exemple d’aider les ménages afin qu’ils accèdent plus facilement à la propriété. Ainsi : vous avez un loyer, de plus en plus élevé ; vous décidez d’acheter un logement, le moins cher possible, afin d’arrêter de donner des loyers à un propriétaire. Les banques vous proposent un prêt sur 25-30 ans... dont le montant de remboursement mensuel est égal ou même inférieur à votre loyer. Mais, malheureusement, vous avez un refus de prêt de toutes les banques car vous avez trois enfants à charge et un petit revenu en CDI !

“Nous sommes vraiment désolés, Madame.” Vous entendez cette phrase et vous retournez payer votre loyer à vie. Vous venez de comprendre alors que le capitalisme donne à ceux qui possèdent et que vous n’êtes rien, juste bonne à payer le propriétaire qui s’en fiche que vos fenêtres laissent passer assez d’air et de froid pour faire grimper vos notes de gaz et d’électricité vers des sommes vertigineuses.BLD041812.jpg

C’est là qu’intervient la taxe Carbone. Taxe de ci, taxe de là, passage à l’euro qui a multiplié parfois de cinq à dix le prix de nos achats, perte du pouvoir d’achat, etc. Madame, je comprends votre raz-le-bol mais il va falloir vous accrocher et observer aussi les côtés positifs. Cette année, les ménages de la France d’en bas ont reçu deux fois 200 euros de la part du Gouvernement, plus une aide en chèques CESU emploi-service de 200 euros aussi. Souvenons-nous que nous bénéficions des allocations familiales et d’une aide pour la rentrée scolaire. On a des bons de vacances pour emmener les enfants une semaine en camping durant les congés. Imaginez que vous n’ayiez rien de tout cela, ni d’allocations logement non plus. Je pense que pour s’en sortir, il faut regarder vers le soleil même s’il y a une épaisse couche de nuages.

1821201.jpgÀ part tout ça, vous êtes seule et cette solitude vous pèse. Vous avez cherché un compagnon, démarrant cette quête au début avec espoir et conviction. Mais le monde actuel déteint aussi sur les relations humaines, après avoir repeint le paysage de la planète en tableau sombre pollué.

Vous avez rencontré des hommes dont le coeur est rongé par le doute, la dépression, le manque de confiance en l’amour, un passé douloureux, l’envie de vivre pour soi sans avoir d’embêtements (dans leur tête, embêtements = enfants, surtout les vôtres) et... finalement, vous êtes seule sur le bord de la route, débarquée de plusieurs liaisons et le coeur broyé par une montagne d’égocentrisme et de goujaterie. Le champ de roses que vous aviez dans le coeur a été moissonné par la batteuse des ruptures à répétition. Combien de fois avez-vous entendu : “Si tu étais seule sans enfant, je poursuivrais avec toi.” ? Et quand vous avez décidé de ne plus mêler votre vie sentimentale à votre vie familiale, vous vous êtes aperçue que l’homme qui acceptait cela ne vous apportait que la sensualité de quelques moments et rien d’autre. Cet homme-là  se met à culpabiliser au bout de quelques temps et vous quitte en disant que vous méritez de trouver un homme total avec qui vous pourriez refaire votre vie car finalement, vous êtes trop demandeuse de partager du temps qu’il n’a pas ou qu’il n’a pas la volonté de donner.1996086.jpg

Vous avez mille coups au coeur et c’est là qu’un ami vous appelle en vous demandant de laisser vos besoins d’être en couple de côté ainsi que vos désirs de femme. C’est là aussi qu’il vous propose de faire partie d’un groupe, de son groupe, de sa secte. L’amitié, il n’y a rien de telle ! Une main tendue pour sauter dans la dépendance d’un groupement : sortir de sa solitude pour s’oublier à jamais et plonger dans la fraternité illusoire de ceux qui pensent détenir seuls la vérité.

1789927.jpgMadame, tenez bon sur votre île déserte. Votre île finira par rencontrer le continent ou bien un bateau échouera-t-il dans une de vos criques. Vous devez rester forte car quand la montagne s’écroule, elle entraîne avec elle des millions de petits mondes, d’oasis de végétations et de paradis terrestres. Ces petits mondes sont vos enfants et ils ont besoin que vous restiez solide et forte. Pour cela, il faut rompre l’isolement et aller chercher de l’aide morale. Il vous faut prendre votre téléphone afin d’appeler les numéros que je vous ai précédemment donnés (en choisir un) et de déverser le trop plein de vos émotions de colère, de rancune et de tristesse.

images.jpegHier, lors du 11 septembre, nous avons commémoré l’événement terrible des attentats des deux Tours jumelles de New York. Des centaines de personnes sont restées coincées dans ces Tours jusqu’à la destruction finale des deux bâtiments. Mais une femme et treize pompiers se sont réveillés dans les décombres de la Tour Une, tous miraculés parmi les cadavres. Ces pompiers, avant que la tour ne s’effondre, étaient en train de descendre les étages pour se sauver quand ils ont rejoint une femme en détresse, Joséphine. Ils ont alors décidé de lui venir en aide en la soutenant pour descendre les marches de l’immense Tour Une. La Tour Deux s’était déjà effondrée et ils savaient que le temps était compté pour eux. Leur chef est allé chercher une chaise dans les bureaux pour faciliter le portage. La Tour s’est alors effondrée. Ils ont tous survécu, sauvés par cette femme qu’ils avaient aidée jusqu’au bout. Pourquoi ? Parce que là où ils se trouvaient au moment de l’effondrement, une bulle s’était faite autour d’eux par la configuration du bâtiment et des parois disloquées.images-2.jpeg
bn296063.jpg

Alors, Madame, écoutez-moi : trouvez votre bulle et soyez le pompier d’autres personnes qui ont besoin de vous. Vous verrez qu’une main qui se tend vers l’autre n’est jamais seule. S’il n’y a pas d’humain en face, il y aura un ange et cet ange vous enverra la force et le courage nécessaires. Il saura ouvrir les portes devant vous et donner du pain à vos enfants si vous n’avez plus rien. Cet ange peut être un bénévole du Resto du coeur ou de tout autre secours. Ne craignez jamais de manquer ou de vous retrouver à la rue. Faites les démarches nécessaires car dans toute descente aux enfers, une dé-marche peut éviter la Marche fatale. Répondez aux courriers, demandez de l’aide, laissez fierté et orgueil de côté. N’attendez pas que les huissiers arrivent. Avant, vous avez des recours et des possibilités d’arrangements.

BLD054288.jpgMadame, j’espère que cette lettre vous aura fait du bien et vous retiendra ici-bas, dans notre monde où la nature qui nous entoure est encore belle et souriante. Allez la voir et regardez la beauté qui se dégage des arbres, des paysages et des chemins si mutiples offerts aux carrefours de la vie.

Je vous embrasse.

Chloé Laroche

 

Ce 12 septembre 2009.

 

 

Commentaires

Bonjour Chloé, bonjour à toutes les personnes qui se sentent seules. Non, vous ne l'êtes pas, il existe des gens comme Chloé, des associations qu'elle vous donne dans cette note qui peuvent vous aider. Vous avez le droit de vivre en ayant de l'aide : eh alors, ce n'est pas honteux d'être aidé, au contraire c'est réconfortant et cela peut vous aider à aller de l'avant. Bon nombre de ces organismes sont là pour vous écouter, pour vous aider, et ils le font avec un sourire et avec joie. 
Vous qui êtes seul avec des enfants, ne "partez" pas, ce sont vos enfants qui ont le plus besoin de ce seul lien familial qui leur reste. Ils ont besoin du parent qui est à leur côté (Amour, soutien, tendresse, etc...). Cet enfant, c'est un peu vous (imagé bien sur) et la personne qui va vous aider, vous soutenir, et vous donner de son temps, de sa tendresse parfois. 
Ces organismes veulent vous aider, n'ayez pas honte d'être aidé, faites le pour vous et pour vos enfants. Courage et volonté, allez y prenez contact avec eux, ils vous accueilleront volontiers.
Personne ne veut que vous abandonniez. Vous n'êtes pas seul.
Merci à Chloé de son soutien.
Vous avez mon soutien également.
Lolotte73

Ecrit par : Lolotte73 | 17.09.2009

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Merci Lolotte. Votre message fait chaud au coeur et cela aidera cette femme et bien d'autres qui sont dans la solitude et le désarroi. Je prépare un article pour ce soir... ou demain. Plein de pensées. Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 17.09.2009

 

 

 

11/09/2009

Hommage à Antoine qui a disparu il y a un an aujourd'hui à Issoire. Ce jour est empli du souvenir de cet enfant. J'envoie des fleurs des îles à Marina dont on a appris la mort aujourd'hui, son corps ayant été découvert dans un container.

images.jpegBonsoir à tous et toutes,4861_1157828074321_1486331968_397756_1102676_t.jpg

 

antoine_300.jpgLe petit Antoine n'est pas revenu depuis un an. Personne ne sait ce qui est arrivé à ce petit garçon. Cela fait un an aujourd'hui et le Procureur pense qu'il n'y a peut-être plus d'espoir, à part dans le cadre d'une séquestration. Beaucoup de personnes pensent à toi et je pense à ta maman. Aujourd'hui, une plume d'ange a touché mon coeur, je ne sais pourquoi, comme une caresse d'âme d'un au-delà doux et serein. Où que tu sois, Antoine, je dépose sur ton coeur un nounours tout bleu avec des yeux pleins de sourires et d'étoiles. Je t'envoie mille bisous et que tu sois protégé.images-1.jpeg
images-3.jpeg

marinasabatier.jpgEn ce jour de ta disparition, nous apprenons que la petite fille portée disparue ces derniers jours a été en fait mise dans un container depuis août par ses propres parents, suite à un "accident domestique". Elle est donc morte depuis plus de trente jours, dans l'oubli, dans le silence, dans la pire des sépultures... sans adieu, sans respect, sans la moindre humanité. Elle avait huit ans et s'appelait Marina. Je t'offre ces fleurs des îles avec toute la tendresse que les humains ici-bas n'ont pas su te témoigner. Tu es partie dans l'horreur d'un hangar qui a enfermé ton corps tout au fond d'un container, après être restée morte dans le congélateur de ta maison...

Marina, ton âme s'est envolée loin de cet enfer et je prie pour que les anges te protègent et t'apportent douceur et amour. images.jpeg

Chloé Laroche

09/09/2009

Des femmes et des enfants sont violés chaque jour au Congo dans l'indifférence générale du monde. Une ONG, Heal Africa, menée par plusieurs médecins, fait un travail immense pour aider les victimes de cette guerre civile effroyable.

images-2.jpegBonjour à toutes et tous,images.jpeg

 

Aujourd’hui, en ce 9/09/2009, date symbolique de ceux qui défendent le Bien contre tout ce qui représente le mal. Le mal, c’est la guerre, les viols, les sévices et maltraitances sur les enfants, la pollution des mers, des terres et des océans, la souillure de l’air, le capitalisme quand il écrase et profite de ceux qui n’ont rien ou presque rien, le profit fait sur le dos de la naïveté, la haine, le racisme, le nazisme, le pouvoir d’une conscience sur d’autres consciences asservies à un dogme extrémiste, la drogue et toutes les substances qui détruisent et rendent dépendant, le fait de vendre de la drogue et d’en distribuer, le fait d’expulser des personnes contre leur gré alors qu’elles ont une famille dans ce pays et qu’elles travaillent, le fait de séparer des enfants de leurs parents ou d’empêcher un père d’assister à l’accouchement de son enfant en le maintenant dans un autre pays.normal_10174808.jpg

En ce jour, je vais vous parler particulièrement du Congo. La guerre se fait là-bas sur le ventre des femmes... violées tous les jours. La plupart ont entre 18 et 20 ans. Dix pour cent des victimes violées sont des jeunes garçons de 10 à 20 ans, mais les médecins ont vu aussi des enfants de deux ans être violentés gravement. Il se passe dans ce pays des choses abominables, dans l’indifférence générale du monde.1794102.jpg

images-1.jpegCela dure depuis plusieurs années, ce cauchemar des femmes dont on prend les corps au nom d’une guerre civile effroyable. Des hommes s’emparent de leur sexe, qu’elle soient enfants ou adultes, parfois devant leurs propres enfants. Très souvent leurs maris se détournent d’elles après le viol, par dégoût et par peur du Sida.

Une femme avait un bébé. Des combattants rebelles en uniforme sont entrés chez elle et ont menacé de tuer son enfant si elle ne se laissait pas violer. Son mari l’a soignée ensuite et est restée près d’elle.

Ces hommes monstrueux utilisent de multiples objets pour violer les femmes et les fillettes, comme des couteaux, des armes, des épis de maïs, introduits dans le vagin.

Un jour, ils seront jugés comme criminels de guerre. Si ce n’est pas sur terre, ce sera au ciel.images-4.jpeg

Rien n’est fait pour stopper ce désastre car le Congo possède des richesses naturelles, comme l’or, les minerais comme le coltan utilisé dans les téléphones portables, les mines de diamant. Le profit vaut mieux que la vie des femmes.

 

k0594615.jpgLE PROFIT VAUT MIEUX QUE LA VIE DES FEMMES !!!

 

Mais nous pouvons aider ces femmes, ces enfants.

Une ONG locale est présente là-bas. Elle s’appelle HEAL AFRICA.

Elle a un hôpital à Goma créé pour accueillir toutes les victimes des viols.

Ils se sont spécialisés dans la chirurgie gynécologique réparatrice.

 

Nous pouvons concrètement envoyer des dons en contactant leur site : http://www.healafrica.org

 

images-5.jpegJ’envoie toutes mes pensées fraternelles à ces femmes et ces enfants, à ces hommes qui vivent l’enfer et j’embrasse particulièrement les Docteurs Rosette et Bienvenu, deux médecins trentenaires congolais, qui aident toutes ces personnes. C’est le Docteur Jo Lusi qui a fondé cette ONG avec Lyn, sa femme. Une dizaine de médecins soutient le Docteur Lusi dans cette oeuvre immense d’aide aux personnes violées.

Puissent-ils poursuivre et avoir suffisamment de fonds pour continuer leur action indispensable.

Chloé LAROCHE

 

21/06/2009

J'ai écrit une histoire pour la Fête des Pères. Sur la paternalité, de son importance pour l'enfant, sur le silence et le mutisme à propos de l'existence d'un enfant, sur la séparation et le droit de garde.

 

PAA327000019.jpgAux pères du monde entier.

 

 

images-4.jpegMaréva pensait à une de ses amies, Milka. Cette dernière était une jeune maman qui n’avait rien dit de sa maternité au propre père de son enfant. Cet homme ne savait pas que cette femme avait attendu un fils de lui ni qu’elle avait accouché ni que son enfant grandissait. Ils s’étaient rencontrés, lui et elle quelquefois, mais n’avaient jamais vécu ensemble. Ils ne se voyaient plus depuis un an et le papa ignorant ne se doutait de rien.

 

Un jour, Maréva envoya à Milka un conte qu’elle avait écrit pour lui exprimer l’importance qu’a un père dans la vie de son enfant. Il mériterait d’être lu par toutes les mères, par toutes les femmes, pour les pères... Voici le conte du Papa des étoiles.images-5.jpeg

 

 

LE CONTE DU PAPA DES ÉTOILES----------

 

Un matin d’automne, une femme sut qu’elle avait un petit bébé dans son ventre mais elle ne voulut pas en parler au papa. Et puis l’enfant est arrivé ; il est né et sa mère lui a dit :

 

-Je suis ta maman mais tu as aussi un papa ; il n’est pas là car il est à des années-lumière de savoir que tu existes ! Mais un jour, tu le retrouveras et tu sauras que c’est lui, ton papa.”images-3.jpeg

 

Bien sûr, le bébé a écouté ces paroles et il les a retenues. Aussi, un soir, alors qu’il avait grandi, il demanda à sa maman :

 

images-12.jpeg-Papa vit sur quelle étoile ? Des années-lumières, ça fait loin... Comment faire pour le retrouver ?”

 

Sa mère sourit et lui dit :

 

-Pourquoi serait-il sur une étoile ? Il est là, tout près de toi, dans ton coeur. Appelle-le, parle-lui, dis-lui que tu l’aimes dans le secret de ton jardin et envoie-lui un signe. Il te répondra !”

 

Alors l’enfant alla dans un champ, cueillit le plus petit des myosotis et dit à son papa, dans l’étoile de son coeur :images-8.jpeg

 

-Papa chéri, que je voudrais connaître, à qui je voudrais faire des bisous... Si tu m’aimes, envoie-moi un myosotis comme signe de reconnaissance. Montre-moi que tu n’es pas sur une étoile dans le Ciel, mais bien sur la Terre !”

 

Le petit garçon attendit longtemps un signe et puis un jour le facteur apporta une carte postale... Il y avait de jolis myosotis sur cette carte.

 

-Maman, demanda l’enfant, qui t’a écrit cette carte ?

 

images-17.jpeg-C’est un ami qui me dit qu’il est moine dans un monastère. Sur la carte, il a écrit une belle phrase : “Les étoiles ne sont pas si loin lorsqu’on sait les aimer !”

Le visage de l’enfant s’éclaira : "Maman, peut-on aller le voir ? Il est loin d’ici ? Et puis c’est quoi “moine” ?”

Sa mère répondit, une flamme dans les yeux :

-Cet homme a choisi d’être moine... Cela veut dire qu’il vit à l’écart du monde pour se rapprocher de Dieu dans la paix de son coeur.”

 

L’enfant réfléchit et dit soudain : "Alors, pour vivre près de son père, il a renoncé à tout... Je veux aller vivre avec lui, parce qu’on m’a dit que Dieu, c’est le Père de tous les hommes, et comme c’est le père de ton ami moine, il sera aussi mon papa !”

images-18.jpeg

 

PAA186000054.jpgL’enfant, depuis ce jour-là, ne mangea plus ; il refusait de s’alimenter et sa maman était désespérée ; elle ne savait plus que faire... Lorsque soudain, un beau matin, il reprit goût à la vie, au soleil, à sa maman. Celle-ci ne comprenait pas, jusqu’au jour où il lui offrit un bouquet de myosotis en lui disant :

 

-Mon papa a trouvé la paix de son coeur près de son père, mais comme son Père, c’est aussi le mien... c’est comme si j’étais près de mon papa. Notre Père à tous les deux, c’est aussi ton papa, et Il t’aime, comme je t’aime aussi, Maman !”

 

Sa mère fondit en larmes et serra son enfant dans ses bras. Plus tard, elle l’emmena en Grèce, à la rencontre de l’étoile qui s’était faite moine.images-7.jpeg

 

Le jeune garçon fut heureux car il put réunir son Père du Ciel et son père de la Terre !

 

Les étoiles ne sont pas si loin, lorsqu’on sait les aimer ! On sait toujours où les trouver, même si cela met des années... lumière ! _______ FIN DU CONTE du Papa des Étoiles.

 

IS191-075.jpgEn réalité, lorsque l’amie de Maréva, Milka, reçut ce conte et le lut, elle le déchira et le mit à la poubelle car elle s’était fermée définitivement à l’idée que son fils puisse voir son père.

 

Elle en voulait à cet homme pour diverses raisons et ne pouvait s’empêcher de se venger en le privant d’être papa. Elle n’avait pas compris que la relation d’un homme et d’une femme ne se mélange pas à la relation qu’ils ont avec leur enfant.images-10.jpeg

 

Cependant, un jour, son enfant ne voulut plus manger car, à l’école, ses camarades de classe lui parlaient de son père absent, invisible, inconnu ; ils lui montraient en fait du doigt le vide effroyable de cette place manquante du père ; la plupart des parents de ses petits copains étaient séparés mais ils continuaient à voir leur père, même si c’était pour la majorité un week-end toutes les deux semaines.

 

Milka s’inquiéta pour son petit Gali et l’emmena chez le pédiatre. Celui-ci parla quelques instants seul à seul avec le petit garçon.PAA186000054.jpg

 

-Que se passe-t-il, Gali ? Pourquoi ne manges-tu plus ?

 

-C’est que mon père me manque. Il n’est pas là et donc je n’ai pas faim. À  l’école, les autres me parlent de mon papa alors j’y pense beaucoup.

 

-Tu sais, Gali, ton père est quelque part. On va en parler à Maman tous les deux, tu veux bien ?

 

-Oui, je veux bien. Mais il voudra bien de moi ?

 

-Oui, Gali, ne t’inquiète pas. Je suis sûr qu’il te porte à l’intérieur de son coeur en secret.”

 

images-2.jpegGali poussa un soupir et sa maman revint dans la pièce. Elle écouta le médecin et ils parlèrent ensemble du papa de Gali ; le petit garçon était suspendu aux lèvres de sa mère ; la vie semblait revenir en lui ; il exultait d’espoir.images.jpeg

 

Quelques temps après, Milka retrouva le père de son fils et lui annonça qu’il était papa. Mathis fut si heureux qu’il alla crier sa joie dans la rue. Il rencontra Gali et le reconnut comme son enfant. Il le prend désormais avec lui tous les mercredis et un week-end sur deux. Le petit garçon est en pleine santé. Il a retrouvé enfin l’autre moitié de sa vie.

Chloé LAROCHE

18/06/2009

Chronique d'un fait grenoblois nocturne sur la violence ordinaire d'une femme jetée d'une voiture par son compagnon. Lorsque la société devient si dure que les hommes le deviennent aussi.

Bonsoir à tous et toutes,

 

u17953468.jpgLa violence ordinaire dans les mots et les actes entame la part d'humanité qui vit en chaque homme et en chaque femme.

Entre la crise et l'espoir, il reste du chemin, lorsque la société devient si dure que les hommes le deviennent aussi.

Hier soir, c'était mardi et une jeune femme a été jetée d'une voiture.

Jetée ? Mais par qui ?

Son ami, son compagnon de vie depuis trois ans.

Un peu avant minuit, elle marchait entre Grenoble et Meylan, rejoignant son domicile à pied.SB10063658EQ-001.jpg

Il faisait nuit et elle pleurait.

Elle marchait, traversant le pont de cette longue avenue qui part de la Mairie de Grenoble.

Son domicile à Meylan était encore loin.

Jolie et habillée d'une jupe courte, elle aurait pu tomber sur des hommes aux idées mal-intentionnées.

images-1.jpegJe me pose la question : quelle sorte d'homme est-ce pour laisser dans les rues cette jeune femme, pour la jeter hors de la voiture et la laisser marcher dans la nuit, en pleurs, désemparée, avec une très longue distance à parcourir pour rentrer, sans transports en commun à cette heure de la nuit ?

Depuis trois ans qu'il vit avec cette femme, cet homme la connaît. Il l'a aimée. Il l'aime. Quelle violence faut-il dans le coeur pour agir ainsi ?

AA024364.jpgCette femme a eu de la chance. Car soudain une voiture s'est arrêtée. C'était un de mes amis qui l'a aperçue et, soudain inquiet, lui a  demandé ce qu'il lui arrivait. Elle a expliqué les choses en pleurant. Il lui a proposé de la ramener chez elle. Elle a acceptée, visiblement soulagée.

Cet ami s'est confié à moi et m'a parlé de cette femme. Il m'a dit : "Mais dans quel monde on vit ? Cet homme qui ose faire cela envers une femme qui vit avec lui depuis trois ans... Quelle violence !"

J'espère que cette femme fera son bout de chemin pour prendre les décisions qui s'imposent. Mais parfois, des êtres restent dans une relation difficile, violente... et parfois aussi, il n'y a qu'un enfant de deux ans qui est témoin de la violence à la maison.k0211325.jpg

Parfois, l'enfant est seul témoin des coups portés à sa mère, des humiliations, des insultes... Là, il n'y a pas UNE victime, il y en a deux.

L'enfant se liquéfie à l'intérieur, se raidit, se durcit.

u16188958.jpgAlors, pour vous, la femme du pont de la route de Chambéry... n'attendez pas d'avoir un enfant avec cet homme.

Prenez votre coeur et sauvez-vous !

 

Chloé LAROCHE

 

Commentaires

Pourquoi les couples se déchirent-ils de cette façon ? Comment en sont-ils arrivés à se haïr à ce point ? Quand les enfants sont témoins de ces drames, cela doit perturber l'enfant intérieurement : la peur ressentie, les cris répétés des parents en sa présence, l'angoisse qu'il doit avoir. 
Les violences verbales et physiques doivent être déclarées aux autorités, mais faut-il encore que les victimes le veuillent. Certaines restent en couple, surtout quand il y a un enfant, mais cela ne va pas rassurer l'enfant, au contraire, il sera traumatisé le restant de sa vie. S'il arrive quelquechose à la maman (ou le papa), l'enfant sera placé automatiquement et enlevé de son cocon familial, ce qui entrainera une angoisse supplémentaire pour le petit.

Les victimes doivent absolument dire ce qu'elles vivent au quotidien pour que le conjoint "attaquant" soit punit pour ses actes irresponsables.
N'hésitez surtout pas, votre vie dépend de votre choix de dire les faits. Vous devez le faire IMPERATIVEMENT.

Merci à Chloé de soulever ce très grave problème. 

Prenons conscience que cela peut arriver à n'importe qui.

Lolotte73

Ecrit par : Lolotte73 | 18.06.2009

 

Lolotte, j'ai mis le temps pour vous remercier de ce commentaire qui m'a touchée. Vous parlez très justement et je suis heureuse que vous réagissiez à mes articles. Je sais que vous êtes là, intervenant avec des mots qui me vont droit au coeur ou parfois vous lisez et restez dans le silence. Merci infiniment. Je pense à cette femme qui marchait dans la nuit en pleurs et à toutes celles qui reçoivent les coups. Je pense aussi à ces femmes qui ne défendent pas leur enfant contre les mauvais traitements d'un conjoint. J'ai vécu cela en face de ma mère. Cela marque profondément. Hier encore je me rappelais quand j'ai été jetée dans les orties à 5-6 ans par mon père. Si j'avais été ma mère, je n'aurais jamais pu assister à cette scène sans réagir, sans aider mon enfant, sans hurler. Les choses se sont passées comme si c'était normal. Il fallait serrer les dents. Ma mère les a serrées mais au détriment de son rôle de maman. Aimer un homme ne veut pas dire tout accepter, tout voir sans broncher. Un enfant qui a vu sa mère inerte et passive devant son appel au secours intérieur voit la moitié de son âme agoniser. Je vous embrasse, Lolotte. Chloé L

Ecrit par : Chloé Laroche | 24.06.2009

 

06/06/2009

Être un bon parent, un parent adulte, c'est quoi ? Je dresse la liste des comportements positifs et constructifs d'un parent responsable.


-Users-Anne_Chloe-Desktop-253221SDC.jpgBonjour à tous et toutes,

Je voulais depuis un moment faire un article sur les bons parents, sur les mauvais et les moyens. Je provoque volontairement car je sais qu’aussitôt, certains vont me dire qu’il n’y a pas de bons parents ni de mauvais. 

Alors je vais tout de suite donner le ton. J’ai vu encore ce matin, en roulant dans mon taxi, une petite fille de six ans non attachée, à l’arrière d’une voiture conduite par une femme. 

Il y a quelques jours encore, j’ai stoppé net de colère quand j’ai vu à l’avant d’une voiture en marche un bébé debout sur les jambes de sa mère. Ce bébé de quelques mois était appuyé sur le devant intérieur, au-dessus de la boîte à gants, donc juste près du pare-brise. Vous allez me faire croire que ce ne sont pas de mauvais parents ? Qu’ils sont juste négligents ? C’est bien cela le problème !! Quand je vois en sillonnant la ville des bébés l’été sans chapeau... et l’hiver sans bonnet, ça me donne envie de ramoner les parents.

Alors voilà, j’ai décidé de réfléchir et de faire une liste pour aider les parents à réfléchir eux-aussi.

Que font les bons parents, les parents responsables et adultes ?-Users-Anne_Chloe-Desktop-BLD065652.jpg

ILS............

-attachent leurs enfants dans la voiture, même pour une courte distance,
-veillent à les protéger du soleil et du froid, en leur mettant chapeaux, bonnets, crème solaire, lunette de soleil à la plage et sur la neige,
-veillent à leur hygiène corporelle (cheveux, surveillance des poux, coupage d’ongles, mains propres et lavées régulièrement, dents brossées tous les jours),
-Users-Anne_Chloe-Desktop-u21549466.jpg-proposent des horaires réguliers (repas, dodo, devoirs) et ne laissent pas leurs enfants veiller (jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de veiller),
-sont conscient du fait qu’un enfant a besoin de dormir un certain nombre d’heures donc ils font en sorte que leur enfant se couche, en mettant en place un rituel : histoire à raconter, chanson, berceuse, calin, petite prière rassurante chassant les angoisses et les fantômes (à l’ange gardien, au Saint Esprit, au Créateur... pour ceux qui veulent),
-connaissent les dangers domestiques et appliquent une surveillance adaptée à l’âge de l’enfant (le bain, les fenêtres, les médicaments, la table à langer, les cacahuètes, les petits objets risquant d’être avalés, les cordons, les colliers et les chaînettes risquant d’étrangler, les sacs plastiques risquant d’étouffer, les escaliers, les casseroles risquant de brûler),
-vérifient l’eau du bain avant de baigner leur enfant (37 °C) et ne laissent jamais leur enfant seul dans le bain,
-savent qu’il faut seulement trois secondes pour qu’un enfant se brûle au 3ème degré avec de l’eau à 60 °C (la peau des enfants est très sensible), 
-testent la température du biberon avant de le donner à leur enfant et ne laissent jamais un enfant seul dans la cuisine,
-ne fument jamais en présence de leur enfant et ne laissent pas d’allumettes et de briquets ni de bougies allumées à la portée de leur enfant,
-ont conscience du danger des prises électriques, installent des cache-prises et apprennent à leur enfant à ne pas y toucher ni à jouer avec,
-ne donnent pas de médicaments à l’enfant pour dormir et ne secouent jamais leur bébé parce qu’il pleure,
-sont conscient du moment où ils peuvent déraper et savent se faire relayer, voire aider psychologiquement, lorqu’ils sentent qu’ils peuvent faire du mal à leur enfant par mal-être, malaise, fatigue extrême,
-Users-Anne_Chloe-Desktop-pr91988.jpg-surveillent leur enfant sur les aires de jeux et veillent à ce que ses vêtements ne risquent pas de l’étrangler en jouant (ceintures, écharpes, cordons, colliers, chaînettes)... Des enfants sont morts ainsi sur une balançoire ou un toboggan),
-ne laissent jamais un enfant seul dans une voiture ou près d’un point d’eau (piscine, lac, étang, mer)... Un enfant peut se noyer en quelques minutes, sans un bruit, même dans 20 cm d’eau,
-ne laissent jamais leur enfant seul avec des animaux, mêmes familiers, et lui apprennent qu’un animal peut avoir des réactions inattendues et dangereuses, lui rappelant qu’on ne doit jamais surprendre un animal ni lui tirer les oreilles ou la queue ni approcher sa tête de celle de la bête,
-ne fument jamais et ne boivent jamais en étant enceintes, étant conscientes des séquelles que va supporter le bébé (retard mental, petit poids, gros problèmes de santé, débilité, handicaps divers, asthme, leucémie, etc),
-ne gâtent pas leur enfant et ne les adorent pas “matériellement” (en les couvrant de cadeaux au lieu de s’occuper d’eux, de jouer avec eux et de leur faire découvrir le monde),
-n’étouffent pas leur enfant pour le programmer comme un clone (sur-investissement pathologique), en l’obligeant à faire des activités (musique, sport, jeu d’échecs, compétitions à outrance, “il faut que tu sois le meilleur”, “tu dois réussir”,etc),
-laissent l’enfant rêver et lui apprennent à jouer seul, à écrire ou à lire, à retrouver les jeux de son âge, sans être dépendant de la télévision, de l’ordinateur et des jeux vidéos,
-lui expliquent que le tri sélectif est important et qu’il peut le faire depuis tout petit (exemple : mettre la bouteille de lait vide dans le sac destiné à la poubelle verte),
-apprennent à leur enfant à protéger la terre, à ne rien jeter par terre et dans la nature, à respecter l’eau, les rivières, la mer, à recycler les piles, à ne pas changer de portable tous les six mois, à utiliser du papier recyclé, à ne pas gâcher la nourriture,-Users-Anne_Chloe-Desktop-56381384.jpg
-savent que l’enfant a besoin de limites et de règles claires encadrant le quotidien, gardant cette pensée à l’esprit que tout cela le sécurise et lui évite des angoisses, 
-apprennent à l’enfant à respecter les autres, à pratiquer la politesse et l’entraide, mais aussi à savoir dire non aux adultes qui déraillent et à se protéger de leurs agissements et de leurs approches,
-n’acceptent pas de garder des secrets de famille concernant leur enfant sans lui en parler (sur ses origines, sa venue au monde, sa conception, son adoption, ses frères et soeurs, même décédés, le décès d’un parent, les grands-parents, etc),
-respectent l’amour et l’attachement de l’enfant à l’autre parent (père et mère), en se rappelant que chacun lui apporte un univers différent, ces deux univers faisant la construction de l’enfant,
-ne se battent jamais devant leurs enfants (coups, insultes, menaces, conflits, etc),
-Users-Anne_Chloe-Desktop-u13598153.jpg-essayent dans un divorce et une séparation de rester des parents dignes, en dehors des conflits du couple, et d’aménager la garde des enfants dans leur intérêt,
-ne déménagent pas à l’autre bout de la France ou à l’étranger quand il y a divorce car l’autre parent n’a pas à subir cela, ni l’enfant,
-ont le courage de protéger leur enfant si l’autre parent est dangereux (viols, maltraitance sur enfant, barbarie, attouchements sexuels, violences, etc) et préviennent dans ce cas les autorités, avec plainte déposée si nécessaire, sans avoir peur des représailles, sachant que des associations existent et peuvent protéger les familles en danger,
-n’acceptent jamais, au grand jamais, que l’autre parent maltraite les enfants, les viole, les enferme, les frappe, les violente, 
-ont conscience que l’enfant peut être détruit par des phrases de ce genre : “Quand mes filles sont venues au monde, elles ont tué ma vie. Elles auraient mieux fait de ne pas naître. Depuis, je n’ai que souffrance...”.. Dans ce cas-là, il vaut mieux que l’enfant parte dans une autre famille, une famille accueillante, une famille qui soutiendra l’enfant dans son évolution, son envie de grandir et qui lui donnera l’amour dont a besoin tout enfant pour se construire.

-Users-Anne_Chloe-Desktop-hmt008.jpg_______ Voilà, je crois que tout parent peut être un bon parent. S'il ne l'est pas, il peut le devenir, en sortant de l’ignorance, en s’informant, en se disant que devenir un parent adulte, cela s’apprend... en demandant conseil, en parlant, en sollicitant de l’aide, en lisant des livres sur le sujet, en appelant l’École des Parents pour se faire aider, soutenir, accompagner, en se faisant aider sur le plan psychologique pour parfois dépasser et régler un passé d’enfance personnelle douloureuse. Je crois que parfois un bon parent peut aussi déraper... dans un des 
points évoqués ci-dessus, mais dans certains cas, il faut être conscient que c’est la mort ou l’accident (quand il suffit d’une seconde pour que l’enfant se noit), voire une maladie grave qui est risquée dans la négligence ou l’incapacité (par exemple, dans l’addiction à la cigarette en étant enceinte ou devant l’enfant présent).

Voilà, peut-être pourrais-je aider un peu avec cet article. -Users-Anne_Chloe-Desktop-sf_n7z8427.jpg

Si vous avez d’autres idées ou des remarques à faire sur cet article, n’hésitez pas ! Je les rajouterai à ma liste.

Avec mes meilleures pensées à tous et toutes.

Chloé LAROCHE

11/05/2009

Huit mois après, je pense toujours au petit Antoine, disparu à Issoire. Je pense à Noam, à Marc et Jason. À tous ces enfants emportés par les tsunamis des adultes.

affiche_25_mai_2003_300.jpgAujourd'hui, petit Antoine, tu n'es pas réapparu.antoine_300.jpg

Tu es parti le 11 septembre 2008 à Issoire et je pense toujours à toi, comme des milliers de Français, inquiets de ton sort. Cela fait aujourd'hui huit mois que tu as disparu, alors que tu étais seul à ton domicile.

Ta mère a dit que tu étais parti avec un sac contenant des biscuits. Mais où allais-tu donc ?images.jpeg

Étais-tu si malheureux que la vie t'a appelé sur les chemins inconnus ? Quelqu'un t'a t-il invité à quitter ta solitude ?

Es-tu dans l'obscurité violente d'un endroit fermé ou bien dans la lumière des anges qui te protègent à jamais ?

Antoine, je pense à toi et huit mois après, j'espère toujours que tu reviendras ou bien que les cieux s'ouvriront sur la vérité de ton départ, comme un éclair fracassant le mutisme de ceux qui savent... ceux qui peuvent savoir pourquoi tu ne réponds plus. 

images-2.jpegJe t'envoie mille myosotis, de ceux de tous les enfants disparus.

Chloé LAROCHE

 

 

Antoine BRUGEROLLE DE FRAISSINETTE

 

 

- Né le 26 mai 2002 à BEAUMONT (63)

A disparu le 11 septembre 2008 à ISSOIRE (63)

- Taille  1 m 10

- Yeux Marrons

- Cheveux Châtains coupés courts

Poids 19 kg

- Signes Particiliers : Lobe des oreilles percés

- Serait vêtu (?) d’un pantalon en jean bleu genre treillis, d’un tee-shirt blanc avec des lettres en tissu sur la poitrines, d’un pull bleu ciel, d’une veste marron. Il serait porteur de chaussures « NIKE TATALE » noires, rouges et argent, et d’un sac de sport noir

 

Antoine BRUGEROLLE DE FRAISSINETTE était seul à son domicile le jeudi 11 septembre 2008 vers 20 h 00. Au retour de sa mère vers 21 h 15, Antoine avait disparu emportant avec lui un sac de sport avec quelques gâteaux en guise de nourriture....

Avis de recherche sur le site de la Gendarmerie Nationale

Contacts :

 MANU association  Tél. 03.22.87.37.50

ESPERANZASSOCIATION
 http://disparition-antoine.skyrock.com/...

Centre National SOS Enfant Disparus Tél. Azur 0810 012 014

Ou la Gendarmerie Nationale : Brigade Départementale de Renseignements et d’Investigations Judiciaires

BDRIJ de CLERMONT-FERRAND (63)
Tél. 04 73 41 39 99

 

images.jpegLE 25 MAI 2009 :

 "Pensons aux Enfants disparus et à leur Famille"_________

 

A l'initiative des Associations, pour commémorer la Journée Internationale des Enfants Disparus, un rassemblement se tiendra à PARIS Place Jacques Rueff sur le Champs de Mars le dimanche 24 mai 2009 de 12h à 17h .

Un lâcher de ballons aura lieu vers 16h.

Venez nombreux pour soutenir les familles, un enfant qui disparaît, les parents ne l'ont pas choisi, ça peut toucher n'importe quelle famille.

 

Associations présentes le 24 Mai 2009 :

Association ESTELLE

MANU association

Assistance et Recherche de Personnes Disparues

et bien d'autres...

http://www.facebook.com/profile.php?id=1646371629&ref=profile#/event.php?eid=145958465388&ref=nf

 

________La Journée des enfants portés disparus a été désignée pour la première fois par le Président des États-Unis, Ronald Reagan, le 25 mai 1980. Cette journée est également commémorée au Canada depuis 1986 à l'initiative du "Réseau Enfants Retour", année depuis laquelle elle a pris une dimension internationale.images-3.jpeg

Pourquoi le 25 mai ? C’est le 25 mai 1979 que le petit Etan Patz, six ans, disparut au coin d’une rue de New York alors qu’il se rendait à l’école. L’enlèvement d’Etan demeure l’un des milliers de cas non résolus de disparitions d’enfant et nous rappelle à chaque année notre responsabilité envers le bien-être et la sécurité de nos enfants. La Journée des enfants portés disparus sera commémorée partout à travers le monde, notamment en Belgique, en France, en Allemagne, en Finlande, en Suisse, en Grèce, en Hongrie, en Italie, au Portugal, en Hollande, en Pologne, de même qu’en République Tchèque et en Roumanie.

 

Le symbole de la Journée du 25 Mai est le Myosotis :

"NE M'OUBLIEZ PAS " dans le langage des fleurs.

________________________________________________

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ARTICLES ANTÉRIEURS de Chloé :_____________________ Ce 27 octobre 2008.

 

 

2047479337_small_1.jpgCe soir, je pense à Antoine. Petit garçon dont on est sans nouvelles depuis la rentrée. Petit garçon que je n'oublie pas, que personne n'oublie. Mn_100.jpg

Mn_101b.jpgJe pense ce soir aussi à Noam, ce petit garçon d'un an retrouvé mort à Couvin, en Belgique, le 7 octobre... lancé à travers une pièce, douché à l'eau surchauffée, frappé comme un adulte... par une femme qui a perdu les pédales, elle-même maman d'un petit de sept mois, lui-même orphelin de père. Cette femme, Coralie, s'occupait du petit pendant que son papa était au chevet de sa propre mère. Noam avait perdu sa mère deux jours après sa naissance. Depuis, il avait été balotté entre ses grands-parents paternels et maternels, sa tante aussi. La Protection de la Jeunesse venait de rendre l'enfant à son père. Pauvre enfant qui n'a jamais vraiment eu de foyer à lui, de maman, de bras calins où se réfugier jour après jour. "Noam aurait pu être sauvé", dit-on. Le monde est cruel, cruel, si cruel. La souffrance court de coeurs en coeurs et fabrique des tornades terribles de violence, où les enfants sont en premières lignes, victimes fragiles devant des adultes secoués par leurs tsunamis intérieurs.

Mn_100.jpgPetit Noam, tu as rejoint ta maman. Je pense ce soir à tes grands-parents maternels .... qui ont perdu leur fille et leur petit-fils. Je pense à ton papa effondré. Je pense au petit bébé de sept mois qui ne reverra pas sa mère pendant fort longtemps, sa mère Coralie. Je pense à cette femme de vingt ans qui s'est laissé submergée par les nerfs, par cette vague qui a tout emporté dans son coeur, transformant ses mains en instruments de bourreau, jusqu'à envoyer de l'eau bouillante sur le visage de Noam. Sur quel visage envoyait-elle cette colère, cette lave de volcan venu des tripes de l'humanité en mal d'être ?!!!?

Noam a hurlé de douleur... Coralie, pour le faire taire, l'a frappé. Elle l'a frappé jusqu'à ce que la mort emporte Noam.

Je pense aussi ce soir à Marc, petit garçon de cinq ans, décédé le 25 janvier 2006. Torturé par son beau-père, douché à l'eau glaciale, brûlé avec des cigarettes, frappé, humilié.

Mn_102b.jpg

Comme Jason, dont j'ai déjà parlé dans "Révolte pour l'Enfance". Petit Jason sacrifié , torturé par un beau-père non dénoncé par la mère. Jason a été assassiné le 14 novembre 1996, à l'âge de 21 mois.

Chloé LAROCHE

 

 

_____________________Article écrit le 30 Septembre 2008 :

 

Mn_25a.jpgJ'ai écrit pour Antoine, qui a disparu à Issoire, le texte ci-dessous, le 14 septembre. J'ai reçu beaucoup de réactions que vous pourrez lire à la fin de cet article. Je remercie toutes les personnes qui ont écrit et qui pensent à ce petit garçon disparu.

J'ai peur comme elles, comme eux, pour cet enfant qui ne réapparaît pas. Sa maman s'est élevée par voie de presse contre tous ceux qui osaient l'incriminer et qui surtout pensaient qu'elle pouvait avoir fait quelque chose. Qu'elle garde le courage et la force d'affronter tout cela. Antoine lui envoie de là où il est l'amour pur d'un enfant adorable qui ne voyait en la vie qu'un long chemin bordé de bonnes surprises, de clowns et de fraises ramassées au gré de ses rires, rires d'enfant qui voit le monde s'abattre sur lui comme un aigle aux lourdes griffes.

Je ressens la peur d'Antoine, un froid glacial et je voudrais qu'il sache que tous ceux qui pensent à lui l'entourent d'un manteau de lumière et de chaleur afin qu'il pense à regarder vers la flamme infinie et non vers l'obscurité qui l'a arraché à son monde.

Petit Antoine, ta maman t'avait laissé devant un film tout seul, dans ta maison, seul avec tes larmes et ton gentil sourire.

Mais c'est devant le film de ta vie qu'on t'a mis et tu l'as regardé, triste. Dans la nuit.

Petite âme, vole.Mn_21b.jpg

Ici, on t'aime.

 

Chloé Laroche

 

 

 

___________________ Mon article du 14 septembre :

 

 

Bonsoir,

Mn_1.jpgAntoine, 6 ans, a disparu le lendemain de la rentrée à Issoire. Officiellement, il a disparu il y a quatre jours. Seulement, depuis le lendemain de la rentrée, personne n'a revu ce petit garçon. Il était "malade". Cependant, sa mère n'a pas répondu aux demandes du directeur de l'école qui s'inquiétait de la santé de l'enfant et le petit n'a été vu par aucun médecin. Antoine n'a été vu par personne depuis la rentrée scolaire.

Il y a quatre jours, selon les dires de sa mère, Antoine est resté chez lui "tout seul" le soir, à six ans, alors que sa maman sortait manger au restaurant avec son nouveau copain, "pas loin" du domicile. Le petit garçon n'était plus là lorsqu'ils sont revenus.

Tout seul, à six ans !! J'hallucine !! J'ai lu le témoignage d'un dénommé Julien dans les pages de Libération.fr qui disait ceci : "Ma mère m'a aussi laissé seul quand j'étais petit, mais j'étais enfermé à double tour dans l'appartement ! Aucune chance que quelqu'un rentre ou que je m'échappe. C'est bien curieux qu'elle parte au resto sans fermer à clef....". 

Depuis quand laisse-t-on un enfant de six ans seul à la maison pour se rendre au restaurant ??? !!!!! Depuis quand enferme-t-on un enfant en le laissant livré à lui-même ? Enfermé ou pas, comment peut-on laisser seul un enfant de cet âge ? Sa maman a eu cet enfant jeune mais la jeunesse ne prive pas d'avoir de la jugeote et d'être responsable.

"TOUT SEUL"... mais jusqu'où ? 

Je pense à ce petit garçon et j'ai peur.

Mn_110b.jpgOn dit que ce petit garçon s'est "volatilisé". Non, il y a une explication et j'ai peur de celle que je ressens pour lui.

Combien d'enfants courent après la vie et voient la leur s'envoler comme une colombe ensanglantée et crucifiée sur l'autel des adultes aux vies saccagées... 

Chloé LAROCHE

 

 

Commentaires

Bonjour !

Je suis tombée sur ton blog par hasard, en voulant avoir des nouvelles d'Antoine. Je suis de Clermont-Ferrand.
et ça me touche beaucoup...
Je pense que la maman et le compagnon y sont pour quelque chose, mais je peux me tromper... ça doit faire un moment qu'il a "disparu" et ils ne l'ont dit que maintenant : son copain aurait-il fait du mal, mortellement, à cet enfant, même accidentellement, et aurait-il gagné du temps pour inventer une histoire qui ne tient pas vraiment debout ?.... je ressens ça perso...
j'espère que je me trompe et que cet enfant est quelque part avec quelqu'un....

je vais faire connaissance de ton blog, chloé !
avec mes salutations. 
marie

Ecrit par : marie | 15.09.2008

Bonjour chloé ton blog est super je cherchais des news du petit Antoine et pourquoi il serait parti de chez lui comme ça sans raison !!! Mais oui bien sûr qu'il y a une explication à tout ca , moi je laisserais jamais mes enfants tous seuls car à 6 ans on n'est pas apte à s'occuper tout seul , pourquoi pas l'avoir emmené au resto avec eux , ça changeait quoi !!! Franchement ce petit garcon il a dû souffrir, j'espère qu'on aura des news bientôt .

Ecrit par : denizot | 18.09.2008

Bonsoir, 
tombée aussi par hasard sur ton blog en recherchant des nouvelles du petit Antoine (j'habite à 20 km d'Issoire), j'ai été très touchée par ton article et je suis entièrement d'accord avec toi .....
J'ai une fille de 7 ans et JAMAIS il ne me viendrait à l'idée de la laisser seule à le maison pendant que je vais m'amuser au resto .....
Ca fait mal au coeur pour ce petit Bonhomme ..... Souhaitons un heureux dénouement .....
A bientôt peut être .
Flo.

Ecrit par : Florence | 18.09.2008

Bonjour
Moi pareil je suis tombée sur ton blog parce que je voulais des nouvelles d'Antoine, j'habite juste à côté du compagnon de la mère d'Antoine à Issoire. Tu as raison, comment peut-on laisser un enfant seul dans une maison pas fermée ? J'ai 20 ans et j'ai une petite princesse qui s'appelle Jade et qui a 17 mois. Avec tout ce qui se passe dans le monde aujourd'hui, ça fait peur pour nos enfants ! Ce qui est sûr c'est que je suis jeune mais je serais incapable de laisser rien que 5 minutes ma fille toute seule. J'espère que le petit Antoine va bien et qu'il est dans un endroit en sécurité... La maman d'Antoine avait l'air d'une fille bien en tout cas mais moi aussi je suis persuadée que les parents y sont pour quelque chose car l'histoire est bien trop louche... Merci d'avoir fait ce blog..

Ambre

Ecrit par : Ambre | 19.09.2008

Bonjour à tous !


Je voulais m'adresser à Ambre : peux-tu me dire s'il y a des bénévoles ou simplement des gens d'Issoire qui cherchent l'enfant?
J'avoue que j'en ai très envie, car c'est difficile de rester comme ça à attendre sans rien faire ! Mais je me demande si cela serait bienvenu alors que les gendarmes sont partout : on ne ferait que les gêner, je suppose?

Ces jours qui passent sont horribles... Je ne connais pas Antoine, mais le fait que cela soit si près de chez moi (25km), ça fait drôle ! Et j'aimerais tellement qu'il soit retrouvé... et vivant, ce petit ange! 

marie.

Ecrit par : marie | 22.09.2008

Salut Chloé
Je suis comme les autres personnes, en voulant prendre des nouvelles du petit Antoine je tombe sur ton site, j'habite à coté d'Issoire et mes enfants sont très inquiets ainsi que tous les enfants d'ici et d'ailleurs.
Nous espérons tous de tout coeur qu'il reviendra sain et sauf.
Je crois que c'est bien la seule chose véritable que nous puissions faire à l'heure actuelle, espérer très fort.
Le monde

Ecrit par : Marc | 22.09.2008

Bonjour Chloé,

Je suis maman aussi d'un garcon de trois ans. Je suis assidûment en quête d' Antoine. Plus les jours passent plus j'ai peu d'espoir de voir ce petit garcon vivant. Cette affaire est étrange, peu d'éléments, beaucoup de mystère. Comment peut-on effectivement comprendre de laisser un enfant seul sachant qu'elle avait de la famille. Est-ce un manque de maturité, de la négligence...il faudrait pouvoir empêcher de faire du mal aux enfants.
J'ai beaucoup de peine...
Ce que je peux souhaiter c'est que Antoine soit vivant. Vivement que j'ai des news. Même si je suis impuissante face à cela. Mon coeur et Ma pensée est pour Antoine

Ecrit par : Caroline | 24.09.2008

 

Bonjour,

j'espère qu'on va retrouver petit Antoine vivant. Cette histoire me hante j'y pense souvent, j'espère seulement qu'il ne lui est rien arrivé.

Si seulement il y avait plus de prévention auprès des mamans en difficultés.

C'est vrai qu'au dire des médias tout est dit pour culpabiliser la maman et le nouveau petit ami...

Ecrit par : fatiha | 26.09.2008

 

bonsoir chloé 

et bien comme beaucoup je pense je suis à la recherche de nouvelles du petit Antoine n'habitant pas loin d'Issoire je me sens concernée par ce qui arrive mais vraiment je trouve ça inadmissible ce qui arrive à ce petit garçonnet et oui quel parent ?? ou plutôt quelle mère ?? qui peut se faire appeler "MAMAN " peut laisser son fils de 6 ans seul et elle aller au resto ???
moi perso je n'ai pas de réponse !!! si quelqu'un en a une je veux bien qu'il me la donne !!
bref je souhaite de tout coeur que ce petit bonhomme soit retrouvé sain et sauf !! pourtant une petite voix me dit que c'est plutôt mal parti !! 
aucune piste jusque là !! vraiment c'est quelque chose d'attristant moi même jeune maman de 25 ans d'un petit yais de 11 mois je ne peux imaginer ce qui arrive ! 
bref voilà ma pensée 
quant à toi chloé ton blog est vraiment sympa 
bonne continuation

Ecrit par : pauline | 26.09.2008

 

très jolie blog moi je combats la maltraitance d' enfant tous les jours mais je vois des horreurs de pire en pire !!!!!

mon fils a été violé sous mes yeux ! la plainte a été classée sans suite !!!

à bientôt bruno

Ecrit par : rota | 28.09.2008

 

bonjour,

je suis moi même désespérée pour ce petit garçon,, est-ce que la gendarmerie a été chercher dans les maisons, bâtiments vides au sud ouest d'Issoire,, sur 5 kms,, s'il a fugué il s'est bien réfugié quelque part,, et où, mieux qu'une habitation inoccupée,, pour ne pas être remarqué,, (((ou aussi pour le dissimulé (cas encore pire))))... j'espère qu'ils vont continuer à le chercher partout !

Ecrit par : laurella | 30.09.2008

bonsoir!

je crois que nous avons la chance d'avoir un procureur de la République tenace et qui ne lâchera pas cette affaire... il y a dans son regard, une détermination qui laisse à penser qu'il n'abandonnera pas Antoine.

j'espère qu'on le retrouvera, et vivant ! 

marie

Ecrit par : marie | 30.09.2008

Comme tout le monde je suis attristée de ne pas voir l'ombre d'un indice sur cette affaire.
En ce qui me concerne, je reste optimiste, et je pense qu'il faut chercher du côté des proches de cette famille. Je ne suis pas détective, mais à mon avis quelqu'un devait savoir qu'Antoine se trouvait seul chez lui ce soir là. Apparemment mal aimé par ses "parents" (comment peut on laisser un enfant de 6 ans seul dans un appart ?!?) la personne qui l'a récupéré devait vouloir le sortir de ce climat négatif pour lui - voir même le retirer d'une famille qui le maltraitait...

Cela reste mon avis, mais j'y crois fortement. Peut-être parceque je tiens inconsciemment à ce qu'on le retrouve vivant et HEUREUX.

Ecrit par : Mag | 30.09.2008

bonjour,

la disparition de ce petit Antoine me touche beaucoup, c'est un peu l'histoire de la petite Maddie , les retrouvera-t'on un jour ? Pour les personnes qui habitent près d'Issoire je tenais à signaler que des "médiums"intervenant sur " le journal de demain" (net) Mercedes Hermantier et Celtika, avaient localisé avec force détails un septuagénaire qui s'était égaré en montagne dans ma région et qui fut retrouvé dans les circonstances qu'elles avaient sensiblement indiqué.Hasard? Coïncidences ? Elles donnent des indications pour Antoine,même si je reste sceptique quant à leurs dons, il me semble que lorsqu'il s'agit d'un enfant toutes les pistes, même les plus fantaisistes doivent être exploitées.

Ecrit par : gillian | 01.10.2008

SALUT A TOUS... TRISTE DESTIN D UN ENFANT DISPARU. FACE A TOUT CES CRIMES COMMIS SUR DES ENFANTS NOUS DEVONS PRENDRE DES ACTIONS DISSUASIVES POUR ARRETER CETTE DECADENCE............. RESPECT A TOUS LES ENFANTS DU MONDE. UNE PENSEE PARTICULIERE A TOI PETIT ANTOINE..BLESS I

Ecrit par : YVAN | 01.10.2008

bonjour!

au début, je pensais comme Mag: qu'on l'avait pris ce soir-là, parce qu'il devait être mal-aimé par sa famille ou du moins qu'il était trop à l'abandon.. je ne voyais pas d'autre raison de sa disparition.
pourvu que ce soir ça! mais bon...
la chose qui me choque avant tout, mais vous allez dire que ça dépend des caractères etc... c'est que la maman semble absolument de marbre, forte, je dois avouer qu'à sa place je serai dans un état tel que je n'ose trop imaginer: un jour j'ai cru que ma fille avait disparu alors qu'elle dormait dans sa chambre à l'internat au lieu d'être en classe: on m'avait prévenue qu'elle était absente depuis le matin.... les collègues de boulot ont dû me ramener chez moi, en petits morceaux, et, après que j'ai su que ma fille allait très bien, j'ai pris un comprimé qui m'a assommée d'un sommeil de plomb pendant 14 h... j'avais juste cesser de vivre pendant quelques heures...le temps qu'on l'a retrouve bien en vie et juste avec pas envie d'aller en classe! :-)

donc: ça ne veut rien dire du tout: il y a des gens plus costauds que d'autres dans leur tête, je sais bien. 
mais ça m'ennuie de savoir qu'un enfant a l'habitude de rester tout seul, à six ans et même moins, puisque la maman a avoué avec franchise qu'il avait l'habitude de se "garder seul et que c'était un petit démerdard (j'aime pas ce mot mais bon...).

si ces gens sont innocents, ils doivent souffrir des jugements portés sur eux, mais en fait ce ne sont que des avis que tout le monde a et c'est bien humain! 
mais s'ils ne le sont pas, ils sont sacrément forts, seigneur!

perso, j'ai bon espoir qu'on le retrouve, grâce à un procureur vraiment acharné et qui n'aime pas qu'on se moque impunément de la justice et surtout des moyens mis en oeuvre pour retrouver cet ange.

quant aux médiums je suis convaincue qu'ils peuvent beaucoup apporter.
j'espère seulement qu'ils pourront aide à retrouver Antoine.

pour ce qui est de la peine de mort, je ne pense pas que ça puisse résoudre les choses et en plus on risque fort de condamner à mort parfois des innocents....
mais j'avoue que sur le coup de la colère immense qui parfois m'envahit quand je lis qu'un enfant a disparu et qu'il a été finalement maltraité et tué, j'y pense, à la peine de mort, c'est vrai...
mais ce je crois que si j'avais été la maman d'un enfant violé et tué par un sadique, je n'aurais de cesse que de l'attendre à la sortie de prison ou avant si l'opporunité me serait donnée... de ça j'en suis quasiment sure...

c'est vraiment très difficile tout ça.
c'est pas humain, c'est pas imaginable et pourtant ça arrive régulièrement et je ne comprends toujours pas pourquoi......quant aux solutions à trouver pour que soit évitée cette horreur, je ne sais pas: sans doute faut-il que la justice et le système médical et psychiatrique restent très attentifs quand ils rencontrent des signes des symptômes chez des personnes, même encore très jeunes, qui se retrouvent devant les tribunaux... soigner ceux qui ont fait du mal, ne jamais les lâcher, et garder à vie, en prison ceux qui ont tué des gens innocents ou faibles....

je sais pas... c'est si difficile à gérer tout ça, je suppose....

Ecrit par : marie | 01.10.2008

Bonjour,
Je suis heureuse de trouver ce blog. Cela veut dire qu'à ce jour, on pense encore à lui. Il ne faut pas que cette affaire tombe dans l'oublie. J'habite à issoire et j'attends que l'on retrouve ce petit bout. Félicitations à tous. Continuons ensemble à penser à lui.

Ecrit par : tigrou | 03.10.2008

Bravo pour ce blog. Je ne cesse de penser à ce petit ange d'antoine, je l'espère encore vivant. Chaque jour, je cherche des informations. Dros bisous à ce petit bout de chou

Ecrit par : puymaly | 03.10.2008

moi je n'en reviens pas laisser un garçon tout seul en enfant et aller s'amuser c'est moche je n'en reviens pas quelle manque de responsabilité de la part d'une mère !!!c'est désolant 
n'oublions pas qu'on se doit de protèger nos enfants ils sont sur notre tutels..........
j'espere uin dénouemen heureux pour ce petir ange innocent qui n'est que victime!!!

Ecrit par : ndeye diama | 27.10.2008

moi je n'en reviens pas laisser un garçon tout seul en enfant et aller s'amuser c'est moche je n'en reviens pas quelle manque de responsabilité de la part d'une mère !!!c'est désolant 
n'oublions pas qu'on se doit de protèger nos enfants ils sont sur notre tutels..........
j'espere uin dénouemen heureux pour ce petir ange innocent qui n'est que victime!!!

Ecrit par : ndeye diama | 27.10.2008

Bonjour Chloé, je viens sur ton blog suite au commentaire que tu as laissé sur le site Belge Rtl Tvi. C'est trop horrible de lire tes articles pas qu'ils sont mal écrit bien au contraire mais aucun enfant ne mérite de mourir surtout par la bêtise humaine. Je ne supporte aucune sorte de violence et encore moins sur un enfant. J'ai vécu une histoire de maltraitance, c'est vrai que quand on est témoin de ce genre de chose il n'est pas facile de dénoncer mais j'ai pris mon courage à deux mains et je l'ai fais. Cette petite fille n'avait que 18mois au moment où on l'a retiré de la garde de son père et de sa belle-mère. Maintenant, elle va très bien, elle est dans un centre en attendant une famille d'accueil. J'ai pu la voir pour la première fois depuis 10mois mais je ne regrette absolument pas ma dénonciation, on aurait pu la retrouver morte ... J'ai moi-même deux petits garçons et j'attends le troisième pour le mois de février, mon dernier vient de fêter ses un an et quand je le regarde je ne peux comprendre comment la belle-mère de Noam a pu lui retirer la vie en le frappant... C'est trop horrible et il faudrait que le Justice Belge ou Française soit beaucoup plus sévère. J'ai moi-même crée une pétition mais à croire que la maltraitance n'intéresse personne 
Voici le lien merci à tout ceux qui viendront signer
http://www.lapetition.be/en-ligne/enfants-maltraits-mieux...
Faites un copié-collé dans votre navigateur

Ecrit par : mottet Sabine | 31.10.2008

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LE TEXTE CI-DESSOUS EST 1 MESSAGE A DIFFUSER SUR VOS BLOGS/VALIDER / EXPEDIER EN COM POUR INFO A TOUS VOS CONTACTS & EMAIL/ URGENT / MERCI/*/

-------------------------------------------------------------------

2047479337_small_1.jpg



AVIS DE RECHERCHE ESPERANZASSOCIATION

Diffusion internationale des enfants disparus




BLOG OFFICIEL DE DIFFUSION RELAIS FAMILLE

http://disparition-antoine.skyrock.com/




ANTOINE BRUGEROLLE DE FRAISSINETTE

AGE 6 ANS / NE LE 24 MAI 2002 / TAILLE : 1,10 m pour 19 kg.




DISPARU LE 11 SEPTEMBRE 2008/ ISSOIRE/ PUY DE DÔME/FRANCE




Faites un geste, prenez l'affiche et le texte de l'avis de recherche, et diffusez le sur le votre blog

copiez /collez" ce texte et faites le parvenir à vos contacts du sky & emails.




AIDEZ NOUS A RETROUVER ANTOINE




POUR TOUT RENSEIGNEMENT SIGNALEMENT CONTACTEZ IMMEDIATEMENT LA POLICE (17) (112 international) 

ou

LA GENDARMERIE D'ISSOIRE Tlf: 0033(0)4 73 89 80 80 / Cellule63: 0033(0)473 413 838

ou

ESPERANZASSOCIATION Diffusion internationale des enfants disparus

N° Tel 0033(0) 687 676 243 E-mail:esperanzassociation@hotmail.com




APPEL A TEMOIN IMPORTANT




TOUTE PERSONNE AYANT VU , APERCU, OU AYANT UN ELEMENT SUR UNE VOITURE NON IDENTIFIEE S'ETANT TROUVEE EN STATIONNEMENT ET/OU AVOIR DEMARRE PRECIPITAMMENT LE SOIR DU 11 SEPTEMBRE 2008 ,1 RUE DU FOUR DEVANT LE PORCHE (ISSOIRE /PUY-DE-DÔME 63) EST PRIE DE CONTACTER UN DES N° DE TELEPHONE MENTIONNE CI DESSUS




CETTE VOITURE PEUT EVENTUELLEMENT AVOIR UN RAPPORT DIRECT AVEC LA DISPARITON D'ANTOINE




SVP TELECHARGEZ L AFFICHE POUR METTRE EN LIEUX PUBLICS MERCI

----------------------------------------------------------------------------------------

Si vous publiez l'avis de recherche d' ANTOINE, indiquez nous la DATE de publication,

nous en serions très heureux, bien à vous, merci à vous tous./

http://disparition-antoine.skyrock.com/ */

Ecrit par : maman | 02.11.2008

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Bonsoir Chloé,

Je suis une mère de 03 enfants. C'est avec des larmes que je lis tes commentaires sur les enfants disparus. Ces innocents, ces bouts d'hommes, ne méritent pas ces atrocités. J'aime beaucoup les enfants, ils sont nos raisons d'être. J'ai de l'espoir qu'on retrouvera Antoine quelque soit le temps que cela prendra.

angelique

Ecrit par : ANGELIQUE | 11.11.2008

 

 

 

 

 

 

 

02/04/2009

Dans mon taxi, les souffrances rentrent et sortent. Elles se déposent. Du handicap au pire vécu.

Du handicap au pire vécu. Offrande d'une sonate pour la vie de Jason, petit garçon retrouvé mort à Liège, tué par son père à coups de chaussure. 

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Dans mon taxi, véhicule sanitaire que je conduis chaque jour, les souffrances rentrent et sortent. Elles se déposent.

 

images-12.jpegJe reste seule avec des confidences, avec les paroles parfois très lourdes de mes passagers handicapés ou malades.

Des enfants aussi. Des personnes âgées.

 

“Qu’est-ce qu’ils ont les pères à nous faire ça,” me dit une enfant qui me révèle qu’une copine a subi la même chose qu’elle.images-8.jpeg

 

“J’ai eu raison de le dénoncer, n’est-ce pas ?”....

“C’est lui qui a tort, pas moi.”

 

“Ma mère me manque.”

 

Cette enfant a le regard clair et déjà un raisonnement très mûr. Elle regarde une autre enfant passagère et me dit : “Elle est belle.”

 

Comme on dit d’une rose qu’elle est belle.

Les roses, on ne doit pas les cueillir.

Ni violer les enfants.

 

images-2.jpegPendant des mois. Il l’a violée. Ce n’était pas son père mais un beau-père.

 

Pendant les absences de la mère.

 

Elle regarde le paysage. Je la conduis. Elle se sent apaisée dans mon véhicule.images-5.jpeg

 

Dans la journée, plus tard, je transporte un monsieur handicapé. Il était tétraplégique. Il a progressé à force de travail. Il est maintenant paraplégique.

 

images-11.jpegIl est triste. Cela fait trois ans qu’il a eu ce maudit accident.

 

Je l’écoute. Il me dit que la souffrance physique, il n’y a rien de pire. Et la souffrance de voir les montagnes sans pouvoir les parcourir, les goûter.

 

La souffrance de voir des femmes et de n’avoir que le souvenir de l’ancien temps et des rêves présents qu’on fait mais qui ont le goût amer du réveil en fauteuil.SB10063890E-001.jpg

 

Je l’écoute et il me dit que les personnes valides ont bien de la chance et qu’elles devraient éviter de se plaindre pour des broutilles.

 

Mais parfois, pensais-je, les personnes valides sont tristes à mourir et certaines sont handicapées dans le coeur, amputées de leur enfant disparu, membre perdu dans l’immensité de l’univers... amputées d’un être aimé mort. Parfois, des personnes valides ont tant de charges et de difficultés à gérer que tout cela n’est pas que des broutilles.

 

images-9.jpegCet homme souffre terriblement. Il est comme dans une prison. Son corps ne le laisse plus libre de vivre comme il voudrait. Il laisse les volets lui ôter la vue des montagnes. Il a envie de les prendre et de les replanter en plein désert, là où il ne serait pas. Il ne veut plus de son fauteuil. Il se bat pour en sortir. Il voudrait l’emmener  loin et revenir sans lui. Valide et libre d’aimer à nouveau, de courir les montagnes.

 

Je me retrouve seule dans mon taxi. Un taxi spécialisé.

Une musique s’élève dans le réceptacle du véhicule. “La Sonate au Clair de Lune” de Beethoven.

 

Le piano amène à moi l’image d’une tombe. Je vois une maman pleurer là où on a découvert le corps de son fils de trois ans enterré dans un sac.

 

images-4.jpegCet enfant s’appelait Jason. Il a été tué à coups de chaussures par son père. C’est la nouvelle compagne du père qui l’a aidé à enterrer le petit garçon. C’est elle aussi qui a avoué les faits et qui a révélé la fuite du père dans son pays.

 

Cela faisait des semaines depuis février que l’on recherchait le petit garçon. Il a été retrouvé le 19 mars près de Liège, en Belgique, là où il vivait avec son père.images-3.jpeg

 

Un père qui a fait de la prison pour vente de drogue et qui avait déjà été remarqué pour maltraitance sur son fils. Son fils qu’on lui a pourtant rendu à sa sortie de prison. Erreur fatale pour ce petit garçon.

 

Tué à coups de chaussures.

 

images-1.jpegLe piano grandit en intensité. Je pense à Jason. Je vois sa vie, ses sourires, ses jeux d’enfants, sa pureté, son innocence, son émerveillement devant la vie, ses larmes, la douleur d’une vie maltraitée, d’enfant qui regarde l’adulte et qui a peur. Juste peur. Effrayé. Sans secours. Sans recours.

 

La pureté de la Sonate prend en elle toutes les souffrances dont je viens de parler et j’offre ces vies à l’Esprit qui détient la vie, à l’amour qui regarde les roses grandir sans les arracher.

 

La dernière note s'allonge dans la voiture. Le piano s'éteint. Mais une étoile brille. Pour Jason. Pour les enfants que je transporte. Pour chaque personne handicapée.SB10065057H-001.jpg

 

Chloé Laroche________________

 

Commentaires

I recently came across your blog and have been reading along. I thought I would leave my first comment. I don't know what to say except that I have enjoyed reading. Nice blog. I will keep visiting this blog very often.

Ruth

http://pianonotes.info

Ecrit par : Ruth | 05.04.2009

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Thank you very much, Ruth. Your letter is very beautiful, with a big sun for my hearth and my blog. Good sunday ! Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 05.04.2009

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23/03/2009

Aucune loi ne doit priver un enfant de grandir au côté de ses deux parents. "M. Patel Rakesh doit rester en France pour s'occuper de son enfant et le voir grandir."

31132246.tCRW_5491fW.jpg

Ma lettre à un indien père de famille menacé d'expulsion :

Monsieur Rakesh Patel, je suis scandalisée que vous puissiez être renvoyé dans votre pays alors que vous avez un enfant de trois ans. Mon fils est né aussi en 2005 et j'imagine votre angoisse d'être séparé de lui et de votre compagne. Tenez bon et espoir. Il faut que nous soyons très nombreux à vous soutenir et à signer la pétition. 

Pour aller signer la pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article18490images-1.jpeg

Voici le texte expliquant la situation que vous vivez, publié par le site du Réseau d'Éducation Sans Frontières :

"Monsieur PATEL Rakesh né le 30/08/1975 de nationalité indienne (n° 7503504938) est en France depuis huit ans.  Il a rencontré sa compagne ici et ils ont eu un garçon qui est né le 21/12/05 à Bagnolet (93) et scolarisé à l'école Langevin. Il s'est fait arrêter le 12 mars en sortant de son consulat comme trois autres de ses compatriotes et est retenu au CRA de Vincennes. Il est passé en audience devant le JLD (Cité) le 14 mars qui a ordonné  son expulsion en rejetant les "nullités". Décision dont il a fait appel. L'appel a été examiné hier et l'ordonnance d'expulsion a été confirmée. *Son départ risque de se concrétiser très vite.*"

images-2.jpegVoici ci-dessous quelques textes écrits par des signataires de la pétition, qui expriment bien ce que pensent nombre de personnes :

Mohamed Djennane : "Aucune loi et aucune logique qu'elle quelle soit ne doit priver un enfant de grandir au côté de ses deux parents. Aucune convention ne l'y autorise et surtout pas la convention internationale des droits de l'enfant. M. Patel doit rester en France pour s'occuper de son enfant et le voir grandir."

Manoubasket : "Il est indigne de séparer ainsi les familles. La psychologie n'est décidement pas le fort de nos dirigeants !!! Il y a déjà assez de familles mono parentales, sans que le ministre de l'immigration n'en crée une "fabrique".images.jpeg

Stéphane Delorme : "Déclaration universelle des droits de l’homme : Article 13 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État."

Thibaut Granier : "Ma fille a trois ans, peut importe qui, quoi, comment ... on ne doit pas séparer une famille contre son gré. Ce n'est pas une question de droit : c'est juste impensable."36997587.stCRW_9315fW.jpg

Bernard Bulteau (enseignant 85) : "Simple rappel : "Le droit de vivre en famille et, pour les enfants, le droit de vivre avec ses parents, est un droit fondamental prévu dans le préambule de la Constitution française de 1946 et inscrit dans de nombreux textes internationaux". Je soutiens la demande auprès des autorités pour que ce père de famille ne soit pas séparé de son épouse ni de son enfant. Le respect des textes internationaux est prioritaire sur toute autre considération locale, restrictive et inhumaine."


Louis-Marie HAMEL, Bibliothécaire pour la jeunesse. Paris Briser et compromettre gravement ainsi l'avenir d'une famille et notamment celui d'un tout jeune enfant est un acte cruel et inhumain qui viole le respect de la justice et l'humanité. Monsieur Patel et sa famille doivent pouvoir rester ensemble et non traités avec une désinvolture coupable.

Mn_4a.jpg_________ J'espère de tout coeur que vous pourrez rester en France auprès de votre compagne et de votre jeune fils, qui ont besoin de vous et vous d'eux. Que le Ciel vous aide et que les humains deviennent moins inhumains.

Sincèrement,

Chloé Laroche

 

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12/12/2008

Je souhaite offrir cette histoire pour toutes les mamans et les papas en cet attente de Noël. Pour le bonheur de tous les enfants du monde. Parentalité et sérénité.

 

ange_berceau.jpgTrois Aigles

pour une mère

à  Chalais___________________________

 

Conte de Chloé Laroche pour tous les pères et les mères du monde. Pour les mères qui ont peur d'être mère, pour celles qui veulent être mère toute seule, pour celles qui attendent un enfant et celles qui n'arrivent pas à aimer le leur. Pour les papas qui se sentent mis à l'écart, pour ceux qui ont peur d'être père, pour ceux qui voudraient comprendre les réactions de désarroi de leur femme devenue mère.

 

 

Mn_30.jpgDans l’église de Chalais,  le silence fut rompu.  Une femme était entrée en pleurant. Elle s’assit sur les derniers bancs, loin derrière Sogyal et Maréva. C’était une femme enceinte. Sans se concerter, le couple en recueillement se mit à prier pour cette âme en souffrance. Le choeur vit un rayon de soleil se poser sur les murs en pierre dépouillée. La corde de la cloche vibrait doucement, comme si des ailes invisibles indiquait l’arrivée d’un ange voulant devenir être humain. La montagne proche ne disait mot. La Chartreuse était muette. Seules les moniales laissaient imaginer la neige immaculée des cimes de l’hiver tombant sur les arbres centenaires de leur parc.Mn_1.jpg

Au bout d’un moment, la femme en pleurs s’approcha d’eux et demanda à Maréva si elle avait un mouchoir ; Maréva avait un petit carré en soie rose hérité de sa grand-mère couturière ; elle le sortit de son sac et le donna à la jeune maman qui s’essuya les yeux avec vigueur.

Celle-ci la remercia et lui dit :

-Vous savez, je vis une situation très difficile... J’ai besoin de me confier et j’ai envie d’en parler avec vous. Vous me paraissez très gentille et capable aussi de m’apporter un début de réponse. Voulez-vous marcher dehors un moment avec moi ?”

Maréva aussitôt se leva et accepta d’accompagner la jeune femme à l’extérieur, laissant un baiser de rose sur les lèvres de Sogyal qui demeura en prière dans l’église.

Les montagnes étaient belles, imposantes de légèreté tranquille, comme si leur sort pesait moins lourd que la destinée des humains.

-Comment vous appelez-vous  ?” demanda Maréva à son interlocutrice.

-Mon nom est Galathée. Je suis en réalité très bouleversée car je vais subir un avortement. J’attends un bébé dont j’ai peur de devoir assumer la vie seule, son père m’ayant abandonnée. J’ai peur aussi de prendre une décision que je regretterai ensuite. J’ai une amie qui a subi deux avortements assez jeune et qui, quinze après, reconnaît que cela pèse très lourd dans sa vie, dans son ventre, au plus profond d’elle-même. Je ne sais que faire. Comment pourrais-je élever seule cet enfant... Vous en avez, vous, des enfants ?”

ange_ange_nuage2.jpgMaréva sourit tristement et dit : “J’ai un fils au ciel. Il s’appelle Coranit . Il a pris un virus. Son médecin a cru d’abord que c’était une forte grippe. Mais c’était un virus mortel que la médecine d’aujourd’hui n’arrive pas à arrêter, même détecté tout de suite...

-Mais c’est horrible ! Je suis désolée pour vous... Vraiment désolée. Et moi qui vient vous parler d’avortement ! Non, je préfère vous laisser tranquille...

-Galathée, je vous en prie, restez. Je souffre, mais la souffrance que vous ressentez, je la ressens aussi, car vous êtes maman déjà dans votre coeur. Asseyons-nous ici, près de cet arbre, sur le banc. Je vais vous raconter une histoire... Votre bébé aussi écoute. C’est un conte qui m’est venu un jour pour une amie. Écoutez.

 

Il était une fois une jeune fille qui avait soif d’amour. Elle ne mangeait presque rien ; elle avait seulement besoin d’amour ; elle avait besoin de l’eau fraîche et limpide de l’amour. Or ses parents s’inquiétaient beaucoup parce qu’elle ne mangeait presque plus.

Elle était triste aussi, car elle ne trouvait pas tout l’amour dont elle avait besoin pour survivre. Ses parents avaient cultivé pour elle un grand jardin, mais ce qu’elle attendait, c’était un océan d’amour, un immense parc verdoyant sans palissades et sans tondeuses à gazon.

Enfin un jour, elle rencontra un garçon qui versa dans son coeur des torrents de bonheur ; elle crut trouver en lui une source d’amour infini et elle souhaita lui donner ce qu’une femme peut donner de plus précieux à un homme : un enfant.ange_ange_fleur3.jpg

Mais lorsque le jeune homme apprit que la jeune femme était enceinte de lui, il s’échappa de sa vie, comme une rivière de son lit. Cela créa de terribles inondations dans le coeur de sa compagne, qui ne voulut plus garder son enfant ; dans le fond de son âme, elle le rejetait... comme s’il était la cause du tarissement de sa source d’amour... comme si elle n’était plus capable d’aimer.

C’est alors qu’elle alla voir le vieux sage de la tribu afin de lui parler de son désir de ne pas poursuivre sa grossesse. Elle lui parla d’avortement, d’interruption, de soulagement, de déception, de découragement...

ange_art_ange.jpgLe vieil homme hocha la tête et lui dit : “Cet enfant est le fruit de l’Arbre de Vie ; il est la fleur de deux branches, le lac de deux rivières. Même si une des deux rivières s’écarte de son lit, comme l’a fait le père de ton enfant, le lac continue d’exister ! Ton enfant est ce lac et il existe déjà, là, au creux de ton ventre. Il est tout petit mais il vit. Il est en toi la source de tout Amour. C’est la plus belle chose qui puisse t’arriver d’avoir cet enfant. C’est la plus belle des créations... C’est comme si, d’un coup de baguette magique, tu étais la fée qui fait jaillir de terre une source qui deviendra rivière, torrent ou océan. Cet enfant aura pour toi l’amour infini dont ton âme a besoin. Il ne te trahira jamais, sauf, bien sûr, si tu dévies le cours de sa vie... Un torrent qu’on essaye d’endiguer peut parfois créer des surprises ! Mais tu sauras donner à ton enfant tout l’amour de la Terre, pour que sa vie puisse s’écouler dans la paix et la sérénité ; tu auras le respect et l’écoute de son chemin.

Il a choisi de prendre sa source en toi... Sois digne de lui donner le lit de la meilleure des rivières. Mais ne tarit pas cette source, non ! Ne la détruit pas ! Tu ne le regretteras jamais... et cette source deviendra un jour cet océan d’amour dont tu as tant rêvé.”

La jeune femme embrassa les genoux du vieil homme sage ; des larmes brillaient dans ses yeux... Elle décida de garder son enfant et elle fut la maman la plus heureuse du monde... et la plus comblée aussi, car en réalité, elle attendait deux enfants : une fille et un garçon, deux petites rivières qui l’aimèrent si fort tout au long de sa vie que son coeur ne fut plus jamais asséché.

Après la venue au monde des deux enfants, une fontaine d’amour intarissable avait jailli de la source de leur mère, au carrefour des chemins de la Vie.

De son coeur s’écoulaient l’eau pure de l’Espoir, le lait immaculé de la Paix, le vin doré de la Joie et l’huile verdoyante de l’Amour.

Tous les habitants de la contrée où elle vivait venaient guérir leur âme en buvant à cette source miraculeuse.

ange_ange_temple3.jpgLes femmes qui ne pouvaient pas avoir d’enfants s’y rendaient et leur rivière stérile donnait naissance à de merveilleux bébés ; les hommes qui n’avaient pas de bonnes graines pouvaient de nouveau semer ; enfin les enfants tristes d’être nés repartaient chez eux avec des myosotis, des roses, des fleurs d’églantine et du muguet plein le coeur.

Mais un jour, la source se tarit et le mince filet d’eau qui en sortait encore avait malheureusement été empoisonné. Les deux enfants de la jeune femme-fontaine s’inquiétèrent beaucoup pour la santé de leur mère, aussi décidèrent-ils d’aller voir le vieux sage de la tribu.

 

Celui-ci leur dit : “Il vous faut trouver le pommier le plus vieux de l’histoire du monde et prendre les pépins de l’un de ses fruits afin de les semer dans la source miraculeuse du coeur de votre maman. Il y a dans ces pépins le secret de la Vie et la Mémoire du monde qui guérit... Allez et trouvez cet arbre !”

Les deux enfants partirent donc et traversèrent de nombreux pays. Ils rencontrèrent des personnages étranges, des gens énigmatiques, des magiciens venus d’ailleurs...

Ainsi, une fée voulut les marier parce qu’elle souhaitait les lier à tout jamais à son domaine... mais une sorcière les sauva en les emportant sur son balai ; puis un roi voulut les enchaîner car il souhaitait leur laisser le royaume de l’amour en héritage or un lutin les sauva en les enlevant sur un âne couvert de clochettes.

Enfin, un moine voulut les enfermer, car il n’était pas convenable pour lui qu’un garçon se promène avec une fille, seuls dans la nature... à la recherche d’une pomme venue d’un paradis lointain. Heureusement, un chevalier les sauva en les enlevant sur un cheval couvert de lumière d’or.

-D’où vient cette lumière, ô Chevalier ?” demanda le garçon.

-Elle vient du pays où l’Impossible est possible”, répondit l’étrange cavalier.

-Est-ce que c’est un pays où l’on pourrait trouver le plus vieux pommier de l’histoire du monde ?

- Oui, c’est un pays où les mères isolées et les pères sans femme élèvent seuls leurs enfants, malgré les difficultés... C’est un pays où les pauvres arrivent à vivre, malgré la faim et le dénuement...

ange_ange_fleur3.jpgC’est un pays où l’on peut sauter à l’eau pour sauver quelqu’un, même si on ne sait pas nager, et où l’on peut trouver en une seconde d’éternité la force d’apprendre à nager... pour sauver celui qui se noie. C’est un pays où il est possible à tous de lutter contre l’injustice, contre l’indifférence, contre la drogue, contre la pollution, contre la violence... car chacun devient responsable au sein de sa ville, de son village, de sa famille ; chacun devient adulte devant la Vie, face à la liberté d’agir qu’elle propose... C’est un pays, enfin, où celui qui verrait des brigands proposer de la drogue à un enfant... n’hésiterait pas à foncer vers eux, laissant la main de l’impossible courage opérer son oeuvre d’amour et de justice ! Voilà le pays d’où vient la lumière d’or de ma monture !

-Pouvez-vous nous y emmener ?” lui demanda la petite fille.

-Vous pouvez y aller sans moi ! Le roi Soleil disait : “Pour venir à bout des choses, le premier pas est de les croire possibles.” Votre mère, avant votre venue au monde, a cru en votre existence et elle vous a gardés pour la vie. Mais elle est malade aujourd’hui, car il lui manque la soif qu’elle avait avant de vous accueillir : il lui manque la soif de la connaissance, il lui manque la soif d’apprendre et de redonner au monde ce qu’elle sait. Trouvez les pépins sacrés et cette soif reviendra, pour son salut.”

Alors les deux enfants s’assirent au bord d’une rivière ; ils se donnèrent la main et pensèrent très fort au pommier si précieux.

-Me voici, je suis là ! Que me voulez-vous ?” C’était un petit pommier qui les interpellait ainsi ; il était couvert de fruits rouges et appétissants.

-Tu es un arbre bien trop jeune pour nous... Nous recherchons un très vieux pommier, un pommier millénaire, le premier de tous les pommiers !

-Je le représente sur la Terre car celui que vous cherchez se trouve dans une autre dimension, en un autre temps, dans un autre monde. Vous ne pourriez pas y arriver avant très longtemps,” leur dit l’arbre. “Aussi, prenez un de mes fruits et emportez ses pépins. Ils donneront la soif d’Amour  et de Connaissance  à tous ceux qui boiront à la source de votre maman. Ils donneront aussi aux hommes et aux femmes le désir de mettre au monde des enfants... Ces parents sauront AIMER  leurs descendants et leur APPRENDRE  que le monde est grand et beau !”

C’est ainsi que la fontaine miraculeuse se remit à couler car la soif était revenue dans toute la contrée et dans le coeur de la jeune femme ; cette maman comblée devint la reine du pays où l’Impossible est possible, où l’Amour est possible jusqu’à l’impossible des limites de l’Univers et où le don de sa source intérieure est toujours possible !”

Maréva s’arrêta de parler et prit la main de la jeune femme qui pleurait doucement. Mais cette fois, c’étaient des larmes de paix et de sérénité qui s’écoulaient et non plus des larmes de peur et d’angoisse. Elles restèrent là un long moment, bercées par le battement d’un coeur d’enfant qui était heureux... car il savait désormais qu’il allait vivre.

ange_miroir.jpgL’enfant qui jouait dans le ventre de Galathée allait venir au monde. Il verrait bientôt les montagnes, le ciel, les yeux bleus de sa maman, ses cheveux blonds, ses ongles roses comme l’aurore, sa bouche de coquelicot épanoui.

Maréva, en tenant la main de Galathée, avait pensé à une de ses amies, Milka. C’était une jeune maman qui n’avait rien dit de sa maternité au propre père de son enfant. Cet homme ne savait pas que cette femme avait attendu un fils de lui ni qu’elle avait accouché ni que son enfant grandissait. Ils s’étaient rencontrés, lui et elle quelquefois, mais n’avaient jamais vécu ensemble. Ils ne se voyaient plus depuis un an et le papa ignorant ne se doutait de rien.

Un jour, Maréva envoya à Milka un conte qu’elle avait écrit pour lui exprimer l’importance qu’a un père dans la vie de son enfant. Il mériterait d’être lu par toutes les mères, par toutes les femmes, pour les pères... Voici le conte du Papa des étoiles.

---------- Un matin d’automne, une femme sut qu’elle avait un petit bébé dans son ventre mais elle ne voulut pas en parler au papa. Et puis l’enfant est arrivé ; il est né et sa mère lui a dit :

-Je suis ta maman mais tu as aussi un papa ; il n’est pas là car il est à des années-lumière de savoir que tu existes ! Mais un jour, tu le retrouveras et tu sauras que c’est lui, ton papa.”

Bien sûr, le bébé a écouté ces paroles et il les a retenues. Aussi, un soir, alors qu’il avait grandi, il demanda à sa maman :

-Papa vit sur quelle étoile ? Des années-lumières, ça fait loin... Comment faire pour le retrouver ?”

Sa mère sourit et lui dit :

-Pourquoi serait-il sur une étoile ? Il est là, tout près de toi, dans ton coeur. Appelle-le, parle-lui, dis-lui que tu l’aimes dans le secret de ton jardin et envoie-lui un signe. Il te répondra !”

Alors l’enfant alla dans un champ, cueillit le plus petit des myosotis et dit à son papa, dans l’étoile de son coeur :

ange_ange_debout.jpg-Papa chéri, que je voudrais connaître, à qui je voudrais faire des bisous... Si tu m’aimes, envoie-moi un myosotis comme signe de reconnaissance. Montre-moi que tu n’es pas sur une étoile dans le Ciel, mais bien sur la Terre !”

Il attendit longtemps un signe et puis un jour le facteur apporta une carte postale... Il y avait de jolis myosotis sur cette carte.

-Maman, demanda l’enfant, qui t’a écrit cette carte ?

-C’est un ami qui me dit qu’il est moine dans un monastère. Sur la carte, il a écrit une belle phrase : “Les étoiles ne sont pas si loin lorsqu’on sait les aimer !”

Le visage de l’enfant s’éclaira :

-Maman, peut-on aller le voir ? Il est loin d’ici ? Et puis c’est quoi “moine” ?”

Sa mère répondit, une flamme dans les yeux :

-Il a choisi d’être moine... Cela veut dire qu’il vit à l’écart du monde pour se rapprocher de Dieu dans la paix de son coeur.”

L’enfant réfléchit et dit soudain :

-Alors, pour vivre près de son père, il a renoncé à tout... Je veux aller vivre avec lui, parce qu’on m’a dit que Dieu, c’est le Père de tous les hommes, et comme c’est le père de ton ami moine, il sera aussi mon papa !”ange_bart_ange.jpg

L’enfant, depuis ce jour-là, ne mangea plus ; il refusait de s’alimenter et sa maman était désespérée ; elle ne savait plus que faire... Lorsque soudain, un beau matin, il reprit goût à la vie, au soleil, à sa maman. Celle-ci ne comprenait pas, jusqu’au jour où il lui offrit un bouquet de myosotis en lui disant :

-Mon papa a trouvé la paix de son coeur près de son père, mais comme son Père, c’est aussi le mien... c’est comme si j’étais près de mon papa. Notre Père à tous les deux, c’est aussi ton papa, et Il t’aime, comme je t’aime aussi, Maman !”

Sa mère fondit en larmes et serra son enfant dans ses bras. Plus tard, elle l’emmena en Grèce, à la rencontre de l’étoile qui s’était fait moine.

Le jeune garçon fut heureux car il put réunir son Père du Ciel et son père de la Terre !

Les étoiles ne sont pas si loin, lorsqu’on sait les aimer ! On sait toujours où les trouver, même si cela met des années... lumière !

 

ange_ange_lune.jpgEn réalité, lorsque l’amie de Maréva, Milka, reçut ce conte et le lut, elle le déchira et le mit à la poubelle car elle s’était fermée définitivement à l’idée que son fils puisse voir son père.

Elle en voulait à cet homme pour diverses raisons et ne pouvait s’empêcher de se venger en le privant d’être papa. Elle n’avait pas compris que la relation d’un homme et d’une femme ne se mélange pas à la relation qu’ils ont avec leur enfant.

Cependant, un jour, son enfant ne voulut plus manger car, à l’école, ses camarades de classe lui parlaient de son père absent, invisible, inconnu ; ils lui montraient en fait du doigt le vide effroyable de cette place manquante du père ; la plupart des parents de ses petits copains étaient séparés mais ils continuaient à voir leur père, même si c’était pour la majorité un week-end toutes les deux semaines.

Milka s’inquiéta pour son petit Gali et l’emmena chez le pédiatre. Celui-ci parla quelques instants seul à seul avec le petit garçon.

-Que se passe-t-il, Gali ? Pourquoi ne manges-tu plus ?

-C’est que mon père me manque. Il n’est pas là et donc je n’ai pas faim. À  l’école, les autres me parlent de mon papa alors j’y pense beaucoup.

-Tu sais, Gali, ton père est quelque part. On va en parler à Maman tous les deux, tu veux bien ?

-Oui, je veux bien. Mais il voudra bien de moi ?

-Oui, Gali, ne t’inquiète pas. Je suis sûr qu’il te porte à l’intérieur de son coeur en secret.”

Gali poussa un soupir et sa maman revint dans la pièce. Elle écouta le médecin et ils parlèrent ensemble du père de Gali ; le petit garçon était suspendu aux lèvres de sa mère ; la vie semblait revenir en lui ; il exultait d’espoir.

ange_ange_eclairant.jpgQuelques temps après, Milka retrouva le père de son fils et lui annonça qu’il était papa. Mathis fut si heureux qu’il alla crier sa joie dans la rue. Il rencontra Gali et le reconnut comme son enfant. Il le prend désormais avec lui tous les mercredis et un week-end sur deux. Le petit garçon est en pleine santé. Il a retrouvé enfin l’autre moitié de sa vie.

Maréva, depuis sa rencontre à Chalais avec Galathée, était devenue très amie avec la jeune maman ; le jour de son accouchement, elle accourut à son chevet ; le père de l’enfant avait été prévenu mais il ne vint pas. Une petite fille est née ce jour-là ; sa maman la nomma Sarina, ce qui signifie petite princesse.

Galathée était si heureuse de recevoir cette enfant dans sa vie qu’elle proposa dès le lendemain à Maréva d’être la marraine de sa fille.

-C’est grâce à ton aide, au conte que tu m’as enseigné à Chalais, que j’ai choisi de garder Sarina. Ma vie a désormais changé. Je suis mère maintenant et heureuse d’avoir donné la vie. Je ressens que je ne suis plus pareille, que des forces nouvelles m’envahissent, que des sentiments différents emplissent mon coeur. Est-ce que cela va durer ? J’ai peur de trop pleurer dans quelques jours.”

Maréva lui répondit : “Être maman, c’est comme un tremblement de terre. Tout change et tout changera encore car l’enfant nous fait grandir, évoluer, nous métamorphoser au fur et à mesure de sa propre croissance. À l’âge de deux ans déjà, le bébé qu’il était s’est totalement transformé. À l’âge de dix ans, l’enfant change encore et cela chaque année puis vient l’adolescence et l’adulte se transforme toujours. La vie est faite de métamorphoses, alors que l’on voudrait parfois qu’elle demeure figée, qu’elle soit éternelle dans l’instant... Je vais te dire un autre conte. C’est l’histoire des trois Aigles protecteurs des mères. Il a déjà aidé beaucoup de mamans désespérées, qui avaient peur de leur nouveau rôle de mère ou qui avaient l’impression de ne pouvoir aimer leur propre enfant. Ce conte t’aidera à la transformation de toi-même en tant que fille de ta mère à devenir la mère de ta fille..

 

ange_ange_nuage2.jpg____________Un jour, une fillette remarqua un livre dont le titre était : “Le bébé est une personne”. Elle aimait lire et allait souvent à la bibliothèque ; elle trouva donc cet ouvrage dans un des rayons et le lut tout entier, en un seul jour.

 

Cependant, la nuit suivante, elle n’arriva pas à dormir ; en effet, un des chapitres lui revenait toujours en mémoire : celui de la “maman-assassine”. Cette femme avait tué sa fillette comme si elle s’était tué elle-même, comme si elle avait sacrifié le meilleur d’elle-même...Elle expliquait dans le livre que personne ne pouvait comprendre jusqu’où la folie pouvait mener... et que personne ne la comprenait.

 

La fillette, après avoir lu cela, essaya pourtant de comprendre...  mais elle n’y arriva pas. Cette lecture la bouleversait car elle avait toujours pensé que les parents ne pouvaient faire que du bien à leur enfant et que “être maman” est quelque chose de si beau que personne n’a le droit d’y toucher !  Dans un des chapitres elle avait lu aussi que c’est une dame, Françoise Dolto, qui avait découvert que tout enfant qui naissait devait être un jour adopté par ses propres parents... “Je crois, disait-elle, qu’on a trop dit que la naissance c’était quelque chose de facile... Il faut comprendre qu’on n’est pas une mauvaise maman si, à un moment donné, pendant les jours qui suivent la naissance, on se dit : Ce bébé-là, en ce moment, franchement, ce n’est pas mon problème. Moi, je suis très triste, et j’ai besoin de régler des comptes avec moi d’abord, pour continuer, un jour peut-être, à pouvoir rencontrer mieux cet enfant-là que, tout compte fait, je ne connais pas.” ange_baby_ange.jpg

 

ange_ange_jardin.jpgLa petite fille repensait sans arrêt à tout cela et ne trouvait pas le sommeil...

 

Aussi, le lendemain, elle alla trouver son Grand-Père, dans la forêt, et lui demanda pourquoi il existe des mamans qui font du mal à leur enfant et pourquoi il y en a qui refusent leur bébé à la naissance. Son pépé réfléchit longuement et lui dit ceci :

 

-Ma petite fille, être maman, c’est comme un ciel bleu sans nuages. Tout le monde croit que c’est toujours comme ça, mais il peut y avoir des nuages, des tempêtes aussi, du grand vent...et quelquefois même des ouragans. Pourtant, derrière, le ciel est toujours bleu. En général, tout le monde pense que, pour une femme qui vient d’avoir un enfant, tout est forcément toujours rose... mais une naissance, c’est un véritable tremblement de terre, qui permet à de merveilleuses montagnes de vivre, mais quelquefois, ce sont des volcans qui se réveillent avec l’enfant qui naît. ange_baby_ange.jpg

Ainsi, cela arrive parfois, certaines femmes ne veulent plus voir leur bébé après la naissance ; elles le refusent soudain comme une branche coupée de l’arbre. Et puis, il y a celles qui font du mal à leur enfant... ; en réalité, c’est à elles-mêmes qu’elles font ce mal... Il faut beaucoup les aimer, pour qu’elles puissent à leur tour aimer leur bébé. À toutes ces femmes meurtries, à celles qui veulent abandonner ou donner leur enfant, à toutes celles qui ont peur d’être mamans...  il faut leur dire avec les mots du coeur que leur enfant est comme un ange venu pour qu’elles apprennent à s’aimer, comme jamais leur propre mère ne les a aimées et acceptées. Ces femmes en veulent au monde entier pour différentes raisons et elles n’arrivent pas à devenir mères, car, devenir maman, c’est faire fi de son passé et offrir sa vie, son ventre et tout son amour... pour l’Avenir.”

 

La petite fille remarqua :

-C’est comme une rivière bloquée par un barrage... L’eau de l’amour ne peut pas rejoindre la mer, alors cela crée des raz-de-marées ou des inondations.”`

Son Grand-Père lui répondit :

ange_baby_ange.jpg-C’est vrai, tu as raison. En fait, toutes les mamans du monde aiment leurs enfants, même si certaines montrent le contraire. Pour détruire les barrages, il faut apprendre à toutes les femmes à pardonner à leur mère, à leur père aussi ! Ainsi, l’eau du pardon enlèvera tous les nuages. Il faut apprendre à toutes les femmes que leur bébé est le fruit de leurs entrailles... mais qu’elles ne sont que la porte par où passe un ange. Leur enfant n’est pas une partie d’elle-même : il est un tout aux yeux de tous ! Lorsque la porte se referme, après l’accouchement, une fenêtre s’ouvre dans le coeur des mamans pour que le papillon s’envole... et que le petit ange grandisse dans le ciel bleu.”

La fillette s’exclama soudain :

-Moi, quand je serai grande, j’aurai un bébé, et il y aura plein de fenêtres dans mon coeur. Je ne l’enfermerai pas car je lui offrirai la Terre entière pour qu’il puisse la découvrir ! Dans mon coeur, il y aura aussi une grande rivière et un beau ciel bleu... parce que j’aime ma maman et que j’apprendrai à toutes les petites filles à aimer et à comprendre leurs mères... car être une maman, ce n’est pas facile !

-Oui, ma petite fille, lui dit soudain sa vieille Grand-Mère, qui avait tout entendu. Être maman, c’est une grande aventure. Il faut du courage, de la volonté, de la patience, de la générosité et une mer d’amour... Et surtout, il faut savoir écouter son bébé, car il porte en lui toute la sagesse du monde et tout le bleu des océans ; il est comme une petite personne qui comprend tout... et de cela il ne faut pas avoir peur : il faut lui parler, avec les mots de la douceur, et même lui demander pardon, si cela est nécessaire. Il a besoin de vérité et de franchise, car il n’est pas un paquet jeté à la mer... qu’on recueillerait seulement avec précaution ! De précautions, il a besoin, mais surtout d’attentions, de respect, de douceur, de vérités saines dites par son papa et sa maman. Il a besoin d’être rassuré, d’être aimé, d’être respecté... comme chaque mère a aussi besoin de l’être.”

 

La petite fille  alla embrasser sa Grand-Mère et lui dit dans le creux de l’oreille :

-Je t’aime, Mamie, parce que tu es la mère de ma maman et que, dans l’arbre de mon coeur, tu représentes mes racines. C’est important qu’elles tiennent bien et qu’elles soient solides... pour les tremblements de terre !”

Sa Grand-Mère lui répondit : -

Écoute, ma petite fille, écoute le conte des trois Aigles... Ils te porteront vers l’Amour.”

 

La petite fille ferma alors les yeux et écouta, le dos contre un arbre, celui de son âme ouverte au monde.

La Grand-Mère parla en ces termes :

-Il était une fois une maman qui voulait mourir parce qu’elle était triste et désespérée. Un jour, elle décida d’aller à la rivière ; avant de se jeter dans le courant, elle regarda le soleil ; mais la lumière l’aveugla et ses yeux se mirent à pleurer.

Les larmes ne s’arrêtaient pas de couler et une rivière d’eau salée se forma, rejoignant la rivière d’eau douce ; celle-ci, étonnée de trouver dans son lit un goût d’eau salée, demanda à la maman :

-Pourquoi pleures-tu ainsi, petite mère ? Et pourquoi as-tu envie de te jeter dans mes bras ? N’as-tu personne qui pourrait te serrer dans ses bras ? N’as-tu point de mère, de mari, de compagnon, de frère ?”

La jeune femme répondit :

-Non, rivière, je n’ai personne qui me protège et me soutienne.  Comment pourrais-je élever un enfant dans la solitude du désert de mon coeur ? Je suis si asséchée, j’ai tant pleuré de souffrances, j’ai subi tant d’affronts... que mon âme est recroquevillée dans un coin de mon coeur, comme une biche blessée. Je suis dans la peine et je vis dans la peur, mais personne ne rassure mes pas... J’aime mon enfant mais j’ai aussi peur de lui, j’ai peur pour lui, j’ai très peur d’être une mère, j’ai peur d’en être une mauvaise... Pourtant je l’aime plus que moi-même !”

La rivière lui parla alors en ces termes :

ange_ange_glamour.jpg-Bien sûr que tu l’aimes plus que toi-même et c’est pour cela que tu ne feras jamais de mal à ton enfant. Te tuer aujourd’hui et le priver ainsi de son unique maman serait lui faire beaucoup de mal... Pense toujours à cela ! Il est vrai aussi que tu l’aimes trop comme toi-même, comme une partie de toi, alors que déjà, lorsqu’il était dans ton ventre, il était autonome ! En fait, tu l’as perdu en accouchant, lorsqu’il est sorti de ton ventre... et tu as peur de le perdre une seconde fois !... Voilà pourquoi tu as peur de lui, de sa liberté intrinsèque, et que tu as aussi peur pour lui, peur qu’il reparte ! Tu as peur aussi d’être une mauvaise mère mais, en fait, c’est à toi que tu veux tout ce mal... et la preuve en est que tu es là, en train de m’écouter, tout en haut d’un pont d’où tu voulais sauter. Ce n’est qu’une peur... et toutes les peurs ne sont que des fenêtres que les princesses, tenues prisonnières dans leur donjon, utilisent pour s’échapper, aidées par le prince gardien de leur vie profonde. Toi, petite mère, tu es une de ces princesses, alors trouve les clés de tes fenêtres et sors de ta prison par la grande porte, celle de la libération de ton âme.”

La jeune femme écouta les dernières paroles de la rivière et courut jusqu’à l’un de ses rivages ; elle se pencha vers la terre et ramassa trois cailloux blancs qu’elle serra très fort dans ses mains. Puis elle lança un des cailloux dans la rivière et dit :

-Voici la clé de ma première fenêtre. Cette clé s’appelle le Pardon et le verrou qu’elle ouvre se nomme la rancune.”

Le caillou, en touchant l’eau, se transforma en aigle, qui lui parla en ces termes :

-On peut en vouloir à son enfant d’avoir bouleversé le ciel de notre vie, par le tremblement de terre de sa venue, aussi est-il nécessaire de se pardonner à soi-même... et de pardonner à son enfant cette intrusion parfois non désirée mais acceptée... Il est nécessaire de lui demander pardon pour tous ces sentiments, qu’ils soient minuscules ou bien gigantesques.”

 

La jeune mère lança le deuxième caillou et dit :

-Voici la clé de ma deuxième fenêtre. Cette clé porte le nom de l’Amour et le verrou qu’elle ouvre s’appelle l’égoïsme.”

Le caillou se transforma en un aigle différent du premier, mais tout aussi lumineux, qui lui dit :

-Beaucoup de personnes ne veulent pas d’enfants parce qu’ils pensent à eux seuls, à leur petite vie tranquille, à leur liberté. Un enfant, c’est un raz-de-marée dans le pays sec des coeurs égoïstes. Mais c’est aussi un puits d’amour dans l’oasis des coeurs généreux. Devenir  parents, c’est apprendre à donner comme le soleil donne sa lumière. C’est apprendre à aimer par-delà ses limitations, ses barbelés intérieurs, ses paravents et ses para-soleils.”

 

Enfin la jeune femme lança le dernier caillou dans la rivière, en disant :

-Voici la clé de ma troisième fenêtre. Cette clé s’appelle la Joie et le verrou qu’elle ouvre porte le nom du désespoir.”

Au moment où le caillou toucha l’eau, un troisième aigle s’élança au-dessus de l’onde pure, en criant :

-Avoir un enfant est une joie immense ; pourtant, tant de mères pleurent de tristesse dans les jours et les mois qui suivent l’arrivée de leur enfant ! Cette tristesse provient du vide qu’elles ressentent en elles ; elles viennent de perdre le rêve de leurs entrailles : il est devenu réalité, comme un bateau se retrouvant dans l’embouchure d’une rivière. Toutes les rivières arrivent dans la mer ou dans l’océan, et c’est une joie immense d’accueillir dans l’estuaire la goutte d’eau qui a germé dans la source et qui est devenue vaisseau de lumière, porteur d’âme. La joie d’une mère est aussi grande que son désir d’accompagner la goutte de la source jusqu’à la haute mer. Chaque enfant est une goutte dans l’océan de l’Univers ; chaque enfant est une rivière riche d’espoirs pour l’Avenir ; chaque enfant est un Soleil qui donne ses rayons à la Terre qui l’a nourri.”

 

ange_ange_trio.jpgLorsque le troisième aigle eut fini de parler, ses deux frères le rejoignirent et enlevèrent la jeune maman dans le ciel de l’espérance ; elle avait ouvert la porte du donjon des mères aux larmes amères et elle put s’envoler au-dessus des nuages de son désespoir vers le Soleil d’Amour de son bébé bleu aux doigts roses.

Au moment du crépuscule, alors que le Soleil laissait la Terre se reposer, le premier des aigles déposa aux pieds de la mère comblée une fleur d’un rouge flamboyant nommée Clémence ; le second déposa sur le coeur de la jeune femme une fleur d’un vert éclatant appelée Patience et le troisième déposa sur la tête de la maman une fleur d’un bleu océan portant le nom de Confiance.

Enfin, avant de s’envoler vers l’infini azuré, ils donnèrent à la jeune mère le prénom de Florence, réunissant en son sein les trois fleurs de l’Amour... qui ouvrent et parfument l’âme des mères de toute la Terre.”

 

Maréva, en terminant ce conte, fit le geste de la rose qui s’ouvre et déposa sur le coeur de Galathée un parfum que seuls les Anges pouvaient sentir. La jeune mère fut très émue. Elle prit sa fille Sarina dans les bras et la serra tendrement.

-Tu m’as donné quelque chose avec cette histoire qui me donnera à jamais la force d’être maman jusqu’au bout de ma vie,” exprima Galathée avec émotion. “À moi de t’offrir quelque chose... Je ressens que Coranit est dans chacune de tes cellules et que tu le portes en toi. Nous portons l’univers en nous... Tu étais maman et tu l’es toujours. Mais aujourd’hui tu es la maman de tout le monde. Tes chansons et tes contes sont les rayons que ton coeur donne avec amour pour tous ceux qui t’écoutent. Il faudra toujours chanter et quand tu pleures, chanter aussi pour que tes larmes deviennent source.”

 

Le dimanche suivant, Sogyal et Maréva retournèrent dans l’église dénudée du monastère de Chalais. Ils restèrent là longtemps... à contempler la lumière du soleil qui psalmodiait sur l’autel en mille rayons d’arc-en-ciel. Cette fois, il n’y avait personne qui pleurait.

ange_ange_deploy_.jpgTrois aigles majestueux planaient au-dessus du Couvent des Dominicaines. Des moniales en promenade les remarquèrent avec surprise et s’exclamèrent :

-Un enfant est né ! Les rois mages s’envolent dans le ciel de l’Esprit... Les trois rois de Royauté intérieure où chaque enfant qui naît est un petit prince ou une princesse.”

 

Chloé LAROCHE        ______________

Cette nouvelle et ces contes sont protégés et édités dans le livre de Chloé (livre épuisé pour l'instant) intitulé "Un homme et une femme au coeur des Alpes"...... ISBN : 2-9516004-1-0 / Éditions L'ÂME DU CIEL.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

08/09/2008

Ce soir, je suis triste, triste de ce matin au Tribunal, triste pour l'adoption non reconnue de ma fille, triste de notre justice française.

Bonsoir !

 

Mn_45b.jpgCe soir, je suis triste car j'ai vécu ce matin au Tribunal un moment très pénible, un morceau d'enfer.

Je bataille pour obtenir la reconnaissance d'une adoption faite au Bénin depuis 2002 : l'adoption de ma fille que je suis allée chercher dans un orphelinat en 2003.

Je vous en avais déjà parlé dans un article précédent, il y a quelques mois, dans "Histoire difficile de l'adoption de ma fille au Bénin" (13 avril).

Quand on adopte un enfant, on doit suivre certains règlements, certaines démarches : agrément à obtenir sur neuf mois environ, visites d'une assistance sociale, rendez-vous avec un psychologue, acceptation du dossier par la Mission Internationale de l'Adoption, attente des papiers en règle du pays d'origine, consentement de la famille biologique restante, délivrance d'un visa pour l'enfant.

Imaginez que tout cela soit fait et que cinq ans et demi après, la France n'a toujours pas reconnu officiellement l'adoption. La Justice pinaille : "Oui, mais l'oncle biologique béninois de votre fille a été considéré comme le père... alors que c'est l'oncle... Que représente en fait exactement cet homme pour votre fille ? La place de cet homme dans sa vie n'est pas claire... Elle a une famille au Bénin. Tout cela n'est pas clair. Ce jugement d'adoption n'est donc pas clair et ne doit pas être validé par la Justice.... Et puis la Justice n'a pas à entériner un lien ou à le consolider. S'il y a lien affectif entre vous, alors vous n'avez pas besoin d'un lien juridique."

Voilà ce que j'ai entendu ce matin.Mn_44a.jpg

J'étais assise en face de cinq dames avec mon avocate à côté. Madame le Procureur, assise à gauche, a démonté mon dossier et ma demande point par point, pièce par pièce, s'adressant ainsi aux dames présentes : "Je vous demande de ne pas aller dans le sens de la demande de Madame Laroche. C'est un fait que sa fille est chez elle, qu'elle s'en occupe, mais voilà, c'est tout. Au début, il y a eu effectivement une enquête du Conseil Général faite par le Service de l'Adoption, qui s'est révélé assez positive... mais très vite, cela a dégénéré entre ses parents adoptifs et cette enfant."

Ma fille a traversé une période difficile d'adolescence, de changement corporel, d'adaptation, d'attente d'identité... Mais si on vient nous reprocher, à nous parents adoptifs, cette crise normale et courante chez nombre d'enfants adoptés, lesquels cherchent à voir jusqu'où on peut bien les aimer... alors si on vient nous reprocher les difficultés rencontrées, le monde tourne à l'envers.

Je n'ai pas pu dire un mot durant toute l'audience. Personne ne m'a proposé de m'exprimer, de dire un mot... moi qui me bats depuis six ans pour cette enfant, qui suis avec elle sur le "terrain" au quotidien, qui l'ai sortie de cet horrible orphelinat où elle se trouvait, abandonnée là-bas... moi qui l'accompagne de mon amour inconditionnel, acceptant les mises à distance obligées, alors même qu'elle m'a hurlé au cours d'une crise il y a quelques mois de "la lâcher", "d'arrêter d'être obsédée par elle", de "l'oublier". Elle oublie ensuite ces mots, ces paroles difficiles à entendre qu'elle dit car elles montent en elle comme une vague qui passe et qui engloutit le présent avec le passé trop dur de l'Afrique, de l'abandon, de l'orphelinat, des mauvais traitements là-bas.Mn_36a.jpg

Quand elle est arrivée, ma fille mesurait 1 mètre 22 et pesait 23 kilos. En un an, elle avait pris douze kilos et grandit énormément, récupérant tout le retard dû à la malnutrition. De l'enfant qu'elle était en arrivant, ma fille s'est métamorphosée à une vitesse inimaginable dans les premiers temps. Je devais changer tous ses vêtements en un trimestre. Aujourd'hui, cinq ans plus tard, on retrouve une "enfant" transformée, une jeune fille en pleine forme, mesurant 1 mètre 56 avec 53 kilos. Ma fille s'est épanouie. Elle est heureuse. Elle a grandi comme une enfant normale, avec des jeux, des poupées dans un premier temps, puis le ski, le cheval, les copines, le vélo, des camps, les scouts, toute une culture à découvrir, le cinéma, les livres, les chanteurs, les balades en famille, la découverte de la France, les vacances au bord de la mer, le Safari de Peaugres, les grottes de la région, etc.

Ce matin, Madame la Procureur a eu la bonté d'annoncer devant l'assemblée que la France ne renverrait pas ma fille dans un charter... "Madame Laroche, soyez rassurée, on n'agit pas ainsi en France. On ne renvoit pas des mineurs dans leur pays. À sa majorité, votre fille aura aussi tout loisir de demander son adoption elle-même, demandant à ce que votre lien affectif soit légalisé. Donc, de ce côté-là, il n'y a pas d'inquiétude à avoir."

J'ai été très rassurée d'entendre ces mots !!!! Vous pensez bien, avec tout ce que je sais sur le dossier des étrangers expulsés... problème dont je parle régulièrement sur ce blog !!

Le Ministère des Affaires Étrangères m'avait envoyé durant l'été un document décisif m'ouvrant toutes grandes les portes de l'adoption de ma fille, avec leur bénédiction. C'était un document prouvant l'abandon de ma fille et la disparition de ses parents, relayés un temps par un oncle et une tante béninois... que ma fille a appelé ses parents.

Même ce document n'a pas ému le Procureur.

Je ne connais pas la pensée de toutes les juges, greffes et dames présentes, puisqu'elles ne se sont pas exprimées, n'ont pas débattu et n'ont posé aucune question.

Deux personnes se sont renvoyé l'affaire : la Procureur et mon avocate.

Mn_35a.jpgJe suis ressortie de la salle effondrée intérieurement.

Mon avocate a dit de moi que j'étais une femme tenace et qui savait ce qu'elle voulait : donner une identité à ma fille et être reconnue comme sa mère officiellement, puisque cette société me demande de toute part si je suis bien la mère de cette enfant, de cette jeune fille maintenant, sur le plan juridique, sur le plan de l'autorité parentale et des instances diverses.

Je considère qu'un enfant venu sur le sol français pour être adopté, et sachant qu'il va l'être... doit voir son espoir concrétisé par le Droit Français... lui donnant le droit de porter officiellement le nom de ses parents adoptifs et d'avoir une carte d'identité attestant de sa nouvelle appartenance familiale. Ma fille n'a pas de papiers français. Ma fille porte mon nom à la dérobade, comme un nom volé à la France. Ma fille n'a pas la nationalité française et plus elle grandit, plus elle a conscience du problème de l'immigration en France.

Ma fille sauterait de joie de savoir qu'elle a été enfin reconnue par la France et comme mon enfant. Ma fille m'appelle Maman et elle sait au fond de son coeur que jamais je ne l'abandonnerais, que jamais je ne romprais ce lien indestructible né entre nous en Afrique, que je serais toujours là pour elle, que j'ai pardonné certaines choses et que j'ai avancé parfois dans l'orage et les tempêtes... mais que mon amour pour elle est véritablement celui d'une mère pour son enfant.Mn_44.jpg

Le jugement court en délibéré jusqu'à début novembre. Attendons. Le coeur de ces dames s'est peut-être ouvert à la plaidoirie de mon avocate et à la robustesse de ce parcours chaotique d'adoption béninoise.

Néanmoins, je suis triste ce soir de tous ces propos entendus ce matin et à d'autres moments, de cette glaciation intérieure de la toute puissance juridictionnelle, qui place l'humain et les actes concrets au second plan.

Car ... ces dames, si elles avaient vu où ma fille se trouvait quand je suis allée la chercher... rougiraient et pleureraient. Si elles avaient vu ce qu'elle mangeait, où elle dormait, combien de pierres on lui faisait porter sur la tête et de seaux remplis de terre.... ces dames supplieraient d'effacer le supplice d'une mère au Tribunal ce matin.

Aux informations télévisuelles, on a annoncé dernièrement que l'adoption serait facilitée en France dès à présent et que toutes les mesures nécessaires allaient être prises. Quand l'État n'est pas capable de prendre la mesure de la souffrance identitaire d'une enfant adoptée qui n'est pas reconnue... depuis presque six ans qu'elle est sur le sol français, il y a de quoi s'interroger sur ces nouvelles mesures publicitaires !!

Sincèrement vôtre,

Chloé L.

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12/06/2008

Flashs-back de mon métier d'ambulancière. Vie et mort. Maladie et courage. Solitude et isolement. Regard sur un métier merveilleux mais peu reconnu.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



CHRONIQUES
D'UNE AMBULANCIÈRE________________ _________________ _________________ solitude,isolement,handicap,ambulance,deuil,anévrisme,ambulancier,dépression,suicide,écoute,métier,isère,taxi,vsl,musique,moto,accident moto,paraplégique,vie,combat,maladie,rééducation,courage,résilience,urgence,femme enceinte,perte sang,bébé,enfant,prise en charge,médical,médecin,hôpital,témoignage,vérité,blog,livre internet,édition,éditeur,vivant,avenir,espoir,tragédie,drame,perte,amputation,hospitalisation,peur





Ce qui me frappe le plus, ce sont la solitude et l’isolement de certains patients.

Un soir, nous avons été appelés en urgence avec mon coéquipier pour une dame qui faisait une hémorragie vaginale. Elle était assise par terre dans sa cuisine. Il y avait du sang près d’elle. Du sang qui s’était écoulé violemment de ses entrailles. Son bébé de quelques mois était posé près d’elle, impuissant et démuni face à la souffrance de sa mère.

Nous les avons emmenés tous les deux à l’Hôpital. Le père était, selon cette maman, incapable de s’occuper de l’enfant. Nous avons donc confié ce dernier au service de pédiatrie. La jeune mère n’avait plus d’amis, son mari n’étant pas pour qu’elle en ait et plutôt contre... Un mari en situation irrégulière, un mari à protéger dans la solitude d’une vie captive de l’amour.

Nous avons confié cette jeune personne aux Urgences gynécologiques et lui avons laissé en quittant le service quelques mots rassurants pour elle et son bébé.



Je me souviens aussi de cette jeune femme africaine, transportée il y a quelques semaines. Nous l’avons sortie d’un hôpital pour l’emmener dans un autre. Durant le voyage, j’étais à l’arrière de l’ambulance, auprès d’elle, et je l’ai écoutée. Elle était belle, sauvage et écorchée vive dans l’âme.

-J’ai fait une connerie”, m’a-t-elle dit. Ce qui voulait dire en d’autres termes qu’elle venait de faire une tentative de suicide.

Elle vivait dans une totale solitude. Une solitude d’isolement qui sentait la blessure du racisme. Elle pleurait son pays et ne se sentait en aucune façon intégrée dans sa petite ville de province. Elle m’a parlé de ce racisme vécu au quotidien, dans le travail et dans la rue. Pourquoi elle, si jeune et si belle. La couleur de sa peau envahissait tant le coeur des gens qu’ils ne voyaient plus cet être humain en face d’eux ? Je lui ai parlé de la communauté africaine implantée à cinquante kilomètres, dans la grande ville voisine. Pour tisser des liens. Refaire surface avec son identité culturelle. Mais elle n’avait malheureusement pas de voiture.

La dépression n’a pas de couleur et le désespoir peut hélas tomber sur chacun des habitant de la Terre, par-delà toute frontière et sous n’importe quelle latitude. Relever la tête et se battre, ne pas se laisser abattre, est le don du courage laissé à chacun de nous, que nous soyons noirs ou blancs, jaunes ou rouges.

Nous avons laissé cette jeune femme dans sa nouvelle chambre hospitalière. Elle allait pouvoir se reposer. Mais je savais en la quittant qu’un sourire était né dans son coeur, une étincelle d’espoir, une lueur allumée par notre échange.



Un après-midi, nous sommes allés dans un centre d’accueil spécialisé pour chercher une dame et l’emmener passer un scanner.

C’était une femme jeune, au visage d’ange. Elle était prostrée, paralysée ainsi depuis plus de dix ans.
-C’est une rupture d’anévrisme qui l’a frappée d’un seul coup. Elle était dynamique, pleine d’énergie, de projets et maman d’un petit garçon. Elle a eu un jour très mal à la tête et soudainement elle a disparu dans ce gouffre de la maladie.”

C’était sa soeur qui se confiait ainsi à moi...
-Notre vie dans la famille n’a plus jamais été celle d’avant.”
Elle sortit fébrilement des photos de son sac.
-Tenez, ce sont des photos de ma soeur. Regardez comme elle était belle et épanouie.”
J’ai regardé, très émue, ces photos d’une jeune femme de trente ans, heureuse de vivre. Je me suis dit en voyant ce qu’elle était devenue que la souffrance du Christ offerte sur la croix se poursuit inlassablement dans l’humanité martyre.

Cette crucifixion de la chair et de l’âme, cet écartèlement qui n’en finit plus au coeur de la vie, a commencé dans ma propre existence le jour où des hommes en noir ont cloué et fermé à jamais le cercueil de ma fille de trente mois. Pour continuer à vivre et pour exister pleinement, il faut apprendre à offrir sa souffrance pour qu’une transmutation s’accomplisse dans d’autres vies que la sienne. S’offrir comme un coeur ouvert et le donner aux Anges pour qu’ils le transplantent dans d’autres vies en détresse ou en perdition.

Un collègue m’a dit : “Tu vas t’essouffler. Tu verras, le métier d’ambulancier, c’est un métier de business. Il faut enchaîner les courses le plus vite possible, transporter les patients de façon rentable et puis savoir se préserver soi-même psychologiquement en gardant de la distance avec les personnes transportées. Un jour, tu te surprendras à regarder ta montre lors d’une urgence et à regretter que ce soit sur toi et ton collègue que ce transport est tombé... Un jour, tu te surprendras à penser que tel patient régulier qui sent tellement mauvais car tellement infecté... soit bientôt mort pour ne plus avoir à le transporter.”

”Jamais ! Tu m’entends !”, lui ai-je répondu. Non, cela jamais !

Faire ce métier dans un esprit de service, d’écoute, d’accueil et d’accompagnement du patient, donner un sourire, sourire sans compter, rassurer le malade, le laisser là où on devait le transporter et lui serrer les mains chaleureusement, l’écouter aussi, se taire lorsqu’il veut la paix... Voilà ce qui me motive.

La plupart des ambulanciers ont cet esprit de service. Ceux qui ne l’ont pas changent rapidement de métier ou alors ils se fabriquent une carapace à travers laquelle n’apparaissent plus que des gestes formels et standards.

Le collègue dont je parlais précédemment et qui veut me faire croire que je vais vite changer dans ma façon d’appréhender le métier... ce même collègue est un jeune homme qui sait faire rire les malades. Il sait leur donner de la joie avec son humour naturel. Il se tient proche du malade, scrutant son état de santé, et il est capable, au jugé de ses observations, de me demander de conduire plus rapidement, si c’est moi qui tiens les rênes de l’ambulance, afin que le malade souffre moins longtemps.

Un jour où nous travaillions ensemble, nous avons dû transporter une jeune femme qui venait de subir une césarienne. Il m’a avoué ensuite que cela lui faisait toujours quelque chose de transporter des personnes jeunes.

C’est pour cela que je crois en l’Humanité. C’est parce que même si un être humain dit qu’il se protège de la souffrance d’autrui, qu’il est détaché et éloigné de tous les maux de ses frères humains... il peut être aussi tout le contraire dans les actes concrets.




La Toussaint et le jour des Morts viennent de passer. Les fleurs ont réchauffé les tombes dans les cimetières.
J’ai travaillé durant ces deux jours en ambulance.

Nous sommes allés chercher un homme paraplégique pour le transférer d’un hôpital à un autre.

-Cela fait treize ans que j’ai eu cet accident de moto qui m’a coûté mes jambes, mais vous savez, me dit-il, j’ai plus appris de la vie depuis cet accident que dans mon existence d’avant.”

Cet homme prénommé Serge avait l’oeil vif et son sourire était empli d’enthousiasme envers la vie. Il était, me semblait-il, empli de dynamisme, de volonté et d’ardeur de connaître et d’apprendre. Il passa de notre brancard à son lit sans avoir besoin de notre aide, glissant ses jambes inertes à une rapidité impressionnante.

Dans l’ambulance, nous avons parlé de musique, de clavier, de Jean-Sébastien Bach. Je lui ai dit que j’étais violoniste et que je faisais aussi des concerts. Il m’a confié alors qu’il avait un rêve : apprendre le piano pour arriver à jouer un morceau, la Toccata de Bach.

Je me suis dit qu’être capable d’apprendre à jouer d’un instrument pour interpréter une seule partition, unique et magnifique, c’est comme un grand amour. On peut tout quitter pour lui. Pour une seule personne, une seule sur la Terre, on peut quitter son pays, ses amis, sa famille, aller au bout du monde pour rejoindre l’oasis de son coeur. Pour un seul être, on peut tout apprendre. On peut apprendre à naviguer, à voler dans les airs, à piloter sa vie... apprendre à aimer, muter pour aimer.



La veille de la Toussaint, nous avons emmené un homme âgé qui se trouvait dans une maison de retraite. Il était tombé et il y avait un risque de fracture du col du fémur. Nous l’avons placé dans un matelas coquille afin de lui éviter tout mouvement et pour qu’il ne souffre pas trop aussi pendant le transport vers les Urgences. Lorsque j’ai rempli ses papiers pour la prise en charge, comme nous le faisons pour chaque malade, j’ai remarqué qu’il y avait une note écrite sur la fiche de liaison : “Deux enfants DCD”... Décédés... Il avait perdu ses deux enfants adultes durant la même année !

Une vague de compassion a traversé mon âme et j’ai prié pour cet homme qui restait maintenant tout seul dans cette demeure de fin de vie, veuf et orphelin de ses deux enfants. Je lui ai parlé un peu pendant le transport. Je lui ai dit qu’il avait un beau prénom, celui d’un ange. Le prénom d’un homme qui a tout donné. D’autres auraient écrit... “qui a tout perdu”. Perdre, c’est vivre dans le vide et le néant. Donner, c’est transmuter ses souffrances et les offrir pour que le meilleur advienne.

J’ai compris dernièrement que je ne suis pas vraiment loin de ma fille défunte. La distance qui me sépare d’elle est infime dans le temps de l’infiniment grand de l’univers. Dans soixante-dix ans et peut-être avant, ma vie se terminera et alors je retrouverai Océana et toutes les personnes que j’ai aimées et qui sont parties. Lorsque je regarde le monde tourner et la vie danser autour de moi, je me dis sereinement que dans cent vingt ans, aucun être humain vivant aujourd’hui ne sera plus. Le bébé qui naît aujourd’hui, la femme mère de cinq enfants, le chef de famille qui pense gouverner les siens, le collégien qui apprend, le salarié qui trime... tous seront morts. Et d’autres humains auront pris la relève d’une nouvelle humanité.

C’est pour cela que l’important, c’est de vivre sa vie pleinement, de manière à l’enrichir, à la fleurir, à lui donner les ailes de l’Amour.

Laisser tomber le superflu, le “je m’en foutisme”, l’égoïsme, les regrets où l’on se noie, la nostalgie qui freine la vie, les querelles inutiles, les conflits imbéciles... encore que parfois ces derniers soient nécessaires... et vivre le temps qui nous reste avec tous ceux qui demeurent encore vivants.


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(Fragments de mon ouvrage paru en 2003,

mais épuisé à ce jour : "Transports d'âmes et d'hommes").


POUR LIRE TOUS MES ARTICLES

SUR LE MÉTIER D'AMBULANCIER, MON MÉTIER :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/

18/05/2008

Ultime adieu au père de mon fils, mort sur la table d'opération. Il était ambulancier comme moi.

Au père de mon fils...
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Tu es parti si vite, trop vite. Trop vite aussi de ma vie, de notre vie, il y a deux ans et demi. Tu es décédé brutalement ce lundi, d'un cancer au poumon... Parti sur une table d'opération qui était un espoir, mais qui a été ton dernier voyage. Nous nous étions rencontrés samedi dernier pour notre fils. Tu étais debout, bien vivant. Nous avons parlé. Je suis restée chez toi un moment. Il y avait ton amie, que je respecte. Tu avais perdu tous tes cheveux ; tu avais maigri à cause de la chimiothérapie. Tu étais heureux de voir notre fils qui a trois ans. Vous êtes allés au parc ensemble et puis le soir, je suis revenue. Nous avons encore parlé.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinAvant que nous ne quittions ton foyer, tu as mis soudain une cassette vidéo, sans rien dire. C'était l'histoire de Moïse, avec l'histoire imagée de la création du Monde. Je suis restée avec notre fils, à regarder avec toi ces images de mers, d'océans, de volcans, d'univers... et j'ai pensé : "Ne me dis pas que tu vas rejoindre si vite la Création...". Je pensais à toi, à ton air grave, à ce côté médium que tu avais, à ce don de clairvoyance et de persuasion que j'ai connu en toi. Tu étais un poète, très inspiré.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin

C'est toi qui m'avais dit un jour, dans les premiers temps où nous nous fréquentions :

"Chaque jour est un combat pour nos semblables. Les combats sont multiples mais se ressemblent tous. Le comble du combat de chacun d'entre nous est qu'il se trouve en notre âme, dans notre coeur. Et ce combat est unique en nous-mêmes."

Je notais ce que tu disais, car je sentais que cela venait de si haut... Et je t'ai aimé. Aimer au point de tout quitter, au point de venir vivre dans ta ville pour que nous demeurions ensemble, au point de te donner un enfant, au point de trouver un logement et de remuer ciel et terre pour nous trouver un nid... Le nid, je l'ai trouvé. Et puis, je t'ai attendu. Attendu.. Au début, les larmes ne font que des chapelets, et puis cela devient ruisseau et puis fleuve qui emporte tout. Il m'a fallu être forte, toute seule dans la vie. Tu ne m'aidais pas, même financièrement.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin

Tu me disais que tu avais du brouillard dans la tête et qu'il te faudrait du temps. Que tu te battais avec toi-même. Qu'il y avait un mur à franchir et que tu cherchais le moyen de grimper dessus pour pouvoir nous rejoindre. Et puis, j'ai découvert un secret... un drame vécu dans ta vie, une déchirure connue de toi seul. Ton coeur déchiqueté par ce drame était enflé de mille larmes, que jamais tu n'as pu me montrer. Et moi, je portais ton enfant et je sentais ce poids, et je voulais savoir. Quand j'ai su, c'était trop tard. Le brouillard avait pris ta vie. La peur de t'engager plus avant. Tu ne voulais pas de contraintes et les promesses que tu m'avais faites se sont envolées dans la flamme du temps qui passe.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinEn octobre 2005, j'ai écrit ce texte pour toi :

J'ai mal
de cette traversée du désert
Mal à mon oasis... mal
D'un mur où derrière
reste un homme
Qui n'arrive pas
À passer le mur
C'est le père de mon fils..
Et j'ai mal de
cette traversée d'abandon
De ces pointillés de solitude
Où les roses de l'amour
meurent de soif
De n'avoir plus d'oasis
De ne pas comprendre
Le mur invisible
Du coeur d'un homme
Qui de pierre nous a perdu
Dans le désert des solitudes
Pourtant une femme...
A essayé de briser le mur
Cette femme, moi sans toi. 5285cb733375c130a25fb3ef740e22b8.jpg

Puis, en décembre 2005, tu es passé nous voir comme un soleil d'espoir. Notre fils avait neuf mois. Tu m'as promis ce jour-là de passer plus souvent. Notre bébé t'avait retrouvé en une heure de temps et tu es parti en me donnant un baiser et la promesse de tes yeux. Ce fut le dernier et notre fils est tombé malade de cette attente si longue, de sa demande d'un papa, le sien... papa qui ne revient pas.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinIl a toussé durant trois mois, comme si l'explosion de cette attente atteignait sa vie de petit homme et le souffle d'un fils qui a besoin de son père. En janvier 2007, tu es revenu sans prévenir et je t'ai fait comprendre que je voulais d'abord parler avec toi, avant que tu revoies ton fils, afin de poser les bases d'un équilibre pour notre enfant, mais tu l'as mal pris, envoyant même des pierres contre la vitre. Ce jour-là, j'ai eu peur et je voudrais que ce moment n'ait jamais existé, sachant ce que nous avions partagé et le lien fort qui nous unissait.

Et puis, en novembre 2007, tu es revenu dans la vie de notre enfant avec sagesse. Notre fils était si heureux de te retrouver. Il était fier de t'avoir comme papa. Tu lui manqueras beaucoup et pour moi, ton départ représente un grand vide dans mon coeur car tu étais le père de mon fils et ça, c'est sacré, devant l'Univers.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinIl y a trois jours, il t'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants. Notre fils t'a regardé un court instant. Il a vu tes yeux fermés et que tu ne parlais plus. Il m'a vu poser des roses près de ton corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance. Tu étais étendu sous un drap, à l'endroit où se trouvait Océana, ma fille que j'ai perdu il y a onze ans. C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de notre petit. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin


Ce matin, nous t'avons dit adieu avec lui, une dernière fois, avant qu'ils ne referment le cercueil. Et puis ils t'ont emmené vers ta dernière demeure, au cimetière, d'où tu as pris ton envol vers des cieux plus cléments.

Je parle à ton fils de ton départ avec des mots simples, des mots réels. Je le rassure, je lui dis que tu ne souffres plus, que tu l'aimes et que l'amour ne s'arrête pas. Je l'entoure de ma présence, de vie et de force... pour qu'il ait envie de manger, de s'amuser, de sourire à la vie. Il y a deux jours, il a repoussé son assiette en te réclamant. "Je veux mon Papa." Et puis il y a eu de sa part des gestes de colère, colère envers la vie. Lui dire qu'il a le droit d'être en colère, de pleurer aussi, d'être triste.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin,opération,cancer,tumeur,clinique des cèdres échirolles,mort,décès brutal,paternité,papa,enfant,deuil,larme,perte,absence,amour,séparation,santé,peine enfant,abandon,intuition,moïse,amour,attente,couple,maternité,souffrance,promesse,sacrifice,solitude,deuil,veuvage,recueillement,souvenir,pardon,vie,hommage,


Perdre son papa, c'est un grand vide dans le coeur, dans la vie. Aujourd'hui, pour lui, aller à la cérémonie, du haut de ses trois ans, c'était courageux. Mais il a vu toute ta famille, tes frères et soeurs, tout ce monde qui t'aimait. Les hommes aussi qui se sont tous rassemblés devant ton cercueil au cimetière pour prier en arabe, comme un salut céleste venu de l'humanité.

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Je te dis adieu et je te remercie de m'avoir donné cet enfant, ce beau petit garçon qui sourit à la vie et qui est curieux de tout. Depuis le mois de novembre, tu avais retrouvé une présence auprès de lui et il y tenait.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin,opération,cancer,tumeur,clinique des cèdres échirolles,mort,décès brutal,paternité,papa,enfant,deuil,larme,perte,absence,amour,séparation,santé,peine enfant,abandon,intuition,moïse,amour,attente,couple,maternité,

Que ton âme parte en paix rejoindre le Créateur.

Chloé

__________ Voir la fin de la page : "Sos d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble" où je parle aussi du départ du père de Yourdine :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/10/

sos-d-une-maman-et-conductrice-de-taxi.html

 

La fleur blanche "berceau de Moïse" vient du site :

http://gardenbreizh.org/photos/berlugan/photo-127221.html

MERCI À SON AUTEUR : Berlugan.

 

 

 
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