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22/03/2009

Arrêté à l’hôpital, expulsé vers Kinshasa, renvoyé vers Paris... Romano KANDA a un fils de vingt mois et une compagne qui a elle-même deux enfants. Histoire douloureuse de la politique d'immigration actuelle dont les expulsions ne se comptent plus.

 

 

arton17859-185b7.jpgBonjour à tous et toutes,accueil.jpg

À l'heure actuelle, Monsieur Romano Kanda  a dû rentrer du Congo où il n'a pas été accepté... et retrouver sa famille, du moins je l'espère. Adonaï, son fils de vingt mois, a dû être heureux de serrer dans ses petits bras son papa. Je souhaite que cette famille ne vive plus la peur et le déchirement de cette séparation forcée, que les enfants ne soient plus jamais séparés de cette manière que vous allez découvrir en lisant les articles ci-dessous, envoyés par le Réseau d'Éducation Sans Frontières.

Chloé Larochepe0062810.jpg

 

 

jp2006_0003589.jpg_______________________ Articles du RESF :

Source / auteur : http://www.educationsansfrontieres.org

 

Venu voir sa fille aux urgences... il est expulsé !

Récit d’une très mauvaise histoire :

 

"Monsieur Kanda, père de Famille de Thorigny en Seine et Marne arrêté le 18 mars aux urgences de l’hôpital alors qu’il était venu voir sa fille, a été expulsé ce matin à Kinshasa.

C’est à 9h ce matin alors que j’attendais avec sa compagne et leurs 3 enfants l’ouverture du tribunal de Meaux qu’il nous a appelé : Il était à la PAF de Roissy.

L’avion de Kinshasa décollait à 10h30, plus le temps de ne rien faire à part appeler préfecture et ministère pour essayer de bloquer le départ.

Voilà - je suis en colère, Romano est parti pour Kinshasa sans rien sans pouvoir dire, sans pouvoir dire au revoir à personne laissant son fils de 20 mois sa compagne et les deux enfants de celle-ci desemparés. 9 ans sur le sol francais ne suffisent plus, le droit à vivre en famille n’existe plus.

Maintenant il faut obtenir son retour immédiat.

ON NE PEUT LAISSER FAIRE ÇA."

B.C.

images.jpeg______________________________________BLD047984.jpg

Samedi 21 mars à 22 heures :

Complément au communiqué RESF pour Romano Kanda du samedi 21 mars à 18h14. 

 

“Arrivé à Kinshasa avec son escorte (combien de policiers ?) mais sans passeport et avec un vieux laissez-passer, Romano Kanda, ressortissant angolais, n’a pas été admis sur le territoire congolais. Retour à la case départ. Tout le monde a été remis dans l’avion à destination de Paris.

Il atterrit demain dimanche 22 mars à 6h00 au terminal 2C de l’aéroport Charles De Gaulle. Sa famille et une délégation du RESF seront là pour l’accueillir car personne n’envisage qu’après s’être comporté de façon aussi inhumaine et s’être ridiculisé de surcroît le ministère de l’expulsion minute ose continuer à le persécuter.jp2006_0003587.jpg

La presse est invitée à venir l’accueillir avec nous.”

 

00014606.jpg________________________________ TOUTE L'HISTOIRE :

 

Article précédent (communiqué du Réseau d’Éducation sans Frontières) du samedi 21 mars :

 

“Monsieur Besson doit être un ministre heureux : à l’heure où nous écrivons, Romano Kanda, ressortissant angolais vole vers Kinshasa, peut-être encore menotté, scotché à son siège et bâillonné. Son fils, Adonai (20 mois) reste en France. Bon voyage, papa !

 Romano vivait en France, en Seine et Marne, depuis neuf ans (2000). Il était établi avec Mimi, congolaise (RDC) en situation régulière et mère de deux enfants, Estelle 5 ans et Maxime 6 ans (enfant atteint d’un handicap mental) nés d’une première union.

 Le 18 mars dans la soirée, Mimi, a un geste malheureux : énervée par le bruit des enfants dans le studio où s’entasse la famille, elle donne un violent coup de balai à sa fille…Elle appelle aussitôt les secours qui, eux-mêmes appellent la police. L’enfant est hospitalisé. La gendarmerie place la mère en garde à vue, accompagnée des deux enfants restants. Informé, Romano abandonne son travail pour l’hôpital où se trouve Estelle. Les gendarmes lui demandent de venir chercher les enfants. Mais, coincé à l’hôpital, Romano ne peut s’exécuter immédiatement. Qu’à cela ne tienne, les gendarmes se déplacent à l’hôpital… l’arrêtent et l’expédient au Mesnil-Amelot. La classe !

 Une enfant à l’hôpital, les deux autres précairement hébergés chez la grand-mère, la mère en garde à vue, le père en rétention : sous la responsabilité de Monsieur Besson les services de l’Etat agissent au mieux de l’intérêt des enfants !

Mn_81a.jpg Romano Kanda devait être présenté au juge des libertés et de la détention ce matin, 21 mars, après 48 h de rétention. Sa femme et ses enfants accompagnés de militants du RESF l’y attendaient quand ils ont été informés par un coup de téléphone de Romano qu’il était à Roissy, en cours d’embarquement pour Kinshasa.

 Joint en urgence, le directeur-adjoint du cabinet de Monsieur Besson se renseignait auprès des préfectures responsables (Essonne et Seine-et-Marne) et, finalement, estimait que tout était pour le mieux. Pour un peu il se féliciterait de cette application sans faille des lois. Certes, il allait se renseigner sur les conditions de l’interpellation qui, peut-être, étaient un peu limites mais pour le reste l’Arrêté préfectoral de reconduite à la frontière a été validé par le tribunal administratif et la cour d’appel…  Tout baigne ! C’est jouer les Ponce-Pilate au petit-pied ! Les lois sont faites pour fabriquer des sans-papiers et pour les expulser, les tribunaux respectent les lois, les hauts-fonctionnaires appliquent les décisions des tribunaux et les saloperies se font en toute légalité pour le plus grand confort des belles âmes.

 Chez Besson, on a le plus grand respect du droit… à géométrie variable ! En effet, Romano Kanda n’a pas de passeport, la police a vainement perquisitionné (de quel droit ?) chez la grand-mère des enfants et chez la belle sœur pour le trouver. Romano n’a été présenté à aucun consulat, il a été expulsé vers la RDC avec un ancien laissez-passer… Une expulsion conduite dans des conditions suffisamment hasardeuses pour que, semble-t-il, la mention à expulser en moins de 48 heures (pour éviter le passage devant le juge des libertés) figure sur son dossier en préfecture !vols.jpg

 On ne peut pas laisser faire. Il faut exiger le retour sans délai de Romano Kanda, arrêté dans des conditions scandaleuses, expulsé à la va-vite et arraché à sa compagne et à ses enfants.”arton17859-185b7.jpg

 

 

 

01/03/2009

"ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!" Je défends Ammar AMEDJAR : ce père marocain menacé d'expulsion par le Gouvernement français.

"ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!
VISIBLEMENT NOUS N'AVONS PAS TOUS LA MEME NOTION DE CE QU'EST LA VIOLENCE."____________________________carte_photos_maroc_amour_006_petite.gif

 

images-3.jpegBonsoir à tous et toutes,

Dernièrement, j'ai parlé de Ammar AMEDJAR : ce père marocain menacé d'expulsion par le Gouvernement français, dans mon article du 21 février titré "Je prends partie pour ces cinq histoires vraies, ordinaires et tragiques, de pères, de mères aussi, qu'on expulse. De familles qu'on démembre et d'enfants qu'on martyrise en les rendant quasi-orphelins."

Aujourd'hui, Ammar AMEDJAR a refusé d'embarquer... mais après ?images-4.jpeg

Je pense à sa femme, à ses enfants aussi : Maria et Amina.

Je suis horrifiée par cette situation scandaleuse, par laquelle on empêche un homme et une femme de vivre ensemble tranquillement avec leur deux enfants. On empêche ce père de vivre avec sa famille.

Voici le texte relatant l'histoire de cette famille écrit aujourd'hui sur le site du Réseau RESF, que je choisis ci-dessous de partager avec vous.

moton43.jpgVous pourrez lire en final la lettre poignante de l'épouse de Ammar : Rahma AMEDJAR.images-2.jpeg

S'il vous plaît, soyez nombreux à signer la pétition pour ce papa, pour ses deux filles qui pleurent leur père, pour Rahma, qui a le droit humain de vivre avec l'homme qu'elle aime.

Vous trouverez le lien pour la pétition en fin d'article, après la lettre de Rahma. Vous pourrez la retrouver aussi sur le site du Réseau d'Éducation sans Frontières : http://www.educationsansfrontieres.org

Sincèrement vôtre,

Chloé LAROCHE

 

moton50.jpg_______________"Un sans-papier calomnié et bientôt expulsé ?"

 

MISE À JOUR : Dimanche 1ER MARS 2009 : 12h10

"Richard Moyon, un des membres de RESF, vient d'être interpellé. Il est au poste de police 2F de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Il informait les passagers du vol Paris-Casablanca de 12h55 des conditions de l'expulsion de Ammar Amedjar : celui-ci serait entravé, menotté, bâillonné. Libération a entendu l'interpellation de ce responsable de Réseau Education sans frontières via le téléphone portable de l'intéressé.

Richard Moyon a été arrêté en vue d'une «vérification d'identité», en compagnie d'un autre membre de RESF. C'est la première fois, selon RESF, que la police répond ainsi à une information des passagers.

Les documents dont était porteur les deux membres de RESF ont été confisqués. En échange, si l'on peut dire, la police leur a donné un texte, retraçant les différentes peines de prison et amende encourues en cas d'outrage, d'entrave à la circulation d'un aéronef et autres délits.

Richard Moyon vient de refuser de signer un procès-verbal, lui reprochant une «destruction de tracts» (sic).

A 13h, les deux membres de RESF ont été libérés. Ils seront convoqués au tribunal de police pour «distribution de tracts dans un lieu public», selon le PV (corrigé) qui leur a été remis et qu'ils ont refusé de signer.

Voici un rappel des faits, concernant Ammar Amedjar :mini_meknes.jpg

Ammar Amedjar va probablement être victime d’une tentative d’expulsion dans les tout prochaines heures, après avoir fait les frais d'un campagne de dénigrement et de calomnies de la part de fonctionnaires.

Il a 27 ans, il est marocain, mari d’une jeune femme de nationalité marocaine elle aussi mais qui réside en France depuis l'âge d'un an et qui est titulaire d'une carte de résident (10 ans).

Ils se sont mariés en 2005 au Maroc. Après le mariage, elle rentre chez elle, en France, où vit toute sa famille, afin de faire une demande de regroupement familial. Déchirée, entre la France où est sa vie depuis toujours et le Maroc où se trouve son mari, elle fait des aller-retour. Des enfants naissent, Maria puis Amina.

En mars 2008, lassé d'attendre un regroupement familial qui ne vient jamais, Ammar entre en France avec un visa de trois mois ; lorsque celui-ci expire, il décide de rester près de sa femme et de sa première fille, la seconde devant naître peu après.

En juin 2008, à quelques jours de la naissance d’Amina, la police l'interpelle à son domicile, le place en garde à vue puis en rétention à Rennes. Conduit à l'aéroport, il refuse d’embarquer. Il est remis en garde à vue et passe en comparution immédiate à Rennes. Il est libéré mais condamné à un mois de prison pour refus d'embarquement.

Il retourne chez lui ; quelques jours après des policiers se présentent à son domicile en lui demandant de les suivre « pour des formalités administratives à la préfecture ». Il se retrouve à nouveau en garde à vue. L'après midi même, il est monté dans l'avion. Craignant une nouvelle condamnation, il embarque pour Casablanca.mini_essaouira.jpg

Après 2 mois loin de sa femme et de ses enfants, il décide en septembre de revenir clandestinement en France.

Et voilà que le 6 février, à la veille des vacances scolaires (un hasard, sans doute !), il est arrêté, à moins de 100 m de l'école où il vient à pied, comme chaque matin, déposer sa fille. Il est emprisonné à la maison d'arrêt d'Angers pour purger sa peine.

Le 28 février à l’aube, il est extrait de prison pour être conduit au centre de rétention du Mesnil-Amelot en attendant l’expulsion.

Mais, dans cette affaire comme dans d’autres, le fait de priver une femme de son compagnon et deux enfants de leur père s’accompagne d’une honteuse campagne de dénigrement et de calomnies. Il est plus confortable d’expulser quelqu’un qu’on a au préalable sali… Certains hauts fonctionnaires ne s’en privent pas, ça leur soulage la conscience.

Le préfet d’Angers et les membres du cabinet du ministre Besson l’ont fait avec ardeur, prenant l’air entendu, citant complaisamment un rapport de police, procédant par sous-entendus, insinuant, se fondant sur des ragots démentis… Toute une vilaine entreprise de démolition maîtrisée. On reste pantois devant ces procédés : ces très hauts fonctionnaires, polytechniciens, énarques, préfets qui se veulent l’élite font leur miel des trous de serrure.

Sur la prétendue violence d’Ammar, Rahma s’est expliquée, longuement et directement auprès du préfet et du directeur-adjoint du cabinet du ministre. L’un comme l’autre savent qu’elle dit la vérité mais, en service commandé, ils ne peuvent pas le reconnaître et répètent en boucle leurs pauvres ragots. On les plaint. Rahma s’explique à nouveau dans la lettre ci-dessous. La dignité qu’elle y manifeste contraste avec la bassesse des procédés qui lui sont opposés.

mini_casa.jpgAjoutons que s’il y avait eu délit, c’était à la justice de sanctionner. Ce n’est pas à l’administration de décider d’une peine arbitraire et disproportionnée (le bannissement) pour un délit qui n’existe pas. En outre si tous les maris contre qui une main courante a été déposée avaient été expulsés, on en connait qui ne seraient pas là où ils sont… Vous voulez des noms ? Selon que vous serez puissant ou misérable…

Il en va de même pour la sordide affaire d’allocation de parent isolé que Rahma a continué de percevoir alors qu’Ammar était revenu… Que voulait-on qu’elle fasse ? Qu’elle signale à l’administration le retour clandestin de son mari expulsé quelques mois auparavant et condamné à de la prison pour refus d’embarquer ? Si Rahma a commis une faute, qu’on la poursuive en justice ! Pourquoi s’acharner sur son mari et ses enfants ?

Ne concernerait-elle que le sort d’Ammar Amedjar et de ses enfants, cette affaire serait insupportable. Elle est l’emblème de la politique de démagogie anti-immigrés conduite sous l’égide de M. Sarkozy. Ammar Amedjar a une épouse qui est française de langue, de culture et pourrait l’être de papiers si elle s’en était souciée, le couple a un logement, deux enfants dont une scolarisée, Ammar a une promesse d’embauche. Mais il va être expulsé (aux frais du contribuable !) pour que l’électorat de Le Pen reste acquis à Sarkozy lors des prochaines élections européennes ! 

Mais cette histoire inquiète aussi par ce qu’elle dit des dérives de la haute administration amenée pour satisfaire aux exigences du régime à clabauder dans le cloaque de la calomnie pour justifier servilement une décision que chacun des fonctionnaires qui ont rencontré Rahma sait illégitime. Dans Grandeur et servitude du service de l’Etat, certains ont surtout retenu la servilité."

• Katia Beudin, Richard Moyon •


carte_photos_maroc_amour_003_petite.gifDECLARATION DE RAHMA AMEDJAR :


"JE SUIS L'EPOUSE DE AMMAR AMEDJAR. MON MARI A VECU LA PRISON, AUJOURD'HUI C'EST LA RETENTION.
MAIS CE N'EST PAS ASSEZ POUR UN HOMME QUI REFUSE D'ABANDONNER SA FAMILLE, IL EST MENACE DE RECONDUITE A LA FRONTIERE.
IL EST ACCUSE DE VIOLENCE, UN PRETEXTE TROP FACILE MAIS IDEAL AUX YEUX DES AUTORITES DANS LE BUT DE DENIGRER, DE RABAISSER ET D'HUMILIER MON MARI ET MA FAMILLE MAIS ENCORE DE CREDIBILISER DES ACTES DEPLORABLES ET INADMISSIBLES. 
PIRE, AFIN DE S'ACCORDER LE DROIT DE BRISER A VOLONTE UNE FAMILLE ! 


ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!images-4.jpeg
VISIBLEMENT NOUS N'AVONS PAS TOUS LA MEME NOTION DE CE QU'EST LA VIOLENCE.


MON MARI EST SANS-PAPIERS MAIS PAS SANS SENTIMENTS, CELA NE FAIT PAS DE LUI UN SOUSHOMME ET ENCORE MOINS UN CRIMINEL.
IL SERAIT VIOLENT MAIS CA N'A PAS EMPECHE LE JUGE PUIS LE PREFET (QUI SOI-DISANT CHERCHENT A ME PROTEGER) DE ME CONSEILLER D'ALLER REJOINDRE ET VIVRE AU MAROC AVEC MON MARI. CETTE PRETENDUE VIOLENCE N'INTERESSERAIT-ELLE PLUS PERSONNE HORS DU TERRITOIRE FRANCAIS ??


MON MARI EST VICTIME D'UNE POLITIQUE D'AFFLIGEANCE ET DE DIFFAMATION !!!


LA VIOLENCE C'EST A 4 PERSONNES QU'ELLE EST FAITE, C'EST A MARIA, AMINA A AMMAR ET A MOI. NOUS CHERCHONS TOUT LES quatre PROTECTION CONTRE CETTE VIOLENCE-CI.
ON NE PEUT PAS EN VOULOIR A UN MARI QUI NE CHERCHE QU'A ASSUMER SES RESPONSABILITES DE PERE, QUI VEUT VIVRE ET PROTEGER SA FAMILLE. 


IL A, DEPUIS SON ARRIVEE EN SEPTEMBRE 2008 VECU DANS LA CRAINTE D'UNE NOUVELLE SEPARATION AVEC NOUS. 
IL ME DISAIT SANS CESSE : " CE N'EST MA SITUATION DE SANS-PAPIER ET DE MANQUE DE LIBERTE QUI ME CHAGRINE LE PLUS MAIS MA PEUR D'ETRE ARRACHE A VOUS UNE NOUVELLE FOIS, JE NE POURRAI PAS SUPPORTER "


moton50.jpgAUJOURD'HUI, LE MINISTERE ME REPROCHE DE NE PAS AVOIR DECLARE A LA CAF VIVRE A MON MARI. COMMENT POURRAIT-JE FAIRE UNE TELLE DECLARATION A DES SERVICES QUI ME DEMANDERAIENT L'IDENTITE DE MON MARI ALORS QUE MA SEULE CRAINTE ETAIT DE PERDRE UNE NOUVELLE FOIS CE DERNIER ? ON NE PEUT PAS M'EN VOULOIR D'AVOIR CHERCHE A PROTEGER LE PERE DE MES ENFANTS. N'IMPORTE QUI EN FERAIT AUTANT. MAIS SI J'AI BIEN COMPRIS LA PROTECTION SELON LES AUTORITES, C'EST ARRACHER UN HOMME A SA FAMILLE ET METTRE EN PERIL TOUT SES MEMBRES.


QUI PEUT ADHERER A DE TELLES IDEES ???"


RAHMA AMEDJAR

__________________________  PÉTITION : 

SIGNEZ MASSIVEMENT ET RAPIDEMENT pour Ammar AMEDJAR.

Les petites MARIA ET AMINA ne doivent pas perdre une nouvelle fois leur papa !
 
Pour que le droit de vivre en famille soit respecté ... Parce qu’un homme qui refuse d’être séparé de sa famille n’est pas un criminel ...

 

22/11/2008

Suite à l'expulsion de la famille Rrusta, j'ai honte d'appartenir à ce pays dans lequel des enfants sont traités comme des délinquants

Suite de mon article d'hier : "Appel urgent pour une famille devant être expulsée le 22 novembre, dont quatre enfants".

 

 

--------------------------- URGENT __________________________ Des nouvelles :

 

dorian_cleavenger-c-t.jpgBonsoir,

 

Je suis triste ce soir, honteuse d'habiter la France. Honteuse de pouvoir y rester alors que des familles sont expulsées dans des conditions ignobles par des personnes iniques, viles, infâmes. Des enfants qui sont nés en France... sont expulsés avec leur parents ou sans eux, comme pour cette maman malienne dont je vous donne l'explication plus bas.

 

Je suis meurtrie ce soir de voir que l'on peut continuer de dormir sans réagir aux atrocités qui se passent dans notre pays. Alors je vous demande, si vous avez conscience que ce qui se passe est grave, de réagir en écrivant, en envoyant des mails, en signant les pétitions du site Éducation Sans Frontières, en faisant connaître à vos amis ce qui se passe.

Chloé Laroche

Voici les faits, donnés par le site d'Éducation Sans Frontières :

 

"Comme vous verrez dans le message, la famille kosovare de Pau a été expulsée. On a fait intervenir Josiane Balasko (qu'on remercie), en vain. La bête voulait ses proies...

C'est maintenant une jeune mère malienne qu'Hortefeux veut à son tableau de chasse. Il est prévu de l'expulser demain... sans sa fillette de 5 ans.  On dit ce qu'on pense aux responsables, sans injures ni diffamation... 

 

Ce 22 novembre 2008 :

 

SEMAINE DE TOUTES LES HORREURS CHEZ HORTEFEUX___________________fee-lune-t.jpg

 

Le ministre de la rafle et du drapeau que d'aucuns donnent partant de sa fonction semble décidé à laisser sa trace dans le livre des records de l'expulsion crasseuse.

Ce matin le préfet des Pyrénées Atlantiques a fait expulser une famille kosovare au départ d'Hendaye. Les parents et les quatre enfants (10 ans, 8 ans, 4 ans et 16 mois) ont été montés dans l'avion fourgon cellulaire du ministère préposé aux expulsions. Le plus jeune des enfants avait été opéré des amygdales trois jours auparavant. La maman avait été hospitalisée peu avant pour des problèmes psychiatriques graves. Comme quelques autres, la préfecture de Pau a mis au point une procédure ultra-rapide d'expulsion qui permet de couper court au contrôle de la justice. Les services préparent l'affaire dans la discrétion, demandent les laissez passer, réservent l'avion et, le jour dit, fondent sur leur proie, expulsé le jour même ou le lendemain, ce qui permet de se dispenser du passage devant le juge des libertés et de la détention. Félicitations au préfet des Pyrénées Atlantiques, beau travail, six expulsions d'un coup, dont quatre enfants, le ministre va être content. Au mois d'août, la famille Sylejmani et ses  enfants avait été expulsée dans les mêmes conditions de secret.

 

On continue en Seine-et-Marne où Fatoumata Diarra, jeune Malienne, a été arrêtée hier au guichet de la préfecture de Melun. Sa fille, Sira à cinq ans, elle est née en France, elle est scolarisée en maternelle à Dammarie Les Lys (77). Sira a passé sa première nuit séparée de sa mère enfermée au Centre de Rétention de Plaisir (78).

Sa maman, Fatoumata Diarra, est d'origine malienne, travaille, a un logement et veut vivre en France. Elle a déposé plusieurs dossiers de demande de régularisation dont deux sont en cours : un dossier de demandeur d'asile et un dossier de régularisation par le travail. Fatoumata Diarra a été arrêtée le vendredi 21 novembre à la préfecture alors qu'elle venait déposer ce dossier !

Sira est accueillie par des voisins. Le traitement imposé à madame Diarra et à sa fille Sira est inhumain On ne peut pas séparer un enfant de sa mère, quelque soit le prétexte, cela ne peut être toléré ! Elle est née en France et y vit. Elle est chez elle ! Cette enfant, de plus, est exposée aux plus grands risques dans son pays.

Madame Fatoumata Diarra et sa fille doivent pouvoir continuer à vivre parmi nous et Sira doit pouvoir poursuivre sa scolarité avec ses camarades.

Nous exigeons sa libération et demandons à monsieur le préfet de Seine et Marne de lui accorder un titre de séjour avec possibilité de travailler.

La même  semaine, le ministre de l'identité nationale avait été amené à régulariser précipitamment une  jeune femme privée du droit au séjour au prétexte du décès de son enfant français,  en rejetant la faute sur le préfet du 92 et en regrettant de n'avoir pas été informé. « Salauds de préfets » insinuait-il….

Cette fois-ci il est informé !

Les horreurs, ça suffit ! Le festival Hortefeux doit prendre fin. Cet homme et sa politique sont dangereux. Pour les sans papiers qu'ils martyrisent. Mais aussi pour l'administration et la police à qui ils imposent des gestes que la conscience des fonctionnaires ne peut que réprouver. Il faut que cela s'arrête. M. Hortefeux doit être arrêté.

Fatoumata sera traduite devant le juge des libertés et de la détention du TGI de Versailles (5 place André Mignot, 78000 Versailles) demain dimanche 23 novembre à 9 heures. Le RESF appelle à venir la soutenir. Une conférence de presse aura lieu devant le tribunal en présence de  la sœur de Fatoumata, d'enseignants de l'école de l'enfant et de parents d'élèves.

 ange-1124625925-t.jpgPour tous ceux que ces pratiques révoltent :

Téléphone, fax et mail du préfet de Seine et Marne.

Tel : 01 64 71 77 77   Fax : 01 64 71 75 25

secdircab@seine-et-marne.pref.gouv.fr

michel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.fr

fax : 01 64 71 76 51

Service éloignement 77 : 01 64 71 79 20

Service des étrangers  fax : 01 64 71 78 64

 

Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 - Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général  : secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr  et geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

 à Matignon  :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...

Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

 

Chloé 

 

 

 

Action urgente pour un couple et leurs quatre enfants devant être expulsés ce soir ou demain par avion militaire. Pétition et courriers à faire.

Pau (64) : Pour le couple Rrusta et leur quatre enfants en Centre de Rétention -URGENT : expulsion ce soir ou 

demain !! ____________________images.jpeg

 

Nous demandons que Monsieur et Madame Rrusta-Berisha et leurs enfants soient libérés du centre de rétention d’Hendaye. Ce n’est pas la place pour une famille !  Nous demandons que la préfecture de Pau prenne acte de l’état de santé de Madame Rrusta-Berisha, et tienne compte des démarches administratives et juridiques faites et à venir pour protéger Madame Rrusta et toute sa famille.

 

images-2.jpeg__________“Comment accepter que des enfants soient traités comme des délinquants ? Comment accepter que des parents soient humiliés devant leurs enfants ? Comment accepter la violence faite à cette famille ? Nous ne pourrons jamais nous résigner, nous ne pourrons jamais oublier ces actes terribles et honteux commis dans le Pays des Droits de l'Homme.” (Isabelle) _____________________

 

20h00 ce soir :

 

"Pas de jld et requête en réfère rejeté. La famille sera expulsée ce soir ou demain par avion militaire !!

 

La deuxième "Opération Kossovo" de la préfecture de Pau n’a pas complètement réussi : la famille Rrusta n’a pas été expulsée hier, comme on peut supposer qu’elle aurait pu l’être.

 

La famille devrait être présentée samedi 22 novembre au juge des libertés et de la détention. Dès que l’heure est confirmée, un message d’information vous parviendra.

 

Monsieur ELVERT RRUSTA et Madame HASA BERISHA sont originaires de l’ex-Yougoslavie, de Serbie-Kosovo. Dès qu’ils ont pu, ils ont quitté cette région avec leurs trois enfants, Bleranda, née le 17 octobre 1998, Saranda, née le 31 juillet 2001 et Miranda, née le 24 février 2004, les visions d’horreur de la guerre les poursuivant malgré tout.

 

Réfugiés en France depuis le 31 mars 2007, ils ont cru pouvoir se reconstruire, oublier, tourner la page. Arblend naît en France le 3 juillet 2007, espoir d’une vie nouvelle.

 

Malgré toutes les démarches effectuées, leur situation, comme celles de beaucoup d’autres familles, reste extrêmement précaire, jusqu’à ce 20 novembre 2008, où la préfecture de Pau fait procéder à leur arrestation.

 

Les quatre enfants, âgés de 16 mois à 10 ans, sont emmenés avec leurs parents dans les locaux de la CRS 25 où ils resteront enfermés pendant des heures, alors que les enseignants, les parents des camarades de classe, les amis les cherchent vainement, appelant la préfecture, la police et la gendarmerie qui ont prétendu ne rien savoir !

 

Ce jeudi 20 novembre 2008, journée internationale des droits de l’enfant, journée commémorative de la signature par la France le 20 novembre 1989 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, quatre enfants ont été arrêtés, quatre enfants ont vu leur mère partir d’urgence à l’hôpital, victime du nouveau traumatisme de cette arrestation, quatre enfants ont vécu dans la terreur de l’expulsion, car l’avion était prévu, l’expulsion devait se faire en catimini !

 

Nous demandons que Monsieur et Madame Rrusta-Berisha et leurs enfants soient libérés du centre de rétention d’Hendaye. Ce n’est pas la place pour une famille !

 

Nous demandons que la préfecture de Pau prenne acte de l’état de santé de Madame Rrusta-Berisha, et tienne compte des démarches administratives et juridiques faites et à venir pour protéger Madame Rrusta et toute sa famille."

 

Comité de Soutien 

 Ecoles Primaire et Maternelle

 Gaston Phoebus PAU

 

 

SIGNER LA PÉTITION :

 

________ http://www.educationsansfrontieres.org/article16612.htmlimages-1.jpeg

 

 

OU ÉCRIRE AU PRÉFET DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES :

philippe.rey@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr

OU ENCORE ÉCRIRE AU SECRÉTARIAT DE MONSIEUR HORTEFEUX : 

secretariat.general@iminidco.gouv.fr

 

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Ma lettre au Ministre Monsieur HORTEFEUX :

 

Monsieur le Ministre,

 

J'ai l'honneur de vous demander et de vous supplier de bien vouloir arrêter l'expulsion de la famille RRUSTA, qui comprend quatre enfants âgés de 16 mois à 10 ans.

 

J'ai appris avec effroi qu'ils se trouvaient dans un centre de rétention avec leurs parents, en attendant leur expulsion.

 

Au lendemain de la Journée des Droits de l'Enfant, vous ne pouvez accepter de poursuivre leur expulsion vers leur pays.

 

Dans le pays des Droits de l'Homme, les droits humains sont bafoués et je suis révoltée. Ces enfants n'ont pu recevoir les messages de soutien de leurs camarades de classe. Ils vont être rejetés de France comme des criminels. Ces enfants ne sont pas pires que les vôtres. Ils sont juste nés dans un pays difficile, que leurs parents ont fui, en temps de guerre. L’un d’eux est même né en France.

 

Je vous demande donc d'être clément et d'écouter ma supplique, car c'est une famille entière que vous déchirez, que vous brisez dans leur espérance, dans leur protection, en les renvoyant de France.

 

Je vous prie, Monsieur le Ministre, de bien vouloir agréer mes salutations distinguées.

 

Madame Laroche Chloé 

 

 

 

 

17/11/2008

Mon appel urgent pour une famille menacée d'expulsion. Deux enfants sont concernés. Pétition du Réseau "Éducation sans Frontières".

 

Bonjour,Mn_32.jpg

 

Vous savez que je suis indignée, révoltée, outrée... par la politique d'expulsion de nombreux étrangers sortis de France manu militari.

 

En voici un nouvel exemple, pour lequel je vous engage à bouger, car c'est une famille en souffrance, en danger et écartelée qui a besoin de votre aide.

Pour les aider, il faut rapidement participer à la pétition en cliquant sur ce lien et en allant signer sur  http://www.educationsansfrontieres.org/article16472.html

 

Cet appel est pour la famille KHALUIN. Deux enfants sont concernés dans ce drame.... Alors si votre coeur tremble de révolte et de solidarité, bougez en action d'écriture !!!Mn_EVENM009.jpg

 

Voici le récit de leur histoire rapportée par le site d'Éducation sans Frontières.

 

"Nogent sur Oise : régularisation pour la famille KHALUIN !

 

Mercredi 12 novembre, six policiers sont venus arrêter Monsieur KHALUIN au foyer ADOMA de Nogent sur Oise. Sa femme et ses enfants, absents à ce moment-là, ont pu échapper à l’arrestation. 

 

Ce sont des demandeurs d’asile qui ont fui la Chine à cause de persécutions religieuses. Ils ont reçu une Obligation à Quitter le Territoire Français. Le recours auprès de l’OFPRA a été rejeté la semaine dernière. Ils ont pourtant très peur d’un retour forcé en Chine car leurs coreligionnaires (ce sont des chrétiens) y sont persécutés (plusieurs ont été mis en prison). 

 

Les deux enfants (8 ans 1/2 et 3 ans) sont scolarisés dans les écoles élémentaire et maternelle de l’Obier. La petite parle le français sans aucun accent alors qu’elle n’est en France que depuis un an ! Tous ses enseignants sont admiratifs. C’est vraiment remarquable. La maman était professeur et elle apprend elle-même très vite le français. Dès son arrivée, elle a participé à la vie de l’école. Il s’agit d’une famille très dynamique, confiante et intelligente dont on devrait se réjouir de l’arrivée, car ce sont des personnes de qualité. Mn_BIJOU001.jpg

 

Nous, parents d’élèves, enseignants, citoyens, élus…, voulons que cette famille reste en sécurité en France et qu’elle voit sa situation régularisée."

 

Mn_10.jpg_____  Moi aussi, je voudrais que cette famille reste en sécurité en France et que ces enfants puissent vivre avec leurs deux parents.

 

Signons nombreux la pétition sur http://www.educationsansfrontieres.org/article16472.html

Chloé Laroche

 

 

 
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