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19/07/2009

Une femme enceinte privée de son mari et deux fillettes privées de leur papa. C'est le cadeau du 14 juillet à la FAMILLE.

BLD050933.jpgBonjour à tous et toutes,

 

J'ai reçu le communiqué de presse du 17 juillet du Réseau d'Éducation Sans Frontières (RESF) concernant l'expulsion d'un père de famille vers le Nigéria. Des choses graves se passent... qui me hérissent. Aussi, je vous en parle et vous transmets le communiqué en bas de mon article.

Vous savez que depuis quelques mois, j'ai déjà écrit quelques articles sur des pères expulsés de France, des pères ayant des enfants en France, lesquels pleurent tous leur papa.

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Vous pouvez découvrir la tragédie de ces situations d'écartèlement des familles en cliquant à gauche sur la catégorie : "Non aux expulsions et aux camps" et sur la catégorie : "Chloé défend les pères expulsés".

Pendant que le Président de la République régalait à l'Élysée lors du 14 juillet, pendant le concert et le feu d'artifice à la Tour Eiffel, pendant le défilé militaire... un drame se tramait à Paris.

75627162.jpgJynia, une maman enceinte devant accoucher au mois d'août, a dû emmener ses deux fillettes en RER et en bus voir une dernière fois leur papa Emmanuel à la prison administrative du Mesnil-Amelot, avant son expulsion vers le Nigéria. Ces fillettes s'appellent Aimée et Emmanuella. L'une a 5 ans, la deuxième a deux ans et 7 mois.

Leur père s'occupait d'elles jusqu'alors au quotidien car c'est la maman qui allait travailler, en usine.

On a supplié le Président, envoyé des mails, des faxs.BLD057095.jpg

La réponse... froide, fut la suivante : "Les Etats n’ont pas de sentiments, ils n’ont que des intérêts".

Emmanuel Oladipo a été expulsé le 14 juillet avec d'autres sans papiers, en larmes, désespéré, laissant une famille démembrée, une femme devant accoucher sans lui, un nourrisson qui n'aura pas de papa à la maternité.

Je trouve cela si triste, si révoltant !scp018788.jpg

Je souhaite que ce père de famille puisse revenir en France au plus vite et que l'État français fasse des excuses à cette famille déchirée.

73142405.jpgPlus tard, ces enfants porteront plainte pour atteinte aux Droits élémentaires de la Famille, ce droit parmi d'autres Droits d'avoir leur père et leur mère près d'eux.

Emmanuel, nous ne t'oublions pas. Je suis vraiment désolée pour toi.

Que Dieu te vienne en aide et te sorte de cette situation totalement injuste et horrible pour ta famille.

Que ta compagne ait la force d'espérer et d'accoucher sereinement, sans ta présence physique à ses côtés.

Que Carla Sarkozy lise mon article et fasse un geste pour toucher le coeur de son mari, pour qu'Emmanuel soit présent à l'accouchement de son futur enfant.BLD057098.jpg

 

Chloé LAROCHEpe0058169.jpg

 

PS : Voici ci-après l'article relatant l'expulsion d'Emmanuel vers le Nigéria envoyé par le site de RESF : http://www.educationsansfrontieres.org

__________________________________________________

 

 

200352333-001.jpg17 juillet 2009 / COMMUNIQUÉ DE PRESSE sur l'expulsion d'Emmanuel Oladipo envoyé par le Réseau d'Éducation sans Frontières :

Contact sur ce dossier : Danièle Thuillier-Jugan : 06 16 66 08 84 / Richard Moyon : 06 12 17 63 81

 

"Le 14 juillet 2009 a été un grand jour pour le Président : parade militaire sur les Champs-Elysées, garden-partie à l’Elysée, concert sur le Champ-de-Mars, feu d’artifice sur la Tour Eiffel et, cerise sur le gâteau, une famille démantibulée, éclatée entre deux continents, le père, Emmanuel OLADIPO, expédié par charter à des milliers de kilomètres de sa femme et de ses enfants. Une décision personnelle du chef de l’Etat.

Sa femme a deux enfants, Aimée, 5 ans, française, issue d'une première union et Emmanuella 2 ans et 7 mois, fille d’Emmanuel OLADIPO. Toutes deux sont élevées au quotidien par Emmanuel : c’est en effet sa femme qui travaille en usine de 5h à 14h puisqu’on lui interdit de travailler.

Madame Sylla, la mère des deux fillettes, est enceinte de huit mois. Elle doit accoucher début août. Elle s’est rendue le 14 juillet à la prison administrative du Mesnil-Amelot, avec ses deux fillettes, en RER et en bus, pour que les enfants voient une dernière fois leur père avant son expulsion.

Pendant ce temps, des centaines de mails et de fax demandant que la famille OLADIPO ne soit pas démembrée étaient adressés au Ministère de la Rafle et du drapeau ainsi qu'à l’Elysée. Les centaines de coups de téléphone, passés d’abord au Ministère puis à l’Elysée -quand il s’est confirmé que M. Besson compte pour du beurre-, n’ont pas réussi à empêcher l’irréparable. Les appels à l’humanité, la demande que les enfants ne soient pas privés de leur père, que Jinia Sylla n’accouche pas sans son compagnon n’ont pas été entendus.

« Le Président est informé, il suit l’affaire, il prendra une décision » répondait invariablement Olivier Thévenet, fonctionnaire chargé par ses supérieurs de couvrir de mots policés une politique abjecte. La décision du Président est tombée, méprisante, glaciale, inhumaine : l’expulsion pour Emmanuel OLADIPO, la privation de leur père pour trois enfants, de son compagnon pour une femme. « Les Etats n’ont pas de sentiments, ils n’ont que des intérêts » dit-on. C’est pareil pour les chefs d’Etat.

Le RESF, toutes celles et tous ceux qui sont intervenus au nom du droit à vivre en famille, du droit des enfants de vivre avec leurs parents et de la simple humanité adressent leurs vives félicitations à ceux qui, directement ou indirectement, ont collaboré à ce haut fait. Dans l’ordre le Président de la République qui, comme chacun sait, fait tout dans ce pays, même comme ici, les basses œuvres. Il faut aussi féliciter ses collaborateurs, son premier ministre et ses services mais aussi, de façon nominale, Messieurs Laurent Mercier (Conseiller de Besson), Olivier Thévenet, Maxime Tandonnet et Cédric Goubet qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour conduire cette lamentable histoire à son terme lamentable.

L’affaire ne s’arrête pourtant pas là. A cette attitude de barbares, nos technocrates de l’Elysée et d’ailleurs ajoutent un gaspillage insensé des deniers publics et une incurie qui partout ailleurs qu’à la Cour vaudrait le congédiement sans délai. Qu’on en juge.

 

Emmanuel Oladipo est réveillé à 4h30 du matin et conduit au Bourget. Il est monté dans un charter d’une capacité minimum de 80 places où le rejoignent une femme, nigériane aussi et six policiers. L’appareil décolle pour Amsterdam. 33 Nigérians (dont des femmes et des enfants) sont à leur tour embarqués ainsi que 6 policiers néerlandais. Direction Madrid où quelques sans papiers supplémentaires sont chargés avec 6 policiers espagnols. L’avion part pour Lagos. Mais, pris dans des turbulences (un gros trou d'air, ils ont eu une vraie peur), l’appareil tombe en panne. Il fait demi-tour et revient à Madrid vers 19h. Bricolages tous azimuts, l’avion repart vers 1 h du matin et atterrit à Lagos à 6h40. 24h de voyage, plus le retour pour les policiers à qui on souhaite de ne pas emprunter le même appareil… On imagine le prix ! Pas étonnant que le gouvernement doive emprunter !

 

Il est hors de question que l’affaire en reste là. Emmanuel Oladipo se rend sur le champ au consulat de France pour y demander un visa afin de pouvoir assister à la naissance de son enfant. Il est évident qu’après un tel enchaînement de gestes inhumains et d’incompétence, les plus hautes autorités de l’état auront à cœur de se faire pardonner en le lui faisant délivrer d’urgence."

* * *

____________________________________________________________ Article précédent du RESF :

 

[Resf.info] URGENT et IMPORTANT

M. EMMANUEL OLADIPO,

père menacé d'expulsion samedi

  • 9 juil. 09 à 17:20

    22/04/2009

    Ma lettre ouverte à Monsieur le Ministre de l’Immigration pour Vassili KOCHKADZE, atteint par l'hépatite C et menacé d'expulsion vers la Géorgie.

    wef003.jpgLETTRE OUVERTE à Monsieur le Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Co-Développement.


    Objet : Demande de ne pas expulser Vassili KOCHKADZE en Géorgie.

    _________________________________________________________AA035484.jpg


    Monsieur le Ministre Éric BESSON,

    Sous couvert de Monsieur le Préfet de la Somme et de la Picardie,

     

    Je me permets de solliciter votre attention sur le cas de Monsieur et Madame KOCHKADZE.

    Voici un rappel des faits : Vassili KOCHKAZE, né le 16 mars 1979, et Choréna KOCHKAZE, son épouse, ont fui la GEORGIE pour arriver en France le 13 mai 2002 afin de solliciter une demande d’asile politique, leurs vies étant menacées en cas de retour… En effet, en avril 2000, Vassili KOCHKAZE a été arrêté, battu et gravement blessé par un coup de couteau à la poitrine nécessitant une hospitalisation, parce que son père était un militant politique. La demande d’asile politique a été rejetée tout comme les recours. Vassili est maintenant atteint de l’hépatite C. Leur fille Anano est née, en France, le 15 novembre 2002. Leur fils David, né le 16 octobre 1998 en GEORGIE les a rejoints le 17 septembre 2004.e003114.jpg


    Arrêté, alors qu’il sortait de la prison d’Amiens, lundi 20 avril 2009 au matin, Vassili KOCHKADZE vient d’être placé au Centre de Rétention de Mesnil Amelot pour une possible expulsion en GEORGIE. Il reste que son arrestation après qu’il ait purgé sa peine, le risque d’une expulsion parce qu’il est déjà placé en Centre de Rétention, sans qu’il puisse revoir sa famille, constituent une réponse inhumaine aux actes républicains que devraient se donner un service d’Etat, car la « double peine » est maintenant abolie, semble-t-il…

    De plus, la Préfecture de la Somme sait juridiquement :

    images.jpeg- Que Vassili KOCHKADZE est en grande difficulté de santé : il est atteint d’une hépatite de type C. Il est consulté régulièrement par le Docteur CAPRON du Centre Hospitalier Nord d’Amiens.
    - Qu’il ressort d’une jurisprudence établie que l’hépatite C ne peut être soignée en Géorgie : « tribunal administratif de Rouen, ord. Juge des référés, 18 dec.2006 –M.M.BASAEV ; N°06-02993 + ord. Juge des référés, 12 jan.2007- M. Zaza GOGUADZE; N°6-03260 + Juge délégué, M. Zourabe KASSOIANE ; N°7-00076 (R.07-025) + ord. Juge des référés, 13 mars 2007- M. Mamouka BROAIN. ; N°07DA01169 Cour Adm.d’Appel de Douai, M.Ura TELOIAN déc.2007…».


    Une possible expulsion est totalement insupportable pour Vassili KOCHKADZE car l’absence de traitement peut amener des conséquences d’une exceptionnelle gravité, à savoir le risque d’évolution vers une cirrhose du foie à moyen terme. C’est pourquoi je me permets de vous interpeller, Monsieur le Ministre, car je souhaite qu’un regard bienveillant et humain puisse être apporté à Vassili KOCHKADZE en le libérant au plus vite et en faisant en sorte qu’il puisse se soigner décemment à Amiens.200385377-001.jpg


    K30-403835.jpgEn outre, il est insoutenable pour Vassili KOCHKAZE, ayant fui la GEORGIE en 2002, de se voir expulser : il est marié avec Choréna et a deux enfants dont la petite Anano, je vous le rappelle, est née en France et a six ans.

    Je vous prie, Monsieur le Ministre, de bien vouloir considérer ma demande et agréer l'expression de mon attachement aux Droits de l’Homme ainsi que l’expression respectueuse de mes salutations républicaines.

    Chloé LAROCHE

     

    Fait à Grenoble, le 22 avril 2009.

     

     

    ________________ VOUS POUVEZ VOUS AUSSI ÉCRIRE POUR CETTE FAMILLE, EN REPRODUISANT CETTE LETTRE ET EN L'ENVOYANT AUX ADRESSES MAILS SUIVANTES :

     

    A la préfecture d’Amiens par courriel :

     

    courrier@somme.pref.gouv.fr 

    lena.cojan@interieur.gouv.fr




    - Aux Ministères de l’Immigration, Élysée, Matignon, Affaires étrangères :

    patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

    thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

    guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

    sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr

    geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

    g@larrive.com

    maxime.tandonnet@elysee.fr

    claude.gueant@elysee.fr

    emmanuelle.mignon@elysee.fr

    david.martinon@elysee.fr

    franck.louvrier@elysee.fr

    jean-paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr

    antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr

    igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr

    myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr

    brigitte.collet@diplomatie.gouv.fr

    olivier.serot-almeras@diplomatie.gouv.fr

    'patrice.champion@diplomatie.gouv.fr

    pierre.thenard@diplomatie.gouv.fr




    ________ POUR PLUS D'INFOS :

     

    Réseau Education Sans Frontières de la Somme, BP80713, 80007 AMIENS cdx 01,

    Contacts tel 06 31 91 08 07,

    Permanences Hebdomadaires : Tous les mercredis à 17h30, salle Dewailly à Amiens

     

    _________ et bien sûr : http://www.educationsansfrontieres.org

    17/04/2009

    Dans une gare de l'Ain, Miao LIN, un futur père de famille est menotté par les agents de la PAF sous les yeux horrifiés de sa compagne en état de choc.

    1241993-1.jpgJe souhaite vous faire connaître le sort d'un jeune arrivé en France en 2003, Miao LIN. Sa compagne attend un bébé et Miao est un heureux futur papa. Il s'est très bien intégré en France. Il souhaite y vivre et y travailler. Il fait tout dans ce sens-là, mais malheureusement tout le monde n'est pas de cet avis.200392248-001.jpg

    En effet, il attend de connaître le sort qui lui sera réservé depuis qu'il a été emmené dans un camp de rétention, menotté sous les yeux apeurés de sa compagne.

    Je partage aujourd'hui avec vous le texte envoyé par le réseau d'Éducation sans Frontières (voir ci-après), en espérant que vous serez touchés, révoltés, retournés par cette situation révoltante et que vous irez signer nombreux la pétition sur le site www.educationsansfrontieres.org .... et pourquoi pas... envoyer fax et mails aux adresses données ci-dessous.

    Je souhaite à Miao LIN de ne pas être expulsé vers la Chine, où il n'a plus aucune attache, ses parents étant ici en France.

    dds_63.jpgJe lui souhaite de pouvoir regarder naître son enfant et de pouvoir l'élever avec sa compagne.SB10065545IW-001.jpg

    Je souhaite aux autorités françaises de se souvenir encore et toujours que chaque enfant du monde a le DROIT de grandir auprès de ses deux parents.

    Chloé Laroche

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    "Miao Lin : jeunesse volée, bientôt bâillonné et attaché au siège d’un avion ?"  

    TEXTE DU SITE www.educationsansfrontieres.org
    du Mercredi 15 avril 2009.

     

    "Le 31 mars, Miao est arrêté à la faveur d'un contrôle d'identité. En gare de Bellegarde sur Valserine (01), les agents de la PAF se font un malin plaisir de menotter ce futur père de famille sous les yeux horrifiés de sa compagne en état de choc. Miao fait partie de la vague d'arrestation des "18 de Paris" autrement dit du 1er avril offert par Eric Besson.

    A partir de là, la situation se dégrade très vite : en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, aucun juge ne trouve à redire de l'étroitesse des lois, la légalité de la procédure est confirmée. L'une après l'autre, les voies de droit se ferment.

    Plus de mille signatures sont recueillies dans les 48 heures. Régis Guyot (préfet de l'Ain, auteur de l'APRF pris contre Miao) a manifestement mieux à faire que de répondre aux nombreuses et pertinentes interventions émanant d'élus PS, Verts, PC (des conseillers d'arrondissements aux parlementaires compétents en passant par les vices-présidents de région et les maires : chacun-e s'est mobilisé-e).

    "Culture du résultat"

    Encore retenu au centre Satolas (Lyon), plus rien ne s'oppose à ce que, à tout instant, Miao soit placé dans un avion.

    Il est urgent de faire entendre la voix des citoyens comme des élus et de libérer Miao.

    Il est urgent d'obtenir l'abrogation de cette ignoble décision prescrivant la reconduite de Miao en Chine, conséquence directe du "culture du résultat" si cher aux préfets soumis aux impératifs du chiffre.

    "Jeunesse sans-papiers, jeunesse volée"

    Miao LIN, 23 ans, vit à Paris, sans papiers. En 2003, Miao est venu retrouver ses parents en France. Miao a été scolarisé dès son arrivée. Remarqué pour son assiduité, Miao est soutenu par ses professeurs. Son mérite est salué de tous. Après une année d'adaptation et deux CAP, toujours sans titre de séjour et pour autant dans l'obligation d'aider sa famille, à l'été 2008 Miao trouve du travail dans la restauration.

    Enthousiaste, autonome, Miao s'est toujours acharné à travailler – beaucoup, tout le temps. Famille, corps enseignant, amis : Miao fait l'unanimité.

    Sa compagne attend un enfant de lui. Un artisan des métiers du bois se démène pour pouvoir l'embaucher. Miao n'a plus d'attaches en Chine, il n'est du reste jamais allé à Pékin. Le renvoyer brisera sa famille et sa vie si chèrement construite en France."


    Contacts :
    Lucille Prado 06 65 64 86 72
    Muriel Carpentier 06 30 91 27 81


    Liens
    http://www.educationsansfrontieres.org/?article18790
    http://www.educationsansfrontieres.org/?article19098
    http://www.educationsansfrontieres.org/?article18765
    http://www.educationsansfrontieres.org/?article18820
    http://www.educationsansfrontieres.org/?article18821


    Actions d'envoi de fax et mails:


    Le texte de la pétition http://resf.info/P1112 ou le modèle de fax dans l'appel à fax/mail peuvent servir de modèle dans vos courriers adressés:

    A la préfecture de l'Ain, préfet Monsieur Régis GUYOT pour obtenir l'abrogation de l'APRF

    Fax: 04 74 23 26 56

    Mail: regis.guyot@ain.pref.gouv.fr

    et Françoise GUILLERMIN /
    Mail: francoise.guillermin@ain.pref.gouv.fr (même fax)

    A la préfecture de Paris, préfet Monsieur Michel GAUDIN pour obtenir la régularisation :

    Fax: 01 53 71 67 23

    Mail: prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

    Au MIIIN (Ministère de l'immigration, de l'intégration et de l'identité nationale ...) Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

    Standard 01 77 72 61 00

    Secrétaire général:  secretariat.general@iminidco.gouv.fr (pensez à modifier l'en-tête de votre courrier).
    Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
    Conseillère en communication: laure.frugier@iminidco.gouv.fr

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    10/04/2009

    Un an de blog ! J'écris pour la solidarité et la connaissance des souffrances d’autrui, morts ou vivants, afin que le coeur humain ne soit plus endormi et sache qu’il est sur une planète où d’autres humains vivent et souffrent, parfois horriblement.

    Blog visité 45 764 fois depuis sa création le 10 avril 2008, avec 7804 visiteurs au cours du dernier mois, en mars 2009. Ce blog est tenu par Chloé Laroche, écrivaine iséroise et violoniste, conductrice-accompagnatrice de personnes handicapées et âgées. Elle a choisi de partager avec vous gratuitement sur le net ses livres, ceux qui sont épuisés dans le commerce et ceux qui ne sont pas encore édités. Elle offre ici ses textes, sa pensée, ses réactions face à l'actualité, son entraide pour les parents qui comme elle ont perdu un enfant ou qui comme elle ont adopté un enfant venu d'ailleurs ou handicapé.

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    images-7.jpegBonjour à tous et toutes,

     

    Aujourd’hui, mon blog a un an.

    Il est beaucoup lu et consulté.

     

    J’en suis heureuse car je le fais pour la solidarité et la connaissance des souffrances d’autrui, morts ou vivants, afin que le coeur humain ne soit plus endormi et sache qu’il est sur une planète où d’autres humains vivent et souffrent, parfois horriblement.images-5.jpeg

    Un homme m’a dit ceci, lorsque je lui ai parlé des crimes et des viols commis par les quatre parachutistes de Toulouse en 1989 : “Tu sais, tous les soirs, il y a des femmes qui se font violées. Là, maintenant, pendant qu’on parle. Tu ne changeras rien. J’ai renoncé depuis longtemps à changer le monde et à combattre pour un monde meilleur. Je vis, c’est tout. Je pense à moi.”

    Je sais que je ne changerai pas le monde. Le monde avance, il évolue.images-10.jpeg

    Il est chargé de violences, d’atrocités, de guerres, de pauvreté, de faim, de crise.

    images-8.jpegIl est beau aussi. La planète est belle. Les forêts. Les arbres sous la rosée. L’orage qui illumine la montagne. Les gentianes qui s'épanouissent tout en haut des sommets.

    Et puis... l’ours blanc qui se bat contre un destin qui risque de l’emporter et des hommes impuissants devant la fonte des glaces, devant l’évolution d’un monde en essor industriel.

    664998.jpgLe monde est beau devant l’enfant qui naît, le bébé qui grandit, l’enfant qui découvre le monde auprès de ses parents heureux et amoureux. Le monde est beau quand la mariée dit oui à son mari sans être forcée à le faire. Quand la femme fait l’amour avec un homme dans le respect mutuel et non dans la prise d’une forteresse féminine par un homme avide de pouvoir et de violation d’un territoire intime.

    Le monde est beau quand les hommes peuvent communiquer et parler entre eux dans la résolution des conflits, au lieu de se tuer entre eux  et de violer des femmes et des enfants pour assouvir des instincts de domination d’un peuple sur un autre.

    “Dénoncer est un acte citoyen”. Aussi, je dénonce dans mon blog et je parle. Je dénonce la cruauté et la violence. Je dénonce l’indifférence. Je défends la solidarité, l’entraide, la compassion, l’aide humaine.

    i9.jpgJe défends les papas expulsés, arrachés à leurs enfants, leur femme. Je défends les familles expulsées, les enfants arrachés à leurs classes d’écoles françaises. Je me réjouis des combats gagnés, comme celui mené pour la famille de Jacques, 7 ans, qui a déjà vu deux fois en 18 mois ses deux parents enfermés en camp de rétention avant l’expulsion définitive. Celle-ci a été enrayée, Dieu merci. Voici l’appel du 29 mars faite pour eux par le Réseau d’Éducation Sans Frontières : “Mme Zengh et Monsieur Lin ont été tous deux arrêtés hier matin sur leur lieu de travail. Ils vivent en France depuis maintenant 10 ans. Comme nous tous, ils travaillent et déclarent leurs impôts. Et surtout, ils souhaitent élever leur fils Jacques en toute sérénité, parmi nous, et avec nous. Jacques a suivi une scolarité tout à fait normale : on le connaît depuis la petite section de maternelle à l’école 61 Vitruve et a intégré le 16 Riblette en ce début d’année scolaire avec ses copains en CP. C’est un bon élève, apprécié des enseignants et c’est un bon copain.” Jacques a retrouvé ses parents, après une bataille de mails, faxs, et de réactions de nombreux militants.images-1.jpeg

    Mais combien d’enfants voient leur père expulsé ? Combien sont nés en France et  doivent partir dans un pays inconnu et dangereux pour leur famille ?!! Combien d’enfants vivent le traumatisme de l’écartèlement d’une famille, dont certains membres sont renvoyés de France... ou bien le déracinement brutal, assorti d’un arrachement aux sièges de leur école, à leurs camarades, à leur maison... ?

    1604707744.jpgEn cette année, j’ai gagné une bataille personnelle et familiale. Je viens d’obtenir la nationalité française pour la petite roumaine handicapée dont je m'occupe depuis 2001, Julia. Elle a maintenant 16 ans et la France l’a acceptée comme une citoyenne, ce qui est une excellente nouvelle pour son avenir et le risque oublié maintenant d’une expulsion à l’âge de la majorité. Julia va bien et poursuit ses progrès grâce à l’IME qui l’accueille. Elle commence à travailler un peu, une demi-journée par semaine, pour des travaux d’artisanat, à sa demande. Elle ne parle toujours pas, sauf pour quelques mots ; la difficulté orale demeure. La question de son avenir s’est posé dernièrement, puisque son autonomie va être restreinte, étant donné son handicap mental. Elle n’est pas autonome, sauf dans un cadre précis. Elle ne peut sortir seule et n’a pas conscience seule des dangers. C’est une immense chance que Julia ait pu avoir sa place dans un IME, étant donné le nombre d’enfants handicapés qui ne peuvent bénéficier d’accompagnement et d’aide spécifique, adapté à leur handicap.

    D’autre part, je poursuis pour ma fille du Bénin le combat pour l’adoption définitive dont j’ai parlé dans la catégorie “Adoption, parentalité, handicap”. J’ai fait appel de la décision de cet automne et je suis convoquée en juin avec mon avocate. Je vous tiendrai au courant de tout cela.1262767637-1.jpg

    1474423421.jpgEt puis, mon fils a maintenant quatre ans. Après une varicelle sortie ces derniers temps, il va bien. Il grandit sereinement, même si la tristesse l’envahit parfois depuis la mort de son père il y a un an. Je parle avec lui de ce départ, mettant des mots sur les larmes, sur les colères parfois, sur cette colère d’enfant qui sort en agressivité. L’inéluctabilité de la mort est tellement effrayante pour un petit d’homme qu’il est parfois nécessaire de revenir sur les faits et de mettre des mots sur les maux. Maux de l’âme, mots d’un deuil difficile, silence d’une absence et souvenirs d’un corps sans vie. Pour moi, c’est difficile aussi, car au-delà des mois d’attente d’un homme absent de notre vie... c’est le père de mon fils qui s’est absenté pour toujours. Les souvenirs hantent parfois mon coeur et quand j’ai dit dernièrement à mon fils que je suis triste aussi, il m’a demandé pourquoi. “Parce que j’aimais ton père, que nous nous sommes aimés et que c’est grâce à cet amour que tu es arrivé.” 575383478.jpg

    1328905394.jpgIl y a aussi ma fille Océana qui est partie si vite il y a douze ans. Elle me manque tant. images-4.jpeg

    i15-1.jpgIl y a un an, j’ai commencé ce blog car j’étais dans un désert et un cataclysme d’évènements qui s’accumulaient. Cela a commencé par des agressions reçues d'un jeune homme autiste dans mon taxi, en mars 2008, qui me frappe violemment alors que je le conduis à son IME. Le 2 avril 2008, à la suite de ces violences et de deux arrêts de travail, mon contrat de travail est rompu. Le même jour, mon compagnon, un homme avec qui j’étais depuis trois mois me quitte. Brutalement. “Ta vie est trop difficile.” Puis plus tard, il s’explique : “Tu perds ton travail. Tu te fais frapper par cet handicapé mental. Et puis cette fille handicapée, dont tu t’occupes et pour laquelle tu t’es engagée, c’est trop difficile. Je ne supporte pas. Je sais, c’est lâche... Sans parler de ton autre fille adoptive dont l'adolescence la rend malmenante envers toi... Il n’y aurait pas tout ça, je serais resté. Je t'aimais vraiment.” Cet homme était en plein divorce, avec quatre enfants. Quelques semaines auparavant, il était très mal dans son coeur et sa tête. Je l’ai soutenu. J’ai vu ses larmes, écouté sa douleur, cru en notre rencontre. Et puis, il s’est réparé à mes côtés, a repris confiance en lui, et ce jour d’avril, il est parti.

    images-2.jpegLe 7 avril, le frère du père de mon fils m’appelle. “Il est mort. Sur la table d’opération.” Le père de mon fils était mort. Ce fut un choc. Un choc aussi d’annoncer cette mort à mon fils âgé alors de trois ans. Un choc de l’amener près du corps étendu. Un choc de voir partir dans l’immensité la rose perdue d’un amour défunt. De rester sur terre le seul parent d’un enfant, seule moitié responsable d’une vie.images-2.jpeg

     

    Aujourd’hui, cela fait un an.

    images-6.jpegEt je choisis de parler de Abir Al Janabi, jeune fille irakienne de 16 ans. Pour dénoncer sa mort, son viol, ses viols, son calvaire. Pour que le monde sache. Pour que le monde ne se voile pas la face. Pour qu’il pleure. Pour qu’il se souvienne d’Abir et de sa famille assassinée par des soldats américains. Des soldats malades de la haine. Malades comme les quatre parachutistes qui ont violé et tué en 1989 deux femmes et une enfant (voir mon article d’hier).

    Voici ci-après un article relatant la mort et le calvaire de cette jeune femme.

    Je suis immensément peinée de ce qu'elle a dû endurer, immensément triste pour cette jeune femme et toute sa famille massacrée.

    Avec mes meilleures pensées à tous et toutes.

    Chloé Laroche

     

    _______________________________ Archives Droit International ONU________________

    Atrocités Américaines en IRAK : Le crime de Mahmoudiya.

     

    Des soldats us-américains ont planifié durant une semaine le viol d'une jeune fille iraquienne de 16 ans, Abir Al Janabi, son assassinat et celui de sa famille :

    “Trois mois après les faits, un nouveau crime perpétré par des soldats usaméricains en Iraq a été révélé au grand jour. Des soldats ont violé une jeune fille iraquienne avant de l'assassiner avec trois membres de sa famille, dont un enfant, dans une zone située à 9 Km au nord de Mahmoudiya (sud de Bagdad).

     

    Les premières investigations de l'armée usaméricaine ont révélé la barbarie du crime, perpétré au mois de mars dernier, avec préméditation, puisque préparé durant une semaine, ce qui expose les auteurs à la peine de mort, selon un officier usaméricain.

     

    L'agence Associated Press a indiqué le samedi 1er juillet 2006, sur la foi des déclarations d'un responsable usaméricain proche de l'enquête « que les soldats s'étaient introduits dans la maison d'une famille arabe sunnite, avaient séparé la femme de trois membres masculins de la famille, l'ont violée puis brûlée vive à l'aide d'un liquide inflammable en vue de camoufler le crime, puis tué les autres membres de la famille ».

     

    Le responsable, qui a réclamé l'anonymat, a indiqué aussi que les soldats ont étudié les victimes durant une semaine et qu'ils avaient prémédité leur forfait ». Un autre haut responsable militaire usaméricain, qui lui aussi a réclamé l'anonymat, a révélé que l'une des victimes était un enfant et que l'affaire a été éventée au cours d'une séance de discussion de routine, indiquant qu'un soldat avait reconnu son rôle dans les faits et qu?il a été appréhendé.

     

    Un crime d'opportunité

     

    Le même responsable reconnaît que le crime semble être le fruit d'une «certaine opportunité», puisque les soldats impliqués n'ont pas subi l'attaque d'éléments armés, mais avaient tout simplement remarqué la femme, qu'ils ont ensuite violé et assassiné, au cours de leurs précédentes patrouilles. Un soldat non impliqué dans l'affaire a apporté son témoignage : il avait aperçu ses compagnons lors de la préparation de leur forfait, puis une fois celui-ci commis, remarqué leurs habits ensanglantés. Des responsables usaméricains ont reconnu qu'ils étaient au courant des assassinats des membres de la famille, mais croyaient que c'était le fait des violences interconfessionnelles.

     

    Les premières soupçons se sont orientés vers deux soldats de la 502ème Division d'Infanterie, aperçus le 12 mars avec du sang sur leur tenue après le crime, attribué à l'époque à des hommes armés de la région. Mais un officier de police de Mahmoudiya, le capitaine Ihsane Abderrahmane, a indiqué qu'il avait reçu le lendemain du crime, le 13 mars, un rapport accusant les soldats usaméricains de l'assassinat de la famille iraquienne dans la zone de Khassir Abiad, proche de Mahmoudiya. Le porte-parole des forces usaméricaines a déclaré pour sa part dans un bref communiqué diffusé le vendredi 30 juin, que le général James Thorman, le plus haut gradé militaire usaméricain dans la région de Bagdad, a demandé à la direction des enquêtes criminelles de l'armée d'entreprendre une enquête systématique, un jour après les révélations faites par deux soldats.

     

    La peine capitale

     

    À propos de la peine encourue par les auteurs des faits, au cas où ils seraient confondus, l'agence AP dit que les soldats risquent la peine de mort selon le code pénal militaire usaméricain. Les responsables militaires usaméricains déclarent que les 4 soldats impliqués dans cette affaire ont été désarmés et mis aux arrêts dans une base militaire proche de Mahmoudiya. L'armée usaméricaine a déclaré que les soldats impliqués dans ce crime, appartiennent à la 502ème Division d'Infanterie à laquelle appartenaient les deux soldats faits prisonniers (par la Résistance, NDT) et dont les corps avaient été retrouvés le 19 juin, trois jours après leur capture. Les deux corps portaient les traces de supplices et l'un d'eux avait la tête coupée. Il semblerait, selon les militaires usaméricains, que cette situation avait fait naître un sentiment de culpabilité chez l'un des soldats de cette division, ce qui l'a poussé à révéler ce crime le 22 juin dernier.

     

    Cette affaire est la plus grave que connaissent les soldats usaméricains après celle qui a conduit 14 d'entre eux, la semaine dernière, à être accusés de meurtres de civils iraquiens. De nombreuses autres affaires du même genre font l'objet d'enquêtes, tels que le meurtre de 24 civils à Haditha le 19 novembre 2005, en représailles à la mort d'un soldat dans l'explosion d'un engin, le meurtre avec préméditation de trois détenus dans la province de Salaheddine, l'assassinat d?un soldat iraquien au cours de son interrogatoire à Al Kaïm?.

     

    Sur le plan politique, la députée iraquienne Safia Chebli, apparentée au groupe de Iyad Allaoui, a réclamé le 4 juin le questionnement du premier ministre Anouar Malki sur l'affaire du viol de la jeune Abir, ainsi qu'une enquête iraquienne indépendante. Le ministre de la justice quant à lui, a demandé l'intervention du Conseil de Sécurité pour lever l'immunité des troupes usaméricaines, estimant que c'est l'impunité dont profitent leurs soldats face à la justice iraquienne qui les encourage à commettre de tels crimes. En voyage au Koweit, le Premier ministre a déclaré pour sa part qu'il allait engager une enquête indépendante sur cette affaire.

     

    Le témoignage accablant d'un voisin de la famille martyre

     

    Le viol de nobles femmes iraquiennes par la soldatesque usaméricaine, est devenu monnaie courante dans la prison de Abou Ghraïb mais aussi dans la grande prison qu'est devenu aujourd'hui l'Iraq. Le crime que nous relatons ici a dépassé par son horreur, son ignominie et sa barbarie tout ce qu'on peut imaginer en la matière.

     

    Le correspondant de Mafkarat Al Islam dans la région de Mahmoudiya, ville sunnite au sud de Bagdad, a rapporté qu'une force usaméricaine, composée de 10 à 15 soldats, a pénétré dans la maison de Kacem Hamza Rachid Al Janabi. Ce dernier est né en 1970, travaille comme gardien au dépôt de pommes de terre appartenant à l'État et y réside avec son épouse et ses quatre enfants : les deux filles, Abir (la brise), née en 1991, et Hédil, née en 1999 et les deux garçons : Mohamed (1998) et Ahmed (1996).

     

    Les soldats usaméricains commencèrent par arrêter le mari Kacem, son épouse, Fakhria Taha Mohsen et leurs deux filles Abir et Hédil, les deux garçons étant encore à l'école. Il était 14 heures. Ils conduisirent les parents et la petite Hédil dans une même pièce et les exécutèrent à bout portant. Le père a reçu 4 balles dans la tête, la mère 5 balles dans le ventre et le bas-ventre et Hédil a été atteinte à la tête et à l'épaule. Puis ils conduisent Abir dans la pièce voisine, la déshabillent dans un coin et la violent à 10, à tour de rôle. Dès qu'ils accomplissent leur forfait, ils la frappent avec un objet tranchant sur la tête, selon le rapport d'autopsie, puis mettent un coussin sur son visage pour l'étouffer et y mettent le feu.

     

    Le voisin de la famille martyre ajoute : « Une heure après les coups de feu, j'ai aperçu de la fumée qui s'échappait de la maison et j'ai vu les soldats partir précipitamment pour encercler la zone avec des éléments de la Garde nationale fantoche. Ils nous informent que des terroristes d'Al Qaïda se sont introduits dans la maison et ont tué toute la famille. Ils nous empêchent de pénétrer dans la maison. J'ai informé l'un des gardes que j'étais un voisin et qu'il me fallait voir les membres de la famille pour informer El Hadj Aboul Kacem le patriarche, du sort de son fils et de sa famille. C'est ainsi que l'on me laissa pénétrer à la maison.

     

    En rentrant, j'ai trouvé le père, sa femme et leur fille Hédil, sans vie, baignant dans leur sang, sans aucune réaction quand j'ai touché les corps. Le sang continuait à couler et sortait de la pièce. Puis je suis rentré dans la deuxième pièce où se trouvait Abir. Le feu continuait à se dégager de ses cheveux, de sa bouche et de sa poitrine. Elle était dans un état indescriptible : ses habits étaient retroussés vers le haut et son soutien-gorge déchiré. Le sang continuait à couler d'entre ses jambes bien qu'elle fût morte depuis plus d'un quart d'heure et malgré le feu dans la pièce. J'ai compris qu'ils l'avaient violée : elle était couchée sur le visage, son arrière-train soulevé, les pieds et les mains liés. Je n'ai pu me retenir et j'ai pleuré. J'ai vite éteint le feu qui avait consumé une partie de sa tête, son visage, ses seins et ses cheveux et je l'ai couverte d'un bout de drap. J'ai réfléchi un peu à la situation et je me suis dit que si je parlais et protestais, ils allaient m'arrêter. J'ai donc gardé le silence et je suis sorti de la maison sans rien dire pour pouvoir témoigner en temps utile.

     

    Au bout de trois heures les soldats d'occupation ont encerclé la maison et ont répandu la rumeur que la famille avait été assassinée par des terroristes parce qu'elle était chiite. Personne n'a évidemment cru à ce bobard parce que tout le monde se connaît et que la famille était bien connue de tous comme une famille des meilleurs sunnites. Face à cette situation, les forces d'occupation ont procédé juste après la prière du Maghreb au transfert des quatre corps des victimes à la base militaire usaméricaine, puis le lendemain à l'hôpital de Mahmoudiya, en donnant à son administration leur première version des faits. Le même jour, en compagnie des proches de la famille, nous avons pris les corps des suppliciés à l'hôpital et avions procédé à leur inhumation par la grâce d'Allah. »

     

    Briser le silence

     

    Le témoin ajoute : « Nous avons décidé de ne pas nous taire et avons demandé aux moujahidine de la région de réagir en urgence. C'est ainsi qu'ils ont monté une trentaine d'opérations contre les forces d'occupation en deux jours, faisant plus de quarante morts parmi les soldats usaméricains. Mais cela ne suffisait pas à nous calmer et nous nous sommes adressés aux médias, en commençant par la chaîne Al Arabiya, qui est puissante en Iraq. Personne ne nous a cru, estimant qu'ils tiraient leurs informations des communiqués officiels usaméricains et ne pouvaient s'engager dans une affaire qui les dépasse. C'est le correspondant officiel de Al Arabiya en Iraq, Ahmed Assalah en personne qui nous l'a dit. Nous nous sommes adressés à des journaux de Bagdad qui nous ont éconduits, parce que nous étions sunnites comme les victimes innocentes de ce drame. Les combattants nous ont conseillé la patience en nous promettant que le sang et l'honneur de Abir et de sa famille seraient vengés comme ils le méritaient. »

     

    Craintes fondées

     

    Le voisin continue son récit : « Le 9 mars 2006, la mère d'Abir est venue me demander si je pouvais héberger sa fille avec les miennes parce qu'elle craignait pour elle. Cela ne m'a pas étonné et j'ai évidemment accepté. Les soldats de l'occupation, disait-elle, lui jetaient des mauvais regards quand elle sortait pour conduire les vaches au pré et qu'elle passait par un contrôle usaméricain situé à 15 mètres de la maison paternelle. Mais dans mon for intérieur, j'ai pensé que les craintes de la mère étaient mal fondées, la fille étant chétive et avait à peine 16 ans. Je n'ai jamais pensé que les criminels exécuteraient leur crime en pleine journée. ».

     

    Le témoin ajoute : « Les forces d'occupation sont venues vendredi dernier - un jour avant que le correspondant de Mafkarat Al Islam se rende sur les lieux du crime - et ont ordonné aux habitants d'exhumer le corps d'Abir pour des analyses. Ils m'ont demandé aussi de rester à leur disposition en tant que témoin, ce que je ferai et je suis prêt à aller n'importe où pour faire éclater la vérité.

     

    Rappelons que Mafkarat Al Islam a été la première agence d'information à révéler ce nouveau crime des forces d'occupation.”

     

    Sources : aljazeera.net, islamonline.net et Mafkarat Al Islam (Islam Mémo)

     

    Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en citer les sources et les auteurs.

     

     

    ________________________________ Séminaire sur la violence à l’encontre des femmes____________

    Ce samedi 22 novembre, de 13 à 17h, un séminaire se déroulera à l'Université Libre de Bruxelles au sujet de la violence contre les femmes. La violence: partout dans le monde, les femmes y sont confrontées : dans les villages et dans les villes, au sein des familles et dans la rue. Ces actes sont commis par des individus, par des groupes et même par des Etats. La violence existe sous différentes formes, plus masquées dans les pays capitalistes développés qui reconnaissaient formellement l’égalité des droits, plus ouvertes et brutales dans les pays qui sont plus en retard sur le plan économique.

     

    Historique :

    "Le 25 novembre 1960, au nord de la République Dominicaine, trois corps sans vie de femmes ont été retrouvés au bord d’un gouffre. Ces cadavres étaient ceux des sœurs Patria, Minerva et Maria Teresa Mirabel, toutes trois militantes du mouvement clandestin de Résistance contre la dictature de Trujillo.

    Ce dernier a déclaré qu’il s’agissait d’un accident de circulation. Mais, très vite, on a compris que les sœurs avaient été violées avant d’être tuées. Le massacre des sœurs Mirabel a fait un grand scandale en République Dominicaine et a développé le mouvement de résistance. Au bout d’un an, la dictature a été renversée par le mouvement anti-Trujillo.

    Les sœurs Mirabel sont devenues le symbole de la lutte pour les libertés. En 1981, les femmes d’Amérique Latine et des Caraïbes se sont réunies à Bogota, en Colombie. Elles y ont déclaré le 25 novembre «Journée Internationale de la Lutte contre la Violence Sexuelle faite aux Femmes».

    En 1999, la journée a été reconnue par l’Organisation des Nations Unies.

     

    La violence contre les femmes se passe partout dans le monde

    En Irak, Abir, une fille de 15 ans, a été violée puis brulée vive par des soldats américains. Amineh a été lapidée en Afghanistan par les seigneurs de guerre. En Iran, Kheirieh a supplié d’être pendue au lieu d’être lapidée.

    Pendant que dans une banlieue à Paris Sohane, 18 ans, était brulée pour «l’honneur» familial par les membres masculins de sa famille, Marjan, 16 ans, s’immolait par le feu en Iran pour éviter de devoir se marier avec un homme qui avait l’âge d’être son grand-père. Somara, au en Pakistan, est décédée à cause de brûlures au troisième degré sur 80% de son corps - elle n’a jamais voulu affirmer que c’était son mari qui était responsable.

    Au Kurdistan, une guerre se déroule et les femmes kurdes et turques en sont les premières victimes. A côté du mal et de la misère engendrée par la guerre, ces femmes ont aussi à subir les crimes d’honneur, les mariages forcés et la violence au sein de la famille.

    En Somalie, une fillette de 7 ans, Kolsoom, a hurlé de douleur pendant son excision. Elle a hurlé aussi fort que Maryam, 9 ans, dans son lit nuptial. Dans différentes régions du Congo, toute une génération de femmes se fait horriblement mutilée par la violence sexuelle des troupes rebelles aussi bien que des troupes gouvernementales. Dans beaucoup de villages, plus aucun enfant ne naîtra.

    En Suède, Fadimeh a été tuée par son père et son frère. En Belgique, on peut lire chaque jour dans les journaux des rapports dramatiques de femmes tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, souvent avec leurs enfants. Elles partagent le sort de la poète afghane Nadia. Aux Etats-Unis, Lisa et Joyce ont été violées et tuées par des inconnus.

    Pendant que Nathalie attend ces clients dans un bordel d’Amsterdam, un bateau plein d’esclaves sexuels arrive d’Europe de l’Est dans le port de Hambourg. Des femmes sans-papiers n’ont souvent d’autre choix dans les villes européennes que d’être exploitées sexuellement, de mendier ou de travailler comme domestique, souvent sept jours sur sept, du matin jusqu’au soir et cela pour un salaire de misère.

    Au cours de la période de sanctions économiques des Etats-Unis contre l’Irak, plus d’un million de femmes sont décédées. Dans le même temps, plus de 4 millions de femmes ont perdu la vie à cause des guerres, surtout en Afrique. Dans la Bosnie en guerre, toujours au même moment, des milliers de femmes se sont faites violées par des soldats.

     

    Séminaire sur la violence contre les Femmes et sur la manière d’y résister

    La violence: partout dans le monde, les femmes y sont confrontées : dans les villages et dans les villes, au sein des familles et dans la rue. Ces actes sont commis par des individus, par des groupes et même par des Etats. La violence existe sous différentes formes, plus masquées dans les pays capitalistes développés qui reconnaissaient formellement l’égalité des droits, plus ouvertes et brutales dans les pays qui sont plus en retard sur le plan économique.

    Avec la crise financière et le drame de la crise alimentaire qui existent déjà, avec la crise économique à l’échelle mondiale qui arrive à toute vitesse, la situation ne va pas s’améliorer. Avec des pénuries sans cesses plus pénibles, la lutte pour les moyens disponibles va encore augmenter et, comme toujours, ce sont les plus faibles économiquement - les femmes, les immigrés, les plus vieux et les jeunes,… - qui vont devoir trinquer. Avec le chômage et la pauvreté qui augmentent, encore moins de femmes qu’aujourd’hui vont être dans la capacité de se construire une vie indépendante.

    Mais tout cela ne se passera pas sans lutte. Une lutte contre la violence à l’encontre des femmes - qui prend déjà place dans différents endroits du monde - mais aussi une lutte contre les conditions de vie inhumaines que nous offre le système de profit, le capitalisme. Une lutte de femmes et d’hommes issus de la classe ouvrière et des couches pauvres contre les mauvaises conditions de travail et contre les salaires de misère, contre la pauvreté, l’analphabétisme, le chômage et l’esclavagisme, qui touchent relativement plus de femmes que d’hommes.

    Ce samedi 22 novembre après-midi, des femmes combattives de différents pays veulent partager les histoires de lutte des différents continents, s’en inspirer et se stimuler à renforcer l’unité dans la lutte contre toute forme de violence. Nous ne pouvons l’emporter que si nous nous réunissons pour lutter conséquemment pour une société sans exploitation, sans oppression, sans violence et sans discrimination.

    La lutte contre la violence, l’exploitation et l’oppression est une lutte que les femmes ne savent pas gagner à elles seules. Car pour vraiment en finir avec cette situation, il faut renverser le système actuel qui est basé sur le pouvoir, la rapacité et la course aux profits pour le remplacer par une société basée sur l’égalité et la coopération. Tous ceux - femmes et hommes - qui s’impliquent dans cette lutte et qui veulent discuter avec nous sont plus que bienvenus à ce séminaire."

     

    Il faut unir la résistance !

    Solidarité pour un monde sans violence !

     

    23/03/2009

    Aucune loi ne doit priver un enfant de grandir au côté de ses deux parents. "M. Patel Rakesh doit rester en France pour s'occuper de son enfant et le voir grandir."

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    Ma lettre à un indien père de famille menacé d'expulsion :

    Monsieur Rakesh Patel, je suis scandalisée que vous puissiez être renvoyé dans votre pays alors que vous avez un enfant de trois ans. Mon fils est né aussi en 2005 et j'imagine votre angoisse d'être séparé de lui et de votre compagne. Tenez bon et espoir. Il faut que nous soyons très nombreux à vous soutenir et à signer la pétition. 

    Pour aller signer la pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article18490images-1.jpeg

    Voici le texte expliquant la situation que vous vivez, publié par le site du Réseau d'Éducation Sans Frontières :

    "Monsieur PATEL Rakesh né le 30/08/1975 de nationalité indienne (n° 7503504938) est en France depuis huit ans.  Il a rencontré sa compagne ici et ils ont eu un garçon qui est né le 21/12/05 à Bagnolet (93) et scolarisé à l'école Langevin. Il s'est fait arrêter le 12 mars en sortant de son consulat comme trois autres de ses compatriotes et est retenu au CRA de Vincennes. Il est passé en audience devant le JLD (Cité) le 14 mars qui a ordonné  son expulsion en rejetant les "nullités". Décision dont il a fait appel. L'appel a été examiné hier et l'ordonnance d'expulsion a été confirmée. *Son départ risque de se concrétiser très vite.*"

    images-2.jpegVoici ci-dessous quelques textes écrits par des signataires de la pétition, qui expriment bien ce que pensent nombre de personnes :

    Mohamed Djennane : "Aucune loi et aucune logique qu'elle quelle soit ne doit priver un enfant de grandir au côté de ses deux parents. Aucune convention ne l'y autorise et surtout pas la convention internationale des droits de l'enfant. M. Patel doit rester en France pour s'occuper de son enfant et le voir grandir."

    Manoubasket : "Il est indigne de séparer ainsi les familles. La psychologie n'est décidement pas le fort de nos dirigeants !!! Il y a déjà assez de familles mono parentales, sans que le ministre de l'immigration n'en crée une "fabrique".images.jpeg

    Stéphane Delorme : "Déclaration universelle des droits de l’homme : Article 13 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État."

    Thibaut Granier : "Ma fille a trois ans, peut importe qui, quoi, comment ... on ne doit pas séparer une famille contre son gré. Ce n'est pas une question de droit : c'est juste impensable."36997587.stCRW_9315fW.jpg

    Bernard Bulteau (enseignant 85) : "Simple rappel : "Le droit de vivre en famille et, pour les enfants, le droit de vivre avec ses parents, est un droit fondamental prévu dans le préambule de la Constitution française de 1946 et inscrit dans de nombreux textes internationaux". Je soutiens la demande auprès des autorités pour que ce père de famille ne soit pas séparé de son épouse ni de son enfant. Le respect des textes internationaux est prioritaire sur toute autre considération locale, restrictive et inhumaine."


    Louis-Marie HAMEL, Bibliothécaire pour la jeunesse. Paris Briser et compromettre gravement ainsi l'avenir d'une famille et notamment celui d'un tout jeune enfant est un acte cruel et inhumain qui viole le respect de la justice et l'humanité. Monsieur Patel et sa famille doivent pouvoir rester ensemble et non traités avec une désinvolture coupable.

    Mn_4a.jpg_________ J'espère de tout coeur que vous pourrez rester en France auprès de votre compagne et de votre jeune fils, qui ont besoin de vous et vous d'eux. Que le Ciel vous aide et que les humains deviennent moins inhumains.

    Sincèrement,

    Chloé Laroche

     

    ___________________________

    22/03/2009

    Arrêté à l’hôpital, expulsé vers Kinshasa, renvoyé vers Paris... Romano KANDA a un fils de vingt mois et une compagne qui a elle-même deux enfants. Histoire douloureuse de la politique d'immigration actuelle dont les expulsions ne se comptent plus.

     

     

    arton17859-185b7.jpgBonjour à tous et toutes,accueil.jpg

    À l'heure actuelle, Monsieur Romano Kanda  a dû rentrer du Congo où il n'a pas été accepté... et retrouver sa famille, du moins je l'espère. Adonaï, son fils de vingt mois, a dû être heureux de serrer dans ses petits bras son papa. Je souhaite que cette famille ne vive plus la peur et le déchirement de cette séparation forcée, que les enfants ne soient plus jamais séparés de cette manière que vous allez découvrir en lisant les articles ci-dessous, envoyés par le Réseau d'Éducation Sans Frontières.

    Chloé Larochepe0062810.jpg

     

     

    jp2006_0003589.jpg_______________________ Articles du RESF :

    Source / auteur : http://www.educationsansfrontieres.org

     

    Venu voir sa fille aux urgences... il est expulsé !

    Récit d’une très mauvaise histoire :

     

    "Monsieur Kanda, père de Famille de Thorigny en Seine et Marne arrêté le 18 mars aux urgences de l’hôpital alors qu’il était venu voir sa fille, a été expulsé ce matin à Kinshasa.

    C’est à 9h ce matin alors que j’attendais avec sa compagne et leurs 3 enfants l’ouverture du tribunal de Meaux qu’il nous a appelé : Il était à la PAF de Roissy.

    L’avion de Kinshasa décollait à 10h30, plus le temps de ne rien faire à part appeler préfecture et ministère pour essayer de bloquer le départ.

    Voilà - je suis en colère, Romano est parti pour Kinshasa sans rien sans pouvoir dire, sans pouvoir dire au revoir à personne laissant son fils de 20 mois sa compagne et les deux enfants de celle-ci desemparés. 9 ans sur le sol francais ne suffisent plus, le droit à vivre en famille n’existe plus.

    Maintenant il faut obtenir son retour immédiat.

    ON NE PEUT LAISSER FAIRE ÇA."

    B.C.

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    Samedi 21 mars à 22 heures :

    Complément au communiqué RESF pour Romano Kanda du samedi 21 mars à 18h14. 

     

    “Arrivé à Kinshasa avec son escorte (combien de policiers ?) mais sans passeport et avec un vieux laissez-passer, Romano Kanda, ressortissant angolais, n’a pas été admis sur le territoire congolais. Retour à la case départ. Tout le monde a été remis dans l’avion à destination de Paris.

    Il atterrit demain dimanche 22 mars à 6h00 au terminal 2C de l’aéroport Charles De Gaulle. Sa famille et une délégation du RESF seront là pour l’accueillir car personne n’envisage qu’après s’être comporté de façon aussi inhumaine et s’être ridiculisé de surcroît le ministère de l’expulsion minute ose continuer à le persécuter.jp2006_0003587.jpg

    La presse est invitée à venir l’accueillir avec nous.”

     

    00014606.jpg________________________________ TOUTE L'HISTOIRE :

     

    Article précédent (communiqué du Réseau d’Éducation sans Frontières) du samedi 21 mars :

     

    “Monsieur Besson doit être un ministre heureux : à l’heure où nous écrivons, Romano Kanda, ressortissant angolais vole vers Kinshasa, peut-être encore menotté, scotché à son siège et bâillonné. Son fils, Adonai (20 mois) reste en France. Bon voyage, papa !

     Romano vivait en France, en Seine et Marne, depuis neuf ans (2000). Il était établi avec Mimi, congolaise (RDC) en situation régulière et mère de deux enfants, Estelle 5 ans et Maxime 6 ans (enfant atteint d’un handicap mental) nés d’une première union.

     Le 18 mars dans la soirée, Mimi, a un geste malheureux : énervée par le bruit des enfants dans le studio où s’entasse la famille, elle donne un violent coup de balai à sa fille…Elle appelle aussitôt les secours qui, eux-mêmes appellent la police. L’enfant est hospitalisé. La gendarmerie place la mère en garde à vue, accompagnée des deux enfants restants. Informé, Romano abandonne son travail pour l’hôpital où se trouve Estelle. Les gendarmes lui demandent de venir chercher les enfants. Mais, coincé à l’hôpital, Romano ne peut s’exécuter immédiatement. Qu’à cela ne tienne, les gendarmes se déplacent à l’hôpital… l’arrêtent et l’expédient au Mesnil-Amelot. La classe !

     Une enfant à l’hôpital, les deux autres précairement hébergés chez la grand-mère, la mère en garde à vue, le père en rétention : sous la responsabilité de Monsieur Besson les services de l’Etat agissent au mieux de l’intérêt des enfants !

    Mn_81a.jpg Romano Kanda devait être présenté au juge des libertés et de la détention ce matin, 21 mars, après 48 h de rétention. Sa femme et ses enfants accompagnés de militants du RESF l’y attendaient quand ils ont été informés par un coup de téléphone de Romano qu’il était à Roissy, en cours d’embarquement pour Kinshasa.

     Joint en urgence, le directeur-adjoint du cabinet de Monsieur Besson se renseignait auprès des préfectures responsables (Essonne et Seine-et-Marne) et, finalement, estimait que tout était pour le mieux. Pour un peu il se féliciterait de cette application sans faille des lois. Certes, il allait se renseigner sur les conditions de l’interpellation qui, peut-être, étaient un peu limites mais pour le reste l’Arrêté préfectoral de reconduite à la frontière a été validé par le tribunal administratif et la cour d’appel…  Tout baigne ! C’est jouer les Ponce-Pilate au petit-pied ! Les lois sont faites pour fabriquer des sans-papiers et pour les expulser, les tribunaux respectent les lois, les hauts-fonctionnaires appliquent les décisions des tribunaux et les saloperies se font en toute légalité pour le plus grand confort des belles âmes.

     Chez Besson, on a le plus grand respect du droit… à géométrie variable ! En effet, Romano Kanda n’a pas de passeport, la police a vainement perquisitionné (de quel droit ?) chez la grand-mère des enfants et chez la belle sœur pour le trouver. Romano n’a été présenté à aucun consulat, il a été expulsé vers la RDC avec un ancien laissez-passer… Une expulsion conduite dans des conditions suffisamment hasardeuses pour que, semble-t-il, la mention à expulser en moins de 48 heures (pour éviter le passage devant le juge des libertés) figure sur son dossier en préfecture !vols.jpg

     On ne peut pas laisser faire. Il faut exiger le retour sans délai de Romano Kanda, arrêté dans des conditions scandaleuses, expulsé à la va-vite et arraché à sa compagne et à ses enfants.”arton17859-185b7.jpg

     

     

     

    20/03/2009

    Aidons une famille géorgienne qui risque l'expulsion, alors que les deux enfants Mariam, 5 ans, et Tengiz, 7 ans, sont scolarisés en France et sont parfaitement intégrés depuis quatre ans. Ma lettre ouverte au Préfet de Paris.

     Grenoble, le 20 mars 2009.

     

    images-3.jpegMonsieur le Préfet de Paris,

     

    Je me permets, en tant que citoyenne soucieuse du bien-être des enfants accueillis sur le sol français, de solliciter votre attention et votre bienveillance.

    Tamaz Amirian (n°7503668342), un père de famille "sans papier" de l'école Joseph de Maistre, a été arrêté le vendredi 27 février 2009 à l'occasion d'un contrôle de police. Il est actuellement au Centre de Rétention Administratif de Metz.

    Ses deux enfants sont actuellement scolarisés dans les écoles primaires et maternelles, rue Joseph de Maistre dans le 18ème : Tenguiz son fils de 7 ans en CP et Mariam sa fille de 5 ans ½ en grande section de maternelle. Les deux enfants font par ailleurs l'objet d'un suivi pédopsychiatrique au niveau de l'école et au sein de l'IRAEC. 

    Ils se sont parfaitement adaptés à leur nouvelle vie. Ils sont à présent parfaitement francophones. La maman parle un français à présent fort correct et s'occupe de personnes âgées.www.casafree.com.jpeg

    Issus d'une minorité ethnique Yezide, ce père de famille a fui avec sa femme et ses deux enfants la Géorgie, où le jeune couple s'est trouvé en butte à une vendetta familiale.  Ils  sont arrivés en France en 2005. Les enfants sont nés à Moscou et n'ont jamais connu la Georgie. Leur retour forcé représente un vrai danger .

    Que se passera t-il aussi pour la famille si Monsieur Tamaz est expulsé ?

    Tous les efforts et sacrifices que ces parents ont réalisés depuis près de quatre ans pour protéger leurs enfants et leur offrir la meilleure éducation, la promesse d'un vie meilleure... seront mis à bas.

    Que diront parents et enseignants aux camarades de Tenguiz et Mariam devant leurs chaises laissées vides ?

    thumb_m-robe_jaune.jpgC’est pour cette raison –la protection de cette famille- et parce que la présence de Tamaz AMIRIAN  est auprès de ses enfants : Mariam et Tengiz, conformément à la Convention Internationale sur les Droits de l’Enfant (CIDE) adoptée par les Nations unies le 20 novembre 1989 et ratifiée par la France en août 1990 qui demande aux "Etats de veiller à ce qu’aucun enfant ne soit séparé de ses parents contre leur gré" (article 9), que je vous demande la libération et la régularisation de Monsieur Tamaz AMIRIAN.

    Certaine que vous serez sensible à cette supplique, soyez assuré, Monsieur le Préfet, de mon attachement aux valeurs républicaines de mon pays, pays des Droits de l’Homme et au respect des Conventions signées.thumb_1186921321.jpg

    Que cette famille puisse vivre à nouveau ensemble et réunie pour toujours.

    Je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, mes salutations distinguées.

    Chloé Laroche, une citoyenne

     

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    thumb_image%20drole%2012.jpg_______________________________ J'ai écrit la lettre ci-dessus après avoir reçu l'appel urgent

    du Réseau D'Éducation sans Frontières. Le voici :

     

     

    APPEL à fax/mail pour la libération de Tamaz Amirian en rétention en Moselle, loin de sa famille.

     

    "Tamaz sera présenté demain (19.03.09) à midi à l’ambassade de Géorgie sise à Paris : LP or not LP. Il quittera le CRA de Metz tôt le matin. 

    Il s’alimente peu. Moral en berne. Éloignement, absence de son épouse et de ses deux enfants, le fait de savoir qu’ils souffrent et sont dévastés par la peur, l’incompréhension, la perspective du pire sont autant d’explications. Vaines. Tout cela est accentué par la période présente qui correspond à un temps fort des Yézides qui célèbrent une forme de Pâques. Une fête en famille. La première durant laquelle ils seront séparés depuis leur fuite forcée de Georgie en 1995.

    Toute la communauté scolaire Joseph de Maistre (Paris 18°) reste mobilisée : demain, poursuite des campagnes de signatures et de sensibilisation devant l’école et dans le quartier. Les élus Députés du 18e sont au créneau également.

    Aidez nous à relayer notre demande de libération et de régularisation des deux parents auprès des Préfets de Moselle et de Paris. Pour que ce cauchemar cesse. Et que nos amis et leurs enfants puissent enfin trouver la paix, s’épanouir, grandir et contribuer en toute quiété."

     

    A vos fax. A vos mails. Coordonnées :

     

    Préfecture de  Police de Paris (M. MICHEL GAUDIN)

    Fax du Cabinet du Préfet  : 01 53 71 67 23

    Mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr 

     

     

     et 

     

    Mr le Préfet Bernard Niquet  : bernard.niquet@moselle.pref.gouv.fr

    Secrétaire Général  :  jean-francis.treffel@moselle.pref.gouv.fr

    Directrice de Cabinet du préfet  : sophie.wolfermann@moselle.pref.gouv.fr

    Fax bureau du droit des étrangers : 03.87.34.85.10  / tél : 03.87.34.84.51.

     

    ________ Site du Réseau d'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES : http://www.educationsansfrontieres.org ____________

     

     

     

     

     

     

    08/03/2009

    En cette journée de la Femme, mobilisons-nous pour que la compagne de M. Omer AHMETOVIC garde son mari auprès d'elle, avec trois enfants à élever, dont deux qui ont des problèmes de santé.

    Bonsoir à tous et toutes,

     

    200116233-001.jpgAujourd'hui, le monde rend hommage aux femmes. C'est la journée de la Femme.

    Ce jour a été créé pour mettre un coup de projecteur sur les problèmes que rencontre encore la femme aujourd'hui et pour donner la parole aux femmes.

    Je n'attends pas ce jour pour parler et dénoncer, ce dont vous vous êtes déjà aperçu sur ce blog.200297028-001.jpg

     

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    Aujourd'hui, je pense avec vous aux femmes mutilées, excisées plus précisément, dans le monde entier. Une opération horrible que subissent des petites filles, des jeunes femmes... dans d'horribles souffrances, afin qu'elles ne puissent jamais entrer dans le monde du plaisir et de la découverte de leur corps. Elles souffrent durant toute leur vie de cette blessure profonde faite dans leur chair, dans leur intimité.

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    Aujourd'hui, je pense aux femmes qui doivent élever seules leurs enfants, parce que leur conjoint est parti ou qu'il est décédé.

    Je pense à celles dont le conjoint est dépendant de l'alcool. Elles aiment cet homme qui est à jeun quelquefois. Elles aiment cet homme-là, et pour le garder, elles acceptent les conduites excessives, les insultes, les mauvais traitements, les coups, les humiliations... faits par cet homme ayant bu, avec parfois le mélange avec des médicaments qui entraîne crises de violence et disputes conjugales, ainsi que des mauvais traitements faits aux enfants. Ces femmes doivent se faire aider de leur côté, aller voir des groupes de soutien, parler de leur situation... car elles vivent un accompagnement très lourd au quotidien d'un conjoint malade et elles doivent se demander aussi ce qui dans leur propre vie et leur enfance les a conduit à nouer leur vie avec une personne atteinte d'alcoolisme... et à rester au mépris de leurs enfants et de leur intégrité à elle, de leur propre respect.

    SB10065706C-001.jpgL'amour ne demande pas qu'on soit crucifiées, crucifiés sur la croix du sacrifice à l'autre, mettant des sparadraps sur les coups et pardonnant à tour de bras... pour recommencer à recevoir des coups et des injures jour après jour. 

    L'amour ne demande pas qu'on soit voilées à la demande de notre mari, des pieds à la tête, ne montrant que les yeux sous une immense cape noire enveloppant notre corps des pieds à la tête.

    L'amour ne demande pas qu'on baisse la tête devant l'autorité masculine, celle d'un compagnon, d'un mari qui veut de nous ce que nous ne pouvons ou ne voulons pas lui donner. Le "devoir conjugal" est révolu depuis peu de temps. Peu de temps, car un homme de près de 70 ans m'a dit qu'il y a à peine 50 ans, il exigeait de sa femme de vingt ans l'acte sexuel, même si elle n'en avait pas l'envie ni le désir. Il m'a dit avoir honte aujourd'hui de ce qu'il a fait, mais il a en réalité violé sa compagne, sous couvert de bonne conscience puisqu'à l'époque, la femme devait à TOUT PRIX satisfaire son mari.pr26616.jpg

     

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    Je vais arrêter là... mais je voudrais que vous m'aidiez à aider une femme, la compagne d'un père de trois enfants... menacé d'expulsion vers la Bosnie. Voici le texte ci-dessous que j'ai reçu aujourd'hui du Réseau d'Éducation sans Frontières.

    Merci de m'avoir lue ce soir.

    SB10063671N-001.jpgLa souffrance des Femmes est comme celle des dauphins qui se meurent de tristesse dans des bassins enfermés. La femme a besoin de rires, de respect, de fleurs, de délicatesse, de tact, d'écoute, de mots doux, de temps, de douceur, de sourires d'enfants, de couleurs, de neige et de soleil, d'espace et de soutien, d'harmonie et de paix, de racines et de découverte, de joie et de bonheur.

    Chloé LAROCHE

     

    _________________________

     

     

    TROIS ENFANTS A NOUVEAU SEPARES DE LEUR PERE ?

    IL FAUT ARRETER CA !!

     

    "M. Omer AHMETOVIC devrait être expulsé vers la Bosnie le 11 mars une nouvelle fois ! L'OFPRA a rendu une réponse négative à sa demande d'asile. Par ailleurs, à la suite des 15 premiers jours de sa rétention, M. Ahmetovic a été représenté le 7 mars devant le Juge de la Liberté et de la Détention qui a confirmé son maintien en rétention jusqu'au 11 mars, date à laquelle il serait reconduit en Bosnie. 
    Monsieur Omer AHMETOVIC, papa de trois enfants est actuellement au Centre de Rétention de Geispolsheim (Bas-Rhin).
     
    Monsieur AHMETOVIC s’était fait expulser une première fois en novembre 2008 vers la Bosnie, laissant à Strasbourg sa compagne et leurs trois enfants. Ne pouvant vivre loin de sa famille, il a décidé de venir les rejoindre ; il est arrivé le 18 février 2009 à Strasbourg et s’est fait arrêter par la police de l’air et des frontières dès son arrivée. 
     
    La France s’apprête donc à séparer une nouvelle fois cette famille. Cette situation est intolérable. 
     
    En effet Monsieur AHMETOVIC est en France depuis le milieu des années 80, sa compagne est née en Bosnie mais est arrivée très tôt en Italie où elle a un titre de séjour. C’est là que le couple s’est rencontré et a décidé de venir en France où se trouve une grande partie de la famille de Monsieur AHMETOVIC, notamment ses frères et sœurs qui ont un titre de séjour en France. Elle comme lui n’ont plus de lien avec Leur pays d’origine qu’ils ont chacun quitté il y a plusieurs décennies.
     
    De cette union sont nés trois enfants, les deux aînés âgés de 7 et 10 ans, le plus jeune d’à peine 2 ans. Les deux aînés scolarisés dans une école primaire de la ville de Strasbourg sont atteints de surdité bilatérale très grave qui nécessite un suivi par une institution spécialisée, un appareillage important et des séances régulières en orthophonie. La mère des enfants a fait une demande de titre de séjour ici en France notamment eu égard aux problèmes de santé des deux aînés. 

    La maman des enfants fait tout ce qu’elle peut pour aider ses enfants. Après avoir vécu seule avec ses enfants en camping-car en plein hiver elle est maintenant hébergée provisoirement en appartement. Malgré des conditions de vie difficiles elle est parvenue à scolariser ses enfants, permettre une socialisation au plus jeune dans le cadre d’un établissement de la petite enfance de Strasbourg et prendre des cours de français. Néanmoins elle a besoin de son compagnon pour continuer à élever ses enfants. Les enfants sont en train de se stabiliser, une nouvelle expulsion du père ou un renvoi de la famille mettrait en réel péril ce début de stabilité. 
     
    Pour réagir auprès de la préfecture du Bas-Rhin et demander la libération de Monsieur AHMETOVIC,  adresser mail et fax à Monsieur Jean-Marc REBIERE, Préfet du Bas-Rhin

    Pétition en ligne :
    http://www.educationsansfrontieres.org/?article18302#sp18...
     
    par mail
     
    raphael.lemehaute@bas-rhin.pref.gouv.fr
    pierre.ory@bas-rhin.pref.gouv.fr
    infos@bas-rhin.pref.gouv.fr
    secretaire-general@bas-rhin.pref.gouv.fr 
     
    par fax 
    03/88/21/61/ 55 (fax du secrétaire général)
    03/88/21/62/ 16 (fax de la préfecture)
    03/88/21/68/ 07 (fax du sous-préfet)
    Quand on n’a pas de fax : http://www.alliance mca.net/faxgratuit.
     
    Et envoyer fax et mail au ministère de l’immigration :
     
    Ministre de l’immigration
    Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
    Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv..fr
    Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
    fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 
    Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
     
     
    Contact sur ce dossier :
    resf.67@laposte.net
    06 66 95 18 70

     

    Commentaires

    Bonjour, 


    Nous sommes une jeune association -SOS LES MAMANS- , qui a pour objet de défendre les droits des mères et de leurs enfants auprès des institutions françaises et de faire entendre la voix des mères au même titre que les associations de défense des droits des pères. Nous estimons que si la voix d’un parent est « légitime » la voix de l’autre parent doit l’être aussi.

    Face à des décisions judiciaires parfois incompréhensibles, et face à la violence conjugale ou la pédo-criminalité, nous souhaitons dorénavant agir et dénoncer certaines dérives révélées par de nombreux témoignages de mamans. Ils font état d’une justice familiale qui s’éloigne parfois d’une notion essentielle qui doit être pourtant le fondement de ses ordonnances : statuer dans « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Ces dérives sont évoquées sur notre site www.soslesmamans.com et dans notre charte qui résume l'ensemble de nos alertes, aux instances et médias .

    Merci d’en témoigner si vous êtes concernées ou de nous contacter pour de plus amples informations

    L’équipe d’SOS les MAMANS

    Contact: postmaster@soslesmamans.com 
    Site: www.soslesmamans.com

    Ecrit par : maman | 12.03.2009

    ------------------------------------------

    Bonjour madame je suis une femme algérienne entrée en France avec un visa long séjour suite a un mariage avec un homme qui s'est avéré très violent , cet homme me faisait du chantage par apport au papiers et m'obligé au pire des perversions j'ai porté plainte pour violences conjugales et viol cette dernière a était classé sans suite , motif pas de témoin lors des viols!!!!! mon ex mari avec qui je suis séparé a demandé un divorce pour faute sa fait 2ans que ca dur , il se fait passé pour victime et m'accuse d'être venu pour les papiers de plus il a écrit a la préfecture ,de ce fait j'ai reçu un OQTF validé par le TA le motif était que les algériennes ne bénéficie pas de loi sur les violences conjugales, actuellement je vit en concubinage avec un autre français et je suis enceinte de 4 mois et mon copain a fait une reconnaissance anticipé et j'ai très peur 'être expulsé dans cet état , ca serai terrible pour moi car ma famille en Algérie n'est même pas au courant et dans un pays musulman c un drame , j'aime beaucoup mon copain et je ne veut pas être séparé de lui , beaucoup de gens me disent que des que mon bébé sera au monde je serai expulsé et le bébé restera avec son père ,c horrible de faire cela a une mère . je ne comprend pas pourquoi mon ex mari a tout les droits, sous prétexte que il a la nationalité française, de toute les façons il en était conscient car il me répétait souvent tu n'est qu'une arabe ici tu n'a aucun droit et il avait raison. je ne veut etre séparé de mon bebe de quel droit on me le prend , c moi la victime dans l'histoire

    Ecrit par : leila | 12.03.2009

    __________________________________

    Bonjour Leila. Je suis très touchée par votre histoire, ce calvaire que vous vivez, cette angoisse alors que vous portez un enfant. C'est inadmissible que vous puissiez vivre tout cela sans que personne ne vous aide. Je vais faire un article sur vous, si vous êtes d'accord, et de toute manière, vous ne serez pas expulsée ainsi, car le Réseau d'Éducation sans frontières ne vous laissera pas dans cette situation. Il faut les contacter et leur demander leur soutien. Le Réseau existe dans chaque ville de France et il y a des rencontres chaque mois. Leur site est :http://www.educationsansfrontieres.org
    Leila, ne perdez pas espoir. Restez sereine pour l'enfant que vous portez. Nous allons vous aider. Plein de pensées pour vous, Chloé

    Ecrit par : Chloé Laroche | 13.03.2009

    ___________________________________

    Merci à "SOS LES MAMANS" pour votre présentation laissée ci-dessus. Je suis allée visiter votre site et j'ai signé la pétition pour Maryse, qui risque la prison pour avoir protégé son fils. Je ferai un article pour elle et pour vous dans très peu de temps. La solidarité est importante. C'est elle qui fait avancer les choses. Cordialement,

    Chloé Laroche

    Ecrit par : Chloé Laroche | 13.03.2009

    07/03/2009

    Expulsé deux mois avant la naissance de son enfant français ! Abdulkadir a un CDI en France et est parfaitement intégré. Je vous transmets l'action proposée par le Mouvement des Amoureux au Ban Public.

    images-7.jpegCe blog a été visité 40 000 fois depuis sa création en avril 2008.

     

     

     

     

    Bonsoir à tous et toutes,

    Abdulkadir a un CDI en France et est parfaitement intégré mais l'État français veut faire du chiffre en expulsions et a décidé que cet homme d'origine turque ne serait pas là pour voir son enfant naître. Je suis scandalisée et je vous transmets l'action proposée par le Mouvement des Amoureux au Ban Public ainsi que la pétition que je vous invite à signer nombreux.3432-23.jpg

    Chloé Laroche

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    Texte transmis par le Mouvement des Amoureux au Ban Public :

     

    "Monsieur Abdulkadir A, de nationalité turque, a été interpellé le week end dernier. Ne disposant pas de titre de séjour, il a reçu un arrêté de reconduite à la frontière et a été placé au centre de rétention lundi 2 mars, son expulsion devant intervenir rapidement.

     

    images.jpegPourtant, Abdulkadir mène une relation amoureuse avec Mlle Ingrid J., française, depuis près de deux ans. Ingrid est actuellement enceinte de plus de sept mois, la naissance de leur enfant est prévue pour le 30 avril prochain. Abdulkadir dispose d'un contrat de travail à durée indéterminée en qualité de fondeur et est parfaitement intégré au sein de la société française.

     

    Comment peut-on séparer une femme enceinte du père de l'enfant qu'elle porte ? Comment peut-on empêcher qu'un père soit présent au moment de la naissance de son enfant ? En tant que parent d'enfant français, Abdulkadir ne serait plus expulsable du territoire français et aurait droit automatiquement à un titre de séjour. Son expulsion précipitée deux mois avant la naissance de son enfant n'en est que plus injuste et inhumaine.2647-40.jpg

     

    2596-18.jpgNous, signataires de la pétition, exigeons la libération immédiate d'Abdulkadir afin qu'il puisse continuer à vivre auprès de sa compagne, l'accompagner dans les dernières semaines de grossesse et qu'il puisse avoir le bonheur de voir naître son enfant.

     

    Nous demandons sa régularisation au nom du droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme."

     

    Texte transmis par le Mouvement des Amoureux au Ban Public.

    ----------------------------------------------------

    P.-S. : De la part de Chloé LAROCHE, créatrice de ce blog :

    Allez SVP signer nombreux la pétition sur le site du Mouvement des Amoureux au Ban Public : 

    http://amoureuxauban.net

     

     

    ___________ URGENT !!

     

     Ecrivez au Préfet de l'Isère pour demander la régularisation d'Abdulkadir et pour exprimer votre indignation !!!

    Préfecture de l'Isère  (adresse - fax - mail) :

    PREFECTURE DE L'ISERE

     12, place de Verdun  B.P.1046  

    38 021 GRENOBLE Cedex 1

    Fax : 04 76 44 68 00 

     

    Préfet : albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr

    cabinet@isere.pref.gouv.fr

    Service des étrangers : etrangers-public@isere.pref.gouv.fr

     

    "Voici un exemple de texte que vous pouvez envoyer au préfet. Si vous l'envoyez par mail, ne mettez pas le nom d'Abdulkadir dans le titre pour éviter les filtres." (recommandation du Mouvement des Amoureux au Ban Public)

     

    Monsieur le Préfet,

     

    Je vous écris pour vous demander de réexaminer la situation de Monsieur Abdulkadir ASLAN, de nationalité turque, contre lequel vous avez notifié un arrêté de reconduite à la fontière le lundi 2 mars. Ce monsieur est actuellement retenu au centre de rétention de Lyon Saint Exupéry.

     

    Monsieur Abdulkadir ASLAN mène une relation amoureuse avec Mlle Ingrid JOURDAIN, française, depuis près de deux ans. Ingrid est actuellement enceinte de plus de sept mois, la naissance de leur enfant est prévue pour le 30 avril prochain (il a fait une reconnaissance anticipée de cet enfantil y a déjà plusieurs mois). Monsieur Abdulkadir ASLAN dispose d'un contrat de travail à durée indéterminée en qualité de fondeur et est parfaitement intégré au sein de la société française.

     

    En tant que parent d'enfant français, Abdulkadir ne serait plus expulsable du territoire français et aurait droit automatiquement à un titre de séjour. Son expulsion précipitée deux mois avant la naissance de son enfant n'en est que plus injuste et inhumaine.

     

    Nous vous demandons d'abroger l'arrêté de reconuite à la frontière afin que Monsieur Abdulkadir ASLAN puisse continuer à vivre auprès de sa compagne, l'accompagner dans les dernières semaines de grossesse et qu'il puisse avoir le bonheur de voir naître son enfant. "

     

    Texte proposé par le Mouvement des Amoureux au Ban Public.

     

    ___________________________________

     

    images-8.jpeg"Se marier, vivre en couple et fonder une famille sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution et les Conventions internationales protectrices des droits de l'homme. 

     

    En France pourtant, des milliers de couples mixtes sont privés de ces droits ou doivent, pour y accéder, lever de nombreux obstacles et subir bien des humiliations. En effet, le durcissement continu des lois sur l'immigration et des pratiques administratives produit des situations inadmissibles : multiplication des procédures d'opposition à mariage, difficultés pour obtenir la transcription des unions célébrées à l'étranger, multiplication des refus de visa ou de titres de séjour, éloignement des étrangers en situation irrégulière mariés ou sur le point de se marier à des français, enquêtes de police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie, d'objectivité et de respect des personnes auditionnées, non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes vivant hors mariage.... images-5.jpeg

     

    A l'initiative de la CIMADE, des collectifs de couples mixtes se sont réunis au sein du mouvement des « Amoureux au ban public » pour assurer la défense collective du droit à une vie familiale...".

     

     

    images-1.jpegVisitez le site des Amoureux au Ban Public : http://amoureuxauban.net

     

    Signez aussi l'appel des amoureux sur ce site.

     

    Contact  : coordination@amoureuxauban.net

     

     

     

     

    01/03/2009

    "ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!" Je défends Ammar AMEDJAR : ce père marocain menacé d'expulsion par le Gouvernement français.

    "ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!
    VISIBLEMENT NOUS N'AVONS PAS TOUS LA MEME NOTION DE CE QU'EST LA VIOLENCE."____________________________carte_photos_maroc_amour_006_petite.gif

     

    images-3.jpegBonsoir à tous et toutes,

    Dernièrement, j'ai parlé de Ammar AMEDJAR : ce père marocain menacé d'expulsion par le Gouvernement français, dans mon article du 21 février titré "Je prends partie pour ces cinq histoires vraies, ordinaires et tragiques, de pères, de mères aussi, qu'on expulse. De familles qu'on démembre et d'enfants qu'on martyrise en les rendant quasi-orphelins."

    Aujourd'hui, Ammar AMEDJAR a refusé d'embarquer... mais après ?images-4.jpeg

    Je pense à sa femme, à ses enfants aussi : Maria et Amina.

    Je suis horrifiée par cette situation scandaleuse, par laquelle on empêche un homme et une femme de vivre ensemble tranquillement avec leur deux enfants. On empêche ce père de vivre avec sa famille.

    Voici le texte relatant l'histoire de cette famille écrit aujourd'hui sur le site du Réseau RESF, que je choisis ci-dessous de partager avec vous.

    moton43.jpgVous pourrez lire en final la lettre poignante de l'épouse de Ammar : Rahma AMEDJAR.images-2.jpeg

    S'il vous plaît, soyez nombreux à signer la pétition pour ce papa, pour ses deux filles qui pleurent leur père, pour Rahma, qui a le droit humain de vivre avec l'homme qu'elle aime.

    Vous trouverez le lien pour la pétition en fin d'article, après la lettre de Rahma. Vous pourrez la retrouver aussi sur le site du Réseau d'Éducation sans Frontières : http://www.educationsansfrontieres.org

    Sincèrement vôtre,

    Chloé LAROCHE

     

    moton50.jpg_______________"Un sans-papier calomnié et bientôt expulsé ?"

     

    MISE À JOUR : Dimanche 1ER MARS 2009 : 12h10

    "Richard Moyon, un des membres de RESF, vient d'être interpellé. Il est au poste de police 2F de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Il informait les passagers du vol Paris-Casablanca de 12h55 des conditions de l'expulsion de Ammar Amedjar : celui-ci serait entravé, menotté, bâillonné. Libération a entendu l'interpellation de ce responsable de Réseau Education sans frontières via le téléphone portable de l'intéressé.

    Richard Moyon a été arrêté en vue d'une «vérification d'identité», en compagnie d'un autre membre de RESF. C'est la première fois, selon RESF, que la police répond ainsi à une information des passagers.

    Les documents dont était porteur les deux membres de RESF ont été confisqués. En échange, si l'on peut dire, la police leur a donné un texte, retraçant les différentes peines de prison et amende encourues en cas d'outrage, d'entrave à la circulation d'un aéronef et autres délits.

    Richard Moyon vient de refuser de signer un procès-verbal, lui reprochant une «destruction de tracts» (sic).

    A 13h, les deux membres de RESF ont été libérés. Ils seront convoqués au tribunal de police pour «distribution de tracts dans un lieu public», selon le PV (corrigé) qui leur a été remis et qu'ils ont refusé de signer.

    Voici un rappel des faits, concernant Ammar Amedjar :mini_meknes.jpg

    Ammar Amedjar va probablement être victime d’une tentative d’expulsion dans les tout prochaines heures, après avoir fait les frais d'un campagne de dénigrement et de calomnies de la part de fonctionnaires.

    Il a 27 ans, il est marocain, mari d’une jeune femme de nationalité marocaine elle aussi mais qui réside en France depuis l'âge d'un an et qui est titulaire d'une carte de résident (10 ans).

    Ils se sont mariés en 2005 au Maroc. Après le mariage, elle rentre chez elle, en France, où vit toute sa famille, afin de faire une demande de regroupement familial. Déchirée, entre la France où est sa vie depuis toujours et le Maroc où se trouve son mari, elle fait des aller-retour. Des enfants naissent, Maria puis Amina.

    En mars 2008, lassé d'attendre un regroupement familial qui ne vient jamais, Ammar entre en France avec un visa de trois mois ; lorsque celui-ci expire, il décide de rester près de sa femme et de sa première fille, la seconde devant naître peu après.

    En juin 2008, à quelques jours de la naissance d’Amina, la police l'interpelle à son domicile, le place en garde à vue puis en rétention à Rennes. Conduit à l'aéroport, il refuse d’embarquer. Il est remis en garde à vue et passe en comparution immédiate à Rennes. Il est libéré mais condamné à un mois de prison pour refus d'embarquement.

    Il retourne chez lui ; quelques jours après des policiers se présentent à son domicile en lui demandant de les suivre « pour des formalités administratives à la préfecture ». Il se retrouve à nouveau en garde à vue. L'après midi même, il est monté dans l'avion. Craignant une nouvelle condamnation, il embarque pour Casablanca.mini_essaouira.jpg

    Après 2 mois loin de sa femme et de ses enfants, il décide en septembre de revenir clandestinement en France.

    Et voilà que le 6 février, à la veille des vacances scolaires (un hasard, sans doute !), il est arrêté, à moins de 100 m de l'école où il vient à pied, comme chaque matin, déposer sa fille. Il est emprisonné à la maison d'arrêt d'Angers pour purger sa peine.

    Le 28 février à l’aube, il est extrait de prison pour être conduit au centre de rétention du Mesnil-Amelot en attendant l’expulsion.

    Mais, dans cette affaire comme dans d’autres, le fait de priver une femme de son compagnon et deux enfants de leur père s’accompagne d’une honteuse campagne de dénigrement et de calomnies. Il est plus confortable d’expulser quelqu’un qu’on a au préalable sali… Certains hauts fonctionnaires ne s’en privent pas, ça leur soulage la conscience.

    Le préfet d’Angers et les membres du cabinet du ministre Besson l’ont fait avec ardeur, prenant l’air entendu, citant complaisamment un rapport de police, procédant par sous-entendus, insinuant, se fondant sur des ragots démentis… Toute une vilaine entreprise de démolition maîtrisée. On reste pantois devant ces procédés : ces très hauts fonctionnaires, polytechniciens, énarques, préfets qui se veulent l’élite font leur miel des trous de serrure.

    Sur la prétendue violence d’Ammar, Rahma s’est expliquée, longuement et directement auprès du préfet et du directeur-adjoint du cabinet du ministre. L’un comme l’autre savent qu’elle dit la vérité mais, en service commandé, ils ne peuvent pas le reconnaître et répètent en boucle leurs pauvres ragots. On les plaint. Rahma s’explique à nouveau dans la lettre ci-dessous. La dignité qu’elle y manifeste contraste avec la bassesse des procédés qui lui sont opposés.

    mini_casa.jpgAjoutons que s’il y avait eu délit, c’était à la justice de sanctionner. Ce n’est pas à l’administration de décider d’une peine arbitraire et disproportionnée (le bannissement) pour un délit qui n’existe pas. En outre si tous les maris contre qui une main courante a été déposée avaient été expulsés, on en connait qui ne seraient pas là où ils sont… Vous voulez des noms ? Selon que vous serez puissant ou misérable…

    Il en va de même pour la sordide affaire d’allocation de parent isolé que Rahma a continué de percevoir alors qu’Ammar était revenu… Que voulait-on qu’elle fasse ? Qu’elle signale à l’administration le retour clandestin de son mari expulsé quelques mois auparavant et condamné à de la prison pour refus d’embarquer ? Si Rahma a commis une faute, qu’on la poursuive en justice ! Pourquoi s’acharner sur son mari et ses enfants ?

    Ne concernerait-elle que le sort d’Ammar Amedjar et de ses enfants, cette affaire serait insupportable. Elle est l’emblème de la politique de démagogie anti-immigrés conduite sous l’égide de M. Sarkozy. Ammar Amedjar a une épouse qui est française de langue, de culture et pourrait l’être de papiers si elle s’en était souciée, le couple a un logement, deux enfants dont une scolarisée, Ammar a une promesse d’embauche. Mais il va être expulsé (aux frais du contribuable !) pour que l’électorat de Le Pen reste acquis à Sarkozy lors des prochaines élections européennes ! 

    Mais cette histoire inquiète aussi par ce qu’elle dit des dérives de la haute administration amenée pour satisfaire aux exigences du régime à clabauder dans le cloaque de la calomnie pour justifier servilement une décision que chacun des fonctionnaires qui ont rencontré Rahma sait illégitime. Dans Grandeur et servitude du service de l’Etat, certains ont surtout retenu la servilité."

    • Katia Beudin, Richard Moyon •


    carte_photos_maroc_amour_003_petite.gifDECLARATION DE RAHMA AMEDJAR :


    "JE SUIS L'EPOUSE DE AMMAR AMEDJAR. MON MARI A VECU LA PRISON, AUJOURD'HUI C'EST LA RETENTION.
    MAIS CE N'EST PAS ASSEZ POUR UN HOMME QUI REFUSE D'ABANDONNER SA FAMILLE, IL EST MENACE DE RECONDUITE A LA FRONTIERE.
    IL EST ACCUSE DE VIOLENCE, UN PRETEXTE TROP FACILE MAIS IDEAL AUX YEUX DES AUTORITES DANS LE BUT DE DENIGRER, DE RABAISSER ET D'HUMILIER MON MARI ET MA FAMILLE MAIS ENCORE DE CREDIBILISER DES ACTES DEPLORABLES ET INADMISSIBLES. 
    PIRE, AFIN DE S'ACCORDER LE DROIT DE BRISER A VOLONTE UNE FAMILLE ! 


    ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!images-4.jpeg
    VISIBLEMENT NOUS N'AVONS PAS TOUS LA MEME NOTION DE CE QU'EST LA VIOLENCE.


    MON MARI EST SANS-PAPIERS MAIS PAS SANS SENTIMENTS, CELA NE FAIT PAS DE LUI UN SOUSHOMME ET ENCORE MOINS UN CRIMINEL.
    IL SERAIT VIOLENT MAIS CA N'A PAS EMPECHE LE JUGE PUIS LE PREFET (QUI SOI-DISANT CHERCHENT A ME PROTEGER) DE ME CONSEILLER D'ALLER REJOINDRE ET VIVRE AU MAROC AVEC MON MARI. CETTE PRETENDUE VIOLENCE N'INTERESSERAIT-ELLE PLUS PERSONNE HORS DU TERRITOIRE FRANCAIS ??


    MON MARI EST VICTIME D'UNE POLITIQUE D'AFFLIGEANCE ET DE DIFFAMATION !!!


    LA VIOLENCE C'EST A 4 PERSONNES QU'ELLE EST FAITE, C'EST A MARIA, AMINA A AMMAR ET A MOI. NOUS CHERCHONS TOUT LES quatre PROTECTION CONTRE CETTE VIOLENCE-CI.
    ON NE PEUT PAS EN VOULOIR A UN MARI QUI NE CHERCHE QU'A ASSUMER SES RESPONSABILITES DE PERE, QUI VEUT VIVRE ET PROTEGER SA FAMILLE. 


    IL A, DEPUIS SON ARRIVEE EN SEPTEMBRE 2008 VECU DANS LA CRAINTE D'UNE NOUVELLE SEPARATION AVEC NOUS. 
    IL ME DISAIT SANS CESSE : " CE N'EST MA SITUATION DE SANS-PAPIER ET DE MANQUE DE LIBERTE QUI ME CHAGRINE LE PLUS MAIS MA PEUR D'ETRE ARRACHE A VOUS UNE NOUVELLE FOIS, JE NE POURRAI PAS SUPPORTER "


    moton50.jpgAUJOURD'HUI, LE MINISTERE ME REPROCHE DE NE PAS AVOIR DECLARE A LA CAF VIVRE A MON MARI. COMMENT POURRAIT-JE FAIRE UNE TELLE DECLARATION A DES SERVICES QUI ME DEMANDERAIENT L'IDENTITE DE MON MARI ALORS QUE MA SEULE CRAINTE ETAIT DE PERDRE UNE NOUVELLE FOIS CE DERNIER ? ON NE PEUT PAS M'EN VOULOIR D'AVOIR CHERCHE A PROTEGER LE PERE DE MES ENFANTS. N'IMPORTE QUI EN FERAIT AUTANT. MAIS SI J'AI BIEN COMPRIS LA PROTECTION SELON LES AUTORITES, C'EST ARRACHER UN HOMME A SA FAMILLE ET METTRE EN PERIL TOUT SES MEMBRES.


    QUI PEUT ADHERER A DE TELLES IDEES ???"


    RAHMA AMEDJAR

    __________________________  PÉTITION : 

    SIGNEZ MASSIVEMENT ET RAPIDEMENT pour Ammar AMEDJAR.

    Les petites MARIA ET AMINA ne doivent pas perdre une nouvelle fois leur papa !
     
    Pour que le droit de vivre en famille soit respecté ... Parce qu’un homme qui refuse d’être séparé de sa famille n’est pas un criminel ...

     

    21/02/2009

    Je prends partie pour ces cinq histoires vraies, ordinaires et tragiques, de pères, de mères aussi, qu'on expulse. De familles qu'on démembre et d'enfants qu'on martyrise en les rendant quasi-orphelins.

    images-3.jpegBonjour à tous et toutes,

    J'ai reçu cette semaine un texte urgent du Réseau d'Éducation sans Frontières, à propos des pères et mères expulsés de France étant obligés de laisser des enfants derrière eux, leurs enfants. Vous pourrez lire ces témoignages ci-dessous.

    images.jpegJe choisis d'éditer ci-dessous ce texte dans mon blog, comme j'en ai édité d'autres pour les faire connaître au plus grand nombre... et pour que vous réagissiez afin d'aider ces familles.images-10.jpeg

    Je sais le risque encouru mais je pense comme le Réseau : "Ministres, préfets, conseillers divers sont des personnes publiques, qui ont des comptes à rendre à l'opinion. Il est sain, normal, légitime qu'ils sachent ce qui se pense et se dit de leur action… en des termes qui ne soient ni injurieux, ni diffamatoires même si d'aventure leur action semblerait parfois mériter de tels qualificatifs."

    Je défends les personnes dont vous allez connaître l'histoire ci-dessous. Elles souffrent. Ce sont des êtres humains, des pères, des mères.images-2.jpeg
    70677,1214010886,1.jpg

    Des enfants ont le coeur explosé de voir leurs parents arrachés à leur foyer. Naphtali, Élodie, Maria, Juliana, Beverly, Davidson... sont les enfants martyrs d'une politique qui nie la famille.

    Je suis choquée de savoir que ces enfants vivent des situations pareilles. Ils ont 3 ans, 13 ans, 3 ans et demi, 15 mois... Ils pleurent à cause de Ministres qui ne se souviennent pas des Droits de l'Enfant.. notamment d'avoir ce DROIT ESSENTIEL d'avoir leurs parents auprès d'eux, leur père, leur mère.

    Chaque enfant sur Terre a ce droit. Ne le bafouons pas !!!!!!!images-6.jpeg
    images-1.jpeg

    Bien à vous et... réagissez aux adresses données.70677,1178578980,1.jpg

    Ne laissons pas ces enfants, ne les abandonnons pas.

    Chloé LAROCHE

     

    _______________________

     

    moton6.png

     

     

    Voici donc le mail URGENT reçu du Réseau "ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES" :

    (http://www.educationsansfrontieres.org)

     

    "Ci-dessous cinq histoires, ordinaires et tragiques, de pères, de mères aussi, qu'on expulse. De familles qu'on démembre et d'enfants qu'on martyrise en les rendant quasi-orphelins.

    Son efficacité glacée mais chiffrée dans l'inhumanité, avait valu à M. Hortefeux le titre de ministre de la Rafle et du drapeau. M. Besson a déclaré à la presse que le titre ne lui plaît pas. On le comprend… mais encore faudrait-il qu'il fasse ce qu'il faut pour ne pas le mériter. Pour l'heure, il n'en prend pas le chemin comme en attestent les faits relatés ci-dessous, petite partie, hélas, des misères qu'engendre la politique de ce gouvernement.

    images-5.jpegMinistres, préfets, conseillers divers sont des personnes publiques, qui ont des comptes à rendre à l'opinion. Il est sain, normal, légitime qu'ils sachent ce qui se pense et se dit de leur action… en des termes qui ne soient ni injurieux, ni diffamatoires même si d'aventure leur action semblerait parfois mériter de tels qualificatifs.
    Les coordonnées de préfectures responsables se trouvent après chaque cas.

    Ci-dessous celles des principaux responsables :
    Ministère Besson
    Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
    Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
    Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
    Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
    Directeur de cabinet : christian.decharrière@iminidco.gouv.fr
    Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
    Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
    Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

    Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

    Elysée fax : 01 47 42 24 65 http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
    Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr


    images-9.jpeg________ L'EXPULSION DE PIERRE LAPOINTE SERA EXECUTEE LE VENDREDI 20 FEVRIER A 10h10 A ORLY-SUD :


    Pierre Lapointe, père de famille haïtien de Drancy sera expulsé par la force demain vendredi en direction de Port au Prince.
    Sa compagne sera abandonnée à elle-même, la petite Beverly sera privée de son père.
    Le petit Davidson, né d'une précédente union et pour lequel son père versait régulièrement une pension, sera privé de ce soutien.
    La fabrique à orphelins s'est mise en route aussi en Seine Saint-Denis !
    Pourtant nombreux sont ceux (parents, enseignants, élus, etc) qui ont réclamé au préfet une décision humanitaire et avec de bonnes raisons : Pierre Lapointe est en France depuis 9 ans, il travaille comme peintre en bâtiment, son employeur soutient sa demande de régularisation. Sa famille est ici : deux enfants nés en France. Le Ministère envisage-t-il de les expulser aussi ? Et leurs mères avec ? Vers Haïti, pays dévasté par la misère et la violence. Entre absurde et monstrueux, il faut choisir.70677,1199660931,1.jpg
    La seule alternative honorable est de libérer Pierre LAPOINTE et de rendre un père à ses enfants et un compagnon à sa femme.
    Votre soutien est urgent et peut seul enrayer la machine !

    Préfecture de Seine Saint-Denis (M. Nacer MEDDAH)
    fax cabinet du préfet = 01 48 30 22 88 / 01 41 60 60 72
    mails : courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
    serge.morvan@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

    (= DERNIÈRE MINUTE : NOUS SAVONS AUJOURD'HUI MALHEUREUSEMENT QUE PIERRE LAPOINTE A ÉTÉ EXPULSÉ.

     

     

    261733,1225621383,5.jpg_______ QUASI-ORPHELINE DE PERE A 3 ANS : MERCI M. LE PREFET :

     

    Arrêté le 11 février sur son lieu de travail à Levallois (92), Monsieur Shixiong LIN (dossier n° 7503612346) est enfermé au CRA de Palaiseau (91). La préfecture des Hauts de Seine a décidé son expulsion qui est prévue demain vendredi 20 février 20 à 17h20 (vol CA964, Roissy CDG1).


    Shixiong Lin a 27 ans, il vit en France depuis l'âge de 21 ans. Il s'est marié en France, il a une fillette de 3 ans, Juliana, née en France qui doit faire sa rentrée à l'école de la rue Domrémy (Paris XIII) en septembre prochain.1224,1231069189,2.jpg

    La seule question est de savoir si Juliana va être rendue quasi-orpheline de père ou pas par la décision de fonctionnaires français.

    À l'évidence, quelles que soient les bonnes raisons que les fonctionnaires et les hauts fonctionnaires se donneront pour justifier leur décision, l'expulsion de Shixiong Lin en laissant sa femme et sa fille en France serait une saloperie. Elle ne doit pas avoir lieu, Shixiong Lin doit être libéré et régularisé.

    Préfecture des Hauts-de-Seine (qui veut expulser Shixiong Lin)
    patrick.strzoda@hauts-de-seine.pref.gouv.fr
    Fax préfecture Nanterre : 01 40 97 21 19
    N° de fax du préfet : 01 47 25 21 21
    Mail secrétaire général : didier.montchamp@hauts-de-seine.pref.gouv.fr
    Directrice de cabinet : josiane.chevalier@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

    Préfecture de police de Paris (qui peut régulariser Shixiong Lin)
    fax PP 75 : 01 53 71 67 23
    mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

    ==== Pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article17917

    Anel a écrit : "Laissez ce jeune couple vivre tranquillement leur vie de famille, il y a d'autres manières de faire "du chiffre"."

     

    (= DERNIÈRE MINUTE : NOUS SAVONS AUJOURD'HUI MALHEUREUSEMENT QUE Monsieur Shixiong LIN A ÉTÉ EXPULSÉ / Ajout le 22 février 2009

     

    images-4.jpeg___________ ELODIE, 13 ANS RENDUE QUASI-ORPHELINE DE MERE PAR LA GRACE DE M. LE PREFET DU RHÔNE LE 20 FEVRIER :

    Marie-Noelle M'BANI est Camerounaise. Elle est en Europe (Espagne et Italie) depuis 2000. Depuis six ans elle est venue en France pour être avec sa fille Elodie, 13 ans, dont le père est Français est pensionnaire à Bapaume dans le Nord, près de chez ses parents ; Marie-Noelle était en déplacement à Lyon où elle espérait trouver du travail.
    Contrôlée à la Lyon-La Part Dieu, elle a été placée en rétention et doit être expulsée demain.images-7.jpeg

    mél + fax préfet du Rhône : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 49 38
    mél + fax secrétaire général : rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr, 04 72 61 49 38
    mél + fax directeur de cabinet : michel.tournaire@rhone.pref.gouv.fr ,04 78 60 15 46
    mél + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 41
    mél + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr
    ou sylvia.legris@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 52



    images-8.jpeg__________ DOUCEUR ANGEVINE ET ACHARNEMENT POLICIER :


    Ammar Amedjar est en prison depuis 15 jours. Il n'a commis aucun délit si ce n'est, en juin 2008, de refuser d'embarquer pour ne pas quitter ses deux filles et sa femme (Marocaine, en France depuis l'âge d'un an, carte de séjour).

    Ramah et Ammar s'étaient mariés au Maroc. Impossible de faire venir Ammar en France, regroupement familial refusé. En mars 2008, il passe outre et arrive à Angers. En juin, la police l'arrête chez lui. Il refuse d'embarquer et est donc condamné à de la prison ferme mais est libéré. Quelques jours après, nouvelle arrestation à domicile, il est mis dans l'avion. Deux mois après, il revient clandestinement auprès des siens. Le 6 février, il est arrêté à côté de l'école où il venait de déposer Maria (3,5 ans) et emprisonné.
    Maintenant, les choses sont simples : si on laisse faire, au terme de sa peine, Ammar risque d'être conduit directement de la prison à l'aéroport pour être expulsé une fois encore.

    Il faut qu'Ammar Amedjar bénéficie de la grâce présidentielle pour sortir immédiatement de prison. Il faut d'autre part et évidemment, qu'un titre de séjour vie privée et familiale soit immédiatement délivré à Ammar Amedjar et que des excuses publiques soient faites à Rahma Amedjar pour le traitement scandaleux dont son mari a été victime.70677,1220866136,5.jpg

    Le préalable à tout cela est l'engagement public du ministre Besson de ne pas faire conduire Ammar directement de la prison à l'aéroport ou au centre de rétention.

    Numéros tel : 02 41 81 81 81 & 02 41 81 80 20
    Fax: 02 41 88 04 63
    Mails : marc.cabane@maine-et-loire.pref.gouv.fr
    cabinet-prefet@maine-et-loire.pref.gouv.fr

     

    70677,1178578980,1.jpg____________ LE PERE DE NAPHTALI, 15 MOIS, BANNI :


    Ogima TSASA NDUKA a été condamné à une peine de prison il y a 10 ans. C'est du passé mais l'interdiction du territoire dont il avait été frappé court toujours. Cela signifie qu'Ogima conjoint d'Irène (naturalisée française) père de Naphtali, 15 mois, a été placé en rétention pour des faits qui remontent à 10 ans et pour lesquels il a payé. Il risque à tout moment d'être expulsé en république Démocratique du Congo.
    Toute la vie d' Ogima est en France, ses oncles, ses tantes, sa soeur, sa conjointe et son fils .

    Lors des dernières élections congolaises Ogima a été interviewé par un journaliste qui a transmis cette vidéo avec la photo et le nom d'Ogima au Congo. Les conséquences immédiates ont été la dévastation de l'appartement de sa soeur vivant à Kinshassa.
    Nous ne pouvons accepter le départ d'Ogima, d'abord parce que son retour là bas est risqué, ensuite parce que nous ne voulons pas que Nephtali soit privé de son père et Irène de son conjoint."

    Aidez nous en écrivant au ministère de l'intérieur pour demander qu'Ogima soit assigné à résidence pour que son interdiction du territoire français puisse être levée –c'est compliqué, mais ce sont les textes) :
    site http://www.interieur.gouv.fr/sections/contact/ministre/ministre

    ___(Texte envoyé par le Réseau d'Éducation Sans Frontières)

     

    moton6.pngATTENTION !!!! _________________ RAPPORT OFFICIEL :

     

    "En 2007, en France,

    74 enfants de moins de 2 ans,

    53 entre 3 et 5 ans,

    56 entre 6 en 10 ans,

    et 59 de plus de 10 ansimages-9.jpeg

    ont été privés de liberté et placés

    dans des centres de rétention

    avec leurs parents sans papiers.

    Soit un total de 242 enfants.

    ________ En 2008, les chiffres exacts d'enfants privés de liberté en France ne sont pas encore connus.

    En 2009, la comptabilisation a déjà commencé."_______________________

     

    89599,1226418873,2.jpgDernier mot de Chloé : ALLEZ, S'IL VOUS PLAÎT, SUR LE SITE SUIVANT SIGNER LES PÉTITIONS POUR QUE TOUT CELA S'ARRÊTE : http://www.educationsansfrontieres.org

     

    Exemples des pétitions que vous trouverez sur ce site. Cela vous donnera une idée de l'ampleur de la situation :


     

    06/09/2008

    Ils s'aiment et pourtant... Ma révolte pour les couples dont l'un est étranger et que la France empêche de rester, de rester auprès de son conjoint, de sa famille, de ses enfants.

    1358334994.jpgILS S'AIMENT ET POURTANT_________________________

     

    Bonjour !

     

     

    Je vous avais parlé dans un article précédent des couples mixtes mis au ban public. 

    Et du site qu'ils ont créé : http://www.amoureuxauban.net

     

    Voici des exemples cités sur leur site qui me font bondir et me révolter. Comme je ne veux pas être la seule à bondir, je vous donne ces témoignages :

     

     ... Ziad, marocain, est reconduit à  la frontière. Le même jour, Patricia,  une Française avec laquelle il vivait  en concubinage depuis 3 ans, accouche de leur enfant français.  ... 

     

    Après le décès de son conjoint français, Élisabeth, béninoise,  reçoit une mesure d’expulsion.  La préfecture lui reproche de ne plus avoir de vie commune avec son mari. ... !!! 1441715159.jpg

     

    Gilbert, ivoirien, et Louise,  française, ne peuvent pas vivre  normalement. Ils sont mariés depuis 3 ans, mais la préfecture persiste  à refuser un titre de séjour à Gilbert. 

     

    2122437419.jpg... Laurence, camerounaise, est  arrêtée par la police à son domicile.  Patrice, un Français avec lequel elle  est mariée depuis presque trois ans,  la voit partir menottée. Le lendemain, Laurence est expulsée. ... 

     

    Sophie, française, et Hamid,  marocain, n’ont pas pu se marier.  Prévenus par le maire, les gendarmes ont interpellé Hamid qui a été expulsé quelques jours avant la  date prévue pour leur mariage.  Sophie était enceinte de trois mois. ... 

     

    Samira, tunisienne, et Amin, français, n’arrivent pas à faire  reconnaître leur mariage célébré  en Tunisie. Cela fait deux ans qu’ils  attendent la délivrance du livret  de famille français et sont sans nouvelle de leur dossier. ... 

     

    ... Lydia, jeune algérienne âgée de 11 ans n’a pas été autorisée à  accompagner sa mère en France.  Cette dernière, mariée à un Français,  a obtenu un visa pour la France  mais le consulat refuse par contre  de donner un visa à l’enfant.  

     

    1846355278.jpgILS S'AIMENT ET POURTANT.......

     

    Ils vivent dans un pays, la France, qui refuse à un homme d'être présent à l'accouchement de son enfant et de vivre avec sa compagne, tout cela pour remplir des quotas de mesures d'expulsions.

     

    Quel est ce pays où nous vivons dans lequel cette femme africaine, Laurence, est renvoyée dans son pays alors qu'elle est mariée depuis trois ans avec un français ?

     

    Le Pen, s'il était passé, aurait fait tout cela, on s'en doute. Mais il n'est pas passé.

    Poutant la France trépasse de honte, du non-respect des Droits élémentaires de l'Homme : ceux de pouvoir réunir sa famille, vivre avec ses enfants, vivre avec son mari ou sa femme, voir grandir ses enfants.

     

    Un jour, il y aura des procès faits par ces enfants-là, issus d'un couple dont l'un était étranger, et ils porteront plainte contre l'État français qui les aura privés de leur parent, de leur père, de leur mère... de leur droit intrinsèque d'avoir une enfance vécue avec leur famille.

     

    Je vous invite à aller lire à ce sujet le commentaire d'un certain Bernard qui a réagi à mon article récent sur les Justes et ceux qui défendent les étrangers menacés d'expulsion. Je remercie cet homme pour ce commentaire laissé sur mon blog et je pense qu'il a raison sur la suite de ce qui va arriver dans le futur.

     

    Je vous invite aussi à aller visiter le site cité plus haut : http://www.amoureuxauban.net

    ainsi que le site d'Éducation sans Frontières

    et celui de la Cimade.

     

    Il y a des pétitions sur ces sites, des actions à faire, des manifestations.

     

    Pour ne pas rester les bras croisés à regarder l'amour se déliter, 

    à regarder les familles être écartelées,

    à regarder les Droits de l'Homme bafoués et malmenés.

     

    Sincèrement vôtre,

     

    Chloé Laroche

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    20/04/2008

    Je suis révoltée par les expulsions et je l'écris

    Bonjour à tous et toutes,

     

    "25000 étrangers doivent être reconduits à la frontière française chaque année". C’est le projet officiel du Gouvernement et cela ne date pas de 2008.


    Hier soir, dans le cadre de l’émission de Laurent Ruquier : “On n’est pas couché”, Monsieur Brice Hortefeux, Ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, s’est défendu avec virulence des comparaisons qui lui ont été faites par Éric Zemmour et Éric Naulleau... comparaisons avec le régime de Vichy et les raffles nazies. “Ah non, surtout pas ! Ce qui s’est passé durant la Seconde Guerre Mondiale est trop grave !” Monsieur le Ministre et principal lieutenant de Sarkozy a joué l’effarouché devant ces comparaisons. “Moi, le matin, quand je me lève, je vis mal ce que je suis obligé de faire. Vous croyez que c’est facile pour moi ?” On aurait presque pleuré.

    Monsieur le Ministre, vous avez joué la langue de bois et noyé le poisson. “Vous savez, je défends une veuve menacée d’expulsion. Elle est malade. On ne va quand même pas l’expulser !” ... Et puis, vous avez dit aussi, avec un air d’ange couvrant le démon qui sait plaire : “Vous savez, on leur donne un pécule, quand ils quittent la France. Car les pauvres, ils n’ont plus rien. Il faut bien qu’ils y arrivent après, dans leur pays.”

    Monsieur le Ministre, étiez-vous là le 28 février 2008 quand vos services ont emmené Monsieur Léguy Mbira dans un vol pour le Gabon, son pays d’origine, et qu’il pleurait de n’avoir pas pu dire au revoir à sa fille et à sa compagne ?

    Étiez-vous dans la tête de sa fille de quatre ans lorsque son papa est passé à la télé et qu’elle s’est demandé pourquoi. Sa tante lui a dit : “Ton papa va voir tes grands-parents. Il reviendra.”
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    Est-ce que vous étiez dans le coeur de la maman, alitée sur un lit d’hôpital au moment des faits, le 25 février 2008 ? Lorsque la police l’a appelée en lui disant : “Vous venez récupérer votre fille à l’école, sinon, elle sera placée, vu que son père est expulsé”, auriez-vous aimé être à sa place, à la place de cette mère, de cette épouse devenue maman isolée à cause de l'État français ?

    Monsieur le Ministre, êtes-vous là quand des familles sont écartelées, déchirées, crucifiées par l’horreur de l’expulsion ou de la mise en camps de rétention ? Ce que vous faites est contraire aux Droits de l’Homme et viole aussi les Conventions entre les Pays, comme celles conclues avec le Gabon, lequel s’est d’ailleurs rebellé en menaçant la France de ne pas garder les français en situation irrégulière.

    Déjà en 2006, le mouvement Éducation Sans Frontières nous demandait de ne pas nous “habituer à l’insupportable”. Le 16 novembre 2006, la famille Raba a été emmenée dans le camp de rétention de Lyon durant 21 jours, mari, femme et enfants. Trois enfants de 7, 5 et 3 ans. Les deux derniers sont nés en France et vivaient à Gray, en Haute-Saône. Cette famille était arrivée du Kosovo en 2001 et avait été déboutée de sa demande d’asile en France.

    Lors de sa mise à l’avion, le commandant de bord a refusé de décoller, devant la brutalité des forces de police sur cette famille. La maman a été blessée.

    Monsieur Sarkozy a parlé de les renvoyer dans un avion militaire. Il a réussi puisque ils ont été expulsés “discrètement” depuis.

    Une pétition est active pour la demande de leur retour sur le site http://www.educationsansfrontieres.org

    Je suis révoltée depuis le début par ces actions d’expulsions et indignée par le chiffre annoncé comme un objectif à atteindre par le Gouvernement, comme si ces 25000 étrangers expulsés par an n’étaient que des légumes à cueillir ou des kilos de marchandises à faire passer dans des charters. “Prenez une catapulte, ça ira plus vite", a émis ironiquement Sébastien Tellier, s'adressant à Brice Hortefeux, lors de l'émission de Laurent Ruquier du 19 avril 2008.

    Des bébés, des enfants, des femmes, des hommes, des personnes malades... sont concernés par ces horreurs, sont enfermés, sont déshumanisés, sont déchirés dans leur être profond, sont insécurisés... et le peuple français s’est habitué à l’insupportable.

    Moi, non. D’autres comme moi ne se sont pas habitués. Je ne suis pas en Chine et j’utilise mon droit de parole et d’écrit sur Internet pour dire au Gouvernement que ses méthodes me révoltent et qu’ils doivent fermer les Camps de détention d’étrangers en attente d'expulsion. Qu’ils doivent arrêter de considérer les étrangers comme du bétail ou de la viande à exporter.

    Chloé LAROCHE

    ___________________________ Référencement instantané

    PS : Voici ci-après des articles ainsi que des pétitions concernant mon article.


    “¬ Expulsion des sans papiers : ne nous habituons pas à l’insupportable.

    L’augmentation réitérée de la pression sur les services préfectoraux et policiers pour atteindre les quotas d’expulsions assignés par Mr Sarkozy provoque des dérives inéluctables. En particulier depuis cet été, nous assistons à une détérioration sans précédent des gardes fous démocratiques censés protéger toutes les personnes vivant dans ce pays : français, étrangers avec ou sans papier.

    Les barrières morales fondamentales semblent avoir sauté, y compris la protection sacrée des enfants : mise en rétention de mineurs - parfois même de nourrissons -, traque policière d’adolescents, interpellations dans les établissements scolaires et les centres de vacances... Ces faits sont d’une extrême gravité. Ils s’ajoutent à plusieurs opérations de ratissage de sans papiers organisées à Paris au mois d’août - qui ressemblent à d’authentiques rafles -, aux mesures tendant à supprimer l’accès aux soins, aux arrestations de futurs conjoints de français quelques jours avant leur mariage, à la multiplication des renvois par charters, aux expulsions musclées de squats - « pour la sécurité de leurs habitants » - sans relogement...

    Cette vague répressive ne s’arrête pas aux étrangers. Fin juillet 2005, Nicole Mussie, militante du MRAP et du RESF, était placée en garde à vue à Metz parce que soupçonnée de protéger deux adolescents dont la mère avait été interpellée. Le 24 août, perquisition chez Bleuette Dupin, journaliste de Radio France Bleu Auxerre, "coupable" d’avoir fait un reportage sur la famille Makombo en cours de reconduite à la frontière. La mère et ses 2 plus jeunes enfants ont été interpellées à Sens. Les 2 plus âgés, ont pris la fuite, par peur d’un retour au Congo, donnant lieu à la plus grande opération policière jamais réalisée pour une « fugue » : une vingtaine de perquisitions et d’interrogatoires ont eu lieu chez des proches et des amis de la famille Makombo ainsi que dans les locaux de l’Eglise évangélique de Joigny.

    Cette machinerie impitoyable lancée contre les sans papiers, est le prolongement inévitable des annonces démagogiques faites par le ministre de l’intérieur ; la politique d’expulsion des étrangers en situation irrégulière n’étant elle-même qu’un écran de fumée contre la dégradation de la situation sociale en France. Les mesures prises contre les sans papiers nous concernent tous. Si nous ne réagissons pas maintenant il sera trop tard.

    Source/auteur : http://www.sudeducation.org/, http://www.educationsansfrontieres.org
    Mis en ligne le mercredi 14 septembre 2005, par Ludo

    _______________________


    25 février 2008 - « Midnight express » à Vincennes ?

    Communiqué LDH :

    Centre de rétention de Vincennes, nuit du 11 au 12 février 2008.
    Brimades, insultes, « renforts » policiers. Tirs au « Taser ». Un «
    retenu », touché à la poitrine, perd connaissance et se réveille à
    l’Hôtel-Dieu avec le bras en écharpe et de fortes contusions à la tête,
    nécessairement postérieures à sa perte de connaissance. Ceux qui ne se
    sont pas évanouis peuvent témoigner … tant qu’ils sont encore en France.

    Les autres « retenus », à qui on ne reproche rien, sont refoulés dans
    leurs chambres. Aux coups de matraques répondent des brûlures de
    cigarettes sur deux matelas.

    Rappelés, les « renforts » dégradent des objets personnels, piétinent un
    Coran. On fait descendre dans la cour y compris ceux qui dormaient.
    Certains sont habillés, d’autres non. On ne laisse aucun d’eux prendre
    un vêtement.

    Dans la cour, fouille intégrale. Ce n’est qu’ensuite qu’un par un ils
    peuvent rentrer au chaud. Cela dure jusqu’à 4 heures du matin.

    Khaled, ressorti de l’hôpital le 14 février, a été reconduit au CRA de
    Vincennes. Depuis 10 jours, il n’a reçu aucun soin, n’a vu ni médecin ni
    infirmier. Le bandage de son bras est sale et ensanglanté.

    Une enquête de l’IGS est en cours.

    Ces faits se sont déroulés dans un lieu évidemment abrité des regards
    indiscrets, sur le territoire de la République française, en février
    2008. La LDH, le SM et le SAF, qui ont décidé de constituer sur ces très
    graves événements une mission d’enquête de leur Commission Citoyens
    Justice Police, appellent l’ensemble des médias à leur donner l’écho
    qu’ils méritent. Il est temps que chaque Français sache ce que l’on fait
    en son nom.

    Paris, le 25 février 2008.

    _____________________________________________


    Pétition pour la famille RABA :

    Monsieur le Préfet,

    Monsieur et Madame RABA, originaires du Kosovo, sont arrivés en France le 9 novembre 2001. Ils ont fait plusieurs demandes d’asile qui ont ete rejetees. Ils ont 3 enfants de 3, 4 et 7 ans dont deux sont nes en France. Ils sont tous scolarises. Les deux plus jeunes sont scolarises à l’ecole maternelle Les Capucins, le plus grand est en CE1 au groupe scolaire Moïse Levy à GRAY (70 100).

    Cette famille fait l’objet d’un arrete de reconduite à la frontiere confirme par le tribunal administratif.

    Ils avaient presentes une demande de regularisation sur la base de la circulaire Sarkozy qui n’a jamais reçu de reponse de vos services.

    Les cinq freres et les deux soeurs de Monsieur RABA sont tous refugies politiques, 4 en France, 1 en Suisse, 1 en Autriche et 1 en Suede.

    Monsieur et Madame RABA ont subi des violences tres graves du fait du refus de Monsieur RABA de participer avec l’UCK à des expeditions visant à bruler des villages serbes. Ces elements de l’UCK font aujourd’hui partie de la police du Kosovo. Aussi le retour de cette famille au Kosovo est vraiment extremement risque et dangereux.

    Patrie des Droits de l’Homme, la France doit rester le pays d’asile dont a besoin cette famille en la prenant sous sa protection, elle qui a fui les violences d’un pays qui n’a su la proteger.

    La France, signataire de la Convention internationale des Droits de l’Enfant, doit permettre à ces 3 enfants de vivre dignement dans un pays qui saura continuer à les accueillir.

    Monsieur le prefet, après avoir fait appel à votre humanite pour annuler l’Arrete Prefectoral de Reconduite à la Frontiere et examiner à nouveau ce dossier afin que la situation de cette famille soit regularisee, je vous demande d’agir avec Monsieur le ministre de l’intérieur afin que la famille puisse revenir en France et être régularisée.


    Voir le site http://www.educationsansfrontieres.org


    _____________________

    Pétition : Nous exigeons la régularisation des parents de Jennifer !


    Jennifer est élève de l’école Lafayette à Vesoul depuis cette année, auparavant elle allait à l’école à Luxeuil où résidaient ses parents, rien ne distingue Jennifer des autres enfants, elle est vive, parle très bien français.

    Mais, fin mars, ses parents ont reçu une OQTF leur demandant de quitter la France et de repartir en Georgie.

    Car les parents de Jennifer, Manana et Vladimir Outeyan, ont fui la Georgie en 2004 où ils avaient été persécutés parce qu’ils appartiennent à la minorité Yéside.

    Manana est malade, elle est suivie par plusieurs médecins. Max le petit frère est né en France.

    Vladimir le papa, a fait une formation AFPA et a des promesses d’embauche dans le bâtiment. Comme la préfecture ne lui donne pas le droit de travailler, il s’investit dans de nombreuses associations. Chacun apprécie son courage, son sérieux et sa volonté. Toute la famille est très bien intégrée.

    A Luxeuil, ils ont eu le soutien du député, du maire, des institutrices, des parents d’élèves et de nombreuses associations.

    Nous devons tous nous mobiliser pour empêcher que cette famille reparte vers un pays où elle risque la maltraitance, où ils n’ont plus aucune attache.

    Nous ne pouvons accepter que cette petite fille soit arrachée de sa classe, séparée de ses amis et de tous ses repères, c’est ici qu’elle a appris à parler, ici qu’elle a connu l’école, son pays c’est ici.

    Ligue des Droits de l’Homme, collectif Raba, FCPE, RESF
    mercredi 2 avril 2008.

    ===================== Voir le site http://www.educationsansfrontieres.org

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