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22/05/2009

Quand Ilan Halimi est mort, j’ai été horrifiée de ces trois semaines d’agonie qu’Ilan a vécu... dans le supplice orchestré par un homme abject, chef de groupe antisémite et manipulateur de 26 personnes.

 

images-10.jpegà Ilan HALIMI, à sa famille.

 

 

images-2.jpegQuand Ilan Halimi est mort, j’ai été horrifiée, horrifiée de ces trois semaines d’agonie qu’Ilan a vécu... dans le supplice orchestré par un homme abject, chef du Gang des Barbares, antisémite et manipulateur de vingt-six personnes : Youssouf Fofana.images-9.jpeg

 

Horrifiée par cette organisation barbare qui pour moi s’apparente à une mini-secte dont les adeptes ont été sous la domination d’un gourou, porteur du mal absolu. Adeptes ou salariés fanatiques puisque certains étaient payés pour accomplir la torture et les humiliations, en vue d'une rançon mais aussi parce que Ilan était d'origine juive.

 

Horrifiée parce que, dans cette affaire, il y a eu des dizaines de témoins extérieurs... qui savaient et qui n’ont rien dit... Témoins qui étaient des parents des membres incriminés, des amis, le gardien de l’immeuble où Ilan était séquestré. Témoins qui auraient pu sauver Ilan de la mort mais qui ont laissé le pire aller à son ultime abominable.

Ilan, le silence t'a tué, la loi du silence d'une cité entière, mais aussi ces trois jours de silence imposés par la police qui a obligé ton père à ne plus répondre aux demandes de rançon. La communication coupée avec tes ravisseurs a précipité ta mort, aggravant leur stress devant trois semaines sans résultats pour eux. Tes cris sans réponse, baillonnés, la cigarette écrasée sur ton front, les coups reçus, les humiliations, l'anti-sémitisme, ton corps nu dans la cave... enverront ceux qui n'ont pris que douze ans pour ta mort à la damnation perpétuelle de leur âme.

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images-6.jpegAujourd’hui, il y a une polémique autour d’un journal qui a publié une photo d’Ilan, le visage scotché avec une arme pointée sur lui. Je crois que l’on se trompe dans cette polémique à savoir s’il fallait ou non publier cette photo. Si vous vous mettiez un instant à la place d’Ilan, cette photo représente le milliardième seulement de ce que ce jeune homme a enduré. Au lieu de faire des émissions de radio qui tournent autour du nombril de certains, pensez à son calvaire, à sa peur, à son âme recroquevillée au bout de ses cellules en souffrance ultime.

 

Ilan Halimi a vécu la mort jusqu’au bout du tunnel du sordide, de l’abominable, de l’horreur extrême.

Certains auteurs ont dit qu’il ne fallait pas mettre l’accent sur le fait que c’est un crime antisémite.. car “si c’était le cas, on verrait des Ilan Halimi torturés plein les quartiers.” Car pour vous, il faut un génocide pour reconnaître qu’il y a eu pensée antisémite ? Il faut une armée antisémite pour reconnaître qu’un groupe a été dirigé par des pensées proches de celles d’Hitler ? 

 

images-1.jpegIlan HALIMI, tu as été victime de cette Bête infâme, pieuvre à multiples têtes qui s'appelle la cruauté humaine, le racisme, la barbarie, l'antisémitisme... Je suis la petite fille d'un des chefs de la Résistance à Grenoble durant la Seconde Guerre Mondiale. Il a été déporté et torturé, mutilé. Les Nazis ont fait des expériences chimiques sur lui. Il s'appelait Jean-Louis LAROCHE. 

Je me lève pour toi, pour lui, et je dénonce l'horreur de ton départ pour l'autre monde, ce cauchemar de tortures qui a duré trois semaines. Ayant perdu un enfant, je pense à tes parents dont le coeur est arraché et je leur envoie mille roses du Ciel bouleversé.

k0491509.jpgTu aimais une femme. Tu avais 23 ans et toute la vie devant toi. Tu as été bernée par une autre femme, Emma, une femme-requin, qui n’a pas hésité à aller te chercher dans le magasin où tu travaillais en téléphonie pour te manipuler jusqu’à t’emmener dans le piège de ta fin horrible.images-3.jpegimages-7.jpeg Elle n'a pris que neuf ans  aux deux procès.

 

 

Le 13 février 2006, tu étais retrouvé brûlé, agonisant, blessé... au bord d’une voie ferrée. Tu n’as pas survécu et tu es mort, emporté par les anges au pays du sourire que tu avais si généreux, toi qui aimais le monde et les gens, toi qui n’étais pas raciste, toi qui avais pour amis des personnes de toutes origines.

Que ta maman soit aidée et entourée dans cette épreuve terrible. Qu’elle trouve des signes de toi sur son chemin pour qu’elle continue de voir le soleil et les fleurs de sa propre vie.

Que ton père trouve la paix dans ta présence invisible en lui mais certaine.

Que tu sois en sérénité de savoir que personne ici ne t'oublie, Ilan.

Chloé LAROCHE

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(article écrit le 22 Mai 2009 et légèrement modifié le 13 novembre 2011).

 


20/04/2009

Hommages aux femmes qui se battent pour leur liberté en Afghanistan. Mon hommage à Malalaï KAKAR, femme afghane policière assassinée en 2008.


Bonjour à tous et toutes,

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Ce 15 avril, des femmes par dizaines sont descendues dans les rues en Afghanistan pour protester contre la loi instaurant le droit de violer sa propre femme tous les quatre jours, de lui faire l’amour sans son consentement. Le mari aurait même le droit de lui refuser de manger en cas de refus de faire l’acte.

Ces femmes sont descendues dans les rues, essuyant pierres et insultes.20090415-065516-g.jpg

Quand le voile de larmes descend dans le coeur des femmes, la colère gronde sur la terre.

Je voudrais aujourd’hui rendre hommage à toutes ces femmes courageuses qui ont derrière elles un passé douloureux, passé vécu sous le joug des pratiques talibanes. Elles se battent pour que le présent demeure ce qu’il est, en évitant qu’il ne devienne pire.

Elles se battent au quotidien pour que l’avenir dépose le voile du machisme, le voile de l’extrèmisme, le voile de la violence conjugale, le voile de la violence éternelle, celui de la honte de naître femme.

Qu’un jour, la femme abaissant le voile apparaisse sous son jour de beauté, illuminant comme un soleil les yeux des hommes qui n’oseront plus porter atteinte à l’intégrité de la moitié de l’humanité. Ces hommes laisseront les pierres sur le chemin, honteux d’avoir lancé la vindicte contre des femmes méritantes de défendre leur liberté.

1210304725-1.jpgAujourd’hui, je choisis de rendre hommage à Malalaï Kakar, cette femme policière d’Afghanistan qui a été assassinée devant son domicile en 2008, à Kandahar, un bastion des talibans dans le Sud du pays. Elle était la maman de six enfants qui pleurent aujourd’hui leur maman, maman méritante car elle défendait les femmes victimes de violences conjugales. Son mari était fière d’elle et l’encourageait à poursuivre son métier, disant que le pays avait besoin d’elle et de son exemple.

Elle avait 40 ans et était très aimée, respectée. Aujourd’hui, ceux qui l’ont tué pensent peut-être qu’ils ont fait une grande action en éliminant cette mère de la surface de la Terre. Honte à eux ! Ils sont excommuniés à jamais du coeur du Créateur et de tous ceux qui défendent la paix et l’amour.gang_rape.jpg

Que mille roses déploient leur parfum vers son âme et que sa famille soit emplie de consolation et de paix.

Adieu Malalaï Kakar.

Chloé Laroche

 

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Du site : http://www.mediapart.fr 

voici l'article de Christel :

 

“Ils l'ont tuée... Malalaï Kakar, la femme policier la plus célèbre d'Afghanistan, a été assassinée dimanche matin devant son domicile à Kandahar, un bastion des talibans dans le sud de l'Afghanistan.

Son fils est dans le coma.

 Elle avait 40 ans et six enfants, elle était capitaine et dirigeait le département des crimes contre les femmes de la police de Kandahar, la grande ville du sud du pays et berceau des talibans, qui l'avaient menacé à plusieurs reprises. Fille et soeur de policier, engagée dans la police à la fin des années 80, Malalaï Kakar avait fui le pays à l'arrivée au pouvoir des talibans, avant de reprendre ses fonctions à la chute de leur régime fin 2001.

Elle a fait l'objet de nombreux articles de la presse afghane et internationale. Elle était la première femme à s'engager dans la police de Kandahar après la chute des talibans. Malalaï était très respectée. Elle avait renoncé à porter la burqa il y a deux ans. Mais elle ne se déplaçait jamais sans son arme et toujours en compagnie d'un homme de sa famille.

Les policiers afghans paient un lourd tribut à la violence qui ensanglante le pays. Quelque 720 policiers ont ainsi été tués au cours des six derniers mois, selon le ministère de l'Intérieur. En juin dernier, une policière avait été tuée par balles dans la province de Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, et la police locale avait accusé les talibans de ce meurtre, qui aurait été le premier d'une femme policier par les insurgés fondamentalistes. Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain.

 Une pensée nocturne à sa famille et un hommage à son courage."

CHRISTEL

PS :  Une vidéo jointe dans l'édition qui la montre au quotidien faisant son travail de policier :

http://www.mediapart.fr/club/edition/le-club-des-insomniaques-mediapartiques/video/280908/malalai-kakar

------------Les commentaires de l’article de Christel :

 "Etre femme en Afghanistan. Etre femme en Afghanistan et refuser de porter la burqa. Etre femme refusant de porter la burqa et policier en Afghanistan.... Quel courage !"

28/09/2008 23:30 Par grain de sel____________

 

"Salut et fraternité !

Pour elle, pour Massoud, pour toutes celles qui furent lapidées dans les stades , pour tous ceux qui ne veulent plus vivre à genou en Afghanistan et ailleurs, qui peut dire que nous n'avons rien à faire là bas ???La religion quelle qu'elle soit, à la maison ; et la liberté de parler et de vivre libre et démocratiquement partout ailleurs. Voilà pourquoi quelque jeunes français sont morts comme cette femme, mais la liberté triomphera."

29/09/2008 09:38 / Par Jean Paul Monat_________________

 

"Il y a un beau portrait sur le Marie-Claire anglais :

http://www.marieclaire.com/world/news/kandahar-cop

29/09/2008 10:00 / Par Maguy Day_________________

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 "Son courage m'avait marqué dans le film dont j'ai posté un extrait sur l'édition en complément. Plus qu'une héroïne, c'est une femme courageuse et droite qui vient de mourir. Certes une certaine frange du pays (les non talibans, ceux qui croient qu'un autre est possible) et nous occidentaux en avions fait une heroïne, mais elle ne se voyait pas comme cela. Je ne sais pas si elle aurait aimé ce titre postume qu'on lui donne aujourd'hui. 

Des femmes qui luttent, comme elle, au quotidien, il en existe beaucoup. Je voulais juste qu'on oublie pas que être femme et vouloir assumer certains métiers ailleurs, ce n'est pas si simple. En tout cas, sa mort m'a profondément bouleversée."

29/09/2008 10:43 / Par Christel_______________________________________

 

17/03/2009

Récit quotidien d'une traversée de la ville en voiture, avec ses dangers routiers et sa défense du Code de la Route.

 

panneaux-de-danger.jpgJe vous avais promis une chronique au quotidien sur une observation routière dans ma ville, dans le cadre de mon travail de conductrice accompagnante.

 

Aujourd’hui, j’ai roulé près de cinq heures en ville, à Grenoble et sa proche banlieue.

 

J’ai été témoin de différentes infractions relatées plus bas.

 

Au cours de la journée, trois motards m’ont remerciée de m’être rabattue pour les laisser me dépasser et un vélo, très surpris de mon fair-play, rue Léon Lagrange, m’a remerciée d’un signe de la main, pour l'avoir laissé passer sur la piste cyclable qui coupait ma route.

 

Mais... pire que tout, j’ai surpris avec horreur un enfant non attaché dans une voiture immatriculée “YZ” (je ne donnerai pas les chiffres) dans le 69. Ce jeune enfant était debout à l’arrière, dans une voiture qui roulait.ITF025056.jpg

 

panneau0087.jpg_210_cw210_ch59.jpgLa deuxième infraction au Code la pire que j’ai relevée dans la journée est la conduite d’un jeune dans la zone de “non-droit” (Abbaye-Teisseire-Léon Jouhaux), zone dont j’ai parlé précédemment. Passant devant le collège Vercors, rue André Argouges, il s’est mis sur la voie de gauche, a donc doublé toute la file de voitures roulant normalement à droite et s’est engagé à gauche dans la rue Léon Jouhaux. Comme si nous étions sur une double voie !!!!

 

La première infraction du matin, vers 7 h 40, a été un refus de priorité dans la même rue, rue André Argouges. Je venais de l’avenue Jeanne d’Arc et, au croisement pour aller en direction de la rue Léon Jouhaux, l’automobiliste en tort, dans une Clio grise venue de la rue Charles Rivail, est passé en me refusant la priorité.

 

images-6.jpegPuis, à 9 h 15, au carrefour de l’avenue Paul Cocat avec l’avenue Léon Jouhaux (nous sommes toujours dans la même zone de “non-droit”), une voiture a traversé le carrefour au feu rouge, sous le nez des voitures démarrant au feu vert. J’avais trois enfants transportés dans la voiture. Alors que j’effectue ce transport matin et soir pour des adolescents souffrant de handicap mental, j’ai évité plusieurs fois des accidents, notamment une fois au feu qui se trouve entre l’avenue de l’Europe et l’avenue Edmond Esmonin. Alors que je passais au feu vert, une voiture venant de Carrefour Échirolles m’a coupé la route, brûlant un feu rouge d’une façon totalement inconsciente.

 

Automobilistes, je ne répéterai jamais assez qu’il vous faut pour votre sécurité bien regarder à gauche et à droite avant de passer aux feux verts !!!!

 

Dans la journée, j’étais sur l’autoroute A 480, dans la zone 90, en direction de la sortie Sassenage. J’étais placée tranquillement à droite, conduisant une enfant à son domicile, lorsqu’un fourgon bleu marine DBA m’a fait une queue de poissons, se plaçant entre la voiture me précédent et la mienne. J’aurais été transparente, c’était pareil !!

 

Et comme un gag, qui n’en est pas un ... J’attendais au feu du Pont de Catane, à la sortie de la rue Ampère. Une dame âgée était au volant dans la voiture à ma droite. Nous passons au feu, tournons à droite. Je me rabats derrière elle. Elle avance lentement. Elle arrive au feu qui amorce l’entrée de l’autoroute Lyon-Sisteron. Sans se perturber, elle avance encore lentement et passe le feu rouge sans s’arrêter. Je suis restée au feu rouge, héberluée de tant de passivité. Car il faut de l’énergie pour s’arrêter à tous les feux rouges !!!!hs062597_hle2v.jpg

 

Voilà, je vous dis à demain et... surveillez votre route, vos ceintures, les feux rouges, les priorités, les vélos, les piétons, les motos, les queues de poisson, les refus de priorité. Aujourd’hui, je n’ai vu aucun contrôle de police. 

Je le regrette bien. On ne doit pas être nombreux dans mon cas !!!... à regretter leur absence sur la route. 

 

Je pense que pour certains conducteurs... il n’y a que la présence de la police qui pourrait leur mettre du plomb dans le volant et les pédales.

 

À demain.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

 
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