Avertir le modérateur

02/10/2012

La ville de Grenoble et celle d'Échirolles sont en deuil ce soir, bouleversées et peinées par la terrible mort de Kevin et Sofiane, assassinés dans un parc.

échirolles,grenoble,granges,villeneuve,assassinat,kevin,sofiane,marche blanche,paix,quartier,jeune,criminel,crime,police,politique,peur,angoisse,condoléances,famille,solidarité,dignité,courage,deuil,perte d'un enfant___________________________________échirolles,grenoble,granges,villeneuve,assassinat,kevin,sofiane,marche blanche,paix,quartier,jeune,criminel,crime,police,politique,peur,angoisse,condoléances,famille,solidarité,dignité,courage,deuil,perte d'un enfant


La ville de Grenoble et celle d'Échirolles, ainsi que les quartiers de la Villeneuve et des Granges, sont en deuil ce soir, bouleversés et peinés par la terrible mort de Kevin et Sofiane, tombés sous les coups d'une bande de jeunes à Échirolles, vendredi 28 septembre, dans le parc Maurice Thorez.échirolles,grenoble,granges,villeneuve,assassinat,kevin,sofiane,marche blanche,paix,quartier,jeune,criminel,crime,police,politique,peur,angoisse,condoléances,famille,solidarité,dignité,courage,deuil,perte d'un enfant

Ce soir, j'ai senti dans mon quartier de la Villeneuve  comme une odeur de terreur de savoir que deux jeunes pacificateurs de la cité d'à côté, brillants et travailleurs, ont quitté cette vie à cause de la haine de jeunes venus d'ici n'ayant pas hésité à frapper avec des marteaux, des pioches, des couteaux, sauvagement.

échirolles,grenoble,granges,villeneuve,assassinat,kevin,sofiane,marche blanche,paix,quartier,jeune,criminel,crime,police,politique,peur,angoisse,condoléances,famille,solidarité,dignité,courage,deuil,perte d'un enfantCe mardi, à 18 h, une marche blanche est organisée en mémoire de Kevin et Sofiane à partir du Lycée Marie-Curie à Échirolles. Cette marche où chacun viendra avec un tissu blanc témoignera de la volonté des parents de chacune des victimes de pacifier, de renoncer à la vengeance et d'appeler chacun à la raison et à la sagesse pour ne pas envenimer les choses.

Ces deux jeunes sont morts à 21 ans. Ils étaient beaux et avaient le coeur empli de projets et de rêves. On a pris leur vie comme si on était au coeur d'une guerre faite contre les colombes et les anges.échirolles,grenoble,granges,villeneuve,assassinat,kevin,sofiane,marche blanche,paix,quartier,jeune,criminel,crime,police,politique,peur,angoisse,condoléances,famille,solidarité,dignité,courage,deuil,perte d'un enfant

échirolles,grenoble,granges,villeneuve,assassinat,kevin,sofiane,marche blanche,paix,quartier,jeune,criminel,crime,police,politique,peur,angoisse,condoléances,famille,solidarité,dignité,courage,deuil,perte d'un enfantJ'adresse mes sincères condoléances aux parents de ces deux jeunes hommes,  parents qui sont restés dignes et nous ont donné à tous un véritable exemple de courage et de force.


 Chloé Laroche

________________________________________


J'ai créé un album photos d'hommage pour SOFIANE et  KÉVIN, que vous pouvez aller consulter en haut à droite de cette page :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/album/tempete-sur-la-villeneuve-de-grenoble-2012/


____________________________

 Vous pouvez aussi lire cet article du témoignage d'un policier :

http://www.frederichelbert.com/20121003/le-massacre-de-kevin-et-sofiane-a-echirolles-recit-exclusif-dun-policier

30/04/2012

Il n'y a aucun raccourci à la liberté. L'unité des norvégiens en face de la haine d'un individu nous donne une leçon immense en humanité.

201204271028_w350.jpgBonsoir à tous et toutes,images-8.jpeg

 

Jeudi dernier a eu lieu un évènement d'une qualité humaine rare, dans un monde où les violences se suivent, de siècle en siècle, avec des folies de plus en plus horribles et un temps où les hommes peuvent révéler une obscurité si profonde que les anges ne savent plus quoi faire.images-4.jpeg

J'ai été très émue et bouleversée que quarante mille personnes à Oslo, enfants, personnes âgées, hommes et femmes de tous âges, descendent tous ensemble dans la rue pour chanter un seul chant, une chanson détestée par Anders Breivik, cet assassin ayant tué 77 personnes en Norvège par racisme et fascisme le 22 juillet 2011.Parapluie-arc-en-ciel-52011410-64587.jpg

images-5.jpegLa pluie n'a pas arrêté toutes ces personnes descendues en un seul corps, en un seul mouvement de solidarité envers les victimes et leurs familles, dans une vague immense d'amitié entre les peuples.

images-9.jpegElles ont choisi de défier le meurtrier qui a arraché la vie à tant de jeunes, à tant d'âmes envolées à cause d'un homme mangé par une idéologie terrifiante.

La haine qui sort de cet individu n'a pas arrêté cette mobilisation d'amour qui a fait chanter à cette foule et en différents endroits de Norvège : "Enfants de l'arc-en-ciel", chanson qui dit : "Ensemble, nous allons vivre, chaque frère et chaque soeur, petits enfants de l'arc-en-ciel et d'une terre fertile."

Toutes les races se rejoignent en diverses couleurs pour  se réunir dans l'arc-en-ciel multicolore de la planète. Je soutiens que chaque couleur ne doit pas devenir neutre et incolore de honte mais s'inscrire dans la fierté de sa propre couleur et différence acceptée par le reste de la planète.

Dans la chanson, il est dit :

parapluie_couleur_splash.jpg

"Une terre si verte et autour qui pourrait demander plus ?"

Si, demander la paix et que des horreurs telles que celles vécues le 22 juillet n'arrivent plus.

Février-27-2010-SB-Parapluie-de-lumière-via-iwantoneofthose.jpgDemander que plus jamais on ne donne autant de temps de parole à un assassin au cours d'un jugement de justice.

Demander qu'un seul individu n'arrive plus à accomplir le terrible dessein de la tuerie de tous ces jeunes dont la vie arrachée hurle de douleur et d'incompréhension.

Chloé Laroche

__________________________________________________norvège,oslo,breivik,assassin,enfants de l'arc-en-ciel,my rainbow race,actualité,40 000 personnes chantent,pluie,haine,amour,solidarité,humanité,unité,tolérance,peuples,différence,paix,justice,espoir,monde,planète,tuerie,mal,fascisme,racisme,attenta,victimes,deuil,condoléances


Vidéo de cet évènement :

 

http://www.lejdd.fr/International/Europe/Videos/40.000-Norvegiens-chantent-une-chanson-que-Breivik-deteste-506131

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

23/02/2012

Tout mettre en oeuvre en tant qu'homme, en tant que marin sur la mer déchaînée, avant de se donner la main pour prier. Ne pas faire l'économie du rapport aux autres, de la solidarité vivante.

marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

 

Bonjour à tous et à toutes,

 

 

 

Aujourd'hui, je souhaite vous entretenir de Sainte Anne, Patronne des Marins, et de la similitude de la situation de marin avec nos vies, nos trajectoires, nos sillages et nos plans de navigation. Je viens vous parler de prière mais aussi de ce qu'il faut faire : tout mettre en oeuvre en tant qu'homme, en tant que marin sur la mer déchaînée, avant de se donner la main pour prier.marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

Prier et se tourner vers Dieu ou ses saints ne doit jamais être : faire l'économie du rapport aux autres, de la solidarité, de l'action que nous pouvons faire en tant qu'humain. Nous traversons parfois nos vies comme ces marins qui laissent leur bateau voguer sans gouvernail, en roues libres et en mise en danger, ou bien comme ces navigateurs qui maîtrisent leur navire dans la sécurité et le respect d'eux-mêmes et des autres.

 

marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagneParfois les épreuves sont si dures que l'équipage, après avoir mis en oeuvre tout ce qui était possible de faire, se retrouve et, se donnant la main, prie Sainte Anne, avant de se retrouver sain et sauf sur la terre ferme. Parfois aussi, on est obligé de quitter le bateau car il coule.

 

Malheureusement, le 13 janvier 2012, dans le Costa Concordia, de nombreuses personnes sont restées prisonnières d'un navire piloté par un capitaine inconscient et fou, qui voulait épater les gens en leur faisant croire qu'il pourrait faire entrer le paquebot dans le chas d'une aiguille, près de l'île de Giglio. Il a heurté un récif en choisissant de passer dans un endroit dangereux, au mépris de la sécurité de ses passagers, s'approchant trop près des côtes.marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

Parfois, dans la vie, on place sa vie entre les mains d'une autre personne à qui on fait une totale confiance. Comme dans les sorties de boîte, la jeune fille fait confiance à son ami qui a bu et se laisse conduire, mais devant la mort elle se retrouve, dans un naufrage d'alcool. La voiture est un bateau allant sur des routes qui peuvent prendre l'eau et faire verser l'équipage en une mer de larmes.

 

L'alcool est aujourd'hui la première cause de mortalité prématurée sur la route chez les jeunes, le saviez-vous ? Prier ne suffit pas en voiture. Il faut aussi savoir refuser de monter avec une personne qui a bu et aussi se permettre d'empêcher une personne alcoolisée de prendre le volant.

 

marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagneL'équipage, ainsi que le second du Costa Concordia, n'aurait-il pas pu éviter à ce capitaine trop hardi d'accomplir son oeuvre en l'immobilisant, en empêchant sa folie de s'accomplir ? L'autorité d'une personne sur les autres et sur nous-même nous empêche-t-elle de demeurer libre de notre sécurité et de nos précautions pour nous sauver ? Cela rejoint l'impact que peut avoir un gourou sur les consciences de personnes assujetties à son pouvoir, pouvant emmener un groupe dans un suicide collectif sans que personne ne s'y oppose ou réagisse. Tout comme un père peut emmener ses enfants à la mort, sans qu'ils se défendent, sauf si le plus âgé dit non et par son exemple, il donne le sursaut de survie aux autres. Un jeune homme a ainsi sauvé ses six frères et soeurs de pendaison, en s'opposant à l'autorité d'un père devenu fou. Ceci s'est passé il y a bien longtemps dans une famille de ma connaissance et les enfants devenus âgés en sont encore marqués. Les cordes étaient prêtes pour leur cou dans une fin atroce,  mais l'aîné a dévié le cours de leur vie, éloignant la mort et le naufrage évident.marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

Nous avons tous dans les mains et le coeur le devoir d'agir.... et de prier ou de ne pas prier ensuite. Le lâcher-prise, la confiance, l'amour d'autrui, le souci de leur sécurité et le silence sont aussi des formes de prière et de communion avec l'extérieur, avec le monde. 

 

Je vous remercie de m'avoir lu. Je pense ce soir à toutes les victimes du Costa Concordia ainsi qu'à leurs familles. Huit corps ont encore été retrouvés hier depuis le naufrage du 13 janvier, dont celui d'une petite fille.

 

Anne-Chloé LAROCHE___________________________________marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

 

 

 

 

marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagnePrière du Marin

 

 

 

Au nom du Père qui a séparé les eaux d’avec le ciel et la terre
et du Fils qui foule et apaise la tempête
et de l’Esprit qui plane au-dessus des océans.

Vierge Marie, Reine des flots à qui les marins, même mécréants, ont toujours été dévots, vois à tes pieds tes fils qui voudraient se hausser jusqu’à toi.

Obtiens-leur une âme pure comme une brise de mer,
un coeur fort comme les flots qui les portent,
une volonté tendue comme voile sous le vent,
une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune,
un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie.

Mais surtout, ô Notre Dame,
ne les laisse pas seuls à la barre,
fais leur relever les écueils où ils s’échoueraient
avant d’ancrer, près de toi, au port de l’Éternité.
Amen

Paul Bernard

 

 

marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagneVierge Marie, Etoile des mers,

Reine des flots, 
Vous à qui les marins, même mécréants, 
ont toujours été dévots,
Voyez à Vos pieds vos navigateurs

qui voudraient se hisser jusqu’à Vous.
Obtenez-leur une âme pure comme brise de mer,
un coeur fort comme les flots qui les portent,
une volonté tendue comme voile sous le vent,
une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune,
un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie. 
Mais surtout ô Notre Dame,
ne les laissez pas seuls à la barre,
faites leur éviter les écueils où ils s’échoueraient

avant d’ancrer près de Vous au port de l’Eternité. 
Amen. 

 

 

 

marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagnePrières à Sainte Anne

 

 

 

Sainte Anne, mère de Marie

Sois la gardienne de la foi en nos coeurs,

de la grâce en nos âmes

de la solidité de nos foyers,

de l'amour dans nos familles,

de la paix dans le monde.

 

Garde vivante en nous

la vertu d'espérance.

 

Sainte Anne, veille sur nous.

 

 

 

marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagneSainte ANNE,

 

 

Dans les tourments de la vie, sois notre guide, nous te confions notre amour pour toi et pour les autres.
Sois notre phare dans la nuit, notre mère pour nous ramener à bon port, maintenant et pour toujours.

Je te demande aussi de veiller sur moi et toute ma nombreuse famille, ainsi que mes amis, et de me venir en aide dans l'embarras et la détresse qui m'accablent, comme malheureusement trop de personnes, ces temps-ci : chômage, pauvreté, précarité, santé fragile. 

 

Le monde d'aujourd'hui, comme une mer agitée, met à l'épreuve notre courage et notre foi. Toi qui aux premières heures de notre histoire,

as exaucé la prière fervente des marins bretons en péril,

pose encore sur nous ton regard de bonté.

 

 

 

 

 

16/02/2012

Aimer son prochain par-delà sa propre douleur et dire les ignominies pour que l'ignorance ne paralyse pas notre solidarité et notre devoir de mémoire, de la SYRIE aux tueries de la Seconde guerre.

u19982279.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Je traverse actuellement la période difficile de l'anniversaire du départ de ma fille aînée et je vis dans le corps l'amoncellement intérieur de souffrance depuis toutes ces années où on apprend à accepter afin de poursuivre sa destinée, afin de donner son coeur et son énergie à d'autres personnes en souffrance.


On est très seul face à ce handicap intérieur qui ne se voit pas, l'amputation de cette partie de nous mise au monde par notre ventre, notre enfant arraché à la vie.u14061573.jpg


On apprend à gérer et à reconnaître les périodes de plus grande fatigue afin de se préserver et d'accepter qu'à certains moments on peut être plus fragile, plus vulnérable.


images.jpegLe deuil d'un enfant s'apaise et se dilue dans le temps, par rapport au degré de souffrance morale intense que l'on vit à l'annonce de la mort, mais le deuil ne se finit jamais puisque l'on est amputé et que notre vie a basculé entre terre et ciel, un pied dans la tombe où le vertige de la mort nous fait chavirer.


thumbnail-7.aspx.jpegIl faut choisir en un choix conscient de se battre, de dire oui à la vie, de renoncer à cet amour vivant et ayant vécu, disparu avec notre enfant, amour qui vit au-delà de nous-même dans la création, la créativité, le don de soi.


Il faut se dire que notre vie s'arrêtera et le rejoindra un jour pas si lointain, qu'elle rejoindra ceux que l'on a aimé et qui sont partis si loin de nous. En attendant, on a des choses encore à vivre ici, des mains à serrer et à tendre, des sourires à donner, un coeur à partager, des souffrances à soulager, des ignominies à dénoncer.


PAA091000051.jpgJe suis profondément meurtrie de voir qu'en Syrie, tant d'enfants meurent sans qu'on ne puisse rien faire, qu'une ville : Homs, soit ainsi martyrisée et bombardée sans arrêt, que la Russie et la Chine bloquent toute décision pour venir en aide à ce peuple. En une nuit, plus de deux cent civils, dont des enfants, ont été massacrés et cela continue. De jeunes enfants sont torturés, brûlés à la cigarette ou électrocutés. Dans certains quartiers de la ville, on a retrouvé des familles entières égorgées et massacrées de façon barbare. Des familles ont été sorties de chez elles dans la rue et des voitures leur fonçaient dessus pour les écraser.


x14402629.jpgJ'ai été infiniment bouleversée aussi d'avoir vu une terrible photo prise lors d'un massacre d'enfants durant la Seconde guerre mondiale, photo prise de dizaines d'enfants étendus par terre, si jeunes et le corps froid, tués par les Nazis. Meurtrie de voir autant de cruauté dans l'Humanité. Meurtrie de comprendre de jour en jour ce qu'a été le massacre des Juifs, en prenant conscience du passé qui nous sali à jamais en tant que français à travers la France de Pétain, passé qui nous crucifie pour toujours à travers le sort de milliers de familles juives décimées et à travers tous ceux (juifs, résistants, tziganes, homosexuels) qui sont morts en camps de "concentration" en Allemagne et de "rétention" en France.


page03-1pt.gifComment le 10 juin 1944, des soldats S.S. ont pu prendre un village entier, tuant à 16 h tous les hommes rassemblés en différents lieux, dans un petit bourg tranquille et sans histoire, Oradour sur Glane ? Comment ont-ils pu enfermer quatre cent femmes et enfants dans l'église afin de les tuer, leur tirant dessus à bout portant et les asphyxiant, tirant même sur deux femmes qui s'enfuyaient avec un bébé. Il y eut 642 victimes en ce jour terrible que la France n'oubliera jamais.


Aujourd'hui et hier, on a le devoir de réagir, de savoir et de ne jamais oublier. Mais l'histoire se répète, même si elle ne porte pas le même nom.bul0167.jpg


Aujourd'hui, en France, il y a des camps de rétention comme on en trouvait dans la France de Vichy. La Cimade entrait en ces lieux avec la Croix-Rouge pour venir en aide aux juifs enfermés, aux femmes, aux enfants.

Aujourd'hui, la Cimade poursuit son oeuvre, comme quoi on avance sur le même mode, dans les mêmes rouages, sauf qu'il n'y a plus de trains pour emmener les juifs à la mort mais il y a des avions pour expulser des papas, des familles entières hors de France. Des enfants sont enfermés actuellement en camps de rétention. Il faut le savoir. Allez sur le site du réseau d'Éducation sans Frontières.org et vous comprendrez.

Ce soir, sur ce site, j'ai été interpelée par le cas d'une famille de Villejuif menacée d'expulsion dans le mois. Une famille qui comprend quatre enfants qui viennent de perdre leur mère d'un cancer. Il leur reste leur père. Le sous-préfet a décrété que maintenant que la maman est morte, les enfants doivent être déscolarisés et renvoyés en Algérie avec leur père. Cela fait deux ans qu'ils sont là. Les enfants ont deux tantes en France.

u19257753.jpgLa douleur de leur deuil est à prendre en considération dans une situation intolérable où les chiffres de l'Immigration ne devraient pas intervenir comme cotât. Je suis de tout coeur près de ce père éprouvé par le deuil de sa femme et près de ces enfants menacés de quitter le territoire français. C'est inhumain de leur faire subir ça.


Je demande donc pour 

Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE

père de Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir 

 

un titre de séjour « vie privée et familiale ».

 


 

Chloé LAROCHE________________x15302831.jpg


P.-S. : MERCI de signer la pétition demandant

le titre de séjour pour cette famille sur ce lien :

http://www.educationsansfrontieres.org/

article41331.html


De plus, aujourd'hui, jeudi 16 février, un rassemblement de soutien se tiendra à 16 h 30 devant l'école Pasteur.

Villejuif (94) : Rassemblement de soutien pour Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE et ses quatre enfants : Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir !

devant l’école élémentaire Pasteur 48 rue Louis Pasteur (métro ligne 7 direction Villejuif station Villejuif Léo Lagrange. La rue Pasteur est parallèle à la nationale 7 côté Villejuif).




29/12/2011

Cher Père Noël, voici ma lettre d'après-Noël... d'une maman face au monde.

père noël,lettre,cadeau,noël,pauvreté,mort enzo,enfant noyé,deuil,parent en deuil,mort,étranger,expulsion,resf,reseau education sans frontieres,sans-papiers,rom,chat,mort d'un animal,solitude,centre rétention oissel,besançon,grenoble,isèreCher Père Noël,

 

J'ai constaté que tu as eu beaucoup de travail cette année et que tu as dû faire plaisir à beaucoup d'enfants. Je te remercie beaucoup pour tout ce que tu fais et pour cet amour que tu donnes à tous les enfants du monde.

 

J'ai constaté aussi que beaucoup de mamans se sont affairées à préparer Noël, le repas de famille et l'accueil des convives. J'en ai vu plein les magasins qui vous aidaient, Père Noël, ainsi que des papas.


Puissiez-vous aider ces parents en plantant un sapin dans leur coeur afin qu'il les aide en gardant à jamais leur vie intacte pour leurs enfants.


Puissiez-vous aider les parents en deuil qui pleurent leur enfant en ces périodes de réjouissance et de faste, qu'ils aient un petit cadeau au fond du coeur pour leur petit disparu. 


J'ai pensé très fort aux parents du petit Enzo emporté par une rivière trois jours avant Noël. Quelle mort cruelle pour un enfant de deux ans qui avait toute sa vie devant lui. Mais il est parti vers son destin comme le Petit Prince a tracé droit dans le désert, disparaissant sans se retourner. Père Noël, mettez dans ses souliers au ciel quelques cadeaux et des papillotes, qu'il s'envole vers les anges avec l'espoir de vous avoir vu.


père noël,lettre,cadeau,noël,pauvreté,mort enzo,enfant noyé,deuil,parent en deuil,mort,étranger,expulsion,resf,reseau education sans frontieres,sans-papiers,rom,chat,mort d'un animal,solitude,centre rétention oissel,besançon,grenoble,isère,réveillon solidaire,solidarité,amitié,indifférence,consommation,convivialité,don,partagePuissiez-vous aider toutes les mamans, tous les papas en difficulté matérielle... afin qu'il n'y ait pas que des oranges sous le sapin et qu'il y ait plein de belles boules dans l'arbre de Noël, ainsi que mille rêves réalisés en 2012.


Père Noël, je te confie un chat doré perdu, tombé dans le coma qui s'appelait Caramel. Il était tatoué et est resté seul sans qu'on s'intéresse à lui ni qu'on le mène à temps chez le vétérinaire. Ses deux maîtres retraités le pleurent. Il était leur seul enfant. Il est mort en Isère.


Je te dis à l'année prochaine et n'oublie pas mes enfants, qu'ils aient longue vie et protection, l'amour de moi, leur maman, et toujours la douceur des anges sur leur chemin.


père noël,lettre,cadeau,noël,pauvreté,mort enzo,enfant noyé,deuil,parent en deuil,mort,étranger,expulsion,resf,reseau education sans frontieres,sans-papiers,rom,chat,mort d'un animal,solitude,centre rétention oissel,besançon,grenoble,isère,réveillon solidaire,solidarité,amitié,indifférence,consommation,convivialité,don,partageN'oublie pas non plus de glisser dans les souliers usés des sans-papiers leur identité française et surtout que des familles étrangères ayant des enfants ne soient pas séparées ou jetées dans des centres de rétention, comme ce garçon rom qu'on a séparé de son papa à Noël, son père dont il ne sait quand il le reverra... Comme ces enfants qui ont passé Noël derrière des grillages, arrachés aux bancs de leur école, en vue d'une expulsion vers un autre pays, qui n'est pas le leur.


Père Noël, lis-donc cette page internet :

http://www.educationsansfrontieres.org/article40333.html


père noël,lettre,cadeau,noël,pauvreté,mort enzo,enfant noyé,deuil,parent en deuil,mort,étranger,expulsion,resf,reseau education sans frontieres,sans-papiers,rom,chat,mort d'un animal,solitude,centre rétention oissel,besançon,grenoble,isèreCette année, j'ai invité chez moi plusieurs personnes seules en cette veillée et réveillon de Noël. J'aimerais, cher Père Noël, refaire la même chose l'année prochaine, car pour moi, quand tu descends du ciel, c'est pour honorer le partage et la solidarité.


Et surtout, repousser très loin l'indifférence, l'individualisme et l'isolement.


Chloé LAROCHE


père noël,lettre,cadeau,noël,pauvreté,mort enzo,enfant noyé,deuil,parent en deuil,mort,étranger,expulsion,resf,reseau education sans frontieres,sans-papiers,rom,chat,mort d'un animal,solitude,centre rétention oissel,besançon,grenoble,isère,réveillon solidaire,solidarité,amitié,indifférence,consommation,convivialité,don,partagepère noël,lettre,cadeau,noël,pauvreté,mort enzo,enfant noyé,deuil,parent en deuil,mort,étranger,expulsion,resf,reseau education sans frontieres,sans-papiers,rom,chat,mort d'un animal,solitude,centre rétention oissel,besançon,grenoble,isère,réveillon solidaire,solidarité,amitié,indifférence,consommation,convivialité,don,partage


Nota : ce blog est visité en moyenne par cinq cents lecteurs chaque jour. Merci à vous tous de me lire si nombreux et pardon de ne pouvoir honorer cet espace par un article par jour.













11/09/2011

Témoignage de l'accueil dans ma famille d'un ancien drogué et dealer, par le biais d'une association grenobloise. Récit d'un "point-virgule" douloureux.

drogue,accueil,grenoble,famille,témoignage,dealer,désintoxication,point-virgule,Bonjour à tous et toutes,

 

On se rappelle du crime atroce commis à Lauris, dans le Vaucluse, le 9 février 2009. Emmanuelle Letru avait 27 ans et attendait un enfant. Elle devait accoucher dans les jours suivants, lorsque des individus ont pénétré dans la maison conjugale et ont tué par méprise cette jeune femme, déjà maman d'un enfant. Ils voulaient en fait éliminer son compagnon et futur papa du bébé en attente, dans une expédition punitive. Cet homme était un ancien drogué, toujours en traitement de substitution de sevrage.

 

Son passé l'a rattrapé, pour son plus grand désespoir. Les meurtriers, au moment des faits, étaient sous l'emprise de la drogue et de l'alcool.

 

Tout le monde a droit à une chance, la chance de recommencer une vie. Le compagnon d'Emmanuelle Letru voulait y croire et penser à une nouvelle vie.

 

k3149907.jpgEn 2009, j'ai voulu donner une chance à un jeune homme de 24 ans, ancien drogué et sortant juste d'un centre de désintoxication. Il est arrivé chez moi le même jour où Emmanuelle a été enlevée à la vie. L'association qui m'a confié Amir a été heureuse de voir que je prenais à coeur l'accueil de ce jeune et me rendait régulièrement visite pour voir si tout allait bien. Une éducatrice venait chaque semaine discuter avec moi et avec mon protégé, afin de surveiller son état d'ancien drogué encore en traitement de substitution et aussi pour examiner l'avancement de son accueil et accompagner son insertion au sein du monde.k1692245.jpg

 

J'étais censée en tant que famille d'accueil offrir à ce jeune une passerelle entre son passé et son avenir, le présent n'étant qu'une parenthèse dans ma demeure évoquant le doux cocon du papillon à venir... un "point-virgule" entre deux phrases, deux phases de vie.

 

Au bout de trois mois, il m'a été demandé si je pouvais prolonger l'accueil d'Amir, ce qui leur rendait bien service, du fait d'un manque sérieux de possibilités d'hébergement en plus grande autonomie. L'association m'a refait la même demande chaque mois, jusqu'à ce que cinq mois soient presque écoulés.

 

Entre temps, j'ai appris que cet homme avait fait du commerce de drogue au cours de son passé de drogué, avec des drogues dures notamment. Il n'avait jamais travaillé, sauf en vendant ces terribles armes de mort. J'ai compris aussi que des personnes pouvaient vouloir le rechercher et j'ai saisi plus volontiers pourquoi l'association refusait à ce jeune homme l'accès au téléphone de la maison, sans avoir non plus la possibilité de donner mon numéro à qui que ce soit.

 

J'en ai voulu soudainement à l'association de m'avoir confié cet homme, dont l'accueil aurait pu nous mettre en danger, moi et mes enfants. Je considérais que chacun a la responsabilité de ses choix dans la vie et que au lieu de travailler et d'étudier, il avait préféré aller vendre de la drogue à des gamins sans défense. À 24 ans, il avait eu le temps de réfléchir à sa vie. Il avait décidé de changer et je l'avais accompagné mais j'avais un goût amer de protection maternelle vis à vis de ma famille.

 

Le pire est qu'il s'est avéré en fin d'accueil être sournois et enclin au mensonge sur ma famille, sur le quotidien familial et sur son accueil chez moi. Mon fils est alors tombé sur une lettre où il disait du mal de moi à une personne du centre de désintoxication, jusqu'à lire que ce serait ma dernière expérience d'accueil au sein de cette association.

 

Cette dernière s'est protégée en évitant que j'arrive à joindre le directeur, parti en vacances durant l'été. Les éducateurs ont intercepté les informations et se sont camouflés derrière le fait que j'avais eu des conflits avec ma fille adoptive six mois auparavant, prenant ce prétexte pour arrêter tout accueil avec moi.

 

Ma fille ayant dû prendre de la distance avec notre foyer durant plusieurs mois et étant éloignée provisoirement dans un internat adapté aux adolescents en difficultés, j'avais alors pu accueillir ce jeune en lui offrant une chambre pour quelques mois. Toute la famille s'est engagée pour m'accompagner dans cet accueil, puisque mes trois enfants (dont ma fille adoptive qui revenait le week-end) dormaient dans la même chambre, afin de laisser un espace privé à cette personne ayant besoin d'aide. Ouvrir l'espace privé familial à une personne inconnue est un évènement d'un grand poids pour tous les membres d'une famille et aussi pour les enfants, naturellement, car ils sont obligés de laisser leurs parents (ici, leur maman) donner une part de temps et d'attention à un intrus.

 

Le souci était que j'étais une femme ayant juste dix-huit ans de plus que cet homme. On me demandait d'avoir de l'autorité sur lui et de surveiller ses déplacements. Il n'avait pas le droit de sortir le soir et il ne pouvait pas fumer chez moi. Je vivais en appartement, en outre pas très grand, et je dois dire que cette expérience n'a pas été sans angoisses et sans peurs.

 

x17826587.jpgPourtant j'ai rempli ma mission avec coeur, emmenant cet homme sur tous les chemins de balade autour de Grenoble, en sorties familiales aussi et le nourrissant chaque jour avec de bons petits plats. Il était né le même jour que mon fils de quatre ans et nous avions eu la joie de fêter leur anniversaire fin février 2009, avec exactement vingt ans d'écart entre eux.k0244250.jpg

 

Mon fils s'est attaché à lui et lorsque ce jeune homme est parti sans se retourner, suite à cette lettre me dénigrant, celle dont j'ai parlé plus haut… cela a été très dur de mettre des mots sur le fait que parfois des personnes qu'on affectionne et qu'on protège peuvent ne faire qu'un passage et ne jamais revenir. Amir n'a pas dit un seul merci et je n'ai jamais eu de nouvelles.

 

L'association ne m'a jamais remerciée pour mon travail et le directeur n'a pas bougé pour me convoquer et savoir quelle souffrance pouvait rester de tout cela.

 

Durant tout le temps de cet accueil, je n'étais de plus pas payée en feuilles de paye mais en indemnités, qui équivalaient à sept cent euros par mois réglés par chèque. Considérée comme une famille d'accueil semi-bénévole, on pouvait me jeter à la poubelle sans état d'âme.

 

PAA186000054.jpgJe considère que cette association a fait du tort à ma famille, à mon jeune fils et à moi-même en ne nous ayant pas protégés du fait de m'avoir confiée un homme majeur, ancien dealer, et en ayant fait état de négligence et surtout de non reconnaissance d'un travail que j'avais mené à bien, d'une mission que j'avais honorablement remplie, puisque le passage d'Amir dans notre famille devait le remettre en selle avec le monde, comme une antichambre entre le passage en centre de désintoxication et sa nouvelle formation, formation qui s'est avérée salutaire pour lui.

 

Le fait d'avoir été pour cet accueil une femme seule a donné le droit à cet homme de partir la tête haute, sans dire un seul merci et en me rabaissant par le dénigrement.

 

J'en souffre encore car ces mots, c'est la première fois que je les dis et que j'arrive à raconter cette histoire.

 

Mon fils qui avait déjà perdu son papa -un an avant- a perdu un grand frère de la même origine que son père né en Algérie. Des résonances se sont tues à jamais, avec des larmes versées pour les absences des morts mais aussi des vivants.

 

Je dépose ce témoignage sur la place de Grenoble afin qu'il ne soit pas lettre morte.

Je suis consciente que tout cela est très grave et j'espère que tous les protagonistes de cette histoire pourront lire cet article.

Merci de m'avoir lue. 

 

Chloé LAROCHE

 

Nota : le prénom du jeune accueilli a été changé pour ce témoignage.

 

18/03/2011

Le Père Fréchet était l'Abbé Pierre de l'Isère. Mon hommage à un homme qui considérait chaque homme cabossé comme une histoire sacrée.

images-7.jpegBonjour à tous et toutes,u24457337.jpg

Je viens dire adieu à un grand homme, le Père Fréchet, le prêtre des pauvres et des sans-abri en Isère. Il vient de décéder, après de nombreux mois de lutte contre la maladie.

Cet homme disait que "tout homme est une histoire sacrée" et avait un regard sur les êtres empli de tolérance et de lucidité mêlées. Il ajoutait à cette phrase… tout homme est une histoire sacrée …"même les cabossés de la vie".k0064030.jpg

Je l'ai rencontré à la fin de l'année 1994. J'étais une maman isolée avec une enfant de quatre mois, Océana. Je m'étais moi-même retrouvée sans domicile fixe durant six mois, après une séparation douloureuse. Des amis m'avaient hébergée puis on m'avait ensuite prêté un studio, avant que je ne retrouve un logement à mon nom.

Le Père Fréchet m'avait confié alors, sans connaître ma situation, la mission d'animer quelques fois le restaurant "le 51", ce lieu aux repas à moins d'un euro, qu'il avait ouvert rue de Stalingrad à Grenoble pour permettre aux plus pauvres de manger pour quelques francs. Avec mon violon et des amis musiciens que j'amenais avec moi, nous animions musicalement des soirées destinées aux personnes démunies dont le Père Fréchet s'occupait. Je n'étais donc pas la "bonne du curé" mais sa violoniste !

k0233241.jpgJe me souviens avoir animé avec mon violon la crèche vivante de décembre 1996 à sa paroisse, la paroisse Saint-Paul. Il y avait là tous les animaux de la ferme qu'il avait créée à Miribel-Lanchâtre, vâches, âne, agneaux, brebis... que l'on avait descendus à Grenoble pour l'occasion. L'abbé Pierre de l'Isère était fier de ce projet à la campagne destiné à réinsérer des personnes exclues de la société par des parcours difficiles, exclusion survenue après un chômage ou un divorce, un deuil ou d'autres épreuves de la vie. Le Père Fréchet aimait à répéter : "La misère est une insulte au Créateur" ou encore "Changeons nos regards et la vie jaillira."k1448972.jpg

Ce jour-là, il y eut une solidarité immense, avec beaucoup de vivres et de cadeaux apportés pour les enfants à l'occasion de Noël... dons offerts par de nombreuses personnes solidaires et soutenant l'oeuvre de la paroisse Saint Paul.

C'était ainsi chaque vendredi où le Père organisait une distribution de nourritures, de lait, de nombreuses denrées alimentaires et de vêtements.k0577121.jpg

Il m'avait demandé à plusieurs reprises d'animer les repas de Noël pour les plus démunis. Je me souviens de ces grandes tablées et de la joie de tous ceux qui y étaient présents, femmes, enfants, hommes. Je me souviens du sourire du Père Fréchet mais aussi de cet air grave qu'il avait. Il était tellement confronté à la situation désespérée de centaines de personnes… qui parfois l'ont trahi ou agressé. Il s'est fait voler, agresser, insulté…. mais comme tous ceux qui oeuvrent pour le bien, la tolérance, la solidarité et l'entraide… il a été malmené. Il a pourtant toujours gardé le courage de poursuivre et offrait des sermons si humains que des fidèles venaient de partout pour l'écouter, tant sa parole était humaine.

Il disait que les pauvres ont besoin d'aide alimentaire mais qu'ils ont aussi besoin de nourriture morale, de rencontres sociales et d'insertion solidaire.

k1697095.jpgEt puis un jour, ma fille a rejoint le ciel, à l'âge de deux ans et demi, en février 1997. C'est le père Fréchet qui a officié la messe de son départ. Il était bouleversé. L'église était pleine. Toutes les personnes que je connaissais au 51 étaient là, des sans-abri, des personnes à la rue ou dans des caravanes, des voisins de la paroisse, des voisines, des amis de partout. Tout le monde m'a embrassée et j'étais emportée par une vague d'amour immense mais qui n'a pas emporté mon chagrin et ma peine.

J'étais écroulée, détruite, et depuis, mon violon n'a plus jamais chanté pour les sans-abri de la Paroisse Saint Paul. Il est allé jouer sur d'autres chemins, pour d'autres coeurs, d'autres visages. Pour des visages de personnes âgées à l'hôpital par exemple.k1784230.jpg

k3075469.jpgEt puis un jour, sept ans plus tard, je suis allée le voir… et je lui ai demandé de baptiser mes deux filles adoptives… J'ai vu alors la lumière dans ses yeux. C'était en 2004…. J'attendais mon fils, j'étais enceinte de lui, et le Père Fréchet a vu la lumière de Noël dans mon coeur, la Nativité, le miracle de la vie qui revient.IS431-075.jpg

Il a baptisé mes filles du Bénin et de Roumanie. Le ciel m'avait rendu la vie, de l'espoir, du courage, beaucoup de courage.

Aujourd'hui, le Père Fréchet a rejoint Océana et le Ciel. Puisse-t-il aller parmi les Anges et les Saints et tous nous protéger. Puisse-t-il bénir son oeuvre, oeuvre reprise par le Secours Catholique, lequel poursuit sa mission d'accueil des plus pauvres.

J'ai découvert le texte que notre maire Michel DESTOT a écrit pour le départ du Père Fréchet sur son site. Je le partage avec vous ici, car ce texte m'a beaucoup plu, étant très fidèle à ce qu'était le Père Fréchet :

"Avec la disparition du Père Fréchet, les Grenoblois perdent aujourd'hui un frère en humanité aimé et respecté pour ses engagements comme pour la radicalité de ses convictions et de ses combats. Engagé sa vie durant "entre foi et colère", souvent indigné et rageur, toujours sincère et généreux, le Père Fréchet a consacré sa vie aux pauvres parmi les pauvres, aux paumés, et aux marginaux, ici et ailleurs dans le monde. Il bousculait, interpellait, rudoyait parfois ses interlocuteurs qu'il jugeait trop policés, trop prudents, trop raisonnables, trop résignés pour lui, qui professait que "tout homme, même le plus cabossé, était une histoire sacrée". Homme de passion, par sa ferveur, il les ramenait – il nous ramenait - sans cesse et sans concession à une exigence première : l'amour de l'autre, sans condition. Dans l'actualité sombre et tourmentée que nous traversons, le témoignage de cette vie accomplie donne sans aucun doute des raisons d'espérer et de poursuivre les combats entrepris." (Michel DESTOT)isp0802384.jpg

 

k2191706.jpgPère Fréchet, que mes meilleures pensées vous accompagnent dans votre dernière demeure.

Vous ne manquerez pas là-haut, j'en suis sûre, de recueillir quelques anges sans domicile fixe.

 

Chloé LAROCHE _____________________________________

 

 

Nota bene ____________________________ Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits. Seule la photo du Père Fréchet en haut à gauche provient d'une collection privée.

17/03/2011

De Géronimo à la catastrophe actuelle au Japon. Propos sur les dangers du nucléaire, les inquiétudes des populations et la solidarité entre les survivants.

220px-Edward_S._Curtis_Geronimo_Apache_cp01002v.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Savez-vous que le fils de Géronimo, qui s'appelait Juanito, a été volontaire pour participer au débarquement en France avec les Américains ? Il n'avait que 29 ans en juin 1944 et a fait partie de ceux qui ont repoussé l'armée nazie jusqu'à Saint-Lô et de ceux qui ont permis la Libération de Paris.

Je voue un grand respect à ces Indiens qui ont été décimés et massacrés mais qui ont répondu présents en disant "nous devons être courageux pour notre pays". Juanito Géronimo, pour avancer vers les terres lors du débarquement, a dû porter des cadavres devant lui afin de se protéger ; les soldats ont avancé ainsi pour pouvoir repousser les Allemands.

Juanito Géronimo a repoussé véritablement les limites de l'humain et du possible, quand on sait que les trois enfants de son grand-père puis les suivants, ainsi que sa maman et les deux épouses successives du chef indien ont été tous massacrés, à deux reprises. Je salue le descendant de Géronimo qui s'appelle Harlyn et qui est venu en France l'année dernière, sur les lieux du débarquement, afin de rendre hommage à son père. Il s'occupe aussi de rendre la dépouille de son arrière grand-père, le Grand Géronimo, à la terre de ses ancêtres.images-5.jpeg

Le grand chef Géronimo avait pour prénom Go Khla Yeh et dit un jour ceci :

"Quand le dernier arbre sera abattu, le dernier poisson pêché, la dernière rivière asséchée ou polluée, les hommes se rendront compte que l'argent n'est pas comestible."

Ce qui se passe aujourd'hui sur notre planète tombe complètement sous le sens de cette phrase terrible. Le Japon vit des heures angoissantes à cause d'une menace nucléaire importante, suite aux tsunamix et au tremblement dévastateur qui ont brisé ce pays.

Je vis à Grenoble et je viens d'apprendre que ma ville est la seule en France à abriter un réacteur nucléaire aussi proche d'un centre ville. Ici, il n'y aura même pas besoin de prendre de pastilles d'iode puisque personne n'en réchappera !

De toute façon, l'État vient de demander aux pharmacies de Grenoble de ne pas vendre de pastilles d'iode.

Les français ont besoin de réponses en face de la menace d'un nuage radioactif échappé du Japon.

Mais je crois qu'il faut plutôt s'inquiéter dans l'immédiat pour nos frères et soeurs humains de Tahiti et du Pacifique…. à qui est délivrée d'ailleurs la fameuse pilule d'iode, sur ordre de notre gouvernement.

Après, effectivement, on peut s'inquiéter de notre sort ici, en différents endroits de France, en cas d'une catastrophe. À Grenoble, nous sommes habitués -depuis les interventions d'Haroun Tazieff prédisant le tremblement de terre du siècle-, à vivre un jour une catastrophe mêlant cassures de barrages, tremblements de terre, craintes de l'éboulement d'une montagne dans la vallée de la Romanche et problème nucléaire grave du côté de Saint-Égrève, sans oublier les usines chimiques de Jarrie et alentours.

 C'est là, qu'après la phrase de Go Khla Yeh Géronimo, on se rappellera de celle de Victor Hugo :

"C'est triste de songer que la nature parle mais que le genre humain n'écoute pas ".

 Mais surtout, avant de penser à la France qui est à des milliers de kilomètres de la catastrophe japonaise actuelle... on doit avoir beaucoup de pensées et d'inquiétudes pour tous les Japonais qui traversent une épreuve terrible.

Malgré la phrase de Jean-Marie Pelt qui dit : "L'égoïsme est la maladie mortelle des plus forts et la solidarité est la force indéfectible des plus faibles," on ne peut en vouloir aux centaines de Français qui rentrent en France depuis la catastrophe.

Jean-Christophe, jeune français qui a témoigné de son retour en France à la télévision tout à l'heure, a parlé de cette culpabilité d'être parti si précipitamment et d'avoir selon lui "abandonné ses amis" et ceux qui avaient besoin de lui pour se reconstruire et reconstruire une nouvelle vie.

Il avait comme une honte dans le regard.

Mais n'ayez pas honte, Jean-Christophe. Vous avez quitté un bateau en détresse et qui peut juger tous ceux qui ont quitté le Titanic alors qu'il coulait ?

Des parents ont retrouvé leurs enfants… et des enfants ont retrouvé leurs parents aussi, à l'aéroport de Paris. Des maris leurs épouse. Des épouses leur mari.

Des proches se sont retrouvés et cela est beau.

 

k0585662.jpgLes survivants ont ceci de commun -et je ne le sais que trop- qu'ils continuent leur vie en pleurant ceux qui sont morts et en se demandant pourquoi ce sont eux qui sont restés.

 

Mais ils font partie de la beauté du monde et leur chemin continue au-delà des tempêtes de la vie.

 

Chloé LAROCHE______________________

 

______________________ Liens :

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Des-Indiens-a-Caen-pendant-dix-jours-_40732-1492947-------aud_actu.Htm

 

http://www.corinesombrun.com/index.php?option=com_content&view=article&id=51&Itemid=57&lang=fr

 

http://www.culture-amerindiens.com/article-31629.html

 

http://www.culture-amerindiens.com/article-256803.html

 

 

 

14/01/2010

Mes pensées pour les haïtiens et leurs proches. Pour tous les parents en attente de leur enfant adoptif et aux parents qui pleurent leur enfant mort dans les décombres. Comment donner et envoyer notre solidarité ? Mes réponses.

imagesM4Xnfm.jpeg__________Bonsoir à tous et toutes,defaultVsDAHN.jpeg

Je pense très fort depuis le tremblement de terre d'hier matin aux habitants d’Haïti et à tous ceux qui ont de la famille et des amis là-bas.bxp28948.jpg

Les haïtiens ont été touchés par un terrible séisme de magnitude 7 la nuit dernière, après avoir vécu déjà tant de catastrophes comme les ouragans, la famine, les différentes répressions subies au cours de l'Histoire, les guerres et les massacres, le pillage des autres pays et une saignée financière lors des siècles derniers de la part de la France notamment (150 millions de francs).

Aujourd'hui, deux maisons haïtiennes sur trois sont à terre et il n'y a plus de vivres car tout est dans les décombres. Les soins ne peuvent être donnés et les habitants sont terrorisés. Ils se retrouvent dans la rue... dans le deuil et les larmes d'avoir perdu leurs proches disparus et décédés près d'eux.image-48756-thumbbiga-ktsc.jpg

imagesN8DF99.jpegIl y a des milliers de morts... femmes, hommes, enfants. Une maman a perdu ses deux enfants soudainement et son frère en France l’annonçait le coeur plein de larmes à Jean-Jacques Bourdin ce matin sur Radio RMC.

J’étais dans mon taxi, transportant des enfants handicapés, et je pleurais au volant. De toute cette souffrance, de tous ces gens sans toits et désemparés, terrorisés par un sort qui s’acharne. Des parents ont perdu leurs enfants et ne sont plus que l’ombre d’eux-même, dans leur fin du monde à eux.

imagesiXHq9z.jpegEn France, des parents adoptifs attendant la fin du déroulement de la procédure d’adoption (qui prend parfois plusieurs mois) n’ont pas de nouvelles de leur futur enfant vivant encore en Haïti, comme cette maman pleine de chagrin entendue ce matin. Puisse-t-elle retrouver cet enfant vivant, qu’elle porte déjà dans sa vie, dans sa chair, dans son coeur, dans ses tripes.imagesDsUMhR.jpeg

La mort est cruelle et le sort frappe durement en Haïti. La Croix-Rouge a lancé un appel de fonds pour venir en aide aux rescapés sur le site http://www.croix-rouge.fr ... Soyons nombreux à répondre à son appel, sachant qu’elle a déjà débloqué 340 000 euros pour les victimes. D'autres associations fiables et honnêtes sont habilitées à recevoir notre argent solidaire et je les indique ci-après. Surtout, ne donnez pas d'argent liquide à des quémandeurs venus au nom d'Haïti et ne répondez pas à des propositions d'appels de dons sur internet.

Certaines personnes disent déjà qu'on parle trop de la catastrophe... prétextant qu'en France, "nous avons nos malheurs, nos misères et notre pauvreté" . Je souhaite leur répondre que si vous êtes en voiture et que vous pleurez votre épouse ou votre mari décédé... Vous êtes dans le chagrin et un désarroi immense. Vous voyez en roulant au bord de la route une voiture accidentée avec visiblement des blessés à l'intérieur. Vous passeriez sans vous arrêter en pensant que vous avez assez de votre souffrance ?!

OU vous vous arrêteriez pour porter secours à ces personnes qui sont dans une urgence vitale, une catastrophe venant de leur arriver ?

images4bXO1A.jpeg
P1198067D1224564G_apx_470__w_ouestfrance_.jpgDes personnes sont encore sous les décombres et beaucoup ne seront pas retrouvées. Qu’elles puissent trouver la paix dans l’autre monde et envoyer aux vivants le courage qu’il faut pour poursuivre le chemin d’une vie parfois terrifiante.

Chloé Laroche

__________________________________________imagesxbUFGN.jpeg



Dernières nouvelles : "Le Ministère des Affaires Etrangères a mobilisé le centre de crise pour réunir les premières informations concernant les ressortissants Français présents en Haïti. Le Quai d'Orsay se mobilise également pour acheminer l'aide nécessaire sur place. 
Séisme : peut-être plus de 100.000 morts à Haïti.
Après la stupeur, la mobilisation générale pour Haïti."

Cellule de crise du Quai d'Orsay : 01.45.50.34.60

"Une cellule psychologique doit être mise en place jeudi à Saint-Denis afin de venir en aide aux familles haïtiennes dont des proches ont été frappés par le puissant séisme qui a dévasté leur pays, a-t-on appris auprès de l'association Nouvelle image d'Haïti. Une rencontre entre familles et psychologues est prévue jeudi entre 14H00 et 20H00 à la Bourse du travail de Saint-Denis."

______________________________________________________________________________________________________________________

L'histoire de HAÏTI : http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Haïti

______________________________________________________________________________________________________________________

BCP043-60.jpgPlusieurs associations humanitaires lancent dès à présent des appels aux dons. 

Pour les aider voici leurs coordonnées :


Pour Faire un don sur le site internet : http://www.unicef.fr/boutique/don/urgence-haiti

ou par chèque à l'attention de :

Unicef urgence Haïti- BP 600- 75006 Paris

En coordination avec toutes les autres agences de l'ONU présentes sur place, l'UNICEF va fournir une aide pour permettre l'accès à l'eau potable, à des installations sanitaires et des soins de santé de base. L'association prépare également du matériel et des renforts humains afin d'apporter une protection aux enfants, toujours extrêmement vulnérables lors de catastrophes naturelles.

---------------------


imagesl76drm.jpegPour faire un don sur internet
http://www.croix-rouge.fr/

ou par chèque à l'attention de

Croix-Rouge française "Séisme Haïti" - 75 678, Paris cedex 14

L'équipe de la Croix-Rouge française, déjà présente à Port-au-Prince, va installer dès que possible une première unité de traitement d'eau pour 40 000 personnes et distribuer des produits de premières nécessité (couvertures, tentes, bâches, jerrycans) pour 20 000 personnes (3750 familles). L'association va affréter un avion pour transporter trois équipes de réponses aux urgences (ERU) et leur matériel: l'une spécialisé dans la prise en charge des personnes et leur protection suite à une catastrophe (construction d'abris, kits familiaux), l'autre spécialisée dans l'aide médicale d'urgence ; la troisième spécialisée dans la production et l'approvisionnement en eau potable.

------------------


imagesj9gyHz.jpegPour faire un don sur le site internet :

http://www.secours-catholique.org/nous_aider/donenligne_IU176.htm

ou par courrier :
Secours Catholique - BP 455 - 75007 Paris

Le Secours Catholique engage, dès jeudi, plusieurs initiatives. Dans un premier temps, des contacts sont en cours pour tenter de recueillir le plus d'informations possibles sur la situation des sinistrés et ainsi évaluer les premiers besoins essentiels et adéquats. L'appel aux dons lancé qui permettra de financer les premières aides aux sinistrés, puis dans un second temps la nécessaire reconstruction en apportant des produits de première nécessité (aide alimentaire, produits d'hygiène, médicaments ...).

-------------------


Pour faire un don par courrier :

a01272.jpgMédecins Sans Frontières
BP 2000 - URGENCE HAITI
75011 PARIS


MSF prépare l'envoi sur Port-au Prince d'une structure hospitalière d'une centaine de lits, avec capacité chirurgicale sous structure gonflable, qui peut être montée en 36 heures. Cela représente 40 tonnes de matériel, qui devraient être prêtes à partir jeudi soir, si les conditions logistiques sur place permettent la réception de cet hôpital. Il s'agit de deux blocs opératoires et de sept tentes d'hospitalisation. Les équipes MSF à Port-au-Prince comptent plusieurs centaines de personnel national et une quarantaine de personnel international.

 

 

______________________________________________________________________



imagesD7uutr.jpegPour faire un don sur internet :
https://dons.actioncontrelafaim.org/don.php

Ou par courrier dans une enveloppe sans l'affranchir à : ACF - URGENCE HAITI
Libre réponse 64 731 - 75 681 Paris Cedex

L'équipe d'urgence d'Action contre la Faim ainsi qu'un premier envoi de matériel partent jeudi de Paris pour renforcer les équipes sur place. Un nouveau fret est prévu dans les prochains jours pour acheminer sur place le matériel nécessaire en fonction des premières évaluations. Au moins 4 personnes de la cellule d'urgence d'Action contre la Faim partent jeudi soir dans l'avion de la cellule de crise du Ministère des Affaires Etrangères. Un avion cargo est en cours d'affrètement pour acheminer davantage de matériel notamment en termes d'eau, d'assainissement et d'aide alimentaire.

 

_____________________________________________________________________________________________________________________

Envoyez vos dons à :

Fondation de France / BP 22 / 75008 Paris

Libellez vos chèques au nom de : Fondation de France - Solidarité Haïti.

imagesD2gE1l.jpeg

08/07/2009

Comment vivre la crise en ciblant les valeurs humaines et la solidarité ? “La crise est un bon moment pour se remettre en cause, se poser les questions essentielles.”

“La crise est un bon moment pour se remettre en cause, se poser les questions essentielles.” (Angélique Fornès)images-3.jpeg

 

images-1.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Cette phrase a été prononcée par Angélique Fornès, de l’agence Fluoo. Je la reprends ici car elle me plaît, cette phrase.

 

Mon propos va être de la développer pour aller plus loin ensemble, sur le plan des entreprises en crise comme sur le plan individuel ou planétaire.

 

Tout est lié, ainsi que le constate très bien le Secrétaire général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-Moon, qui dit que nous vivons une crise sans précédent faite de crises multiples (crise alimentaire, financière, épidémie mondiale de la grippe, crise des carburants, etc). Il poursuit en disant que du coup l’ONU ne reçoit plus assez d’aides des pays pour les missions de maintien à la Paix qu’ils gèrent. L’ONU emploie 78000 militaires, 11000 policiers, 23000 fonctionnaires pour 43  missions actuelles. Ils ont besoin d’aides financières et se retrouvent mis aux oubliettes de la crise.

 

La Paix est une solidarité. Sans solidarité, sans objectif précis auquel on tient, la Paix ne peut exister. La Paix est une cible. Si on l’oublie, la flèche risque de se ficher n’importe où... et la guerre arrive. La guerre amenant son lot de crises collectives et de souffrances individuelles et familiales.

 

La solidarité est donc partie prenante de la Paix. La solidarité fait qu’on peut se sortir de la crise. Vivre mieux, ne pas se renfermer sur soi. Comme le dit si bien Franck Pédersol, directeur d’Adn-Com, une agence de création et de communication sur Grenoble-Seyssinet : “La période incite beaucoup de gens à se replier sur eux-mêmes, donc ceux qui parlent peuvent mieux se faire entendre.” Oui, il faut parler, communiquer, donner aux autres l’envie de se battre, d’avancer, innover.

 

Marie Martèse, par exemple, a créé la Roue Verte dans la région de Grenoble, afin d’inciter au co-voiturage dans les entreprises mais aussi sur le plan individuel.

 

L’association Solexine existe depuis 1996 sur Grenoble et accueille plus de cent personnes par an, dans un esprit d’accueil et de solidarité basé sur le partage de la créativité.

 

“Souvent, quand on vient à Solexine, c’est qu’on cherche quelque chose pour nous aider, parce qu’on se sent seul, qu’on n’a pas de boulot, ou qu’on est mis en marge ou parce qu’on a peu de ressources financières. Mais quand on se trouve à Solexine, ce qui est apprécié, c’est le fait d’être accueilli pour ce qu’on est venu chercher, pour ce qu’on accepte de donner. Ici on n’est pas étiqueté, ni suivi par son passé.

 

Ce que propose Solexine, c’est de venir pratiquer, découvrir, créer dans différents domaines artistiques par le biais d’ateliers d’expression artistique tels que le dessin, la peinture, le chant, l’écriture créative, le théâtre, la poterie, l’informatique, le conte. Ces ateliers sont animés par des artistes professionnels, rémunérés, capables de communiquer leur passion et un certain nombre de techniques à un ensemble d’amateurs très divers, sans rentrer dans une logique de niveau de connaissances.”

 

Voici donc une association qui dure, qui a de l’avenir, qui emploie des artistes et offre du bonheur !

 

Je vais vous parler aussi de la Remise, association grenobloise de ré-insertion qui récupère, trie et revend des vêtements d’excellente qualité -bien que d’occasion. Elle existe depuis 1989, ce qui prouve que la solidarité n’a pas de crise, bien au contraire, puisque son rôle est aussi d’aider les familles à petits revenus à s’habiller correctement. On peut trouver à s’habiller dans ce lieu pour quelques euros, trouver des livres à vingt centimes, habiller les enfants toute l’année sans finir sous les ponts, trouver un petit haut à un euro, un pantalon à deux euros, des chaussures de montagne à quatre euros. Des personnes charmantes organisent tout cela, présentes et désireuses de s’en sortir, rémunérées dans le cadre d’un encouragement à la reprise du travail. Actuellement, la Remise, qui a deux sites, comprend 8 permanents salariés, 26 personnes en contrats d’insertion et 40 bénévoles.

 

Enfin, je voudrais vous parler des familles d’accueil qui font partie du réseau d’aide de l’association Point Virgule rattachée au Codase. Ces familles accueillent pendant une durée de trois à six mois une personne désireuse de ne plus reprendre la toxicomanie dont elle était dépendante et de retrouver un équilibre de vie. C’est un exemple de solidarité et aussi, dans un contexte de crise, un moyen pour ces familles de mettre du beurre dans les épinards... une indemnité mensuelle leur étant versée. Ces familles accueillent donc chez elles une personne, homme ou femme de tout âge, et leur offrent un cadre de vie familial, les faisant participer aux activités du foyer, les emmenant en balades et leur redonnant des repères, des horaires, des repas en commun, la sécurité d’un foyer les accueillant pendant un temps, un temps de passage, de reconstruction. Suzanne Joux, qui gère les accueils dans les familles, est éducatrice à Point Virgule et a écrit un livre passionnant : “Terribles récits ordinaires”, paru en juin 2009 aux éditions Thot (3, rue du Drac à Fontaine 38 600). Je vais citer pour vous un passage de l’ouvrage de Suzanne Joux : “En cas de rechute, l’expérience de l’abstinence pourra leur permettre de savoir que “c’est possible”. Tout ce qu’ils auront accompli servira peut-être de balise dans les mauvais moments ultérieurs. Une de ces personnes accueillies a écrit par la suite : “Quand j’étais en famille d’accueil, j’ai labouré avec des ânes, je ne savais pas que j’étais capable de faire ça. J’ai gardé des photos. Je suis monté avec eux jusqu’au col, ça faisait sept cent mètres de dénivelé. Je me suis dit que j’étais pas complètement fini.”

 

Peu de personnes se manifestent pour faire ce genre d’accueil, car il faut mettre de côté la peur, les craintes, parfois le jugement de ce qu’a pu être la personne avant. Aider quelqu’un qui a connu la dépendance de la drogue est un fait mais accueillir une personne qui a pu en faire le commerce peut heurter et remettre en question tous nos principes. C’est là que nous pouvons commencer à nous remettre en question, à nous positionner sur de vraies valeurs humaines. Cette personne a été en dérive, cette personne a pu causer du tort à d’autres, peut-être à de très jeunes en vendant de la drogue... mais aujourd’hui, elle veut s’en sortir, elle a fait amende honorable, elle fait une démarche de rentrer dans une famille... une famille inconnue, qui n’est pas la sienne, courageusement, pas à pas dans l’abstinence totale. Cette personne va connaître des angoisses, des doutes, des nostalgies du passé, ce passé où elle pouvait tout s’acheter sans travailler. Mais aujourd’hui, elle apprend ce qu’est une formation professionnelle, peut-être bientôt un travail.

 

Alors au diable les jugements hâtifs sur la vie des gens. La crise nous demande aujourd’hui de prendre en compte tous les parcours de vie et c’est en aidant et en tendant la main aux autres que nous nous en sortirons, pas en clamant sur tous les toits qu’en 2020... les retraites ne seront plus payées... ou en faisant croire aux plus crédules que ça y est, Il va revenir (le Christ).

 

La crise nous demande de nous repositionner et de sortir de notre coquille, de nous exprimer, de sortir ces dons que nous avons tous au fond de nous.

 

Gérer la crise dans une entreprise, ce peut être simplement l’envoi de cartes de voeux, agréables et conviviales, petites choses simples qui ramènent la pensée des clients oublieux une fois l’an. Recevoir un gentil courrier est une chose si rare aujourd’hui, où tout passe par internet, avec mille cartes virtuelles que personne ne peut accrocher au mur.

 

Gérer la crise financière dans la famille, ce peut être simplement s’inscrire et participer au Sel de sa région : Système d’Échange Local. Ce système permet d’échanger autrement et librement, sans argent. “Il privilégie le lien plutôt que le bien dans le respect des personnes, en valorisant la responsabilité de chacun, la coorpération et la solidarité.” Je vous donne le lien suivant afin de connaître le Sel de votre région : http://www.selidaire.org/spip/rubrique.php3?id_rubrique=211

 

Gérer la crise sur le plan mondial, c’est aider la Paix à survivre, c’est faire les gestes simples d’hygiène élémentaire pour éviter la propagation croissante de la grippe, c’est trier ses déchets quotidiennement, c’est placer en épargne intérieure suffisamment d’énergie jusqu’à la fin de sa vie pour pouvoir rester solidaire éternellement, même à soixante-dix ans.

 

Gérer la crise sur le plan individuel et au sein du couple, c’est arrêter de vivre les choses égoïstement, comme si l’amour était une course au temps perdu, une course effrénée de partenaires en partenaires, qui peut faire dire à certains : “Tu couches tout de suite ou pas... Si c’est non, je poursuis ma quête car je perds mon temps. J’ai besoin de savoir tout de suite.” Ou faire dire à d’autres : “Ah ben non, tu as des enfants. J’ai 54 ans. On a onze ans de différence. Je suis bien trop vieux. Je veux vivre pour moi. Ne plus m’embêter. En profiter avant qu’il ne soit trop tard. Je dois me grouiller car le temps passe si vite. Tu aurais été la femme de ma vie si tu avais été seule sans enfants. Alors comme je ne veux pas gâcher ma chance de rencontrer cette femme que j’attends et qui me correspondra, je préfère arrêter cette relation et me libérer.”

 

Libération pour une liberté virtuelle, virtuel d’une crise qui existe bien, elle, dans tous les domaines, même simplement dans le lit double d’une maison où un célibataire pleure tout bas chaque soir, larmes d’une quête improbable, d’une solitude qui s’aggrave de jour en jour, encouragée par la peur de l’autre, peur de se perdre, peur de donner, peur de partager, peur d’une maman qui élève seule ses enfants.

 

Chloé LAROCHE

 

 

POUR INFORMATION du solidaire existant sur Grenoble, ma ville :

______________________________________________________________

-La Brocante de Mamie : http://www.alpesolidaires.org/la-brocante-de-mamie-des-ordinateurs-pour-l-insertion

______________________________________________________________

-La Remise : laremise-asso.org. / 35, rue Général Ferrié 38100 Grenoble

et avenue Jean Perrot. Téléphone Tél. : 04 76 46 02 94.Tél. : 04 76 44 00 84. Fax : 04 76 46 75 65 ...

______________________________________________________________

-Le SEL de Grenoble : www.seldegrenoble.asso.fr/fr/liens.htm

______________________________________________________________

- Association Solexine : 12, Rue Ampère / 38100 Grenoble, France / 04 76 96 18 18

______________________________________________________________

-Centre de lutte contre l'Isolement. et Prévention du suicide à Grenoble. 1, place de l'Étoile 38000 Grenoble 04.76.87.90.45 ...

 

______________________________________________________________

-OZANAM. Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale / Brocante les mercredis et samedis :  38410 Vaulnaveys Le Bas Tél. 04 76 89 17 84. Fax. 04 76 89 01 06.

______________________________________________________________

 

-EMMAÛS (Sassenage, le Versoud, la Mure) :  La communauté de Grenoble est composée:

- d'environ 35 compagnons et compagnes sur le site de "Sassenage"

- de 9 compagnons et compagnes sur le site de "La Mure"

- de 12 compagnons et compagnes sur le site de "LE VERSOUD"

- de 3 responsables, salariés d'Emmaüs Grenoble (2 à Sassenage, André et Helmut, 1 à La Mure, Mohamed)

plus un futur responsable au Versoud à l'issue des travaux.

- d'amis (bénévoles)

Contact EMMAUS : http://www.emmaus-bourgoin.org. COMMUNAUTE DE GRENOBLE Z.I. Les Moironds Route de Valence 38360 SASSENAGE. Tél : 04 76 27 03 04 ...

______________________________________________________________

- L’ÉCOLE DE LA PAIX : www.ecoledelapaix.org

 

7, Rue Très Cloîtres

38000 Grenoble, France

04 76 63 81 41

 

______________________________________________________________

-LA ROUE VERTE (CO-VOITURAGE) : : http://www.LaRoueVerte.com

11/06/2009

Pour Yazid Zarour, jeune algérien auxiliaire de vie d'une personne handicapée, j'écris au Préfet de l'Isère. Car Yazid est menacé d'expulsion du sol français.

images-5.jpegLETTRE OUVERTE.

 

Monsieur le Préfet de l'Isère,

 

J'ai l'honneur de vous écrire pour vous demander une faveur concernant un homme menacé d'expulsion de notre pays. Je suis écrivain et violoniste et je mets ma plume au service des causes perdues. Comme une Sainte Rita existant pour ceux qui souffrent et qui n'ont plus que ma plume pour défendre leur vie, ma plume alliée à d'autres plumes, à d'autres êtres humains solidaires comme moi... qui se permettent de prendre la défense de personnes oubliées et rejetées par la machine du monde qui avance inexorablement, sans parfois considérer l'humain dans son avancement glacé.

Alors, je vous en prie, lisez-moi.

Cet homme que je soutiens et pour lequel je vous écris s'appelle Yazid Zarour.

C'est un jeune algérien entré en France en novembre 2002 avec un visa étudiant. Il travaille depuis 2006 en qualité d'auxiliaire de vie auprès d'une personne lourdement handicapée, se déplaçant en fauteuil roulant. Cette personne s'appelle Olivier Morel. Il est professeur d'anglais au lycée Marie Curie d'Échirolles. Monsieur Morel est totalement satisfait de l'aide et de l'accompagnement apporté par Yazid. Pour assumer son travail pleinement, ce dernier est aussi devenu son co-locataire. C'est dire qu'il s'investit dans ce travail qui est aussi un lien humain devenu indispensable pour Monsieur Morel.images-6.jpeg

Je vous parle de cela en connaissance de cause, puisque je m'occupe moi-même de personnes handicapées, les accompagnant dans mon taxi spécialisé. Je sais à quel point la personne qui les accompagne et s'occupe d'eux est importante dans leur équilibre et leur lutte contre la souffrance, autant morale que physique.

Le 3 février 2009, Yazid a fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Suite à une forte mobilisation, après avoir été jugé devant le tribunal administratif de Lyon, Yazid a bénéficié d'une annulation de son OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), prononcée le 6 février 2009, annulation contre laquelle vous faites appel.

Vous devez comprendre que ces menaces d’expulsion sont source d’inquiétude et de stress pour Messieurs Morel et Zarour. Ce dernier, entré en France sous statut d’étudiant, possède à ce jour un titre provisoire de séjour jusqu’au 10 Août. Il est absolument indispensable de le rendre définitif afin que Monsieur Morel soit plus serein dans sa vie privée et professionnelle, dans un contexte où tous les discours officiels affichent l’intégration des personnes handicapées comme une priorité nationale.

Nous attendons donc, conformément à vos engagements auprès de Madame David et de Monsieur Mermaz, parlementaires isérois, que vous étudiez le dossier de Yazid avec la plus haute bienveillance.

images.jpegIl est nécessaire de régulariser sa situation afin qu’il puisse résider en France et puisse travailler comme il l’a toujours fait depuis 2006 avec compétence, et dans une qualité de rapports humains avec Olivier Morel que celui-ci souhaite légitimement conserver.images-4.jpeg

En conséquence, Monsieur le Préfet, je vous serais très reconnaissante de recevoir ma demande. La voici : Monsieur Zarour doit rester sur le territoire national, avec autorisation de travail, pour exercer son activité salariée d’auxiliaire de vie auprès d’Olivier Morel. J'ai l'honneur de vous demander de tenir compte dans votre décision de la situation de ce travail particulier où les rapports humains sont essentiels.

Monsieur le Préfet de l'Isère, vous disposez d'un pouvoir discrétionnaire qui permettrait de régulariser immédiatement Yazid. Aussi, j'ai toute confiance en vous dans ma demande et je demeure à votre disposition pour échanger sur celle-ci.

Je vous prie, Monsieur le Préfet, d'agréer mes salutations distinguées.

 

Madame LAROCHE Chloé

 

+++ AVIS à mes lecteurs : vous aussi, vous pouvez écrire (mails, faxs, courriers) POUR DÉFENDRE YAZID ZAROUR, sans oublier bien sûr de rester courtois et poli. Vous pouvez vous inspirer de ma lettre et du texte de la pétition du Réseau d'Éducation sans Frontières : voir www.educationsansfrontieres.org/article20436.html

(Vous trouverez les adresses mails et les faxs à la fin de l'article)

 

________________ Voici pour mes lecteurs les informations données par le Réseau d'Éducation Sans Frontières :

 

Signez  et faites signez la pétition en ligne :

www.educationsansfrontieres.org/article20436.html


Voir aussi le reportage sur France 3 (à 3mn25s) : cliquer ici

 

"Premier acte de grande humanité du Préfet et première mobilisation !

Le 3 février 2009 à 9h du matin, Yazid est, en application d'une décision de la Préfecture de l'Isère de reconduite à la frontière, arrêté à leur domicile, embarqué au commissariat de Grenoble et transporté au centre de rétention de Saint-Exupéry. Olivier qui a besoin d'une assistance constante se retrouve seul dans son appartement, plongé dans une profonde détresse. Le 9 février, le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision d'expulsion. Soulagement pour Yazid et Olivier. 

Deuxième acte indigne : "seule la fonction est importante, pas la personne qui l'occupe".

Le préfet s'acharne, il veut faire du chiffre et fait appel. Pour ce haut fonctionnaire zélé, Yazid n'est pas irremplaçable : n'y a t il pas, sur le seul bassin grenoblois, 324 demandes pour occuper un emploi d'auxiliaire de vie ?! Un pas de plus dans la déshumanisation, qui ne tient aucun compte, non seulement des qualités professionnelles et humaines de Yazid, mais de trois années de relations de confiance établies entre les deux hommes. Relations de confiance, patiemment construites dans tous les gestes d'une vie quotidienne partagée.

La mobilisation s'amplifie. Nous ne les laisserons pas faire.

Yazid a reçu une autorisation provisoire de séjour jusqu'au 10 août, mais ... sans autorisation de travailler ... lui qui travaille déjà en CDI pour l'association « Vivre Autonome ». À cette date, au coeur des vacances d'été, Yazid est de nouveau sous la menace d'une expulsion. Nouvelle angoisse pour Yazid et pour Olivier, sa situation physique et morale se dégrade, il « ne vit plus ». 

Nous refusons que Yazid, qui est bien intégré dans notre pays, soit obligé de le quitter. 

Nous refusons aussi pour Olivier Morel qu'il quitte le territoire national, car une telle décision, intolérable sur le plan humain, serait dramatique pour lui.

Non à l'intolérable !"

 

_______VOICI LES ADRESSES POUR ÉCRIRE (mails, faxs, courriers)

afin de DÉFENDRE YAZID ZAROUR, mais en restant courtois et poli.


Pour Monsieur Albert Dupuy, préfet de l'Isère : albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr

Pour Monsieur David Coste, directeur de cabinet : david.coste@isere.pref.gouv.fr

Fax du cabinet du Préfet : 04 76 44 68 00
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr

Matignon  :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...
FAUGERE <jean.paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr>,
GOSSET-GRAINVILLE <
antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr>,
LEVY <myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr>
MITROFANOFF <
igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr>
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>
LOUVRIER <
franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration)
maxime.tandonnet@elysee.fr

 

10/04/2009

Un an de blog ! J'écris pour la solidarité et la connaissance des souffrances d’autrui, morts ou vivants, afin que le coeur humain ne soit plus endormi et sache qu’il est sur une planète où d’autres humains vivent et souffrent, parfois horriblement.

Blog visité 45 764 fois depuis sa création le 10 avril 2008, avec 7804 visiteurs au cours du dernier mois, en mars 2009. Ce blog est tenu par Chloé Laroche, écrivaine iséroise et violoniste, conductrice-accompagnatrice de personnes handicapées et âgées. Elle a choisi de partager avec vous gratuitement sur le net ses livres, ceux qui sont épuisés dans le commerce et ceux qui ne sont pas encore édités. Elle offre ici ses textes, sa pensée, ses réactions face à l'actualité, son entraide pour les parents qui comme elle ont perdu un enfant ou qui comme elle ont adopté un enfant venu d'ailleurs ou handicapé.

_________________________________________________________________________________________

images-7.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Aujourd’hui, mon blog a un an.

Il est beaucoup lu et consulté.

 

J’en suis heureuse car je le fais pour la solidarité et la connaissance des souffrances d’autrui, morts ou vivants, afin que le coeur humain ne soit plus endormi et sache qu’il est sur une planète où d’autres humains vivent et souffrent, parfois horriblement.images-5.jpeg

Un homme m’a dit ceci, lorsque je lui ai parlé des crimes et des viols commis par les quatre parachutistes de Toulouse en 1989 : “Tu sais, tous les soirs, il y a des femmes qui se font violées. Là, maintenant, pendant qu’on parle. Tu ne changeras rien. J’ai renoncé depuis longtemps à changer le monde et à combattre pour un monde meilleur. Je vis, c’est tout. Je pense à moi.”

Je sais que je ne changerai pas le monde. Le monde avance, il évolue.images-10.jpeg

Il est chargé de violences, d’atrocités, de guerres, de pauvreté, de faim, de crise.

images-8.jpegIl est beau aussi. La planète est belle. Les forêts. Les arbres sous la rosée. L’orage qui illumine la montagne. Les gentianes qui s'épanouissent tout en haut des sommets.

Et puis... l’ours blanc qui se bat contre un destin qui risque de l’emporter et des hommes impuissants devant la fonte des glaces, devant l’évolution d’un monde en essor industriel.

664998.jpgLe monde est beau devant l’enfant qui naît, le bébé qui grandit, l’enfant qui découvre le monde auprès de ses parents heureux et amoureux. Le monde est beau quand la mariée dit oui à son mari sans être forcée à le faire. Quand la femme fait l’amour avec un homme dans le respect mutuel et non dans la prise d’une forteresse féminine par un homme avide de pouvoir et de violation d’un territoire intime.

Le monde est beau quand les hommes peuvent communiquer et parler entre eux dans la résolution des conflits, au lieu de se tuer entre eux  et de violer des femmes et des enfants pour assouvir des instincts de domination d’un peuple sur un autre.

“Dénoncer est un acte citoyen”. Aussi, je dénonce dans mon blog et je parle. Je dénonce la cruauté et la violence. Je dénonce l’indifférence. Je défends la solidarité, l’entraide, la compassion, l’aide humaine.

i9.jpgJe défends les papas expulsés, arrachés à leurs enfants, leur femme. Je défends les familles expulsées, les enfants arrachés à leurs classes d’écoles françaises. Je me réjouis des combats gagnés, comme celui mené pour la famille de Jacques, 7 ans, qui a déjà vu deux fois en 18 mois ses deux parents enfermés en camp de rétention avant l’expulsion définitive. Celle-ci a été enrayée, Dieu merci. Voici l’appel du 29 mars faite pour eux par le Réseau d’Éducation Sans Frontières : “Mme Zengh et Monsieur Lin ont été tous deux arrêtés hier matin sur leur lieu de travail. Ils vivent en France depuis maintenant 10 ans. Comme nous tous, ils travaillent et déclarent leurs impôts. Et surtout, ils souhaitent élever leur fils Jacques en toute sérénité, parmi nous, et avec nous. Jacques a suivi une scolarité tout à fait normale : on le connaît depuis la petite section de maternelle à l’école 61 Vitruve et a intégré le 16 Riblette en ce début d’année scolaire avec ses copains en CP. C’est un bon élève, apprécié des enseignants et c’est un bon copain.” Jacques a retrouvé ses parents, après une bataille de mails, faxs, et de réactions de nombreux militants.images-1.jpeg

Mais combien d’enfants voient leur père expulsé ? Combien sont nés en France et  doivent partir dans un pays inconnu et dangereux pour leur famille ?!! Combien d’enfants vivent le traumatisme de l’écartèlement d’une famille, dont certains membres sont renvoyés de France... ou bien le déracinement brutal, assorti d’un arrachement aux sièges de leur école, à leurs camarades, à leur maison... ?

1604707744.jpgEn cette année, j’ai gagné une bataille personnelle et familiale. Je viens d’obtenir la nationalité française pour la petite roumaine handicapée dont je m'occupe depuis 2001, Julia. Elle a maintenant 16 ans et la France l’a acceptée comme une citoyenne, ce qui est une excellente nouvelle pour son avenir et le risque oublié maintenant d’une expulsion à l’âge de la majorité. Julia va bien et poursuit ses progrès grâce à l’IME qui l’accueille. Elle commence à travailler un peu, une demi-journée par semaine, pour des travaux d’artisanat, à sa demande. Elle ne parle toujours pas, sauf pour quelques mots ; la difficulté orale demeure. La question de son avenir s’est posé dernièrement, puisque son autonomie va être restreinte, étant donné son handicap mental. Elle n’est pas autonome, sauf dans un cadre précis. Elle ne peut sortir seule et n’a pas conscience seule des dangers. C’est une immense chance que Julia ait pu avoir sa place dans un IME, étant donné le nombre d’enfants handicapés qui ne peuvent bénéficier d’accompagnement et d’aide spécifique, adapté à leur handicap.

D’autre part, je poursuis pour ma fille du Bénin le combat pour l’adoption définitive dont j’ai parlé dans la catégorie “Adoption, parentalité, handicap”. J’ai fait appel de la décision de cet automne et je suis convoquée en juin avec mon avocate. Je vous tiendrai au courant de tout cela.1262767637-1.jpg

1474423421.jpgEt puis, mon fils a maintenant quatre ans. Après une varicelle sortie ces derniers temps, il va bien. Il grandit sereinement, même si la tristesse l’envahit parfois depuis la mort de son père il y a un an. Je parle avec lui de ce départ, mettant des mots sur les larmes, sur les colères parfois, sur cette colère d’enfant qui sort en agressivité. L’inéluctabilité de la mort est tellement effrayante pour un petit d’homme qu’il est parfois nécessaire de revenir sur les faits et de mettre des mots sur les maux. Maux de l’âme, mots d’un deuil difficile, silence d’une absence et souvenirs d’un corps sans vie. Pour moi, c’est difficile aussi, car au-delà des mois d’attente d’un homme absent de notre vie... c’est le père de mon fils qui s’est absenté pour toujours. Les souvenirs hantent parfois mon coeur et quand j’ai dit dernièrement à mon fils que je suis triste aussi, il m’a demandé pourquoi. “Parce que j’aimais ton père, que nous nous sommes aimés et que c’est grâce à cet amour que tu es arrivé.” 575383478.jpg

1328905394.jpgIl y a aussi ma fille Océana qui est partie si vite il y a douze ans. Elle me manque tant. images-4.jpeg

i15-1.jpgIl y a un an, j’ai commencé ce blog car j’étais dans un désert et un cataclysme d’évènements qui s’accumulaient. Cela a commencé par des agressions reçues d'un jeune homme autiste dans mon taxi, en mars 2008, qui me frappe violemment alors que je le conduis à son IME. Le 2 avril 2008, à la suite de ces violences et de deux arrêts de travail, mon contrat de travail est rompu. Le même jour, mon compagnon, un homme avec qui j’étais depuis trois mois me quitte. Brutalement. “Ta vie est trop difficile.” Puis plus tard, il s’explique : “Tu perds ton travail. Tu te fais frapper par cet handicapé mental. Et puis cette fille handicapée, dont tu t’occupes et pour laquelle tu t’es engagée, c’est trop difficile. Je ne supporte pas. Je sais, c’est lâche... Sans parler de ton autre fille adoptive dont l'adolescence la rend malmenante envers toi... Il n’y aurait pas tout ça, je serais resté. Je t'aimais vraiment.” Cet homme était en plein divorce, avec quatre enfants. Quelques semaines auparavant, il était très mal dans son coeur et sa tête. Je l’ai soutenu. J’ai vu ses larmes, écouté sa douleur, cru en notre rencontre. Et puis, il s’est réparé à mes côtés, a repris confiance en lui, et ce jour d’avril, il est parti.

images-2.jpegLe 7 avril, le frère du père de mon fils m’appelle. “Il est mort. Sur la table d’opération.” Le père de mon fils était mort. Ce fut un choc. Un choc aussi d’annoncer cette mort à mon fils âgé alors de trois ans. Un choc de l’amener près du corps étendu. Un choc de voir partir dans l’immensité la rose perdue d’un amour défunt. De rester sur terre le seul parent d’un enfant, seule moitié responsable d’une vie.images-2.jpeg

 

Aujourd’hui, cela fait un an.

images-6.jpegEt je choisis de parler de Abir Al Janabi, jeune fille irakienne de 16 ans. Pour dénoncer sa mort, son viol, ses viols, son calvaire. Pour que le monde sache. Pour que le monde ne se voile pas la face. Pour qu’il pleure. Pour qu’il se souvienne d’Abir et de sa famille assassinée par des soldats américains. Des soldats malades de la haine. Malades comme les quatre parachutistes qui ont violé et tué en 1989 deux femmes et une enfant (voir mon article d’hier).

Voici ci-après un article relatant la mort et le calvaire de cette jeune femme.

Je suis immensément peinée de ce qu'elle a dû endurer, immensément triste pour cette jeune femme et toute sa famille massacrée.

Avec mes meilleures pensées à tous et toutes.

Chloé Laroche

 

_______________________________ Archives Droit International ONU________________

Atrocités Américaines en IRAK : Le crime de Mahmoudiya.

 

Des soldats us-américains ont planifié durant une semaine le viol d'une jeune fille iraquienne de 16 ans, Abir Al Janabi, son assassinat et celui de sa famille :

“Trois mois après les faits, un nouveau crime perpétré par des soldats usaméricains en Iraq a été révélé au grand jour. Des soldats ont violé une jeune fille iraquienne avant de l'assassiner avec trois membres de sa famille, dont un enfant, dans une zone située à 9 Km au nord de Mahmoudiya (sud de Bagdad).

 

Les premières investigations de l'armée usaméricaine ont révélé la barbarie du crime, perpétré au mois de mars dernier, avec préméditation, puisque préparé durant une semaine, ce qui expose les auteurs à la peine de mort, selon un officier usaméricain.

 

L'agence Associated Press a indiqué le samedi 1er juillet 2006, sur la foi des déclarations d'un responsable usaméricain proche de l'enquête « que les soldats s'étaient introduits dans la maison d'une famille arabe sunnite, avaient séparé la femme de trois membres masculins de la famille, l'ont violée puis brûlée vive à l'aide d'un liquide inflammable en vue de camoufler le crime, puis tué les autres membres de la famille ».

 

Le responsable, qui a réclamé l'anonymat, a indiqué aussi que les soldats ont étudié les victimes durant une semaine et qu'ils avaient prémédité leur forfait ». Un autre haut responsable militaire usaméricain, qui lui aussi a réclamé l'anonymat, a révélé que l'une des victimes était un enfant et que l'affaire a été éventée au cours d'une séance de discussion de routine, indiquant qu'un soldat avait reconnu son rôle dans les faits et qu?il a été appréhendé.

 

Un crime d'opportunité

 

Le même responsable reconnaît que le crime semble être le fruit d'une «certaine opportunité», puisque les soldats impliqués n'ont pas subi l'attaque d'éléments armés, mais avaient tout simplement remarqué la femme, qu'ils ont ensuite violé et assassiné, au cours de leurs précédentes patrouilles. Un soldat non impliqué dans l'affaire a apporté son témoignage : il avait aperçu ses compagnons lors de la préparation de leur forfait, puis une fois celui-ci commis, remarqué leurs habits ensanglantés. Des responsables usaméricains ont reconnu qu'ils étaient au courant des assassinats des membres de la famille, mais croyaient que c'était le fait des violences interconfessionnelles.

 

Les premières soupçons se sont orientés vers deux soldats de la 502ème Division d'Infanterie, aperçus le 12 mars avec du sang sur leur tenue après le crime, attribué à l'époque à des hommes armés de la région. Mais un officier de police de Mahmoudiya, le capitaine Ihsane Abderrahmane, a indiqué qu'il avait reçu le lendemain du crime, le 13 mars, un rapport accusant les soldats usaméricains de l'assassinat de la famille iraquienne dans la zone de Khassir Abiad, proche de Mahmoudiya. Le porte-parole des forces usaméricaines a déclaré pour sa part dans un bref communiqué diffusé le vendredi 30 juin, que le général James Thorman, le plus haut gradé militaire usaméricain dans la région de Bagdad, a demandé à la direction des enquêtes criminelles de l'armée d'entreprendre une enquête systématique, un jour après les révélations faites par deux soldats.

 

La peine capitale

 

À propos de la peine encourue par les auteurs des faits, au cas où ils seraient confondus, l'agence AP dit que les soldats risquent la peine de mort selon le code pénal militaire usaméricain. Les responsables militaires usaméricains déclarent que les 4 soldats impliqués dans cette affaire ont été désarmés et mis aux arrêts dans une base militaire proche de Mahmoudiya. L'armée usaméricaine a déclaré que les soldats impliqués dans ce crime, appartiennent à la 502ème Division d'Infanterie à laquelle appartenaient les deux soldats faits prisonniers (par la Résistance, NDT) et dont les corps avaient été retrouvés le 19 juin, trois jours après leur capture. Les deux corps portaient les traces de supplices et l'un d'eux avait la tête coupée. Il semblerait, selon les militaires usaméricains, que cette situation avait fait naître un sentiment de culpabilité chez l'un des soldats de cette division, ce qui l'a poussé à révéler ce crime le 22 juin dernier.

 

Cette affaire est la plus grave que connaissent les soldats usaméricains après celle qui a conduit 14 d'entre eux, la semaine dernière, à être accusés de meurtres de civils iraquiens. De nombreuses autres affaires du même genre font l'objet d'enquêtes, tels que le meurtre de 24 civils à Haditha le 19 novembre 2005, en représailles à la mort d'un soldat dans l'explosion d'un engin, le meurtre avec préméditation de trois détenus dans la province de Salaheddine, l'assassinat d?un soldat iraquien au cours de son interrogatoire à Al Kaïm?.

 

Sur le plan politique, la députée iraquienne Safia Chebli, apparentée au groupe de Iyad Allaoui, a réclamé le 4 juin le questionnement du premier ministre Anouar Malki sur l'affaire du viol de la jeune Abir, ainsi qu'une enquête iraquienne indépendante. Le ministre de la justice quant à lui, a demandé l'intervention du Conseil de Sécurité pour lever l'immunité des troupes usaméricaines, estimant que c'est l'impunité dont profitent leurs soldats face à la justice iraquienne qui les encourage à commettre de tels crimes. En voyage au Koweit, le Premier ministre a déclaré pour sa part qu'il allait engager une enquête indépendante sur cette affaire.

 

Le témoignage accablant d'un voisin de la famille martyre

 

Le viol de nobles femmes iraquiennes par la soldatesque usaméricaine, est devenu monnaie courante dans la prison de Abou Ghraïb mais aussi dans la grande prison qu'est devenu aujourd'hui l'Iraq. Le crime que nous relatons ici a dépassé par son horreur, son ignominie et sa barbarie tout ce qu'on peut imaginer en la matière.

 

Le correspondant de Mafkarat Al Islam dans la région de Mahmoudiya, ville sunnite au sud de Bagdad, a rapporté qu'une force usaméricaine, composée de 10 à 15 soldats, a pénétré dans la maison de Kacem Hamza Rachid Al Janabi. Ce dernier est né en 1970, travaille comme gardien au dépôt de pommes de terre appartenant à l'État et y réside avec son épouse et ses quatre enfants : les deux filles, Abir (la brise), née en 1991, et Hédil, née en 1999 et les deux garçons : Mohamed (1998) et Ahmed (1996).

 

Les soldats usaméricains commencèrent par arrêter le mari Kacem, son épouse, Fakhria Taha Mohsen et leurs deux filles Abir et Hédil, les deux garçons étant encore à l'école. Il était 14 heures. Ils conduisirent les parents et la petite Hédil dans une même pièce et les exécutèrent à bout portant. Le père a reçu 4 balles dans la tête, la mère 5 balles dans le ventre et le bas-ventre et Hédil a été atteinte à la tête et à l'épaule. Puis ils conduisent Abir dans la pièce voisine, la déshabillent dans un coin et la violent à 10, à tour de rôle. Dès qu'ils accomplissent leur forfait, ils la frappent avec un objet tranchant sur la tête, selon le rapport d'autopsie, puis mettent un coussin sur son visage pour l'étouffer et y mettent le feu.

 

Le voisin de la famille martyre ajoute : « Une heure après les coups de feu, j'ai aperçu de la fumée qui s'échappait de la maison et j'ai vu les soldats partir précipitamment pour encercler la zone avec des éléments de la Garde nationale fantoche. Ils nous informent que des terroristes d'Al Qaïda se sont introduits dans la maison et ont tué toute la famille. Ils nous empêchent de pénétrer dans la maison. J'ai informé l'un des gardes que j'étais un voisin et qu'il me fallait voir les membres de la famille pour informer El Hadj Aboul Kacem le patriarche, du sort de son fils et de sa famille. C'est ainsi que l'on me laissa pénétrer à la maison.

 

En rentrant, j'ai trouvé le père, sa femme et leur fille Hédil, sans vie, baignant dans leur sang, sans aucune réaction quand j'ai touché les corps. Le sang continuait à couler et sortait de la pièce. Puis je suis rentré dans la deuxième pièce où se trouvait Abir. Le feu continuait à se dégager de ses cheveux, de sa bouche et de sa poitrine. Elle était dans un état indescriptible : ses habits étaient retroussés vers le haut et son soutien-gorge déchiré. Le sang continuait à couler d'entre ses jambes bien qu'elle fût morte depuis plus d'un quart d'heure et malgré le feu dans la pièce. J'ai compris qu'ils l'avaient violée : elle était couchée sur le visage, son arrière-train soulevé, les pieds et les mains liés. Je n'ai pu me retenir et j'ai pleuré. J'ai vite éteint le feu qui avait consumé une partie de sa tête, son visage, ses seins et ses cheveux et je l'ai couverte d'un bout de drap. J'ai réfléchi un peu à la situation et je me suis dit que si je parlais et protestais, ils allaient m'arrêter. J'ai donc gardé le silence et je suis sorti de la maison sans rien dire pour pouvoir témoigner en temps utile.

 

Au bout de trois heures les soldats d'occupation ont encerclé la maison et ont répandu la rumeur que la famille avait été assassinée par des terroristes parce qu'elle était chiite. Personne n'a évidemment cru à ce bobard parce que tout le monde se connaît et que la famille était bien connue de tous comme une famille des meilleurs sunnites. Face à cette situation, les forces d'occupation ont procédé juste après la prière du Maghreb au transfert des quatre corps des victimes à la base militaire usaméricaine, puis le lendemain à l'hôpital de Mahmoudiya, en donnant à son administration leur première version des faits. Le même jour, en compagnie des proches de la famille, nous avons pris les corps des suppliciés à l'hôpital et avions procédé à leur inhumation par la grâce d'Allah. »

 

Briser le silence

 

Le témoin ajoute : « Nous avons décidé de ne pas nous taire et avons demandé aux moujahidine de la région de réagir en urgence. C'est ainsi qu'ils ont monté une trentaine d'opérations contre les forces d'occupation en deux jours, faisant plus de quarante morts parmi les soldats usaméricains. Mais cela ne suffisait pas à nous calmer et nous nous sommes adressés aux médias, en commençant par la chaîne Al Arabiya, qui est puissante en Iraq. Personne ne nous a cru, estimant qu'ils tiraient leurs informations des communiqués officiels usaméricains et ne pouvaient s'engager dans une affaire qui les dépasse. C'est le correspondant officiel de Al Arabiya en Iraq, Ahmed Assalah en personne qui nous l'a dit. Nous nous sommes adressés à des journaux de Bagdad qui nous ont éconduits, parce que nous étions sunnites comme les victimes innocentes de ce drame. Les combattants nous ont conseillé la patience en nous promettant que le sang et l'honneur de Abir et de sa famille seraient vengés comme ils le méritaient. »

 

Craintes fondées

 

Le voisin continue son récit : « Le 9 mars 2006, la mère d'Abir est venue me demander si je pouvais héberger sa fille avec les miennes parce qu'elle craignait pour elle. Cela ne m'a pas étonné et j'ai évidemment accepté. Les soldats de l'occupation, disait-elle, lui jetaient des mauvais regards quand elle sortait pour conduire les vaches au pré et qu'elle passait par un contrôle usaméricain situé à 15 mètres de la maison paternelle. Mais dans mon for intérieur, j'ai pensé que les craintes de la mère étaient mal fondées, la fille étant chétive et avait à peine 16 ans. Je n'ai jamais pensé que les criminels exécuteraient leur crime en pleine journée. ».

 

Le témoin ajoute : « Les forces d'occupation sont venues vendredi dernier - un jour avant que le correspondant de Mafkarat Al Islam se rende sur les lieux du crime - et ont ordonné aux habitants d'exhumer le corps d'Abir pour des analyses. Ils m'ont demandé aussi de rester à leur disposition en tant que témoin, ce que je ferai et je suis prêt à aller n'importe où pour faire éclater la vérité.

 

Rappelons que Mafkarat Al Islam a été la première agence d'information à révéler ce nouveau crime des forces d'occupation.”

 

Sources : aljazeera.net, islamonline.net et Mafkarat Al Islam (Islam Mémo)

 

Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en citer les sources et les auteurs.

 

 

________________________________ Séminaire sur la violence à l’encontre des femmes____________

Ce samedi 22 novembre, de 13 à 17h, un séminaire se déroulera à l'Université Libre de Bruxelles au sujet de la violence contre les femmes. La violence: partout dans le monde, les femmes y sont confrontées : dans les villages et dans les villes, au sein des familles et dans la rue. Ces actes sont commis par des individus, par des groupes et même par des Etats. La violence existe sous différentes formes, plus masquées dans les pays capitalistes développés qui reconnaissaient formellement l’égalité des droits, plus ouvertes et brutales dans les pays qui sont plus en retard sur le plan économique.

 

Historique :

"Le 25 novembre 1960, au nord de la République Dominicaine, trois corps sans vie de femmes ont été retrouvés au bord d’un gouffre. Ces cadavres étaient ceux des sœurs Patria, Minerva et Maria Teresa Mirabel, toutes trois militantes du mouvement clandestin de Résistance contre la dictature de Trujillo.

Ce dernier a déclaré qu’il s’agissait d’un accident de circulation. Mais, très vite, on a compris que les sœurs avaient été violées avant d’être tuées. Le massacre des sœurs Mirabel a fait un grand scandale en République Dominicaine et a développé le mouvement de résistance. Au bout d’un an, la dictature a été renversée par le mouvement anti-Trujillo.

Les sœurs Mirabel sont devenues le symbole de la lutte pour les libertés. En 1981, les femmes d’Amérique Latine et des Caraïbes se sont réunies à Bogota, en Colombie. Elles y ont déclaré le 25 novembre «Journée Internationale de la Lutte contre la Violence Sexuelle faite aux Femmes».

En 1999, la journée a été reconnue par l’Organisation des Nations Unies.

 

La violence contre les femmes se passe partout dans le monde

En Irak, Abir, une fille de 15 ans, a été violée puis brulée vive par des soldats américains. Amineh a été lapidée en Afghanistan par les seigneurs de guerre. En Iran, Kheirieh a supplié d’être pendue au lieu d’être lapidée.

Pendant que dans une banlieue à Paris Sohane, 18 ans, était brulée pour «l’honneur» familial par les membres masculins de sa famille, Marjan, 16 ans, s’immolait par le feu en Iran pour éviter de devoir se marier avec un homme qui avait l’âge d’être son grand-père. Somara, au en Pakistan, est décédée à cause de brûlures au troisième degré sur 80% de son corps - elle n’a jamais voulu affirmer que c’était son mari qui était responsable.

Au Kurdistan, une guerre se déroule et les femmes kurdes et turques en sont les premières victimes. A côté du mal et de la misère engendrée par la guerre, ces femmes ont aussi à subir les crimes d’honneur, les mariages forcés et la violence au sein de la famille.

En Somalie, une fillette de 7 ans, Kolsoom, a hurlé de douleur pendant son excision. Elle a hurlé aussi fort que Maryam, 9 ans, dans son lit nuptial. Dans différentes régions du Congo, toute une génération de femmes se fait horriblement mutilée par la violence sexuelle des troupes rebelles aussi bien que des troupes gouvernementales. Dans beaucoup de villages, plus aucun enfant ne naîtra.

En Suède, Fadimeh a été tuée par son père et son frère. En Belgique, on peut lire chaque jour dans les journaux des rapports dramatiques de femmes tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, souvent avec leurs enfants. Elles partagent le sort de la poète afghane Nadia. Aux Etats-Unis, Lisa et Joyce ont été violées et tuées par des inconnus.

Pendant que Nathalie attend ces clients dans un bordel d’Amsterdam, un bateau plein d’esclaves sexuels arrive d’Europe de l’Est dans le port de Hambourg. Des femmes sans-papiers n’ont souvent d’autre choix dans les villes européennes que d’être exploitées sexuellement, de mendier ou de travailler comme domestique, souvent sept jours sur sept, du matin jusqu’au soir et cela pour un salaire de misère.

Au cours de la période de sanctions économiques des Etats-Unis contre l’Irak, plus d’un million de femmes sont décédées. Dans le même temps, plus de 4 millions de femmes ont perdu la vie à cause des guerres, surtout en Afrique. Dans la Bosnie en guerre, toujours au même moment, des milliers de femmes se sont faites violées par des soldats.

 

Séminaire sur la violence contre les Femmes et sur la manière d’y résister

La violence: partout dans le monde, les femmes y sont confrontées : dans les villages et dans les villes, au sein des familles et dans la rue. Ces actes sont commis par des individus, par des groupes et même par des Etats. La violence existe sous différentes formes, plus masquées dans les pays capitalistes développés qui reconnaissaient formellement l’égalité des droits, plus ouvertes et brutales dans les pays qui sont plus en retard sur le plan économique.

Avec la crise financière et le drame de la crise alimentaire qui existent déjà, avec la crise économique à l’échelle mondiale qui arrive à toute vitesse, la situation ne va pas s’améliorer. Avec des pénuries sans cesses plus pénibles, la lutte pour les moyens disponibles va encore augmenter et, comme toujours, ce sont les plus faibles économiquement - les femmes, les immigrés, les plus vieux et les jeunes,… - qui vont devoir trinquer. Avec le chômage et la pauvreté qui augmentent, encore moins de femmes qu’aujourd’hui vont être dans la capacité de se construire une vie indépendante.

Mais tout cela ne se passera pas sans lutte. Une lutte contre la violence à l’encontre des femmes - qui prend déjà place dans différents endroits du monde - mais aussi une lutte contre les conditions de vie inhumaines que nous offre le système de profit, le capitalisme. Une lutte de femmes et d’hommes issus de la classe ouvrière et des couches pauvres contre les mauvaises conditions de travail et contre les salaires de misère, contre la pauvreté, l’analphabétisme, le chômage et l’esclavagisme, qui touchent relativement plus de femmes que d’hommes.

Ce samedi 22 novembre après-midi, des femmes combattives de différents pays veulent partager les histoires de lutte des différents continents, s’en inspirer et se stimuler à renforcer l’unité dans la lutte contre toute forme de violence. Nous ne pouvons l’emporter que si nous nous réunissons pour lutter conséquemment pour une société sans exploitation, sans oppression, sans violence et sans discrimination.

La lutte contre la violence, l’exploitation et l’oppression est une lutte que les femmes ne savent pas gagner à elles seules. Car pour vraiment en finir avec cette situation, il faut renverser le système actuel qui est basé sur le pouvoir, la rapacité et la course aux profits pour le remplacer par une société basée sur l’égalité et la coopération. Tous ceux - femmes et hommes - qui s’impliquent dans cette lutte et qui veulent discuter avec nous sont plus que bienvenus à ce séminaire."

 

Il faut unir la résistance !

Solidarité pour un monde sans violence !

 

18/03/2009

"Je m'en fous de ta vie"... Ce sont les gentils mots d'un collègue de travail à mon encontre. Récit d'une employée sur la relation solidaire au travail.

 

ENTRAIDE, SOLIDARITÉ, CRISE.

(Mon blog a été visité 42 063 fois depuis sa création en avril 2008, avec 2249 visiteurs en août, 4034 en septembre, 5248 en octobre, 5437 en novembre, 5505 en décembre, 6359 en janvier 2009, 5157 en février, 4103 du 1er au 18 mars.)

 

images-17.jpegBonjour à tous et toutes,

À la veille d'une grève importante en France, je souhaite vous proposer ce témoignage vivant, en tant que salariée d'une entreprise et employée adepte de la solidarité entre collègues.images-11.jpeg

Voici mon récit :

Il y a quelques temps, un collègue m'appelle et me demande de faire un transport à sa place. J'en avais un à faire sur Grenoble et lui me proposait d'aller sur Lyon, pour emmener une personne handicapée dans un hôpital. J'ai été obligée de refuser car c'était pendant les vacances scolaires et j'aurais dû faire garder mes enfants beaucoup plus longtemps car ce transport m'aurait fait rentrer tard. En fait, ce collègue devait faire garder son propre enfant et me demandait de faire ce transport pour rester auprès de lui. 

Quinze jours plus tard, un soir, alors que nous nous croisions dans un établissement où nous faisons chacun une tournée d'enfants handicapés, je lui demande s'il peut ramener deux sièges autos rehausseurs pour jeunes enfants, dont j'avais eu besoin pour deux petits et qu'il fallait ramener au dépôt. Mon collègue a fait la tête mais il les a pris quand même.

Ce lundi, je lui redemande ce service mais il me montre qu'il n'est pas content, aussi je me débrouille seule pour les sièges.

images-12.jpegLe lendemain, on se croise et il me dit : "Tu as un boulot. Tu n'as qu'à le faire." Il commence à moraliser en me disant qu'en plus c'est très bien que j'aille au dépôt car je peux laver mon véhicule. Je lui ai dit que je lavais régulièrement mon véhicule et qu'il n'avait pas à me parler ainsi, que j'étais seule avec mes enfants et que le soir, je devais aller chercher mon fils, que si je lui demandais ce service de temps en temps, c'était pour m'aider dans mon organisation et pour que les autres collègues aient les sièges au dépôt pour d'autres enfants à transporter.

Il m'a répondu tout net : "Je m'en fous de ta vie !"images-8.jpeg

Sur ces mots qui m'ont fait mal, j'ai tourné les talons et je suis partie.

Pour moi, la solidarité dans la vie et entre les collègues est très importante.

Je suis choquée de voir que la crise renferme certaines personnes sur leurs propres intérêts et que l'égoïsme individuel prévaut sur la solidarité et l'entraide, sur la gentillesse et l'ouverture à l'autre.

images-10.jpegDans la même journée, j'ai aidé un autre collègue à sortir des véhicules du hangar. Quand je peux, j'aide. Du coup, pour les clients transportés, le bénéfice est là aussi. Car la solidarité rejaillit sur eux. Sortir de son véhicule et tenir une porte à un client transporté qui marche avec des béquilles, au lieu de le laisser sortir seul du véhicule et entrer dans son immeuble... me paraît important. Parler cinq minutes avec une personne agée qu'on raccompagne parce qu'elle est si seule tout le temps et que cela lui fait du bien d'avoir un peu de compagnie. Faire le plein de la voiture pour le collègue suivant, même si c'est déjà tard et qu'on a envie de rentrer. Si chaque fois qu’un collègue nous demande un service, on lui dit qu’il n’a qu’à faire son travail et se débrouiller seul parce qu’il est payé pour ça... dans quelle société avance-t-on ?

Quel est l’avenir de la vie professionnelle, sans parler du reste ?

Nous traversons une crise, sur le plan collectif et individuel, aussi je crois qu’il faut demeurer solidaire et dans l’entraide, car nous ne vivons pas chacun sur une île déserte et si l’égoïsme gagne du terrain, nous ne sommes pas sortis de l’auberge.images-16.jpeg

images-9.jpegL'entraide face à la crise, c'est se demander comment l'autre vit et quel besoin il a. L'entraide face à la crise, c'est un sourire, une écoute, une parole avenante et gentille. L'entraide face à la crise, c'est arrêter d'avoir peur pour soi mais se dire qu'il y a des solutions à tout problème et que rebondir, ce n'est pas rebondir seul mais avec les autres, car les autres, c'est l'humanité. Les autres, c'est soi puissance des millions.

Chloé Laroche

 

___________________________________________


 
06/06/2008

Un salarié sur 6 se plaint de comportements hostiles de ses collègues

  Mépris, critiques systématiques du travail effectué voire propos dégradants... Une part non négligeable des salariés se sentent maltraités au travail. Une vaste enquête de la Dares fait le point.
 ____________________
 
 

"17 % des salariés français se disent l'objet de comportements hostiles de la part d'une ou plusieurs personnes dans leur travail. C'est l'un des principaux résultats qui ressort de la vaste enquête menée par les médecins du travail auprès de 50 000 salariés pour le compte de la Direction générale du travail et la Dares. Cette part passe à 25 % si l'on prend en compte les comportements hostiles auxquels les salariés ont pu être confrontés dans un poste antérieur. Trois grandes catégories de comportements hostiles sont distinguées :

 Le déni de reconnaissance du travail, où la personne voit ce qu'elle fait injustement critiqué ou saboté. 8,9 % des salariés sont concernés dans leur poste actuel.

 Les comportements dits méprisants, où la personne est volontairement ignorée ou est la cible de propos désobligeants. Ils concernent 6,5 % de la population salariée.

 Les atteintes dégradantes, où le salarié est la cible de propos avilissants, de sous-entendus sur sa santé mentale ou d'avances à caractère sexuel. 1,9 % des répondants se déclarent victimes de ce type de comportements.

 

 
Les différents comportements dits hostiles en entreprise
 
  Comportement Part de salariés victimes au moins une fois dans leur carrière (en %) Part de salariés victimes dans leur poste actuel (en %)  
  Le déni de reconnaissance du travail 14,0 8,9  
  Critique injustement votre travail 12,2 7,7  
  Vous charge de tâches inutiles ou dégradantes 4,3 2,7  
  Sabote votre travail, vous empêche de travailler correctement 3,7 2,3  
  Les comportements méprisants 10,6 6,5  
  Vous ignore, fait comme si vous n'étiez pas là 7,8 7,1  
  Tient sur vous des propos désobligeants 10,0 6,0  
  Vous empêche de vous exprimer 5,7 4,5  
  Vous ridiculise en public 3,9 2,0  
  Les atteintes dégradantes 3,1 1,9  
  Laisse entendre que vous êtes mentalement dérangé(e) 1,2 0,9  
  Vous dit des choses obscènes ou dégradantes 2,0 1,3  
  Vous fait des propositions à caractère sexuel de façon insistante 0,6 0,1  
  Au moins un comportement hostile 24,8 17,3  
 
Source : Dares, mai 2008
 

 

Les femmes et les jeunes plus concernés

Toutes les populations de l'entreprise ne sont bien évidemment pas touchées de la même manière par ces phénomènes. Les femmes se déclarent légèrement plus souvent concernées que les hommes (18 % contre 16,8 %). Elles sont plus spécifiquement la cible de comportements méprisants : elles sont ainsi significativement plus nombreuses à se déclarer ignorées, non écoutées voire ridiculisées. Les professions peu qualifiées sont également plus sujettes à ce type de comportements (18 % des employés administratifs, 18,2 % des employés de service et 18,6 % des ouvriers non qualifiés, contre 16,4 % des cadres).

Les jeunes de moins de 30 ans et dans une moindre mesure les quinquagénaires souffrent plus fréquemment de ces problèmes (plus de 19 % des jeunes et 17,3 % des seniors). La Dares note enfin que les comportements hostiles se font plus rares dans les petites structures : seuls 14 % s'en plaignent dans les établissements de moins de 10 salariés contre 20 % dans ceux de 50 à 200 salariés.

 

Des comportements liés à l'organisation du travail

Une certaine organisation du travail dans l'entreprise semble être corrélée à une forte récurrence de ces comportements hostiles. Ainsi, un rythme de travail surveillé de près par la hiérarchie, des interruptions fréquentes qui viennent perturber le travail du collaborateur, un déficit de moyens ou de formation pour accomplir les tâches sont souvent dénoncés par les personnes se déclarant sujettes à des comportements hostiles.

De même, la Dares souligne une corrélation entre l'occurrence de ces comportements et l'état de santé du collaborateur. Si en moyenne 12 % des salariés jugent leur santé mauvaise, ils sont 20 % parmi ceux qui dénoncent aussi des comportements méprisants, 22 % parmi ceux qui s'estiment victimes d'un déni de leur travail et 34 % parmi ceux qui se disent confrontés à des atteintes dégradantes. Enfin, se déclarer sujet à des comportements hostiles est plus courant lorsqu'on est confronté à des risques psycho-sociaux forts, à savoir une charge de travail ressentie comme pesante, un manque de latitude au niveau de la prise de décision et un déficit de soutien social (voir encadré ci-dessous)."

Extrait du site : http://www.journaldunet.com

 

26/01/2009

Cette parenté avec la souffrance d’autrui, je la fais mienne, car dans mon coeur, elle est toute proche, même si l’éloignement physique fait que les autres êtres humains peuvent être très éloignés sur la Terre.

J’ai choisi il y a un peu plus de six ans de changer de métier. Je suis devenue ambulancière et aussi taxi, car ce sont des métiers de service et d’écoute aux autres. La plupart des taxis font des transports sanitaires dans leur véhicule et doivent obligatoirement passer leur Certificat de Premiers Secours.

images.jpegCe sont des métiers où on est directement au prise avec la réalité de la vie, la souffrance quotidienne des malades, leur calvaire, leur besoin de parler et d’être écouté. On transporte des personnes âgées souvent seules, des personnes en dépression ou dans le deuil. Les transporter d’un point à un autre sans qu’ils s’en aperçoivent et leur apporter réconfort et baume au coeur, est un idéal solidaire.

Les ambulanciers rencontrent aussi beaucoup d’âmes en préparation du dernier voyage, préparation consciente ou non. C’est extrêmement touchant d’être les accompagnants, les transporteurs ultimes parfois de ces personnes qui ont tout donné en sacrifices physiques.

Nous rencontrons dans ce métier des destins portant de terribles souffrances, comme cet homme atteint par la maladie que j’avais transporté avec sa femme. Ils avaient perdu leur fille de quarante ans dans un accident de voiture. Ils avaient fui l’Espagne pendant le régime de Franco. On peut fuir un pays, un régime... mais l’état de deuil, lui, se vit, au jour le jour, et ils étaient effondrés, courbés sous le poids de leur croix trop lourde... maladie, exil, deuil.

images-1.jpegUn soir, alors que j’étais triste et comme si cette rencontre devait me secouer pour que je continue d’être forte... j’ai rencontré un homme de soixante dix ans. Je devais ramener sa fille handicapée mentale, une femme de quarante-cinq ans, du CAT -centre d’accueil thérapeutique à la journée- à son domicile. Lorsque j’ai accompagné cette personne jusqu’à la porte de sa maison, le vieux père est venu me saluer et m’a proposé de venir manger un morceau de brioche. Et puis, debout devant moi, il s’est mis à me parler de sa femme : “La pauvre, elle n’est plus là. Elle s’est suicidée en se jetant dans l’étang, juste derrière la maison, l’année passée. Elle était malade des nerfs. Elle s’est noyée.” Le pauvre homme pleurait. J’étais bouleversée. Je lui ai témoigné toute ma compassion. C’était une mer de détresse qui emplissait cette maison, ces deux coeurs en deuil, ces vies naufragées.images-1.jpeg

En me raccompagnant au taxi, cet homme m’a dit : “Je ne voulais pas vous le dire devant ma fille. Mais elle a été renversée par une voiture, juste là, à l’âge de cinq ans. Ma femme ne s’en est jamais remise. Ma fille s’en est sortie, même avec les séquelles que vous voyez.”

Il y avait des larmes de sang dans tout le paysage. J’ai quitté ces deux coeurs si lourds, si lourds... mais peut-être un peu plus légers car le fait de m’avoir parlé ainsi, d’avoir pu épancher un peu la souffrance grâce à la parole donnée et écoutée, partagée, a soulagé imperceptiblement le deuil de cette famille, la peine vécue au quotidien dans le handicap et l’absence. J’ai senti en partant que l’oeil de la jeune femme s’était éclairci et qu’une lueur de sérénité s’était mise à briller dans son coeur.

J’ai témoigné dans mon avant-dernier livre de toutes ces rencontres avec les patients transportés, rencontres humaines riches de sens et de courage. J’y ai écrit cette page que je voudrais vous offrir ici (extrait de "Transports d'âmes et d'hommes").

Un après-midi, nous étions allés avec mon collègue ambulancier dans un centre d’accueil spécialisé, pour chercher une dame et l’emmener passer un scanner.

C’était une femme jeune, au visage d’ange. Elle était prostrée, paralysée ainsi depuis plus de dix ans, le regard tourné vers ailleurs, figée comme un iceberg dans lequel la vie aurait été enfermée à jamais.
-C’est une rupture d’anévrisme qui l’a frappée d’un seul coup. Elle était dynamique, pleine d’énergie, de projets et maman d’un petit garçon. Elle a eu un jour très mal à la tête et soudainement elle a disparu dans ce gouffre de la maladie.” C’était sa soeur qui se confiait ainsi à moi... “Notre vie dans la famille n’a plus jamais été celle d’avant.”

images-3.jpegElle sortit fébrilement des photos de son sac. “Tenez, ce sont des photos de ma soeur. Regardez comme elle était belle et épanouie.” J’ai regardé, très émue, ces photos d’une jeune femme de trente ans, heureuse de vivre. Je me suis dit, en voyant ce qu’elle était devenue, que la souffrance du Christ offerte sur la croix se poursuit inlassablement dans l’humanité martyre.

Cette crucifixion de la chair et de l’âme, cet écartèlement qui n’en finit plus au coeur de la vie, a commencé dans ma propre existence le jour où des hommes en noir ont cloué et fermé à jamais le cercueil de ma fille de trente mois. Pour continuer à vivre et pour exister pleinement, il faut apprendre à offrir sa souffrance pour qu’une transmutation s’accomplisse dans d’autres vies que la sienne. S’offrir comme un coeur ouvert et le donner aux Anges pour qu’ils le transplantent dans d’autres vies en détresse ou en perdition.images-2.jpeg

J’ai retrouvé dernièrement la même pratique dans un livre bouddhiste, dont le titre est : “Quand tout s’effondre - Conseils d’une amie pour des temps difficiles” de Pema Chödrön. J’avais cet ouvrage près de mon lit, et j’ai ouvert ce livre “au hasard”, à un moment où tout s’effondrait dans ma vie. Cela parlait de la “bodhichitta”. C’est une pratique qui consiste à transformer sa propre souffrance en la faisant ressortir de soi en lumière, en énergie et pensées de joie, en offrande d’amour, en don offert à tous les souffrants, à tous les blessés de la vie, à tous les affligés.

Dans le chapitre intitulé “l’amour qui ne mourra pas”, j’ai été saisie par cette description de la tendresse infinie en nous, générosité de sa propre douleur, qui nous relie à la souffrance de toutes les personnes sur terre, souffrance qu’on peut soulager par l’offrande de la sienne. Cette parenté avec la souffrance d’autrui, je la fais mienne, car dans mon coeur, elle est toute proche, même si l’éloignement physique fait que les autres êtres humains peuvent être très éloignés sur la Terre. Nous sommes vulnérables et fragiles, en tant qu’êtres humains, aussi “laissons la douleur du monde nous toucher le coeur et transformons-la en compassion”, ainsi que le recommande le seizième Gyalwa Karmapa.

Dans cette démarche, on ne peut pas se tenir à distance. On ne peut pas se protéger en restant caché ou muré dans sa propre vie, évitant d’écouter les bruits d’armes et de larmes du monde qui vit tout autour de nous et sur la même planète.

En refusant cette démarche, on peut ignorer les cris de détresse des enfants qui meurent de faim dans les pays les plus pauvres, les veuves du Rwanda qui ont adopté des enfants alors qu’on a massacré leur mari et leurs enfants, toute leur famille. On peut ignorer la souffrance des sidéens, les ignorer, omettre de leur parler, refuser de les embrasser. On peut ignorer son voisin, refuser de lui dire bonjour malgré ses efforts pour être conciliant et retrouver la paix. On peut oublier que les ours blancs sont en train de mourir au Pôle Nord, noyés parce que le sol de la banquise se dérobe sous leurs pattes. On peut éviter d’entendre la femme qui pleure dans sa montée d’escalier, frappée encore une fois par son conjoint. On peut se boucher les oreilles devant les cris de souffrance d’un enfant martyrisé et si c’est le sien que notre compagnon abuse, on peut aussi se dire que ça lui passera, qu’on ne peut “rien faire à part se taire”... parce que le silence est la tombe des pires atrocités.

images-2.jpegOn peut omettre de se rappeler que des enfants aborigènes ont été arrachés de force à leurs parents, entre 1880 et la fin des années soixante, pour les placer en Internats d’État afin de les christianiser. On peut clamer “que les camps de concentration n’ont jamais existé” et que les Juifs auraient monté de toutes pièces leur calvaire, qu’on aurait inventé les six millions d’humains exterminés par les Nazis, les trains de la mort, les montagnes de lunettes retrouvées à la Libération appartenant à toutes les personnes gazées. On peut oublier qu’à Grozny, en octobre 1999, les forces d’aviation russes ont délibérément bombardé une maternité, la seule encore ouverte. Une femme était en train d’accoucher. Elle a été défenestrée par le choc de l’explosion. Son bébé, tué dans une violence inouïe, a paralysé les âmes des Anges et les ailes des oiseaux.


Chloé LAROCHE

25/12/2008

Que l'authentique solidarité soit la lumière de ce Noël. Mes voeux d'amour et de courage à tous les délaissés, les opprimés, les victimes du destin, les cabossés de la vie, les endeuillés, les parents malmenés...

Bonjour à tous et toutes,

images-5.jpegje souhaite un heureux Noël à tous, que la solidarité authentique soit la lumière brillant dans les coeurs de chacun, pour ne plus vivre égoïstement et sans penser aux autres et au monde en souffrance.

je pense très fort à tous ceux qui sont seuls et pour qui cette fête est un projecteur difficile à supporter pour ceux qui n'ont pas d'enfants, pour ceux qui en ont mais qui ne les voient plus, pour ceux qui sont privés de voir leurs petits-enfants.

je pense à cet homme handicapé qui non seulement a perdu l'usage de ses jambes et de ses mains mais en plus est privé de voir ses petits-enfants, à cause d'une belle-fille peu délicate. Je pense à toutes les personnes handicapées, physiques et mentales, et qu'on ne les oublie pas... et surtout jamais de mépris envers eux ni d'exclusion de la société.

je pense aussi à cette maman qui a peur de son fils adolescent, lequel la menace et la frappe, l'insulte gravement et ne la respecte plus... Je pense au calvaire de cette autre maman à qui sa fille adolescente a dit des propos graves, insultants, de menace de mort parce qu'elle n'avait pas obtenu ce qu'elle voulait... Cette ado est allée jusqu'à dire à sa mère qu'elle l'enculerait bien profond. Excusez-moi de rapporter ces propos ici et ces mots gravissimes mais je voudrais faire réagir le monde devant la dégénérence actuelle d'une certaine jeunesse qui se permet tout et nous fait augurer un futur proche inquiétant. À cette maman, une éducatrice a dit, pour la rassurer : "Oh chez moi, c'est pareil... Mes ados font pareil. Il ne faut pas prendre tout argent comptant. Ce ne sont que des mots... Prenez du recul. Les ados d'aujourd'hui ne sont plus comme il y a vingt ou trente ans." !!!!!!!!!!!!!!!!!images-7.jpeg

je pense à ces enfants à qui on ne donne aucune limite, les laissant se coucher à des heures tardives, les laissant manger n'importe quand et mal parler, les laissant commander à la maison et même lever la main sur leurs parents.... Des enfants jeunes, très jeunes le font... et certains parents laissent faire, sans réagir. L'enfant a besoin de limites et qu'on lui dise NON... sinon il développe une insécurité intérieure et de nombreuses angoisses. Il ne peut se construire normalement et subira le revers de cette éducation permissive et démissionnaire. Je tire la sonnette d'alarme, en ce jour des enfants, car le monde a besoin des enfants... pas de voir grandir des petits rois, des tyrans en puissance.

je pense en ce jour aussi à tous les parents qui pleurent leur enfant mort. Noël est pour eux une date à fuir, un jour qui brise leur coeur, la lumière éteinte de leur petit amour chéri qui résonne avec toutes les lumières de la fête. Je pense aux parents qui n'ont jamais retrouvé le corps de leur enfant disparu et qui prient en secret leur retour.

je pense à ceux qui n'ont rien, à ceux qui sont expulsés de France avec leurs enfants, à ceux qui sont expulsés aussi en étant obligés de laisser leurs enfants ici, à ceux qui sont séparés alors qu'ils s'aiment vraiment mais qu'on soupçonne de mariage blanc.

je pense à ceux qui sont torturés de par le monde, violés, femmes violées dans les guerres, êtres humains massacrés, décapités, mutilés.

images-6.jpegje pense à tous les rescapés de la Seconde guerre mondiale, à tous les Résistants et les Déportés... Que la douceur de Noël apaise leur terrible souffrance et l'absence de leur famille entière tuée par les Nazis.

je pense à ceux qui sont malades, qui sont à l'hôpital ou en soins de chimiothérapie, les dialysés, les sidéens, les cancéreux, tous les petits malades qui portent courageusement leur croix, tous ces enfants qui subissent la maladie et montrent un courage extraordinaire à croire encore et toujours en la  vie, se battant avec le soutien sans faille de leurs parents.

je souhaite à tous et toutes, à ma famille aussi et mes enfants, ma fille au Ciel, tous mes amis et amies décédés, mes grands-parents morts qui me manquent tant, la lumière de tous les coeurs réunis dans l'amour qui dure toujours.

Que la force intérieure, le courage et l'espoir ne manquent à personne et que chacun puise en ce jour de lumière des forces vives et nouvelles afin de continuer le chemin de la vie et de croire encore en l'amour et en la solidarité authentique.

Chloé Laroche

_______________________ <a href="http://www.actulab.com/referencer-un-site.php" target="_blank" title="gratuit et sans contrepartie...">Référencement instantané</a>

Commentaires

Egalement, une pensée pour ces parents, ces mères qui se font malmener par leurs enfants. Cette violence familiale dont on ne peut parler, et dont le secret devient très lourd. Le jugement de la société, des gens, ..., pensant que ces parents étaient laxistes, permisifs ...
Non, pas forcément.
La violence de ces enfants s'introduit dans la sphère familiale de façon insidieuse, ces enfants poussés par des choses extérieures qui les amènent malheureusement à toucher la violence et qui à la vie resteront marqués.
Pensées chaleureuses et respecteuses

Ecrit par : C | 17.01.2009

Réponse de Chloé Laroche :

Merci à vous du fond du coeur pour votre message. Vous avez raison quand vous parlez du jugement de la société.... J'ai entendu dernièrement quelqu'un dire sur une radio : "Mais que font les parents quand ils laissent les enfants traîner dans les rues tard le soir ? Il faudrait les pénaliser !" .... Oui, la menace d'enlèvement des allocations familiales plane sur ces parents déjà malmenés par leur progéniture. Et certains parents ne parlent pas, taisent leur situation, pour ne pas avoir la justice sur le dos... "Votre fils vous bat ? Mais qu'avez-vous fait ou pas fait pour que votre fils en arrive là ? Et quelle enfance avez-vous vécu pour être un parent qui ne se fait pas respecter ?" Voilà les paroles de certaines justices... Quand un adolescent ou une ado en arrive à semer la terreur dans la maison, à menacer sa propre mère de lui casser la tête, à la traiter avec insultes et mépris voire avec haine, à donner des ordres et à décider de son emploi du temps, à couper le téléphone fixe en enlevant la pile, à prendre son foyer pour un hôtel et sa mère pour une bonne... quelle est cette société qui punit les parents ?!! Quelle est cette société qui menace de couper les allocations familiales sur un papier envoyé à une maman : ceci sur un avertissement officiel d'un collège public indiquant des absences répétées de son enfant aux cours ?!!! Les parents ne sont pas tous démissionnaires et beaucoup, c'est certain, sont en réelle souffrance et infinie solitude, face à l'attitude terrible et déroutante de leurs ados. Aujourd'hui, dans l'émission de M6: "66 Minutes", on voyait une maman qui prenait des cours de self-défense pour se défendre de son fils de 12 ans qui la frappe régulièrement ; cette femme disait : "je ne veux pas lui faire de mal. Juste me défendre et qu'il arrête."
____ Merci pour vos pensées. En espérant que les choses bougent, que la violence recule, que la paix arrive dans les familles, car la paix commence à petite échelle avant de la penser à grande échelle. Chloé

Ecrit par : L'auteur de ce blog | 17.01.2009

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu