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31/10/2013

Suite n° 3 des Scoops de Chloé ... Histoire d'une chatte nommée Astuce, le gala de Sambo du Péage-de-Roussillon, l'émission TOUS ENSEMBLE, la Journée Mondiale de l'AVC, l'Euro Sabre...

Voici la suite numéro 3 de quelques scoops pour vous, petites infos, témoignage direct et histoires vraies que je me fais un grand plaisir de partager avec vous chaque semaine... avec mes déductions et réflexions personnelles.

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A-.
 


th-44.jpegC'est l'histoire vraie d'une chatte que je vous raconte ce soir.th-15.jpeg

Une chatte qui s'appelait Astuce. Cette chatte faisait ses crottes partout dans la maison de son maître. Un jour, celui-ci en a eu assez et l'a mise dans sa voiture pour l'emmener très loin, afin de l'abandonner. Mais l'animal sauta de la voiture par la fenêtre, à une dizaine de kilomètres. Le maître rentra chez lui et attendit, sans trop y croire. Il n'attendait d'ailleurs rien.

Et puis, quinze jours plus tard, la chatte revint et fit son caca, en arrivant, sur le joli cahier d'un enfant de la famille du maître. C'était un beau cahier, empli de merveilleux dessins d'enfant. Le maître fut furieux. Mais il garda la chatte.

Cependant, elle resta toujours la même, faisant ses besoins partout. Alors, le maître prit un jour la chatte et la mit dans un petit carton. Puis il alla à cinquante kilomètres de là. Une rivière allait le séparer de la chatte. Il déposa la chatte dans un quartier riche et la laissa, puis rentra chez lui. Il ne revit jamais la chatte, mais se rappela toute sa vie qu'un jour, il l'a jetée dans la neige en lui faisant faire deux loopings et qu'elle plongea dans la matière blanche, sur ses quatre pattes ébahies. C'était l'histoire d'une chatte appelée Astuce qui savait ressembler à Spiderman, lorsqu'elle était lancée contre un mur, agrippant de toutes ses griffes le revêtement des parois.th-27.jpeg

(Je dédie mon histoire à tous les animaux martyrisés, mal-aimés et abandonnés).

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1001727_622582181118673_1940632751_n-1.jpgB-.


J'étais samedi soir dernier au Gala de Sambo du Péage-de-Roussillon, avec une première partie artistique sensationnelle, en la présence du groupe de danse des Coyotes Crew, de Alizee Trio avec Luc Garcia à la batterie, lequel n'a que douze ans et joue comme un chef, ainsi que Bastien Villon et son co-équipier Gwendal Peyzerat, excellent groupe et chanteurs.P1160377.JPG

Il y a eu aussi un défilé de mode sur les créations de Sébastien Réguillon, avec la participation des danseuses, danseurs et chanteurs, pour la marque Dragon Fashion Wear. Nous avons eu le privilège d'avoir une histoire du Sambo, sport qui est né de la Lutte, lutte que j'ai pratiqué moi-même au club de lutte de Hoche à Grenoble, après celui de l'avenue Jean Perrot.

P1160408.JPGMonsieur Jalabert, ancien grand lutteur, était présent et nous a expliqué les règles de la Lutte, avec un combat en direct. Puis les combats de Sambo ont pris le relais et ont terminé la soirée, soirée organisée par le Fight Club du Pays Roussillonnais et le Russian Style Fighting. Un des grands responsables du Sambo russe a dit ce soir cette belle phrase : "Nous faisons la paix entre nos pays dans le combat, à travers la rencontre du Sambo et de la Lutte."

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Nota : si vous voulez voir les photos que j'ai prises en plus net et en grand format, vous pouvez aller voir mon article de samedi soir sur ma page Facebook ....

https://www.facebook.com/chloe.laroche.33

 

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C-.

 

 

P1160349.JPGJ'aime l'émission "TOUS ENSEMBLE", rendez-vous hebdomadaire de la solidarité sur la TV, dans laquelle Marc-Emmanuel rassemble des bénévoles afin d'aider une famille à finir leur maison pour y vivre dedans. Cette émission montre à quel point les forces de l'entraide sont encore présentes dans notre monde voué souvent à l'égoïsme, l'individualisme et l'égocentrisme, et je dirais même plus à l'indifférence.P1160340.JPG

Dernièrement, les bénévoles ont aidé à la Rochelle une mère courage, Sandra, endeuillée par le décès de son compagnon, à terminer sa maison afin de pouvoir élever ses deux fils dans la sérénité.

J'ai remarqué en regardant cet épisode combien les femmes qui sont intervenues bénévolement ont été courageuses et dévouées ; j'ai remarqué notamment des femmes plombières.

Bravo à tous ces bénévoles. Bravo à l'énergie de Marc-Emmanuel qui orchestre tout cela.P1160342.JPG



 


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D-.

 

th.jpegLe 29 Octobre était proposée la Journée Mondiale de l'AVC afin de faire connaître au public les signes d'alerte de l'Accident Vasculaire Cérébral. Car c'est la rapidité d'intervention médicale qui permet au patient de s'en sortir... en cas d'attaque.

Dans mon métier de taxi médical, je transporte une personne qui a vécu une négligence grave de la part d'un médecin qui l'a laissé repartir de son cabinet avec un bras tout mou et sans vie.

Cette personne a fait un AVC aussitôt après et il est en rééducation depuis quatre années. Il ne pouvait plus parler, ne pouvait plus marcher et aujourd'hui, par la force de sa volonté, il arrive à avancer tout doucement sur une pente ascendante de progrès gagnés au prix de nombreux efforts.th-34.jpeg

Mais si le médecin en question avait eu en tête les signes précurseurs de l'AVC, c'est le Samu qu'il aurait dû immédiatement appeler et en extrême URGENCE !

Il y a des signes d'alerte contenus dans les AIT et prévenant un éventuel AVC que chacun devrait connaître par coeur pour aller directement aux Urgences afin de se faire traiter :

"Un accident ischémique transitoire (AIT) est un accident cérébral dont les symptômes parfois furtifs passent inaperçus. Pourtant, ils représentent de véritables signaux d’alerte puisque près d’un tiers des accidents ischémiques durables ou infarctus cérébraux sont précédés d’un tel épisode.

Les symptômes des AIT sont brefs et durent par définition moins de 24 heures :

-Paralysie d’un membre ou d’un côté ;
-Baisse brutale, unilatérale de la vision ou vision double ;
-Troubles de la sensibilité d’un membre ou d’un côté ;
-Troubles du langage, difficulté à parler ;
-Troubles de l’équilibre 
-Troubles de la compréhension."

Consulter : 

http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/avc/
sa_4726_avc_alerte.htm


cerveau-illustration_19668_w250.jpgJe vous conseille aussi cet excellent article, dans lequel Maxisciences donne la parole à Philippa Lavallée, neurologue au centre d’accueil et de traitement de l’attaque cérébrale à l’Hôpital Bichat à Paris : 

http://www.maxisciences.com/avc/avc-journee-mondiale-chaque-minute-compte-les-effets-sont-immediats_art10057.html

L'AVC en lui-même se détecte au début par trois signes importants :

  • Troubles de la parole (difficultés à trouver les mots ou à les exprimer).
  • Inertie d'un membre (perte de la motricité et de la force d’un bras, d’une jambe, ou de la totalité d’un côté du corps).
  • Paralysie du visage (déviation de la bouche).

"D’autres symptômes peuvent survenir comme des troubles de la vision, une perte d'équilibre, des pertes de connaissance, des nausées ou des vomissements, des maux de tête."

(voir l'article : 

http://www.e-sante.fr/accident-vasculaire-cerebral-avc-prevention-signes-alerte/breve/322)


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E-.


th-46.jpegEn regardant l'émission "Cauchemar à l'hôtel", j'ai appris que certains lieux pouvaient donner à manger à des clients, au sein d'un restaurant, des oeufs datant de deux mois et du saumon largement périmé... Tout cela pour faire des économies.

Philippe Etchebest est parti en mission dans un hôtel d'Aix-les-Bains afin de faire rentrer dans le droit chemin cet hôtelier qui depuis 1968 et à l'âge de 71 ans faisait tourner son établissement avec son équipe.th-13.jpeg

Les femmes de chambre ont appris avec Philippe à ne pas nettoyer les verres de la salle de bains avec l'éponge des WC. Laquelle éponge servait d'ailleurs à tout. Sans compter que la vaisselle n'était pas lavée à l'eau chaude ni avec du liquide-savon. 

th-47.jpegPhilippe Etchebest a réussi à remonter cet hôtel en y faisant entrer un ouragan de colère et de reconstruction. Un véritable Shiva en action !


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F-.


th-41.jpegEssayez un jeu pour apprendre à sauver les autres :

http://www.stayingalive.fr/


"Pour apprendre les bons réflexes et les bonnes techniques, Dassault Systèmes et Ilumens ont créé l'Expérience 3D Staying Alive. Jouant le rôle d'un témoin, vous avez 4 minutes pour réagir, appelez les services d'urgence, effectuer un massage cardiaque et utiliser un défibrillateur.

Staying Alive 3D a été lancé pour soutenir la Journée mondiale du cœur organisée par l'Organisation mondiale de la santé.

Alors que seulement 3% à 4% des personnes survivent à un arrêt cardiaque en France, ils sont près de 30% à Seattle, grâce à une formation de base enseignée à l'école et à l'installation massive de défibrillateurs dans les lieux publics, au travail ou simplement dans la rue. Les crises cardiaques se produisent principalement à la maison ou au bureau et, dans 80% des cas, sans personnel médical autour ce qui signifie que tout le monde (y compris les enfants) ont besoin d'être formés."

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G-. 

 


 

17493_575331609172464_411623680_n.jpgJ'étais à l'Euro Escrime à Meylan, au gymnase des Buclos, le 19 octobre. Mon fils participait au spectacle festif donné par les enfants des clubs présents, à travers une mise en scène orchestrée par Franck, leur professeur, à l'occasion du 20ème Gala d'Eurosabre.

 


Leur professeur avait imaginé un immense gâteau en carton d'où sortaient tous les jeunes élèves d'escrime et de sabre, se projetant tous ensemble hors du gâteau, sous une pluie fantastique de confettis. Ils ont ensuite saisi les drapeaux de différents pays afin de faire une haie d'honneur aux jeunes champions et championnes.

 

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Cette rencontre a été magique et très réussie. L'équipe régionale d'escrimeurs, d'escrimeuses et de porteurs de sabre est très dynamique et riche en jeunes espoirs.

La rencontre voulait donner une autre image de ce sport, qui est souvent victime d'un a priori BCBG et élitiste. Elle a réussi son pari... même si l'on sait qu'elle a coûté des milliers d'euros aux différents partenaires et à la municipalité, que l'on peut remercier pour ses efforts concernant ce sport.

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Je vous remercie de m'avoir lue et de vous tenir régulièrement informés de mes écrits.


Chloé LAROCHE


20/10/2013

Suite n ° 2 des scoops de Chloé ... Méfait de chasseur, mort d'une cabrette, incivilités, sur la route, maladies nosocomiales, de l'ambition, ma nouvelle sélectionnée... par Short Édition.

Voici la suite numéro 2 de quelques scoops pour vous, petites infos et histoires vraies que je me fais un grand plaisir de partager avec vous chaque week-end... avec mes déductions et réflexions personnelles.

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A-.


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Sur le plateau de Saint Hilaire du Touvet, vivait il y a quelque années une jeune cabrette. Elle était tombée en amour avec Saxo, un teckel plus âgé. 

Tous les deux partaient en promenade et aimaient se retrouver. Des promeneurs ont vu un jour une scène extraordinaire. La cabrette abaissait les branches d'un framboisier pour que son ami teckel mange quelques framboises.maladies nosocomiales,coupe icare,incivilité,police,contravention,citoyen,respect,déféquer,scoop,actualité,mort chevrette,saint hilaire du touvet,lumbin,chasseur,balle perdue,teckel,chien,histoire animal,framboise,témoignage,médecin,tact,intelligence,médecine,snack,café,hôpital,cafétéria,ambition,cécilia attias,vincent lespedes,livre,ouvrage,envie de vérité,écrivain,philosophe,priorité,accident,refus priorité,angle mort,route,sécurité routière,courtoisie,taxi,ambulance,

Et puis, un jour, un chasseur s'approchant de trop près de la maison des deux amis, a tiré sur la cabrette, d'une balle sûrement perdue. 

Elle est morte et le chasseur a été la risée du pays, à tel point qu'il a dû quitter le village et aller vivre ailleurs.

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Ce qu'on ne sait pas, c'est que deux petites filles ont été épargnées ce jour-là de la mort de la chevrette : elles avaient désobéi à leur mère et n'étaient pas sorties donner à manger aux bêtes, tout près de la chevrette. Elles auraient pu prendre la balle... 

La chevrette est restée dans le coeur de ses maîtres et du teckel Saxo qui l'a rejointe depuis au ciel.

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B-. 

 

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Un fait, mettant le doigt sur l'incivilité de certains visiteurs et citoyens de notre pays... a eu lieu. Un fait minime passé inaperçu mais qui dénote de la médiocrité de son auteur, une femme. 

Cette femme, en pleine Coupe Icare, a voulu assouvir un besoin naturel et pressant, plutôt en selles qu'en urine.

Elle s'est posé devant un trottoir, face à des maisons, sur la place du village. Là, un habitant l'a interpelée mais cela ne l'a pas gênée, d'où l'intervention des forces de l'ordre qui l'ont arrêtée net, manu militari.maladies nosocomiales,coupe icare,incivilité,police,contravention,citoyen,respect,déféquer,scoop,actualité,mort chevrette,saint hilaire du touvet,lumbin,chasseur,balle perdue,teckel,chien,histoire animal,framboise,témoignage,médecin,tact,intelligence,médecine,snack,café,hôpital,cafétéria,ambition,cécilia attias,vincent lespedes,livre,ouvrage,envie de vérité,écrivain,philosophe,priorité,accident,refus priorité,angle mort,route,sécurité routière,courtoisie,taxi,ambulance,

La Coupe avait débordé, coupe des incivilités notoires et invisibles.

Je suis à ce propos heureuse de partager avec vous un site que j'ai découvert et qui s'intitule :

http://www.incivilite.net/

"C’est le site des gens pour qui le savoir vivre en société compte encore au moins un peu et qui ont assisté ou ont été victimes du pire fléau de notre société actuelle :

l’incivilité.

Elle sévit partout et n’importe où, personne ne sait qui et où elle frappera... et surtout plus personne n’y échappe.

Quand il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir ! Alors, ne vous gênez pas non plus et balancez sur Incivilité.net toutes les incivilités dont vous avez été témoin ou victime...".

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C-. 

 

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Pour poursuivre sur l'incivilité, j'ai vécu dans le cadre de mon métier de taxi-ambulance... un fait que je vais vous relater, entres autres faits que je rencontre par dizaines sur la route chaque jour.

Je roule et rencontre une intersection dans laquelle je prends un virage à gauche avec un stop pour ceux qui arrivent de droite. Un automobiliste passe devant moi sans respecter le stop. Je freine assez tôt pour l'éviter. Je rouspète. Il répond en rouspétant, sans gêne, et klaxonne. Pour lui, il avait le droit de passer et en avait le temps.maladies nosocomiales,coupe icare,incivilité,police,contravention,citoyen,respect,déféquer,scoop,actualité,mort chevrette,saint hilaire du touvet,lumbin,chasseur,balle perdue,teckel,chien,histoire animal,framboise,témoignage,médecin,tact,intelligence,médecine,snack,café,hôpital,cafétéria,ambition,cécilia attias,vincent lespedes,livre,ouvrage,envie de vérité,écrivain,philosophe,priorité,accident,refus priorité,angle mort,route,sécurité routière,courtoisie,taxi,ambulance,

Cela s'est passé entre Domène et Montbonnot. La première cause d'accident en Isère est le refus de priorité. Je vois tous les jours des personnes passant aux feux rouges et ne respectant pas les priorités à droite. Beaucoup aussi ne regardent pas en tournant la tête à gauche pour doubler sur l'autoroute, afin de pallier à l'angle mort.

C'est ainsi que l'autre jour, sur l'autoroute, une dame s'est rabattue sur moi alors que je doublais un camion. J'avais l'oeil sur elle et j'ai tout de suite klaxonné. Elle s'est remise à droite. Mais imaginez qu'elle soit sourde ou qu'elle écoute de la musique... 

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D-. 

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J'en vois beaucoup qui se déportent sur la route car ils font un sms ou en lisent. La lecture de plusieurs mots demande de la concentration et empêche de se concentrer sur la route.maladies nosocomiales,coupe icare,incivilité,police,contravention,citoyen,respect,déféquer,scoop,actualité,mort chevrette,saint hilaire du touvet,lumbin,chasseur,balle perdue,teckel,chien,histoire animal,framboise,témoignage,médecin,tact,intelligence,médecine,snack,café,hôpital,cafétéria,ambition,cécilia attias,vincent lespedes,livre,ouvrage,envie de vérité,écrivain,philosophe,priorité,accident,refus priorité,angle mort,route,sécurité routière,courtoisie,taxi,ambulance,

Rappelez-vous aussi de bien avoir les deux mains sur le volant, car en cas de choc, avec un animal ou autre chose, ou en cas d'explosion d'un pneu... vous êtes à même de maîtriser votre véhicule, chose que vous ne pouvez faire d'une seule main...maladies nosocomiales,coupe icare,incivilité,police,contravention,citoyen,respect,déféquer,scoop,actualité,mort chevrette,saint hilaire du touvet,lumbin,chasseur,balle perdue,teckel,chien,histoire animal,framboise,témoignage,médecin,tact,intelligence,médecine,snack,café,hôpital,cafétéria,ambition,cécilia attias,vincent lespedes,livre,ouvrage,envie de vérité,écrivain,philosophe,priorité,accident,refus priorité,angle mort,route,sécurité routière,courtoisie,taxi,ambulance,

!!!!  !!!!!!!!Bonjour!!!!!!!!!!!!!!_____________________________________________________

 

E-. 

Les médecins n'ont pas toujours le tact nécessaire, ni l'intelligence du coeur chevillée au corps. Un patient vient consulter un spécialiste ; celui-ci le regarde et lui dit :

"Ce ne serait pas la maladie de Parkinson, par hasard ?"

(réel...)maladies nosocomiales,coupe icare,incivilité,police,contravention,citoyen,respect,déféquer,scoop,actualité,mort chevrette,saint hilaire du touvet,lumbin,chasseur,balle perdue,teckel,chien,histoire animal,framboise,témoignage,médecin,tact,intelligence,médecine,snack,café,hôpital,cafétéria,ambition,cécilia attias,vincent lespedes,livre,ouvrage,envie de vérité,écrivain,philosophe,priorité,accident,refus priorité,angle mort,route,sécurité routière,courtoisie,taxi,ambulance

 

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F.-

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Plusieurs auteurs reparlent de l'ambition dans des ouvrages florissants sur le marché.

Ainsi, Vincent LESPEDES vient de sortir : "L'ambition ou l'épopée de soi", aux éditions Flammarion.maladies nosocomiales,coupe icare,incivilité,police,contravention,citoyen,respect,déféquer,scoop,actualité,mort chevrette,saint hilaire du touvet,lumbin,chasseur,balle perdue,teckel,chien,histoire animal,framboise,témoignage,médecin,tact,intelligence,médecine,snack,café,hôpital,cafétéria,ambition,cécilia attias,vincent lespedes,livre,ouvrage,envie de vérité,écrivain,philosophe,priorité,accident,refus priorité,angle mort,route,sécurité routière,courtoisie,taxi,ambulance,

Cécilia ATTIAS, ancienne première Dame de France, laquelle vient de sortir son livre "Une envie de vérité", a dit : "Il est important d'être ambitieux... La France doit devenir un pays que l'on ne visite pas seulement, mais qui compte dans le monde."

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"La France est un pays très cher, qui n'est pas ouvert, ou l'on ne parle que le français. Les français sont enfermés dans leurs propres vies. C'est un pays seulement à visiter."

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"Qu’avons-nous fait de l’ambition ? Notre tabou. Selon la morale commune, elle aurait en effet une logique nuisible, car égoïste. Pourtant, dire d’une personne qu’elle est dénuée d’ambition semble bien peu flatteur. L’ambition aurait-elle donc aussi une part lumineuse, liée à une dynamique de réalisation de soi et à un désir d’entreprendre ? Contiendrait-elle un optimisme qui permet d’aller de l’avant et qui en fait une « folie » nécessaire ? Cet essai nous offre la première analyse philosophique, historique, sociale et psychologique du concept d’ambition, en évaluant son puissant pouvoir d’invention. Vincent Cespedes propose une exploration sans concessions des faces sombres de cette « passion au carré », puis démontre l’existence d’une ambition inspirante et humaniste qu’il faut reconnaître et transmettre. Par l’observation de nombreuses destinées — savants, artistes, chanteurs, sportifs, écrivains, navigateurs, philosophes, entrepreneurs, politiques —, l’auteur établit la distinction entre une ambition dévastatrice pour soi-même ou pour les autres, et une ambition créatrice, « expressive », qui porte un être et lui donne, par ses projets, une place d’exception."



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D'ailleurs, je voudrais partager avec vous une bonne nouvelle sur mes écrits.

Je viens en effet de recevoir ceci :

"Félicitations Chloé Laroche !


Nous sommes heureux de vous annoncer que shortEdition a décidé de publier votre création : 
Le prêtre noir du Mont Saint-Michel.
Le moment est donc important : elle entre très officiellement dans la jeune histoire de la short Littérature. 
Elle est en lice pour le Prix Hiver 2014... et est même désormais en ligne. 

Vos amis peuvent aller voter pour votre nouvelle en allant sur ce lien :
http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/le-pretre-noir-du-mont-saint-michel 

... ainsi que pour votre poème récemment sélectionné : "Réalité posthume".
Lien : http://short-edition.com/oeuvre/poetik/realite-posthume


 

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G-.

 

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"Le risque de contracter une infection à l'hôpital est de 7% c'est à dire que sur 100 personnes hospitalisées, sept d'entre elles auront une infection nosocomiale. Ce chiffre varie en fonction du service dans lequel la personne hospitalisée se trouve. Il peut en effet atteindre 30% dans un service comme la réanimation."

 

 

L'accent a été mis sur l'hygiène et notamment sur celle des mains, depuis plusieurs années. 

 

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Voir à ce propos les articles et sites suivants :

 

http://www.sante.gouv.fr/les-infections-nosocomiales-recommandations-aux-etablissements-de-soins.html

 

http://www.lemonde.fr/societe/chat/2009/10/09/

comment-lutter-contre-les-infections-nosocomiales_1251910_3224.html

 

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/guide_methodo_deces.pdf

 

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Bonne semaine à tous,

 

Chloé LAROCHE





26/09/2013

Harcèlement à l'école publique, phobie scolaire, exclusion volontaire, réalité d'enfants souffre-douleurs, témoignage d'une maman repartie dans le privé.


Bonjour à tous et toutes,

 

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L'enseignement public ne sait comment gérer cela, préférant baisser la tête plutôt que de réagir sainement  et de voir les choses en face.

Je vais vous parler d'un cas réel, de l'histoire véridique d'un jeune garçon habitant l'agglomération grenobloise, au sein d'un quartier non défavorisé.

L'enfant se trouvait en classe de Cinquième et s'est trouvé aux prises avec un groupe de jeunes de Troisième qui l'empêchaient de prendre le car, en lui volant sa carte de bus. Ils lui mettaient la tête dans la cuvette des WC, sans parler d'autres humiliations subies par ce pauvre enfant devenu le souffre-douleur de jeunes collégiens en manque de sensations détestables.

Il a subi tout ceci durant sept mois et finalement se mit a vouloir mourir, ne trouvant d'issue que dans le geste final et désespéré du suicide.

Aujourd'hui, il a réussi à en parler et ne va plus à l'école. Il ne peut plus retourner au collège, tellement traumatisé par les faits vécus. Ses parents, intelligents et à l'écoute de leur enfant, l'ont inscrit au CNED, centre d'enseignement par correspondance, et il poursuit sa scolarité ainsi et a de très bonnes notes.enseignement public,école publique,école privée,harcèlement,enfant,collège,primaire,phobie scolaire,souffre-douleur,violence,peur,cned,fuite,changement,agression,camarade,professeur,instituteur,classe,enseignement par correspondance,écoute,bienveillance,enfants sur-doués,difficulté scolaire,punition,exclusion,arles,enfant pendu,porte-manteau,icare,témoignage,parent,inquiétude,délinquance,inspection académique,mairie,service scolaire,changement d'école,refus,rentrée scolaire,désarroi,étonnement,révolte,finance,aide,compréhension,écoute des parents,souffrance morale,humiliations,silence

Au final, ce jeune a dû s'exclure de son collège et s'écarter de tous ses camarades, vivant un isolement certain. Mais que deviennent les autres jeunes qui ont eu ces comportements terribles et destructeurs avec lui ?

Au primaire aussi, nous rencontrons des choses similaires... À la Villeneuve, mon fils, en classe de CP, a été aux prises avec des plus grands dans la cour de récréation et des enfants lui ont baissé son slip et l'ont humilié avec des moqueries. Mais bien sûr,  rien n'a été fait. À la limite, c'était "de sa faute". J'en ai déjà parlé précédemment. 

En fin d'année scolaire, alors que j'avais déménagé non loin de Grenoble, dans une zone non défavorisée, mon fils a réintégré l'école publique. Le dernier jour de l'école, le 5 juillet 2013, mon fils a été entraîné à l'écart lors d'une pause, à l'abri du regard des adultes. Là, des camarades l'ont insulté : "T'es un gros con", "Tu sais même pas travailler", etc. Certains l'ont plaqué contre le mur et un camarade l'a giflé. On lui a aussi tapé sur les doigts avec une raquette. Mon fils travaille bien et est un très bon élève, ceci pouvant susciter des jalousies.

Il est parti en pleurs auprès d'une dame de l'école. Mon fils a été très traumatisé par cet évènement et choqué, au point qu'il ne voulait pas retourner dans cette école. Les vacances n'ont rien changé à sa détermination de ne plus pouvoir y aller, ayant la peur au ventre.

Le soir même, l'école était fermée pour les grandes vacances et après une longue réflexion, j'ai demandé un changement d'école au service scolaire de la Mairie. Les responsables m'ont convoquée et m'ont entendue, me donnant l'espoir de pouvoir mettre mon fils dans une classe ouverte pour accueillir de nombreux nouveaux arrivants dans la commune.

J'ai attendu leur réponse définitive et la veille de la rentrée, je n'avais pas de réponse ni le nom de la nouvelle école. J'appelle à la Mairie et là, on m'annonce que non, il ne changera pas d'école, que sur décision de l'Inspection, de la Mairie et des Directeurs d'école, mon fils devra dès le lendemain prendre son CE2 dans la même école !!

Nous étions le 2 septembre, à 15 h 30. Mon fils rentrait le 3, à 8 h 30. J'étais au travail. Que faire ? Annoncer à mon fils que ma demande était rejetée ?? Voir une rentrée gâchée par un refus de mon fils d'aller à l'école, prévoir des cris et des pleurs ?

J'ai décidé de contacter par téléphone l'enseignement privé, ne voyant aucune autre solution. J'ai donc appelé une école, la seule dans mon secteur, et la directrice m'a invitée à venir le soir-même pour finaliser l'inscription. Le lendemain matin, mon fils entrait dans sa nouvelle école, une petite école de quatre-vingt-dix enfants, entre maternelle et primaire. C'est une école très pédagogique, dans laquelle les enseignants réfléchissent au fait d'être bienveillants envers les enfants, accompagnant les élèves en difficulté tout en prenant en compte les enfants doués et ayant des capacités hors du commun. Il existe diverses nationalités dans cette école, dont l'enseignement est basé sur la tolérance et le respect des différences.

Je ne parlerai pas bien sûr du coût généré par ce choix, car je préfère ce sacrifice relatif pour le bien-être de mon fils et en faveur de son épanouissement scolaire. Il est évident qu'en tant que maman solo élevant seule mon fils, l'aspect financier peut peser lourd, mais je crois qu'il y a des priorités.

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Cette institutrice a pu se sentir débordée et excédée par son caractère débordant. Peut-être aurait-elle pu gérer cette situation et aurait-elle pu accompagner de plus près ce garçon, si elle avait pu avoir une aide, une autre personne la secondant dans la classe. On demande aux professeurs des écoles d'offrir un enseignement général à leur classe, mais que fait-on des élèves qui s'ennuient parce qu'ils ont déjà compris avant les autres et que fait-on des enfants en grande difficulté scolaire et familiale ? Une classe n'est pas un pain qu'on malaxe avec de la farine alliée aux oeufs et à l'eau. L'enfant a droit à l'écoute et à un accompagnement personnalisé, en rapport avec ses capacités.

Quarante-cinq minutes pour rejoindre le ciel, c'est le temps qu'il a fallu à Icare pour s'approcher du soleil et toucher la chaleur dont il avait sûrement besoin.


Chloé LAROCHE


P.-S. : cet article est la suite de mon témoignage-réflexion du 20 février 2013.

En voici le lien :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2013/02/20/l-ecole-est-pour-tous-a-quelques-exceptions-pres-et-avec-les.html


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13/09/2013

Vous rencontrez des difficultés à sortir votre enfant ou votre adolescent du monde virtuel et de l'ordinateur. Vous vous sentez démunis et ne savez comment faire. Mettez des limites techniques.

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Bonsoir à tous et toutes,


th-5.jpegVoici une astuce et des conseils pour les parents qui n'arrivent pas à trouver de solutions pour leurs enfants pré-ados et même pour les huit-dix  ans...


Être accro à l'ordinateur et au virtuel, cela peut commencer tôt, alors, parents, prenez les devants, avant de vous retrouver face à des adolescents déconnectés de la réalité sans que vous n'ayez rien vu.


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Après la fin de votre restriction, sa session se fermera automatiquement, sans les cris et les supplications que vous connaissiez pour le faire sortir de l'ordinateur, devant les vidéos sans fin de jeux enregistrés sur Youtube par exemple, avec une abondance de gros mots enregistrés en direct par une bande de jeunes dégénérés.


Le week-end, vous pouvez lui accorder un peu plus, une heure et demi entre 10 h et 19 h par exemple.th-8.jpeg


Bien sûr, vous avez un mot de passe général qui contrôle tout l'ordinateur (en tant que "administrateur", selon le terme informaticien). Mes informations concernent le MAC (étant sur un ordinateur Mac), mais vous devez retrouver ces applications sur votre PC. Si vous n'y arrivez pas, demandez conseil à un informaticien ou à un ami éclairé.


Dans la session que vous aurez créé à votre enfant, installez lui Google Earth, afin de lui faire connaître la planète et ses trésors, ainsi que des sites éducatifs et ludiques intelligents... dont vous mettrez les liens en faisant glisser l'icône de chaque site choisi sur son écran. C'est un cadeau que vous lui faites ainsi, en lui indiquant d'autres sources d'intérêts offerts par internet. À vous de lui accorder alors plus de temps (un quart d'heure, vingt minutes, trente minutes), pour qu'il aille explorer d'autres intelligences pouvant nourrir son être profond.th-6.jpeg


th-7.jpegLes enfants et ados ont besoin de ces limites, sinon ils sortent du monde réel et parfois ne se lavent même plus, ne veulent plus aller à l'école et ne se couchent plus. Si les parents souhaitent garder un équilibre pour leurs enfants chéris, qu'ils réfléchissent bien à l'impact du monde virtuel sur eux et les protègent en leur indiquant que la nature extérieure existe, avec l'herbe, les balades, la musique, la lecture, un bon lit, les amis réels, les conversations entre potes les yeux dans les yeux, les sports, etc.th-9.jpeg


  Chloé Laroche________________________


Ps : n'hésitez pas à témoigner dans les commentaires (voir ci-dessous, après l'article) et à nous donner, à mes lecteurs et à moi-même, vos conseils et difficultés. 


Info : ce blog totalise chaque mois en moyenne entre 400 et 600 lecteurs. Je vous remercie de me lire aussi nombreux.

 

16/07/2013

Du transport des enfants et mineurs en ambulance et de la responsabilité des chauffeurs. Mon témoignage véridique sur la profession d'ambulancier et la déontologie de ce métier passionnant.

Bonjour à tous,


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En fait, on nous confie des enfants, c'est vrai ; des enfants handicapés, handicapés physiques ou mentaux, des jeunes atteints de graves maladies, des enfants allant en Centres Médico- Psychologique ou en rééducation d'orthophonie ou de kinésithérapie.

J'en ai souvent transporté et j'en transporte encore. C'est parce qu'on nous fait confiance, en tant qu'ambulanciers et professionnels de l'accompagnement routier médical. Les parents, les établissements hospitaliers, les patrons nous font confiance.

Nous devons effectivement être à la hauteur de cette confiance puisque nous devenons un adulte responsable de l'enfant qu'on nous confie, que ce soit au niveau de la sécurité routière, de la bonne mise de la ceinture de sécurité et du fait de protéger l'enfant lorsqu'il entre et descend du véhicule.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Nous sommes aussi responsables de l'enfant qui peut nous confier des secrets, secret de famille ou confidences de coeur lourd. Nous avons le devoir de le soutenir et de l'écouter, voire de signaler des faits graves le concernant... auprès des autorités judiciaires, médicales et administratives, selon l'article226-14 du code pénal - article 44 du code de déontologie médicale. Les faits peuvent englober toute maltraitance, tout abus sexuel, toute cruauté mentale, toute négligence ayant des conséquences préjudiciables à l'enfant pour sa santé et son développement physique et psychique.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,sécurité routière,maîtrise,contrôle,rôle,autorité,devoirs,justice

Et puis, parfois l'enfant ne parle pas, ce qu'il convient aussi de respecter.

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Il faut savoir que des ambulanciers ont pu, en transportant des enfants handicapés mentaux, s'en occuper avec bien peu de considération ou de respect, pensant que ces enfants ne parlent pas ou sont diminués intellectuellement et émotionnellement. Ils ont pu leur hurler dessus par rapport à leur comportement mais c'est totalement contraire à la déontologie de notre métier. J'ai été témoin occasionnellement du mauvais comportement de collègues, bien que ce soit un fait rare, mais pas exceptionnel. Il n'y a pas que des personnes exemplaires dans notre profession, et parfois, des ambulanciers n'ont aucun coeur et font ce métier par obligation et nécessité de manger.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Comme il y a un grand turn-over dans le métier et que seuls ceux qui ont vraiment la vocation arrivent à rester... pensons qu'un certain nombre de chauffeurs ambulanciers peuvent manquer de patience et parfois de conscience professionnelle. C'est un métier où nous faisons aussi beaucoup d'heures, alors certains peuvent faire passer leur stress de conduite et de route sur les patients transportés et donc sur les enfants.

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Je me souviens aussi d'une jeune autiste de treize ans que je transportais et qui donnait de grands coups sur le tableau avant de la voiture et dans la portière. Il fallait que je lui parle pour la rassurer et ma voix l'apaisait... Tout cela en conduisant et en assurant la sécurité !ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,sécurité routière,maîtrise,contrôle,rôle,autorité,devoirs,justice

Une collègue m'avait confié que cette jeune s'était enfuie une fois de la voiture sur un pont. Elle avait dû lui courir après, laissant le véhicule. Ce dernier ne fermait pas de l'intérieur et lorsque ma collègue en a parlé au patron que j'avais alors... il lui a répondu qu'elle n'avait qu'à se débrouiller et que ce n'était pas son problème, en tant que patron !!!

J'ai aussi transporté un jeune paraplégique adolescent dont je mettais le fauteuil dans le coffre. Il commençait à avoir des besoins sexuels et me mettait à chaque fois la main sur la cuisse, alors que je conduisais. Il essayait de me caresser. Je lui expliquais à chaque fois que non, il ne fallait pas faire cela, que c'était interdit. ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Un jour, une collègue d'une boîte qui n'existe plus, est arrivée en pleurant. Un patient s'était masturbé à côté d'elle, sans qu'elle n'ait pu rien faire ni l'empêcher. Elle en était traumatisée. Sa réaction a été tout à fait normal, dans une situation gravissime. Nous sommes au service d'autrui mais nous n'avons pas à tout accepter, sous prétexte que ceux que nous transportons nous manquent de respect. Un adolescent autiste presque adulte m'a frappée alors que je le conduisais, en 2008. Ma plainte est toujours sur le bureau du Procureur, classée parmi toutes les autres, irrecevables et incongrues... Normal, les parents de ce jeune ne voulaient pas entendre parler de traitement médicamenteux, aussi valait-il mieux dire comme ils l'ont fait que je n'avais "pas assez d'autorité" et que je manquais de compétence !

Toujours est-il que j'ai évité par deux fois l'accident et que leur fils est toujours vivant ! J'ai juste essuyé de violents coups dans le dos, le cou et l'épaule droite.

Ceci pour conclure que quoi qu'il se passe, l'ambulancier doit juriquement et dans les faits amener l'enfant ou le jeune mineur à bon port, sans accident et sans traumatisme moral.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Quant à l'ambulancier, il lui reste le choix d'aller voir un bon psy pour vider son sac ou sa boîte à gants.

Chloé LAROCHE


À lire :

http://www.secourisme.net/spip.php?article174

http://sos-ambulanciers.forumactif.com/t172-les-responsabilites-de-lambulancier

 

 

 

 

 

 

31/03/2013

Épitaphe pour une cycliste renversée à Grenoble. Elle avait 27 ans. Rappel de règles de sécurité pour les automobilistes et les cyclistes.

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Bonjour à tous et toutes,


Le 29 mars à Grenoble, a été organisée une marche blanche où des centaines de vélos se trouvèrent réunis sous une pluie battante en mémoire de la jeune femme de 27 ans renversée en vélo sur l'avenue des Martyrs par un camion de chantier.

 

www.ledauphine.com/faits-divers/2013/03/26/dramatique-acc...

 

Les travaux concernant le tramway à divers lieux de Grenoble mettent en péril la vie des cyclistes et aussi celle des piétons. Je pense notamment au carrefour de l'Aigle, où j'ai vu une dame âgée traverser ce carrefour au mépris des dangers environnants, par faute d'espace réservé aux piétons.

Je rappelle aux automobilistes, pour être sur la route jusqu'à dix-douze par jour, que les angles morts doivent toujours être gardés à l'esprit, quand on tourne ou qu'on se rabat ; on regarde à droite en tournant la tête à droite, car on coupe très souvent une piste cyclable, et sur les ronds-points, quand on en sort, on doit laisser passer le vélo qui arrive à notre droite et ne pas aller trop vite pour ne pas se faire rentrer dedans par la voiture derrière.

Il faut aussi se souvenir que les piétons, enfants, vélos et motos sont très vulnérables devant une voiture. Même s'ils changent de trajectoire sans prévenir ou s'ils vont très vite, ou prennent en face de nous un sens interdit, nous nous devons de ralentir et préserver leur vie. Quand on double un vélo, vérifier avant en face qu'on peut le doubler, sinon, on roule au pas derrière, au risque de perdre du temps, mais on ne le tuera pas. Une vie sera sauvée. Quand on voit un enfant sur le bord d'un trottoir, on ralentit, car on ne sait pas quelle va être sa trajectoire.grenoble,vélo,cycliste,avenue des martyrs,voiture,bonne conduite,chantier,travaux,mémoire,victime,sécurité routière,piéton,motos,conducteur,vigilance,vitesse,code route,chauffard,lumière vélo,visibilité,manifestation,mort,décès

Et puis, les cyclistes, s'il vous plaît, mettez une lumière en cas de pluie, de nuit et de brouillard, pour être vus. L'autre jour, dans le tunnel de Saint Hilaire du Touvet, une voiture a failli renverser un vélo sans lumière, et cela, c'est tous les jours là-haut, que l'accident risque de se produire. En montant dernièrement dans le brouillard sur la route de Saint-Pancrasse, j'ai rejoint une cycliste sans lumière. J'étais prudente et je l'ai vu au dernier moment ; j'ai pu l'éviter parce que j'étais vigilante mais... si quelqu'un ne la voyait pas.

La route est un lieu de danger mortel de tous les instants. Regardez votre portable quelques fractions de seconde et c'est un cycliste qui déboule et que vous allez renverser. Faites un sms en roulant et c'est un enfant que vous ne pourrez éviter car il ne vous reste plus de temps, hélas.

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Ralentir et anticiper. Pour sauver des piétons, des cyclistes, des motards.

Chloé Laroche

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Quelques rappels de sécurité et de conduite à l'intention des cyclistes :

 

13/01/2013

Du mariage pour tous et de ma position quant au mariage homosexuel et à la procréation médicalement assistée. Propos envers les croyants.

k2277959.jpgBonjour à tous et toutes,


Aujourd'hui, des isérois et personnes venues de toutes provinces se sont retrouvés à Paris pour manifester contre le "Mariage pour tous". Il y a dans les rangs de cette manifestation nombre de religieux de tous bords, pensant lutter pour des croyances légitimes.

ispi045285.jpgQuelle perte de temps et d'énergie quand on pense que ces personnes donnent un dimanche pour dire NON à une loi ne les concernant pas. Alors qu'en tant que personnes croyantes et porteuses d'un certain idéal, sont-elles descendues dans la rue avec tous ceux qui sont venus à Paris -dont quinze mille kurdes- rassemblés hier pour manifester contre la mort des trois jeunes femmes kurdes assassinées dans notre pays ?

Ont-elles été là aussi, ces personnes bien-pensantes pour défendre les enfants expulsés de France, avec leurs parents, actes faits régulièrement depuis des années ? Pour arrêter les policiers venus dans nos écoles arracher des gosses à leur banc pour être mis dans un avion ?k0402730.jpg

Beaucoup de gens mélangent le terme de mariage civil avec le terme de mariage religieux. Pourtant le premier, que la nouvelle loi traite, est laïque et ne devrait pas autant remuer les croyants et les foules offusquées.  Le mariage laïque donne l'égalité des droits aux homosexuels qui s'aiment et c'est normal. 


012904BL.jpgD'autre part, si on ne veut pas donner le droit à la procréation médicalement assistée aux homosexuels, en parlant de l'inconnu du donneur et de ce problème évident pour les enfants à venir qui ne connaîtront pas la lignée paternelle... Pourquoi l'a-t-on donné aux autres couples, ce droit ???? Quelle hypocrisie !!! Si on ne donne pas ce droit aux couples homosexuels, alors enlevons-le à tous les couples ! Car quelle discrimination ce serait d'accorder ce droit à certains mais pas à d'autres... à cause de prétextes de morale et d'éthique.

Le jour où les enfants venus au monde par la procréation médicalement assistée grandiront et ne pourront pas savoir d'où ils viennent et quelle est leur deuxième lignée, le monde s'apercevra que le progrès est parfois égoïste et que l'enfant n'est pas un dû, ni pour les couples hétérosexuels ni pour les couples homosexuels.42-19860150.jpg

Il reste que des enfants bien vivants sont adoptables et abandonnés dans des orphelinats. Qu'ils soient adoptés par un homme et une femme ou par deux femmes ou deux hommes... m'est égal. C'est le bonheur de l'enfant qui compte ainsi que le fait qu'il ait enfin une famille et des personnes qui l'aiment et prennent soin de lui. 


42-19860091.jpgDeux français homosexuels sont partis au Brésil et ont adopté un petit garçon déficient et très abimé par la situation qu'il vivait, négligé par ses propres parents qui se droguaient. Ces deux hommes ont pris cet enfant sous leurs ailes et l'ont tant choyé et protégé que ce garçon va bien aujourd'hui. Imaginez qu'ils reviennent en France aujourd'hui... Seront-ils acceptés et reconnus comme les pères de cet enfant ? Cet enfant aura quelle place dans notre société et au sein de sa famille non reconnue dans notre pays ? 

k5320333.jpgQue tous les religieux et les croyants du monde se regardent dans une glace et se demandent quel genre d'amour est-ce  celui que Dieu demande à chacun et qui devrait rejeter deux personnes qui s'aiment ? Dieu a-t-il demandé que nous adoptions ce genre d'amour discriminant ? Je ne crois pas en cette supposition, sincèrement. L'amour universel nous demande d'être tolérant, ouvert, accueillant envers la différence, aimant envers autrui et hospitalier.u18085635.jpg

Chloé LAROCHEk5046541.jpgk10511989.jpg


27/12/2012

Nuit de Noël, messe à la Villeneuve dans les quartiers d'une cité nommée Grenoble. Quand la nuit prend la terre et la guerre des pays, seul l'amour peut ramener le soleil.

k0034337.jpgBonsoir à tous et toutes,images-13.jpeg


Lundi soir, je me suis rendue avec mes enfants à la messe de veillée de Noël dans le quartier de la Villeneuve de Grenoble.

L'Espace 600, salle de spectacle et de théâtre de la Villeneuve, avait été réquisitionné et généreusement prêté pour cette rencontre inoubliable.

images-10.jpegInoubliable à mes yeux car cette messe fut un modèle d'humanisme et de rappel de diverses qualités humaines et laïques, comme l'hospitalité à l'étranger, la compassion pour la souffrance des hommes de toutes couleurs et de toutes origines, l'accueil aussi de la souffrance des endeuillés et des victimes des violences urbaines.

Le prêtre, Jean Deries, qui a choisi de vivre sa retraite dans ce quartier, a dit de belles paroles, ressemblant à l'église que j'aime, celle qui parle d'amour et d'accueil, de partage et de solidarité, celle qui crée des ponts et non des murs.

tlc8e1lr.jpgL'équipe de Malherbe et Villeneuve avait préparé des chants magnifiques avec une belle équipe de musiciens, agrémentés de diapositives, avec des mises en scènes avec  les enfants. Une tente avait été montée sur la scène pour rappeler que des personnes n'ont toujours pas de toit et que des familles expulsées vivent dans la rue. Le Père Deries n'a pas hésité à parler des Roms, des réfugiés expulsés par tous, qui ne trouvent refuge nul part, tel Marie et Joseph qui n'ont pas été reçus non plus dans la salle commune mais dans l'étable. Jésus avait été placé dans une mangeoire, premier berceau d'un bébé divin.images-12.jpeg

Cette messe a rappelé toutes les vertus de l'hospitalité envers les étrangers, de l'ouverture de notre pays aux réfugiés, et du fait de pouvoir les recevoir dans la dignité et sans rejet. 

images-3.jpegIl nous a été rappelé aussi que la marche blanche effectuée dans nos quartiers pour Sofiane et Kévin avait été la marche d'un peuple de paix et d'amour, de soutien aux familles endeuillées et de lutte contre la violence par un esprit de pardon et de non-violence voulue par les parents des deux jeunes assassinés.

Les évangiles ont été écrits, mais comme l'a dit si bien le prêtre ce soir de Noël, c'est à nous aujourd'hui de poursuivre leur écriture en vivant en témoins de lumière, en témoins de paix et d'amour.Conference-sur-la-fin-du-monde-vue-depuis-l-Antiquite_1_illustrationEtab.jpg

Je ne rapporte pas ici ces paroles seulement pour les chrétiens mais pour tous les hommes qui croient aux qualités et valeurs humaines. L'amour des autres, l'amour du bien et de l'honnêteté, ainsi que l'hospitalité et la solidarité, n'ont pas besoin d'étiquettes et de drapeaux religieux ou spirituels pour exister et se partager.

800px-Crèche_provençale.jpgCe sont des valeurs laïques, je dirais même républicaines et civiques, qui nous aident à faire vivre un quartier, une ville, un pays, une famille.

Pendant ce temps-là, à Notre-Dame de Paris, l'homélie disait ceci, prononcée par Monseigneur André Vingt-Trois :

"Comment oublier ce soir les peuples massacrés et dispersés par les guerres qui ensanglantent le globe... ? Comment oublier nos frères chrétiens d'Orient, soumis à des pressions diverses et, parfois, à la persécution ouverte ? Comment oublier les "laissés pour compte" de notre société, premières victimes de la crise économique, qui vivent d'expédients, refoulés sur les marges des rendements financiers ? Comment oublier enfin dans cette nuit où la sainte famille ne trouve pas de place dans la salle commune de l'auberge, les immigrés qui errent à travers nos pays opulents sans trouver de place dans nos nations, nos entreprises et nos foyers, nos esprits et nos coeurs ?

Non, la nuit n'est pas seulement symbolique, elle est bien réelle. L'humanité vit bien dans le pays de la mort, même si elle essaye de l'oublier."


images-11.jpegOui, l'humanité traverse des temps difficiles et très


douloureux. Des peuples entiers sont terrassés par la


guerre et la destruction, sans que d'autres ne puissent


intervenir, comme en Syrie. Cette impuissance est très


difficile et une colère sourde monte sur la planète


envers les peuples qui bloquent l'énergie de solidarité,


envers leurs gouvernants surtout, pour ne pas nommer


la Chine et la Russie.


u15025134.jpgLes jeunes aussi sont touchés par le


phénomène internet, nouveau loup sorti des


bois pour entrer dans l'ordinateur et dévorer


les innocents. Nombre de parents se trouvent


démunis face à ce phénomène grandissants et


les prédateurs sont nombreux à se saisir de ces nouvelles portes


d'entrée vers la chair fraîche.


La banalisation des fugues et de nouveaux comportements chez


nos jeunes font que même la police ne s'inquiètent plus de


disparitions d'adolescents, laissant faire la nature et refusant de


déployer les grands moyens, comme pour ces deux jeunes filles


disparues depuis trois semaines et dont les parents très inquiets


sont sans nouvelles. Cela m'a rappelé bien sûr ce que j'ai vécu en


juin 2009 lors d'une longue fugue de ma fille. Il a fallu que je


bataille pour que la police inscrive ma fille sur le fichier des


personnes disparues.


Voir mon article : http://sosmaman.20minutes-

blogs.fr/archive/2009/06/01/ma-fille-est-en-fugue-depuis-une-

semaine-mon-recit-de-maman.html


Je vous parle de ceci car Noël est le jour où les familles se


rassemblent, se retrouvent, et les parents de 


Camille Lauran, 16 ans, et Geneviève Euvrard, 17 ans...


n'ont pas eu cette joie. 42929448-4f5c-11e2-8edb-f21234471230-493x328.jpg


Je pense très fort à eux car je connais l'angoisse

des parents qui ne savent où se trouve leur

enfant et, en cette période des Fêtes, je leur

témoigne mon entière sympathie et toute l'espérance de

retrouver ces deux jeunes filles qui ont co-voituré du Puy-en-Velay jusqu'à

Toulouse... puis ont disparu totalement.


Il y a une semaine, leurs parents écrivaient au Procureur en ces

termes :

«Nous avions demandé à vos services de bien vouloir faire paraître leurs photos dans la presse nationale afin que la population puisse transmettre des indices aux enquêteurs. Vous avez refusé par deux fois. Faudrait-il que leurs noms apparaissent dans la rubrique nécrologique pour que vous accédiez à cette demande?»

amour.jpg


"La nuit n'est plus symbolique, elle est bien


réelle"... 


Heureusement, la nuit se termine un jour pour 

 

voir




apparaître l'aurore... Quand l'espoir apparaît, la nuit se




termine pour voir s'éloigner les cauchemars et venir le




soleil, pour voir naître l'enfant en nous comme une




nouvelle étoile pour toute l'année qui commence.

 


Chloé LAROCHE

 







 

28/11/2012

De l'importance du pardon... J'ai signé le Manifeste des Femmes contre le viol et je témoigne de l'importance de la parole, de l'expression de sa colère et de l'existence du pardon possible.

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Bonsoir à tous et toutes,


Dans ma vie, des personnes m'ont fait du mal.

Je reconnais avoir été victime et dernièrement, j'ai fait partie des femmes ayant signé le Manifeste des Femmes contre le viol paru dans le Nouvel Observateur, afin de faire avancer la prise de conscience nationale que les femmes souffrent et souvent en silence.

Il est important qu'elles parlent, qu'elles reconnaissent devant la société qu'on les a abusées un jour, certaines plusieurs fois dans une seule vie. Il est important qu'elles extériorisent leur colère intérieure par les mots dits, avant de se reconstruire dans la sérénité de leur existence.m31pp76f.jpg


Voici un article que j'ai écrit précédemment pour aider les femmes ayant subi le viol : 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/02/15/je-vous-offre-des-liens-pour-vous-permettre-de-delier-vos-no.html#trackbacks

 

Vous êtes violé(e), vous avez été violé(e)... brisez le silence, brisons le silence. Je vous offre des liens pour vous permettre de délier vos noeuds.

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Je suis persuadée qu'on peut s'en sortir, que les femmes violées ont la capacité de résilience, c'est-à-dire d'aller au-delà de leur souffrance pour vivre pleinement leur vie de femme.

Pour s'en sortir, il faut arriver à en parler, parler à un thérapeute, parler dans une association de défense des femmes, écrire ses maux en mots, coucher ses plaies sur le papier afin de délaver la souffrance morale et physique, vivre sa vie pleinement et oser la vivre, se réapproprier sa vie, son corps, sa sexualité, tourner la page... pour écrire d'autres chapitres : car la vie est trop courte pour la gâcher et accepter qu'un autre nous la gâche, surtout !

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MM012tif.jpgJe suis allée il y a neuf ans sur la tombe du professeur de violon qui m'avait imposée enfant des baisers sur la bouche, actes qui m'avaient conduite à avoir envie de mourir... Un jour, il a rentré sa langue. Cela s'appelle un viol buccal sur mineur. Même "juste" sur les lèvres, c'est un viol. Il me menaçait à l'époque de se tuer si je parlais. J'ai écrit une lettre que j'ai déposée sur sa tombe, il y a donc neuf ans. Je lui ai écris ma colère, mon désespoir et mon humiliation. Et mon pardon aussi.

Voici une partie de ma lettre : viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale

Monsieur G., je viens en ce jour sur votre tombe vous pardonner pour ce que vous m'avez fait, alors que j'étais enfant et votre élève. Je vous libère, votre âme et vous, pour que vous puissiez aller en paix vers Dieu, dans la lumière.MM010.jpg

Le pardon libère la personne victime mais aussi la personne qui a fait du mal. Cela  permet à cette dernière, après avoir reçu la colère de la victime et l'expression de sa souffrance.... (ceci étant important)... de savoir qu'une porte est ouverte pour qu'il, qu'elle, se réconcilie avec sa propre conscience et sa propre âme.

images-1.jpegDernièrement, j'ai écris un poème concernant une chose grave subie dans ma pré-adolescence, qui a été de me voir exposée nue sur une table devant ma famille, en punition de je ne sais quoi, punition décidée par mon propre père. 

J'ai choisi d'enlever cet article ensuite dans un acte de pardon : pour dire que pardonner, que nettoyer les actes d'un proche qui nous a blessé, -faits appartenant au passé-, c'est important pour rendre l'innocence au présent et à l'avenir. Même si au fond, la blessure est toujours là, on peut affirmer que pardonner, c'est se réapproprier l'intégrité de sa propre existence coupée des actes subis par un autrui malfaisant mais souffrant lui aussi.

symbole-objet-cadeau-coeur-brise_3304536.jpgMon père a fait des choses qui m'ont fait souffrir et souffrir ses enfants, sa femme, -ma mère-... Il était violent, insultant, humiliant. Il nous frappait, nous faisait lutter tous nus, enfants ; il obligeait mon plus jeune frère et ma soeur à dormir ensemble et m'a mise dans un kayak pour descendre seule à l'âge de douze ans une rivière sur des dizaines de kilomètres ; il a fait de même avec mon frère cadet. Il a tué mon chien, m'a jetée dans les orties pour me fortifier à l'âge de six ans, nous levait à la douche froide, nous a coupés du monde, mes frères, ma soeur et moi. Il fallait suivre le rythme de ses élucubrations sur une race originelle qu'il pensait avoir retrouvée dans ses écrits innombrables... race qu'il voulait faire revivre à travers nous, ses enfants.viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale

Cependant, je lui ai pardonné et je l'aimais. Je suis toujours retournée vers lui, lui pardonnant ses mots et les maux qu'il nous imposait, lui redisant l'amour filial, important à mes yeux, reconnaissant par la suite sa maladie, la schizophrénie, comme parasitant son coeur et ses actes.

Aujourd'hui, il est mort d'une mort violente, le même jour que ma mère, le 21 juin, et ils me manquent car nos parents sont uniques et quand ils ne sont plus là, un grand vide demeure.

MM020.jpgCependant, je sais qu'ils sont partis dans un autre monde et que de là-haut, ils regardent ma vie, avec un regard de compassion et d'amour. Je leur envoie les belles images des montagnes qu'ils aimaient et la pureté des lacs qui effacent toute la laideur humaine.viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale


Chloé Laroche ____________viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale


Lire aussi mon article du 25/11/2011 :

 

25/11/2011

 

Pour la Journée de Lutte contre les Violences faites aux femmes, je livre mon témoignage de la femme que je suis. Se relever du pire mais surtout, parler.

 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/11/25/pemoignage-de-la-femme-que-je-suis.html#trackbacks


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10/11/2012

Un accident sur la Rocade Sud de Grenoble aurait pu être grave mais grâce à la solidarité des automobilistes, trois personnes ont pu être dégagées et aidées.

k1180033.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Aujourd'hui, je viens témoigner auprès de vous d'un fait dont j'ai été témoin puisque hier soir sur la Rocade Sud de Grenoble, entre Montbonnot et Saint Martin d'Hères, alors que je roulais sur l'autoroute, une voiture s'est renversée sur le côté gauche juste au sortir d'un grand virage très dangereux. De nombreuses voitures roulaient. Il était 19 h 55. Il faisait nuid et la route était très mouillée.accident,grenoble,rocade sud,entrée meylan direction saint martin d'hères,le 112,secours,appel secours,pomiers,voiture sur le côté,solidarité,secourisme,entraide,prendre le temps,accidenté,conducteur,risque,pluie sur route,témoignage,voiture,trafic routier,autoroute,virage,attention,fatigue,glissade,automobiliste,actualité,ceinture sécurité


Devant moi, sur la file de gauche, deux voitures se sont arrêtées brusquement et comme je ne voyais pas de file continue devant, j'ai compris qu'il s'était passé quelque chose. Je me suis rabattue à droite et j'ai arrêté mon véhicule avec les warnings, voyant donc une voiture accidentée ayant basculé sur le côté, avec une femme criant qu'il y avait un enfant coincé à l'intérieur.

BIC2062.jpg"Mon enfant, sauvez mon enfant." Elle était désespérée. J'ai appelé de suite le 112, pour appeler  les secours. Devant moi, des hommes automobilistes immédiatement venus sur les lieux, au lieu de poursuivre leur route, s'activaient à faire sortir les deux passagers coincés dedans, une petite fille et une grand-mère. 

Pendant que j'expliquais à l'homme ayant répondu au 112, lequel n'était d'ailleurs pas très rapide et plutôt lent à réagir, me faisant répéter plusieurs fois notre position... je lui disais aussi le déroulement de l'action, que l'enfant a été extirpée, choquée mais non blessée, puis la grand-mère aussi que les témoins ont réussi à faire sortir.k0182508.jpg

Le 112 m'écoutait mais ne bougeait toujours pas, me disant que si je "m'occupais de tout", les secours ne serviraient à rien. Puis me redemandant de lui expliquer où nous nous trouvions...

IS862-033.jpgEnfin les passagers sortis et mis de l'autre côté de la glissière de sécurité, au moins une dizaine d'hommes ont remis la voiture sur ses quatre roues. J'ai aimé cette solidarité humaine mise en place, aussi rapide et de façon très efficace.

Un liquide coulait de la voiture. On n'a pas laissé la conductrice repartir ainsi et on a attendu les pompiers, lesquels m'ont rappelée pour me demander à nous étions.

Ils sont arrivés alors très vite et très nombreux... Ils ont posé des questions à la conductrice accidentée, laquelle a expliqué qu'elle conduisait depuis deux heures et que sa voiture a glissé sur le côté avec la chaussée glissante et mouillée, qu'elle a eu très peur.

Dieu merci, il n'y a eu aucun blessé et surtout aucune collision en chaîne, dans ce virage qui se trouve juste avant un pont repassant sur l'autoroute avant de bifurquer vers le sud de Grenoble. Tous les passagers étaient attachés avec leur ceinture, ce qui a aussi évité le pire pour eux, notamment pour l'enfant qui aurait pu être projetée à travers une vitre.

k1985316.jpgUne voiture se retrouve sur le côté brutalement. Les autres véhicules la suivant ont un gros risque de la percuter et de surajouter des risques d'accident grave et de provoquer en conséquences la mort des passagers coincés dans la voiture et ne pouvant en sortir. C'est pour cela que les distances de sécurité sont si importantes à respecter pour avoir le temps de freiner et de s'arrêter lorsqu'un véhicule devant nous a un problème grave.

Merci en tout cas à la solidarité des grenoblois et à la présence d'esprit civil des automobilistes présents !

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Chloé LAROCHEaccident,grenoble,rocade sud,entrée meylan direction saint martin d'hères,le 112,secours,appel secours,pomiers,voiture sur le côté,solidarité,secourisme,entraide,prendre le temps,accidenté,conducteur,risque,pluie sur route,témoignage,voiture,trafic routier,autoroute,virage,attention,fatigue,glissade,automobiliste,actualité,ceinture sécurité


02/11/2012

Levons le secret sur les essais atomiques de la France dans le désert algérien entre 1960 et 1966.

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Je voudrais ce soir vous parler d'un homme qui était soldat en Algérie en 1960... pour la modique somme de deux cent cinquante francs par mois. Il est resté là-bas trente-deux mois et a été irradié dans le cadre des essais nucléaires effectués dans le Désert saharien par la France, entre 1960 et 1961. Les essais ont duré, eux, jusqu'en 1966.nucléaire,algérie,bombe atomique,essai nucléaire,tabou,secret,état,victime,cobaye,soldat,armée,cancer,maladie,irradiation,1960,guerre,prisonnier,massacre,naissance,monstre,Waldenström,aven,Association des Vétérans des Essais Nucléaires,sahara,désert,nuage nucléaire,sacrifice,témoignage,politique,honte,france,actualité,radiation, reggane,gerboise,leucémie,tchernobyl,plutonium,algérien,histoire,passé,mémoire,

Aujourd'hui, cet homme est malade, atteint par une maladie orpheline : la maladie de Waldenström. Elle s'est déclarée tardivement mais les médecins savent aujourd'hui que l'irradiation de ces soldats ne pardonne pas. Elle tue, elle rend malade... même après cinquante ans passés depuis les explosions atomiques.

J'écris cet article pour lui, pour cet homme, et pour toutes les autres victimes des essais nucléaires dans le désert algérien, afin que tous se souviennent et n'oublient pas.

Un autre homme, dont la fille témoigne de la même chose, de la même maladie, après une irradiation en Algérie, est devenu invalide. Voici le témoignage de sa fille (http://www.ciao.fr/Aven_org__Avis_667156) :


"Il y a cinq ans, à 57 ans, nouvelle déchirante, mon papa m’appelle : «Je suis à l’hôpital, la médecine du travail suite à des analyses de sang a détecté une anomalie au niveau de mes protéines gamma ». Il a été diagnostiqué la maladie de Waldenström, une sorte de cancer du sang incurable, très rare mais que l’on peut stabiliser, tant bien que mal, sans connaître sa durée, son issue. Les taux sont acceptables, aucun traitement n’est préconisé. Il faut faire pratiquer des prises de sang tous les trois mois pour s’assurer que la maladie ne se manifeste pas. Mon papa est inapte au travail, et de suite déclaré en maladie de longue durée puis en invalidité.


Et puis, deux ans plus tard, un coup de fil : « C’est papa, ça ne va pas du tout, la maladie se réveille, il faut que l’on m’opère d’une vertèbre qui me fait horriblement mal. Des prélèvements sont effectués et des cellules cancéreuses mises en évidence. Il intègre alors une unité d’hématologie et ce fut l’épée qui tombe brusquement avec un froid et une stupeur incroyable. Prises de sang, scanner, IRM, prélèvements de moelle et j’en passe, tout ceci suivi d’une série de chimios pendant six mois. Pour que mon papa ait toutes les chances de son côté il intègre alors une grande Unité d’hématologie à Lyon où une forte chimio lui est administrée suivie d’une auto greffe avec isolement dans une chambre stérile. Une convalescence en altitude lui est prescrite afin que ces globules rouges soient réactivées.

Je pense qu’il a souffert bien plus qu’il ne l’a dit !

Mon papa et moi n’avons pas eu de relation privilégiée père fille à mon immense regret et tristesse. C’est un homme qui ne m’a pratiquement jamais parlé et cette maladie l’a aidé à s’exprimer. Nous avons alors parlé de plein de choses, il m’a raconté qu’en 1962 alors qu’il faisait son service militaire à Régane en Algérie, un essai nucléaire a mal tourné, il y a eu fissure suite à de mauvais calculs et l’explosion est sortie des rochers. Mon papa a vu un énorme champignon, très beau m’a-t-il dit. De suite ils sont partis mais je ne pense pas qu’il ait échappé aux particules radioactives, d’autant plus qu’il est resté non loin de cette zone les jours suivants.

 Pendant sa maladie, j’ai vu des émissions sur l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires ainsi que des interventions dans les journaux télévisés. Alors le parcours du combattant a commencé…".


_____________________

 


Merci Martine pour ce témoignage poignant sur le combat et le calvaire de votre père, témoignage qui exprime bien toute la difficulté des soldats irradiés se retrouvant soudain confrontés à une terrible maladie.

 J'ajouterai à la fin de cet article les informations sur l'AVEN donnés par Martine, 

l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires, qui pourra vous aider

si vous ou quelqu’un de votre entourage êtes concernés par un problème de santé lié aux essais nucléaires au Sahara ou en Polynésie.

 

 

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C'est monstrueux ce qui s'est passé là-bas, entre 1960 et 1966, dans le Sahara, à l'abri des regards. Des soldats ont servi de cobayes et ont développé pour beaucoup des maladies diverses, sans compter tous ceux qui sont morts. Ils ont été sacrifiés sur l'autel du service à la Patrie alors que leurs supérieurs s'enfuyaient devant les champignons des bombes atomiques.

Des habitants du Sahara se trouvaient aussi là et ont subi durant des années les effets dévastateurs de ces irradiations.

Que la honte soit sur toutes ces personnes, décideurs infâmes, qui ont osé prendre en otage cette population algérienne, laquelle a été obligée de cacher les petits monstres qui naissaient parmi leurs bébés, enfants difformes cachés dans des grottes aux yeux du monde.

Au coeur du Désert, le regard d'enfants sacrifiés à la toute-puissance française demeure à jamais dans le coeur humain. 

24000 civils et militaires ont été touchés entre 1960 et 1966. 

Des prisonniers ont même été attachés à un kilomètre de l'épicentre de l'une des explosions. Ils ont servis de cobayes et d'expérimentation sur les effets de l'irradiation. Lisez à ce sujet l'article que je cite plus bas :

 

"Effets des radiations sur les populations du Sud"*

 

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Je pense à Bernard Lécullée, revenu dans un état désastreux d'Algérie, irradié. 

Voici son histoire, tirée du Sud-Ouest du 11 Mars 2009 :

"Il était parti pour quinze mois, volontaire, dans le désert du Sahara. Quinze mois « pour mettre du beurre dans les épinards » disait-il. Il s'appelait Bernard Lécullée, travaillait pour l'armée française, il était jeune marié, père de trois enfants avec un petit dernier en route. On était en 1963.

Christine Lécullée se souvient du retour de son héros de mari. Elle est là sur le quai froid de cette petite ville de Moselle où la famille a été mutée. Les deux petits ne l'ont jamais vu, parti depuis trente mois. Elle attend son homme, ce fier Lorrain aux solides épaules, et ne reconnaît pas le vieillard qui s'avance vers elle en souriant.

« Je ne voulais rien montrer aux enfants. Ils attendaient mon signal pour aller l'embrasser, et j'étais sidérée. Il avait perdu ses cheveux, ses oreilles étaient transparentes, ses dents déchaussées, ses épaules voûtées. Maigre, il se traînait. Mon grand-père oui, pas mon mari. Mes premiers mots ont été : "il faut faire venir le docteur". »

La prise de sang confirme une maladie grave. Bernard Lécullée est transféré à l'hôpital pour d'autres examens. Dans la nuit, il sera transporté en hélicoptère à Paris, où le diagnostic tombe : cancer de la moelle osseuse. Christine ne sait rien. On lui dit : « Votre mari est anémié ».

 Lorsqu'un mois après son admission à l'hôpital militaire de Paris elle vient le voir. Les infirmiers lui demandent : « C'est vous la femme de l'irradié ? » Elle répond non.

« On m'a conduite dans le service où mon mari était hospitalisé en chambre stérile. Je lui répétais : "qu'as-tu fait pour te mettre dans cet état ? T'es le seul à être rentré comme ça ?" Il m'a montré d'un signe de tête les autres chambres stériles. 17. Ils étaient 17 dans le même état que lui. Des morts-vivants. J'avais 26 ans et quatre enfants. Le ciel m'était tombé sur la tête. »

Bernard Lécullée n'est jamais sorti de l'hôpital. Il a été transféré d'un centre hospitalier à un autre pendant dix ans, jusqu'à son décès à l'âge de 42 ans. Christine se débrouille avec ses petits, son travail et sa colère. Elle veut savoir. L'armée bloque les dossiers médicaux, jusqu'à cette révélation : « Il a été irradié pendant les essais nucléaires du Sahara, irradié progressivement par inhalation. Il était employé à l'épuration des eaux usées, en contact direct avec des cuves de plutonium. »

En 1998, la fille aînée de Christine et Bernard Lécullée demande que son père soit reconnu « mort pour la France » par l'armée française. Elle reçoit un imprimé où est cochée la mention « refus », sans autre explication.

 La colère de Christine monte. Elle insiste pour savoir, les portes se ferment. Depuis 2001, avec l'association des anciens militaires atteints de maladie mortelle imputée aux essais nucléaires français en Algérie (1960-1966) et Polynésie (1966-1996), elle se bagarre devant la justice française. Elle demande une indemnisation pour ses enfants. Elle veut que son mari soit reconnu « ancien combattant mort pour la France ». « Cette lutte m'épuise, assure-t-elle, mais je ne lâcherai pas. J'ai moi-même une carte de veuve d'ancien combattant, tandis que mon mari n'est toujours pas reconnu comme un ancien combattant. Bizarre non ? »

Hier soir au cinéma l'Utopia à Bordeaux, Christine Lécullée est venue témoigner après la présentation du film documentaire de Djamel Ouahab, « Gerboise bleue », qui retrace l'histoire secrète des essais atomiques français en Algérie. « Enfin, le voile est levé. »

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_____________________On parlera de plus en plus de ce tabou nucléaire en Algérie, de ce secret que la France a essayé d'étouffer, sans jamais vouloir donner les renseignements précis aux algériens sur les emplacements des essais, sur les déchets nucléaires enterrés.

La France doit reconnaître plus que tout autre méa culpa qu'elle a des responsabilités immenses à travers les bombes atomiques explosées au coeur du Sahara, pour toutes les générations futures, pour toutes les victimes, pour tous les soldats dont le martyr n'est toujours pas reconnu officiellement.


J'ai écrit cet article pour mettre en lumière ce que beaucoup de ma génération née dans les années 60 et après ne savent pas, pour que ceux qui savent se souviennent et pour que les victimes se reconnaissent victimes et non pas seules chacune de leur côté, à souffrir de maladies étranges, orphelines et mortelles.


Chloé Laroche_________________




_Informations et articles divers, à lire absolument :

 

Effets des radiations sur les populations du Sud* :

 

http://www.forem.dz/index.php/fr/news/1-latest-news/226-effets-des-radiations-sur-les-populations-du-sud


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Les vétérans du nucléaire s'organisent :

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_veterans.htm

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L’AVEN ? Il s’agit de l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires. 

 

◄•••►1/ Ses actions

- L’AVEN a pour but d’obtenir tous les moyens légaux, le droit à l’information sur le fameux sujet des conséquences sur l’homme de sa participation aux essais nucléaires. Ainsi, chacun a droit d’accès à son dossier médical, aux résultats radiologiques lors de leur séjour dans ces pays. La finalité étant de donner droit à pension, indemnisation et aux soins.

- L’Association rassemble les informations disponibles, informe les vétérans de leurs droits, intervient auprès des autorités administratives françaises ou européennes, enfin, elle soutient les vétérans.

- L’AVEN dispose de juristes, scientifiques et médecins ainsi que de journalistes, tous prêts à apporter leur concours.

◄•••►2/ Son financement

La cotisation à l’AVEN est de 20 Euros par an.Chaque membre recevra un bulletin trimestriel « la ora na Bonjour ». Des dons sont effectués aussi et sont les bienvenus, donnant droit à exonération d’impôts. Des subventions sont aussi possibles, ses statuts prévoient cette option. Mais à ce jour, les cotisations représente la plus grande part du budget.

Des autocollants avec le logo de l’association sont vendus également.


♣ ♠ ♣ 3/ L’ACTION SANTE REALISEE PAR L’AVEN ♣ ♠ ♣


L’association a dû réaliser et continue dans ce sens, elle-même son enquête car les pouvoirs publics présentent une grande défaillance à ce niveau. Après avoir regroupé plusieurs centaines de questionnaires et analysé les réponses, une certitude s’affiche :

- 89 % présentent une ou plusieurs maladies
- 34.6 % on été atteints d’un ou plusieurs cancers, des cancers peu fréquents d’ailleurs. A savoir que 77 % sont survenus avant l’age de 60 ans et 37.6 % sont décédés avant 60 ans.
- Certaines pathologies non cancéreuses sont digestives, cardiovasculaires et ostéo musculaires.
- Les enfants sont atteints d’anomalies congénitales (15.6 %) et 24.3 % souffrent d’autres maladies. Bien souvent le premier enfant de ces vétérans est mort né ou dans les premiers mois de vie. Des vétérans sont même devenus dans l’incapacité de procréer.


♣ ♠ ♣ 4 / LES ACTIONS JURIDIQUES ♣ ♠ ♣


Il faut avant tout se procurer les diverses pièces médicales, ce qui est très rapide, à savoir que l’AVEN dans sa brochure donne toutes les coordonnées des organismes selon si vous étiez militaires ou civils.


Pour les vétérans ou leurs ayants-droits ayant un statut militaire au moment des essais nucléaires, quel qu’il soit, en l’occurrence pour mon papa, chauffeur de gradés, il est possible d’engager une procédure afin de demander pension et réparation.

◄► Le demande de pension ◄►


Pour les personnels civils du CEA ou entreprises présentes, sous traitantes, il faut faire reconnaître la maladie professionnelle, démarche à engager auprès de la sécurité sociale. L’avocat de l’association apporte alors sa contribution pour la réalisation du dossier.

Pour les militaires il faut engager une procédure de réparation intégrale des préjudices subis. L’association dispose de correspondants responsables de la commission juridique. Et puis l’avocat, le représentant « final » ne demandera pas de provisions pour engager la procédure. Il sera payé si le vétéran obtient une pension, son montant étant au maximum de 20 % de 2 années de pension et établit au temps passé pour cette procédure. De plus selon un article de la loi, ces frais peuvent être imputables à l’Etat.


♣ ♠ ♣ 5 / LA PROPOSITION DE LOI ♣ ♠ ♣


Le 17 janvier 2001, l’avocat de l’association a déposé à l’Assemblée Nationale une proposition de loi relative au suivi des conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires.

Puis elle a été déposée de nouveau par les trois députés Verts le 24 juillet 2002. Le 7 novembre 2002, le groupe Communiste et Républicain a déposé une proposition de loi n° 368 relative au suivi sanitaire des essais nucléaires français. Elle a été déposée au Sénat dans les mêmes termes le 22 janvier 2003 par le groupe des sénateurs communistes. Depuis d’autres députés et sénateurs socialistes ont apporté leur soutien à ces propositions de loi, dont mon député ! Une trentaine de parlementaires tant de la majorité que de l’opposition ont se sont manifestés en posant des questions écrites.

Bref, le mouvement a l’air de prendre un peu plus d’ampleur, des élus s’impliquant et apportant leur soutien à l’association.

 


♣ ♠ ♣ 6 / UN ESPOIR ♣ ♠ ♣


L’AVEN réclame un devoir de vérité et de justice. La France n’a cessé ses essais nucléaires que depuis le 27 janvier 1996. Certes, les vétérans se réjouissent de cette initiative mais les malades sont de plus en plus nombreux, diagnostiqués jeunes et leurs traitements relèvent bien souvent de la survie. Trop de décès, trop prématurés ! Certains vétérans ne verront leur dossier aboutir, leurs enfants poursuivront cette quête afin que justice soit rendue.

C’est ce que souhaite l’association, d’autant plus que beaucoup travaillaient dans des conditions de sécurité élémentaires.

L’AVEN fait référence au modèle américain qui prévoit une loi d’indemnisation des vétérans exposés aux radiations pour une liste de maladies, liste évolutive. Cette loi est une lutte des vétérans et des peuples américains et des Iles Marshall, victimes des essais nucléaires.

Cette lutte peu à peu prend de l’ampleur. Si vous êtes concernés par ces essais et qu’aujourd’hui vous êtes atteints de maladie ou cancer, contactez l’AVEN, faites vous connaître afin que le nombre de personnes en souffrance soit connu. Plus les victimes se manifesteront, plus l’AVEN sera puissante et pourra poursuivre ses actions."

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AVEN
187 montée de Choulans
69005 LYON

Tél. 04.78.36.93.03
Fax 04.78.36.36.83

E-mail : aven@aven.org

 

Site internet : www.aven.org

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01/11/2012

Mon témoignage sur le métier de Taxi médical. Je vous parle de ma vocation tournée vers les souffrants, dans le respect et l'écoute d'autrui.

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Ce soir, je vais vous parler de mon métier.

Je suis Taxi médical... Taxi sanitaire... Taxi employée dans une société d'ambulances.

En fait, pour faire ce métier et obtenir une place de cet ordre, il faut nécessairement posséder le diplôme de Taxi mais aussi avoir une formation d'ambulancier, de préférence.

Je transporte donc des personnes malades, âgées, handicapées, dialysées, cancéreuses, accidentées et bénéficiaires du "cent pour cent" de prise en charge de la Sécurité Sociale pour une maladie grave, longue maladie ou pour un accident du travail.

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J'ai démarré à l'époque comme ambulancière novice dans une boîte d'ambulances qui a aujourd'hui coulé, à cause du fait qu'un des frères dirigeants s'est débrouillé pour ne pas payer les cotisations retraite de ses salariés durant plusieurs années.

Ils m'ont donné la chance à l'époque de me former à ce métier passionnant. J'ai vite été mise en binôme avec un cadre qui faisait dix urgences par jour. Mon sentiment à l'époque est d'avoir été jetée à l'eau sans savoir nager.

J'ai accompagné de dix à douze heures par jour des personnes en fin de vie, des hémorragies, des personnes atteintes de septicémie, d'infarctus, de cancer en phase terminale, de dépression avancée.

Mon "salut" a été que j'ai pu écrire un livre de témoignage sur un an d'ambulancier. J'avais ce besoin de faire appel au collectif pour partager la souffrance du monde. J'écrivais pour laisser la trace d'un métier si beau, si dur et méconnu, non reconnu surtout. Mon livre, épuisé aujourd'hui, s'appelle : "Transports d'âmes et d'hommes". 

Depuis, j'ai travaillé dans le domaine du TPMR : "transport de personnes à mobilité réduite", avec conduite de fourgons aménagés pour pouvoir monter à bord des fauteuils électriques et très lourds, non portables par des humains ni transportables en ambulances.

Et puis j'ai aussi passé le diplôme de Taxi en 2003 avant de passer le diplôme d'ambulancier. Le diplôme de Taxi est obligatoire depuis 1995, avec une épreuve nationale et une épreuve départementale, dont un examen de la conduite avec deux inspecteurs dans le véhicule. C'est la Préfecture qui nous délivre ensuite notre carte de Taxi, avec obligation de formation continue et d'examen médical régulier.

Lorsqu'on a réussi le diplôme de Taxi, on peut ensuite soit devenir artisan Taxi à son compte, soit devenir salarié d'une entreprise de Taxi tourisme ou commerce, soit devenir Taxi dans une boîte d'ambulances (avec une formation complémentaire).

Il m'arrive dans le cadre de mon emploi de Taxi médical de transporter des personnes handicapées en fauteuil manuel, lequel peut se plier et se placer dans le coffre de la voiture. Il me faut aider la personne à se placer sur le siège de la voiture en quittant son fauteuil roulant, en la soutenant et en la guidant parfois dans ses mouvements.

J'ai accompagné il y a quelques temps une personne accidentée dans un accident d'avion, rescapé miraculeux d'un drame terrible. Avec le temps, l'ayant vu au départ avec deux moignons et les deux jambes estropiées, j'ai eu la joie un jour de le voir debout, avec deux prothèses installées par des personnes très compétentes, deux nouvelles jambes et pieds entièrement confectionnés  par la main de professionnels médicaux.taxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi,alp'azur ambulance,isère,médecine,hôpital,clinique,rendez-vous,traitement,chimiothérapie,guérison

Le courage des humains est parfois si grand et leur force intérieure de vie si riche que les anges eux-mêmes n'en reviennent pas parfois...

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En tant que taxi médical, ma mission est de rendre agréable un transport imposé par un traitement souvent lourd... chimiothérapie, radiothérapie, dialyse, transfusion, rééducation de kiné, piqûres dans les yeux, etc. Souvent, pendant que je conduis, j'écoute la personne qui se confie mais une communication s'établie aussi, avec un échange sur la vie, sur nos vies et aussi sur les choses banales qui rendent plus légers le drame vécu par le patient que je transporte. Notre passager confie sa vie à notre professionnalisme sur la route. Il souhaite rentrer chez lui assez rapidement mais en douceur, d'où l'obligation d'adopter une conduite souple et zen, avec une anticipation des dangers continuelle et une concentration de tous les instants.taxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi

On doit aussi pouvoir faire face à des crises d'épilepsie, d'angoisses, cardiaques, malaises divers... en gardant son sang-froid et en sachant faire les gestes justes.

Souvent, nous retrouvons les mêmes personnes à transporter dans la semaine... mais de mois en mois, de nouvelles personnes arrivent pour être transportées alors que d'autres ont terminé leur traitement. Nous savons alors que ces dernières vont vers leur guérison et une santé bien meilleure, ce qui rassure et emplit de sérénité.

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Si ce métier vous plaît, alors n'hésitez pas à le choisir... Il faut aimer rendre service et aussi... aimer conduire, être zen et très calme. Savoir aussi prendre sur soi et posséder un certain courage.

Merci de m'avoir lue.

Chloé Larochetaxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi,alp'azur ambulance,isère,médecine,hôpital,clinique,rendez-vous,traitement,chimiothérapie,guérisontaxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi,alp'azur ambulance,isère,médecine,hôpital,clinique,rendez-vous,traitement,chimiothérapie,guérisontaxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi,alp'azur ambulance,isère,médecine,hôpital,clinique,rendez-vous,traitement,chimiothérapie,guérison

 

 

 

 

 

01/05/2012

Au Bénin, existe une pratique terrible d'infanticide sur certains enfants, racontée dans le nouveau film de Christine François : "Le secret de l'Enfant-Fourmi" attendu le 2 mai.

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Je suis dans l'attente de voir ce film qui sort demain, le 2 mai, dans les salles.

Ce film s'appelle "Le secret de l'Enfant-Fourmi", tourné par Christine François.

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C'est l'histoire d'une femme de trente ans partie en Afrique à la poursuite d'un amour perdu qui rencontre une femme au Bénin, une maman lui remettant son bébé dans l'urgence et s'enfuyant sans explications. Audrey Dana garde finalement l'enfant avec elle, l'adoptant et l'emmenant en France. Elle revient au Bénin lorsque son fils a sept ans et présente des troubles psychologiques, afin de retrouver le secret de cette adoption.

Ce film s'appuie sur des centaines de témoignages réels concernant des infanticides rituels sur des enfants dits "démoniaques" pratiqués au Bénin, surtout dans le Nord du pays.bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâcheté

Ces infanticides sont basés sur des superstitions attisées par certains sorciers, lesquels se nourrissent de l'observation de certains signes, comme de prendre en compte l’endroit précis où poussent les dents de lait, ainsi que la position du bébé au moment de l’accouchement, sans oublier la prématurité ou l'impression que l'enfant serait habité par des forces démoniaques ou bien présenterait un comportement déviant ou difficile à gérer.

Le village se sent menacé et se protège donc en sacrifiant l'enfant qui représente un danger pour l'évolution du groupe.

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Quelle est cette pudeur extrême et lâche qui oblige certains de mes compatriotes à dire : "On ne touche pas aux traditions des autres peuples, par respect, par principe de non-jugement d'autrui."

Désolée, moi je juge, comme je juge l'excision et sa pratique monstrueuse sur les petites filles et les femmes.

Je juge aussi cette croyance qui fait dire encore à certains croyants d'une certaine religion que c'est bien de lapider et de punir les femmes ayant commis l'adultère. Et qui dit aussi que la femme n'a pas à connaître le plaisir mais doit seulement se dévouer à en donner à son mari. Et qui dit encore que la femme doit se voiler afin de ne pas attiser le désir chez les autres, les hommes mâles étant si faibles qu'ils ne peuvent maîtriser leur convoitise.

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Le "passé lointain" dont je parle correspond à l'inertie d'un héritage familial et béninois lié à certaines forces du Vaudou qui rôdent dans ce pays, jusque dans l'inconscient des enfants. Je dis "certaines" car il n'est pas question de diaboliser le Vaudou.. mais certaines pratiques peuvent attirer des esprits inférieurs, par l'utilisation de certaines sorcelleries, de poupées, instruments magiques de torture, de certains esprits appelés les Lwas et pouvant entrer en contact direct avec les humains, après appel des sorciers. Les rituels nombreux faits dans ce sens sont présents dans l'inconscient et le patrimoine collectif de ce pays. Un rituel n'est jamais innocent et marque à jamais les esprits. Il peut enchaîner des êtres à ce qui s'appelle le contraire de la liberté des âmes.bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâcheté

Des béninois commencent à se poser des questions sur le bien-fondé de la pratique de l'infanticide liée à la tradition et entretenue par certains sorciers. Quand une maman béninoise a déjà vu sacrifier trois enfants sortis de son ventre, comment ne peut-elle pas être dans la révolte et le combat contre des pratiques à condamner définitivement ?

Ce film va faire le tour du Bénin. Je prie secrètement pour qu'il ouvre les yeux de ses habitants, certains ayant déjà le coeur grand ouvert à l'indignation et soutenant à contre-courant ce film courageux.

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23/02/2012

Tout mettre en oeuvre en tant qu'homme, en tant que marin sur la mer déchaînée, avant de se donner la main pour prier. Ne pas faire l'économie du rapport aux autres, de la solidarité vivante.

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Bonjour à tous et à toutes,

 

 

 

Aujourd'hui, je souhaite vous entretenir de Sainte Anne, Patronne des Marins, et de la similitude de la situation de marin avec nos vies, nos trajectoires, nos sillages et nos plans de navigation. Je viens vous parler de prière mais aussi de ce qu'il faut faire : tout mettre en oeuvre en tant qu'homme, en tant que marin sur la mer déchaînée, avant de se donner la main pour prier.marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

Prier et se tourner vers Dieu ou ses saints ne doit jamais être : faire l'économie du rapport aux autres, de la solidarité, de l'action que nous pouvons faire en tant qu'humain. Nous traversons parfois nos vies comme ces marins qui laissent leur bateau voguer sans gouvernail, en roues libres et en mise en danger, ou bien comme ces navigateurs qui maîtrisent leur navire dans la sécurité et le respect d'eux-mêmes et des autres.

 

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Malheureusement, le 13 janvier 2012, dans le Costa Concordia, de nombreuses personnes sont restées prisonnières d'un navire piloté par un capitaine inconscient et fou, qui voulait épater les gens en leur faisant croire qu'il pourrait faire entrer le paquebot dans le chas d'une aiguille, près de l'île de Giglio. Il a heurté un récif en choisissant de passer dans un endroit dangereux, au mépris de la sécurité de ses passagers, s'approchant trop près des côtes.marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

Parfois, dans la vie, on place sa vie entre les mains d'une autre personne à qui on fait une totale confiance. Comme dans les sorties de boîte, la jeune fille fait confiance à son ami qui a bu et se laisse conduire, mais devant la mort elle se retrouve, dans un naufrage d'alcool. La voiture est un bateau allant sur des routes qui peuvent prendre l'eau et faire verser l'équipage en une mer de larmes.

 

L'alcool est aujourd'hui la première cause de mortalité prématurée sur la route chez les jeunes, le saviez-vous ? Prier ne suffit pas en voiture. Il faut aussi savoir refuser de monter avec une personne qui a bu et aussi se permettre d'empêcher une personne alcoolisée de prendre le volant.

 

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Nous avons tous dans les mains et le coeur le devoir d'agir.... et de prier ou de ne pas prier ensuite. Le lâcher-prise, la confiance, l'amour d'autrui, le souci de leur sécurité et le silence sont aussi des formes de prière et de communion avec l'extérieur, avec le monde. 

 

Je vous remercie de m'avoir lu. Je pense ce soir à toutes les victimes du Costa Concordia ainsi qu'à leurs familles. Huit corps ont encore été retrouvés hier depuis le naufrage du 13 janvier, dont celui d'une petite fille.

 

Anne-Chloé LAROCHE___________________________________marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

 

 

 

 

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Au nom du Père qui a séparé les eaux d’avec le ciel et la terre
et du Fils qui foule et apaise la tempête
et de l’Esprit qui plane au-dessus des océans.

Vierge Marie, Reine des flots à qui les marins, même mécréants, ont toujours été dévots, vois à tes pieds tes fils qui voudraient se hausser jusqu’à toi.

Obtiens-leur une âme pure comme une brise de mer,
un coeur fort comme les flots qui les portent,
une volonté tendue comme voile sous le vent,
une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune,
un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie.

Mais surtout, ô Notre Dame,
ne les laisse pas seuls à la barre,
fais leur relever les écueils où ils s’échoueraient
avant d’ancrer, près de toi, au port de l’Éternité.
Amen

Paul Bernard

 

 

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Reine des flots, 
Vous à qui les marins, même mécréants, 
ont toujours été dévots,
Voyez à Vos pieds vos navigateurs

qui voudraient se hisser jusqu’à Vous.
Obtenez-leur une âme pure comme brise de mer,
un coeur fort comme les flots qui les portent,
une volonté tendue comme voile sous le vent,
une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune,
un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie. 
Mais surtout ô Notre Dame,
ne les laissez pas seuls à la barre,
faites leur éviter les écueils où ils s’échoueraient

avant d’ancrer près de Vous au port de l’Eternité. 
Amen. 

 

 

 

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Sainte Anne, mère de Marie

Sois la gardienne de la foi en nos coeurs,

de la grâce en nos âmes

de la solidité de nos foyers,

de l'amour dans nos familles,

de la paix dans le monde.

 

Garde vivante en nous

la vertu d'espérance.

 

Sainte Anne, veille sur nous.

 

 

 

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Dans les tourments de la vie, sois notre guide, nous te confions notre amour pour toi et pour les autres.
Sois notre phare dans la nuit, notre mère pour nous ramener à bon port, maintenant et pour toujours.

Je te demande aussi de veiller sur moi et toute ma nombreuse famille, ainsi que mes amis, et de me venir en aide dans l'embarras et la détresse qui m'accablent, comme malheureusement trop de personnes, ces temps-ci : chômage, pauvreté, précarité, santé fragile. 

 

Le monde d'aujourd'hui, comme une mer agitée, met à l'épreuve notre courage et notre foi. Toi qui aux premières heures de notre histoire,

as exaucé la prière fervente des marins bretons en péril,

pose encore sur nous ton regard de bonté.

 

 

 

 

 

01/01/2012

C'est le début de l'année 2012 et je suis toujours amère après plus d'un an de chômage suite à la perte de mon emploi. Que les personnes victimes soient entendues et prises en compte !


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Je souhaite à tous mes lecteurs, à vous qui me lisez régulièrement ou vous qui passez par hasard, une heureuse année 2012, avec le bonheur pour chacun, que les pauvres le soient moins jusqu'à plus du tout et que ceux qui n'ont pas de travail en retrouvent.

Je suis toujours amère d'avoir dû renoncer au travail que j'avais en 2010 depuis deux ans. Quand je repense au jour où le médecin du travail est allé visiter mon chef et que ce dernier lui a dit : "Vous n'avez qu'à aller voir son blog, elle a eu des ennuis précédemment dans son ancien emploi..."... Je suis toujours aussi écoeurée.taxi,taxi tmpr,agression par handicapé,handicap,conducteur professionnel,abus professionnel,médecin du travail,chef,patron,témoignage,licenciement,inaptitude à cause de l'employeur,inspection du travail,blog,harcèlement moral,mépris,justice,plainte,agression,victime,procureur,médecine,accident,urgences,

Lorsque le médecin du travail m'a rapporté les dires de mon chef, cela m'a énormément chagrinée et humiliée car les ennuis dont parlait mon chef sans évidemment rentrer dans les détails devant le médecin du travail, laissant planer le doute sur mon sérieux, c'est une agression par un jeune homme autiste handicapé mental qui m'a frappée en 2008 alors que je le conduisais à son établissement.

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La société ne m'a jamais reconnue comme victime, ni le Procureur qui a reçu ma plainte, ni les parents de l'agresseur, ni mon ancienne patronne qui ne m'a pas gardée ni ne m'a protégée à l'époque. Et quand mon nouveau chef a ressorti cette histoire en 2010 en la tournant à mon désavantage, quelle honte. Pourtant, il y a eu à l'époque des certificats médicaux, un passage après l'agression aux Urgences et des coups violents sur la nuque, dans le dos ainsi que sur le côté droit et l'épaule droite.

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Le monde professionnel est sans pitié et préfère enterrer un employé à virer jusqu'à le mettre au rebus ou à la poubelle en ne lui manifestant que mépris et en lui enlevant toute considération, afin de le faire craquer humainement pour qu'il sorte définitivement d'une entreprise, parfois au mépris de la qualité de son travail.

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Ne pas être invitée au barbecue proposé pour les salariés et me faire travailler pendant celui-ci, m'entendre dire que je n'ai pas lavé mon véhicule alors que je venais de le faire devant ces deux individus, être convoquée brusquement pour motif grave et menace de licenciement à cause d'un accord tacite passé depuis mon embauche sur l'usage de prendre ma fille ou mon fils après mon travail, recevoir des menaces de "licenciement pour faute grave" à cause de cinq minutes d'avance dans un établissement avec dénonciation calomnieuse au DRH, subir des journées sans un bonjour ni un sourire du bureau, supporter un travail dur sans le soutien de ma direction et de ma hiérarchie : le poids a été lourd.

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Je pense aujourd'hui à toutes ces personnes que je transportais, handicapées et personnes âgées, qui m'appréciaient et n'ont pas compris mon départ.

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Je souhaite que cela n'arrive à personne d'arriver dans l'Ime de son agresseur et d'entendre vous dire par le Directeur de l'établissement, sans aucun ménagement pour l'agression que vous venez de subir ni pour l'état dans lequel vous êtes : "Mais Madame, si vous ne faites pas l'affaire, votre entreprise prendra quelqu'un d'autre."

Et puis apprendre par les éducateurs du même centre qu'ils savent que ce jeune est violent et que les coups subis, on les tait, "c'est comme ça".

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Chloé LAROCHE

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Nota : Pour en savoir plus, vous pouvez vous référer à mon premier article, le premier de mon blog écrit le 10 avril 2008 :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/10/sos-d-une-maman-et-conductrice-de-taxi.html





25/11/2011

Pour la Journée de Lutte contre les Violences faites aux femmes, je livre mon témoignage de la femme que je suis. Se relever du pire mais surtout, parler.

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Aujourd'hui, c'est la Journée Internationale de lutte contre la Violence faite aux Femmes.

 

Je pense à cette journaliste de France 3 qui vient d'être tabassée et agressée sexuellement en Égypte, au Caire. Elle s'appelle Caroline Sinz et a cru quelle allait mourir, emmenée par un groupe de jeunes et d'adultes lui ayant arraché ses vêtements et lui ayant fait subir des attouchements durant trois quart d'heures.

 

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Il y a donc encore des femmes qui ne savent pas que la pénétration forcée par leur conjoint et aussi celle imposée par surprise est un viol. Un viol puni par la loi. Mais combien font la démarche de porter plainte dans un cas comme celui-ci ?viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

Lorsqu'il y a sentiments, lorsqu'il y a amour passé ou encore présent, il est difficile de se dire que cet homme qu'on a aimé va passer des années derrière les barreaux.

 

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Il est difficile de parler pour une femme car lorsqu'elle révèle ce qu'elle a subi de la part d'un homme, cela révèle aussi aux yeux du monde son erreur à elle. Erreur d'être restée, erreur d'être dans une relation avec tel homme, culpabilité de n'avoir pas pu se défendre. Et peur de la remarque qui tue : "Et ne l'aurais-tu pas cherché ? Pourquoi tu en es arrivée là ? Pourquoi n'as-tu pas pu l'empêcher ?"viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

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Les femmes doivent parler, ne plus se taire, fuir la violence, ne pas accepter un acte sexuel imposé ni les humiliations, ni les insultes. Elles doivent protéger leurs enfants des violences d'un conjoint violent, elles doivent trouver des solutions avec les professionnels qui sont là pour elles et appeler le 3919.viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

Je pense à cette femme enceinte qui en 1994 a subi un rapport par contrainte de son compagnon et futur père de sa fille. Elle a eu ensuite le dégoût du sexe de cet homme et s'est finalement séparée de lui, n'arrivant plus à retrouver l'amour sain qui relie normalement les amants.

 

Je pense à elle et à toutes ces femmes qui subissent l'enfer. Puissent-elles s'autonomiser et retrouver les ailes de leur liberté.

 

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On garde des blessures de tout cela mais il est possible de se reconstruire. Il faut travailler avec des professionnels, ne pas hésiter à consulter, à laisser ses larmes dans un cabinet d'écoute.viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgenceviol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

07/10/2011

"Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison." Mon hommage au père de l'ordinateur, Steve Jobs, à travers son discours historique à Stanford.

steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetBonjour à tous et toutes,steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internet

 

Steve JOBS vient de quitter ce monde, emporté par un cancer, à l'âge de 56 ans.

steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetCe fut un être exceptionnel qui me permet aujourd'hui, grâce à ses découvertes, de pouvoir m'exprimer vers vous dans mon blog à travers mon ordinateur... qui est d'ailleurs un Mac, autre invention de Monsieur JOBS.

steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetCet homme a été adopté par une famille arménienne à sa naissance. Il a su faire ses choix dans la vie en écoutant son COEUR et son INTUITION, deux pôles qui représentaient pour lui le guide essentiel de toute existence humaine.

 
Il disait que la vie est courte et qu'il est bon de la vivre pleinement, en ayant conscience de cette expérience de la mort que nous ferons tous un jour et qui apporte la relève au renouveau, au nouveau tout simplement, au neuf. steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internet

Je vous offre ce soir en son honneur le discours qu'il a prononcé à Stanford devant des étudiants américains en 2005, à travers la vidéo suivante :

http://blog.cozic.fr/retranscription-du-discours-de-steve-jobs-a-stanford

steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetAvec toutes mes pensées à cet homme qui a été un si bel exemple de résilience et de courage face aux adversités de la vie et qui laisse au monde entier un beau témoignage d'une existence de créativité et de don à l'humanité.

 

Chloé LAROCHE

 

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steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetEt voici ci-dessous la traduction faite par Monsieur Frédéric Cozic :

 

 Discours de Steve JOBS en 2005 à Stanford :

 

 

 

"C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde. Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université. Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste trois expériences.


Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université ?

 

La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement. Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?
Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr. » Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.
Dix-sept ans plus tard, j’entrais donc à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents servirent à payer mes frais de scolarité. Au bout de six mois, je n’en voyais toujours pas la justification. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.
Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal. Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. J’étais fasciné.
Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.
On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.

Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire  ?

Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, dix ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.
C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien. Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes.
Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.
Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.
Pendant les cinq années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse.

steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetTout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.

 

Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie ?

Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. » Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les trente-trois années écoulées, je me suis regardé dans la gla-ce le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement.
Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel. Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur.
Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas. Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : « Préparez-vous à mourir. » Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les dix prochaines années. Ce qui signifie essayer de faciliter les choses pour votre famille. En bref, faire vos adieux.
J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin. J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie. On m’a opéré et je vais bien.
Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années. Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir. Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir.
Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres. Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité.
steve jobs,informatique,ordinateur,mac,cancer,résilience,témoignage,courage,génie,actualité,monde,deuil,hommage,internetVotre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.
Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog , l’une des bibles de ma génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en livre de poche, trente-cinq ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes.

Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog . Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure. Dessous, on lisait : « Soyez insatiables. Soyez fous. » C’était leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi. Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite.
Soyez insatiables. Soyez fous.
Merci à tous."

Steve Jobs

11/09/2011

Témoignage de l'accueil dans ma famille d'un ancien drogué et dealer, par le biais d'une association grenobloise. Récit d'un "point-virgule" douloureux.

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On se rappelle du crime atroce commis à Lauris, dans le Vaucluse, le 9 février 2009. Emmanuelle Letru avait 27 ans et attendait un enfant. Elle devait accoucher dans les jours suivants, lorsque des individus ont pénétré dans la maison conjugale et ont tué par méprise cette jeune femme, déjà maman d'un enfant. Ils voulaient en fait éliminer son compagnon et futur papa du bébé en attente, dans une expédition punitive. Cet homme était un ancien drogué, toujours en traitement de substitution de sevrage.

 

Son passé l'a rattrapé, pour son plus grand désespoir. Les meurtriers, au moment des faits, étaient sous l'emprise de la drogue et de l'alcool.

 

Tout le monde a droit à une chance, la chance de recommencer une vie. Le compagnon d'Emmanuelle Letru voulait y croire et penser à une nouvelle vie.

 

k3149907.jpgEn 2009, j'ai voulu donner une chance à un jeune homme de 24 ans, ancien drogué et sortant juste d'un centre de désintoxication. Il est arrivé chez moi le même jour où Emmanuelle a été enlevée à la vie. L'association qui m'a confié Amir a été heureuse de voir que je prenais à coeur l'accueil de ce jeune et me rendait régulièrement visite pour voir si tout allait bien. Une éducatrice venait chaque semaine discuter avec moi et avec mon protégé, afin de surveiller son état d'ancien drogué encore en traitement de substitution et aussi pour examiner l'avancement de son accueil et accompagner son insertion au sein du monde.k1692245.jpg

 

J'étais censée en tant que famille d'accueil offrir à ce jeune une passerelle entre son passé et son avenir, le présent n'étant qu'une parenthèse dans ma demeure évoquant le doux cocon du papillon à venir... un "point-virgule" entre deux phrases, deux phases de vie.

 

Au bout de trois mois, il m'a été demandé si je pouvais prolonger l'accueil d'Amir, ce qui leur rendait bien service, du fait d'un manque sérieux de possibilités d'hébergement en plus grande autonomie. L'association m'a refait la même demande chaque mois, jusqu'à ce que cinq mois soient presque écoulés.

 

Entre temps, j'ai appris que cet homme avait fait du commerce de drogue au cours de son passé de drogué, avec des drogues dures notamment. Il n'avait jamais travaillé, sauf en vendant ces terribles armes de mort. J'ai compris aussi que des personnes pouvaient vouloir le rechercher et j'ai saisi plus volontiers pourquoi l'association refusait à ce jeune homme l'accès au téléphone de la maison, sans avoir non plus la possibilité de donner mon numéro à qui que ce soit.

 

J'en ai voulu soudainement à l'association de m'avoir confié cet homme, dont l'accueil aurait pu nous mettre en danger, moi et mes enfants. Je considérais que chacun a la responsabilité de ses choix dans la vie et que au lieu de travailler et d'étudier, il avait préféré aller vendre de la drogue à des gamins sans défense. À 24 ans, il avait eu le temps de réfléchir à sa vie. Il avait décidé de changer et je l'avais accompagné mais j'avais un goût amer de protection maternelle vis à vis de ma famille.

 

Le pire est qu'il s'est avéré en fin d'accueil être sournois et enclin au mensonge sur ma famille, sur le quotidien familial et sur son accueil chez moi. Mon fils est alors tombé sur une lettre où il disait du mal de moi à une personne du centre de désintoxication, jusqu'à lire que ce serait ma dernière expérience d'accueil au sein de cette association.

 

Cette dernière s'est protégée en évitant que j'arrive à joindre le directeur, parti en vacances durant l'été. Les éducateurs ont intercepté les informations et se sont camouflés derrière le fait que j'avais eu des conflits avec ma fille adoptive six mois auparavant, prenant ce prétexte pour arrêter tout accueil avec moi.

 

Ma fille ayant dû prendre de la distance avec notre foyer durant plusieurs mois et étant éloignée provisoirement dans un internat adapté aux adolescents en difficultés, j'avais alors pu accueillir ce jeune en lui offrant une chambre pour quelques mois. Toute la famille s'est engagée pour m'accompagner dans cet accueil, puisque mes trois enfants (dont ma fille adoptive qui revenait le week-end) dormaient dans la même chambre, afin de laisser un espace privé à cette personne ayant besoin d'aide. Ouvrir l'espace privé familial à une personne inconnue est un évènement d'un grand poids pour tous les membres d'une famille et aussi pour les enfants, naturellement, car ils sont obligés de laisser leurs parents (ici, leur maman) donner une part de temps et d'attention à un intrus.

 

Le souci était que j'étais une femme ayant juste dix-huit ans de plus que cet homme. On me demandait d'avoir de l'autorité sur lui et de surveiller ses déplacements. Il n'avait pas le droit de sortir le soir et il ne pouvait pas fumer chez moi. Je vivais en appartement, en outre pas très grand, et je dois dire que cette expérience n'a pas été sans angoisses et sans peurs.

 

x17826587.jpgPourtant j'ai rempli ma mission avec coeur, emmenant cet homme sur tous les chemins de balade autour de Grenoble, en sorties familiales aussi et le nourrissant chaque jour avec de bons petits plats. Il était né le même jour que mon fils de quatre ans et nous avions eu la joie de fêter leur anniversaire fin février 2009, avec exactement vingt ans d'écart entre eux.k0244250.jpg

 

Mon fils s'est attaché à lui et lorsque ce jeune homme est parti sans se retourner, suite à cette lettre me dénigrant, celle dont j'ai parlé plus haut… cela a été très dur de mettre des mots sur le fait que parfois des personnes qu'on affectionne et qu'on protège peuvent ne faire qu'un passage et ne jamais revenir. Amir n'a pas dit un seul merci et je n'ai jamais eu de nouvelles.

 

L'association ne m'a jamais remerciée pour mon travail et le directeur n'a pas bougé pour me convoquer et savoir quelle souffrance pouvait rester de tout cela.

 

Durant tout le temps de cet accueil, je n'étais de plus pas payée en feuilles de paye mais en indemnités, qui équivalaient à sept cent euros par mois réglés par chèque. Considérée comme une famille d'accueil semi-bénévole, on pouvait me jeter à la poubelle sans état d'âme.

 

PAA186000054.jpgJe considère que cette association a fait du tort à ma famille, à mon jeune fils et à moi-même en ne nous ayant pas protégés du fait de m'avoir confiée un homme majeur, ancien dealer, et en ayant fait état de négligence et surtout de non reconnaissance d'un travail que j'avais mené à bien, d'une mission que j'avais honorablement remplie, puisque le passage d'Amir dans notre famille devait le remettre en selle avec le monde, comme une antichambre entre le passage en centre de désintoxication et sa nouvelle formation, formation qui s'est avérée salutaire pour lui.

 

Le fait d'avoir été pour cet accueil une femme seule a donné le droit à cet homme de partir la tête haute, sans dire un seul merci et en me rabaissant par le dénigrement.

 

J'en souffre encore car ces mots, c'est la première fois que je les dis et que j'arrive à raconter cette histoire.

 

Mon fils qui avait déjà perdu son papa -un an avant- a perdu un grand frère de la même origine que son père né en Algérie. Des résonances se sont tues à jamais, avec des larmes versées pour les absences des morts mais aussi des vivants.

 

Je dépose ce témoignage sur la place de Grenoble afin qu'il ne soit pas lettre morte.

Je suis consciente que tout cela est très grave et j'espère que tous les protagonistes de cette histoire pourront lire cet article.

Merci de m'avoir lue. 

 

Chloé LAROCHE

 

Nota : le prénom du jeune accueilli a été changé pour ce témoignage.

 

17/12/2010

Il était une fois une petite fille enfermée par son père dans une tour. Elle ne s’appelait pas Raiponce mais lui ressemblait beaucoup.

15445-68MV.jpgJe vais vous raconter l’histoire vraie d’un conte de fée.

 

Il était une fois une petite fille enfermée par son père dans une tour. Elle ne s’appelait pas Raiponce mais lui ressemblait beaucoup. C'était moi.Unknown-1.jpeg

 

Elle ne pouvait aller dans le monde sans qu’elle entende des paroles blessantes de son père sur le monde extérieur.

 

Et il l'empêchait de créer des liens, la gardant à la maison et ne lui permettant pas d'aller à l'école.

 

gs325069.jpgIl lui faisait vivre un autre monde, un monde créé de ses propres rêves, de sa folie, de ses propres blessures. Il disait qu'ils devaient faire revivre une race perdue comptant sur leur présence ici-bas pour recréer un nouveau monde écartant celui qui était présent.

 

Mais la petite fille avait dans le coeur l’amour des autres et plein de fenêtres dans son être profond ouvertes sur les autres hommes, les autres femmes et les enfants.k2230670.jpg

 

Et c’est cela qui l’aida à tenir et à s’échapper un jour de sa tour.

 

Mais elle garda dans son coeur les traces de coups et les insultes d’un père qui ne respectaient pas la pureté et l’innocence de ses enfants, voulant noircir leur âme et leur inculquer la haine d’autrui. Elle garda dans son coeur à jamais indélébiles les pleurs et les cris de son frère, à jamais les sourires perdus d'une enfance meurtrie.

 

k2308981.jpgSon père ressemblait à cette mère abusive ayant volé la princesse Raiponce à ses parents. Cette mère tentait à chaque fois qu’elle voyait sa fille de la maintenir sous son joug et de faire en sorte de lui faire perdre toute confiance en elle. Mais la jeune fille était bien plus forte et puisait cette force dans sa propre âme, reconnaissant en secret la beauté du monde et cette liberté qu’elle retrouva un jour et qui ornait son être tout entier.

 

Notre jeune fille, à l'âge de dix-huit ans, regarda le monde en face et se construisit un chemin où la peur n’était plus de mise et où elle devint la reine de son propre destin, oubliant toute la culpabilité d’un père qui disait mourir si elle ne l'alimentait pas de sa présence et de l’offrande de sa vie à sa mission erronée.

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La jeune fille devint femme et dut se libérer de l’image de ce père pour trouver son prince mais elle resta enfermée dans l’amour de ce père et dans cette tour dont il fallait qu’elle se libère. Tour invisible qui lui faisait toujours rencontrer des enfermeurs de liberté et des destructeurs de sa propre confiance.k0200760.jpg

 

Elle dut faire un gros travail pour se libérer de cette tour et de son passé afin de rencontrer une personne qui ne serait plus un geôlier.

 

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009021.jpgUn jour, bien plus tard, elle rencontra un homme enfermé lui-même dans une tour depuis des années. Alors elle renversa les rôles et se fit prince pour aller voir sa princesse et lui rendre visite le plus souvent possible.

 

Elle s’émut de cet homme qui avait eu les mêmes souffrances qu’elle et qui n’avait pu de toute sa vie sortir de sa tour, enfermé par sa mère par mille sortilèges l’empêchant d’être libre.Unknown-2.jpeg

 

Il l’attendait à sa fenêtre et était heureux de la retrouver. Elle était heureux de grimper jusqu’à chez lui mais lui n’arrivait pas à sortir de sa tour et à lui dire qu’un jour, il viendrait chez elle.

 

k0737017.jpgAlors il étouffait et comme il était un homme, il s’en voulait mais restait enfermé dans sa tour. La princesse étouffait aussi et ils se disputaient car le feu brûlait de deux enfances terribles qui avaient créé un couple insoluble.

 

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La princesse n’hésitait pas à aller chercher son prince jusque dans sa tour intérieure quand parfois il refusait son amour, leur amour, quand il disait que tout cela ne servait à rien.051006.jpgUnknown-6.jpeg

 

La jeune femme s’était tant battue dans sa vie pour acquérir sa liberté et pour briser la tour infernale où son père l’avait placée... qu’elle avait toujours la force de revenir même quand son prince la décevait ou ne voulait plus de ses baisers, dans les moments de refus extrêmes de la vie qu'il traversait.

 

C0028194.jpgElle comprenait que lorsque l’enfant a été brutalisé, battu, privé, humilié... l’homme qui grandit garde des séquelles à vie. Elle-même avait vécu les mêmes choses, parfois on lui avait tapé la tête contre les murs, parfois on l’avait privée de manger, parfois on l’avait humiliée à en mourir... mais elle avait pu s’enfuir un jour, à la force de son étoile.

 

Et elle était là, au pied de cette tour d’un homme qui ne voyait plus son étoile et qui même parfois ne voyait plus l’énergie de cette femme qui grimpait le voir et qui l’aimait.

 

Jusqu’au jour où elle eut un accident de parcours et elle ne put venir le voir.

Il ne reçut donc plus jamais de visites.

Elle pensait peut-être le voir mais elle ne vit jamais personne venir.u16966675.jpg

 

Car les tours sont telles que les êtres sont prisonniers de leur passé.

 

Et l’homme resta seul jusqu’au jour où soudain il se dit que le monde

pouvait être plus beau que les nuages intérieurs, se demandant aussi si sa belle était encore vivante.

 

bxp63152.jpgIl arriva à la retrouver et à lui montrer que son enfant intérieur était guéri et qu’il s’était libéré de l’emprise d’une mauvaise sorcière qui l’avait ensorcelé par sa haine du monde et par la peur de tout : sa propre mère.

 

Ils s’aimèrent de nouveau et la jeune femme n’eut plus jamais de tour à grimper ni de bisous à mendier à son chéri.k0873873.jpg

 

Chloé LAROCHEpr77000.jpg

 

 

Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images). Sauf les six dessins du film Raiponce qui proviennent du film lui-même des productions © Walt Disney Studios Motion PicturesUnknown-5.jpeg France.Unknown-4.jpeg

13/04/2010

Mon article pour Martin qui a été agressé dans ma ville samedi soir jusqu'à tomber dans le coma. Mon propos sur la haine et mon agression par une bande à Caluire.

imagesFf31sZ.jpegBonsoir à tous et toutes,

 

Je pense très fort à Martin qui a été agressé dans ma ville de Grenoble samedi soir. Il voulait juste sortir avec trois amis et le destin les a fait croiser une bande venue du sud qui a violemment pris à partie Martin et l'a tabassé, jusqu'à donner des coups ayant pu être mortels.images8qc4LE.jpeg

Martin est sorti du coma dimanche suite à plusieurs coups de couteaux et des coups violents à la tête et ailleurs. Il sera malheureusement marqué à vie, avec des séquelles importantes, selon les médecins.

Depuis, j'écoute et je lis les propos des citoyens.

Certains parlent de l'origine raciale des agresseurs, disant que c'est une agression anti-blanc, anti-français... Des propos d'extrême-droite en découlent sans grande surprise.

D'autres parlent du rétablissement de la peine de mort dans des cas comme celui-ci et disent que ces jeunes qui ont agressé Martin sont perdus et "irrécupérables" et qu'ils doivent faire trente ans de prison.

D'autres encore incriminent les parents, disant que le mal vient de l'éducation laxiste des parents d'aujourd'hui, lesquels n'ont plus aucune autorité sur les jeunes et les laissent sortir à n'importe quelle heure.imagesH6J0pz.jpeg

imageswcnaY4.jpegJe pense que la haine n'a pas de couleur et que cette mauvaise plante pousse dans le coeur de celui qui la laisse pousser, parents derrière ou pas. Je pense que la haine se sème en regardant certaines images, certains films, en jouant à certains jeux vidéo, en regardant le monde se fendre et en n'ayant plus aucun repère.

La haine arrive quand l'amour a déserté, quand la rancoeur a pris le pas sur la compassion, quand la colère intérieure a tout rasé, quand le jeune n'a plus une seule rose à protéger dans son coeur et son âme. Alors en souffrance, il fait mal. Il agresse, insulte.

Quand il y a groupe, le phénomène s'amplifie et cela explique que l'individu agresseur en bande a moins de barrières morales puisqu'il se sent soutenu et épaulé par le groupe. La bande donne le même effet que l'alcool : cela donne une exaltation, une dés-inhibation, une énergie qui soulève des côtés sombres intérieurs sans recul et sans rempart de conscience ou de morale.

imagesGRR1mL.jpegJ'ai vécu cette expérience de l'agression d'une bande, bien sûr sans commune mesure avec la terrible agression de Martin. En plein jour, alors que je conduisais mon taxi à Caluire avec un client -pour lequel je faisais un transport en assistance après un accident- nous avons été agressés par une bande de jeunes avec des pétards dans un embouteillage et j'ai reçu un pétard qui a éclaté près de l'oeil, avec en plus des insultes et des menaces.

Je n'oublierai jamais la haine que j'ai vu dans le regard de celui qui m'a lancé ce pétard alors qu'il ne me connaît pas et qu'en un clin d'oeil, j'étais agressée violemment. Cette haine m'a figée sur place en plus de la douleur et de la peur, ainsi que la fuite des témoins et la fuite de la bande devant la police et les pompiers arrivés sur place.imageshpQtbB.jpeg

Je pense qu'on ne peut rien contre cette haine, à part pardonner profondément en tant qu'agressé afin que la violence ne continue pas la violence. Il y a des personnes formidables sur terre, qui font du bien, comme les pompiers qui se sont occupés de moi, comme le personnel des urgences, comme mes collègues ambulanciers... Aussi la solution est de rejoindre cette chaîne humaine qui a opté pour la solidarité et l'entraide humaine.images.jpeg

Chloé Larocheimages1Tqk5h.jpeg13029568.jpg

25/12/2009

J'écris à un adolescent qui frappe sa mère. À tous les adolescents qui frappent et terrorisent leurs parents.

gs343077.jpgLettre à un adolescent qui frappe sa mère,



Je viens te parler et tout d’abord te souhaiter un joyeux Noël.1780153.jpg

Ta mère a encore appelé le numéro vert “Jeunes Violence Écoute” mais tu ne le sais pas. Tu ne vois pas ses larmes et son désespoir.

Le numéro de Jeunes Violence Écoute est le 0 800 20 22 23.

Là-bas, ils reçoivent près de 650 appels par an de parents dans le cas de ta mère. Certains se font gifler, d’autres insultés tous les jours par leur fille, leur fils. Certains parents sont menacés de mort.images.jpeg

Toi, cette semaine, tu as poussé ta mère contre un mur et je ne répèterai pas ici ce que tu lui as dit.

Pourquoi cette haine, cette violence ? Pourquoi la laisser envahir ton coeur jusqu’à humilier ta mère, jusqu’à arracher le cordon comme on coupe un arbre qui nous embarrasse.

ks110392.jpgLe cordon de ta naissance existe ; il vit, même coupé par des ciseaux ; le lien physique et affectif existe et ta mère sera toujours ta mère, celle qui t’a donné la vie, celle qui t’a allaité, celle qui est allée travailler pour te nourrir, celle qui a passé cent nuits blanches, celle qui a eu peur de te perdre quand tu étais très malade, celle qui t’a toujours protégé de tous les dangers.bn267037.jpgbxp32798.jpg

Tu n’es pas devenu cet homme qui veut le pouvoir dans la maison et faire ce qu’il veut, au mépris des personnes autour ?!

Tu n’es pas devenu cette ombre qui insulte et méprise, qui domine avec sa force et qui terrifie son entourage ?!

Tu n’es pas devenu le crocodile qui te faisait peur tout petit, le requin qui croque tout ce qu’il trouve même si on dit de lui parfois qu’il est inoffensif... pour sauver ce qu’il reste de gentil en lui ?IS543-033.jpg

Ta mère va en être réduite à porter plainte un jour contre toi, même si elle ne l’a pas encore fait, par amour et... parce qu’elle pardonne tout.

Tu le sais et tu en joues. Tu joues de sa peur. Tu joues de ta force. Afin d’obtenir ce que tu veux. Afin de régner en maître.



k0045393.jpgMais tu as encore besoin de limites et tu en demandes. Tu as besoin qu’on puisse s’opposer à toi et... te laisser tout faire n’est pas la solution. Tu as besoin de tierces personnes qui pourraient venir aider ta mère : éducateurs, justice, juge des enfants, police, psychologues, amis, famille.

Ta mère a attendu longtemps dans le désarroi, trop longtemps. Elle est en dépression. Plusieurs fois, tu aurais pu devenir orphelin car elle a eu envie de mettre fin à ses jours. Voir son enfant nous battre ou nous menacer de mort, nous insulter des pires mots comme “va te faire enc”... est insupportable pour une maman.images2H85dq.jpeg

Aujourd’hui, les enfants ont grandi en étant gâtés par la technologie, en étant gâtés par leurs parents qui offrent tant, en étant pris dans une communauté sociale qui mêle l’abondance d’une société de consommation avec la peur des lendemains sans travail, avec la peur d’une terre qui se réchauffe et d’un futur imprécis, incertain.

BCP043-60.jpgQuand le sol se dérobe sous nos pieds et dans nos têtes, on peut être tenté de se défouler sur nos proches... mais ce n’est pas la solution, n’est-ce-pas ?!

Si tu mettais un peu d’amour dans tes gestes, dans tes mots... si tu voyais ta mère comme celle qui t’a donné la vie et t’a élevé... Et pas comme une femme que tu détestes parce que tu te prends pour l’homme de la maison, que tu n’es pas.ispi052097.jpg

Si tu prenais tes peurs, tes angoisses, tes envies de frapper... et que tu les mettais en un autre endroit que sur ta mère ? Tu pourrais aller faire de la boxe, des arts martiaux, apprendre une discipline, un ordre de vie, des limites naturelles enseignées. Tu pourrais aller courir, écrire des mots sur un cahier et le jeter dans la rivière... pour que personne ne reçoive ta haine, sauf l’univers.KS95587.jpg

Je vais te laisser et t’offrir quelques textes d’adolescents comme toi qui ont écrit dans le livre : “Poèmes d’adolescents / Avec ces quelques mots qui enfantent le jour” (Pédagogie Frénet-1974).BCP043-61.jpg

En ce jour où des enfants pleurent de faim et de misère, où des sans-abris dorment dans leur voiture ou dans la rue et pleurent ceux qui sont morts avant eux (265 sans-abris morts en 2008), en ce jour où des parents orphelins pleurent leur enfant décédé de maladie ou d’accident et regardent tristement le sapin planté sur la tombe...

Promets-moi de mettre ton énergie et ton envie de tout casser... à des causes justes... et non contre ta mère.

Chloé Laroche

imagesESoqva.jpeg__________________

“Il fait froid dans mon coeur comme il fait froid en hiver.
Un singe tremble dans la neige.

Il gèlera dans mon coeur comme il gèlera en hiver.
Un singe tombera dans la neige.

Un singe MOURRA dans la neige.”

(Marie-Odile, classe de troisième)


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“Il s’abat des oiseaux sur toutes les vitres
Le sang gicle à chaque giboulée.
Il fait froid au-dehors
Et mon coeur est glacé
de cent mille averses
Qui m’inondent d’une grande tristesse.
Pas une larme de soleil
Pour déchirer un ciel impitoyable.
Les oiseaux meurent par milliers
Et s’abattent à jamais
Sur des vitres mouillées
Par le sang des années.”

Marie-Claire (classe de seconde)adolescent,violence,parent,mère solo,jeunes violence écoute,numéro vert parent battu,haine,insultes,éducation,société,noël,consommation

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“Le jour où les voitures reposeront
en tas
Leurs roues tournant en vain
Nous courrons le long
des autoroutes vides
Criant, hurlant, chantant,
Fort, fort, fort.”

Olivier (classe de Première)

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“Je rechercherai parmi les brumes du désert une voix humaine
J’écouterai à l’aube de l’humanité, la plainte d’un clavier
Je chanterai le délire d’une étoile éteinte par la foudre des hommes
Je maudirai les canons et leurs bruits sourds aux oreilles de Dieu
Je renierai les fleurs enflammées par le poison du coeur
Je serai hanté par l’arme de la mort dansla nuit souveraine
Je rechercherai l’homme de la mer et sa prière tintant aux larmes du soleil
Je pleurerai sur la tombe désemparée de la paix
J’adopterai l’enfant semé dans la terre du malheur
J’aimerai la mer et son visage doux comme l’amour
Je trouverai l’Homme errant dans la vie comme la bougie éclairant le jour
J’implorerai la voix chantant l’espoir d’un monde meilleur
J’adorerai le soleil comme une idole
Je haïrai le sang lâche.”

Anne-Marie (classe de Troisième)

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______________________________________________________________   JOYEUX NOËL À TOUS !! Chloéadolescent,violence,parent,mère solo,jeunes violence écoute,numéro vert parent battu,haine,insultes,éducation,société,noël,consommation


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15/03/2009

Roulant chaque jour de quatre à huit heures pour mon métier, je témoigne de feux rouges grillés devant mes yeux et au mépris de la vie des autres automobilistes. Coup de colère et un mois de compte-rendu journalier de conduite routière.

Bonsoir à tous et toutes,

panneaux-insolites-swaziland-1151657730-1157632.jpgAujourd'hui, comme chaque jour, je suis témoin dans ma ville de Grenoble, et notamment lorsque je traverse en voiture les quartiers Léon Jouhaux, Abbaye, Teisseire... je suis témoin d'actes de violence routière et de feux rouges grillés.

Je suis une professionnelle de la route, roulant pour conduire et accompagner des personnes handicapées, des adolescents autistes et handicapés mentaux, des personnes âgées. Je roule entre quatre heures et huit heures par jour, essentiellement en ville.

Ma priorité est de laisser passer les piétons, chaque fois qu'ils attendent pour traverser, devant un passage piéton. Je ralentis au maximum dès que je vois un enfant près de la chaussée ou quand je suis dans une voie étroite avec des piétons en danger d'accrochage. Je fais aussi très attention aux vélos et aux motos, avec une distance de sécurité importante. Je ralentis à l'approche des feux, même si c'est vert, de façon à pouvoir m'arrêter à l'orange, et je regarde toujours à gauche et à droite lorsque le feu passe au vert pour moi... afin d'éviter la mort ou l'accident lorsqu'une autre voiture grille le rouge. panneaux-insolites-namibie-1391321544-1153853.jpg

Toutes ces précautions m'ont évité de nombreux accidents et font que je suis toujours en vie, alors que je roule beaucoup. Mes passagers sont aussi en vie. Et j'ai tous mes points sur mon permis.

J'écris cet article aujourd'hui pour témoigner de mon expérience et de mon rôle de témoin sur la route.

autres-insolite-guadeloupe-1390638350-1219090.jpgAinsi, j'ai été témoin il y a quelques jours d'une voiture, rue Léon Jouhaux, qui n'a pas hésité à doubler les deux voitures devant elle... arrêtées à l'instant au rouge... pour traverser le carrefour où se trouve l'école Jules Ferry, au croisement avec la rue Moyrand. Le conducteur a vu les deux voitures devant lui s'arrêter et a doublé pour traverser au rouge, au mépris des voitures passant au vert et des piétons !!!!!

J'ai été témoin aussi d'une voiture venant derrière moi, de la cité Teisseire... me doubler avec agressivité, alors que je m'arrêtais au rouge, au croisement de la rue Léon Jouhaux avec l'avenue des Jeux Olympiques, et traverser le carrefour comme une furie, en direction du lycée Argouges. À ce carrefour, soyez très prudents, car j'ai été témoin de plusieurs incivilités routières.

L'autre jour aussi, en trois minutes d'intervalle : deux feux rouges grillés devant moi par deux véhicules différents ; l'un devant l'IUFM, avenue Marcelin Berthelot, au feu de la rue Marcel Perreto, puis un à la sortie de la rue Ponsard en arrivant sur l'avenue Jean Perrot. autres-urbanisme-france-1314091803-1118507.jpg

Une autre fois, au carrefour de la rue Jeanne d'Arc avec la rue Claude Genin, une voiture passe en trombe au feu rouge. Et ce n'est pas la seule fois en cet endroit.

Ces quartiers sont une "zone de non-droit" pour la circulation routière. Alors, soyez prudents. Ouvrez grands vos yeux et roulez doucement. Même si vous énervez les gens derrière. 

Et ceci, partout... car des feux rouges grillés ou des piétons qu'on ne laisse pas passer... j'en vois partout. Ainsi que des priorités non respectées et des conducteurs énervés, qui n'aiment pas qu'on soit prudent aux carrefours.

Je vois aussi un nombre inquiétant de conducteurs qui ne connaissent pas l'emploi du kit mains-libres et qui téléphonent sans complexe avec l'appareil collé sur l'oreille. Et combien d'enfants sans ceinture... Combien d'enfants sur des vélos, enfants non attachés et sans casque. Le sourire du papa ou de la maman, fier de ménager une planète en souffrance en promenant son enfant en vélo, serait figé glacial de voir son enfant faire un vol plané mortel lors d'un choc avec une voiture.

L'important est de rester maître de son véhicule afin qu'il ne devienne pas une machine à tuer ou une roulette russe.

panneaux-insolites-france-1235322652-1133425.jpgAfin qu'il demeure un outil respectueux d'autrui et surtout de ceux qui nous rencontrent et qui sont vulnérables : les piétons, les vélos, les motos, les enfants.

Bonne soirée !

Chloé Laroche

PS : Je compte poursuivre ces jours-ci une chronique journalière des infractions routières constatées dans ma ville, avec des détails témoignants de la violence routière quotidienne.

 

 

06/03/2009

Ma lettre à Dylan, ce petit garçon de sept ans séquestré par ses parents... Sept ans de calvaire dans la pire des prisons. Mon témoignage d'enfant non scolarisée et enfermée dans un système familial sectaire et fermé.

 

thumb_bb.jpgDylan,

 

Tu es enfin libre.

Tu as vécu sept ans de calvaire dans la pire des prisons.

Je suis désolée de tout ce que tu as vécu et tous les Français sont désolés. Nous sommes attérés et très tristes de l’enfer que tu as traversé, enfermé dans cette pièce sans soleil, sans lumière. 

Nous sommes très nombreux à avoir pleuré en entendant ton histoire sur les ondes.thumb_294924610_small.jpg

Nous ne comprenons pas pourquoi il a fallu autant de temps pour qu’on te délivre de tes supplices, pour que les services sociaux réagissent et t’enlèvent à cette pièce horrible, à cette maison sordide, pour que ton sort inquiète le monde et que le monde bouge. On dirait que le monde est comme un train qui ne bouge pas, malgré les évidences, et pour qu’il démarre, il faut une locomotive tirée par des bras humains qui arrivent à en faire bouger d’autres, mais cela paraît si long, si désespérant.

Je t’imagine dormant sur ton matelas et j’éclate en sanglots, quand je sais que tu dormais dans ton urine depuis des années, que tu n’allais pas à l’école, que tu n’avais pas d’amis, que ton père te battait, que tu restais seul des heures et des heures, sans livres, sans films pour enfants, sans calins, sans bisous, sans promenades, sans goûters d’anniversaire ni repas en famille, sans Noëls et sans rires d’autres enfants, sans la compagnie de ton petit frère, sans les bras protecteurs de ta mère.

Maintenant, tu vas te reconstruire car tu possèdes toutes les capacités pour récupérer le temps perdu. Tu mordras la vie à pleine dents, car tu en connaîtras la valeur.

IS693-042.jpgMoi aussi, j’ai vécu enfermée, enfermée dans un monde construit par mon père. Je ne suis jamais allée à l’école. Je n’avais pas d’amis, sauf mon frère cadet qui vivait la même chose que moi ; j'ai eu plus tard un autre frère puis une soeur. Nous vivions dans l'idée générée par notre père que nous étions "autres", que nous étions la résurgence d'un peuple originel devant garder les valeurs des divinités anciennes... que nous étions les descendants cachés d'une élite gardienne du passé lointain d'un monde infiniment plus avancé humainement parlant. Afin d'être fortifiés pour cette "mission" très lourde, nous avons eu à une certaine époque les douches froides au réveil... ainsi que d'autres procédés spartiates.

Il fallait lire toute l'oeuvre écrite par mon père sur ce monde qui lui revenait en mémoire, se taire sur notre vie et préparer des fêtes aux dieux, écrivant des poèmes aux représentants de la nature. Il fallait se taire encore, participer aux rituels de plus en plus perfectionnés, obéir au doigt et à l'oeil, apprendre en rentrant que mon chien avait été tué parce qu'il ne plaisait plus à mes parents, de par son comportement, et hurler en dedans devant l'acte monstrueux accompli. Il fallait se taire quand l'un de nous était frappé ou humilié. Il fallait taire la folie, celle dont on était les témoins. Se taire quand un jour mon père a parlé de suicide collectif parce qu'il ne voyait soudain plus d'issue à son projet immense. 

Mn_PERSO011.jpgCet homme avait une "mission" pour nous, sa "communauté", et pas question pour nous, ses enfants, de nous enfuir de cette responsabilité filiale. Nous devions, au mépris de notre chemin personnel, poursuivre son oeuvre et agrandir la communauté. Il prônait l'inceste entre frères et soeurs, prenant l'exemple des rois égyptiens qui pratiquaient cela il y a très longtemps pour ne pas se mêler à d'autres familles... Il espérait secrètement que nous nous marierions ensemble, mon frère et moi, et... il avait le même projet pour mes petits frère et soeur, qui avaient eux-même dix et quinze ans de moins que moi. Quand un homme très intelligent se met à défendre l'inceste, avec autant de véhémence que mon père le faisait, cela fait froid dans le dos et fige l'âme des enfants et des adolescents victimes de cette idée criminelle. Quand le monde extérieur fait si peur qu'un parent n'a plus que l'issue de marier ses enfants entre eux, la folie exprime son enfer le plus affolant. Heureusement, l'idée d'inceste n'est restée que dans le projet, que dans la terreur laissée dans nos âmes.k0210672.jpg

J’ai dû attendre d’être majeur pour sortir de cet enfer, enfermement moral et physique orchestré par un père insultant, coléreux et dictatorial. Mes seuls bonheurs était la musique, qui a été ma seule amie, et les livres de l’immense bibliothèque de mes parents, dans lesquels je découvrais le monde comme une fenêtre ouverte sur les autres, ces “autres” dénigrés par mon père. 

Ma grand-mère m’a avoué un jour qu’elle pleurait lorqu’elle venait nous voir, en ressortant de chez nous. Elle souffrait terriblement de voir notre père être si dur et méchant, si cruel. Elle pleurait mais elle était impuissante, car elle était réprimandé par mon père si elle avait le malheur de dire la moindre chose. Elle l’aimait et pour le garder, elle se taisait. Ma mère a fait pareil. Elle aimait tant mon père qu’elle n’a rien dit.

304969590.jpgDans notre cas, pour nous les quatre enfants de cette famille, personne n’a bougé, personne ne s’est inquiété, personne n’a demandé de compte à mes parents sur la façon d’éduquer leurs enfants. Quand mon père m’a jetée dans les orties pour me fortifier, c’était près de la maison... Il y avait des voisins. J'avais six ans. Quand mon frère cadet pleurait et hurlait, il y avait des voisins. Quand mon père nous insultait et nous terrorisait, il y avait des voisins. L’école n’est jamais venue non plus pour voir où nous en étions et la société ne s'est pas demandé pourquoi, à la campagne comme en ville, des enfants ne vont pas à l’école.

La famille savait mais s’est tue, car dans ces affaires, la dénonciation dans son propre clan est mal vécue. Les grands-parents ont des liens avec les parents. C’est encore leurs petits dans le coeur et ils préfèrent penser que cela va passer. Que le temps arrangera tout, que le Ciel se chargera du reste.Mn_9a.jpg

Comme pour toi, Dylan.

Comme pour mes frères et ma soeur.

Comme pour moi.

www.casafree.com.jpegSache que nous nous en sommes tous sortis, que nous nous sommes reconstruits, que nous avons travaillé sur nos cauchemars, que nous sommes solidaires les uns des autres... et que bien que des nuages hantent notre enfance, nous sommes devenus des adultes responsables, battants, solides, libres de penser par nous-mêmes, enthousiastes et heureux de vivre.

Je te souhaite d’y arriver aussi et de trouver la force en toi de “pardonner” à tes parents, c’est-à-dire de leur laisser ce qu’ils t’ont fait et de vivre libéré de ce poids si énorme. Je te souhaite de trouver d’autres personnes qui t’aimeront comme tu le mérites et d’ouvrir les pages du monde avec bonheur et mille surprises heureuses.

Je t’envoie plein de bisous et de pensées ensoleillées.

 

Chloé Laroche

 

P.-S. : Voici ce que j'ai écrit dans un autre article sur mon enfance et mon adolescence... 

J’ai passé mon enfance dans une liberté enfermée, une sorte d’enfermement ouvert sur l’intérieur. Mon père nous a élevé, mes frères, ma soeur et moi, dans un univers à part, au coeur du monde “normal” qui continuait de tourner.

Il y a six ans, je l’ai vu si triste, son dernier fils quittant le foyer parental. Il n’était pas triste... il était anéanti. C’était tout un monde qui s’effondrait. Son monde. Et moi, sa fille, je regardais impuissante le naufrage d’un navire qui s’abîme. Moi aussi, j’ai quitté le navire, il y a quelques années.... il y a plus de vingt ans. Cela n’a pas été sans fracas, sans chantage affectif paternel et sans culpabilité sous-jacente d’avoir abandonné un père exclusif et persuadé que ses enfants allaient reprendre le flambeau des “Amaranthes”, cette civilisation originelle que nous étions sensés faire renaître. J’étais une “traître” pour la communauté, terme qui remplaçait chez moi le mot “famille” et j’ai dû porter cela durant des années.

Se libérer de l’enfermement pour suivre son propre chemin et faire ses propres choix est une tâche périlleuse, quand on sort de dix-huit années de prison mentale, prison où on nous répétait que les autres étaient médiocres et couraient à leur perte spirituelle par ignorance, bêtise humaine, nivellement par le bas et médiocrité générale. Ce qui m’a sauvée, c’est que dans mon coeur vivait une étoile à laquelle j’ai suspendu ma vie et qui me disait d’aimer les autres, d’aimer l’humanité, de ne pas juger autrui avec désinvolture ni mépris, mais de tendre la main à cet autrui qui était pour moi un frère sur la terre, même inconnu.

Je me souviens alors que j’étais petite... un jour, je devais écrire un texte sur le Dieu sans Nom. Ce dieu-là était une divinité sans pitié, punissant tout parjure et manquement à ses promesses. Divinité inaccessible aussi. On m’avait appris que tous les dieux avaient leur importance. Aphroditè, Ariadnè, Dionysos, Poseïdôn, Gaïa... tous les dieux d’une civilisation originelle qui devait renaître grâce à notre famille, choisie entre toutes. Mais pourquoi c’est tombé sur nous, bon sang !!! Mon père était sensé recevoir l’enseignement par écrits inspirés, écrits qu’il nous faisait lire. Nous étions les “descendants” d’un peuple qui était “autre”. Ce mot “autre”, est ancré dans ma chair et ma mémoire, comme une marque de fer rouge.

Tous les dimanches, nous fêtions une divinité. Chacune représentait une face de l’univers, un mystère des mythes de l’humanité. Chez nous, il n’y avait ni radio, ni télévision. L’école était bannie. L’instruction se faisait par correspondance ou par mes parents, pendant l’école primaire. Car l’instruction est obligatoire, mais non la scolarisation. Nous étions bien isolés, comme un bijou dans son écrin. L’écrin cependant n’était pas tendre. Pour fortifier ses enfants, mon père tirait profit de méthodes spartiates : douches froides le matin, stations aux coins des murs comme punition, pas un mot ou un rire jaillissant de la norme communautaire, chapitres dignes des meilleures monastères, privations de repas, corrections, épreuves sportives poussées et situations d’indépendance limites pour des enfants, comme une descente de rivière seuls en kayak. J’ai même vécu à l’âge de six ans le fait d’être jetée dans un buisson d’ortie par mon père. Ce qui a donné au passage de l’adolescence de l’anorexie passée sous silence... dont je me suis sortie par la force du mental.

Mon père était très sévère. Nous avions peur de lui. Ma mère le laissait faire. Par amour. Par amour pour lui. À l’âge de dix-sept ans, il m’a frappée sévèrement pour me faire avouer que je fréquentais des gens au lieu d’aller à la bibliothèque. Le peu d’amis que j’avais, je les protégeais de la vindicte paternelle. Vivre sans amis, sans cinéma, sans un minimum de liberté, avec interdiction de manger un aliment cuit est plutôt difficile.

Mon père, ce jour-là, m’attendait donc dans le salon. Mon frère m’avait prévenu à mon arrivée qu’il était très fâché contre moi car notre mère ne m’avait pas trouvée à la bibliothèque où je devais être. Ce jour-là, je m’étais évadée vers un monde ami, une amitié secrète connue de moi seule. J’avais en rentrant le coeur plein de partage, de sourires, de bonheur d’oiseaux libres, de nuages légers dans un ciel bleu espoir. Mais mon père m’attendait. Il attendait cette fille “traîtresse”, cette fille pleine de mensonges, de cachotteries, cette fille qui aimait autrui, cette enfant attirée par le reste du monde, si abject aux yeux paternels.

J’entre donc dans l’appartement. Ma mère se pousse dans un coin. Mon père m’attrape et me fait mal. Il a des yeux terribles. Je voudrais oublier ces yeux, ne les avoir jamais vus ainsi. Il me demande de lui dire où j’étais. Il veut des noms. Même sous la torture, je n’aurais pu parler, ni ne voulais dénoncer. Il m’a frappée. J’avais peur. Il me menaça de me jeter par la fenêtre, de me casser le nez. Ses yeux étaient si sombres. Il ne savait plus ce qu’il faisait, c’est sûr. Mais moi, j’étais là, avec ma frayeur, mes ecchymoses, ma tension grimpée à vingt-et-un. Je pensais mourir. Ma mère n’a pas bougé ce jour-là. Seul mon frère cadet est intervenu, mais il a reçu une claque violente et s’est retrouvé dans sa chambre.

Moi, je me suis retrouvée, excommuniée par mon père, chez ma Grand-mère paternelle Christiane, ma seule confidente et amie depuis tant d’années. Elle a pansé les blessures de mon âme et soulagé mes ecchymoses.

J’ai pardonné à mon père depuis, parce que je l’aime. À ma mère aussi, pour son silence, parce que je l’aime aussi. Et puis, ils ont changé, ils ont évolué, ils ont pris conscience, pris du recul, avec le temps et les années.

Mais voilà, pour en revenir à quelques lignes plus haut, je suis enfant et j’écris sur ce fameux Dieu sans Nom. Il me fait peur. Je pense : “Peut-être me punira-t-il si je ne poursuis pas la mission de mon père ? Peut-être que jamais je ne pourrais vivre ma vie, puisque je dois donner ma vie et mon âme à l’oeuvre immense de cette résurgence d’un peuple. Mon père a bien dit que ce serait un crime envers lui de la part de ses enfants s’ils ne continuaient pas son oeuvre et ce projet d’envergure.”

“Peuple immense s’avance lentement”, comme dans une chanson du Père Duval. Ce peuple vivait de façon originelle sur cette Terre, d’après mon père. Cela se passait à l’origine des Temps. Il y avait la tribu des Véridiques, celle des Silencieux et celle des Accomplis. Ils mangeaient tous crus, ayant banni de leur alimentation toute cuisson par le feu et toute dénaturation quelconque. Ce peuple respectait la terre comme les Indiens d’Amérique le faisaient. Ils voyaient dans la nature mille divinités qu’ils honoraient et faisaient de chaque saison, de chaque solstice et équinoxe, des passages initiatiques à fêter en communauté.

Nous vivions ainsi et je dois dire que malgré la solitude, l’isolement, la sévérité paternelle et le fait de manger totalement cru, j’ai vécu des moments merveilleux dans la nature, en communion totale avec les éléments de l’eau, du feu... Lorsque nous allumions des feux de camp dans la nuit, sous les étoiles, lorsque nous chantions l’hymne au soleil à son coucher ou à son lever, quand nous fabriquions un igloo dans la neige immaculée, quand nous partions en montagne camper sous l’orage. Plus tard, nous nous évadions régulièrement en kayak et en canoë toute une journée sur un lac. Nous dressions un autel avec des pierres et nous disions des textes pour de nombreux dieux, honorant la nature et l’univers. Nous ne fêtions pas Noël, ni n’avions de cadeaux. Quand il le fallait, à certaines fêtes, nous faisions nous-mêmes nos dons, avec le travail de nos mains.

Mon père écrivait et couchait sur le papier des centaines de “souvenirs” de cette civilisation disparue, comme si une vague datant du déluge avait remué le plus profond de son âme. Il a ramené des milliers de pages d’Originel, de mythologies sans nombre datant de l’époque des Titans et même bien avant, selon sa croyance personnelle, bien avant aussi que Zeus n’occupe l’Olympe. D’ailleurs, ce dieu-là ne faisait pas partie de notre paysage spirituel. Il faisait partie des “dieux modernes” introduits plus tard, paraissant sans intérêt dans le monde antique retrouvé par mon père.

Nous étions six sur un bateau, sauvés des eaux d’un continent perdu, pour retrouver la vie d’un peuple d’antan, guidés par un père amoureux fou de la Terre, qu’il avait pris comme mère. Dans ce bateau, je manquais terriblement de liberté, comme si le monde paraissait inaccessible. Du coup, j’ai beaucoup lu, très tôt, dès l’âge de huit ans, dévorant les dizaines d’ouvrages de la bibliothèque familiale, de Rousseau à Maupassant, en passant par tout le reste imaginable.

Je comprends pourquoi en prison, on peut se sentir libre dans sa tête comme Diego, dans la chanson de Michel Berger. C’est parce que dans sa tête, on voyage, on explore le monde, la psychologie humaine, le labyrinthe de la vie. On ne se sent plus seul. C’est ainsi que l’écrivain, à travers ses écrits, tend une main solidaire au lecteur qui le lit. Quand on lit, on est deux au moins. Il y a celui qui a écrit et celui qui reçoit l’écrit. Et puis, ensuite, interviennent les témoignages, les personnages, toute la richesse du récit, qui nous emporte vers la multiplicité et le partage avec le reste du monde.

Tout travail de création est ainsi et c’est en cela que la création est fantastique, car à travers la chanson, la musique, la sculpture, le cinéma, la photo, la peinture, le dessin, la danse... la solidarité tend la main à celui qui est seul, triste, emprisonné, meurtri parfois, cabossé par la vie, déçu, désespéré, au bout du rouleau.

C’est pour cela que j’écris.

Chloé L.

 

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Voir le lien et l'article qui explique tout ce que Dylan a vécu :

http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,4285122,00...

 

Maltraitance - 

Enfant séquestré : la barbarie mise à nu :

 

• Un couple a été mis en examen et écroué jeudi à Millau pour avoir séquestré et maltraité son fils de 7 ans vraisemblablement pendant plusieurs années.

• Le petit garçon n'avait jamais été scolarisé et vivait dans une pièce noire sur un matelas imbibé d'urine.

 

 - le 06/03/2009 - 08h12

   

“Il s'appelle Dylan. Il a 7 ans. Et il a vécu un véritable calvaire. Il "était enfermé depuis plusieurs années dans une pièce qui ne comportait qu'un matelas imbibé d'urine avec un sommier, sans jouets ni meubles", a déclaré jeudi le procureur de la République de Millau, Patrick Desjardins. "Cette chambre ne pouvait être éclairée et verrouillée que de l'extérieur. Les volets étaient constamment fermés. Ce petit garçon vivait dans des conditions pires que dans une cellule de prison et ce depuis plusieurs années", a-t-il ajouté. "Le dénuement total de ce petit garçon a atteint un point extrêmement rare et grave", a-t-il estimé.

 

Le père et sa compagne ont été mis en examen jeudi après-midi pour "privations de soins par ascendant", "abandon moral ou matériel d'un mineur" et "non respect d'obligation scolaire". Le père, âgé de 42 ans et maçon de profession, est également poursuivi pour "violences habituelles sur mineur de  moins de 15 ans". Il a été écroué. La mère est quant à elle également mise en examen pour non-empêchement de ce délit. Son placement en détention provisoire est en cours d'examen. 

   

Signalement lors de la naissance d'un deuxième enfant :Quant à Dylan, il a été placé avec son petit frère dans une famille d'accueil et Dylan fait l'objet d'examens médicaux complémentaires. Les services sociaux avaient commencé à s'intéresser à ce couple, un homme de 42 ans et une femme de 35 ans, lors de la naissance de leur deuxième petit garçon en août 2008. Un signalement avait été effectué auprès de la juge pour enfants de Rodez. Des investigations et le refus des parents de se rendre aux convocations ont conduit les policiers à intervenir au domicile du couple au centre de Millau. Ceux-ci ont découvert un "enfant très affaibli physiquement, manifestement intelligent mais sans aucune éducation", selon le procureur de la République.

   

Le petit garçon, déclaré à la naissance, n'avait jamais été scolarisé. L'enquête pour maltraitances évidentes liées à des négligences et déficiences éducatives se poursuit pour déterminer d'éventuelles violences physiques pour lesquelles "de fortes suspicions existent". 

 

Les voisins sous le choc :Rue Ladoux, les voisins ont appris l'arrestation avec stupeur et exprimaient  leur incompréhension. "C'est un enfant qu'on apercevait de temps en temps. Il ne tenait pas en  place, plutôt turbulent, mais rien ne laissait penser qu'il était maltraité. Pas  de traces évidentes de coups en tout cas", a déclaré leur voisin, Charles. "C'était un petit hyperactif. Parfois, je l'entendais crier surtout l'été  quand ses parents dînaient dehors, mais de là imaginer un tel drame...", a  raconté une autre voisine souhaitant garder l'anonymat.

 

Encore sous le choc, consterné, le voisin qui habite juste au-dessus du couple soupçonné d'avoir séquestré Dylan n'a jamais rien entendu de suspect ni soupçonné des maltraitances de la part de gens qu'il décrit comme "pas très sociables". Pas de cris, pas d'appel au secours de la part de l'enfant qu'il connaissait "de vue", assure cet homme de 30 ans. "On ne le voyait pas souvent. Le peu de fois que je l'ai vu, il avait l'air hyperactif", dit-il, précisant l'avoir aperçu "cet été une ou deux fois", dans le jardin derrière la maison, une demeure ancienne de deux étages, à cinq minutes du centre-ville. Ses parents "disaient qu'il était suivi par un centre social, qu'il suivait des cours par correspondance", ajoute-il.”

(Texte de LCI)

 

22/01/2009

Mon témoignage d'ambulancière et d'accompagnatrice de santé. Cancer, fin de vie, URGENCES, urgence de l'amour.

autres-fleurs-france-1268699042-1199071.jpgLA VIE EST COMME UNE ROSE.

Elle est fragile et solide à la fois. Elle a des épines.

Cruelles parfois.

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1679,1143256345,4.jpgUn soir, en novembre 2002, dans les premiers temps où j'ai commencé mon métier d'ambulancière, je me suis arrêtée sur une vie : celle de Carmen.

Cette dame était en phase terminale d’un cancer de l’oesophage. Elle était maigre à faire peur. C’est le S.A.M.U. qui nous a demandé d’aller la chercher chez elle pour l’emmener aux Urgences...

Une âme crucifiée sur un regard qui n’était plus d’ici.

Arrivée à l’Hôpital, sa demande d’un médicament pour soulager sa souffrance a obtenu cette seule réponse :

-Madame, on vous a trouvé un lit dans une chambre seule. C’est déjà beaucoup. Alors, pour le reste, vous attendrez patiemment que les infirmières de garde vous visitent lorsqu’elles seront arrivées.”

V3030052.jpgCette dame était mourante et on lui demandait d’attendre son tour !?

Attendre sur un lit dans une chambre froide... Non pas froide mais sans chaleur, je veux dire... Sans couleurs aux murs, je veux dire... Sans soutien médical immédiat, alors que nous venions de l’amener en urgence le plus vite possible, passant aux feux rouges à travers la nuit tombée sur la grande ville...1679,1143256345,4.jpg

Pourquoi la fin de vie est-elle encore mise ainsi au rebut ? La réponse est simple : par manque de personnel, par manque de temps, par manque de disponibilité dans un service débordé à certains moments... Par manque de moyens.

Ce soir-là, on m’a refusé le droit d’emmener deux proches en même temps auprès d’elle. Deux parents : son mari et son frère... lesquels nous avaient accompagnés jusqu’aux Urgences. Une seule personne fut tolérée au chevet de cette femme. J’ai donc accompagné son mari auprès d’elle. Son frère est resté dans le sas d’attente...

autres-fleurs-saint-malo-france-1063863946-1221066.jpgAttente de la vie. Attente d’une mort attendue. Attente d’une blouse blanche qui se fait attendre. Attente d’une dame étendue là que je n’oublierai pas... Urgences de l’amour.images-1.jpeg

ADIEU CARMEN.

 

Quelques jours plus tard, le 13 Novembre 2002, je me revois dans l’ambulance et j’écris, à côté de Christophe, mon collègue ambulancier, qui conduit. Nous ramenons un homme qui a cinquante ans et qui a subi une réanimation cardiaque de vingt-quatre heures. Il a vu la mort de près mais aujourd’hui il vit.

La nuit tombe. Le médecin est à l’arrière, près du malade étendu sur le brancard. C’est ce que nous appelons un rapatriement médicalisé. Nous sommes partis vers treize heures et nous remontons du Sud de la France pour rapatrier le patient dans sa région.

autres-plantes-aubervilliers-france-1008235185-1227831.jpgCet homme miraculé ne se souvient plus de rien. Il était parti en promenade dans la Provence et il est tombé. Tombé comme le petit Prince dans le désert. Mais il tenait à sa rose, à la vie. Et la vie l’a retenu. La vie l’a gardé en elle.

La vie est comme une rose. Elle est fragile et solide à la fois. Elle a des épines. Cruelles parfois.images.jpeg

 

 

Ainsi la veille, nous étions allés chercher un monsieur de soixante-quatre ans qui était enfermé chez lui depuis quelques jours. Il avait vomi du sang et était dans un état très inquiétant. Il avait les yeux perdus dans le vide, qui ne cillaient plus. Il ne répondait plus aux questions. “Il vit un deuil”, nous ont dit ses voisins. “Il vit seul et, le voyant comme cela, nous avons prévenu le S.A.M.U.”

autres-fleurs-liege-angleur-belgique-1161416613-1218110.jpgNous l’avons porté jusqu’à l’ambulance. Je suis restée à l’arrière auprès de lui pendant le voyage. J’ai pris son pouls plusieurs fois, car son état m’inquiétait. Je sentais l’appel de la mort sur son visage, le masque d’une autre vie qui n’était plus la sienne. Il plongeait son visage dans l’oreiller et ses yeux restaient ouverts vers moi sans aucun mouvement, comme s’il ne restait plus rien dans la vie qui pouvait le retenir.50527,1150826227,6.jpg

Nous l’avons amené aux services des Urgences.

Christophe m’a regardée. Je l’ai regardé.

Le silence que nous avons échangé pour cet homme a témoigné du respect des vivants devant une âme en lambeaux de douleur.

1679,1143250237,19.jpgCet homme est mort peu après.

Je garderai son souvenir en héritage.

 

Chloé Laroche

(écrit à Grenoble, le 22 Janvier 2009).

 

15/07/2008

Pour Cyrille, jeune ambulancier décédé durant le transport d'un patient violent. Mon témoignage d'ambulancière et de taxi, avec le récit de mon agression à Caluire.

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HOMMAGE À CYRILLE HAQUEVAUX, AMBULANCIER DÉCÉDÉ TRAGIQUEMENT

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Je pense à toi, Cyrille, à ton enfant qui va arriver, à tous les ambulanciers de France et du monde entier qui font leur métier avec coeur.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Je suis touchée par ton décès tragique, causé par un patient violent et atteint mentalement que tu devais accompagner, et je tenais à te rendre hommage sur mon blog... où je parle de notre métier régulièrement dans le chapitre : "Ne tirez pas sur l'ambulance" (cliquer sur ce titre à gauche dans les catégories).ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Cyrille Haquevaux, 24 ans, se trouvait à l'arrière de l'ambulance lorsque le patient transporté, atteint mentalement, s'est agité brutalement et a essayé de sauter de l'ambulance, entraînant dans sa chute le jeune ambulancier sur le bitume de la voix express. Cyrille ne se releva pas et fut emmené à l'hôpital de Saint-Brieuc. Il est maintenant décédé et son enfant va bientôt voir le jour, sans que Cyrille n'ait pu le voir, lui qui s'occupait de tous ses patients avec générosité et coeur.


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J'ai repris le travail et les faits se sont reproduits, avec des coups violents reçus dans le dos et à la nuque, malgré mes avertissements à l'employeur et aux parents, lesquels ne m'ont pas cru. "Leur fils ne pouvait pas avoir fait cela." La mère m'a accusée de n'avoir aucune autorité. Au final, je n'ai eu aucun mot réconfortant ni le semblant d'une compréhension... J'ai eu du mal à m'en remettre, et en plus, suite à tout cela, j'ai perdu mon travail. Heureusement, j'en ai retrouvé un depuis, et j'ai repris courageusement la voie que j'aime : le transport et l'accompagnement de personnes malades, âgées et handicapées.


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En juin 2004, je m'étais déjà fait agresser à Caluire, près de Lyon, par une bande de jeunes qui ont lancé des pétards sur mon taxi, alors que je transportais un client et que j'étais arrêtée dans un embouteillage. Je suis sortie du véhicule et un des jeunes (il avait environ 18-20 ans) m'a menacée verbalement, avec tant de haine dans les yeux que j'en resterai à vie troublée...

Troublée et interpellée par la haine d'un inconnu qui vous prend pour cible, sans aucune raison. Il m'a lancé un pétard en plein visage, pétard qui a explosé près de l'oeil gauche. Je suis restée choquée en attendant les pompiers, qui m'ont emmenée aux Urgences. Ils ont été formidables. Les policiers sont venus assez rapidement sur les lieux et m'ont révélé qu'ils n'arrivaient pas à mettre la main sur cette bande et qu'ils craignaient ces jeunes. Ils étaient d'ailleurs tous partis en courant de la petite place où ils sévissaient.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis


J'ai eu beaucoup de chance de ne pas perdre un oeil ou l'ouïe et de n'avoir aujourd'hui aucune séquelle. Il n'y a eu aucun témoin ayant apparu non plus, alors qu'il y avait du monde aux balcons, dans les commerces, dans les voitures alentour. Personne n'est intervenu, ni n'a réagi pour m'aider, à part le client que je transportais... qui a eu peur lui aussi. J'étais alors enceinte et je remercie le Ciel de m'avoir permis de garder mon fils, malgré le choc.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences

ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgencesCe sont des métiers à risque, comme chaque fois que j'ai transporté en VSL (véhicule où on est seul avec le patient assis) des malades sortis de l'Hôpital Psychiatrique, parfois sur de longues distances.


Je me souviens d'un jour où on nous avait confié un monsieur de l'Hôpital psychiatrique pour l'emmener en dialyse. Il s'est mis à mordre mon collègue à l'arrière et à se débattre dans tous les sens. Le cadre ambulancier avec qui j'étais ce jour-là me suppliait de faire aussi vite que possible, ce que j'ai fait, passant à travers les embouteillages par miracle et aussi grâce aux automobilistes qui s'écartaient pour me laisser passer. J'ai traversé toute l'entrée de Grenoble à toutes trombes pour arriver le plus vite possible au CHU.

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Un médecin avait tout de même fait remarquer à ma patronne, lorsque j'ai été frappée, qu'aucun filet ou grille de protection n'était installé dans le véhicule que je conduisais.

Je pense à toi Cyrille......... et à ta famille, à ton enfant orphelin d'un papa. Je pense à ton collègue traumatisé par ton décès et par ce drame terrible.

Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Nous faisons un beau métier mais quelles difficultés nous traversons et quelle méconnaissance de la société existe sur cette profession souvent rabaissée et délaissée ! C'est un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres, ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. 

Chloé Laroche

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RAJOUT : J'AI SU EN 2012 PAR LE COLLÈGUE DE CYRILLE (VOIR SON COMMENTAIRE) QUE SON FILS VA BIEN, QU'IL EST TRÈS BEAU ET QU'IL RESSEMBLE À SON PAPA.

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Photos : je remercie le site Photosearch et Bing images pour la plupart des photos de cet article. Le mandala de larmes vient du site : http://koah.over-blog.com/30-categorie-10168075.html

La photo de la personne tournée de dos devant le lac du Bois Français a été prise par moi.

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.... Vous pouvez lire ci-après des extraits du site des Ambulanciers, expliquant les circonstances du décès de Cyrille, jeune ambulancier et futur papa.



__________________ Hommage à notre collègue ambulancier  dans l'exercice de ses fonctions____________

(extrait du site des Ambulanciers .... http://ambulancier.over-blog.com)


Le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière.
Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express.
Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours.


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Extrait du reportage LCI :

PAS DE SANGLE.

Selon un employé de l'hôpital de Saint-Brieuc souhaitant rester anonyme, le jeune homme "très baraqué" venait de traverser une phase d'agitation, "de celle où ils veulent tout casser". D'après cette même source, le patient était allongé sur le brancard non sanglé. Au bout de 10 minutes de trajet, à hauteur de la commune de Plérin, "le patient réussit à ouvrir la porte du véhicule", raconte Bastien Diacono, le procureur adjoint du tribunal de Saint-Brieuc.

Dans des circonstances encore indéterminées, le malade entraîne dans sa fuite l'ambulancier. Les deux tombent sur le bitume. L'ambulancier ne se relèvera pas. Le patient, lui, passe la glissière de sécurité sur le terre-plein central. Le jeune homme est percuté par une voiture arrivant en sens inverse.

______________________________ Extrait du site : http://ambulancier.over-blog.fr _____________

Notre avis :

Un problème parmi tant d'autres, mais cette fois-ci un collègue y a laissé la vie, ce qui confirme ce que l'on a toujours dit : nous ne sommes pas de simples "transporteurs" mais des professionnels de santé formés et diplômés. Ce ne sont pas des colis que nous prenons en charge mais des personnes, malades de surcroît, avec leurs différents problèmes et pathologies. Je n'ai jamais vu un chauffeur routier se faire éjecter de son camion par un colis qu'il transportait.

Le deuxième Hic c'est la transmission d'informations entre le personnel soignant et les ambulanciers... quand on voit qu'il faut parfois se "battre" pour avoir un minimum de relève. Sachant que le malade est sous la responsabilité intégrale de l'ambulancier, une fois la grille de l'hôpital franchie, il est donc nécessaire d'obtenir certaines informations à caractère médical. RAPPEL : les ambulanciers sont tenus au secret médico-professionnel, donc apte au secret partagé. Un malade psychiatrique ayant une phase d'agitation même calme sera sanglé au minimum d'une ventrale par précaution, car on le sait ce genre de patient est totalement imprévisible. Si les informations citées plus haut avaient été transmises, cela aurait certainement engagé nos collègues à sangler le malade et l'on aurait pu ainsi éviter ce drame. Dommage qu'une fois de plus il faut attendre un mort pour amener une réflexion sur le sujet.

Nos pensées accompagnent sa famille.
Sincères Condoléances.

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Les faits:

SAINT-BRIEUC. - « C'est une histoire hors norme. Avec cette affluence sur la RN12, on a frôlé une catastrophe plus grande encore. » Le procureur adjoint, Bastien Diacono et les secouristes restent marqués par la scène qu'ils ont découverte, samedi, peu après 13 h, à la hauteur de Plérin (Côtes-d'Armor). « Deux corps allongés de chaque côté de la quatre voies, il nous a fallu un peu de temps pour comprendre. »

Quelques dizaines de minutes plus tôt, une ambulance de la toute jeune société Urge ambulances revenait du centre hospitalier de Saint-Brieuc pour véhiculer un patient vers l'hôpital psychiatrique de Bégard, à 50 km. Un homme âgé de 27 ans doit y être transféré à la demande de sa famille. Quelques heures auparavant, il a tenté de mettre fin à ses jours, en voulant sauter d'un pont.

Un témoin a tenté de le stopper.

Alors que le véhicule est en route, le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière. Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express. Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans, qui reste à terre. Le patient, lui, se relève et entreprend de traverser la route. « Un témoin l'a saisi par le bras pour l'arrêter dans son élan », raconte un automobiliste. Mais l'homme réussit à traverser le rail de sécurité et à se lancer dans le flot de circulation. Une voiture le heurte brutalement. L'intervention des secours ne permettra pas de le réanimer.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours. Son collègue, conducteur, a, lui aussi, été hospitalisé, extrêmement choqué.

Transport à risque :

Pour Bastien Diacono, le représentant du parquet, « cela pose la question de la condition de transport de l'individu atteint de pathologie psychologique ». Pourquoi le malade n'a-t-il pas été attaché ? Sa dose de tranquillisants était-elle suffisante ?

« Nous ne sommes que des exécutants, témoigne Yann Kerleau, président du syndicat départemental des ambulanciers. Le transport est prescrit par un médecin avec consignes particulières. » Mais l'évaluation n'est pas toujours aisée.

« Ce sont des transports à haut risque, estime-t-il. Il n'est pas rare que nous ayons des problèmes avec des malades agités. » Son équipe a déjà été confrontée à une tentative d'étranglement, une agression... «Quand c'est une hospitalisation contre la volonté de la personne, j'oblige mes collègues à attacher les chevilles et les poignets. C'est plus délicat quand la personne est sensée et volontaire.»


Sébastien GROSMAITRE.

Ouest-France____________________________
Vos réactions sur le Forum :



le 08/07/2008 à 12h07
Condoléances à la famille de cet ambulancier, et encore une fois un grand bravo et merci, à tous ces hommes et femmes, qui mettent leur vie en danger, pour en sauver d'autres.
Moi, Chez moi

le 07/07/2008 à 21h17
J'ai moi un fils policier qui doit souvent transporter ce genre d'individu à Sainte Anne et qui a été blessé personne n'en parle.
Mimi, Val de reui

le 07/07/2008 à 20h58
Bonjour je suis CCA depuis plus de 20 ans. Avant les médecins discutaient avec les ambulanciers ; maintenant un ordre de mission, une prescription médicale de transport (bon de transport) et les ambulanciers débrouillez vous scandaleux!!! où va t on ? les ambulanciers sont la derniére roue de la charrette ; savez vous que nous sommes des transporteurs qui bénéficient de la convention collective des transports routiers !? un camion de bananes, de viande ou une ambulance : la même convention ! scandaleux ! j'aime mon métier mais actuellement il est temps que les différents ministéres de tutelle se réveillent en tout cas toutes mes condoléances attristées pour ce collégue qui a laissé la vie pour un "fada"' ; à qui le tour ?
Ambulancier catalan, Perpignan

le 07/07/2008 à 18h53
Étant moi même ambulancier , je ne peux qu'être ému et énervé en lisant cet article , car cela fait des années que l'on crie au loup en disant qu'un tel drame se produirait et on nous riait au nez , car parfois ces transports ce font même en Véhicule Sanitaire Léger... ce qui veut dire qu'il n'y a qu'un ambulancier dans le véhicule et que ce serait-il passé si le véhicule était allé percuter un car d'enfants ? Il est temps de réglementer correctement ce genre de transport mais encore une fois il faut un drame pour que l'on se penche sur notre métier ; malheureusement il est trop tard pour notre collègue , condoléances à la famille et bon courage.
Marpin, Saint-calais

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Commentaires

Merci pour votre bel hommage à mon ancien coéquipier, stéphane de saint-brieuc.

Ecrit par : STEPHANE | 31.08.2008

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Nous sommes aussi ambulancières dans le Pas de Calais, nous déplorons ce drame et nous présentons à la famille nos plus sincères condoléances. ENCORE UNE FOIS CE DRAME AURAIT PU ETRE EVITE

Ecrit par : aicha - peggy | 17.09.2008

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Je suis passée en voiture juste après le drame les pompiers ambulance et un corps sur la 4 voies étaient là près de nous, nous allions sur st brieuc... Dès que je lis cette histoire je revois ces images, j'ai un petit bonhomme de 20 mois et je pense fort à la femme de l'ambulancier qui a maintenant un enfant, j'espère qu'elle est entourée même si cela ne remplacera pas le papa... et courage à son coéquipier qui était dans la voiture pour continuer son travail.

Ecrit par : mary | 05.01.2009

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Merci Mary pour votre commentaire et vos pensées pour cet ambulancier et sa famille ; merci à vous aussi, son co-équipier d'ambulance qui m'a écrit et à qui je pense fort. Nous soutenons très fort, ambulanciers de toute la France, sa compagne veuve et son enfant. Chloé

Ecrit par : L'auteur de ce blog | 05.01.2009

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TOUTES MES CONDOLEANCES A SA FAMILLE JE SUIS MOI MEME AMBULANCIER...................

Écrit par : Thieulent | 06/04/2010

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Oui, nous pensons à sa famille et son enfant qui a quelques mois maintenant. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Un beau métier mais quelles difficultés et quelle méconnaissance de la société sur ce métier souvent !! Un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. Toutes mes pensées pour vous. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 07/04/2010

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Je suis aussi ambulancier et voulais signaler que notre profession comporte des risques malheuseument non reconnus. Je viens de perdre un collegue la semaine derniere d'un infarctus, il n'avait que 48 ans. Le stress de cette profession ne l'a pas aidé c'est sur.
Nous exercons ce metier par passion mais cela devient de plus en plus dur physiquement ainsi que mentalement.
Toutes mes pensées vont a la famille de Cyrille et de Jef.
Pascal

Écrit par : Pascal | 09/04/2010

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Cyrille, 

mon pote, mon collègue,

cela va bientôt faire 4 ans que tu nous as quitté.
beaucoup, tellement de choses on changé depuis ton départ, 
si tu savais comme tu me manques
je ne peux m'empêcher de repenser à ce jour dès que je passe sur ces lieux maudits.
je ne sais pas pourquoi j'écris sur ce blog je pense que c'est un moyen d'exorciser ses vieux démons, une sorte de bouteille à la mer qui au fond de moi espère que ces mots te parviendrons.
Je voulais que tu saches que malgré le chagrin, la rage... j'ai tout fait pour sauver ce que tu avais eu tant de mal à créer...
Je m'excuse de n'avoir réussi. 
j'ai eu l'occasion de croiser ton fils, il est magnifique, il te ressemble.
rien ne sera jamais plus comme avant, j'en ai d'ailleurs quitté le métier, trop dur...
Bref tu nous manques à tous beaucoup, on ne t'oubliera jamais.

Écrit par : lukaz | 26/04/2012

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Courage à vous Lukaz. Cyrille est parti si tôt. Ce métier est un beau métier mais si dur parfois et si peu aidé et protégé. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde et vous envoie mes meilleures pensées. Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 27/04/2012

 

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25/06/2008

Le silence est entré dans mon ambulance. Mon hommage aux ambulanciers. Hommage aux patients. Attente d'un traitement. Attente de l'ambulancier après l'attente chez le médecin ou à l'hôpital.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



LE SILENCE ET L'ATTENTE________________ambulancier,taxi,maladie,écoute,cancer,accompagnement,mère teresa



Le silence est entré dans la voiture que je conduis. Une Astra blanche avec la croix bleue des ambulanciers sur le capot.

Ma patiente est assise à côté de moi.

Quelques mots ont été échangés. Et puis le silence a gagné. Non pas lourd mais consenti, de part et d’autre. Lourd de sens, oui, car la maladie est là, présente. Le cancer mine ma patiente depuis des années. Sans rémission.

Elle m’a soudain reparlé.
Et puis le silence est revenu, comme la neige qui se dégage doucement devant nous, sur la route.

Je rencontre ce silence tous les jours, à travers les patients que je prends en charge. Silence de neige, silence de patience, silence d’attente...
L’attente d’arriver à destination, l’attente dans les embouteillages, l’attente dans les salles d’attente pour rencontrer le médecin, l’attente de l’ambulancier qui emmène et ramène, l’attente d’un avenir meilleur, l’attente d’une santé disparue, l’attente d’un traitement en salle de chimiothérapie...

Dans toute cette attente, les patients ont besoin de sérénité et de calme. Ils ont besoin que nous les transportions avec beaucoup de tact et de respect.

Chloé Laroche


________________ Mon hommage

aux ambulanciers du monde :ambulancier,taxi,maladie,écoute,cancer,accompagnement,mère teresa



Le métier d’ambulancier est une profession où les anges gardiens ne chôment jamais dans l’ensemble du monde entier.

Je lisais tout à l’heure le témoignage d’une femme : Marta Gray, dans “La couleur du silence” de Yves Eurieult (éditions Ramuel), qui a travaillé aux côtés de Mère Teresa à Calcutta en Inde.

Elle racontait l’horreur qu’elle a vécu là-bas, les corps vivants dévorés par les vers, les enfants de neuf mois qui avaient la taille d’un foetus à terme, les malades infectés que leur amenaient les ambulanciers pour qu’ils meurent dignement dans le centre de la Sainte femme.

Je pense aux ambulanciers de ce pays, à ceux de Palestine et d’Israël, à ceux d’Algérie et de la Tchétchénie...

Je pense aux quarante-quatre ambulances qui ont été réquisitionnées le soir où la boîte de nuit de Saint Laurent du Pont a été détruite par un incendie dramatique... Ces professionnels du transport médical sont allés chercher les corps des victimes, de tous ces jeunes isérois, morts dans la fête d’une dernière nuit.

Ils ont fait la navette pendant des heures entre le lieu du drame et le gymnase pour que les dépouilles soient dignement rendues à leur famille.

Le métier d’ambulancier ressemble à celui de passeur des âmes et des corps... Il est un accompagnateur dans le passage entre la vie et la mort, soit dans un sens soit dans l’autre.

La plupart du temps, il n’y a heureusement que la vie et l’espoir.

Mais dans bien des cas, de par le monde, l’ambulancier se bat pour donner à la Vie une chance : il se bat pour que la Mort n’arrive pas pendant le passage du transport... afin que le malade soit soigné à l’arrivée, sur le lieu béni où les médecins exercent.


Chloé Laroche

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Pour lire tous mes articles concernant le métier d'ambulancier

et de taxi médicalisé, consulter :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/


Le mandala de larmes vient du site : 

http://koah.over-blog.com/30-categorie-10168075.html

24/06/2008

Trois destins rencontrés en ambulance. De la vie au désespoir. Du combat désespéré à la lutte finale contre la maladie, la solitude et la mort.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



TROIS RENCONTRES

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Trois rencontres m’ont bouleversée durant cette journée de travail en ambulance.

Trois destins aux multiples souffrances.

D’abord, je vais chercher un homme handicapé, chez lui. Il est en fauteuil roulant. Arrivés à l’ambulance, je l’aide à l’asseoir dans le véhicule. Je plie son fauteuil et le soulève pour le ranger à l’arrière du véhicule.

La dernière fois que je l’ai vu, au cours d’un précédent transport, il devait partir en voyage au Brésil. Je lui demande alors comment cela s’est passé.
-Qu’est-ce qui vous a plu le plus là-bas ?
-Le Christ, m’a-t-il répondu !
-Le Christ ?
-Oui, et j’ai eu la chance de le voir de près en hélicoptère. Il fait trente mètres de haut...
-C’est le Christ qui surplombe la baie de Rio de Janeiro ! Il a les bras tendus, ouverts sur le monde. C’est si beau de représenter Jésus ainsi, lui ai-je dit.
-C’est vrai ! C’est magnifique !
-Vous étiez seul là-bas ?
-Non, nous étions neuf à partir, neuf membres de ma famille, à cause d’événements douloureux. Ma soeur venait de perdre son fils et son mari ... et nous avons perdu notre mère aussi.... Pour Noël, nous avons préféré partir le plus loin possible...”.

Ils ont mis un océan entre leurs morts perdus et leurs vies présentes... Océan de larmes, océan d’espoir face aux drames vécus.

J’ai ressenti beaucoup de douceur de la part de cet homme pour sa soeur. Il m’a parlé d’elle et de sa force, de ses blessures gravées dans la chair, de sa volonté de s’en sortir par elle-même. Survivance éperdue d’une mère orpheline et d’une veuve solitaire.

Et puis, plus tard dans la journée, je suis allée chercher une dame.

Elle m’a ouvert son coeur spontanément.
Nous roulions dans la neige.

Cette patiente m’a parlé de sa vie de veuve, de ses cancers successifs, de son mari suicidé, de tous les suicides qui s’accumulaient au sein de la famille. Elle m’a parlé de ses enfants, de ses peurs pour eux, de son angoisse de la pulsion de suicide “peut-être héréditaire”, de son combat pour la vie, de la flamme de son existence risquant de s’éteindre bientôt.

J’ai écouté cette dame tout au long du parcours. Je l’ai regardée avec admiration et respect. Elle n’avait à vivre, selon les médecins, que quelques mois. Je l’ai déposée à la Clinique tout en lui laissant quelques mots d’espoir et la chaleur d’une présence à ses côtés, présence fugace mais intense.

Et puis ce soir, j’ai transporté un homme de quarante ans, sortant régulièrement de l’Hôpital Psychiatrique afin de poursuivre une rééducation de la parole. Ce patient a une maladie qui s’est développée tardivement, maladie que sa mère lui a transmise.

Étant enfant, il a vu sa maman enfermée derrière des barreaux, ceux d’un asile. À la fin, on ne lui permettait plus de la voir. Aujourd’hui, il maîtrise difficilement ses mouvements et a beaucoup de mal à parler. Il se bat pour rééduquer sa parole et réapprendre à articuler.

Cet homme est le père de deux adolescents. “Je ne les vois pas souvent. Ils me manquent tellement !” me confie-t-il.

Cet homme travaillait autrefois. Il avait alors une vie normale, une famille. Aujourd’hui, il est enfermé dans ce pavillon psychiatrique.


Après la fin de mon travail, je suis rentrée chez moi avec les images de ces trois vies qui m’ont bouleversée... avec les mots de toutes ces vies que je croise.

Je pense aussi à cet homme dont j’ai parlé plus haut... que nous appellerons François et qui est rentré en chambre stérile depuis neuf jours.

Je suis allée le voir au tout début de son entrée à l’Hôpital. Je le lui avais promis. C’était son premier jour d’isolement. Je lui ai parlé à travers la vitre, avec le téléphone du couloir.

Il paraissait très ému de me voir. Je lui ai dit qu’il commençait un voyage et que je lui souhaitais bonne chance pour ces six semaines où il allait être enfermé, isolé dans cette pièce pour sa greffe de moelle.

Dans ses yeux, j’ai lu un grand espoir... La peur de ne pas survivre aussi. Mais l’espoir surtout. L’espoir de vivre grâce à cette greffe.

Ce soir, je pense aussi à Soeur Emmanuelle.
On l’a incitée à prendre congé des bidonvilles d’Égypte où elle a tant fait pour les plus pauvres. Elle vit maintenant dans le Sud de la France.

Je l’ai entendue parler sur l’origine de son engagement :
-Je ne voulais pas vivoter mais vivre pleinement. Tout donner et partager. Aujourd’hui, je peux partir en paix. Je sais qu’après moi, d’autres continueront. L’important, c’est d’ajouter sa goutte à l’océan d’amour. Il est important que chacun le fasse dans sa vie. Chaque goutte est importante.”

J'ai fait ces trois rencontres durant la semaine de prévention du suicide. Je pense très fort à toutes les familles qui ont perdu un proche par cette fin terrible. Chacun de nous est unique, unique à jamais. Chaque existence est une goutte de vie unique.

 

Chloé LAROCHE

 

 

La photo de fleur provient de ce lien :

http://www.gogoall.net/fonds/nature/f/fleurs/fleur_16.jpg

 

POUR LIRE TOUS MES ARTICLES

SUR LE MÉTIER D'AMBULANCIER, MON MÉTIER :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/









12/06/2008

Flashs-back de mon métier d'ambulancière. Vie et mort. Maladie et courage. Solitude et isolement. Regard sur un métier merveilleux mais peu reconnu.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



CHRONIQUES
D'UNE AMBULANCIÈRE________________ _________________ _________________ solitude,isolement,handicap,ambulance,deuil,anévrisme,ambulancier,dépression,suicide,écoute,métier,isère,taxi,vsl,musique,moto,accident moto,paraplégique,vie,combat,maladie,rééducation,courage,résilience,urgence,femme enceinte,perte sang,bébé,enfant,prise en charge,médical,médecin,hôpital,témoignage,vérité,blog,livre internet,édition,éditeur,vivant,avenir,espoir,tragédie,drame,perte,amputation,hospitalisation,peur





Ce qui me frappe le plus, ce sont la solitude et l’isolement de certains patients.

Un soir, nous avons été appelés en urgence avec mon coéquipier pour une dame qui faisait une hémorragie vaginale. Elle était assise par terre dans sa cuisine. Il y avait du sang près d’elle. Du sang qui s’était écoulé violemment de ses entrailles. Son bébé de quelques mois était posé près d’elle, impuissant et démuni face à la souffrance de sa mère.

Nous les avons emmenés tous les deux à l’Hôpital. Le père était, selon cette maman, incapable de s’occuper de l’enfant. Nous avons donc confié ce dernier au service de pédiatrie. La jeune mère n’avait plus d’amis, son mari n’étant pas pour qu’elle en ait et plutôt contre... Un mari en situation irrégulière, un mari à protéger dans la solitude d’une vie captive de l’amour.

Nous avons confié cette jeune personne aux Urgences gynécologiques et lui avons laissé en quittant le service quelques mots rassurants pour elle et son bébé.



Je me souviens aussi de cette jeune femme africaine, transportée il y a quelques semaines. Nous l’avons sortie d’un hôpital pour l’emmener dans un autre. Durant le voyage, j’étais à l’arrière de l’ambulance, auprès d’elle, et je l’ai écoutée. Elle était belle, sauvage et écorchée vive dans l’âme.

-J’ai fait une connerie”, m’a-t-elle dit. Ce qui voulait dire en d’autres termes qu’elle venait de faire une tentative de suicide.

Elle vivait dans une totale solitude. Une solitude d’isolement qui sentait la blessure du racisme. Elle pleurait son pays et ne se sentait en aucune façon intégrée dans sa petite ville de province. Elle m’a parlé de ce racisme vécu au quotidien, dans le travail et dans la rue. Pourquoi elle, si jeune et si belle. La couleur de sa peau envahissait tant le coeur des gens qu’ils ne voyaient plus cet être humain en face d’eux ? Je lui ai parlé de la communauté africaine implantée à cinquante kilomètres, dans la grande ville voisine. Pour tisser des liens. Refaire surface avec son identité culturelle. Mais elle n’avait malheureusement pas de voiture.

La dépression n’a pas de couleur et le désespoir peut hélas tomber sur chacun des habitant de la Terre, par-delà toute frontière et sous n’importe quelle latitude. Relever la tête et se battre, ne pas se laisser abattre, est le don du courage laissé à chacun de nous, que nous soyons noirs ou blancs, jaunes ou rouges.

Nous avons laissé cette jeune femme dans sa nouvelle chambre hospitalière. Elle allait pouvoir se reposer. Mais je savais en la quittant qu’un sourire était né dans son coeur, une étincelle d’espoir, une lueur allumée par notre échange.



Un après-midi, nous sommes allés dans un centre d’accueil spécialisé pour chercher une dame et l’emmener passer un scanner.

C’était une femme jeune, au visage d’ange. Elle était prostrée, paralysée ainsi depuis plus de dix ans.
-C’est une rupture d’anévrisme qui l’a frappée d’un seul coup. Elle était dynamique, pleine d’énergie, de projets et maman d’un petit garçon. Elle a eu un jour très mal à la tête et soudainement elle a disparu dans ce gouffre de la maladie.”

C’était sa soeur qui se confiait ainsi à moi...
-Notre vie dans la famille n’a plus jamais été celle d’avant.”
Elle sortit fébrilement des photos de son sac.
-Tenez, ce sont des photos de ma soeur. Regardez comme elle était belle et épanouie.”
J’ai regardé, très émue, ces photos d’une jeune femme de trente ans, heureuse de vivre. Je me suis dit en voyant ce qu’elle était devenue que la souffrance du Christ offerte sur la croix se poursuit inlassablement dans l’humanité martyre.

Cette crucifixion de la chair et de l’âme, cet écartèlement qui n’en finit plus au coeur de la vie, a commencé dans ma propre existence le jour où des hommes en noir ont cloué et fermé à jamais le cercueil de ma fille de trente mois. Pour continuer à vivre et pour exister pleinement, il faut apprendre à offrir sa souffrance pour qu’une transmutation s’accomplisse dans d’autres vies que la sienne. S’offrir comme un coeur ouvert et le donner aux Anges pour qu’ils le transplantent dans d’autres vies en détresse ou en perdition.

Un collègue m’a dit : “Tu vas t’essouffler. Tu verras, le métier d’ambulancier, c’est un métier de business. Il faut enchaîner les courses le plus vite possible, transporter les patients de façon rentable et puis savoir se préserver soi-même psychologiquement en gardant de la distance avec les personnes transportées. Un jour, tu te surprendras à regarder ta montre lors d’une urgence et à regretter que ce soit sur toi et ton collègue que ce transport est tombé... Un jour, tu te surprendras à penser que tel patient régulier qui sent tellement mauvais car tellement infecté... soit bientôt mort pour ne plus avoir à le transporter.”

”Jamais ! Tu m’entends !”, lui ai-je répondu. Non, cela jamais !

Faire ce métier dans un esprit de service, d’écoute, d’accueil et d’accompagnement du patient, donner un sourire, sourire sans compter, rassurer le malade, le laisser là où on devait le transporter et lui serrer les mains chaleureusement, l’écouter aussi, se taire lorsqu’il veut la paix... Voilà ce qui me motive.

La plupart des ambulanciers ont cet esprit de service. Ceux qui ne l’ont pas changent rapidement de métier ou alors ils se fabriquent une carapace à travers laquelle n’apparaissent plus que des gestes formels et standards.

Le collègue dont je parlais précédemment et qui veut me faire croire que je vais vite changer dans ma façon d’appréhender le métier... ce même collègue est un jeune homme qui sait faire rire les malades. Il sait leur donner de la joie avec son humour naturel. Il se tient proche du malade, scrutant son état de santé, et il est capable, au jugé de ses observations, de me demander de conduire plus rapidement, si c’est moi qui tiens les rênes de l’ambulance, afin que le malade souffre moins longtemps.

Un jour où nous travaillions ensemble, nous avons dû transporter une jeune femme qui venait de subir une césarienne. Il m’a avoué ensuite que cela lui faisait toujours quelque chose de transporter des personnes jeunes.

C’est pour cela que je crois en l’Humanité. C’est parce que même si un être humain dit qu’il se protège de la souffrance d’autrui, qu’il est détaché et éloigné de tous les maux de ses frères humains... il peut être aussi tout le contraire dans les actes concrets.




La Toussaint et le jour des Morts viennent de passer. Les fleurs ont réchauffé les tombes dans les cimetières.
J’ai travaillé durant ces deux jours en ambulance.

Nous sommes allés chercher un homme paraplégique pour le transférer d’un hôpital à un autre.

-Cela fait treize ans que j’ai eu cet accident de moto qui m’a coûté mes jambes, mais vous savez, me dit-il, j’ai plus appris de la vie depuis cet accident que dans mon existence d’avant.”

Cet homme prénommé Serge avait l’oeil vif et son sourire était empli d’enthousiasme envers la vie. Il était, me semblait-il, empli de dynamisme, de volonté et d’ardeur de connaître et d’apprendre. Il passa de notre brancard à son lit sans avoir besoin de notre aide, glissant ses jambes inertes à une rapidité impressionnante.

Dans l’ambulance, nous avons parlé de musique, de clavier, de Jean-Sébastien Bach. Je lui ai dit que j’étais violoniste et que je faisais aussi des concerts. Il m’a confié alors qu’il avait un rêve : apprendre le piano pour arriver à jouer un morceau, la Toccata de Bach.

Je me suis dit qu’être capable d’apprendre à jouer d’un instrument pour interpréter une seule partition, unique et magnifique, c’est comme un grand amour. On peut tout quitter pour lui. Pour une seule personne, une seule sur la Terre, on peut quitter son pays, ses amis, sa famille, aller au bout du monde pour rejoindre l’oasis de son coeur. Pour un seul être, on peut tout apprendre. On peut apprendre à naviguer, à voler dans les airs, à piloter sa vie... apprendre à aimer, muter pour aimer.



La veille de la Toussaint, nous avons emmené un homme âgé qui se trouvait dans une maison de retraite. Il était tombé et il y avait un risque de fracture du col du fémur. Nous l’avons placé dans un matelas coquille afin de lui éviter tout mouvement et pour qu’il ne souffre pas trop aussi pendant le transport vers les Urgences. Lorsque j’ai rempli ses papiers pour la prise en charge, comme nous le faisons pour chaque malade, j’ai remarqué qu’il y avait une note écrite sur la fiche de liaison : “Deux enfants DCD”... Décédés... Il avait perdu ses deux enfants adultes durant la même année !

Une vague de compassion a traversé mon âme et j’ai prié pour cet homme qui restait maintenant tout seul dans cette demeure de fin de vie, veuf et orphelin de ses deux enfants. Je lui ai parlé un peu pendant le transport. Je lui ai dit qu’il avait un beau prénom, celui d’un ange. Le prénom d’un homme qui a tout donné. D’autres auraient écrit... “qui a tout perdu”. Perdre, c’est vivre dans le vide et le néant. Donner, c’est transmuter ses souffrances et les offrir pour que le meilleur advienne.

J’ai compris dernièrement que je ne suis pas vraiment loin de ma fille défunte. La distance qui me sépare d’elle est infime dans le temps de l’infiniment grand de l’univers. Dans soixante-dix ans et peut-être avant, ma vie se terminera et alors je retrouverai Océana et toutes les personnes que j’ai aimées et qui sont parties. Lorsque je regarde le monde tourner et la vie danser autour de moi, je me dis sereinement que dans cent vingt ans, aucun être humain vivant aujourd’hui ne sera plus. Le bébé qui naît aujourd’hui, la femme mère de cinq enfants, le chef de famille qui pense gouverner les siens, le collégien qui apprend, le salarié qui trime... tous seront morts. Et d’autres humains auront pris la relève d’une nouvelle humanité.

C’est pour cela que l’important, c’est de vivre sa vie pleinement, de manière à l’enrichir, à la fleurir, à lui donner les ailes de l’Amour.

Laisser tomber le superflu, le “je m’en foutisme”, l’égoïsme, les regrets où l’on se noie, la nostalgie qui freine la vie, les querelles inutiles, les conflits imbéciles... encore que parfois ces derniers soient nécessaires... et vivre le temps qui nous reste avec tous ceux qui demeurent encore vivants.


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(Fragments de mon ouvrage paru en 2003,

mais épuisé à ce jour : "Transports d'âmes et d'hommes").


POUR LIRE TOUS MES ARTICLES

SUR LE MÉTIER D'AMBULANCIER, MON MÉTIER :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/

10/04/2008

SOS d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble

LE PREMIER ARTICLE DE CE BLOG !!

 

images-10.jpegBonjour à vous qui me lirez. Je jette cette bouteille-blog à la mer. Pourquoi ? Parce que je vis des choses trop difficiles pour les garder dans mon coeur. Et aussi pour donner du courage à d'autres en donnant l'exemple de ne pas sombrer. Il y a eu aussi trop d'injustices ces derniers temps dans ma vie pour ne pas en parler.

Je suis conductrice de taxi spécialisé pour handicapés physiques et mentaux ainsi qu'ambulancière diplômée. Après un congé parental de trois ans, j'ai repris le 3 mars un travail en contrat à durée indéterminée. Je suis la maman solo d'un garçon de trois ans et de deux filles de quinze ans, recueillies en Roumanie et au Bénin.

Je transportais six fois par semaine trois jeunes et adolescents handicapés mentaux dans mon taxi, pour les emmener dans un IME ou les ramener à leur domicile. Le trajet total pouvait durer une heure et demi avec eux, selon les bouchons. Le 11 mars, un des ados m'a frappée violemment, se jetant sur moi sans raisons. J'ai pu stopper le taxi et arrêter le jeune par la voix et l'autorité dont j'ai fait preuve. Puis je suis repartie. J'ai pris la voie rapide et là, de nouveau, il s'est jeté sur moi et m'a frappée par de violents coups de poings, très agressifs. J'étais à 110 kilomètres heure sur l'autoroute et j'ai eu très peur. Je ne pouvais pas me défendre et il fallait que je garde la maîtrise du véhicule. J'ai crié pour qu'il arrête. Il s'est mis sur le côté et n'a plus rien fait. J'étais en larmes et très choquée. j'ai appelé les pompiers sur le portable et ils m'ont conseillée.

Arrivée à l'IME, j'avais très mal à l'épaule droite et j'étais très perturbée psychologiquement de ce que je venais de vivre. Je suis allée le signaler au directeur de l'IME, lequel a été plutôt froid, me disant que si je ne faisais pas l'affaire, il fallait réfléchir et qu'il payait "assez cher ma patronne pour que ça se passe bien".images-11.jpeg

Il faut dire que j'étais à l'essai pendant un mois jusqu'au 2 avril. Je suis allée aux Urgences, où ils m'ont gardée plusieurs heures, car je me sentais mal et j'avais des signes de faiblesse cardiaque (douleurs au bras gauche, à la poitrine, opression, malaise). Une psychologue est venue m'entendre. La patronne m'a appelée, affolée. Elle m'a fait comprendre que je devais reprendre le plus tôt possible, car sinon elle ne pourrait pas me garder, car elle perdrait des contrats. Elle m'a avoué aussi que ce jeune l'avait déjà frappée, d'un coup de poing, mais elle ne l'a plus jamais redit par la suite, gardant cela pour elle. Elle s'était aussi bien gardé de me le signaler avant, afin que je me méfie. Ce jeune autiste qui m'a frappé est très costaud et déjà d'un certain gabarit. Sa maman voulait qu'il soit placé devant dans la voiture, donc il était assis sur le siège passager.

Pour arranger la patronne, je n'ai pas utilisé tout mon arrêt d'accident du travail, un jour seulement, et j'ai repris le travail le surlendemain. La patronne m'a demandé de transporter à nouveau le jeune qui m'a agressée, mais en le plaçant à l'arrière du taxi. Une semaine après, je recevais un coup de poing de sa part, dont j'ai fais part à la patronne. Deux jours après ce coup de poing, il sortait son sexe à l'arrière et le montrait à l'autre jeune autiste. Il semblait très agité et je l'ai signalé. Enfin, le 25 mars, après avoir ramené à leur domicile ses deux camarades, je me suis retrouvée seule avec le dénommé Killian. Nous étions à la sortie de Vif, près de Grenoble. Il s'avance, tirant sur sa ceinture, et m'attrape par derrière pour me secouer et puis me frappe à la nuque et en haut du dos violemment, côté droit. Je m'arrête sur le côté et sors de la voiture. J'avais déjà onze heures d'amplitude de travail et avais eu une dûre journée, depuis sept heures du matin, prise du premier client. Là, il était six heures du soir et je devais aller chercher mon fils à la crèche après.

J'appelle les pompiers, lesquels ont appelé ma patronne. Je dis à celle-ci que je ne peux pas continuer comme ça, que c'est trop dangereux et que je suis très choquée. Elle essaye de joindre les parents du jeune, sans succès. Elle me propose de venir, mais que dans ce cas, je dois aller faire une course sur l'hôpital, en remplacement, à plus d'une demi-heure d'ici. Je n'étais pas en état et de plus, je pensais à mon fils. Alors je lui ai dit non pour l'hôpital. Elle m'a dit : "Dans ce cas, tu prends sur toi, et tu l'emmènes." J'ai accepté.

Dix kilomètres plus loin, Killian se précipite sur moi de l'arrière et m'assène un grand coup vers les cervicales, à droite du cou. Je crie pour qu'il s'arrête. Là, je stoppe le taxi. La patronne me rappelle ; je lui dis que je me suis arrêtée sur le bord de la route et que j'attends les parents sur place. Je ferme le taxi et je sors à l'extérieur, laissant Killian dedans. Je suis très mal, je pleure, très choquée, désemparée.

La maman arrive au bout d'un moment et sans un mot de réconfort ou de compréhension, me crie dessus en sortant son fils du taxi. "C'est une question d'autorité. C'est de votre faute. Vous ne savez pas y faire. Depuis quinze jours, tout va mal à cause de vous. Mon fils n'a jamais fait ça avec personne."

images-8.jpegJe l'ai laissée dire. C'est une maman qui a un jeune handicapé adolescent, autiste, avec des comportements difficiles, des gestes qui vont dans tous les sens, qui ne communique pas. Killian grandit. Ses parents sont inquiets au fond d'eux, car voyant ces réactions, ils ne veulent pas y croire. Déjà lors de la première agression, sa mère a dit : "Non, ce n'est pas vrai, mon fils n'aurait jamais fait cela." À tel point que ma patronne m'a appelé, le 11 mars, me disant : "Chloé, il faut le dire si c'est grave ou pas. Si c'est pas grave, ça rassurera la maman, car elle a peur qu'on lui donne des médicaments, qu'il n'a jamais eu encore." Cela m'a choquée. Je me suis sentie reléguée au rôle de menteuse ou de profiteuse du système, qui simulerait une agression pour avoir un accident de travail en poche. Je venais de passer des heures aux Urgences et on ose me demander si ce n'est pas grave..... !!!!!?

Le soir du 25 mars, je suis allée chez le médecin. J'ai été arrêtée une semaine. Je suis revenue travailler le 1er avril. Tout s'est bien passé. La patronne m'a dit que je ne referais plus le transport de Killian pour l'instant.

Et puis le 2, elle me dit de passer chez elle. Elle devait me donner ma paye. Elle me dit : "J'ai une mauvaise nouvelle. Je ne te garde pas." Elle a ajouté : "Je suis très contente de toi. Il n'y a rien à redire. Mais je ne peux pas te garder. Un jour, tu sauras peut-être pourquoi. Mais je ne peux pas t'expliquer." J'étais effondrée. C'était, hélas, le dernier jour de mon mois d'essai.

Tout cela pour en arriver là ! Ces agressions difficiles à gérer depuis un mois et puis voilà... Plus rien. Je perds mon travail. En plus, depuis janvier, ma patronne m'avait fait promettre de bien être présente pour elle début mars, aussi j'avais refusé une autre proposition de travail pour ne pas la trahir. Et là, je me sens trahie, à un point inimaginable. Car je sais au fond de moi que mon départ a un lien avec les agressions et... c'est injuste.images-12.jpeg

Cela s'est passé il y a une semaine. J'ai su depuis qu'on ne peut pas renvoyer un salarié durant des soins encore en cours après un accident du travail, même dans le cadre d'une période d'essai.

Le Syndicat des Taxis m'a lancé de son côté : "Madame, vous apprenez à l'examen que personne ne peut vous obliger à prendre dans votre véhicule un individu que vous ne désirez pas transporter."...........

Les responsables du Syndicat  ont oublié de souligner que la majorité des taxis sont patrons... pas salariés !!! Et qu'un salarié taxi n'a qu'à se taire et accepter toute course que lui demande son patron.


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73980169.jpgDepuis, il y a d'autres choses très difficiles dans ma vie.

Mon coeur est trop gros pour que je vous en parle tout de suite.

Mais mon fils vient de perdre son papa, qui devait être opéré lundi soir, d'une tumeur cancéreuse, à la Clinique des Cèdres à Échirolles.

Il est mort sur la table d'opération d'une erreur chirurgicale.
La tumeur était proche d'une artère, laquelle a été sectionnée.
Il s'est vidé de son sang. Parti inconscient.

Je dis erreur, ou faute médicale, car ils le savaient que la tumeur était grosse. Ils ont essayé, malgré tout, l'opération pour le sauver, mais au final, on lui a enlevé ses derniers moments.

Le père de mon fils avait 47 ans et mon fils l'aimait.
"Mon papa, c'est mon papa. Ce n'est pas le papa d'autres enfants. C'est mon papa."

Une psychologue m'a dit : "Maintenant, vous êtes liés à jamais avec cet homme, par le ciel et la terre, en cet enfant, votre enfant. Plus tard, il dira à ses enfants : Voilà, c'était cet homme et cette femme qui se sont aimés et qui ont fait que je suis venu."

Un grand trou dans mon coeur s'est creusé quand j'ai annoncé le décès de son papa à mon fils.

Hier, il l'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants.

Mon fils l'a regardé un court instant. Il a vu ses yeux fermés. Que son père ne parlait plus. Il m'a vu poser des roses près du corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance.

Mon ex-compagnon, étendu sous un drap, était à l'endroit où se trouvait Océana, la fille que j'ai perdu il y a onze ans.

C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de mon fils. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée. Hier soir aussi, poussant son assiette : "Je veux mon papa."

Chloé LAROCHE

Voir mon article : "Ultime adieu au père de mon fils" :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/11/

adieu-au-pere-de-mon-fils.html

 

et l'article concernant les agressions sur les ambulanciers :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/15/

pour-cyrille-jeune-ambulancier-decede-mon-temoignage-d-ambul.html

NOTA : la photo de l'enfant est celle d'un petit garçon d'Inde ; ce n'est pas celle de mon fils.

 
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