Avertir le modérateur

25/05/2009

La femme s’était évanouie et l’homme se trouvait maintenant couvert de honte d’appartenir au genre masculin.

k0128393.jpg“Maintenant que tu as, 

déserté les lignes de ma main 

après les avoir gravés 

Maintenant que tu as, 

effacé les lignes de ma main 

après m'avoir tout donné 

 

As-tu accepté, 

ce qui se meurt 

le long des allées 

les âmes fatiguées 

Maintenant que ... “   (chanson de Stanislas Renoult)__________

_____________________________________________________________________

 

 

k0479210.jpgVoici une HISTOIRE véridique faite de mots vrais, 

écrite pour les HOMMES et les FEMMES

par Chloé Laroche,

 

 

Un jour, une femme a refusé de poursuivre l’acte d’amour avec un homme qu’elle aimait. Il l’a assénée de tous les reproches. À bout, elle a quitté le lit pour ne plus entendre la tempête qui s’abattait sur elle. Il l’a alors traitée de connasse. Puis il l’a poursuivie dans la chambre où elle s’était réfugiée, la harcelant de mille mots peu gentils. Les roses ont des épines qui peuvent piquer fort. Il a dit les jours suivants : “Tu m’as manqué de respect parce que tu t’es refusée à moi.”pe0006093.jpg

 

Un jour, cet homme a offert une bague à cette femme mais le mois suivant, il partait, en lui disant que sa vie à elle était trop difficile. Ses enfants, son métier, des ennuis à affronter soudain. Pour lui, la vie était redevenue facile. Surtout, depuis qu’elle lui avait rendu le sourire... qu’il avait perdu quand son épouse l’avait expulsé du domicile conjugal, quleques mois auparavant.

 

 

 

pe0013015.jpgCet homme et cette femme se sont ensuite perdus dans un labyrinthe. Ils entendirent soudain des phrases arriver comme des tigres se jetant sur de douces roses sans épines.

 

 

Ces phrases disaient ceci :

 

“L’amour, c’est de la dépendance. Je préfère te fuir pour me préserver.”

 

“Je rompts par sms. Je sais, ce n’est pas glorieux.”

 

“Je rompts par mail car je vois que je suis maladroit avec toi.”

 

“Il n’y a pas que toi. Il y a d’autres femmes pour vivre d’autres aventures.”

 

“Je ne veux pas faire d’efforts à te voir plus si je n’en ai pas envie.”

 

"J'ai passé une soirée merveilleuse avec toi, mais tu sais, il faut que je te dise, je pars quinze jours au Maroc avec une autre femme.”

 

“Je ne suis pas le bon cheval. Cherche ailleurs.”

 

“Je ne veux pas me sentir enfermé dans une relation.”

 

“Il ne faut pas s’attacher à moi.”

 

“C’est bizarre que tu puisses m’aimer ainsi.”

 

“Je suis bien chez moi tout seul. Je n’ai pas envie de complications et de m’emmerder la vie avec une femme.”

 

“Tu ne me manques pas donc je ne suis pas amoureux.”

 

“Je suis dans le brouillard. Désolé, mais je ne peux pas m’engager.”

 

“Ce que je t’ai dit il y a quinze jours, que j’étais amoureux de toi et que je voulais te revoir car j’étais fou de toi, j’aurais pu le dire à n’importe quelle femme.”

 

“Ton nez est luisant. Tu as mis du cirage ?”

 

“Une femme en vaut une autre. Finalement, ce que je vis avec une, je peux le retrouver avec une autre de la même façon.”

 

“Je ne veux pas quitter cette femme mais je voudrais bien t’avoir aussi parce que je ne t’oublie pas. Tu étais là avant. Elle est là maintenant. Je vous veux toutes les deux.”

 

“Je suis allé jusqu’au bout de mon plaisir. Sans toi. Mais toi, tu n’as pas ce besoin puisque tu es une femme. Je n’ai plus rien à te donner ce soir.”

 

“Tes parents sont horribles. Si je l’avais su avant, je ne serais pas venu vers toi.”

 

k0128395.jpg

 

... Cela ne finissait pas.

C’était toutes des phrases dites par des hommes.

Prononcées par des hommes pour des femmes.

En vrai.

Car tout est vrai dans cette histoire.

Il n'y a aucune invention.

Parole d'auteur.

 

k0044485.jpgLa femme s’était évanouie et l’homme se trouvait maintenant couvert de honte d’appartenir au genre masculin.

 

Mais le genre masculin est arrivé et l’a secoué en lui disant :

“S’il y a un seul homme sur terre qui peut faire mentir et gommer tout ce que tu viens d’entendre.... alors les hommes seront sauvés du déshonneur et de la honte.”

 

L’homme se leva et caressa doucement la femme.k0235762.jpg

 

“Pardon pour tout,” lui dit-il.

 

BCP026-52.jpgElle lui sourit.

 

D’un sourire qui aime à l’infini.

 

Alors, dans la forêt, on entendit des pleurs et des larmes. 

 

Une rivière jaillit et une source d’amour et de paix se mit à couler pour les hommes et les femmes.mat087.jpg

 

L'amour est précieux, capricieux, sacré, fantastique, délicat... Il a besoin de temps, d'exclusivité, de patience... comme on voit grandir une plante, un arbre, un ruisseau. Il a besoin de respect, d’écoute. Il a besoin qu’on lui donne la place des sentiments.

Il aime le dialogue et se met à grandir comme un coeur qui s'ouvre d'immensité lorsque les mains s'ouvrent sur le monde de l'autre main. Chacun a ses lignes mais nous avons tous dix doigts.

Chloé LAROCHE

 

_________ COMMENTAIRES  :

Bonjour Chloé,

Ces textes sont très beaux et si réalistes, malheureusement ou heureusement.
J'aime beaucoup votre album photos : des enfants mignons, des personnes qui sont apparemment gentilles et tendres, des paysages magnifiques. On peut savoir où les photos ont été prises ? Juste par curiosité.
Merci à vous pour ce bon moment.
Lolotte73

Ecrit par : Lolotte73 | 26.05.2009

 

Lolotte, 

Merci infiniment à vous pour ces quatre commentaires de votre part. Cela me fait chaud au coeur de vous avoir lue et, à travers vos mots, ce sont votre attention et votre compréhension, votre humanité, qui me touchent.
Les paysages sont de l'Isère ou d'ailleurs. Il y a le lac de Monteynard, vu du bélvédère du site de La Roche et vu de près aussi. Il y a le Jardin des Plantes de Grenoble avec le jardin de roses, où je suis avec ma fille décédée. Il y a mon château aussi... mais chut, c'est secret. Le champ de lavande, c'est plutôt en Provence, et l'île, c'est celle des hommes vrais, de ceux qui sont authentiques et véridiques, intègres et respectueux de leur entourage, y compris la Terre. Cett île se trouve en chacun de nous, si on veut la trouver et s'y arrêter. Et puis, il y a la ballade près d'Herbeys, d'où l'on voit ma montagne Belledonne enneigée. Je vous remercie d'avoir parcouru cet endroit de mes écrits et soyez heureux, comme le dit la chanson... Je vous souhaite tout le bonheur du monde. Chloé L

Ecrit par : Chloé Laroche | 26.05.2009

 

Chloé,
C'est vous qui nous parlez de choses vraies, alors MERCI. Et surtout ne cessez pas d'écrire, c'est beau et touchant.

Ecrit par : Lolotte73 | 27.05.2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22/05/2009

Quand Ilan Halimi est mort, j’ai été horrifiée de ces trois semaines d’agonie qu’Ilan a vécu... dans le supplice orchestré par un homme abject, chef de groupe antisémite et manipulateur de 26 personnes.

 

images-10.jpegà Ilan HALIMI, à sa famille.

 

 

images-2.jpegQuand Ilan Halimi est mort, j’ai été horrifiée, horrifiée de ces trois semaines d’agonie qu’Ilan a vécu... dans le supplice orchestré par un homme abject, chef du Gang des Barbares, antisémite et manipulateur de vingt-six personnes : Youssouf Fofana.images-9.jpeg

 

Horrifiée par cette organisation barbare qui pour moi s’apparente à une mini-secte dont les adeptes ont été sous la domination d’un gourou, porteur du mal absolu. Adeptes ou salariés fanatiques puisque certains étaient payés pour accomplir la torture et les humiliations, en vue d'une rançon mais aussi parce que Ilan était d'origine juive.

 

Horrifiée parce que, dans cette affaire, il y a eu des dizaines de témoins extérieurs... qui savaient et qui n’ont rien dit... Témoins qui étaient des parents des membres incriminés, des amis, le gardien de l’immeuble où Ilan était séquestré. Témoins qui auraient pu sauver Ilan de la mort mais qui ont laissé le pire aller à son ultime abominable.

Ilan, le silence t'a tué, la loi du silence d'une cité entière, mais aussi ces trois jours de silence imposés par la police qui a obligé ton père à ne plus répondre aux demandes de rançon. La communication coupée avec tes ravisseurs a précipité ta mort, aggravant leur stress devant trois semaines sans résultats pour eux. Tes cris sans réponse, baillonnés, la cigarette écrasée sur ton front, les coups reçus, les humiliations, l'anti-sémitisme, ton corps nu dans la cave... enverront ceux qui n'ont pris que douze ans pour ta mort à la damnation perpétuelle de leur âme.

images-5.jpeg

 

images-6.jpegAujourd’hui, il y a une polémique autour d’un journal qui a publié une photo d’Ilan, le visage scotché avec une arme pointée sur lui. Je crois que l’on se trompe dans cette polémique à savoir s’il fallait ou non publier cette photo. Si vous vous mettiez un instant à la place d’Ilan, cette photo représente le milliardième seulement de ce que ce jeune homme a enduré. Au lieu de faire des émissions de radio qui tournent autour du nombril de certains, pensez à son calvaire, à sa peur, à son âme recroquevillée au bout de ses cellules en souffrance ultime.

 

Ilan Halimi a vécu la mort jusqu’au bout du tunnel du sordide, de l’abominable, de l’horreur extrême.

Certains auteurs ont dit qu’il ne fallait pas mettre l’accent sur le fait que c’est un crime antisémite.. car “si c’était le cas, on verrait des Ilan Halimi torturés plein les quartiers.” Car pour vous, il faut un génocide pour reconnaître qu’il y a eu pensée antisémite ? Il faut une armée antisémite pour reconnaître qu’un groupe a été dirigé par des pensées proches de celles d’Hitler ? 

 

images-1.jpegIlan HALIMI, tu as été victime de cette Bête infâme, pieuvre à multiples têtes qui s'appelle la cruauté humaine, le racisme, la barbarie, l'antisémitisme... Je suis la petite fille d'un des chefs de la Résistance à Grenoble durant la Seconde Guerre Mondiale. Il a été déporté et torturé, mutilé. Les Nazis ont fait des expériences chimiques sur lui. Il s'appelait Jean-Louis LAROCHE. 

Je me lève pour toi, pour lui, et je dénonce l'horreur de ton départ pour l'autre monde, ce cauchemar de tortures qui a duré trois semaines. Ayant perdu un enfant, je pense à tes parents dont le coeur est arraché et je leur envoie mille roses du Ciel bouleversé.

k0491509.jpgTu aimais une femme. Tu avais 23 ans et toute la vie devant toi. Tu as été bernée par une autre femme, Emma, une femme-requin, qui n’a pas hésité à aller te chercher dans le magasin où tu travaillais en téléphonie pour te manipuler jusqu’à t’emmener dans le piège de ta fin horrible.images-3.jpegimages-7.jpeg Elle n'a pris que neuf ans  aux deux procès.

 

 

Le 13 février 2006, tu étais retrouvé brûlé, agonisant, blessé... au bord d’une voie ferrée. Tu n’as pas survécu et tu es mort, emporté par les anges au pays du sourire que tu avais si généreux, toi qui aimais le monde et les gens, toi qui n’étais pas raciste, toi qui avais pour amis des personnes de toutes origines.

Que ta maman soit aidée et entourée dans cette épreuve terrible. Qu’elle trouve des signes de toi sur son chemin pour qu’elle continue de voir le soleil et les fleurs de sa propre vie.

Que ton père trouve la paix dans ta présence invisible en lui mais certaine.

Que tu sois en sérénité de savoir que personne ici ne t'oublie, Ilan.

Chloé LAROCHE

___________________________________________________

(article écrit le 22 Mai 2009 et légèrement modifié le 13 novembre 2011).

 


17/05/2009

Il était une fois une petit fille arrivée du Bénin dans une nouvelle famille, sa nouvelle famille. La petite fille a grandi et, six ans après, la France ne veut toujours pas reconnaître l'adoption, laissant une famille désemparée, la nôtre.

à ma fille.

 

-Users-Anne_Chloe-Desktop-LARGE23.JPGIl était une fois une petit fille arrivée du Bénin dans une nouvelle famille, sa nouvelle famille. BLD044054.jpg

 

Elle était heureuse et savourait sa joie d’avoir quitté son orphelinat.images-10.jpeg

 

Quand elle est arrivée en France, elle est entrée dans sa nouvelle école et a porté le nom de ses parents adoptifs. Très fière d’être appelée ainsi, elle savait désormais qu’elle faisait partie d’une famille qui l’aimait et ne l’abandonnerait pas.

 

Elle attendait avec impatience avec ses parents sa nouvelle carte d’identité et l’homologation de l’adoption par le Tribunal de Nantes, qui délivre les certificats de naissance et d’identité française.

 

BLD065568.jpgIls attendaient et rien ne venait. Jusqu’au jour triste où ils reçurent le refus du Tribunal pour des motifs administratifs de date inversée au Bénin.

 

Rien n’était possible et, en grandissant, la petite fille vit sa maman se battre pour gagner le combat de cette adoption, pour qu’elle est une identité, une appartenance à sa nouvelle famille, un accueil définitif de leur pays la France.

 

En grandissant, la jeune fille pensait à l'Afrique, à sa famille restant là-bas, à sa nationalité béninoise, à ses racines... Elle était parfois triste, triste d'être partie d'un pays pour un autre qui ne l'accueillait pas, qui ne lui donnait aucun papier et qui ne validait pas l'adoption avec ses nouveaux parents.

 

Les années passaient et on entendit des juges répondrent à la mère qu’il était indégnable qu’elle s’occupait de cette jeune béninoise mais qu’ils n’avaient pas à officialiser ce lien, qui se suffisait à lui-même.-Users-Anne_Chloe-Desktop-Photo068_1.jpg

 

images-7.jpegLes années passaient et l’enfant béninoise devint jeune fille, gagnant son autonomie et sa liberté en l’arrachant à la force du coeur et des larmes, à travers fugues, violence verbale, comportements excessifs, opposition à l’autorité parentale et aux limites.

 

Et là, les juges ont remis en question l’adoption, toujours demandée par la mère, en jugeant que le lien était fragile et défaillant. Alors qu’au contraire, l’amour était vraiment là et que l’adolescence recherchait l’identité et la solidité des liens adoptifs.

 

La jeune fille, à un certain moment, se vit inscrire dans son collège sous son nom béninois, arrachant les seuls liens d’appartenance visibles aux yeux de la collectivité à ses parents adoptifs, lesquels se sont sentis niés dans leur identité de parents. Le lien persistait dans le coeur mais l’humiliation était collective.

 

-Users-Anne_Chloe-Desktop-imm007_7A - copie.jpgIls attendent toujours d’être reconnus officiellement comme parents et essayent d’oublier la terrible phrase d’un juge : “Demandez-vous si ce n’est par égoïsme que vous êtes allés chercher cette enfant dans son pays. Il vous faudra un jour lui demander pardon pour cela, de l’avoir emmenée de son pays.”images-6.jpeg

 

L’égoïsme est une plante qui ne pousse pas dans l’âme de ces parents-là. Ils ont donné tout leur coeur à cette enfant et ont choisi de lui apporter bien-être, éducation et amour. Comme tout adolescent, elle a ébranlé fortement le lien. Comme tout enfant adopté, elle essaye d’ébranler le lien d’attachement, pour voir si elle ne sera pas abandonnée une deuxième fois, pour voir jusqu’où ses parents adoptifs peuvent l’aimer. Mais ils l'aiment.

 

Ils l’aiment, c’est sûr.

 

images-9.jpegJe t’aime, ma fille.

 

Chloé LAROCHE

 

Commentaires :

Alors là, cette histoire est énormément touchante. Je peux très bien comprendre ce que vous ressentez (même si je ne vis pas cette situation). C'est un geste très fort l'adoption et je comprends que les procédures d'adoption soient trop longues. Ce n'est pas normal.
Cette jeune fille doit être très fière d'être entourée et aimée par votre famille.
Je suis de tout coeur avec vous, battez-vous pour que l'adoption soit formalisée, je pense que cet amour là ne doit pas être brisé par des papiers qui sont longs à obtenir. Bon courage.

Ecrit par : Lolotte73 | 26.05.2009

 

Bonjour à tous et toutes,

Merci à Lolotte pour ce gentil et chaleureux commentaire. Alors voici des nouvelles. Je suis passée en appel en juin et nous aurons une décision en septembre. Ma fille attendait dans le couloir et les juges l'ont su. Mon avocate a dit : "Cette jeune fille attend, là dehors, alors qu'elle est sur le sol français depuis 2003, qu'elle a des parents adoptifs... Elle attend que vous acceptiez enfin cette adoption, qu'elle ait une carte d'identité française, qu'elle puisse porter le nom de sa nouvelle famille. C'est une situation inadmissible pour elle, pour Madame Laroche qui l'élève depuis six ans, pour son frère et sa soeur. Que va t'-elle devenir si vous refusez cette adoption ? Que va devenir cette adoption ? Ce lien non officialisé ? Comment l'aider dans une période d'adolescence où elle a besoin que cette identité d'enfant adoptée venue du Bénin soit reconnue ?"

Mon avocate a défendu le dossier bec et ongles devant les juges mais je n'ai pas eu le droit à la parole et ma fille non plus. Ils n'ont pas demandé à la voir. Alors, il reste à attendre la décision de septembre. 

Et puis, j'avais demandé l'aide de Madame TABAROT Michèle, Députée des Alpes Maritimes et Présidente de la Commission des Affaires Culturelles et de l'Éducation. Madame TABAROT s'investit beaucoup dans le domaine de l'adoption et fait tout pour que les choses progressent afin d'aider les familles adoptantes. Elle vient de me répondre en me disant ceci : "Madame, c'est avec une attention toute particulière que j'ai pris connaissance du dossier que vous m'avez adressé pour me faire part des difficultés que vous rencontrez pour obtenir la transcription du jugement d'adoption de votre fille, adoptée au Bénin en 2002. Sensible à votre situation, j'étais personnellement intervenue auprès de Madame Rachida DATI, alors Garde des Sceaux, afin d'être informée des démarches qui pourraient être entreprises pour parvenir à un règlement de ce litige. Je renouvelle ce jour mon intervention auprès de Madame Michèle ALLIOT-MARIE, nouveau Ministre de la Justice. Je ne manquerai pas de vous tenir informée de sa réponse et dans cette attente, je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes salutations distinguées." Je remercie infiniment Madame TABAROT et espère vraiment en une réponse favorable afin d'arriver à une conclusion positive en faveur d'une homologation du jugement béninois en France. Pour ma fille. 

Merci à tous ceux et celles qui me lisent et me soutiennent, même en pensée.

Plein de pensées.

Chloé LAROCHE

Ecrit par : Chloé Laroche | 22.07.2009

 

Mon hommage à un grand artiste, Antonio Placer. Humanistes, chanteurs et musiciens. Mon récit du concert au Café des Arts auquel j'ai eu la chance d'assister hier soir.

 

images-3.jpeg

 

 

Bonsoir à tous et à toutes,

 

images-5.jpgHier soir, 16 mai 2009, j’ai eu la chance, grâce à un ami, d’assister au concert de Jean-Pierre Sarzier au Café des Arts à Grenoble. C’est un excellent clarinettiste, qui sait relier les musiciens. Il aime marier les musiques du monde au monde du jazz . 

Il avait invité ce soir-là d’excellents musiciens et chanteurs, dont Antonio Placer.m_8be784c896aa50992d4030a738b8a0a6.jpg

Ce dernier , galicien exilé en France, porte son coeur au bout de sa voix, avec une expressivité sensible et si forte que chaque écoutant est accroché à ses mots, à ses accents de force et d’engagement.

Il a chanté et il a parlé ce soir-là. Il a ri et nous a fait rire. Il nous a emporté dans l’écho de l’ombre et de la lumière. “Celui qui chante est dans la lumière des projecteurs et il a besoin de ceux qui l’écoutent, dans l’ombre de la salle”, a-t-il dit. “À un son répond un écho et parfois le son rencontre le silence car l’écho est loin mais ils arrivent à se retrouver car quelqu’un quelque part attend ce son et répond en écho.”

Et puis, en toute fin de spectacle, Antonio Placer a raconté une tradition qui se déroule au Nord de l’Afrique du Sud, dans une tribu.

BLD044043.jpgIl nous raconté que dans cette tribu, lorsqu’une femme est enceinte, elle part dans la forêt avec toutes les femmes du village et elles chantent, improvisent et finalement créent la chanson du bébé à naître.

Cette chanson est la première chose qu’entendra le bébé à sa naissance puis, dans sa vie, à chaque événement important, la chanson lui sera rechantée.k0294442.jpg

“Dans cette tribu, nous a raconté Antonio, les châtiments ont été bannis”. Comment font-ils alors ? Si quelqu’un fait quelque chose de mal, qui va à l’encontre des règles et du respect, on le place au milieu d’un immense cercle de toute la tribu et on lui rechante sa chanson. On lui redonne le sens de son chemin. images-4.jpeg

Car cette tribu considère que si la personne a fauté, a été violente ou autre chose heurtant le collectif... alors c’est que cette personne a oublié son chemin. 

m_a6e909d1b96e47689da9063d5e9619de.jpgAprès nous avoir raconté cette merveilleuse histoire d’humanité, Antonio, accompagné de Jean-Pierre Sarzier et de l’excellent Stracho Temelkovski, nous a offert la chanson qu’il a composé pour sa fille et qu’il a joué à sa naissance.

J’ai vraiment reçu cette chanson comme un cadeau de cet homme si humain et porteur de sens pour tous ceux qui sont près de leur âme.

J’ai pensé à mon fils Yourdine, pour qui j’ai aussi fait une chanson, que je lui chante depuis qu’il est bébé, sur une mélodie iroquoise, petite berceuse indienne.images.jpeg

Océana 6 - copie.jpgJ’ai pensé aussi à ma fille décédée, Océana, comme un écho surgissant, puissant et inaltérable, d’une naissance ancrée dans ma chair et les larmes me sont venues comme un écho de sa mort avec ces images où j’ai habillé ma fille morte de son dernier habit. J’ai brossé ses cheveux doux et clairs et je l’ai tenue une dernière fois dans mes bras. J’ai pensé alors à ce morceau de Stracho... qui évoque la naissance, la vie, la mort puis la renaissance... et dans cette chanson d’Antonio, j’ai vu l’âme de ma fille s’envolant, légère, dans l’arc-en-ciel de mon amour, de son âme qui grandit dans mon coeur.images-2.jpeg

images-6.jpgJe suis une artiste comme vous le savez, violoniste et fondatrice du projet "Un archet pour la paix", sensible à l’art porteur de sens, et je suis fière de savoir que dans ma ville, des artistes comme Antonio Placer, Jean-Pierre Sarzier, Stracho Temelkovski et François Thollet, existent et font vivre l’humanité musicale et poétique... redonnant par l’acupuncture de leurs sons sur nos âmes, un rapprochement jusqu’à l’union parfaite de notre identité profonde terrienne avec notre chemin quotidien, notre chemin de vie.


                         Chloé LAROCHEm_15dfae531de3452793575e583546b949.jpg


________________Le site d'Antonio PLACER : http://www.antonioplacer.com

15/05/2009

La peine vécue au quotidien dans le handicap et l’absence. Quand une maman se noie devant l'insupportable. Accident et handicap mental.

 

 

images-5.jpegUn soir, alors que j’étais triste et comme si cette rencontre devait me secouer pour que je continue d’être forte... j’ai rencontré un homme de soixante-dix ans. Je devais ramener chez lui sa fille handicapée mentale, une femme de quarante-cinq ans, du CAT (centre d’accueil thérapeutique à la journée) à son domicile.images-9.jpeg

images-10.jpeg

Lorsque j’ai accompagné cette personne jusqu’à la porte de sa maison, son papa est venu me saluer et m’a proposé de venir manger un morceau de brioche. Et puis, debout devant moi, il s’est mis à me parler de sa femme : “La pauvre, elle n’est plus là. Elle s’est suicidée en se jetant dans l’étang, juste derrière la maison, l’année passée. Elle était malade des nerfs. Elle s’est noyée.”

Le pauvre homme pleurait. J’étais bouleversée. Je lui ai témoigné toute ma compassion. C’était une mer de détresse qui emplissait cette maison, ces deux coeurs en deuil, ces vies naufragées.

images-3.jpegEn me raccompagnant à mon taxi-VSL, cet homme m’a dit : “Je ne voulais pas vous le dire devant ma fille. Mais elle a été renversée par une voiture, juste là, à l’âge de cinq ans. Ma femme ne s’en est jamais remise. Ma fille s’en est sortie, mais en gardant les séquelles que vous voyez.”images-8.jpeg

images-6.jpegIl y avait des larmes de sang dans tout le paysage. J’ai quitté ces deux coeurs si lourds, si lourds... mais peut-être un peu plus légers car le fait de m’avoir parlé ainsi, d’avoir pu épancher un peu la souffrance grâce à la parole donnée et écoutée, partagée, a soulagé imperceptiblement le deuil de cette famille, la peine vécue au quotidien dans le handicap et l’absence. J’ai senti en partant que l’oeil de la jeune femme s’était éclairci et qu’une lueur de sérénité s’était mise à briller dans son coeur.

images-7.jpegChloé Laroche

__________________________

 

Commentaires :

Alors là, j'ai les larmes qui montent. Troisième note que je lis aujourd'hui de vous et je suis très touchée. Cette histoire est malheureusement courante, mais on en parle pas. Merci à vous d'en parler. Je pense que ce vécu est très difficile à exprimer et à vivre (pour vous, cet homme et sa fille). Si vous travaillez dans l'environnement des personnes handicapées, je vous félicite. Vous avez du coeur, de l'amour et beaucoup de reconnaissance, ça se sent dans ce que vous dites dans cette note. Merci d'aider les gens, c'est très valorisant pour vous et pour eux. Je suis certaine qu'ils en sont reconnaissant.

Ecrit par : lolotte73 | 26.05.2009

___________________________________________________________________________________ Pour information :


Aide Handicap Ecole 0810 55 55 00
Aide Handicap École
0810 55 55 00
(communication facturée au tarif d'un appel local)

"Aide Handicap École" a été mis en place par le ministère en août 2007 et s'inscrit dans la lignée de la loi du 11 février 2005 qui considère que tout enfant est de droit un élève.

Une adresse électronique
aidehandicapecole@education.gouv.fr

11/05/2009

Huit mois après, je pense toujours au petit Antoine, disparu à Issoire. Je pense à Noam, à Marc et Jason. À tous ces enfants emportés par les tsunamis des adultes.

affiche_25_mai_2003_300.jpgAujourd'hui, petit Antoine, tu n'es pas réapparu.antoine_300.jpg

Tu es parti le 11 septembre 2008 à Issoire et je pense toujours à toi, comme des milliers de Français, inquiets de ton sort. Cela fait aujourd'hui huit mois que tu as disparu, alors que tu étais seul à ton domicile.

Ta mère a dit que tu étais parti avec un sac contenant des biscuits. Mais où allais-tu donc ?images.jpeg

Étais-tu si malheureux que la vie t'a appelé sur les chemins inconnus ? Quelqu'un t'a t-il invité à quitter ta solitude ?

Es-tu dans l'obscurité violente d'un endroit fermé ou bien dans la lumière des anges qui te protègent à jamais ?

Antoine, je pense à toi et huit mois après, j'espère toujours que tu reviendras ou bien que les cieux s'ouvriront sur la vérité de ton départ, comme un éclair fracassant le mutisme de ceux qui savent... ceux qui peuvent savoir pourquoi tu ne réponds plus. 

images-2.jpegJe t'envoie mille myosotis, de ceux de tous les enfants disparus.

Chloé LAROCHE

 

 

Antoine BRUGEROLLE DE FRAISSINETTE

 

 

- Né le 26 mai 2002 à BEAUMONT (63)

A disparu le 11 septembre 2008 à ISSOIRE (63)

- Taille  1 m 10

- Yeux Marrons

- Cheveux Châtains coupés courts

Poids 19 kg

- Signes Particiliers : Lobe des oreilles percés

- Serait vêtu (?) d’un pantalon en jean bleu genre treillis, d’un tee-shirt blanc avec des lettres en tissu sur la poitrines, d’un pull bleu ciel, d’une veste marron. Il serait porteur de chaussures « NIKE TATALE » noires, rouges et argent, et d’un sac de sport noir

 

Antoine BRUGEROLLE DE FRAISSINETTE était seul à son domicile le jeudi 11 septembre 2008 vers 20 h 00. Au retour de sa mère vers 21 h 15, Antoine avait disparu emportant avec lui un sac de sport avec quelques gâteaux en guise de nourriture....

Avis de recherche sur le site de la Gendarmerie Nationale

Contacts :

 MANU association  Tél. 03.22.87.37.50

ESPERANZASSOCIATION
 http://disparition-antoine.skyrock.com/...

Centre National SOS Enfant Disparus Tél. Azur 0810 012 014

Ou la Gendarmerie Nationale : Brigade Départementale de Renseignements et d’Investigations Judiciaires

BDRIJ de CLERMONT-FERRAND (63)
Tél. 04 73 41 39 99

 

images.jpegLE 25 MAI 2009 :

 "Pensons aux Enfants disparus et à leur Famille"_________

 

A l'initiative des Associations, pour commémorer la Journée Internationale des Enfants Disparus, un rassemblement se tiendra à PARIS Place Jacques Rueff sur le Champs de Mars le dimanche 24 mai 2009 de 12h à 17h .

Un lâcher de ballons aura lieu vers 16h.

Venez nombreux pour soutenir les familles, un enfant qui disparaît, les parents ne l'ont pas choisi, ça peut toucher n'importe quelle famille.

 

Associations présentes le 24 Mai 2009 :

Association ESTELLE

MANU association

Assistance et Recherche de Personnes Disparues

et bien d'autres...

http://www.facebook.com/profile.php?id=1646371629&ref=profile#/event.php?eid=145958465388&ref=nf

 

________La Journée des enfants portés disparus a été désignée pour la première fois par le Président des États-Unis, Ronald Reagan, le 25 mai 1980. Cette journée est également commémorée au Canada depuis 1986 à l'initiative du "Réseau Enfants Retour", année depuis laquelle elle a pris une dimension internationale.images-3.jpeg

Pourquoi le 25 mai ? C’est le 25 mai 1979 que le petit Etan Patz, six ans, disparut au coin d’une rue de New York alors qu’il se rendait à l’école. L’enlèvement d’Etan demeure l’un des milliers de cas non résolus de disparitions d’enfant et nous rappelle à chaque année notre responsabilité envers le bien-être et la sécurité de nos enfants. La Journée des enfants portés disparus sera commémorée partout à travers le monde, notamment en Belgique, en France, en Allemagne, en Finlande, en Suisse, en Grèce, en Hongrie, en Italie, au Portugal, en Hollande, en Pologne, de même qu’en République Tchèque et en Roumanie.

 

Le symbole de la Journée du 25 Mai est le Myosotis :

"NE M'OUBLIEZ PAS " dans le langage des fleurs.

________________________________________________

images-1.jpeg

 

ARTICLES ANTÉRIEURS de Chloé :_____________________ Ce 27 octobre 2008.

 

 

2047479337_small_1.jpgCe soir, je pense à Antoine. Petit garçon dont on est sans nouvelles depuis la rentrée. Petit garçon que je n'oublie pas, que personne n'oublie. Mn_100.jpg

Mn_101b.jpgJe pense ce soir aussi à Noam, ce petit garçon d'un an retrouvé mort à Couvin, en Belgique, le 7 octobre... lancé à travers une pièce, douché à l'eau surchauffée, frappé comme un adulte... par une femme qui a perdu les pédales, elle-même maman d'un petit de sept mois, lui-même orphelin de père. Cette femme, Coralie, s'occupait du petit pendant que son papa était au chevet de sa propre mère. Noam avait perdu sa mère deux jours après sa naissance. Depuis, il avait été balotté entre ses grands-parents paternels et maternels, sa tante aussi. La Protection de la Jeunesse venait de rendre l'enfant à son père. Pauvre enfant qui n'a jamais vraiment eu de foyer à lui, de maman, de bras calins où se réfugier jour après jour. "Noam aurait pu être sauvé", dit-on. Le monde est cruel, cruel, si cruel. La souffrance court de coeurs en coeurs et fabrique des tornades terribles de violence, où les enfants sont en premières lignes, victimes fragiles devant des adultes secoués par leurs tsunamis intérieurs.

Mn_100.jpgPetit Noam, tu as rejoint ta maman. Je pense ce soir à tes grands-parents maternels .... qui ont perdu leur fille et leur petit-fils. Je pense à ton papa effondré. Je pense au petit bébé de sept mois qui ne reverra pas sa mère pendant fort longtemps, sa mère Coralie. Je pense à cette femme de vingt ans qui s'est laissé submergée par les nerfs, par cette vague qui a tout emporté dans son coeur, transformant ses mains en instruments de bourreau, jusqu'à envoyer de l'eau bouillante sur le visage de Noam. Sur quel visage envoyait-elle cette colère, cette lave de volcan venu des tripes de l'humanité en mal d'être ?!!!?

Noam a hurlé de douleur... Coralie, pour le faire taire, l'a frappé. Elle l'a frappé jusqu'à ce que la mort emporte Noam.

Je pense aussi ce soir à Marc, petit garçon de cinq ans, décédé le 25 janvier 2006. Torturé par son beau-père, douché à l'eau glaciale, brûlé avec des cigarettes, frappé, humilié.

Mn_102b.jpg

Comme Jason, dont j'ai déjà parlé dans "Révolte pour l'Enfance". Petit Jason sacrifié , torturé par un beau-père non dénoncé par la mère. Jason a été assassiné le 14 novembre 1996, à l'âge de 21 mois.

Chloé LAROCHE

 

 

_____________________Article écrit le 30 Septembre 2008 :

 

Mn_25a.jpgJ'ai écrit pour Antoine, qui a disparu à Issoire, le texte ci-dessous, le 14 septembre. J'ai reçu beaucoup de réactions que vous pourrez lire à la fin de cet article. Je remercie toutes les personnes qui ont écrit et qui pensent à ce petit garçon disparu.

J'ai peur comme elles, comme eux, pour cet enfant qui ne réapparaît pas. Sa maman s'est élevée par voie de presse contre tous ceux qui osaient l'incriminer et qui surtout pensaient qu'elle pouvait avoir fait quelque chose. Qu'elle garde le courage et la force d'affronter tout cela. Antoine lui envoie de là où il est l'amour pur d'un enfant adorable qui ne voyait en la vie qu'un long chemin bordé de bonnes surprises, de clowns et de fraises ramassées au gré de ses rires, rires d'enfant qui voit le monde s'abattre sur lui comme un aigle aux lourdes griffes.

Je ressens la peur d'Antoine, un froid glacial et je voudrais qu'il sache que tous ceux qui pensent à lui l'entourent d'un manteau de lumière et de chaleur afin qu'il pense à regarder vers la flamme infinie et non vers l'obscurité qui l'a arraché à son monde.

Petit Antoine, ta maman t'avait laissé devant un film tout seul, dans ta maison, seul avec tes larmes et ton gentil sourire.

Mais c'est devant le film de ta vie qu'on t'a mis et tu l'as regardé, triste. Dans la nuit.

Petite âme, vole.Mn_21b.jpg

Ici, on t'aime.

 

Chloé Laroche

 

 

 

___________________ Mon article du 14 septembre :

 

 

Bonsoir,

Mn_1.jpgAntoine, 6 ans, a disparu le lendemain de la rentrée à Issoire. Officiellement, il a disparu il y a quatre jours. Seulement, depuis le lendemain de la rentrée, personne n'a revu ce petit garçon. Il était "malade". Cependant, sa mère n'a pas répondu aux demandes du directeur de l'école qui s'inquiétait de la santé de l'enfant et le petit n'a été vu par aucun médecin. Antoine n'a été vu par personne depuis la rentrée scolaire.

Il y a quatre jours, selon les dires de sa mère, Antoine est resté chez lui "tout seul" le soir, à six ans, alors que sa maman sortait manger au restaurant avec son nouveau copain, "pas loin" du domicile. Le petit garçon n'était plus là lorsqu'ils sont revenus.

Tout seul, à six ans !! J'hallucine !! J'ai lu le témoignage d'un dénommé Julien dans les pages de Libération.fr qui disait ceci : "Ma mère m'a aussi laissé seul quand j'étais petit, mais j'étais enfermé à double tour dans l'appartement ! Aucune chance que quelqu'un rentre ou que je m'échappe. C'est bien curieux qu'elle parte au resto sans fermer à clef....". 

Depuis quand laisse-t-on un enfant de six ans seul à la maison pour se rendre au restaurant ??? !!!!! Depuis quand enferme-t-on un enfant en le laissant livré à lui-même ? Enfermé ou pas, comment peut-on laisser seul un enfant de cet âge ? Sa maman a eu cet enfant jeune mais la jeunesse ne prive pas d'avoir de la jugeote et d'être responsable.

"TOUT SEUL"... mais jusqu'où ? 

Je pense à ce petit garçon et j'ai peur.

Mn_110b.jpgOn dit que ce petit garçon s'est "volatilisé". Non, il y a une explication et j'ai peur de celle que je ressens pour lui.

Combien d'enfants courent après la vie et voient la leur s'envoler comme une colombe ensanglantée et crucifiée sur l'autel des adultes aux vies saccagées... 

Chloé LAROCHE

 

 

Commentaires

Bonjour !

Je suis tombée sur ton blog par hasard, en voulant avoir des nouvelles d'Antoine. Je suis de Clermont-Ferrand.
et ça me touche beaucoup...
Je pense que la maman et le compagnon y sont pour quelque chose, mais je peux me tromper... ça doit faire un moment qu'il a "disparu" et ils ne l'ont dit que maintenant : son copain aurait-il fait du mal, mortellement, à cet enfant, même accidentellement, et aurait-il gagné du temps pour inventer une histoire qui ne tient pas vraiment debout ?.... je ressens ça perso...
j'espère que je me trompe et que cet enfant est quelque part avec quelqu'un....

je vais faire connaissance de ton blog, chloé !
avec mes salutations. 
marie

Ecrit par : marie | 15.09.2008

Bonjour chloé ton blog est super je cherchais des news du petit Antoine et pourquoi il serait parti de chez lui comme ça sans raison !!! Mais oui bien sûr qu'il y a une explication à tout ca , moi je laisserais jamais mes enfants tous seuls car à 6 ans on n'est pas apte à s'occuper tout seul , pourquoi pas l'avoir emmené au resto avec eux , ça changeait quoi !!! Franchement ce petit garcon il a dû souffrir, j'espère qu'on aura des news bientôt .

Ecrit par : denizot | 18.09.2008

Bonsoir, 
tombée aussi par hasard sur ton blog en recherchant des nouvelles du petit Antoine (j'habite à 20 km d'Issoire), j'ai été très touchée par ton article et je suis entièrement d'accord avec toi .....
J'ai une fille de 7 ans et JAMAIS il ne me viendrait à l'idée de la laisser seule à le maison pendant que je vais m'amuser au resto .....
Ca fait mal au coeur pour ce petit Bonhomme ..... Souhaitons un heureux dénouement .....
A bientôt peut être .
Flo.

Ecrit par : Florence | 18.09.2008

Bonjour
Moi pareil je suis tombée sur ton blog parce que je voulais des nouvelles d'Antoine, j'habite juste à côté du compagnon de la mère d'Antoine à Issoire. Tu as raison, comment peut-on laisser un enfant seul dans une maison pas fermée ? J'ai 20 ans et j'ai une petite princesse qui s'appelle Jade et qui a 17 mois. Avec tout ce qui se passe dans le monde aujourd'hui, ça fait peur pour nos enfants ! Ce qui est sûr c'est que je suis jeune mais je serais incapable de laisser rien que 5 minutes ma fille toute seule. J'espère que le petit Antoine va bien et qu'il est dans un endroit en sécurité... La maman d'Antoine avait l'air d'une fille bien en tout cas mais moi aussi je suis persuadée que les parents y sont pour quelque chose car l'histoire est bien trop louche... Merci d'avoir fait ce blog..

Ambre

Ecrit par : Ambre | 19.09.2008

Bonjour à tous !


Je voulais m'adresser à Ambre : peux-tu me dire s'il y a des bénévoles ou simplement des gens d'Issoire qui cherchent l'enfant?
J'avoue que j'en ai très envie, car c'est difficile de rester comme ça à attendre sans rien faire ! Mais je me demande si cela serait bienvenu alors que les gendarmes sont partout : on ne ferait que les gêner, je suppose?

Ces jours qui passent sont horribles... Je ne connais pas Antoine, mais le fait que cela soit si près de chez moi (25km), ça fait drôle ! Et j'aimerais tellement qu'il soit retrouvé... et vivant, ce petit ange! 

marie.

Ecrit par : marie | 22.09.2008

Salut Chloé
Je suis comme les autres personnes, en voulant prendre des nouvelles du petit Antoine je tombe sur ton site, j'habite à coté d'Issoire et mes enfants sont très inquiets ainsi que tous les enfants d'ici et d'ailleurs.
Nous espérons tous de tout coeur qu'il reviendra sain et sauf.
Je crois que c'est bien la seule chose véritable que nous puissions faire à l'heure actuelle, espérer très fort.
Le monde

Ecrit par : Marc | 22.09.2008

Bonjour Chloé,

Je suis maman aussi d'un garcon de trois ans. Je suis assidûment en quête d' Antoine. Plus les jours passent plus j'ai peu d'espoir de voir ce petit garcon vivant. Cette affaire est étrange, peu d'éléments, beaucoup de mystère. Comment peut-on effectivement comprendre de laisser un enfant seul sachant qu'elle avait de la famille. Est-ce un manque de maturité, de la négligence...il faudrait pouvoir empêcher de faire du mal aux enfants.
J'ai beaucoup de peine...
Ce que je peux souhaiter c'est que Antoine soit vivant. Vivement que j'ai des news. Même si je suis impuissante face à cela. Mon coeur et Ma pensée est pour Antoine

Ecrit par : Caroline | 24.09.2008

 

Bonjour,

j'espère qu'on va retrouver petit Antoine vivant. Cette histoire me hante j'y pense souvent, j'espère seulement qu'il ne lui est rien arrivé.

Si seulement il y avait plus de prévention auprès des mamans en difficultés.

C'est vrai qu'au dire des médias tout est dit pour culpabiliser la maman et le nouveau petit ami...

Ecrit par : fatiha | 26.09.2008

 

bonsoir chloé 

et bien comme beaucoup je pense je suis à la recherche de nouvelles du petit Antoine n'habitant pas loin d'Issoire je me sens concernée par ce qui arrive mais vraiment je trouve ça inadmissible ce qui arrive à ce petit garçonnet et oui quel parent ?? ou plutôt quelle mère ?? qui peut se faire appeler "MAMAN " peut laisser son fils de 6 ans seul et elle aller au resto ???
moi perso je n'ai pas de réponse !!! si quelqu'un en a une je veux bien qu'il me la donne !!
bref je souhaite de tout coeur que ce petit bonhomme soit retrouvé sain et sauf !! pourtant une petite voix me dit que c'est plutôt mal parti !! 
aucune piste jusque là !! vraiment c'est quelque chose d'attristant moi même jeune maman de 25 ans d'un petit yais de 11 mois je ne peux imaginer ce qui arrive ! 
bref voilà ma pensée 
quant à toi chloé ton blog est vraiment sympa 
bonne continuation

Ecrit par : pauline | 26.09.2008

 

très jolie blog moi je combats la maltraitance d' enfant tous les jours mais je vois des horreurs de pire en pire !!!!!

mon fils a été violé sous mes yeux ! la plainte a été classée sans suite !!!

à bientôt bruno

Ecrit par : rota | 28.09.2008

 

bonjour,

je suis moi même désespérée pour ce petit garçon,, est-ce que la gendarmerie a été chercher dans les maisons, bâtiments vides au sud ouest d'Issoire,, sur 5 kms,, s'il a fugué il s'est bien réfugié quelque part,, et où, mieux qu'une habitation inoccupée,, pour ne pas être remarqué,, (((ou aussi pour le dissimulé (cas encore pire))))... j'espère qu'ils vont continuer à le chercher partout !

Ecrit par : laurella | 30.09.2008

bonsoir!

je crois que nous avons la chance d'avoir un procureur de la République tenace et qui ne lâchera pas cette affaire... il y a dans son regard, une détermination qui laisse à penser qu'il n'abandonnera pas Antoine.

j'espère qu'on le retrouvera, et vivant ! 

marie

Ecrit par : marie | 30.09.2008

Comme tout le monde je suis attristée de ne pas voir l'ombre d'un indice sur cette affaire.
En ce qui me concerne, je reste optimiste, et je pense qu'il faut chercher du côté des proches de cette famille. Je ne suis pas détective, mais à mon avis quelqu'un devait savoir qu'Antoine se trouvait seul chez lui ce soir là. Apparemment mal aimé par ses "parents" (comment peut on laisser un enfant de 6 ans seul dans un appart ?!?) la personne qui l'a récupéré devait vouloir le sortir de ce climat négatif pour lui - voir même le retirer d'une famille qui le maltraitait...

Cela reste mon avis, mais j'y crois fortement. Peut-être parceque je tiens inconsciemment à ce qu'on le retrouve vivant et HEUREUX.

Ecrit par : Mag | 30.09.2008

bonjour,

la disparition de ce petit Antoine me touche beaucoup, c'est un peu l'histoire de la petite Maddie , les retrouvera-t'on un jour ? Pour les personnes qui habitent près d'Issoire je tenais à signaler que des "médiums"intervenant sur " le journal de demain" (net) Mercedes Hermantier et Celtika, avaient localisé avec force détails un septuagénaire qui s'était égaré en montagne dans ma région et qui fut retrouvé dans les circonstances qu'elles avaient sensiblement indiqué.Hasard? Coïncidences ? Elles donnent des indications pour Antoine,même si je reste sceptique quant à leurs dons, il me semble que lorsqu'il s'agit d'un enfant toutes les pistes, même les plus fantaisistes doivent être exploitées.

Ecrit par : gillian | 01.10.2008

SALUT A TOUS... TRISTE DESTIN D UN ENFANT DISPARU. FACE A TOUT CES CRIMES COMMIS SUR DES ENFANTS NOUS DEVONS PRENDRE DES ACTIONS DISSUASIVES POUR ARRETER CETTE DECADENCE............. RESPECT A TOUS LES ENFANTS DU MONDE. UNE PENSEE PARTICULIERE A TOI PETIT ANTOINE..BLESS I

Ecrit par : YVAN | 01.10.2008

bonjour!

au début, je pensais comme Mag: qu'on l'avait pris ce soir-là, parce qu'il devait être mal-aimé par sa famille ou du moins qu'il était trop à l'abandon.. je ne voyais pas d'autre raison de sa disparition.
pourvu que ce soir ça! mais bon...
la chose qui me choque avant tout, mais vous allez dire que ça dépend des caractères etc... c'est que la maman semble absolument de marbre, forte, je dois avouer qu'à sa place je serai dans un état tel que je n'ose trop imaginer: un jour j'ai cru que ma fille avait disparu alors qu'elle dormait dans sa chambre à l'internat au lieu d'être en classe: on m'avait prévenue qu'elle était absente depuis le matin.... les collègues de boulot ont dû me ramener chez moi, en petits morceaux, et, après que j'ai su que ma fille allait très bien, j'ai pris un comprimé qui m'a assommée d'un sommeil de plomb pendant 14 h... j'avais juste cesser de vivre pendant quelques heures...le temps qu'on l'a retrouve bien en vie et juste avec pas envie d'aller en classe! :-)

donc: ça ne veut rien dire du tout: il y a des gens plus costauds que d'autres dans leur tête, je sais bien. 
mais ça m'ennuie de savoir qu'un enfant a l'habitude de rester tout seul, à six ans et même moins, puisque la maman a avoué avec franchise qu'il avait l'habitude de se "garder seul et que c'était un petit démerdard (j'aime pas ce mot mais bon...).

si ces gens sont innocents, ils doivent souffrir des jugements portés sur eux, mais en fait ce ne sont que des avis que tout le monde a et c'est bien humain! 
mais s'ils ne le sont pas, ils sont sacrément forts, seigneur!

perso, j'ai bon espoir qu'on le retrouve, grâce à un procureur vraiment acharné et qui n'aime pas qu'on se moque impunément de la justice et surtout des moyens mis en oeuvre pour retrouver cet ange.

quant aux médiums je suis convaincue qu'ils peuvent beaucoup apporter.
j'espère seulement qu'ils pourront aide à retrouver Antoine.

pour ce qui est de la peine de mort, je ne pense pas que ça puisse résoudre les choses et en plus on risque fort de condamner à mort parfois des innocents....
mais j'avoue que sur le coup de la colère immense qui parfois m'envahit quand je lis qu'un enfant a disparu et qu'il a été finalement maltraité et tué, j'y pense, à la peine de mort, c'est vrai...
mais ce je crois que si j'avais été la maman d'un enfant violé et tué par un sadique, je n'aurais de cesse que de l'attendre à la sortie de prison ou avant si l'opporunité me serait donnée... de ça j'en suis quasiment sure...

c'est vraiment très difficile tout ça.
c'est pas humain, c'est pas imaginable et pourtant ça arrive régulièrement et je ne comprends toujours pas pourquoi......quant aux solutions à trouver pour que soit évitée cette horreur, je ne sais pas: sans doute faut-il que la justice et le système médical et psychiatrique restent très attentifs quand ils rencontrent des signes des symptômes chez des personnes, même encore très jeunes, qui se retrouvent devant les tribunaux... soigner ceux qui ont fait du mal, ne jamais les lâcher, et garder à vie, en prison ceux qui ont tué des gens innocents ou faibles....

je sais pas... c'est si difficile à gérer tout ça, je suppose....

Ecrit par : marie | 01.10.2008

Bonjour,
Je suis heureuse de trouver ce blog. Cela veut dire qu'à ce jour, on pense encore à lui. Il ne faut pas que cette affaire tombe dans l'oublie. J'habite à issoire et j'attends que l'on retrouve ce petit bout. Félicitations à tous. Continuons ensemble à penser à lui.

Ecrit par : tigrou | 03.10.2008

Bravo pour ce blog. Je ne cesse de penser à ce petit ange d'antoine, je l'espère encore vivant. Chaque jour, je cherche des informations. Dros bisous à ce petit bout de chou

Ecrit par : puymaly | 03.10.2008

moi je n'en reviens pas laisser un garçon tout seul en enfant et aller s'amuser c'est moche je n'en reviens pas quelle manque de responsabilité de la part d'une mère !!!c'est désolant 
n'oublions pas qu'on se doit de protèger nos enfants ils sont sur notre tutels..........
j'espere uin dénouemen heureux pour ce petir ange innocent qui n'est que victime!!!

Ecrit par : ndeye diama | 27.10.2008

moi je n'en reviens pas laisser un garçon tout seul en enfant et aller s'amuser c'est moche je n'en reviens pas quelle manque de responsabilité de la part d'une mère !!!c'est désolant 
n'oublions pas qu'on se doit de protèger nos enfants ils sont sur notre tutels..........
j'espere uin dénouemen heureux pour ce petir ange innocent qui n'est que victime!!!

Ecrit par : ndeye diama | 27.10.2008

Bonjour Chloé, je viens sur ton blog suite au commentaire que tu as laissé sur le site Belge Rtl Tvi. C'est trop horrible de lire tes articles pas qu'ils sont mal écrit bien au contraire mais aucun enfant ne mérite de mourir surtout par la bêtise humaine. Je ne supporte aucune sorte de violence et encore moins sur un enfant. J'ai vécu une histoire de maltraitance, c'est vrai que quand on est témoin de ce genre de chose il n'est pas facile de dénoncer mais j'ai pris mon courage à deux mains et je l'ai fais. Cette petite fille n'avait que 18mois au moment où on l'a retiré de la garde de son père et de sa belle-mère. Maintenant, elle va très bien, elle est dans un centre en attendant une famille d'accueil. J'ai pu la voir pour la première fois depuis 10mois mais je ne regrette absolument pas ma dénonciation, on aurait pu la retrouver morte ... J'ai moi-même deux petits garçons et j'attends le troisième pour le mois de février, mon dernier vient de fêter ses un an et quand je le regarde je ne peux comprendre comment la belle-mère de Noam a pu lui retirer la vie en le frappant... C'est trop horrible et il faudrait que le Justice Belge ou Française soit beaucoup plus sévère. J'ai moi-même crée une pétition mais à croire que la maltraitance n'intéresse personne 
Voici le lien merci à tout ceux qui viendront signer
http://www.lapetition.be/en-ligne/enfants-maltraits-mieux...
Faites un copié-collé dans votre navigateur

Ecrit par : mottet Sabine | 31.10.2008

________________________________________________

LE TEXTE CI-DESSOUS EST 1 MESSAGE A DIFFUSER SUR VOS BLOGS/VALIDER / EXPEDIER EN COM POUR INFO A TOUS VOS CONTACTS & EMAIL/ URGENT / MERCI/*/

-------------------------------------------------------------------

2047479337_small_1.jpg



AVIS DE RECHERCHE ESPERANZASSOCIATION

Diffusion internationale des enfants disparus




BLOG OFFICIEL DE DIFFUSION RELAIS FAMILLE

http://disparition-antoine.skyrock.com/




ANTOINE BRUGEROLLE DE FRAISSINETTE

AGE 6 ANS / NE LE 24 MAI 2002 / TAILLE : 1,10 m pour 19 kg.




DISPARU LE 11 SEPTEMBRE 2008/ ISSOIRE/ PUY DE DÔME/FRANCE




Faites un geste, prenez l'affiche et le texte de l'avis de recherche, et diffusez le sur le votre blog

copiez /collez" ce texte et faites le parvenir à vos contacts du sky & emails.




AIDEZ NOUS A RETROUVER ANTOINE




POUR TOUT RENSEIGNEMENT SIGNALEMENT CONTACTEZ IMMEDIATEMENT LA POLICE (17) (112 international) 

ou

LA GENDARMERIE D'ISSOIRE Tlf: 0033(0)4 73 89 80 80 / Cellule63: 0033(0)473 413 838

ou

ESPERANZASSOCIATION Diffusion internationale des enfants disparus

N° Tel 0033(0) 687 676 243 E-mail:esperanzassociation@hotmail.com




APPEL A TEMOIN IMPORTANT




TOUTE PERSONNE AYANT VU , APERCU, OU AYANT UN ELEMENT SUR UNE VOITURE NON IDENTIFIEE S'ETANT TROUVEE EN STATIONNEMENT ET/OU AVOIR DEMARRE PRECIPITAMMENT LE SOIR DU 11 SEPTEMBRE 2008 ,1 RUE DU FOUR DEVANT LE PORCHE (ISSOIRE /PUY-DE-DÔME 63) EST PRIE DE CONTACTER UN DES N° DE TELEPHONE MENTIONNE CI DESSUS




CETTE VOITURE PEUT EVENTUELLEMENT AVOIR UN RAPPORT DIRECT AVEC LA DISPARITON D'ANTOINE




SVP TELECHARGEZ L AFFICHE POUR METTRE EN LIEUX PUBLICS MERCI

----------------------------------------------------------------------------------------

Si vous publiez l'avis de recherche d' ANTOINE, indiquez nous la DATE de publication,

nous en serions très heureux, bien à vous, merci à vous tous./

http://disparition-antoine.skyrock.com/ */

Ecrit par : maman | 02.11.2008

_____________________________

Bonsoir Chloé,

Je suis une mère de 03 enfants. C'est avec des larmes que je lis tes commentaires sur les enfants disparus. Ces innocents, ces bouts d'hommes, ne méritent pas ces atrocités. J'aime beaucoup les enfants, ils sont nos raisons d'être. J'ai de l'espoir qu'on retrouvera Antoine quelque soit le temps que cela prendra.

angelique

Ecrit par : ANGELIQUE | 11.11.2008

 

 

 

 

 

 

 

10/05/2009

Lorsque Dalida s’est tuée, j’ai pleuré. Mon poème pour ceux qui ont envie de quitter ce monde. Mes mots pour les suicidaires et contre les idées noires.

images-10.jpeg________RÉALITÉ POSTHUME_________________

Je dédie ce poème à Dalida, à mes Grands-parents décédés, à Marhèse Grangé, à Chantal Favet, qui s’est jetée dans l’Isère durant l’été 1996, et à feu Philippe Réal, que j’étais allée voir à l’hôpital après sa première tentative de suicide.images-7.jpeg

 

 

 

Lorsque Dalida s’est tuéeimages-3.jpeg
J’ai pleuré
Car j’ai vu un cygne s’envoler
Le coeur plein de larmes
Vers un Au-delà bouleversé
Tremblement de terre
Des roses piquées dans leurs pétales


images-12.jpegLorsque Bérégovoy s’est tué
Elle a pleuré
Et sur ses joues ridées
J’ai vu les larmes
Se changer en mouettes
Ma Grand-mère portait le voileimages-9.jpeg
Des bateaux déshonorés


Lorsque Philippe s’est tué
Nous nous sommes tus
La réalité assassine
Lorsque les rêves sont trop forts
Oui jusqu’au bout de mes prièresimages-13.jpeg
Je serai près de toi, de vous
Jusqu’à la rive dernière


images-1.jpegMais je vous en supplie
Empêchez-les de vous rejoindre
Ceux qui veulent mourir
Dites-leur qu’il n’y a pas de place
Sur l’arbre mort des vies perdues
Dites-leur que les plus belles fleurs
Poussent sur le chemin de la vie présente


Dites-leur les souffrances
Du barrage construit
Sur une rivière en crue
Flux de larmes trop abondantes
Dites-leur que la solution
N’est pas de couper l’arbre
Mais de sauver les branches


images-11.jpegOh dites-leur le soleil exploséimages-5.jpeg
Des cellules de vos corps
Écartelés de regrets
Devant les sentiers possibles
De l’avenir caché
Dites-leur l’espoir des inconnues
Solutions d’une équation sacrée


images-4.jpegSurtout dites-leur
Que la fuite est terrible
Pour ceux qui restent
Impuissants d’amour
Devant l’acte définitif
Dites-leur qu’on revient toujours
Là où on s’est brisé le tronc


Oui dites-le leur... que
l’heure n’est pas encore venue
pour eux.


Chloé LAROCHE

images-6.jpeg
(Ce poème a été publié dans mon ouvrage :

“Soleil d’amour Soleil de colère”, livre épuisé aujourd’hui).

 

 


images-16.jpeg_____________________ Voici des numéros où vous pouvez appeler pour parler, dire les choses, exprimer vos angoisses, vos soucis, votre désespoir. Quelqu'un sera là pour vous entendre, vous écouter, de façon anonyme :

 

-Cap éCOUTE : n° vert 0800 33 34 35 (gratuit)

et aussi le 04 72 33 34 35

-SOS Suicide (écoute anonyme de toute souffrance) :
01 45 39 40 00

-Numéro gratuit d’écoute anonyme pour les Parents, Adolescents et Professionnels de l’éducation :
0 810 659 009 (numéro azur) ...

-Croix-Rouge Écoute Parents-Enfants :
0 800 858 858 (de 10 h à 22 h et week-end : de 10 h à 20 h)

-Femmes Battues : le 39 19 (anonyme et gratuit)images-15.jpeg

-SOS Viols : 0800 05 95 95 (numéro vert gratuit)

-SOS Femmes Violences conjugales :
(toutes violences -psychologiques, morales et physiques-) 01 40 33 80 60

SOLITUDE ET DEPRESSION

SOS Dépression    08 92 70 12 38
Des psychiatres et des psychologues essaient de soulager l'appelant et peuvent lui conseiller une adresse pour aller consulter. Le service peut également envoyer un psychiatre ou un psychologue à domicile en cas de crise grave. 
Ouvert 7 j/7, 24 h/24.

SOS Suicide    01 40 44 46 45
Bénévoles ayant suivi une formation psy. 
Pas d'antenne en province.

SOS Psychiatrie    01 47 07 24 24
Médecins psychiatres.

Urgences Psychiatrie    01 40 47 04 47
Médecins psychiatres.

Suicide écoute    01.45.39.40.00
Suicide Ecoute, s'est donné pour mission d'être à l'écoute téléphonique des suicidaires et des suicidant. Cinquante bénévoles formés à cette écoute particulière se succèdent pour recevoir 24heures sur 24 les appels des désespérés, dans l'anonymat et le respect des convictions de chacun.

Sos Espoir    01.43.70.69.26
SOS Espoir est une association de 1901. Des professeurs et des infirmières sont à l'écoute. Ils sont là pour aider les personnes qui sont en difficultés personnelles, en leur donnant un avis ou les orienter vers d'autres associations si le problème se trouve en dehors de leur cadre de compétence.

images-14.jpegimages-2.jpeg

 

05/05/2009

J’ai été le témoin malgré moi de la défaillance médicale de ce pays. Dimanche soir, j'ai appelé le 15 car j'avais la grippe. Aujourd'hui, c'est la Journée du lavage de Mains. Voyons voir...

images-2.jpeg

Bonjour à tous et toutes,

 

images-1.jpegDimanche soir, j’ai été le témoin malgré moi de la défaillance médicale de ce pays. “Malgré moi”, parce que j’ai appelé le 15 en toute bonne foi et parce que j’étais vraiment malade et que je ne pensais pas être reçue ainsi.

Dans le cadre de la procédure décidée autour de la Grippe A dite “mexicaine”, il est normal et recommandé d’appeler le 15, quand on a les symptômes d’une grippe.

Seulement, si c’est pour que le 15 nous renvoie à une auto-médication, sans autre forme de surveillance, c’est un peu léger...

images.jpegPourquoi je dis cela ?200472983-001.jpg

 

Dimanche soir, j’avais donc tous les symptômes d’une grippe : fièvre importante, courbatures, grosse fatigue, mal de gorge, mal au cou.

J’appelle le 15 et j’explique mon cas.

La permanencière du Samu m’écoute, prend mes coordonnées et me passe un médecin, lequel m’écoute et me pose soudain une question :

-“Avez-vous été en contact dernièrement avec une personne rentrée du Mexique ou y êtes-vous allée vous-même ?”

-”Non, ai-je répondu, mais je fais un travail qui me porte à rencontrer beaucoup de monde alors je ne peux pas être sûre de n’avoir rencontré personne porteur du Virus. En plus, je n’ai pas eu la grippe de tout l’hiver... et je ne suis pas sujette à la grippe habituellement.

-Hé bien, me répond simplement le médecin, c’est simplement la grippe qui arrive. Prenez du Paracétamol, voilà tout !”

 

u10449904.jpgLa grippe qui arrive... et moi qui raccroche. Sans avoir eu le moindre suivi, sans qu’on m’envoie vers un médecin ou qu’on m’en envoie un, sans qu'on me parle de masque à porter, sans qu’on s’inquiète outre mesure.

J’ai passé une nuit d’enfer avec 39 de fièvre et plus, à suer et à prendre de l’Efferalgan, du Paragrippe, du Cuivre en Oligosol, de la Vitamine C, de la Propolis. Auto-médication active. Je ne vous dirai pas la suite le lendemain. Si, juste que... Je suis allée voir un médecin... mais il n'était pas sur la planète, lui non plus, de la vigilance active ! Pas de questions concernant l'étranger. Il m'a trouvée épuisée. Je me suis effondrée dans son cabinet... Il m'a mise sous antibiotiques. Et à l'arrêt.

En tout cas, j’ai eu cette nette impression en raccrochant le 15 que quand on n’a pas la place ni l’organisation pour faire face à une pandémie... on s’en lave les mains, on occulte, on rassure...

 

D’ailleurs, aujourd’hui, c’est la Journée du lavage de Mains.images-6.jpeg

 

Lavez-vous bien les mains (après un passage aux toilettes, avant de faire à manger, quand vous rentrez chez vous, etc) et jetez vos mouchoirs en papier après chaque utilisation dans les poubelles. Ainsi, vous aurez peut-être moins de chance de devoir appeler le 15, numéro qui s’en lave les mains.images-7.jpeg

 

Cela me rappelle d’ailleurs le 18 janvier 2008, lorque j’ai appelé le Samu de Grenoble alors que ma fille adolescente cassait tout chez moi et prenait une crise à faire peur. J’avais mon fils de trois ans avec moi et j’avais de quoi m’inquiéter. Démunie et impuissante, je les ai appelés. Le 15.

“Madame, c’est une question d’autorité. Vous lui jetez un verre d’eau à la figure ou bien vous la mettez dehors. Nous ne nous déplacerons pas.” Ce sont les mots du médecin. Je n’ai pu faire ni l’un ni l’autre. Si je lui avais envoyé un verre d’eau, elle se serait jetée sur moi et pour l’autre solution... elle est trop forte physiquement pour que je puisse la forcer à sortir si elle n’a pas envie de le faire.

 

images-10.jpegLe Samu s’en est lavé les mains encore une fois, pourtant ma fille aurait eu besoin d’une aide médicale ce jour-là. Et mon fils de trois ans qui a assisté à une scène épouvantable où ma fille menaçait de me faire tomber les armoires sur moi. Elle cassait tout. Elle hurlait. J’ai dû m’enfermer dans la cuisine avec mon petit mais elle est rentrée quand même. Tout ça parce que j’avais découvert qu’elle m’avait menti sur le motif d’une sortie et que la copine avec qui elle était sensée sortir ne sortait en réalité pas.

Je pense que quand un médecin entend qu’une personne est en crise et qu’il y a danger pour elle et pour son entourage, il doit arriver le plus vite possible pour qu’il n’y ait pas de victime ni de drame.... L’autorité a bon dos dans ce cas-là, quand une maman désespérée appelle !! C'est nul de lui répondre qu'elle est une mère et qu'en fait, c'est à elle seule de résoudre le problème...

 

Le jour du lavage de Mains, je fais mon ménage.

Ceci dit, je respecte le Samu et son personnel ainsi que tous les Centres 15 de France.

Mais comme partout, il y a des exceptions. Il y en a qui se lavent plus les mains que d’autres sur les problèmes médicaux des français.images-5.jpeg

D'ailleurs, je pense à l'État français, qui devrait donner plus de moyens aux Samus et aux médecins urgentistes.

À moins qu'Il ne s'en lave les mains.

 

Chloé LAROCHE

Complément : ce soir, je suis toujours malade. Très fatiguée, mal de gorge intense, antibiotiques sans effet, nausées. Je poursuis mon traitement, dont antibiotiques, homéopathie et je rajoute du chlorure de magnésium. Ce dernier aide le corps à se défendre en accroissant le pouvoir de défense des phagocytes (plus de 300 %). "La phagocytose (je vais citer Louis Pommier) est la propriété qu'ont certaines cellules de rechercher, d'englober et de détruire, en les digérant, des micro-organismes générateurs de troubles plus ou moins graves (microbes, virus) qui ont pénétré dans le sang." Acheter un sachet de 20 grammes de Chlorure de magnésium en pharmacie et dissoudre dans un litre d'eau, puis ajouter du citron et boire par petites quantités dans la journée. À renouveler si nécessaire. C'est le Professeur Paul Delbet qui a découvert ce merveilleux produit en 1915. La méthode s'appelle la Cythophylaxie. Pour en savoir plus : http://www.resurgence.be/pdf/Magnesium-qqpages.pdf

____________________________________

images-8.jpeg

 


Imprimer Envoyer

PS : j'ai trouvé le texte suivant sur un site d'information au public. En lisant la partie "Que faire", je me suis rendue compte que je n'aurais jamais dû appeler le 15 (puisque je ne suis pas allée au Mexique) ni aller voir un médecin... puisqu'en étant grippé... on ne doit pas se trouver dans une salle d'attente : afin d'éviter la propagation du virus (c'est demandé dans la procédure)... Finalement, l'auto-médication, c'est bien !! Les animaux s'isolent quand ils sont malades. Les hommes vont faire pareil !!

 

Quels sont les symptômes de la grippe A (H1N1) ?

"Les symptômes de cette nouvelle forme mexicaine de grippe sont identiques à ceux de la grippe saisonnière : fièvre, courbatures, toux, fatigue, mal de gorge, écoulement nasal, éventuellement nausées, vomissements ou diarrhée. Pour l’instant, les cas confirmés ont présenté des symptômes modérés et leur vie n’est pas en danger. On manque d’informations sur les causes des décès observés au Mexique. La grippe mexicaine, comme toutes les grippes, peut être grave voire mortelle chez des personnes qui sont affaiblies par d’autres maladies (en particulier, respiratoires) ou par le grand âge."

Que faire si j’ai des symptômes qui évoquent la grippe ?

  • "Si vous avez des symptômes grippaux (fièvre, toux, courbatures, fatigue, mal de gorge, etc.) :
  • restez chez vous et évitez de vous rendre au travail ou dans des lieux de passage (transports en commun, écoles, centres commerciaux, etc.) ;
  • reposez-vous et buvez abondamment (eau, tisanes, jus de fruits, soupes) ;
  • si nécessaire, prenez un médicament contre la fièvre comme, par exemple, du paracétamol ;
  • couvrez votre bouche et votre nez avec un mouchoir jetable lorsque vous éternuez ou lorsque vous toussez, et jetez-le ensuite ;
  • lavez-vous les mains fréquemment et en particulier après avoir toussé ou éternué ;
  • prévenez votre entourage et demandez-leur de l’aide pour les tâches qui pourraient vous amener à être en contact avec d’autres personnes (faire ses courses, aller chercher ses enfants, etc.).

Si vous présentez des symptômes de grippe et que vous avez séjourné dans un des pays touchés par cette épidémie dans les 7 jours précédant le début des symptômes, contactez votre médecin traitant ou appelez le 15."

29/04/2009

Inquiète pour une famille russe-arménienne de deux enfants, dont un bébé, arrachée par la police à leur domicile de Gray pour être emmenés. Ils ne répondent plus et risquent de se retrouver en camp de rétention pour étrangers, en vue d'une expulsion.

images-1.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Aujourd'hui, un bébé de quatre mois a été arraché à son domicile avec ses parents et son frère de neuf ans, à six heures du matin.

Cela s'est passé à Gray, en Haute-Saône. Le papa est arménien et la maman russe.

Ils risquent d'être expulsés de notre pays.

On est sans nouvelles d'eux. images.jpeg

Emmenés par la police dans un véhicule.

En cette période, les choses s'accélérent. 

Plusieurs familles emmenées ainsi...

Ce soir, je pense à ce bébé, à son frère de neuf ans qui va perdre tous ses amis, son école.

Il est bon élève. À l'école de Gray. Il s'appelle Alexandre.

images-3.jpegJe pense à Maria et Sergey et leur souhaite de tenir, de garder courage.

Je pense aux larmes de cette famille, à la France no welcome.

Je pense que c'est moche. Moche veut dire "laid".

La laideur de l'âme, le déshonneur de l'humanité.

Comparer cette famille à des criminels, et les emmener

comme on fait à six heures le matin.

Emmener un bébé terrorisé de sentir cette tensionimages-5.jpeg

la police, les menottes, les cris, la précipitation

sans les couches, les biberons, la vie de tous les jours.

Que faire d'autre qu'écrire ? 

Si, j'ai téléphoné à la préfecture.

J'écris, j'envoie des mails (voir consignes ci-dessous).

Soyons nombreux à écrire pour cette famille.

 

Chloé LAROCHE

 

images-2.jpeg++++++++++++++    Je vous transmets ces informations reçues en urgence aujourd'hui du RÉSEAU D'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES :


"Un bébé de 4 mois en rétention !

La commission nationale de déontologie et de la sécurité (CNDS) publie son rapport et écrit :

« Par ailleurs, la Commission recommande d’inclure dans le CESEDA l’interdiction absolue de placement de mineurs dans un local de rétention administrative, compte tenu des exigences limitées de la réglementation à l’égard de ce type de structures et de leur inadaptation à l’accueil des enfants. »
http://www.cnds.fr/rapports/ra_pdf/Etude_Mineurs.pdf .

Monsieur BAKHSHIYAN est Arménien, son épouse est Russe, leur bébé aura quatre mois le 2 mai, et Alexandre, l'aîné, a 9 ans. Mercredi matin, 28 avril 2009, à 6 h du matin, Maria, la maman, son bébé, son fils très bon élève à l'école de Gray (Haute Saône) et le papa Sergey Bakshiyan ont été arrêtés chez eux. A midi, ils arrivaient à Nîmes.
On laisse imaginer à nos lecteurs la brutalité qu’a subie cette famille. Cueillie avant l’aube, les enfants arrachés au sommeil par l’intrusion de la police, immédiatement placés dans un véhicule et hop départ pour Nîmes, à l’autre bout de la France. Le bébé a-t-il eu droit à un biberon, à des couches ? Rien ne nous le dit.
Alors que leur avocat, Me Colle, a déposé un recours devant la cour d'Appel à Nancy, ils sont traités comme des criminels dangereux qu’il faut absolument mettre hors d’état de nuire.

Les policiers, le préfet, le ministre ne doivent pas avoir lu la recommandation de la CNDS.

Ou bien la politique du chiffre, la culture du résultat, la poursuite de la chasse aux familles, aux jeunes scolarisés, aux travailleurs sans papiers justifie l’enfermement d’un bébé de quatre mois et de sa famille !

D’un côté des mots, des recommandations et de l’autre la sinistre réalité.

A nous de protester vigoureusement pour que les recommandations de déontologie deviennent des actes au lieu de rester lettre morte."

Faxer, écrivez, mailer à la préfecture de Haute Saône pour dire votre indignation :

prefecture@haute-saone.pref. gouv.fr

Téléphone : ===== 03 84 77 70 01

Campagne de mails de protestation à adresser à la Préfecture de Haute-Saône :
une seule adresse disponible : prefecture@haute- saone.pref. gouv.fr


Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturellaura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr


Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...
FAUGERE ,
GOSSET-GRAINVILLE ,
KLARSFELD ,
LEVY 
MITROFANOFF 

Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT 
LOUVRIER 
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

"A diffuser largement :

La politique de Mr Besson, de la casse des familles, de la violence faite à des enfants bat son plein pendant les vacances scolaires, avec le moins de témoins possible. Après une famille à Vesoul il y a quelques jours, après une famille à Luxeuil, ce matin c'est à Gray. 
Maria, la maman, son bébé, son fils très bon élève à l'école de Gray et le papa Sergey ont "disparu", leur portable ne répond plus.
Nous étions avec eux hier soir jusqu'à plus de 23h, nous leur avions dit de garder confiance, Me Colle leur avocat a déposé un recours devant la cour d'Appel à Nancy, et nous avions projeté de nous rendre en Préfecture d'ici quelques jours afin de trouver une solution humaine à leur situation. 
Mais la chasse aux familles bat son plein, après la famille Aouchev en 2008 à Gray, expulsée par avion spécial le 19 mai depuis Dole Tavaux, les ministres passent mais le nouveau ministre doit montrer qu'il a été bien choisi par ses pairs. Nous allons envoyer les dessins de Sasha Bakshiyan, le garçon, à Monsieur le président de la République et à son épouse très médiatique. 
Il est des matins pluvieux où même vomir ne sert à rien ! 
Il est des jours où on aime le cinéma comme Welcome! 

Nous vous invitons à demander à la préfecture où est passé le bébé et de protester contre ces méthodes honteuses !"

A diffuser largement sans modifier. Merci.

27/04/2009

C'est quoi la crise ? Crise des autorités, de la justice, des droits de l'homme, du respect des salariés, de l'humain en prise aux raisons économiques et aux intérêts de certains. Faits réels de la crise et effets réels.

1902004.jpgBonjour à tous et toutes,

Je souhaite aujourd’hui vous parler de choses vraies, comme d’habitude.
De choses de la crise...


pr78919.jpg____________La crise, oui...

quand un ami que je connais se fait voler sur son compte huit cent euros par une personne inconnue... qui s’est offert un voyage en Tunisie en utilisant le numéro de la carte bleue de cet ami,

quand cet homme se retrouve dans de gros problèmes financiers parceque sa banque iséroise lui a remboursé 265 euros seulement dans le cadre de l’assurance vol,

quand la banque de cet homme lui répond qu’il doit attendre le mois suivant pour être remboursé de la totalité de la somme,

quand, en attendant, il est obligé d’emprunter de l’argent à la seule personne qui accepte, c’est-à-dire moi, qui vit seule avec trois enfants à charge.

 

_________La crise, oui...

images.jpeg

quand je porte plainte contre un homme adulte qui a envoyé des sms avec propositions sexuelles à ma fille mineure et à une amie de ma fille mineure,

quand la plainte des deux mamans dont la mienne est rejetée par le Procureur,

images-4.jpegquand le chef d’une des gendarmeries de l’Isère me répond que aujourd’hui, je serais étonnée d’apprendre que “nombre de jeunes filles provoquent les garçons, les hommes, et que certaines vont même jusqu’à aller chercher le viol collectif, par des attitudes et des propos provoquant,”

quand j’ai été obligée de défendre dans son bureau les jeunes filles et ados, voire les toutes jeunes filles, en lui répondant que même si certaines l’ont fait et sont dans une telle attitude... ce n’est pas le cas de toutes les filles, et certaines sont vraiment victimes... comme ma fille et sa copine de treize ans, 1709002.jpg

quand l’autorité ne prend plus en compte qu’il y a des mineurs et mineures victimes avec des hommes majeurs en face... et défend l’homme majeur en expliquant que le pauvre homme a pu être provoqué et qu’il ne peut être ennuyé par une plainte basée sur rien du tout,

k0156971.jpg

 

 

_______ La crise, oui...

quand les salariés d’une entreprise iséroise sont tous convoqués et se retrouvent réunis en réunion de travail avec leur chef... et qu’au bout d’une demi-heure, les nouveaux dirigeants acquéreurs de la boîte entrent dans le local et saluent les employés ahuris, lesquels ne savent pas à qui ils serrent la main,

quand ces salariés entendent soudain de la bouche de leur chef qu’il n’est plus rien et qu’il a été démissionné quelques jours avant,

quand les mêmes salariés ont le sentiment de n’avoir pas été respectés, car non tenus au courant de la situation et du départ de leur patron,

quand le chef d’entreprise explique qu’il a pu sauver l’entreprise en acceptant de la vendre, et que sinon, la boîte allait droit au mur en moins d’un an,

 

k0132654.jpgF0029187.jpg________ La crise, oui...images-1.jpeg

quand la France accepte sans broncher ce qui vient de se passer à Calais (voir ci-dessous l'article du RESF pour que vous sachiez),

quand un père d'origine congolaise, Bienvenu Mbelani, est mené en camp de détention français alors que ses deux enfants mineurs de 10 et 8 ans arrivent en France et sont placés dans un autre camp de détention français,

quand Papa est en prison à Bobigny et les enfants en prison à Roissy, dans le monde merveilleux selon le Ministre Besson,

quand on brise des familles, expulsant les pères et enlevant, pour certaines familles étrangères, des enfants pourtant scolarisés de leur chaise d’école afin de les expulser en charter avec leurs parents,

sb10068472e-001.jpg

 

_______ La crise, oui...

quand des familles dorment, vivent, mangent à l’hôtel... dans une seule pièce pour plusieurs personnes... et doivent à leur propriétaire des centaines d’euros à payer, somme indécente payée pour pouvoir survivre,

quand des personnes âgées et des familles sont contraintes d’aller faire les poubelles des magasins et des marchés pour pouvoir subsister,

k0204769.jpgquand des parents ont si peur de l’avenir qu’ils en arrivent à abandonner leurs enfants pour qu’ils soient recueillis et bien traités,

quand les jeunes cherchent l’espoir dans l’alcool, la drogue, la dépendance virtuelle... au lieu de garder confiance en leur chemin,200136690-001.jpg

 

 

Car finalement la crise... c’est chacun qui la fait.

La crise, on peut la combattre en cherchant des valeurs qui ne sont pas fondées sur l’argent, sur l’égoïsme, sur les intérêts matériels.
Arrêter d’avoir peur et se contenter du peu qu’on peut avoir, tout en se battant contre les injustices qui nous frappent et l’oubli des pauvres et de ceux qui vivent dans des conditions indécentes.
Arrêter de ne regarder que sa misère et défendre aussi ceux qui vivent autour de nous, dans notre pays ou ailleurs.
Ne pas accepter que des familles soient malmenées et que des enfants ne puissent plus voir leurs parents.

Chloé LAROCHE

 

____________________ Comme promis, voici l'article concernant Calais, publié par le Réseau d'Éducation Sans Frontières

(le site, actions et pétitions : http://www.educationsansfrontieres.org) :

 

moton8.pngCommuniqué RESF : UN CHARTER DE KOSOVARS, UNE RAFLE D’AFGHANS, DEUX ENFANTS ( ) EN PRISON PUIS A L’ASE, LEUR PERE EN RETENTION…, ETC… 
L’HUMANISME FRACASSANT SELON ERIC BESSON

 

"Un charter de Kosovars :

Eric Besson est un humaniste qui, trop modeste, n’apprécie guère le titre de ministre de la Rafle et du drapeau attaché à sa fonction. Et pourtant…

Et pourtant… La semaine dernière, expulsion de 50 Kosovars et Albanais sur un vol charter organisé en collaboration avec l’Autriche. Spectacle grandiose, propre à combler le ministre : 50 malheureux, certains avec leur baluchon, d’autres sans rien, menottés, entravés, attachés à leur siège, encadrés de deux policiers chacun. Ce devait être beau comme du Besson ! Pourquoi aucune photo n’a-t-elle été publiée dans le but de « dissuader les migrants » ?

Une rafle d’Afghans :

Arrestations massives opérées à l’improviste par la police dans un quartier suspect : 200 Afghans arrêtés au petit matin à Calais au milieu d’un énorme déploiement de 500 policiers. Une rafle magnifique qui a sans doute tellement ravi le ministre qu’il s’est rendu à Calais quelques jours plus tard pour annoncer des récidives. 200 interpellations, sous prétexte de lutter contre les trafiquants. 200 personnes libérées le lendemain.

Deux enfants en prison, leur père en rétention… :

Si M. Besson fait dans l’acharnement collectif, il fait aussi dans le traitement individuel sordide.

Bienvenu Mbelani a 34 ans, père de P. (10 ans) et de J. (8 ans). Il est congolais (RDC), un pays où les morts dus aux guerres civiles et aux violences politiques se comptent par millions. En 2006, il parvient à quitter le pays et demande l’asile en France. Débouté comme de bien entendu. Il se retrouve sans papiers et frappé d’un APRF (Arrêté préfectoral de reconduite à la frontière). Malgré cela, ses deux enfants sont envoyés en France pour le rejoindre.  Ils atterrissent à Roissy le 10 avril avec des papiers qui ne sont pas en règle. Selon les procédures maintenues en place par le ministre Besson, les enfants (8 ans et 10 ans !) sont placés en zone d’attente, une prison pour étrangers, adultes mais aussi enfants, à qui on souhaite refuser l’entrée en France.

L’apprenant, Bienvenu Mbelani se précipite en zone d’attente (sur les conseils de son avocat, paraît-il… Si c’est vrai, celui là ferait mieux de s’occuper d’autre chose que du droit des étrangers !) Il est arrêté sur le champ et mis en rétention. Papa en prison à Bobigny, les enfants en prison à Roissy. Le monde selon Besson est merveilleux.

Au quatrième jour de détention, les enfants sont présentés au Juge de libertés et de la détention de Bobigny, comme des grands, sur le banc des accusés, dans une salle bourrée de policiers en uniforme. Ils sont dans la même salle que leur père, lui aussi présenté au JLD, mais ils n’ont le droit ni de communiquer ni de l’embrasser. La classe ! 8 ans et 10 ans, le gibier de potence fourni à la justice par les services de M. Besson a de l’allure ! Heureusement quand même, le JLD ordonne la libération des enfants qui sont placés dans une famille d’accueil par l’ASE. Mais leur père n’a toujours pas pu les contacter.

On en est là.

Notre ministre humaniste a trois solutions. Renvoyer le père et les enfants dans un pays qu’ils ont fui et où il est fort possible que le père soit immédiatement emprisonné… si ce n’est pire car quoi qui ait pu se passer avant son départ, le simple fait d’avoir demandé l’asile en France le désigne comme un opposant. Les enfants seraient ainsi livrés à eux-mêmes, rendus quasi-orphelins au nom de la préservation de l’unité familiale à laquelle on sait que les services de M. Besson sont très attachés quand ça les arrange. La seconde solution serait de garder les enfants confiés à l’ASE en France et de renvoyer le père au Congo. Le coup du chassé-croisé (les enfants arrivent d’Afrique au moment où le père y est réexpédié) est original… Son caractère inédit séduira peut-être le ministre.

Reste enfin la seule solution humainement acceptable : que Bienvenu Mbelani soit libéré et régularisé et qu’il récupère ses enfants afin de leur donner enfin une vie décente.  Trop simple et trop humaniste pour être possible ?

Père d’un enfant français, mari d’une handicapée française, en rétention !

Mohamed Allouche est tunisien, père d’un enfant français (sa femme est française). Il est arrivé en 2005 pour rejoindre sa femme et son fils. Outre le droit élémentaire de vivre en famille, la venue de Mohamed était d’autant plus nécessaire que la mère de son enfant est sourde et muette. Elle travaille dans une maison de retraite et a été la première femme atteinte de ce double handicap à obtenir le permis de conduire mais il n’empêche que la présence de son père est indispensable à Noufel (11 ans). Mohamed avait un récépissé provisoire de titre de séjour… sans autorisation de travail.

Mais, en août 2007, la préfecture de Nanterre faisait mener une enquête pour vérifier la réalité de la vie du couple. Pour un peu le ministère Hortefeux-Besson mériterait de s’appeler celui du trou de serrure !  Mohamed Allouche était contrôlé le 15 avril au métro Chatillon-Montrouge et placé en rétention après avoir reçu un APRF. Motif deux des nombreux documents fournis par le couple pour prouver leur vie commune portaient une adresse différente de leur adresse habituelle. C’est grave, ça, ça mérite de détruire une famille, de placer un individu en prison et sûrement de l’expulser… Sauf que l’adresse « suspecte » est celle des parents de l’épouse qui, pour une raison ou une autre avait jugé plus pratique de se faire expédier tel ou tel courrier chez ses parents. A se demander ce qui est le mieux partagé au ministère de M. Besson, la malveillance ou l’incompétence. Les deux peut-être ?

Il faut, naturellement, que Mohamed Allouche soit libéré, que le titre de séjour auquel il a droit lui soit immédiatement délivré, que les mauvais traitements qu’il a subis soient indemnisés et que le ministre lui présente des excuses."

 

 

Ministère de la Rafle et du Drapeau :
Fax: 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

 


Matignon  :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...
FAUGERE <jean.paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr>,
GOSSET-GRAINVILLE <antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr...>,
KLARSFELD <arno.klarsfeld@premier-ministre.gouv.fr>,
LEVY <myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr>
MITROFANOFF <igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr>

 

Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>
LOUVRIER <franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

 

22/04/2009

À l'heure des excuses, je viens en faire aux 17 corps exposés aux yeux de tous ceux qui s'intéressent à l'anatomie du corps humain. À quand les cercueils et les tombes transparentes où on pourra venir contempler la transformation des corps ?!!???!!

u29099796.jpgMa lettre aux dix-sept personnes décédées dont les corps humains ont été amenés de Chine à Paris pour l'exposition "Our Body à corps ouvert"_____________

 

Je viens vous présenter le pardon de la France et du monde entier pour être allés vous voir en payant quinze euros, pour être allés vous voir tout court, pour avoir osé penser que vous n'étiez que des corps sans âme, que votre histoire est oubliée.

bxp47045.jpg

Je viens vous demander pardon car à cause de cette exposition, le respect des morts est bafoué. À cause de cette exposition, le monde regresse encore vers la violence exposée, toujours plus avancée dans le "progrès" et l'avancement de ce que l'Homme est capable d'inventer en barbarie.

Je suis désolée pour vos familles endeuillées qui voudraient pouvoir rendre hommage à votre souvenir en ayant vos corps dans leur pays.

k0042140.jpgVos cadavres exposés aux yeux de tous par un procédé scientifique ont fait rêver des enfants et des adultes avides de sensations fortes. À quand les cercueils et les tombes transparentes où on pourra venir contempler la transformation des corps en poussière ?

L'exposition ayant été interdite, vous allez pouvoir retrouver la paix qui vous est due et le repos de vos âmes.

Je souhaite que vos dépouilles soient rendues à vos proches et que les humains se rendent à une vision moins matérielle de la mort, la respectant sans chercher à s'en servir pour assouvir leur curiosité et leur mercantilisme.

sb10068325d-001.jpg

Dans la paix des vivants et des morts.

Chloé LAROCHE

 

_________________

Commentaires

Rebonjour Chloé,
Alors là, cette exposition est inhumaine, et il existe sur cette Terre des gens assez voyeuristes pour aller payer et contempler des squelettes. Mais où va-t-on ? A quoi pensent ces personnes ? Elles n'ont aucun sens du respect des défunts. C'est en premier lieu les personnes qui ont acceptées d'exposer ces corps qu'il faut blâmer. Quels buts ont ces exposants ? A quoi va servir le fait de faire voir des squelettes, qu'est-ce que ça va apporter à ceux qui viennent les voir ?
Bref, respectons les morts et que leurs âmes reposent en paix.

Ecrit par : Lolotte73 | 27.07.2009

 

 

_________________________ Articles à consulter :

 

-http://stedransky.over-blog.com/article-29864583-6.html

 

-http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/

567775/mil/4437597.html

 

-www.lepost.fr/article/2009/04/21/1504471_peut-on-montrer-des-corps-de- cadavres-pour-une-exposition.html

 

Ma lettre ouverte à Monsieur le Ministre de l’Immigration pour Vassili KOCHKADZE, atteint par l'hépatite C et menacé d'expulsion vers la Géorgie.

wef003.jpgLETTRE OUVERTE à Monsieur le Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Co-Développement.


Objet : Demande de ne pas expulser Vassili KOCHKADZE en Géorgie.

_________________________________________________________AA035484.jpg


Monsieur le Ministre Éric BESSON,

Sous couvert de Monsieur le Préfet de la Somme et de la Picardie,

 

Je me permets de solliciter votre attention sur le cas de Monsieur et Madame KOCHKADZE.

Voici un rappel des faits : Vassili KOCHKAZE, né le 16 mars 1979, et Choréna KOCHKAZE, son épouse, ont fui la GEORGIE pour arriver en France le 13 mai 2002 afin de solliciter une demande d’asile politique, leurs vies étant menacées en cas de retour… En effet, en avril 2000, Vassili KOCHKAZE a été arrêté, battu et gravement blessé par un coup de couteau à la poitrine nécessitant une hospitalisation, parce que son père était un militant politique. La demande d’asile politique a été rejetée tout comme les recours. Vassili est maintenant atteint de l’hépatite C. Leur fille Anano est née, en France, le 15 novembre 2002. Leur fils David, né le 16 octobre 1998 en GEORGIE les a rejoints le 17 septembre 2004.e003114.jpg


Arrêté, alors qu’il sortait de la prison d’Amiens, lundi 20 avril 2009 au matin, Vassili KOCHKADZE vient d’être placé au Centre de Rétention de Mesnil Amelot pour une possible expulsion en GEORGIE. Il reste que son arrestation après qu’il ait purgé sa peine, le risque d’une expulsion parce qu’il est déjà placé en Centre de Rétention, sans qu’il puisse revoir sa famille, constituent une réponse inhumaine aux actes républicains que devraient se donner un service d’Etat, car la « double peine » est maintenant abolie, semble-t-il…

De plus, la Préfecture de la Somme sait juridiquement :

images.jpeg- Que Vassili KOCHKADZE est en grande difficulté de santé : il est atteint d’une hépatite de type C. Il est consulté régulièrement par le Docteur CAPRON du Centre Hospitalier Nord d’Amiens.
- Qu’il ressort d’une jurisprudence établie que l’hépatite C ne peut être soignée en Géorgie : « tribunal administratif de Rouen, ord. Juge des référés, 18 dec.2006 –M.M.BASAEV ; N°06-02993 + ord. Juge des référés, 12 jan.2007- M. Zaza GOGUADZE; N°6-03260 + Juge délégué, M. Zourabe KASSOIANE ; N°7-00076 (R.07-025) + ord. Juge des référés, 13 mars 2007- M. Mamouka BROAIN. ; N°07DA01169 Cour Adm.d’Appel de Douai, M.Ura TELOIAN déc.2007…».


Une possible expulsion est totalement insupportable pour Vassili KOCHKADZE car l’absence de traitement peut amener des conséquences d’une exceptionnelle gravité, à savoir le risque d’évolution vers une cirrhose du foie à moyen terme. C’est pourquoi je me permets de vous interpeller, Monsieur le Ministre, car je souhaite qu’un regard bienveillant et humain puisse être apporté à Vassili KOCHKADZE en le libérant au plus vite et en faisant en sorte qu’il puisse se soigner décemment à Amiens.200385377-001.jpg


K30-403835.jpgEn outre, il est insoutenable pour Vassili KOCHKAZE, ayant fui la GEORGIE en 2002, de se voir expulser : il est marié avec Choréna et a deux enfants dont la petite Anano, je vous le rappelle, est née en France et a six ans.

Je vous prie, Monsieur le Ministre, de bien vouloir considérer ma demande et agréer l'expression de mon attachement aux Droits de l’Homme ainsi que l’expression respectueuse de mes salutations républicaines.

Chloé LAROCHE

 

Fait à Grenoble, le 22 avril 2009.

 

 

________________ VOUS POUVEZ VOUS AUSSI ÉCRIRE POUR CETTE FAMILLE, EN REPRODUISANT CETTE LETTRE ET EN L'ENVOYANT AUX ADRESSES MAILS SUIVANTES :

 

A la préfecture d’Amiens par courriel :

 

courrier@somme.pref.gouv.fr 

lena.cojan@interieur.gouv.fr




- Aux Ministères de l’Immigration, Élysée, Matignon, Affaires étrangères :

patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr

geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

g@larrive.com

maxime.tandonnet@elysee.fr

claude.gueant@elysee.fr

emmanuelle.mignon@elysee.fr

david.martinon@elysee.fr

franck.louvrier@elysee.fr

jean-paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr

antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr

igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr

myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr

brigitte.collet@diplomatie.gouv.fr

olivier.serot-almeras@diplomatie.gouv.fr

'patrice.champion@diplomatie.gouv.fr

pierre.thenard@diplomatie.gouv.fr




________ POUR PLUS D'INFOS :

 

Réseau Education Sans Frontières de la Somme, BP80713, 80007 AMIENS cdx 01,

Contacts tel 06 31 91 08 07,

Permanences Hebdomadaires : Tous les mercredis à 17h30, salle Dewailly à Amiens

 

_________ et bien sûr : http://www.educationsansfrontieres.org

21/04/2009

Rand était une jeune fille irakienne de 17 ans. Elle a été tuée dans un "crime d'honneur" par son père, pour être tombée en amour de Paul, soldat britannique.

 

 Pour RAND, assassinée par son père le 16 mars 2008

dans un "crime d'honneur"________________    

 

(voici Rand à droite, belle jeune fille de 17 ans)randOBS2704_228x259-1.jpg

 

 

u19211118.jpgRand, morte par amour

écrasée, foulée aux pieds, 

ceux de son géniteur

père monstrueux, ignoble


Rand mise au monde

et tuée pour avoir parlé

échangé, flirté, rêvé

avec un jeune homme


k0136037.jpgRand, tu étais la Virginie

de Paul, soldat britannique

l’ennemi en Irak

et ton père, sous couvert

de sauver “l’honneur”

a pris ta vie, aidé de tes frères

ton corps, jeté et couvert 

du crachat de tes oncles


L22-306138.jpgRand, la terre est si belle

et parfois si mauvaise

quand le coeur des hommes 

prend la couleur du diable

et que leur haine recouvre 

l’amour si rayonnant, si pur

de cette pureté des étoiles

qui meurent sans un motk0142028.jpg

 

Rand, je veux dire les mots

crier que tu n’es hélas pas seule

à avoir subi ce sort cruel

des filles sont tuées aussi

parce qu’elles ont été violées

alors tuées par leurs proches

pour laver l’honneur

d’une famille “blessée”

 

k0366550.jpgRand, que jamais plus

les crimes d’honneur

n’arrivent sur cette Terre

que jamais plus tes dix-sept ans

ne soient coupés de la terre

que jamais plus de pères

de frères et de cousins

ne tuent pour “laver”k0141553.jpg

 

devant les mères en pleurs

devant ces femmes qui ont donné la vie

devant ta mère qui a honte pour la Terre.

 

k0139394.jpgRand, repose en paix.

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

_______________________________Article relatant les faits, ci-après :

 

IRAK, le 12 mai 2008.

 

Source : Extraits ci-dessous de l’article de Afif Sarhan et Caroline Davies pour The Observer via Dhimmi Watch.

Traduction par Bivouac-ID.

 

« Si j’avais su ce que ma fille allait devenir,

je l’aurais tuée au moment même où sa mère a accouché d’elle ».

 

“Abdel-Qader Ali n’a qu’un seul regret : celui de ne pas avoir tué sa fille dès sa naissance. « Si j’avais su ce qu’elle allait devenir, je l’aurais tuée au moment même où sa mère a accouché d’elle » a-t-il déclaré sans la moindre trace de remords.

Deux semaines après que The Observer eut révélé la choquante histoire de Rand Abdel-Qader, âgée de 17 ans et tuée car elle avait le béguin pour un soldat britannique à Bassorah au sud de l’Irak, son père reste provocant. Assis dans le jardin de sa maison bien entretenue du district d’Al-Fursi de la ville, il demeure un homme libre, bien qu’ayant piétiné, étouffé et mortellement poignardé sa fille.

Abdel-Qader, fonctionnaire de 46 ans, fut d’abord arrêté, puis relâché après deux heures. Etonnamment, raconte-t-il, la police l’a félicité pour ce qu’il avait fait. « Ce sont des hommes, et ils savent ce qu’est l’honneur » a-t-il dit.

Rand, qui étudiait l’anglais à l’université de Bassorah, fut considérée comme ayant causé le déshonneur de sa famille après qu’elle se fut entichée d’un soldat britannique de 22 ans connu seulement sous le nom de Paul.

Elle est morte vierge, selon sa meilleure amie Zeinab. Et de fait, sa ‘relation’ avec Paul, qui commença alors qu’elle travaillait en tant que bénévole auprès de familles déplacées et que lui faisait la distribution d’eau, semble s’être limitée à des conversations à l’impromptu sur une période de moins de quatre mois. Mais la jeune et impressionnable Rand en était tombée amoureuse, et confia ses sentiments et rêveries à son amie Zeinab âgée de 19 ans.

Ce fut son premier béguin, et ce fut son dernier. Elle est morte le 16 mars après que son père eut découvert qu’elle avait été vue en public parlant à Paul, qui symbolisait l’ennemi, l’envahisseur et le chrétien. Alors qu’horrifiée, Leila Hussein, sa mère, appela les deux frères de Rand, Hassan 23 ans et Haydar 21 ans, afin qu’ils retiennent leur père Abdel-Qader tandis qu’il étranglait sa fille en écrasant sa gorge de son pied, ils participèrent à l’assassinat. Son corps recouvert d’un linceul fut alors jeté dans une tombe de fortune sans autre cérémonie, tandis que ses oncles crachèrent dessus de mépris.

« La mort était bien le moins qu’elle méritait » déclara Abdel-Qader. « Je n’ai pas de regret. J’avais le soutien de tous mes amis qui sont des pères, comme moi, et qui savent que ce qu’elle a fait est inacceptable pour tout musulman qui honore sa religion » ajouta-t-il.

« Je n’ai plus de fille maintenant, et je préfère dire que je n’en ai jamais eue. Cette fille m’a humiliée devant ma famille et mes amis. En parlant avec un soldat étranger, elle a perdu ce qu’une femme a de plus précieux. Les occidentaux s’en offusqueront peut-être, mais nos filles ne sont pas comme leurs filles qui couchent à droite et à gauche et sont parfois même enceintes sans être mariées. Nos filles doivent respecter la religion, la famille et leurs corps . »

« Je n’ai désormais plus que deux garçons. Cette fille fut une erreur dans ma vie. Je sais que Dieu me bénit pour ce que j’ai fait » déclara-t-il, la voix gonflée de fierté. « Mes fils sont de mon côté, ils se sont comportés en hommes en m’aidant à mettre fin à la vie de quelqu’un qui avait couvert nos vies de déshonneur ».

Abdel-Qader, un chiite, déclara qu’il avait été relâché par la police, car « tout le monde sait bien que parfois on ne peut pas ne pas commettre un crime d’honneur ». Froidement, il ajouta : « Les policiers étaient de mon côté durant tout le temps que je suis resté là-bas, et m’ont félicité pour ce que j’ai fait.»

Des sources indiquent que Abdel-Qader qui travaillait dans les services de santé s’est vu demandé de cesser son activité en raison de la mauvaise publicité. Il continue cependant de toucher son salaire.

Et selon un haut fonctionnaire de l’administration de Bassorah, il aurait touché une aide financière de la part d’un homme politique local afin de lui permettre de ‘disparaître’ en Jordanie quelques semaines, ‘le temps qu’on oublie l’affaire’, pratique habituelle dans la trentaine de crimes d’ ‘honneur’ qui ont été recensés depuis janvier.

Ce genre de choses est semble-t-il monnaie courante à Bassorah, que des milices contrôlent partiellement, surtout les districts de banlieue où vit Abdel-Qader.

Tandis que les forces gouvernementales et britanniques contrôlent le centre, on peut voir en banlieue des miliciens partout dans les rues ou aux points de contrôle qu’ils ont érigés. Ils ont également imposé des codes comportementaux très stricts aux gens de la banlieue, y compris les vêtements qu’il est permis de porter et les pratiques religieuses à observer. On rapporte que des hommes y ont eu une main coupée pour avoir volé, et que des femmes y ont été tuées pour s’être prostituées.

L’homosexualité est punie de mort, une condamnation qu’Abdel-Qader approuve avec enthousiasme. « J’ai prévenu mes deux fils. Ils finiront comme Rand s’ils se souillent dans une relation homosexuelle. Ces crimes méritent la peine de mort, la mort au nom de Dieu » déclara-t-il.”


 

20/04/2009

Hommages aux femmes qui se battent pour leur liberté en Afghanistan. Mon hommage à Malalaï KAKAR, femme afghane policière assassinée en 2008.


Bonjour à tous et toutes,

Mn_7a.jpg


Ce 15 avril, des femmes par dizaines sont descendues dans les rues en Afghanistan pour protester contre la loi instaurant le droit de violer sa propre femme tous les quatre jours, de lui faire l’amour sans son consentement. Le mari aurait même le droit de lui refuser de manger en cas de refus de faire l’acte.

Ces femmes sont descendues dans les rues, essuyant pierres et insultes.20090415-065516-g.jpg

Quand le voile de larmes descend dans le coeur des femmes, la colère gronde sur la terre.

Je voudrais aujourd’hui rendre hommage à toutes ces femmes courageuses qui ont derrière elles un passé douloureux, passé vécu sous le joug des pratiques talibanes. Elles se battent pour que le présent demeure ce qu’il est, en évitant qu’il ne devienne pire.

Elles se battent au quotidien pour que l’avenir dépose le voile du machisme, le voile de l’extrèmisme, le voile de la violence conjugale, le voile de la violence éternelle, celui de la honte de naître femme.

Qu’un jour, la femme abaissant le voile apparaisse sous son jour de beauté, illuminant comme un soleil les yeux des hommes qui n’oseront plus porter atteinte à l’intégrité de la moitié de l’humanité. Ces hommes laisseront les pierres sur le chemin, honteux d’avoir lancé la vindicte contre des femmes méritantes de défendre leur liberté.

1210304725-1.jpgAujourd’hui, je choisis de rendre hommage à Malalaï Kakar, cette femme policière d’Afghanistan qui a été assassinée devant son domicile en 2008, à Kandahar, un bastion des talibans dans le Sud du pays. Elle était la maman de six enfants qui pleurent aujourd’hui leur maman, maman méritante car elle défendait les femmes victimes de violences conjugales. Son mari était fière d’elle et l’encourageait à poursuivre son métier, disant que le pays avait besoin d’elle et de son exemple.

Elle avait 40 ans et était très aimée, respectée. Aujourd’hui, ceux qui l’ont tué pensent peut-être qu’ils ont fait une grande action en éliminant cette mère de la surface de la Terre. Honte à eux ! Ils sont excommuniés à jamais du coeur du Créateur et de tous ceux qui défendent la paix et l’amour.gang_rape.jpg

Que mille roses déploient leur parfum vers son âme et que sa famille soit emplie de consolation et de paix.

Adieu Malalaï Kakar.

Chloé Laroche

 

______________________________

__________________________________

 

Du site : http://www.mediapart.fr 

voici l'article de Christel :

 

“Ils l'ont tuée... Malalaï Kakar, la femme policier la plus célèbre d'Afghanistan, a été assassinée dimanche matin devant son domicile à Kandahar, un bastion des talibans dans le sud de l'Afghanistan.

Son fils est dans le coma.

 Elle avait 40 ans et six enfants, elle était capitaine et dirigeait le département des crimes contre les femmes de la police de Kandahar, la grande ville du sud du pays et berceau des talibans, qui l'avaient menacé à plusieurs reprises. Fille et soeur de policier, engagée dans la police à la fin des années 80, Malalaï Kakar avait fui le pays à l'arrivée au pouvoir des talibans, avant de reprendre ses fonctions à la chute de leur régime fin 2001.

Elle a fait l'objet de nombreux articles de la presse afghane et internationale. Elle était la première femme à s'engager dans la police de Kandahar après la chute des talibans. Malalaï était très respectée. Elle avait renoncé à porter la burqa il y a deux ans. Mais elle ne se déplaçait jamais sans son arme et toujours en compagnie d'un homme de sa famille.

Les policiers afghans paient un lourd tribut à la violence qui ensanglante le pays. Quelque 720 policiers ont ainsi été tués au cours des six derniers mois, selon le ministère de l'Intérieur. En juin dernier, une policière avait été tuée par balles dans la province de Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, et la police locale avait accusé les talibans de ce meurtre, qui aurait été le premier d'une femme policier par les insurgés fondamentalistes. Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain.

 Une pensée nocturne à sa famille et un hommage à son courage."

CHRISTEL

PS :  Une vidéo jointe dans l'édition qui la montre au quotidien faisant son travail de policier :

http://www.mediapart.fr/club/edition/le-club-des-insomniaques-mediapartiques/video/280908/malalai-kakar

------------Les commentaires de l’article de Christel :

 "Etre femme en Afghanistan. Etre femme en Afghanistan et refuser de porter la burqa. Etre femme refusant de porter la burqa et policier en Afghanistan.... Quel courage !"

28/09/2008 23:30 Par grain de sel____________

 

"Salut et fraternité !

Pour elle, pour Massoud, pour toutes celles qui furent lapidées dans les stades , pour tous ceux qui ne veulent plus vivre à genou en Afghanistan et ailleurs, qui peut dire que nous n'avons rien à faire là bas ???La religion quelle qu'elle soit, à la maison ; et la liberté de parler et de vivre libre et démocratiquement partout ailleurs. Voilà pourquoi quelque jeunes français sont morts comme cette femme, mais la liberté triomphera."

29/09/2008 09:38 / Par Jean Paul Monat_________________

 

"Il y a un beau portrait sur le Marie-Claire anglais :

http://www.marieclaire.com/world/news/kandahar-cop

29/09/2008 10:00 / Par Maguy Day_________________

________________________________________________________________________________

 "Son courage m'avait marqué dans le film dont j'ai posté un extrait sur l'édition en complément. Plus qu'une héroïne, c'est une femme courageuse et droite qui vient de mourir. Certes une certaine frange du pays (les non talibans, ceux qui croient qu'un autre est possible) et nous occidentaux en avions fait une heroïne, mais elle ne se voyait pas comme cela. Je ne sais pas si elle aurait aimé ce titre postume qu'on lui donne aujourd'hui. 

Des femmes qui luttent, comme elle, au quotidien, il en existe beaucoup. Je voulais juste qu'on oublie pas que être femme et vouloir assumer certains métiers ailleurs, ce n'est pas si simple. En tout cas, sa mort m'a profondément bouleversée."

29/09/2008 10:43 / Par Christel_______________________________________

 

17/04/2009

Dans une gare de l'Ain, Miao LIN, un futur père de famille est menotté par les agents de la PAF sous les yeux horrifiés de sa compagne en état de choc.

1241993-1.jpgJe souhaite vous faire connaître le sort d'un jeune arrivé en France en 2003, Miao LIN. Sa compagne attend un bébé et Miao est un heureux futur papa. Il s'est très bien intégré en France. Il souhaite y vivre et y travailler. Il fait tout dans ce sens-là, mais malheureusement tout le monde n'est pas de cet avis.200392248-001.jpg

En effet, il attend de connaître le sort qui lui sera réservé depuis qu'il a été emmené dans un camp de rétention, menotté sous les yeux apeurés de sa compagne.

Je partage aujourd'hui avec vous le texte envoyé par le réseau d'Éducation sans Frontières (voir ci-après), en espérant que vous serez touchés, révoltés, retournés par cette situation révoltante et que vous irez signer nombreux la pétition sur le site www.educationsansfrontieres.org .... et pourquoi pas... envoyer fax et mails aux adresses données ci-dessous.

Je souhaite à Miao LIN de ne pas être expulsé vers la Chine, où il n'a plus aucune attache, ses parents étant ici en France.

dds_63.jpgJe lui souhaite de pouvoir regarder naître son enfant et de pouvoir l'élever avec sa compagne.SB10065545IW-001.jpg

Je souhaite aux autorités françaises de se souvenir encore et toujours que chaque enfant du monde a le DROIT de grandir auprès de ses deux parents.

Chloé Laroche

_________________________________1715003.jpg

 

"Miao Lin : jeunesse volée, bientôt bâillonné et attaché au siège d’un avion ?"  

TEXTE DU SITE www.educationsansfrontieres.org
du Mercredi 15 avril 2009.

 

"Le 31 mars, Miao est arrêté à la faveur d'un contrôle d'identité. En gare de Bellegarde sur Valserine (01), les agents de la PAF se font un malin plaisir de menotter ce futur père de famille sous les yeux horrifiés de sa compagne en état de choc. Miao fait partie de la vague d'arrestation des "18 de Paris" autrement dit du 1er avril offert par Eric Besson.

A partir de là, la situation se dégrade très vite : en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, aucun juge ne trouve à redire de l'étroitesse des lois, la légalité de la procédure est confirmée. L'une après l'autre, les voies de droit se ferment.

Plus de mille signatures sont recueillies dans les 48 heures. Régis Guyot (préfet de l'Ain, auteur de l'APRF pris contre Miao) a manifestement mieux à faire que de répondre aux nombreuses et pertinentes interventions émanant d'élus PS, Verts, PC (des conseillers d'arrondissements aux parlementaires compétents en passant par les vices-présidents de région et les maires : chacun-e s'est mobilisé-e).

"Culture du résultat"

Encore retenu au centre Satolas (Lyon), plus rien ne s'oppose à ce que, à tout instant, Miao soit placé dans un avion.

Il est urgent de faire entendre la voix des citoyens comme des élus et de libérer Miao.

Il est urgent d'obtenir l'abrogation de cette ignoble décision prescrivant la reconduite de Miao en Chine, conséquence directe du "culture du résultat" si cher aux préfets soumis aux impératifs du chiffre.

"Jeunesse sans-papiers, jeunesse volée"

Miao LIN, 23 ans, vit à Paris, sans papiers. En 2003, Miao est venu retrouver ses parents en France. Miao a été scolarisé dès son arrivée. Remarqué pour son assiduité, Miao est soutenu par ses professeurs. Son mérite est salué de tous. Après une année d'adaptation et deux CAP, toujours sans titre de séjour et pour autant dans l'obligation d'aider sa famille, à l'été 2008 Miao trouve du travail dans la restauration.

Enthousiaste, autonome, Miao s'est toujours acharné à travailler – beaucoup, tout le temps. Famille, corps enseignant, amis : Miao fait l'unanimité.

Sa compagne attend un enfant de lui. Un artisan des métiers du bois se démène pour pouvoir l'embaucher. Miao n'a plus d'attaches en Chine, il n'est du reste jamais allé à Pékin. Le renvoyer brisera sa famille et sa vie si chèrement construite en France."


Contacts :
Lucille Prado 06 65 64 86 72
Muriel Carpentier 06 30 91 27 81


Liens
http://www.educationsansfrontieres.org/?article18790
http://www.educationsansfrontieres.org/?article19098
http://www.educationsansfrontieres.org/?article18765
http://www.educationsansfrontieres.org/?article18820
http://www.educationsansfrontieres.org/?article18821


Actions d'envoi de fax et mails:


Le texte de la pétition http://resf.info/P1112 ou le modèle de fax dans l'appel à fax/mail peuvent servir de modèle dans vos courriers adressés:

A la préfecture de l'Ain, préfet Monsieur Régis GUYOT pour obtenir l'abrogation de l'APRF

Fax: 04 74 23 26 56

Mail: regis.guyot@ain.pref.gouv.fr

et Françoise GUILLERMIN /
Mail: francoise.guillermin@ain.pref.gouv.fr (même fax)

A la préfecture de Paris, préfet Monsieur Michel GAUDIN pour obtenir la régularisation :

Fax: 01 53 71 67 23

Mail: prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

Au MIIIN (Ministère de l'immigration, de l'intégration et de l'identité nationale ...) Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général:  secretariat.general@iminidco.gouv.fr (pensez à modifier l'en-tête de votre courrier).
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication: laure.frugier@iminidco.gouv.fr

____________________________

10/04/2009

Un an de blog ! J'écris pour la solidarité et la connaissance des souffrances d’autrui, morts ou vivants, afin que le coeur humain ne soit plus endormi et sache qu’il est sur une planète où d’autres humains vivent et souffrent, parfois horriblement.

Blog visité 45 764 fois depuis sa création le 10 avril 2008, avec 7804 visiteurs au cours du dernier mois, en mars 2009. Ce blog est tenu par Chloé Laroche, écrivaine iséroise et violoniste, conductrice-accompagnatrice de personnes handicapées et âgées. Elle a choisi de partager avec vous gratuitement sur le net ses livres, ceux qui sont épuisés dans le commerce et ceux qui ne sont pas encore édités. Elle offre ici ses textes, sa pensée, ses réactions face à l'actualité, son entraide pour les parents qui comme elle ont perdu un enfant ou qui comme elle ont adopté un enfant venu d'ailleurs ou handicapé.

_________________________________________________________________________________________

images-7.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Aujourd’hui, mon blog a un an.

Il est beaucoup lu et consulté.

 

J’en suis heureuse car je le fais pour la solidarité et la connaissance des souffrances d’autrui, morts ou vivants, afin que le coeur humain ne soit plus endormi et sache qu’il est sur une planète où d’autres humains vivent et souffrent, parfois horriblement.images-5.jpeg

Un homme m’a dit ceci, lorsque je lui ai parlé des crimes et des viols commis par les quatre parachutistes de Toulouse en 1989 : “Tu sais, tous les soirs, il y a des femmes qui se font violées. Là, maintenant, pendant qu’on parle. Tu ne changeras rien. J’ai renoncé depuis longtemps à changer le monde et à combattre pour un monde meilleur. Je vis, c’est tout. Je pense à moi.”

Je sais que je ne changerai pas le monde. Le monde avance, il évolue.images-10.jpeg

Il est chargé de violences, d’atrocités, de guerres, de pauvreté, de faim, de crise.

images-8.jpegIl est beau aussi. La planète est belle. Les forêts. Les arbres sous la rosée. L’orage qui illumine la montagne. Les gentianes qui s'épanouissent tout en haut des sommets.

Et puis... l’ours blanc qui se bat contre un destin qui risque de l’emporter et des hommes impuissants devant la fonte des glaces, devant l’évolution d’un monde en essor industriel.

664998.jpgLe monde est beau devant l’enfant qui naît, le bébé qui grandit, l’enfant qui découvre le monde auprès de ses parents heureux et amoureux. Le monde est beau quand la mariée dit oui à son mari sans être forcée à le faire. Quand la femme fait l’amour avec un homme dans le respect mutuel et non dans la prise d’une forteresse féminine par un homme avide de pouvoir et de violation d’un territoire intime.

Le monde est beau quand les hommes peuvent communiquer et parler entre eux dans la résolution des conflits, au lieu de se tuer entre eux  et de violer des femmes et des enfants pour assouvir des instincts de domination d’un peuple sur un autre.

“Dénoncer est un acte citoyen”. Aussi, je dénonce dans mon blog et je parle. Je dénonce la cruauté et la violence. Je dénonce l’indifférence. Je défends la solidarité, l’entraide, la compassion, l’aide humaine.

i9.jpgJe défends les papas expulsés, arrachés à leurs enfants, leur femme. Je défends les familles expulsées, les enfants arrachés à leurs classes d’écoles françaises. Je me réjouis des combats gagnés, comme celui mené pour la famille de Jacques, 7 ans, qui a déjà vu deux fois en 18 mois ses deux parents enfermés en camp de rétention avant l’expulsion définitive. Celle-ci a été enrayée, Dieu merci. Voici l’appel du 29 mars faite pour eux par le Réseau d’Éducation Sans Frontières : “Mme Zengh et Monsieur Lin ont été tous deux arrêtés hier matin sur leur lieu de travail. Ils vivent en France depuis maintenant 10 ans. Comme nous tous, ils travaillent et déclarent leurs impôts. Et surtout, ils souhaitent élever leur fils Jacques en toute sérénité, parmi nous, et avec nous. Jacques a suivi une scolarité tout à fait normale : on le connaît depuis la petite section de maternelle à l’école 61 Vitruve et a intégré le 16 Riblette en ce début d’année scolaire avec ses copains en CP. C’est un bon élève, apprécié des enseignants et c’est un bon copain.” Jacques a retrouvé ses parents, après une bataille de mails, faxs, et de réactions de nombreux militants.images-1.jpeg

Mais combien d’enfants voient leur père expulsé ? Combien sont nés en France et  doivent partir dans un pays inconnu et dangereux pour leur famille ?!! Combien d’enfants vivent le traumatisme de l’écartèlement d’une famille, dont certains membres sont renvoyés de France... ou bien le déracinement brutal, assorti d’un arrachement aux sièges de leur école, à leurs camarades, à leur maison... ?

1604707744.jpgEn cette année, j’ai gagné une bataille personnelle et familiale. Je viens d’obtenir la nationalité française pour la petite roumaine handicapée dont je m'occupe depuis 2001, Julia. Elle a maintenant 16 ans et la France l’a acceptée comme une citoyenne, ce qui est une excellente nouvelle pour son avenir et le risque oublié maintenant d’une expulsion à l’âge de la majorité. Julia va bien et poursuit ses progrès grâce à l’IME qui l’accueille. Elle commence à travailler un peu, une demi-journée par semaine, pour des travaux d’artisanat, à sa demande. Elle ne parle toujours pas, sauf pour quelques mots ; la difficulté orale demeure. La question de son avenir s’est posé dernièrement, puisque son autonomie va être restreinte, étant donné son handicap mental. Elle n’est pas autonome, sauf dans un cadre précis. Elle ne peut sortir seule et n’a pas conscience seule des dangers. C’est une immense chance que Julia ait pu avoir sa place dans un IME, étant donné le nombre d’enfants handicapés qui ne peuvent bénéficier d’accompagnement et d’aide spécifique, adapté à leur handicap.

D’autre part, je poursuis pour ma fille du Bénin le combat pour l’adoption définitive dont j’ai parlé dans la catégorie “Adoption, parentalité, handicap”. J’ai fait appel de la décision de cet automne et je suis convoquée en juin avec mon avocate. Je vous tiendrai au courant de tout cela.1262767637-1.jpg

1474423421.jpgEt puis, mon fils a maintenant quatre ans. Après une varicelle sortie ces derniers temps, il va bien. Il grandit sereinement, même si la tristesse l’envahit parfois depuis la mort de son père il y a un an. Je parle avec lui de ce départ, mettant des mots sur les larmes, sur les colères parfois, sur cette colère d’enfant qui sort en agressivité. L’inéluctabilité de la mort est tellement effrayante pour un petit d’homme qu’il est parfois nécessaire de revenir sur les faits et de mettre des mots sur les maux. Maux de l’âme, mots d’un deuil difficile, silence d’une absence et souvenirs d’un corps sans vie. Pour moi, c’est difficile aussi, car au-delà des mois d’attente d’un homme absent de notre vie... c’est le père de mon fils qui s’est absenté pour toujours. Les souvenirs hantent parfois mon coeur et quand j’ai dit dernièrement à mon fils que je suis triste aussi, il m’a demandé pourquoi. “Parce que j’aimais ton père, que nous nous sommes aimés et que c’est grâce à cet amour que tu es arrivé.” 575383478.jpg

1328905394.jpgIl y a aussi ma fille Océana qui est partie si vite il y a douze ans. Elle me manque tant. images-4.jpeg

i15-1.jpgIl y a un an, j’ai commencé ce blog car j’étais dans un désert et un cataclysme d’évènements qui s’accumulaient. Cela a commencé par des agressions reçues d'un jeune homme autiste dans mon taxi, en mars 2008, qui me frappe violemment alors que je le conduis à son IME. Le 2 avril 2008, à la suite de ces violences et de deux arrêts de travail, mon contrat de travail est rompu. Le même jour, mon compagnon, un homme avec qui j’étais depuis trois mois me quitte. Brutalement. “Ta vie est trop difficile.” Puis plus tard, il s’explique : “Tu perds ton travail. Tu te fais frapper par cet handicapé mental. Et puis cette fille handicapée, dont tu t’occupes et pour laquelle tu t’es engagée, c’est trop difficile. Je ne supporte pas. Je sais, c’est lâche... Sans parler de ton autre fille adoptive dont l'adolescence la rend malmenante envers toi... Il n’y aurait pas tout ça, je serais resté. Je t'aimais vraiment.” Cet homme était en plein divorce, avec quatre enfants. Quelques semaines auparavant, il était très mal dans son coeur et sa tête. Je l’ai soutenu. J’ai vu ses larmes, écouté sa douleur, cru en notre rencontre. Et puis, il s’est réparé à mes côtés, a repris confiance en lui, et ce jour d’avril, il est parti.

images-2.jpegLe 7 avril, le frère du père de mon fils m’appelle. “Il est mort. Sur la table d’opération.” Le père de mon fils était mort. Ce fut un choc. Un choc aussi d’annoncer cette mort à mon fils âgé alors de trois ans. Un choc de l’amener près du corps étendu. Un choc de voir partir dans l’immensité la rose perdue d’un amour défunt. De rester sur terre le seul parent d’un enfant, seule moitié responsable d’une vie.images-2.jpeg

 

Aujourd’hui, cela fait un an.

images-6.jpegEt je choisis de parler de Abir Al Janabi, jeune fille irakienne de 16 ans. Pour dénoncer sa mort, son viol, ses viols, son calvaire. Pour que le monde sache. Pour que le monde ne se voile pas la face. Pour qu’il pleure. Pour qu’il se souvienne d’Abir et de sa famille assassinée par des soldats américains. Des soldats malades de la haine. Malades comme les quatre parachutistes qui ont violé et tué en 1989 deux femmes et une enfant (voir mon article d’hier).

Voici ci-après un article relatant la mort et le calvaire de cette jeune femme.

Je suis immensément peinée de ce qu'elle a dû endurer, immensément triste pour cette jeune femme et toute sa famille massacrée.

Avec mes meilleures pensées à tous et toutes.

Chloé Laroche

 

_______________________________ Archives Droit International ONU________________

Atrocités Américaines en IRAK : Le crime de Mahmoudiya.

 

Des soldats us-américains ont planifié durant une semaine le viol d'une jeune fille iraquienne de 16 ans, Abir Al Janabi, son assassinat et celui de sa famille :

“Trois mois après les faits, un nouveau crime perpétré par des soldats usaméricains en Iraq a été révélé au grand jour. Des soldats ont violé une jeune fille iraquienne avant de l'assassiner avec trois membres de sa famille, dont un enfant, dans une zone située à 9 Km au nord de Mahmoudiya (sud de Bagdad).

 

Les premières investigations de l'armée usaméricaine ont révélé la barbarie du crime, perpétré au mois de mars dernier, avec préméditation, puisque préparé durant une semaine, ce qui expose les auteurs à la peine de mort, selon un officier usaméricain.

 

L'agence Associated Press a indiqué le samedi 1er juillet 2006, sur la foi des déclarations d'un responsable usaméricain proche de l'enquête « que les soldats s'étaient introduits dans la maison d'une famille arabe sunnite, avaient séparé la femme de trois membres masculins de la famille, l'ont violée puis brûlée vive à l'aide d'un liquide inflammable en vue de camoufler le crime, puis tué les autres membres de la famille ».

 

Le responsable, qui a réclamé l'anonymat, a indiqué aussi que les soldats ont étudié les victimes durant une semaine et qu'ils avaient prémédité leur forfait ». Un autre haut responsable militaire usaméricain, qui lui aussi a réclamé l'anonymat, a révélé que l'une des victimes était un enfant et que l'affaire a été éventée au cours d'une séance de discussion de routine, indiquant qu'un soldat avait reconnu son rôle dans les faits et qu?il a été appréhendé.

 

Un crime d'opportunité

 

Le même responsable reconnaît que le crime semble être le fruit d'une «certaine opportunité», puisque les soldats impliqués n'ont pas subi l'attaque d'éléments armés, mais avaient tout simplement remarqué la femme, qu'ils ont ensuite violé et assassiné, au cours de leurs précédentes patrouilles. Un soldat non impliqué dans l'affaire a apporté son témoignage : il avait aperçu ses compagnons lors de la préparation de leur forfait, puis une fois celui-ci commis, remarqué leurs habits ensanglantés. Des responsables usaméricains ont reconnu qu'ils étaient au courant des assassinats des membres de la famille, mais croyaient que c'était le fait des violences interconfessionnelles.

 

Les premières soupçons se sont orientés vers deux soldats de la 502ème Division d'Infanterie, aperçus le 12 mars avec du sang sur leur tenue après le crime, attribué à l'époque à des hommes armés de la région. Mais un officier de police de Mahmoudiya, le capitaine Ihsane Abderrahmane, a indiqué qu'il avait reçu le lendemain du crime, le 13 mars, un rapport accusant les soldats usaméricains de l'assassinat de la famille iraquienne dans la zone de Khassir Abiad, proche de Mahmoudiya. Le porte-parole des forces usaméricaines a déclaré pour sa part dans un bref communiqué diffusé le vendredi 30 juin, que le général James Thorman, le plus haut gradé militaire usaméricain dans la région de Bagdad, a demandé à la direction des enquêtes criminelles de l'armée d'entreprendre une enquête systématique, un jour après les révélations faites par deux soldats.

 

La peine capitale

 

À propos de la peine encourue par les auteurs des faits, au cas où ils seraient confondus, l'agence AP dit que les soldats risquent la peine de mort selon le code pénal militaire usaméricain. Les responsables militaires usaméricains déclarent que les 4 soldats impliqués dans cette affaire ont été désarmés et mis aux arrêts dans une base militaire proche de Mahmoudiya. L'armée usaméricaine a déclaré que les soldats impliqués dans ce crime, appartiennent à la 502ème Division d'Infanterie à laquelle appartenaient les deux soldats faits prisonniers (par la Résistance, NDT) et dont les corps avaient été retrouvés le 19 juin, trois jours après leur capture. Les deux corps portaient les traces de supplices et l'un d'eux avait la tête coupée. Il semblerait, selon les militaires usaméricains, que cette situation avait fait naître un sentiment de culpabilité chez l'un des soldats de cette division, ce qui l'a poussé à révéler ce crime le 22 juin dernier.

 

Cette affaire est la plus grave que connaissent les soldats usaméricains après celle qui a conduit 14 d'entre eux, la semaine dernière, à être accusés de meurtres de civils iraquiens. De nombreuses autres affaires du même genre font l'objet d'enquêtes, tels que le meurtre de 24 civils à Haditha le 19 novembre 2005, en représailles à la mort d'un soldat dans l'explosion d'un engin, le meurtre avec préméditation de trois détenus dans la province de Salaheddine, l'assassinat d?un soldat iraquien au cours de son interrogatoire à Al Kaïm?.

 

Sur le plan politique, la députée iraquienne Safia Chebli, apparentée au groupe de Iyad Allaoui, a réclamé le 4 juin le questionnement du premier ministre Anouar Malki sur l'affaire du viol de la jeune Abir, ainsi qu'une enquête iraquienne indépendante. Le ministre de la justice quant à lui, a demandé l'intervention du Conseil de Sécurité pour lever l'immunité des troupes usaméricaines, estimant que c'est l'impunité dont profitent leurs soldats face à la justice iraquienne qui les encourage à commettre de tels crimes. En voyage au Koweit, le Premier ministre a déclaré pour sa part qu'il allait engager une enquête indépendante sur cette affaire.

 

Le témoignage accablant d'un voisin de la famille martyre

 

Le viol de nobles femmes iraquiennes par la soldatesque usaméricaine, est devenu monnaie courante dans la prison de Abou Ghraïb mais aussi dans la grande prison qu'est devenu aujourd'hui l'Iraq. Le crime que nous relatons ici a dépassé par son horreur, son ignominie et sa barbarie tout ce qu'on peut imaginer en la matière.

 

Le correspondant de Mafkarat Al Islam dans la région de Mahmoudiya, ville sunnite au sud de Bagdad, a rapporté qu'une force usaméricaine, composée de 10 à 15 soldats, a pénétré dans la maison de Kacem Hamza Rachid Al Janabi. Ce dernier est né en 1970, travaille comme gardien au dépôt de pommes de terre appartenant à l'État et y réside avec son épouse et ses quatre enfants : les deux filles, Abir (la brise), née en 1991, et Hédil, née en 1999 et les deux garçons : Mohamed (1998) et Ahmed (1996).

 

Les soldats usaméricains commencèrent par arrêter le mari Kacem, son épouse, Fakhria Taha Mohsen et leurs deux filles Abir et Hédil, les deux garçons étant encore à l'école. Il était 14 heures. Ils conduisirent les parents et la petite Hédil dans une même pièce et les exécutèrent à bout portant. Le père a reçu 4 balles dans la tête, la mère 5 balles dans le ventre et le bas-ventre et Hédil a été atteinte à la tête et à l'épaule. Puis ils conduisent Abir dans la pièce voisine, la déshabillent dans un coin et la violent à 10, à tour de rôle. Dès qu'ils accomplissent leur forfait, ils la frappent avec un objet tranchant sur la tête, selon le rapport d'autopsie, puis mettent un coussin sur son visage pour l'étouffer et y mettent le feu.

 

Le voisin de la famille martyre ajoute : « Une heure après les coups de feu, j'ai aperçu de la fumée qui s'échappait de la maison et j'ai vu les soldats partir précipitamment pour encercler la zone avec des éléments de la Garde nationale fantoche. Ils nous informent que des terroristes d'Al Qaïda se sont introduits dans la maison et ont tué toute la famille. Ils nous empêchent de pénétrer dans la maison. J'ai informé l'un des gardes que j'étais un voisin et qu'il me fallait voir les membres de la famille pour informer El Hadj Aboul Kacem le patriarche, du sort de son fils et de sa famille. C'est ainsi que l'on me laissa pénétrer à la maison.

 

En rentrant, j'ai trouvé le père, sa femme et leur fille Hédil, sans vie, baignant dans leur sang, sans aucune réaction quand j'ai touché les corps. Le sang continuait à couler et sortait de la pièce. Puis je suis rentré dans la deuxième pièce où se trouvait Abir. Le feu continuait à se dégager de ses cheveux, de sa bouche et de sa poitrine. Elle était dans un état indescriptible : ses habits étaient retroussés vers le haut et son soutien-gorge déchiré. Le sang continuait à couler d'entre ses jambes bien qu'elle fût morte depuis plus d'un quart d'heure et malgré le feu dans la pièce. J'ai compris qu'ils l'avaient violée : elle était couchée sur le visage, son arrière-train soulevé, les pieds et les mains liés. Je n'ai pu me retenir et j'ai pleuré. J'ai vite éteint le feu qui avait consumé une partie de sa tête, son visage, ses seins et ses cheveux et je l'ai couverte d'un bout de drap. J'ai réfléchi un peu à la situation et je me suis dit que si je parlais et protestais, ils allaient m'arrêter. J'ai donc gardé le silence et je suis sorti de la maison sans rien dire pour pouvoir témoigner en temps utile.

 

Au bout de trois heures les soldats d'occupation ont encerclé la maison et ont répandu la rumeur que la famille avait été assassinée par des terroristes parce qu'elle était chiite. Personne n'a évidemment cru à ce bobard parce que tout le monde se connaît et que la famille était bien connue de tous comme une famille des meilleurs sunnites. Face à cette situation, les forces d'occupation ont procédé juste après la prière du Maghreb au transfert des quatre corps des victimes à la base militaire usaméricaine, puis le lendemain à l'hôpital de Mahmoudiya, en donnant à son administration leur première version des faits. Le même jour, en compagnie des proches de la famille, nous avons pris les corps des suppliciés à l'hôpital et avions procédé à leur inhumation par la grâce d'Allah. »

 

Briser le silence

 

Le témoin ajoute : « Nous avons décidé de ne pas nous taire et avons demandé aux moujahidine de la région de réagir en urgence. C'est ainsi qu'ils ont monté une trentaine d'opérations contre les forces d'occupation en deux jours, faisant plus de quarante morts parmi les soldats usaméricains. Mais cela ne suffisait pas à nous calmer et nous nous sommes adressés aux médias, en commençant par la chaîne Al Arabiya, qui est puissante en Iraq. Personne ne nous a cru, estimant qu'ils tiraient leurs informations des communiqués officiels usaméricains et ne pouvaient s'engager dans une affaire qui les dépasse. C'est le correspondant officiel de Al Arabiya en Iraq, Ahmed Assalah en personne qui nous l'a dit. Nous nous sommes adressés à des journaux de Bagdad qui nous ont éconduits, parce que nous étions sunnites comme les victimes innocentes de ce drame. Les combattants nous ont conseillé la patience en nous promettant que le sang et l'honneur de Abir et de sa famille seraient vengés comme ils le méritaient. »

 

Craintes fondées

 

Le voisin continue son récit : « Le 9 mars 2006, la mère d'Abir est venue me demander si je pouvais héberger sa fille avec les miennes parce qu'elle craignait pour elle. Cela ne m'a pas étonné et j'ai évidemment accepté. Les soldats de l'occupation, disait-elle, lui jetaient des mauvais regards quand elle sortait pour conduire les vaches au pré et qu'elle passait par un contrôle usaméricain situé à 15 mètres de la maison paternelle. Mais dans mon for intérieur, j'ai pensé que les craintes de la mère étaient mal fondées, la fille étant chétive et avait à peine 16 ans. Je n'ai jamais pensé que les criminels exécuteraient leur crime en pleine journée. ».

 

Le témoin ajoute : « Les forces d'occupation sont venues vendredi dernier - un jour avant que le correspondant de Mafkarat Al Islam se rende sur les lieux du crime - et ont ordonné aux habitants d'exhumer le corps d'Abir pour des analyses. Ils m'ont demandé aussi de rester à leur disposition en tant que témoin, ce que je ferai et je suis prêt à aller n'importe où pour faire éclater la vérité.

 

Rappelons que Mafkarat Al Islam a été la première agence d'information à révéler ce nouveau crime des forces d'occupation.”

 

Sources : aljazeera.net, islamonline.net et Mafkarat Al Islam (Islam Mémo)

 

Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en citer les sources et les auteurs.

 

 

________________________________ Séminaire sur la violence à l’encontre des femmes____________

Ce samedi 22 novembre, de 13 à 17h, un séminaire se déroulera à l'Université Libre de Bruxelles au sujet de la violence contre les femmes. La violence: partout dans le monde, les femmes y sont confrontées : dans les villages et dans les villes, au sein des familles et dans la rue. Ces actes sont commis par des individus, par des groupes et même par des Etats. La violence existe sous différentes formes, plus masquées dans les pays capitalistes développés qui reconnaissaient formellement l’égalité des droits, plus ouvertes et brutales dans les pays qui sont plus en retard sur le plan économique.

 

Historique :

"Le 25 novembre 1960, au nord de la République Dominicaine, trois corps sans vie de femmes ont été retrouvés au bord d’un gouffre. Ces cadavres étaient ceux des sœurs Patria, Minerva et Maria Teresa Mirabel, toutes trois militantes du mouvement clandestin de Résistance contre la dictature de Trujillo.

Ce dernier a déclaré qu’il s’agissait d’un accident de circulation. Mais, très vite, on a compris que les sœurs avaient été violées avant d’être tuées. Le massacre des sœurs Mirabel a fait un grand scandale en République Dominicaine et a développé le mouvement de résistance. Au bout d’un an, la dictature a été renversée par le mouvement anti-Trujillo.

Les sœurs Mirabel sont devenues le symbole de la lutte pour les libertés. En 1981, les femmes d’Amérique Latine et des Caraïbes se sont réunies à Bogota, en Colombie. Elles y ont déclaré le 25 novembre «Journée Internationale de la Lutte contre la Violence Sexuelle faite aux Femmes».

En 1999, la journée a été reconnue par l’Organisation des Nations Unies.

 

La violence contre les femmes se passe partout dans le monde

En Irak, Abir, une fille de 15 ans, a été violée puis brulée vive par des soldats américains. Amineh a été lapidée en Afghanistan par les seigneurs de guerre. En Iran, Kheirieh a supplié d’être pendue au lieu d’être lapidée.

Pendant que dans une banlieue à Paris Sohane, 18 ans, était brulée pour «l’honneur» familial par les membres masculins de sa famille, Marjan, 16 ans, s’immolait par le feu en Iran pour éviter de devoir se marier avec un homme qui avait l’âge d’être son grand-père. Somara, au en Pakistan, est décédée à cause de brûlures au troisième degré sur 80% de son corps - elle n’a jamais voulu affirmer que c’était son mari qui était responsable.

Au Kurdistan, une guerre se déroule et les femmes kurdes et turques en sont les premières victimes. A côté du mal et de la misère engendrée par la guerre, ces femmes ont aussi à subir les crimes d’honneur, les mariages forcés et la violence au sein de la famille.

En Somalie, une fillette de 7 ans, Kolsoom, a hurlé de douleur pendant son excision. Elle a hurlé aussi fort que Maryam, 9 ans, dans son lit nuptial. Dans différentes régions du Congo, toute une génération de femmes se fait horriblement mutilée par la violence sexuelle des troupes rebelles aussi bien que des troupes gouvernementales. Dans beaucoup de villages, plus aucun enfant ne naîtra.

En Suède, Fadimeh a été tuée par son père et son frère. En Belgique, on peut lire chaque jour dans les journaux des rapports dramatiques de femmes tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, souvent avec leurs enfants. Elles partagent le sort de la poète afghane Nadia. Aux Etats-Unis, Lisa et Joyce ont été violées et tuées par des inconnus.

Pendant que Nathalie attend ces clients dans un bordel d’Amsterdam, un bateau plein d’esclaves sexuels arrive d’Europe de l’Est dans le port de Hambourg. Des femmes sans-papiers n’ont souvent d’autre choix dans les villes européennes que d’être exploitées sexuellement, de mendier ou de travailler comme domestique, souvent sept jours sur sept, du matin jusqu’au soir et cela pour un salaire de misère.

Au cours de la période de sanctions économiques des Etats-Unis contre l’Irak, plus d’un million de femmes sont décédées. Dans le même temps, plus de 4 millions de femmes ont perdu la vie à cause des guerres, surtout en Afrique. Dans la Bosnie en guerre, toujours au même moment, des milliers de femmes se sont faites violées par des soldats.

 

Séminaire sur la violence contre les Femmes et sur la manière d’y résister

La violence: partout dans le monde, les femmes y sont confrontées : dans les villages et dans les villes, au sein des familles et dans la rue. Ces actes sont commis par des individus, par des groupes et même par des Etats. La violence existe sous différentes formes, plus masquées dans les pays capitalistes développés qui reconnaissaient formellement l’égalité des droits, plus ouvertes et brutales dans les pays qui sont plus en retard sur le plan économique.

Avec la crise financière et le drame de la crise alimentaire qui existent déjà, avec la crise économique à l’échelle mondiale qui arrive à toute vitesse, la situation ne va pas s’améliorer. Avec des pénuries sans cesses plus pénibles, la lutte pour les moyens disponibles va encore augmenter et, comme toujours, ce sont les plus faibles économiquement - les femmes, les immigrés, les plus vieux et les jeunes,… - qui vont devoir trinquer. Avec le chômage et la pauvreté qui augmentent, encore moins de femmes qu’aujourd’hui vont être dans la capacité de se construire une vie indépendante.

Mais tout cela ne se passera pas sans lutte. Une lutte contre la violence à l’encontre des femmes - qui prend déjà place dans différents endroits du monde - mais aussi une lutte contre les conditions de vie inhumaines que nous offre le système de profit, le capitalisme. Une lutte de femmes et d’hommes issus de la classe ouvrière et des couches pauvres contre les mauvaises conditions de travail et contre les salaires de misère, contre la pauvreté, l’analphabétisme, le chômage et l’esclavagisme, qui touchent relativement plus de femmes que d’hommes.

Ce samedi 22 novembre après-midi, des femmes combattives de différents pays veulent partager les histoires de lutte des différents continents, s’en inspirer et se stimuler à renforcer l’unité dans la lutte contre toute forme de violence. Nous ne pouvons l’emporter que si nous nous réunissons pour lutter conséquemment pour une société sans exploitation, sans oppression, sans violence et sans discrimination.

La lutte contre la violence, l’exploitation et l’oppression est une lutte que les femmes ne savent pas gagner à elles seules. Car pour vraiment en finir avec cette situation, il faut renverser le système actuel qui est basé sur le pouvoir, la rapacité et la course aux profits pour le remplacer par une société basée sur l’égalité et la coopération. Tous ceux - femmes et hommes - qui s’impliquent dans cette lutte et qui veulent discuter avec nous sont plus que bienvenus à ce séminaire."

 

Il faut unir la résistance !

Solidarité pour un monde sans violence !

 

02/04/2009

Dans mon taxi, les souffrances rentrent et sortent. Elles se déposent. Du handicap au pire vécu.

Du handicap au pire vécu. Offrande d'une sonate pour la vie de Jason, petit garçon retrouvé mort à Liège, tué par son père à coups de chaussure. 

_____________________________


Dans mon taxi, véhicule sanitaire que je conduis chaque jour, les souffrances rentrent et sortent. Elles se déposent.

 

images-12.jpegJe reste seule avec des confidences, avec les paroles parfois très lourdes de mes passagers handicapés ou malades.

Des enfants aussi. Des personnes âgées.

 

“Qu’est-ce qu’ils ont les pères à nous faire ça,” me dit une enfant qui me révèle qu’une copine a subi la même chose qu’elle.images-8.jpeg

 

“J’ai eu raison de le dénoncer, n’est-ce pas ?”....

“C’est lui qui a tort, pas moi.”

 

“Ma mère me manque.”

 

Cette enfant a le regard clair et déjà un raisonnement très mûr. Elle regarde une autre enfant passagère et me dit : “Elle est belle.”

 

Comme on dit d’une rose qu’elle est belle.

Les roses, on ne doit pas les cueillir.

Ni violer les enfants.

 

images-2.jpegPendant des mois. Il l’a violée. Ce n’était pas son père mais un beau-père.

 

Pendant les absences de la mère.

 

Elle regarde le paysage. Je la conduis. Elle se sent apaisée dans mon véhicule.images-5.jpeg

 

Dans la journée, plus tard, je transporte un monsieur handicapé. Il était tétraplégique. Il a progressé à force de travail. Il est maintenant paraplégique.

 

images-11.jpegIl est triste. Cela fait trois ans qu’il a eu ce maudit accident.

 

Je l’écoute. Il me dit que la souffrance physique, il n’y a rien de pire. Et la souffrance de voir les montagnes sans pouvoir les parcourir, les goûter.

 

La souffrance de voir des femmes et de n’avoir que le souvenir de l’ancien temps et des rêves présents qu’on fait mais qui ont le goût amer du réveil en fauteuil.SB10063890E-001.jpg

 

Je l’écoute et il me dit que les personnes valides ont bien de la chance et qu’elles devraient éviter de se plaindre pour des broutilles.

 

Mais parfois, pensais-je, les personnes valides sont tristes à mourir et certaines sont handicapées dans le coeur, amputées de leur enfant disparu, membre perdu dans l’immensité de l’univers... amputées d’un être aimé mort. Parfois, des personnes valides ont tant de charges et de difficultés à gérer que tout cela n’est pas que des broutilles.

 

images-9.jpegCet homme souffre terriblement. Il est comme dans une prison. Son corps ne le laisse plus libre de vivre comme il voudrait. Il laisse les volets lui ôter la vue des montagnes. Il a envie de les prendre et de les replanter en plein désert, là où il ne serait pas. Il ne veut plus de son fauteuil. Il se bat pour en sortir. Il voudrait l’emmener  loin et revenir sans lui. Valide et libre d’aimer à nouveau, de courir les montagnes.

 

Je me retrouve seule dans mon taxi. Un taxi spécialisé.

Une musique s’élève dans le réceptacle du véhicule. “La Sonate au Clair de Lune” de Beethoven.

 

Le piano amène à moi l’image d’une tombe. Je vois une maman pleurer là où on a découvert le corps de son fils de trois ans enterré dans un sac.

 

images-4.jpegCet enfant s’appelait Jason. Il a été tué à coups de chaussures par son père. C’est la nouvelle compagne du père qui l’a aidé à enterrer le petit garçon. C’est elle aussi qui a avoué les faits et qui a révélé la fuite du père dans son pays.

 

Cela faisait des semaines depuis février que l’on recherchait le petit garçon. Il a été retrouvé le 19 mars près de Liège, en Belgique, là où il vivait avec son père.images-3.jpeg

 

Un père qui a fait de la prison pour vente de drogue et qui avait déjà été remarqué pour maltraitance sur son fils. Son fils qu’on lui a pourtant rendu à sa sortie de prison. Erreur fatale pour ce petit garçon.

 

Tué à coups de chaussures.

 

images-1.jpegLe piano grandit en intensité. Je pense à Jason. Je vois sa vie, ses sourires, ses jeux d’enfants, sa pureté, son innocence, son émerveillement devant la vie, ses larmes, la douleur d’une vie maltraitée, d’enfant qui regarde l’adulte et qui a peur. Juste peur. Effrayé. Sans secours. Sans recours.

 

La pureté de la Sonate prend en elle toutes les souffrances dont je viens de parler et j’offre ces vies à l’Esprit qui détient la vie, à l’amour qui regarde les roses grandir sans les arracher.

 

La dernière note s'allonge dans la voiture. Le piano s'éteint. Mais une étoile brille. Pour Jason. Pour les enfants que je transporte. Pour chaque personne handicapée.SB10065057H-001.jpg

 

Chloé Laroche________________

 

Commentaires

I recently came across your blog and have been reading along. I thought I would leave my first comment. I don't know what to say except that I have enjoyed reading. Nice blog. I will keep visiting this blog very often.

Ruth

http://pianonotes.info

Ecrit par : Ruth | 05.04.2009

________________________________________________________

Thank you very much, Ruth. Your letter is very beautiful, with a big sun for my hearth and my blog. Good sunday ! Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 05.04.2009

_________________________________________________

31/03/2009

Monsieur ORELSAN, si vous lisez cette lettre, je vous demande d’écouter ma demande : celle de retirer définitivement cette chanson d’internet et de tout lieu.

Ce blog a reçu 7240 visites au cours du mois de mars 2009.

 

SB10065419O-001.jpgMonsieur Orelsan,

Vous avez écrit une chanson intitulée “Sale pute” mettant en scène, en paroles et en clip, un homme trompé par son amie.

Cet homme souffre et vous le faites parler à travers votre chanson. Vous exprimez sa haine et sa colère dans des termes très choquants.SB10064396E-001.jpg

Cet homme souhaite de la violence à cette femme. Il souhaite la mort de son enfant. “J’veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l’enfant”... sont ses paroles. “Si j’te casse un bras, considère qu’on s’est quitté en bons termes”.

Je vous ai entendu vous exprimer et vous défendre à la radio... depuis le tollé général soulevé par votre chanson.

Vous avez dit : “Je n’ai jamais frappé personne. Cela m’embête d’avoir à m’expliquer sur le fait d’avoir écrit cette chanson, d’autant plus qu’elle n’est pas sur mon album.”

Pourtant, cette chanson est visible sur internet depuis deux ans. La création voyage, la création entre dans les têtes, imbibent les esprits, façonnent les jeunes et les moins jeunes, perturbent les plus fragiles.

SB10064396F-001.jpgPour la liberté de créer, on ne peut tout accepter et surtout pas l’incitation à la haine, surtout pas la violence toute nue, surtout pas... quand on sait qu’en France et dans le monde, des femmes meurent chaque mois d’avoir voulu quitter leur mari, leur compagnon. Parfois même, les hommes tuent les enfants du couple, par vengeance, cette vengeance dont vous parlez tant dans votre chanson.

Il y a quelques mois, un homme a découpé sa compagne en envoyant son tronc flotter sur une rivière dans une valise. C’était le 10 juin 2008. On a retrouvé la tête de cette femme plus tard. Pourquoi a-t-il fait cela ? “Parce qu’elle voulait me quitter”, a-t-il avoué.

Le 1er novembre 2008, à Bègles en Gironde, nous apprenions qu’un homme avait tué sa femme de plusieurs coups de couteaux car il n’a pas supporté la séparation après des années de mariage, la supprimant de la surface de la Terre comme si sa femme était son objet.SB10065706E-001.jpg

Le 26 juillet 2008 à Francheville, un homme a tué sa femme et ses deux enfants de 11 et 13 ans. Pascal Peillon n’avait pas supporté l’IDÉE d’une séparation avec sa femme Jacqueline, 38 ans. Il a étouffé ses fils avec un sac plastique, avant de mettre le feu à la maison, un feu qui a eu d’abord l’apparence d’une accident mais qui s’est révélé être un triple meurtre.

Je peux vous citer des dizaines et des dizaines d’histoires de ce type. L’histoire se répète sans cesse. Même dans le département de l’Isère où j’habite. Trois enfants sont morts dans un village. Tués par leur père. La mère a pu s’enfuir. Fantôme survivante d’un drame horrible de la séparation. Celle qu’elle souhaitait. Celle qu’elle n’oserait plus, si elle pouvait revivre dans le passé, en connaissance de ce sombre destin.

Vous devriez avoir honte jusqu’au bout de votre vie d’avoir écrit autant de haine dans votre chanson car vous êtes un créateur et en tant que tel, vous avez des responsabilités.

SB10065474DI-001.jpgDans cette création précise “Sale pute”, vous avez insulté les femmes. Vous avez essayé de faire comprendre à la terre entière qu’un homme trompé peut devenir violent, très violent... mais ça, on le savait. Par contre, donner la parole à la violence conjugale en des termes aussi directs, c’est grave, infiniment grave.

Imaginez qu’un homme trompé écoute votre chanson. Il écoute, il écoute, il voit le clip. Les paroles lui ronge l’esprit, lui donne des idées. “Oui, la vengeance. Oui, lui faire mal. Oui, qu’elle en crève.” Hé bien oui, Monsieur Orelsan, le créateur a ce pouvoir de dynamiser l’esprit des gens, des écoutants, des admirateurs de son talent.

Si vous lisez cette lettre, je vous demande d’écouter ma demande : celle de retirer définitivement cette chanson d’internet et de tout lieu.SB10065375S-001.jpg

Au nom de toutes les femmes mortes, de tous les enfants assassinés par la folie d’un homme, un homme qui ne peut supporter qu’une femme, sa femme, le quitte. Un homme qui ne voit que la violence pour répondre, pour évacuer la souffrance qui le submerge. Qui ne voit que la destruction, que la mort.


 Chloé Laroche

 

567006547.jpgPS. Allez lire par curiosité ce que j'ai écrit dans la catégorie : "Quand l'amour dépasse l'entendement". En voici un extrait, texte que j'ai écrit le 16 juillet 2008 : J’ai déjà parlé dans un de mes articles des hommes qui tuent leurs enfants et leur femme suite à une séparation ou un divorce. C’est effarant comme la liste s’allonge... Dans ma région, à Bougé-Chambalud : trois enfants tués par leur père, lequel s'est suicidé ensuite, en 2006. À Saint Siméon de Bressieux : un informaticien isérois de 48 ans a tué les trois enfants de sa femme avant de se suicider. L’homme avait menacé de mort sa compagne, qui a réussi à s’enfuir et se réfugier chez des voisins. Quand elle a voulu revenir, la maison était en feu et ses enfants issus d’un premier lit (5, 6, 17 ans) tués par balle. Le meurtrier a épargné le bébé de 18 mois dont il était le père. Aux Abrets en 2006 : Nicolas, 10 ans, tué par son ex-beau-père, lequel voulait se venger de la mère de l’enfant.... . Antoine a été retrouvé dernièrement flottant entre deux mondes, après avoir été jeté sciemment dans un lac par un homme qui avait “aimé” sa maman, petite Anne aide soignante, retrouvée morte assassinée, baignant dans son sang et frappée à mort par son ex-compagnon. En janvier 2008, un homme s’est défenestré, à Metz, avec le fils de sa compagne âgé de deux ans, suite à une rupture... Maxime Giasson Saint-Hilaire, 7 ans, a été abattu d’un coup de fusil de chasse le 27 septembre 1998 à Montmagny, au Québec, par son père adoptif, Pascal Giasson, 23 ans, quelques semaines après sa séparation d’avec la mère de l’enfant. Quelques jours plus tard, au Québec, le 30, par influence probable du drame précédent.... Myriam Chrétien, 6 ans, et Audrey, 3 ans, ont été abattues à coups de fusils de chasse à Hull par leur père René Chrétien, 32 ans. Celui-ci “bénéficiait de la garde alternée et est passé les chercher à une date indue, à l’école et à la garderie, soi-disant pour les amener en camping”.

 

____________________________COMMENTAIRE D'ÉNORA à propos de la critique des "Censeurs", eux-mêmes critiques de la chanson :

"Le type en question n'en est pas à son coup d'essai, cf son titre "St Valentin" où il est question d'éjac faciale, où les femmes en tant que telle sont de la sous-merde, de la viande à baiser, comme dans les pire porno. Donc, personnellement, ça m'ennuie un tantinet que ma nièce connaisse déjà ce clip où une femme adultère est une "truie bonne pour l'abattoir, une salope qui mérite qu'on lui décroche la mâchoire (bravo pour la rime). Ma nièce a 14 ans et tous ses camarades de classes connaissent cette saloperie. Libre à vous de dénoncer la censure mais respectez 1 minimum les femmes qui se sentent insultées par cette prose à gerber - Citation : "On verra comment tu suces quand je te déboîterais la mâchoire".

Ecrit par : Enora | 28.03.2009 (sur le site de 20minutes.fr)

__________________________________________________________________________________________________________________

 

CE QU'A DIT L'ACTUALITÉ :

Tollé autour de la chanson "Sale pute" du rappeur Orelsan.

par AFP, 27 Mars 2009

"Une chanson intitulée "sale pute" diffusée sur internet fait scandale en France, une ministre la qualifiant d'"apologie sordide de la brutalité envers les femmes", au point que le rappeur Orelsan a décidé de présenter ses excuses.

La chanson décrit de façon très crue la "haine" d'un jeune homme qui, découvrant qu'il a été trompé, déambule une bouteille d'alcool à la main en promettant à sa petite amie toute une série de violences physiques.

"J'ai la haine, J'rêve de t'voir souffrir", "On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée", "si j'te casse un bras, considère qu'on s'est quitté en bons termes", "j'veux t'voir retourner brûler dans les flammes", dit-il notamment.

"J'te déteste, j'veux que tu crèves lentement, j'veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l'enfant", dit-il aussi, reprenant par la suite ce thème en des termes encore plus violents.

Présenté parfois par la presse comme un "Eminem français", Orelsan, 26 ans, a fait ses excuses vendredi pour sa chanson controversée, assurant à l'AFP qu'il n'avait "pas voulu se faire un coup de pub". La chanson, en ligne depuis deux ans, "est choquante", a reconnu le jeune homme aux cheveux ras, lors d'une interview dans les locaux parisiens de son label 3e Bureau (Wagram Music).

L'artiste doit se produire le 25 avril au Printemps de Bourges. Mais des internautes, choqués par les paroles de la chanson, ont tiré la sonnette d'alarme et sensibilisé des politiques pour qu'il soit déprogrammé.

La ministre de la Culture, Christine Albanel, s'est déclarée "révoltée" par cette chanson, "apologie sordide de la brutalité envers les femmes, d?une cruauté inouïe", appelant vendredi à sa suppression des plateformes de diffusion de vidéos en ligne.

"La liberté d?expression s'arrête où commencent l'incitation à la violence et la manifestation de la haine la plus nauséabonde", écrit dans un communiqué la ministre, qui plaide pour "un internet civilisé".

Les plateformes YouTube et Dailymotion ont restreint l'accès du clip aux seules personnes enregistrées et adultes mais n'ont pas supprimé la vidéo.

YouTube a expliqué que le contenu ne lui semblait pas "manifestement illégal" mais qu'elle pourrait la retirer "sur réquisition judiciaire".

Une autre chanson avec le même titre et dont les paroles sont encore plus violentes était par ailleurs accessible sur internet, a constaté l'AFP.

L'association "ni putes, ni soumises", créée après le meurtre en 2002 d'une jeune fille brûlée vive par dépit amoureux, s'est prête à appeler au boycott du festival de Bourges (centre), l'un des plus importants festival de musique en France, si Orelsan était maintenu au programme.

"Nous ne pouvons nous satisfaire de la seule censure de la chanson +Sale pute+", a affirmé l'association.

Après le parti communiste, le parti socialiste a demandé à son tour vendredi que la chanson soit retirée des sites internet et que son auteur soit déprogrammé du festival. Les organisateurs ont pour l'heure refusé."

 

26/03/2009

Je défends Yvan Colonna et juge que son procès est inéquitable et qu'il pose le problème de la bonne santé de la justice française.

images-13.jpegBonjour à tous et toutes,

 

J'ai signé la pétition proposée par le comité de soutien d'Yvan Colonna.images-15.jpegMn_76b.jpg

Je défends cet homme dans sa présomption d'innocence et dans le fait qu'il n'y a pas de preuves établies de sa culpabilité d'avoir tué le Préfet Érignac, que le procès s'est poursuivi en l'absence du prévenu et de ses avocats, lesquels sont partis car on ne voulait pas faire de reconstitution et parce que certains éléments du procès sont plutôt flous.

photo2.gifJ'ai choisi de vous donner des pistes pour mieux connaître cet homme, car on a peur de ce que l'on ne connaît pas et on juge facilement la personne qu'on a catalogué en monstre, sans se poser plus de questions. Voici donc la vie d'Yvan Colonna, telle qu'elle a été publiée sur le site du Comité de soutien d'Yvan : http://www.yvan-colonna.com

Avant, je vais vous faire partager la réaction suivante trouvée sur le site d'Yvan, écrite par Noëlle ; je la partage.

La solidarité est pour moi être solidaire aussi de ceux qui sont prisonniers injustement et de ceux qui servent de boucs-émissaires, ceux dont on peut dire qu'ils ne "sont pas des agneaux"... alors qu'ils sont des bergers !Mn_85a.jpg

Yvan est un berger, et même si cet homme n'est pas un agneau, qui peut le condamner aujourd'hui comme assassin ?

Chloé Laroche ______________________________

 

photo3.gifVont -ils oser et au nom de quoi ?

-26 mars 09-

 

"Entendront-ils la voix d´une justice "juste"?

Entendront-ils la voix sans cesse grandissante de l'opinion publique qui réclame l'impartialité ? 

Se rappelleront-ils ce passage de l'article 304 du Code de Procédure pénale : "L'accusé est présumé innocent et le doute doit lui profiter" ?

Le respect des Droits de l´homme et du citoyen exige un procès équitable et non pas un procès uniquement à charge qui restera un scandale politico-judiciaire !

Vont-ils oser et au nom de quoi ?"

Perrando Noëlle

 

_________________________________________photo1.gif

LA VIE D’YVAN :

Yvan Colonna est né le 7 avril 1960 à Aiacciu dans une famille de trois enfants dont il est le cadet. La plus grande partie de sa scolarité s´est déroulée à Aiacciu, puis à Nice où ses parents, tous les deux enseignants, s´installent en 1975. Il y passera son baccalauréat, section D, puis obtiendra un Deug d´Education Physique et Sportive à l´Université de Nice. Après avoir fait son service militaire dans le corps des Pompiers de Paris, ce qui correspondait le mieux à sa nature sportive mais aussi altruiste, il a exercé pendant plusieurs saisons la mission de maître nageur sauveteur sur la plage de Carghjese. Ces activités ont été pour lui des expériences importantes qui lui ont apporté de grandes satisfactions sur le plan humain.

images-17.jpegProfondément attaché à la Corse, passionné par la vie rurale et montagnarde, il fait le choix du retour et de l´installation définitive dans l´île, et s´installe comme berger dans son village de Carghjese.

Il s´engage également au plan politique, en militant au sein d´une organisation nationaliste publique, et associatif, s´impliquant fortement dans la vie villageoise : le sport reste une passion, et il est à la fois joueur et entraîneur des enfants de l´équipe de Football de l´Association Sportive de Carghjese.

Il s´intéresse activement à toutes les luttes écologiques et sociales au plan local et international : un voyage à pied à travers l´Amérique du Sud sera pour lui l´occasion de découvrir un Continent et des peuples qui l´ont toujours fasciné.

Au plan personnel et familial, il partage la vie de Pierrette ; un enfant, Ghjuvan Battista, naît de leur union, en 1990.images-12.jpeg

A partir de là, Yvan consacre l´essentiel de son temps d´une part à son activité professionnelle qui s´est élargie et diversifiée (plus de 250 chèvres en association avec un de ses amis ; rénovation de l´oliveraie familiale ; conservation du « basilicu pestu » etc..), d´autre part à son rôle de père, qui a pour lui une importance majeure.

Ses choix de vie sont pour lui l´expression de sa fidélité à ses engagements militants et à ses convictions, qui mêlent indissociablement enracinement dans la terre de Corse et ouverture aux problèmes du monde."

 

349057970.3.jpeg________________________________________________ "Les masques sont tombés . . ." 

« Je n´accepte pas cette décision !...On considère que la vérité est dite mais seulement quand on m´accuse… J´ai compris !!! Vous ne voulez pas d´une reconstitution parce qu´elle vous gêne, parce que vous savez qu´elle m´innocentera… Je quitte ce procès… »

 

"Telles étaient les dernières paroles d´Yvan COLONNA devant la Cour d´Assises Spéciale de Paris. Une condamnation à la perpétuité sans l´ombre d´une preuve et malgré des témoignages qui l´innocentent, ce sera « sans lui » …

 

La reconstitution a été demandée sans relâche par la défense au cours de l´instruction, au cours du procès en 1° instance, et par 2 fois au cours du procès en appel. Refusé !

 

Pourquoi refuser un acte aussi essentiel dans une procédure criminelle de cette importance ? L´accusation et la famille Erignac savent depuis longtemps que le scénario figé en 99 qui consacrait la culpabilité d´Yvan Colonna, ne résisterait pas à l´examen, en présence des témoins oculaires, des membres du commando ayant accepté de participer, du balisticien et du médecin légiste…

 

La Cour d´Assises Spéciale de Paris est le bras armé de la raison d´état !

 

Devant une juridiction « normale » un acquittement serait inéluctable, la réalité du dossier d´Yvan Colonna aurait même imposé un non lieu après l´instruction si celle-ci avait garanti le respect des droits de la défense et de l´accusé…

 

Ce qui se passe à Paris dans une sorte de huis clos accusatoire contre Yvan Colonna, en son absence et celle de ses défenseurs, est indigne : on continue l´examen des faits et les auditions de témoins de façon unilatérale et non plus contradictoire comme si de rien n´était, avec l´aval de la hiérarchie judiciaire au plus haut niveau.

 

Il ne s´agit plus de justice mais de vengeance d´état, l´institution en a perdu toute crédibilité, toute légitimité à juger un homme que plus rien n´accuse !!"

 

LE COMITÉ DE SOUTIENimages-16.jpeg

htpp://www.yvan-colonna.com

___________________________________________________

Commentaires

"J'ai des reproches à faire à Yvan. Quand j'ai décidé de franchir le pas de la violence clandestine, j'ai espéré qu'il ferait partie de notre groupe. J'en ai voulu à Yvan Colonna de ne pas y être allé avec nous pour être cohérent avec son discours, plutôt que d'avoir laissé les jeunes comme Didier Maranelli et Martin Ottaviani monter au charbon." Pierre Allessandri lors du dernier procés de Yvan pour expliquer qu’il avait accusé Yvan Colonna jusqu’en 2003.
Pierre, Alain Ferrandi ont identifié Yvan comme le tireur et Martin Ottaviani et Jeanine Ferrandi ont reconnu pour le premier les avoir transporté jusqu'au lieu du crime et pour la seconde les avoir hébergés durant la nuit de l'assasinat. Tous ont retiré leurs aveux avec avocats devant le juge d'instruction jusqu'en 2003 à ma connaissance.
Yvan Colonna n'est il qu'un dégonflé qui n'assume pas ses actes et les laisse assumer par d'autres comme le sous entend Pierre?
Luigi

Ecrit par : luigi | 26.03.2009

_____________________________

Merci Luigi. Dans votre commentaire, il y a des mots qui laissent à penser que ce n'est pas Yvan le dégonflé, mais ceux qui ont menti et ont porté des faux témoignages puis ont retiré leurs aveux. Qui se dégonfle ?! Le Pierre que vous citez a choisi de franchir un pas, "le pas de la violence clandestine". Qu'il reproche à Yvan de n'avoir pas fait comme lui : de franchir ce pas, ne rend pas Yvan coupable d'un crime. Cordialement, Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 26.03.2009

___________________________________

Oh Luigi !!! Vous portez le même prénom que mon père mais s'arrête là la ressemblance !!! En effet, lui, en scrutant le regard droit d'Yvan Colonna, aurait tout de suite reconnu l'homme innocent ! Je pense que pour être incapable de lire dans un regard, c'est que vous n'avez pas reçu l'éducation que l'on inculque en Sardaigne et en Corse, Belliggeddù ! Vous y auriez appris le respect des autres et notamment à ne pas accuser qui que ce soit à tort et à travers !!! Nous sommes 1/2 million de personnes à avoir su faire l'analyse du déroulement de ces procès et de cette affaire et à en avoir conclu que tout a été faussé dès le départ et vous venez encore supputer des inepties !!! Regardez bien la photo sur laquelle il a son enfant dans ses bras ! Regardez-le ce père qui, le regard droit et fier, le sourire béat et heureux, tient dans ses bras la chair de son sang !!! C'est le regard droit, fier et digne d'un honnête homme qui n'a rien à se reprocher !!! Pas le regard d'un assassin !!! Basta cosi ! YVAN COLONNA EST INNOCENT ET NOUS LE SORTIRONS DE LA !!! E tù e le tuoi...Passa vià !!!

Ecrit par : CHRISTINA BIANCA TRONCIA | 27.03.2009

________________________________________

 

Tout mon soutien à Yvan Colonna et à sa famille.

Voici ce que j'essaie de mettre en commentaire sur les blogs ou autres sites traitant de cette parodie de justice; mais peut-être cela ne passera t-il pas (confers les modérateurs) :

Yvan Colonna était condamné d'avance dès lors que le ministre de l'intérieur de l'époque, violant le principe sacré de la présomption d'innocence, a osé déclarer "nous avons trouvé l'assassin du préfet Erignac".

Ce grand démocrate, qui n'est pas à une forfaiture près (l'actualité nous le prouve malheureusement souvent) s'appelait Nicolas Sarkozy, celui qui est devenu président de la République de par la bêtise d'un peuple moutonnier séduit par les sirènes d'une propagande sécuritaire populiste et l'état lamentable d'une gauche caviar qui nous a prouvé sous Mitterrand qu'elle n'avait pas de leçons à donner en matière d'immoralité, de corruption, de rapacité et d'incompétence ...

Cela me fait penser au superbe film de Jim Sheridan : "Au nom du père" (1994) qui raconte l'histoire vraie des "quatre de Guildford", des "coupables" fabriqués de toute pièces par une police plus soucieuse d'obéir aux pressions politiques qu'à la recherche de la Vérité ! Le film est poignant : ils firent une 15 aine d'années de prison (le père mourut en prison) sur des aveux soutirés sous la pression -limite torture- policière et le policier qui fut responsable de leur emprisonnement est toujours en liberté bien qu'il ait soigneusement caché, dès le début, des éléments qui auraient permis d'innocenter complètement les "coupables"...
Le flic responsable de cette "erreur" judiciaire n'a jamais été inquiété. Scandaleux !!!

Cela me fait penser à l'affaire des "Irlandais de Vincennes" (1982) dans laquelle des "grands" flics (Barril et Prouteau) de la cellule anti terrorisme de l'Elysée (Mitterrand) ont monté de toutes pièces un dossier pour faire accuser des innocents.
Eux aussi n'ont jamais été inquiétés plus tard (au contraire, promotions etc.)

Cela me fait penser à l'affaire des sabotages SNCF (novembre 2008) dans laquelle on a voulu rendre coupables neuf pauvres bougres, plus ou moins en rupture de société, dont le seul tort est de critiquer notre si merveilleuse société - et son chef (crime de lèse-majesté) et de ne pas penser "politiquement correct". Je crois qu'il n'y en a plus qu'un seul en prison, la justice sarkozyenne s'acharnant sur lui pour lui faire passer le goût de penser librement. Sous Sarkozy, oser penser différemment est devenu un crime !!!

Cela me fait penser à ce britannique qui fit je ne me souviens plus combien d'années de prison (on vient d'en parler aux actualités) et que des tests ADN prouvant son innocence viennent de libérer. Aux actualités, ils ont dit qu'il a reçu un chèque de 50 euros de dédommagement !

.............

Ecrit par : Sevin-duret | 29.03.2009

____________________________________________________________

Bravo Christina j'adhère complètement a ce que tu écris. Honte à ceux qui portent des accusations à tort et à travers ; ce ne sont pas des corses ceux là. Chez nous comme chacun le sait on est intègre, on ne balance personne quoi que ça puisse nous coûter, Yvan lui est un vrai corse fier de ses convictions on peut d'ailleurs voir où ça le mène u tintacciu. J'apporte mon soutien à Yvan et à sa famille pour tout leur courage. Que justice soit enfin faite et que le coupable soit un homme et se dénonce. forza Yvan j'espère que tu pourras bientôt retrouver les tiens et ton île qui t'est si chère.

Ecrit par : Nathalie | 01.04.2009

Pour la Journée de la Courtoisie sur la route, je vous offre un texte de mon cru : Les dix Comportements du Conducteur Égoïste sur la Route.

584366415.jpg26 MARS 2009.

JOURNÉE NATIONALE DE LA COURTOISIE SUR LA ROUTE.

Bonjour à tous et toutes,
À l'occasion de la Journée Nationale de la Courtoisie sur la Route et en tant que professionnelle de la route, je viens vous offrir ici mon texte : les Dix Comportements du Conducteur Égoïste...  Exemples à ne pas suivre évidemment. Car... le conducteur égoïste est mal vu et vite repéré !! De plus, il est dangereux !
Aujourd'hui, sur la route, ma courtoisie va envers les piétons. Ce matin, j'en ai laissé passer un certain nombre et du coup, les autres automobilistes s'arrêtent pour laisser passer aussi... bien que certains râlent... car leur temps est évidemment plus précieux que celui des piétons.
Je souhaite une bonne journée à tous les courtois et les courtoises. J'ai toujours plaisir à constater qu'il y en a un certain nombre sur la route. Cela permet de faire la balance avec tous les bandits, les violents, les déjantés, les irresponsables, les "qui confondent le vert avec le rouge", tous les dangereux qui errent sur le bitume.
Chloé Laroche _____________________________________
dessin-imminent-accident_~PDB09001.jpg

 

 

019bi1.jpg1. Le conducteur égoïste double l’obstacle sur la route et ne se souvient pas qu’il doit attendre et laisser passer la voiture arrivant en face, avant de doubler l’obstacle. L’obstacle peut être une voiture arrêtée, un bus, une zone de travaux, un chien, un groupe de pigeons, un panneau égaré, un groupe d’auto-stoppeurs squattant la voie de droite.images-2.jpeg

 

2. Le conducteur égoïste tourne sans mettre son clignotant. Il choisit de prendre le risque de voir la voiture de derrière lui rentrer dedans car il a freiné pour tourner, sans prévenir évidemment, puisqu’il n’a pas mis son clignotant. Il pense qu’il est seul sur la route et que ceux qui le suivent ne sont que des extra-terrestres extra-lucides et voyants. Ce qui est sûrement vrai parfois car sinon il y aurait plus d’accidents.

 

3. Le conducteur égoïste se rabat sur l’autoroute sans penser que vous existez vraiment. Cette fois, le conducteur égoïste pense que vous êtes une voiture fantôme, à travers laquelle on peut passer sans se blesser ni ressentir de choc. Vous freinez brutalement quand il se rabat sur vous, vous faisant une queue de poisson. Vous faites des appels de phare indignés mais... il ne vous a toujours pas vu. Vous êtes vraiment un fantôme !

images-1.jpeg

349057970.3.jpeg4. Le conducteur égoïste passe devant le piéton la tête haute, sans même freiner. Il  pense que le passage piéton est de l’art contemporain et que c’est beau, bien rangé mais selon lui... ça ne sert pas à grand chose ! Comme l’art contemporain. Pire : le conducteur égoïste pense que le piéton est une potiche, ou bien une statue abandonnée sur le bitume par Camille Claudel.

 

5. Le conducteur égoïste ne regarde jamais dans ses rétroviseurs car si une moto arrive, il a au moins le prétexte de ne l’avoir pas vu arriver. Il ne se range pas pour la laisser passer car quand on est un conducteur égoïste, on ne s’abaisse pas à regarder ce que font les autres, des autres qui ne comptent pas puisqu’on ne les connaît pas dans la vie. Déjà, ceux qu’on connaît, on n’y fait pas spécialement attention... alors là, regarder les motos arriver, c’est complètement déplacé !logoSRMarianne.gif

 

images-4.jpeg6. Le conducteur égoïste suit sa voie et parfois déborde sur les voies des autres, sans penser qu’une voie peut avoir des courbes. Il coupe la courbe et frôle les autres voitures, et en plus, il claxonne, puisque c’est lui qui a raison.

 

7. Le conducteur égoïste conduit très vite en traversant les villages. Il pense que les panneaux indiquant le 45, le 30 ou le 50... ont été placés là pour distraire les enfants. Quand il voit beaucoup de panneaux de 30 à 50, et que lui-même passe à 70, 80, 90, 100 kilomètres à l’heure, il se dit : “Il y en a beaucoup dans ce patelin, des enfants”. Et lorqu’il écrase un enfant, le conducteur égoïste proteste : “Je ne savais pas. Je roulais normalement. C’est l’enfant qui s’est précipité sous mes roues.”

 

bxp59761.jpg8. Le conducteur égoïste n’attache pas son enfant. Il pense que la ceinture de sécurité est un surplus de lanière installée par le constructeur automobile. Il sait qu’un enfant peut se tuer en passant à travers le pare-brise, car il l’a vu dans les pubs à la télé... mais mettre une ceinture à son enfant, c’est un luxe, une perte de temps... Le temps du conducteur égoïste est précieux, il passe avant le temps qui reste à vivre.

 

9. Le conducteur égoïste passe aux feux rouges, sans penser que les autres sont au feu vert. Ils n’ont pas le droit de passer puisque le conducteur égoïste arrive. Rappelez-vous : son temps est trop précieux.images-3.jpeg

 

10.  Le conducteur égoïste ne s’arrête jamais s’il voit un accident. Il regarde en passant devant mais ce n’est pas son problème. “Il y aura toujours une bonne âme un peu bête pour s’arrêter”... Il pense aussi : “S’il y a des blessés, ils n’ont qu’à crever, si c’est leur destin.”... “Moi, mon temps est précieux”, nous rappelle  le conducteur égoïste.

 

Chloé LAROCHE

logo.gif
VOIR LE SITE http://www.courtoisie.org :

k0356427.jpgContact Presse : Flore Nadobny

AFPC - Association Française de Prévention des Comportements au volant

Tél. 04 78 38 59 18 • E-mail : afpc@courtoisie.org

 

Informations et programme sur le site officiel de la campagne : www.courtoisie.org

 

 

Du décès d'un ami luthier à la violoniste que je suis, petite fille que j'étais alors, vouée au silence devant l'adulte, professeur mal-faisant.

 

J'ai écrit le récit du sujet dont je vais parler ci-dessous dans "Le Conte anti-pédophile" titré "Jason, petit ange du Mont-Blanc", que vous trouverez en archive sur ce blog, écrit le 2 Juin 2008.  Dédié à tous les enfants assassinés, abusés et violés.

 

images-3.jpegLe 5 Mai 2003____________________________________

(texte extrait de mon ouvrage "Transports d'âmes et d'hommes" et dédié à Francis Borredon, luthier)

 

 

GUIDANCE D'UN PARDON.

 

 

Aujourd’hui, j’ai assisté à la cérémonie d’adieu de Francis, un ami luthier qui s’occupait de mon violon depuis près de vingt ans. Il n’avait pas hésité à soutenir mes projets dès la création de mon association : “Un Archet pour la Paix”. images-2.jpeg

Francis n’avait que cinquante ans. Il s’est tué en montagne en faisant une chute de quatre-cents mètres, emporté certainement par une coulée de neige.

Un de ses amis dans l’assistance a déclaré :

-Tu continueras à vivre à travers les violons que tu as créés, à travers ceux aussi que tu as réparés, ceux à qui tu as redonné une âme alors qu’ils étaient abandonnés depuis de longues années dans un grenier ou un placard.”

Francis était généreux, entier et plein d’attentions envers ses proches et ses amis. Mon violon est en deuil des mains qui l’ont soigné, accordé, réparé, embelli... Ces mains d’un luthier qui savait faire germer l’harmonie au creux du bois.

images-8.jpeg“Tu es parti sur le chemin d’en haut, celui de la montagne, et nous, nous sommes restés sur le chemin du bas, celui de la plaine.”

Les notes jouées sur le violoncelle sont montées vers l’âme de Francis et ont tourné dans la salle pour entourer de tendresse son épouse et sa fille, sa famille et ses amis.images-6.jpeg

Lorsque je suis sortie de la salle de cérémonie, j’ai repris mon chemin, l’âme bouleversée par ce lieu où j’ai vu au fil des années les corps inertes de ma fille et de mes grands-parents, le cercueil d’une amie, Aimée, et de deux autres amis, Maxime et Louis.

 

Mes pas, ou quelqu’un, m’ont menée soudain vers le gardien du cimetière d’en face. Je ne l’avais pas prévu, vraiment.

-Je recherche la tombe d’un homme,” ai-je demandé.

C’était la tombe de mon professeur de violon, décédé depuis trois années en emportant l’immense dette morale me concernant et dont j’ai parlé dans l'article cité tout en haut de la page.

Une dame m’a donné l’emplacement exact de la sépulture, qui se trouvait être dans un cimetière voisin. Je m’y suis rendue immédiatement. Et j’ai écrit ce texte que j’ai déposé sur le mausolée de cet homme défunt.

 

images-10.jpeg“Monsieur G. Je viens en ce jour sur votre tombe vous pardonner pour ce que vous m’avez fait, alors que j’étais enfant et votre élève. Je vous libère, votre âme et vous, pour que vous puissiez aller en paix vers Dieu, dans la lumière. Je voudrais que vous m’aidiez d’en haut à mes oeuvres pour la Paix, pour les enfants  et pour le Bien... pour que d’autres enfants ne souffrent plus comme j’ai souffert jusqu’à vouloir en mourir. Merci pour ce que vous m’avez enseigné sur le violon. Dans la Paix du Christ.”

 

Un ange m’a conduite là, à travers l’âme des violons, pour me faire accoucher d’un pardon auquel je pensais depuis plusieurs mois.

Pardonner, oui, mais comment guérir de ses blessures ? Peut-être justement qu’en posant cet acte, j’ai guéri définitivement d’une brisure de mon âme.

Mon violon intérieur donnera de nouvelles harmoniques et fera résonner des cordes jusqu’ici étouffées.images-5.jpeg

Le pardon posé et déposé permettra la libération de deux âmes, une qui ira vers la lumière de tous les violons réunis, Roman G., et une qui poursuivra son chemin sur la Terre, la mienne.

Chloé Laroche

 

 

thumb_0861ea65c0pm3.jpgJe prie Dieu de protéger tous les enfants et de les garder

des choses de ce genre. Que personne ne viole jamais leur innocence.

 

Extrait de mon troisième livre, page 154 :

“Un homme et une femme au coeur des Alpes”.

 

 

 

 

25/03/2009

Histoire difficile de l'adoption de ma fille au Bénin. Voyage dans le mystère d'un lien d'amour qui naît entre une mère adoptive et sa fille.

L’affaire de l’Arche de Zoé a jeté le discrédit sur nombre de familles adoptives en France, fragilisant les adoptés adolescents notamment, lesquels entendant les infos, ont pu dire à leurs parents adoptifs : “Alors, moi aussi, vous m’avez arraché à mon pays ? Moi aussi, vous m’avez arraché à ma famille, à mes racines ? Et puis, peut-être que vous m’avez acheté !? C’est vrai, peut-être que vous m’avez tant voulu que vous avez fait jusqu’au pire ?!!” 022a2cb7ec0b1d90ddd096b229738c85.jpg

images-1.jpegJe ne dis pas cela dans le vent. J’ai moi-même adopté une enfant au Bénin. Je suis allée chercher ma fille dans l’orphelinat où elle se trouvait et pendant une semaine, elle ne m'a pas quittée, jour et nuit. Cet endroit où se trouvait Yacinthe n'était pas un lieu de rêve. Pour les enfants qui faisaient pipi la nuit, on retournait simplement le matelas le lendemain. Ils ne mangeaient pas spécialement à leur faim et j'ai des photos qui attestent qu'on demandait aux enfants de porter sur la tête des charges de pierres, pour des constructions et du terrassement de cultures.images-8.jpeg

J'ai écrit le texte suivant le 1er janvier 2003 : "Le rêve que la vie va exaucer cette année, c’est l’adoption d’une petite fille béninoise. Elle s’appelle Yacinthe. Elle a sept ans et elle va bientôt arriver dans notre foyer. Cela fait plus de deux ans que nous nous battons pour réaliser ce rêve. Deux ans plus tôt, nous devions adopter une autre petite fille. Nous avions ses photos et l’espoir de pouvoir l’adopter. Le destin en a décidé autrement puisque, au dernier moment, la famille qui lui restait en Afrique n’a pas consenti à l’adoption. Nous avons vécu très difficilement cela, mettant même en péril notre couple. C’était un deuil supplémentaire à faire, après le décès de ma fille Océana en 1997. “Il vous faut un nouveau départ après ces multiples épreuves”, nous a alors dit une conseillère conjugale. Nous avons mis plusieurs mois à retrouver un nouveau départ, un nouvel espoir. Julia est arrivée quelques mois plus tard de Roumanie, confiée par l'association Sera (Voir mon article sur Julia et son opération), en novembre 2001.

images-3.jpegEt... au mois d’Août 2002, un fax nous apprend soudain qu’une enfant de sept ans porte notre nom et qu’un jugement d’adoption a été prononcé officiellement !!!! C'était comme apprendre que j'étais enceinte à huit mois de grossesse !!?!110_F_5287147_W0V2Q5BkDrP3ZK8XsztIJyidIPifREnn.jpg

C’était une situation anormale et extraordinaire aussi... En effet, nous n’avions pas été sollicités pour donner notre accord sur cette adoption-là et aussi, entre temps, nous avions accueilli Julia. Le Président de l’A.S.E. qui gère les questions d’adoption nous a confié sa surprise devant cette situation toute particulière nous plaçant devant un rêve réalisé... mais à retardement et sans notre avis, ceci concernant de plus un enfant autre que celui auquel nous pensions. Le Président nous a donné son accord et nous a incité à prendre une décision réfléchie.

110_F_1725859_8FqRyixq5xvbU1kMbhwhQxhaTqfqRY.jpgC’était tout réfléchi : nous allions accepter avec joie cette arrivée impromptue !"____________________images-7.jpeg

Mon séjour fin mars 2003 au Bénin et ma rencontre avec Yacinthe a été comme un accouchement et un lien d'amour filial est né. Il avait fallu attendre six mois pour avoir tous les accords béninois et français, ainsi que l'aval de la Mission Internationale de l'Adoption.

images-2.jpegMalheureusement, les directeurs de l’orphelinat dans lequel je suis allée la chercher nous ont menti. Les parents de ma petite Yacinthe étaient, selon leurs dires, décédés. Ma fille nous a appris six mois après son arrivée qu’elle avait ses parents et qu’on lui avait demandé en Afrique de nous mentir sur leur existence, et qu’ils lui manquaient, car malgré tout, elle pouvait les voir là-bas une à deux fois par an.

Je me souviens du choc que j’ai eu quand ma fille nous a confié ce secret si lourd pour elle ! Au fil du temps, nous avons appris à vivre avec cette trahison qu’on nous a faite. Mais nous avons dû vivre aussi tout ce que Yacinthe avait de colère envers cet abandon de ses parents, qui l’avaient placée dans deux orphelinats successifs.

Ils avaient tout de même signé l’accord pour que leur fille devienne la nôtre, mais en faisant croire qu’ils étaient oncle et tante. Le problème est qu’ils ont signé après la date du jugement d’adoption béninois, ce qui fait que le Tribunal de Nantes a refusé, neuf mois après l’arrivée de ma fille en France d’entériner l’adoption décidée au Bénin. Il aurait fallu juste qu’ils signent avant le jugement ; même la Mission Internationale de l’Adoption n’a pas relevé cette terrible erreur, donnant son accord pour l’adoption. À cause de tout cela, notre fille n’a pas la possibilité ni d’avoir une carte d’identité, ni de porter notre nom (mais ça, on l’a fait quand même, vu qu'elle l'a porté naturellement dès son arrivée !!), ni d’avoir la nationalité française. Cela a duré quatre ans, jusqu’au jour où j’ai saisi le Procureur de la République, en demandant dans l’intérêt de Yacinthe et de notre relation à toutes les deux, à un moment de l’adolescence où la crise identitaire était devenue débordante.. que cette affaire soit saisie et que l’État trouve une solution de reconnaissance officielle de l'adoption.images-4.jpeg

Le Procureur m’a enfin entendue, l'été dernier, et a demandé une enquête diligentée par la Brigade des Mineurs sur ma vie et mon état de maman, sur mon sérieux et ma détermination. Puis, il a ordonné un Conseil de Famille réunissant des membres de la famille adoptante ainsi que des amis proches, au mois d'octobre. Après un accord global des deux mesures, la demande s’est poursuivie avec une recherche des parents de Yacinthe au Bénin, afin d’obtenir un accord plus légal que ce qui avait été délivré cinq ans plus tôt. “En sachant”, m’a dit le Procureur, “que si les parents sont introuvables ou ne souhaitent plus rien signer, par peur d’avoir des reproches sur les faux écrits antécédents, la mesure ira jusqu’au bout, en vertu de la loi qui stipule qu’un mineur peut être adopté si les parents biologiques ne s’occupent plus d’eux et que c’est prouvé.”

images-9.jpegPour en revenir à l’Arche de Zoé et à l’impact de cette affaire pour toutes les familles adoptives existantes, voici une réflexion faite à notre encontre par une éducatrice nous entendant au sujet de notre fille : “Bon, hé bien, j’ose espérer que vous n’êtes quand même pas dans la même situation que cette association dont on parle tant en ce moment !!” Trafics d’enfants, procédés illégaux, déracinement d’un enfant de son pays contre l’avis des parents biologiques.... tout a défilé devant nos yeux... Non, Madame, je vous répondrais que c’est plutôt le contraire. Nous sommes victimes d’une procédure ayant trahi notre confiance. Nous sommes de bonne foi et nous n’avons jamais acheté un enfant. Nous avons envoyé de l’argent à la demande de l’orphelinat pour les procédures administratives. Toute adoption demande un minimum d’argent. Nous, ça a été dix mille francs, ce qui reste raisonnable, par rapport à ce qu’on a entendu par ailleurs. Et puis, on faisait confiance aux africains avec lesquels nous avons organisé le départ de Yacinthe, laquelle était infiniment heureuse de venir en France.

Lorsque je suis allée chercher ma fille, je suis restée une semaine avec elle à l’orphelinat. Elle avait hâte de quitter cet endroit et ce pays difficile où les souvenirs de l’enfance et de ce qu’elle a vu hantent encore ses nuits et sa vie actuelle. Elle a vécu dans deux orphelinats. Dans le premier, elle a été témoin de scènes terribles, comme un enfant qui vomissait régulièrement et à qui on demandait de ravaler le vomi. Elle a vu aussi des enfants battus à mort. Elle a connu la faim, la peur, l'abandon, la privation d'affection.

AA033742.jpgAujourd’hui, Yacinthe a grandi ; elle est devenu une jeune fille, parfois rebelle et insolente envers moi qui l’élève, mais j’essaye de tenir bon. Son père, avec lequel je suis maintenant divorcée, n’a pas été solidaire de la demande d’adoption simple que j’ai faite auprès du Procureur et ne rentre plus dans la démarche d’adoption. Cependant, il la prenait régulièrement... jusqu’à des évènements plus récents et douloureux.images.jpeg

images-14.jpegJe continue de me battre, pour que ma fille ait une identité, pour que je sois reconnue comme sa mère et pour qu’elle ne soit pas abandonnée une deuxième fois, quoi qu’il se passe. Le problème est que ma fille nous met “à genoux”, selon l’expression du Juge, car Yacinthe cherche par tous les moyens à voir “jusqu’où peut aller notre amour” et ce qu’on est capable de supporter par amour pour elle. Son père adoptif a capitulé car il en a assez des insultes, des insolences, du ton méprisant qu’elle emploie, des discussions incessantes pour obtenir ce qu’elle veut, des portes qui se claquent et de celle de l’entrée qui se referme sur son absence.

La porte d'entrée claque. La rage prend l’air de la colère du temps et Yacinthe revient avec l’âme plus apaisée des nuages laissés au passé. La porte d’entrée s’ouvre et le soleil peut revenir dans le coeur des parents adoptifs. Ces derniers encaissent les coups portés aux parents biologiques absents... présences virtuelles qui vivent à travers eux. Les parents adoptifs représentent ce père et cette mère absents. Ils recueillent toute la colère de cet enfant qui n’a d’autres moyens de s’exprimer envers son passé si horrible.

images-5.jpegEn outre, le complexe d’abandon est si fort qu’il demande avec exigence d’être répété. “Pourquoi ces gens m’aiment-ils alors que la vie m’a prouvé que je n’étais pas digne d’être aimé ?” Ma fille m’a ainsi demandé il n’y a pas longtemps “quel intérêt” je trouvais à l’adopter... L’amour gratuit ne peut exister sans questionnement, cet amour oblatif venu d’une autre planète, sur une terre où tout tourne autour du profit. “Et puis, Maman, cet amour, je ne peux l’accepter.” Comme un trop-plein d’un vide dans son coeur, elle enlève les posters que je lui ai offerts, elle arrache les souvenirs de notre vie commune. Elle insulte notre lien d’amour en me traitant de “mytho”, lorsque je reviens sur un de ses comportements blessants. Il y a trois mois, elle m’a lancé comme un défi : “Tu fais ta vie, je fais la mienne,” comme deux chemins qui ne pourraient pas se retrouver. Comme un cordon ombilical étiré par les deux bouts, avec une mer entre les deux, Mère Méditerranée... ou mère biologique. “Ma mère virtuelle est présente avec nous... C'est ma mère biologique”, m’a dit Yacinthe récemment. Comme un regard porté sur notre vie et cette impression pour elle de trahir sa mère d’Afrique quand l’amour pointe trop son nez entre nous. Car de l’amour, il y en a, c’est certain.

images-19.jpegComme ce jour de novembre 2007 où ma fille ma avoué : “Excuse-moi pour hier soir. Je suis désolée d’avoir voulu partir par la fenêtre et que tu aies dû me retenir de force et te faire tant de mal et de soucis. Je me suis trop attachée à toi, à cette famille, plus que je n’aurais pensé. Et j’ai peur, car j’oublie les souvenir de mes parents ; leur image s’estompe dans ma tête.” Le cordon s’étire mais il est élastique et quand ça lâche, ça fait mal pour ceux qui le reçoivent.. comme ce soir-là dont ma fille parlait. J’ai vécu avec elle un véritable bras de fer pour qu’elle ne parte pas en sautant d’une fenêtre du rez-de-chaussée (assez élevée), dans la nuit et le froid, avec ses affaires déjà toutes emballées.images-16.jpeg

En janvier 2008, il y a eu malheureusement une grosse crise chez moi avec ma fille. Suite à un mensonge de sa part, découvert... elle a hurlé dans l'appartement. Elle était dans un état incontrôlable. Elle m'a insultée, m'a dit que je n'étais pas sa mère. Elle a réussi à rentrer dans une pièce où je suis allée me mettre avec mon fils de trois ans qui avait peur. Puis elle m'a poussée violemment et a essayé de faire tomber deux armoires sur nous. Son père, qui était au téléphone et a entendu la crise, a eu peur pour moi et mon fils. Il a décidé d'emmener notre fille, et au bout d'un certain temps, il l'a confiée pour quelques jours de vacances à une dame qui tient un ranch de chevaux.

chevaux-france-1163148985-1097535.jpgSuite à tout cela, la Juge nous a convoqués début mars et m'a dit cette phrase au bout d'une heure d'entretien : "Madame, pour que ça aille mieux avec votre fille, il vous faudra faire votre mea culpa d'être allée la chercher en Afrique..". Je lui ai demandé si elle plaisantait. À sa réponse négative, je me suis levée et j'ai dit : "Je ne peux entendre cela, je sors". Je suis sortie du Tribunal de Grande Instance de Grenoble, rouge de colère et en pleurs, emplie d’indignation, meurtrie dans mon coeur de mère. M’excuser auprès de ma fille de l’avoir sortie de l’enfer, c’est le monde à l’envers !images-6.jpeg

J'ai mal au coeur de tout cela, de ce "mea culpa" demandé par la Juge, de cette situation conflictuelle. Je repense à cette petite fille grandie si vite en cinq ans, à tous ces bonheurs vécus ensemble, à cet amour que je lui ai donné à travers mes encouragements, mon regard sur elle, mes attentions, mes pensées. Aujourd'hui, elle a douze ans mais elle en a bien plus, au vu de son poignet osseux révélant deux à trois ans de plus que son âge officiel. Elle est presque aussi grande que moi et a une force incroyable. Je me souviens qu'au début, elle a grandi si vite, qu'il fallait changer entièrement sa garde-robe tous les trimestres ! La malnutrition ne lui avait pas permis de se développer normalement et son corps a rattrapé de façon remarquable le retard de croissance pris durant ses dix ans en Afrique.chevaux-autres-animaux-autres-chevaux-france-949060321-967130.jpg

110_F_1736530_rNkuNkZMAoymRFOhVJx7mRE2Yr01Cz.jpgUne personne nommée Laeticia m’a écrit en mars sur un forum, suite à mon témoignage : “Je ressens beaucoup de douleur dans votre message. Je suis d'autant plus sensibilisée qu'un couple qui a adopté une petite fille à Madagascar en même temps que nous , a vécu la même chose sans rien dévoiler. Il s'agit d'un garcon et d'une fille ;  les deux enfants sont placés dans une institution et sont apatrides !!! Beaucoup de souffrance d'un côté comme de l'autre. Votre histoire ressemble énormément à la leur !! Bourrage de crâne, parents biologiques toujours présents, âge modifié !! Le garcon a même dit à ma connaissance qu'il avait pour mission de les tuer afin de s'enrichir et d'ainsi faire venir sa famille !! Un drame humain !!  Bon tout ça pour vous envoyer du courage et de l'amour !! N'hésitez pas à vous entourer de professionnels qui sauront vous écouter.”

images-12.jpegMerci Laetitia.

Artemisia m’a écrit aussi ceci : “Difficile de trouver des solutions non douloureuses.  À part le fait des mensonges sur les parents biologiques, des situations comparables à la vôtre (violence...) ne sont pas rares.  C'est ce que me dit une amie d'EFA qui organise des groupes de parents adoptants vivant cela. Les échanges soulagent et des pistes se dessinent pour en sortir... Vous pouvez appeller le 01 40 05 57 71 tous les jeudis, de 14 heures à 17 heures.”

Oui, cette violence qui surgit ainsi est difficile à gérer. Pour le week-end de Pâques 2008, cela a été encore douloureux. Au bout de deux jours où j'ai tout fait pour que ça aille bien... ma fille s'est soudain opposée à moi, violemment, au cours d'un conflit verbal où elle s'est révélé insolente ; elle m'a poussée pour rentrer dans ma chambre de force, afin d'y récupérer des affaires sans mon accord. Elle s'est confrontée alors physiquement à moi. Son père adoptif a été témoin et a essayé de l'arrêter mais elle était à nouveau ingérable, à faire peur et à me dire des choses horribles, cyniques aussi, méchantes sur les cinq ans passés avec nous. Je suis sortie de cette scène très choquée et à ne plus pouvoir parler. Mon fils et ma fille Julia ont eu peur, durant cette scène difficile.

Pourquoi Yacinthe se rebelle ainsi ? C’est une question qu’on m’a posé.200121229-001.jpg

110_F_11144501_seX7xQC2vxGvIqIOe5kWGPjqVL4Cs6va.jpgParce qu’elle ne comprend pas qu'on puisse l'aimer, elle qui a été abandonnée (réaction normale psychologiquement..)... Parce qu'elle ne comprend pas "quel intérêt" j'ai à m'occuper d'elle (selon ses propres termes), parce qu'elle a besoin de s'opposer pour traverser cette dure période de l'adolescence des enfants adoptés... Yacinthe a aussi l'impression de trahir ses parents biologiques en acceptant de m'aimer, en acceptant cet attachement qu'elle ne nie pas mais qui la gêne, en acceptant mon amour. Et puis, l'explication à mon sens la plus importante, c'est : "J'ai été abandonnée une fois, donc je fais tout pour le reproduire, reproduire l'abandon par tous les moyens".

Si je parle aujourd'hui, si je témoigne de tout cela... c'est pour aider d'autres parents, afin qu'ils se sentent moins seuls... Une maman m'a contactée ainsi, me révélant qu'elle se fait frapper par son fils adoptif. Elle m'a remercié de parler, car elle n'ose pas. Elle aime son fils. Je lui envoie force et courage.images-11.jpeg

Si j'écris ainsi, c'est bien sûr aussi pour les enfants adoptés... pour qu'ils se rendent compte en me lisant de l'impact de tout cela dans le coeur d'une maman ou d'un parent adoptif. Pour tenter d'expliquer ce qui se passe dans leur coeur, avec des mots placés comme des points d'acupuncture... des mots pour des maux. Car ils souffrent véritablement... En premier lieu : d'un arrachement certain commun à "ceux qui vivent loin de chez eux".

____Écrit le 13 avril 2008 ________ _______ ____________ _____________ ____________ ______________ ___________________ Chloé Laroche

 

 

images-17.jpegLE RÉCIT DE MON VOYAGE AU BÉNIN

et de l'arrivée de ma fille en France :



J’ai pleuré de joie en Afrique car mon coeur s’est enflé d’amour pour cette enfant, Yacinthe, qui était maintenant mon sang et ma chair, tout comme Julia, mon autre fille venue de Roumanie. Le mystère de l’adoption est inconnu mais il existe réellement. Un lien mystérieux se crée, un lien plus fort que tout.

Lorsque j’ai pris le train pour Paris et que j’ai embarqué dans l’avion me menant au Bénin vers ma fille, lorsque mon regard a croisé celui de l’Afrique, lorsque j’ai vu Yacinthe pour la première fois dans l’obscurité de la nuit à Cotonou... mon âme a tremblé comme pour un enfantement. Une histoire d’amour est née. Pendant une semaine, ma fille ne m’a plus quittée. Elle dormait sur moi la nuit et me réveillait pour me parler. Je lui chantais des chansons et lui parlais tendrement. Durant la première nuit, elle m’a secouée dans mon sommeil et m’a réclamée à boire puis à manger. Elle a croqué toute la nourriture qui restait dans mon sac. Elle avait faim. Faim de nourriture et faim d’amour...

Elle m’a suivie avec mon violon lorsque je suis allée jouer pour tous les enfants de son école puis pour les jeunes du collège de Takon. Il y avait des dizaines et des centaines d’yeux fixés sur moi alors que je leur chantais des mots de paix et d’amitié, alors que je sortais mon archet et que je les charmais avec des airs du monde entier. Et puis, il y avait ces deux yeux qui me regardaient et qui me disaient : “Maman, je t'aime. Ne m’oublie pas, dis. J’ai tellement besoin de toi.”

Yacinthe, au bout d’une semaine avec moi dans son pays, avait hâte de monter dans le taxi et d’arriver à l’avion nous menant vers Paris. Je ne l’ai sentie rassurée que lorsque nous avons attaché notre ceinture, bien assises l’une près de l’autre dans le grand oiseau de fer, après les multiples contrôles de l’aéroport. Cela faisait plusieurs mois qu’elle rêvait à ce grand voyage pour la France et qu’elle attendait ma venue. Il a fallu attendre que tous les papiers d’adoption soient en règle pour que tout cela se réalise, après de nombreuses et longues formalités.

À son arrivée, Yacinthe était heureuse. Elle avait réalisé son rêve : avoir une nouvelle famille, un nouveau pays, des parents qui l’aiment, une maison pleine de jeux, de poupées, d’habits pour se faire belle... Elle aurait voulu être toute seule avec nous, être notre enfant unique, comme elle me l’avait confié une nuit en Afrique, mais, tout s’est bien passé avec Julia, sa soeur adoptive venue de Roumanie. Elles se sont entendu à merveille et Julia a même eu du mal pendant longtemps à se retrouver sans elle.images-23.jpeg

Yacinthe a remarqué rapidement que Julia était différente et l’examina dans ses mimiques, ses gestes muets pleins de sens. Nous lui avons expliqué d’où venait Julia avant d’être avec nous ainsi que ses difficultés pour parler et entendre. Nous lui avons parlé aussi de son opération dans la bouche et aussi du fait que Julia peut entendre désormais grâce à un appareil spécial.

Et puis, Yacinthe a prié en secret pour avoir un petit frère et une petite soeur. “Tous les soirs, je priais pour ça”, m’a t-elle dit, un large sourire aux lèvres à l’annonce de ma grossesse. Julia, de son côté, a senti que j’étais enceinte avant que je le lui dise. Elles aiment leur frère et Yourdine aime ses deux soeurs.

Mais aujourd’hui, quand j’entends résonner les paroles du Juge qui m’a dit, le 4 mars 2008, par rapport à l’adolescence de Yacinthe et à son comportement parfois difficile : “Madame, il va falloir, pour que cela aille mieux avec votre fille, que vous fassiez votre mea culpa d’être allée la chercher en Afrique...” et qu’elle m’a dit aussi : “Madame, vous n’aurez jamais l’adoption vu les difficultés du dossier après cinq années...”, je me sens anéantie et si peinée.

images-25.jpegCe que m'a dit la Juge ce jour-là m'a fait très mal. Ma fille était dans un orphelinat il y a cinq ans et n'attendait qu'une chose : de partir avec moi dans l'avion. Pendant la semaine où je suis restée avec elle dans l'orphelinat, c'était merveilleux. Comme une naissance. Et aujourd'hui, on m'assène de part et d'autre que je ne suis pas sa mère. C'est difficile et je suis même obligée de motiver mon avocat à me défendre.
images-13.jpeg
Aujourd'hui, alors que j'avais un agrément, je vais être obligée de reprendre le chemin d'un nouvel agrément pour pouvoir adopter l'enfant dont je m'occupe depuis cinq ans. J'ai mal au fond de moi, mal de ma situation de maman bafouée, humiliée et mal qu'on me rappelle à tout bout de champ que je ne suis pas la mère de ma fille, juridiquement. C'est un arrachement incompréhensible, un écartèlement entre la loi française et les faits : fait que je m'occupe de ma fille comme une mère à part entière depuis 2003, fait que je l'assume entièrement affectivement et matériellement. Je demande juste que l'État français me reconnaisse comme sa maman et Yacinthe comme française.200421495-001.jpg

Je poursuis mon engagement envers ma fille et quand je n'y crois plus ou que je suis désespérée, je regarde la fin de ma vie et je me dis que tous dans cent ans... on ne sera plus là, et que finalement c'est l'amour qui restera.. pas les paperasses. Malheureusement, c'est aussi les blessures et les injustices qui resteront... mais à un autre niveau de justice. Je veux dire que devant l'amour, les paroles blessantes que j'ai pu entendre ou les décisions injustes seront balayées par le temps et l'infini. Je pense qu'adopter un enfant, c'est s'engager envers lui, au-delà de tout le reste, même si cet enfant nous hurle dessus qu'on n'est pas sa mère ou son père.

Ma première fille est décédée en 1997, d'une encéphalite foudroyante. Son départ a laissé un grand amour de mère soudain orpheline et la douleur profonde causée par son absence m'a donné la force et l'énergie de me battre pour mes deux filles adoptives, venues de Roumanie et du Bénin. Ma fille de Roumanie est handicapée et l'association SERA et CARE recherche encore d'autres familles pour d'autres enfants handicapés et ayant besoin de soins médicaux... ayant besoin d'amour et d'une famille pour se reconstruire.

Je vais continuer de me battre pour Yacinthe. Redemander un agrément pour l'adoption. Un agrément, cela a représenté pour moi, pour nous, entre 1999 et 2000, des mois d'investigation, d'enquête, d'entretiens avec la psychologue et l'assistante sociale, de questionnements sur nos vies, de réflexion profonde sur l'engagement envers un enfant qui ne vient pas de notre ventre mais qui vient de notre coeur... et au final de notre chair profonde.images-10.jpeg

C'est ça l'amour. Recommencer, même après que tout soit fini.

images-18.jpegChloé Laroche

Mon autre site : http://violonistenciel.site.voila.fr


Référencement instantané


_____________ COMMENTAIRE :

Par Laetitia, le 14 avril 2008.

"Coucou ma grande ! Effectivement nos enfants sont les nôtres quoiqu'on puisse nous en dire. On les aime, on les a portés dans notre coeur, bien plus longtemps que d'autres mères qui ont porté leurs enfants dans leur ventre. Nos enfants ont une blessure primitive qui les caractérise. Je crois bien que tous ces mensonges supplémentaires ne font que déstabiliser certains enfants qui, malgré la bonne foi de leurs parents adoptifs, se retrouvent avec une histoire pas bien jolie de parents biologiques qui non seulement les ont abandonnés mais font des choses affreuses pour se dédouaner ou pour éviter d'être jugés. Je ne juge pas leur attitude, mais je dis qu'effectivement c'est catastrophique.

C'est moi qui connais ce couple qui a traversé l'enfer avec leur adoption à Madagascar ; ils en sortent affaiblis et détruits d'une partie d'eux-même !!!

Je t'envoie 100000 bisous et tu sais que je suis là !!!
Ce soir je penserai à tes enfants et à ton ange, je me dis que ça ne peut faire que du bien !!"

Laetitia

 

____________ VOIR LES ARTICLES ÉCRITS DEPUIS... SUR CETTE ADOPTION, DANS LA MÊME CATÉGORIE :

"HANDICAP, PARENTALITÉ ET ADOPTION"... http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/handicap-parentalite-et-adoption/

022a2cb7ec0b1d90ddd096b229738c85.jpg

23/03/2009

Aucune loi ne doit priver un enfant de grandir au côté de ses deux parents. "M. Patel Rakesh doit rester en France pour s'occuper de son enfant et le voir grandir."

31132246.tCRW_5491fW.jpg

Ma lettre à un indien père de famille menacé d'expulsion :

Monsieur Rakesh Patel, je suis scandalisée que vous puissiez être renvoyé dans votre pays alors que vous avez un enfant de trois ans. Mon fils est né aussi en 2005 et j'imagine votre angoisse d'être séparé de lui et de votre compagne. Tenez bon et espoir. Il faut que nous soyons très nombreux à vous soutenir et à signer la pétition. 

Pour aller signer la pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article18490images-1.jpeg

Voici le texte expliquant la situation que vous vivez, publié par le site du Réseau d'Éducation Sans Frontières :

"Monsieur PATEL Rakesh né le 30/08/1975 de nationalité indienne (n° 7503504938) est en France depuis huit ans.  Il a rencontré sa compagne ici et ils ont eu un garçon qui est né le 21/12/05 à Bagnolet (93) et scolarisé à l'école Langevin. Il s'est fait arrêter le 12 mars en sortant de son consulat comme trois autres de ses compatriotes et est retenu au CRA de Vincennes. Il est passé en audience devant le JLD (Cité) le 14 mars qui a ordonné  son expulsion en rejetant les "nullités". Décision dont il a fait appel. L'appel a été examiné hier et l'ordonnance d'expulsion a été confirmée. *Son départ risque de se concrétiser très vite.*"

images-2.jpegVoici ci-dessous quelques textes écrits par des signataires de la pétition, qui expriment bien ce que pensent nombre de personnes :

Mohamed Djennane : "Aucune loi et aucune logique qu'elle quelle soit ne doit priver un enfant de grandir au côté de ses deux parents. Aucune convention ne l'y autorise et surtout pas la convention internationale des droits de l'enfant. M. Patel doit rester en France pour s'occuper de son enfant et le voir grandir."

Manoubasket : "Il est indigne de séparer ainsi les familles. La psychologie n'est décidement pas le fort de nos dirigeants !!! Il y a déjà assez de familles mono parentales, sans que le ministre de l'immigration n'en crée une "fabrique".images.jpeg

Stéphane Delorme : "Déclaration universelle des droits de l’homme : Article 13 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État."

Thibaut Granier : "Ma fille a trois ans, peut importe qui, quoi, comment ... on ne doit pas séparer une famille contre son gré. Ce n'est pas une question de droit : c'est juste impensable."36997587.stCRW_9315fW.jpg

Bernard Bulteau (enseignant 85) : "Simple rappel : "Le droit de vivre en famille et, pour les enfants, le droit de vivre avec ses parents, est un droit fondamental prévu dans le préambule de la Constitution française de 1946 et inscrit dans de nombreux textes internationaux". Je soutiens la demande auprès des autorités pour que ce père de famille ne soit pas séparé de son épouse ni de son enfant. Le respect des textes internationaux est prioritaire sur toute autre considération locale, restrictive et inhumaine."


Louis-Marie HAMEL, Bibliothécaire pour la jeunesse. Paris Briser et compromettre gravement ainsi l'avenir d'une famille et notamment celui d'un tout jeune enfant est un acte cruel et inhumain qui viole le respect de la justice et l'humanité. Monsieur Patel et sa famille doivent pouvoir rester ensemble et non traités avec une désinvolture coupable.

Mn_4a.jpg_________ J'espère de tout coeur que vous pourrez rester en France auprès de votre compagne et de votre jeune fils, qui ont besoin de vous et vous d'eux. Que le Ciel vous aide et que les humains deviennent moins inhumains.

Sincèrement,

Chloé Laroche

 

___________________________

22/03/2009

Arrêté à l’hôpital, expulsé vers Kinshasa, renvoyé vers Paris... Romano KANDA a un fils de vingt mois et une compagne qui a elle-même deux enfants. Histoire douloureuse de la politique d'immigration actuelle dont les expulsions ne se comptent plus.

 

 

arton17859-185b7.jpgBonjour à tous et toutes,accueil.jpg

À l'heure actuelle, Monsieur Romano Kanda  a dû rentrer du Congo où il n'a pas été accepté... et retrouver sa famille, du moins je l'espère. Adonaï, son fils de vingt mois, a dû être heureux de serrer dans ses petits bras son papa. Je souhaite que cette famille ne vive plus la peur et le déchirement de cette séparation forcée, que les enfants ne soient plus jamais séparés de cette manière que vous allez découvrir en lisant les articles ci-dessous, envoyés par le Réseau d'Éducation Sans Frontières.

Chloé Larochepe0062810.jpg

 

 

jp2006_0003589.jpg_______________________ Articles du RESF :

Source / auteur : http://www.educationsansfrontieres.org

 

Venu voir sa fille aux urgences... il est expulsé !

Récit d’une très mauvaise histoire :

 

"Monsieur Kanda, père de Famille de Thorigny en Seine et Marne arrêté le 18 mars aux urgences de l’hôpital alors qu’il était venu voir sa fille, a été expulsé ce matin à Kinshasa.

C’est à 9h ce matin alors que j’attendais avec sa compagne et leurs 3 enfants l’ouverture du tribunal de Meaux qu’il nous a appelé : Il était à la PAF de Roissy.

L’avion de Kinshasa décollait à 10h30, plus le temps de ne rien faire à part appeler préfecture et ministère pour essayer de bloquer le départ.

Voilà - je suis en colère, Romano est parti pour Kinshasa sans rien sans pouvoir dire, sans pouvoir dire au revoir à personne laissant son fils de 20 mois sa compagne et les deux enfants de celle-ci desemparés. 9 ans sur le sol francais ne suffisent plus, le droit à vivre en famille n’existe plus.

Maintenant il faut obtenir son retour immédiat.

ON NE PEUT LAISSER FAIRE ÇA."

B.C.

images.jpeg______________________________________BLD047984.jpg

Samedi 21 mars à 22 heures :

Complément au communiqué RESF pour Romano Kanda du samedi 21 mars à 18h14. 

 

“Arrivé à Kinshasa avec son escorte (combien de policiers ?) mais sans passeport et avec un vieux laissez-passer, Romano Kanda, ressortissant angolais, n’a pas été admis sur le territoire congolais. Retour à la case départ. Tout le monde a été remis dans l’avion à destination de Paris.

Il atterrit demain dimanche 22 mars à 6h00 au terminal 2C de l’aéroport Charles De Gaulle. Sa famille et une délégation du RESF seront là pour l’accueillir car personne n’envisage qu’après s’être comporté de façon aussi inhumaine et s’être ridiculisé de surcroît le ministère de l’expulsion minute ose continuer à le persécuter.jp2006_0003587.jpg

La presse est invitée à venir l’accueillir avec nous.”

 

00014606.jpg________________________________ TOUTE L'HISTOIRE :

 

Article précédent (communiqué du Réseau d’Éducation sans Frontières) du samedi 21 mars :

 

“Monsieur Besson doit être un ministre heureux : à l’heure où nous écrivons, Romano Kanda, ressortissant angolais vole vers Kinshasa, peut-être encore menotté, scotché à son siège et bâillonné. Son fils, Adonai (20 mois) reste en France. Bon voyage, papa !

 Romano vivait en France, en Seine et Marne, depuis neuf ans (2000). Il était établi avec Mimi, congolaise (RDC) en situation régulière et mère de deux enfants, Estelle 5 ans et Maxime 6 ans (enfant atteint d’un handicap mental) nés d’une première union.

 Le 18 mars dans la soirée, Mimi, a un geste malheureux : énervée par le bruit des enfants dans le studio où s’entasse la famille, elle donne un violent coup de balai à sa fille…Elle appelle aussitôt les secours qui, eux-mêmes appellent la police. L’enfant est hospitalisé. La gendarmerie place la mère en garde à vue, accompagnée des deux enfants restants. Informé, Romano abandonne son travail pour l’hôpital où se trouve Estelle. Les gendarmes lui demandent de venir chercher les enfants. Mais, coincé à l’hôpital, Romano ne peut s’exécuter immédiatement. Qu’à cela ne tienne, les gendarmes se déplacent à l’hôpital… l’arrêtent et l’expédient au Mesnil-Amelot. La classe !

 Une enfant à l’hôpital, les deux autres précairement hébergés chez la grand-mère, la mère en garde à vue, le père en rétention : sous la responsabilité de Monsieur Besson les services de l’Etat agissent au mieux de l’intérêt des enfants !

Mn_81a.jpg Romano Kanda devait être présenté au juge des libertés et de la détention ce matin, 21 mars, après 48 h de rétention. Sa femme et ses enfants accompagnés de militants du RESF l’y attendaient quand ils ont été informés par un coup de téléphone de Romano qu’il était à Roissy, en cours d’embarquement pour Kinshasa.

 Joint en urgence, le directeur-adjoint du cabinet de Monsieur Besson se renseignait auprès des préfectures responsables (Essonne et Seine-et-Marne) et, finalement, estimait que tout était pour le mieux. Pour un peu il se féliciterait de cette application sans faille des lois. Certes, il allait se renseigner sur les conditions de l’interpellation qui, peut-être, étaient un peu limites mais pour le reste l’Arrêté préfectoral de reconduite à la frontière a été validé par le tribunal administratif et la cour d’appel…  Tout baigne ! C’est jouer les Ponce-Pilate au petit-pied ! Les lois sont faites pour fabriquer des sans-papiers et pour les expulser, les tribunaux respectent les lois, les hauts-fonctionnaires appliquent les décisions des tribunaux et les saloperies se font en toute légalité pour le plus grand confort des belles âmes.

 Chez Besson, on a le plus grand respect du droit… à géométrie variable ! En effet, Romano Kanda n’a pas de passeport, la police a vainement perquisitionné (de quel droit ?) chez la grand-mère des enfants et chez la belle sœur pour le trouver. Romano n’a été présenté à aucun consulat, il a été expulsé vers la RDC avec un ancien laissez-passer… Une expulsion conduite dans des conditions suffisamment hasardeuses pour que, semble-t-il, la mention à expulser en moins de 48 heures (pour éviter le passage devant le juge des libertés) figure sur son dossier en préfecture !vols.jpg

 On ne peut pas laisser faire. Il faut exiger le retour sans délai de Romano Kanda, arrêté dans des conditions scandaleuses, expulsé à la va-vite et arraché à sa compagne et à ses enfants.”arton17859-185b7.jpg

 

 

 

Deux anniversaires : la mort du père de mon fils et la date d'arrivée de ma fille d'Afrique. Réflexions sur le deuil d'un enfant, sur le cancer, sur l'adoption, sur l'adolescence, sur la responsabilité d'être parent.

augustine berger 200.jpg

 

Cela va faire un an, le 7 avril, que le père de mon fils est décédé.

Mon fils, ce matin, me raconte que “quand il était bébé, son père l’a emmené dans une forêt. Une grande forêt avec des monstres, des araignées, des serpents.”

Il ajoute : “Un monstre a attaqué mon papa. Il lui a envoyé une grosse boule."

Je l’écoute et je lui demande si c’est un rêve qu’il raconte... Je m’aperçois que c’est la réalité, sa réalité qu’il décrit.

La forêt, c’est la vie.

Le père aide son enfant à traverser la vie, avec ses monstres, ses embûches, sa jungle, ses requins, ses tigres, ses araignées, ses fleurs magnifiques.

Mon fils voudrait revoir son père mais ce n’est pas possible.marguerite 200.jpg

La mort dans sa dimension inéluctable est difficile à comprendre pour un enfant.

Pour l’adulte, la mort d’un être aimé est déjà si difficile, avec sa cohorte de tristesse, de colère, de culpabilité, de résilience plus ou moins bien réussie.

Je dis à mon fils que le monstre dont il me parle est le cancer. Je lui dis ce mot terrible, ce mot que mon fils à quatre ans comprend.

Le cancer, la maladie.

Mon fils met ensuite des mots sur la réalité que je viens de lui dire : “Mon papa, il fumait beaucoup. On lui a envoyé une boule.” Comme un boulet, une boule, la tumeur qui tue. “Mon papa a été à l’hôpital. Puis il est parti au ciel.”

heureuses paques 200.jpgIl a dit ces mots et puis il a eu une attitude d’offrande avec les mains tournées vers le ciel.

Personnellement, je suis en colère qu’on puisse rentrer dans une clinique pour se faire opérer et que le chirurgien percute l’artère en voulant enlever une tumeur, tumeur si grosse finalement que le papa de mon fils s’est vidé de son sang devant l’équipe médicale.

Mon fils est dans la jungle et il n’a plus que sa maman pour traverser l’enfance.

Pourvu qu’il n’y ait plus de boules.

Mais sa grand-mère, ma mère, en a une. Je le sais depuis deux mois.

Maudit cancer.

bouquet 06 12 200.jpg

 

 

therese 200.jpgCela va faire six ans le 5 avril que j’ai ramené ma fille adoptive de son pays d’Afrique.

Elle m’a adoptée et je l’ai adoptée dès le premier jour.

Elle savait qu’elle resterait avec nous et que ce serait une nouvelle vie.

Et puis, dernièrement, sa propre réalité a jeté cette réalité à la mer. Jetant sa nouvelle mère avec.

Dans sa réalité d’aujourd’hui, réalité d’adolescente... elle ne reconnaît pas m’avoir appelée Maman. Elle ne se souvient plus de cette rencontre d’amour, de cette confiance d’enfant qui est heureuse de prendre l’avion pour une nouvelle vie.1099R-6475.jpg

Elle ne se souvient pas de sa vie en orphelinat, comme cette vie était difficile.

Elle nous regarde avec des yeux sombres, comme des voleurs d’enfant, voleurs d’une histoire sacrée entre une enfant et sa famille biologique.

Mais nous ne sommes pas des voleurs.

Nous étions sincères et désireux d’aimer cette enfant dite orpheline.

Elle a grandi entourée et choyée dans notre famille.

Mais il est difficile d’accepter l’amour quand on a été abandonné.

Alors, on se cabre comme un poulain, on heurte ceux qui nous aiment, on malmène les limites, on pousse ses parents, on les insulte, on fugue, on va jusqu’à la violence et jusqu’à prendre des risques par une prise d’autonomie trop précoce.

Ma fille s’est cabrée, oui.

00020565.jpgCette semaine, quand je suis sortie d’une réunion avec elle et des éducateurs... j’étais lessivée et je me suis dit que nombre de parents qui souhaitent adopter seraient dégoûtés de l’adoption en voyant cela, en voyant par où des parents adoptifs peuvent passer, en voyant ma colère devant les mots d’une éducatrice m’interpellant : “Mais madame, de toute façon, c’est vrai, vous n’êtes pas sa mère.” Elle a expliqué qu’aux yeux de ma fille, je n’étais clairement pas sa mère... biologique. Ce jour-là, j’ai parlé comme une lionne, comme une louve... relatant la réalité d’une adoption devant ma fille, insistant pour donner ma version des faits, de la réalité de mon voyage en Afrique, de ma rencontre avec ma fille... niée effrontément par celle-ci devant tous.

“Madame, c’est votre réalité. Votre fille a sa réalité. Ce n’est pas forcément la bonne mais ce qu’elle dit exprime ce qu’elle refoule, ce qui est caché, ce qui n’est pas l’apparence des choses.” Oui, en tant que parent, il faut apprendre à regarder derrière les apparences, derrière une insulte, derrière un uppercut des règles établies, derrière la violence d’un enfant, d’un adolescent. Savoir rester au niveau de l’adulte, prendre du recul, garder son calme, croire en la relation, ne pas voir la haine quand il y a regard de haine mais voir encore l’amour derrière. Pour ne pas être rejetant mais toujours présent, avec un repère d’éducation pour l’enfant, le jeune, l’adolescent... qui a besoin qu’on ne BAISSE PAS LA GARDE.

sf_060524_0749.jpgNombre de parents adoptifs rencontrent des problèmes à l’adolescence de leur enfant. Ce dernier peut malmener la relation pour voir jusqu’où ses parents sont capables de l’aimer, sans jamais l’abandonner quoi qu’il fasse. Il peut aussi être très insultant, voire violent physiquement, car les racines de ses origines sont présentes au plus profond de ses tripes et que ces racines demandent à être entendues. Elles demandent au jeune devenant adulte, petit arbre devenant grand... de descendre au plus profond de soi, dans la mémoire la plus ancienne, afin de s’ancrer assez fortement pour affronter l’avenir, cet avenir où le jeune adulte doit s’autonomiser.images-2.jpeg

Tout parent vit le départ de son enfant... et même les adolescents non adoptés peuvent malmener leurs parents. La violence existe aussi dans le comportement des enfants biologiques. Je pense d’ailleurs qu’il est nécessaire d’apprendre très tôt à l’enfant qu’il est interdit de lever la main sur son parent. C’est un interdit essentiel. S’il n’est pas bien intégré, cet interdit ne le sera plus lorsque l’enfant deviendra adolescent et se pensera alors tout puissant.

 

1099R-5028.jpgMon propos est de dire aux familles qui souhaitent adopter de poursuivre sur leur lancée et de croire en leur projet. Chaque enfant est différent et l’aventure de l’adoption est passionnante autant que l’enfantement, l’accouchement et la parentalité biologique.Mn_PERS003.jpg

Nous ne faisons pas des enfants pour nous mais pour permettre à un être de grandir et de s’autonomiser un jour dans l’harmonie, dans le respect des autres et de soi , dans une confiance en lui et en ses capacités. Capacité de rebondir, d’intégrer les épreuves, d’affronter la vie et ses impondérables, d’aimer l’autre dans l’harmonie hors de la dépendance et de la souffrance infligée ou subie.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

 

20/03/2009

Aidons une famille géorgienne qui risque l'expulsion, alors que les deux enfants Mariam, 5 ans, et Tengiz, 7 ans, sont scolarisés en France et sont parfaitement intégrés depuis quatre ans. Ma lettre ouverte au Préfet de Paris.

 Grenoble, le 20 mars 2009.

 

images-3.jpegMonsieur le Préfet de Paris,

 

Je me permets, en tant que citoyenne soucieuse du bien-être des enfants accueillis sur le sol français, de solliciter votre attention et votre bienveillance.

Tamaz Amirian (n°7503668342), un père de famille "sans papier" de l'école Joseph de Maistre, a été arrêté le vendredi 27 février 2009 à l'occasion d'un contrôle de police. Il est actuellement au Centre de Rétention Administratif de Metz.

Ses deux enfants sont actuellement scolarisés dans les écoles primaires et maternelles, rue Joseph de Maistre dans le 18ème : Tenguiz son fils de 7 ans en CP et Mariam sa fille de 5 ans ½ en grande section de maternelle. Les deux enfants font par ailleurs l'objet d'un suivi pédopsychiatrique au niveau de l'école et au sein de l'IRAEC. 

Ils se sont parfaitement adaptés à leur nouvelle vie. Ils sont à présent parfaitement francophones. La maman parle un français à présent fort correct et s'occupe de personnes âgées.www.casafree.com.jpeg

Issus d'une minorité ethnique Yezide, ce père de famille a fui avec sa femme et ses deux enfants la Géorgie, où le jeune couple s'est trouvé en butte à une vendetta familiale.  Ils  sont arrivés en France en 2005. Les enfants sont nés à Moscou et n'ont jamais connu la Georgie. Leur retour forcé représente un vrai danger .

Que se passera t-il aussi pour la famille si Monsieur Tamaz est expulsé ?

Tous les efforts et sacrifices que ces parents ont réalisés depuis près de quatre ans pour protéger leurs enfants et leur offrir la meilleure éducation, la promesse d'un vie meilleure... seront mis à bas.

Que diront parents et enseignants aux camarades de Tenguiz et Mariam devant leurs chaises laissées vides ?

thumb_m-robe_jaune.jpgC’est pour cette raison –la protection de cette famille- et parce que la présence de Tamaz AMIRIAN  est auprès de ses enfants : Mariam et Tengiz, conformément à la Convention Internationale sur les Droits de l’Enfant (CIDE) adoptée par les Nations unies le 20 novembre 1989 et ratifiée par la France en août 1990 qui demande aux "Etats de veiller à ce qu’aucun enfant ne soit séparé de ses parents contre leur gré" (article 9), que je vous demande la libération et la régularisation de Monsieur Tamaz AMIRIAN.

Certaine que vous serez sensible à cette supplique, soyez assuré, Monsieur le Préfet, de mon attachement aux valeurs républicaines de mon pays, pays des Droits de l’Homme et au respect des Conventions signées.thumb_1186921321.jpg

Que cette famille puisse vivre à nouveau ensemble et réunie pour toujours.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, mes salutations distinguées.

Chloé Laroche, une citoyenne

 

images-5.jpeg

 

 

 

thumb_image%20drole%2012.jpg_______________________________ J'ai écrit la lettre ci-dessus après avoir reçu l'appel urgent

du Réseau D'Éducation sans Frontières. Le voici :

 

 

APPEL à fax/mail pour la libération de Tamaz Amirian en rétention en Moselle, loin de sa famille.

 

"Tamaz sera présenté demain (19.03.09) à midi à l’ambassade de Géorgie sise à Paris : LP or not LP. Il quittera le CRA de Metz tôt le matin. 

Il s’alimente peu. Moral en berne. Éloignement, absence de son épouse et de ses deux enfants, le fait de savoir qu’ils souffrent et sont dévastés par la peur, l’incompréhension, la perspective du pire sont autant d’explications. Vaines. Tout cela est accentué par la période présente qui correspond à un temps fort des Yézides qui célèbrent une forme de Pâques. Une fête en famille. La première durant laquelle ils seront séparés depuis leur fuite forcée de Georgie en 1995.

Toute la communauté scolaire Joseph de Maistre (Paris 18°) reste mobilisée : demain, poursuite des campagnes de signatures et de sensibilisation devant l’école et dans le quartier. Les élus Députés du 18e sont au créneau également.

Aidez nous à relayer notre demande de libération et de régularisation des deux parents auprès des Préfets de Moselle et de Paris. Pour que ce cauchemar cesse. Et que nos amis et leurs enfants puissent enfin trouver la paix, s’épanouir, grandir et contribuer en toute quiété."

 

A vos fax. A vos mails. Coordonnées :

 

Préfecture de  Police de Paris (M. MICHEL GAUDIN)

Fax du Cabinet du Préfet  : 01 53 71 67 23

Mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr 

 

 

 et 

 

Mr le Préfet Bernard Niquet  : bernard.niquet@moselle.pref.gouv.fr

Secrétaire Général  :  jean-francis.treffel@moselle.pref.gouv.fr

Directrice de Cabinet du préfet  : sophie.wolfermann@moselle.pref.gouv.fr

Fax bureau du droit des étrangers : 03.87.34.85.10  / tél : 03.87.34.84.51.

 

________ Site du Réseau d'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES : http://www.educationsansfrontieres.org ____________

 

 

 

 

 

 

19/03/2009

Pour Jordan et Sullivan, 1O et 17 ans, morts après un match sur une voie ferrée, heurtés par un train.

autres-plantes-aywaille-belgique-1308044523-1225534.jpg

 

 

À Jordan et Sullivan,

à Catherine et Dominique (les parents de Jordan)__________ 

 

 

Le match de football Lille-Lyon au Stade de France s'est achevé il y a quelques semaines par un drame, quand un RER a heurté des supporteurs lillois qui regagnaient leur car en longeant une voie ferrée, tuant deux jeunes de 10 et 17 ans et blessant onze autres personnes.autres-fleurs-vermenton-france-1030631226-1225035.jpg

 

 

images-1.jpegLa porte était ouverte

vous vous êtes engouffrés

sur un chemin de fer interdit

le train vous a heurtés de dos

 

Sur un chemin de fer interdit

vous êtes morts imprudents

chacun juge le père de familleC0029748.jpg

qui a emmené là son fils de dix ans

 

autres-fleurs-baud-france-1265886182-1214436.jpgChacun juge le père de famille

mais il souffre déjà le martyre

le coeur arraché de sa décision

de passer sur cette voie ferrée

 

Il souffre déjà le martyre

et la mère du petit Jordan

veut poursuivre la Sncf

sa colère est recevable

 

autres-fleurs-plouvien-france-1170691005-1215442.jpgCar quand il y a danger

les portes doivent être fermées

l'endroit protégé, la police prévenue

pour que personne ne passe

 

Les portes doivent être fermées1636006.jpg

et au sortir d'un match de foot

il doit y avoir assez de parkings de cars

pour que les familles n'aient pas à s'égarer

 

images.jpegLes portes doivent être fermées

Plus jamais de poussettes

d'enfants et de morts

Sur ce passage dangereux

 

Pour que les familles n'aient plus à vivre la perte horrible d'un enfant supporter de foot.

 

Chloé Laroche

u23828580.jpg

 

 

 

 

 

 

 

18/03/2009

"Je m'en fous de ta vie"... Ce sont les gentils mots d'un collègue de travail à mon encontre. Récit d'une employée sur la relation solidaire au travail.

 

ENTRAIDE, SOLIDARITÉ, CRISE.

(Mon blog a été visité 42 063 fois depuis sa création en avril 2008, avec 2249 visiteurs en août, 4034 en septembre, 5248 en octobre, 5437 en novembre, 5505 en décembre, 6359 en janvier 2009, 5157 en février, 4103 du 1er au 18 mars.)

 

images-17.jpegBonjour à tous et toutes,

À la veille d'une grève importante en France, je souhaite vous proposer ce témoignage vivant, en tant que salariée d'une entreprise et employée adepte de la solidarité entre collègues.images-11.jpeg

Voici mon récit :

Il y a quelques temps, un collègue m'appelle et me demande de faire un transport à sa place. J'en avais un à faire sur Grenoble et lui me proposait d'aller sur Lyon, pour emmener une personne handicapée dans un hôpital. J'ai été obligée de refuser car c'était pendant les vacances scolaires et j'aurais dû faire garder mes enfants beaucoup plus longtemps car ce transport m'aurait fait rentrer tard. En fait, ce collègue devait faire garder son propre enfant et me demandait de faire ce transport pour rester auprès de lui. 

Quinze jours plus tard, un soir, alors que nous nous croisions dans un établissement où nous faisons chacun une tournée d'enfants handicapés, je lui demande s'il peut ramener deux sièges autos rehausseurs pour jeunes enfants, dont j'avais eu besoin pour deux petits et qu'il fallait ramener au dépôt. Mon collègue a fait la tête mais il les a pris quand même.

Ce lundi, je lui redemande ce service mais il me montre qu'il n'est pas content, aussi je me débrouille seule pour les sièges.

images-12.jpegLe lendemain, on se croise et il me dit : "Tu as un boulot. Tu n'as qu'à le faire." Il commence à moraliser en me disant qu'en plus c'est très bien que j'aille au dépôt car je peux laver mon véhicule. Je lui ai dit que je lavais régulièrement mon véhicule et qu'il n'avait pas à me parler ainsi, que j'étais seule avec mes enfants et que le soir, je devais aller chercher mon fils, que si je lui demandais ce service de temps en temps, c'était pour m'aider dans mon organisation et pour que les autres collègues aient les sièges au dépôt pour d'autres enfants à transporter.

Il m'a répondu tout net : "Je m'en fous de ta vie !"images-8.jpeg

Sur ces mots qui m'ont fait mal, j'ai tourné les talons et je suis partie.

Pour moi, la solidarité dans la vie et entre les collègues est très importante.

Je suis choquée de voir que la crise renferme certaines personnes sur leurs propres intérêts et que l'égoïsme individuel prévaut sur la solidarité et l'entraide, sur la gentillesse et l'ouverture à l'autre.

images-10.jpegDans la même journée, j'ai aidé un autre collègue à sortir des véhicules du hangar. Quand je peux, j'aide. Du coup, pour les clients transportés, le bénéfice est là aussi. Car la solidarité rejaillit sur eux. Sortir de son véhicule et tenir une porte à un client transporté qui marche avec des béquilles, au lieu de le laisser sortir seul du véhicule et entrer dans son immeuble... me paraît important. Parler cinq minutes avec une personne agée qu'on raccompagne parce qu'elle est si seule tout le temps et que cela lui fait du bien d'avoir un peu de compagnie. Faire le plein de la voiture pour le collègue suivant, même si c'est déjà tard et qu'on a envie de rentrer. Si chaque fois qu’un collègue nous demande un service, on lui dit qu’il n’a qu’à faire son travail et se débrouiller seul parce qu’il est payé pour ça... dans quelle société avance-t-on ?

Quel est l’avenir de la vie professionnelle, sans parler du reste ?

Nous traversons une crise, sur le plan collectif et individuel, aussi je crois qu’il faut demeurer solidaire et dans l’entraide, car nous ne vivons pas chacun sur une île déserte et si l’égoïsme gagne du terrain, nous ne sommes pas sortis de l’auberge.images-16.jpeg

images-9.jpegL'entraide face à la crise, c'est se demander comment l'autre vit et quel besoin il a. L'entraide face à la crise, c'est un sourire, une écoute, une parole avenante et gentille. L'entraide face à la crise, c'est arrêter d'avoir peur pour soi mais se dire qu'il y a des solutions à tout problème et que rebondir, ce n'est pas rebondir seul mais avec les autres, car les autres, c'est l'humanité. Les autres, c'est soi puissance des millions.

Chloé Laroche

 

___________________________________________


 
06/06/2008

Un salarié sur 6 se plaint de comportements hostiles de ses collègues

  Mépris, critiques systématiques du travail effectué voire propos dégradants... Une part non négligeable des salariés se sentent maltraités au travail. Une vaste enquête de la Dares fait le point.
 ____________________
 
 

"17 % des salariés français se disent l'objet de comportements hostiles de la part d'une ou plusieurs personnes dans leur travail. C'est l'un des principaux résultats qui ressort de la vaste enquête menée par les médecins du travail auprès de 50 000 salariés pour le compte de la Direction générale du travail et la Dares. Cette part passe à 25 % si l'on prend en compte les comportements hostiles auxquels les salariés ont pu être confrontés dans un poste antérieur. Trois grandes catégories de comportements hostiles sont distinguées :

 Le déni de reconnaissance du travail, où la personne voit ce qu'elle fait injustement critiqué ou saboté. 8,9 % des salariés sont concernés dans leur poste actuel.

 Les comportements dits méprisants, où la personne est volontairement ignorée ou est la cible de propos désobligeants. Ils concernent 6,5 % de la population salariée.

 Les atteintes dégradantes, où le salarié est la cible de propos avilissants, de sous-entendus sur sa santé mentale ou d'avances à caractère sexuel. 1,9 % des répondants se déclarent victimes de ce type de comportements.

 

 
Les différents comportements dits hostiles en entreprise
 
  Comportement Part de salariés victimes au moins une fois dans leur carrière (en %) Part de salariés victimes dans leur poste actuel (en %)  
  Le déni de reconnaissance du travail 14,0 8,9  
  Critique injustement votre travail 12,2 7,7  
  Vous charge de tâches inutiles ou dégradantes 4,3 2,7  
  Sabote votre travail, vous empêche de travailler correctement 3,7 2,3  
  Les comportements méprisants 10,6 6,5  
  Vous ignore, fait comme si vous n'étiez pas là 7,8 7,1  
  Tient sur vous des propos désobligeants 10,0 6,0  
  Vous empêche de vous exprimer 5,7 4,5  
  Vous ridiculise en public 3,9 2,0  
  Les atteintes dégradantes 3,1 1,9  
  Laisse entendre que vous êtes mentalement dérangé(e) 1,2 0,9  
  Vous dit des choses obscènes ou dégradantes 2,0 1,3  
  Vous fait des propositions à caractère sexuel de façon insistante 0,6 0,1  
  Au moins un comportement hostile 24,8 17,3  
 
Source : Dares, mai 2008
 

 

Les femmes et les jeunes plus concernés

Toutes les populations de l'entreprise ne sont bien évidemment pas touchées de la même manière par ces phénomènes. Les femmes se déclarent légèrement plus souvent concernées que les hommes (18 % contre 16,8 %). Elles sont plus spécifiquement la cible de comportements méprisants : elles sont ainsi significativement plus nombreuses à se déclarer ignorées, non écoutées voire ridiculisées. Les professions peu qualifiées sont également plus sujettes à ce type de comportements (18 % des employés administratifs, 18,2 % des employés de service et 18,6 % des ouvriers non qualifiés, contre 16,4 % des cadres).

Les jeunes de moins de 30 ans et dans une moindre mesure les quinquagénaires souffrent plus fréquemment de ces problèmes (plus de 19 % des jeunes et 17,3 % des seniors). La Dares note enfin que les comportements hostiles se font plus rares dans les petites structures : seuls 14 % s'en plaignent dans les établissements de moins de 10 salariés contre 20 % dans ceux de 50 à 200 salariés.

 

Des comportements liés à l'organisation du travail

Une certaine organisation du travail dans l'entreprise semble être corrélée à une forte récurrence de ces comportements hostiles. Ainsi, un rythme de travail surveillé de près par la hiérarchie, des interruptions fréquentes qui viennent perturber le travail du collaborateur, un déficit de moyens ou de formation pour accomplir les tâches sont souvent dénoncés par les personnes se déclarant sujettes à des comportements hostiles.

De même, la Dares souligne une corrélation entre l'occurrence de ces comportements et l'état de santé du collaborateur. Si en moyenne 12 % des salariés jugent leur santé mauvaise, ils sont 20 % parmi ceux qui dénoncent aussi des comportements méprisants, 22 % parmi ceux qui s'estiment victimes d'un déni de leur travail et 34 % parmi ceux qui se disent confrontés à des atteintes dégradantes. Enfin, se déclarer sujet à des comportements hostiles est plus courant lorsqu'on est confronté à des risques psycho-sociaux forts, à savoir une charge de travail ressentie comme pesante, un manque de latitude au niveau de la prise de décision et un déficit de soutien social (voir encadré ci-dessous)."

Extrait du site : http://www.journaldunet.com

 

17/03/2009

Ma chronique routière se poursuit aujourd'hui avec mon observation d'un enfant encore non attaché dans une voiture et diverses réflexions sur la sécurité des piétons et des vélos.

 

BPH115.jpgJe poursuis ce soir ma chronique de la route, chronique que j’ai démarré ces temps-ci pour témoigner, dans le cadre de mon métier de conductrice professionnelle, de mon observation des comportements routiers. 

 

Aujourd’hui, j’ai découvert une ville qui roule bien, avec des automobilistes respectueux du Code en majorité, en très grande majorité. Mes concitoyens conduisent bien et finalement produisent très peu d’accidents et d’accrochages, au vu de la circulation abondante.tete-auto.jpg

 

images-3.jpegLes piétons sont respectés et ils remercient volontiers lorsqu’un automobiliste les laisse passer. Aujourd’hui, j’en ai laissé passer sept d’un coup sur les Grands Boulevards. On aurait dit que j’étais le Messie... Ils m’ont tous offert de grands sourires, des remerciements de la main et le sourire illuminé des enfants. “Oh, une dame qui laisse passer..”. Ce n’est quand même pas si étonnant..! À moins qu’ils n’aient pas l’habitude de voir une voiture s’arrêter en pleine avenue alors qu’il n’y a ni feu ni stop... juste un passage piéton, avec des piétons qui attendent.images-7.jpeg

 

bxp59761.jpgJe vais enfoncer le clou d’hier, dans ma chronique, où je parlais déjà d’un jeune enfant non attaché dans une voiture. C’est assez rare que j’en vois... mais aujourd’hui, j’en ai vu un à nouveau dans une Clio rouge. Il y avait des femmes dans la voiture. L’enfant de six ans était à l’arrière, debout, non attaché. Je les ai remarqués sur l’avenue Jeanne d’Arc, puis la voiture s’est engagée sur l’avenue Marie Reynoard. Cela me hérisse que les adultes n’aient pas cette conscience d’attacher l’enfant pour sa sécurité car, en cas de coup de frein, l’enfant est mort, projeté à travers le pare-brise ou d’autre façon atroce.

 

Ce matin, un automobiliste a grillé le stop qui était sensé l’arrêter.collision-camion-auto.jpg

Il est passé devant moi pour rejoindre le Quai du Drac à Fontaine, alors que j’étais dans la rue de la Liberté.

 

images.jpegEt une dame en vélo a pris un gros risque, me coupant la route à la sortie d’un rond-point, à Sassenage. Elle était sensée s’arrêter à un stop spécialement conçu pour que les vélos s'arrêtent sur leur piste cyclable mais elle a dû penser que les voitures polluent assez pour pouvoir laisser passer les vélos en toute occasion. Cependant, il faut toujours avoir à l’esprit qu’un vélo est fragile devant une voiture. Continuer de penser que tous les automobilistes s’arrêtent est une erreur.

Et puis... ne jamais oublier qu’un vélo doit respecter le Code tout autant qu’une voiture : feux rouges, stops, sens interdits, etc. Ne jamais non plus dépasser le cinquante en ville... (sourire).images-2.jpeg

 

 

 

 

images-4.jpegPour finir, comme chaque jour, j’ai constaté des feux rouges grillés et des piétons inconscients des dangers de la chaussée, comme cette maman tenant la main de son jeune fils sur la route  avec l’enfant marchant du côté des voitures. 

 

200331750-001.jpgPensez qu’une voiture pèse son poids et que la vitesse décuple le poids arrivant sur vous, pauvre piéton sans armure et sans défenses.

 

À demain sur la route de la vie.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

Récit quotidien d'une traversée de la ville en voiture, avec ses dangers routiers et sa défense du Code de la Route.

 

panneaux-de-danger.jpgJe vous avais promis une chronique au quotidien sur une observation routière dans ma ville, dans le cadre de mon travail de conductrice accompagnante.

 

Aujourd’hui, j’ai roulé près de cinq heures en ville, à Grenoble et sa proche banlieue.

 

J’ai été témoin de différentes infractions relatées plus bas.

 

Au cours de la journée, trois motards m’ont remerciée de m’être rabattue pour les laisser me dépasser et un vélo, très surpris de mon fair-play, rue Léon Lagrange, m’a remerciée d’un signe de la main, pour l'avoir laissé passer sur la piste cyclable qui coupait ma route.

 

Mais... pire que tout, j’ai surpris avec horreur un enfant non attaché dans une voiture immatriculée “YZ” (je ne donnerai pas les chiffres) dans le 69. Ce jeune enfant était debout à l’arrière, dans une voiture qui roulait.ITF025056.jpg

 

panneau0087.jpg_210_cw210_ch59.jpgLa deuxième infraction au Code la pire que j’ai relevée dans la journée est la conduite d’un jeune dans la zone de “non-droit” (Abbaye-Teisseire-Léon Jouhaux), zone dont j’ai parlé précédemment. Passant devant le collège Vercors, rue André Argouges, il s’est mis sur la voie de gauche, a donc doublé toute la file de voitures roulant normalement à droite et s’est engagé à gauche dans la rue Léon Jouhaux. Comme si nous étions sur une double voie !!!!

 

La première infraction du matin, vers 7 h 40, a été un refus de priorité dans la même rue, rue André Argouges. Je venais de l’avenue Jeanne d’Arc et, au croisement pour aller en direction de la rue Léon Jouhaux, l’automobiliste en tort, dans une Clio grise venue de la rue Charles Rivail, est passé en me refusant la priorité.

 

images-6.jpegPuis, à 9 h 15, au carrefour de l’avenue Paul Cocat avec l’avenue Léon Jouhaux (nous sommes toujours dans la même zone de “non-droit”), une voiture a traversé le carrefour au feu rouge, sous le nez des voitures démarrant au feu vert. J’avais trois enfants transportés dans la voiture. Alors que j’effectue ce transport matin et soir pour des adolescents souffrant de handicap mental, j’ai évité plusieurs fois des accidents, notamment une fois au feu qui se trouve entre l’avenue de l’Europe et l’avenue Edmond Esmonin. Alors que je passais au feu vert, une voiture venant de Carrefour Échirolles m’a coupé la route, brûlant un feu rouge d’une façon totalement inconsciente.

 

Automobilistes, je ne répéterai jamais assez qu’il vous faut pour votre sécurité bien regarder à gauche et à droite avant de passer aux feux verts !!!!

 

Dans la journée, j’étais sur l’autoroute A 480, dans la zone 90, en direction de la sortie Sassenage. J’étais placée tranquillement à droite, conduisant une enfant à son domicile, lorsqu’un fourgon bleu marine DBA m’a fait une queue de poissons, se plaçant entre la voiture me précédent et la mienne. J’aurais été transparente, c’était pareil !!

 

Et comme un gag, qui n’en est pas un ... J’attendais au feu du Pont de Catane, à la sortie de la rue Ampère. Une dame âgée était au volant dans la voiture à ma droite. Nous passons au feu, tournons à droite. Je me rabats derrière elle. Elle avance lentement. Elle arrive au feu qui amorce l’entrée de l’autoroute Lyon-Sisteron. Sans se perturber, elle avance encore lentement et passe le feu rouge sans s’arrêter. Je suis restée au feu rouge, héberluée de tant de passivité. Car il faut de l’énergie pour s’arrêter à tous les feux rouges !!!!hs062597_hle2v.jpg

 

Voilà, je vous dis à demain et... surveillez votre route, vos ceintures, les feux rouges, les priorités, les vélos, les piétons, les motos, les queues de poisson, les refus de priorité. Aujourd’hui, je n’ai vu aucun contrôle de police. 

Je le regrette bien. On ne doit pas être nombreux dans mon cas !!!... à regretter leur absence sur la route. 

 

Je pense que pour certains conducteurs... il n’y a que la présence de la police qui pourrait leur mettre du plomb dans le volant et les pédales.

 

À demain.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu