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17/03/2009

Récit quotidien d'une traversée de la ville en voiture, avec ses dangers routiers et sa défense du Code de la Route.

 

panneaux-de-danger.jpgJe vous avais promis une chronique au quotidien sur une observation routière dans ma ville, dans le cadre de mon travail de conductrice accompagnante.

 

Aujourd’hui, j’ai roulé près de cinq heures en ville, à Grenoble et sa proche banlieue.

 

J’ai été témoin de différentes infractions relatées plus bas.

 

Au cours de la journée, trois motards m’ont remerciée de m’être rabattue pour les laisser me dépasser et un vélo, très surpris de mon fair-play, rue Léon Lagrange, m’a remerciée d’un signe de la main, pour l'avoir laissé passer sur la piste cyclable qui coupait ma route.

 

Mais... pire que tout, j’ai surpris avec horreur un enfant non attaché dans une voiture immatriculée “YZ” (je ne donnerai pas les chiffres) dans le 69. Ce jeune enfant était debout à l’arrière, dans une voiture qui roulait.ITF025056.jpg

 

panneau0087.jpg_210_cw210_ch59.jpgLa deuxième infraction au Code la pire que j’ai relevée dans la journée est la conduite d’un jeune dans la zone de “non-droit” (Abbaye-Teisseire-Léon Jouhaux), zone dont j’ai parlé précédemment. Passant devant le collège Vercors, rue André Argouges, il s’est mis sur la voie de gauche, a donc doublé toute la file de voitures roulant normalement à droite et s’est engagé à gauche dans la rue Léon Jouhaux. Comme si nous étions sur une double voie !!!!

 

La première infraction du matin, vers 7 h 40, a été un refus de priorité dans la même rue, rue André Argouges. Je venais de l’avenue Jeanne d’Arc et, au croisement pour aller en direction de la rue Léon Jouhaux, l’automobiliste en tort, dans une Clio grise venue de la rue Charles Rivail, est passé en me refusant la priorité.

 

images-6.jpegPuis, à 9 h 15, au carrefour de l’avenue Paul Cocat avec l’avenue Léon Jouhaux (nous sommes toujours dans la même zone de “non-droit”), une voiture a traversé le carrefour au feu rouge, sous le nez des voitures démarrant au feu vert. J’avais trois enfants transportés dans la voiture. Alors que j’effectue ce transport matin et soir pour des adolescents souffrant de handicap mental, j’ai évité plusieurs fois des accidents, notamment une fois au feu qui se trouve entre l’avenue de l’Europe et l’avenue Edmond Esmonin. Alors que je passais au feu vert, une voiture venant de Carrefour Échirolles m’a coupé la route, brûlant un feu rouge d’une façon totalement inconsciente.

 

Automobilistes, je ne répéterai jamais assez qu’il vous faut pour votre sécurité bien regarder à gauche et à droite avant de passer aux feux verts !!!!

 

Dans la journée, j’étais sur l’autoroute A 480, dans la zone 90, en direction de la sortie Sassenage. J’étais placée tranquillement à droite, conduisant une enfant à son domicile, lorsqu’un fourgon bleu marine DBA m’a fait une queue de poissons, se plaçant entre la voiture me précédent et la mienne. J’aurais été transparente, c’était pareil !!

 

Et comme un gag, qui n’en est pas un ... J’attendais au feu du Pont de Catane, à la sortie de la rue Ampère. Une dame âgée était au volant dans la voiture à ma droite. Nous passons au feu, tournons à droite. Je me rabats derrière elle. Elle avance lentement. Elle arrive au feu qui amorce l’entrée de l’autoroute Lyon-Sisteron. Sans se perturber, elle avance encore lentement et passe le feu rouge sans s’arrêter. Je suis restée au feu rouge, héberluée de tant de passivité. Car il faut de l’énergie pour s’arrêter à tous les feux rouges !!!!hs062597_hle2v.jpg

 

Voilà, je vous dis à demain et... surveillez votre route, vos ceintures, les feux rouges, les priorités, les vélos, les piétons, les motos, les queues de poisson, les refus de priorité. Aujourd’hui, je n’ai vu aucun contrôle de police. 

Je le regrette bien. On ne doit pas être nombreux dans mon cas !!!... à regretter leur absence sur la route. 

 

Je pense que pour certains conducteurs... il n’y a que la présence de la police qui pourrait leur mettre du plomb dans le volant et les pédales.

 

À demain.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

15/03/2009

Une future maman d'origine algérienne m'a écrit, désespérée. Elle vit un cauchemar et attend son enfant dans la peur d'être expulsée et privée de son bébé.

Bonjour à tous et toutes,

Dernièrement, nous avons fêté le Jour de la Femme.

Sur ce blog, c'est tous les jours FÊTE pour les femmes, mais dans le sens de dénoncer les situations difficiles qu'elles vivent.

Car c'est beau d'honorer la femme, encore faut-il la respecter au quotidien.

images-4.jpegJ'ai choisi aujourd'hui de vous transmettre le message d'une femme algérienne, Leila, qui vit un calvaire et qui m'a écrit dernièrement pour demander de l'aide et avoir un soutien moral, ainsi que pour témoigner de son angoisse d'être expulsée alors qu'elle attend un enfant d'un homme français.images.jpeg

 

Voici la lettre de Leila, envoyée le 12 mars :

"Bonjour Madame. Je suis une femme algérienne entrée en France avec un visa long séjour suite à un mariage avec un homme qui s'est avéré très violent. Cet homme me faisait du chantage par rapport aux papiers et m'a obligée aux pires des perversions. J'ai porté plainte pour violences conjugales et viol. Cette dernière a été classée sans suite, le motif étant qu'il n'y avait pas de témoin lors des viols !!!!! Mon ex mari avec qui je suis séparée a demandé un divorce pour faute. Cela fait deux ans que ça dure ; il se fait passer pour victime et m'accuse d'être venue pour les papiers. De plus, il a écrit à la Préfecture ; de ce fait, j'ai reçu un OQTF validé par le TA ; le motif était que les algériennes ne bénéficient pas de loi sur les violences conjugales.images-5.jpeg

Actuellement, je vis en concubinage avec un autre français et je suis enceinte de 4 mois ; mon copain a fait une reconnaissance anticipée et j'ai très peur d'être expulsée dans cet état. Cela serait terrible pour moi car ma famille en Algérie n'est même pas au courant et dans un pays musulman c'est un drame. J'aime beaucoup mon copain et je ne veux pas être séparé de lui. Beaucoup de gens me disent que, dès que mon bébé sera au monde, je serai expulsée et le bébé restera avec son père. C'est horrible de faire cela à une mère. Je ne comprends pas pourquoi mon ex mari a tous les droits, sous prétexte qu'il a la nationalité française, de toutes les façons il en était conscient car il me répétait souvent : "Tu n'es qu'une arabe ici. Tu n'as aucun droit." Et il avait raison. Je ne veux pas être séparée de mon bébé. De quel droit on me le prend ? C'est moi la victime dans l'histoire." LEILA

 

J'ai répondu à Leila ces mots :

images-2.jpegBonjour Leila. Je suis très touchée par votre histoire, ce calvaire que vous vivez, cette angoisse alors que vous portez un enfant. C'est inadmissible que vous puissiez vivre tout cela sans que personne ne vous aide. Je vais faire un article sur vous, si vous êtes d'accord, et de toute manière, vous ne serez pas expulsée ainsi, car le Réseau d'Éducation sans frontières ne vous laissera pas dans cette situation. Il faut les contacter et leur demander leur soutien. Le Réseau existe dans chaque ville de France et il y a des rencontres chaque mois. Leur site est :http://www.educationsansfrontieres.org

Leila, ne perdez pas espoir. Restez sereine pour l'enfant que vous portez. Nous allons vous aider. Plein de pensées pour vous. C. L.

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Leila, vous êtes coincée dans une situation difficile, cornélienne, entre un mari qui vous fait du tort et qui pousse le vice à aller en Préfecture pour vous causer des ennuis terribles... et dans la relation concubine avec un français, situation que votre pays d'origine réprouve. Vous attendez un enfant et vous avez peur que la France vous demande de rentrer au pays en gardant votre enfant. Il faut se renseigner clairement sur cette menace dont on vous a parlé... d'être expulsée sans votre bébé, ainsi que sur les soutiens que vous pouvez trouver pour vous protéger dans cette situation, en contactant les associations de défense de femmes et le Réseau d'Éducation sans Frontières, dont j'ai donné le site plus haut.images-3.jpeg

Si des personnes pouvaient témoigner et nous aider dans la situation de Leila, qu'elles laissent des commentaires sur cet article. Merci infiniment.

Chloé Laroche

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Commentaires

Bonsoir, je vous remercie mille fois madame, c'est vrai je suis très désespérée par ma situation, je ne vis plus, merci d'avoir donné de l'importance à mon récit, je me sens moins seule, je suis suivie par le RAJFIR ; ils me disent d'attendre la naissance de mon bébé mais j'ai peur. Le Préfet a cru mon mari et n'a rien pris en considération concernant mes plaintes et mes mains courantes. Le Tribunal administratif a validé sa décision car le Juge a dit qu'à 28 ans je peux vivre en Algérie sans ma famille, et il prétend que je n'ai aucun élément par rapport aux menaces faites par ma famille. Comment lui apporter les éléments de menaces verbales, je suis à bout de force ..

LEILA

le 15.03.2009

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2177-44.jpgLeila,


Je suis touchée par votre message lu ce soir. Vous êtes à bout de forces mais tenez bon. Soignez-vous pour votre bébé, cet enfant que vous attendez. Reposez-vous, mangez normalement, soyez sereine dans votre coeur. Votre bébé doit arriver quand ? Des dizaines de personnes, des centaines... vont lire votre histoire... et même si personne n'écrit, toutes les pensées d'amitié et d'espoir pour vous arriveront jusqu'à vous. De toute façon, beaucoup de gens se mobiliseront au moment venu pour que vous restiez en France et que jamais, au grand jamais, on ne vous sépare de votre bébé, ce qui serait une chose horrible. Ce n'est pas une chose possible, aussi n'y pensez plus et concentrez-vous sur votre grossesse, sur votre enfant qui ressent chaque angoisse et ce calvaire que vous vivez. Parlez-lui et rassurez-le en lui chantant des chansons, des chansons douces.

Grosses bises.

Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 16.03.2009

 

___________________________________ LEILA :

 

Merci de me rassurer, vous êtes un ange, mon bébé arrivera le mois d'août , je vais me battre pour lui , je l'aime tellement malgré qu'il n'est pas encore là, j'aime aussi le papa mais c'est un amour différent, le cœur d'une femme peut contenir différents amours aussi fort les uns que les autres. Je considère que je mène une guerre , ma seule arme c'est que je maîtrise la langue de ce pays et je peux me défendre mais des fois je baisse les bras , quand on m'accuse d'être venue pour les papiers alors je dois me justifier 1000 fois. J'ai fait tout pour réussir dans mon pays (un bac, une licence, et un travail d'assistante de direction) mais les parents avait décidé que la réussite d'une femme c'est le statut d'épouse et par là a commencé mon cauchemar. Il faut dénoncer la dépendance des femmes venues dans le cadre d'un regroupement familiale et cette soumission est encouragée par les préfets qui donnent raison au mari violent quelque soit les circonstances, sous prétexte qu'il faut faire du chiffre. Mon ex mari m'a violée de la plus ignoble des façons, je ne souhaite à aucune femme de vivre cela ; et le préfet a approuvé, je considère que c'est un double viol.

Merci d'être là, madame, votre blog est très bien, j'avais posté auparavant mon histoire ailleurs et j'ai eu des réponses horribles ("retourne dans ton pays", etc.....) mais vos réponses me donnent la force maintenant je ne suis plus toute seule.

Ecrit par : LEILA | 16.03.2009

 

Le 16 mars 2009______________________ Chère Leila,

 

Vous êtes très courageuse et vous allez y arriver. Votre petit va naître au mois d'août, comme moi... un petit lion. Ma fille était lion aussi.

Je vous embrasse très fort et vous envoie plein de courage et de force. Merci pour vos gentils mots et vos compliments.

Chloé

___________________________________________ Le RAJFIR :

Réseau pour l'autonomie juridique des femmes immigrées et réfugiées

c/o Maison des Femmes de Paris 163 rue de Charenton 75012 Paris - tél. 01 43 43 41 13 - fax 01 43 43 42 13

E-MAIL : rajfir@wanadoo.fr

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SUITE DES COMMENTAIRES :

Bonjour, merci de prendre de mes nouvelles, je n'ai pas osé vous contacter. Pour ma situation rien n'a changé et le Préfet m'a envoyé un courrier pour que je quitte le territoire et si je ne le fais pas je risque l'emprisonnement mais je prends le risque, il ne mesure pas les conséquences sur moi et mon bébé si il me revoit dans cette situation ; il a osé même écrire que je peux ne pas retourner avec mes parents , et que l'Algérie est grande, il ne sait pas que renvoyer une femme enceinte d'un francais dans un pays musulman est un crime ... alors qu'ici je vis avec mon compagnon qui a reconnu l'enfant. J'ai demandé la protection à la France mais on ne me l'a pas accordé .
En ce qui concerne la plainte que j'ai déposé contre mon ex mari pour violences conjugales, j'ai subi une expertise psychiatrique qui a déduit que je suis crédible, donc j'ai rendez vous au commissariat le 19 mai pour une audition mais j'ai peur de me faire embarquer pour ma condition de sans papier ; heureusement je serai accompagnée de l'avocate de l'association RAJFIR et du père de mon bébé, donc j'essaye de ne pas stresser mais c'est dur.
Je suis enceinte de 6 mois et ma grossesse se déroule bien , ce petit ange me donne que des joies , c'est une petite fille qui s'apellera LINA .
Je voulais tellement vous donner de bonnes nouvelles mais ce n'est pas le cas , j'ai essayé de contacté le RESF à plusieurs reprise par email et téléphone et pas de réponse ou si une personne répond elle m'oriente vers une autre qui ne donne pas suite , peut être jugent-ils que mon histoire est sans intérêt ou vraiment compliquée , on me dit seulement que je serai pas expulsée après la naissance et que tout est possible avant , ce n'est pas trés rassurant ..........
En tous les cas je vous remercie de votre intérêt , vraiment ça me touche profondément .

Ecrit par : leila | 12.05.2009

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Chère Leïla,
Oui, j'étais inquiète de ne pas avoir de vos nouvelles, aussi j'ai écrit sur votre e-mail. Je suis heureuse que vous m'ayiez répondu et de savoir où vous en êtes. Je suis inquiète pour vous et espère que tout va s'arranger. Je suis désolée que vous n'arriviez pas à joindre le Réseau d'Éducation sans Frontières. Si un membre du réseau nous lit, qu'il prenne contact avec moi et je ferai le relais avec vous. Je vais de mon côté essayer de les joindre. Gardez le courage et aussi la force dans l'amour de votre bébé et de votre compagnon. Je pense à vous et espère que le 19 mai, tout se passera bien. Je vais refaire un article pour vous. Il faut qu'on entende ce que vous vivez. Je vous embrasse. Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 13.05.2009

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je vous remercie de tout mon coeur .

Ecrit par : leila | 13.05.2009

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FAUT PAS CROIRE TOUT CE QUI SE RACONTE!!on a pas entendu le mari français!!..leila prkoi as tu accepté d'épouser par deux fois un français , sachant que ta famille est contre!!

Je suis moi même accusé de violence conjugale avec des fausse declarations chez le medecin des calomnies imvraisemblable de lapart de ma cher femme narcisique hystérique paranoyaque aqui g fait tellment confiance!!: je lui ai donné mon nom,ma vie!! compte joint, liberté de sortir , travailler!!
et a cause de ce RAFJIR ELLE A CRU QU4AU BOUT DE 6mois de présence en france elle a tout les droits!!
elle parle déja de convention franco algerienne!!de partage de bien!! 
elle a pleuré auprès de tout lemonde m'a fait passé pr un tiran!! alors ke c archi faux.mais DIEU EST AVEC MOI
ELLE EST DANS LA MERDE JE DIVORCE EN ALGERIE ET ELLE VA SE VOIR RETIRER SON TITRE DE SEJOUR ET JE VAIS L4ATTAQUER PR FAUX ET USAGE DE FAUX ET DIFFAMATION§§
C TELLMENT BEAU UNE CARTE DE Sé jour pr une femme sans scrupule comme elle et DIEU sait y en a un paquet!!!!
je sais ttes foiskil ya des femmes honnetes mais.....ou sont elle!!? les gens oublient kil ne sont e de passage sur terre!!
DIEU EST CAPABLE DE VOUS PUNIR MM SI VOUS AVEZ VOTRE CARTE DE SEJOUR!!! mm si vous avez tt l'or du monde!!!
enfin je dis vigilence!!!!laissez les sentiments de coté! et svp un peu d'objectivité!!!
les affabulateurs existent,les opportunistes comediens aussi..je ne t'accuse pas directement leila mais j'ai des doutes!! prkoi vouloir absoulemnt rester en FRANCE PRKOI DEUX FOIS AVEC DES FRANçais sachant ke tes parent sont aps d'accord..c pas du rasicmee et sa ne me regarde pas!!tu veins d'une socienté sensée etre conservatrice avec des valeurs differente? bref......que DIEU SOIT AVEC TOI SI TA CAUSE EST JUSTE SINON SACHE KE TOUT SE PAYE DS LA VIE

Ecrit par : ALI | 02.07.2009

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Bien fait pour toi!

il faut réfléchir avant d'agir! tu fais la victime, mais on sait que c'est faux! ton petit manége ne marche pas avec tout le monde! (madame du blog va surement pas afficher mon opinion) tu es prête à toute Leila pour rester en France.. tu vas contre l'avis de tes parents! ça fait bien en France de se plaindre des sociétés arabes, anti droit de la femme etc... Il suffit que tu soit arabe ou d'origine,femme, que tu dises que ta famille te fait ci et ça, et OPPP comme un miracle , on vous croit, on vous plaint, on veut vous aider etc.... tu es pathétique, dégoutante! arrêtes de manipuler les gens! et essaye d'être honnête! tu verra la vie sera beaucoup plus simple pour toi!

Ecrit par : eric | 06.07.2009

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Éric, au contraire, je laisse votre message, pour que chacun lise vos mots inhumains envers une femme que vous ne connaissez pas et qui attend un enfant pour le mois d'août d'un homme qu'elle aime et qui l'aime, un français oui, mais avant tout, un homme qui va devenir père et qui aime cette femme.
Leïla a été traumatisée et déçue par son mariage avec un français, l'homme contre qui elle se bat. Mais aujourd'hui, elle souhaite être heureuse et avait des craintes, quand elle m'a écrit, sur le fait de pouvoir rester ici avec sa nouvelle famille, son bébé et l'homme qu'elle aime. Vous n'avez pas à l'insulter. C'est ignoble ! Vous dites d'elle qu'elle est "dégoûtante". C'est vous qui l'êtes en réalité, dans vos propos. Quelle est votre motivation ? Le racisme, la discrimination, le machisme, la colère envers une femme, la haine des arabes, des femmes arabes, des étrangers globalement ? Qu'est-ce qui peut vous inciter à laisser un message sur mon blog de cet ordre, pour une femme dont vous dites qu'elle manipule ? Leïla est avant tout une femme, une maman enceinte, une citoyenne de ce monde où nous vivons vous et moi... alors pourquoi tant de haine ?!!!!!!!! Chloé LAROCHE

Ecrit par : Chloé Laroche | 06.07.2009


Roulant chaque jour de quatre à huit heures pour mon métier, je témoigne de feux rouges grillés devant mes yeux et au mépris de la vie des autres automobilistes. Coup de colère et un mois de compte-rendu journalier de conduite routière.

Bonsoir à tous et toutes,

panneaux-insolites-swaziland-1151657730-1157632.jpgAujourd'hui, comme chaque jour, je suis témoin dans ma ville de Grenoble, et notamment lorsque je traverse en voiture les quartiers Léon Jouhaux, Abbaye, Teisseire... je suis témoin d'actes de violence routière et de feux rouges grillés.

Je suis une professionnelle de la route, roulant pour conduire et accompagner des personnes handicapées, des adolescents autistes et handicapés mentaux, des personnes âgées. Je roule entre quatre heures et huit heures par jour, essentiellement en ville.

Ma priorité est de laisser passer les piétons, chaque fois qu'ils attendent pour traverser, devant un passage piéton. Je ralentis au maximum dès que je vois un enfant près de la chaussée ou quand je suis dans une voie étroite avec des piétons en danger d'accrochage. Je fais aussi très attention aux vélos et aux motos, avec une distance de sécurité importante. Je ralentis à l'approche des feux, même si c'est vert, de façon à pouvoir m'arrêter à l'orange, et je regarde toujours à gauche et à droite lorsque le feu passe au vert pour moi... afin d'éviter la mort ou l'accident lorsqu'une autre voiture grille le rouge. panneaux-insolites-namibie-1391321544-1153853.jpg

Toutes ces précautions m'ont évité de nombreux accidents et font que je suis toujours en vie, alors que je roule beaucoup. Mes passagers sont aussi en vie. Et j'ai tous mes points sur mon permis.

J'écris cet article aujourd'hui pour témoigner de mon expérience et de mon rôle de témoin sur la route.

autres-insolite-guadeloupe-1390638350-1219090.jpgAinsi, j'ai été témoin il y a quelques jours d'une voiture, rue Léon Jouhaux, qui n'a pas hésité à doubler les deux voitures devant elle... arrêtées à l'instant au rouge... pour traverser le carrefour où se trouve l'école Jules Ferry, au croisement avec la rue Moyrand. Le conducteur a vu les deux voitures devant lui s'arrêter et a doublé pour traverser au rouge, au mépris des voitures passant au vert et des piétons !!!!!

J'ai été témoin aussi d'une voiture venant derrière moi, de la cité Teisseire... me doubler avec agressivité, alors que je m'arrêtais au rouge, au croisement de la rue Léon Jouhaux avec l'avenue des Jeux Olympiques, et traverser le carrefour comme une furie, en direction du lycée Argouges. À ce carrefour, soyez très prudents, car j'ai été témoin de plusieurs incivilités routières.

L'autre jour aussi, en trois minutes d'intervalle : deux feux rouges grillés devant moi par deux véhicules différents ; l'un devant l'IUFM, avenue Marcelin Berthelot, au feu de la rue Marcel Perreto, puis un à la sortie de la rue Ponsard en arrivant sur l'avenue Jean Perrot. autres-urbanisme-france-1314091803-1118507.jpg

Une autre fois, au carrefour de la rue Jeanne d'Arc avec la rue Claude Genin, une voiture passe en trombe au feu rouge. Et ce n'est pas la seule fois en cet endroit.

Ces quartiers sont une "zone de non-droit" pour la circulation routière. Alors, soyez prudents. Ouvrez grands vos yeux et roulez doucement. Même si vous énervez les gens derrière. 

Et ceci, partout... car des feux rouges grillés ou des piétons qu'on ne laisse pas passer... j'en vois partout. Ainsi que des priorités non respectées et des conducteurs énervés, qui n'aiment pas qu'on soit prudent aux carrefours.

Je vois aussi un nombre inquiétant de conducteurs qui ne connaissent pas l'emploi du kit mains-libres et qui téléphonent sans complexe avec l'appareil collé sur l'oreille. Et combien d'enfants sans ceinture... Combien d'enfants sur des vélos, enfants non attachés et sans casque. Le sourire du papa ou de la maman, fier de ménager une planète en souffrance en promenant son enfant en vélo, serait figé glacial de voir son enfant faire un vol plané mortel lors d'un choc avec une voiture.

L'important est de rester maître de son véhicule afin qu'il ne devienne pas une machine à tuer ou une roulette russe.

panneaux-insolites-france-1235322652-1133425.jpgAfin qu'il demeure un outil respectueux d'autrui et surtout de ceux qui nous rencontrent et qui sont vulnérables : les piétons, les vélos, les motos, les enfants.

Bonne soirée !

Chloé Laroche

PS : Je compte poursuivre ces jours-ci une chronique journalière des infractions routières constatées dans ma ville, avec des détails témoignants de la violence routière quotidienne.

 

 

09/03/2009

Lettre aux jumeaux dont l'avortement soulève une vague d'indignation contre le Pape, l'Église Catholique, le Vatican, à cause de l'excommunication prononcée contre la maman de cette enfant de neuf ans violée par son beau-père et enceinte de lui..

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Chers petits,

Vous étiez venus dans le ventre d'une enfant et des personnes sensées ont décidé d'arrêter votre venue, car votre mère avait neuf ans, que c'est encore une enfant et qu'elle subit depuis l'âge de six ans des viols de son beau-père, lequel était votre père. Cet homme abusait aussi votre tante de quatorze ans, laquelle est handicapée mentale.

Votre grand-mère ainsi que l'équipe médicale qui vous ont aidé à repartir sont maintenant jugés par ceux qui se prennent pour le porte-parole de Dieu. Ils sont tous "excommuniés", mis au ban de l'église, par l'Évêque de votre région, soutenu dans sa décision par le Pape.k0377678.jpg

Les croyants chrétiens et les catholiques sont révoltés de cette décision terrible. Le père Patrick Gourrier a déclaré aujourd'hui dans les Grandes Gueules : "Je crois en la défense de la vie mais ce qui n'est PAS HUMAIN ne peut être DIVIN." Il a rajouté que le Vatican montrait une absence totale de compassion dans cette situation et il a demandé au Pape de lever l'excommunication. "On inflige à cette famille une double peine !", a-t-il dit encore et il a prononcé aussi ces mots, inquiétants pour toute l'église : "Actuellement, la liberté de parole est un peu malmenée dans l'Église." J'ai trouvé ce prêtre très courageux dans ses propos car il prend partie officiellement, avec les risques que cela comporte pour lui, de défendre l'amour, la compassion, la compréhension, la colère contre l'intégrisme montant dans cette religion.

images-7.jpegSophie de Menton, qui réagit comme ce Père chaque jour dans les Grandes Gueules sur les ondes de RMC Radio, a prononcé ces mots et je vous les offre : "Cette excommunication est une insulte aux femmes... une insulte à l'Humanité."

Leur collègue animateur Jacques Maillot, très en colère, s'est prononcé lui aussi en ces termes : "On est en train de tuer Vatican II. Les catholiques doivent se mobiliser pour lutter contre cette montée de l'intégrisme. On peut faire pression sur nos évêques. Benoît 16 doit démissionner."

Un des auditeurs a d'ailleurs dit, très en colère, qu'il avait écrit à son évêque, pour demander à se faire dé-baptiser, afin d'être excommunié, en solidarité avec cette famille brésilienne.

Une mère de famille, Stéphanie de Grasse, a appelé aussi en disant : "Je suis en colère, très en colère. Cette excommunication envers la mère de cette enfant et l'équipe médicale est insupportable."images.jpeg

Une femme a écrit en disant de vous que vous étiez les bébés du diable : "Ce n'est pas les enfants de Dieu qui étaient dans le ventre de cette enfant, c'était les enfants du Diable."

Comment peut-on être humain, se dire croyant, et dire ce genre d' horreurs ? Alors... pour suivre la logique de Monique, l'enfant né d'un adultère est-il l'enfant du Diable lui aussi ? Et l'enfant né d'un viol... mais dont la mère n'a pu avorter, vous iriez lui dire en face que l'adulte qu'il est devenu porte le Diable en lui ??!!!!!! Arrêtez d'être si méchants, dans le jugement, dans l'enfer de vos pensées pourries et nauséabondes, dans cette haine qui transpire de votre coeur. L'enfer, c'est peut-être vous, Monique. L'enfer est pavé de bonnes intentions, de bonnes paroles bien hypocrites.

images-4.jpegVoilà, chers petits... Vous, vous êtes retournés au pays des Anges et vous voyez. Votre maman va être protégée, je l'espère, retirée de cet enfer qu'elle vivait, violée par ce beau-père... qui lui, n'est pas excommunié par le Vatican. À leurs yeux de démons déguisés, le viol est moins grave que l'avortement d'une petite fille qui serait morte de vous avoir mis au monde. Quel scandale ! pr79987.jpg

Je vous envoie plein de bisous et à votre maman aussi, ainsi qu'à votre Grand-mère. Dans mon coeur, celle-ci n'est pas excommuniée. Par contre, j'ai excommunié le Pape. Si je retourne à la messe un jour, et je le ferais, ce sera pour le Christ et son message d'amour et de fraternité, mais pas pour les beaux yeux du Vatican et de ses sbires.

Chloé LAROCHEk0435325.jpg

 

 

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_____________ Voici un texte qui raconte toute votre histoire :

 

SAMEDI 07 MARS 2009

AFP - L'archevêque de Recife (nord-est du Brésil) a excommunié la mère d'une enfant de 9 ans ayant avorté de jumeaux à la suite d'un viol, ainsi que toute l'équipe médicale, a-t-on appris jeudi de source médicale.

Mgr José Cardoso Sobrinho a argué qu'aux yeux de l'Eglise catholique l'avortement était un "crime" et que la loi de Dieu était "au-dessus" de celle des hommes.

"La loi de Dieu est au-dessus de n'importe quelle loi humaine. Alors, quand une loi promulguée par des législateurs humains est contraire à la loi de Dieu, cette loi n'a aucune valeur", a souligné Mgr Sobrinho qui menace d'attaquer la mère en justice pour "homicide".

La grossesse, de quinze semaines, de la fillette a été découverte il y a quelques jours quand elle a commencé à ressentir des douleurs et a été conduite à l'hôpital par sa mère qui n'était au courant de rien.

"La grossesse comportait de hauts risques et mettait la vie de l'enfant en danger", a déclaré à la presse le docteur Sergio Cabral qui a réalisé l'intervention mercredi dans un hôpital public de Recife, la capitale de l'Etat du Pernambouc.

La police a découvert que le beau-père de l'enfant abusait d'elle depuis qu'elle avait six ans, ainsi que de sa soeur aînée de 14 ans, handicapée de surcroît. Le beau-père de 23 ans, a avoué les délits et encourt 15 ans de prison.

L'interruption volontaire de grossesse est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Cela n'empêche pas un million de femmes d'avorter clandestinement, lors d'opérations qui coûtent la vie à des milliers d'entre elles chaque année, selon les autorités. 

"L'état de la fillette s'appliquait aux deux cas et, comme médecins, nous ne pouvions pas faire courir de risques à une enfant de 9 ans, dont les organes ne sont pas encore formés", a ajouté le docteur Cabral.

Plusieurs organisations non gouvernementales de défense de la femme ont soutenu l'interruption de grossesse de la fillette.

Le ministère de la Santé tente actuellement de dépénaliser l'avortement mais il se heurte à la réaction de l'Eglise. Le Brésil est le plus grand pays catholique du monde.

 

Commentaires

Ouf ! Enfin des réactions ! Je vous assure que je souffre autant en tant que femme, mère et catholique. Bien à vous.

Ecrit par : ciboulette100 | 10.03.2009

 

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08/03/2009

En cette journée de la Femme, mobilisons-nous pour que la compagne de M. Omer AHMETOVIC garde son mari auprès d'elle, avec trois enfants à élever, dont deux qui ont des problèmes de santé.

Bonsoir à tous et toutes,

 

200116233-001.jpgAujourd'hui, le monde rend hommage aux femmes. C'est la journée de la Femme.

Ce jour a été créé pour mettre un coup de projecteur sur les problèmes que rencontre encore la femme aujourd'hui et pour donner la parole aux femmes.

Je n'attends pas ce jour pour parler et dénoncer, ce dont vous vous êtes déjà aperçu sur ce blog.200297028-001.jpg

 

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Aujourd'hui, je pense avec vous aux femmes mutilées, excisées plus précisément, dans le monde entier. Une opération horrible que subissent des petites filles, des jeunes femmes... dans d'horribles souffrances, afin qu'elles ne puissent jamais entrer dans le monde du plaisir et de la découverte de leur corps. Elles souffrent durant toute leur vie de cette blessure profonde faite dans leur chair, dans leur intimité.

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Aujourd'hui, je pense aux femmes qui doivent élever seules leurs enfants, parce que leur conjoint est parti ou qu'il est décédé.

Je pense à celles dont le conjoint est dépendant de l'alcool. Elles aiment cet homme qui est à jeun quelquefois. Elles aiment cet homme-là, et pour le garder, elles acceptent les conduites excessives, les insultes, les mauvais traitements, les coups, les humiliations... faits par cet homme ayant bu, avec parfois le mélange avec des médicaments qui entraîne crises de violence et disputes conjugales, ainsi que des mauvais traitements faits aux enfants. Ces femmes doivent se faire aider de leur côté, aller voir des groupes de soutien, parler de leur situation... car elles vivent un accompagnement très lourd au quotidien d'un conjoint malade et elles doivent se demander aussi ce qui dans leur propre vie et leur enfance les a conduit à nouer leur vie avec une personne atteinte d'alcoolisme... et à rester au mépris de leurs enfants et de leur intégrité à elle, de leur propre respect.

SB10065706C-001.jpgL'amour ne demande pas qu'on soit crucifiées, crucifiés sur la croix du sacrifice à l'autre, mettant des sparadraps sur les coups et pardonnant à tour de bras... pour recommencer à recevoir des coups et des injures jour après jour. 

L'amour ne demande pas qu'on soit voilées à la demande de notre mari, des pieds à la tête, ne montrant que les yeux sous une immense cape noire enveloppant notre corps des pieds à la tête.

L'amour ne demande pas qu'on baisse la tête devant l'autorité masculine, celle d'un compagnon, d'un mari qui veut de nous ce que nous ne pouvons ou ne voulons pas lui donner. Le "devoir conjugal" est révolu depuis peu de temps. Peu de temps, car un homme de près de 70 ans m'a dit qu'il y a à peine 50 ans, il exigeait de sa femme de vingt ans l'acte sexuel, même si elle n'en avait pas l'envie ni le désir. Il m'a dit avoir honte aujourd'hui de ce qu'il a fait, mais il a en réalité violé sa compagne, sous couvert de bonne conscience puisqu'à l'époque, la femme devait à TOUT PRIX satisfaire son mari.pr26616.jpg

 

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Je vais arrêter là... mais je voudrais que vous m'aidiez à aider une femme, la compagne d'un père de trois enfants... menacé d'expulsion vers la Bosnie. Voici le texte ci-dessous que j'ai reçu aujourd'hui du Réseau d'Éducation sans Frontières.

Merci de m'avoir lue ce soir.

SB10063671N-001.jpgLa souffrance des Femmes est comme celle des dauphins qui se meurent de tristesse dans des bassins enfermés. La femme a besoin de rires, de respect, de fleurs, de délicatesse, de tact, d'écoute, de mots doux, de temps, de douceur, de sourires d'enfants, de couleurs, de neige et de soleil, d'espace et de soutien, d'harmonie et de paix, de racines et de découverte, de joie et de bonheur.

Chloé LAROCHE

 

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TROIS ENFANTS A NOUVEAU SEPARES DE LEUR PERE ?

IL FAUT ARRETER CA !!

 

"M. Omer AHMETOVIC devrait être expulsé vers la Bosnie le 11 mars une nouvelle fois ! L'OFPRA a rendu une réponse négative à sa demande d'asile. Par ailleurs, à la suite des 15 premiers jours de sa rétention, M. Ahmetovic a été représenté le 7 mars devant le Juge de la Liberté et de la Détention qui a confirmé son maintien en rétention jusqu'au 11 mars, date à laquelle il serait reconduit en Bosnie. 
Monsieur Omer AHMETOVIC, papa de trois enfants est actuellement au Centre de Rétention de Geispolsheim (Bas-Rhin).
 
Monsieur AHMETOVIC s’était fait expulser une première fois en novembre 2008 vers la Bosnie, laissant à Strasbourg sa compagne et leurs trois enfants. Ne pouvant vivre loin de sa famille, il a décidé de venir les rejoindre ; il est arrivé le 18 février 2009 à Strasbourg et s’est fait arrêter par la police de l’air et des frontières dès son arrivée. 
 
La France s’apprête donc à séparer une nouvelle fois cette famille. Cette situation est intolérable. 
 
En effet Monsieur AHMETOVIC est en France depuis le milieu des années 80, sa compagne est née en Bosnie mais est arrivée très tôt en Italie où elle a un titre de séjour. C’est là que le couple s’est rencontré et a décidé de venir en France où se trouve une grande partie de la famille de Monsieur AHMETOVIC, notamment ses frères et sœurs qui ont un titre de séjour en France. Elle comme lui n’ont plus de lien avec Leur pays d’origine qu’ils ont chacun quitté il y a plusieurs décennies.
 
De cette union sont nés trois enfants, les deux aînés âgés de 7 et 10 ans, le plus jeune d’à peine 2 ans. Les deux aînés scolarisés dans une école primaire de la ville de Strasbourg sont atteints de surdité bilatérale très grave qui nécessite un suivi par une institution spécialisée, un appareillage important et des séances régulières en orthophonie. La mère des enfants a fait une demande de titre de séjour ici en France notamment eu égard aux problèmes de santé des deux aînés. 

La maman des enfants fait tout ce qu’elle peut pour aider ses enfants. Après avoir vécu seule avec ses enfants en camping-car en plein hiver elle est maintenant hébergée provisoirement en appartement. Malgré des conditions de vie difficiles elle est parvenue à scolariser ses enfants, permettre une socialisation au plus jeune dans le cadre d’un établissement de la petite enfance de Strasbourg et prendre des cours de français. Néanmoins elle a besoin de son compagnon pour continuer à élever ses enfants. Les enfants sont en train de se stabiliser, une nouvelle expulsion du père ou un renvoi de la famille mettrait en réel péril ce début de stabilité. 
 
Pour réagir auprès de la préfecture du Bas-Rhin et demander la libération de Monsieur AHMETOVIC,  adresser mail et fax à Monsieur Jean-Marc REBIERE, Préfet du Bas-Rhin

Pétition en ligne :
http://www.educationsansfrontieres.org/?article18302#sp18...
 
par mail
 
raphael.lemehaute@bas-rhin.pref.gouv.fr
pierre.ory@bas-rhin.pref.gouv.fr
infos@bas-rhin.pref.gouv.fr
secretaire-general@bas-rhin.pref.gouv.fr 
 
par fax 
03/88/21/61/ 55 (fax du secrétaire général)
03/88/21/62/ 16 (fax de la préfecture)
03/88/21/68/ 07 (fax du sous-préfet)
Quand on n’a pas de fax : http://www.alliance mca.net/faxgratuit.
 
Et envoyer fax et mail au ministère de l’immigration :
 
Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv..fr
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
 
 
Contact sur ce dossier :
resf.67@laposte.net
06 66 95 18 70

 

Commentaires

Bonjour, 


Nous sommes une jeune association -SOS LES MAMANS- , qui a pour objet de défendre les droits des mères et de leurs enfants auprès des institutions françaises et de faire entendre la voix des mères au même titre que les associations de défense des droits des pères. Nous estimons que si la voix d’un parent est « légitime » la voix de l’autre parent doit l’être aussi.

Face à des décisions judiciaires parfois incompréhensibles, et face à la violence conjugale ou la pédo-criminalité, nous souhaitons dorénavant agir et dénoncer certaines dérives révélées par de nombreux témoignages de mamans. Ils font état d’une justice familiale qui s’éloigne parfois d’une notion essentielle qui doit être pourtant le fondement de ses ordonnances : statuer dans « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Ces dérives sont évoquées sur notre site www.soslesmamans.com et dans notre charte qui résume l'ensemble de nos alertes, aux instances et médias .

Merci d’en témoigner si vous êtes concernées ou de nous contacter pour de plus amples informations

L’équipe d’SOS les MAMANS

Contact: postmaster@soslesmamans.com 
Site: www.soslesmamans.com

Ecrit par : maman | 12.03.2009

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Bonjour madame je suis une femme algérienne entrée en France avec un visa long séjour suite a un mariage avec un homme qui s'est avéré très violent , cet homme me faisait du chantage par apport au papiers et m'obligé au pire des perversions j'ai porté plainte pour violences conjugales et viol cette dernière a était classé sans suite , motif pas de témoin lors des viols!!!!! mon ex mari avec qui je suis séparé a demandé un divorce pour faute sa fait 2ans que ca dur , il se fait passé pour victime et m'accuse d'être venu pour les papiers de plus il a écrit a la préfecture ,de ce fait j'ai reçu un OQTF validé par le TA le motif était que les algériennes ne bénéficie pas de loi sur les violences conjugales, actuellement je vit en concubinage avec un autre français et je suis enceinte de 4 mois et mon copain a fait une reconnaissance anticipé et j'ai très peur 'être expulsé dans cet état , ca serai terrible pour moi car ma famille en Algérie n'est même pas au courant et dans un pays musulman c un drame , j'aime beaucoup mon copain et je ne veut pas être séparé de lui , beaucoup de gens me disent que des que mon bébé sera au monde je serai expulsé et le bébé restera avec son père ,c horrible de faire cela a une mère . je ne comprend pas pourquoi mon ex mari a tout les droits, sous prétexte que il a la nationalité française, de toute les façons il en était conscient car il me répétait souvent tu n'est qu'une arabe ici tu n'a aucun droit et il avait raison. je ne veut etre séparé de mon bebe de quel droit on me le prend , c moi la victime dans l'histoire

Ecrit par : leila | 12.03.2009

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Bonjour Leila. Je suis très touchée par votre histoire, ce calvaire que vous vivez, cette angoisse alors que vous portez un enfant. C'est inadmissible que vous puissiez vivre tout cela sans que personne ne vous aide. Je vais faire un article sur vous, si vous êtes d'accord, et de toute manière, vous ne serez pas expulsée ainsi, car le Réseau d'Éducation sans frontières ne vous laissera pas dans cette situation. Il faut les contacter et leur demander leur soutien. Le Réseau existe dans chaque ville de France et il y a des rencontres chaque mois. Leur site est :http://www.educationsansfrontieres.org
Leila, ne perdez pas espoir. Restez sereine pour l'enfant que vous portez. Nous allons vous aider. Plein de pensées pour vous, Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 13.03.2009

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Merci à "SOS LES MAMANS" pour votre présentation laissée ci-dessus. Je suis allée visiter votre site et j'ai signé la pétition pour Maryse, qui risque la prison pour avoir protégé son fils. Je ferai un article pour elle et pour vous dans très peu de temps. La solidarité est importante. C'est elle qui fait avancer les choses. Cordialement,

Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 13.03.2009

07/03/2009

Expulsé deux mois avant la naissance de son enfant français ! Abdulkadir a un CDI en France et est parfaitement intégré. Je vous transmets l'action proposée par le Mouvement des Amoureux au Ban Public.

images-7.jpegCe blog a été visité 40 000 fois depuis sa création en avril 2008.

 

 

 

 

Bonsoir à tous et toutes,

Abdulkadir a un CDI en France et est parfaitement intégré mais l'État français veut faire du chiffre en expulsions et a décidé que cet homme d'origine turque ne serait pas là pour voir son enfant naître. Je suis scandalisée et je vous transmets l'action proposée par le Mouvement des Amoureux au Ban Public ainsi que la pétition que je vous invite à signer nombreux.3432-23.jpg

Chloé Laroche

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Texte transmis par le Mouvement des Amoureux au Ban Public :

 

"Monsieur Abdulkadir A, de nationalité turque, a été interpellé le week end dernier. Ne disposant pas de titre de séjour, il a reçu un arrêté de reconduite à la frontière et a été placé au centre de rétention lundi 2 mars, son expulsion devant intervenir rapidement.

 

images.jpegPourtant, Abdulkadir mène une relation amoureuse avec Mlle Ingrid J., française, depuis près de deux ans. Ingrid est actuellement enceinte de plus de sept mois, la naissance de leur enfant est prévue pour le 30 avril prochain. Abdulkadir dispose d'un contrat de travail à durée indéterminée en qualité de fondeur et est parfaitement intégré au sein de la société française.

 

Comment peut-on séparer une femme enceinte du père de l'enfant qu'elle porte ? Comment peut-on empêcher qu'un père soit présent au moment de la naissance de son enfant ? En tant que parent d'enfant français, Abdulkadir ne serait plus expulsable du territoire français et aurait droit automatiquement à un titre de séjour. Son expulsion précipitée deux mois avant la naissance de son enfant n'en est que plus injuste et inhumaine.2647-40.jpg

 

2596-18.jpgNous, signataires de la pétition, exigeons la libération immédiate d'Abdulkadir afin qu'il puisse continuer à vivre auprès de sa compagne, l'accompagner dans les dernières semaines de grossesse et qu'il puisse avoir le bonheur de voir naître son enfant.

 

Nous demandons sa régularisation au nom du droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme."

 

Texte transmis par le Mouvement des Amoureux au Ban Public.

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P.-S. : De la part de Chloé LAROCHE, créatrice de ce blog :

Allez SVP signer nombreux la pétition sur le site du Mouvement des Amoureux au Ban Public : 

http://amoureuxauban.net

 

 

___________ URGENT !!

 

 Ecrivez au Préfet de l'Isère pour demander la régularisation d'Abdulkadir et pour exprimer votre indignation !!!

Préfecture de l'Isère  (adresse - fax - mail) :

PREFECTURE DE L'ISERE

 12, place de Verdun  B.P.1046  

38 021 GRENOBLE Cedex 1

Fax : 04 76 44 68 00 

 

Préfet : albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr

cabinet@isere.pref.gouv.fr

Service des étrangers : etrangers-public@isere.pref.gouv.fr

 

"Voici un exemple de texte que vous pouvez envoyer au préfet. Si vous l'envoyez par mail, ne mettez pas le nom d'Abdulkadir dans le titre pour éviter les filtres." (recommandation du Mouvement des Amoureux au Ban Public)

 

Monsieur le Préfet,

 

Je vous écris pour vous demander de réexaminer la situation de Monsieur Abdulkadir ASLAN, de nationalité turque, contre lequel vous avez notifié un arrêté de reconduite à la fontière le lundi 2 mars. Ce monsieur est actuellement retenu au centre de rétention de Lyon Saint Exupéry.

 

Monsieur Abdulkadir ASLAN mène une relation amoureuse avec Mlle Ingrid JOURDAIN, française, depuis près de deux ans. Ingrid est actuellement enceinte de plus de sept mois, la naissance de leur enfant est prévue pour le 30 avril prochain (il a fait une reconnaissance anticipée de cet enfantil y a déjà plusieurs mois). Monsieur Abdulkadir ASLAN dispose d'un contrat de travail à durée indéterminée en qualité de fondeur et est parfaitement intégré au sein de la société française.

 

En tant que parent d'enfant français, Abdulkadir ne serait plus expulsable du territoire français et aurait droit automatiquement à un titre de séjour. Son expulsion précipitée deux mois avant la naissance de son enfant n'en est que plus injuste et inhumaine.

 

Nous vous demandons d'abroger l'arrêté de reconuite à la frontière afin que Monsieur Abdulkadir ASLAN puisse continuer à vivre auprès de sa compagne, l'accompagner dans les dernières semaines de grossesse et qu'il puisse avoir le bonheur de voir naître son enfant. "

 

Texte proposé par le Mouvement des Amoureux au Ban Public.

 

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images-8.jpeg"Se marier, vivre en couple et fonder une famille sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution et les Conventions internationales protectrices des droits de l'homme. 

 

En France pourtant, des milliers de couples mixtes sont privés de ces droits ou doivent, pour y accéder, lever de nombreux obstacles et subir bien des humiliations. En effet, le durcissement continu des lois sur l'immigration et des pratiques administratives produit des situations inadmissibles : multiplication des procédures d'opposition à mariage, difficultés pour obtenir la transcription des unions célébrées à l'étranger, multiplication des refus de visa ou de titres de séjour, éloignement des étrangers en situation irrégulière mariés ou sur le point de se marier à des français, enquêtes de police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie, d'objectivité et de respect des personnes auditionnées, non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes vivant hors mariage.... images-5.jpeg

 

A l'initiative de la CIMADE, des collectifs de couples mixtes se sont réunis au sein du mouvement des « Amoureux au ban public » pour assurer la défense collective du droit à une vie familiale...".

 

 

images-1.jpegVisitez le site des Amoureux au Ban Public : http://amoureuxauban.net

 

Signez aussi l'appel des amoureux sur ce site.

 

Contact  : coordination@amoureuxauban.net

 

 

 

 

06/03/2009

Le 3919 est le numéro des violences conjugales. Une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales en France et un homme meurt tous les dix jours (dans les trois quarts des cas, ces hommes battent leur compagne).

 

Bonsoir à tous et toutes,

 

Dominique m'a écrit tout à l'heure. Son commentaire que je vais vous transmettre est à propos de mon article paru le 26 Février et intitulé : "Je voudrais vous dire ce soir que je suis triste pour ces trois petites filles en bas âge tuées chez elles à Amilly dans le Loiret, par leur père qui s'est immolé ensuite par le feu. Dépression, violence, aide, écoute, numéros verts."images-6.jpeg

 

images-11.jpegMerci à vous, Dominique, pour les précisions que vous apportez, avec ces chiffres terribles, chiffres et situations répétitives... qui demandent aux femmes et aux hommes de réfléchir sérieusement sur la relation d'amour, sur le respect mutuel, sur la dépendance affective, sur leur responsabilité de parents adultes, sur la notion d'engagement, sur la liberté qui ne devrait se faire que dans l'écoute et la communication avec l'autre, en se demandant toujours où commence notre liberté et où finit celle de l'autre.

 

Voici ce que m'écrit Dominique :

 

"Bonjour, je vous signale que le 3919 est le numéro sur les violences conjugales et a remplacé le 01 40 33 80 60 (qui fonctionne toujours). C'est la même équipe professionnelle. C'est anonyme (sauf si la personne souhaite lever l'anonymat pour une raison spécifique) mais pas gratuit. Prix d'un appel local. Violences conjugales Numero de telephone.jpg

 

La situation qui vous fait réagir est malheureusement assez typique d'une situation de violences conjugales. Tous les ans, environ 170 hommes tuent leur femme, 45 hommes se suicident après et certains tuent également les enfants : en 2006, 11 sont morts, en 2007 seulement 1 enfant. 

 

images-12.jpegLes causes sont presque toujours les mêmes : il veut l'empêcher de partir, de divorcer, de reprendre sa liberté. Des femmes aussi tuent leur conjoint ou ex. Mais le plus souvent parce qu'il la menace ou la battait déjà, et également parce qu'il ne la laisse pas partir. Elevons nos enfants et surtout nos garçons, dans la liberté et le respect de l'autre, de son autonomie et de ses projets. C'est comme ça que ça changera. 

L'amour ne peut être une prison, la possession de l'autre, ce n'est pas possible."images-10.jpeg

 

Je vous remercie, Dominique, pour votre commentaire.

Sincèrement,

Chloé Laroche.

 

 

 

 

Ma lettre à Dylan, ce petit garçon de sept ans séquestré par ses parents... Sept ans de calvaire dans la pire des prisons. Mon témoignage d'enfant non scolarisée et enfermée dans un système familial sectaire et fermé.

 

thumb_bb.jpgDylan,

 

Tu es enfin libre.

Tu as vécu sept ans de calvaire dans la pire des prisons.

Je suis désolée de tout ce que tu as vécu et tous les Français sont désolés. Nous sommes attérés et très tristes de l’enfer que tu as traversé, enfermé dans cette pièce sans soleil, sans lumière. 

Nous sommes très nombreux à avoir pleuré en entendant ton histoire sur les ondes.thumb_294924610_small.jpg

Nous ne comprenons pas pourquoi il a fallu autant de temps pour qu’on te délivre de tes supplices, pour que les services sociaux réagissent et t’enlèvent à cette pièce horrible, à cette maison sordide, pour que ton sort inquiète le monde et que le monde bouge. On dirait que le monde est comme un train qui ne bouge pas, malgré les évidences, et pour qu’il démarre, il faut une locomotive tirée par des bras humains qui arrivent à en faire bouger d’autres, mais cela paraît si long, si désespérant.

Je t’imagine dormant sur ton matelas et j’éclate en sanglots, quand je sais que tu dormais dans ton urine depuis des années, que tu n’allais pas à l’école, que tu n’avais pas d’amis, que ton père te battait, que tu restais seul des heures et des heures, sans livres, sans films pour enfants, sans calins, sans bisous, sans promenades, sans goûters d’anniversaire ni repas en famille, sans Noëls et sans rires d’autres enfants, sans la compagnie de ton petit frère, sans les bras protecteurs de ta mère.

Maintenant, tu vas te reconstruire car tu possèdes toutes les capacités pour récupérer le temps perdu. Tu mordras la vie à pleine dents, car tu en connaîtras la valeur.

IS693-042.jpgMoi aussi, j’ai vécu enfermée, enfermée dans un monde construit par mon père. Je ne suis jamais allée à l’école. Je n’avais pas d’amis, sauf mon frère cadet qui vivait la même chose que moi ; j'ai eu plus tard un autre frère puis une soeur. Nous vivions dans l'idée générée par notre père que nous étions "autres", que nous étions la résurgence d'un peuple originel devant garder les valeurs des divinités anciennes... que nous étions les descendants cachés d'une élite gardienne du passé lointain d'un monde infiniment plus avancé humainement parlant. Afin d'être fortifiés pour cette "mission" très lourde, nous avons eu à une certaine époque les douches froides au réveil... ainsi que d'autres procédés spartiates.

Il fallait lire toute l'oeuvre écrite par mon père sur ce monde qui lui revenait en mémoire, se taire sur notre vie et préparer des fêtes aux dieux, écrivant des poèmes aux représentants de la nature. Il fallait se taire encore, participer aux rituels de plus en plus perfectionnés, obéir au doigt et à l'oeil, apprendre en rentrant que mon chien avait été tué parce qu'il ne plaisait plus à mes parents, de par son comportement, et hurler en dedans devant l'acte monstrueux accompli. Il fallait se taire quand l'un de nous était frappé ou humilié. Il fallait taire la folie, celle dont on était les témoins. Se taire quand un jour mon père a parlé de suicide collectif parce qu'il ne voyait soudain plus d'issue à son projet immense. 

Mn_PERSO011.jpgCet homme avait une "mission" pour nous, sa "communauté", et pas question pour nous, ses enfants, de nous enfuir de cette responsabilité filiale. Nous devions, au mépris de notre chemin personnel, poursuivre son oeuvre et agrandir la communauté. Il prônait l'inceste entre frères et soeurs, prenant l'exemple des rois égyptiens qui pratiquaient cela il y a très longtemps pour ne pas se mêler à d'autres familles... Il espérait secrètement que nous nous marierions ensemble, mon frère et moi, et... il avait le même projet pour mes petits frère et soeur, qui avaient eux-même dix et quinze ans de moins que moi. Quand un homme très intelligent se met à défendre l'inceste, avec autant de véhémence que mon père le faisait, cela fait froid dans le dos et fige l'âme des enfants et des adolescents victimes de cette idée criminelle. Quand le monde extérieur fait si peur qu'un parent n'a plus que l'issue de marier ses enfants entre eux, la folie exprime son enfer le plus affolant. Heureusement, l'idée d'inceste n'est restée que dans le projet, que dans la terreur laissée dans nos âmes.k0210672.jpg

J’ai dû attendre d’être majeur pour sortir de cet enfer, enfermement moral et physique orchestré par un père insultant, coléreux et dictatorial. Mes seuls bonheurs était la musique, qui a été ma seule amie, et les livres de l’immense bibliothèque de mes parents, dans lesquels je découvrais le monde comme une fenêtre ouverte sur les autres, ces “autres” dénigrés par mon père. 

Ma grand-mère m’a avoué un jour qu’elle pleurait lorqu’elle venait nous voir, en ressortant de chez nous. Elle souffrait terriblement de voir notre père être si dur et méchant, si cruel. Elle pleurait mais elle était impuissante, car elle était réprimandé par mon père si elle avait le malheur de dire la moindre chose. Elle l’aimait et pour le garder, elle se taisait. Ma mère a fait pareil. Elle aimait tant mon père qu’elle n’a rien dit.

304969590.jpgDans notre cas, pour nous les quatre enfants de cette famille, personne n’a bougé, personne ne s’est inquiété, personne n’a demandé de compte à mes parents sur la façon d’éduquer leurs enfants. Quand mon père m’a jetée dans les orties pour me fortifier, c’était près de la maison... Il y avait des voisins. J'avais six ans. Quand mon frère cadet pleurait et hurlait, il y avait des voisins. Quand mon père nous insultait et nous terrorisait, il y avait des voisins. L’école n’est jamais venue non plus pour voir où nous en étions et la société ne s'est pas demandé pourquoi, à la campagne comme en ville, des enfants ne vont pas à l’école.

La famille savait mais s’est tue, car dans ces affaires, la dénonciation dans son propre clan est mal vécue. Les grands-parents ont des liens avec les parents. C’est encore leurs petits dans le coeur et ils préfèrent penser que cela va passer. Que le temps arrangera tout, que le Ciel se chargera du reste.Mn_9a.jpg

Comme pour toi, Dylan.

Comme pour mes frères et ma soeur.

Comme pour moi.

www.casafree.com.jpegSache que nous nous en sommes tous sortis, que nous nous sommes reconstruits, que nous avons travaillé sur nos cauchemars, que nous sommes solidaires les uns des autres... et que bien que des nuages hantent notre enfance, nous sommes devenus des adultes responsables, battants, solides, libres de penser par nous-mêmes, enthousiastes et heureux de vivre.

Je te souhaite d’y arriver aussi et de trouver la force en toi de “pardonner” à tes parents, c’est-à-dire de leur laisser ce qu’ils t’ont fait et de vivre libéré de ce poids si énorme. Je te souhaite de trouver d’autres personnes qui t’aimeront comme tu le mérites et d’ouvrir les pages du monde avec bonheur et mille surprises heureuses.

Je t’envoie plein de bisous et de pensées ensoleillées.

 

Chloé Laroche

 

P.-S. : Voici ce que j'ai écrit dans un autre article sur mon enfance et mon adolescence... 

J’ai passé mon enfance dans une liberté enfermée, une sorte d’enfermement ouvert sur l’intérieur. Mon père nous a élevé, mes frères, ma soeur et moi, dans un univers à part, au coeur du monde “normal” qui continuait de tourner.

Il y a six ans, je l’ai vu si triste, son dernier fils quittant le foyer parental. Il n’était pas triste... il était anéanti. C’était tout un monde qui s’effondrait. Son monde. Et moi, sa fille, je regardais impuissante le naufrage d’un navire qui s’abîme. Moi aussi, j’ai quitté le navire, il y a quelques années.... il y a plus de vingt ans. Cela n’a pas été sans fracas, sans chantage affectif paternel et sans culpabilité sous-jacente d’avoir abandonné un père exclusif et persuadé que ses enfants allaient reprendre le flambeau des “Amaranthes”, cette civilisation originelle que nous étions sensés faire renaître. J’étais une “traître” pour la communauté, terme qui remplaçait chez moi le mot “famille” et j’ai dû porter cela durant des années.

Se libérer de l’enfermement pour suivre son propre chemin et faire ses propres choix est une tâche périlleuse, quand on sort de dix-huit années de prison mentale, prison où on nous répétait que les autres étaient médiocres et couraient à leur perte spirituelle par ignorance, bêtise humaine, nivellement par le bas et médiocrité générale. Ce qui m’a sauvée, c’est que dans mon coeur vivait une étoile à laquelle j’ai suspendu ma vie et qui me disait d’aimer les autres, d’aimer l’humanité, de ne pas juger autrui avec désinvolture ni mépris, mais de tendre la main à cet autrui qui était pour moi un frère sur la terre, même inconnu.

Je me souviens alors que j’étais petite... un jour, je devais écrire un texte sur le Dieu sans Nom. Ce dieu-là était une divinité sans pitié, punissant tout parjure et manquement à ses promesses. Divinité inaccessible aussi. On m’avait appris que tous les dieux avaient leur importance. Aphroditè, Ariadnè, Dionysos, Poseïdôn, Gaïa... tous les dieux d’une civilisation originelle qui devait renaître grâce à notre famille, choisie entre toutes. Mais pourquoi c’est tombé sur nous, bon sang !!! Mon père était sensé recevoir l’enseignement par écrits inspirés, écrits qu’il nous faisait lire. Nous étions les “descendants” d’un peuple qui était “autre”. Ce mot “autre”, est ancré dans ma chair et ma mémoire, comme une marque de fer rouge.

Tous les dimanches, nous fêtions une divinité. Chacune représentait une face de l’univers, un mystère des mythes de l’humanité. Chez nous, il n’y avait ni radio, ni télévision. L’école était bannie. L’instruction se faisait par correspondance ou par mes parents, pendant l’école primaire. Car l’instruction est obligatoire, mais non la scolarisation. Nous étions bien isolés, comme un bijou dans son écrin. L’écrin cependant n’était pas tendre. Pour fortifier ses enfants, mon père tirait profit de méthodes spartiates : douches froides le matin, stations aux coins des murs comme punition, pas un mot ou un rire jaillissant de la norme communautaire, chapitres dignes des meilleures monastères, privations de repas, corrections, épreuves sportives poussées et situations d’indépendance limites pour des enfants, comme une descente de rivière seuls en kayak. J’ai même vécu à l’âge de six ans le fait d’être jetée dans un buisson d’ortie par mon père. Ce qui a donné au passage de l’adolescence de l’anorexie passée sous silence... dont je me suis sortie par la force du mental.

Mon père était très sévère. Nous avions peur de lui. Ma mère le laissait faire. Par amour. Par amour pour lui. À l’âge de dix-sept ans, il m’a frappée sévèrement pour me faire avouer que je fréquentais des gens au lieu d’aller à la bibliothèque. Le peu d’amis que j’avais, je les protégeais de la vindicte paternelle. Vivre sans amis, sans cinéma, sans un minimum de liberté, avec interdiction de manger un aliment cuit est plutôt difficile.

Mon père, ce jour-là, m’attendait donc dans le salon. Mon frère m’avait prévenu à mon arrivée qu’il était très fâché contre moi car notre mère ne m’avait pas trouvée à la bibliothèque où je devais être. Ce jour-là, je m’étais évadée vers un monde ami, une amitié secrète connue de moi seule. J’avais en rentrant le coeur plein de partage, de sourires, de bonheur d’oiseaux libres, de nuages légers dans un ciel bleu espoir. Mais mon père m’attendait. Il attendait cette fille “traîtresse”, cette fille pleine de mensonges, de cachotteries, cette fille qui aimait autrui, cette enfant attirée par le reste du monde, si abject aux yeux paternels.

J’entre donc dans l’appartement. Ma mère se pousse dans un coin. Mon père m’attrape et me fait mal. Il a des yeux terribles. Je voudrais oublier ces yeux, ne les avoir jamais vus ainsi. Il me demande de lui dire où j’étais. Il veut des noms. Même sous la torture, je n’aurais pu parler, ni ne voulais dénoncer. Il m’a frappée. J’avais peur. Il me menaça de me jeter par la fenêtre, de me casser le nez. Ses yeux étaient si sombres. Il ne savait plus ce qu’il faisait, c’est sûr. Mais moi, j’étais là, avec ma frayeur, mes ecchymoses, ma tension grimpée à vingt-et-un. Je pensais mourir. Ma mère n’a pas bougé ce jour-là. Seul mon frère cadet est intervenu, mais il a reçu une claque violente et s’est retrouvé dans sa chambre.

Moi, je me suis retrouvée, excommuniée par mon père, chez ma Grand-mère paternelle Christiane, ma seule confidente et amie depuis tant d’années. Elle a pansé les blessures de mon âme et soulagé mes ecchymoses.

J’ai pardonné à mon père depuis, parce que je l’aime. À ma mère aussi, pour son silence, parce que je l’aime aussi. Et puis, ils ont changé, ils ont évolué, ils ont pris conscience, pris du recul, avec le temps et les années.

Mais voilà, pour en revenir à quelques lignes plus haut, je suis enfant et j’écris sur ce fameux Dieu sans Nom. Il me fait peur. Je pense : “Peut-être me punira-t-il si je ne poursuis pas la mission de mon père ? Peut-être que jamais je ne pourrais vivre ma vie, puisque je dois donner ma vie et mon âme à l’oeuvre immense de cette résurgence d’un peuple. Mon père a bien dit que ce serait un crime envers lui de la part de ses enfants s’ils ne continuaient pas son oeuvre et ce projet d’envergure.”

“Peuple immense s’avance lentement”, comme dans une chanson du Père Duval. Ce peuple vivait de façon originelle sur cette Terre, d’après mon père. Cela se passait à l’origine des Temps. Il y avait la tribu des Véridiques, celle des Silencieux et celle des Accomplis. Ils mangeaient tous crus, ayant banni de leur alimentation toute cuisson par le feu et toute dénaturation quelconque. Ce peuple respectait la terre comme les Indiens d’Amérique le faisaient. Ils voyaient dans la nature mille divinités qu’ils honoraient et faisaient de chaque saison, de chaque solstice et équinoxe, des passages initiatiques à fêter en communauté.

Nous vivions ainsi et je dois dire que malgré la solitude, l’isolement, la sévérité paternelle et le fait de manger totalement cru, j’ai vécu des moments merveilleux dans la nature, en communion totale avec les éléments de l’eau, du feu... Lorsque nous allumions des feux de camp dans la nuit, sous les étoiles, lorsque nous chantions l’hymne au soleil à son coucher ou à son lever, quand nous fabriquions un igloo dans la neige immaculée, quand nous partions en montagne camper sous l’orage. Plus tard, nous nous évadions régulièrement en kayak et en canoë toute une journée sur un lac. Nous dressions un autel avec des pierres et nous disions des textes pour de nombreux dieux, honorant la nature et l’univers. Nous ne fêtions pas Noël, ni n’avions de cadeaux. Quand il le fallait, à certaines fêtes, nous faisions nous-mêmes nos dons, avec le travail de nos mains.

Mon père écrivait et couchait sur le papier des centaines de “souvenirs” de cette civilisation disparue, comme si une vague datant du déluge avait remué le plus profond de son âme. Il a ramené des milliers de pages d’Originel, de mythologies sans nombre datant de l’époque des Titans et même bien avant, selon sa croyance personnelle, bien avant aussi que Zeus n’occupe l’Olympe. D’ailleurs, ce dieu-là ne faisait pas partie de notre paysage spirituel. Il faisait partie des “dieux modernes” introduits plus tard, paraissant sans intérêt dans le monde antique retrouvé par mon père.

Nous étions six sur un bateau, sauvés des eaux d’un continent perdu, pour retrouver la vie d’un peuple d’antan, guidés par un père amoureux fou de la Terre, qu’il avait pris comme mère. Dans ce bateau, je manquais terriblement de liberté, comme si le monde paraissait inaccessible. Du coup, j’ai beaucoup lu, très tôt, dès l’âge de huit ans, dévorant les dizaines d’ouvrages de la bibliothèque familiale, de Rousseau à Maupassant, en passant par tout le reste imaginable.

Je comprends pourquoi en prison, on peut se sentir libre dans sa tête comme Diego, dans la chanson de Michel Berger. C’est parce que dans sa tête, on voyage, on explore le monde, la psychologie humaine, le labyrinthe de la vie. On ne se sent plus seul. C’est ainsi que l’écrivain, à travers ses écrits, tend une main solidaire au lecteur qui le lit. Quand on lit, on est deux au moins. Il y a celui qui a écrit et celui qui reçoit l’écrit. Et puis, ensuite, interviennent les témoignages, les personnages, toute la richesse du récit, qui nous emporte vers la multiplicité et le partage avec le reste du monde.

Tout travail de création est ainsi et c’est en cela que la création est fantastique, car à travers la chanson, la musique, la sculpture, le cinéma, la photo, la peinture, le dessin, la danse... la solidarité tend la main à celui qui est seul, triste, emprisonné, meurtri parfois, cabossé par la vie, déçu, désespéré, au bout du rouleau.

C’est pour cela que j’écris.

Chloé L.

 

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Voir le lien et l'article qui explique tout ce que Dylan a vécu :

http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,4285122,00...

 

Maltraitance - 

Enfant séquestré : la barbarie mise à nu :

 

• Un couple a été mis en examen et écroué jeudi à Millau pour avoir séquestré et maltraité son fils de 7 ans vraisemblablement pendant plusieurs années.

• Le petit garçon n'avait jamais été scolarisé et vivait dans une pièce noire sur un matelas imbibé d'urine.

 

 - le 06/03/2009 - 08h12

   

“Il s'appelle Dylan. Il a 7 ans. Et il a vécu un véritable calvaire. Il "était enfermé depuis plusieurs années dans une pièce qui ne comportait qu'un matelas imbibé d'urine avec un sommier, sans jouets ni meubles", a déclaré jeudi le procureur de la République de Millau, Patrick Desjardins. "Cette chambre ne pouvait être éclairée et verrouillée que de l'extérieur. Les volets étaient constamment fermés. Ce petit garçon vivait dans des conditions pires que dans une cellule de prison et ce depuis plusieurs années", a-t-il ajouté. "Le dénuement total de ce petit garçon a atteint un point extrêmement rare et grave", a-t-il estimé.

 

Le père et sa compagne ont été mis en examen jeudi après-midi pour "privations de soins par ascendant", "abandon moral ou matériel d'un mineur" et "non respect d'obligation scolaire". Le père, âgé de 42 ans et maçon de profession, est également poursuivi pour "violences habituelles sur mineur de  moins de 15 ans". Il a été écroué. La mère est quant à elle également mise en examen pour non-empêchement de ce délit. Son placement en détention provisoire est en cours d'examen. 

   

Signalement lors de la naissance d'un deuxième enfant :Quant à Dylan, il a été placé avec son petit frère dans une famille d'accueil et Dylan fait l'objet d'examens médicaux complémentaires. Les services sociaux avaient commencé à s'intéresser à ce couple, un homme de 42 ans et une femme de 35 ans, lors de la naissance de leur deuxième petit garçon en août 2008. Un signalement avait été effectué auprès de la juge pour enfants de Rodez. Des investigations et le refus des parents de se rendre aux convocations ont conduit les policiers à intervenir au domicile du couple au centre de Millau. Ceux-ci ont découvert un "enfant très affaibli physiquement, manifestement intelligent mais sans aucune éducation", selon le procureur de la République.

   

Le petit garçon, déclaré à la naissance, n'avait jamais été scolarisé. L'enquête pour maltraitances évidentes liées à des négligences et déficiences éducatives se poursuit pour déterminer d'éventuelles violences physiques pour lesquelles "de fortes suspicions existent". 

 

Les voisins sous le choc :Rue Ladoux, les voisins ont appris l'arrestation avec stupeur et exprimaient  leur incompréhension. "C'est un enfant qu'on apercevait de temps en temps. Il ne tenait pas en  place, plutôt turbulent, mais rien ne laissait penser qu'il était maltraité. Pas  de traces évidentes de coups en tout cas", a déclaré leur voisin, Charles. "C'était un petit hyperactif. Parfois, je l'entendais crier surtout l'été  quand ses parents dînaient dehors, mais de là imaginer un tel drame...", a  raconté une autre voisine souhaitant garder l'anonymat.

 

Encore sous le choc, consterné, le voisin qui habite juste au-dessus du couple soupçonné d'avoir séquestré Dylan n'a jamais rien entendu de suspect ni soupçonné des maltraitances de la part de gens qu'il décrit comme "pas très sociables". Pas de cris, pas d'appel au secours de la part de l'enfant qu'il connaissait "de vue", assure cet homme de 30 ans. "On ne le voyait pas souvent. Le peu de fois que je l'ai vu, il avait l'air hyperactif", dit-il, précisant l'avoir aperçu "cet été une ou deux fois", dans le jardin derrière la maison, une demeure ancienne de deux étages, à cinq minutes du centre-ville. Ses parents "disaient qu'il était suivi par un centre social, qu'il suivait des cours par correspondance", ajoute-il.”

(Texte de LCI)

 

05/03/2009

Mon propos ce soir sur la "violence" des enfants, sur le travail des instituteurs, sur l'impact du deuil, des adultes, de leurs comportements, de leur exemple... sur les enfants.

Bonsoir à tous et toutes,

 

thumb_bebe~1.jpgLundi matin, j’ai écouté avec bonheur le témoignage d’une institutrice en maternelle, Tina, sur RMC. Elle témoignait sur les enfants dits “difficiles” et répondait à la question : “Êtes-vous d’accord pour le dépistage précoce de la violence chez les jeunes enfants ?”... Elle a répondu : “Mais on le fait déjà dans les écoles. On dépiste les comportements débordants des enfants dont on s’occupe et, en travaillant avec les parents, on arrive à aider l’enfant. Il est vrai que si les parents baissent les bras et délaissent l’éducation et l’accompagnement de leur enfant, c’est perdu, on n’y arrive pas... Mais vous vous rendez compte, ce serait stigmatiser un enfant que de le mettre dans un fichier pour un acte violent, pour un comportement inquiétant à une époque de sa vie. Cela le suivrait partout, durant toute sa existence. Non, il faut aider l’enfant qui a des problèmes de comportement. Il a besoin qu’on l’aide, qu’on l’écoute. C’est essentiel.”thumb_bebe~9.jpg


Un enfant qui est violent peut l’être, à mon sens, à cause d’un deuil, à cause d’un traumatisme, à cause d’un manque (manque de sa mère ou de son père qui travaille trop ou est absent), pas assez de calins, d’attentions, trop de négligence, ou alors un manque total de limites... qui l’insécurise aussi. Un enfant peut être violent parcequ’il a vu un film, des images qu’il ne devait pas voir, même pornographiques, anodines pour certains mais graves pour de jeunes enfants, perturbés par la mise en scène de la sexualité d’adultes. Certains parents laissent leurs enfants visionner de tels films avec eux ; j’en ai eu le témoignage et la confirmation, sans savoir qui sont ces personnes, mais elles existent et je ne pense pas qu’elles se vantent de cela !!! Je suis horrifiée de savoir que de tels parents agissent ainsi et font plus graves encore.thumb_cee2c671.jpg

thumb_swimming-ba45bies-8.jpgBrigitte Lahaie disait très justement dans son émission d’aujourd’hui sur RMC, à propos du divorce et de la séparation des parents, que être adulte, c’est savoir protéger ses enfants et faire passer leur intégrité et leur équilibre avant de satisfaire nos envies et nos désirs. Je pense que dans le cadre d’un divorce, si l’un des parents se sert de l’enfant comme objet de chantage et de monnaie d’échange dans la relation à son ex-conjoint, le petit aura bien du mal à grandir en paix, sans violence : cette violence peut être rentrée, telle une colère de volcan souterraine qui explose un jour brutalement soit par une violence qui s’exprime par des mots, de l’agressivité, un mal-être général. Deux parents qui se séparent doivent le faire intelligemment pour leurs enfants et se comporter en adultes, c’est-à-dire dans la paix, la communication et une organisation à l’écoute des enfants et de leur rythme. Un père qui dit et avoue humblement qu’il ne peut assumer la garde de son fils mais qu’il sera toujours là pour lui et qu’il le prendra régulièrement à des moments bien définis et réguliers... ce père est un point d’équilibre pour un enfant, un point d’ancrage, de rassurance pour l’enfant. Un jeune homme a témoigné dans l’émission en disant que le divorce de ses parents s’était passé merveilleusement car il avait libéré son père et sa mère, et qu’ils ont réussi à aimer leur fils chacun, sans conflit entre eux et en total accord, pour le bien de leur enfant. C’est bien cela être adulte.thumb_bebe3.jpg

À propos du deuil d’un enfant et de ses conséquences, je peux témoigner pour mon fils. Mon fils avait trois ans quand son papa est décédé, l’année passée. Cela a provoqué beaucoup de tristesse et puis de la colère en lui, qui s’est transformée en agressivité, en coups sortant de lui et qui se portaient sur moi. Après il me disait : “Maman, c’est parce que Papa est parti.”.. ou bien : “Je suis en colère pour mon Papa.”

Ce n’est pas facile de voir son enfant lever la main sur vous, si petit, prendre ses petits poings et vous frapper au visage, comme si les vivants étaient coupables de rester, comme si la colère pouvait traverser les corps physiques pour parler aux morts, coupables d’être partis.

thumb_1187463400.jpgJ’ai toujours réagi par la douceur, l’écoute, la fermeté aussi de lui dire que frapper sa mère est interdit. Lui proposer un coussin pour frapper dessus, sortir cette colère.

Je l’ai beaucoup entouré, écouté, rassuré. Parfois j’ai mis des mots sur des émotions que je ressentais de lui, sur son deuil, sur cette colère qui ne se disait plus mais qui était là.

Il a eu aussi une période où il voulait quelque chose et puis son contraire tout de suite après, puis il revenait ensuite à son premier choix, avec une contradiction dans son comportement très inquiétante.

L’homéopathie l’a beaucoup aidé dans tous ces passages. Pour ce comportement dont je viens de parler, un remède s'est révélé miraculeux : "Staphysagria" en 9 ch trois fois par jour, trois granules, durant plusieurs jours. Ce remède convient aussi pour la colère rentrée. Pour la perte d’appétit, l'agressivité, les crises de colère, le remède "Lypocodium" en 15 ch (3 granules deux fois par jour durant plusieurs jours) a été très efficace. Vous pouvez aller voir un médecin homéopathe pour vous faire aider pour vos enfants et vous-même. Il y a aussi des livres très bien sur comment soigner ses enfants et les aider en homéopathie, sans forcément courir chez les médecins. Ceci est d'ailleurs recommandé aujourd'hui par la Sécurité Sociale, qui apprécie de nos jours que nous nous prenions en main. L'homéopathie n'est pas très chère et chacun pourrait s'autonomiser en s'intéressant de plus près à cette médecine douce et peu coûteuse.


thumb_swimming-ba45bies-8.jpgPour en revenir au deuil vécu par un enfant : quand j’ai perdu ma fille Océana il y a douze ans, mon neveu, qui avait à peu près le même âge qu’elle, a beaucoup souffert du départ de ma fille. Il avait trois ans et demi et ce deuil brutal l’a mis en face de cette réalité de la mort, absence inéluctable qui peut ébranler le psychisme d’un enfant. À l’époque, des adultes lui ont dit que ma fille était sous la terre dans une boîte et qu’elle n’existait plus.... Plus rien que le néant. Comment voulez-vous qu’un enfant vive avec ces mots ? De mon côté, je lui ai parlé du papillon, lui disant que la mort, c’est une nouvelle vie qui commence, que l’âme quitte son enveloppe et prend son envol pour d’autres chemins... et surtout que l’amour se poursuit, que notre amour est infini, éternel, ne meurt pas, lui. Que ma fille vivait dans notre coeur, qu’elle était partie mais que, nous, nous poursuivions notre route en la gardant dans nos pensées bien vivante.thumb_normal_bibi.jpg

Au début de la semaine, un petit garçon a été accusé d’avoir poignardé sa soeur... Chacun sur les ondes a parlé de la violence chez les enfants, de cette société, des jeux vidéo, de la télévision... En fait, ce n’était pas lui qui avait frappé, c’était sa mère. Une mère dépassée par sa propre vie, ses responsabilités... Le trou noir.

Combien d’enfants voient leurs parents dépassés, perdus, sans espoir, sans le goût de la vie, sans réactions.... Combien payent dans leur comportement celui des parents ? Combien prennent sur eux les croix de leurs ascendants...
Combien servent d’éponge aux larmes de leur mère, de leur père ?

thumb_329421558[1].jpgJe pense à ces fillettes qui ne voient plus leur père car leur mère a décidé de partir à mille kilomètres du domicile conjugal.

Je pense à cette petite fille emmenée par sa mère aux États-Unis. Je pense à son père qui a fait une dépression de ne plus la voir. Depuis, il a refait sa vie et a refondé une famille.

Je pense à cette mère qui a laissé ses quatre enfants pour vivre le grand amour. La plus âgée avait treize ans. Elle s’est occupée de ses frères et soeurs. Ils ont vu leur père se tordre de chagrin au plus profond du coeur.

Où sont les adultes ?thumb_Bebe_.jpg

Réveillez-vous, les enfants ont besoin de vous pour devenir d’autres adultes responsables et harmonieux.

Secouez-vous, les enfants de ce monde ont besoin de votre écoute, de votre parole, de votre regard, de votre force intérieure, de votre courage, de votre énergie pour avancer et se battre dans un monde qui demande des forces nouvelles et battantes.

Chloé LAROCHE

03/03/2009

Quatre pères expulsés la semaine dernière, d'autres très menacés. Ne laissons pas faire. Enrayer la casse des familles, urgence absolue ! Un père, encore un à libérer, une famille à sauver !

 

Monsieur le Préfet, libérez Alexandre MRKTICHYAN !

Donnez lui des papiers, ainsi qu'à sa femme et sa mère !

 

IS051-100.jpgVos services ont arrêté Alexandre MKRTICHYAN le lundi 23 Février à Meyzieu et l'ont mis en rétention.

 

Nina, 4 ans et Nicolas, 2 ans, tous les deux nés en France, tremblent de devoir bientôt vivre sans leur père... Et la grand-mère, pour qui Alexandre est le seul rescapé des hommes de sa vie (deux fils et un mari morts) ne dort plus de savoir qu'il va peut-être être renvoyé vers le pays où tous les autres ont été tués...pe0061046.jpg

 

Né en Géorgie, mais d'origine arménienne, Alexandre est arrivé en France en 2003 suite à des persécutions en Géorgie (agressions, racket, assassinat de son frère devant chez eux). Il a été rejoint par sa mère et sa femme en 2004. Tous les trois ont demandé l'asile qui leur a été refusé, malgré les trois morts de la famille liés à la situation en Géorgie (un frère d'Alexandre mort dans la guerre abkhaze, son père mort des suites de blessures en rapatriant le corps de son premier fils, un second frère mort assassiné devant chez eux).  

 

bxp156146.jpgNina est en maternelle à l'école René CASSIN à Meyzieu.

 

Alexandre est malade. Plusieurs certificats médicaux attestent que les persécutions subies l'ont profondément marqué et qu'il ne peut pas être renvoyé dans son pays pour raison médicale.

 

En Géorgie... : un frère enrôlé de force et décédé durant la guerre, un frère assassiné, un père décédé de suite de blessures, des troubles liés à toutes ces violences, une situation de minorité discriminée, un réel risque pour sa vie...

En France : sa femme, deux enfants nés ici, sa mère, cinq ans de vie, la perspective de se reconstruire après cette vie difficile...bxp63900.jpg

 

DEW1002.jpgOui, la vie de cette famille est en France, auprès de nous!

Non, on ne peut pas envisager de renvoyer cet homme dans son pays où il est en danger, en laissant ici sa femme, sa mère et ses deux enfants !

 

Pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article18229

 

 

 

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3 mars 2009_____________ (appel du Réseau d'Éducation sans Frontières) 

 

Enrayer la casse des familles, urgence absolue !

Un père, encore un à libérer, une famille à sauver !

 

 "Malade, persécuté dans le pays qu’on dit le sien (la Géorgie), Alexandre MKRTICHYAN (prononciation Mekertichian) est menacé d’expulsion. Il a été arrêté lundi 23 Février et mis en rétention à Lyon.

1788032.jpgIl est le papa de Nina, 4 ans, scolarisée en maternelle, à l'école René Cassin de Meyzieu (69), et de Nicolas, 2 ans. Les deux enfants sont nés en France.

 

Né en Géorgie, Alexandre est d'origine arménienne. Il est arrivé en France en 2003 suite à des persécutions (agressions, racket, assassinat de son frère devant chez eux).

Sa mère Tatiana, et sa femme Irma (d'origine mixte russe et géorgienne) l'ont rejoint en 2004.

 

La famille a durement été touchée en Géorgie : un frère d'Alexandre est mort dans les combats de la guerre en Abkhazie, son père a été blessé en allant chercher le corps qui n'avait pas été rapatrié par l'armée géorgienne et est décédé jeune des suites de ces blessures, l'autre frère d'Alexandre a été assassiné devant chez eux. Dans ces trois cas, leur appartenance à la minorité arménienne a pesé (enrôlement militaire de force, discrimination dans le rapatriement des corps...).

 

Arrivé en France, la famille demande l'asile. Les demandes d’asile ont été rejetées. En novembre 2008, la CNDA a produit une ordonnance rejetant le recours… sans même donner la possibilité à Alexandre MKRTICHYAN de s'expliquer, sans permettre à la défense de faire des observations (cette pratique a été sanctionnée par le Conseil d’Etat en Janvier 2009).

 

En outre, Alexandre, Irma et Tatiana présentent tous des troubles liés aux persécutions qu'ils ont connus dans leur pays, et ces troubles sont particulièrement forts pour Alexandre, très éprouvé par ce qu'il a vécu. Plusieurs médecins confirment par des certificats médicaux qu'Alexandre nécessite des soins continus de longue durée, et que ces soins ne peuvent pas être administrés dans son pays, où sont localisés les causes de ces troubles.

Un titre de séjour pour raison de santé a été déposé en mars 2008. La préfecture rejette cette  demande, et prend une OQTF le 23 Décembre 2008.

 

Alors que Alexandre est en rétention, le docteur Luminet, médecin inspecteur de la santé publique, écrit le 26 février 2009 :

« - des soins doivent être poursuivis pendant 12 mois

- Mr ne peut avoir accès dans son pays d’origine à un traitement approprié,

- Mr ne peut voyager sans risques vers son pays d’origine,

- si le traitement médicamenteux est disponible éventuellement dans le pays il ne présente pour autant qu’un volet du traitement et ne peut traiter la cause de la pathologie qui demande un suivi spécialisé hors de son pays. »

 

Alors que ce certificat médical aurait dû permettre à Alexandre de sortir de rétention, le Tribunal Administratif de Lyon confirme, vendredi 27 février, l’OQTF et le pays de renvoi.bxp198474.jpg

 

La vie de cette famille est en France, auprès de nous !

On ne peut pas envisager de renvoyer dans son pays, cet homme où il est en danger, en laissant ici sa femme, sa mère et ses deux enfants !

 

Il faut obtenir la libération et la régularisation de Alexandre MKRTICHYAN, écrivez à la préfecture et au ministère pour demander sa libération immédiate, et des papiers pour la famille !!"

 

mél + fax préfet : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr  ,

04 78 60 49 38

 

mél + fax secrétaire général : rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr ,

04 72 61 49 38

 

mél + fax directeur de cabinet : michel.tournaire@rhone.pref.gouv.fr ,

04 78 60 15 46

 

mél + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr ,

04 72 61 62 41

 

mél + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr ou sylvia.legris@rhone.pref.gouv.fr ,

04 72 61 62 52

 

Ministre de l’Immigration :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr 

fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

 

Pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article18229

 

 

 

 

01/03/2009

"ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!" Je défends Ammar AMEDJAR : ce père marocain menacé d'expulsion par le Gouvernement français.

"ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!
VISIBLEMENT NOUS N'AVONS PAS TOUS LA MEME NOTION DE CE QU'EST LA VIOLENCE."____________________________carte_photos_maroc_amour_006_petite.gif

 

images-3.jpegBonsoir à tous et toutes,

Dernièrement, j'ai parlé de Ammar AMEDJAR : ce père marocain menacé d'expulsion par le Gouvernement français, dans mon article du 21 février titré "Je prends partie pour ces cinq histoires vraies, ordinaires et tragiques, de pères, de mères aussi, qu'on expulse. De familles qu'on démembre et d'enfants qu'on martyrise en les rendant quasi-orphelins."

Aujourd'hui, Ammar AMEDJAR a refusé d'embarquer... mais après ?images-4.jpeg

Je pense à sa femme, à ses enfants aussi : Maria et Amina.

Je suis horrifiée par cette situation scandaleuse, par laquelle on empêche un homme et une femme de vivre ensemble tranquillement avec leur deux enfants. On empêche ce père de vivre avec sa famille.

Voici le texte relatant l'histoire de cette famille écrit aujourd'hui sur le site du Réseau RESF, que je choisis ci-dessous de partager avec vous.

moton43.jpgVous pourrez lire en final la lettre poignante de l'épouse de Ammar : Rahma AMEDJAR.images-2.jpeg

S'il vous plaît, soyez nombreux à signer la pétition pour ce papa, pour ses deux filles qui pleurent leur père, pour Rahma, qui a le droit humain de vivre avec l'homme qu'elle aime.

Vous trouverez le lien pour la pétition en fin d'article, après la lettre de Rahma. Vous pourrez la retrouver aussi sur le site du Réseau d'Éducation sans Frontières : http://www.educationsansfrontieres.org

Sincèrement vôtre,

Chloé LAROCHE

 

moton50.jpg_______________"Un sans-papier calomnié et bientôt expulsé ?"

 

MISE À JOUR : Dimanche 1ER MARS 2009 : 12h10

"Richard Moyon, un des membres de RESF, vient d'être interpellé. Il est au poste de police 2F de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Il informait les passagers du vol Paris-Casablanca de 12h55 des conditions de l'expulsion de Ammar Amedjar : celui-ci serait entravé, menotté, bâillonné. Libération a entendu l'interpellation de ce responsable de Réseau Education sans frontières via le téléphone portable de l'intéressé.

Richard Moyon a été arrêté en vue d'une «vérification d'identité», en compagnie d'un autre membre de RESF. C'est la première fois, selon RESF, que la police répond ainsi à une information des passagers.

Les documents dont était porteur les deux membres de RESF ont été confisqués. En échange, si l'on peut dire, la police leur a donné un texte, retraçant les différentes peines de prison et amende encourues en cas d'outrage, d'entrave à la circulation d'un aéronef et autres délits.

Richard Moyon vient de refuser de signer un procès-verbal, lui reprochant une «destruction de tracts» (sic).

A 13h, les deux membres de RESF ont été libérés. Ils seront convoqués au tribunal de police pour «distribution de tracts dans un lieu public», selon le PV (corrigé) qui leur a été remis et qu'ils ont refusé de signer.

Voici un rappel des faits, concernant Ammar Amedjar :mini_meknes.jpg

Ammar Amedjar va probablement être victime d’une tentative d’expulsion dans les tout prochaines heures, après avoir fait les frais d'un campagne de dénigrement et de calomnies de la part de fonctionnaires.

Il a 27 ans, il est marocain, mari d’une jeune femme de nationalité marocaine elle aussi mais qui réside en France depuis l'âge d'un an et qui est titulaire d'une carte de résident (10 ans).

Ils se sont mariés en 2005 au Maroc. Après le mariage, elle rentre chez elle, en France, où vit toute sa famille, afin de faire une demande de regroupement familial. Déchirée, entre la France où est sa vie depuis toujours et le Maroc où se trouve son mari, elle fait des aller-retour. Des enfants naissent, Maria puis Amina.

En mars 2008, lassé d'attendre un regroupement familial qui ne vient jamais, Ammar entre en France avec un visa de trois mois ; lorsque celui-ci expire, il décide de rester près de sa femme et de sa première fille, la seconde devant naître peu après.

En juin 2008, à quelques jours de la naissance d’Amina, la police l'interpelle à son domicile, le place en garde à vue puis en rétention à Rennes. Conduit à l'aéroport, il refuse d’embarquer. Il est remis en garde à vue et passe en comparution immédiate à Rennes. Il est libéré mais condamné à un mois de prison pour refus d'embarquement.

Il retourne chez lui ; quelques jours après des policiers se présentent à son domicile en lui demandant de les suivre « pour des formalités administratives à la préfecture ». Il se retrouve à nouveau en garde à vue. L'après midi même, il est monté dans l'avion. Craignant une nouvelle condamnation, il embarque pour Casablanca.mini_essaouira.jpg

Après 2 mois loin de sa femme et de ses enfants, il décide en septembre de revenir clandestinement en France.

Et voilà que le 6 février, à la veille des vacances scolaires (un hasard, sans doute !), il est arrêté, à moins de 100 m de l'école où il vient à pied, comme chaque matin, déposer sa fille. Il est emprisonné à la maison d'arrêt d'Angers pour purger sa peine.

Le 28 février à l’aube, il est extrait de prison pour être conduit au centre de rétention du Mesnil-Amelot en attendant l’expulsion.

Mais, dans cette affaire comme dans d’autres, le fait de priver une femme de son compagnon et deux enfants de leur père s’accompagne d’une honteuse campagne de dénigrement et de calomnies. Il est plus confortable d’expulser quelqu’un qu’on a au préalable sali… Certains hauts fonctionnaires ne s’en privent pas, ça leur soulage la conscience.

Le préfet d’Angers et les membres du cabinet du ministre Besson l’ont fait avec ardeur, prenant l’air entendu, citant complaisamment un rapport de police, procédant par sous-entendus, insinuant, se fondant sur des ragots démentis… Toute une vilaine entreprise de démolition maîtrisée. On reste pantois devant ces procédés : ces très hauts fonctionnaires, polytechniciens, énarques, préfets qui se veulent l’élite font leur miel des trous de serrure.

Sur la prétendue violence d’Ammar, Rahma s’est expliquée, longuement et directement auprès du préfet et du directeur-adjoint du cabinet du ministre. L’un comme l’autre savent qu’elle dit la vérité mais, en service commandé, ils ne peuvent pas le reconnaître et répètent en boucle leurs pauvres ragots. On les plaint. Rahma s’explique à nouveau dans la lettre ci-dessous. La dignité qu’elle y manifeste contraste avec la bassesse des procédés qui lui sont opposés.

mini_casa.jpgAjoutons que s’il y avait eu délit, c’était à la justice de sanctionner. Ce n’est pas à l’administration de décider d’une peine arbitraire et disproportionnée (le bannissement) pour un délit qui n’existe pas. En outre si tous les maris contre qui une main courante a été déposée avaient été expulsés, on en connait qui ne seraient pas là où ils sont… Vous voulez des noms ? Selon que vous serez puissant ou misérable…

Il en va de même pour la sordide affaire d’allocation de parent isolé que Rahma a continué de percevoir alors qu’Ammar était revenu… Que voulait-on qu’elle fasse ? Qu’elle signale à l’administration le retour clandestin de son mari expulsé quelques mois auparavant et condamné à de la prison pour refus d’embarquer ? Si Rahma a commis une faute, qu’on la poursuive en justice ! Pourquoi s’acharner sur son mari et ses enfants ?

Ne concernerait-elle que le sort d’Ammar Amedjar et de ses enfants, cette affaire serait insupportable. Elle est l’emblème de la politique de démagogie anti-immigrés conduite sous l’égide de M. Sarkozy. Ammar Amedjar a une épouse qui est française de langue, de culture et pourrait l’être de papiers si elle s’en était souciée, le couple a un logement, deux enfants dont une scolarisée, Ammar a une promesse d’embauche. Mais il va être expulsé (aux frais du contribuable !) pour que l’électorat de Le Pen reste acquis à Sarkozy lors des prochaines élections européennes ! 

Mais cette histoire inquiète aussi par ce qu’elle dit des dérives de la haute administration amenée pour satisfaire aux exigences du régime à clabauder dans le cloaque de la calomnie pour justifier servilement une décision que chacun des fonctionnaires qui ont rencontré Rahma sait illégitime. Dans Grandeur et servitude du service de l’Etat, certains ont surtout retenu la servilité."

• Katia Beudin, Richard Moyon •


carte_photos_maroc_amour_003_petite.gifDECLARATION DE RAHMA AMEDJAR :


"JE SUIS L'EPOUSE DE AMMAR AMEDJAR. MON MARI A VECU LA PRISON, AUJOURD'HUI C'EST LA RETENTION.
MAIS CE N'EST PAS ASSEZ POUR UN HOMME QUI REFUSE D'ABANDONNER SA FAMILLE, IL EST MENACE DE RECONDUITE A LA FRONTIERE.
IL EST ACCUSE DE VIOLENCE, UN PRETEXTE TROP FACILE MAIS IDEAL AUX YEUX DES AUTORITES DANS LE BUT DE DENIGRER, DE RABAISSER ET D'HUMILIER MON MARI ET MA FAMILLE MAIS ENCORE DE CREDIBILISER DES ACTES DEPLORABLES ET INADMISSIBLES. 
PIRE, AFIN DE S'ACCORDER LE DROIT DE BRISER A VOLONTE UNE FAMILLE ! 


ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!images-4.jpeg
VISIBLEMENT NOUS N'AVONS PAS TOUS LA MEME NOTION DE CE QU'EST LA VIOLENCE.


MON MARI EST SANS-PAPIERS MAIS PAS SANS SENTIMENTS, CELA NE FAIT PAS DE LUI UN SOUSHOMME ET ENCORE MOINS UN CRIMINEL.
IL SERAIT VIOLENT MAIS CA N'A PAS EMPECHE LE JUGE PUIS LE PREFET (QUI SOI-DISANT CHERCHENT A ME PROTEGER) DE ME CONSEILLER D'ALLER REJOINDRE ET VIVRE AU MAROC AVEC MON MARI. CETTE PRETENDUE VIOLENCE N'INTERESSERAIT-ELLE PLUS PERSONNE HORS DU TERRITOIRE FRANCAIS ??


MON MARI EST VICTIME D'UNE POLITIQUE D'AFFLIGEANCE ET DE DIFFAMATION !!!


LA VIOLENCE C'EST A 4 PERSONNES QU'ELLE EST FAITE, C'EST A MARIA, AMINA A AMMAR ET A MOI. NOUS CHERCHONS TOUT LES quatre PROTECTION CONTRE CETTE VIOLENCE-CI.
ON NE PEUT PAS EN VOULOIR A UN MARI QUI NE CHERCHE QU'A ASSUMER SES RESPONSABILITES DE PERE, QUI VEUT VIVRE ET PROTEGER SA FAMILLE. 


IL A, DEPUIS SON ARRIVEE EN SEPTEMBRE 2008 VECU DANS LA CRAINTE D'UNE NOUVELLE SEPARATION AVEC NOUS. 
IL ME DISAIT SANS CESSE : " CE N'EST MA SITUATION DE SANS-PAPIER ET DE MANQUE DE LIBERTE QUI ME CHAGRINE LE PLUS MAIS MA PEUR D'ETRE ARRACHE A VOUS UNE NOUVELLE FOIS, JE NE POURRAI PAS SUPPORTER "


moton50.jpgAUJOURD'HUI, LE MINISTERE ME REPROCHE DE NE PAS AVOIR DECLARE A LA CAF VIVRE A MON MARI. COMMENT POURRAIT-JE FAIRE UNE TELLE DECLARATION A DES SERVICES QUI ME DEMANDERAIENT L'IDENTITE DE MON MARI ALORS QUE MA SEULE CRAINTE ETAIT DE PERDRE UNE NOUVELLE FOIS CE DERNIER ? ON NE PEUT PAS M'EN VOULOIR D'AVOIR CHERCHE A PROTEGER LE PERE DE MES ENFANTS. N'IMPORTE QUI EN FERAIT AUTANT. MAIS SI J'AI BIEN COMPRIS LA PROTECTION SELON LES AUTORITES, C'EST ARRACHER UN HOMME A SA FAMILLE ET METTRE EN PERIL TOUT SES MEMBRES.


QUI PEUT ADHERER A DE TELLES IDEES ???"


RAHMA AMEDJAR

__________________________  PÉTITION : 

SIGNEZ MASSIVEMENT ET RAPIDEMENT pour Ammar AMEDJAR.

Les petites MARIA ET AMINA ne doivent pas perdre une nouvelle fois leur papa !
 
Pour que le droit de vivre en famille soit respecté ... Parce qu’un homme qui refuse d’être séparé de sa famille n’est pas un criminel ...

 

Les petites listes de Chloé... Liste des choses les plus horribles de ma vie et liste de celles qui m'aident à tenir et à vivre.

Bonsoir à tous et toutes,ange-1149927682-t.jpg

images-1.jpegTous les matins, je conduis pour mon travail une adolescente autiste à son IME. Tous les matins, avant d'arriver à son domicile, j'écoute Bourdin and Co sur RMC dans mon taxi-vsl.  Et quand je la fais monter dans mon véhicule, cette jeune fille coupe immédiatement RMC pour mettre MFM et quelques dizaines de minutes plus tard, je me régale en écoutant "les petites listes de Karine".

Alors, j'ai choisi de vous faire aujourd'hui deux listes de ma vie.

images-9.jpegLa première liste est celle des choses les plus horribles de ma vie... juste pour dire qu'on peut aller de l'avant même en portant des croix :

1- Le jour horrible où j'ai appris, alors que j'étais enfant, de la bouche de mon père qu'il avait tué mon chien, un fox-terrier.images-10.jpeg

 

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2- Le jour terrible où j'ai pris dans mes bras le corps de ma fille morte, que je l'ai habillée et peignée pour la dernière fois.

3- Le jour monstrueux où ils ont fermé son cercueil et que je l'ai vue pour la dernière fois, ma fille Océana, avant de voir son cercueil descendre dans la tombe.images-15.jpeg7-picture3.jpg

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images-13.jpeg4- Le jour où, étant encore enfant, mon professeur de violon m'a retenue contre lui et a enfoncé sa langue dans ma bouche, me retenant contre mon gré, et que j'ai eu le désespoir ensuite de me jeter sous une voiture... chose que je n'ai pas faite, heureusement.ange-1157045465-t.jpg

5- Le jour où j'ai failli me noyer, prise au piège sous mon kayak retourné, alors que mon père m'avait envoyée à douze ans descendre seule les flots de l'Allier.

images-14.jpeg6- Le jour où un homme que j'aimais a pris sans me demander et sans ménagement un lieu qui ne lui était pas ouvert, un lieu jamais visité, et qui a tiré de ma gorge un hurlement à cause de la souffrance physique causée.

7- Le jour où le père de ma fille a tout cassé dans le domicile, faisant des trous dans les murs avec ses poings, et qu'en pleine nuit, alors qu'Océana n'avait que deux mois, j'ai dû fuir avec elle, terrorisée.images-1.jpeg

images-8.jpeg8- Le jour où cet homme, deux ans plus tard... alors que nous étions séparés, est entré chez moi en furie, sous l'effet d'un mélange de médicaments et d'alcool, et a mis ses mains autour de mon cou pour m'étrangler, sans se rappeler qu'il allait tuer la mère de son enfant.

Un ange m'a sauvée ce jour-là, un homme qui est entré par la porte restée entrouverte, me sauvant  la vie. 

9- Le jour où une bande de voyous m'a agressée à Caluire en tant que taxi et où j'ai reçu un pétard explosant en pleine figure, après d'autres projectiles lancés sur le véhicule.ange-1150893347-t.jpg

10- Le jour où...

images-7.jpegOui, il y a eu d'autres jours mais je n'en parlerais pas. L'important est que je sois là pour vous écrire que l'important n'est pas les listes qu'on fait, mais ce qu'on fait de ce qu'on liste, comment on vit de l'accumulation d'épreuves, comment on se sort de tempêtes multiples, de cette avalanche d'épines et de croix... 

Je crois pour ma part que ce n'est qu'en faisant la liste de ce qui nous aide à tenir.

images-5.jpegPour ma part, ce qui m'aide, c'est :

1- Avoir assez d'amour au fond de soi pour que cet amour soit plus grand que la rancune, le ressentiment, la vengeance, la haine.

2- Avoir conscience que donner de soi, c'est donner une plus belle part au monde, lui donner de son coeur, de son temps, de son idéal.7-picture2.jpg

3- Avoir à l'idée que d'autres sur terre vivent la même chose que moi et que certains vivent dix fois, mille fois pire.

images-16.jpeg4- Penser que ceux qui sont morts et que je pleure attendent de moi que je poursuive ma route au maximum de mes possibilités car eux ne sont plus là pour le faire. Ils sont comme les anges qui aimeraient parfois avoir un corps pour ressentir la générosité et le don de l'âme dans la matière.

5- Regarder le soleil, la terre, le ciel, les fleurs... et me dire qu'eux sont toujours là, quoi qu'il se passe.images-3.jpeg

6- Fermer les yeux et réconcilier dans mon coeur mes larmes et mes joies. Sentir le pardon venir noyer mon coeur, de la part de celui qui m'a fait souffrir. Ressentir ce qui met un baume sur mes souffrances et le rendre tangible, par l'écoute et la parole.

7- Accorder mon violon aux sons de mon âme et donner de l'énergie par ma musique et mes mots écrits ici, sur ce blog.

8- Garder l'espoir que petit à petit tous mes projets et mes rêves se réalisent, et ils se réalisent vraiment : naissance de mon fils, les deux adoptions au Bénin et en Roumanie, mon travail, mes livres, mon violon, mon tour du monde...

images-6.jpeg9- Toujours garder l'énergie de pouvoir recommencer, sans jamais baisser les bras, et si on les baisse, c'est pour mieux remonter.

10- Écouter son chemin intérieur, ses émotions, et les regarder comme une palette de peintre, afin de créer la plus belle peinture, celle de sa propre vie.7-picture6.jpg

 

_Merci de m'avoir lue jusqu'au bout.

Si j'ai pu écrire cette page ce soir, c'est grâce au film "Le code a changé". Merci à la réalisatrice de ce film profond et sensible, très fin, Danièle Thompson. 

(2 heures 20 du matin)

À très bientôt !

images-2.jpegChloé LAROCHE

 

 

 

26/02/2009

Je voudrais vous dire ce soir que je suis triste pour ces trois petites filles en bas âge tuées chez elles à Amilly dans le Loiret, par leur père qui s'est immolé ensuite par le feu. Dépression, violence, aide, écoute, numéros verts.

Bonsoir à tous et toutes,

 

images.jpegJe remercie Bohème pour son commentaire, suite à mes deux textes pour les enfants de la Crèche de Termonde en Belgique (voir dans la catégorie "Révolte pour l'Enfance").

Je remercie toutes les personnes qui ont envoyé des mots, des textes et des pensées de condoléances pour les familles belges choquées et endeuillées.ange_ange_coeur.gif

Je remercie toutes les personnes qui m'écrivent ici ou sur mon e-mail.

 

ange_ange_danseuse.jpgJe voudrais vous dire ce soir que je suis triste pour ces trois petites filles en bas âge tuées chez elles à Amilly dans le Loiret, par leur père qui s'est immolé ensuite par le feu.ange_ange_danseuse.jpg
ange_ange_violet_repos.jpg

Des jumelles de 14 mois et leur soeur de quatre ans retrouvées mortes, assassinées, et leur mère grièvement blessée, assassinée elle aussi jusqu'à la fin de sa vie.

Je suis restée figée devant l'horreur, devant ces drames qui reviennent régulièrement, drames familiaux, drames de la folie "ordinaire", drames des coeurs en souffrance, drames de ceux qui ne peuvent plus regarder la vie en face, vies trop lourde, deuils non accompagnés, violence qui remonte en vague de fond, lame d'un tsunami qui broie les vies, jusqu'aux vies de ses propres enfants.images-1.jpeg

ange_berceau.jpgQue ces enfants soient dans les ailes des Anges, petites filles terrifiées dans cette horreur humaine... Ailes des Anges emplies de douceur et d'amour.

Nous sommes désolés pour vos sourires arrachés, pour vos vies coupées, pour cette violence extrême.

Des drames se vivent derrière les portes fermées. Et puis la mort arrive, le suicide, l'infanticide, le meurtre conjugal.

Il est trop tard. C'est fini. On entend des cris, des hurlements. La mère découvre les corps de ses enfants, de ses petits chéris.

Leur âme est partie. Elles ont quitté leur corps. Elles ont peur, sont paniquées. Elles voient leur père brûlé, terrifiées.

ange_ange_violet_repos.jpgLa vie sur terre, c'était donc ça ?!!!!!ange_dos_tourn_.jpg

Non, petites filles, la vie sur terre, c'est aussi des enfants qui vivent et deviennent adultes, des enfants choyés par des adultes sains d'esprit, équilibrés, responsables. Cet homme qui vous a tuées n'allait pas bien. Il souffrait profondément. Il le savait mais il a laissé le tsunami de désespoir envahir son cerveau et son coeur. Il a pris votre vie pour entrer dans la mort, comme un pirate qui saborde son propre navire et qui jette l'ancre au plus profond de l'enfer.

images.jpegLa vie sur terre n'est pas rose mais vous vous êtes envolées et je vois des plumes de douceur et de tendresse tout autour de vous.

Puissiez-vous être dans un tel amour qu'il balaye tout le reste.

Je crois que dans l'Infini, la pureté d'un enfant est immortelle et renverse toute haine, toute folie, toute horreur.

Comme une neige lavée jusqu'au dernier cristal de toute coupure, de toute trace de sang.

Chloé LAROCHE

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ange_ange_danseuse.jpg_____________________ Voici des numéros où vous pouvez appeler pour parler, dire les choses, ne pas aller droit vers la catastrophe :

 

-Cap éCOUTE : n° vert 0800 33 34 35 (gratuit)

et aussi le 04 72 33 34 35

-SOS Suicide (écoute anonyme de toute souffrance) :
01 45 39 40 00

-Numéro gratuit d’écoute anonyme pour les Parents, Adolescents et Professionnels de l’éducation :
0 810 659 009 (numéro azur) ...

-Croix-Rouge Écoute Parents-Enfants :
0 800 858 858 (de 10 h à 22 h et week-end : de 10 h à 20 h)

-Femmes Battues : le 39 19 (anonyme et gratuit)

-SOS Viols : 0800 05 95 95 (numéro vert gratuit)

-SOS Femmes Violences conjugales :
(toutes violences -psychologiques, morales et physiques-) 01 40 33 80 60

SOLITUDE ET DEPRESSION

SOS Dépression    08 92 70 12 38
Des psychiatres et des psychologues essaient de soulager l'appelant et peuvent lui conseiller une adresse pour aller consulter. Le service peut également envoyer un psychiatre ou un psychologue à domicile en cas de crise grave. 
Ouvert 7 j/7, 24 h/24.

SOS Suicide    01 40 44 46 45
Bénévoles ayant suivi une formation psy. 
Pas d'antenne en province.

SOS Psychiatrie    01 47 07 24 24
Médecins psychiatres.

Urgences Psychiatrie    01 40 47 04 47
Médecins psychiatres.

Suicide écoute    01.45.39.40.00
Suicide Ecoute, s'est donné pour mission d'être à l'écoute téléphonique des suicidaires et des suicidant. Cinquante bénévoles formés à cette écoute particulière se succèdent pour recevoir 24heures sur 24 les appels des désespérés, dans l'anonymat et le respect des convictions de chacun.

Sos Espoir    01.43.70.69.26
SOS Espoir est une association de 1901. Des professeurs et des infirmières sont à l'écoute. Ils sont là pour aider les personnes qui sont en difficultés personnelles, en leur donnant un avis ou les orienter vers d'autres associations si le problème se trouve en dehors de leur cadre de compétence.

VIOLENCE

Allo Enfance Maltraitée    0 800 054 141 ou 119
Des professionnels de l'enfance (psychologues, médecins, enseignants, travailleurs sociaux) reçoivent, 7 j/7 et 24 h/24, des appels concernant en majorité les mauvais traitements et les abus sexuels.

Violence conjugale    01 40 33 80 60 
Femmes info service

L'équipe, composée d'une vingtaine de femmes, dispose d'une base de données pour fournir des informations sur les droits, les possibilités de dépôt de plainte et les centres d'accueil. 
Permanence du lundi au vendredi de 7 h 30 à 23 h 30 et le samedi de 10 h à 20 h.

Viols femmes informations    0 800 059 595
(appel gratuit)

Phare enfants-parents    01 42 66 55 55

SOS Homophobie    08 10 108 135 (coût appel local) 
Un service d'éute téléphonique pour les personnes victimes ou témoins, d'actes ou de discriminations homophobes. Ligne d'écoute anonyme ouverte de 20h00 à 22h00 du dimanche au vendredi sauf jours fériés et samedi de 14h à 16h.

SOS Femmes    03.25.06.50.70
SOS Femmes est une association qui vient en aide aux femmes en difficulté ou qui subissent des violences . Le numéro de téléphone n'est pas un numéro d'urgence mais d'orientation.

SANTE

Fil Santé Jeunes    0 800 235 236 (numéro vert) 
Ecoutants professionnels dont des médecins psychiatres, des juristes et des assistants sociaux. 
Permanence de 8 heures à minuit, 7 j/7.

Alcooliques Anonymes    01 43 25 75 00
Permanence 24h/24.

Drogues Alcool Tabac Info Service    0 800 231 313 ou 113 (numéros vert) 
Ouvert 7 j/7 et 24 h/24.

Sida Info Service    0 800 840 800 (numéro vert) 
Ecoutants professionnels, ayant suivi une formation complète sur le virus, la maladie et les techniques d'écoute. La plupart d'entre eux sont médecins, infirmiers, psychologues ou assistants social, et renseignent sur les les moyens de dépistage et de prévention, ainsi que sur les risques de transmission. 
Ouvert 7 j/7 et 24 h/24.

Ecoute cancer    0810.810.821
Numéro azur (prix d'une communication locale) de la Ligue nationale contre le cancer. Ecoute personnalisée et anonyme. Permanences : lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9 h 00 à 19 h 00, mercredi de 9 h 00 à 20 h 00 et le samedi de 9 h 00 à 12 h 30. Les écoutants bénévoles suivent une formation assuréepar des psychologues et des médecins.

GEFAB    01 45 43 44 75
Le GEFAB, Groupe Européen pour les Anorexiques, les Boulimiques et les familles, fondée en 1983 est une association régie par la loi de 1901 qui se propose de mieux comprendre les pathologies du comportement alimentaire. La permanence téléphonique est assurée par une psychologue les lundi, mardi et mercredi de 14H00 à 15H00. Des bénévoles répondent également, à des horaires fixes précisés numéro de téléphone ci-dessus.

JEUNES

Allô Enfance Maltraitée     119
Allô Enfance Maltraitée a été créée par une loi relative à la protection de l'enfance.

Jeunes Violences Ecoute    0 800 20 22 23
(appel Anonyme & Gratuit)

SERVICES GENERALISTES

SOS Amitié 01 40 09 15 22
- Nombreuses antennes réparties dans les grandes villes de France. 
- Animé par des bénévoles ayant suivi une formation de 3 à 6 mois. 
- Ouvert 7 j/7, 24 h/24.

Croix-Rouge Ecoute    0 800 858 858 (n° vert, gratuit) 
- Animé par des bénévoles formés à l'écoute téléphonique par des médecins et des psy. 
- Du lundi au vendredi de 10h à 22h. 
- le Samedi et Dimanche de 12h à 18h

La Porte Ouverte     0 800 212 145 (n° vert, gratuit) 
- Des lieux d'accueils dans les grandes villes de France (Paris, Lyon, Nîmes, Besançon, Rouen, Toulouse).

 

_______________________________________________ Commentaires :

 

bonjour, 
je vous signale que le 3919 est le numéro sur les violences conjugales et a remplacé le 01 40 33 80 60 (qui fonctionne toujours). C'est la même équipe professionnelle. C'est anonyme (sauf si la personne souhaite lever l'anonymat pour une raison spécifique) mais pas gratuit. Prix d'un appel local. 

la situation qui vous fait réagir est malheureusement ssez typique d'une situation de violences conjugales. Tous les ans environ 170 hommes tuent leur femme, 45 hommes se suicident après et certains tuent également les enfants: en 2006 11 sont morts, en 2007 seulement 1 enfant. Les causes sont presque toujours les mêmes: il veut l'empêcher de partir, de divorcer, de reprendre sa liberté. Des femmes aussi tuent leur conjoint ou ex. Mais le plus souvent parce qu'il la menace ou la battait déjà, et également parce qu'il ne la laisse pas partir. 

Elevons nos enfants et surtout nos garçons, dans la liberté et le respect de l'autre, de son autonomie et de ses projets. c'est comme ça que ça changera. L'amour ne peut être une prison, la possession de l'autre, ce n'est pas possible.

Ecrit par : dominique | 06.03.2009

______________ Réponse de Chloé :

Merci Dominique pour votre commentaire. Je l'ai trouvé très intéressant et je l'ai placé en avant sur une des dernières notes du 6 mars, dans la catégorie "Quand l'amour dépasse l'entendement". À très bientôt ! Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 07.03.2009

21/02/2009

Je prends partie pour ces cinq histoires vraies, ordinaires et tragiques, de pères, de mères aussi, qu'on expulse. De familles qu'on démembre et d'enfants qu'on martyrise en les rendant quasi-orphelins.

images-3.jpegBonjour à tous et toutes,

J'ai reçu cette semaine un texte urgent du Réseau d'Éducation sans Frontières, à propos des pères et mères expulsés de France étant obligés de laisser des enfants derrière eux, leurs enfants. Vous pourrez lire ces témoignages ci-dessous.

images.jpegJe choisis d'éditer ci-dessous ce texte dans mon blog, comme j'en ai édité d'autres pour les faire connaître au plus grand nombre... et pour que vous réagissiez afin d'aider ces familles.images-10.jpeg

Je sais le risque encouru mais je pense comme le Réseau : "Ministres, préfets, conseillers divers sont des personnes publiques, qui ont des comptes à rendre à l'opinion. Il est sain, normal, légitime qu'ils sachent ce qui se pense et se dit de leur action… en des termes qui ne soient ni injurieux, ni diffamatoires même si d'aventure leur action semblerait parfois mériter de tels qualificatifs."

Je défends les personnes dont vous allez connaître l'histoire ci-dessous. Elles souffrent. Ce sont des êtres humains, des pères, des mères.images-2.jpeg
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Des enfants ont le coeur explosé de voir leurs parents arrachés à leur foyer. Naphtali, Élodie, Maria, Juliana, Beverly, Davidson... sont les enfants martyrs d'une politique qui nie la famille.

Je suis choquée de savoir que ces enfants vivent des situations pareilles. Ils ont 3 ans, 13 ans, 3 ans et demi, 15 mois... Ils pleurent à cause de Ministres qui ne se souviennent pas des Droits de l'Enfant.. notamment d'avoir ce DROIT ESSENTIEL d'avoir leurs parents auprès d'eux, leur père, leur mère.

Chaque enfant sur Terre a ce droit. Ne le bafouons pas !!!!!!!images-6.jpeg
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Bien à vous et... réagissez aux adresses données.70677,1178578980,1.jpg

Ne laissons pas ces enfants, ne les abandonnons pas.

Chloé LAROCHE

 

_______________________

 

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Voici donc le mail URGENT reçu du Réseau "ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES" :

(http://www.educationsansfrontieres.org)

 

"Ci-dessous cinq histoires, ordinaires et tragiques, de pères, de mères aussi, qu'on expulse. De familles qu'on démembre et d'enfants qu'on martyrise en les rendant quasi-orphelins.

Son efficacité glacée mais chiffrée dans l'inhumanité, avait valu à M. Hortefeux le titre de ministre de la Rafle et du drapeau. M. Besson a déclaré à la presse que le titre ne lui plaît pas. On le comprend… mais encore faudrait-il qu'il fasse ce qu'il faut pour ne pas le mériter. Pour l'heure, il n'en prend pas le chemin comme en attestent les faits relatés ci-dessous, petite partie, hélas, des misères qu'engendre la politique de ce gouvernement.

images-5.jpegMinistres, préfets, conseillers divers sont des personnes publiques, qui ont des comptes à rendre à l'opinion. Il est sain, normal, légitime qu'ils sachent ce qui se pense et se dit de leur action… en des termes qui ne soient ni injurieux, ni diffamatoires même si d'aventure leur action semblerait parfois mériter de tels qualificatifs.
Les coordonnées de préfectures responsables se trouvent après chaque cas.

Ci-dessous celles des principaux responsables :
Ministère Besson
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : christian.decharrière@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Elysée fax : 01 47 42 24 65 http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr


images-9.jpeg________ L'EXPULSION DE PIERRE LAPOINTE SERA EXECUTEE LE VENDREDI 20 FEVRIER A 10h10 A ORLY-SUD :


Pierre Lapointe, père de famille haïtien de Drancy sera expulsé par la force demain vendredi en direction de Port au Prince.
Sa compagne sera abandonnée à elle-même, la petite Beverly sera privée de son père.
Le petit Davidson, né d'une précédente union et pour lequel son père versait régulièrement une pension, sera privé de ce soutien.
La fabrique à orphelins s'est mise en route aussi en Seine Saint-Denis !
Pourtant nombreux sont ceux (parents, enseignants, élus, etc) qui ont réclamé au préfet une décision humanitaire et avec de bonnes raisons : Pierre Lapointe est en France depuis 9 ans, il travaille comme peintre en bâtiment, son employeur soutient sa demande de régularisation. Sa famille est ici : deux enfants nés en France. Le Ministère envisage-t-il de les expulser aussi ? Et leurs mères avec ? Vers Haïti, pays dévasté par la misère et la violence. Entre absurde et monstrueux, il faut choisir.70677,1199660931,1.jpg
La seule alternative honorable est de libérer Pierre LAPOINTE et de rendre un père à ses enfants et un compagnon à sa femme.
Votre soutien est urgent et peut seul enrayer la machine !

Préfecture de Seine Saint-Denis (M. Nacer MEDDAH)
fax cabinet du préfet = 01 48 30 22 88 / 01 41 60 60 72
mails : courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
serge.morvan@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

(= DERNIÈRE MINUTE : NOUS SAVONS AUJOURD'HUI MALHEUREUSEMENT QUE PIERRE LAPOINTE A ÉTÉ EXPULSÉ.

 

 

261733,1225621383,5.jpg_______ QUASI-ORPHELINE DE PERE A 3 ANS : MERCI M. LE PREFET :

 

Arrêté le 11 février sur son lieu de travail à Levallois (92), Monsieur Shixiong LIN (dossier n° 7503612346) est enfermé au CRA de Palaiseau (91). La préfecture des Hauts de Seine a décidé son expulsion qui est prévue demain vendredi 20 février 20 à 17h20 (vol CA964, Roissy CDG1).


Shixiong Lin a 27 ans, il vit en France depuis l'âge de 21 ans. Il s'est marié en France, il a une fillette de 3 ans, Juliana, née en France qui doit faire sa rentrée à l'école de la rue Domrémy (Paris XIII) en septembre prochain.1224,1231069189,2.jpg

La seule question est de savoir si Juliana va être rendue quasi-orpheline de père ou pas par la décision de fonctionnaires français.

À l'évidence, quelles que soient les bonnes raisons que les fonctionnaires et les hauts fonctionnaires se donneront pour justifier leur décision, l'expulsion de Shixiong Lin en laissant sa femme et sa fille en France serait une saloperie. Elle ne doit pas avoir lieu, Shixiong Lin doit être libéré et régularisé.

Préfecture des Hauts-de-Seine (qui veut expulser Shixiong Lin)
patrick.strzoda@hauts-de-seine.pref.gouv.fr
Fax préfecture Nanterre : 01 40 97 21 19
N° de fax du préfet : 01 47 25 21 21
Mail secrétaire général : didier.montchamp@hauts-de-seine.pref.gouv.fr
Directrice de cabinet : josiane.chevalier@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Préfecture de police de Paris (qui peut régulariser Shixiong Lin)
fax PP 75 : 01 53 71 67 23
mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

==== Pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article17917

Anel a écrit : "Laissez ce jeune couple vivre tranquillement leur vie de famille, il y a d'autres manières de faire "du chiffre"."

 

(= DERNIÈRE MINUTE : NOUS SAVONS AUJOURD'HUI MALHEUREUSEMENT QUE Monsieur Shixiong LIN A ÉTÉ EXPULSÉ / Ajout le 22 février 2009

 

images-4.jpeg___________ ELODIE, 13 ANS RENDUE QUASI-ORPHELINE DE MERE PAR LA GRACE DE M. LE PREFET DU RHÔNE LE 20 FEVRIER :

Marie-Noelle M'BANI est Camerounaise. Elle est en Europe (Espagne et Italie) depuis 2000. Depuis six ans elle est venue en France pour être avec sa fille Elodie, 13 ans, dont le père est Français est pensionnaire à Bapaume dans le Nord, près de chez ses parents ; Marie-Noelle était en déplacement à Lyon où elle espérait trouver du travail.
Contrôlée à la Lyon-La Part Dieu, elle a été placée en rétention et doit être expulsée demain.images-7.jpeg

mél + fax préfet du Rhône : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 49 38
mél + fax secrétaire général : rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr, 04 72 61 49 38
mél + fax directeur de cabinet : michel.tournaire@rhone.pref.gouv.fr ,04 78 60 15 46
mél + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 41
mél + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr
ou sylvia.legris@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 52



images-8.jpeg__________ DOUCEUR ANGEVINE ET ACHARNEMENT POLICIER :


Ammar Amedjar est en prison depuis 15 jours. Il n'a commis aucun délit si ce n'est, en juin 2008, de refuser d'embarquer pour ne pas quitter ses deux filles et sa femme (Marocaine, en France depuis l'âge d'un an, carte de séjour).

Ramah et Ammar s'étaient mariés au Maroc. Impossible de faire venir Ammar en France, regroupement familial refusé. En mars 2008, il passe outre et arrive à Angers. En juin, la police l'arrête chez lui. Il refuse d'embarquer et est donc condamné à de la prison ferme mais est libéré. Quelques jours après, nouvelle arrestation à domicile, il est mis dans l'avion. Deux mois après, il revient clandestinement auprès des siens. Le 6 février, il est arrêté à côté de l'école où il venait de déposer Maria (3,5 ans) et emprisonné.
Maintenant, les choses sont simples : si on laisse faire, au terme de sa peine, Ammar risque d'être conduit directement de la prison à l'aéroport pour être expulsé une fois encore.

Il faut qu'Ammar Amedjar bénéficie de la grâce présidentielle pour sortir immédiatement de prison. Il faut d'autre part et évidemment, qu'un titre de séjour vie privée et familiale soit immédiatement délivré à Ammar Amedjar et que des excuses publiques soient faites à Rahma Amedjar pour le traitement scandaleux dont son mari a été victime.70677,1220866136,5.jpg

Le préalable à tout cela est l'engagement public du ministre Besson de ne pas faire conduire Ammar directement de la prison à l'aéroport ou au centre de rétention.

Numéros tel : 02 41 81 81 81 & 02 41 81 80 20
Fax: 02 41 88 04 63
Mails : marc.cabane@maine-et-loire.pref.gouv.fr
cabinet-prefet@maine-et-loire.pref.gouv.fr

 

70677,1178578980,1.jpg____________ LE PERE DE NAPHTALI, 15 MOIS, BANNI :


Ogima TSASA NDUKA a été condamné à une peine de prison il y a 10 ans. C'est du passé mais l'interdiction du territoire dont il avait été frappé court toujours. Cela signifie qu'Ogima conjoint d'Irène (naturalisée française) père de Naphtali, 15 mois, a été placé en rétention pour des faits qui remontent à 10 ans et pour lesquels il a payé. Il risque à tout moment d'être expulsé en république Démocratique du Congo.
Toute la vie d' Ogima est en France, ses oncles, ses tantes, sa soeur, sa conjointe et son fils .

Lors des dernières élections congolaises Ogima a été interviewé par un journaliste qui a transmis cette vidéo avec la photo et le nom d'Ogima au Congo. Les conséquences immédiates ont été la dévastation de l'appartement de sa soeur vivant à Kinshassa.
Nous ne pouvons accepter le départ d'Ogima, d'abord parce que son retour là bas est risqué, ensuite parce que nous ne voulons pas que Nephtali soit privé de son père et Irène de son conjoint."

Aidez nous en écrivant au ministère de l'intérieur pour demander qu'Ogima soit assigné à résidence pour que son interdiction du territoire français puisse être levée –c'est compliqué, mais ce sont les textes) :
site http://www.interieur.gouv.fr/sections/contact/ministre/ministre

___(Texte envoyé par le Réseau d'Éducation Sans Frontières)

 

moton6.pngATTENTION !!!! _________________ RAPPORT OFFICIEL :

 

"En 2007, en France,

74 enfants de moins de 2 ans,

53 entre 3 et 5 ans,

56 entre 6 en 10 ans,

et 59 de plus de 10 ansimages-9.jpeg

ont été privés de liberté et placés

dans des centres de rétention

avec leurs parents sans papiers.

Soit un total de 242 enfants.

________ En 2008, les chiffres exacts d'enfants privés de liberté en France ne sont pas encore connus.

En 2009, la comptabilisation a déjà commencé."_______________________

 

89599,1226418873,2.jpgDernier mot de Chloé : ALLEZ, S'IL VOUS PLAÎT, SUR LE SITE SUIVANT SIGNER LES PÉTITIONS POUR QUE TOUT CELA S'ARRÊTE : http://www.educationsansfrontieres.org

 

Exemples des pétitions que vous trouverez sur ce site. Cela vous donnera une idée de l'ampleur de la situation :


 

16/02/2009

Propos sur les hommes et les femmes. L'âme des femmes et le poids des siècles. Présence maternelle et congé parental.

 

 

Mn_114b.jpgLa femme a cette capacité de mettre au monde un être humain, homme ou femme.

 

Serait-ce cela qui fait tant peur ? 

 

Tant peur à l’église, aux hommes, à la société qui a attendu 1945 pour permettre à une femme de voter en France.

 

L’Église a dû réunir un Concile pour débattre de la réalité de l’âme d’une femme.Mn_33a.jpgMn_51.jpg

 

"La femme avait-elle une âme ?!"

 

Tous ces hommes, cléricaux et politiques, sont sortis du ventre d’une femme et ils ont osé se poser la question.Mn_17a.jpg

Mn_14b.jpg

 

Mn_19b.jpg

Un homme doit se rappeler qu’il vient du ventre d’une femme. Qu’elle ait été aimante ou non, castratrice, étouffante, responsable ou non, négligente ou attentive... Il doit se rappeler qu’une femme est un être humain comme lui et que cette femme nommée sa mère lui a donné la vie au bout de neuf mois de transformations énormes de son corps, donnant la vie à une nouvelle existence, miracle sans nom d’un bébé à la construction infinitésimale, dans le détail de la moindre petite cellule.

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L’homme, quand il prend une arme pour aller tuer un autre être humain, doit se rappeler cela : cet humain qu’il va tuer a été porté par une femme qui a donné son amour pendant neuf mois, couvant un petit être jusqu’au plus profond des ses tripes... et puis l’a élevé comme elle porterait le monde, avec infinie patience et amour incommensurable, au mépris de ses nuits, de sa fatigue et de sa propre vie parfois.

 

Mn_26a.jpgL'homme doit bien sûr considérer la femme comme son égal, mais en se rappelant qu’elle est une femme, avec des difficultés en plus à assumer telles que : changements hormonaux dans le cycle, règles tous les mois, soucis de tomber enceinte ou non dans le cadre de l’intimité dans le couple, énorme responsabilité de la conception puisque c’est dans son corps que cela se passe, inquiétudes pour que le matériel suive (un enfant ne s’élève pas d’amour et d’eau fraîche).

 

Mn_11b.jpgIl y a quelques temps, en France, je ne sais pas si on a réalisé que l’un des plus grands partis politiques français était en train d'attendre le résultat des votes pour savoir qui de deux femmes allait prendre la tête du parti socialiste.

 

Il y a près de soixante ans, quand les femmes ont déposé leur bulletin dans l’urne afin de voter pour la première fois en France.... si on leur avait dit ce qui se passe aujourd'hui, elles n'y auraient pas cru et se seraient moquées.

 

Oui, le monde avance. Il court. Il galope.

 

ange_ange_coeur.gifMais que les femmes se rappellent que leurs enfants ont besoin d’elles. Comme ils ont besoin des pères, de leur père.

Besoin d'elles, besoin d'eux... pour jouer, pour manger (pas toujours seuls à la cantine), pour se promener, pour courir dans l'herbe, pour regarder le ciel et les fleurs, pour apprendre, pour écouter des histoires, pour s'endormir, pour se réveiller, s'éveiller, pour vivre et grandir.

 

Car à force de courir après l’ambition, l’argent, le pouvoir... en laissant leurs enfants à garder à d’autres de façon parfois excessive ou les laissant tout seuls devant la télé ou l’ordinateur... de façon récurrente... Qui va remplacer l’amour et la présence d’une mère, essentiels pour un jeune enfant, important pour un grand.

 

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Mn_2b.jpgQuand Monsieur Sarkozy propose de diminuer le congé parental alors que c'était un choix possible jusque là, proposé par la Caf, Caisse d'Allocations Familiales, comme l'un des moyens de garde du jeune enfant, il y a de quoi s'inquiéter pour notre société qui privilégie la carrière des femmes et leur rôle dans le monde du travail. Jusqu'aux trois ans de l'enfant, c'était un choix possible, même si la femme n'avait pas grosse aide, mais elle pouvait le choisir et l'employeur ne pouvait s'y opposer et elle retrouvait son emploi au retour de ce congé où elle s'était occupé de son enfant comme elle le souhaitait.

Si la société était plus attentive au sort des femmes, certaines femmes seules, certaines femmes qu'aucun homme n'aide par décès ou abandon, n'auraient pas à sacrifier leurs enfants en travaillant comme des forcenées pour arriver à les faire vivre et à les nourrir... en s'échinant à temps plein voire plus, travaillant le jour et la nuit, sans oublier tout le reste : les courses, le ménage, la lessive et les repas.Mn_38b.jpg

 

Chloé Laroche

 

14/02/2009

Amorversaire de ma fille en ce jour. Quelques mots sur ma vie. Mes enfants et l'amour pour mon ange envolée. Paroles d'une maman face à la crise et à certaines décisions politiques sur la famille.

Bonsoir à tous et toutes,

 

images-1.jpegMa fille OCÉANA est partie il y a douze ans et son amorversaire est aujourd'hui. Elle me manque et mon coeur saigne comme chaque jour depuis son départ. Ma raison de poursuivre le chemin est l'amour qu'elle a laissé dans mon coeur et que je redonne autour de moi, à travers ces deux enfants que j'ai recueillies, à travers mon fils qui est né il y a quatre ans, son petit frère, à travers l'accueil que j'ai démarré d'un jeune en réinsertion et en reconstruction intérieure, qu'une association m'a confié.images.jpeg

Ma vie est un chemin de roses bordé d'arbres aux regards silencieux qui m'encouragent, un chemin de solitude sur un bateau parfois accosté par d'autres bateaux, certains en perdition qui viennent trouver la force de retrouver leur chemin, d'autres en perte de vitesse qui me regardent traverser l'océan sans m'accoster, se disant que ma trajectoire est bien trop téméraire dans ses engagements.

images-4.jpegJe regarde le monde, j'observe la crise, j'écoute, je réagis, je prends partie, je défends, je pétitionne, je me bats, j'écris, je travaille avec coeur, je fais les courses, j'approvisionne mon petit monde en choisissant les prix les moins chers, je lis, je m'informe, je pleure, je ris, je souris au soleil qui se lève chaque matin, je suis scandalisée par certaines décisions politiques, je suis déçue, je gère mon loyer et mes factures, je suis parfois fatiguée, je me lève toujours le matin, j'aime mes enfants, je conduis en évitant les grilleurs de feux rouges, ceux qui ne respectent rien.

La crise ne me fait pas peur vu qu'avant je vivais avec peu et qu'aujourd'hui, cela n'a pas changé.

Que le Président veuille diminuer la durée du congé parental me hérisse car j'ai choisi, après avoir donné naissance à mon fils, de prendre trois années de congé parental et je suis heureuse de l'avoir fait, même en vivant avec peu d'argent. Je l'ai vu grandir, j'ai été présente dans ses premières années, je lui ai donné le sein durant neuf mois, je l'ai emmené se promener, je l'ai vu se réveiller le matin et j'étais là pour ses repas. J'ai joué avec lui et l'ai accompagné à la garderie deux fois par semaine, pour qu'il s'adapte au monde et aux autres enfants. C'était mon choix et n'en déplaise à Monsieur Sarkozy... ma carrière ne s'en est pas trouvée affectée, puisque j'ai retrouvé un travail... puis un deuxième, suite à l'agression subie lors du premier. Je suis en CDI maintenant et le choix que j'ai pu faire, à la suite du congé maternité, de prendre un congé parental est pour moi très précieux.canada-1390113497-1130888.jpg

Voilà, c'était quelques mots en ce jour de la SAINT VALENTIN où ceux qui sont seuls le sont encore plus et je vous offre ci-dessous le poème d'une mère en deuil de son enfant.

Je remercie tous les lecteurs de mon blog et ceux, qui silencieux, suivent mon chemin et mes combats.

Chloé

 

images-3.jpeg

 

 

_________________Poème d'une maman en deuil de son enfant ____________

 

"JE VOUS EN PRIE, ne me demandez pas si j'ai réussi à surmonter, je ne le surmonterai jamais.

JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas qu'il est mieux là où il est maintenant, il n'est pas ici auprès de moi.

JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas qu'il ne souffre plus, je n'ai toujours pas accepté qu'il ait dû souffrir.

JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas que vous savez ce que je ressens, à moins que vous aussi vous ayez perdu un enfant.

JE VOUS EN PRIE, ne me demandez pas de guérir, le deuil n'est pas une maladie dont on peut se débarrasser.

JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas que Dieu n'inflige pas plus que ce que l'homme peut supporter.

JE VOUS EN PRIE, dites moi simplement que vous êtes désolés.

JE VOUS EN PRIE, dites moi simplement que vous vous souvenez de mon enfant, si vous vous rappelez de lui.

JE VOUS EN PRIE, laissez moi simplement parler de mon enfant.

JE VOUS EN PRIE, mentionnez le nom de mon enfant.

JE VOUS EN PRIE, laissez-moi simplement pleurer."

 

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Commentaires

Bonjour à toi !
Je viens de découvrir ton site.
Je voulais prendre quelques instants pour venir te souhaiter mes sympathies pour la perte de ton enfant.

Je sais exactement ce que tu vis.

J'ai perdu, le 14 février 2009, mon mini bébé. J'étais à 23 semaines et 1 jour, j'ai des contractions qui ont commencé et j'ai dû accoucher de mon bébé qui a été en vie durant 1 heure.

Je me demande si on est capable de vivre après une aussi grosse perte... au lieu de sur-vivre?

Je tiens à te faire un câlin virtuel même si nous ne nous connaissons pas du tout.

Une maman qui a très mal
Elizabeth

Ecrit par : Elizabeth | 02.03.2009

 

Merci pour le poème, tout est exact, j'ai vraiment envie de rajouter, ne me dites pas Soyez fort, je ne comprends pas pourquoi je devrais être fort !

Ecrit par : Lionel | 06.03.2009

 

J'ai été très touchée par vos messages, Élizabeth et Lionel. 
Élizabeth, je pense à vous et à votre bébé.
Vous êtes au milieu de la rivière en plein courant et c'est cela "sur-vivre" : arriver à retrouver les bords, plus calmes... d'où on regarde cet endroit où l'on était quand on essayait de surmonter les flots, les larmes sans fin et la peine immense qui nous submerge.
Je vous envoie plein de pensées et de roses.
Sincèrement vôtre,
Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 07.03.2009

 

 

13/02/2009

Lettre d'une grand-mère retrouvée noyée avec son petit-fils, maman en deuil de deux enfants décédés.

Lettre d'une grand-mère________________________________________ images-1.jpeg

 

 

 

fleursjaune_pe.jpg

Perdre un enfant est une chose horrible.

J’en ai perdu deux.

 

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Perdre un enfant est une chose horrible

et quand vient la date anniversaire du décès

le gouffre béant du désespoir s’ouvre

petale_pe.jpget nous plonge dans le canal de l’angoisse

et des larmes infinies.

 

 

 

iris_gr.jpgPerdre un enfant est une chose terrible

En perdre deux est mille fois cruel.

 

nenuphare_pe.jpgJ’en ai perdu  deux et mon coeur s’est brisé.violette_pe.jpg

J’ai quitté la vie en emmenant  le trésor de mon âme

Il s’est noyé avec moi et mon âme avec lui.

 

Je regrette pour les larmes de ma fille

Pour le coeur crucifié d’une maman

Pour le sourire à jamais figé

De mon petit-fils

 

Il dort dans mes bras à jamais

et les anges pleurent au bord du canal

de mes larmes d’un océan sans fond

 

petale_pe.jpgPerdre deux enfants est une chose horrible

un supplice que personne n'imagine

Même par-delà quinze années

de tristesse et d’absence

Passées sans eux

 

De ma vie sans leurs vies décédées

je ne vivais plus

Morte vivante

mais personne ne l’a vu

 

Les fantômes sont invisibles

je vivais ainsi au milieu des rires

de ma famille heureuse de vivre

 

iris_gr.jpgMais la mort dans mon coeur

me rongeait jusque dans ma chair

me rongeait jusque dans l’envie de partir

Jusqu’à cette semaine où le destin

m’a plongée dans la rivière

de mon dernier souffle

 

Je ne pensais pas mourir

ni que la rivière allait nous garder

Juste envie d’aller voir si mon fils était

De l’autre côtéfleursjaune_pe.jpg

 

images-3.jpegMais c’est mon petit-fils qui est mort maintenant

il était si petit et je l’ai emmené dans mon rêve

Pardon à sa maman

Pardon à ma fille

 

Je ne savais pas.

 

Roseimages-1.jpeg

 

 

08/02/2009

Je n'oublie pas cette maman originaire du Cap Vert retrouvée morte à Marseille le 20 Janvier, avec ses deux filles allongées près d'elle. Nous ne savons rien de l'autopsie...

images-9.jpegBonjour à toutes et tous,

 

images-1.jpegLe 22 janvier, les médias nous informaient de la découverte de trois corps morts depuis plusieurs semaines dans un appartement de MARSEILLE.

Personne ne s'était ému avant de la disparition de cette mère de 39 ans, de sa fille de huit ans et d'une fillette de quelques mois. Comment est-ce possible dans un monde où l'école existe, où il y a des voisins ???images-7.jpeg

Cette famille monoparentale ne vivait pas sur une île déserte !!!!!

Les corps ont été découverts en état de décomposition et une autopsie devait être faite pour savoir si c'était un crime, un crime fait par la mère puis son suicide ou un assassinat de la mère et des enfants.

Personne n'en a plus parlé... et deux enfants sont morts dans l'oubli général et le silence. Qui vengera leur mort ? Qui mettra des mots sur leurs âmes terrorisées, sur leur maman décédée qu'elles n'embrasseront plus ?

images-5.jpegCette femme était originaire du Cap Vert. Ce pays si beau dont je vous offre quelques photos pour rendre hommage à cette famille partie dans la mort, allongée sur un lit, dans le désespoir et la solitude d'une vie peu accueillante.images-8.jpeg

Chères petites filles, allez en paix et sachez que personne ne vous oublie ici. 

Pensées.

Chloé Laroche

 

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05/02/2009

Une maman, Sylvie Garrigues, a été tuée il y a un an par un chauffard. Souvenir et hommage. Présentation de la Ligue contre la Violence Routière. Je suis tous les jours sur la route et je vois des dizaines de rouges et oranges brûlés.

Bonsoir à toutes et tous,

images-2.jpegSylvie Garrigues est morte il y a un an, le 7 février 2008, renversée par un chauffard dans la rue.

Elle était à pied, sur le trottoir.

Elle avait une fille de quelques mois qui pleure aujourd'hui sa mère.images-4.jpeg

images-1.jpegJ'honore son anniversaire de décès et pour elle ainsi que pour ses proches, je redonne ici, plus bas dans mon article, l'article de la Dépêche pour qu'on n'oublie pas.

Je présente aussi la Ligue contre la Violence Routière, ligue créée en 1983 par Geneviève Jurgensen, une maman qui a perdu ses deux filles dans un accident de voiture... causé par un jeune homme roulant trop vite.logo.gif

J'ai toujours admiré cette femme qui a eu depuis d'autres enfants et qui se bat pour que les accidents diminuent et que des vies soient sauvées.

Mon métier comme conductrice de personnes handicapées et à mobilité réduite me place tous les jours sur la route et notamment en ville, à Grenoble et ses environs. Je dois vous avouer que je suis horrifiée par le nombre de feux rouges et oranges grillés par des automobilistes devant mes yeux.auto-camion.jpg

images-4.jpegJe suis horrifiée aussi parfois par la désinvolture des piétons qui traversent sans regarder ou à des endroits très dangereux. "Horrifiée" est un mot fort, me direz-vous... Non ! Je l'emploie car il exprime l'horreur d'un piéton écrasé, renversé, écrabouillé, décapité parfois, démembré sous le choc avec un véhicule...thumb.06_pietonvert.jpg

Ainsi, un jour, je roulais en ville pour mon travail et j'ai soudain repéré au milieu de la route, sur un terre-plein sans aucun passage piéton, une maman, un bébé et un jeune enfant qui attendaient pour traverser. Heureusement que j'ai anticipé ce qui allait arriver, car sinon, l'enfant de trois ans serait passé sous mes roues. Qu'ai-je donc fait ? En les voyant, j'ai ralenti au maximum. Heureusement, car l'enfant s'est précipité sur la route devant moi, échappant à sa mère qui attendait en cet endroit dangereux. J'ai pu stopper net car j'allais à 10 kilomètres à l'heure. Imaginons que je roule même un peu plus vite. Le petit passait sous mes roues. Horrible... Quand j'y pense, je songe qu'un ange m'a retenue par une intuition et j'ai pu éviter le pire. Quand j'y pense encore, je demeure persuadée qu'un conducteur qui demeure attentif à son entourage (piétons, enfants, vélos, motos, autres véhicules)... peut éviter le pire à tout moment !!!!images-3.jpeg

accident_91_thumb.jpgJe pense qu'il faut toujours se rappeler qu'en ville, un enfant peut débouler ou courir devant vos roues, qu'un piéton peut traverser aussi sans prévenir. Vous devez rester maître de votre véhicule et pour cela, il faut rouler doucement. Quand vous voyez que vous traversez une zone à risques et qu'il y a des piétons, la vitesse la plus appropriée est de 15 à 30 kilomètres à l'heure. Le 50 est déjà trop.

Vous trouverez plus bas les informations et citations que j'ai choisi de vous présenter.

Sincèrement vôtre,

Chloé LAROCHE________________

panneaux-insolites-marseille-france-1389945329-1085798.jpg

 

 

 

images.jpeg______Geneviève Jurgensen est à l’origine de “la Ligue contre la violence routière” qu’elle a créée en 1983, trois ans après la mort de ses deux filles de 4 et 7 ans, tuées dans un accident causé par un jeune homme qui roulait trop vite. 

“L’accident qui a coûté la vie à mes filles a été causé par un jeune homme qui roulait trop vite. A ce moment précis, je n’ai eu qu’une question en tête : ai-je ou non des raisons de me révolter ? Autrement dit : ce qui est arrivé à mes filles relevait-il de l’accident ou du scandale social ? Après des recherches, je me suis aperçue que la France était très en retard sur la question de la sécurité routière. C’est ainsi qu’avec une autre mère de famille, nous avons créé la “Ligue”. C’est un groupe de pression qui a pour but de favoriser par tous les moyens légaux la lutte contre la violence routière. Notamment en suggérant des mesures et en veillant à leur adoption. 

collision_autobus.jpgLa violence routière reste partout un drame affreux mais la France a rattrapé son retard. Les chiffres parlent d’eux-mêmes ; je les rappelle souvent à ceux qui s’interrogent encore sur la nécessité de contraindre les gens à des mesures de sécurité : entre la mort de mes enfants et aujourd’hui, nous sommes passés de près de 13 000 morts par an sur les routes, dont 1 000 enfants de moins de 15 ans, à 4 600 morts dont 200 enfants de moins de 15 ans. 

L’obligation d’attacher les passagers à l’arrière me tient à cœur bien sûr. J’y vois un cadeau de Mathilde et Elise aux enfants d’aujourd’hui. Elles seraient en vie si cette loi avait été en vigueur, ce 30 avril 1980 où elles partaient avec leur oncle, leur tante et leur cousine voir leurs grands-parents."

Propos de Geneviève JURGENSEN

+++++++ Ses conseils pour tous ceux qui partent en vacances sont simples. Voici les quatre principaux : renoncer à la vitesse, faire une pause toutes les deux heures, ne pas boire une goutte d’alcool, et veiller à ce que tout le monde soit attaché +++++++++++++++++

images.jpegComment Geneviève JURGENSEN survit à la mort de ses deux filles : 

Leur mort n’a aucun sens ! Quand bien même elle m’aura permis, grâce à mon engagement, d’épargner à d’autres enfants une fin identique, rien ne justifie la mort de deux petites filles. Il s’agissait plutôt de ne pas faire deux fois la même erreur : après la mort de nos filles, nous savions, mon mari et moi, que nous allions mettre d’autres enfants au monde. Il fallait bien faire en sorte que ce monde change…

Au début, ce qui prime c’est la terreur. La terreur devant l’immensité du malheur… Nous étions tétanisés, anéantis par ce qui était arrivé. 

Si une de mes filles avait survécu, j’aurais eu à lui montrer l’exemple, l’encourager… Là je n’avais plus personne à qui montrer quoi que ce soit. 

On passe sa vie à avoir peur pour ses enfants… Mais pas pour tous à la fois…

Alors pendant longtemps, souffrir a été ma seule façon de continuer à aimer mes filles. La fraîcheur de la douleur, c’est encore la fraîcheur de l’amour...

____La première année, chaque jour est porteur de « l’année dernière à la même époque… ». Tout nous ramène à elles, la rentrée des classes, un anniversaire, Noël… Et puis le temps passe… Il allège la douleur bien sûr, mais use l’inoubliable."

Propos de Geneviève JURGENSEN, co-fondatrice de la Ligue contre la violence routière. 
 

 

images-2.jpegPrésentation de la Ligue contre la violence routière _______________

Fondée en 1983, la Ligue contre la violence routière agit pour que la plus meurtrière des délinquances en France soit traitée avec la gravité qu'elle mérite. Organisée en associations départementales, elle interpelle tous les acteurs de la sécurité routière: ministres, élus, préfets, maires, élus, constructeurs automobiles, conducteurs de poids lourds, automobilistes, motocyclistes.

CONTACT :

La ligue contre la violence routière

15, rue Jobbé-Duval – 75015 PARIS 

Tél : 01 45 32 91 00 

Fax : 01 45 32 91 01

secretariat@violenceroutiere.org

 

images-3.jpeg____________ARTICLE PUBLIÉ LE 08/02/2008

SUR LE DÉCÈS ACCIDENTEL DE SYLVIE GARRIGUES : 

 

Article de JEAN-NOËL GROS (http://www.ladepeche.fr)

Drame. Une jeune maman tuée par un chauffard.

Une voiture folle fauche une piétonne sur le trottoir hier matin à Bagatelle :

 

"Elle adorait s'occuper des enfants, c'était son métier, et depuis dix mois, elle était elle-même mère d'une petite fille. Sylvie Garrigues, âgée de 32 ans, auxiliaire de puériculture dans le quartier de Bagatelle est morte hier matin, vers 10 heures, à deux pas de son lieu de travail. Elle marchait sur le trottoir rue Henri-Desbals, près de l'impasse du Bachaga-Boualam où se trouve la halte-garderie, quand elle a été fauchée de plein fouet par une voiture folle, une Mégane noire lancée à pleine vitesse et dont le conducteur avait perdu le contrôle.

« Il arrivait plein pot depuis la Reynerie », raconte un témoin du drame. « Quand j'ai vu qu'il allait heurter quelqu'un, je n'ai pas osé regarder. J'ai compris tout de suite que ça serait grave », observe une passante, émue. La Mégane a dépassé une Opel Zaphira qui circulait rue Henri-Desbals. Elle l'a percutée sur l'aile au moment où l'Opel commençait à tourner vers l'impasse du Bouchaga-Boualam. Déséquilibrée, la Mégane a filé sur le trottoir opposé à son sens de circulation. Elle a défoncé des plots et une barrière de stationnement puis arraché le feu tricolore. Sous la violence du choc, la passante, qui se trouvait sur ce trottoir, est morte sur le coup.images-1.jpeg

Un quartier sous le choc :

Sonné, la voix étranglée, le conducteur de l'Opel explique: « J'avais mis mon clignotant pour tourner. J'ai regardé dans mon rétro : je n'ai vu personne ! ». Il a assisté, horrifié, à la collision mortelle.

L'accident a causé une vive émotion dans le quartier. Plusieurs personnes ont été directement témoins du drame. Certaines ont tenté de secourir la victime. « C'est un problème de quartier. Ces jeunes se croient tout permis. C'est une zone de non droit ! », réagit, sous le coup de la colère, une collègue de Sylvie Garrigues. « C'est un excès de vitesse, je n'excuse pas mais je ne veux pas stigmatiser les jeunes », indique pour sa part Djilllali Lahiani, le maire du quartier. Venu pour une réunion, il était présent quelques minutes après l'accident. « J'ai vu le conducteur de la Mégane que je connais. Il était complètement bouleversé. Il a fondu en larmes», poursuit-il.

Sylvie Garrigues, née Demontrond, travaillait à la halte garderie de la CAF au fond de l'impasse du Bouchaga-Boualam depuis un peu plus de quatre ans. « Elle était partie à 10 heures moins dix, elle allait à la crèche de La Faourette pour un remplacement. Elle avait accepté de prendre mon tour. Car c'est moi qui devais y aller. En voiture », témoigne, bouleversée, une collègue de travail.

Positif aux stupéfiants :

Le conducteur de la Mégane, Hadj Saidi, un jeune homme de 24 ans, au chômage, qui habite à La Faourette, a été placé en garde à vue hier. Une garde à vue qui devrait être prolongée ce matin. Le dépistage aux stupéfiants s'est révélé positif. Hier, une cellule de soutien à destination du personnel de la CAF a été mise en place, a annoncé le maire de quartier. Un rassemblement du collectif des femmes de Bagatelle, qui a déjà manifesté contre la violence, est prévu samedi à 14 heures. La députée Martine Martinel a également fait part de « son émotion et (de) sa colère ».

 

29/01/2009

Hommage aux Justes et à tous ceux qui ont sauvé la vie d'autrui dans un élan de solidarité et d'entraide, jusqu'au péril de leur propre vie.

Bonsoir à tous et toutes,

 

images-1.jpegSur Terre, vous n’imaginez pas combien de personnes ont eu, et ont encore, de beaux gestes envers autrui, des comportements héroïques passés sous silence, des vies de saints totalement inconnues...

C’est parce qu’il y a tant de belles âmes dans l’humanité qu’il est important que certaines soient reconnues pour servir d’exemple. Ainsi, pour Jeanne Brousse, nous aurons attendu cinquante ans la remise de sa Médaille du Juste pour avoir sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a dit, lors de la cérémonie, ces mots : “Je n’ai fait que mon devoir. C’est un devoir de conscience et de solidarité que de porter assistance à personne en danger. Je n’ai rien fait d’extraordinaire. J’ai simplement aidé des Juifs en danger.”

La Médaille du Juste a été créée en 1963 pour honorer les non-Juifs qui ont secouru et aidé des Juifs contre la menace nazie. Mille sept cent français l’ont reçue. Ils servent ainsi d’exemple et contrebalancent par leurs actions les actes honteux que l’Histoire de la France a connu : dénonciations, pactes avec l’Ennemi, collaboration avec les nazis, complicité dans la Déportation.

images-7.jpegLe Talmud dit : “Considère toujours que de ton propre acte dépend la valeur du monde, ou sa faute gravissime.” L’écrivain Raphaël Cohen a commenté le texte sacré ainsi : “Ce que tu fais toi-même est essentiel, pour le monde entier. Reconnais l’importance de ton acte, dans ses intentions, dans sa portée infinie. Ne considère jamais qu’il appartient à d’autres d’oeuvrer pour le monde.” Je rajouterais que... ce que tu fais est essentiel car ce que tu ne fais pas peut causer la mort, la perte de vies... Il y a quelques mois, un jeune a été agressé devant son lycée.. Une dizaine de jeunes l’ont attendu et l’ont passé à tabac. Autour d’eux, des jeunes ont ouvert leur téléphone portable... Pour appeler la police ou les secours..., me direz-vous ?! Non, c’était pour filmer la scène ! Voilà où se situe la faute gravissime. Assister à une scène où une victime aurait besoin de vous et prendre plaisir à enregistrer le mal qu’on lui fait. Des adultes ont dû intervenir et ont pu arrêter le massacre.

Si Froduald Karuhije, maçon au Rwanda, n’avait pas creusé des tranchées ingénieuses pour y cacher des personnes et les nourrir pendant le génocide de 1994, quatorze Tutsis seraient morts.

En juillet 2004, si le jeune Damien Gladieux n’avait pas plongé d’un pont pour sauver un enfant de quatre ans de la noyade, une famille serait en deuil.images-8.jpeg

Si Cornélia Walser Kruse n’avait pas agi avec sang-froid et un courage extraordinaire le 10 septembre 1999, une femme et son bébé seraient morts dans leur voiture tombée dans le lac de Zurich. Cornélia n’a pas hésité à rentrer dans l’eau pour ramener la mère sur la terre ferme puis à replonger pour sauver le bébé pris au piège dans son siège-auto. Cette femme a été la première lauréate des Chevaliers de la Route de l’An 2000.

En 1984, si John Kriticos, camionneur canadien, avait pensé à sa propre sécurité, il n’aurait pas porté secours à ce bébé de 19 mois attaché sur le siège arrière d’une voiture en flammes. Depuis 1956, un prix est attribué chaque année à un héros canadien de “camionnage” qui a fait preuve de courage, de présence d’esprit et d’intégrité dans une situation d’urgence, comme John.

images-3.jpegToutes ces personnes sont un exemple de solidarité et du "réflexe de solidarité" dont j'ai déjà parlé. À un moment donné, précis, elles ont croisé le destin d’un autrui en danger et elles n’ont pas hésité à leur venir en aide. Vous allez me dire : “Le fait de sauver quelqu’un de la noyade ou du feu suffit-il pour être un héros ?” Je vous répondrai ceci : toutes ces personnes sont sur le chemin du coeur, simplement, et leur acte le prouve sans grand discours. Le jeune Damien, après le sauvetage de l’enfant, a déclaré : “J’ai juste sauvé un petit. Pour moi, c’est normal.” Comme je l’écrivais précédemment, il y a énormément de héros sur cette Terre... héros méconnus, invisibles, cachés... si simples dans leur quotidien, si saints dans leur simplicité.

Un auteur québécois, Richard Thibodeau, a écrit très justement que “être un héros, c’est tenir le coup lorsque tu as envie de tout abandonner, de garder tes rêves vivants quoiqu’il arrive, d’avoir le courage d’apprendre de tes erreurs, de faire ce qui a besoin d’être fait pour améliorer ta vie et améliorer celles des gens qui t’entourent, d’accueillir tes peurs et de les guérir, de consoler un enfant, de prendre le risque d’aimer tout en sachant que tu peux perdre cet amour à n’importe quel moment.”

Chloé LAROCHEimages-10.jpeg

28/01/2009

La réintégration d'un évêque révisionniste par le Pape est une honte et un affront à la communauté juive, une ignominie pour toutes les victimes des Nazis, une insulte à tous les chrétiens, aux croyants et à l’humanité entière.

Photographie prise par les S.S. dans le camp de Mauthausen et découverte à la libération du camp. La nudité était un moyen d'humilier et de détruire les déportés. mauthausen.jpg
On voit aussi les effets de la sous alimentation des déportés.

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Bonsoir à tous et toutes,

 

Le Pape Benoît 16 vient de réintégrer dans l’église un évêque soutenant les thèses révisionnistes niant la Shoah : Richard Williamson.

54717_1010176083.jpgDans une interview à la télévision suédoise, cet évêque avait dit : "Je crois que les preuves historiques condamnent sans ambiguïté la thèse selon laquelle six millions de personnes ont été tuées dans des chambres à gaz sur décision politique d'Adolf Hitler."

Cette réintégration est une honte et un affront à la communauté juive, une ignominie pour toutes les victimes des Nazis, une insulte à tous les chrétiens, aux croyants et à l’humanité entière.

Comment des personnes peuvent-elles nier la vérité de ceux qui ont vécu dans leur chair les chambres à gaz, les tortures, les expériences chimiques, les meurtres d’enfants, les trains de la mort, l’holocauste, la destruction massive des Juifs ainsi que celle des Résistants, des Tziganes et des Homosexuels ?

dessin_david_olere.jpgTous les chrétiens devraient se lever et s’opposer à cette décision.

Chacun d’eux devrait boycotter la messe et écrire au Vatican.

Déjà que l’église tient une position peu “amen”.... pour la femme, elle exagère encore à un point exaspérant.

De plus, elle tient des propos contre le préservatif et contre la contraception, mais elle n’a qu’à aller faire un tour du côté des femmes africaines qui attrapent le sida, du côté des femmes de tous pays qui sont obligés d’avoir des enfants par fécondité non contrôlée, du côté des hommes qui sont très heureux de n’être pas obligés de mettre un préservatif et qui ne pensent pas à la femme.... mais qui eux-même attrapent le sida.

Jésus est mal représenté aujourd’hui par les opinions du Vatican. La crucifixion a été vécue par six millions de Juifs massacrés, cette crucifixion de la souffrance de l’humanité clouée sur la croix du pire. Si un évêque sensé représenter l'autorité de l'église décrète que cela n'a pas existé et que les chambres à gaz sont pure invention, il insulte et nie à jamais tous les morts de cette terrible époque.

Le Vatican ne représente que les intérêts d’un groupe de pouvoir qui dit pouvoir pardonner à un homme, à un négationniste. Une chrétienne a dit aujourd’hui en radio : “Il y a des gens à qui on ne peut tendre la main et à qui on ne pourra jamais la tendre.”54715_1051712765.jpg

C’est comme si Hitler revenait aujourd’hui et que au nom du pardon, le Pape le réintègre dans l’Humanité et lui pardonne aussi simplement que cela.

On ne peut pardonner au mépris de l’horreur vécue.

Pour la mémoire de tous ceux qui sont morts pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Chloé LAROCHE

 

 

______________Pour information : 

 

“Mgr Williamson, qui est d'origine britannique, a contesté à plusieurs reprises l'extermination de six millions de Juifs et l'existence de chambres à gaz homicides dans les camps de concentration nazis, admises par la plupart des historiens.

Mercredi, il avait déclaré à la télévision suédoise qu'il n'y avait "pas eu de chambres à gaz" et que le nombre de Juifs exterminés dans les camps de concentration se situait entre 200.000 et 300.000.

"Nous n'avons pas l'intention de nous ingérer dans les affaires intérieures de l'Eglise catholique, cependant, l'empressement avec lequel un négationniste a été ramené dans l'Eglise jettera une ombre sur les relations entre les juifs et l'Eglise catholique", a dit à Reuters le représentant d'Israël au Vatican, Mordechaï Lewy.

Rappelant que Jean Paul II avait qualifié l'antisémitisme de péché contre Dieu et contre les hommes, le rabbin David Rosen, chargé des relations inter-religieuses au sein du Comité juif américain, a estimé qu'"en accueillant dans l'Eglise catholique un négationniste sans rétractation de sa part, le Vatican se moque du geste de Jean Paul II, de sa répudiation et de sa condamnation de l'antisémitisme".

(extrait d'article du site : http://fr.news.yahoo.com)

 

________________________________   Le Négationnisme (extrait de la définition de WIKIPÉDIA.ORG) :

"Le terme négationnisme désigne, dans sa signification première, la négation de la réalité du génocidepratiqué par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale contre les Juifs et les Tziganes (Négation de la Shoah). Le négationnisme consiste ainsi à prétendre, notamment par la négation de l'existence des chambres à gaz d'extermination ou de la volonté d'extermination des Juifs d'Europe par les nazis, que la réalité de ces crimes relèverait de mythes. L'expression publique de ces propos est sanctionnée dans de nombreux pays (le 26 janvier 2007, l'Assemblée Générale des Nations Unies a adopté par consensus une résolution condamnant la négation du génocide des Juifs par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale).

Par extension, le terme est régulièrement employé pour désigner la négation, la contestation ou la minimisation d'autres crimes historiques. Ce fut le cas pour le génocide arménien par le gouvernement de l'Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale, le massacre de Nankin perpétré par l'armée impériale japonaise, le génocide au Rwanda, les massacres pratiqués par les Khmers rouges au Cambodge, des massacres coloniaux... Bien que ces événements se soient déroulés dans des circonstances variées et aient été commis selon des méthodes diverses, on retrouve de nombreux traits communs dans leurs négations respectives.

La question se pose pourtant de définir une limite claire entre la notion de « contestation de crimes historiques » et celle de « négationnisme »2. La démarche négationniste a ceci de particulier qu'elle use d'une méthodologie partiale et malhonnête, opérant la sélection, la dissimulation, le détournement ou la destruction d'informations corroborant l'existence du crime (voire la création de fausses preuves « impliquant » l'inexistence des évènements passés). On peut légitimement parler de négationnisme lorsque de telles méthodes sont employées, lorsque les motivations ne sont pas exclusivement la recherche de la factualité historique (motivation antisémite, partisane ; voir la partie motivations des négationnistes) et lorsque les faits contestés ont été indubitablement établis."

26/01/2009

Cette parenté avec la souffrance d’autrui, je la fais mienne, car dans mon coeur, elle est toute proche, même si l’éloignement physique fait que les autres êtres humains peuvent être très éloignés sur la Terre.

J’ai choisi il y a un peu plus de six ans de changer de métier. Je suis devenue ambulancière et aussi taxi, car ce sont des métiers de service et d’écoute aux autres. La plupart des taxis font des transports sanitaires dans leur véhicule et doivent obligatoirement passer leur Certificat de Premiers Secours.

images.jpegCe sont des métiers où on est directement au prise avec la réalité de la vie, la souffrance quotidienne des malades, leur calvaire, leur besoin de parler et d’être écouté. On transporte des personnes âgées souvent seules, des personnes en dépression ou dans le deuil. Les transporter d’un point à un autre sans qu’ils s’en aperçoivent et leur apporter réconfort et baume au coeur, est un idéal solidaire.

Les ambulanciers rencontrent aussi beaucoup d’âmes en préparation du dernier voyage, préparation consciente ou non. C’est extrêmement touchant d’être les accompagnants, les transporteurs ultimes parfois de ces personnes qui ont tout donné en sacrifices physiques.

Nous rencontrons dans ce métier des destins portant de terribles souffrances, comme cet homme atteint par la maladie que j’avais transporté avec sa femme. Ils avaient perdu leur fille de quarante ans dans un accident de voiture. Ils avaient fui l’Espagne pendant le régime de Franco. On peut fuir un pays, un régime... mais l’état de deuil, lui, se vit, au jour le jour, et ils étaient effondrés, courbés sous le poids de leur croix trop lourde... maladie, exil, deuil.

images-1.jpegUn soir, alors que j’étais triste et comme si cette rencontre devait me secouer pour que je continue d’être forte... j’ai rencontré un homme de soixante dix ans. Je devais ramener sa fille handicapée mentale, une femme de quarante-cinq ans, du CAT -centre d’accueil thérapeutique à la journée- à son domicile. Lorsque j’ai accompagné cette personne jusqu’à la porte de sa maison, le vieux père est venu me saluer et m’a proposé de venir manger un morceau de brioche. Et puis, debout devant moi, il s’est mis à me parler de sa femme : “La pauvre, elle n’est plus là. Elle s’est suicidée en se jetant dans l’étang, juste derrière la maison, l’année passée. Elle était malade des nerfs. Elle s’est noyée.” Le pauvre homme pleurait. J’étais bouleversée. Je lui ai témoigné toute ma compassion. C’était une mer de détresse qui emplissait cette maison, ces deux coeurs en deuil, ces vies naufragées.images-1.jpeg

En me raccompagnant au taxi, cet homme m’a dit : “Je ne voulais pas vous le dire devant ma fille. Mais elle a été renversée par une voiture, juste là, à l’âge de cinq ans. Ma femme ne s’en est jamais remise. Ma fille s’en est sortie, même avec les séquelles que vous voyez.”

Il y avait des larmes de sang dans tout le paysage. J’ai quitté ces deux coeurs si lourds, si lourds... mais peut-être un peu plus légers car le fait de m’avoir parlé ainsi, d’avoir pu épancher un peu la souffrance grâce à la parole donnée et écoutée, partagée, a soulagé imperceptiblement le deuil de cette famille, la peine vécue au quotidien dans le handicap et l’absence. J’ai senti en partant que l’oeil de la jeune femme s’était éclairci et qu’une lueur de sérénité s’était mise à briller dans son coeur.

J’ai témoigné dans mon avant-dernier livre de toutes ces rencontres avec les patients transportés, rencontres humaines riches de sens et de courage. J’y ai écrit cette page que je voudrais vous offrir ici (extrait de "Transports d'âmes et d'hommes").

Un après-midi, nous étions allés avec mon collègue ambulancier dans un centre d’accueil spécialisé, pour chercher une dame et l’emmener passer un scanner.

C’était une femme jeune, au visage d’ange. Elle était prostrée, paralysée ainsi depuis plus de dix ans, le regard tourné vers ailleurs, figée comme un iceberg dans lequel la vie aurait été enfermée à jamais.
-C’est une rupture d’anévrisme qui l’a frappée d’un seul coup. Elle était dynamique, pleine d’énergie, de projets et maman d’un petit garçon. Elle a eu un jour très mal à la tête et soudainement elle a disparu dans ce gouffre de la maladie.” C’était sa soeur qui se confiait ainsi à moi... “Notre vie dans la famille n’a plus jamais été celle d’avant.”

images-3.jpegElle sortit fébrilement des photos de son sac. “Tenez, ce sont des photos de ma soeur. Regardez comme elle était belle et épanouie.” J’ai regardé, très émue, ces photos d’une jeune femme de trente ans, heureuse de vivre. Je me suis dit, en voyant ce qu’elle était devenue, que la souffrance du Christ offerte sur la croix se poursuit inlassablement dans l’humanité martyre.

Cette crucifixion de la chair et de l’âme, cet écartèlement qui n’en finit plus au coeur de la vie, a commencé dans ma propre existence le jour où des hommes en noir ont cloué et fermé à jamais le cercueil de ma fille de trente mois. Pour continuer à vivre et pour exister pleinement, il faut apprendre à offrir sa souffrance pour qu’une transmutation s’accomplisse dans d’autres vies que la sienne. S’offrir comme un coeur ouvert et le donner aux Anges pour qu’ils le transplantent dans d’autres vies en détresse ou en perdition.images-2.jpeg

J’ai retrouvé dernièrement la même pratique dans un livre bouddhiste, dont le titre est : “Quand tout s’effondre - Conseils d’une amie pour des temps difficiles” de Pema Chödrön. J’avais cet ouvrage près de mon lit, et j’ai ouvert ce livre “au hasard”, à un moment où tout s’effondrait dans ma vie. Cela parlait de la “bodhichitta”. C’est une pratique qui consiste à transformer sa propre souffrance en la faisant ressortir de soi en lumière, en énergie et pensées de joie, en offrande d’amour, en don offert à tous les souffrants, à tous les blessés de la vie, à tous les affligés.

Dans le chapitre intitulé “l’amour qui ne mourra pas”, j’ai été saisie par cette description de la tendresse infinie en nous, générosité de sa propre douleur, qui nous relie à la souffrance de toutes les personnes sur terre, souffrance qu’on peut soulager par l’offrande de la sienne. Cette parenté avec la souffrance d’autrui, je la fais mienne, car dans mon coeur, elle est toute proche, même si l’éloignement physique fait que les autres êtres humains peuvent être très éloignés sur la Terre. Nous sommes vulnérables et fragiles, en tant qu’êtres humains, aussi “laissons la douleur du monde nous toucher le coeur et transformons-la en compassion”, ainsi que le recommande le seizième Gyalwa Karmapa.

Dans cette démarche, on ne peut pas se tenir à distance. On ne peut pas se protéger en restant caché ou muré dans sa propre vie, évitant d’écouter les bruits d’armes et de larmes du monde qui vit tout autour de nous et sur la même planète.

En refusant cette démarche, on peut ignorer les cris de détresse des enfants qui meurent de faim dans les pays les plus pauvres, les veuves du Rwanda qui ont adopté des enfants alors qu’on a massacré leur mari et leurs enfants, toute leur famille. On peut ignorer la souffrance des sidéens, les ignorer, omettre de leur parler, refuser de les embrasser. On peut ignorer son voisin, refuser de lui dire bonjour malgré ses efforts pour être conciliant et retrouver la paix. On peut oublier que les ours blancs sont en train de mourir au Pôle Nord, noyés parce que le sol de la banquise se dérobe sous leurs pattes. On peut éviter d’entendre la femme qui pleure dans sa montée d’escalier, frappée encore une fois par son conjoint. On peut se boucher les oreilles devant les cris de souffrance d’un enfant martyrisé et si c’est le sien que notre compagnon abuse, on peut aussi se dire que ça lui passera, qu’on ne peut “rien faire à part se taire”... parce que le silence est la tombe des pires atrocités.

images-2.jpegOn peut omettre de se rappeler que des enfants aborigènes ont été arrachés de force à leurs parents, entre 1880 et la fin des années soixante, pour les placer en Internats d’État afin de les christianiser. On peut clamer “que les camps de concentration n’ont jamais existé” et que les Juifs auraient monté de toutes pièces leur calvaire, qu’on aurait inventé les six millions d’humains exterminés par les Nazis, les trains de la mort, les montagnes de lunettes retrouvées à la Libération appartenant à toutes les personnes gazées. On peut oublier qu’à Grozny, en octobre 1999, les forces d’aviation russes ont délibérément bombardé une maternité, la seule encore ouverte. Une femme était en train d’accoucher. Elle a été défenestrée par le choc de l’explosion. Son bébé, tué dans une violence inouïe, a paralysé les âmes des Anges et les ailes des oiseaux.


Chloé LAROCHE

25/01/2009

Pour Léon et Korneel, les deux bébés tués dans le massacre de la crèche de Termonde en Belgique.

 

thumb_f-prairie-ptit-papillon.jpgPour Léon et Korneel.

 

 

thumb_alam_IMG-238.jpgVous étiez dans votre lit

Pour faire la sieste endormis

Et puis la mort vous a pris

Dans cette horrible tuerie

 

Pour faire la sieste endormis

Vous rêviez aux fleurs, au ciel bleuthumb_f-prairie-ptit-papillon.jpg

Mais un homme fou est entré

Maquillé en noir et blanc

 

Un jour sa vie a choisi le mal

thumb_fleur blanche.jpgIl a basculé sur une voie terrible

Comme un inconscient il n’a pas su

Qu’il entrait sur un chemin sans retour

 

Il a choisi de vendre son âme 

À des couteaux, à des idées noires

thumb_ange-rosejaune.jpgIl a voulu tuer des enfants, des bébés

La lumière douce, les couleurs de demain 

 

Il est parti vers votre crèche

Protégé par un pare-balles

Il est entré comme dans un moulin

Vous étiez à sa merci, à son attaque

 

thumb_200268142-002.jpgDes femmes courageuses étaient là

Elles vous ont protégés, se sont battues

Contre ce forcené au visage de mort

L’une d’elle, Marita, est tombée à jamais

 

L’homme du mal s’est jeté sur les bébés

A porté des coups de lames, larmes noires

Jamais crèche n’a vu pareille horreur

Votre sang a couvert vos dessins aux murs

 

304969590.jpgVous avez été deux bébés à succomber

Deux enfants innocents morts dans les cris

Vous êtes venus au monde et vous partez

Emportés par la violence d’un homme fou

 

Vous vous souviendrez des calins douxthumb_108678067_small.jpg

De vos parents, de votre maman

Des doudous et des femmes de la crèche

Des fleurs de la Terre qui vous pleurent

 

thumb_hadaenflorazul.jpgVous êtes partis dans un monde lumière

Recueillis par des mains aux ailes d’ange

Je souhaite que vous soyez accueillis

Que la douceur répare votre effroi.

 

Avec toutes mes pensées d'affection pour vos parents,

Chloé Laroche

 

_______________ 349057970.jpegVous pouvez aller lire mon article du 23 janvier intitulé : "CONDOLÉANCES adressées à la Crèche "Le pays des Fables", aux parents des enfants tués et blessés et à la ville de Termonde en Belgique"... texte d'hommage que vous trouverez dans la catégorie "Révolte pour l'Enfance". De nombreuses personnes que je remercie ont laissé leurs condoléances pour les familles endeuillées et pour les parents des enfants blessés.

 

Commentaires :

Étant auxiliaire de puériculture et travaillant en crèche, je souhaite faire parvenir toutes mes condoléances aux familles des deux bébés et de la puéricultrice, la nouvelle a été un choc, on n'y croit pas, on se dit que ce n'est pas possible... mais pourtant c'est la vérité et elle fait mal et peur. Je transmets tout mon courage à ces familles et m'unis à leur chagrin.

Ecrit par : laetitia | 26.01.2009

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Je voulais apporter mon soutien aux parents, à la famille des victimes. Je n'ai pas encore d'enfants mais des petits neveux, c'est impardonnable d'avoir fait un geste comme ça sur des enfants en bas âge ; quelle haine faut-il avoir pour pouvoir accomplir un tel geste de barbarie....

Une pensée aux deux petits anges qui nous ont quitté vendredi et à leur nourrice...
On pense très fort à vous. 

anissa de bruxelles (tout le soutien de l'entreprise où je travaille : Techmar)

Ecrit par : anissa | 26.01.2009

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Je prie pour ces familles attristées, désemparées après la perte de leurs bébés. Je prie aussi pour celles qui ont des bébés blessés; qui sont, certes, sortis de l'hôpital, mais comment grandiront- ils?
Comment se remettre d'un tel drame ?

Je prie aussi pour la famille de la puéricultrice assassinée en protégeant courageusement ces petits bambins.

On ne peut pas s'imaginer quelle a pu être la cruauté, l'acharnement d'un tel individu, face à des petits êtres innocents qui dormaient tranquillement. Comment peut-on commettre un acte aussi horrible, affreux... (même d'autres mots ne suffiront pas à atténuer cette douleur dans mon coeur).

Ces petits bébés ont souffert, et c'est plus qu'inacceptable, je ne peux l'imaginer. Qu'ils reposent enfin en paix ; qu'ils n'aient plus ni douleur, ni peine, ni larme.

Courage aux parents. Ça sera sûrement un très très long chemin que de retrouver gout à la vie après un tel drame, mais qu'ils sachent qu' énormément de gens sont de tout coeur avec eux et les soutiendront, même si c'est le peu qu'on puisse faire.

Merci de nous permettre, sur ce blog, d'envoyer des messages de soutien, de paix, de pensées.

Ecrit par : boheme | 25.02.2009

23/01/2009

Condoléances adressées à la Crèche "Le pays des Fables", aux parents des enfants tués et blessés et à la ville de Termonde en Belgique.

images.jpegCe soir, j’adresse toutes les condoléances du peuple français à la ville de Termonde en Belgique et aux familles touchées par ce drame horrible des meurtres commis dans la crèche “Le pays des Fables”. Les enfants tués, la puéricultrice assassinée et tous les blessés sont dans nos coeurs. Nous sommes profondément tristes de ce qui s’est passé aujourd’hui. 

Qu'un tel carnage, qu'un tel drame, NE SE REPRODUISE JAMAIS.

Que tous les enfants ayant vécu l'horreur dans cette crèche retrouvent la paix et la sérénité, que le personnel très éprouvé retrouve la confiance en la vie et dans leur métier.

Les puéricultrices, par leur courage, ont évité d'autres morts d'enfants, car elles se sont interposées vaillamment et elles ont reçu des coups de couteaux très profonds. La puéricultrice qui a été poignardée à mort avait 54 ans et s'appelait Marita Blindeman. Je rends hommage à son courage et et à celui de tout le personnel de cette crèche et je souhaite beaucoup de force aux parents qui ont perdu Léon et Korneel, les deux bébés tués par le forcené.

Avec mes pensées immenses d'affection pour les enfants blessés et leurs familles et pour les parents de Léon et Korneel.

Que des anges les entourent là où ils sont allés, leur donnant rassurance et amour, tendrement contre la folie humaine, celle qui a pris l'âme d'un humain devenu fou, cet humain ayant choisi le camp de ceux qui prennent la vie, qui éteignent l'étincelle au fond des yeux des enfants innocents. J'ai composé un hommage-poème pour ces deux bébés, que vous pourrez lire dans la catégorie "Révolte pour l'Enfance" avec comme titre :

Pour Léon et Korneel, les deux bébés tués dans le massacre de la crèche de Termonde en Belgique.

  

images-1.jpegIMPORTANT : de nombreuses personnes se sont ralliées à moi pour adresser des textes de CONDOLÉANCES  

aux familles des petites victimes et à la Crèche du Pays des Fables de Termonde.

Vous pourrez les lire ci-dessous, après l'article de Libération relatant ce drame horrible.

Merci pour cette solidarité, ce coeur d'humanité qui s'exprime.

Merci d'écrire pour dire aux parents en deuil, aux parents éprouvés que nous pensons tous à eux.

 

Chloé LAROCHE

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images-4.jpeg__________________ Article de LIBÉRATION (http://www.liberation.fr)

 

23 janv. 11h41 (mise à jour à 19h49) :

 

"Un forcené s’est attaqué au couteau à de très jeunes enfants ce vendredi dans une crèche de Belgique, ainsi qu’au personnel, tuant deux enfants et une adulte, et en blessant treize autres, selon les autorités belges.

 

L’agression s’est produite dans la matinée dans la ville de Termonde, située en Flandre (nord), à une trentaine de kilomètres de Bruxelles, dans une crèche baptisée «Le pays des fables» où se trouvaient 18 enfants âgés d’au plus 3 ans et six femmes, membres du personnel. Les six employées ont toutes été blessées, certaines ayant reçu des coups de couteau à la jambe ou dans l’épaule.

 

«Nous sommes horrifiés par ces événements», a déclaré le Ministre belge de l’Intérieur Guido De Padt, accouru sur les lieux du drame et soulignant que beaucoup de parents étaient «dans un état de choc».

 

L'agresseur voulait un renseignement____________

 

«Il y avait du sang partout, c’était incroyable, un véritable carnage», a témoigné pour sa part l’adjoint au maire de la commune de Termonde, chargé des Affaires sociales, Theo Janssens.

 

L’agresseur, le visage peint de blanc, avec du noir sur les yeux, «est entré dans la crèche vers 10 heures» en prétextant «avoir un renseignement à demander à quelqu’un», a souligné lors d’une conférence de presse le procureur local, Christian Du Four.

 

Il est alors monté à l’étage et est entré dans une pièce où dormaient des bébés, où il «a sorti un couteau et commencé à s’en servir contre les enfants», a expliqué le magistrat. Il a fait de même ensuite dans une salle voisine, alors que le personnel tentait de s’interposer.

 

Au total, «il y a eu trois morts suite à ces événements, deux enfants et un adulte», a souligné le procureur, corrigeant un précédent bilan de deux morts, après le décès à l’hôpital d’un des enfants blessés.

 

«Il s’est comporté comme un fou»______________

 

Selon le ministre de l’Intérieur, «dix enfants et trois adultes» sont également blessés «et ont été hospitalisés», parmi lesquels «deux ou trois enfants se trouvent dans un état grave». Le procureur a pour sa part fait état d’enfants blessés dans un état critique.

 

Selon l’adjoint au maire, «l’agresseur s’est comporté comme un fou». Après son agression, il s’est enfui à vélo et a été interpellé plus tard à quelques kilomètres de distance par une patrouille de police.

 

Les autorités n’ont pas immédiatement donné de détails sur l’agresseur, se refusant notamment à confirmer des informations de certains médias indiquant qu’il s’agirait d’un déséquilibré venu d’un hôpital psychiatrique tout proche.

 

Après le drame, la confusion et l’émotion ont été d’autant plus fortes que les bébés blessés, incapables de donner leur identité, avaient été envoyés dans différents hôpitaux, et les parents affolés ne savaient comment les retrouver. Ils ont été rassemblés dans un local municipal. Aidés par des psychologues, ils doivent procéder à l’identification des victimes, sur la base de photographies numériques."

 

(Article du site http://www.liberation.fr)

 

images-2.jpeg__________________________ Maria, jeune maman de Bruxelles, a laissé ce commentaire qui m'a beaucoup touchée sur le site de LIBERATION :

 

"Je viens seulement d'apprendre la nouvelle. J'étais trop occupée aujourd'hui avec ma petite fille de 6 mois et comme souvent, je n'ai pas eu le temps de regarder les informations. Elle rentre dans un mois à la crèche et je me sens bouleversée par cette nouvelle. 

- Il y a très peu de crèches publiques ici. De plus il n'y a que très peu de places. Les mamans qui doivent de retourner au travail n'ont donc pas le choix. ( La plupart ont déjà dû prolonger leur congé maternité en attendant qu'une place se libère - tout cela sans aide de l'état convenable )

 - Aucune des crèches que j'ai visité n'avait de caméra à l'entrée ou de digicodes. 

 - J'imagine parfaitement que quelqu'un de mal attentionné puisse s'introduire là où mon bébé a eu l' "immense chance" d'avoir une place. 

 Il est peut-être temps de débloquer de l'argent.

 Fabiola ne se déclarait-elle pas comme l'amie des enfants ?

 Supprimez donc quelques fêtes au Palais Royal et avec l'argent, offrez donc des crèches où nos bébés seront en sécurité."

 images-3.jpegMaria

 

 

 

 

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Commentaires

Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux parents des enfants

qui ont vécu ce terrible drame à la crèche de Termonde.

Je suis de tout coeur avec vous et y pense à chaque instant.

Je suis moi-même une maman d'un petit garçon de 20 mois qui fréquente une crèche et je peux ressentir

l'immense douleur que cela puisse être de traverser une telle épreuve.

De tout mon coeur, je suis avec vous, beaucoup de courage et une immense pensée aux enfants devenus des petits anges !

Ecrit par : vincent | 24.01.2009

_____________________________________

Je suis de tout coeur avec les familles des petit anges qui ont été tués dans la crèche
et j'apporte mon soutien à toutes les familles y compris les familles dont leur enfant est hospitalisé. 
J'ai été vraiment choquée, car moi j'ai un petit bout qui va aussi à la crèche 
donc je me suis mise à votre place. 
Je vous remets encore une fois toutes mes condoléances

Ecrit par : suigne | 24.01.2009

_____________________________________

Toutes nos condoléances aux parents, famille et amis des victimes, nous sommes de tout cœur

avec les parents des petits bouts d'chou qui ont été tués, mutilés par un fou.

Courage à vous tous.

Ecrit par : solenn | 24.01.2009

_____________________________________

Je souhaite à toutes les familles mes condoléances suis très émue suis mamy et arrière mamy 
à tous les parents courage et pourtant je comprend que mes mots non pas grand sens en ce moment 
que ces deux petits anges veillent sur leurs familles ainsi que la dame sur ses enfants 
tous mes respects

Ecrit par : claudine | 24.01.2009

_____________________________________

Les mots ne pouvant être que dérisoires toutefois je présente mes condoléances aux parents

des enfants victimes de cet acte barbare ainsi qu'à la famille de l'aide soignante décédée.

Si je pouvais mieux leur exprimer ma consternation autant que mon affection,

Dieu m'est témoin, je le ferais.

C'est comme si cet acte avait été perpétré contre des membres de ma famille.

Ecrit par : N'Somwé | 24.01.2009

_____________________________________

Il n'y a aucun mot pour exprimer le malheur et la douleur,

toutefois je présente mes condoléances

aux parents des petits anges qui nous ont quitté. 

-habitante de Charleroi.

Ecrit par : manco marie | 24.01.2009

_____________________________________

In wat voor een wereld leven wij, volwassenen vechten tegen elkaar, maar zich aan kinderen vergrijpen,

is bij het ergste wat er kan gebeuren.

Aan al de getroffen families willen wij onze deelneming uiten, en wensen hen nog heel veel moed in de komende dagen.

Mocht het gerecht geschieden, en deze barbaar straffen voor wat hij gedaan heeft. Er zijn geen woorden genoeg,

om dit te laten weten. Ik ben niet haatdragend, maar zulke dingen gaan mij te boven.
Annie

Ecrit par : Annie | 24.01.2009

_____________________________________

Ma famille entière est de coeur avec tous les parents des victimes.

Nous vous présentons nos condoléances les plus senties.

En union de pensées dans votre peine.

Ecrit par : Monique D'Anna | 24.01.2009

_____________________________________

la peine de mort devrait être possible pour des individus pareil
toutes mes pensées pour les parents et les petits anges

Ecrit par : meyvaert patricia | 24.01.2009

_____________________________________

Je suis profondément touchée par ce terrible drame, c'est atroce !

Je travaille dans une crèche et je sais que les mesures de sécurité sont importantes ,

elles devraient toujours être aux normes ! Je pense aux familles qui nous confient

leurs petits bouts ! Il faudra les rassurer ,mais avant tout je tiens à présenter toute ma sympathie

et mes condoléances aux familles des victimes et mon soutien à l'équipe de la crèche.

Amicalement, Nadia

Ecrit par : NADIA | 24.01.2009

_____________________________________ 

 

Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux familles.

Je suis moi-même mère de deux petits enfants en bas âge

et je peux ressentir l' immense douleur de traverser une telle épreuve. 

Deux anges nous ont quitté. Il devrait avoir la peine de mort pour ce genre d'individu

pour moi ce n'est pas un être humain.

Chaima de Liége

 

Ecrit par : chaima | 24.01.2009

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Je voudrais soutenir les familles des victimes qui ont été tuées

ainsi que ceux qui sont hospitalisés dans différents hôpitaux. 

Je dis toutes mes sincères condoléances à la famille des deux bébés et de la femme.
 Reposez en paix.

Ps : le lien est sur mon blog, j'espère que les gens viendront les soutenir merci à tous(e).

Ecrit par : laeticia | 24.01.2009

_____________________________________

Toutes mes condoléances aux parents des deux bébés violemment assassinés

ainsi qu'à la puéricultrice par ce monstre.

Que justice soit faite sans pitié et sans le considérer comme un cas psychiatrique.

Mobilisons nous pour cela mes amies.

Je pleure de peine je suis enceinte et je devrais accoucher en début mars j'ai très peur...

et j'ai perdu confiance.

Une grande pensée à ces petits anges ........................

Ecrit par : sarah | 24.01.2009

_____________________________________

Ma famille se joint à moi afin de présenter toutes nos sincéres condoléances aux familles

durement éprouvées par la perte de leur être cher. Nous espérons vivement que la justice

fasse son travail afin de punir cet assassin au plus vite et que de telle situation

ne se reproduise plus jamais.

Nous soutenons également les victimes hospitalisées

et nous leur souhaitons beaucoup de courage pour l'avenir.

Ecrit par : Anne-lise | 25.01.2009

_____________________________________

Toutes nos condoléances !

Je sais pas quoi dire mise à part qu'on devrait le condamner à mort celui qui a fait ça

pour ne pas qu'il puisse recommencer un jour !

Mon dieu c'est horrible on est avec vous par la pensée !

Grande pensée aux deux ptits anges et à la dame qui en essayant de s' interposer

y a laissé sa vie !

Pauvres ptits loups et pauvre dame qui a eu un tel courage !!!

Ecrit par : valérie | 25.01.2009

_____________________________________

 Ma famille se joint à moi afin de présenter nos sincéres condoléances
aux familles durement éprouvées par la perte de leur être cher. 

Nous soutenons également les victimes hospitalisées

et une pensées aux familles.

Famille Van Hoof Frada/Robertville

Ecrit par : famille van Hoof Frada | 25.01.2009

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Toutes mes condoléances aux familles et amis des victimes.

Tous ensemble on vous soutient dans ces moment durs et de tristesse.

Ecrit par : petitjean | 25.01.2009

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Je tenais à écrire un petit mot de soutien pour ce tragique drame qu'ont subi plusieurs familles.

Je suis révoltée par la facilité d'entrer dans des lieux précieux, telle que cette crèche

mais également d'autres endroits comme des écoles ou les portes ne sont jamais fermées à clef ;

je trouve impensable d'attendre un tel drame pour pouvoir ensuite obliger des moyens de fermeture.

Je souhaite beaucoup de courage aux parents des 2 bébés tués, de continuer à vivre malgré tout ,

mais c'est toujours plus facile de le dire que de le vivre , surtout dans de telles conditions.

COURAGE...

Ecrit par : EUDE SANDRINE | 25.01.2009

_____________________________________

 

Sincères condoléances aux petites victimes

Ecrit par : sandrine | 25.01.2009

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De tout coeur, avec vous ; les familles touchées directement (tant les blessés que les décédés),

le personnel de la crèche et de la ville de Termonde qui ont à gérer ce drame,

tous ceux qui oeuvrent pour plus de compréhension humaine dans ce monde si brutal.

À travers cet acte grave, c’est le monde entier qui ressent cette violence.

Ce n’est pas le propos d’opinion variée, ni le blabla politique sans fin, ni le procès de qui que soit,

ni une sécurité encore plus emprisonnant, qui apporteront la solution au mal-être général grandissant. 

Il nous faut découvrir autre chose ! Peut-être la compassion au-delà de la révolte ?

Cesser d'excuser les malfaiteurs en les laissant en liberté ?

Transformer l’apitoiement des victimes déjà suffisamment démunies face à une douleur immense.

L’attitude que chacun apporte de par son individualité peut améliorer la société.

À tout moment, il nous appartient de retrouver une solidarité originelle perdue au fil

de notre soi-disant évolution. Les lois sont devenues très lourdes et quasi impossibles à vivre.

C’est en amont qu’il chercher, disait un participant dans l’émission de TV ce soir.

Je crois que ces petits êtres chers touchent un nombre important de gens,

donnent de leur personne pure

pour que le monde se sensibilise à une meilleure humanité.

Condoléances sincères et beaucoup de courage, vraiment !

Ecrit par : Heliodor | 26.01.2009

____________________________________

Ce jeune homme fou qui a détruit la vie de plusieurs familles,

réalise- t-il que son geste irréparable va laisser une trace indélébile

dans la vie des personnes touchées par ce drame ?

C'est lui qui aurait dû y laisser sa vie, pas les petits anges et la puéricultrice,

ils n'ont pas demandé à subir une telle cruauté.

Sincères Condoléances aux parents et familles.

Ecrit par : Marlaire | 26.01.2009

_____________________________________

Les mots sont dérisoires mais je souhaite qu'ils vous apportent un peu de réconfort.
Sachez que nos pensées sont avec vous. Il y a trois étoiles de plus dans notre ciel.
Sincères condoléances aux parents et familles.

Ecrit par : Henny Bellicourt | 26.01.2009

_______________________________________

Je suis un homme de 62 ans, habitant dans les Ardennes belges.

J'ai un fils de 40 ans, qui n'a pas d'enfant.

Mais j'aurais pu être grand père de ces pauvres petits bébés lâchement assassinés,

et je n'ose pas imaginer dans quel état je me serais retrouvé si pareil malheur m'avait frappé.

J'essaie de me représenter la douleur des parents, mais je crois que ce serait prétentieux de ma part.

Il n'y a pas de mesure à pareil drame.

Je leur fais parvenir, via ce site, toute ma sympathie, même si je ne les connais pas.

Il va leur falloir beaucoup, beaucoup de courage pour surmonter une telle catastrophe...


James LILLARD
6950 Nassogne.

Ecrit par : James LILLARD | 26.01.2009

_______________________________________

 

Nous sommes choqués et très peinés par cette tragédie.

Nos pensées sont pour les parents et familles des victimes. Sincères condoléances.

Ecrit par : Nathalie Alaimo | 26.01.2009

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Je présente mes sincères condoléances aux familles frappées par cette terrible tragédie.

Bouleversée par ce drame, il m'est difficile de trouver les mots justes.

Sachez que je suis tout proche de vous par la pensée.
Sincères condoléances et beaucoup de courage

marie

Ecrit par : dupont marie | 26.01.2009

____________________________________

En présence de cet évènement horrible, nous sommes de tout coeur avec vous,

des choses pareilles devraient être punies par une condamnation à mort

Ecrit par : Colson Suzanne | 26.01.2009

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Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux parents des enfants qui ont vécu

ce terrible drame à la crèche de Termonde, je suis de tout coeur et y pense à chaque instant.
Je suis une fille de 18 ans qui doit bientôt faire des stages en crèche et j'ai très peur 
et je trouve que cette homme doit être puni et je ne comprend pas que ça ne lui fasse

aucun effet, ces gens-là n'ont pas de coeur

Ecrit par : angelique | 26.01.2009

____________________________________

Mes très sincères condoléances aux parents des petites victimes innocentes.
Pleurez, ça fait du bien, soyez bien entourés et épaulés, et prenez courage.

Vos enfants étaient des fabuleux rayons de soleil, j'en suis sure.

Qu'ils reposent enfin en paix.

Mes condoléances également à la famille de la puéricultrice

qui est décédée en protégeant les bout choux.

Courage, beaucoup de courage aussi aux blessés, famille des blessés,

et habitants de Termonde et des alentours.

Cet acte de barbarie, j'ai énormément, comme tout le monde, énormément de mal à le cautionner,

normal, mais aussi beaucoup de mal à comprendre ce qu'il s'est passé dans la tête de ce malade mental.

Mon coeur et mes pensées sont avec vous, famille, amis

et habitants de Termonde et des alentours, sincèrement.

Ecrit par : Aude | 26.01.2009

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Sincères condoléances aux familles des deux petits anges qui nous ont quitté trop tôt

ainsi qu'à la famille de la gardienne qui devait être une personne très exceptionnelle

et une tendre pensée aux familles des personnes hospitalisées ainsi qu'à tout ces petits bouts

remplis d'amour, de tendresse et surtout d'une pure innocence.

Ecrit par : F. Koziel | 27.01.2009

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J'ai vu, sur certains journaux (sur le net), qu'un troisième petit bébé était décédé le 23....

( à vérifier quand même, car d'un journal à un autre, ça peut être très différent).

Je prie pour que ses parents, ainsi que les parents et les bébés encore hospitalisés

trouvent du réconfort, tout le réconfort dont ils ont besoin.

Nous nous joignons à votre peine,

ainsi qu'à celle des parents des bébés décédés et celle de la puéricultrice.

Que ces anges reposent enfin en paix, et soient heureux là où ils sont.

Ecrit par : Aude | 27.01.2009

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J'espère que nous serons nombreux à nous mobiliser pour les victimes et leurs familles.

Merci, Chloé Laroche, de permettre ces messages de soutien.

Je voulais aussi rectifier ; il n'y a pas de quatrième victime, il s'agissait de la troisième.

Je me permets de faire un copié collé : "Pas de 4ème victime.
La porte-parole de l'AZ Sint-Blasius à Termonde avait déclaré qu'un troisième enfant

avait succombé à ses blessures. Il s'agissait en réalité de la troisième victime

et non d'une quatrième, a-t-on rectifié lors de la seconde conférence de presse à laquelle

le bourgmestre Piet Buyse et le gouverneur de la province de Flandre orientale, André Denys, étaient présents."
(tiré sur journal 7/7). 

Encore courage à tous ceux qui connaissaient les victimes

Ecrit par : Aude | 27.01.2009

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Je suis de tout coeur avec les familles touchées par ce drame horrible.
Que ces petits anges et leur gardienne reposent en paix, loin de la folie des hommes.
A vous tous, courage

Ecrit par : Beatrice | 27.01.2009

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Comme je sais que rien ne remplace un enfant disparu !! Je souffre en tant que maman ,

mamy, et femme et compatis de tout coeur à cette douleur et présente mes sincères condoléances

aux parents de ces petits anges, que Dieu en prenne soin et qu'ils reposent en paix !

Ecrit par : martine | 27.01.2009

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Je tiens également à présenter mes condoléances les plus respectueuses

à la famille de la surveillante qui a été assassinée par ce forcené !

Elle a fait preuve d'un grand courage face au danger ! Que Dieu garde son âme.

Ecrit par : martine | 27.01.2009

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Il n'y a pas de mots pour expliquer ce drame !!!!!!

Dans quel monde vivons-nous !!!!!!!!

Ecrit par : christel | 28.01.2009

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A vous , chers parents et à vos proches , je ne puis que souhaiter beaucoup de courage

à traverser ces douloureuses épreuves et ensuite à vivre après ces drames .

Soyez certains que nous tentons de partager un tant soit peu votre immense douleur.

Je pense que c'est bien peu de choses , mais que faire d'autre .

Espérer ou croire en une Justice " juste " , mais cela existe-t-il ?

Désirer une loi du Talion , mais est-ce réalisable ?

Faire appel à une justice immanente , mais existe-t-elle ?

En tout cas faire en sorte que PLUS JAMAIS n'arrive pareille dramatique catastrophe .
Courage , courage , nous sommes avec vous .

André GUILLAUME Jr.
Rue de Vance , 30
6720 Habay-la-Neuve

Ecrit par : Guillaume André Jr. | 28.01.2009

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Aux parents et aux proches des petites victimes,

on tient à vous présenter nos sincères condoléances ,

on vous souhaite beaucoup de courage.

Personne ne mérite de vivre un tel drame,

on pense très fort aux victimes aux petits anges ainsi que leurs péricultrices.

On tient à dire aussi que la péricultrice qui est décédée

a fait preuve d'un grand courage.

Que les 2 petits anges ainsi que Marita reposent en paix.

Ecrit par : Nathalie,Laurence | 29.01.2009

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Je prie pour ces familles attristées, désemparées après la perte de leurs bébés.

Je prie aussi pour celles qui ont des bébés blessés ; qui sont, certes, sortis de l'hôpital,

mais comment grandiront-ils ? Comment se remettre d'un tel drame?


Je prie aussi pour la famille de la puéricultrice assassinée

en protégeant courageusement ces petits bambins.

On ne peut pas s'imaginer quelle a pu être la cruauté, l'acharnement d'un tel individu,

face à des petits êtres innocents qui dormaient tranquillement.

Comment peut- on commettre un acte aussi horrible, affreux...

(même d' autres mots ne suffiront pas à atténuer cette douleur dans mon coeur).

Ces petits bébés ont souffert, et c'est plus qu' inacceptable, je ne peux l'imaginer.

Qu'ils reposent enfin en paix ; qu'ils n'aient plus ni douleur, ni peine, ni larme.

Courage aux parents.

Ça sera sûrement un très très long chemin que de retrouver goût à la vie

après un tel drame, mais qu'ils sachent qu'énormément de gens sont de tout coeur avec eux

et les soutiendront, même si c'est le peu qu'on puisse faire.

Merci de nous permettre, sur ce blog, d'envoyer des messages de soutien, de paix, de pensées.

 

Ecrit par : boheme | 25.02.2009

 

 

22/01/2009

Mon récit pour ceux qui souffrent et pour leur entourage, pour honorer le courage des humains.

 

images.jpegJe voulais vous raconter ma rencontre en 2003 d’une patiente que j'ai transportée un jour dans mon ambulance.

Cette femme souffrait d’un cancer... Une dame âgée, pétillante de vie, d’enthousiasme et d’espoir.

Elle m’a révélé avec bonheur :

-Depuis l’annonce de ma maladie, j’ai toujours été entourée. Mes amis m’invitent, me font à manger et m’apportent des petits plats. Je ne manque jamais de rien.”

Je lui ai répondu :

-Vous êtes comme les ermites. Les gens vous considèrent comme une personne représentant la sagesse et vous soignent comme un trésor humain.”

Elle m’a alors regardée avec malice et mystère, surprise par ma perspicacité :

-Oui, vous avez sûrement raison. Il est vrai que durant toute ma vie, je me suis occupée des autres, de tout le village... J’ai gardé les chiens des uns, les chats des autres, les enfants, les maisons en périodes de vacances. J’ai fait les courses avec mon caddy pour ceux qui ne pouvaient pas se déplacer...”.

Cette femme est un magnifique exemple d’entraide et de solidarité jusque dans la maladie où tout un village fait la chaîne pour une vieille dame seule et malade.images-2.jpeg

Ce jour-là, sur ma route, j'ai aussi rencontré un miraculé. Je devais aller le chercher dans un centre de rééducation, après sa séance de kinésithérapie, pour le ramener chez lui. Il a marché jusqu’à l’ambulance avec ses béquilles. “Je suis bien content que ce soit vous !”, me dit-il élégamment. C’était la première fois qu’il me voyait mais cela avait l’air de l’enchanter.

Ce monsieur était tombé il y avait huit mois du quatrième étage d’un échafaudage d’électricien. D’après les témoins, il n’aurait pas dû s’en sortir. Il n’avait même pas fait de coma. Il avait bien sûr des séquelles mais sa vie était sauvée... Bientôt sexagénaire, il préparait sa retraite et gardait nombre de projets pour la suite de son existence.

images-2.jpegJe suis émerveillée par la solidité de certains êtres et par la ténacité de l’Humain à demeurer en vie malgré les épreuves, les accidents et la maladie.

Nous avons appris ainsi avec bonheur que notre petit patient Kévin, qui se rendait plusieurs fois par semaine à l’hôpital en dialyse, avait été greffé et que nous ne le transporterions plus. Cela a été une immense joie de voir ce jeune garçon libéré de ce fardeau. La persévérance de la vie, le courage de Kévin, le soutien de ses parents et l’accompagnement des soignants ont gagné pour sauver cet enfant.

La vie est si belle, si riche et si surprenante qu’elle vaut les batailles qu’on choisit de mener pour elle.

 

Chloé Laroche

 

 

 

Que le projet de suppression des écoles maternelles ne voit jamais le jour. Mon témoignage comme intervenante de musique dans les écoles maternelles et comme maman.

Le 22 Janvier 2009.

Blog visité 26444 fois depuis avril 2008.

 

images-3.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Depuis quelques temps, j’entends une vague gronder et arriver sur toutes les écoles maternelles de France. 

Dans celle de mon fils aussi. 

On reçoit des tracts disant que l’école maternelle est menacée et par ailleurs j’entends Xavier Darcos, le Ministre de l'Éducation , qui a dit il y a quelques temps sur RMC Info et récemment sur France 2 que ce projet de suppression des écoles maternelles n’est pas d’actualité. Il dit que c’est une rumeur, un bobard.

Pourtant, cette vague gronde et les parents ont peur pour leurs enfants, car l’école maternelle est très importante pour eux. Elle apporte créativité et découverte de l’écriture, apprentissage de la musique, de la peinture, des travaux manuels, ainsi que découverte des sports, gym et activités de sorties diverses.

images.jpegJ’ai travaillé durant de nombreuses années en écoles maternelles comme musicienne intervenante à l’école, étant titulaire du fameux DUMI, le sésame des musiciens pour enseigner à l’école. J’y ai monté des projets musicaux, des spectacles sur les musiques du monde... avec des classes d’enfants de 3 à 6 ans. Vous ne pouvez imaginer ce que les enfants détiennent en eux d’imagination, de créativité, d’attention, de capacité d’apprentissage et de concentration.images-2.jpeg

Je défends du fond du coeur les écoles maternelles et je rends hommage aux instituteurs qui font un travail remarquable. Les instituteurs, que j’ai appris à connaître depuis 1984, date de mon premier travail en école maternelle... dans le Quartier de la Villeneuve de Grenoble... développent des trésors d’éducation, d’apprentissage, d’idées diverses pour stimuler les enfants dans leur évolution, dans ce rôle de tuteurs pour des petits arbres qui  attendent tant de l’adulte pour découvrir le monde, le plus tôt possible.

187640SDC.jpgMEDFR05250.jpgÀ trois ans, un enfant est grand ouvert pour écouter, pour comprendre, pour admirer la création et créer lui-même. Il a besoin de cette école maternelle. Mon fils le savait car dès l’âge de deux ans et demi, il pleurait en demandant d’aller à l’école. Mais il n'était pas encore propre, alors il a dû attendre, car contrairement aux propos tenus par Xavier Darcos, les professeurs des écoles ne changent pas les couches... et aujourd’hui, à l'âge de trois et demi, mon fils est heureux d’aller enfin à l'école depuis la rentrée de septembre.

Alors, que ce projet de suppression des écoles maternelles ne soit jamais concrétisé, jamais !!!!!!!!!!!images-1.jpeg

Chloé LAROCHE


 

____________ ANNEXE :

Voici des éléments de réflexion et des articles écrits sur le sujet, récoltés par mes soins. À vous de juger !!

 

 

Darcos va supprimer l’école maternelle

11 juillet 2008 Par Sébastien Rome (http://www.le69-3.or)

jeudi 17 juillet 2008, par Moé

 

“Le gouvernement va mettre en place un large plan d’économie dans l’Education nationale en réduisant la scolarité des élèves. Progressivement, les élèves de deux ans puis de trois ans et enfin de quatre ans ne seront plus accueillis à l’école maternelle. Le plan en préparation depuis plusieurs mois à Bercy sera bientôt mis en œuvre. En effet, la Caisse d’allocations familiales de Montpellier vient d’annoncer aux crèches et aux PMI qu’elles devraient s’apprêter à accueillir (ou plutôt garder en leur sein) les enfants de 2/3 ans à la rentrée 2009 puis, à terme, les enfants de 3/4 ans.”

 

___________________________

 

__________________  Interview de Gilles Moindrot, secrétaire général du SNU-ipp :

(sur http://www.enfant.com)

 

"Xavier Darcos a déclaré hier, sur l’antenne de France 2, ne pas souhaiter modifier l’accueil à l’école maternelle. Gilles Moindrot, le secrétaire général du SNU-ipp, syndicat de professeurs des écoles, est dubitatif." (Actu du 20/01/2009)

 

« Il n’y a aucun projet de modification de l’accueil à l’école maternelle… c’est un bobard ! » Comment réagissez-vous aux propos du ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, tenus hier sur France 2, dans Télématin ?

• Je suis étonné qu’il évoque les « bobards ». Ni les parents ni les enseignants n’ont inventé ces attaques contre l’école maternelle. C’est quand même le ministère de l’Education nationale qui a lancé cette crainte et qui l’alimente. Nous n’avons rien inventé !

Comprenez-vous l’inquiétude des parents ?

• Tout à fait. Les attaques sont une réalité depuis une dizaine d’années. Le nombre d’élèves de moins de 3 ans ne cesse de baisser. Il est passé d’un tiers d’une classe d’âge à moins de 20 % aujourd’hui. Ce sont des faits réels qui nourrissent l’inquiétude des parents.

Sait-on qui sera concerné par les suppressions de postes ?

• Le ministre annonce la suppression de 13 500 postes, dont 6 000 dans les écoles. Or dans le même temps, le nombre d’élèves augmente. On attend 14 000 élèves supplémentaires en primaire (maternelle + élémentaire) à la rentrée prochaine. Résultat, les classes vont être surchargées, les enfants en difficulté moins aidés.

• Cette diminution touchera aussi des postes qui participent à la qualité de l’école comme les relations avec les musées, les parcs nationaux ou encore les nouvelles technologies. L’offre éducative est rabougrie !

Qu’attendez-vous du ministre ?

• Il faut qu’il donne des garanties en matière de postes, de formation, des documents pédagogiques, des outils, des signes forts pour la valorisation du métier d’enseignant. Les paroles ne suffisent pas. Ce n’est pas parce qu’il dit qu’il ne va pas toucher à l’école maternelle que nous allons le croire. Il doit maintenant valoriser l’école et faire en sorte qu’elle garantisse une bonne base à toute la scolarité.

Propos recueillis par Maria Poblete

© Enfant.com

 

 

Un commentaire à cet article : par libellule le 21 janvier 2009

 

La menace sur l'école maternelle était claire :remplacement prévu de toutes petites sections par des jardins d'éveil payants dès la prochaine rentrée (information avérée relayée par ouest france; voir aussi le rapport Tabarot) avec l'objectif de continuer avec les petites et moyennes sections par la suite. Face à l'inquiétude des parents on n'en entends plus trop parler pour l'instant mais il faut rester vigilants car le rapport tabarot précise bien que si l'école maternelle est gratuite elle n'est pas obligatoire mais elle côute cher à la collectivité. trouver les informations reste long et difficile...”.

 

_____________________________

________________ Les attaques contre l'école maternelle :

(www.enfant.com)

 

• “Cela commence au printemps dernier lorsqu’un livre clame qu’il faut fermer les écoles maternelles. Cela continue avec la proposition d’une députée sur la création de « jardins d’éveil », qui permettraient la pré-scolarisation.

• Puis viennent les propos peu élogieux de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale. Il déclare : « Est-il vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? ».

• En novembre, dans un rapport, des sénateurs remettent en cause la scolarisation à l'âge de 2 ans et relancent l’idée des jardins d’éveil.

L’école maternelle vue par les parents :

• Selon un sondage commandé par le syndicat d’enseignants Snuipp à l’institut CSA*, 78 % des parents estiment que l’école maternelle fonctionne bien. Le pourcentage s’élève à 94 % lorsque ce sont les parents d’enfants de maternelle qui s’expriment.”

*Août 2008, « L’opinion des Français sur l’école maternelle et l’école élémentaire ».

Maria Poblete

© Enfant.com

 

Commentaires sur cet article :

 

• par Tornamorell Yolande le 21 janvier 2009 :

• “On voit bien la méthode Sarkozy, par les médias faire entrer dans la tête des francais qu'il faut pour le bien de leurs enfants remplacer l'école maternelle par un systéme payant ? Il s'agit en fait de privatiser l'école publique pour des raisons comptables en oubliant que c'est un droit acquis depuis plus de 50 ans et inscrit dans la constitution et les économies ainsi faites sur le dos des plus démunis vont droit dans les poches des amis de Sarkozy car le bouclier fiscal est maintenu pour les plus riches, les dépenses de l'Elysée multipliées par 400 et autres parachutes dorés toujours d'actualité.

Il faut réagir plus fortement et vite tous ensembles dans la rue si nécessaire contre cette politique de restriction tous azimuts de notre modéle social tant envié dans le monde.

Pour mes enfants j'ai combattu dans ma vie pour que l'ascenseur social fontionne mais depuis que le libéralisme économique veut s'imposer partout je suis trés inquiète pour l'avenir de l'humanité aujourd'hui joué en bourse.”

 

• par Claire le 18 janvier 2009 :

• “Je ne suis pas sûre que l'effet bénéfique ou pas de la maternelle soit en jeu, on penserait plutôt que les seuls intérêts soient financiers. Nos gouvernants pensent certainement qu'en laissant médire quelques technocrates qui ne connaissent même pas notre métier, le doute s'insinuera dans l'esprit des français : L'école maternelle serait-elle un repaire de fainéants toujours en récréation ?... Il sera tellement plus facile de la vider de ses enseignants et de ses enseignements. Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage. Mais décidément les ficelles sont bien grosses et ceux qui les manipulent bien arrogants. Si je ne pensais pas ce conseil inutile, je les prierais de se renseigner sur la maternelle, cela leur éviterait de dire des énormités capables de passer le mur du son.”

 

• par Jocelyne Marque le 18 janvier 2009 :

• “Je suis enseignante en maternelle (grande section), à un an de la retraite.

Je ne devrais plus être concernée... Et pourtant ! 

J'ai peur que si nous ne réagissons pas, l'avenir soit bien sombre pour nos enfants !

Quand j'ai commencé à enseigner, voilà près de trente ans, notre Ecole Maternelle faisait l'admiration de beaucoup de pays.

A présent, nous ne sommes bons qu'à changer les couches. Pourquoi un tel revirement ? Pourquoi ce mépris ?

Les enseignants du premier cycle sont toujours aussi motivés, passionnés et enthousiastes… 

Les anciens comme les plus jeunes.”

 

• par Patricia le 17 janvier 2009 :

• “Mr Darcos ne connait pas son sujet : les enfants qui n'ont pas 3 ans l'année de la rentrée scolaire ne sont pas comptabilisés dans les effectifs ! Ce n'est pas donc celà qui permet qu'une classe soit maintenue !

De plus, bien entendu que les enfants qui entrent à l'école doivent etre propres.

Quand ils font 2 ans de petite section, la maitresse leur fait un programme adapté la 1ere année, pour que la 2ème année il ne s'ennuie pas.

Mais il faut quand même reconnaitre que la plupart des pédiatres déconseillent de mettre les enfants a l'école avant ses 3 ans l'année de la rentrée car sinon celà leur fait trop d'année de maternelles.

Enfin, il me semble que le projet de jardins d'éveil était pour les enfants jusqu'à 5 ans ! La petite section et la moyenne section seraient suprimées ! Qui s'occuperait de ces jardins : des gens sans qualifications, des ATSEM, ...? Qui va payer, surtout dans les petites communes rurales qui ont du mal a faire vivre leurs écoles ?”

 

• par finou34 le 15 janvier 2009 :

• “L'école maternelle c'est avant tout un savoir pour TOUS et GRATUIT, chaque enfant, peu importe de quel niveau social il est issu peut accéder à toutes les richesses de l'école maternelle

Jardins d'enfants payants ou places réservées?

Cela va creuser indiscutablement les fossés sociaux, les savoirs et les aptitudes des enfants qui auront pu bénéficier d'activités d'éveils et les autres, issus d'un environnement moins bénéfique.

Les apprentissages seront retardés, si nos enfants écrivent en attaché à la fin de la grande section, voire avant, c'est bien parceque le graphisme à travers la peinture et autres exercices est travaillé par jeu avec le plaisir mais autour d'objectifs bien définis dès la petite section !!!

C'est détruire une grande richesse française, par excuse laborieuse d'économie ! Economie sur le dos de nos enfants ??? NON !

C'est désolant, il faut se battre, on ne peut pas laisser des générations se perdre...”.

_______________________

____________________________ <a href="http://www.actulab.com/referencer-un-site.php" target="_blank" title="gratuit et sans contrepartie...">Référencement instantané</a>

 

 

Mon témoignage d'ambulancière et d'accompagnatrice de santé. Cancer, fin de vie, URGENCES, urgence de l'amour.

autres-fleurs-france-1268699042-1199071.jpgLA VIE EST COMME UNE ROSE.

Elle est fragile et solide à la fois. Elle a des épines.

Cruelles parfois.

___________________________________________________autres-fleurs-munich-allemagne-1177109310-1229635.jpg

 

1679,1143256345,4.jpgUn soir, en novembre 2002, dans les premiers temps où j'ai commencé mon métier d'ambulancière, je me suis arrêtée sur une vie : celle de Carmen.

Cette dame était en phase terminale d’un cancer de l’oesophage. Elle était maigre à faire peur. C’est le S.A.M.U. qui nous a demandé d’aller la chercher chez elle pour l’emmener aux Urgences...

Une âme crucifiée sur un regard qui n’était plus d’ici.

Arrivée à l’Hôpital, sa demande d’un médicament pour soulager sa souffrance a obtenu cette seule réponse :

-Madame, on vous a trouvé un lit dans une chambre seule. C’est déjà beaucoup. Alors, pour le reste, vous attendrez patiemment que les infirmières de garde vous visitent lorsqu’elles seront arrivées.”

V3030052.jpgCette dame était mourante et on lui demandait d’attendre son tour !?

Attendre sur un lit dans une chambre froide... Non pas froide mais sans chaleur, je veux dire... Sans couleurs aux murs, je veux dire... Sans soutien médical immédiat, alors que nous venions de l’amener en urgence le plus vite possible, passant aux feux rouges à travers la nuit tombée sur la grande ville...1679,1143256345,4.jpg

Pourquoi la fin de vie est-elle encore mise ainsi au rebut ? La réponse est simple : par manque de personnel, par manque de temps, par manque de disponibilité dans un service débordé à certains moments... Par manque de moyens.

Ce soir-là, on m’a refusé le droit d’emmener deux proches en même temps auprès d’elle. Deux parents : son mari et son frère... lesquels nous avaient accompagnés jusqu’aux Urgences. Une seule personne fut tolérée au chevet de cette femme. J’ai donc accompagné son mari auprès d’elle. Son frère est resté dans le sas d’attente...

autres-fleurs-saint-malo-france-1063863946-1221066.jpgAttente de la vie. Attente d’une mort attendue. Attente d’une blouse blanche qui se fait attendre. Attente d’une dame étendue là que je n’oublierai pas... Urgences de l’amour.images-1.jpeg

ADIEU CARMEN.

 

Quelques jours plus tard, le 13 Novembre 2002, je me revois dans l’ambulance et j’écris, à côté de Christophe, mon collègue ambulancier, qui conduit. Nous ramenons un homme qui a cinquante ans et qui a subi une réanimation cardiaque de vingt-quatre heures. Il a vu la mort de près mais aujourd’hui il vit.

La nuit tombe. Le médecin est à l’arrière, près du malade étendu sur le brancard. C’est ce que nous appelons un rapatriement médicalisé. Nous sommes partis vers treize heures et nous remontons du Sud de la France pour rapatrier le patient dans sa région.

autres-plantes-aubervilliers-france-1008235185-1227831.jpgCet homme miraculé ne se souvient plus de rien. Il était parti en promenade dans la Provence et il est tombé. Tombé comme le petit Prince dans le désert. Mais il tenait à sa rose, à la vie. Et la vie l’a retenu. La vie l’a gardé en elle.

La vie est comme une rose. Elle est fragile et solide à la fois. Elle a des épines. Cruelles parfois.images.jpeg

 

 

Ainsi la veille, nous étions allés chercher un monsieur de soixante-quatre ans qui était enfermé chez lui depuis quelques jours. Il avait vomi du sang et était dans un état très inquiétant. Il avait les yeux perdus dans le vide, qui ne cillaient plus. Il ne répondait plus aux questions. “Il vit un deuil”, nous ont dit ses voisins. “Il vit seul et, le voyant comme cela, nous avons prévenu le S.A.M.U.”

autres-fleurs-liege-angleur-belgique-1161416613-1218110.jpgNous l’avons porté jusqu’à l’ambulance. Je suis restée à l’arrière auprès de lui pendant le voyage. J’ai pris son pouls plusieurs fois, car son état m’inquiétait. Je sentais l’appel de la mort sur son visage, le masque d’une autre vie qui n’était plus la sienne. Il plongeait son visage dans l’oreiller et ses yeux restaient ouverts vers moi sans aucun mouvement, comme s’il ne restait plus rien dans la vie qui pouvait le retenir.50527,1150826227,6.jpg

Nous l’avons amené aux services des Urgences.

Christophe m’a regardée. Je l’ai regardé.

Le silence que nous avons échangé pour cet homme a témoigné du respect des vivants devant une âme en lambeaux de douleur.

1679,1143250237,19.jpgCet homme est mort peu après.

Je garderai son souvenir en héritage.

 

Chloé Laroche

(écrit à Grenoble, le 22 Janvier 2009).

 

21/01/2009

Williana, 12 ans, vient d'être libérée au bout de cinq jours de détention. Elle venait du Congo, après avoir perdu sa mère, afin de rejoindre son père à Nantes.

 

Bonjour,

Une maman décédée au Congo sourit aujourd’hui car sa fille de 12 ans vient enfin d'être libérée. 187009,1228492217,10.jpg

V3030008.jpgCette mère au paradis pleurait de voir sa petite orpheline retenue en prison administrative en France depuis le 15 janvier. Cette enfant s’appelle Williana ; son père William, qui vit à Nantes avec sa nouvelle compagne et sa seconde fille, a tout fait pour faire venir sa fille orpheline en France, afin de s'occuper d'elle.

 

Voilà ce que j’ai reçu du Réseau d’Éducation sans Frontières, réseau qui s’est mobilisé pour faire libérer Williana. C’est l’historique de tout ce qui s’est passé et qui ne doit jamais se reproduire pour aucun enfant :

 

Message reçu le 19 janvier 2009, à 15 h : 

“Le père de Williana a fait ce que tout parent aurait fait à sa place : essayer de faire venir sa fille au plus vite. Mais la brillante politique de MM. Hortefeux et Sarkozy a produit ses effets : ses deux  demandes de regroupement familial ont été rejetées. L'enfant était déscolarisée, utilisée comme domestique en dépit de l'argent que son père envoie.

À l'arrivée de Williana à Orly le 15 janvier, la police aux frontières a vite constaté qu'il y avait un problème avec son passeport. Emprunté ? Trafiqué ? Falsifié ?  Mais, pour la police de M. Hortefeux (le ministre de la Rafle et du drapeau était encore en fonction), les choses sont simples : passeport bricolé, c'est zone d'attente (une sorte de prison administrative où sont placés les étrangers soupçonnés de vouloir entrer illégalement avant d'être réexpédiés là d'où ils viennent). Williana s'est donc retrouvée en prison administrative, et tant pis si elle a 12 ans ! Au trou, la gamine ! Madame Dati doit être contente ! Elle rêvait de mettre les enfants en prison dès 12 ans, M. Hortefeux l'a fait, M. Besson dit amen et le Juge des libertés et de la détention bénit le tout !

1679,1143250237,19.jpgEn effet, Williana a été traduite ce matin devant le JLD de Créteil : une enfant de 12 ans, dans le box (vitré !) des accusés, surveillée par des policiers en uniforme, le revolver au côté, en audience publique ! Un interrogatoire sans gentillesse et, au bout du compte une décision de maintien de cette gamine en zone d'attente jusqu'à ce que l'OFPRA statue sur la demande d'asile introduite pour l'enfant (la PAF avait réservé un vol de rapatriement samedi, et la demande d'asile était le seul moyen de bloquer l'expulsion).

On en est là : le père et la belle-mère de Williana ont confié leur plus petite fille aux grands-parents, ont laissé tomber leur travail, se font héberger chez de amis à Paris et tentent désespérément de récupérer l'enfant. En face, la police, la justice, l'administration sont intraitables et Williana reste en prison.

Cela ne peut pas durer. Williana doit retrouver sa famille. La place d'une enfant de 12 ans est à l'école, pas en prison administrative, même pour faire plaisir à M. Hortefeux et à son successeur.

 Le préfet du Val-de-Marne, le ministre de la Rafle et du drapeau, le président de la République ont le pouvoir de la libérer, ils doivent le faire.”

 

°°°°°°°°°°  Reçu ensuite le 20 janvier 2009, à minuit 15 :

 

WILLIANA, 12 ANS, LIBRE APRES 4 JOURS DE PRISON ADMINISTRATIVE_______________V3030045.jpg

“Vers 12h aujourd'hui, le Juge des libertés (sic) et de la détention du TGI de Créteil décidait légal et légitime de maintenir Williana (12 ans), en prison administrative pour étrangers à la demande du préfet du Val-de-Marne en application de la volonté du ministre de la Rafle et du drapeau, conformément aux voeux du président de la République.

Aucun de ces très importants personnages ne trouvait à redire au fait qu'une gamine de 12 ans soit maintenue en prison administrative et empêchée de rejoindre ses parents sans avoir commis le moindre délit.

Brutalement, vers 16 heures, le sens moral et le sens commun leur sont revenus : les coups de fil et les mails de plus en plus nombreux scandalisés de ces décisions, l'intervention aussi de Jean-Marc Ayrault, Maire de Nantes (ou habite le père de Williana), la parution du communiqué du RESF annonciateur d'un scandale important les ont fait réfléchir. Les parents de Williana étaient prévenus vers 16 heures qu'un laissez-passer allait lui être délivré. Quelques heures à peine pour désavouer la présidente du JLD de Créteil et renier ce que les uns et les autres assumaient… beau record …

V3030043.jpgWilliana a donc été libérée, et tout le monde s'en réjouit. C'est à l'évidence le résultat de la mobilisation et du début de médiatisation. Il en va de certains ministres comme de certains nuisibles : la lumière leur fait peur. Que toutes celles et tous ceux qui ont réagi en téléphonant, en envoyant des fax ou des mails aux autorités soient remerciés. Ils ont fait œuvre salutaire et efficace.

V3030010.jpgL'affaire est donc réglée pour cette enfant (mais combien de temps va-t-elle continuer à faire des cauchemars et à trembler à la vue d'un uniforme ?  Qui prend en compte ces dégâts-là ?). Mais chaque année, des dizaines, des centaines même d'enfants subissent les mêmes mauvais traitements sans avoir la chance de Williana. Des centaines d'enfants sont refoulés vers des pays où, parfois, personne ne les attend au mépris de toutes les conventions internationales.”

____________Ces deux textes m’ont été envoyés par le Réseau RESF : le Réseau d’Éducation sans Frontière.

Si vous ne souhaitez pas que d’autres enfants subissent le même sort, je vous invite à aller consulter le site du réseau afin de prendre connaissance de la situation et des pétitions auxquelles vous pouvez  participer.

V3030008.jpgL’adresse du site est : www.educationsansfrontieres.org

Avec toutes mes salutations à tous.

Chloé Laroche

20/01/2009

Signes de l'au-delà par avion pour une maman endeuillée.

 

V3030070.jpg______Signes de l’Au-delà

par avion.

 

 

Ce matin-là du 23 août 2003, j’ai commencé le travail en ambulance à six heures dix. Les montagnes étaient belles dans l’attente du soleil. J’ai emmené une dame dans un centre hospitalier situé à mille mètres d'altitude, pour sa dialyse. gws173006.jpg

Puis je suis allée chercher une patiente en fauteuil pour la ramener en Savoie, chez elle.

Durant l’heure de notre trajet, elle m’a appris qu’elle avait perdu sa fille de trente-huit ans au mois de Mars dans un baptême d’avion. Ce petit avion dans lequel se trouvaient sa fille avec une amie ainsi que le pilote s’est écrasé brusquement.

1824065.jpgNous avons pleuré toutes les deux durant le récit de ce terrible drame. Ma passagère s’est confié longuement.

Puis je lui ai parlé de ma fille Océana, de son départ brutal, de mon combat ici-bas pour survivre à cette douleur, de mes deux filles adoptives aussi, de mes convictions que les défunts sont près de nous, invisibles mais vivants dans l’amour, existant dans un autre monde qui touche le nôtre.

Sa fille avait presque le même âge que moi et cette dame portait le même prénom que ma grand-mère regrettée, Madeleine, qui vivait aussi en Savoie. Ce sont des signes troublants.décès d'un enfant,accident avion,ambulance,accompagnement deuil,deuil,décès,mort

En tout cas, le plus grand signe est que sur le chemin de mon retour, alors que j’avais embrassé ma patiente et que j’avais repris la route, un petit avion blanc a fait un cercle devant moi en traversant le ciel à ma hauteur de vue.

Mon coeur bouleversé a fondu et j’ai remercié Patricia qui, d’en haut du Ciel, m’avait envoyé un signe de reconnaissance pour sa maman.V3030070.jpg

Nous sommes tous reliés, ceux d’en bas avec ceux d’en haut, ceux du dedans avec ceux du dehors... J’ai dans l’esprit que Dieu a ses raisons que les humains ignorent, face à nos déchirures et nos écartèlements.

Chloé Laroche

 

 

 

Commentaires

Bonjour Chloé,

Je n'avais pas encore lu cette note qui date de janvier. Je suis tout à fait d'accord avec vous quand vous dites que les personnes qui sont parties, elles sont toujours à nos côtés, dans notre coeur. Comme je le dis aussi, elles ont un regard protecteur (du Ciel) sur nous qui sommes sur Terre. Je suis persuadée que nos proches (au Ciel) sont nos anges gardiens. Le deuil est quelque-chose d'horrible, il provoque une douleur, un arrachement du coeur. Je n'ai même pas les mots pour décrire cette douleur. Je l'ai vécue (tante, cousin, grands-parents) et il faut essayer de continuer à vivre malgré cette douleur. Je pense qu'ils (nos proches au ciel) savent que l'on est anéanti par ce deuil, mais ils nous soutiennent à leurs manières et nous donnent le courage d'avancer.
Chloé, continuez à écrire ces notes. Vous écrivez avec votre coeur et votre émotion. On ressent, je dirais même que l'on vit vos notes.
Merci.

Ecrit par : Lolotte73 | 27.07.2009

 

1793125.jpgMerci beaucoup Lolotte. Un gros bisou pour vous. Votre commentaire m'a beaucoup touchée. L'internet a ceci de merveilleux que même si vous êtes seul à vivre une épreuve ou une traversée du désert, vous pouvez être relié à l'humanité entière qui vous suit sur votre chemin, qui vous lit, qui vous accompagne en nombre... et en particulier, comme avec vous. L'écriture a ceci de merveilleux qu'elle relie des êtres qui ne se sont jamais rencontrés mais qui se comprennent et communiquent. Comme elle peut relier aussi d'autres mondes avec le nôtre : le monde du passé (faire revivre les vies passées, l'Histoire), le monde de l'avenir (comme Jules Verne l'a fait dans sa "fiction" qui n'en était en fait pas une, en tant que visionnaire), le monde de ceux qui nous ont quittés mais qui nous suivent sans qu'on les voit, devenus invisibles par la mort. L'écriture peut révéler des choses qu'une personne vit sans oser le dire, mais que l'écrivain a perçu dans l'inconscient collectif. C'est ce que j'essaye de faire, avec mon coeur, c'est vrai. Je vous embrasse. Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 01.08.2009

19/01/2009

Pour celui qui peut croire tout seul dans un bateau au milieu de l'océan. Pour ceux qui ont besoin de preuves et ceux qui ont le coeur en foi d'amour.

 

1801695.jpgUn jour, j'ai regardé sur le petit écran un film sur Jésus qui s'appelle "Le tombeau". Le héros, un prêtre, était catastrophé par une découverte archéologique : les restes du corps de Jésus retrouvé dans son tombeau. Cela impliquait que la Résurrection ne s'était pas faite réellement et le prêtre pensait que c'était terrible pour de nombreux chrétiens... La jeune femme à l'origine de la découverte lui donne alors son sentiment : "Si pour les chrétiens le plus important est ce que Jésus a représenté par son message d'amour, de fraternité et de générosité... par sa vie, son exemple... alors cette découverte peut-elle vraiment les inciter à ne plus croire, à perdre la foi ?" Je suis d'accord avec elle. Je pense que beaucoup de gens croient avec des conditions et que peu croient d'une façon inconditionnelle, comme beaucoup de gens aiment leur conjoint avec conditions mais peu inconditionnellement. Chaque religion détient des rochers d'ancrage, comme les rites, les dogmes, les "vérités"... mais celui qui peut croire tout seul dans un bateau au milieu de l'océan en regardant simplement l'immensité de l'univers et en voyant l'Infini derrière chaque étoile, alors celui-là ne sera jamais ébranlé dans son ancrage intérieur... là où sourit Dieu. 1824058.jpg

Je suis heureuse pour la trêve et l'arrêt des bombes à Gaza. Cette nuit, les enfants ont pu dormir. Pour ceux qui n'ont pas dormi, par peur et par angoisse, une étoile de paix est née dans leur ciel d'enfant.

Chloé Laroche

 

 
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