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18/01/2009

Mon appel à la PAIX pour la bande de Gaza fait sur Radio "RMC Info". Le quotidien des palestiniens et de leurs enfants à Gaza. Je relaie le témoignage de Mohammed Ali, habitant de Gaza.

images-2.jpegBonjour,

Cette semaine, j'ai lancé sur la radio "RMC Info", grâce à Jean-Jacques Bourdin, animateur de "Bourdin and Co", un appel pour la Paix à Gaza... que l'État d'Israël arrête son offensive et que le Hamas n'envoie plus de roquettes. Monsieur Bourdin avait demandé que des juifs et des musulmans interviennent pour lancer un appel à la paix. Je suis intervenue en tant que croyante ouverte à la sagesse du monde entier, disant que la religion, les religions... existent toutes à la base pour manifester la solidarité, l'amour universel, l'entraide. J'ai dit que si on alignait tous les cercueils des enfants morts durant cette guerre dans la bande de Gaza... chacun pleurerait toutes les larmes de son corps devant ce "spectacle" insoutenable, et que cela suffisait que des petites victimes payent de leur vie et de leur souffrance ce conflit inhumain.images-7.jpeg

J'ai découvert sur internet le témoignage du quotidien d'un palestinien à Gaza pendant l'offensive israëlienne ; il s'appelle Mohammed Ali et j'ai souhaité vous faire connaître ses écrits. Mohammed exprime la peur des enfants, le dénuement dans lequel ils vivent, la terreur de cette guerre terrible pour les civils, l'horreur des images réelles. Vou pourrez le lire ci-dessous. images-3.jpeg

images-4.jpegQue leur chemin évite les bombes. Que les enfants soient épargnés. Qu'on ne voit plus de petits cadavres inertes dans les bras des parents palestiniens. Qu'on ne voit plus de petites jambes arrachées, d'enfants rendus aveugles, de corps pris dans les décombres, petits corps crucifiés par la haine, la violence éternelle. Que les enfants dans les deux camps n'aient plus la terreur la nuit dans leur lit à cause des bombes et de la mort qui rôde.

Que la Paix revienne, que la trêve se fasse réellement entre Israël et la Palestine.

Chloé Laroche

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images.jpeg"NE SOMMES-NOUS PAS HUMAINS ?"___________ Témoignage de Mohammed Ali :

Mohammed Ali vit à Gaza et travaille pour Oxfam.
Il raconte la vie à Gaza pendant l’offensive militaire israélienne. 

 

Le 14 Janvier.

"Mon petit garçon de 15 mois présente déjà des signes de traumatisme. Quand il parvient enfin à s’endormir pendant quelques heures il se réveille soudain, en criant comme si on lui faisait du mal. Je me demande ce que son petit esprit peut bien penser. J’aimerais tellement le consoler, mais que pourrais-je lui dire ? Comment pourrais-je le rassurer ?

Aujourd’hui il a de la fièvre et il est malade, mais je ne peux pas me rendre chez le docteur car seulement les cas les plus urgents reçoivent l’attention des médecins. Les cas les plus urgents sont ceux aux portes de la mort.

Ma sœur m’a téléphoné. Elle était hors d’haleine et n’arrivait pas à parler clairement. En bruits de fond, j’entendais ses enfants qui criaient. Elle me suppliait « S’il te plait, essaie de les calmer ». Ma nièce de 10 ans a alors pris le téléphone en geignant. Je lui ai demandé pourquoi elle pleurait. « On va mourir », me dit-elle. « Je récitais la prière de la mort… il y a eu une bombe tout près de nous… mon frère avait du verre brisé sur lui » 

Ma sœur a rappelé un peu plus tard dans la journée, cette fois pour me dire que les voisins avaient reçu un avis de l’armée israélienne que leur maison allait être démolie. Chaque fois que les avions israéliens passaient au-dessus de la maison des voisins, ma sœur pouvait entendre leurs cris de panique.

Aujourd’hui, vers la fin de la pause quotidienne des combats, mon frère est sorti pour chercher de la nourriture. Il est revenu à la maison les mains vides. La seul chose qu’il ait ramené est comment, à quelques pas de lui, trois personnes ont été tuées.

J’ai passé la plus grande partie de la journée dans une école administrée par l’UNRWA (Agence de l’Onu pour les réfugiés palestiniens). Là-bas une femme m’a dit quelque chose que je ne parviens pas encore à sortir de ma tête. Elle m’a dit : « Les morts sont chanceux. Ils n’ont pas à voir et entendre toutes les horreurs qui sont autour de nous. Nous sommes tous entre la vie et la mort. » Je n’ai rien su lui dire pour soulager sa souffrance. J’ai simplement posé ma main sur mon cœur en signe de sincérité.

Dernièrement, j’ai été content d’avoir un peu plus d’électricité que d’habitude, mais aujourd’hui quand j’ai allumé la télévision j’aurais préféré ne rien voir du tout. On y montrait des images d’une fillette de 13 ans qui venait de perdre ses deux jambes dans une attaque de l’armée israélienne. Elle continuait de sourire.

J’étais assis dans mon salon, devant la télé et des larmes coulaient le long de mes joues et j’écoutais cette petite dire au journaliste qu’elle aussi un jour ferait le même métier.

Tout de suite après on a montré un petit garçon qui a perdu ses deux yeux. À la fin du reportage, il tourne sa tête vers la caméra et dit simplement « Merci ». Je me disais ‘le pauvre vient de perdre la vue à jamais et c’est comme si il remerciait le monde entier de le regarder dans cet état. Pourquoi ? On remercie le monde de son inaction ? On le remercie de voir encore plus de morts et de destruction passer devant ses yeux ?

C’est le monde qui est aveugle à ce qui se passe ici. Combien d’enfants verront leurs futurs réduits à néant avant que tout cela cesse, avant que l’on vienne à notre aide?

Quand je vois ces enfants, je pense aux miens et je ne peux me retenir de sangloter.

Je me demande, combien de vies seront détruites avant que le monde ne se décide à agir. Je ne saurai peut-être jamais…"

 

Le 7 Janvier.


"L’air, la mer et le sol de la ville de Gaza sont maintenant occupés par l’armée israélienne. L’armée occupe même les esprits, les nerfs et les oreilles des Gazaouis. J’ai essayé de mettre du coton dans les oreilles de mes deux enfants afin de les arrêter de trembler et de sursauter à chaque fois qu’ils entendent le bruit d’une attaque pendant le peu de temps où ils arrivent enfin à trouver le sommeil mais l’idée du coton n’a pas fonctionné. 

Quels dégâts sont fait à leurs petits cœurs qui peinent à supporter tout ce stress ?

Il y a quelques jours, nous n’avions plus de diesel pour le générateur de la maison. Pendant trois jours, nous sommes restés coincés dans une petite chambre avec 11 personnes et très peu de lumière. Nous n’avions plus d’eau non plus ; la pompe du puits ne fonctionne que s’il y a suffisamment d’électricité, ce qui fait cruellement défaut à toute la bande de Gaza depuis le début de ce cauchemar.

Contrairement à plusieurs autres familles, nous avons eu la chance de trouver 20 litres de diesel pour alimenter le générateur. L’approvisionnement en essence depuis Israël vers Gaza est interrompu depuis le début de l’attaque actuelle et nous avons dû payer sept fois le prix normal.

Il nous reste l’équivalent d’une journée de nourriture et la provision de couches pour les bébés est au plus bas. Comme presque rien ne rentre à Gaza depuis le début du blocus, il y a 18 mois, les couches ne sont pas de très bonne qualité. Mauvaise qualité veut dire grosses fuites et en plus nous devons baigner les petits dans de l’eau glacée.

Ma sœur, qui habitait avec nous quand j’écrivais la dernière fois, a décidé de retourner chez elle, malgré nos vives protestations. Elle avait peur qu’à cause du manque de nourriture, nous n’aurions pas assez pour manger plus d’un repas par jour, au lieu des deux repas que nous avons pour le moment. Ma sœur avait encore un peu de nourriture chez elle, ce qui lui permettra à elle et sa famille de tenir un peu plus longtemps.

Nous sommes maintenant 11, entassés dans la salle à manger de mes parents. Mon frère et moi avons déménagé nos familles ici en croyant que le rez-de-chaussée serait l’option la plus sécuritaire. Nous avons une expression en Arabe qui dit ‘mourir en groupe est une grâce’. Je me dis que peut-être, et seulement peut-être, mourir tous ensemble serait moins douloureux que de mourir seuls.

Je n’ai dormi en tout que huit heures depuis le début de ce conflit; nous entendons des attaques à chaque minute.

En mon for intérieur, je pense à ce qui se passerait si l’un de nous était blessé ou avait besoin d’un docteur ? Les ambulances ont des difficultés à rejoindre les blessés, les routes sont bloquées par des débris et l’armée israélienne est toujours sur le chemin des secours. On pourrait se vider de notre sang et même si les secours arrivaient jusqu’à nous, on pourrait être bombardés sur le chemin de l’hôpital… une fois à l’hôpital qui dit qu’il y aurait de la place pour nous … y aurait-il assez de médicaments, d’électricité ou d’essence pour faire fonctionner l’équipement médical essentiel… nous ne pourrions même pas sortir de la Bande de Gaza pour recevoir un traitement d’urgence.

Les hôpitaux fonctionnent maintenant à l’aide de générateurs, ce qui rend la vie encore plus difficile pour les docteurs qui tentent désespérément de s’occuper des blessés qui arrivent jusqu’aux urgences. Si l’essence vient à manquer, tous ceux qui dépendent de machines pour survivre mourrons.

Aujourd’hui j’ai entendu l’appel d’une femme à une station de radio, alors que les secours ne pouvaient arriver jusqu’à elle. J’imagine qu’elle devait croire que la station de radio pourrait lui venir en aide. Elle pleurait « ma maison est en feu, mes enfants sont en train de mourir ». Je ne sais pas ce qui est advenu d’elle et des enfants. Je n’ose pas l’imaginer.

Je passe beaucoup trop de temps à penser que cette heure est peut-être ma dernière heure. Chaque soir, alors que j’essaie de trouver le sommeil, j’entends à la radio le nombre de morts. Je me demande si le journal du matin parlera de moi, si je ferai partie du décompte des corps. Je serai un chiffre de plus pour tous ceux qui voient les morts et la destruction de Gaza. Peut-être que puisque je travaille pour Oxfam je serais alors un nom et pas seulement un chiffre. Peut-être que l’on parlerait de moi pendant une minute pour ensuite m’oublier, comme tous ceux qui ont récemment perdu la vie.

Je n’ai pas peur de mourir. Je sais bien qu’un jour nous devrons tous mourir. Mais je ne veux pas mourir comme ça, assis chez moi avec mes enfants dans les bras, dans l’attente de notre mort. Je suis dégoûté par cette injustice. 

Mais qu’est-ce que la communauté internationale attend ? On veut plus de gens démembrés, encore plus de familles anéanties ? Le temps passe et le nombre de morts et de blessés augmente. Mais qu’est-ce qu’elle attend ?

Ce qui se passe est contre tout sens d’humanité. Ne sommes-nous pas humains ?"

MOHAMMED ALI.

17/01/2009

Pour les parents en souffrance, pour les mères frappées par leur adolescent, menacées, insultées... Mon avis sur la menace de retrait des allocations familiales comme sanction des "mauvais" parents.

J'ai entendu dernièrement une personne affirmer sur la radio "RMC Info" : "Mais que font les parents quand ils laissent leurs enfants traîner dans les rues tard le soir ? Il faudrait les pénaliser !" ....u15992547.jpg

57447021.jpgLa menace d'enlèvement des allocations familiales plane malheureusement déjà sur ces parents déjà malmenés par leur progéniture. Quand je dis malheureusement, je ne parle pas ici des parents qui laissent délibérément et inconsciemment leur enfant de cinq, six, huit ans jouer dans la rue jusqu'à des heures tardives... ce qui est condamnable et intolérable... mais des parents d'adolescents de l'âge de 12 ans et plus qui malmènent l'autorité parentale à un point que vous ne pouvez imaginer.

Certains de ces parents ne parlent pas et taisent leur situation, pour ne pas avoir la justice sur le dos... "Votre fils vous bat ? Mais qu'avez-vous fait ou pas fait pour que votre fils en arrive là ? Et quelle enfance avez-vous vécu pour être un parent qui ne se fait pas respecter ?" Voilà les paroles de certaines justices...57447403.jpg Une juge des enfants a dit à une maman malmenée par sa fille de 15 ans et inquiète pour son jeune fils de la terreur vécue à la maison : "Sachez que je suis là pour votre fille, pour la protéger, et non pour protéger les parents." Et le jeune enfant dans tout ça ? La juge l'a sûrement oublié !!!? La justice humaine est faite de deux poids, deux mesures.

Quand un adolescent ou une adolescente en arrive à semer la terreur dans la maison, à en venir aux mains, à menacer sa propre mère de lui casser la tête, à la traiter avec insultes et mépris voire avec haine, à donner des ordres et à décider de son emploi du temps et de l'heure de rentrée le soir à la maison, à couper le téléphone fixe familial en cachant la batterie, à prendre son foyer pour un hôtel et sa mère pour une bonne... quelle est cette société qui punit les parents ?!! Quelle est cette société qui menace de couper les allocations familiales sur un papier envoyé à une maman en fin d'année 2008 : avertissement officiel d'un collège public indiquant des absences répétées de son enfant aux cours ?!!!

bn269019.jpgLes parents ne sont pas tous démissionnaires et beaucoup, c'est certain, sont en réelle souffrance et infinie solitude, face à l'attitude terrible et déroutante de leurs ados.

Aujourd'hui, dans l'émission de M6: "66 Minutes", on voyait une maman qui prenait des cours de self-défense pour se défendre de son fils de 12 ans qui la frappe régulièrement ; cette femme disait : "Je ne veux pas lui faire de mal. Juste me défendre et qu'il arrête."u15992547.jpg

bn269021.jpgQue les choses bougent, que la violence recule, que la paix arrive dans les familles, car la paix commence à petite échelle avant de la penser à grande échelle.

Chloé

 

°°°°° Pour info :

Réponse du Ministère : Affaires sociales 
  • publiée dans le JO Sénat du 10/06/1993 - page 943

Réponse. - Il est précisé à l'honorable parlementaire que la loi du 4 juillet 1975, portant généralisation de la sécurité sociale a étendu, à compter du 1er janvier 1978, le bénéfice des prestations familiales, jusqu'alors réservé à la population active, à toute personne résidant en France, assumant la charge d'enfants demeurant en France. Le séjour en France des ressortissants étrangers et des enfants au titre desquels les prestations sont demandées, doit de plus, aux termes de l'article L. 512-2 du code de la sécurité sociale, être assorti d'une condition de régularité, attestée par la production d'un titre de séjour ou document exigé d'eux en vertu, soit de dispositions législatives ou réglementaires, soit de traités ou accords internationaux et dont la liste est fixée par décret. Peut ainsi, sous réserve des règles particulières à chacune d'entre elles, ouvrir droit aux prestations familiales, toute personne française ou étrangère résidant en France ayant à sa charge un ou plusieurs enfants vivant de manière permanente en France. Or, la condition de charge ne s'entend pas uniquement de la charge financière mais de l'ensemble des responsabilités parentales exercées par les représentants légaux de l'enfant (devoirs de garde, de surveillance, d'éducation dans le but de protéger l'enfant dans sa sécurité, sa santé et sa moralité). Il faut souligner que les dispositions de l'article L. 521-2 du code de la sécurité sociale prévoient de sanctionner par une suspension ou un retrait du droit aux prestations les infractions dans l'exercice des attributs de l'autorité parentale portant sur la protection de l'enfant, notamment en cas de : déchéance totale ou partielle de l'autorité parentale ; condamnation pénale en application de la loi sur les enfants maltraités ou moralement abandonnés ; placement de l'enfant à la suite d'une mesure prise dans le cadre de l'enfance délinquante (les allocations peuvent cependant être servies à la famille, sur demande du magistrat ou du président du conseil général) ; condamnation pour ivresse. Il en est de même lorsque les enfants donnant droit aux prestations familiales sont élevés dans des conditions d'alimentation, de logement et d'hygiène manifestement défectueuses, ou lorsque le montant des prestations n'est pas employé dans l'intérêt des enfants. L'article L. 552-6 du code de la sécurité sociale précise en effet que le juge des enfants peut, dans ce cas, ordonner le versement total ou partiel des prestations à une personne physique ou morale qualifiée, dite tuteur aux prestations sociales. Ces dispositions ne sont, en tout état de cause, applicables qu'après décision judiciaire. En effet, il n'entre pas dans la mission des organismes débiteurs de prestations familiales, de sanctionner, à défaut de faits juridiquement constatés, l'absence de surveillance des parents à l'égard de leurs enfants. Par ailleurs, les articles L. 552-3 et R. 513-3 prévoient la suspension ou la suppression des prestations en cas de défaut d'assiduité scolaire des enfants soumis à l'obligation scolaire et adolescents poursuivant leurs études au-delà de l'âge scolaire.

06/01/2009

Une école maternelle israëlienne vide détruite par une roquette de la branche armée du Hamas. Que les roquettes s'arrêtent et que le massacre des enfants palestiniens s'arrête aussi à ce jour. Que le massacre des Kurdes s'arrête aussi.

images-5.jpegimages-11.jpegimages-7.jpegimages-14.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Une école maternelle israëlienne heureusement vide a été détruite par une roquette de la branche armée du Hamas.

Hier, je parlais dans mon article des 87 enfants palestiniens morts depuis décembre, tués dans les bombardements israëliens.

Obama ne dit toujours rien sur cette guerre et son silence est assourdissant. Il s'est exprimé sur les actes terroristes qui ont frappé l'Inde mais là, il reste coi... Le monde reste coi.images-6.jpeg

Israël ne peut poursuivre le massacre de la population de Gaza qui n'est pas mêlée aux actes terroristes de la branche armée du Hamas. Israël ne peut continuer de massacrer des enfants parce que des enfants sont morts ou pourraient mourir, tués par des roquettes dont les tirs ne proviennent pas des palestiniens pacifiques mais d'un groupe terroriste.

Il faut s'écouter. Entendre les demandes de chacun. Chacun a le droit d'exister. Jean-Jacques Bourdin, sur RMC, a donné une parole sage ce matin en disant : "Il faut que chacun écoute l'autre sinon rien ne viendra, seulement la guerre. La paix ne peut naître que de l'écoute réciproque."

images-8.jpegJean-Jacques Bourdin a rappelé ce matin aussi dans son émission que les turques et les iraniens bombardent le nord de l'Irak, détruisant la population kurde... sans que le monde réagisse non plus. Mais là, personne ne s'en émeut. Personne ne connaît le nombre non plus des victimes. Pourquoi ? Imaginez le désarroi d'une population détruite et apeurée dans des régions montagneuses, bombardée par deux pays... population décimée vers qui les secours n'arrivent même pas. je pense encore à ces familles, ces femmes, ces enfants, ces hommes pères de famille... qui pleurent des larmes de sang devant le corps inerte de la chair de leur chair, enfants explosés par les mitrailles des avions meurtriers.

Les anges pleurent... Les hommes se tuent.

Les femmes pleurent... Un enfant meurt sans raison, sans autre raison que la haine pure.images-10.jpeg

images-9.jpegDes enfants meurent... Les anges les enveloppent doucement dans leurs ailes impuissantes.

 

Chloé Laroche

 

 

05/01/2009

87 petits cercueils d'enfants palestiniens... 87 cercueils d'enfants d'humains. Mon voeu pour la Paix à Gaza.

Bonjour,


C’est la nouvelle année et je vous souhaite tout le bonheur du monde.... que votre chemin évite les bombes.

images-1.jpegMalheureusement, ce n’est pas le cas de tout le monde, de pouvoir éviter les bombes et je pense à ceux-là... 87 enfants palestiniens ont payé de leur vie durant cette période de “fêtes” la dure loi de la guerre. Tu as tué, je te tuerai... Tu m’as tué, tu es mort... Tous massacrés des deux côtés... Que de souffrances pour ceux qui n’y sont pour rien des deux côtés, femmes, enfants, hommes innocents qui suivent le pouvoir, les ordres, cette implacable loi de la jungle humaine qui piétine les coeurs et les âmes.

Imaginez-vous 87 petits cercueils allignés, 87 corps mutilés, des vies de petits envolés, leurs parents aux coeurs arrachés pour la vie. Et ne me dites pas : “Ah, tu es anti-juive !” Non, je dirais la même chose si c’était 87 petits israëliens. images-2.jpeg

Point à la ligne.

517 victimes palestiniennes tombées depuis le début de la guerre. 2450 blessés. Les gens à Gaza ont faim. Ils n’ont plus d’électricité. La situation est catastrophique pour les familles. Ce sont des êtres humains. Alors arrêtons de prendre partie. Ce n’est pas un match de ping-pong. Des gens meurent dans les deux camps. Ce massacre doit s’arrêter.

images-3.jpegD’autant quand un adversaire est plus fort. Écraser l’autre ne sert à rien. La sagesse et l’humanité demandent le recul des forces engagées pour permettre la reconstruction et la clémence. C’est mon voeu pour 2009.

Mon voeu le plus cher aussi est qu’on retrouve le petit Antoine disparu à Issoire. Tous les enfants disparus. Que plus aucun enfant ne soit maltraité et sacrifié à la violence familiale.

Sincèrement,


Chloé Laroche




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___________ LA GUERRE À GAZA_________   (D'après LCI.fr, info internet)

 

• Les troupes israéliennes ont avancé dans plusieurs secteurs du territoire contrôlé par le Hamas. Leurs bombardements se poursuivaient lundi matin.
• La guerre a entraîné une profonde dégradation d'une situation humanitaire déjà précaire à Gaza, l'électricité étant coupée dans la plupart des localités.

- le 05/01/2009 - 09h31

“Les forces israéliennes ont poursuivi dans la nuit de dimanche à lundi leur offensive terrestre au coeur de la bande de Gaza, où plus de 510 Palestiniens ont péri depuis le début de la guerre déclenchée par Israël pour mettre fin aux tirs de roquettes palestiniennes.

Appuyées par des bombardements de l'artillerie et de l'aviation, les troupes israéliennes ont avancé en profondeur dans plusieurs secteurs du territoire contrôlé par le Hamas, où elles avaient pénétré samedi soir après une semaine de frappes aériennes. En dépit de la détérioration de la situation humanitaire à Gaza, Israël a souligné dimanche qu'il n'arrêterait pas son offensive, alors que plusieurs initiatives diplomatiques tentaient d'arracher un cessez-le-feu. Preuve de sa détermination, son aviation a attaqué 130 objectifs dans la bande de Gaza durant la nuit de dimanche à lundi, a indiqué une porte-parole militaire à Tel-Aviv.
Electricité coupée

Le chef des services d'urgences à Gaza a annoncé que 512 Palestiniens, dont 87 enfants, avaient été tués et plus de 2.450 autres blessés depuis le début de la guerre, le 27 décembre. Il a averti que ce bilan était sans doute inférieur à la réalité, du fait des difficultés des ambulances à se rendre sur les lieux des combats. Lundi en début de matinée, cinq enfants ont été tués dans des bombardements israéliens, portant à 517 le bilan provisoire des victimes palestiniennes. Des témoins ont affirmé que les blindés israéliens avaient notamment pris position dimanche sur l'axe Salaheddine, la principale route nord-sud du territoire, isolant la ville de Gaza du sud. Des troupes israéliennes ont également progressé vers la périphérie de Gaza, et notamment dans le quartier de Zeïtoun (est). Côté israélien, un bilan officiel a fait état d'un soldat tué et de 19 autres blessés dimanche, ce qui porte à 49 le nombre de militaires blessés depuis le début de l'offensive terrestre.

La guerre a entraîné une profonde dégradation d'une situation humanitaire déjà précaire dans un territoire où s'entassent 1,5 million d'habitants. L'électricité était coupée dans la plupart des localités et les pénuries de carburant s'aggravaient. Commerces et administrations sont restés fermés dimanche. Les rues étaient désertes, à l'exception de files d'attente devant les quelques boulangeries ouvertes en prévision d'un siège prolongé."

(D'après LCI.fr, info internet)

25/12/2008

Que l'authentique solidarité soit la lumière de ce Noël. Mes voeux d'amour et de courage à tous les délaissés, les opprimés, les victimes du destin, les cabossés de la vie, les endeuillés, les parents malmenés...

Bonjour à tous et toutes,

images-5.jpegje souhaite un heureux Noël à tous, que la solidarité authentique soit la lumière brillant dans les coeurs de chacun, pour ne plus vivre égoïstement et sans penser aux autres et au monde en souffrance.

je pense très fort à tous ceux qui sont seuls et pour qui cette fête est un projecteur difficile à supporter pour ceux qui n'ont pas d'enfants, pour ceux qui en ont mais qui ne les voient plus, pour ceux qui sont privés de voir leurs petits-enfants.

je pense à cet homme handicapé qui non seulement a perdu l'usage de ses jambes et de ses mains mais en plus est privé de voir ses petits-enfants, à cause d'une belle-fille peu délicate. Je pense à toutes les personnes handicapées, physiques et mentales, et qu'on ne les oublie pas... et surtout jamais de mépris envers eux ni d'exclusion de la société.

je pense aussi à cette maman qui a peur de son fils adolescent, lequel la menace et la frappe, l'insulte gravement et ne la respecte plus... Je pense au calvaire de cette autre maman à qui sa fille adolescente a dit des propos graves, insultants, de menace de mort parce qu'elle n'avait pas obtenu ce qu'elle voulait... Cette ado est allée jusqu'à dire à sa mère qu'elle l'enculerait bien profond. Excusez-moi de rapporter ces propos ici et ces mots gravissimes mais je voudrais faire réagir le monde devant la dégénérence actuelle d'une certaine jeunesse qui se permet tout et nous fait augurer un futur proche inquiétant. À cette maman, une éducatrice a dit, pour la rassurer : "Oh chez moi, c'est pareil... Mes ados font pareil. Il ne faut pas prendre tout argent comptant. Ce ne sont que des mots... Prenez du recul. Les ados d'aujourd'hui ne sont plus comme il y a vingt ou trente ans." !!!!!!!!!!!!!!!!!images-7.jpeg

je pense à ces enfants à qui on ne donne aucune limite, les laissant se coucher à des heures tardives, les laissant manger n'importe quand et mal parler, les laissant commander à la maison et même lever la main sur leurs parents.... Des enfants jeunes, très jeunes le font... et certains parents laissent faire, sans réagir. L'enfant a besoin de limites et qu'on lui dise NON... sinon il développe une insécurité intérieure et de nombreuses angoisses. Il ne peut se construire normalement et subira le revers de cette éducation permissive et démissionnaire. Je tire la sonnette d'alarme, en ce jour des enfants, car le monde a besoin des enfants... pas de voir grandir des petits rois, des tyrans en puissance.

je pense en ce jour aussi à tous les parents qui pleurent leur enfant mort. Noël est pour eux une date à fuir, un jour qui brise leur coeur, la lumière éteinte de leur petit amour chéri qui résonne avec toutes les lumières de la fête. Je pense aux parents qui n'ont jamais retrouvé le corps de leur enfant disparu et qui prient en secret leur retour.

je pense à ceux qui n'ont rien, à ceux qui sont expulsés de France avec leurs enfants, à ceux qui sont expulsés aussi en étant obligés de laisser leurs enfants ici, à ceux qui sont séparés alors qu'ils s'aiment vraiment mais qu'on soupçonne de mariage blanc.

je pense à ceux qui sont torturés de par le monde, violés, femmes violées dans les guerres, êtres humains massacrés, décapités, mutilés.

images-6.jpegje pense à tous les rescapés de la Seconde guerre mondiale, à tous les Résistants et les Déportés... Que la douceur de Noël apaise leur terrible souffrance et l'absence de leur famille entière tuée par les Nazis.

je pense à ceux qui sont malades, qui sont à l'hôpital ou en soins de chimiothérapie, les dialysés, les sidéens, les cancéreux, tous les petits malades qui portent courageusement leur croix, tous ces enfants qui subissent la maladie et montrent un courage extraordinaire à croire encore et toujours en la  vie, se battant avec le soutien sans faille de leurs parents.

je souhaite à tous et toutes, à ma famille aussi et mes enfants, ma fille au Ciel, tous mes amis et amies décédés, mes grands-parents morts qui me manquent tant, la lumière de tous les coeurs réunis dans l'amour qui dure toujours.

Que la force intérieure, le courage et l'espoir ne manquent à personne et que chacun puise en ce jour de lumière des forces vives et nouvelles afin de continuer le chemin de la vie et de croire encore en l'amour et en la solidarité authentique.

Chloé Laroche

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Commentaires

Egalement, une pensée pour ces parents, ces mères qui se font malmener par leurs enfants. Cette violence familiale dont on ne peut parler, et dont le secret devient très lourd. Le jugement de la société, des gens, ..., pensant que ces parents étaient laxistes, permisifs ...
Non, pas forcément.
La violence de ces enfants s'introduit dans la sphère familiale de façon insidieuse, ces enfants poussés par des choses extérieures qui les amènent malheureusement à toucher la violence et qui à la vie resteront marqués.
Pensées chaleureuses et respecteuses

Ecrit par : C | 17.01.2009

Réponse de Chloé Laroche :

Merci à vous du fond du coeur pour votre message. Vous avez raison quand vous parlez du jugement de la société.... J'ai entendu dernièrement quelqu'un dire sur une radio : "Mais que font les parents quand ils laissent les enfants traîner dans les rues tard le soir ? Il faudrait les pénaliser !" .... Oui, la menace d'enlèvement des allocations familiales plane sur ces parents déjà malmenés par leur progéniture. Et certains parents ne parlent pas, taisent leur situation, pour ne pas avoir la justice sur le dos... "Votre fils vous bat ? Mais qu'avez-vous fait ou pas fait pour que votre fils en arrive là ? Et quelle enfance avez-vous vécu pour être un parent qui ne se fait pas respecter ?" Voilà les paroles de certaines justices... Quand un adolescent ou une ado en arrive à semer la terreur dans la maison, à menacer sa propre mère de lui casser la tête, à la traiter avec insultes et mépris voire avec haine, à donner des ordres et à décider de son emploi du temps, à couper le téléphone fixe en enlevant la pile, à prendre son foyer pour un hôtel et sa mère pour une bonne... quelle est cette société qui punit les parents ?!! Quelle est cette société qui menace de couper les allocations familiales sur un papier envoyé à une maman : ceci sur un avertissement officiel d'un collège public indiquant des absences répétées de son enfant aux cours ?!!! Les parents ne sont pas tous démissionnaires et beaucoup, c'est certain, sont en réelle souffrance et infinie solitude, face à l'attitude terrible et déroutante de leurs ados. Aujourd'hui, dans l'émission de M6: "66 Minutes", on voyait une maman qui prenait des cours de self-défense pour se défendre de son fils de 12 ans qui la frappe régulièrement ; cette femme disait : "je ne veux pas lui faire de mal. Juste me défendre et qu'il arrête."
____ Merci pour vos pensées. En espérant que les choses bougent, que la violence recule, que la paix arrive dans les familles, car la paix commence à petite échelle avant de la penser à grande échelle. Chloé

Ecrit par : L'auteur de ce blog | 17.01.2009

22/12/2008

Je pense dans cette attente de Noël aux parents du petit Yannis, enfant décédé dans une voiture. "Non, il n'y avait rien à condamner".

 

Bonsoir à toutes et tous,

 

MEDFR05250.jpgJusqu'à présent, je n'ai pas parlé du procès du papa pharmacien du petit Yannis, décédé dans la voiture de son père à Pont-de-Chéruy. J'ai dans mon coeur beaucoup de peine pour cet homme qui porte une terrible croix et dont on a montré la culpabilité sur toutes les coutures. Ceux qui n'ont pas perdu d'enfant ne peuvent imaginer l'enfer que vit cet homme et sa femme. C'est incommensurable. Ils vivent le néant dans leurs cellules. Le néant à vif marqué au fer brûlant de la réalité. Alors, donner à cet homme quelques mois de prison avec sursis fait pour moi partie de l'absurde de l'humain. La justice est impuissante devant le destin, devant l'impensable de l'oubli d'un enfant dans une voiture, devant la vie actuelle qui transforme les gens en robots, en mécaniques robotisées du stress et de la rentabilité, humains hyper-actifs cloisonnant chaque domaine de leur vie.

J'ai lu ceci, écrit par un avocat, Gilles Devers, qui tient comme moi un blog sur le site de 20 minutes, blog dont l'adresse est : http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr

Il a écrit ce commentaire, suite à son article du 10 décembre 2008 :

"Enfant mort : sanctionner le père". Le voici :

 

"On ne commente pas les décisions de justice ?

Je vais me gêner ! Tout ce que demande le Code, c’est de ne pas les dénigrer. Ne pas confondre.

Alors notre vaillant tribunal de grande instance de Vienne a suivi les réquisitions. 8 mois avec sursis. Pas 7 ce serait trop faible, ni 9, ce serait excessif. Et pourquoi ? 

Dans une telle affaire, cette condamnation est une anomalie. 

Dire le père coupable, c’était déjà beaucoup. Le père qui adorait son enfant, qui ne vivait que pour lui. Le père qui ne pensait qu’à demain, le jour de la fermeture de la pharmacie, les vacances tant attendues, et enfin de belles journées à vivre, l’enfant sa maman et son papa. Avec cet enfant de deux ans, qui avait le plus bel avenir devant lui, avec lequel les parents se sentaient assez forts pour conquérir le monde s’il le fallait. Des années d’études, de travail, de constance. Enfin, depuis deux ans l’enfant était là. La vie recommençait. Et devant son sourire, devant ces liens qui se créent, devant ce sentiment de la confiance, tous les efforts trouvaient leur justification.PAA008000396.jpg

Alors, soudain, le piège d’un automatisme de la vie. Dans le petit village, où tout le monde se connait, un acte aussi incivilisé qu’un délit de fuite. Noter les coordonnées de ce sauvage qui se casse, prendre du temps, réconforter la victime, attendre les gendarmes. Reconstruire un peu, devant l’injure sociale du fuyard, cette vie de responsabilité à laquelle le papa croit tant.

Et après l’inexplicable. "Inexplicable", a dit le procureur. Comment requérir une peine, quand on ne sait expliquer ? Au nom de quoi embarquer la loi dans une telle galère ? C'est comme le PV : "On ne discute pas!"

Ce 15 juillet, le papa est déjà à demain. Tout ce qu’il y a de si beau à vivre, demain, tout ce qu’il reste à régler aujourd’hui, dans le monde des contingences, pour atteindre le monde de la vraie vie, le temps des vacances. Le souhait d'être hors contingences. Inexplicable? 

Par inattention ? Non, le père est le plus attentif de tous les pères. Je souhaite à tous les bébés du monde un père comme lui. Par occultation. Et il n’y a pas de faute par occultation. 

k0402959.jpgLe destin tragique de cet homme nous rappelle nos faiblesses. Nous nous croyons des héros, des costauds, des mecs. Nous voyons tous les jours célébré, dans un décor chancelant, l’idéal de l’homme parfait qui maitrise son destin, qui pense son amour, qui tous les soirs s’analyse à froid, comme s’il s’agissait de la résultante d’une démarche qualité.

J’ai en horreur ces conceptions, et elles sont aux antipodes de ce qu’est la réalité humaine. Un homme qui cherche à bien faire, qui veut se situer dans un monde si complexe, qui assume tout ce qu’il peut. 

Mais un homme fragile, vulnérable. Un vrai homme, un qui se trompe, reconnait ses erreurs et se redresse. Un homme qui connait le malheur et trouve les forces pour croire encore à la vie. 

Condamner cet homme ? Pourquoi ? Parce que la presse a parlé de cette affaire ? Misère de la pensée !

Condamner cette homme, c’est nous condamner tous. Car c’est dire qu’être faillible est une faute. Le tribunal applique le code, mais il doit lire le code à la lumière des réalités humaines. Dans cette affaire, il peut délivrer le plus beau message : une vie, c’est un parcours entre l’ombre et la lumière ; c’est la joie et les larmes ; ce sont des plaies, et des cicatrices. 

Non, il n’y avait rien à condamner, si ce n’est la nature humaine.
Le tribunal s’est égaré."   (Gilles Devers, avocat)

 

__________________________________________________________________________ Suite écrite par Chloé L :

 

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TROUVER LES FORCES pour croire encore en la vie....

Je le souhaite au papa de Yannis, à sa maman, aux parents de tous les enfants décédés qui pleurent des larmes de sang en cette veille de Noël.

Je pense AUSSI aux parents de ces enfants morts, brûlés dernièrement dans des incendies cruels et terribles, drames horribles de la mort brutale.

Je pense à tous les innocents emportés chaque année par des accidents domestiques, petits noyés, défenestrés, empoisonnés par des produits ménagers... Je pense à leurs parents, rongés à vie par la culpabilité de n'avoir pu empêcher le drame, la mort de leur enfant chéri.

Je pense à ma fille Océana, emportée par une maladie foudroyante, maladie qui a emporté cinq autres enfants depuis 1997 à Grenoble, sans que l'on ait d'autres explications que le mot "encéphalite foudroyante". J'ai ce poids que tous les parents d'enfants décédés ont, de se savoir survivant de leur enfant et aussi de n'avoir rien pu faire pour le sauver, de n'avoir pas secoué le médecin qui parlait de "grippe sévère", de n'avoir pas su protéger mon enfant de la mort... car pauvres humains... nous nous croyons parfois au-dessus du destin, maîtres vaniteux de nos destinées et de la destinée de ceux que nous aimons le plus.MEDFR05250.jpg

Chloé Laroche

 

 

Conduite intérieure. Toi qui conduis, sais-tu conduire les autres sans les mener au mur ?

images-5.jpegToi qui conduis

Sais-tu te conduire

Dans le flot de la vie

Dans le flot de la circulation ?

Circulation urbaine

Ou circulation cardiaque

Flot continuimages-9.jpeg

 

Toi qui conduis

Sais-tu te conduire

Au volant de ta vie

Respect d'autrui

À l'abord des carrefours

Écrases-tu ton frère

Sur les clous du présent

 

images-13.jpegToi qui conduis

Sais-tu te conduire

À travers les artères de ta ville

Et la vie a-t-elle le prix

Que tu mets dans les feux rouges grillés

Et les stops évincés...

Pauses d'une existence survoltée

 

images-3.jpegToi qui conduis

Sais-tu conduire les autres

Sans les mener au mur

Sans qu'ils supplient

Ton arrêt total

Immobilisation d'une violence larvée

Dans les mains de ton volant

 

images-14.jpegToi qui conduis

N'oublie pas

Que ta vie

Que chaque vie

Est accrochée à un fil

Non pas le fil de la vitesseimages-2.jpeg

Mais le sens obligatoire 

De la vigilance

Rond-point où chaque véhicule

Laisse passer l'oxygène

De la vie qui dure

De la vie qu'on n'écrase pas

De la vie qui respire

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

 

18/12/2008

Je m'oppose à la disparition du service public de formation aux métiers du sport. Six CREPS sur 24 sont menacés, voire plus. Mon propos sur l'institutionnalisation du travail le dimanche.

Bonjour à tous et toutes,

 

4e7b62dbe6601fb54138be3b878ac9fe-s.jpgC'est la crise. En Amérique, c'est même une dépression générale. Fermetures de grandes entreprises, licenciements, expulsions des particuliers de leurs logements, pauvreté galopante, santé précaire... Et ici, en France, pour pallier à la crise, que nous propose-t-on ? De travailler le dimanche. Travailler plus pour gagner plus. Des milliers de français travaillent déjà le dimanche et cela n'a jamais posé un problème car cela est déjà inscrit dans les conventions de certains métiers, avec des règles et des limites. Mais institutionnaliser le travail le dimanche peut donner aux dirigeants, aux patrons, aux boss... un moyen de pression sur les salariés qui n'auront même plus le choix de rester chez eux pour être avec leur famille, leurs enfants. Lesquels enfants, les pauvres, sont déjà à l'école ou au collège toute la semaine... et aimeraient connaître la chaleur d'un foyer et le repos bien mérité d'une famille qui se retrouve le week-end.48220.jpg

Pouvoir dire à un salarié : "Vous ne voulez pas travailler le dimanche... Hé bien, au revoir, il y en a plein derrière vous qui cherchent du travail." Et hop.... sur le carreau ! Le salarié n'aura plus que ses yeux pour pleurer et se taire. Et faire garder ses enfants le dimanche. Lesquels enfants deviendront insupportables... par manque de présence parentale.... Et après, on viendra proposer des lois pour surveiller les petits diables de trois ans, devenus violents ou anormalement insupportables !!! 7a282faf05d767bfd2d6d160650fd678-s.jpg

Je viens attirer votre attention aujourd'hui sur une des victimes de la crise : le service public de formation aux métiers du sport et ... certains centres CREPS qui sont appelés à la fermeture définitive, fermeture prévue aussi pour celui de Voiron dans l'Isère.

Voici donc un résumé :

 

84077941.jpg___________NON A LA FERMETURE DU CREPS DE VOIRON.

Disparition du service public de formation aux métiers du sport.



"Le CREPS Rhône-Alpes c'est :

-110 emplois et 950 prestataires de service.
-2000 stagiaires / an en formation professionnelle.
-400 jeunes / an participants aux programmes d'insertion des jeunes en difficultés.
-L'accueil de stages et manifestation du mouvement sportif local, départemental, régional et national.
-Un pôle national pour les activités de pleine nature.
-Une expertise reconnue en matière de Formation à Distance.
-En moyenne, 40 jeunes en pôles Espoirs et France chaque année depuis 1996.
-Plus de 500 Sportifs de haut niveau formés depuis plus de 10 ans.
-De nombreuses médailles olympiques et mondiales.
La menace de fermeture

La menace de fermeture qui pèse aujourd’hui sur le CREPS Rhône-Alpes est à resituer dans le contexte de la « Modernisation de l’Etat », de ses structures et de son action.
Cette réforme se traduit à « Jeunesse et Sports » par une diminution systématique des moyens d’intervention de l’État :
- suppression massive d’emplois publics,
- fermeture des services (Direction Départementale Jeunesse et Sport) et de la plupart des CREPS,
- abandon pur et simple de missions de services publics au secteur privé,
- transfert de charges aux collectivités territoriales,
- retour croissant à l’intervention et aux financements privés.
C’est le désengagement de l’État vis-à-vis de :
- l’insertion des publics en difficulté à travers les formations aux métiers du sport,
- l’accès à la formation et au sport pour tous.

C’est une régression sans précédent et une attaque organisée contre le sport en général, la priorité absolue allant au sport de haut niveau au détriment des usagers."

PÉTITION à l’initiative des personnels du Creps de Voiron : aller sur http://petition.crepsra.net

 

48220.jpg_____________  Courage à tous et toutes et restons vigilants !

Les yeux ouverts et sans baisser les bras. À bientôt et merci de me lire.

Chloé Laroche

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_______________________________Post-scriptum : BONNE NOUVELLE POUR LE CREPS DE BOURGES MENACÉ DE DISPARITION !!!

Le centre de Bourges est sauvé

Renaud Domenici | 18.12.2008
 
"Le Creps de Bourges est sauvé. La mobilisation des vingt employés a payé. La semaine dernière, l’annonce du désengagement de l’Etat avait surpris tout le monde. Elus de tous bords s’étonnaient de « cette absurdité ». Une pétition avait recueilli 7 500 signatures, le personnel s’étaitmobilisé et, une fois n’est pas coutume, enseignants, responsables d’associations et parlementaires s’étaient mobilisés pour défendre le dossier. 
« On savait que des Creps seraient supprimés, mais on ne pensait pas que ce serait le nôtre, c’est absurde. Il existe seulement depuis quatre ans », commentait un professeur.

Dix-sept médailles paralympiques


Finalement, à l’issue d’un entretien avec Bernard Laporte, le secrétaire d’Etat aux Sports, il a été décidé de changer le Creps en campus olympique. Les sept pôles de formation sportive sont donc maintenus, ainsi que le pôle handicap. « Notre ville est l’unique infrastructure en France qui soit conçue aussi précisément pour les sportifs handicapés de haut niveau », lâche Yves Fromion, un des députés présents à Paris. S’agissant du pôle handicap, spécialité de Bourges, la pérennité semble acquise. « C’est une bonne nouvelle, mais il nous faut plus de précisions » dit Thierry Gauthier, coordinateur de formations. Il rappelle fièrement : « Le tiers des dernières médailles a été glané ici. Dix-sept médailles paralympiques des derniers Jeux viennent de Bourges. »
Hier, les inquiétudes semblaient levées, d’autant que le site paraît promis à un bel avenir. « Bernard Laporte n’hésite pas à le considérer comme le Harvard du sport », confiait un élu."

Le Parisien

 

12/12/2008

Je souhaite offrir cette histoire pour toutes les mamans et les papas en cet attente de Noël. Pour le bonheur de tous les enfants du monde. Parentalité et sérénité.

 

ange_berceau.jpgTrois Aigles

pour une mère

à  Chalais___________________________

 

Conte de Chloé Laroche pour tous les pères et les mères du monde. Pour les mères qui ont peur d'être mère, pour celles qui veulent être mère toute seule, pour celles qui attendent un enfant et celles qui n'arrivent pas à aimer le leur. Pour les papas qui se sentent mis à l'écart, pour ceux qui ont peur d'être père, pour ceux qui voudraient comprendre les réactions de désarroi de leur femme devenue mère.

 

 

Mn_30.jpgDans l’église de Chalais,  le silence fut rompu.  Une femme était entrée en pleurant. Elle s’assit sur les derniers bancs, loin derrière Sogyal et Maréva. C’était une femme enceinte. Sans se concerter, le couple en recueillement se mit à prier pour cette âme en souffrance. Le choeur vit un rayon de soleil se poser sur les murs en pierre dépouillée. La corde de la cloche vibrait doucement, comme si des ailes invisibles indiquait l’arrivée d’un ange voulant devenir être humain. La montagne proche ne disait mot. La Chartreuse était muette. Seules les moniales laissaient imaginer la neige immaculée des cimes de l’hiver tombant sur les arbres centenaires de leur parc.Mn_1.jpg

Au bout d’un moment, la femme en pleurs s’approcha d’eux et demanda à Maréva si elle avait un mouchoir ; Maréva avait un petit carré en soie rose hérité de sa grand-mère couturière ; elle le sortit de son sac et le donna à la jeune maman qui s’essuya les yeux avec vigueur.

Celle-ci la remercia et lui dit :

-Vous savez, je vis une situation très difficile... J’ai besoin de me confier et j’ai envie d’en parler avec vous. Vous me paraissez très gentille et capable aussi de m’apporter un début de réponse. Voulez-vous marcher dehors un moment avec moi ?”

Maréva aussitôt se leva et accepta d’accompagner la jeune femme à l’extérieur, laissant un baiser de rose sur les lèvres de Sogyal qui demeura en prière dans l’église.

Les montagnes étaient belles, imposantes de légèreté tranquille, comme si leur sort pesait moins lourd que la destinée des humains.

-Comment vous appelez-vous  ?” demanda Maréva à son interlocutrice.

-Mon nom est Galathée. Je suis en réalité très bouleversée car je vais subir un avortement. J’attends un bébé dont j’ai peur de devoir assumer la vie seule, son père m’ayant abandonnée. J’ai peur aussi de prendre une décision que je regretterai ensuite. J’ai une amie qui a subi deux avortements assez jeune et qui, quinze après, reconnaît que cela pèse très lourd dans sa vie, dans son ventre, au plus profond d’elle-même. Je ne sais que faire. Comment pourrais-je élever seule cet enfant... Vous en avez, vous, des enfants ?”

ange_ange_nuage2.jpgMaréva sourit tristement et dit : “J’ai un fils au ciel. Il s’appelle Coranit . Il a pris un virus. Son médecin a cru d’abord que c’était une forte grippe. Mais c’était un virus mortel que la médecine d’aujourd’hui n’arrive pas à arrêter, même détecté tout de suite...

-Mais c’est horrible ! Je suis désolée pour vous... Vraiment désolée. Et moi qui vient vous parler d’avortement ! Non, je préfère vous laisser tranquille...

-Galathée, je vous en prie, restez. Je souffre, mais la souffrance que vous ressentez, je la ressens aussi, car vous êtes maman déjà dans votre coeur. Asseyons-nous ici, près de cet arbre, sur le banc. Je vais vous raconter une histoire... Votre bébé aussi écoute. C’est un conte qui m’est venu un jour pour une amie. Écoutez.

 

Il était une fois une jeune fille qui avait soif d’amour. Elle ne mangeait presque rien ; elle avait seulement besoin d’amour ; elle avait besoin de l’eau fraîche et limpide de l’amour. Or ses parents s’inquiétaient beaucoup parce qu’elle ne mangeait presque plus.

Elle était triste aussi, car elle ne trouvait pas tout l’amour dont elle avait besoin pour survivre. Ses parents avaient cultivé pour elle un grand jardin, mais ce qu’elle attendait, c’était un océan d’amour, un immense parc verdoyant sans palissades et sans tondeuses à gazon.

Enfin un jour, elle rencontra un garçon qui versa dans son coeur des torrents de bonheur ; elle crut trouver en lui une source d’amour infini et elle souhaita lui donner ce qu’une femme peut donner de plus précieux à un homme : un enfant.ange_ange_fleur3.jpg

Mais lorsque le jeune homme apprit que la jeune femme était enceinte de lui, il s’échappa de sa vie, comme une rivière de son lit. Cela créa de terribles inondations dans le coeur de sa compagne, qui ne voulut plus garder son enfant ; dans le fond de son âme, elle le rejetait... comme s’il était la cause du tarissement de sa source d’amour... comme si elle n’était plus capable d’aimer.

C’est alors qu’elle alla voir le vieux sage de la tribu afin de lui parler de son désir de ne pas poursuivre sa grossesse. Elle lui parla d’avortement, d’interruption, de soulagement, de déception, de découragement...

ange_art_ange.jpgLe vieil homme hocha la tête et lui dit : “Cet enfant est le fruit de l’Arbre de Vie ; il est la fleur de deux branches, le lac de deux rivières. Même si une des deux rivières s’écarte de son lit, comme l’a fait le père de ton enfant, le lac continue d’exister ! Ton enfant est ce lac et il existe déjà, là, au creux de ton ventre. Il est tout petit mais il vit. Il est en toi la source de tout Amour. C’est la plus belle chose qui puisse t’arriver d’avoir cet enfant. C’est la plus belle des créations... C’est comme si, d’un coup de baguette magique, tu étais la fée qui fait jaillir de terre une source qui deviendra rivière, torrent ou océan. Cet enfant aura pour toi l’amour infini dont ton âme a besoin. Il ne te trahira jamais, sauf, bien sûr, si tu dévies le cours de sa vie... Un torrent qu’on essaye d’endiguer peut parfois créer des surprises ! Mais tu sauras donner à ton enfant tout l’amour de la Terre, pour que sa vie puisse s’écouler dans la paix et la sérénité ; tu auras le respect et l’écoute de son chemin.

Il a choisi de prendre sa source en toi... Sois digne de lui donner le lit de la meilleure des rivières. Mais ne tarit pas cette source, non ! Ne la détruit pas ! Tu ne le regretteras jamais... et cette source deviendra un jour cet océan d’amour dont tu as tant rêvé.”

La jeune femme embrassa les genoux du vieil homme sage ; des larmes brillaient dans ses yeux... Elle décida de garder son enfant et elle fut la maman la plus heureuse du monde... et la plus comblée aussi, car en réalité, elle attendait deux enfants : une fille et un garçon, deux petites rivières qui l’aimèrent si fort tout au long de sa vie que son coeur ne fut plus jamais asséché.

Après la venue au monde des deux enfants, une fontaine d’amour intarissable avait jailli de la source de leur mère, au carrefour des chemins de la Vie.

De son coeur s’écoulaient l’eau pure de l’Espoir, le lait immaculé de la Paix, le vin doré de la Joie et l’huile verdoyante de l’Amour.

Tous les habitants de la contrée où elle vivait venaient guérir leur âme en buvant à cette source miraculeuse.

ange_ange_temple3.jpgLes femmes qui ne pouvaient pas avoir d’enfants s’y rendaient et leur rivière stérile donnait naissance à de merveilleux bébés ; les hommes qui n’avaient pas de bonnes graines pouvaient de nouveau semer ; enfin les enfants tristes d’être nés repartaient chez eux avec des myosotis, des roses, des fleurs d’églantine et du muguet plein le coeur.

Mais un jour, la source se tarit et le mince filet d’eau qui en sortait encore avait malheureusement été empoisonné. Les deux enfants de la jeune femme-fontaine s’inquiétèrent beaucoup pour la santé de leur mère, aussi décidèrent-ils d’aller voir le vieux sage de la tribu.

 

Celui-ci leur dit : “Il vous faut trouver le pommier le plus vieux de l’histoire du monde et prendre les pépins de l’un de ses fruits afin de les semer dans la source miraculeuse du coeur de votre maman. Il y a dans ces pépins le secret de la Vie et la Mémoire du monde qui guérit... Allez et trouvez cet arbre !”

Les deux enfants partirent donc et traversèrent de nombreux pays. Ils rencontrèrent des personnages étranges, des gens énigmatiques, des magiciens venus d’ailleurs...

Ainsi, une fée voulut les marier parce qu’elle souhaitait les lier à tout jamais à son domaine... mais une sorcière les sauva en les emportant sur son balai ; puis un roi voulut les enchaîner car il souhaitait leur laisser le royaume de l’amour en héritage or un lutin les sauva en les enlevant sur un âne couvert de clochettes.

Enfin, un moine voulut les enfermer, car il n’était pas convenable pour lui qu’un garçon se promène avec une fille, seuls dans la nature... à la recherche d’une pomme venue d’un paradis lointain. Heureusement, un chevalier les sauva en les enlevant sur un cheval couvert de lumière d’or.

-D’où vient cette lumière, ô Chevalier ?” demanda le garçon.

-Elle vient du pays où l’Impossible est possible”, répondit l’étrange cavalier.

-Est-ce que c’est un pays où l’on pourrait trouver le plus vieux pommier de l’histoire du monde ?

- Oui, c’est un pays où les mères isolées et les pères sans femme élèvent seuls leurs enfants, malgré les difficultés... C’est un pays où les pauvres arrivent à vivre, malgré la faim et le dénuement...

ange_ange_fleur3.jpgC’est un pays où l’on peut sauter à l’eau pour sauver quelqu’un, même si on ne sait pas nager, et où l’on peut trouver en une seconde d’éternité la force d’apprendre à nager... pour sauver celui qui se noie. C’est un pays où il est possible à tous de lutter contre l’injustice, contre l’indifférence, contre la drogue, contre la pollution, contre la violence... car chacun devient responsable au sein de sa ville, de son village, de sa famille ; chacun devient adulte devant la Vie, face à la liberté d’agir qu’elle propose... C’est un pays, enfin, où celui qui verrait des brigands proposer de la drogue à un enfant... n’hésiterait pas à foncer vers eux, laissant la main de l’impossible courage opérer son oeuvre d’amour et de justice ! Voilà le pays d’où vient la lumière d’or de ma monture !

-Pouvez-vous nous y emmener ?” lui demanda la petite fille.

-Vous pouvez y aller sans moi ! Le roi Soleil disait : “Pour venir à bout des choses, le premier pas est de les croire possibles.” Votre mère, avant votre venue au monde, a cru en votre existence et elle vous a gardés pour la vie. Mais elle est malade aujourd’hui, car il lui manque la soif qu’elle avait avant de vous accueillir : il lui manque la soif de la connaissance, il lui manque la soif d’apprendre et de redonner au monde ce qu’elle sait. Trouvez les pépins sacrés et cette soif reviendra, pour son salut.”

Alors les deux enfants s’assirent au bord d’une rivière ; ils se donnèrent la main et pensèrent très fort au pommier si précieux.

-Me voici, je suis là ! Que me voulez-vous ?” C’était un petit pommier qui les interpellait ainsi ; il était couvert de fruits rouges et appétissants.

-Tu es un arbre bien trop jeune pour nous... Nous recherchons un très vieux pommier, un pommier millénaire, le premier de tous les pommiers !

-Je le représente sur la Terre car celui que vous cherchez se trouve dans une autre dimension, en un autre temps, dans un autre monde. Vous ne pourriez pas y arriver avant très longtemps,” leur dit l’arbre. “Aussi, prenez un de mes fruits et emportez ses pépins. Ils donneront la soif d’Amour  et de Connaissance  à tous ceux qui boiront à la source de votre maman. Ils donneront aussi aux hommes et aux femmes le désir de mettre au monde des enfants... Ces parents sauront AIMER  leurs descendants et leur APPRENDRE  que le monde est grand et beau !”

C’est ainsi que la fontaine miraculeuse se remit à couler car la soif était revenue dans toute la contrée et dans le coeur de la jeune femme ; cette maman comblée devint la reine du pays où l’Impossible est possible, où l’Amour est possible jusqu’à l’impossible des limites de l’Univers et où le don de sa source intérieure est toujours possible !”

Maréva s’arrêta de parler et prit la main de la jeune femme qui pleurait doucement. Mais cette fois, c’étaient des larmes de paix et de sérénité qui s’écoulaient et non plus des larmes de peur et d’angoisse. Elles restèrent là un long moment, bercées par le battement d’un coeur d’enfant qui était heureux... car il savait désormais qu’il allait vivre.

ange_miroir.jpgL’enfant qui jouait dans le ventre de Galathée allait venir au monde. Il verrait bientôt les montagnes, le ciel, les yeux bleus de sa maman, ses cheveux blonds, ses ongles roses comme l’aurore, sa bouche de coquelicot épanoui.

Maréva, en tenant la main de Galathée, avait pensé à une de ses amies, Milka. C’était une jeune maman qui n’avait rien dit de sa maternité au propre père de son enfant. Cet homme ne savait pas que cette femme avait attendu un fils de lui ni qu’elle avait accouché ni que son enfant grandissait. Ils s’étaient rencontrés, lui et elle quelquefois, mais n’avaient jamais vécu ensemble. Ils ne se voyaient plus depuis un an et le papa ignorant ne se doutait de rien.

Un jour, Maréva envoya à Milka un conte qu’elle avait écrit pour lui exprimer l’importance qu’a un père dans la vie de son enfant. Il mériterait d’être lu par toutes les mères, par toutes les femmes, pour les pères... Voici le conte du Papa des étoiles.

---------- Un matin d’automne, une femme sut qu’elle avait un petit bébé dans son ventre mais elle ne voulut pas en parler au papa. Et puis l’enfant est arrivé ; il est né et sa mère lui a dit :

-Je suis ta maman mais tu as aussi un papa ; il n’est pas là car il est à des années-lumière de savoir que tu existes ! Mais un jour, tu le retrouveras et tu sauras que c’est lui, ton papa.”

Bien sûr, le bébé a écouté ces paroles et il les a retenues. Aussi, un soir, alors qu’il avait grandi, il demanda à sa maman :

-Papa vit sur quelle étoile ? Des années-lumières, ça fait loin... Comment faire pour le retrouver ?”

Sa mère sourit et lui dit :

-Pourquoi serait-il sur une étoile ? Il est là, tout près de toi, dans ton coeur. Appelle-le, parle-lui, dis-lui que tu l’aimes dans le secret de ton jardin et envoie-lui un signe. Il te répondra !”

Alors l’enfant alla dans un champ, cueillit le plus petit des myosotis et dit à son papa, dans l’étoile de son coeur :

ange_ange_debout.jpg-Papa chéri, que je voudrais connaître, à qui je voudrais faire des bisous... Si tu m’aimes, envoie-moi un myosotis comme signe de reconnaissance. Montre-moi que tu n’es pas sur une étoile dans le Ciel, mais bien sur la Terre !”

Il attendit longtemps un signe et puis un jour le facteur apporta une carte postale... Il y avait de jolis myosotis sur cette carte.

-Maman, demanda l’enfant, qui t’a écrit cette carte ?

-C’est un ami qui me dit qu’il est moine dans un monastère. Sur la carte, il a écrit une belle phrase : “Les étoiles ne sont pas si loin lorsqu’on sait les aimer !”

Le visage de l’enfant s’éclaira :

-Maman, peut-on aller le voir ? Il est loin d’ici ? Et puis c’est quoi “moine” ?”

Sa mère répondit, une flamme dans les yeux :

-Il a choisi d’être moine... Cela veut dire qu’il vit à l’écart du monde pour se rapprocher de Dieu dans la paix de son coeur.”

L’enfant réfléchit et dit soudain :

-Alors, pour vivre près de son père, il a renoncé à tout... Je veux aller vivre avec lui, parce qu’on m’a dit que Dieu, c’est le Père de tous les hommes, et comme c’est le père de ton ami moine, il sera aussi mon papa !”ange_bart_ange.jpg

L’enfant, depuis ce jour-là, ne mangea plus ; il refusait de s’alimenter et sa maman était désespérée ; elle ne savait plus que faire... Lorsque soudain, un beau matin, il reprit goût à la vie, au soleil, à sa maman. Celle-ci ne comprenait pas, jusqu’au jour où il lui offrit un bouquet de myosotis en lui disant :

-Mon papa a trouvé la paix de son coeur près de son père, mais comme son Père, c’est aussi le mien... c’est comme si j’étais près de mon papa. Notre Père à tous les deux, c’est aussi ton papa, et Il t’aime, comme je t’aime aussi, Maman !”

Sa mère fondit en larmes et serra son enfant dans ses bras. Plus tard, elle l’emmena en Grèce, à la rencontre de l’étoile qui s’était fait moine.

Le jeune garçon fut heureux car il put réunir son Père du Ciel et son père de la Terre !

Les étoiles ne sont pas si loin, lorsqu’on sait les aimer ! On sait toujours où les trouver, même si cela met des années... lumière !

 

ange_ange_lune.jpgEn réalité, lorsque l’amie de Maréva, Milka, reçut ce conte et le lut, elle le déchira et le mit à la poubelle car elle s’était fermée définitivement à l’idée que son fils puisse voir son père.

Elle en voulait à cet homme pour diverses raisons et ne pouvait s’empêcher de se venger en le privant d’être papa. Elle n’avait pas compris que la relation d’un homme et d’une femme ne se mélange pas à la relation qu’ils ont avec leur enfant.

Cependant, un jour, son enfant ne voulut plus manger car, à l’école, ses camarades de classe lui parlaient de son père absent, invisible, inconnu ; ils lui montraient en fait du doigt le vide effroyable de cette place manquante du père ; la plupart des parents de ses petits copains étaient séparés mais ils continuaient à voir leur père, même si c’était pour la majorité un week-end toutes les deux semaines.

Milka s’inquiéta pour son petit Gali et l’emmena chez le pédiatre. Celui-ci parla quelques instants seul à seul avec le petit garçon.

-Que se passe-t-il, Gali ? Pourquoi ne manges-tu plus ?

-C’est que mon père me manque. Il n’est pas là et donc je n’ai pas faim. À  l’école, les autres me parlent de mon papa alors j’y pense beaucoup.

-Tu sais, Gali, ton père est quelque part. On va en parler à Maman tous les deux, tu veux bien ?

-Oui, je veux bien. Mais il voudra bien de moi ?

-Oui, Gali, ne t’inquiète pas. Je suis sûr qu’il te porte à l’intérieur de son coeur en secret.”

Gali poussa un soupir et sa maman revint dans la pièce. Elle écouta le médecin et ils parlèrent ensemble du père de Gali ; le petit garçon était suspendu aux lèvres de sa mère ; la vie semblait revenir en lui ; il exultait d’espoir.

ange_ange_eclairant.jpgQuelques temps après, Milka retrouva le père de son fils et lui annonça qu’il était papa. Mathis fut si heureux qu’il alla crier sa joie dans la rue. Il rencontra Gali et le reconnut comme son enfant. Il le prend désormais avec lui tous les mercredis et un week-end sur deux. Le petit garçon est en pleine santé. Il a retrouvé enfin l’autre moitié de sa vie.

Maréva, depuis sa rencontre à Chalais avec Galathée, était devenue très amie avec la jeune maman ; le jour de son accouchement, elle accourut à son chevet ; le père de l’enfant avait été prévenu mais il ne vint pas. Une petite fille est née ce jour-là ; sa maman la nomma Sarina, ce qui signifie petite princesse.

Galathée était si heureuse de recevoir cette enfant dans sa vie qu’elle proposa dès le lendemain à Maréva d’être la marraine de sa fille.

-C’est grâce à ton aide, au conte que tu m’as enseigné à Chalais, que j’ai choisi de garder Sarina. Ma vie a désormais changé. Je suis mère maintenant et heureuse d’avoir donné la vie. Je ressens que je ne suis plus pareille, que des forces nouvelles m’envahissent, que des sentiments différents emplissent mon coeur. Est-ce que cela va durer ? J’ai peur de trop pleurer dans quelques jours.”

Maréva lui répondit : “Être maman, c’est comme un tremblement de terre. Tout change et tout changera encore car l’enfant nous fait grandir, évoluer, nous métamorphoser au fur et à mesure de sa propre croissance. À l’âge de deux ans déjà, le bébé qu’il était s’est totalement transformé. À l’âge de dix ans, l’enfant change encore et cela chaque année puis vient l’adolescence et l’adulte se transforme toujours. La vie est faite de métamorphoses, alors que l’on voudrait parfois qu’elle demeure figée, qu’elle soit éternelle dans l’instant... Je vais te dire un autre conte. C’est l’histoire des trois Aigles protecteurs des mères. Il a déjà aidé beaucoup de mamans désespérées, qui avaient peur de leur nouveau rôle de mère ou qui avaient l’impression de ne pouvoir aimer leur propre enfant. Ce conte t’aidera à la transformation de toi-même en tant que fille de ta mère à devenir la mère de ta fille..

 

ange_ange_nuage2.jpg____________Un jour, une fillette remarqua un livre dont le titre était : “Le bébé est une personne”. Elle aimait lire et allait souvent à la bibliothèque ; elle trouva donc cet ouvrage dans un des rayons et le lut tout entier, en un seul jour.

 

Cependant, la nuit suivante, elle n’arriva pas à dormir ; en effet, un des chapitres lui revenait toujours en mémoire : celui de la “maman-assassine”. Cette femme avait tué sa fillette comme si elle s’était tué elle-même, comme si elle avait sacrifié le meilleur d’elle-même...Elle expliquait dans le livre que personne ne pouvait comprendre jusqu’où la folie pouvait mener... et que personne ne la comprenait.

 

La fillette, après avoir lu cela, essaya pourtant de comprendre...  mais elle n’y arriva pas. Cette lecture la bouleversait car elle avait toujours pensé que les parents ne pouvaient faire que du bien à leur enfant et que “être maman” est quelque chose de si beau que personne n’a le droit d’y toucher !  Dans un des chapitres elle avait lu aussi que c’est une dame, Françoise Dolto, qui avait découvert que tout enfant qui naissait devait être un jour adopté par ses propres parents... “Je crois, disait-elle, qu’on a trop dit que la naissance c’était quelque chose de facile... Il faut comprendre qu’on n’est pas une mauvaise maman si, à un moment donné, pendant les jours qui suivent la naissance, on se dit : Ce bébé-là, en ce moment, franchement, ce n’est pas mon problème. Moi, je suis très triste, et j’ai besoin de régler des comptes avec moi d’abord, pour continuer, un jour peut-être, à pouvoir rencontrer mieux cet enfant-là que, tout compte fait, je ne connais pas.” ange_baby_ange.jpg

 

ange_ange_jardin.jpgLa petite fille repensait sans arrêt à tout cela et ne trouvait pas le sommeil...

 

Aussi, le lendemain, elle alla trouver son Grand-Père, dans la forêt, et lui demanda pourquoi il existe des mamans qui font du mal à leur enfant et pourquoi il y en a qui refusent leur bébé à la naissance. Son pépé réfléchit longuement et lui dit ceci :

 

-Ma petite fille, être maman, c’est comme un ciel bleu sans nuages. Tout le monde croit que c’est toujours comme ça, mais il peut y avoir des nuages, des tempêtes aussi, du grand vent...et quelquefois même des ouragans. Pourtant, derrière, le ciel est toujours bleu. En général, tout le monde pense que, pour une femme qui vient d’avoir un enfant, tout est forcément toujours rose... mais une naissance, c’est un véritable tremblement de terre, qui permet à de merveilleuses montagnes de vivre, mais quelquefois, ce sont des volcans qui se réveillent avec l’enfant qui naît. ange_baby_ange.jpg

Ainsi, cela arrive parfois, certaines femmes ne veulent plus voir leur bébé après la naissance ; elles le refusent soudain comme une branche coupée de l’arbre. Et puis, il y a celles qui font du mal à leur enfant... ; en réalité, c’est à elles-mêmes qu’elles font ce mal... Il faut beaucoup les aimer, pour qu’elles puissent à leur tour aimer leur bébé. À toutes ces femmes meurtries, à celles qui veulent abandonner ou donner leur enfant, à toutes celles qui ont peur d’être mamans...  il faut leur dire avec les mots du coeur que leur enfant est comme un ange venu pour qu’elles apprennent à s’aimer, comme jamais leur propre mère ne les a aimées et acceptées. Ces femmes en veulent au monde entier pour différentes raisons et elles n’arrivent pas à devenir mères, car, devenir maman, c’est faire fi de son passé et offrir sa vie, son ventre et tout son amour... pour l’Avenir.”

 

La petite fille remarqua :

-C’est comme une rivière bloquée par un barrage... L’eau de l’amour ne peut pas rejoindre la mer, alors cela crée des raz-de-marées ou des inondations.”`

Son Grand-Père lui répondit :

ange_baby_ange.jpg-C’est vrai, tu as raison. En fait, toutes les mamans du monde aiment leurs enfants, même si certaines montrent le contraire. Pour détruire les barrages, il faut apprendre à toutes les femmes à pardonner à leur mère, à leur père aussi ! Ainsi, l’eau du pardon enlèvera tous les nuages. Il faut apprendre à toutes les femmes que leur bébé est le fruit de leurs entrailles... mais qu’elles ne sont que la porte par où passe un ange. Leur enfant n’est pas une partie d’elle-même : il est un tout aux yeux de tous ! Lorsque la porte se referme, après l’accouchement, une fenêtre s’ouvre dans le coeur des mamans pour que le papillon s’envole... et que le petit ange grandisse dans le ciel bleu.”

La fillette s’exclama soudain :

-Moi, quand je serai grande, j’aurai un bébé, et il y aura plein de fenêtres dans mon coeur. Je ne l’enfermerai pas car je lui offrirai la Terre entière pour qu’il puisse la découvrir ! Dans mon coeur, il y aura aussi une grande rivière et un beau ciel bleu... parce que j’aime ma maman et que j’apprendrai à toutes les petites filles à aimer et à comprendre leurs mères... car être une maman, ce n’est pas facile !

-Oui, ma petite fille, lui dit soudain sa vieille Grand-Mère, qui avait tout entendu. Être maman, c’est une grande aventure. Il faut du courage, de la volonté, de la patience, de la générosité et une mer d’amour... Et surtout, il faut savoir écouter son bébé, car il porte en lui toute la sagesse du monde et tout le bleu des océans ; il est comme une petite personne qui comprend tout... et de cela il ne faut pas avoir peur : il faut lui parler, avec les mots de la douceur, et même lui demander pardon, si cela est nécessaire. Il a besoin de vérité et de franchise, car il n’est pas un paquet jeté à la mer... qu’on recueillerait seulement avec précaution ! De précautions, il a besoin, mais surtout d’attentions, de respect, de douceur, de vérités saines dites par son papa et sa maman. Il a besoin d’être rassuré, d’être aimé, d’être respecté... comme chaque mère a aussi besoin de l’être.”

 

La petite fille  alla embrasser sa Grand-Mère et lui dit dans le creux de l’oreille :

-Je t’aime, Mamie, parce que tu es la mère de ma maman et que, dans l’arbre de mon coeur, tu représentes mes racines. C’est important qu’elles tiennent bien et qu’elles soient solides... pour les tremblements de terre !”

Sa Grand-Mère lui répondit : -

Écoute, ma petite fille, écoute le conte des trois Aigles... Ils te porteront vers l’Amour.”

 

La petite fille ferma alors les yeux et écouta, le dos contre un arbre, celui de son âme ouverte au monde.

La Grand-Mère parla en ces termes :

-Il était une fois une maman qui voulait mourir parce qu’elle était triste et désespérée. Un jour, elle décida d’aller à la rivière ; avant de se jeter dans le courant, elle regarda le soleil ; mais la lumière l’aveugla et ses yeux se mirent à pleurer.

Les larmes ne s’arrêtaient pas de couler et une rivière d’eau salée se forma, rejoignant la rivière d’eau douce ; celle-ci, étonnée de trouver dans son lit un goût d’eau salée, demanda à la maman :

-Pourquoi pleures-tu ainsi, petite mère ? Et pourquoi as-tu envie de te jeter dans mes bras ? N’as-tu personne qui pourrait te serrer dans ses bras ? N’as-tu point de mère, de mari, de compagnon, de frère ?”

La jeune femme répondit :

-Non, rivière, je n’ai personne qui me protège et me soutienne.  Comment pourrais-je élever un enfant dans la solitude du désert de mon coeur ? Je suis si asséchée, j’ai tant pleuré de souffrances, j’ai subi tant d’affronts... que mon âme est recroquevillée dans un coin de mon coeur, comme une biche blessée. Je suis dans la peine et je vis dans la peur, mais personne ne rassure mes pas... J’aime mon enfant mais j’ai aussi peur de lui, j’ai peur pour lui, j’ai très peur d’être une mère, j’ai peur d’en être une mauvaise... Pourtant je l’aime plus que moi-même !”

La rivière lui parla alors en ces termes :

ange_ange_glamour.jpg-Bien sûr que tu l’aimes plus que toi-même et c’est pour cela que tu ne feras jamais de mal à ton enfant. Te tuer aujourd’hui et le priver ainsi de son unique maman serait lui faire beaucoup de mal... Pense toujours à cela ! Il est vrai aussi que tu l’aimes trop comme toi-même, comme une partie de toi, alors que déjà, lorsqu’il était dans ton ventre, il était autonome ! En fait, tu l’as perdu en accouchant, lorsqu’il est sorti de ton ventre... et tu as peur de le perdre une seconde fois !... Voilà pourquoi tu as peur de lui, de sa liberté intrinsèque, et que tu as aussi peur pour lui, peur qu’il reparte ! Tu as peur aussi d’être une mauvaise mère mais, en fait, c’est à toi que tu veux tout ce mal... et la preuve en est que tu es là, en train de m’écouter, tout en haut d’un pont d’où tu voulais sauter. Ce n’est qu’une peur... et toutes les peurs ne sont que des fenêtres que les princesses, tenues prisonnières dans leur donjon, utilisent pour s’échapper, aidées par le prince gardien de leur vie profonde. Toi, petite mère, tu es une de ces princesses, alors trouve les clés de tes fenêtres et sors de ta prison par la grande porte, celle de la libération de ton âme.”

La jeune femme écouta les dernières paroles de la rivière et courut jusqu’à l’un de ses rivages ; elle se pencha vers la terre et ramassa trois cailloux blancs qu’elle serra très fort dans ses mains. Puis elle lança un des cailloux dans la rivière et dit :

-Voici la clé de ma première fenêtre. Cette clé s’appelle le Pardon et le verrou qu’elle ouvre se nomme la rancune.”

Le caillou, en touchant l’eau, se transforma en aigle, qui lui parla en ces termes :

-On peut en vouloir à son enfant d’avoir bouleversé le ciel de notre vie, par le tremblement de terre de sa venue, aussi est-il nécessaire de se pardonner à soi-même... et de pardonner à son enfant cette intrusion parfois non désirée mais acceptée... Il est nécessaire de lui demander pardon pour tous ces sentiments, qu’ils soient minuscules ou bien gigantesques.”

 

La jeune mère lança le deuxième caillou et dit :

-Voici la clé de ma deuxième fenêtre. Cette clé porte le nom de l’Amour et le verrou qu’elle ouvre s’appelle l’égoïsme.”

Le caillou se transforma en un aigle différent du premier, mais tout aussi lumineux, qui lui dit :

-Beaucoup de personnes ne veulent pas d’enfants parce qu’ils pensent à eux seuls, à leur petite vie tranquille, à leur liberté. Un enfant, c’est un raz-de-marée dans le pays sec des coeurs égoïstes. Mais c’est aussi un puits d’amour dans l’oasis des coeurs généreux. Devenir  parents, c’est apprendre à donner comme le soleil donne sa lumière. C’est apprendre à aimer par-delà ses limitations, ses barbelés intérieurs, ses paravents et ses para-soleils.”

 

Enfin la jeune femme lança le dernier caillou dans la rivière, en disant :

-Voici la clé de ma troisième fenêtre. Cette clé s’appelle la Joie et le verrou qu’elle ouvre porte le nom du désespoir.”

Au moment où le caillou toucha l’eau, un troisième aigle s’élança au-dessus de l’onde pure, en criant :

-Avoir un enfant est une joie immense ; pourtant, tant de mères pleurent de tristesse dans les jours et les mois qui suivent l’arrivée de leur enfant ! Cette tristesse provient du vide qu’elles ressentent en elles ; elles viennent de perdre le rêve de leurs entrailles : il est devenu réalité, comme un bateau se retrouvant dans l’embouchure d’une rivière. Toutes les rivières arrivent dans la mer ou dans l’océan, et c’est une joie immense d’accueillir dans l’estuaire la goutte d’eau qui a germé dans la source et qui est devenue vaisseau de lumière, porteur d’âme. La joie d’une mère est aussi grande que son désir d’accompagner la goutte de la source jusqu’à la haute mer. Chaque enfant est une goutte dans l’océan de l’Univers ; chaque enfant est une rivière riche d’espoirs pour l’Avenir ; chaque enfant est un Soleil qui donne ses rayons à la Terre qui l’a nourri.”

 

ange_ange_trio.jpgLorsque le troisième aigle eut fini de parler, ses deux frères le rejoignirent et enlevèrent la jeune maman dans le ciel de l’espérance ; elle avait ouvert la porte du donjon des mères aux larmes amères et elle put s’envoler au-dessus des nuages de son désespoir vers le Soleil d’Amour de son bébé bleu aux doigts roses.

Au moment du crépuscule, alors que le Soleil laissait la Terre se reposer, le premier des aigles déposa aux pieds de la mère comblée une fleur d’un rouge flamboyant nommée Clémence ; le second déposa sur le coeur de la jeune femme une fleur d’un vert éclatant appelée Patience et le troisième déposa sur la tête de la maman une fleur d’un bleu océan portant le nom de Confiance.

Enfin, avant de s’envoler vers l’infini azuré, ils donnèrent à la jeune mère le prénom de Florence, réunissant en son sein les trois fleurs de l’Amour... qui ouvrent et parfument l’âme des mères de toute la Terre.”

 

Maréva, en terminant ce conte, fit le geste de la rose qui s’ouvre et déposa sur le coeur de Galathée un parfum que seuls les Anges pouvaient sentir. La jeune mère fut très émue. Elle prit sa fille Sarina dans les bras et la serra tendrement.

-Tu m’as donné quelque chose avec cette histoire qui me donnera à jamais la force d’être maman jusqu’au bout de ma vie,” exprima Galathée avec émotion. “À moi de t’offrir quelque chose... Je ressens que Coranit est dans chacune de tes cellules et que tu le portes en toi. Nous portons l’univers en nous... Tu étais maman et tu l’es toujours. Mais aujourd’hui tu es la maman de tout le monde. Tes chansons et tes contes sont les rayons que ton coeur donne avec amour pour tous ceux qui t’écoutent. Il faudra toujours chanter et quand tu pleures, chanter aussi pour que tes larmes deviennent source.”

 

Le dimanche suivant, Sogyal et Maréva retournèrent dans l’église dénudée du monastère de Chalais. Ils restèrent là longtemps... à contempler la lumière du soleil qui psalmodiait sur l’autel en mille rayons d’arc-en-ciel. Cette fois, il n’y avait personne qui pleurait.

ange_ange_deploy_.jpgTrois aigles majestueux planaient au-dessus du Couvent des Dominicaines. Des moniales en promenade les remarquèrent avec surprise et s’exclamèrent :

-Un enfant est né ! Les rois mages s’envolent dans le ciel de l’Esprit... Les trois rois de Royauté intérieure où chaque enfant qui naît est un petit prince ou une princesse.”

 

Chloé LAROCHE        ______________

Cette nouvelle et ces contes sont protégés et édités dans le livre de Chloé (livre épuisé pour l'instant) intitulé "Un homme et une femme au coeur des Alpes"...... ISBN : 2-9516004-1-0 / Éditions L'ÂME DU CIEL.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

09/12/2008

Pourquoi certains dont moi-même utilisent le mot RAFLE pour qualifier les arrestations des étrangers expulsés de France ? Actualités françaises et DROITS DE L'HOMME. Pétition pour une famille de Grenoble menacée d'expulsion.

 

Bonjour à tous et toutes,

Mn_10.jpgHier, Madame la Ministre Rama YADE s'est exprimée dans l'émission "Bourdin & Co" sur la radio RMC. Elle a dit clairement à Jean-Jacques BOURDIN que les expulsions des enfants étrangers étaient une atteinte aux Droits de l'Enfant sur le sol français... des enfants scolarisés qu'on arrache à leur école, des enfants traumatisés en voyant leurs parents brutalisés, poussés de force dans les avions.Mn_117b.jpg

Des personnes emploient le terme de "Rafle" pour qualifier ce qui se passe dans ces expulsions et d'autres personnes sont choquées qu'on puisse utiliser ce terme utilisé lors de la Seconde Guerre mondiale et qui devrait être selon elles réservé à la Shoah. Alors je viens vous donner ici des réflexions historiques sur le mot "rafle" tirées des commentaires du site encyclopédique internet Wikipédia.

Voici donc ces réflexions et définitions, suivies des déclarations de Stéphane Hessel, que j'ai choisies aujourd'hui de vous transmettre, à travers l'article d'Élizabeth Pineau, au cas où vous ne seriez pas encore au courant de sa pensée sur la France d'aujourd'hui ; vous trouverez aussi en fin d'article une pétition à signer pour une famille de Grenoble menacée d'expulsion. Je suis honteuse de ce qu'il se passe dans mon pays, la France, honteuse et révoltée de toutes ces expulsions d'enfants avec leurs parents, en colère contre les mesures inhumaines prises pour exclure des familles de France... et je continuerai à prendre la plume pour dénoncer la politique de Monsieur Hortefeux et faire savoir... pour que nous soyons nombreux à agir et à se révolter. 

Chloé Laroche________________________

 

Réflexions sur le mot "RAFLE" tirées des commentaires du site encyclopédique internet Wikipédia :

"Une rafle est une arrestation en masse d'une partie ciblée d'une population, faite à l'improviste et organisée par la police. Ce type d'arrestation est basée sur l'effet de surprise, afin notamment d'empêcher les personnes visées par l'arrestation de s'organiser pour y échapper.

Rafles de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale :

On attribue souvent le nom de rafles aux arrestations opérées par les polices françaises et allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale sur les Juifs en vue de leur déportation.

La plus célèbre de ces opérations est la rafle du Vél' d'Hiv' (1942).

Vel' d'Hiv, est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. En juillet 1942, le régime nazi organise l'opération « Vent Printanier » : une énorme rafle de Juifs dans plusieurs pays européens. En France, le régime de Vichy mobilise la police française pour participer à l'opération: à Paris, 9 000 policiers et gendarmes rafleront les Juifs. Le 17 juillet, en fin de journée, le nombre des arrestations dans Paris et la banlieue était de 13 152, selon les chiffres de la préfecture de police.

Le 16 juillet 1942, à 4 heures du matin, 12 884 Juifs sont arrêtés (4 051 enfants, 5 802 femmes et 3 031 hommes). Un nombre indéterminé, prévenu par la Résistance ou bénéficiant du manque de zèle de certains policiers, parvient à échapper à la rafle. Les conditions sont très dures : les personnes arrêtées ne peuvent prendre avec elles qu'une couverture, un pull, une paire de chaussure et deux chemises. De plus les familles sont séparées ; la plupart ne seront plus jamais réunies.

Après leur arrestation, une partie des Juifs sont emmenés par autobus dans le camp de Drancy (au nord de Paris). Une autre partie est envoyée vers le Vélodrome d'hiver (situé dans le XVe arrondissement), qui sert de prison provisoire (cela avait déjà été le cas lors d'une rafle à l'été 1941). Ce sont donc environ 7 000 personnes qui devront survivre pendant cinq jours, sans nourriture et avec un seul point d'eau. Ceux qui tentent de s'enfuir sont tués sur le champ. Une centaine de prisonniers se suicident. Les prisonniers seront conduits dans les camps de Drancy, Beaune-la-Rolande (dans le département du Loiret) et Pithiviers, avant d'être déportés vers les camps d'extermination allemands.

Cette rafle représente à elle seule plus du quart des 42 000 Juifs envoyés à Auschwitz en 1942, dont seuls 811 reviendront chez eux après la fin de la guerre. En 1979, Jean Leguay, le représentant du secrétaire général de la police nationale, René Bousquet, en zone occupée, est inculpé pour son implication dans l'organisation de la rafle, mais il meurt avant d'être jugé, en 1993.

Selon la préfecture de police, le nombre d'individus arrêtés s'élève à 13 1524. C'est aussi ce nombre qui est gravé sur la stèle commémorative située à l'emplacement du vélodrome.

 

Rafles pendant la Guerre d'Algérie :

 

Afin de lutter contre l'indépendance de l'Algérie qui se dessine entre 1958 et 1962, le gouvernement de l'époque permet des interpellations à plus grande échelle : plusieurs rafles ont lieu à Paris, mais aussi Alger.

Maurice Papon est nommé Préfet à Paris en 1958. À plusieurs attentats perpétrés sur le sol algérien, il répond à Paris par des rafles de Français musulmans d’Algérie. Une « Force de police auxiliaire » est mise en place, et soupçonnée de pratiquer la torture. En parallèle, des suspects peuvent être interpellés et arrêtés, sur simple décision administrative au Centre d’Identification de Vincennes ou au Palais des Sports.

Lors de la Bataille d'Alger, 20.000 autochtones sont arrêtés arbitrairement, mais à peine plus de 16.000 sont relâchés. Le général Massu, dans son livre « la Vraie Bataille d'Alger » explique qu'un peu plus des 3.000 personnes manquantes ont subi le sort des « crevettes Bigeard » (les deux pieds noyés dans du béton, et les personnes jetées par hélicoptère dans la mer).

 

Rafles d'étrangers en situation irrégulière depuis 2003 :

 

L'utilisation du terme « rafle » pour désigner les opérations de police récentes visant à l'arrestation d'étrangers en situation irrégulière fait polémique. Si un tel vocable a été repris, c'est à cause de la technique spectaculaire de clore toutes les issues, les rues d'un quartier et parfois aussi le Métro à grand renfort de police, où tout le monde est embarqué pour vérification de papiers.

En France, des militants favorables aux sans-papiers utilisent le terme rafle pour désigner des opérations massives d'interpellation d'étrangers en situation irrégulière pouvant aboutir à leur expulsion. De telles interpellations ont eu lieu dans les quartiers Parisiens de Belleville, Château Rouge, Château d'Eau, parfois près des lieux de distributions des Restos du Cœur.

 

Contexte : décisions gouvernementales  :

 

Dans un courrier en date du 22 octobre 2003, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy demande aux préfets de « mobiliser les services de l'Etat » afin d'obtenir un doublement du nombre de reconduites à la frontière par rapport à 2002.

Le 11 mai 2005 le Premier ministre Dominique de Villepin présente un « plan d’action de lutte contre l’immigration irrégulière » avec les objectifs chiffrés par Nicolas Sarkozy, et assorti du concours d’un comité interministériel et de la création de « pôles départementaux » pour l'éloignements d’étrangers en situation irrégulière." 

Source : Encyclopédie Wikipédia Internet.

 

Mn_117b.jpg____________________________ La France, mauvaise élève des Droits de l'homme, selon Stéphane HESSEL :

 

Article d'Elizabeth Pineau :

 

"La France ne peut se targuer d'être exemplaire en matière de droits humains vu sa façon de traiter les étrangers et les prisonniers, estime Stéphane Hessel, co-auteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

 A 91 printemps, le vieil homme aux manières délicieuses est l'invité permanent des cérémonies du 60e anniversaire de ce texte adopté le 10 décembre 1948 à Paris par les 48 pays membres de la toute jeune Organisation des Nations unies.

Ces cérémonies culmineront mercredi par une soirée au palais de Chaillot, où Stéphane Hessel lira le préambule de la Déclaration avant la projection de 22 courts-métrages réalisés par autant de metteurs en scène du monde entier.

Le diplomate avait à peine 30 ans lorsqu'il entama les travaux conduisant à la rédaction du texte.

Soixante ans plus tard, malgré son grand âge, l'ancien résistant, qui joua aussi les médiateurs pour les sans-papiers, veut rester un aiguillon pour les autorités françaises.

"Non, elle ne doit en aucun cas s'enorgueillir, c'est toujours mauvais", répond-il quand Reuters lui demande si la France de 2008 peut se vanter d'être encore la patrie des droits de l'homme.

"Elle doit constater que si elle fait certaines choses correctement il y en a d'autres qu'elle ne fait pas bien. Notamment, elle s'occupe mal de ses immigrés, elle s'occupe mal de ses sans-papiers et elle ne s'occupe pas bien du tout non plus des questions d'asile", ajoute-t-il.

En avril 2007, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France pour la façon dont elle renvoie les étrangers menacés dans leur pays d'origine.

Plus récemment, elle lui a demandé de surseoir à un projet de charter franco-britannique visant à rapatrier vers leur pays des Afghans en situation irrégulière.

"PAS À LA HAUTEUR"____________

"La France ne fait pas ce qu'elle devrait car elle a une tradition de pays d'immigration et de pays d'asile. Elle n'est pas la hauteur", regrette Stéphane Hessel.

Le diplomate se fait aussi le garant des droits des détenus à l'heure où les prisons françaises enferment plus de 64.000 personnes, un chiffre record qui s'ajoute à la multiplication des suicides de détenus -- plus d'une centaine cette année.

Le 16 octobre, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné Paris pour manquement à son obligation de "protéger le droit à la vie d'un détenu".

"Nous devrions faire un effort pour avoir des prisons un peu moins inhumaines", insiste Stéphane Hessel.

Distillées de débats en réunions, ses mises en garde visent d'abord l'Elysée.

"Tous mes messages, je les adresse toujours au président de la République française, quel que soit son nom", dit-il.

"Le nom actuel est celui d'un fils d'immigré. Donc s'il y a quelqu'un qui devrait savoir qu'il faut considérer l'immigration non comme un fléau mais comme une richesse, c'est bien notre président actuel Nicolas Sarkozy", fait-il remarquer à propos du chef de l'Etat, qui est d'origine hongroise.

Mn_112b.jpgAux yeux de Stéphane Hessel, l'actuel président "pourrait en faire beaucoup plus", tout comme la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade. "Elle est très sympathique. Mais fait-elle assez pour promouvoir les Droits de l'homme dans le monde ? Je n'en suis pas absolument convaincu."

Malgré ses critiques, Stéphane Hessel ne veut pas se laisser aller au pessimisme et relève les avancées obtenues en 60 ans sur le chemin des libertés.

"Il y a eu la fin du stalinisme, la fin de la colonisation, la fin de l'apartheid, nous avons un Tribunal pénal international pour juger les tyrans : bien sûr que les choses progressent", lançait-il le mois dernier lors d'un débat en présence de l'écrivain bangladaise Taslima Nasreen, chassée de son pays pour avoir critiqué les extrémistes islamistes.

Mais quand on lui demande si les Jeux olympiques de cet été à Pékin ont permis d'améliorer les droits humains en Chine, sa réponse est sans appel : "Ça n'a servi à rien."

ARTICLE de Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse.

 

Mn_11a-1.jpg__________________________________PÉTITION POUR UNE FAMILLE DE GRENOBLE MENACÉE D'EXPULSION :


Altina, Dorentina et Jetmir doivent profiter d’une scolarité sereine.

 Nous voulons qu’Altina, âgée de 4 ans en classe de Moyenne Section, Dorentina, âgée de 6 ans en classe de C.P. et Jetmir, âgé de 7 ans en classe de C.E.1., puissent profiter d’une scolarité sereine à l’école du Lac.

 Comme leurs parents, Bajtijé et Hysen, ils sont originaires de la région du Kosovo, en Serbie-Montenegro.

 Ils sont arrivés en France en mai 2006 après avoir fui leur pays. Parce qu’Hysen, leur père, était opposant politique adhérant au L.D.K. (Ligue Démocratique du Kosovo) et membre de l’association “Mère Thérésa”, la famille a été menacée et agressée à de nombreuses reprises.Leur maison a même été incendiée. 

A la suite de refus de Titres de Séjour ou d’Asiles Politiques, Hysen et Bajtijé ont reçu des O.Q.T.F. (Obligations de Quitter le Territoire Français) en mai 2007, qui ont été confirmées le vendredi 31 août dernier. 

Ils sont désormais, accompagnés de leurs enfants, expulsables à tout moment. 

 A l’appel du Comité R.E.S.F. 38 (Réseau Education Sans Frontières) du Lac*, les signataires (parents et intervenants de l’école du Lac) attendent que les pouvoirs publics traitent avec humanité les demandes de régularisation de cette famille. 

 

 *Le Collectif R.E.S.F. du Lac est composé de 38 citoyens membres du comité de parents ou travaillant dans les écoles maternelle et élémentaire. 

 Contacts : 04 76 40 39 95 / 06 66 49 92 26

 

COMMENTAIRES :Mn_112b.jpg

 

Louis-Marie HAMEL, bibliothécaire pour la jeunesse. PARIS :

Ne pas aider cette famille arrivée en France pour fuir une situation dramatique serait grave. Ne pas les régulariser reviendraient à de la non assistance à personnes en danger. D'ailleurs, quel danger représentent ce couple et leur trois enfants pour notre société ? Il faut les aider, au nom du respect de la justice et de l'humanité, c'est-à-dire les régulariser et, en aucun cas, les expulser. Oui à une société ouverte et tolérante, respectueuse des droits humains fondamentaux.

 

CRON Henri :

Le KOSOVO est un pays de non-droit, comme nous l'apprenons pratiquement chaque semaine en rencontrant les réfugiés Kosovars qui arrivent à Mulhouse. Les débats politiques se règlent par la menace, les coups et les exactions. Les fractions politiques imposent leur volonté par des méthodes mafieuses. Tout cela de passe au nez et à la barbe de la KFOR dont un contingent français, chargés par l'OTAN de maintenir l'ordre. La situation s'est condidérablement aggravée depuis l'indépendance en mars 2008, les milices politico-mafieuses étant maintenant légitimées par les élections. Retourner là-bas pour quelqu'un qui y a déjà été menacé de mort est le condamner à mort.

 

Gilles KUNTZ :

Conseiller municipal de Grenoble, je combats à vos côtés pour obtenir des papiers pour tous ceux qui font notre ville riche de toutes ses cultures

 

Bernadette, institutrice retraitée :

Je demande que la vie des personnes, en particulier des enfants, dans leur pays d'origine soit prise en compte. Que vivra cette famille au Kosovo lorsqu'elle sera expulsée de France ? Que deviendront ces trois enfants ? Quel avenir leur est offert ? J'ai honte de notre pays "des droits de l'homme", "terre d'accueil" !

 

PÉTITION POUR CETTE FAMILLE : http://www.educationsansfrontieres.org/article8031.html

 

 

 

 

 

 

 

02/12/2008

Un père est venu chercher ses enfants à l'école, encadré de policiers. Pour une expulsion de France. Cela s'est passé à Grenoble.

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Bonsoir à tous et toutes,

 

Je suis effarée d'apprendre ce qui s'est passé il y a quelques jours dans ma ville, à l'école du Jardin de Ville de Grenoble.

"Suite à l'arrestation de la famille Kurtishji dont trois enfants étaient scolarisés à l'école du Jardin de Ville (Jashko en primaire, Riccardo et  Muhammed en maternelle) en date du 24 novembre 2008 et à leur mise en centre de rétention de Lyon Saint-Exupéry, la famille a été expulsée de France par le vol de 11h15 pour Leibzig le mardi 25 novembre malgré les tentatives désespérées de la Cimade, du collectif du Jardin de Ville et de RESF 38 !"

La situation est particulièrement grave car il s'agit d'une "Première" en Isère : "venir chercher les enfants pendant la classe"...!!!

J'ajouterai que ces enfants et leurs parents ont été emmenés au camp de rétention de Lyon, qui est une prison spécialisée où on parque les étrangers en instance d'expulsion. Ils ont passé la nuit là-bas et ont été expulsés le lendemain, en avion.

Pouvez-vous imaginer la panique de cette famille, les larmes de ces enfants arrachés à leur siège d'école, à leur pays, le nôtre maintenant... Pouvez-vous imaginer le sang glacé dans leur veines, sang glacé d'effroi et de frayeur, face à la machine implacable d'un système machiavélique.

C'est terrible et je demande, en tant que citoyenne du pays des Droits de l'Homme et petite-fille de résistant de la Seconde guerre mondiale, que Monsieur le Ministre Hortefeux soit renvoyé de sa fonction.

Je souhaite vivement et de toutes mes forces que le Président Sarkozy prenne la mesure de l'horreur qui se déroule sur le territoire français, cette horreur qui prend forme dans notre pays... et qu'il prenne des mesures pour arrêter ces expulsions... qui font partie de l'impensable, de l'inhumanité.

Je demande que cette famille soit ramenée en France et que ces enfants reprennent leur place dans leur école maternelle et primaire.

J'ai honte de savoir que demain je peux emmener mon fils à l'école et que ces enfants innocents vivent un cauchemar sans nom, alors qu'ils vivaient dans la même ville que moi.

Chloé LAROCHE

___________________________________

_______________Voici le texte du Collectif des parents d'élèves
extrait du site http://www.educationsansfrontieres.org ____________________________________________

 

"Lundi 24 novembre vers 15h30, nos enfants ont assisté au départ précipité de 3 de leurs camarades. Encadrés par des policiers jusque dans l’enceinte de l’Ecole maternelle, leurs parents sont venus chercher Jashko, Riccardo et Muhammed en pleine classe.ange_ange_bleu2.jpg

Ils ont été expulsés de France mardi matin à la première heure sans possibilité effective de recours. Comme nos enfants, nous sommes choqués par cet évènement. Nous tenons à exprimer notre profonde indignation :

- face à la présence de la police dans l’enceinte de l’école,

- face au départ contraint de trois enfants pendant la classe.

Nous demandons au Préfet des explications sur cette intrusion policière dans l’Ecole. Une audience au service de la préfecture a été demandée pour le jeudi 27 novembre à 18h00. Une délégation de Parents d’élèves quittera l’école à 17h45 pour se rendre à la préfecture. La place de ces enfants est à l’école pour poursuivre leur année scolaire au côté de leurs camarades !"

Collectif de parents d’élèves de l'école du Jardin de Ville.

Contact : contact@CollectifJardinDeVille.org ___________________________________________________

 

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Voici l'article d'Emmanuelle, qui fait partie du réseau "Éducation sans Frontières 38" :

 

________________________________"Une première en Isère : des enfants raflés à l’école."

 

"Bonsoir, Hier s’est produit un fait très grave à l’école du Jardin de Ville, à Grenoble.ange_ange_amour2.jpg

A 15h45, un père de quatre enfants (un de moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l’école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants.

A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon. Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d’entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin.

Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l’aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard. Nous n’avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d’école resteront vides.

ange-1124625925-t.jpgC’est une première en Isère : la traque des étrangers pénètre dans les écoles. Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l’école. Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".

Merci !"

Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38.

Lettre à Ana, qui a perdu son compagnon et qui le pleure.

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Ana,

 

Continue de te battre. Tu as le droit d'être triste et en colère. C'est normal. Tu as le choix au fond de toi de basculer ou non 

dans la folie. Cette folie de penser que notre âme souffre assez pour exploser. C'est un déclic en toi qui fera que tu iras vers ta propre vie, sur ce chemin qui te reste et qui t'appartient. Je suis passée par là quand j'ai perdu ma fille de deux ans et demi. Encéphalite foudroyante. Ma seule enfant alors. L'enfer. Ne plus manger. Ne plus avoir envie de rien. Ne plus sortir. Écrire. 

Laisser le temps faire son oeuvre. Aller au cimetière. Écrire. Puis partir.

Mais partir ne veut pas dire mourir. Partir peut vouloir dire changer de cadre, fuguer, prendre le train, voir autre chose, rencontrer d'autres gens, fuir le quotidien, reconstruire sa vie autrement. Car mourir ne sert à rien. Mourir veut dire le cauchemar, recommencer la même chose, être en face du malaise de son âme. J'ai vu ma fille dans un cercueil, alors qu'elle est née de ma chair. J'ai vu ce cercueil qu'on fermait éternellement et mon coeur a été crucifié avec elle.

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Offrir sa souffrance et continuer sa vie. Continuer son chemin en se disant que tout le monde meurt un jour et que l'heure de chacun est écrite, mais l'heure de l'amour est infinie. Elle ne s'arrête jamais à la pendule de l'univers.

Rz_110b.jpgTon homme t'aime, même s'il est parti. Il t'aime en secret, dans le secret de ton coeur et il t'enverra la force de continuer ta vie. Il t'enverra des bonheurs, même celui de refaire un jour ta vie. Et il sera heureux car tu auras des enfants, et ce seront les tiens. L'amour continuera parce que tu l'auras décidé, parce que tu auras décidé d'être forte et en même temps tu auras accepté ta colère et ta peine. Je t'embrasse très fort. 

 

Chloé

 

 

 

22/11/2008

Suite à l'expulsion de la famille Rrusta, j'ai honte d'appartenir à ce pays dans lequel des enfants sont traités comme des délinquants

Suite de mon article d'hier : "Appel urgent pour une famille devant être expulsée le 22 novembre, dont quatre enfants".

 

 

--------------------------- URGENT __________________________ Des nouvelles :

 

dorian_cleavenger-c-t.jpgBonsoir,

 

Je suis triste ce soir, honteuse d'habiter la France. Honteuse de pouvoir y rester alors que des familles sont expulsées dans des conditions ignobles par des personnes iniques, viles, infâmes. Des enfants qui sont nés en France... sont expulsés avec leur parents ou sans eux, comme pour cette maman malienne dont je vous donne l'explication plus bas.

 

Je suis meurtrie ce soir de voir que l'on peut continuer de dormir sans réagir aux atrocités qui se passent dans notre pays. Alors je vous demande, si vous avez conscience que ce qui se passe est grave, de réagir en écrivant, en envoyant des mails, en signant les pétitions du site Éducation Sans Frontières, en faisant connaître à vos amis ce qui se passe.

Chloé Laroche

Voici les faits, donnés par le site d'Éducation Sans Frontières :

 

"Comme vous verrez dans le message, la famille kosovare de Pau a été expulsée. On a fait intervenir Josiane Balasko (qu'on remercie), en vain. La bête voulait ses proies...

C'est maintenant une jeune mère malienne qu'Hortefeux veut à son tableau de chasse. Il est prévu de l'expulser demain... sans sa fillette de 5 ans.  On dit ce qu'on pense aux responsables, sans injures ni diffamation... 

 

Ce 22 novembre 2008 :

 

SEMAINE DE TOUTES LES HORREURS CHEZ HORTEFEUX___________________fee-lune-t.jpg

 

Le ministre de la rafle et du drapeau que d'aucuns donnent partant de sa fonction semble décidé à laisser sa trace dans le livre des records de l'expulsion crasseuse.

Ce matin le préfet des Pyrénées Atlantiques a fait expulser une famille kosovare au départ d'Hendaye. Les parents et les quatre enfants (10 ans, 8 ans, 4 ans et 16 mois) ont été montés dans l'avion fourgon cellulaire du ministère préposé aux expulsions. Le plus jeune des enfants avait été opéré des amygdales trois jours auparavant. La maman avait été hospitalisée peu avant pour des problèmes psychiatriques graves. Comme quelques autres, la préfecture de Pau a mis au point une procédure ultra-rapide d'expulsion qui permet de couper court au contrôle de la justice. Les services préparent l'affaire dans la discrétion, demandent les laissez passer, réservent l'avion et, le jour dit, fondent sur leur proie, expulsé le jour même ou le lendemain, ce qui permet de se dispenser du passage devant le juge des libertés et de la détention. Félicitations au préfet des Pyrénées Atlantiques, beau travail, six expulsions d'un coup, dont quatre enfants, le ministre va être content. Au mois d'août, la famille Sylejmani et ses  enfants avait été expulsée dans les mêmes conditions de secret.

 

On continue en Seine-et-Marne où Fatoumata Diarra, jeune Malienne, a été arrêtée hier au guichet de la préfecture de Melun. Sa fille, Sira à cinq ans, elle est née en France, elle est scolarisée en maternelle à Dammarie Les Lys (77). Sira a passé sa première nuit séparée de sa mère enfermée au Centre de Rétention de Plaisir (78).

Sa maman, Fatoumata Diarra, est d'origine malienne, travaille, a un logement et veut vivre en France. Elle a déposé plusieurs dossiers de demande de régularisation dont deux sont en cours : un dossier de demandeur d'asile et un dossier de régularisation par le travail. Fatoumata Diarra a été arrêtée le vendredi 21 novembre à la préfecture alors qu'elle venait déposer ce dossier !

Sira est accueillie par des voisins. Le traitement imposé à madame Diarra et à sa fille Sira est inhumain On ne peut pas séparer un enfant de sa mère, quelque soit le prétexte, cela ne peut être toléré ! Elle est née en France et y vit. Elle est chez elle ! Cette enfant, de plus, est exposée aux plus grands risques dans son pays.

Madame Fatoumata Diarra et sa fille doivent pouvoir continuer à vivre parmi nous et Sira doit pouvoir poursuivre sa scolarité avec ses camarades.

Nous exigeons sa libération et demandons à monsieur le préfet de Seine et Marne de lui accorder un titre de séjour avec possibilité de travailler.

La même  semaine, le ministre de l'identité nationale avait été amené à régulariser précipitamment une  jeune femme privée du droit au séjour au prétexte du décès de son enfant français,  en rejetant la faute sur le préfet du 92 et en regrettant de n'avoir pas été informé. « Salauds de préfets » insinuait-il….

Cette fois-ci il est informé !

Les horreurs, ça suffit ! Le festival Hortefeux doit prendre fin. Cet homme et sa politique sont dangereux. Pour les sans papiers qu'ils martyrisent. Mais aussi pour l'administration et la police à qui ils imposent des gestes que la conscience des fonctionnaires ne peut que réprouver. Il faut que cela s'arrête. M. Hortefeux doit être arrêté.

Fatoumata sera traduite devant le juge des libertés et de la détention du TGI de Versailles (5 place André Mignot, 78000 Versailles) demain dimanche 23 novembre à 9 heures. Le RESF appelle à venir la soutenir. Une conférence de presse aura lieu devant le tribunal en présence de  la sœur de Fatoumata, d'enseignants de l'école de l'enfant et de parents d'élèves.

 ange-1124625925-t.jpgPour tous ceux que ces pratiques révoltent :

Téléphone, fax et mail du préfet de Seine et Marne.

Tel : 01 64 71 77 77   Fax : 01 64 71 75 25

secdircab@seine-et-marne.pref.gouv.fr

michel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.fr

fax : 01 64 71 76 51

Service éloignement 77 : 01 64 71 79 20

Service des étrangers  fax : 01 64 71 78 64

 

Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 - Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général  : secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr  et geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

 à Matignon  :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...

Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

 

Chloé 

 

 

 

Action urgente pour un couple et leurs quatre enfants devant être expulsés ce soir ou demain par avion militaire. Pétition et courriers à faire.

Pau (64) : Pour le couple Rrusta et leur quatre enfants en Centre de Rétention -URGENT : expulsion ce soir ou 

demain !! ____________________images.jpeg

 

Nous demandons que Monsieur et Madame Rrusta-Berisha et leurs enfants soient libérés du centre de rétention d’Hendaye. Ce n’est pas la place pour une famille !  Nous demandons que la préfecture de Pau prenne acte de l’état de santé de Madame Rrusta-Berisha, et tienne compte des démarches administratives et juridiques faites et à venir pour protéger Madame Rrusta et toute sa famille.

 

images-2.jpeg__________“Comment accepter que des enfants soient traités comme des délinquants ? Comment accepter que des parents soient humiliés devant leurs enfants ? Comment accepter la violence faite à cette famille ? Nous ne pourrons jamais nous résigner, nous ne pourrons jamais oublier ces actes terribles et honteux commis dans le Pays des Droits de l'Homme.” (Isabelle) _____________________

 

20h00 ce soir :

 

"Pas de jld et requête en réfère rejeté. La famille sera expulsée ce soir ou demain par avion militaire !!

 

La deuxième "Opération Kossovo" de la préfecture de Pau n’a pas complètement réussi : la famille Rrusta n’a pas été expulsée hier, comme on peut supposer qu’elle aurait pu l’être.

 

La famille devrait être présentée samedi 22 novembre au juge des libertés et de la détention. Dès que l’heure est confirmée, un message d’information vous parviendra.

 

Monsieur ELVERT RRUSTA et Madame HASA BERISHA sont originaires de l’ex-Yougoslavie, de Serbie-Kosovo. Dès qu’ils ont pu, ils ont quitté cette région avec leurs trois enfants, Bleranda, née le 17 octobre 1998, Saranda, née le 31 juillet 2001 et Miranda, née le 24 février 2004, les visions d’horreur de la guerre les poursuivant malgré tout.

 

Réfugiés en France depuis le 31 mars 2007, ils ont cru pouvoir se reconstruire, oublier, tourner la page. Arblend naît en France le 3 juillet 2007, espoir d’une vie nouvelle.

 

Malgré toutes les démarches effectuées, leur situation, comme celles de beaucoup d’autres familles, reste extrêmement précaire, jusqu’à ce 20 novembre 2008, où la préfecture de Pau fait procéder à leur arrestation.

 

Les quatre enfants, âgés de 16 mois à 10 ans, sont emmenés avec leurs parents dans les locaux de la CRS 25 où ils resteront enfermés pendant des heures, alors que les enseignants, les parents des camarades de classe, les amis les cherchent vainement, appelant la préfecture, la police et la gendarmerie qui ont prétendu ne rien savoir !

 

Ce jeudi 20 novembre 2008, journée internationale des droits de l’enfant, journée commémorative de la signature par la France le 20 novembre 1989 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, quatre enfants ont été arrêtés, quatre enfants ont vu leur mère partir d’urgence à l’hôpital, victime du nouveau traumatisme de cette arrestation, quatre enfants ont vécu dans la terreur de l’expulsion, car l’avion était prévu, l’expulsion devait se faire en catimini !

 

Nous demandons que Monsieur et Madame Rrusta-Berisha et leurs enfants soient libérés du centre de rétention d’Hendaye. Ce n’est pas la place pour une famille !

 

Nous demandons que la préfecture de Pau prenne acte de l’état de santé de Madame Rrusta-Berisha, et tienne compte des démarches administratives et juridiques faites et à venir pour protéger Madame Rrusta et toute sa famille."

 

Comité de Soutien 

 Ecoles Primaire et Maternelle

 Gaston Phoebus PAU

 

 

SIGNER LA PÉTITION :

 

________ http://www.educationsansfrontieres.org/article16612.htmlimages-1.jpeg

 

 

OU ÉCRIRE AU PRÉFET DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES :

philippe.rey@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr

OU ENCORE ÉCRIRE AU SECRÉTARIAT DE MONSIEUR HORTEFEUX : 

secretariat.general@iminidco.gouv.fr

 

---------------------------------

 

Ma lettre au Ministre Monsieur HORTEFEUX :

 

Monsieur le Ministre,

 

J'ai l'honneur de vous demander et de vous supplier de bien vouloir arrêter l'expulsion de la famille RRUSTA, qui comprend quatre enfants âgés de 16 mois à 10 ans.

 

J'ai appris avec effroi qu'ils se trouvaient dans un centre de rétention avec leurs parents, en attendant leur expulsion.

 

Au lendemain de la Journée des Droits de l'Enfant, vous ne pouvez accepter de poursuivre leur expulsion vers leur pays.

 

Dans le pays des Droits de l'Homme, les droits humains sont bafoués et je suis révoltée. Ces enfants n'ont pu recevoir les messages de soutien de leurs camarades de classe. Ils vont être rejetés de France comme des criminels. Ces enfants ne sont pas pires que les vôtres. Ils sont juste nés dans un pays difficile, que leurs parents ont fui, en temps de guerre. L’un d’eux est même né en France.

 

Je vous demande donc d'être clément et d'écouter ma supplique, car c'est une famille entière que vous déchirez, que vous brisez dans leur espérance, dans leur protection, en les renvoyant de France.

 

Je vous prie, Monsieur le Ministre, de bien vouloir agréer mes salutations distinguées.

 

Madame Laroche Chloé 

 

 

 

 

21/11/2008

Je me fais l'avocate des enseignants et Rased. Vitesse du monde et cortèges de manifestations.

Quand le Ministre de l'Éducation Nationale dit dédaigneusement que "le monde va plus vite que les cortèges de manifestations"... il oublie de dire que le monde ne marche pas. Il tourne. Il tourne mal. Et pour qu'on ne tourne pas en rond, ceux qui sont mécontents marchent pour protester. ange_ailes_color_es.jpg

Les enseignants ont donc manifesté hier et certains leur jettent la pierre. Certains leur envient les vacances, les horaires, les "avantages".

Mais ceux qui les dénigrent ne voient pas les enseignants et profs travailler d'arrache-pied chez eux, sur les cours, les corrections. Ils ne voient pas les séances d'humiliations et de bras de fer virtuels en face d'élèves devenus souvent insupportables, insultants, méprisants... pour certains.

ange_ange_amour2.jpgIls ne voient pas la dose de patience qu'ils doivent déployer devant des élèves difficiles même à partir de la Maternelle. L'énergie énorme décuplée pour éduquer les nouvelles générations, pour leur inculquer des matières, une connaissance, une ouverture sur le monde.

"Le monde va plus vite que les cortèges" mais qui dit que les cortèges n'ont jamais bougé les choses ? C'est à force de se faire entendre qu'on obtient gain de cause, qu'on obtient l'écoute de sa parole... et quand des enseignants comme les Rased sont menacés d'extinction, c'est comme une espèce menacée qui se défend avant de mourir.

Des Rased qui ont pour mission d'aider des enfants en difficulté scolaire. Un tiers d'entre eux va être supprimé puis le reste va ensuite être mis en reconversion professionnelle au sein de l'Éducation Nationale.

Si le ours blancs défilaient pour protester de leur extinction proche... qui dirait que leur cortège est inutile ?

Sûrement un mammouth....

Excusez-moi, Monsieur le Ministre de l'Éducation Nationale.

 

Chloé Laroche

Refus du Tribunal pour une adoption. Mon combat de maman depuis six ans pour ma fille adoptive.

 

Écrit le 07-11-2008.
________________
"C'EST L'ANGE QUI NOUS GUIDE, CONTRE LES ORAGES, CONTRE LES NAUFRAGES." (Calogéro)


ange_ange_fleur.jpgJe viens donner des nouvelles mais elles sont mauvaises. Je suis effondrée. Hier, je conduisais toute la journée pour mon travail et je pleurais au volant.

C'est un refus du Tribunal que j'ai reçu. Refus dans le cadre d'une demande d'adoption simple, demandée après une adoption plénière prononcée au Bénin en 2002, non acceptée encore en France. (voir mon article du 8 septembre 2008 : "Ce soir, je suis triste, triste de ce matin au Tribunal, triste pour l'adoption non reconnue de ma fille, triste de notre justice française").

J'ai mal pour ma fille, mal de cette société qui ne fait pas de geste pour reconnaître une adoption qui se passe pourtant depuis 2002, avec une enfant qui est venue du Bénin, qui vit avec moi, qui grandit, qui a besoin que l'État Français la reconnaisse enfin et me donne la légitimité de maman.

ange_amour.jpg

Ma fille malmène notre lien car elle est en pleine crise d'adolescence mais je suis toujours là pour elle. Cela lui est arrivé de m'insulter, encore dernièrement, elle a fugué deux jours et deux nuits en septembre... mais on l'a retrouvée, et la vie continue. Elle sait que je l'aime, que je suis sa maman, que je l'aide en lui mettant des limites, en parlant avec elle aussi, en écoutant ses confidences de jeune fille, en l'accompagnant vers son chemin de jeune femme. Mais je suis meurtrie par cette décision du Tribunal... audience que j'avais relatée plus haut dans ce blog. La décision était en attente depuis le 7 septembre.ange_ange.jpg

ange_f_e_bleu.jpgJe suis meurtrie car je me bats depuis des années et je suis scandalisée par les contradictions entre le Ministère des Affaires Étrangères qui me donne son aval, par la MAI (Mission Internationale de l'Adoption) qui me soutient mais demeure impuissante, par le Service de l'Adoption qui n'a pas voulu prendre en compte ma demande récente d'agrément en déclarant que celui obtenu en l'an 2000 était encore valable à leur yeux... et selon la loi en vigueur. Mais la loi n'est pas la même pour tout le monde !!!  En effet... le jugement de cette semaine me reproche d'avoir un agrément périmé et qui plus est aux noms de mon ex-époux et moi-même. Divorcer est donc puni par la loi et un agrément d'adoption obtenu en couple ne correspond plus à une mère divorcée qui a adoptée sa fille il y a déjà cinq ans ! Quand on adopte un enfant, il est donc interdit de divorcer. Non seulement on me culpabilise de cela, mais en plus on me demande de m'excuser d'être aller chercher ma fille au Bénin !!! "Madame, ça ira mieux entre votre fille et vous quand vous aurez fait votre méa culpa d'être allée la chercher dans son pays." C'est à s'arracher les cheveux et avoir envie d'aller s'immoler devant le Tribunal de ma ville. :(

Pour information, un agrément est un document délivré après des mois d'investigation psychologique et d'enquête sociale, afin de montrer et de prouver qu'on est apte à adopter dans le pays choisi pour adopter. Quand l'adoption est prononcée, elle est prononcée, et redemander un agrément à une maman qui élève sa fille adoptive depuis plus de cinq ans relève du despotisme et d'un manque de justice confondante !!

Chloé



P-S.

Je viens d'avoir la MAI. Leurs mots : "Ce jugement de refus est inacceptable, intolérable. Qui peut adopter cette enfant si ce n'est vous ? Ce sont des considérations personnelles qui motivent ce refus de la part des Juges présents. Faites appel, ne baissez pas les bras. Continuez de vous battre." 
Ils m'encouragent mais ils ne peuvent pas m'aider.... Rien.  
Aucun lien entre les services. 
C'est désespérant.ange_ange_courb_.jpg


bonnefortu​ne

Je suis vraiment désolée ... Je ne sais que te dire.



Laetitiat

je te suis depuis toujours et je ne comprends pas non plus !!! c'est hallucinant !!! il faut que cette enfant soit l'enfant de quelqu'un!!! 
as-tu essayé l'adoption simple??


-


Chère Laeticia, 

ange_violon.jpgMerci pour ton message. Merci à Bonne Fortune.
Hé bien, c'était une audience pour une demande d'adoption simple puisque l'adoption plénière paraissait trop difficile à obtenir, et qui devait être depuis le début (plénière). Même l'adoption simple m'est refusé. On se demande ce que ça apporte à la conscience de toutes ces femmes qui ont participé à ce refus et à cette audience (procureur, juges, présidente d'audience, etc)... J'espère que la vérité des choses réelles se fera jour dans leur coeur. Et que refuser d'entériner une adoption juste par caprice institutionnel est plutôt décevant du système actuel. Je fulmine intérieurement et j'ai passé plusieurs coups de fil aujourd'hui (avocat, MAI, Service de l'Adoption)... Ils sont très embêtés pour moi et ne savent quoi faire. Les services qui s'occupent de l'adoption n'ont pas grand pouvoir... et ceux qui ont le pouvoir méconnaissent les lois et pratiques de l'adoption, ce qui donne des contradictions. 

Bisous à toi. 
Merci à tous et toutes de votre lecture et de votre attention. 

Chloé


Commentaire :
Softhi33

C'est une histoire hallucinante... Je vous lis depuis un petit moment et j'espère de tout cœur que vous trouverez une issue, qu'elle soit juridique et affective... Je ne comprends pas ce qui se passe dans la tête des gens... Et j'avoue que cela fait froid dans le dos... Je ne sais pas non plus quoi vous dire ni quoi faire. Bon courage à vous et à votre fille. Votre histoire est digne d'un "roman", pas  romancé malheureusement...

 

17/11/2008

Mon appel urgent pour une famille menacée d'expulsion. Deux enfants sont concernés. Pétition du Réseau "Éducation sans Frontières".

 

Bonjour,Mn_32.jpg

 

Vous savez que je suis indignée, révoltée, outrée... par la politique d'expulsion de nombreux étrangers sortis de France manu militari.

 

En voici un nouvel exemple, pour lequel je vous engage à bouger, car c'est une famille en souffrance, en danger et écartelée qui a besoin de votre aide.

Pour les aider, il faut rapidement participer à la pétition en cliquant sur ce lien et en allant signer sur  http://www.educationsansfrontieres.org/article16472.html

 

Cet appel est pour la famille KHALUIN. Deux enfants sont concernés dans ce drame.... Alors si votre coeur tremble de révolte et de solidarité, bougez en action d'écriture !!!Mn_EVENM009.jpg

 

Voici le récit de leur histoire rapportée par le site d'Éducation sans Frontières.

 

"Nogent sur Oise : régularisation pour la famille KHALUIN !

 

Mercredi 12 novembre, six policiers sont venus arrêter Monsieur KHALUIN au foyer ADOMA de Nogent sur Oise. Sa femme et ses enfants, absents à ce moment-là, ont pu échapper à l’arrestation. 

 

Ce sont des demandeurs d’asile qui ont fui la Chine à cause de persécutions religieuses. Ils ont reçu une Obligation à Quitter le Territoire Français. Le recours auprès de l’OFPRA a été rejeté la semaine dernière. Ils ont pourtant très peur d’un retour forcé en Chine car leurs coreligionnaires (ce sont des chrétiens) y sont persécutés (plusieurs ont été mis en prison). 

 

Les deux enfants (8 ans 1/2 et 3 ans) sont scolarisés dans les écoles élémentaire et maternelle de l’Obier. La petite parle le français sans aucun accent alors qu’elle n’est en France que depuis un an ! Tous ses enseignants sont admiratifs. C’est vraiment remarquable. La maman était professeur et elle apprend elle-même très vite le français. Dès son arrivée, elle a participé à la vie de l’école. Il s’agit d’une famille très dynamique, confiante et intelligente dont on devrait se réjouir de l’arrivée, car ce sont des personnes de qualité. Mn_BIJOU001.jpg

 

Nous, parents d’élèves, enseignants, citoyens, élus…, voulons que cette famille reste en sécurité en France et qu’elle voit sa situation régularisée."

 

Mn_10.jpg_____  Moi aussi, je voudrais que cette famille reste en sécurité en France et que ces enfants puissent vivre avec leurs deux parents.

 

Signons nombreux la pétition sur http://www.educationsansfrontieres.org/article16472.html

Chloé Laroche

 

 

12/11/2008

Mon hommage à Pierre LESCHIERA, berger près de Menton, abattu le 17 août 1991.

Mn_54.jpgCe matin du 17 août 1991, Pierre enfourche sa moto sur le chemin de la bergerie qu’il a créée. Il va s’occuper de ses moutons.5abd16ce-b087-11dd-87c5-3cde4ab219d3.jpg

Ce matin-là, il a embrassé sa fille de quatre ans, Laure, qui dormait encore près de sa mère.Mn_16.jpg

Pierre s’en va et ne reviendra jamais. Laure attend de savoir pourquoi. Cela fait dix-sept ans qu’elle attend de comprendre pourquoi son père est mort ce matin-là, sur le chemin de ses moutons, de plusieurs coups de fusil dans le dos et la tête.Mn_65.jpg

Un berger est mort. Il dérangeait certaines personnes au pays. Il se battait pour ses moutons, pour sa famille, pour sa petite entreprise. Quelqu’un n’a pas hésité à lui ôter la vie pour assouvir son propre intérêt. Intérêt qu’il remboursera en enfer... à défaut d’avoir payé sur terre.

Mais l’enfer n’est-il pas sur terre ?

Quand on est une petite fille et qu’on a perdu son père si cruellement... l’enfer n’est pas si loin.Mn_63.jpg

Mn_99.jpgCe papa se nommait Pierre LESCHIERA. Il avait 33 ans et habitait Castellar, près de Menton, pas loin de la frontière italienne. Il avait travaillé en Afrique et adorait son métier de berger. Il avait du coeur et savait être généreux et solidaire, mais il savait aussi se rebeller contre les injustices et les esprits retors.

Je souhaite beaucoup de courage à Laure et à sa maman, dans ce nouveau procès et dans toutes ces interrogations de coupables libérés et de mystères non levés.

Sincèrement,

Chloé Laroche

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09/11/2008

La solidarité est le privilège des pauvres. Mon témoignage de maman isolée et comment je m'en sors face aux contradictions sociales. Nouvelle politique de la CAF.

Mn_1.jpgLA SOLIDARITÉ EST LE PRIVILÈGE DES PAUVRES. Mon témoignage personnel de mère isolée et mes déboires avec la CAF.

Tuyaux, aides et idées pour les plus pauvres, bas salaires et minimas sociaux.

____________________________________________________________________

Bonsoir,

 

Mon poème "Ode pour les Pauvres" a été retenu par le site des Habitants du Pays des Olonnes en Vendée pour illustrer la Journée de la Pauvreté, laquelle se déroule chaque année le 17 octobre.

Je remercie ce site (http://www.paysdesolonnes85.fr) d'avoir pensé à la Journée de la Pauvreté et j'ai voulu faire cet article-ci pour aider à ma façon les plus démunis par des idées et astuces, ou connaissances d'aides dont nous sommes parfois ignorants... par mon témoignage aussi, car en France, ces choses-là sont si taboues que chacun garde pour soi sa misère et sa réalité financière. Il faut dire que lorsqu'en face, on voit des personnes qui touchent des millions par an (le salaire moyen des 50 premiers patrons français s'établit à 383.000 euros par mois, d'après un chiffre de 2007), cela met un certain malaise et une injustice monte, d'autant que l'État manie actuellement beaucoup d'argent pour sauver les banques et le système capitaliste. Le patron le mieux payé de France en 2007, Jean-Philippe Thierry, à la tête d'AGF Allianz, a empoché 23,2 millions d'euros de salaire, soit 1,9 million d'euros par mois, selon le classement établi par Capital.

Je dois dire que dans ma vie, cela n'a pas été tout rose, étant déjà l'aînée de quatre enfants, avec un seul salaire, celui de mon père, pour faire vivre tout le monde. Mn_10.jpgLes vêtements venaient du marché et les jouets venaient de la récupération. Pour moi, les marques n'existaient pas et je ne m'en plains pas. Je me contentais de ce que j'avais. Le moindre cadeau venu des grands-parents était un trésor. Mes parents ont quand même pu me payer des cours de violon, un certain temps, ce que beaucoup d'enfants n'ont pas, faute de moyens. Et puis, à l'âge de dix-huit ans, mes parents m'ayant laissée en France pour partir à la Réunion, j'ai dû travailler tout en passant mon Bac. J'ai donc fait un TUC pour 1200 francs par mois, 20 heures par semaine. C'était en 1984. Cela a duré plus d'un an, puis j'ai commencé des études avant d'être acceptée à Lyon dans une école où là, parallèlement à mes études, j'ai travaillé au noir, pour améliorer mon statut d'étudiant. Travail au noir dans une école de musique officielle (!!!!) en donnant des cours de violon et de solfège. Motus et bouche cousue.

 

Puis, quand j'ai eu mon diplôme (1989), j'ai vécu avec mon ami d'alors, qui était objecteur de conscience, gagnant deux mille francs par mois pendant deux ans, et j'ai dû travailler pour que nous puissions vivre décemment, mais nous avons eu des périodes difficiles notamment l'été, où étant musicienne vacataire durant l'année scolaire, il n'y avait plus de revenus ni d'aide de chômage durant les vacances d'été. Nous avons alors obtenu des aides alimentaires, avec des bons donnés par la Mairie. Nous allions au magasin avec ces bons nous permettant de manger. Je faisais les vendanges pour compléter.

Mn_41.jpgDans ma vie, j'ai eu d'autres périodes difficiles, notamment aussi quand j'ai été enceinte de ma première fille, en 1994... période où son père, mon nouveau compagnon après l'objecteur de conscience, a fait des dettes à mon insu, me volant ma carte bleue et faisant des achats intempestifs. J'étais enceinte de huit mois, et ma banquière n'a eu aucune compassion et m'a refusé un chèque, bloquant le compte, sans me prévenir. J'ai dû remuer ciel et terre pour m'en sortir et pouvoir payer le loyer. Puis, après ma séparation avec cet homme, j'ai dû me débrouiller seule matériellement pour élever ma fille. Son père ne m'aidait pas du tout, me disant : "Tu touches les allocations familiales, et comme je cotise déjà pour eux sur mon salaire, je n'ai pas à t'aider." Depuis, ma fille est décédée, trente mois après sa naissance, brutalement, d'une encéphalite foudroyante, en février 1997.Mn_30a.jpg

Puis, j'ai recueilli deux enfants grandes (8 et 10 ans), orphelines de Roumanie et du Bénin, en 2001 puis 2003, avec un homme entré dans ma vie six mois avant que ma fille Océana décède :  Marc, devenu aujourd'hui mon ex-mari après plusieurs années de vie commune.

J'ai ensuite donné la vie à Yourdine en 2005, merveilleux cadeau de la vie et évènement de bonheur et joie incommensurable sur mon chemin.

J'ai choisi d'être en congé parental durant trois ans, après la naissance de cet enfant. Son père n'a pas respecté ses promesses et n'est pas venu vivre avec nous, nous abandonnant bien qu'il ait reconnu son fils. Je vivais avec environ mille euros par mois, sans l'aide du papa de mon petit garçon, père qui pensait comme l'autre : "Tu peux avoir par la CAF l'allocation de parent isolé, alors débrouille-toi avec ça," me disait-il... "et puis, un enfant, à cet âge là, ça ne coûte pas cher." Cet homme est décédé cette année, après avoir repris un contact avec notre fils depuis plusieurs mois (voir mon hommage "Adieu au père de mon fils").

J'ai donc aujourd'hui trois enfants à charge. Le père de mes deux filles adoptives, mon ex-mari, est retraité et ne m'aide pas financièrement par manque de moyens. En janvier 2007, la loi a changé et a demandé aux mères isolées, divorcées ou séparées, de poursuivre les pères en justice, sinon la CAF menaçait d'arrêter l'aide "d'allocation de parent isolé" et l'aide nommée "soutien familial", voire demandait le remboursement des sommes attribuées. Le père de mes filles devait 150 euros par mois de pension depuis le divorce, pour nos deux filles recueillies au Bénin et en Roumanie, somme qu'il n'a jamais versée et que je ne réclamais pas, par choix et compréhension pour lui. La CAf a réclamé courant 2007 qu'il verse la totalité depuis le divorce, pour se rembourser des sommes versées pour moi en allocation de parent isolé, c'est-à-dire : 5208 euros.Mn_1b.jpg

Mn_23.jpgComme mon ex-mari ne pouvait donner cette somme et que j'ai refusé d'engager des poursuites à son encontre, nous sommes retournés ensemble devant le Juge aux Affaires Familiales pour demander un abaissement de la pension ou une annulation, ce qui aurait arrêté les poursuites de la CAF. Je suis allée défendre mon ex devant le JAF, sans avocat (erreur colossale !), et je suis ressortie en pleurs car humiliée par la Juge, qui n'a pas pris de gants pour me dire que ma démarche n'était "pas normale", que j'étais à la limite de la "fraude", que j'avais une position douteuse et que je n'avais pas non plus demandé de pension au père de mon jeune fils. Je paraissais être une mère OVNI dans ce monde où les pères sont régulièrement poursuivis pour non-paiement de la pension et où même des mères ayant les moyens n'hésitent pas à poursuivre leur conjoint dans l'embarras matériel.

Le JAF n'a pas voulu revenir sur le montant de la pension décidée lors du divorce. Elle n'a pas voulu statuer et revenir sur une décision de justice, reconnaissant à demi-mot que la décision d'alors n'avait pas de fondement puisque mon ex-mari n'est pas officiellement le père de ces deux filles, étant subrogé tuteur pour l'une et pour l'autre, l'adoption n'est toujours pas reconnue en France (voir article dans "Handicap et Adoption"). Il n'a donc officiellement aucune obligation alimentaire. Mais la justice est fière et a du mal à reconnaître ses contradictions, ce qui expose ensuite les personnes humaines à en assumer les conséquences dans leur vie quotidienne. Car si la CAF avait eu la confirmation écrite et reconnue de cette situation par la Justice, elle n'aurait pas engagé ce qui suit et qui me pénalise.

Mn_33.jpgComme j'ai refusé de poursuivre mon ex-mari et de lui faire des ennuis pour la pension, la CAF m'a demandé alors de leur faire un courrier, comme quoi je "renonçais officiellement à la pension". Sinon, ils allaient poursuivre mon ex par voie d'huissier, en lui réclamant les 5208 euros. Mon ex-mari va avoir 68 ans et il est parti endetté de son commerce de libraire. J'ai choisi de faire la lettre demandée, me condamnant à retourner les poursuites contre moi !!

Au final, il demeure que j'assume pour ces trois enfants et que la CAF s'est retournée contre moi pour rembourser les sommes que mon ex-mari aurait dû payer !!!!! Ils ont baissé la dette de 5208 euros à 2421 euros, touchés par ma situation, dette prélevée chaque mois sur mes allocations. Dernièrement, suite à une lettre de mon avocate, ils ont accepté d'enlever à ma dette 1906 euros. Par contre, ils n'acceptent toujours pas que je touche l'allocation de Soutien Familial, de 80 euros par mois, donnée quand l'autre parent est dans l'impossibilité d'aider. Mais désormais, ils la versent pour mon jeune fils... depuis que son papa est décédé.

Je suis scandalisée par cette situation où on demande à une maman de rembourser les aides qu'on lui a données parce que le père ne l'aide pas.

Mn_59b.jpgJe ne suis pas une profiteuse du système et je n'ai pas l'intention de profiter d'aides. Quand je me suis retrouvée au chômage après mon agression au mois de mars 2008, (voir le récit dans "Ne tirez pas sur l'ambulance"), on m'a octroyé 800 euros par mois d'allocations chômage, et cela jusqu'en 2010 (!!). J'aurais pu, comme j'en entends certains et comme je le constate auprès de certaines personnes, profiter de cette allocation et flouer le système, afin de m'occuper de mes enfants à plein temps et rester sans activité, pour me remettre totalement du choc de l'agression. Au lieu de cela, j'ai immédiatement retrouvé un emploi, lequel me donnait un salaire équivalent à l'allocation chômage. Aujourd'hui, d'un CDD, je suis passée en CDI... et je me dis que la vie vaut qu'on se batte pour elle et qu'on soit utile aux autres, dans le cadre d'un travail comme je fais : conduire et accompagner des personnes handicapées et âgées. Profiter des aides chômages et du RMI, en choisissant de vivre aux crochets des contribuables, sans donner de soi, est dommageable pour soi et les autres.

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Mn_47a.jpgQuand on est une maman isolée avec trois enfants à charge et peu de revenus... on est obligé de trouver des astuces et des lieux moins chers pour s'habiller, habiller les enfants, manger, payer les charges, le loyer, etc. J'y suis toujours arrivée, en me privant moi-même, c'est-à-dire, je n'achète pas de CD, DVD, de vêtements dans les magasins normaux (à Grenoble, je vais à La Remise), je ne sors pas ou très peu, ne consomme pas. La nature et les ballades sont mon plaisir ainsi que la lecture, l'écriture, la musique. Aujourd'hui, je retravaille mais je n'ai guère plus, pour quatre personnes à nourrir. Il faut y arriver et penser que la première chose importante est de pouvoir payer son loyer. Car sans logement, tout devient plus difficile et les enfants ont besoin d'un lieu de vie. 

Je voudrais vous donner ci-après quelques idées pour y arriver :

- Un n° vert a été installé pour aider les ménages les plus pauvres à payer leur EDF et GAZ (bénéficiaires de la CMU, du RMI, parent isolé) :

c'est le 0800 333 123 (afin de demander l'Aide "Tarif de Première Nécessité"). Cette info n'est pas suffisamment connue et je la partage.

-Il existe des endroits où on s'habille, on se meuble, on trouve vaisselle, livres, jeux, meubles... pour peu de monnaie : il y a EMMAUS, OZANAM, LA REMISE, LE SECOURS CATHOLIQUE et bien d'autres associations d'entraide sur tout le territoire.

(À Grenoble, La Remise existe en deux lieux : avenue Jean Perrot et au 35, rue Général Ferrié (tél : 04 76 46 02 94). On y trouve des vêtements neufs et en excellent état à partir d'un euro, des pantalons à trois euros cinquante.

-Pour manger, il faut utiliser les magasins de hard discount, tels que ED, LIDL, LEADERPRICE. La note baisse considérablement dans ces magasins et les fruits et légumes sont de très bonne qualité. Quand on n'a pas le sou, mieux vaut cuisiner les légumes avec comme base alimentaire des céréales, et faire en plus des crudités comme des carottes, tomates, endives et salades. Sur les marchés aussi, on peut bénéficier de prix, en y allant en fin d'horaire.

-Penser à toujours payer son loyer, priorité essentielle au reste. Si vous n'y arrivez pas, alors allez voir l'assistante sociale, pour obtenir une aide ponctuelle mais ne laissez jamais dégénérer une situation de retard dans ce domaine. Beaucoup de sont retrouvés acculés à l'expulsion pour s'être laissés débordés ou pour avoir eu trop de fierté, refusant les aides et mains tendues des services sociaux.Mn_115b.jpg

 

_______ Si vous avez vous aussi des idées à me soumettre et à partager avec mes lecteurs, alors ajoutez votre commentaire !!!!

Il sera le bienvenu.

 

Sincèrement vôtre,

Chloé Laroche

 

Mn_35b.jpg__________________________Voici mon poème :

 

ODE POUR LES PAUVRES

 

La dignité n’est pas le privilège des riches

Dans le Quart-Monde, hommes et femmes marchent debout

Surtout ne me soutenez pas que les pauvres trichent

Ou alors essayez de vivre avec eux sans le sou

Chez nous ils sont des milliers d’êtres à souffrir de faim

Exclus et rejetés par le don du pain quotidien

Ils ont perdu leur travail, leurs enfants, tous leurs espoirs

Et très souvent ne savent ni lire ni écrire

Mais ils gardent le courage d’esquiver le pire

Même si quelques uns pour fuir se mettent à boire

 

 

Tant que vivra la misère l’Homme ne peut rire

Dans notre beau pays combien d’enfants n’ont pas de jeux

Les sourires de leurs parents sont rougis de soupirs

À Noël mille tristes larmes emplissent leurs yeux

Puissent ceux qui possèdent donner à ceux qui n’ont rien

De l’argent, des vêtements, des jouets ou un jardin

Pour qu’enfin dame Solidarité s’émerveille

D’avoir autant de fiers fidèles à son service

Et surtout n’attendez pas un instant plus propice

Mais donnez bien vite avant le brouillard du sommeil

 

 

Dans la rue grise les mendiants sont les baromètres

De la générosité sans fard des passants pressés

Qui saura entrouvrir assez grande sa fenêtre

Pour accueillir cette femme assise avec son bébé ?

Le confort, le luxe et l’argent seraient-ils si jaloux

Pour susurrer qu’elle aurait peut-être en elle des poux

Ce ne sont que prétextes de gens lâches et sans coeur

Pensez au lendemain : ces âmes seules dans le froid

Ne laissez pas s’éteindre leur étincelle de joie

Qui au feu d’un foyer leur rendrait un nouveau bonheur

 

 

Joseph disait que “la misère est l’oeuvre des hommes”

Il ajoutait : “Seuls les hommes peuvent la détruire”

Aujourd’hui l’indigence a reperdu de ses formes

Le Mouvement d’Aide à Toute Détresse la fait fuir

Depuis déjà trente-cinq ans que ce groupe a surgi

Grâce à toi qui te nommais père Joseph Wresinski

La misère est toujours là mais des hommes se battent

Pour dire qu’elle existe et pour la faire reculer

Si chacun les aide elle devra rendre les clés

Qu’elle a volées aux tristes sans-logis... échec et mat !

 

Ce poème est extrait de l'ouvrage "Soleil d'amour Soleil de Colère" de Chloé Laroche, édité en 2000, aux éditions L'Âme du Ciel. Il a été écrit en hommage au Père Joseph Wresinski, fondateur du Mouvement ATD Quart-Monde

"Le 22 décembre 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies proclamait le 17 octobre journée internationale pour l'élimination de la pauvreté (résolution NU). Elle invitait ainsi les états et les associations à mettre la question de la pauvreté à l’ordre du jour et à entreprendre les démarches nécessaires pour réellement combattre la pauvreté. La date choisie fait référence au rassemblement sur le Parvis des Droits de l’Homme et des Libertés à Paris le 17 octobre 1987. Ce jour-là était inaugurée une dalle en l’honneur de toutes les victimes de la faim, de l’exclusion et de la violence.

Chaque 17 octobre, des personnes se réunissent dans le monde entier pour rappeler que la pauvreté est une violation des droits de l’homme."

 

____________________________ Commentaires paru sur le site de http://www.paysdesolonnes85.fr, après la parution de mon poème :

 

________C'est un bien beau poème, mais hélas la pauvreté de nos jours, il ne devrait plus en avoir on reviens en arrière.je vous souhaite une trés bonne journée amicalement

Guilaine.

 

 _______Joseph Wresinski avait bien raison en signalant que la misère est l'oeuvre des hommes, et qu'ils sont les seuls à pouvoir la détruire.

     Depuis le 17 octobre 1992, malheureusement, cette misère n'a fait qu'augmenter. 

      Oui, la pauvreté est une violation des droits de l'homme.

      Amitiés.

     Dédé. 

 

_______"Dans notre beau pays combien d’enfants n’ont pas de jeux"....

Combien de pays sont concernés par cette phrase ? 

A peu près tous.

Malheureusement....

Clo 

 

________Très beau poème à la vérité si crue et si bouleversante. on nous parle de crise économique. les banques sont aidées à coup de milliards d'euros et de dollars virtuels déboursées par des gouvernements qui ne représentent qu'eux-mêmes. La misère, elle, avance toujours et encore.

 Patrick 

 

_________Oui la dignité n'est pas le privilège des riches et la solidarité est elle le privilège des pauvres. Enfin, c'est ce que j'ai pu constater.

Amitié

Thierry

 

________________

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06/11/2008

Réponse au SOS d'un maman qui a perdu son fils, emporté par un suicide.

Mn_PERS014.jpgLe trois novembre, j'ai reçu ce témoignage après mon article concernant les parents qui ont perdu un enfant :

"Je me trouve dans cette situation, mon fils s'est suicidé le 9 juillet 2008, et depuis je suis seule au monde, malgré que je sois en couple (ce n'est pas le papa), ma soeur après m'avoir culpabilisée, ne me parle plus alors que nous étions inséparables, j'ai 2 frères qui vivent leurs vie et ne s'occupent pas de moi et j'ai ma mère qui a changé, je suis au bord du précipice, au secours, une maman au désespoir."

J'ai été très touchée par ce message de détresse et je voudrais écrire à cette maman.Mn_7a.jpg

 

_____________________ Chère Brigitte,

 

Je vous sens seule et démunie, comme abandonnée de tous. Vous avez aimé votre fils, vous lui avez donné la vie... et il est parti sur un geste fatal. Il est très difficile dans ce cas précis pour les parents de ne pas se sentir coupables, comme tout parent qui perd un enfant aussi, mais dans ce cas, il y a le geste de désespoir de son enfant, un acte définitif, dont on n'a pu le protéger..

Votre fils a choisi de rejoindre un autre monde car celui-ci ne lui convenait plus ou croyait-il... le tuait à petit feu. Alors, il a choisi de vous quitter mais sans penser que ce serait définitif. Mourir, c'est partir un peu... Ceux qui veulent mourir devraient plutôt partir en voyage et puis revenir après. Mais ils n'y pensent pas, car leur cerveau est brouillé par des brouillards de larmes intérieurs et de désespoir, de déceptions parfois. Alors ils décident d'en finir, mais vous, vous n'y êtes pour rien.

Mn_8.jpgVous avez été sa mère, vous l'avez aimé et c'est au creux de votre coeur qu'il est réfugié à jamais.Mn_76b.jpg

Que ceux qui vous culpabilisent se taisent car ils ne savent pas l'immense amour qui vous relie à votre fils.

Ils ne savent pas la souffrance dans son coeur et le fil ténu qui s'est brisé pour des choses que vous-même ne savez pas. Car la vie de nos enfants leur appartient. Ils ne nous appartiennent pas.

Je vous embrasse et je vous souhaite beaucoup de courage, de douceur dans votre vie et de compréhension de la part de votre entourage. Celui-ci souffre aussi et dans la souffrance, chacun réagit différemment, parfois par la violence et le ressentiment, par la colère et la rancoeur. Laissez passer les tempêtes, les nuages, les orages et un jour viendra où votre fils sera votre lien le plus fort car l'amour triomphe de la mort et de l'absence.

Sincèrement vôtre,

Chloé Laroche

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Commentaires :

Chère Brigitte,

Je pense à vous. Cela fait un an que votre fils est parti, le 9 juillet 2008. Je vous embrasse très fort et vous souhaite beaucoup de courage et de force.
Je vais vous écrire sur l'e-mail. Mille pensées.
Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 11.07.2009

 

Merci Chloé pour la pensée pour mon fils CEDRIC décédé le 9 juillet 2008,je pleure toujours mon fils,il laisse un immense vide,je me retrouve seule en ce jour,mon compagnon à décidé de fuire à un moment ou j'avais le plus besoin de lui, il est parti depuis le 6 juillet 2009,il ne comprend pas ma douleur.Le 15juillet est le jour ou mon fils a été incinéré et également le jour de mon anniversaire encore un moment très douloureux à passer seule,la vie na plus de sens pour moi.

Ecrit par : Brigitte RAIMONDO | 11.07.2009

 

Chère Brigitte, 

Je suis très triste pour vous. Vous vous retrouvez seule juste à cette période très douloureuse du premier anniversaire (moi, je dis "amorversaire") de votre fils décédé. C'est quelques jours infiniment douloureux car le drame qui est arrivé il y a un an, la mort de Cédric, est inscrit dans chaque cellule de votre corps, un grand vide au niveau du ventre, un affaissement général corporel et moral avec une fatigue immense. N'hésitez pas à aller voir un médecin, à prendre de l'homéopathie, des vitamines. Allez vous ressourcer dans la nature, faites quelque chose pour votre fils comme un rituel d'adieu des "un an" : planter un petit arbre, un rosier, sur sa tombe ou en un autre lieu, lui écrire une lettre que vous pouvez brûler ou déposer sur le lieu où son corps repose. Parlez-lui dans cette lettre de votre amour, de votre détresse, de votre solitude, de l'abandon général que vous ressentez. Brigitte, cette période de la première année de deuil est vraiment dure. En 1997, quand j'ai perdu ma fille... durant la première année... un jour, je suis partie seule en montagne et j'ai fait un trois mille mètres (la croix de Belledonne) fin octobre, avec de la neige et un névé vertigineux verglacé. Il fallait que je fasse un truc comme ça, un défi à la vie, à la mort... que j'affronte les éléments de la nature, que j'appelle la force au plus profond de mon être. Là-haut, j'ai reçu ces mots de ma fille : "Maman, reste en vie." C'était très fort. Elle était partie mais je devais vivre. Votre fils Cédric pense la même chose pour vous. Vous allez ouvrir de nouvelles portes, rencontrer des personnes nouvelles, ouvrir un nouveau chapitre dans votre existence. Une nouvelle période commencera pour vous après votre anniversaire, comme un nouveau cycle. Cédric vous protège d'en haut. Prenez soin de vous, reposez-vous, prenez le temps du deuil et de vous reconstruire et vivez. Parlez aussi, appelez des numéros d'écoute. Il y a "Cap Écoute" qui est très bien. Et dans votre région, il existe aussi des groupes de parents endeuillés, comme le groupe Jonathan ou encore d'autres, qui proposent des rencontres entre parents orphelins afin de se soutenir et d'être moins seuls.
C'est important car qui peut le mieux comprendre que celui qui est passé par ce que vous vivez ? Brigitte, je vous embrasse fort et tenez bon !! 
Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 12.07.2009

 

Brigitte,

Un peu par hasard je tombe sur ce message !
Je ne sais pas si vous êtes la personne que j'ai connue ...

Dans tous les cas, votre situation doit être terrible comme tout parent qui perd un enfant. Et il n'y a pas grand chose à dire. La douleur est là et il faut laisser le temps au temps.

Courage.

Désolé de m'être "intercalé" dans votre conversation.

Bien à vous

Pierre D.

Ecrit par : Pierre | 02.08.2009

 

Ton témoignage me bouleverse, Brigitte.

Tu n'es pas responsable de la disparition de ton enfant, bien sur
il s'est trouvé dans une situation où personne ne pouvait l'entendre et il est allé jusqu'au bout.........
je sais bien ce que tu ressens, ma Sophie me manque tant
on se dit que demain on ne sera plus là, qu'on ne pourra pas, et puis, jour après jour, on lutte, pour notre entourage qui nous aime tant 
je te souhaite tout plein de courage, on ne sait jamais où on peut le trouver, mais on en a une réserve, bien cachée
je t'embrasse, et je te répondrai si tu le souhaites clairisa

Ecrit par : clairisa | 25.11.2008

Un tsunami anti-racisme est passé sur le monde avec l'élection de Barack Obama aux États-Unis...

Bonsoir,

 

Mn_81b.jpgUn président métisse dont le père est noir, venu d'Afrique, vient d'être élu. Mn_88b.jpg

Ce matin, je suis allée faire les courses et j'ai rencontré des noirs au travail. 

J'ai vu dans leur regard un changement. Une joie, une étincelle de bonheur de savoir qu'un président vient d'être élu et qu'il est noir.Mn_69.jpg

Il y a un petit peu plus de dix ans, en octobre 1995, devant la Maison Blanche, défilait la plus grande marche noire de l'Histoire afin de lutter contre la discrimination raciale et la violence anti-noirs. 400 000 noirs américains se sont donné la main pour lutter contre le fléau du racisme.

Quelle avancée, quelle métamorphose, de voir aujourd'hui ce pays immense basculer dans l'énergie d'une nouvelle vision où un homme noir peut gouverner les États-Unis d'Amérique !

Mn_PERSO002.jpgCombien de fois ai-je parlé à mes élèves en musique de l'histoire de la déportation des Noirs en Amérique, de la naissance du Negro Spiritual, de ce chant qu'ils chantaient alors : chanter était leur seule façon de rester vivant et d'exprimer leur âme. Qui peut imaginer la souffrance vécue par les Noirs qui devaient travailler sans discontinuer sous les coups et avec des chaînes aux pieds, au profit des Blancs ? Privés de liberté, humiliés, arrachés à leur pays, esclaves depuis l'enfance jusqu'à leur dernière heure, traités pire que des animaux, jetés dans des cales et attachés comme des fagots de bois à leurs proches, souffrant le martyre au fond des bateaux et mourant, agonisant comme des êtres indignes de vivre et de faire partie de la création.

Barack Obama unifie par ses origines les Blancs et les Noirs, redonnant un espoir immense aux couples mixtes américains, dont l'un est noir et l'autre blanc. Savez-vous que peu de femmes noires trouvent un compagnon. Un blanc avec une noire... ça ne se fait pas ! Le racisme a la peau dure et combien de pays aujourd'hui se demandent si chez eux, l'élection d'un président d'origine africaine aurait pu être réalisable.

J'ai vu le regard de ces africains au Kenya, le regard de la famille d'Obama. Leurs ancêtres venaient se perdre dans ce regard en pleurant, surgissant de leurs tombes car croyant rêver de cet événement inimaginable à leur époque. Dans le regard de ces africains, il y avait de la joie, de la fierté, de la vie explosante, de l'espoir, des larmes de bonheur, de l'amour, du rêve. De ce rêve que fit un jour Martin Luther King.

Moi aussi, je fais un rêve. Qu'il n'y ait plus de père de famille américain qui se suicide avec ses enfants et sa famille parce qu'il ne sait plus comment rembourser le prêt de sa maison.

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Qu'il n'y ait plus de familles errantes dans les rues parce qu'elles n'ont plus rien, ni emploi, ni maison, ni couverture sociale.

Mn_69a.jpgQue les enfants aient un foyer avec leurs parents et qu'ils n'aient plus cette angoisse qu'on leur enlève encore la vie pour avoir perdu tout le reste.

 

Chloé Laroche

 

Rappel : "Un sondage dévoilé cette semaine par l'American Psychological Association révèle que huit Américains sur dix identifient l'économie comme étant une grande source de stress. Près d'un répondant sur deux s'est dit inquiet de ne pas pouvoir subvenir aux besoins familiaux de base au cours des prochains mois."

02/11/2008

Ne pas laisser tomber les parents dans le deuil. Quand un enfant échappe à la protection de ses parents et disparaît à jamais. Larmes et résilience.

Mn_18a.jpgUne rivière coule et c’est l’Isère. Une enfant est tombée dedans, une petite fille nommée Kaytlin. Cela s’est passé près de chez moi, il y a un an et demi, le 22 avril 2007. Elle avait deux ans et s’est noyée. Échappée de la surveillance de ses parents, parents endeuillés à qui je pense très fort. Que tous les sapins du bord de l’Isère s’illuminent de mille guirlandes de larmes d’aurore pour cette petite fille qui s’est envolée comme un papillon vers le grand ciel immense.Mn_44.jpg

Mn_25b.jpgLes enfants sont si rapides et l’épée de Damoclès tout d’un coup s’abat sur les parents, à l’annonce du décès ou de l’accident de leur fille ou de leur fils chéri. Un enfant qui s'échappe et se fait écraser par une voiture, une fillette qui tombe de vélo, un enfant mort dans la piscine, dans la baignoire, dans une voiture exposée au soleil... un petit passager qui n’est pas attaché correctement pendant que ses parents roulent.... une chaîne autour du coup qui étrangle l'enfant, une bouteille ouverte sur un produit détergent mortel, une fenêtre ouverte quelques minutes, l’enfant monte sur la chaise... C’est ensuite le trou noir, le précipice au creux des tripes pour le papa et la maman. L’enfant disparaît dans une boîte noire avec ses rires, ses pleurs, ses regards, ses calins, ses petits mots. On referme le cercueil ou l’urne et... la solidarité doit commencer. Ne pas laisser tomber les parents dans le deuil. Les appeler au téléphone régulièrement, même s’ils s’isolent, même s’ils repoussent le monde extérieur. Supporter leurs pleurs, leur tristesse, leur colère aussi, colère normale. Comprendre la culpabilité d'être survivant... Survivre à son enfant est quelque chose d'insurmontable au début et insupportable tout au long d'une vie de parent orphelin. Leur apporter réconfort et aussi parfois à manger, surtout au début. Les accompagner au cimetière ou dans l’évocation des souvenirs de l’enfant absent à jamais. Cet enfant n’est pas parti un mois, deux mois, il est parti à jamais. C’est la déchirure d’éternité, blessure à vie, ouverte à vif.Mn_19a.jpg

Mn_30a.jpgNe jamais oublier ces parents, ni occulter leur existence. Même si ça fait mal. Une partie d’eux est morte et il sont en bascule entre deux mondes. Chacune de leurs cellules souffre et leurs larmes sont nécessaires. Ne leur reprochez jamais de laisser couler la rivière du chagrin. De toute façon l’eau coule... et la source reste. Quand ma fille Océana est partie il y a onze ans, emportée par une encéphalite foudroyante, une amie bien intentionnée m’avait secouée en me disant : “Il ne faut pas que tu pleures. Cela n’est pas bon pour ton enfant. Elle ne se sent pas libre et ne peut se dégager pour poursuivre son chemin d’âme.” Je crois au contraire que les larmes sont positives et nécessaires et que l’enfant qui meurt le sait. Et puis, les larmes n’ont jamais retenu personne car elles appartiennent à celui ou celle qui les produit.

Mn_30-1.jpgJe crois aussi que le fait d'être aidé dans cette épreuve est essentiel, je veux dire aidé aussi par un thérapeute. Aidé par l'écoute, dans l'expression verbale de sa colère et de sa culpabilité de n'avoir pas pu sauver ou protéger son enfant. Quelquefois, des parents en deuil se retrouvent sans estime de soi, effondrés sur eux-mêmes, sans projets, sans amour, vides de sens. Les encourager doucement à avancer, à retrouver un sens à leur chemin en intégrant leur enfant au plus profond de leur coeur, au plus profond d'un amour infini, moteur de résilience. 

Chloé LAROCHE

Post-scriptum : Je vous invite à aller lire mon article : "Il était une fois un couple qui pleurait la mort de leur enfant. Pour tous les parents en deuil, orphelins de leur enfant disparu. Liste d'associations de soutien et d'écoute.")

 

___________________ SUPPLIQUE à notre famille, à nos amis.

1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans... nous séparent du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons besoin des autres.
Nous aimerions rencontrer de la compréhension dans notre entourage ; nous avons besoin de soutien.

Voici, tirés de la lettre des Amis Compatissants du Québec, quelques-uns de nos souhaits :

  • Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu, il est important encore pour nous ; nous avons besoin d'entendre son nom et de parler de lui ; alors, ne détournez pas la conversation. Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence.
  • Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous nous avez blessés. C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit un peu plus.
  • Nous aimerions que vous n'essayiez pas d'oublier notre enfant, d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses dessins et autres cadeaux qu'il vous a faits. Pour nous ce serait le faire mourir une seconde fois.
  • Être parent en deuil n'est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous.
  • Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente de toutes les autres pertes; c'est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.
  • Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.
  • Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil est fini ou au contraire que nous avons besoin de soins psychiatriques.
  • Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles temporaires. Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre. Il faut accepter de souffrir avant de guérir.
  • Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil. Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable, sujet aux maladies et aux accidents.
  • Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. Essayez de nous accepter dans l'état où nous sommes momentanément sans vous froisser.
  • Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances. Laisse-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie avec celle-ci sans nous culpabiliser.
  • Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne. Nous ne serons plus celle ou celui que nous étions avant la mort de notre enfant et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant vous serez toujours frustré. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances. Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être nous apprécierez-vous de nouveau ?
  • Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous dire que vous pensez aussi à notre enfant. Quand nous sommes tranquilles et réservés, sachez que souvent nous pensons à lui ; alors, ne vous efforcez pas de nous divertir.
___________________________________________

Commentaires

je me trouve dans cette situation, mon fils s'est suicidé le 9 juillet 2008, et depuis je suis seule au monde, malgré que je sois en couple (ce n'est pas le papa) ma soeur après m'avoir culpabilisée ne me parle plus alors que nous étions inséparable, j'ai 2 frères qui vivent leurs vie et ne s'occupent pas de moi et j'ai ma mère qui a changé, je suis au bord du précipice au secours, une maman au désespoir.

Ecrit par : raimondo | 03.11.2008

_____________________________________ Réponse de Clairisa :

reponse à Raimondo : ton témoignage me bouleverse Raimondo tu n'es pas responsable de la disparition de ton enfant, bien sûr il s'est trouvé dans une situation où personne ne pouvait l'entendre et il est allé jusqu'au bout......... je sais bien ce que tu ressens, ma Sophie me manque tant on se dit que demain on ne sera plus là, qu'on ne pourra pas, et puis , jour après jour, on lutte, pour notre entourage qui nous aime tant je te souhaite tout plein de courage, on ne sait jamais où on peut le trouver, mais on en a une réserve, bien cachée je t'embrasse, et je te répondrai si tu le souhaites
Ecrit par : clairisa
__________________________________

merci pour cette supplique adressée à la famille...
mon Romain est parti il y a trois ans bientôt d'un maladie foudroyante à l'âge de 17 ans. ma mère m'a abandonnée le soir même du décès voulant tout diriger... qui souffrait, qui assisterait aux obsèques, qui allait m'entourer, qui passait à la maison, comment je m'habillais , comment je mangeais, alors je l'ai mise à la porte car c'était insupportable et là, toute la famille m'a lachée sur les dires de ma mère, après tout la mort d'un enfant c'est la vie il fallait que j'arrête mon "cinéma"... sans commentaire
j'ai fait bloc avec mes trois autres enfants, mes amis les vrais, avec mon compagnon ce fut l'horreur jusqu'à ce qu'il réalise que je ne vivais plus, mais survivais, je me suis sentie pelée
aujourd'hui, j'ai des personnes solides autour de moi, très aidantes, et les autres je m'en écarte
je ne respire plus comme avant, c'est fini, je vis pour mes enfants et pour qu'ils aillent bien je me force tous les matins d'paaller bien à l'extérieur
oui la vie continue mais si seulement les gens respectaient ce que l'on vit après le décès d'un enfant. le quotidien serait plus doux
courage à toutes ces mamans
ps : je suis certaine que nos enfants sont ailleurs, pas loin, en nous, partout

Ecrit par : brigitte | 15.01.2009

 

____________________ Réponse de Chloé, l'auteur de ce blog :

Brigitte, j'ai été très touchée de vous lire et de me rendre compte de cette situation que vous vivez, qui vous a arraché le coeur... et pourtant vous êtes là pour vos autres enfants, vous poursuivez votre route avec la conviction que votre fils n'est pas loin, vous arrivez à sortir et à remplir vos obligations quotidiennes. Vous êtes courageuse et je vous souhaite encore et toujours beaucoup de force, de la paix intérieure, de l'équilibre, de vous reposer aussi quand vous en ressentez le besoin, de penser à vous, de pleurer si vous en ressentez le besoin. Je vous embrasse. Sincèrement, Chloé

Ecrit par : L'auteur de ce blog | 16.01.2009


Ma fille, je t'envoie les roses de mon coeur, en ce jour où les Défunts sont honorés. Mes pensées à ceux qui sont partis et à ceux qui restent. Offrande, création et résilience.

Rz_ALASK27.jpgLa montagne vit

À travers les rochers froids

Le ciel plein d'amour

 

LA MORT EST UN ROC FIGÉ

Où COURENT LES MARMOTTES   Mn_14.jpg

 

 

_________________Haïkous de Chloé _____________________

 

La Terre est mère

Des grands fleuves orphelins

Pleurant leur enfant

 

LES PARENTS QUI NOUS PLEURENT

PEUVENT EMBRASSER LES PINS _____________________________________

 

Mn_44.jpg

________________

 

Nos coeurs arrachés

Sont près de toi sous terre

Mais tu es au Ciel

 

LES PARENTS QUI RESTENT SEULS

ONT UN PIED DANS LA TOMBE_______________

 

 

Appel de ton coeurMn_30.jpg

Trois oiseaux m'ont fait signeMn_77.jpg

Pour me dire Adieu

 

LES SIGNES DE TON ÊTRE

SONT LES AILES DES ANGES

 

__________________

 

1328905394.jpgNe restez pas là

En reste de votre vie

À mendier la mort

 

NOUS SOMMES PARTIS AU CIEL

VOUS ÊTES NOTRE TERRE ______________________________________ Mn_43.jpg 

 

Mn_43.jpgTu es mon enfant

Emportée par un virus

Vie sacrée au Ciel

 

JE SAIS QUE TU RIS AILLEURS

DANS DES BRAS CHARGÉS D'AMOUR

                                            

 

___________________________________________ Maman,

 

Les grands tournesols

Reviendront fleurir le cielMn_ANIMX034.jpg

De ta rivière

 

SE TOURNANT VERS LE SOLEIL

ILS TE DIRONT DE VIVRE

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Mn_ALASK26.jpgDonnez-nous les clés

Signes esquimaux de vie

Banquise de mort

 

AU PÔLE NORD ILS SAVENT

QUE LES DÉFUNTS NOUS AIDENT

______________________________________

Au Tibet les gens

Sont transportés de chaleur

Pour les endeuillés

 

CEUX QUI PLEURENT SONT CHOYÉS

NOURRIS PAR L'AMOUR DES LEURS_________________Mn_ANIMAUX030.jpg

 

Mn_ANIMAUX037.jpgJette ton ancre

Dans l'encre de mon amour

Poursuis ton chemin

JE TE SUIVRAI Où TU VEUX

JUSQU'AUX MENHIRS DE L'ESPRIT

 

____________________________________________________________________

 

Mn_19.jpgPars en haute mer

Douce mère caline

Fleurs océanes

 

TU ES MON DAUPHIN CHÉRI

COUVERT DE ROSES BLANCHES___________________________________

 

À ma fille Océana, partie le 14 février 1997.

À toutes les personnes de ma famille décédées, à mes amis et amies morts, au père de mon fils parti cette année, à tous les endeuillés, aux parents orphelins.

28/10/2008

Quand l'amour dépasse l'entendement. Quand l'amour devient violence et ténèbres. Sauve qui peut...

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Ce blog a été lu ce mois par 5248 visiteurs. Merci pour tous vos commentaires et vos réactions. Chloé

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Lorsqu'une femme comme Isabelle, la maman du petit Marc assassiné, a fait entrer un jour un homme chez elle, elle ne savait pas que c'est la mort de son fils Marc qu'elle programmait. Cet homme s'est installé. Il est devenu le coucou dans le nid de ses enfants. Mais cet homme se droguait et souffrait de mille coups dans son coeur, cabossé à un point inimaginable pour une simple humaine qui ne savait pas.

Lorsqu'elle voit cet homme qu'elle aime frapper son fils à mort et qu'elle soigne le petit Marc à coups de pommade, qu'a-t-elle dans la tête ? L'amour désespéré pour un homme, la dépendance qu'elle avait déjà auparavant envers son mari alcoolique... au point de ne pouvoir réagir et dire non définitivement à une relation destructrice, meurtrière ?Mn_10b.jpg

L'entourage de Marc est jugé aujourd'hui devant la Justice. Certains ont composé le 119, mais se sont ravisés. "On va priver cet enfant de sa mère". "Non, c'est trop grave de dénoncer. On ne sait pas ce qui va se passer pour cette famille." Voilà ce qu'ont pu se dire les personnes de son entourage. Le grand-père a déposé une main courante, sans porter plainte. Pour ne pas aller trop loin. Pour garder une trace mais sans faire de vagues.

On vit dans la peur. On vit dans le manque de confiance en l'avenir et on fuit le présent, laissant faire l'horrible, en se disant que le destin fera bien les choses.Mn_17a.jpg

Pourquoi une femme arrive à faire passer son histoire avec un homme avant la protection de ses enfants ? Pourquoi l'amour peut devenir le pire ogre ? Pourquoi hier soir un homme a dit à une femme : "J'arrête notre histoire parce que je n'aime pas quand ça dure trop longtemps. Notre amour est comme un jeu. Je sors du jeu. Je ne joue plus. Je te quitte." Trois jours avant, il lui avait dit : "J'ai envie de vivre plein de choses avec toi." Quand l'amour devient le terrain des pathologies, déviances, mal-être, névroses, psychoses... cela donne des résultats terribles. Quand l'amour est bafoué et que les paroles ne veulent plus rien dire, quand le sadisme et le pouvoir sur l'autre prennent les rênes... alors la déchirure des coeurs se fait et notre société paye le tribut des dépressions, du désespoir, du non-sens, des enfants sacrifiés au chantage affectif des adultes.

Mn_63b.jpgSi tu es le conjoint, la conjointe d'un homme violent avec tes enfants, d'une femme violente ou négligente envers tes enfants... alors aies le courage d'arrêter le chemin commun. Pense à eux, sauve-toi avec eux, prends tes affaires ou mets-le dehors. Appelle à l'aide, parle, ne reste pas seul(e) à ruminer ton malheur et celui de tes petits. Toi seul(e) vis ta vie. Tu dois prendre les décisions et te rappeler que tes enfants sont dépendants de toi. Ils ont besoin de ta protection. Eux ne peuvent pas partir, eux ne peuvent pas faire leur sac. Certains trop petits ne peuvent pas appeler le 119. Beaucoup aussi se taisent par peur... ou pour protéger leurs parents.Mn_25.jpg

Ne pas bouger peut signifier la mort... comme pour le petit Marc. Et combien d'autres ont payé de leur vie ou de leur santé mentale leur présent criblé de tortures ?!!!!!!!!!

 

Chloé Laroche

 

LE 119 : numéro gratuit, ouvert à tous, de façon anonyme, 24 heures sur 24.

Allô Enfance Maltraitée - 119 n'est pas une association mais un service public, gratuit, accessible 24h/24, tous les jours de l'année.
Allô Enfance Maltraitée est basé à Paris mais est en relation constante avec les départements. Allô Enfance Maltraitée, c'est une équipe de professionnels composée d'écoutants et d'administratifs : tous sont salariés.___

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Commentaires

Je suis d'accord avec vous. Depuis l'annonce de cette horrible histoire, je suis traumatisée et j'en pleure parce que même si je ne connaissais pas ce petit bonhomme, la violence qu'il a subit me fait mal mais maintenant il ne souffre plus au moins. A force il devait être cassé de partout... Maintenant, quoi qu'il se passe dans la vie, même si on a souffert on n'est pas obligé de faire souffrir quelqu'un d'autre ! C'est trop facile. Ce monstre et la mère de Marc (qui pour moi n'est pas une mère) doivent payer pour cela, qu'ils vivent assez longtemps et qu'on leur rappelle tous les jours ce qu'ils ont fait ! Courage et bonne chance à son frère François.
Cordialement,

Ecrit par : sandrine | 04.11.2008

Menu d'accessibilité :

 

26/10/2008

LA FRANCE SE COMPACTE, SE RÉTRACTE, SE CONTRACTE. Suppressions d’emplois, disparitions des tribunaux, disparition des centres météo, des postes de RASED et de nombreux bataillons d’armée.

Blog visité 5248 fois ce mois.

 

 

Mn_12b.jpgLA FRANCE SE COMPACTE, SE RÉTRACTE, SE CONTRACTE.

Suppressions d’emplois, disparitions des Tribunaux, désertification des petites villes et alentour, disparition des centres Météo -passés de 115 à 40, un tiers des postes de Rased supprimés dans l'Éducation, déménagement de nombreux bataillons d’armées, comme celui de Bourg-Saint-Maurice_________________Mn_58.jpg

 

Bonsoir !


Nous sommes sur un navire qui prend l’eau. Comment ne pas comprendre que nombre de Français vivent la peur au ventre et que certains pètent un cable ?

Dans l'Éducation Nationale, un nombre important de postes va être supprimé, 900 dans l'enseignement supérieur et près de 9000 dans les collèges et lycées. Un tiers des enseignants spécialisés nommés "Rased" doit être remercié (RASED = réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté).

À Bourg-Saint-Maurice, un quart de la population va devoir partir à cause de la réorganisation nationale de l’armée... Le maire s’arrache les cheveux. Le 7ème bataillon de Chasseurs Alpins employait 1200 personnes, des personnes qui ont une famille, des enfants, une compagne, un compagnon. Tout ce monde, près de 2OOO personnes, est appelé à quitter la Savoie pour l’Isère. Mn_112.jpg


Mn_24.jpgDes Tribunaux vont être fermés, condamnant de nombreuses personnes à faire 90 kilomètres voire plus pour joindre une aide juridique ou se rendre à une convocation. Le principe général de réforme de la carte judiciaire est de garder une cour d'appel par région et un tribunal de grande instance par département. La France disposant actuellement de 35 cours d'appel et 181 TGI, la réforme dans son ensemble supposerait donc mathématiquement la suppression d'environ un tribunal sur deux et d'une douzaine de cours d'appel. Les avocats ont déjà manifesté contre ce qu’ils appellent la “désertification judiciaire”. Ils ont cadenassé symboliquement des tribunaux comme celui de Metz... beau symbole pour le pays des Droits de l’Homme, où la Justice se met elle-même en prison, se cadenasse et se ferme des portes.

Quelle mouche a piqué Monsieur Sarkozy et son gouvernement ?
Réduire les budgets sur tous les fronts, réduire les effectifs jusqu’à fermer des Centres Météo-France pour n’en garder que 40 pour cent et ne remplacer aucun départ à la retraite, ce qui signifie 500 emplois perdus d’ici à 2017 dans ce secteur. Cela explique évidemment la grève des Centres concernés de Météo-France. Combien on les comprend !Mn_21.jpg

Mn_11.jpgBeaucoup d’habitants de régions un peu reculées se sentent abandonnés, abandonnés dans le cadre de cette désertification générale. Bientôt, il faudra habiter une grande ville pour avoir la sentiment d’exister et d’être pris en compte. Les emplois de proximité rendaient la France plus humaine : petits tribunaux, modestes postes de village, garnisons d’armées, centres Météo, etc. Aujourd’hui, des lignes de chemins de fer s’arrêtent et laissent la place aux cars, avec des horaires disparates. Des commerces ferment faute de populations. Des écoles se taisent pour cause de classe unique. Des écoliers se lèvent plus tôt pour aller dans la ville la plus proche. Des écoliers encore sont obligés de dire adieu à leurs copains pour suivre leurs parents... obligés eux-mêmes de changer de département à cause de Monsieur Sarkozy et de Rachida Dati.

La France se concentre, mais sur quoi ?
LA FRANCE SE COMPACTE, SE RÉTRACTE, SE CONTRACTE.

 

Bon courage à toutes les personnes concernées par mes propos ci-dessusMn_21b.jpg

et dont la vie est bouleversée par les tempêtes sarkozystes.

 

Chloé Laroche

22/10/2008

Adieu, soeur Emmanuelle. Un exemple pour les retraités et tous ceux qui pensent ne plus être utiles à la société du fait de leur âge.

"Faire de sa vie une aventure passionnante. Aimer l'autre, c'est passionnant." Soeur Emmanuelle

soeuremmanuelle_tourniquet.jpgSoeur Emmanuelle a donné et donnera à jamais un exemple extraordinaire à tous les retraités et à toutes les personnes qui pensent ne plus être utiles à la société à cause de leur âge... puisque à sa retraite, après un chemin d'enseignement, elle a commencé une nouvelle vie de don, de partage, de justice, d'enseignement et de "richesse de la pauvreté". Elle s'est engagée auprès des chiffonniers du Caire. Elle s'est engagée auprès des jeunes mères seules et isolées, en fondant la Chrysalide. Elle a distribué la pilule dans les bidonvilles, s'élevant contre la normalité catholique. Elle était en avance sur son temps chrétien, car humaine et profondément proche de l'Homme.

Soeur Emmanuelle avait vu son père se noyer devant ses yeux. Terrible perte pour une enfant déchirée au plus profond de son coeur.Mn_ALASK08.jpg

Elle a appris l'acceptation et a su que son coeur, en s'offrant... aux plus pauvres, aux enfants, aux personnes isolées... elle a su que son coeur reprenait sa place dans l'amour immense. Elle est une dame au coeur d'or, qui a eu l'alchimie de transformer les pires larmes, les pires déchets, les pires ordures (au sein des bidonvilles des chiffonniers du Caire), les pires destins... en chemins de lumière et d'espoir, l'espoir étant la force de vie d'avoir envie de se battre.

Elle a traversé un siècle entier, nous attrapant par le coeur pour nous emmener vers des lendemains de partage et de solidarité, avec une énergie rayonnante qui lui faisait dire : "Chaque goutte dans la mer est utile."

Mn_89.jpgAsmaé est l'association que tu as créée en 1980 pour les enfants défavorisés et pour les populations les plus pauvres et privées de soins. Tu disais d'ASMAÉ : « Depuis plus de 25 ans Asmae aide les enfants défavorisés à construire leur propre voie vers l’autonomie. Aidons les enfants à devenir des hommes libres ! » Le site est : http://www.asmae.fr

Adieu, Emmanuelle, notre soeur à tous et toutes. 

 

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__________________________________ Informations sur ASMAÉ :


ASMAE - Association Soeur Emmanuelle  

 SITE WEB : http://www.asmae.fr/
CREATION : 
1980
 E-MAIL: infos@asmae.fr    

 











 
Description de l'activité de ASMAE - Association Soeur Emmanuelle  :
Description de l'activité - 
 
Asmae, ONG de solidarité internationale, a été créée en 1980 par Soeur Emmanuelle.
Association laïque et apolitique, Asmae intervient dans 8 pays, dont la France. 
Domaines d'intervention : l'éducation et la santé.
Description de l'activité - Principe
 
Asmae travaille en partenariat avec des associations locales, car elles partagent la vie des populations
et connaissent leurs besoins réels. Asmae soutient leurs initiatives, accompagne leurs projets et forme
leurs professionnels dans les domaines de l'éducation et de la santé. C'est ainsi que nous arrivons
ensemble à donner un maximum d'ampleur et d'efficacité à leurs actions. 

Des programmes d’éducation et santé inscrits sur le long terme. Parce que nous voulons éviter
l’assistanat et la dépendance, nous donnons aux plus démunis les moyens d’améliorer eux-mêmes
leur avenir. 

Quelques chiffres (donnés en 2006) :

- 74 000 bénéficiaires : enfants, familles, professionnels locaux 
- Plus de 80 programmes d’éducation et santé 
- Une trentaine de professionnels sur le terrain 
- 300 bénévoles 
- 82% des dons directement affectés aux actions


 

 

 

19/10/2008

Je suis révoltée devant cette société qui pousse au désespoir des personnes humaines qui n'ont d'autre choix que se donner la mort. Suicides d'enseignants et de prisonniers.

Bonjour à tous et toutes,,

 

Mn_47b.jpgJe suis bouleversée par l'acte d'immolation par le feu qu'a fait une femme désespérée devant le centre de détention où se trouvait son compagnon d’origine arménienne. Josiane Nardi, 60 ans, est morte à l'unité des "grands brûlés" de l'hôpital de Tours où elle avait été transportée la veille dans un état "très grave" après s'être immolée devant la maison d'arrêt du Mans (Sarthe) en présence de journalistes, pour protester contre l'expulsion de son compagnon sans-papiers vers l'Arménie. "J'ai l'impression de vivre un mauvais rêve", a simplement dit, les yeux rougis par l'émotion, Henrik Orujyan, en apprenant le décès de sa compagne, selon un correspondant de l'AFP. Quand une femme en arrive à cette extrémité par amour et qu'elle convoque des journalistes pour que son acte ne reste pas inconnu du public... le minimum que l'on puisse faire est de penser à elle et de réfléchir à la situation qu'elle vivait avec son compagnon condamné, expulsé pour des faits de justice (selon les raisons officielles). Mn_52.jpg

 

Mn_24a.jpgJe suis bouleversée aussi par le décès de ce jeune de seize ans, Nabil, qui s'est pendu en prison. Il s'y trouvait pour trafic de stupéfiant. Cela valait-il de finir ainsi, emprisonné, désespéré de la vie à son âge, sans plus d'espoir qu'une cordelette où pendre ses membres tranchés par une société qui ne propose pas de fenêtres ouvertes aux jeunes ? ... qui ne propose que la prison à un mineur en quête d'attention et de repères.

90 suicides ont été comptés officiellement dans les prisons de France depuis le début de l'année !!! Il y a de quoi rugir et se demander dans quelles conditions les prisonniers purgent leur peine. Le 4 mars, j'ai été très choquée d'apprendre le décès de ce jeune homme d'origine gitane, Jérémy Martinez, assassiné par son co-détenu. Jérémy avait 19 ans et devait sortir dans la semaine qui a suivi sa mort. Ses parents avaient supplié l'administration de le changer de cellule car il a vécu un calvaire durant des mois, au sein de la prison de Valence, frappé par son co-locataire de cellule. Il avait des bleus au visage et dans le dos, entre autres humiliations et agressions. Le co-détenu qui agressait Jérémy avait de graves troubles psychiatriques et avait déjà tenté d'assassiner une personne. On a laissé le jeune homme avec cet individu dangereux, sans agir, sans réagir. On a crucifié Jérémy, le laissant vivre un calvaire d'horreur, martyrisé et finalement sacrifié sur l'autel d'une société en dérive... qui ne sait plus écouter les demandes d'une mère et d'un père. "Ma petite maman, je vous aime plus que tout au monde. Quand je sortirai, je vous serrerai très fort dans mes bras", écrivait Jérémy. Petite maman, je pense à vous et à votre fils, parti si tôt.

 

Mn_13.jpgJe suis bouleversée aussi par le suicide de Muriel, cette institutrice de 45 ans qui s'est pendue le 6 octobre dans une école de Massy, dans l'Essonne. Elle a choisi de poser cet acte terrible -son départ de la vie- dans l'école où elle enseignait... choix qui n'est certainement pas le fruit du hasard. Choix qui met le doigt et la conscience sur la difficulté d'agir des enseignants, privés de moyens, privés de postes, privés même de se servir de leur autorité auprès des élèves, autorité bafouée par les parents d'élèves et par les élèves eux-mêmes.

Ce qui me choque grandement est que les cours ont repris dans les classes de cette école dès le lendemain, comme si la vie reprenait son cours, comme si de rien n'était, chacun pensant : "La pauvre, elle était dépressive". Selon Bruno, son mari, elle n'était pas dépressive mais s'inquiétait fortement de l'annonce de suppressions de postes dans les RASED  (réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté). Un tiers des RASED doit être supprimé. C'est énorme et profondément injuste. Bruno, le mari de Muriel, s'est prononcé clairement : "La semaine avant le drame, Muriel s'était montrée inquiète et soucieuse quant à l'annonce des suppressions des postes à venir dans les Rased. Elle allait bien, mais était assez remuée. Elle avait le sentiment d'une négation du travail des Rased. Elle me disait : "Tu te rends compte, tout ça pour en arriver là?"..... La hiérarchie de Muriel a communiqué des informations confidentielles concernant le dossier médical de mon épouse, ce qu'elle n'est pas censée faire. En plus, l'Inspection d'Académie a dit que Muriel avait repris en septembre. C'est faux. Elle a repris fin décembre 2007 après avoir été arrêtée trois mois. Avant ça, elle avait été en arrêt trois semaines en mai, point. En plus, ces arrêts ne sont pas tous directement liés à des problèmes de dépression. Soit on communique des éléments avérées, soit on se tait."

Muriel avait deux enfants, de 20 et 12 ans. Elle est partie seule, choisissant de se pendre dans un lieu, l'école, où des enfants apprennent, rient, évoluent, se construisent, apprennent, étudient, jouent. Mn_24.jpgQuand on sait que le monde repose sur l'énergie des enfants qui se lèvent tous les matins pour aller à l'école, on devrait respecter et protéger les professeurs des écoles et instituteurs comme des tuteurs indispensables et précieux pour notre société. On devrait leur donner tous les moyens matériels nécessaires pour accomplir leur mission et ne jamais imaginer, penser une seule seconde à supprimer des postes et des enseignants. CAR SINON ILS SE SUPPRIMENT TOUS SEULS, RENDANT LA SOCIÉTÉ RESPONSABLE DE LEUR TERRIBLE MORT.

Muriel, je ne t'oublie pas. Comme je n'oublie pas tous ceux qui luttent et travaillent pour une société plus juste et humaine.

Chloé L.

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Mn_102b.jpgSuicides d'enseignants :

 

Voici un rappel de quelques suicides d'enseignants depuis 2000:

- 17 mars 2000: Un instituteur de 41 ans tue ses deux enfants puis se suicide dans le grenier de sa maison à Jublains (Mayenne).

- 7 septembre : Un enseignant en comptabilité, âgé de 34 ans, se suicide par défenestration depuis sa salle de classe d'un lycée professionnel de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).

- 12 avril 2001: Un instituteur d'une classe unique dans un village du nord de l'Alsace, âgé de 42 ans, se suicide en se jetant par la fenêtre de l'école alors qu'il allait être interpellé par les gendarmes. Il avait fait l'objet d'une plainte de parents d'élèves "pour des problèmes relationnels entre lui et certains des enfants".

- 10 février 2002 : Suicide d'un instituteur de 57 ans d'une école élémentaire privée de Valenciennes (Nord), mis en examen deux jours plus tôt pour "atteintes sexuelles" sur mineurs de quinze ans. Il avait été placé sous contrôle judiciaire.

- Août ... : Un ancien instituteur de l'école communale de Bayel (Aube) se suicide en se jetant sous un TGV à Guingamp (Côtes-d'Armor), où il était en vacances, après avoir appris l'envoi de lettres anonymes l'accusant de pédophilie.

- 16 novembre 2004 : Un instituteur de Limay (Yvelines) met fin à ses jours après avoir été mis en examen pour "agressions sexuelles" sur mineur de moins de quinze ans.

- 26 septembre 2005 : Un professeur de mathématiques d'un collège de Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône) accusé de viols sur mineurs est trouvé mort à la prison marseillaise des Baumettes où il était en détention provisoire depuis un an.

- 8 janvier 2007 : Un professeur du lycée d'Albert (Somme) tente de se suicider dans sa classe, avant le début des cours.

- 4 mars 2008 : Une institutrice de 39 ans de l'école maternelle de Pauillac (Gironde), enceinte, se suicide au terme de plusieurs mois de tensions avec l'équipe pédagogique, les services municipaux et des parents d'élèves.

- 7 mars : Un instituteur de 25 ans tente de se suicider à l'école de Brousses-et-Villaret (Aude) avant les cours.

- 17 juillet : Un enseignant d'histoire-géographie est retrouvé pendu à un arbre dans un bois à Fessy (Haute-Savoie). Début juin, il avait organisé une sortie au cours de laquelle un car avait été percuté par un train sur un passage à niveau à Allinges, causant la mort de sept collégiens et faisant 25 blessés.

- 19 septembre : Un professeur d'un collège de Saint-Michel (Aisne) se suicide chez lui quelques heures après avoir été placé brièvement en garde à vue à la suite d'une plainte d'un élève qui l'accusait de lui avoir donné un coup de poing, ce que l'enseignant avait toujours nié.

 

 

 

 

 

 

 

 

16/10/2008

Mon hommage au petit Grégory Villemin, dont on a retrouvé le corps il y a 24 ans dans la Vologne. Hommage dédié à ses parents, à ses frères et sa soeur.

gregory_villemin.jpgCe soir, je viens écrire pour toi, petit garçon qui est parti le 16 octobre 1984, retrouvé assassiné, noyé dans la rivière Vologne. Tes parents ont souffert le martyr, non seulement de ta mort horrible mais aussi de l'injustice qui s'est abattu sur eux avec l'accusation terrible portée sur ta maman, laquelle a été emprisonnée alors qu'elle portait ton petit frère dans son ventre.

Petit Grégory, tu as été retrouvé ligoté par des cordelettes attachant tes poings et tes pieds. Une seringue avait été laissée sur les bords de l'eau.Mn_104.jpg

Lorsque la justice t'a retrouvé et qu'on a fait ton autopsie, celle-ci n'a pas été faite dans les règles et beaucoup de points ont été laissés en négligence. Mais depuis ce mois de juillet 2008, l'ouverture du dossier de ton crime a été ré-ouvert à la demande de tes parents ainsi que de la justice.Mn_10.jpg

Christine, ta maman, a eu beaucoup de courage. Elle a empoigné la vie, la redonnant à nouveau pour donner le jour à Julien, Émelyne et Simon, tes frères et soeur qui ont maintenant 23, 18 et 10 ans.

Mn_49.jpgToi, tu avais quatre ans quand la mort t'a frappé et un si doux visage. J'avais alors dix-huit ans et j'ai pleuré. Quel enfer est possible sur cette terre où des humains peuvent en arriver à commettre un meurtre pareil sur un enfant afin de se venger de son père. L'assassin a en effet prévenu de son acte terrible le frère de Jean-Marie Villemin, ton père, en disant d'une voix rauque : "J'ai pris le fils du chef et je l'ai mis à la Vologne. Sa mère est en train de le chercher mais elle ne le retrouvera pas. Ma vengeance est faite."

Vengeance d'un monstre, abomination de l'âme humaine détruite jusqu'aux racines de l'inimaginable, de l'horreur incarnée.532829.jpg

Petit, tu jouais tranquillement. Quelqu'un est venu, t'a arraché à ta maison, à ta cour, à la paix de ton foyer. Une main sur ta bouche pour que tu ne cries pas. Ton anorak bleu et ton pantalon vert. Un bonnet rayé sur la tête. Ton âme a hurlé de peur, de frayeur. Tu as vu la faux de la mort et ton âme a quitté ton corps, volant vers ta mère en détresse. Tes bisous restaient inefficaces devant son chagrin et tu l'as regardée longtemps pleurer. Comment comprendre qu'elle ne pouvait plus te serrer dans ses bras ? Comment pouvais-tu expliquer ce qui arrivait ? Et puis un ange est arrivé et il t'a expliqué, doucement, dans une infinie tendresse, réparant le mal fait à ton coeur meurtri. Il t'a donné la chaleur maternelle et paternelle que tu n'avais plus. Il t'a montré la chenille et puis le papillon qui s'échappe du cocon... te montrant ton corps noyé et toi, qui t'élevais au-dessus, tout léger et libre. Mn_53.jpg

Mn_52.jpgAujourd'hui, c'est ton amorversaire, l"anniversaire" de ton départ. Le 16 octobre. Tous les saules de toutes les rivières de France sont en larmes, près de l'eau ensanglantée.

Nous pensons fort à tes parents en ce jour (nous : c'est-à-dire tous ceux qui ont conscience du calvaire qu'ils traversent et qu'ils ont subi... tous ceux qui n'ont pas oublié... ceux qui savent et qui pleurent). Je pense à toi, petit Grégory, et je t'envoie par la pensée des bouquets de roses blanches et plein de bisous.

Mn_34.jpgChloé Laroche

Commentaires

C'est magnifiquement bien écrit et je pense la même chose. J'ai moi aussi pensé à Grégory le seize octobre. Je n'étais même pas née au moment du drame et j'ai eu connaissance de cette histoire vers l'âge de neuf ans et cette histoire m'a toujours bouleversée. J'ai beaucoup lu là dessus, étudié l'affaire. C'est cette histoire qui a déclenché chez moi l'envie de devenir magistrat, pour différentes raisons. Aujourd'hui, je suis une future juge d'instruction. Je voudrais aussi rendre hommage a la famille Villemin, qui a été très courageuse et que nous avons toujours crue innocente. J'espere de tout coeur que le trois décembre prochain, nous aurons à nouveau l'espoir de voir renaître de nouvelles pistes. Bravo en tout cas pour cet article. Stephanie B.

Ecrit par : stephanie | 02.11.2008

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Grégory ne mourra jamais dans le coeur des Français, les parents sont deux forces de la nature, comme on en voit rarement ! RESPECT !!

Ecrit par : marie-laure | 03.12.2008

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Cette histoire est vraiment horrible !!
Ma mère habitait là-bas au moment du drame, elle m'en a parlé, j'ai vraiment de la peine pour ces parents, c'est une terrible perte !
J'espère qu'un jour on connaîtra la vérité !!!

Ecrit par : marion | 07.12.2008

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Poème très poignant très beau très triste comme l'histoire de Grégory et sa famille

Ecrit par : stephanie | 09.12.2008

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Bravo pour votre récit. Criant de sincérité et de vérité ! Vous devriez écrire Madame...
J'avais 24 ans lors de la disparition de Grégory......
... mais je vous laisse le soin de visiter mon site qui relate de l'affaire. En collaboration avec les parents, je recherche, ce dont vous ne parlez pas dans votre récit, la vérité ! Pour qu'enfin l'eau qui a sali cet enfant soit lavée à tout jamais...!
Peu importe l'assassin, peu importe le "kidnappeur", puisqu'il ne lui arrivera rien même si nous découvrons son idendité, mais le bien-être des parents passe par cette étape...
Continuez à écrire, je vous donnerais l'adresse de mon éditeur...

Ecrit par : Claude | 30.12.2008

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Merci, Claude, pour votre message et vos compliments. Je vais aller voir tout de suite votre site. Quant à l'écriture, oui, j'écris depuis des années... et j'ai édité à compte d'auteur aussi, plusieurs ouvrages... mais après mon dernier livre écrit récemment sur la solidarité et sans avoir trouvé encore d'éditeur, j'ai décisé de mettre mes ouvrages sur internet, sur ce blog, petit à petit, au fil du temps, plus mes articles sur l'actualité et les sujets qui me prennent le coeur comme pour Grégory. J'espère de tout coeur comme vous que nous découvrirons la vérité sur cet horrible assassinat. À bientôt sur votre site ! Chloé Laroche

Ecrit par : L'auteur de ce blog | 30.12.2008

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Bonjour,


Chose extrêmement étonnante qui m'avait totalement échappé en lisant votre récit, ce qui prouve bien que l'affaire de ce petit gaçon embu quelque peu mon cerveau. Je m'aperçois donc, ce matin, que vous vous nommez Laroche. Faites-vous partie de la famille du malheureux Bernard...?

A bientôt

Ecrit par : Claude | 30.12.2008

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Non, Claude, je ne fais pas partie de la famille de Bernard Laroche. Des Laroche, il y en a des milliers en France. Mes ascendants étaient en Auvergne à l'origine, avec à proximité.... la roche volcanique.

Ecrit par : L'auteur de ce blog | 30.12.2008

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Bonjour, j'ai lu votre article concernant l'affaire du petit boutchou Grégory. J'ai regardé hier "Faites entrer l'accusé" car à cette époque je n'étais pas née. Je trouve cela scandaleux que l'on puisse accuser une mère aussi protectrice et aimant son enfant, d'avoir pu le tuer et se faire passer pour le corbeau. Je pense encore une fois que la justice n'a pas fait son travail au lieu de trouver un vrai coupable ( le présumé coupable étant le voisin jaloux de la famille Villemin) puisse accuser la mere déjà anéantie de ce qu'il venait de lui arriver. Il faut, au bout de 24 ans, trouver le vrai coupable pour que cette famille puisse faire son deuil, et qu'elle puisse vivre en paix, enfin sans oublier ce petit boutchou qui aurait eu maintenant 28 ans et avoir des enfants. Je soutiens cette famille.
Ces crimes horribles ne devraient pas exister, ces personnes qui tuent sans raison et qu'ils tuent des enfants innocents, c'est inimaginable.
Maintenant trouvons le coupable !!! Pour que Grégory ne soit pas oublié et pour savoir la vérité.... 
Très beau poème madame.

Ecrit par : aurélie | 11.02.2009

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Bonjour, 
J'ai lu votre hommage au petit Grégory. Lors des faits, je n'étais pas encore née ; je suis née que 1 ans après ; je suis de Mulhouse pas très loin où ce cauchemar s'est passé. Un soir je regardais la télé et j ai regardé cette émission sur france 2 qui je ne sais pourquoi m'a touchée et m'a fait pleurer quand je vois les photos de ce petit il était tellement innocent pourquoi?
Ma question sera toujours pourquoi ?
À ce jour nous ne savons toujours pas quel "monstre" a fait ça et je pense que avec les progrès que nous avons fait il peuvent retrouver l' assassin de Grégory et faire enfin justice. 
Je voudrais dire que les parents de Grégory sont des personnes incroyables et méritent beaucoup de respect et que enfin la justice donne un nom et un visage sur la personne qui s 'est dit être le "corbeau " et que cette personne paye pour son crime.
Je voudrais savoir comment peut-il vivre avec cela sur la conscience.
à bientôt 
une maman

Ecrit par : vidale | 09.03.2009

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Bonsoir. Votre lettre est très touchante. Il y a beaucoup de questions sur ce qui est arrivé au petit Grégory et je crois que beaucoup de personnes pensent à lui et à ses parents, que je soutiens très fort. Pensées à vous. Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 09.03.2009

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Je ne sais comment dire à Jean-Marie et Christine Villemin ma compassion totale face au drame terrible qu'ils ont vécu, j'ai lu tout ce que j'ai trouvé de sérieux sur la mort du petit garçon si rayonnant, j'ai notamment lu leurs propres écrits et je suis fascinée par la simplicité et la profondeur de ces deux êtres qui s'aiment par-dessus tout, et cet amour sans faille a survécu à la pire des horreurs, le lynchage médiatique, la douleur terrible d'avoir perdu leur petit trésor si lumineux, sans jamais avoir pu connaître l'exacte vérité sur l'assassinat de ce petit . De toutes mes forces je prie pour que la lumière soit faite, ils le méritent et on les a trop malmenés, c'est injuste profondément injuste. Christine, Jean-Marie, j'ai mal avec vous. Vous êtes des êtres que j'aurais aimé rencontrer. Vous êtes dans mon coeur.

 

Marie-Renée

Ecrit par : Mainguet Marie-Renée | 19.04.2009

 

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bnojour , je suis de belgique , je n'ai que 32 ans et pourtant depuis toute jeune je suis l'histoire de gregory.J'ai egalement achetez les 2 livres que Jean-marie et Christine Villemin ont écrit pour crier et clamer leur douleur de cette perte atroce. Jamais je n'ai cru que Christine avait pu tuer son enfant , comment certaines personnes ont pu le croire ..... il est vrai que j'ai deja essayé de pouvoir écrire aux parents personnellement mais fautes d'avoir leur adresse peut etre que vous vous pourrez leur transmettre mon message. aujourd'hui encore j'ai pu constater dans le journal qu'on relancé l'affaire et je suis de tout coeur avec eux battez vous pour que la vérité eclate et je prie pour que cela arrive et au moins je crois que beaucoup de personnes vous devront des excuses des plus royales et qui c'est peut etre un jour aurais je la chance de vous parler...
merçi a vous pour ce joli poeme , cela permet au moins de pas oublier la memoire de cette enfant trop tot arraché a la vie. biz a vous

Ecrit par : valerie | 10.08.2009

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Bonjour, je m'appelle Michael né un 16 octobre 78 je devait avoir son âge à ce petit grégory et même peut être le rencontre si ça ce trouve, car j'ai beaucoup de peine pour sa mort, moi je n'avait que 6 ans mais ne comprenait pas encore ce que c'était les intrigues, les problèmes, la mort etc..., mais maintenant que j'ai grandi je suis vraiment de tout coeur pour que vous puissiez rechercher ce criminel que ça soit de la famille ou autre il ne faut surtout pas baisser les bras car moi j'ai grandi et j'aurai pu grandir avec ce petit grégory que je ne connais pas encore mais que j'aurai pu, je voit un garçon charmant comme ça pouvai têtre aujourd'hui. Je vous en remerci du site pour emtamer un commentaire à ces proches qui l'aimait temps.

Ecrit par : NAUD Michael | 03.09.2009

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Michael,

Je vous remercie pour votre mot très touchant. Nous pensons à Grégory très fort, vous et moi, ainsi que tous ceux qui ne l'oublient pas, nous pensons à ses parents ainsi qu'à toute sa famille.

En ce jour de la rentrée, je pense à tous les parents endeuillés qui vont sur la tombe de leur enfant alors que tous les autres parents emmenent leurs enfants à l'école. Je les embrasse et envoie du courage à tout le monde.

Chloé LAROCHE

Ecrit par : Chloé Laroche | 03.09.2009

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Christine et Jean-Marie,

Jamais durant toutes ces années nous n'avons pris notre courage à deux mains pour vous témoigner notre soutien moral ce dont nous regrettons mais on ne rattrape pas le temps perdu. Les bons mots ne nous venaient pas

Nous avons très souvent pensé à votre Grégory et à vous.

Sachez cependant que nous n'avons jamais un seul instant douté de vous ; nous sommes tellement heureux pour vous qu'aujourd'hui vous puissiez enfin faire baisser les yeux à ceux qui vous ont accablés.

La vie ne vous a pas fait de cadeaux ; mais nous sommes persuadés que dans ces épreuves, vous avez su puiser du courage pour vos enfants ; Jean-Marie avait les "épaules" assez larges...

De tout coeur avec vous, nous le sommes depuis très longtemps

Martine & Jacky NOEL

Ecrit par : NOEL MARTINE | 22.10.2009

 

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Christine et Jean-Marie,

Je vous adresse toutes mes pensées pour vous et votre petit garçon. Il avait quatre ans et était si beau. Aujourd'hui, les tests ADN vous innocentent pour toujours aux yeux de beaucoup de monde qui pensaient au fond d'eux : "il n'y a pas de fumée sans feu"... et qui, suite à votre libération, ne savaient pas vraiment que penser... restant sur des doutes éternels de votre culpabilité. Je suis soulagée pour vous mais toutes ces années si sombres, c'est terrible et si cruel pour vous. En mémoire de Grégory et pour que les coupables soient mis en pleine lumière et punis, même post-mortem, je souhaite que les tests amènent d'autres révélations sur le meurtre de votre fils. Je vous adresse mille pensées de réconfort ainsi que tous les commentaires laissés pour vous par mes lecteurs sur ce blog. Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 25.10.2009

 

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Gregory, on t'oubliera jamais bébé.
Petit bonhomme le coupable paiera je te le jure
Petit homme, repose en paix
Nous t'aimons titi.
Voici un petit poeme pour toi mon ange, j'espère que du ciel tu ne voit pas mes larmes.
poeme :
J’avais 4 ans mon seul but était de vivre voir le soleil pour qu’il me montre ses merveilles. Malheureusement je n’en aurais pas eut le temps, et je n’aurais jamais 5 ans, j’étais un ange et pourtant ma vie m’a été volée, j’ai été assassiné et mes parents sont effondres. Je m’appelais Grégory, j’étais tout petit pourtant la vie on m’a pris. Je ne suis qu’un enfant qui jamais n’aura cinq ans. On m’a assassiné, je n’ais put protester pourtant j’ai essayer, mais dans la rivière on m’a jeté, suis-je mort noyé ? Je n’en sais rien. Je sais seulement que je n’aurais cinq ans et que jamais plus je ne pourrais embrasser mes parents, et les consolés de ma mort leur dire que je les aimes. Ils ne me verront plus grandir mais dans leurs souvenirs je resterais, gravé à tout jamais. Je m’appelais Grégory Villemin, je venait d’avoir quatre ans j’étais un petit garçon calme et très sage. Je M’appelais Grégory je venait de fêté mes quatre ans et je n’ai plus qu’a dire adieu papa maman , votre petit Grégory qui vous sourira à jamais et vous aimera mais qui ne sera plus jamais là , mais qui pourtant vous aimera à jamais tendrement votre enfant qui vous dit sereinement , et paisiblement je n’aurais peut-être jamais cinq ans mais une chose est certaine je vous aimes adieu papa et maman votre enfant qui dormira à jamais paisiblement même si il ne sera jamais grand , je vous dit en souriant adieu papa et maman .

Ecrit par : gwendoline | 05.11.2009

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10/10/2008

Il était une fois un couple qui pleurait la mort de leur enfant. Pour tous les parents en deuil, orphelins de leur enfant disparu. Liste d'associations de soutien et d'écoute.

Mn_4.jpg"Dire des morts : "ils ne sont plus", c'est non seulement les renier, mais se renier soi-même et peut-être renier absolument l'être parlant." Gabriel Marcel ____________________Mn_75.jpg

Bonjour à vous qui me lisez régulièrement ou bien à toi qui vient de découvrir mon blog. J'avais écrit le conte suivant après la naissance de ma fille Océana. Elle est décédée trente mois après... et ce conte m'a traversé le coeur et l'âme, alors que j'étais déchiquetée par le chagrin du départ brutal de ma fille, emportée par une encéphalite foudroyante en février 1997. Je voudrais offrir ce conte à tous les parents en deuil, à tous ceux qui ont perdu la chair de leur chair, et notamment aux parents du petit Grégory, dont l'amorversaire arrive, le 16 octobre (voir mon article dans "Hommages à des hommes et à des femmes"), ainsi qu'aux parents de Valentin, assassiné dans la rue. Je le dédie à toutes les associations d'aide et d'écoute pour les parents endeuillés : Jonathan Pierres Vivantes, Aurore, Les Amis Compatissants (Québec), Naître et Vivre, Jalmalv, Écoute Deuil.Mn_5.jpgMn_36.jpg

 

Il était une fois un couple qui pleurait la mort de leur enfant. Le Ciel leur avait repris si vite ce cadeau que la vie leur avait fait : un merveilleux petit garçon qui était né durant l’hiver et qui partit un jour de printemps.

Ils avaient l’impression d’être morts eux aussi, comme si on leur avait enlevé le fil ténu qui nous relie aux étoiles.

Or un jour, alors qu’ils méditaient tous les deux devant les couleurs du crépuscule, quelque chose est arrivé comme un espoir venu d’outre-mer, comme une étincelle sortie d’outre-tombe. Ils entendirent un chant qui disait ceci :

Mn_24.jpgJe vis la mort dans l’âme
comme la naissance
d’une âme sans vie

Je vis la mort dans l’âme
comme la souffrance
d’un coeur sans voix

Je vis la mort dans l’âme

comme l’absence

d’un amour sans espoirMn_60.jpg

Mais pourquoi mourir
lorsque l’âme vit
lorsque le coeur chante
lorsque l’amour crépite ?

C’était en réalité une libellule qui chantait, une libellule aux ailes adamantines qui s’approcha des parents éplorés et les incita à la suivre. Elle leur montra d’abord un arbre foudroyé, au milieu de la forêt ; depuis sa mort, une source coulait des racines endormies, parcourant la mousse de sa chanson joyeuse.

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Puis elle les conduisit au bord d’un jeune torrent, qui mourait sous un glacier ; en fait, une rivière tumultueuse renaissait quelques mètres plus bas.

Mn_42.jpgEnfin, elle les amena à l’épave d’un bateau qui gisait au bord de la mer. A l’intérieur, ils trouvèrent une jarre emplie de pierres précieuses : il y avait des opales, des agates, des émeraudes, des turquoises, des rubis, des améthystes et des cristaux aux mille couleurs. Les ailes de la libellule devinrent irisées du chant de toutes ces pierres ; ce chant exprimait à lui seul tout l’amour et toute l’espérance que l’Humanité entière recherche depuis toujours en une histoire sans fin.

Les parents endeuillés comprirent que l’arbre foudroyé, le torrent englouti et le bateau naufragé n’étaient pas morts ; chacun avait donné vie à quelque chose de plus grand que lui, où lui-même vivait encore, par-delà le mur blanc d’un pays inconnu. Le mur blanc peut être un éclair, un glacier ou une banquise... Il est toujours un passage, celui de la mort... et l’enfant mort qui passe donne vie à l’Espoir.Mn_69.jpg

Les deux parents solitaires emplirent leurs mains et leurs coeurs de mille pierres précieuses et amoureuses d’arc-en-ciel... et ils les portèrent aux enfants de toutes les couleurs qui chantent la vie sur la Terre entière.

Mn_22.jpgChloé Laroche
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Mn_12.jpg
____________________________ ASSOCIATIONS où LES PARENTS EN DEUIL 
PEUVENT TROUVER DE L’AIDE (liste donnée par l'association "Apprivoiser l'Absence"  :
www.apprivoiserlabsence.com / mise à jour en janvier 2007) 

 

 

25. Doubs 

- Association Présence, Ecoute, Accompagnement, JALMALV Haut-Doubs, 2, rue Charles 

Brugger, 25500 MORTEAU. Tel : 03 81 67 17 13 

 

29. Finistère 

- Association Parentel, 4, rue Colonel Fonferrier. 29200 BREST. Tel : 02 98 43 62 51 - Fax : 

02 98 43 63 12 (également Morlaix). QUIMPER : 02 98 53 73 72 

 

33. Gironde 

- Association Pallia Plus, Maison de santé des Dames du Calvaire, 30, rue Kléber. 33200 

BORDEAUX CAUDERAN. Tel : 05 56 08 24 68 - Fax : 05 57 22 25 58 

www.pallianet.org palliaplus@pallianet.org 

 

38. Isère 

- Association Locomotive (enfants atteints de cancer). Groupe Aurore pour parents en 

deuil, 2, rue Sainte Ursule. 38000 GRENOBLE. Tel : 04 76 54 17 00 

www.locomotive.asso.fr contact@locomotive.asso.fr 

 

- Ecoute Deuil, 18, Rue Chenoise. 38000 GRENOBLE. Tel : 04 76 03 13 11 

www.ecoutedeuil.fr 

 

42. Haute-Loire 

- G.E.R.M.E (Groupe d’écoute après la mort de son enfant), 24, rue Antoine Durafour. 

42100 SAINT ETIENNE. Tel : 04 77 47 96 98 - Fax : 04 77 51 43 51 

 

49. Maine-et-Loire 

- Soleil A.F.E.L.T (Association des familles et amis des enfants atteints de leucémie et 

tumeurs malignes) Groupe Paroles sous les étoiles pour parents en deuil, 36, rue Raphaël 

Fumet. 49130 SAINTE GEMMES SUR LOIRE. Tel : 02 41 66 24 31 

 

51. Marne 

- Sous l’égide de JALMALV, 51, rue de la Briqueterie. 52100 REIMS, Tel : 03 26 86 42 47, 

un groupe inter-associatif organise des groupes d’entraide pour les parents en deuil : 

Roseau (Aide aux enfants atteints de leucémie ou cancer), contact : Dominique 

Chocq, BP 20-64. 51072 REIMS CEDEX. 

Tel : 03 26 07 41 11 ou 03 26 88 32 41 (domicile) 

 

AFM (Association Française Myopathie). Contact : André d’Oliveira, 22, rue 

Raphaël. 51100 REIMS. Tel : 03 26 09 18 61 

 

Naître et Vivre (Mort subite et inexpliquée du nourrisson) Contact : Sophie 

Chauvet, 19, rue Jobert Lucas. 51100 REIMS. Tel : 03 26 09 51 86 

 

56 MORBIHAN 

Apprivoiser l’Absence 

- Antenne de Vannes : Claire DISDERO, 43 rue Richemont. 56000 Vannes 

Tél. : 02 97 40 67 32 courriel : contactvannes@apprivoiserlabsence.com 

 

59. Nord 

- Vivre Son Deuil Nord-Pas-de-Calais, Home des infirmières, 5, avenue Oscar Lambret. 

59037 LILLE. Tel : 03 20 88 73 46 - Fax : 03 20 88 73 47 

vivresondeuil.59.62@club-internet.fr 

 

Commission Deuil Périnatal, courriel : nostoutpetits@aol.com 

 

79. Deux-Sèvres 

- Souvenir, Amitié, Solidarité, Palais des Congrès (siège social), 

Madame Andrée Néau, Résidence Leferon, Apt 75. 79200 PARTHENAY 

Tel : 05 49 72 65 99 ou 05 49 94 02 73 

 

PARIS et Ile de France 

 

75. Paris 

- AGAPA (accueil des personnes ayant perdu un enfant à la naissance ou ayant vécu une 

interruption de grossesse (accidentelle, volontaire ou médicale) – accompagnement 

individuel ou en groupe), 42 rue Saint Lambert. 75015 PARIS (antennes en province). 

Tél : 01.40.45.06.36 - Fax : 01.40.45.06.36 

agapa.ass@wanadoo.fr 

 

- Association Apprivoiser l’Absence (Aide aux parents en deuil d’un ou plusieurs enfants) 

4 place de Valois 75001  PARIS Tel : 01 60 14 35 73 

www.apprivoiserlabsence.com    

 courriel :  mail@apprivoiserlabsence.com 

 

- Association Nationale Naître et Vivre, (Association de parents et professionnels pour 

l’étude et la prévention de la Mort Subite du Nourrisson (MSN) et l’accompagnement des 

parents en deuil d’un tout-petit quelle que soit la cause, y compris le deuil pendant la grossesse) 

5, rue La Pérouse. 75116 PARIS (5 antennes dans les régions). 

Tel : 01 47 23 05 08 

www.naitre-et-vivre.org  

courriel : contact@naitre-et-vivre.org 

 

- Association Nationale Jonathan Pierres Vivantes (parents en deuil ; antennes en 

province), 61, rue de la Verrerie. 75004 PARIS. Tel : 01 42 96 36 51 - Fax : 01 42 96 36 52 

www.anjpv.asso.fr 

courriel :  anjpv@anjpv.asso.fr 

 

- Association Sauve qui veut (écoute téléphonique au niveau national suite la noyade d’un enfant). Tel : 01 42 29 47 53 

www.sauvequiveut.asso.fr  

courriel : perouemefamili@aol.com 

 

- Fédération Européenne Vivre son Deuil, 7, rue Taylor. 75010 PARIS, (antennes en 

province et en Suisse) 

Tel : 01 42 38 07 08 (secrétariat), 01 42 38 08 08 (ligne écoute) - Fax : 01 42 38 08 88 

www.vivresondeuil.asso.fr 

courriel :  vivresondeuil@vivresondeuil.asso.fr 

 

- Fondation Anne Cellier contre l’insécurité routière, 125, avenue Malakoff. 75116 PARIS. 

Tel : 01 45 00 95 35 - Fax : 01 45 00 58 18 

 

- JALMALV, 132, rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 PARIS (antennes en province). 

Tel : 01 40 35 17 42 - Fax : 01 40 35 14 05 

www.jalmalv.fr 

 

- Jumeaux et plus (entraide des parents qui vivent une naissance multiple et soutien 

parents en deuil d’un enfant jumeau), 2 rue Henri Ranvier. 75011 PARIS. 

Tel : 01 43 70 03 31 courriel : infos@jumeauxetplus-paris.com 

 

- Ligue contre la Violence Routière, 15, rue Jobbé-Duval. 75015 PARIS (antennes en 

province). Tel : 01 45 32 91 00 et 0871 24 19 68 - Fax : 01 45 32 91 01 

www.violenceroutiere.org 

 secretariat@violenceroutiere.org 

lcvr.paris@wanadoo.fr 

 

- Phare Enfants-Parents (suicide des jeunes), 5, rue Guillaumot. 75012 PARIS (antennes en 

province). Tel : 01 42 65 55 55. N° Azur : 0810 810 987 - Fax : 01 42 66 50 99 

www.phare.org 

courriel :  vivre@phare.org 

 

- Unité François-Xavier Bagnoud - Fondation Croix-Saint-Simon. 

125, rue d’Avron ; 75960 PARIS CEDEX 20. Tel : 01 44 64 43 50 - Fax : 01 44 64 43 51 

www.croix-saint-simon.org/deuil-fxb 

courriel :  fxb@croix-saint-simon.org 

 

77.Seine-et-Marne 

- UPECET (Un pont entre ciel et terre). Mairie de provins, BP200. 77487. PROVINS Cedex. 

Tel : 01 64 00 55 97 

site et forum : http://upecet.free.fr msn : upecet@hotmail.fr 

courriel : upecet@free.fr 

 

78. Yvelines 

- Lait sans ciel (deuil périnatal). Chantal HAUSSAIRE-NIQUET. 74 rue de la Fontaine. 78670 

VILLEUNEUVE-SUR-SEINE 

Tél : 06.81.25.85.43 

haussaire-niquet@wanadoo.fr 

 

92. Hauts de Seine 

- APEV (Association Aide aux Parents d’Enfants Victimes), 3, rue Edouard Branly. 92130 

ISSY-LES-MOULINEAUX. Tel /Fax : 01 46 48 35 94 

www.apev.org  

courriel : apev@apev.org 

 

L’association pour parents en deuil : The Compassionate Friends, édite une lettre régulière 

à l’intention des parents en deuil et possède des antennes aux Etats-Unis et dans le 

Royaume Uni. 

http://www.tcf.org.uk     

courriel :  webmaster@tcf.org.uk 

 

Pour tout renseignement bibliographique, contacter le Centre National de Ressources 

François-Xavier Bagnoud, Fondation Croix-Saint-Simon, 

125, rue d’Avron. 75960 PARIS CEDEX 20. Tel : 01 44 64 43 53 - Fax : 01 44 64 43 51 

www.cdrnfxb.org/index-php     

courriel :  cdrnfxb@croix-saint-simon.org Mn_4.jpg

 

 

 

07/10/2008

Je m'élève contre les propos pseudo-spiritualistes de Brigitte Lahaie à propos d'une femme renversée sur un passage piéton.

Bonjour,

 

J'ai entendu l'autre jour, en conduisant mon taxi-ambulance pour aller chercher un patient, les propos d'une auditrice se confiant à Brigitte Lahaie, laquelle, sous couvert de sexologie et d'aide affective par l'écoute, se met à la psychologie. C'est intéressant mais là, j'ai bondi dans ma voiture.

Mn_87.jpgL'auditrice en question avait été renversée sur un passage piéton par un automobiliste et reprochait à son mari d'avoir laissé filé ce dernier aux Urgences alors qu'elle aurait eu besoin de dire à cet homme ce qu'elle ressentait, c'est-à-dire sa colère, sa peur, sa surprise, ses questionnements sur cet acte grave pour un conducteur. Elle se disait trahie et déçue par son mari, qui n'avait pas respecté sa demande. Brigitte Lahaie lui a dit : "Oui, c'est un fait que vous vous sentiez trahie et pas respectée.... Mais essayez de travailler sur ce fait qu'on vous ait renversée sur un passage piéton... Cela peut vouloir dire qu'on cherche à vous faire comprendre que vous devez changer de route, tout simplement. Car rien n'arrive par hasard. Se faire renverser ainsi doit vous inciter à vous questionner sur votre vie et à prendre des décisions sur la direction à prendre, symboliquement." 

Je suis choquée que Brigitte ait pu donner cette explication pseudo-spiritualiste à cette dame victime d'une personne qui l'a renversée. Des dizaines de piétons sont renversés en France. Certains en meurent. Des enfants, des mères de famille, des vieillards, des papas, des personnes poursuivant leur chemin tranquillement. Happés par des automobilistes qui se croient tout seul, sans respect, sans regard pour le fragile piéton. Vous allez aussi leur dire qu'ils devraient réfléchir au signe de la vie que leur a apporté cet incident et dans leur au-delà, pour ceux qui sont morts, leur dire : "Hé bien, oui, vous deviez changer de route.... Ben, vous avez bien réussi !" Mn_69.jpgAllez dire cela aux parents des enfants renversés par une voiture et dont le corps allongé repose au fond d'un cimetière. Allez dire cela à la maman qui va porter ses larmes et ses fleurs sur la tombe de son enfant déchiqueté par une voiture meurtrière. Allez dire à cette maman ce que j'ai pu entendre à la mort de ma fille : "Votre fille est partie pour vous faire avancer, pour vous donner une épreuve nécessaire."

Mn_88.jpgArrêtez donc de penser que le monde tourne autour de notre nombril et que les évènements arrivent parce qu'on les attire. Arrêtez, chers penseurs du Nouvel Âge, de baratiner les gens en leur disant que c'est de leur faute s'ils ont des épreuves et puis de dire que bientôt, ceux qui seront prêts vont passer dans une autre dimension. Ce sont des propos entendus dernièrement et relayés sur internet. Avec le monde qui va mal et la France qui part en déconfiture, beaucoup croient en ces idées absurdes. Je vous en conjure, restez les pieds sur terre. Respectez les victimes et n'allez pas encore leur dire qu'elles ont vécu une agression ou un accident parce qu'elles devaient comprendre quelque chose ou changer de direction. Parfois, c'est vrai... mais arrêtons cette psychologie narcissique et culpabilisante, basée sur des croyances nébuleuses.

Les épreuves qu'on a... personne n'a le droit d'en tirer des conclusions.

Je pense à cette femme renversée, au choc qu'elle a eu... et je suis peinée pour elle.

Peinée pour tous ceux qui ont perdu un proche de cette façon.

Et automobilistes... ralentissez aux passages piétons et laissez passer les âmes à pied. Prenez soin des enfants qui marchent dans la rue, par un respect des yeux attentifs et de la pédale de votre véhicule. Ralentissez en ville et dans les villages. N'accélérez pas aux feux.

Mn_67.jpgEt ... Brigitte Lahaie, se faire renverser à un passage piéton... je ne vous le souhaite pas. Et surtout jamais qu'on vous dise que c'est un signe pour que vous changiez de trajectoire dans votre vie.

Chloé L.

 
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