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19/09/2013

La Savoie solidaire pour deux fillettes arrachées à leur banc d'école pour être expulsées.

moton607.jpgBonsoir à tous et toutes,

 

Vous savez que depuis longtemps, je me bats pour faire reconnaître le droit des familles à ne pas être démembrées et expulsées, comme on l'a largement connu sous l'ancien gouvernement. Malheureusement, la situation n'est pas plus humaine aujourd'hui, avec une politique de l'immigration qui n'a pas changé envers les familles déjà présentes en France.x17422635.jpg

Voici un article écrit par le Réseau Éducation sans Frontière que je souhaite partager avec vous, concernant une famille obligée de se cacher, avec deux fillettes qui n'ont pu faire leur rentrée sereinement dans le pays de Savoie, à Albertville :

SOUS HOLLANDE AUSSI, ON CACHE DES ENFANTS ET DES PARENTS SANS PAPIERS_____ 
MAÏA et DAVID SHIKHASHVILI, avec leurs enfants : ANA (5 ANS) et TIKA (11 ANS) °°°°°°°°

 

"Samedi 14 septembre à 17h40, l’artiste HK et les Saltimbanks inviteront les deux parents et les deux enfants de la famille Shikhashvili sur la grande scène de la fête de l’Humanité. Ce sera la première apparition de cette famille depuis qu’elle fuit Albertville, le 19 août pour échapper à une expulsion vers la Géorgie le lendemain.

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Victimes de persécutions parce que couple mixte (David est Géorgien, Maïa Ossète), ils avaient cru trouver refuge en France en 2011. Comme plus de 80% d’entre elles, leur demande d’asile a été rejetée. Ils ont été assignés à résidence pendant 45 jours. 45 jours de terreur à redouter chaque matin de voir la police débarquer.

Quand ils ont été convoqués pour leur expulsion, ils se sont enfuis. Depuis lors, c’est la clandestinité.

Face à un président et un gouvernement qui ne trouvent pas le courage politique de rompre avec les objectifs et les méthodes de Sarkozy en matière d’immigration, face à un ministre de l’Intérieur qui se conduit comme une brute, des enseignants, des parents d’élèves, des gens ordinaires mais aussi des militants et des élus et des artistes comme HK et d’autres se lèvent pour dire qu’ils ne laisseront pas faire. Que ce qui était intolérable sous Sarkozy le reste, hélas ! sous Hollande.

Il faut que ça change. Maintenant !"


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 http://www.educationsansfrontieres.org/

article47430.html


Pour une autre famille :

http://www.educationsansfrontieres.org/

article47099.html


Et lisez donc aussi l'histoire de Steve Osarodian, 20 ans...


http://www.educationsansfrontieres.org/

article47439.html

IMG_1533.JPG

doucy016.jpg

 

Merci aussi

de lire ceci :

immigration,expulsion d'étranger,scolarité,école,resf,réseau éducation,droits enfant,politique,géorgie,fuite,honte,pays,france,valls,hollande,famille,albertville,savoie,courage,population,résistance,tristesse,accueil,peur,steve osarodian,terreur,oqtf,demande d'asile,préfecture,solidarité,entraide,indignation,colère

http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/100913/brutalite-etouffee-pour-le-confort-des-passagers-par-air-france

18/03/2013

Une famille en danger, renvoyée avec ses trois enfants en Albanie... Un jeune marocain en attente d'expulsion, alors qu'il poursuit ses études. Quel acharnement sur des innocents !

P1130863.JPGBonsoir à tous,


Ce soir, je suis indignée au plus haut point.

En effet, les évènements se durcissent quant aux familles expulsées et moi qui avais voté la gauche pour que plus jamais on n'expulse des enfants hors de France manu militari, écoliers ou lycées, ou encore des papas renvoyés de France sans leur famille... je déchante grandement et suis très déçue et horrifiée de ce que j'observe depuis l'année dernière, que ce soit envers des papas, mais aussi des mamans et des enfants scolarisés et même nés en France !images-1.jpeg

Je suis en relation avec le réseau Éducation sans Frontières et vous transmets parfois par mes articles depuis 2008 les appels et la détresse des familles expulsées ou enfermées en "camps de rétention".

Vous retrouverez mes articles sur le sujet dans les catégories : "Chloé défend les papas expulsés" et "Non aux expulsions et aux camps" (voir catégories à gauche de cette page).

Cette fois, c'est toute une famille, venue d'Albanie, qui a été expulsée de France le 14 mars. Je parle de Sélami et Améla MAXHURAJ, et de leurs trois enfants : Klévis, 12 ans, Ergy, 11 ans et Vonessa, 9 ans. Ils ont été chargés par la police dans deux voitures. Un avion les attendait pour les expulser vers l’Albanie. Discrètement et sans bruit.

1071171995.jpegIls risquent leur vie en Albanie, à cause de risques mafieux et d'histoires de vendetta, dont la maman a déjà été victime. Les trois enfants avaient trouvé en France depuis 2011 refuge et sécurité, bien qu'ils aient connu la vie dans la rue et à l'hôtel avec leurs parents, depuis leur arrivée dans notre pays. Ils parlent tous les trois très bien le français. Les deux garçons font du foot et Vonessa pratique la danse. Que vont-ils devenir, encore une fois transplantés, encore une fois exclus ?

Dernièrement, c'est un bébé de sept mois, Florina, qu'on a séparé de sa maman emprisonnée en camp de rétention. Elle l'allaitait encore. C'est intolérable. Que fait-on des Droits de l'Enfant dans notre pays ? Des droits des mamans, des parents ? Le 12 mars, la maman a été libérée, mais jusqu'à quand ??MM007.jpg

Je voudrais vous parler aussi d'un jeune homme de vingt ans d'origine marocaine, Taoufik Najem, qu'on risque d'expulser, alors que son frère a déjà été tué l'année passée dans son pays. Son père est en France depuis quarante ans. Pourtant Taoufik est emprisonné depuis le 8 mars en camp de rétention avant son expulsion imminente vers le Maroc. Il a obtenu son CAP Menuiserie en 2012 et poursuit vers un bac professionnel. Pourquoi le gouvernement français voudrait-il briser son avenir ?

Vous me lisez et peut-être voudriez-vous faire quelque chose pour ces familles.

Je vous propose d'aller voir le site d'Éducation sans frontières.org

et de lire les transmissions reçues par le réseau, transmissions que je vous livre ci-dessous. 

Ensuite, vous pourrez écrire aux différents emails du Gouvernement ou téléphoner pour défendre ces familles et protester.

Je vous en remercie par avance pour eux.

xbell0.jpgCar nous sommes des citoyens et nous avons le droit de dire que nous ne sommes pas d'accord, quand nous ne le sommes pas, dans un pays de liberté et protégeant les Droits de l'Homme... et ceux des Enfants.

Chloé LAROCHE


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Infos

et transmissions de RESF  

(réseau Éducation sans frontières) :


 

LA VALLS DES EXPULSIONS

 

SE DANSE AVEC DES FAMILLES DEMEMBREES

 

 

 

"Expulsion en famille, les parents et les enfants sur un même vol commercial (et non sur un charter comme nous l’avions craint un moment pour la famille albanaise Maxhuraj expulsée le 13 mars sans que ni le ministère ni la préfecture coupables ne veuillent dire comment elle l’avait été), démembrement de familles, expulsion de lycéens en cours de scolarité, la palette des horreurs que le ministre Valls se plaît à mettre au service du président Hollande s’enrichit chaque jour.

 

Certes, comme le répètent Monsieur Valls et son cabinet, ces mesures sont légales, pour la bonne raison que ce gouvernement applique, et avec le zèle qu’on verra ci-dessous, des lois et des textes que le Parti socialiste avait vigoureusement dénoncés à leur promulgation. Etre dans la légalité n’a jamais empêché d’être dans l’odieux : l’esclavage, l’apartheid, la peine de mort, la torture ou, à une autre échelle, l’interdiction du vote des femmes ou l’interdiction de l’IVG, ont été des pratiques légales. Une légalité qu’il fallait respecter ou combattre ? Dans quel camp Valls aurait-il été ? Quand la loi organise des pratiques inhumaines ou odieuses, c’est la loi qu’il faut changer. Et, accessoirement, faire savoir à ceux qui l’appliquent avec zèle, l’estime dans laquelle on les tient."

 

 

 

 Pour faire savoir à qui de droit la haute estime dans laquelle sont tenus leurs agissements (les coordonnées des préfectures coupables figurent après chaque situation) :

 

A l'Elysée :

 

Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr

 

Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr

 

Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr  

 

Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr  

 

Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

 

A l'Intérieur :

 

Dircab  thierry.lataste@interieur.gouv.fr

 

Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr

 

Dircab adjoint renaud.vedel@interieur.gouv.fr

 

Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr

 

Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr

 

Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

 

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Florina, bébé de 7 mois arraché brutalement au sein maternel, Valls récidive !
Libérée sur décision préfectorale le 12 mars 2013

 

 

Il ne fait décidément pas bon d'être un bébé Rom de nos jours en France.... Florina n'a que 7 mois mais a connu déjà deux épisodes douloureux de séparation d'avec sa mère qui la nourrit au sein. Une première fois à la fin de l'année 2012 dans les mêmes circonstances : contrôlée à Gare du Nord, le préfet de police place la mère de Florina en rétention sur la base d'une Obligation de Quitter le Territoire Français en date de juillet 2012, soit antérieure à la naissance de sa fille. Depuis vendredi 8 mars, alors que nous célébrons la journée de la femme, Florina et sa mère Florentina souffrent de nouveau psychologiquement et physiquement de cette séparation arbitraire causée par une politique du chiffre qui consiste à expulser n'importe qui, n'importe comment, sans se soucier le moins du monde de l'intérêt supérieur de l'enfant qui doit pourtant prévaloir dans toutes les décisions administratives comme indiqué dans la Convention Internationale des droits de l'Enfant, ratifiée par la France. C'est d'ailleurs à ce titre que Florentina avait pu être libérée sur décision préfectorale, le 28 décembre dernier. Alors pourquoi trois mois après, les mêmes horreurs se reproduisent-elles contre cette maman et son bébé ? Florina refuse les biberons que lui donne son père depuis 3 jours. Remettre en liberté cette maman est une question de bon sens, rien de plus car il y va de sa santé et de celle de son enfant.

Pour féliciter les responsables de si glorieux faits : 
Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT
Fax : 01 53 73 67 23
mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

A l'Elysée :
Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr
Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr
Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr 
Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr
Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

Matignon : premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

A l'Intérieur :
Dircab thierry.lataste@interieur.gouv.fr
Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr
Dircab adjoint renaud.vedel@interieur.gouv.fr
Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr
Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr
Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

mardi 12 mars 2013.

 

 

 

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Sans-papiers malgré lui, expulsé par Valls, la chaise de Taoufik restera vide lundi 18 mars au lycée Bartholdi (St-Denis) .

 


 

Taoufik NAJEM est scolarisé en classe de seconde TMA "Technicien Menuiserie Agenceur" au lycée Bartholdi et habite à la Courneuve avec son père qui réside  en France depuis 40 ans.

 

La première fois qu'il est entré en France, Taoufik n'avait que 12 ans. Il a été scolarisé à Drancy puis en raison de difficultés liées au logement, son père l'a renvoyé au Maroc. La situation du père stabilisée, il a pu revenir en France à l'âge de 15 ans et y vit depuis de manière continue. Il a obtenu son CAP "menuiserie" en juin dernier et poursuit ses études en vue d’obtenir un bac professionnel.

 

Enfermé à la prison pour étrangers de Vincennes depuis le 8 mars 2013 sur la base d'une obligation à quitter le territoire français délivrée contre lui en mai dernier, il risque d'être expulsé vers le Maroc dans les prochains jours. Seule la mobilisation citoyenne pourra empêcher qu’un jeune homme de 20 ans soit expulsé vers un pays où il ne souhaite pas retourner et où son frère ainé a été tué il y a un an.

 

Taoufik est décrit par le personnel du lycée comme un élève sérieux et assidu, loin du délinquant que Valls et ses exécutants essaient de nous décrire pour justifier ces reconduites arbitraires et iniques. Ainsi ses professeurs devront expliquer à leurs élèves, aux camarades de Taoufik dont beaucoup sont aussi nés ailleurs, pourquoi la France, pays des droits humains, expulse leur copain pour le seul fait qu'il n'a pas les bons papiers.

 

En France depuis 8 ans, Taoufik remplit pourtant les critères définis dans la circulaire du 28 novembre 2012. A quoi servent les promesses de réexaminer les dossiers antérieurs à la lumière de ce texte ? Quel danger un lycéen sans histoires  peut-il bien représenter pour la France ? Cette décision est d'autant plus absurde quand on sait que le métier auquel le conduiront ses études est en pénurie de main d’œuvre en France.

 

 Monsieur le Ministre, expliquez à ses camarades et ses professeurs où sont l'humanité et la nécessité de votre acte !

 

 

 

Pour sa libération :

 

Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT

 

Fax : 01 53 73 67 23

 

mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 

 

Pour l'annulation de son OQTF et sa régularisation :
Préfet 93: Christian LAMBERT

 

pref-secretariat-prefet@seine-saint-denis.gouv.fr

 

Fax secrétariat préfet : 01 41 60 58 07    
Directrice des étrangers : Arlette MAGNE

 

arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

 

Fax : 01 41 60 56 63

 

Secrétaire général : Eric SPITZ

 

eric.spitz@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

 

Fax : 01 41 60 59 28

 



04/09/2012

La morale laïque accepte t-elle de voir séparer des familles, de voir pleurer des enfants, de voir expulser tous ces camps de roms dont la moitié sont des enfants ?

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Quelle bonne idée cette proposition de voir fleurir dans toutes les écoles l'apprentissage de la "morale laïque"... la remise en éducation des belles idées républicaines, comme la fraternité, la liberté, la solidarité, l'égalité.

Mais que les adultes donnent d'abord l'exemple, avant !!

Je n'irai pas par quatre chemins en disant que je suis extrêmement choquée après avoir pris connaissance de l'ensemble des faits établis au sein de cet article-enquête que je vous invite à parcourir aussi :

http://www.educationsansfrontieres.

org/article43937.html

Je suis extrêmement choquée d'entendre chaque jour sur les radios en conduisant mon taxi sanitaire que se déroulent des démantèlements de camps de roms quotidiennement. Certains camps se composaient pour la moitié d'enfants. On détruit les camps mais on ne donne pas de solutions. On les évacue mais on ne les reloge pas. On juge ces personnes, on dit d'elles qu'elles volent, qu'elles pillent, qu'elles sont malfaisantes. Mais on ne les regarde pas comme des êtres humains. 

Je passais chaque jour près de l'hôpital de Grenoble où se trouvait un camp de roms. Un matin, à 6 h, le 26 juillet, cet été, ils ont tous été expulsés de leur lieu d'accueil. Des enfants devaient être scolarisés, pris en charge par des associations. Depuis, elles les recherchent. C'est terrible. Avez-vous pensé au désarroi de ces familles, de ces enfants traqués par la vie, par la misère perpétuelle, par un destin d'éternels nomades ?grenoble,roms,camps,démantèlement,expulsion,morale laïque,immigration,enfants,resf,education sans frontiere,politique,manuel valls,gouvernement,gauche,hollande,élections,électeur,déception,associations,rentrée,actualité,honte,la tronche,mairie,racisme,nomade,errance,fuite,police,violence,rejet,société,injustice,tzigane,roumanie,france,isère,indignation,taxi sanitaire,témoin

Les maires se lavent les mains de tout cela en disant que ces camps sont insalubres et qu'on ne peut les laisser ainsi. Mais l'enfer est bien pavé de bonnes intentions. Et le diable se cache derrière les masques grimaçants de la bienséance et de la propreté urbaine.

La politique du nouveau Gouvernement me déçoit grandement concernant les roms et l'immigration.

L'espérance que j'avais placé en lui s'effondre. Nous sommes passés de Charybde en Scylla, du pire au pire nous sommes passés.

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Chloé LAROCHE

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P.-S : merci de lire ces articles pour info :

http://fr.squat.net/2012/08/12/grenoble-la-mairie-de-la-tronche-na-jamais-autant-pue/

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http://collectif16septembre.wordpress.com/ 

(dont vidéo et photos)

 

 

28/09/2011

Ils leur avaient dit : "Vous ne craignez pas l'expulsion, vous avez huit enfants." Mais c'était sans faire avec le service de l'Immigration qui a décidé d'agir avec inhumanité.


étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfantsBonjour à toutes et tous,

 

 

étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfantsJ'ai pleuré en lisant le texte que je vous transmets ci-dessous, article que le Réseau d'Éducation sans Frontières m'a envoyé en urgence.étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfants

Alors, je vous en conjure, mes chers lecteurs, écrivez pour cette famille (aux mails et fax donnés plus bas) et battons-nous pour que ces huit enfants d'une même famille reviennent dans leur école et ne vivent plus ce choc de l'expulsion.étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfants

 

Cordialement à tous,

 

Chloé LAROCHEétranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfants

 

 

 

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Renvoi d’une famille Tchétchène

Opération policière préfectorale

ce matin, 27 septembre, à La Roche sur Yon :

 

"A 6.00 heures ce matin, à la mosquée de la Roche sur Yon, une cinquantaine de gardes mobiles, policiers et représentants de la préfecture sont venus réveiller et interpeller une famille tchétchène de 2 adultes et 8 enfants, la famille Dzhanaraliev.
Rue bloquée dans le quartier, déploiement de force sans commune mesure avec la situation d'une famille paisible ne représentant aucun danger et dont 7 des 8 enfants âgés de 2 à 18 ans, sont scolarisés à La Roche sur Yon.

Tout ce cirque policier pour renvoyer en Pologne, pays supposé de leur entrée en Europe. Juridiquement et administrativement cette réadmission est contestable et une saisine du Conseil d'état est en cours.

De plus lors de leur passage en Pologne, ils ont subi des maltraitances, ce qui explique leur demande de d'asile en France. Or, le 22 septembre, la cour de justice européenne, par la voix de son procureur général, a statué sur le fait que des demandeurs d’asile ne peuvent être transférés vers un autre état membre, lorsqu’il y a pour eux un risque d’une atteinte grave aux droits que la Charte des droits fondamentaux  leur garantit.

 

La famille bouleversée, en détresse, avec les enfants en pleurs, a seulement pu contacter la bénévole de la Cimade qui les suivait depuis plusieurs semaines.
Arrivés sur place, aucun membre des associations qui les ont soutenus depuis leur présence à La Roche sur Yon (Vendée) n'a été admis à les assister, les réconforter, lors de cette opération. Le fort dispositif de sécurité empêchait tout contact avec la famille et même tout accès à la rue.

Rien ne justifiait l'heure, l'urgence et un tel déploiement des forces de l'ordre.

Dans quel état se trouvent les enfants ayant subi une telle interpellation matinale ?

 

Au-delà de la violence inhérente à un tel évènement, il convient de préciser que le plus jeune des enfants est atteint d'une pathologie cardiaque ayant nécessité une opération lourde. L'avis d'un cardiologue pédiatrique est indispensable avant tout long déplacement.

Une nouvelle fois, on stigmatise ceux qui aident des personnes en détresse, on bafoue les plus élémentaires des droits de protection de l’enfance et on crée, sous la pression d'un ministère de plus en plus répressif, un climat malsain, propice à toutes les interprétations.

Une nouvelle fois, la France s’apprête à bafouer le droit communautaire et à s’abstraire d’une décision de justice. 

 

RESF Vendée demande que cessent ces situations inadmissibles. L'Etat doit  permettre aux associations de remplir leur mission en toute circonstance.

 L'humanité doit prendre le pas sur les chiffres.

L'indignation des élus, des associations, des mouvements politiques et syndicaux qui suivent cette famille est totale !

 

Histoire récente :

 

Pendant la guerre de 1994 en Tchétchénie le père a aidé des combattants. 13 hommes de sa famille ont été tués dans cette période.

A la fin de la guerre pourchassés par le gouvernement prorusse, ils se sont cachés pendant 3 ans environ, se séparant et bougeant sans cesse.

En 2006, la situation devient intenable, le père est recherché et menacé, ils partent en Pologne avec leur passeport, demandent l'asile, obtiennent un droit de séjour de 2 ans mais sans le statut de réfugiés

En Pologne, ils ont subi des maltraitances, (en particulier un des enfants est violemment battu gardant des séquelles physiques et psychologiques importantes)

Ils ont pris peur et la famille sans avoir pu informer le père se réfugie au Danemark.

En mars 2010, le Danemark les renvoie en Pologne. Devant l'angoisse des enfants.

ils n'y restent que 2 jours et repartent en Tchétchénie toujours sans le père.

Ils sont 1 mois tranquilles puis  ils sont sommés de dire où est le père et comme moyen de pression les 2 enfants ainés sont séquestrés une nuit par des paramilitaires. Depuis l'ainé est resté mutique.

En octobre 2010, en insécurité totale ils se réfugient au Danemark, qui demande leur retour vers la Pologne.

Terrorisés, ils rejoignent le frère de Madame en séjour régulier en Suède.

Le père qui n'avait pas revu sa famille les rejoint en Suède. Même histoire, la Suède demande le retour en Pologne.

Ils fuient de nouveau mais cette fois ci vers la France (Strasbourg) pensant pouvoir demander l'asile car ayant quitté l'UE pendant plus de 6 mois. Les preuves de leur séjour en 2010 en Tchétchénie sont jugées non probantes par le préfet du Bas Rhin. Celui-ci refuse leur admission et ordonne leur retour immédiat en Pologne.

La famille arrive alors en Vendée en juin 2011, est accueillie par les associations locales d'aide et ces 3 derniers mois est logée en modulaire dans la cour de la mosquée avec l'accord et l'aide de la Mairie.

Ils se trouvent au centre de rétention de Rennes et risquent leur renvoi de nouveau vers la Pologne alors que ne sont pas connus les résultats des derniers recours – Conseil d'état en particulier."

 

Dernière heure : Magomed a été gardé à l'hôpital, le vol est donc annulé pour demain !
La communauté tchétchène de Rennes organise un rassemblement devant le CRA demain.

ON A QUELQUES HEURES DE PLUS POUR EMPECHER L’INACCEPTABLE DE SE PRODUIRE !

 

 

 

Précisions sur la famille  Dzhanaraliev

mère Rumissa 06 12 1974

père Musa 30 06 1966

Murid 02 04 1993  Garçon

Mashad 07 07 1995 G 

Muslim 31 O5 1997 G

Elina 13 11 1998 Fille

Eliza 13 08 2000 F 

Rajana 06 03 2005 F

Malik 20 04 2007 G

Magomed 14 02 2009 G (c'est lui qui a subi une opération du cœur à la naissance) 

 

Fax, mails, coups de téléphone pour dire, sans injure ni diffamation ce qu’on pense de tout ça :

Coordonnées de la Préfecture du Bas-Rhin qui est en charge du dossier

raphael.lemehaute@bas-rhin.pref.gouv.fr

pierre.ory@bas-rhin.pref.gouv.fr

infos@bas-rhin.pref.gouv.fr

 

secretaire-general@bas-rhin.pref.gouv.fr

par fax

03/88/21/61/ 55 (fax du secrétaire général)

03/88/21/62/ 16 (fax de la préfecture)

03/88/21/68/ 07 (fax du sous-préfet)

Quand on n’a pas de fax : http://fax-gratuit.net/tt/index

Préfecture de la Vendée qui a organisé cette expulsion de façon inqualifiable.

Téléphone 33 2 51 36 70 85

fax +33 2 51 05 51 38

 

Là où se prennent les décisions 
Elysée : 01 42 92 81 00

Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html <http://www.elysee.fr/ecrire/index.html> 

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) a été viré. Il n’a officiellement pas de remplaçant mais Guillaume Larrivé est de retour depuis mars : longtemps  conseiller immigration de Sarkozy (avec Tandonnet) au ministère de l’intérieur. Il connait bien et n’aime pas le réseau. Raison de plus pour se rappeler à son bon souvenir :guillaume.larrive@elysee.fr

Mais aussi au Conseiller spécial Henri Guaino henri.guaino@elysee.fr 

et au secrétaire général xavier.musca@elysee.fr

Ministère de l’Intérieur

claude.gueant@interieur.gouv.fr

Directeur de cabinet : stephane.bouillon@interieur.gouv.fr

Dircab-adjoint : georges-francois.leclerc@interieur.gouv.fr

Les membres du cabinet chargés de l’immigration :

pierre.regnault-de-la-mothe@interieur.gouv.fr

henri.zeller@interieur.gouv.fr

christophe.reynaud@interieur.gouv.fr

 

Secrétariat général à l’Immigration :

Fax: 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétariat général 
secretariat-general@immigration-integration.gouv.fr 

Secrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr  01 77 72 61 65

Directeur de cabinet : gautier.beranger@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 66

Chef de cabinet : charlotte.orgebin@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 40

 


09/06/2011

Ma lettre au Préfet de Paris pour libérer une jeune africaine mineure et la garder en France, auprès de sa mère et pour finir ses études.

Tree-of-Life-7-180x240.jpgMonsieur le Préfet de Paris,


Je me permets de solliciter votre promptitude sur une affaire grave qui touche une jeune fille.

Maimouna MEITE est lycéenne et vient d'avoir 19 ans … Elle est née le 8 juin 1992. Elle prépare un bac professionnel au lycée François Truffaut dans le 3ème arrondissement de Paris.

Elle a été élevée par sa grand-mère en Côte d’Ivoire. Au décès de celle-ci, Mainouna avait tout juste seize ans. C'est à ce moment-là que sa mère vivant en France en situation régulière (titre VPF) l’a fait venir auprès d’elle. Depuis septembre 2008, elle suit sa scolarité à Paris.

Maimouna a été arrêtée ce 8 juin au guichet de la préfecture de police et a été placée en rétention au CRA de Cité, le jour de son anniversaire.

Un vol pour la Côte d'Ivoire lui a été annoncé pour aujourd'hui, 9 juin.

Vous vous imaginez le désarroi de cette jeune femme obligée de rentrer dans son pays, sans personne pour la protéger.

Je vous demande donc, Monsieur le Préfet, de libérer cette jeune fille et de réexaminer favorablement sa situation, au regard de sa vie familiale présente.

Je vous prie, vous supplie, de garder cette jeune fille sur le territoire français afin qu'elle puisse enfin avoir la sérénité d'un destin plus clément que ce qu'elle a vécu jusqu'ici.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de mes salutations distinguées.


Chloé Laroche

 

_________________________________________________________________________

___________________________APPEL A FAX / MAIL POUR MAIMOUNA dont l'expulsion est imminente.
Préfecture de Police :
Fax : 01 53 71 57 10
Mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr
Vous pouvez écrire en vous inspirant du courrier ci-dessus et en restant courtois.
Voir le site RESF : http://www.educationsansfrontieres.org

 

18/09/2010

Lettre à la maman de Joseph Guerdner, jeune gitan tué par un gendarme aujourd'hui libre. J'écris aussi pour les Roms et les expulsions ignobles envers cette population.

image002.gifMadame Micheline Guerdner,

Je vous écris au nom de tous ceux qui pensent à vous en cette difficile épreuve de la mort de votre fils, abattu par un gendarme, alors qu’il tentait de s’échapper de la gendarmerie, menotté et affaibli par le saut d’une fenêtre d’une hauteur de 4 mètres 60.

Les français ne sont pas idiots et savent très bien que votre fils n’aurait pas fait de mal dans l’état où il était et qui plus est... menotté !Unknown-1.jpeg

Aussi qu’un gendarme se mette à faire du zèle en lui tirant dessus sept fois jusqu’à l’atteindre mortellement est ignoble et abject. La justice a décidé de ne pas le condamner mais je comprends votre douleur et la souffrance de votre famille, ainsi que la colère de la grande famille des Gitans.

Votre fils s’appelait Joseph et n’avait que 27 ans. On lui reprochait d’avoir fait certaines choses mais cela ne méritait pas la mort. Comme m'a dit mon fils de cinq ans : «Ce jeune devrait être en prison, pas au ciel.»Photo 1167.jpg

Vous avez donné la vie à cet enfant et le ciel vous l’a repris par un destin cruel. Il a rejoint les anges innocents et a payé de sa vie l’ignorance et l’irrespect pour la vie de la part des êtres ici-bas.

Je vous écris car j’ai aussi perdu un enfant et que les parents orphelins se donnent la main chacun avec les autres car c’est un chemin si cruel que la croix qui nous accable nous tue ou nous transcende.

Je suis désolée pour toute votre communauté qui paye un si lourd tribut, sans parler aujourd’hui de toutes les expulsions dont souffrent les gens du voyage.Unknown.jpeg

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Mais si, je vais en parler...

Je suis écoeurée de voir tous ces camps démantelés avec le prétexte que ces personnes, les Roms, vivent dans des conditions indécentes. Mais quelle hypocrisie ! Cela fait des années, des dizaines d’années que des camps sont ouverts à Paris et ses banlieues et partout en province.

Unknown-5.jpegJ’étais rentrée en 1993 dans un de ces camps dans une banlieue parisienne. Les Roms étaient installés, parqués sous un pont d’autoroute, avec des dizaines de roulottes et de caravanes. Je me souviens de leur chaleur, de leur accueil et de la solidarité de cette communauté. Ils vivaient à plusieurs familles dans des conditions terribles d’isolement, de pauvreté et d’hygiène.

Et voici qu’aujourd’hui on les chasse juste pour faire du chiffre !! Juste pour faire monter les quotas d’expulsions annuelles françaises. Juste pour dire que ces êtres humains n’ont pas à vivre ainsi. En Allemagne, ils n’ont pas de camps de Roms car le mot «camp» leur donne des boutons... Ils installent leurs Roms dans des centres sociaux, avec des conditions normales d’accueil.

DSC_0220-1.jpgEn France, non seulement on parque les Roms et on les délaisse mais on les renvoie aussi, tel un peuple maudit, tel un peuple qu’on traite comme on a traité les Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale. Et non, je ne m'excuserais pas pour avoir écrit cela car c'est la vérité.Unknown-3.jpeg

Les forces arrivent dans un de ces camps et trient les hommes, les femmes et les enfants, menaçant de séparer les mères et leurs enfants. Des familles sont séparées, déchirées, les enfants terrorisés et vous regardez tout cela avec sérénité ??!!

Près de chez moi, à Saint Martin d’Hères, la commune a déclaré n’avoir aucun logement disponible pour reloger des Roms qui s‘étaient installés dans une station Total désaffectée. Ils ont été expulsés le 16 juin sans relogement et sans aucun ménagement.DSC_0432.jpg

Unknown-4.jpegJe suis heureuse que le Parlement européen ait condamné mon pays pour sa politique d’expulsion des Roms. Il y a quand même une justice.

2010 est l’année européenne de lutte contre l’exclusion. Pourvu que les Roms ne l’apprennent pas........!

Chloé LAROCHE

 

____________ DOCUMENTS À VOIR :

--------Voir ces vidéos : http://www.dailymotion.com/video/xdpjv4_saintmartin-dhere...

http://www.dailymotion.com/video/xbu83l_expulsion-de-roms-a-strasbourg_news

http://www.dailymotion.com/video/xehjir_expulsions-de-roms-rien-de-nouveau_news

--------Voir ces articles : http://www.lefigaro.fr/politique/2010/08/15/01002-2010081...

http://www.mouvementdemocrate.fr/medias/bennahmias-mediap...

--------Voir ces photos : http://www.photo-mege.com/ROMS%20DE%20ROUMANIE/index.html


21/04/2010

SOS pour une famille vivant depuis 10 ans en France : Écrivons tous pour que Mr et Mme LE puissent rester ici avec Jade, leur fille scolarisée en France.

pe0060147.jpgBonsoir à tous et toutes,

Ce soir, je vous demande de faire un petit courrier dont le modèle est donné ci-dessous afin d'aider une famille venue du Vietnam à rester en France.moton459L1gp2U.jpg

Ils sont présents sur notre sol depuis 10 ans et ont une fille qui s'appelle Jade et qui est scolarisée depuis plusieurs années ici, dans notre pays des droits de l'Homme.imagesvzDh5A.jpeg

Ils ont trouvé un employeur mais la France refuse de régulariser leur situation. Elle souhaite les renvoyer dans leur pays, où Jade ne connaîtra plus les conditions d'enseignement dont elle bénéficie aujourd'hui.

Pourquoi s'acharner ainsi sur une famille ? En effet, Monsieur LE a été arrêté et placé en centre de rétention pour étranger....

Lui qui s'est tant battu pour regrouper sa famille, qu'il n'a retrouvée qu'en 2004... PDC1150.jpg

Monsieur Besson, pourriez-vous faire preuve de plus d'humanité dans la course aux chiffres, dans la course à l'expulsion que vous faites au mépris de l'humanité et des familles ?

Chloé Laroche

 

P-S : Merci à vous, mes chers lecteurs, de signer la pétition pour la famille LE :

http://www.educationsansfrontieres.org/article17758.html

 

______________________________________URGENT : Appel à fax/mail pour empêcher l’expulsion de M.LE, en rétention à Lyon, malgré ses 10 ans de vie en France. Les coordonnées de la préfecture auxquelles adresser ses messages (celles du Ministère et de l'Elysée) sont en fin de message______________________________________________________________________



pe0060132.jpg "Le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale,

plus encore un droit qui s’applique à toutes les familles,

qu’elles soient ou non en situation régulière".

(Phrase d'Éric BESSON, MINISTRE)_____________________________________________________________ imagesUnQMx4.jpeg



COMMUNIQUÉ DU RÉSEAU D'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES (RESF) :

"Ils sont en France depuis longtemps, une petite fille scolarisée et même des promesses d’embauche mais cela ne suffit pas !

Mr et Mme LE et leur fille Jade ne doivent pas être obligés de quitter le territoire français.

Les familles viennent en France pour différentes raisons, mais elles ont en commun de ne pas avoir d’autres choix que de quitter leur pays pour vivre dans des conditions dignes.

C’est en 1999, il y a 10 ans, que Monsieur LE est arrivé en France après avoir quitté le Vietnam, son pays où il n’arrivait plus à faire vivre sa famille de son métier de pêcheur.

Séparé de sa femme et de son enfant, il a tout tenté pour regrouper sa famille, et c’est en 2004 qu’ils ont pu se retrouver.

A partir de là, Madame et Monsieur LE n’ont eu qu’un souhait, celui de pouvoir construire en France un avenir meilleur à leur fille Jade. Depuis, ils n’ont cessé de faire les démarches nécessaires à leur régularisation.

Scolarisée depuis 5 ans en France, Jade s’est admirablement intégrée. Les enseignants de son école sont satisfaits de ses résultats, et elle maîtrise parfaitement la langue française.

Pour construire l’avenir de leur famille, Monsieur et Madame LE ont cherché un contrat de travail. Aujourd’hui c’est chose faite, ils ont trouvé un employeur prêt à les embaucher, mais ils ont reçu une réponse négative à leur demande de titre de séjour et on leur demande de quitter le territoire avant le 5 février 2009.

Pourquoi détruire leur avenir, construit avec tant de persévérance ?

Il est temps après dix ans d’incertitudes et d’angoisse que cette famille puisse vivre dans la dignité et le respect des droits humains en France."


imagesNhWssb.jpegModèle de courrier :



Monsieur le Préfet de l'Isère, Le TA de Lyon vient de rejeter la demande de Mr LE et confirme votre décision de l'expulser M. Le arrivé en France depuis 11 ans réunit pourtant tous les critères demandés par l'administration pour une régularisation par le travail et la CGT a déposé leur dossier en préfecture au mois de juillet 2009.

En ordonnant l'arrestation de Mr LE , pour la première fois, la Préfecture de l'Isère outrepasse les accords qu'elle avait signés avec la CGT, accords tacites qui stipulaient que toute personne ayant un dossier en attente pour régularisation par le travail, ne pouvait pas être reconduite à la frontière.

Je vous demande , Monsieur le Préfet, de recevoir au plus vite une délégation organisée par le syndicat CGT, le RESF 38 et les associations iséroises de soutien aux sans papiers qui rassemblés ce lundi 19 avril devant la Préfecture n'ont pu vous faire part de la situation de Mr LE et de sa famille.

Je vous demande de régulariser Mr LE afin qu'il puisse vivre de son travail en France auprès de sa femme et de sa petite fille Jade.

Recevez, Monsieur Le Préfet, l’expression de mes sentiments citoyens les plus déterminés.


albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr

etrangers-public@isere.pref.gouv.fr

Tel 04 76 60 33 08 / Fax 04 76 60 33 60



Ministre de l’immigration :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr

Frank.supplisson

fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

claude.gueant@elysee.fr


mardi 20 avril 2010.

24/01/2010

Internement d'enfants réfugiés kurdes échoués sur les plages corses, AU MÉPRIS DE TOUS LES PRINCIPES DE DROIT ET D’HUMANITÉ. Je demande leur libération en tant que citoyenne française.

imagesgEKE5u.jpegBonsoir à tous et toutes,moton8.png

Ce soir, je suis choquée d'apprendre que 38 enfants kurdes -dont 5 nourrissons-... après trois mille kilomètres d'un voyage inoui... se retrouvent en camp de rétention avec leurs parents, derrière des barbelés.

Arrêtons cela ! C'est inhumain. Les Droits de l'Enfant, les Droits de l'Homme chers à notre pays sont bafoués, foulés aus pieds de nos politiciens, de nos gouvernants. J'entends certains dire : "Ils n'ont qu'à pas venir". Et vous, vous iriez vivre dans leur pays ? S'ils fuient et prennent autant de risque au cours de ces voyages de demande d'asile, c'est qu'il y a une raison.images1e6dHb.jpeg

Si Jésus revenait et qu'il était un de ces enfants, que penserait-il de l'accueil de notre pays, de la compassion, de l'hospitalité, du respect qu'on doit aux petits. Comme il disait : "Prenez garde de ne scandaliser aucun de ces enfants car ce sont les anges qui seront scandalisés et leur colère sera grande."imagesAiDHvp.jpeg

images4wKTKr.jpegRendez-vous compte ! Ces enfants ont connu la faim, la peur, des embarcations fragiles, l'abandon sur des plages inconnues, l'effroi de leurs parents, la terreur d'être pris, le sacrifice financier qu'il ont dû faire pour partir, 3000 km de voyage et ce qu'on leur offre ici, c'est une prison !!!

Je ne peux accepter cela, en tant que citoyenne française, en tant que maman et votante.

La peur de certains d'être envahi par les pays alentour, la peur que l'identité nationale soit entachée d'un esprit venu d'ailleurs ne peut nous entraîner à ce point vers le dégoût d'être français, vers la honte d'appartenir à une nation qui enferme des enfants demandeurs d'asile et ayant fui une dictature.

imagesfTziUA.jpegQue ces enfants et ces bébés soient libérés et traités dignement, ainsi que leurs parents.

Chloé Laroche

______________________________________________ RENDEZ-VOUS DONNÉ DEMAIN LUNDI 25 JANVIER à 9 h 30 DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE À LYON : TRIBUNAL D'INSTANCE POUR LE JLD (rue Servient. Tram Servient-Mairie du 3ème).

__________________________________________________________________________________________________

COMMUNIQUÉ RESF et CIMADE du 23 janvier 2009 et du 24 janvier _______________

"Internement d'enfants en masse AU MÉPRIS DE TOUS LES PRINCIPES DE DROIT ET D’HUMANITÉ :

124 réfugiés kurdes parmi lesquels il y aurait 38 enfants dont 5 nourrissons abandonnés sur une plage corse se retrouvent dès ce soir enfermés dans des centres de rétention administrative un peu partout en France (Lyon, Rennes, Marseille, Lille... ) Que font ces enfants enfermés en rétention ? Leur place n'est pas derrière les barbelés des centres de rétention, pas plus que de leurs parents. Une fois de plus les droits élémentaires de l'enfant ne sont pas respectés. Ceux des parents non plus qui devraient avant tout pouvoir faire une demande d'asile.

La multiplicité des associations chargées des centres de rétention entrave la vision globale du suivi de ses familles. Il faut les libérer et permettre à leur famille comme à l'ensemble des réfugiés d'être accueillis dignement sur le territoire.

RESF sera présent, avec d'autres, dans les tribunaux qui devraient logiquement les libérer."

__________ De la Cimade, du 24 janvier 2010 :

"Ils viennent de Qamishi, d'Amouda au kurdistan syrien... Nous avons manifesté cet après-midi devant le C.R.A. pour leur libération et avons pu rencontrer la famille Jaloud avec leurs deux bébés Hévi et Avin, parmi la vingtaine internés kurdes-syriens.

Souffrances habituelles : persécutions, discriminations, violences d'un régime dictatorial où il ne fait pas bon faire partie d'une minorité. Souffrances au cours d'un périple de 3000 km à travers la Syrie, la Jordanie, l'Egypte, la Lybie, Syrie, la Tunisie. Autocar, voitures, rafiots pourris. Tarif 6000 euros par adulte et 3000 euros par bébé.

Ça suffit comme ça !

Demain nous serons dans la salle d'audience (JLD) pour soutenir ces familles !

124 personnes, dont 29 femmes et 38 enfants, dont un grand nombre seraient des Kurdes de Syrie, ont été débarqués sur une plage de Bonifacio en Corse. Au lieu de leur permettre de faire une demande d'asile dans la procédure normale (21 jours pour déposer le dossier) et de les accueillir dans un Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile, les représentants du gouvernement leur ont notifié un Arrêté de Reconduite à la Frontière (APRF) et un placement en Centre de Rétention Administrative (CRA). Ils peuvent y déposer une demande d'asile, mais en procédure d'urgence qui doit être faite dans un délai de 5 jours et qui sera traitée par l'OFPRA dans les 96h après réception par ce dernier.

Une vingtaine d'entre deux sont arrivés aujourd'hui au CRA de Marseille et passeront devant le Juge des Libertés et de la Détention (JLD) demain après-midi.

Mais avant même d'écouter les raisons de leur exil, la mise en rétention de ces personnes est révélatrice d'une crispation grandissante de ce gouvernement à l'égard de tout ce qui est "étranger". Cette réaction vis-à-vis de ces personnes est plus qu'inquiétante dans le climat actuel du nauséabond débat sur l'identité nationale.

C'est pourquoi nous appelons à manifester contre ce qui représente pour nous un déni du droit d'asile. Par ailleurs, depuis le début des opérations, des informations différentes et contradictoires circulent en provenance des autorités. Cette stratégie ressemble à celle qui est utilisée en situation de guerre, pour empêcher le camp adverse de s'organiser, et en l'occurrence gêner au maximum la capacité de mobilisation et de protestation de la société civile. Ces techniques de manipulation sont inacceptables en démocratie ; elles sont révélatrice du fait que notre gouvernement se situe dans une démarche de "guerre aux étrangers”, véritable xénophobie officielle.

Nous exigeons leur libération !"

moton365.png_______________________________________________ VOIR LE SITE :  http://www.educationsansfrontieres.org

TÉMOIGNAGE : visite des réfugiés kurdes enfermés au CRA Saint Exupéry à Lyon
par Michèle François - RESF :


"Ce dimanche matin, nous étions une soixantaine de personnes devant le Tribunal d'Instance, l'information ayant circulé hier que les 3 familles Kurdes de Corse enfermées au CRA St Ex allaient passer devant le JLD ce matin : une trentaine de militants et une trentaine de Kurdes dont quelques femmes et enfants. Des médias étaient également là : RTL, M6...

Nous avons alors appris que le passage devant le JLD des 10 personnes n'aurait pas lieu aujourd'hui, mais demain lundi matin.
Rendez-vous donné pour demain lundi matin à 9h30.

Plusieurs personnes, dont je fais partie, sont alors allées au CRA pour rendre visite aux familles : Ammar de la LDH et moi + 2 Kurdes et leurs 3 enfants + radios et M6. Ces 2 pères de famille Kurdes, originaires de Syrie, nous ont expliqué qu'ils faisaient partie du millier de Kurdes qui avaient débarqué à Fréjus en 2001. Ils avaient alors pu faire leur demande d'asile (sans passer par un CRA!), obtenir le statut de réfugié, et la nationalité française. Ils nous ont donné des explications sur la situation des Kurdes en Syrie : un recensement dans les années 60 aurait abouti à enlever la nationalité syrienne, et donc le droit de circuler librement, de travailler, à beaucoup. Un incendie prémédité dans un cinéma, dans les mêmes années, aurait aussi abouti à la mort de 300 enfants kurdes.

Nous avons pu faire 2 visites. Les enfants n'ont pas été autorisés à rentrer; pourtant une petite fille avait emmené une poupée à donner et aurait bien aimer la donner elle-même.
Nous avons rencontré un couple d'une trentaine d'années, avec son garçon et sa fille de 6 ans et 4 ans et demi (famille Juan) , et un autre monsieur (Mr Jamchid) qui est venu avec sa femme. La 3ème famille (famille Ahmed) est enferméé au CRA avec 2 petites filles entre 6 et 7 ans aussi.

Résumé (pour l'orthographe, c'est pas sûr, sûr..) :
- Famille JUAN Ismaïl (2 enfants)
- Famille AHMED Mohammed (2 enfants)
- Couple JAMCHID Ali

Ils sont fatigués comme on peut l'imaginer après un périple éprouvant pendant lequel ils ont eu faim et soif, et pendant lequel les enfants ont beaucoup pleuré. Le seul sourire des enfants est venu quand nous avons donné la poupée à la petite fille. Les adultes n'ont aucun vêtement de rechange et seraient contents d'en recevoir. Les enfants ont reçu des vêtements de rechange du CRA. Ils sont arrivés avec RIEN. Les flics les harcèlent d'interrogatoires pour leur faire dire d'où ils viennent et par quelles routes. La seule chose qui les intéresse sans doute : remonter les filières et comprendre comment leurs super-dispositifs censés refouler les migrants et les faire enfermer avant leur arrrivée en France ont pu dysfonctionner! Les journalistes étaient ausi très intéressés pour savoir d'où ils viennent et comment, le sensationnel un peu. On a essayé d'orienter leur attention plutôt sur les conditions de "l'accueil", la rétention, et pour les Kurdes la situation des Kurdes en Syrie et autour.
Nous avons compris que les familles ont déjà rencontré Forum Réfugiés et vu qu'ils ont demandé l'asile. Par contre, nous n'avons pas vu de recours contre les APRF.

Important : Les familles enfermées à Lyon veulent avoir des nouvelles de leurs proches dont elles ont été séparées sans ménagement. Mr et Me Jamchid veulent savoir où est leur neveu (17-18 ans). Merci de faire suivre les infos.

CONCLUSIONS :


Valentin1.jpg- RENDEZ-VOUS DEMAIN LUNDI MATIN AU TRIBUNAL D'INSTANCE POUR LE JLD A 9H30. (rue Servient. Tram Servient-Mairie du 3ème)

LES KURDES DE CORSE DOIVENT TOUS ETRE LIBERES !

- RENDEZ VISITE AUX FAMILLES SI VOUS POUVEZ, EN APPORTANT SI POSSIBLE VETEMENTS ADULTES, JOUETS POUR LES ENFANTS.

- IL Y AURA UNE AUDIENCE AU TA PLUS TARD CAR UN RESPONSABLE DE LA POLICE NOUS A BIEN CONFIRME QUE TOUS ONT UN APRF DELIVRE PAR LE PREFET DE CORSE DU SUD.
JE SUGGERE QU'ON APPELLE A UN VRAI RASSEMBLEMENT DEVANT LE TA CE JOUR LA, faisant de cette façon plus qu'un simple accompagnement, vu l'importance de l'affaire (déni du droit d'asile + systématisation de l'enfermement comme 1er accueil comme en Lybie, au Maroc, à Lampedusa ou à Malte ...)."

Michèle François.

Dimanche 24 janvier 2010.

_____________________________________ DES NOUVELLES :

article_kurdes.jpgVoir l'article suivant à consulter sur le site 20minutes.fr :

http://www.20minutes.fr/article/379006/A-la-Une-La-justice-remet-en-liberte-une-vingtaine-de-clandestins-kurdes.php

 

09/10/2009

Je signe aussi le communiqué commun contre les charters des migrants afghans expulsés vers leur pays. Je m'élève contre la politique de non reconnaissance du droit d'asile de personnes étrangères en danger dans leur pays, réfugiées ici.

 

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Communiqué commun (33 organisations) : Après Calais, les autorités franco-britanniques préparent un charter pour Kaboul.

07.10.09

Voir le reportage

Voir l'article

 

 

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05.10.09

"Un « charter » franco-britannique serait prévu pour le 6 octobre à destination de Kaboul. Alors que les conditions humanitaires et de sécurité ne cessent de se dégrader en Afghanistan, que les ONG comme le Secrétaire général des Nations unies se déclarent particulièrement préoccupés par la situation, la France et la Grande-Bretagne tentent, comme au mois de novembre 2008, une opération conjointe. L’Afghanistan est un pays en guerre. Il est inacceptable d’y renvoyer ceux qui s’en sont enfuis à la recherche d’une protection en Europe.

En France, le ministère de l’Immigration se moque des décisions des tribunaux de différentes régions qui ont remis en liberté 130 des 138 Afghans qui avaient été interpellés le 22 septembre, en vue de leur éloignement, lors de la « fermeture » spectaculaire de la plus grande « jungle » de Calais. Ces juridictions ont mis en évidence l’inanité de cette opération médiatique et ont rappelé le respect du droit et des libertés fondamentales des personnes. Plusieurs tribunaux administratifs ont par ailleurs annulé des arrêtés de reconduite à la frontière au motif du non-respect du droit de demander l’asile.

Le gouvernement n’en a cure et reste enfermé dans sa rhétorique de l’« appel d’air », selon laquelle Afghans, Erythréens, Irakiens, Iraniens, Soudanais, etc. ne viendraient pas en Europe pour sauver leur vie et leurs libertés, mais pour des raisons d’agrément et de confort : les rafles actuelles seraient supposées porter des messages dissuasifs dans les pays d’origine. C’est ainsi que sont pris en otages des Afghans du Calaisis pour tenter de dissuader leurs compatriotes victimes des violences au pays.

Les « opérations de nettoyage » se poursuivent et plus d’une cinquantaine d’Afghans ont été à nouveau placés en rétention la semaine dernière. Les « charters conjoints », qui sont contraires au principe d’interdiction des expulsions collectives, conduisent à des pratiques arbitraires, discriminatoires et inhumaines, au mépris des droits fondamentaux des personnes.

Nous appelons instamment les autorités françaises et britanniques à renoncer à tout projet d’expulsion vers l’Afghanistan et insistons sur la nécessaire mobilisation de tous pour empêcher cette expulsion collective qui mettrait sérieusement en danger la vie de ces exilés.

Nous réaffirmons qu’il est urgent de rendre son sens au droit d’asile en Europe en prévoyant un mécanisme permettant à tout réfugié de solliciter une protection dans le pays de son choix. En l’attente, la France peut, et doit, suspendre l’application du règlement de Dublin afin d’accueillir sur son sol les personnes qui continueront à fuir les conflits pour trouver refuge en Europe."

Le 5 octobre 2009

 

*Organisations signataires :
ACAT France (Action des chrétiens contre la torture), ADDE (Avocats pour la défense des droits des étrangers), ANAFE (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers), APSR (Association d’Accueil aux médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France), Association Primo Levi, Auberge des migrants (Calais), CAAR (Comité d’aide aux réfugiés – Bois-Colombes), Calais Migrant Solidarity, C’SUR (Calais), Cimade, Collectif Migrants (Dunkerque), Collectif Solidarité Migrants (Angres), Collectif de soutien des exilés (Paris), COMEDE (Comité médical d’aide aux exilés), ELENA (European Legal Network on Asylum), Emmaüs-France, Fédération de l’Entraide Protestante, Flandre Terre Solidaire, GAS (Groupe Accueil et Solidarité), GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés), Itinérance (Cherbourg), LDH (Ligue des droits de l’homme), MRAP (Mouvement contre la racisme et pour l’amitié entre les peuples), PCF (Parti communiste français), RESF (Réseau Education sans frontières), SAF (Syndicat des avocats de France), SALAM (Calais), SALAM (Dunkerque), Secours catholique, Syndicat de la magistrature (SM), Terre d’errance (Norrent-Fontes), Terre d’Errance (Steenvoorde), Toits du Monde (Poitiers), Un Archet pour la Paix (Chloé Laroche),


Contacts presse :

 


Voir à ce sujet le site du Réseau d'Éducation sans frontières : http://www.educationsansfrontieres.org

 

 

26/08/2009

Je défends la famille OGELE, expulsée sauvagement à Orléans de son logement avec quatre enfants, à trois semaines de la rentrée. Colère et indignation aussi pour Dah, mauritanien demandeur d'emploi qui a été dénoncé par un employé du Pôle Emploi.

as1128mrgn_12.jpgBonjour à tous et toutes,dl_m40_0083.jpg

 

La rentrée se prépare mais pour certaines familles, elle ne se fera pas normalement. En effet, dans notre pays, des enfants sont mis à la rue avec leurs parents, sous prétexte que ces enfants “pleurent et font du bruit”.

817906245.JPG.jpegAinsi, une famille vivait à Orléans, hébergée dans l’ancienne gendarmerie d’Olivet, un Centre d’hébergement géré par la Croix-Rouge. C’est un couple nigérian,  Monsieur et Madame OGELE. Ils ont quatre enfants et étaient dans une dynamique d’insertion, avec un emploi honoré par Madame.

Le 13 août, ils ont été expulsés violemment par la responsable du 115 elle-même, sur les ordres de la Présidente orléanaise de la Croix-Rouge, organisation qui se démarque habituellement par un comportement solidaire basé sur l’entraide et le service à autrui.images.jpeg

Quatre enfants de deux à sept ans ont vu leurs affaires jetées par la fenêtre du premier étage, emballées dans des sacs plastiques ou des draps.hs065213_bc2_wj.jpg

Trois semaines avant la rentrée scolaire, on leur a proposé une solution d’urgence sur huit nuits. Huit nuits à l’abri et la journée : dans la rue. Aujourd’hui, le délai de cette semaine d’abri d’urgence est passé. Où sont-ils ? Trois de ces enfants sont scolarisés. Que va décider le Préfet qui laisse des enfants dormir dans la rue. Va-t-il les placer à la DASS et leur trouver une famille d’accueil, séparant parents et enfants, dans la pire des tortures morales ?!! C’est malheureusement un risque.

425050.jpgSanctionner une famille pour un manque de logement, pour une expulsion sauvage, est inhumain. Ces parents risquent de se voir arracher leurs enfants parce qu’on les a mis dehors, parce que leurs enfants pleuraient et qu’ils faisaient trop de bruit ?!!

C’est abominable.

Je suis très inquiète, ainsi que nombre de personnes du Réseau d’Éducation sans Frontières. Comment peut-on en arriver là dans l’indifférence générale ?

hs065200_bc2.jpgCette info est passée discrètement au mois d’août, alors que beaucoup de français sont en vacances. Maintenant que vous êtes au courant, j’espère que vous allez réagir et écrire en masse à ce Préfet, afin de protester et de montrer que nous nous occupons de cette famille en danger.  Vous pouvez aussi écrire à Monsieur Serge GROUARD (UMP), Député-Maire d’Orléans.jf771BBEA_0365.jpg

Merci pour la solidarité que vous montrerez pour cette famille nigériane.

À Orléans, un événement m'a aussi beaucoup troublée. Un agent du Pôle Emploi a profité d'un rendez-vous donné à un demandeur d'emploi mauritanais, Dah, sans-papiers, pour le livrer à la Police et aux autorités. Il y a deux ans, en Rhône-Alpes, cela s'était déjà produit et c'est inacceptable. Vous pouvez vous rendre sur le lien suivant : http://cgt-pole-emploi.fr/index.php/les-editos/408-a-orleans-du-pole-emploi-au-centre-de-retention.html

images-2.jpegEn tant que petite-fille de Résistant de la Seconde Guerre Mondiale, je n'oublie pas ce qu'on pu faire tous les collaborateurs de notre pays ainsi que le Gouvernement de Vichy, qui ont dénoncé des milliers de personnes et de familles en danger afin de les faire expulser vers l'Allemagne, déportées et massacrées.images-1.jpeg

Aujourd'hui, le massacre est moral mais il existe. On ne tue personne mais on terrorise, on expulse violemment, on démembre des familles entières, on prive des enfants de leurs parents. On place des enfants dans des Centres de Rétention pour étrangers, avec leurs parents, dans l'attente d'une expulsion. On arrache des enfants de leurs bancs d'école, on les retire de leur classe. Certains enfants voient leur père embarqué de force dans un charter. Enfants en pleurs, parents déchirés.

dl_m40_0056.jpgAlors, on ne peut se taire et je ne me tairais pas.

Chloé LAROCHE

 

____________Voir l’article suivant ainsi que les photos et le film de l’expulsion :

 

http://resf45.hautetfort.com/archive/2009/08/24/4-jeunes-enfants-et-leurs-parents-jetes-a-la-rue-par-des-res.html

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24 août 2009.

"Quatre jeunes enfants et leurs parents jetés à la rue par des responsables de la Croix Rouge d’Orléans."

 

“Cette famille, avec 4 enfants de 2 à 7 ans, logeait dans une chambre à l’ancienne gendarmerie d’Olivet. La maman venait d’avoir un titre de séjour et avait trouvé un travail. 3 des enfants sont scolarisés sur Olivet.

Le 13 août 2009 (3 semaines avant la rentrée scolaire) la responsable du 115, exécutant les ordres de la Présidente orléanaise de la Croix Rouge, accompagnée de 2 vigiles les a expulsés violemment.

Il n’y avait rien à discuter. « Vos enfants pleurent et font du bruit. On vous l’a déjà dit. Vous sortez aujourd’hui j’ai une autre famille à mettre à votre place. Ici c’est moi le chef, vous n’irez pas vous plaindre à Tours » (Tours parce que c’est là que réside la nouvelle directrice qui a en charge l’ancienne gendarmerie d’Olivet, depuis le licenciement express  de l’ancienne directrice).

Rapidement l’ensemble des affaires de la famille a été mis dans des sacs qui ont été jetés par la fenêtre du 1er étage. D’autres affaires ont été emballées sauvagement dans des draps, le tout avec des réflexions désobligeantes du genre : « Mais quelle quantité de vêtements ils ont ! » Comme si la famille les avait volés ou qu’elle les imaginait vivant nus ! Alors qu’il est évident qu’il en faut des vêtements pour 4 enfants et 2 adultes pour l’hiver et l’été. Un vigile a même bousculé la maman qui s’est retrouvée au sol. Cette expulsion s’est entièrement déroulée en présence des enfants. Pour plus de détails regardez, par ailleurs,  les photos prises durant cette sauvagerie.

Depuis, la famille passe la nuit aux Centre des Montées mais le matin tout le monde est dehors dans la rue jusqu’au soir 19h. Et pour combien de temps car on leur a déjà dit que les Montées c’est 8 nuits par mois et qu’après rien n’est sûr. Déjà, ce dimanche soir 23 août, la famille est à la rue pour la nuit : « vous avez épuisé votre quota de 8 nuits et il n’y a pas de places » leur a-t-on dit.  Plusieurs fois depuis leur expulsion les enfants ont été malades et les consultations se multiplient à l’hôpital.

Que va devenir cette famille qui commençait à se construire un avenir ? Quelle va être la rentrée scolaire des enfants ?

Cette situation ne semble pas émouvoir particulièrement le préfet. Il n’y a rien d’étonnant à cela : depuis des mois, quasiment tous les jours, des enfants dorment dans la rue et il n’a pas encore bougé le petit doigt.

Les responsables de la DASS n’y voient rien à redire et ne se bougent pas plus. Sauf à suggérer un placement des enfants. Ce serait un comble car la famille n’est en rien responsable de cette situation !

Faut-il voir, dans l’attitude des uns et des autres, une connivence et des arrangements concertés entre « amis » ? Faut-il y voir un accord d’actions concertées pour appliquer une honteuse politique vis-à-vis des demandeurs d’asile et des sans papiers ? La multiplication des situations où les uns et les autres agissent de concert, nous servent les mêmes arguments au mot prêt, font semblant de se rejeter la balle ou se servent de la lâcheté de l’un pour couvrir la leur, nous font penser qu’il n’y a pas de fumée sans feu dans cette situation de l’hébergement d’urgence sur Orléans.”

Pour lire l'article paru dans la République du Centre : http://resf45.hautetfort.com/media/00/01/817906245.JPG

Pour visionner le reportage de France 3 : http://www.dailymotion.com/video/xa8c2p_france-3-centre-e...817906245.JPG.jpeg

Pour les photos prises au moment de l'expulsion, trois liens à consulter :

 

http://resf45.hautetfort.com/media/00/02/1142793111.pdf

http://resf45.hautetfort.com/media/00/00/344105532.pdf

http://resf45.hautetfort.com/media/00/00/272073714.pdf

 

François (Réseau d’Éducation sans Frontières)____________________________

 

Le lien de cet article est :

http://resf45.hautetfort.com/archive/2009/08/24/4-jeunes-enfants-et-leurs-parents-jetes-a-la-rue-par-des-res.html

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Commentaires

La croix rouge ne met pas les familles dehors sans raisons !!!!!!!!
J'ai écouté le reportage et la famille en question n'a pas respecté les règles du bâtiment ce que toutes personnes se doit de respecter . Pourquoi la croix rouge aurait mis seulement cette famille dehors et pas une dizaine ? c'est une question que je me pose.
C'est trop facile de taper sur ceux qui font quelques choses ( flic,pompier,croix rouge ,resto du coeur ect.....)
Mais je voudrais bien savoir si les personnes qui sont si outrés on hébergés cette famille a la rue ou si ils ont trouvé un logement pour eux ???
Qu'a fait ce blog ou MR AUCHERE françois de éducation sans frontière ??

J'espère avoir une reponse et que mon message soit publié 

merci

Ecrit par : isa | 31.08.2009

 

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Bonjour Isa,

Et vous, qu'avez-vous fait, Isa ? Monsieur AUCHERE aidait cette famille pour son intégration et il est outré comme moi de voir une famille avec des enfants mise dehors de cette façon. Vous n'avez qu'à regarder le film et les photos de l'expulsion. Que retiendront les enfants de ces scènes violentes et expéditives ? Que ce soit la Croix Rouge est encore plus révoltant, ne trouvez-vous pas ? Les associations humanitaires ne sont pas intouchables... ou alors ça devient des sectes, un groupement qui a toujours raison et détient seule la vérité. Pas touche ou on en prend plein la figure si on ose les critiquer. Avec tout le travail social qu'ils font, je trouve personnellement qu'il y a eu là un problème que j'ai voulu dénoncer dans cet article. Après, je respecte cette association puisque je suis moi-même secouriste et que je connais l'ampleur de leur travail et de leur efficacité. 

Après, me demander ce que j'ai fait pour cette famille... J'ai écrit pour elle afin de lui témoigner ma sympathie et mon intérêt, ma révolte et mon indignation, comme tout citoyen en a le droit. Beaucoup se taisent ou préfèrent penser que tout va bien dans le meilleur des mondes et que ceux qui sont expulsés "doivent sûrement avoir des choses à se reprocher". Vous dites que cette famille n'a pas respecté les règles... On peut trouver d'autres solutions en sachant aussi qu'il y a des enfants dans cette situation. 

De plus, Isa, si vous lisez tous mes articles, j'aurais beaucoup de monde à héberger ou à protéger et j'aimerais beaucoup pouvoir le faire (que ce soit des familles expulsées de leur logement ou du territoire français) mais il faudrait que je crée une fondation et que j'ai un minimum de moyens. Je lance donc appel à mécène pour financer un logement plus grand afin de faire de l'accueil et de l'hébergement de personnes en difficulté. Car pour l'instant, je m'occupe de trois enfants dont deux que j'ai retiré d'orphelinats, l'un roumain et l'autre béninois. Dans mon modeste appartement, je pourrais loger en dépannage trois personnes, voire quatre... si une association a besoin de mon aide. Je lance d'ailleurs cette proposition au Réseau d'Éducation Sans Frontières. Et si cette famille d'Orléans veut venir à Grenoble en attendant d'avoir mieux, c'est possible. 

Vous voyez Isa... Votre message est publié et vous avez une réponse de ma part. J'aurais grand plaisir à vous relire et je vous adresse mes meilleures salutations, en espérant avoir des nouvelles de cette famille et de ces enfants qui doivent être dans le plus grand désarroi quand d'autres préparent paisiblement leur rentrée. 

Chloé LAROCHE

Ecrit par : Chloé Laroche | 31.08.2009

 

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bonjour Chloé

Je fais partie de pas mal d'associations , c'est pour celà que ma réaction est sans doute violente . Plus on en fait et plus c'est un dû pour certains (heureusement ils sont minoritaire a penser ainsi). Ce qui me deplait dans l'article c'est la mauvaise foi du journaliste ,de la famille et de éduc sans frontiere qui font passé une association de plus en citant des personnes d'inhumain alors que cette famille a eu des avertissements et ils y a eu des plaintes envers eux .
La croix rouge ou autres organisme n'ont aucun interet d'expulsé cette famille sans raison.
Il y a des regles a respecter surtout dans la structure que l'on voit dans le reportage .
Saviez vous que la pmi sur demande de voisin est venu constater si les enfants n'étaient pas martyrisés tellement ils hurlaient.
Sur la photo je vois des personnes qui ramassent des affaires et un enfant assis sur un fauteuil bien sagement ( pas du tout traumatisé mais plutot comme du déjà vecu, hélas!!!)
Je sais que les photos sont souvent mal interprété ou bien souvent déformé pour mettre a sa sauce .
autres choses vous avez retiré 2 enfants de l'orphelinat pour avoir une médaille ?
Je comprends bien que toutes ses personnes ont quitté famille et pays pour des causes dure a imaginé et surtout a vivre mais faut arreter de faire croire que la france ou autres c'est mieux .
sans les associations qui sont saturé que deviennent ses personnes ???
J'espere qu'un jour vous aurez assez d'argent pour ouvrir une structure d'herbergement sans jamais refuser une seule famille surtout l'hiver !

Je pense que cette famille n'a pas eu de chance mais elle l'a eu !
Je pense que des personnes qui expulses doivent avoir du mal a géré cette situation .
Savez vous ce que devient cette famille ?

Isa

Ecrit par : isa | 31.08.2009

 

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Isa,

Vous devez être très proche de la situation pour en savoir autant sur les causes de l'expulsion de cette famille. Plaintes, suspicion de mauvais traitements, hurlements des enfants. Peut-être connaissez-vous la personne qui a opéré l'expulsion ? Est-ce qu'elle dort bien ? N'y avait-il pas d'autres moyens ? Cette famille vivait dans combien de mètres carré à deux adultes plus quatre enfants ? Par quelles soufrances antérieures sont-ils passés ? Quelles batailles cette famille a dû mener pour s'intégrer en France ? Comment pouvez-vous juger si rapidement ? 

On juge l'arbre à ses fruits. Ce que je vois, c'est l'effort de certaines personnes comme Mr Auchere, du Réseau d'Éducation sans Frontières, envolés d'un coup de balai.

Ce que je vois, ce sont quatre enfants qui ont été expulsés de leur logement. Ils ont vécu dans la rue depuis, après un hébergement d'urgence de huit nuits, et qui sait où ils sont à cette heure ?

Votre solution me parait visiblement toute trouvée : ces enfants vont être placés pour être épargnés de "mauvais traitements". Ils vont grandir dans des familles "honorables" et ne verront peut-être plus leurs parents, étrangers à ce pays, étrangers à leurs enfants, étrangers à ceux qui ont grandi ici et qui ne voient pas d'un bon oeil arriver des africains.

Vous aidez, vous faites partie de plein d'associations et vous arrivez à tenir certains propos qui me font penser au Front National.

Vous me demandez si je veux une "médaille"... Non merci. Je vous parlais de mon action pour répondre à votre défi, pour vous dire ce que je fais de mes mains et avec mon coeur.

Une dernière chose, avant de juger cette famille, je vous conseille de marcher dans leurs mocassins durant un mois, c'est-à-dire de prendre durant un mois leur destin tout entier, les mètres carré où ils vivaient, la pauvreté dans laquelle ils étaient, les difficultés de toutes sortes durant leur parcours en France... et après, on pourra reparler.

Et si cette famille m'entend, la famille OGELE, qu'elle sache que je pense très fort à elle et à ces quatre enfants, balottés par la vie. Je souhaite qu'une solution soit trouvée pour qu'ils puissent vivre dans un logement adapté à six personnes et qu'ils puissent grandir sans la peur au ventre.

Cordialement,

Chloé LAROCHE

PS : Quand vous parlez de "mauvaise foi du journaliste", vous parlez de quel journaliste ?

Ecrit par : Chloé Laroche | 31.08.2009

 

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Chloé

Effectivement je connais des associations pour en avoir fait partie qui brassent beaucoup de parole et de vents mais le pire dans tout cela elles sont persuadés d'avoir agi . Là voyez vous et ce n'est que mon point vue ,il n'y a rien de pire que de faire croire ou espéré a une famille que tous va s'arranger grâce a son association ! pour moi c'est prendre les gens pour des cons.

Ce que je veux dire c'est qu'a part la croix rouge qui a donner un toit a cette famille ? 

Les autres assos savaient que la famille Ogele allait etre expulsé !!!! Qu'ont elles fait pour eux ???? une montagne d'oreiller et de couvertures devant la prefecture , franchement Chloé c'est facile de raler et de brasser du vent .

Quitter son pays je sais que s'est tres difficile a supporter car l'exclusion est des 2 pays.

Je m'inquiete autant que vous de cette famille mais je n'ai pas la solution helas pour eux et pour tant d'autres . je parle comme une personne réaliste et non comme le FN car pour vous dire ce que l'on pense doit forcement faire parti du FN ou AUTRES.

Je pense aussi aux personnes qui font parti d'une assos et qui sont obligé de mettre une famille dehors la decision est dure .

Voyez vous je ne choisis pas de clan ,je pense a toutes ses personnes.

les famille vivent dans quelques metre carré grace a la croix rouge ( je le precise car je ne connais pas d'autres assos pour hébergé 100 familles).Mais n'oublions pas quelles ont un toit toutes ses familles , voilà ce que je retient .
La famille Ogele a eu cette chance d'avoir un toit certes avec des règles mais pour hébergés 100 familles il faut imposer des règles surtout dans une structure ou tant de culture se mélange,qu'en pensez vous ??

quand je parle de la mauvaise foi du journaliste ,c'est du journalisme que je fait allusion car le présentateur ne fait que répéter ce qui est écrit . ce que je reproche c'est qu'il n'y a pas tous le monde d'interroger pendant le reportage (voisins extérieur , voisins de structure, Pmi,Dass,ect..... parler moins de 3 minutes dans un journal pour essayer d'expliquer des mois de galère. 
Savez vous que la famille Ogele a déjà été expulsé d'une autre structure avant que la croix rouge les accueille. (je ne pense pas que vous sachiez grand chose sur cette famille ) 

Voilà ce que je voulais dire aider les personnes c'est très bien et tant que je peux le faire je vais etre sur le terrain mais faut arrêter de dire des conneries sur les assos qui font des choses et même si on ne fait pas bien un jour ,on fera mieux le lendemain .c'est ce que je pense chère Chloé .

posez vous les bonnes questions et le pourquoi du comment et surtout que faire quand on peut sinon on brasse du vent .

bonne journée

Ecrit par : isa | 01.09.2009

 

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Merci Isa.

Quand je vous lis, je me dis que finalement, il n'y a pas d'espoir pour certaines trajectoires, certains destins. Expulsés, ré-expulsés... exclus, renvoyés, sans racines, déchirés, bientôt démembrés de leurs enfants peut-être... Le train est en route et même les associations qui aident rebroussent chemin devant l'inéluctable.

Ce que je souhaite, c'est juste que les enfants de cette famille soient sortis de cette galère, de cette destinée sans issu.

Juste qu'ils puissent vivre une vie comme tous les enfants.

Malheureusement, je sais trop que quand on est enfant, on fait partie d'une famille et qu'on subit la destinée de cette famille et les aléas de ses parents.

Alors je vais dire une chose : soit ces quatre enfants subissent des mauvais traitements et ils doivent être sortis de là, soit ils n'en subissent pas et la rumeur est terrible.

Cordialement,

Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 01.09.2009

11/06/2009

Pour Yazid Zarour, jeune algérien auxiliaire de vie d'une personne handicapée, j'écris au Préfet de l'Isère. Car Yazid est menacé d'expulsion du sol français.

images-5.jpegLETTRE OUVERTE.

 

Monsieur le Préfet de l'Isère,

 

J'ai l'honneur de vous écrire pour vous demander une faveur concernant un homme menacé d'expulsion de notre pays. Je suis écrivain et violoniste et je mets ma plume au service des causes perdues. Comme une Sainte Rita existant pour ceux qui souffrent et qui n'ont plus que ma plume pour défendre leur vie, ma plume alliée à d'autres plumes, à d'autres êtres humains solidaires comme moi... qui se permettent de prendre la défense de personnes oubliées et rejetées par la machine du monde qui avance inexorablement, sans parfois considérer l'humain dans son avancement glacé.

Alors, je vous en prie, lisez-moi.

Cet homme que je soutiens et pour lequel je vous écris s'appelle Yazid Zarour.

C'est un jeune algérien entré en France en novembre 2002 avec un visa étudiant. Il travaille depuis 2006 en qualité d'auxiliaire de vie auprès d'une personne lourdement handicapée, se déplaçant en fauteuil roulant. Cette personne s'appelle Olivier Morel. Il est professeur d'anglais au lycée Marie Curie d'Échirolles. Monsieur Morel est totalement satisfait de l'aide et de l'accompagnement apporté par Yazid. Pour assumer son travail pleinement, ce dernier est aussi devenu son co-locataire. C'est dire qu'il s'investit dans ce travail qui est aussi un lien humain devenu indispensable pour Monsieur Morel.images-6.jpeg

Je vous parle de cela en connaissance de cause, puisque je m'occupe moi-même de personnes handicapées, les accompagnant dans mon taxi spécialisé. Je sais à quel point la personne qui les accompagne et s'occupe d'eux est importante dans leur équilibre et leur lutte contre la souffrance, autant morale que physique.

Le 3 février 2009, Yazid a fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Suite à une forte mobilisation, après avoir été jugé devant le tribunal administratif de Lyon, Yazid a bénéficié d'une annulation de son OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), prononcée le 6 février 2009, annulation contre laquelle vous faites appel.

Vous devez comprendre que ces menaces d’expulsion sont source d’inquiétude et de stress pour Messieurs Morel et Zarour. Ce dernier, entré en France sous statut d’étudiant, possède à ce jour un titre provisoire de séjour jusqu’au 10 Août. Il est absolument indispensable de le rendre définitif afin que Monsieur Morel soit plus serein dans sa vie privée et professionnelle, dans un contexte où tous les discours officiels affichent l’intégration des personnes handicapées comme une priorité nationale.

Nous attendons donc, conformément à vos engagements auprès de Madame David et de Monsieur Mermaz, parlementaires isérois, que vous étudiez le dossier de Yazid avec la plus haute bienveillance.

images.jpegIl est nécessaire de régulariser sa situation afin qu’il puisse résider en France et puisse travailler comme il l’a toujours fait depuis 2006 avec compétence, et dans une qualité de rapports humains avec Olivier Morel que celui-ci souhaite légitimement conserver.images-4.jpeg

En conséquence, Monsieur le Préfet, je vous serais très reconnaissante de recevoir ma demande. La voici : Monsieur Zarour doit rester sur le territoire national, avec autorisation de travail, pour exercer son activité salariée d’auxiliaire de vie auprès d’Olivier Morel. J'ai l'honneur de vous demander de tenir compte dans votre décision de la situation de ce travail particulier où les rapports humains sont essentiels.

Monsieur le Préfet de l'Isère, vous disposez d'un pouvoir discrétionnaire qui permettrait de régulariser immédiatement Yazid. Aussi, j'ai toute confiance en vous dans ma demande et je demeure à votre disposition pour échanger sur celle-ci.

Je vous prie, Monsieur le Préfet, d'agréer mes salutations distinguées.

 

Madame LAROCHE Chloé

 

+++ AVIS à mes lecteurs : vous aussi, vous pouvez écrire (mails, faxs, courriers) POUR DÉFENDRE YAZID ZAROUR, sans oublier bien sûr de rester courtois et poli. Vous pouvez vous inspirer de ma lettre et du texte de la pétition du Réseau d'Éducation sans Frontières : voir www.educationsansfrontieres.org/article20436.html

(Vous trouverez les adresses mails et les faxs à la fin de l'article)

 

________________ Voici pour mes lecteurs les informations données par le Réseau d'Éducation Sans Frontières :

 

Signez  et faites signez la pétition en ligne :

www.educationsansfrontieres.org/article20436.html


Voir aussi le reportage sur France 3 (à 3mn25s) : cliquer ici

 

"Premier acte de grande humanité du Préfet et première mobilisation !

Le 3 février 2009 à 9h du matin, Yazid est, en application d'une décision de la Préfecture de l'Isère de reconduite à la frontière, arrêté à leur domicile, embarqué au commissariat de Grenoble et transporté au centre de rétention de Saint-Exupéry. Olivier qui a besoin d'une assistance constante se retrouve seul dans son appartement, plongé dans une profonde détresse. Le 9 février, le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision d'expulsion. Soulagement pour Yazid et Olivier. 

Deuxième acte indigne : "seule la fonction est importante, pas la personne qui l'occupe".

Le préfet s'acharne, il veut faire du chiffre et fait appel. Pour ce haut fonctionnaire zélé, Yazid n'est pas irremplaçable : n'y a t il pas, sur le seul bassin grenoblois, 324 demandes pour occuper un emploi d'auxiliaire de vie ?! Un pas de plus dans la déshumanisation, qui ne tient aucun compte, non seulement des qualités professionnelles et humaines de Yazid, mais de trois années de relations de confiance établies entre les deux hommes. Relations de confiance, patiemment construites dans tous les gestes d'une vie quotidienne partagée.

La mobilisation s'amplifie. Nous ne les laisserons pas faire.

Yazid a reçu une autorisation provisoire de séjour jusqu'au 10 août, mais ... sans autorisation de travailler ... lui qui travaille déjà en CDI pour l'association « Vivre Autonome ». À cette date, au coeur des vacances d'été, Yazid est de nouveau sous la menace d'une expulsion. Nouvelle angoisse pour Yazid et pour Olivier, sa situation physique et morale se dégrade, il « ne vit plus ». 

Nous refusons que Yazid, qui est bien intégré dans notre pays, soit obligé de le quitter. 

Nous refusons aussi pour Olivier Morel qu'il quitte le territoire national, car une telle décision, intolérable sur le plan humain, serait dramatique pour lui.

Non à l'intolérable !"

 

_______VOICI LES ADRESSES POUR ÉCRIRE (mails, faxs, courriers)

afin de DÉFENDRE YAZID ZAROUR, mais en restant courtois et poli.


Pour Monsieur Albert Dupuy, préfet de l'Isère : albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr

Pour Monsieur David Coste, directeur de cabinet : david.coste@isere.pref.gouv.fr

Fax du cabinet du Préfet : 04 76 44 68 00
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr

Matignon  :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...
FAUGERE <jean.paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr>,
GOSSET-GRAINVILLE <
antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr>,
LEVY <myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr>
MITROFANOFF <
igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr>
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>
LOUVRIER <
franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration)
maxime.tandonnet@elysee.fr

 

28/05/2009

Que votre soleil éclaircisse l'ombre ... La solidarité en Isère avec des familles en menace d'expulsion de France, des infos sur le RÉSEAU D'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES de Grenoble et un témoignage sur le numéro 116 000, pour les enfants disparus.

 

Bonjour à tous et toutes,

 

images-3.jpegJe vous transmets aujourd'hui des informations concernant le Réseau d'Éducation sans Frontières de Grenoble, avec des appels à signer deux pétitions, ainsi que deux appels à être présents nombreux pour des convocations au Tribunal Administratif de Grenoble, les 29 mai et 11 juin, afin de soutenir deux familles de l'Isère.arton4633.jpg

 

Il y a aussi une rencontre-concert ce samedi 30 mai à la salle Antigone, rue des Violettes à Grenoble, pour une soirée de soutien à RESF, le Réseau d'Éducation sans Frontières, avec la présence des groupes "Coeurs Gloutons" et "Melocotón".

J'y serai et j'espère que vous viendrez nombreux soutenir l'action de RESF, ce réseau qui aide et accompagne des dizaines, des centaines de familles qui souffrent, dans l'angoisse de l'expulsion de toute la famille ou bien de l'un des parents... Ce sont aussi des enfants qui souffrent de devoir quitter brutalement un pays où ils sont nés, un pays où ils ont leur place à l'école, un pays qui s'appelle la France.FVL072.jpg

 

C'est en se soutenant et en étant solidaire que le monde peut avancer et bouger, que des personnes isolées sentent qu'elles ne sont plus seules et qu'un groupe de personnes solidaires est là pour les soutenir.images-5.jpeg

 

La solidarité prend mille formes. 

 

Je souhaite vous parler d'une de ces solidarités...

 

116000affiche_20090525.jpgUn numéro s'est mis en place dernièrement. C'est le 116 000. Je l'ai appelé ce matin. Il concerne les familles dont l'enfant ou l'adolescent a disparu. Il concerne aussi les fugues. Je souhaite témoigner pour que d'autres familles sachent à quoi sert ce numéro. Une personne m'a écoutée, a pris et noté tous les renseignements, m'a donné des conseils et m'a dit qu'ils me rappelaient dans les deux jours, délai qu'ils se sont fixé pour rappeler les familles. Ils proposent aussi une aide psychologique dans les cas nécessaires afin d'aider les parents dans l'angoisse et l'attente de retrouver leur enfant.

 

Voici un extrait de l’article d’Aurélie BEAU -lu sur www.lyon-webzine.com- concernant le 116 000 : “Maintenant, toutes les victimes de disparition d'enfants en Europe ont un numéro commun : le 116 000. Il est gratuit, disponible 24h/24, 7 jours sur 7 et valable dans dix pays de l'union européenne : la Belgique, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, les Pays Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie. Maintenant, tous ces pays sont reliés en réseaux et mettent leurs compétences en commun en cas de disparition. Le 116 000 propose plusieurs services. C'est tout d'abord une écoute et un soutien pour les familles. C'est aussi et surtout un accompagnement dans les démarches judiciaires et administratives. Parfois, les familles se retrouvent désemparées. Les bénévoles de SOS Enfants disparus sont formés pour les aider et les conseiller. C'est que la situation devient inquiétante. Le nombre de disparitions d'enfants en France a nettement augmenté en 2008. On note 48 277 inscriptions de mineurs au fichier des personnes recherchées, plus de 47 000 fugues, 855 disparitions inquiétantes, 360 enlèvements parentaux. Le nombre d'appel à SOS Enfants disparus a augmenté de 6,35% par rapport à 2007. L'association a traité 1741 appels en 2008, 7421 en quatre ans.” (extrait du site http://www.lyon-webzine.com/societe/event-4634-116-000-alerte-en...disparus.html)_______________________________________

 

 

images.jpegJe vous souhaite à tous

“tout le bonheur du monde

Pour aujourd'hui comme pour demain

Que votre soleil éclaircisse l'ombre

Qu'il brille d'amour au quotidien”.

 

Merci à Sinsemilla pour cette chanson.

 

Chloé LAROCHE

 

PS : N’oubliez pas de lire les informations que je donne ci-dessous pour le réseau RESF à Grenoble, car il y a le 30 mai et le 29 mai... à ne pas oublier !!

 

 

 

moton6.png_________________________ INFOS DONNÉES SUR LE SITE : http://www.educationsansfrontieres.org

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Le 29 mai à 11 heures : Passage au Tribunal Administratif de Grenoble pour une famille.

 

 

“Venez soutenir cette famille au Tribunal Administratif de Grenoble qui a reçu une obligation à quitter le territoire français :

Une famille originaire de Mongolie, arrivée en France en avril 2007, avec deux enfants de 7 et 15 ans -enfants scolarisés à l'école Jules Ferry et au collège Vercors passe au Tribunal Administratif ce vendredi 29 mai à 11 heures pour une OQTF.

Les collectifs Jules Ferry et Abbaye comptent sur votre soutien.”

  

Pour le collectif Jules Ferry.

Le mardi 26 mai 2009.

 

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images-1.jpegSamedi 30 mai de 19 h 30 à 22 h 30 : soirée de soutien à RESF à Antigone.

 

“Vous voulez savoir ce qu’est le Réseau Education Sans Frontières ? 

Venez nous découvrir dans ce superbe lieu qu’est Antigone.

 

Soirée de soutien au Réseau Education Sans Frontières

à Antigone, le samedi 30 mai :

 

Nous aborderons au cours de cette soirée la problématique des sans papiers : qui ils sont, leurs difficultés et notamment le rôle que peuvent jouer les citoyens et les différents collectifs de soutien. La soirée s'articulera autour de documentaires et des plages d'information, de débats et de moment musicaux.

 

19h30  : projection du documentaire : "Invitation à quitter la France" de Marion Stalens (52 min)

20h30 - 21h30 : information / débat autour du film : 

21h30 - 22h30 :  concert des Coeurs Gloutons / Melocotón

 

À cette occasion vous pourrez aussi acheter la compilation de soutien à RESF 38 qui regroupe 17 groupes grenoblois.

 

ADRESSE :  22, rue des Violettes, 38100 Grenoble

 Tram C, arrêts "Vallier-Catane" ou "Dr Calmette"

 06 86 32 26 58 / 04 76 99 93 23

www.bibliothequeantigone.org

 

Le documentaire "Invitation à quitter la France" de Marion Stalens (52 min) : Rachelle est camerounaise. Ivan est colombien. Tous deux sont élèves de terminale au Lycée Jules Ferry à Paris. Le jour de leurs dix-huit ans, alors qu’ils s’apprêtent à passer leur bac, ils reçoivent des autorités préfectorales  une « Invitation à quitter le territoire français » et deviennent du jour au lendemain des « sans papiers » passibles d’expulsion. Amis, professeurs et parents d’élèves se mobilisent autour d’eux pour faire face à cette menace. Au plus près des lycéens et de leur entourage, Marion Stalens la réalisatrice a suivi pendant plusieurs mois le parcours du combattant des deux jeunes gens. Au-delà d’une chronique dont les évènements se  déroulent au plus fort des expulsions  de l’été 2006,  le film permet d’observer l’émergence de nouvelles formes de solidarité dans la société française.  

 Plus d'infos :  http://www.educationsansfrontieres.org/?article8293

 

Les Coeurs Gloutons, ce sont 8 voix, réunis autour de l'accordéon de Guillaume Paul, qui égrènent leurs chansons à l'univers poétique, surréaliste et un tantinet libertaire... Un ensemble qui ne manque pas d'originalité. Ils vont jusqu'à inventer des langues nouvelles, comme le latin moderne ou le yaourt bulgare !

 

Plus d'infos : http://www.voxinternationaltheatre.fr/vox/glou/gloutons.h...

 

Melocotón Melocotón est un sextette a capella qui explore l'étendue des possibilités vocales à travers des compositions et des arrangements originaux de chansons et de standards, dans une ambiance jazz parfois teintée de folk music ou de sons electros. Improvisations, beatbox, chants diphoniques, imitations d'instruments rythment nos morceaux, parfois connus mais toujours revisités de façon étonnante ...”.

 

Plus d'infos : http://www.melocotonvocalproject.com/

 

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YPL027.jpg11 juin 2009 : passage au Tribunal Administratif pour la famille LE.

 

“Cette famille a besoin d’un soutien fort, ils passent au TA de Grenoble bientôt.

La famille LE passe au Tribunal Administratif de Grenoble le 11 juin 2009 à 12 heures, venez nombreux !!

 

Pour en savoir plus sur la famille et son histoire :

 

En France depuis plus de 10 ans cette famille risque très bientôt l’expulsion. Ils sont en France depuis longtemps, ils ont une petite fille scolarisée et même des promesses d’embauche mais cela ne suffit pas ! Mr et Mme LE et leur fille Jade  ne doivent pas être obligés de quitter le territoire français.

Les familles viennent en France pour différentes raisons, mais elles ont en commun de ne pas avoir d’autres choix que de quitter leur pays pour vivre dans des conditions dignes.

C’est en 1999, il y a 10 ans, que Monsieur LE est arrivé en France après avoir quitté le Vietnam, son pays où il n’arrivait plus à faire vivre sa famille de son métier de pêcheur.

Séparé de sa femme et de son enfant, il a tout tenté pour regrouper sa famille, et c’est en  2004 qu’ils ont pu se retrouver.

À partir de là, Madame et Monsieur LE n’ont eu  qu’un  souhait, celui  de pouvoir construire en France un avenir meilleur à leur fille Jade. Depuis, ils n’ont cessé de faire les démarches nécessaires à leur régularisation.

Scolarisée depuis 5 ans en France, Jade c’est admirablement intégrée. Les  enseignants de son école sont satisfaits  de ses résultats, et elle maîtrise parfaitement la langue française.

Pour construire l’avenir de leur famille, Monsieur et Madame LE ont cherché  un contrat de travail. Aujourd’hui c’est chose faite, ils ont trouvé un employeur prêt à les embaucher, mais ils ont reçu une réponse négative à leur demande de titre de séjour et on leur demande de quitter le territoire avant le 5 février 2009.

Pourquoi détruire leur avenir, construit avec tant de persévérance ?

Il est temps après dix ans d’incertitudes et d’angoisse que cette famille puisse vivre dans la dignité et le respect des droits humains en France.”

Merci de signer la PÉTITION concernant la famille LE :

http://www.educationsansfrontieres.org/article17758.html

 

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YPL024.jpgSoutien à une femme et 3 enfants qui risquent l’expulsion !!!

 

PÉTITION à signer : 

http://www.educationsansfrontieres.org/article19844.html

 

“En France depuis 2007, cette jeune infirmière de 30 ans a fuit la violence que l’on exerçait sur elle en Algérie. Elle a bravé l'interdit pour protéger ses enfants alors âgés de 3 ans et demi,  1 an et de son bébé à naître.             

Elle a trouvé refuge auprès de la seule famille qui ne se soit pas détournée, sa soeur en Isère. Maintenant elle voudrait pouvoir vivre en liberté, finir ses équivalences professionnelles qui lui permetront d'exercer le métier d'infirmière en France et pour cela obtenir un titre de séjour qui lui assurera une réelle protection.

Si elle retourne en Algérie elle ne bénéficiera d'aucun appui, bien au contraire ! Personne depuis deux ans dans sa famille ne s'est soucié de ce qu'elle devenait ainsi que ses enfants.

Les lois de la République doivent protéger les 3 petits garçons qui courent un réel danger s'ils sont expulsés ! Nawel doit être régularisée afin d'offrir un foyer sûr à ses enfants !”

Merci de signer la pétition pour elle :

http://www.educationsansfrontieres.org/article19844.html

 

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29/04/2009

Inquiète pour une famille russe-arménienne de deux enfants, dont un bébé, arrachée par la police à leur domicile de Gray pour être emmenés. Ils ne répondent plus et risquent de se retrouver en camp de rétention pour étrangers, en vue d'une expulsion.

images-1.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Aujourd'hui, un bébé de quatre mois a été arraché à son domicile avec ses parents et son frère de neuf ans, à six heures du matin.

Cela s'est passé à Gray, en Haute-Saône. Le papa est arménien et la maman russe.

Ils risquent d'être expulsés de notre pays.

On est sans nouvelles d'eux. images.jpeg

Emmenés par la police dans un véhicule.

En cette période, les choses s'accélérent. 

Plusieurs familles emmenées ainsi...

Ce soir, je pense à ce bébé, à son frère de neuf ans qui va perdre tous ses amis, son école.

Il est bon élève. À l'école de Gray. Il s'appelle Alexandre.

images-3.jpegJe pense à Maria et Sergey et leur souhaite de tenir, de garder courage.

Je pense aux larmes de cette famille, à la France no welcome.

Je pense que c'est moche. Moche veut dire "laid".

La laideur de l'âme, le déshonneur de l'humanité.

Comparer cette famille à des criminels, et les emmener

comme on fait à six heures le matin.

Emmener un bébé terrorisé de sentir cette tensionimages-5.jpeg

la police, les menottes, les cris, la précipitation

sans les couches, les biberons, la vie de tous les jours.

Que faire d'autre qu'écrire ? 

Si, j'ai téléphoné à la préfecture.

J'écris, j'envoie des mails (voir consignes ci-dessous).

Soyons nombreux à écrire pour cette famille.

 

Chloé LAROCHE

 

images-2.jpeg++++++++++++++    Je vous transmets ces informations reçues en urgence aujourd'hui du RÉSEAU D'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES :


"Un bébé de 4 mois en rétention !

La commission nationale de déontologie et de la sécurité (CNDS) publie son rapport et écrit :

« Par ailleurs, la Commission recommande d’inclure dans le CESEDA l’interdiction absolue de placement de mineurs dans un local de rétention administrative, compte tenu des exigences limitées de la réglementation à l’égard de ce type de structures et de leur inadaptation à l’accueil des enfants. »
http://www.cnds.fr/rapports/ra_pdf/Etude_Mineurs.pdf .

Monsieur BAKHSHIYAN est Arménien, son épouse est Russe, leur bébé aura quatre mois le 2 mai, et Alexandre, l'aîné, a 9 ans. Mercredi matin, 28 avril 2009, à 6 h du matin, Maria, la maman, son bébé, son fils très bon élève à l'école de Gray (Haute Saône) et le papa Sergey Bakshiyan ont été arrêtés chez eux. A midi, ils arrivaient à Nîmes.
On laisse imaginer à nos lecteurs la brutalité qu’a subie cette famille. Cueillie avant l’aube, les enfants arrachés au sommeil par l’intrusion de la police, immédiatement placés dans un véhicule et hop départ pour Nîmes, à l’autre bout de la France. Le bébé a-t-il eu droit à un biberon, à des couches ? Rien ne nous le dit.
Alors que leur avocat, Me Colle, a déposé un recours devant la cour d'Appel à Nancy, ils sont traités comme des criminels dangereux qu’il faut absolument mettre hors d’état de nuire.

Les policiers, le préfet, le ministre ne doivent pas avoir lu la recommandation de la CNDS.

Ou bien la politique du chiffre, la culture du résultat, la poursuite de la chasse aux familles, aux jeunes scolarisés, aux travailleurs sans papiers justifie l’enfermement d’un bébé de quatre mois et de sa famille !

D’un côté des mots, des recommandations et de l’autre la sinistre réalité.

A nous de protester vigoureusement pour que les recommandations de déontologie deviennent des actes au lieu de rester lettre morte."

Faxer, écrivez, mailer à la préfecture de Haute Saône pour dire votre indignation :

prefecture@haute-saone.pref. gouv.fr

Téléphone : ===== 03 84 77 70 01

Campagne de mails de protestation à adresser à la Préfecture de Haute-Saône :
une seule adresse disponible : prefecture@haute- saone.pref. gouv.fr


Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturellaura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr


Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...
FAUGERE ,
GOSSET-GRAINVILLE ,
KLARSFELD ,
LEVY 
MITROFANOFF 

Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT 
LOUVRIER 
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

"A diffuser largement :

La politique de Mr Besson, de la casse des familles, de la violence faite à des enfants bat son plein pendant les vacances scolaires, avec le moins de témoins possible. Après une famille à Vesoul il y a quelques jours, après une famille à Luxeuil, ce matin c'est à Gray. 
Maria, la maman, son bébé, son fils très bon élève à l'école de Gray et le papa Sergey ont "disparu", leur portable ne répond plus.
Nous étions avec eux hier soir jusqu'à plus de 23h, nous leur avions dit de garder confiance, Me Colle leur avocat a déposé un recours devant la cour d'Appel à Nancy, et nous avions projeté de nous rendre en Préfecture d'ici quelques jours afin de trouver une solution humaine à leur situation. 
Mais la chasse aux familles bat son plein, après la famille Aouchev en 2008 à Gray, expulsée par avion spécial le 19 mai depuis Dole Tavaux, les ministres passent mais le nouveau ministre doit montrer qu'il a été bien choisi par ses pairs. Nous allons envoyer les dessins de Sasha Bakshiyan, le garçon, à Monsieur le président de la République et à son épouse très médiatique. 
Il est des matins pluvieux où même vomir ne sert à rien ! 
Il est des jours où on aime le cinéma comme Welcome! 

Nous vous invitons à demander à la préfecture où est passé le bébé et de protester contre ces méthodes honteuses !"

A diffuser largement sans modifier. Merci.

20/03/2009

Aidons une famille géorgienne qui risque l'expulsion, alors que les deux enfants Mariam, 5 ans, et Tengiz, 7 ans, sont scolarisés en France et sont parfaitement intégrés depuis quatre ans. Ma lettre ouverte au Préfet de Paris.

 Grenoble, le 20 mars 2009.

 

images-3.jpegMonsieur le Préfet de Paris,

 

Je me permets, en tant que citoyenne soucieuse du bien-être des enfants accueillis sur le sol français, de solliciter votre attention et votre bienveillance.

Tamaz Amirian (n°7503668342), un père de famille "sans papier" de l'école Joseph de Maistre, a été arrêté le vendredi 27 février 2009 à l'occasion d'un contrôle de police. Il est actuellement au Centre de Rétention Administratif de Metz.

Ses deux enfants sont actuellement scolarisés dans les écoles primaires et maternelles, rue Joseph de Maistre dans le 18ème : Tenguiz son fils de 7 ans en CP et Mariam sa fille de 5 ans ½ en grande section de maternelle. Les deux enfants font par ailleurs l'objet d'un suivi pédopsychiatrique au niveau de l'école et au sein de l'IRAEC. 

Ils se sont parfaitement adaptés à leur nouvelle vie. Ils sont à présent parfaitement francophones. La maman parle un français à présent fort correct et s'occupe de personnes âgées.www.casafree.com.jpeg

Issus d'une minorité ethnique Yezide, ce père de famille a fui avec sa femme et ses deux enfants la Géorgie, où le jeune couple s'est trouvé en butte à une vendetta familiale.  Ils  sont arrivés en France en 2005. Les enfants sont nés à Moscou et n'ont jamais connu la Georgie. Leur retour forcé représente un vrai danger .

Que se passera t-il aussi pour la famille si Monsieur Tamaz est expulsé ?

Tous les efforts et sacrifices que ces parents ont réalisés depuis près de quatre ans pour protéger leurs enfants et leur offrir la meilleure éducation, la promesse d'un vie meilleure... seront mis à bas.

Que diront parents et enseignants aux camarades de Tenguiz et Mariam devant leurs chaises laissées vides ?

thumb_m-robe_jaune.jpgC’est pour cette raison –la protection de cette famille- et parce que la présence de Tamaz AMIRIAN  est auprès de ses enfants : Mariam et Tengiz, conformément à la Convention Internationale sur les Droits de l’Enfant (CIDE) adoptée par les Nations unies le 20 novembre 1989 et ratifiée par la France en août 1990 qui demande aux "Etats de veiller à ce qu’aucun enfant ne soit séparé de ses parents contre leur gré" (article 9), que je vous demande la libération et la régularisation de Monsieur Tamaz AMIRIAN.

Certaine que vous serez sensible à cette supplique, soyez assuré, Monsieur le Préfet, de mon attachement aux valeurs républicaines de mon pays, pays des Droits de l’Homme et au respect des Conventions signées.thumb_1186921321.jpg

Que cette famille puisse vivre à nouveau ensemble et réunie pour toujours.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, mes salutations distinguées.

Chloé Laroche, une citoyenne

 

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thumb_image%20drole%2012.jpg_______________________________ J'ai écrit la lettre ci-dessus après avoir reçu l'appel urgent

du Réseau D'Éducation sans Frontières. Le voici :

 

 

APPEL à fax/mail pour la libération de Tamaz Amirian en rétention en Moselle, loin de sa famille.

 

"Tamaz sera présenté demain (19.03.09) à midi à l’ambassade de Géorgie sise à Paris : LP or not LP. Il quittera le CRA de Metz tôt le matin. 

Il s’alimente peu. Moral en berne. Éloignement, absence de son épouse et de ses deux enfants, le fait de savoir qu’ils souffrent et sont dévastés par la peur, l’incompréhension, la perspective du pire sont autant d’explications. Vaines. Tout cela est accentué par la période présente qui correspond à un temps fort des Yézides qui célèbrent une forme de Pâques. Une fête en famille. La première durant laquelle ils seront séparés depuis leur fuite forcée de Georgie en 1995.

Toute la communauté scolaire Joseph de Maistre (Paris 18°) reste mobilisée : demain, poursuite des campagnes de signatures et de sensibilisation devant l’école et dans le quartier. Les élus Députés du 18e sont au créneau également.

Aidez nous à relayer notre demande de libération et de régularisation des deux parents auprès des Préfets de Moselle et de Paris. Pour que ce cauchemar cesse. Et que nos amis et leurs enfants puissent enfin trouver la paix, s’épanouir, grandir et contribuer en toute quiété."

 

A vos fax. A vos mails. Coordonnées :

 

Préfecture de  Police de Paris (M. MICHEL GAUDIN)

Fax du Cabinet du Préfet  : 01 53 71 67 23

Mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr 

 

 

 et 

 

Mr le Préfet Bernard Niquet  : bernard.niquet@moselle.pref.gouv.fr

Secrétaire Général  :  jean-francis.treffel@moselle.pref.gouv.fr

Directrice de Cabinet du préfet  : sophie.wolfermann@moselle.pref.gouv.fr

Fax bureau du droit des étrangers : 03.87.34.85.10  / tél : 03.87.34.84.51.

 

________ Site du Réseau d'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES : http://www.educationsansfrontieres.org ____________

 

 

 

 

 

 

21/01/2009

Williana, 12 ans, vient d'être libérée au bout de cinq jours de détention. Elle venait du Congo, après avoir perdu sa mère, afin de rejoindre son père à Nantes.

 

Bonjour,

Une maman décédée au Congo sourit aujourd’hui car sa fille de 12 ans vient enfin d'être libérée. 187009,1228492217,10.jpg

V3030008.jpgCette mère au paradis pleurait de voir sa petite orpheline retenue en prison administrative en France depuis le 15 janvier. Cette enfant s’appelle Williana ; son père William, qui vit à Nantes avec sa nouvelle compagne et sa seconde fille, a tout fait pour faire venir sa fille orpheline en France, afin de s'occuper d'elle.

 

Voilà ce que j’ai reçu du Réseau d’Éducation sans Frontières, réseau qui s’est mobilisé pour faire libérer Williana. C’est l’historique de tout ce qui s’est passé et qui ne doit jamais se reproduire pour aucun enfant :

 

Message reçu le 19 janvier 2009, à 15 h : 

“Le père de Williana a fait ce que tout parent aurait fait à sa place : essayer de faire venir sa fille au plus vite. Mais la brillante politique de MM. Hortefeux et Sarkozy a produit ses effets : ses deux  demandes de regroupement familial ont été rejetées. L'enfant était déscolarisée, utilisée comme domestique en dépit de l'argent que son père envoie.

À l'arrivée de Williana à Orly le 15 janvier, la police aux frontières a vite constaté qu'il y avait un problème avec son passeport. Emprunté ? Trafiqué ? Falsifié ?  Mais, pour la police de M. Hortefeux (le ministre de la Rafle et du drapeau était encore en fonction), les choses sont simples : passeport bricolé, c'est zone d'attente (une sorte de prison administrative où sont placés les étrangers soupçonnés de vouloir entrer illégalement avant d'être réexpédiés là d'où ils viennent). Williana s'est donc retrouvée en prison administrative, et tant pis si elle a 12 ans ! Au trou, la gamine ! Madame Dati doit être contente ! Elle rêvait de mettre les enfants en prison dès 12 ans, M. Hortefeux l'a fait, M. Besson dit amen et le Juge des libertés et de la détention bénit le tout !

1679,1143250237,19.jpgEn effet, Williana a été traduite ce matin devant le JLD de Créteil : une enfant de 12 ans, dans le box (vitré !) des accusés, surveillée par des policiers en uniforme, le revolver au côté, en audience publique ! Un interrogatoire sans gentillesse et, au bout du compte une décision de maintien de cette gamine en zone d'attente jusqu'à ce que l'OFPRA statue sur la demande d'asile introduite pour l'enfant (la PAF avait réservé un vol de rapatriement samedi, et la demande d'asile était le seul moyen de bloquer l'expulsion).

On en est là : le père et la belle-mère de Williana ont confié leur plus petite fille aux grands-parents, ont laissé tomber leur travail, se font héberger chez de amis à Paris et tentent désespérément de récupérer l'enfant. En face, la police, la justice, l'administration sont intraitables et Williana reste en prison.

Cela ne peut pas durer. Williana doit retrouver sa famille. La place d'une enfant de 12 ans est à l'école, pas en prison administrative, même pour faire plaisir à M. Hortefeux et à son successeur.

 Le préfet du Val-de-Marne, le ministre de la Rafle et du drapeau, le président de la République ont le pouvoir de la libérer, ils doivent le faire.”

 

°°°°°°°°°°  Reçu ensuite le 20 janvier 2009, à minuit 15 :

 

WILLIANA, 12 ANS, LIBRE APRES 4 JOURS DE PRISON ADMINISTRATIVE_______________V3030045.jpg

“Vers 12h aujourd'hui, le Juge des libertés (sic) et de la détention du TGI de Créteil décidait légal et légitime de maintenir Williana (12 ans), en prison administrative pour étrangers à la demande du préfet du Val-de-Marne en application de la volonté du ministre de la Rafle et du drapeau, conformément aux voeux du président de la République.

Aucun de ces très importants personnages ne trouvait à redire au fait qu'une gamine de 12 ans soit maintenue en prison administrative et empêchée de rejoindre ses parents sans avoir commis le moindre délit.

Brutalement, vers 16 heures, le sens moral et le sens commun leur sont revenus : les coups de fil et les mails de plus en plus nombreux scandalisés de ces décisions, l'intervention aussi de Jean-Marc Ayrault, Maire de Nantes (ou habite le père de Williana), la parution du communiqué du RESF annonciateur d'un scandale important les ont fait réfléchir. Les parents de Williana étaient prévenus vers 16 heures qu'un laissez-passer allait lui être délivré. Quelques heures à peine pour désavouer la présidente du JLD de Créteil et renier ce que les uns et les autres assumaient… beau record …

V3030043.jpgWilliana a donc été libérée, et tout le monde s'en réjouit. C'est à l'évidence le résultat de la mobilisation et du début de médiatisation. Il en va de certains ministres comme de certains nuisibles : la lumière leur fait peur. Que toutes celles et tous ceux qui ont réagi en téléphonant, en envoyant des fax ou des mails aux autorités soient remerciés. Ils ont fait œuvre salutaire et efficace.

V3030010.jpgL'affaire est donc réglée pour cette enfant (mais combien de temps va-t-elle continuer à faire des cauchemars et à trembler à la vue d'un uniforme ?  Qui prend en compte ces dégâts-là ?). Mais chaque année, des dizaines, des centaines même d'enfants subissent les mêmes mauvais traitements sans avoir la chance de Williana. Des centaines d'enfants sont refoulés vers des pays où, parfois, personne ne les attend au mépris de toutes les conventions internationales.”

____________Ces deux textes m’ont été envoyés par le Réseau RESF : le Réseau d’Éducation sans Frontière.

Si vous ne souhaitez pas que d’autres enfants subissent le même sort, je vous invite à aller consulter le site du réseau afin de prendre connaissance de la situation et des pétitions auxquelles vous pouvez  participer.

V3030008.jpgL’adresse du site est : www.educationsansfrontieres.org

Avec toutes mes salutations à tous.

Chloé Laroche

09/12/2008

Pourquoi certains dont moi-même utilisent le mot RAFLE pour qualifier les arrestations des étrangers expulsés de France ? Actualités françaises et DROITS DE L'HOMME. Pétition pour une famille de Grenoble menacée d'expulsion.

 

Bonjour à tous et toutes,

Mn_10.jpgHier, Madame la Ministre Rama YADE s'est exprimée dans l'émission "Bourdin & Co" sur la radio RMC. Elle a dit clairement à Jean-Jacques BOURDIN que les expulsions des enfants étrangers étaient une atteinte aux Droits de l'Enfant sur le sol français... des enfants scolarisés qu'on arrache à leur école, des enfants traumatisés en voyant leurs parents brutalisés, poussés de force dans les avions.Mn_117b.jpg

Des personnes emploient le terme de "Rafle" pour qualifier ce qui se passe dans ces expulsions et d'autres personnes sont choquées qu'on puisse utiliser ce terme utilisé lors de la Seconde Guerre mondiale et qui devrait être selon elles réservé à la Shoah. Alors je viens vous donner ici des réflexions historiques sur le mot "rafle" tirées des commentaires du site encyclopédique internet Wikipédia.

Voici donc ces réflexions et définitions, suivies des déclarations de Stéphane Hessel, que j'ai choisies aujourd'hui de vous transmettre, à travers l'article d'Élizabeth Pineau, au cas où vous ne seriez pas encore au courant de sa pensée sur la France d'aujourd'hui ; vous trouverez aussi en fin d'article une pétition à signer pour une famille de Grenoble menacée d'expulsion. Je suis honteuse de ce qu'il se passe dans mon pays, la France, honteuse et révoltée de toutes ces expulsions d'enfants avec leurs parents, en colère contre les mesures inhumaines prises pour exclure des familles de France... et je continuerai à prendre la plume pour dénoncer la politique de Monsieur Hortefeux et faire savoir... pour que nous soyons nombreux à agir et à se révolter. 

Chloé Laroche________________________

 

Réflexions sur le mot "RAFLE" tirées des commentaires du site encyclopédique internet Wikipédia :

"Une rafle est une arrestation en masse d'une partie ciblée d'une population, faite à l'improviste et organisée par la police. Ce type d'arrestation est basée sur l'effet de surprise, afin notamment d'empêcher les personnes visées par l'arrestation de s'organiser pour y échapper.

Rafles de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale :

On attribue souvent le nom de rafles aux arrestations opérées par les polices françaises et allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale sur les Juifs en vue de leur déportation.

La plus célèbre de ces opérations est la rafle du Vél' d'Hiv' (1942).

Vel' d'Hiv, est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. En juillet 1942, le régime nazi organise l'opération « Vent Printanier » : une énorme rafle de Juifs dans plusieurs pays européens. En France, le régime de Vichy mobilise la police française pour participer à l'opération: à Paris, 9 000 policiers et gendarmes rafleront les Juifs. Le 17 juillet, en fin de journée, le nombre des arrestations dans Paris et la banlieue était de 13 152, selon les chiffres de la préfecture de police.

Le 16 juillet 1942, à 4 heures du matin, 12 884 Juifs sont arrêtés (4 051 enfants, 5 802 femmes et 3 031 hommes). Un nombre indéterminé, prévenu par la Résistance ou bénéficiant du manque de zèle de certains policiers, parvient à échapper à la rafle. Les conditions sont très dures : les personnes arrêtées ne peuvent prendre avec elles qu'une couverture, un pull, une paire de chaussure et deux chemises. De plus les familles sont séparées ; la plupart ne seront plus jamais réunies.

Après leur arrestation, une partie des Juifs sont emmenés par autobus dans le camp de Drancy (au nord de Paris). Une autre partie est envoyée vers le Vélodrome d'hiver (situé dans le XVe arrondissement), qui sert de prison provisoire (cela avait déjà été le cas lors d'une rafle à l'été 1941). Ce sont donc environ 7 000 personnes qui devront survivre pendant cinq jours, sans nourriture et avec un seul point d'eau. Ceux qui tentent de s'enfuir sont tués sur le champ. Une centaine de prisonniers se suicident. Les prisonniers seront conduits dans les camps de Drancy, Beaune-la-Rolande (dans le département du Loiret) et Pithiviers, avant d'être déportés vers les camps d'extermination allemands.

Cette rafle représente à elle seule plus du quart des 42 000 Juifs envoyés à Auschwitz en 1942, dont seuls 811 reviendront chez eux après la fin de la guerre. En 1979, Jean Leguay, le représentant du secrétaire général de la police nationale, René Bousquet, en zone occupée, est inculpé pour son implication dans l'organisation de la rafle, mais il meurt avant d'être jugé, en 1993.

Selon la préfecture de police, le nombre d'individus arrêtés s'élève à 13 1524. C'est aussi ce nombre qui est gravé sur la stèle commémorative située à l'emplacement du vélodrome.

 

Rafles pendant la Guerre d'Algérie :

 

Afin de lutter contre l'indépendance de l'Algérie qui se dessine entre 1958 et 1962, le gouvernement de l'époque permet des interpellations à plus grande échelle : plusieurs rafles ont lieu à Paris, mais aussi Alger.

Maurice Papon est nommé Préfet à Paris en 1958. À plusieurs attentats perpétrés sur le sol algérien, il répond à Paris par des rafles de Français musulmans d’Algérie. Une « Force de police auxiliaire » est mise en place, et soupçonnée de pratiquer la torture. En parallèle, des suspects peuvent être interpellés et arrêtés, sur simple décision administrative au Centre d’Identification de Vincennes ou au Palais des Sports.

Lors de la Bataille d'Alger, 20.000 autochtones sont arrêtés arbitrairement, mais à peine plus de 16.000 sont relâchés. Le général Massu, dans son livre « la Vraie Bataille d'Alger » explique qu'un peu plus des 3.000 personnes manquantes ont subi le sort des « crevettes Bigeard » (les deux pieds noyés dans du béton, et les personnes jetées par hélicoptère dans la mer).

 

Rafles d'étrangers en situation irrégulière depuis 2003 :

 

L'utilisation du terme « rafle » pour désigner les opérations de police récentes visant à l'arrestation d'étrangers en situation irrégulière fait polémique. Si un tel vocable a été repris, c'est à cause de la technique spectaculaire de clore toutes les issues, les rues d'un quartier et parfois aussi le Métro à grand renfort de police, où tout le monde est embarqué pour vérification de papiers.

En France, des militants favorables aux sans-papiers utilisent le terme rafle pour désigner des opérations massives d'interpellation d'étrangers en situation irrégulière pouvant aboutir à leur expulsion. De telles interpellations ont eu lieu dans les quartiers Parisiens de Belleville, Château Rouge, Château d'Eau, parfois près des lieux de distributions des Restos du Cœur.

 

Contexte : décisions gouvernementales  :

 

Dans un courrier en date du 22 octobre 2003, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy demande aux préfets de « mobiliser les services de l'Etat » afin d'obtenir un doublement du nombre de reconduites à la frontière par rapport à 2002.

Le 11 mai 2005 le Premier ministre Dominique de Villepin présente un « plan d’action de lutte contre l’immigration irrégulière » avec les objectifs chiffrés par Nicolas Sarkozy, et assorti du concours d’un comité interministériel et de la création de « pôles départementaux » pour l'éloignements d’étrangers en situation irrégulière." 

Source : Encyclopédie Wikipédia Internet.

 

Mn_117b.jpg____________________________ La France, mauvaise élève des Droits de l'homme, selon Stéphane HESSEL :

 

Article d'Elizabeth Pineau :

 

"La France ne peut se targuer d'être exemplaire en matière de droits humains vu sa façon de traiter les étrangers et les prisonniers, estime Stéphane Hessel, co-auteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

 A 91 printemps, le vieil homme aux manières délicieuses est l'invité permanent des cérémonies du 60e anniversaire de ce texte adopté le 10 décembre 1948 à Paris par les 48 pays membres de la toute jeune Organisation des Nations unies.

Ces cérémonies culmineront mercredi par une soirée au palais de Chaillot, où Stéphane Hessel lira le préambule de la Déclaration avant la projection de 22 courts-métrages réalisés par autant de metteurs en scène du monde entier.

Le diplomate avait à peine 30 ans lorsqu'il entama les travaux conduisant à la rédaction du texte.

Soixante ans plus tard, malgré son grand âge, l'ancien résistant, qui joua aussi les médiateurs pour les sans-papiers, veut rester un aiguillon pour les autorités françaises.

"Non, elle ne doit en aucun cas s'enorgueillir, c'est toujours mauvais", répond-il quand Reuters lui demande si la France de 2008 peut se vanter d'être encore la patrie des droits de l'homme.

"Elle doit constater que si elle fait certaines choses correctement il y en a d'autres qu'elle ne fait pas bien. Notamment, elle s'occupe mal de ses immigrés, elle s'occupe mal de ses sans-papiers et elle ne s'occupe pas bien du tout non plus des questions d'asile", ajoute-t-il.

En avril 2007, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France pour la façon dont elle renvoie les étrangers menacés dans leur pays d'origine.

Plus récemment, elle lui a demandé de surseoir à un projet de charter franco-britannique visant à rapatrier vers leur pays des Afghans en situation irrégulière.

"PAS À LA HAUTEUR"____________

"La France ne fait pas ce qu'elle devrait car elle a une tradition de pays d'immigration et de pays d'asile. Elle n'est pas la hauteur", regrette Stéphane Hessel.

Le diplomate se fait aussi le garant des droits des détenus à l'heure où les prisons françaises enferment plus de 64.000 personnes, un chiffre record qui s'ajoute à la multiplication des suicides de détenus -- plus d'une centaine cette année.

Le 16 octobre, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné Paris pour manquement à son obligation de "protéger le droit à la vie d'un détenu".

"Nous devrions faire un effort pour avoir des prisons un peu moins inhumaines", insiste Stéphane Hessel.

Distillées de débats en réunions, ses mises en garde visent d'abord l'Elysée.

"Tous mes messages, je les adresse toujours au président de la République française, quel que soit son nom", dit-il.

"Le nom actuel est celui d'un fils d'immigré. Donc s'il y a quelqu'un qui devrait savoir qu'il faut considérer l'immigration non comme un fléau mais comme une richesse, c'est bien notre président actuel Nicolas Sarkozy", fait-il remarquer à propos du chef de l'Etat, qui est d'origine hongroise.

Mn_112b.jpgAux yeux de Stéphane Hessel, l'actuel président "pourrait en faire beaucoup plus", tout comme la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade. "Elle est très sympathique. Mais fait-elle assez pour promouvoir les Droits de l'homme dans le monde ? Je n'en suis pas absolument convaincu."

Malgré ses critiques, Stéphane Hessel ne veut pas se laisser aller au pessimisme et relève les avancées obtenues en 60 ans sur le chemin des libertés.

"Il y a eu la fin du stalinisme, la fin de la colonisation, la fin de l'apartheid, nous avons un Tribunal pénal international pour juger les tyrans : bien sûr que les choses progressent", lançait-il le mois dernier lors d'un débat en présence de l'écrivain bangladaise Taslima Nasreen, chassée de son pays pour avoir critiqué les extrémistes islamistes.

Mais quand on lui demande si les Jeux olympiques de cet été à Pékin ont permis d'améliorer les droits humains en Chine, sa réponse est sans appel : "Ça n'a servi à rien."

ARTICLE de Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse.

 

Mn_11a-1.jpg__________________________________PÉTITION POUR UNE FAMILLE DE GRENOBLE MENACÉE D'EXPULSION :


Altina, Dorentina et Jetmir doivent profiter d’une scolarité sereine.

 Nous voulons qu’Altina, âgée de 4 ans en classe de Moyenne Section, Dorentina, âgée de 6 ans en classe de C.P. et Jetmir, âgé de 7 ans en classe de C.E.1., puissent profiter d’une scolarité sereine à l’école du Lac.

 Comme leurs parents, Bajtijé et Hysen, ils sont originaires de la région du Kosovo, en Serbie-Montenegro.

 Ils sont arrivés en France en mai 2006 après avoir fui leur pays. Parce qu’Hysen, leur père, était opposant politique adhérant au L.D.K. (Ligue Démocratique du Kosovo) et membre de l’association “Mère Thérésa”, la famille a été menacée et agressée à de nombreuses reprises.Leur maison a même été incendiée. 

A la suite de refus de Titres de Séjour ou d’Asiles Politiques, Hysen et Bajtijé ont reçu des O.Q.T.F. (Obligations de Quitter le Territoire Français) en mai 2007, qui ont été confirmées le vendredi 31 août dernier. 

Ils sont désormais, accompagnés de leurs enfants, expulsables à tout moment. 

 A l’appel du Comité R.E.S.F. 38 (Réseau Education Sans Frontières) du Lac*, les signataires (parents et intervenants de l’école du Lac) attendent que les pouvoirs publics traitent avec humanité les demandes de régularisation de cette famille. 

 

 *Le Collectif R.E.S.F. du Lac est composé de 38 citoyens membres du comité de parents ou travaillant dans les écoles maternelle et élémentaire. 

 Contacts : 04 76 40 39 95 / 06 66 49 92 26

 

COMMENTAIRES :Mn_112b.jpg

 

Louis-Marie HAMEL, bibliothécaire pour la jeunesse. PARIS :

Ne pas aider cette famille arrivée en France pour fuir une situation dramatique serait grave. Ne pas les régulariser reviendraient à de la non assistance à personnes en danger. D'ailleurs, quel danger représentent ce couple et leur trois enfants pour notre société ? Il faut les aider, au nom du respect de la justice et de l'humanité, c'est-à-dire les régulariser et, en aucun cas, les expulser. Oui à une société ouverte et tolérante, respectueuse des droits humains fondamentaux.

 

CRON Henri :

Le KOSOVO est un pays de non-droit, comme nous l'apprenons pratiquement chaque semaine en rencontrant les réfugiés Kosovars qui arrivent à Mulhouse. Les débats politiques se règlent par la menace, les coups et les exactions. Les fractions politiques imposent leur volonté par des méthodes mafieuses. Tout cela de passe au nez et à la barbe de la KFOR dont un contingent français, chargés par l'OTAN de maintenir l'ordre. La situation s'est condidérablement aggravée depuis l'indépendance en mars 2008, les milices politico-mafieuses étant maintenant légitimées par les élections. Retourner là-bas pour quelqu'un qui y a déjà été menacé de mort est le condamner à mort.

 

Gilles KUNTZ :

Conseiller municipal de Grenoble, je combats à vos côtés pour obtenir des papiers pour tous ceux qui font notre ville riche de toutes ses cultures

 

Bernadette, institutrice retraitée :

Je demande que la vie des personnes, en particulier des enfants, dans leur pays d'origine soit prise en compte. Que vivra cette famille au Kosovo lorsqu'elle sera expulsée de France ? Que deviendront ces trois enfants ? Quel avenir leur est offert ? J'ai honte de notre pays "des droits de l'homme", "terre d'accueil" !

 

PÉTITION POUR CETTE FAMILLE : http://www.educationsansfrontieres.org/article8031.html

 

 

 

 

 

 

 

02/12/2008

Un père est venu chercher ses enfants à l'école, encadré de policiers. Pour une expulsion de France. Cela s'est passé à Grenoble.

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Bonsoir à tous et toutes,

 

Je suis effarée d'apprendre ce qui s'est passé il y a quelques jours dans ma ville, à l'école du Jardin de Ville de Grenoble.

"Suite à l'arrestation de la famille Kurtishji dont trois enfants étaient scolarisés à l'école du Jardin de Ville (Jashko en primaire, Riccardo et  Muhammed en maternelle) en date du 24 novembre 2008 et à leur mise en centre de rétention de Lyon Saint-Exupéry, la famille a été expulsée de France par le vol de 11h15 pour Leibzig le mardi 25 novembre malgré les tentatives désespérées de la Cimade, du collectif du Jardin de Ville et de RESF 38 !"

La situation est particulièrement grave car il s'agit d'une "Première" en Isère : "venir chercher les enfants pendant la classe"...!!!

J'ajouterai que ces enfants et leurs parents ont été emmenés au camp de rétention de Lyon, qui est une prison spécialisée où on parque les étrangers en instance d'expulsion. Ils ont passé la nuit là-bas et ont été expulsés le lendemain, en avion.

Pouvez-vous imaginer la panique de cette famille, les larmes de ces enfants arrachés à leur siège d'école, à leur pays, le nôtre maintenant... Pouvez-vous imaginer le sang glacé dans leur veines, sang glacé d'effroi et de frayeur, face à la machine implacable d'un système machiavélique.

C'est terrible et je demande, en tant que citoyenne du pays des Droits de l'Homme et petite-fille de résistant de la Seconde guerre mondiale, que Monsieur le Ministre Hortefeux soit renvoyé de sa fonction.

Je souhaite vivement et de toutes mes forces que le Président Sarkozy prenne la mesure de l'horreur qui se déroule sur le territoire français, cette horreur qui prend forme dans notre pays... et qu'il prenne des mesures pour arrêter ces expulsions... qui font partie de l'impensable, de l'inhumanité.

Je demande que cette famille soit ramenée en France et que ces enfants reprennent leur place dans leur école maternelle et primaire.

J'ai honte de savoir que demain je peux emmener mon fils à l'école et que ces enfants innocents vivent un cauchemar sans nom, alors qu'ils vivaient dans la même ville que moi.

Chloé LAROCHE

___________________________________

_______________Voici le texte du Collectif des parents d'élèves
extrait du site http://www.educationsansfrontieres.org ____________________________________________

 

"Lundi 24 novembre vers 15h30, nos enfants ont assisté au départ précipité de 3 de leurs camarades. Encadrés par des policiers jusque dans l’enceinte de l’Ecole maternelle, leurs parents sont venus chercher Jashko, Riccardo et Muhammed en pleine classe.ange_ange_bleu2.jpg

Ils ont été expulsés de France mardi matin à la première heure sans possibilité effective de recours. Comme nos enfants, nous sommes choqués par cet évènement. Nous tenons à exprimer notre profonde indignation :

- face à la présence de la police dans l’enceinte de l’école,

- face au départ contraint de trois enfants pendant la classe.

Nous demandons au Préfet des explications sur cette intrusion policière dans l’Ecole. Une audience au service de la préfecture a été demandée pour le jeudi 27 novembre à 18h00. Une délégation de Parents d’élèves quittera l’école à 17h45 pour se rendre à la préfecture. La place de ces enfants est à l’école pour poursuivre leur année scolaire au côté de leurs camarades !"

Collectif de parents d’élèves de l'école du Jardin de Ville.

Contact : contact@CollectifJardinDeVille.org ___________________________________________________

 

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Voici l'article d'Emmanuelle, qui fait partie du réseau "Éducation sans Frontières 38" :

 

________________________________"Une première en Isère : des enfants raflés à l’école."

 

"Bonsoir, Hier s’est produit un fait très grave à l’école du Jardin de Ville, à Grenoble.ange_ange_amour2.jpg

A 15h45, un père de quatre enfants (un de moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l’école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants.

A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon. Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d’entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin.

Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l’aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard. Nous n’avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d’école resteront vides.

ange-1124625925-t.jpgC’est une première en Isère : la traque des étrangers pénètre dans les écoles. Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l’école. Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".

Merci !"

Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38.

22/11/2008

Suite à l'expulsion de la famille Rrusta, j'ai honte d'appartenir à ce pays dans lequel des enfants sont traités comme des délinquants

Suite de mon article d'hier : "Appel urgent pour une famille devant être expulsée le 22 novembre, dont quatre enfants".

 

 

--------------------------- URGENT __________________________ Des nouvelles :

 

dorian_cleavenger-c-t.jpgBonsoir,

 

Je suis triste ce soir, honteuse d'habiter la France. Honteuse de pouvoir y rester alors que des familles sont expulsées dans des conditions ignobles par des personnes iniques, viles, infâmes. Des enfants qui sont nés en France... sont expulsés avec leur parents ou sans eux, comme pour cette maman malienne dont je vous donne l'explication plus bas.

 

Je suis meurtrie ce soir de voir que l'on peut continuer de dormir sans réagir aux atrocités qui se passent dans notre pays. Alors je vous demande, si vous avez conscience que ce qui se passe est grave, de réagir en écrivant, en envoyant des mails, en signant les pétitions du site Éducation Sans Frontières, en faisant connaître à vos amis ce qui se passe.

Chloé Laroche

Voici les faits, donnés par le site d'Éducation Sans Frontières :

 

"Comme vous verrez dans le message, la famille kosovare de Pau a été expulsée. On a fait intervenir Josiane Balasko (qu'on remercie), en vain. La bête voulait ses proies...

C'est maintenant une jeune mère malienne qu'Hortefeux veut à son tableau de chasse. Il est prévu de l'expulser demain... sans sa fillette de 5 ans.  On dit ce qu'on pense aux responsables, sans injures ni diffamation... 

 

Ce 22 novembre 2008 :

 

SEMAINE DE TOUTES LES HORREURS CHEZ HORTEFEUX___________________fee-lune-t.jpg

 

Le ministre de la rafle et du drapeau que d'aucuns donnent partant de sa fonction semble décidé à laisser sa trace dans le livre des records de l'expulsion crasseuse.

Ce matin le préfet des Pyrénées Atlantiques a fait expulser une famille kosovare au départ d'Hendaye. Les parents et les quatre enfants (10 ans, 8 ans, 4 ans et 16 mois) ont été montés dans l'avion fourgon cellulaire du ministère préposé aux expulsions. Le plus jeune des enfants avait été opéré des amygdales trois jours auparavant. La maman avait été hospitalisée peu avant pour des problèmes psychiatriques graves. Comme quelques autres, la préfecture de Pau a mis au point une procédure ultra-rapide d'expulsion qui permet de couper court au contrôle de la justice. Les services préparent l'affaire dans la discrétion, demandent les laissez passer, réservent l'avion et, le jour dit, fondent sur leur proie, expulsé le jour même ou le lendemain, ce qui permet de se dispenser du passage devant le juge des libertés et de la détention. Félicitations au préfet des Pyrénées Atlantiques, beau travail, six expulsions d'un coup, dont quatre enfants, le ministre va être content. Au mois d'août, la famille Sylejmani et ses  enfants avait été expulsée dans les mêmes conditions de secret.

 

On continue en Seine-et-Marne où Fatoumata Diarra, jeune Malienne, a été arrêtée hier au guichet de la préfecture de Melun. Sa fille, Sira à cinq ans, elle est née en France, elle est scolarisée en maternelle à Dammarie Les Lys (77). Sira a passé sa première nuit séparée de sa mère enfermée au Centre de Rétention de Plaisir (78).

Sa maman, Fatoumata Diarra, est d'origine malienne, travaille, a un logement et veut vivre en France. Elle a déposé plusieurs dossiers de demande de régularisation dont deux sont en cours : un dossier de demandeur d'asile et un dossier de régularisation par le travail. Fatoumata Diarra a été arrêtée le vendredi 21 novembre à la préfecture alors qu'elle venait déposer ce dossier !

Sira est accueillie par des voisins. Le traitement imposé à madame Diarra et à sa fille Sira est inhumain On ne peut pas séparer un enfant de sa mère, quelque soit le prétexte, cela ne peut être toléré ! Elle est née en France et y vit. Elle est chez elle ! Cette enfant, de plus, est exposée aux plus grands risques dans son pays.

Madame Fatoumata Diarra et sa fille doivent pouvoir continuer à vivre parmi nous et Sira doit pouvoir poursuivre sa scolarité avec ses camarades.

Nous exigeons sa libération et demandons à monsieur le préfet de Seine et Marne de lui accorder un titre de séjour avec possibilité de travailler.

La même  semaine, le ministre de l'identité nationale avait été amené à régulariser précipitamment une  jeune femme privée du droit au séjour au prétexte du décès de son enfant français,  en rejetant la faute sur le préfet du 92 et en regrettant de n'avoir pas été informé. « Salauds de préfets » insinuait-il….

Cette fois-ci il est informé !

Les horreurs, ça suffit ! Le festival Hortefeux doit prendre fin. Cet homme et sa politique sont dangereux. Pour les sans papiers qu'ils martyrisent. Mais aussi pour l'administration et la police à qui ils imposent des gestes que la conscience des fonctionnaires ne peut que réprouver. Il faut que cela s'arrête. M. Hortefeux doit être arrêté.

Fatoumata sera traduite devant le juge des libertés et de la détention du TGI de Versailles (5 place André Mignot, 78000 Versailles) demain dimanche 23 novembre à 9 heures. Le RESF appelle à venir la soutenir. Une conférence de presse aura lieu devant le tribunal en présence de  la sœur de Fatoumata, d'enseignants de l'école de l'enfant et de parents d'élèves.

 ange-1124625925-t.jpgPour tous ceux que ces pratiques révoltent :

Téléphone, fax et mail du préfet de Seine et Marne.

Tel : 01 64 71 77 77   Fax : 01 64 71 75 25

secdircab@seine-et-marne.pref.gouv.fr

michel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.fr

fax : 01 64 71 76 51

Service éloignement 77 : 01 64 71 79 20

Service des étrangers  fax : 01 64 71 78 64

 

Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 - Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général  : secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr  et geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

 à Matignon  :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...

Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

 

Chloé 

 

 

 

Action urgente pour un couple et leurs quatre enfants devant être expulsés ce soir ou demain par avion militaire. Pétition et courriers à faire.

Pau (64) : Pour le couple Rrusta et leur quatre enfants en Centre de Rétention -URGENT : expulsion ce soir ou 

demain !! ____________________images.jpeg

 

Nous demandons que Monsieur et Madame Rrusta-Berisha et leurs enfants soient libérés du centre de rétention d’Hendaye. Ce n’est pas la place pour une famille !  Nous demandons que la préfecture de Pau prenne acte de l’état de santé de Madame Rrusta-Berisha, et tienne compte des démarches administratives et juridiques faites et à venir pour protéger Madame Rrusta et toute sa famille.

 

images-2.jpeg__________“Comment accepter que des enfants soient traités comme des délinquants ? Comment accepter que des parents soient humiliés devant leurs enfants ? Comment accepter la violence faite à cette famille ? Nous ne pourrons jamais nous résigner, nous ne pourrons jamais oublier ces actes terribles et honteux commis dans le Pays des Droits de l'Homme.” (Isabelle) _____________________

 

20h00 ce soir :

 

"Pas de jld et requête en réfère rejeté. La famille sera expulsée ce soir ou demain par avion militaire !!

 

La deuxième "Opération Kossovo" de la préfecture de Pau n’a pas complètement réussi : la famille Rrusta n’a pas été expulsée hier, comme on peut supposer qu’elle aurait pu l’être.

 

La famille devrait être présentée samedi 22 novembre au juge des libertés et de la détention. Dès que l’heure est confirmée, un message d’information vous parviendra.

 

Monsieur ELVERT RRUSTA et Madame HASA BERISHA sont originaires de l’ex-Yougoslavie, de Serbie-Kosovo. Dès qu’ils ont pu, ils ont quitté cette région avec leurs trois enfants, Bleranda, née le 17 octobre 1998, Saranda, née le 31 juillet 2001 et Miranda, née le 24 février 2004, les visions d’horreur de la guerre les poursuivant malgré tout.

 

Réfugiés en France depuis le 31 mars 2007, ils ont cru pouvoir se reconstruire, oublier, tourner la page. Arblend naît en France le 3 juillet 2007, espoir d’une vie nouvelle.

 

Malgré toutes les démarches effectuées, leur situation, comme celles de beaucoup d’autres familles, reste extrêmement précaire, jusqu’à ce 20 novembre 2008, où la préfecture de Pau fait procéder à leur arrestation.

 

Les quatre enfants, âgés de 16 mois à 10 ans, sont emmenés avec leurs parents dans les locaux de la CRS 25 où ils resteront enfermés pendant des heures, alors que les enseignants, les parents des camarades de classe, les amis les cherchent vainement, appelant la préfecture, la police et la gendarmerie qui ont prétendu ne rien savoir !

 

Ce jeudi 20 novembre 2008, journée internationale des droits de l’enfant, journée commémorative de la signature par la France le 20 novembre 1989 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, quatre enfants ont été arrêtés, quatre enfants ont vu leur mère partir d’urgence à l’hôpital, victime du nouveau traumatisme de cette arrestation, quatre enfants ont vécu dans la terreur de l’expulsion, car l’avion était prévu, l’expulsion devait se faire en catimini !

 

Nous demandons que Monsieur et Madame Rrusta-Berisha et leurs enfants soient libérés du centre de rétention d’Hendaye. Ce n’est pas la place pour une famille !

 

Nous demandons que la préfecture de Pau prenne acte de l’état de santé de Madame Rrusta-Berisha, et tienne compte des démarches administratives et juridiques faites et à venir pour protéger Madame Rrusta et toute sa famille."

 

Comité de Soutien 

 Ecoles Primaire et Maternelle

 Gaston Phoebus PAU

 

 

SIGNER LA PÉTITION :

 

________ http://www.educationsansfrontieres.org/article16612.htmlimages-1.jpeg

 

 

OU ÉCRIRE AU PRÉFET DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES :

philippe.rey@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr

OU ENCORE ÉCRIRE AU SECRÉTARIAT DE MONSIEUR HORTEFEUX : 

secretariat.general@iminidco.gouv.fr

 

---------------------------------

 

Ma lettre au Ministre Monsieur HORTEFEUX :

 

Monsieur le Ministre,

 

J'ai l'honneur de vous demander et de vous supplier de bien vouloir arrêter l'expulsion de la famille RRUSTA, qui comprend quatre enfants âgés de 16 mois à 10 ans.

 

J'ai appris avec effroi qu'ils se trouvaient dans un centre de rétention avec leurs parents, en attendant leur expulsion.

 

Au lendemain de la Journée des Droits de l'Enfant, vous ne pouvez accepter de poursuivre leur expulsion vers leur pays.

 

Dans le pays des Droits de l'Homme, les droits humains sont bafoués et je suis révoltée. Ces enfants n'ont pu recevoir les messages de soutien de leurs camarades de classe. Ils vont être rejetés de France comme des criminels. Ces enfants ne sont pas pires que les vôtres. Ils sont juste nés dans un pays difficile, que leurs parents ont fui, en temps de guerre. L’un d’eux est même né en France.

 

Je vous demande donc d'être clément et d'écouter ma supplique, car c'est une famille entière que vous déchirez, que vous brisez dans leur espérance, dans leur protection, en les renvoyant de France.

 

Je vous prie, Monsieur le Ministre, de bien vouloir agréer mes salutations distinguées.

 

Madame Laroche Chloé 

 

 

 

 

17/11/2008

Mon appel urgent pour une famille menacée d'expulsion. Deux enfants sont concernés. Pétition du Réseau "Éducation sans Frontières".

 

Bonjour,Mn_32.jpg

 

Vous savez que je suis indignée, révoltée, outrée... par la politique d'expulsion de nombreux étrangers sortis de France manu militari.

 

En voici un nouvel exemple, pour lequel je vous engage à bouger, car c'est une famille en souffrance, en danger et écartelée qui a besoin de votre aide.

Pour les aider, il faut rapidement participer à la pétition en cliquant sur ce lien et en allant signer sur  http://www.educationsansfrontieres.org/article16472.html

 

Cet appel est pour la famille KHALUIN. Deux enfants sont concernés dans ce drame.... Alors si votre coeur tremble de révolte et de solidarité, bougez en action d'écriture !!!Mn_EVENM009.jpg

 

Voici le récit de leur histoire rapportée par le site d'Éducation sans Frontières.

 

"Nogent sur Oise : régularisation pour la famille KHALUIN !

 

Mercredi 12 novembre, six policiers sont venus arrêter Monsieur KHALUIN au foyer ADOMA de Nogent sur Oise. Sa femme et ses enfants, absents à ce moment-là, ont pu échapper à l’arrestation. 

 

Ce sont des demandeurs d’asile qui ont fui la Chine à cause de persécutions religieuses. Ils ont reçu une Obligation à Quitter le Territoire Français. Le recours auprès de l’OFPRA a été rejeté la semaine dernière. Ils ont pourtant très peur d’un retour forcé en Chine car leurs coreligionnaires (ce sont des chrétiens) y sont persécutés (plusieurs ont été mis en prison). 

 

Les deux enfants (8 ans 1/2 et 3 ans) sont scolarisés dans les écoles élémentaire et maternelle de l’Obier. La petite parle le français sans aucun accent alors qu’elle n’est en France que depuis un an ! Tous ses enseignants sont admiratifs. C’est vraiment remarquable. La maman était professeur et elle apprend elle-même très vite le français. Dès son arrivée, elle a participé à la vie de l’école. Il s’agit d’une famille très dynamique, confiante et intelligente dont on devrait se réjouir de l’arrivée, car ce sont des personnes de qualité. Mn_BIJOU001.jpg

 

Nous, parents d’élèves, enseignants, citoyens, élus…, voulons que cette famille reste en sécurité en France et qu’elle voit sa situation régularisée."

 

Mn_10.jpg_____  Moi aussi, je voudrais que cette famille reste en sécurité en France et que ces enfants puissent vivre avec leurs deux parents.

 

Signons nombreux la pétition sur http://www.educationsansfrontieres.org/article16472.html

Chloé Laroche

 

 

06/09/2008

Ils s'aiment et pourtant... Ma révolte pour les couples dont l'un est étranger et que la France empêche de rester, de rester auprès de son conjoint, de sa famille, de ses enfants.

1358334994.jpgILS S'AIMENT ET POURTANT_________________________

 

Bonjour !

 

 

Je vous avais parlé dans un article précédent des couples mixtes mis au ban public. 

Et du site qu'ils ont créé : http://www.amoureuxauban.net

 

Voici des exemples cités sur leur site qui me font bondir et me révolter. Comme je ne veux pas être la seule à bondir, je vous donne ces témoignages :

 

 ... Ziad, marocain, est reconduit à  la frontière. Le même jour, Patricia,  une Française avec laquelle il vivait  en concubinage depuis 3 ans, accouche de leur enfant français.  ... 

 

Après le décès de son conjoint français, Élisabeth, béninoise,  reçoit une mesure d’expulsion.  La préfecture lui reproche de ne plus avoir de vie commune avec son mari. ... !!! 1441715159.jpg

 

Gilbert, ivoirien, et Louise,  française, ne peuvent pas vivre  normalement. Ils sont mariés depuis 3 ans, mais la préfecture persiste  à refuser un titre de séjour à Gilbert. 

 

2122437419.jpg... Laurence, camerounaise, est  arrêtée par la police à son domicile.  Patrice, un Français avec lequel elle  est mariée depuis presque trois ans,  la voit partir menottée. Le lendemain, Laurence est expulsée. ... 

 

Sophie, française, et Hamid,  marocain, n’ont pas pu se marier.  Prévenus par le maire, les gendarmes ont interpellé Hamid qui a été expulsé quelques jours avant la  date prévue pour leur mariage.  Sophie était enceinte de trois mois. ... 

 

Samira, tunisienne, et Amin, français, n’arrivent pas à faire  reconnaître leur mariage célébré  en Tunisie. Cela fait deux ans qu’ils  attendent la délivrance du livret  de famille français et sont sans nouvelle de leur dossier. ... 

 

... Lydia, jeune algérienne âgée de 11 ans n’a pas été autorisée à  accompagner sa mère en France.  Cette dernière, mariée à un Français,  a obtenu un visa pour la France  mais le consulat refuse par contre  de donner un visa à l’enfant.  

 

1846355278.jpgILS S'AIMENT ET POURTANT.......

 

Ils vivent dans un pays, la France, qui refuse à un homme d'être présent à l'accouchement de son enfant et de vivre avec sa compagne, tout cela pour remplir des quotas de mesures d'expulsions.

 

Quel est ce pays où nous vivons dans lequel cette femme africaine, Laurence, est renvoyée dans son pays alors qu'elle est mariée depuis trois ans avec un français ?

 

Le Pen, s'il était passé, aurait fait tout cela, on s'en doute. Mais il n'est pas passé.

Poutant la France trépasse de honte, du non-respect des Droits élémentaires de l'Homme : ceux de pouvoir réunir sa famille, vivre avec ses enfants, vivre avec son mari ou sa femme, voir grandir ses enfants.

 

Un jour, il y aura des procès faits par ces enfants-là, issus d'un couple dont l'un était étranger, et ils porteront plainte contre l'État français qui les aura privés de leur parent, de leur père, de leur mère... de leur droit intrinsèque d'avoir une enfance vécue avec leur famille.

 

Je vous invite à aller lire à ce sujet le commentaire d'un certain Bernard qui a réagi à mon article récent sur les Justes et ceux qui défendent les étrangers menacés d'expulsion. Je remercie cet homme pour ce commentaire laissé sur mon blog et je pense qu'il a raison sur la suite de ce qui va arriver dans le futur.

 

Je vous invite aussi à aller visiter le site cité plus haut : http://www.amoureuxauban.net

ainsi que le site d'Éducation sans Frontières

et celui de la Cimade.

 

Il y a des pétitions sur ces sites, des actions à faire, des manifestations.

 

Pour ne pas rester les bras croisés à regarder l'amour se déliter, 

à regarder les familles être écartelées,

à regarder les Droits de l'Homme bafoués et malmenés.

 

Sincèrement vôtre,

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

31/08/2008

Les Justes reconnus mais ceux qui se battent aujourd'hui pour défendre les sans-papiers, expulsés, internés en camps ? Ceux-là sont bannis aujourd'hui.... Double politique d'un gouvernement cherchant à séduire l'Extrême-Droite.

2172 visiteurs ce mois d'août sur ce blog.

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_________________________ Mot de Chloé :

 

La Ligue des Droits de l’Homme de Toulon a écrit les deux articles que vous trouverez ci-après, articles de 2007 et 2008, avec lesquels je suis en total accord et que je choisis de  partager aujourd’hui avec vous.

Le deuxième article conclut ainsi : “Mais, au fait, ceux qui sont solidaires au quotidien avec les étrangers expulsés (cacher des sans-papiers, empêcher les brutales mises à l'avion des étrangers, défendre les familles en danger d'expulsion ou d'écartèlement)... ne sont-ils pas ceux que la nation consacrera comme Justes dans quelques dizaines d’années ?”

Oh combien je suis d’accord avec cette conclusion.

Les Justes ont été reconnus par la France comme des phares de solidarité, d’entraide et de fraternité envers leurs frères juifs. Des français ont agi concrètement pour défendre la vie d’un voisin, d’une mère, d’un enfant, d’un homme menacé par la Gestapo, d’un inconnu qu’il ont caché chez eux. 

Ils ont été des flammes d’humanité dans l’horreur de la Seconde guerre mondiale, horreur que Monsieur Sarkozy vient de dénoncer dans son discours le 25 août à Maillé, où 124 habitants de 3 mois à 89 ans ont été tués de façon atroce par 60 à 80 soldats nazis, le 25 août 1944. 49 enfants de moins de 14 ans dont des bébés de quelques mois ont été massacrés durant cette terrible tuerie.

Tout le monde a applaudi la présence et le discours de Monsieur Sarkozy ce jour-là à Maillé, en ce jour où ce village a enfin obtenu la fin du silence et de l’indifférence nationale. Le massacre a pris aux yeux des Français une mesure véritable de reconnaissance et de prise de conscience du passé  tombé dans l’oubli. Les massacrés, les martyrs de Maillé, les survivants... ont retrouvé la sérénité d’être entendus et reconnus, d’être compris et écoutés.

Mais pourquoi cette politique française à double face ? Le massacre du 25 août 1944 à Maillé est mis en exergue sur la première page du Gouvernement français, lequel met en place parallèlement depuis des mois des pratiques odieuses d’expusions et d’internements massifs en camps spéciaux pour étrangers et sans-papiers, ainsi que des mises à l’avion musclées de familles entières ou de chefs de famille étant obligés de laisser leur famille en France.166974259.jpg 

Je suis véritablement horrifiée par les expulsions et les internements d’étrangers, horrifiée par les raffles, par les chiffres à honorer de reconduites à la frontière (25 000 expulsions par an), par la souffrance causée aux couples déchirés, aux enfants enlevés à leurs écoles, à leurs parents, par l’attitude du gouvernement qui d’un côté se place en sauveur du monde en envoyant des soldats défendre la Paix contre des Talibans cruels... et puis développe par ailleurs une politique odieuse d’immigration, plaçant des personnes précises au coeur de centres spécialisés dans l’expulsion et la dénonciation, personnes que je comparerai aux S.S. Nazis et à la Gestapo.

C’est mon dernier mot et il est significativement fort. La Gestapo avait des méthodes et des actions. Aujourd’hui, on retrouve les mêmes méthodes dans un Gouvernement qui cherche à rallier toutes les voix d’Extrême-Droite en vendant son âme au diable d’une politique d’exclusion.

Chloé 118310870.jpg

 

 

 

_______________________ Poème d'un expulsé :

 

"ET QUI SE SOUVIENDRA DE MOI ?" _________ Nous tous, Keith Parker. Ton texte est relayé partout pour que chacun le lise en France. Chloé

 

Poème de Keith Parker de Crest.

 

 

La Rafle a commencé vers six 

 heures du matin. 

 

Enfant malade, mère affolée? Eux,

 ils s'en fichaient bien.

 

Les ordres sont les ordres, l'Etat

 ne veut plus vous voir.

 

On vous embarque, coûte que coûte.

 (On ne fait que not' devoir)

 

On les envoie à la misère, la souffrance,

 la mort ?

 

Et qui sait qui, demain parlera de

 leur sort?

 

CM2 doit parrainer un enfant d' la shoah

 Maîtresse m'a dit,

 

Comme ça tout le monde s'en souviendra.

 

C'est bien, mais c'est hier qu'elle

 me l'a dit.

 

La rafle, c'est aujourd'hui

 Et qui se souviendra de moi ?

 

Keith Parker

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______________________575844673.jpg

 

 (Articles extraits du site de la Ligue des Droits de l’Homme : http://www.ldh-toulon.net) :

 

SARKOZY À TOULON : son face à face avec la Ligue des droits de l’Homme.

 

Article de la rubrique  “les étrangers” / Date de publication : mardi 18 mars 2008.

 

A l’occasion de la venue à Toulon du président de la République pour un déplacement sur le thème de l’immigration et de l’intégration, les militants de la Ligue des droits de l’Homme lui ont remis le communiqué que vous trouverez ci-dessous. Les journaux télévisés de France 3 ainsi que la presse du lendemain ont rendu compte de cette “rencontre”.

La section toulonnaise de la LDH avait demandé à participer à la table-ronde. Cela nous a été refusé. Nous sommes malgré tout parvenus à transmettre notre communiqué à son destinataire.

 

Voici LE COMMUNIQUÉ :

 

980250214.jpgLes étrangers sont des hommes, tout n’est pas permis contre eux___________________________

 

La section de Toulon de la LDH salue les deux éminents représentants de la République que sont le Président de la République et le Ministre de l’Immigration, venus à Toulon promouvoir le thème « immigration maîtrisée, intégration réussie ».

Tous deux sont porteurs des valeurs de la République.

Il est de notre devoir de rappeler que la politique menée aujourd’hui dans le domaine de l’immigration est contraire aux valeurs d’humanité dont notre pays se revendique. Il est injustifiable d’en venir à considérer a priori l’étranger comme un fraudeur, de refuser un mariage au motif qu’un des conjoints n’est pas européen, de faire ramasser des enfants jusque dans des écoles, de traquer des « basanés » dans le but de faire du « chiffre », d’avoir recours à des tests ADN pour des familles candidates au regroupement familial…

Le recours à cette politique a été présenté comme un moyen de « priver » l’extrême droite de son électorat traditionnel. Certes, le résultat du premier tour des élections municipales en témoigne, l’extrême droite est quelque peu asséchée, mais la droite est trop souvent devenue extrême, oubliant les valeurs de solidarité et de fraternité auxquelles nous sommes attachés.

La France qui a souvent été un pays d’accueil pour les victimes apparaît aujourd’hui comme un pays avant tout xénophobe.

Les circonstances ne sont pas comparables, mais les déclarations du cardinal Saliège sont aujourd’hui d’actualité : « Les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. » C’est pourquoi la section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme demande solennellement au Président de la République de revenir à une politique digne de la France et respectueuse à l’égard de tous les étrangers.

Toulon, le 10 mars 2008.

 

Après la lecture ... 

A peu près simultanément, la banderole que les militants de la section locale de la LDH ont voulu déployer leur a été violemment arrachée, un militant était évacué manu militari par des policiers en civil pour avoir crié : « Toulon ne deviendra pas le laboratoire de la politique de Brice Hortefeux »...

Confisquée, la banderole !

Nulle fausse note ne serait tolérée. Toulon, tel un village-Potemkine, devait donner l’image rassurante d’une cité heureuse de recevoir son président.

Et voici dans quel état la banderole nous a été rendue le lendemain... Froissée, déchirée, détruite.

Les journaux télévisés de France 3 ont rendu compte de cette rencontre.

 

2110592182.jpg____________________________________________________________________________________________

(Deuxième article extrait du site de la Ligue des Droits de l’Homme : http://www.ldh-toulon.net) :

 

 

EXPULSIONS D'ÉTRANGERS hors de nos frontières :  faire du chiffre ... est-ce bien juste ? 

 

Article de la rubrique  les étrangers / Date de publication : mardi 23 janvier 2007.

 

Il y a quelques jours, la nation rendait un hommage solennel aux Justes qui ont permis à notre pays de « retrouver le sens de la fraternité, de la justice et du courage ».

La semaine précédente, Nicolas Sarkozy avait montré sa satisfaction des bons chiffres obtenus dans le domaine de la gestion des étrangers...

_____________________ 

 

Lors de la conférence de presse du 11 janvier 2007, au Ministère de l’Intérieur, le ministre-candidat s’est félicité de la « chute spectaculaire du nombre des demandes d’asile adressées à la France. Il a diminué de 10% en 2005 (passant de 57 000 en 2004 à 52 000 en 2005) et de 35% en 2006 (pour atteindre 35 000). »

Il a poursuivi :

« Parallèlement, nous avons raccompagné vers leurs pays, à partir de la métropole, 24 000 étrangers en situation illégale en 2006, ce qui représente une augmentation de 140% par rapport à 2002 et de 20% par rapport à 2005. Outre-mer, un effort considérable a également été accompli, puisque le nombre des éloignements a atteint 24 000 en 2006.

« Ces chiffres sont le résultat direct des objectifs chiffrés que j’ai fixés aux préfets, de l’augmentation de la capacité d’accueil dans les centres de rétention administrative (1 000 places en juin 2002, 2 400 places en juin 2007) et de l’organisation de vols groupés (40 en 2006 contre 17 en 2005). »

Et il a conclu avec une promesse : « 25 000 étrangers en situation irrégulière seront raccompagnés dans leur pays d’origine en 2007. »

____________________________

Au-dela des chiffres ... 

Peut-on imaginer les drames humains provoqués par chaque « reconduite à la frontière » ?

A-t-on conscience des dommages causés à notre société ?

•  Chaque étranger devient un délinquant potentiel. Chaque personne ayant une « tête d’étranger », un accent non « métropolitain », un nom à consonance exotique, une religion non « judéo-chrétienne », etc ... devient suspecte. Cette politique de stigmatisation des « étrangers », au mépris de toute solidarité, développe la xénophobie, et, à ce titre, gangrène la collectivité toute entière.

•  La législation de plus en plus répressive envers les « étrangers » s’étend petit à petit à toute la société, nos libertés sont grignotées (il suffit de penser à la multiplication des fichiers et à leurs détournements).

•  La solidarité avec les étrangers sans-papiers est pénalisée : l’aide au séjour d’étrangers en situation irrégulière est un délit, tenter d’empêcher des expulsions par avion entraine une condamnation « pour entrave à la circulation d’aéronefs », des militants du Réseau éducation sans frontières sont régulièrement inquiétés sous des prétextes plus ou moins fallacieux ...

 Mais, au fait, ceux qui sont solidaires au quotidien avec les étrangers expulsés ne sont-ils pas ceux que la nation consacrera comme Justes dans quelques dizaines d’années ?”

 

____________________________________________

Commentaires

Il y aura des procès plus tard. Venant en particulier des enfants français ayant été séparés de leur père, ou mère ou des 2, ou des conjoints français d'étrangers. Il y aura des procès pour ces Paponnades. 

Plusieurs pétitions ont été signées par le Syndicat de la Magistrature. Il y a des divergences chez les juges sur la façon d'appliquer les textes, et sur les textex eux-mêmes. 

Un exemple ; la circulaire du 19 mars 2007 qui explique aux préfets et aux consuls comment il faut traiter les conjoints de français ne mentionne même pas l'obligation de saisir la Commission du Ttitre de Séjour lorsque le Préfet songe à refuser un titre de séjour. 

C'est écrit noir sur blanc dans le CESEDA. C'est occulté par cette ciriculaire qui sert de base à tous les préfets. Cette circulaire est affichée sur le site Internet Service Public. C'est presque une forfaiture dont se rendent coupables les signataires et les exécutants de cette circulaire. 

Ces procès donneront lieu à quelques milliards d'indemnités. On peut espérer que les fautifs suivront le chemin de Papon. 

Il serait bon que des avocats se saisissent du sujet et que les différents plaignants potentiels commencent à se regrouper. Les manquements aux lois en cours sont légion. . 

L'exigence du visa long séjour pour le conjoint au titre de l'article 313-11 alinéa 4 n'a même pas été votée par le législateur. Ce législateur a même voté le loi du 24 juillet 2006 qui supprime l'obligation pour le conjoint d'être entré en France régulièrement. 

Comptez les points, regroupez vous, prenez des forces. 

Vu l'ambiance actuelle tout cela ne durera pas très longtemps. Préparons nous.

Ecrit par : bernard | 02.09.2008

 

10/08/2008

Je suis solidaire des amoureux mis au ban public. Je vous fais connaître le site du Mouvement de couples mixtes pour la défense du droit de mener une vie familiale. Clandestinité, expulsions, refus de papiers.

Ce soir, je choisis de vous faire connaître le Mouvement de couples mixtes pour la défense du droit de mener une vie familiale.323177948.jpg

Des témoignages vont suivre, ainsi que la pétition à aller signer sur le site : http://www.amoureuxauban.net

Brassens chantait "les amoureux sur les bancs publics".... Maintenant, ceux qui s'aiment sont renvoyés dans la marge de notre pays.

Remisés au ban public.

Ne restons pas là à regarder s'éteindre l'espoir de ces couples, de leurs enfants... de leur amour. Allons signer la pétition de l'APPEL ainsi que les pétitions individuelles concernant à chaque fois des familles, comme celle que j'ai sélectionné au bas de cette page, pour ZAKIA.

Merci d'aller visiter leur site.

Chloé Laroche

 

______________________ Témoignages :

 

"Mon épouse et sa petite fille de 4 ans sont à Yaoundé"

"Mon épouse et sa petite fille de 4 ans sont à Yaoundé au Cameroun. Nous somme mariés depuis le 13 Octobre 2007. Le mariage a été fait à Yaoundé. Et oui voilà, cela fait déjà 10 mois que je n'ai pas vu mon épouse et c'est très dur quand vous téléphonez deux fois par jour (matin et soir) pour voir si tout va bien et que votre épouse vous dit que votre petite fille de 4 ans réclame son papa tous les jours et tout ça pour le blocage du dossier de transcription de l'acte de mariage. Je trouve ça injuste de la part de l'Etat français. En plus, mon épouse avait un poste à temps plein comme institutrice dans une école spécialisée pour la rentrée de septembre 2008. Mon mécontentement m'oblige à faire des courriers au ministère à Paris et dire chapeau et bravo la France : c'est une honte."1846355278.jpg

"Je vais devoir accoucher seule"

"Bonjour à tous. Pour résumer mon histoire : je suis française de double nationalité algérienne. Je suis tombée amoureuse de mon époux en juillet 2006 pendant mes vacances en Algérie mais notre relation a commencé en juillet 2007 toujours en vacances. Nous nous sommes fiancés en décembre 2007. Au courant du mois je suis tombée enceinte, puis notre mariage a suivi en avril 2008 en Algérie.

 Dès mon retour fin mai, j’ai fait une demande de transcription du livret de famille algérien que j’ai reçu par chance début juillet. Maintenant, nous essayons d'obtenir un rendez vous au consulat pour pouvoir déposer un dossier de demande de visa de conjoint français. C'est très dur mentalement car le rendez vous donné n’est pas avant le mois d'octobre. Je vous rappelle que je suis enceinte maintenant de 7 mois et demi. Mon accouchement est prévu pour début septembre; et, après avoir passé une grossesse seule loin de l'homme que j'aime et du père de mon fils j'apprends que je vais devoir accoucher seule. En plus, notre bébé a rencontré une petite malformation au niveau de l'appareil urinaire que je vais devoir surmonter seule à sa naissance. Alors ma demande est simple : si quelqu'un a une solution pour m'aider à obtenir un rendez vous plus rapidement juste pour qu’il soit là pour l'accouchement, ce serait vraiment majestueux de votre part de me la communiquer. Je suis enceinte et malheureusement pas très épanouie à cause de toutes ces procédures idiotes qui sont d'obtenir un rendez vous pour déposer un visa alors que nous avons tout : le livret de famille français, la transcription… mais il faut qu’il nous rajoute des complications car cela n'est pas suffisant de vivre une vie de couple à distance !"

 

"Nous sommes mal....et pourtant on s'aime"

"Enceinte de 5 mois et française, je suis mariée avec mon amour du Mali depuis mars 2008. Preuves de vie commune depuis 2006! La préfecture a trouvé le moyen de refuser notre demande de régularisation pour mon époux après 4 mois en invoquant une usurpation d'identité, prié alors de quitter le territoire !

Depuis le 23 juillet 2008, nous sommes mal....et pourtant on s'aime. Que va-t-il se passer ?"

 

L'APPEL______________________668369205.jpg

 

"Aujourd’hui la liberté d’aimer la personne de son choix est en péril.

Des milliers de couples franco-étrangers sont aujourd’hui privés du droit de mener une vie familiale normale en raison du durcissement constant des lois sur l’immigration et des pratiques administratives.

Difficultés pour se marier, mariages célébrés à l’étranger non reconnus et refus de visas d’entrée en France provoquant des séparations forcées, multiplication des obstacles pour l’obtention d’un titre de séjour entraînant des situations de précarité et de clandestinité, familles déchirées par des mesures d’expulsion, intrusion dans l’intimité des couples par des enquêtes de police abusives sont quelques unes des injustices vécues.

Parce qu’ils refusent d’être systématiquement suspectés et contrôlés, parce qu’ils n’acceptent plus de vivre cachés ou séparés, plusieurs centaines de couples mixtes mobilisés au sein des “Amoureux au ban public” entrent en campagne pour faire entendre leur voix et exiger une amélioration de leur condition.

Je m’associe aux “Amoureux au ban public” pour que chacun puisse vivre librement et dignement sa relation amoureuse et sa vie familiale."

 

Premières organisations signataires : La Cimade, Emmaus, FASTI, GISTI, Ligue des Droits de l’Homme, MRAP, RESF, SOS Racisme, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature,..

Signer l'appel sur le site des "AMOUREUX AU BAN PUBLIC" : www.amoureuxauban.net

 


L'ÉTAT DES LIEUX________________ (Extrait choisi du site des "Amoureux au Ban Public") :

 

Une politique de “combat” contre les couples mixtes

"Depuis plusieurs années, les réformes successives de la législation sur les étrangers rendent les conditions de vie des couples mixtes toujours plus difficiles. Derrière le prétexte de la lutte contre les mariages blancs se cache en réalité une véritable politique de “combat” contre l’immigration familiale, récemment reléguée au rang peu enviable d’“immigration subie”. Bien que protégée par la Constitution et par la Convention européenne des droits de l’homme, la liberté du mariage et le droit de mener une vie privée et familiale normale font l’objet d’atteintes de plus en plus graves et répétées."

 

La liberté du mariage en danger

 

"Abus de pouvoirs. Certains maires refusent de célébrer le mariage et, parfois, signalent directement le couple à la police. D’autres transmettent systématiquement le dossier de mariage au procureur de la République alors que la loi ne prévoit une telle transmission qu’en cas de doute sérieux sur la sincérité de l’union. Des mariages indésirables. Les arrêtés de reconduite à la frontière pris pour faire obstacle à la célébration du mariage se multiplient. La délivrance de visas à des étrangers souhaitant venir se marier en France est devenue très exceptionnelle et les procédures à suivre avant de se marier à l’étranger se sont considérablement durcies."

 

Rejoindre son conjoint en France : le parcours du combattant

 

"L’épreuve de la transcription. Lorsque le mariage a été célébré à l’étranger, les couples mixtes doivent en demander la transcription auprès de l’état civil français pour que leur union soit reconnue. Cette formalité est indispensable pour que l’étranger obtienne un visa lui permettant de rejoindre son époux français en France. Or la procédure de transcription donne souvent lieu à des enquêtes injustifiées et peut prendre plusieurs mois, voire plusieurs années.

Le piège des visas. Si les étrangers mariés à des Français ont en principe droit à l’obtention d’un visa d’entrée en France, ceux qui vivent en union libre ou dans le cadre d’un PACS ne disposent pas d’un tel droit. Dans tous les cas, le traitement des demandes de visa dure généralement plusieurs mois et, de plus en plus souvent, ces demandes ne reçoivent pas de réponse."

 

Vivre en France dans la précarité

 

"Le risque de l’expulsion. Pour un étranger en situation irrégulière, le fait de vivre en couple avec un Français ne le protège pas de l’expulsion même si les intéressés sont mariés ou si la vie familiale est inscrite dans la durée. Partout en France, des couples vivent ainsi cachés, dans la peur des expulsions devenues de plus en plus fréquentes.

L’absence d’un véritable droit au séjour.

Depuis plusieurs années, les étrangers mariés à des Français n’ont plus droit à la délivrance automatique d’une carte de “résident” valable 10 ans. Ils ne peuvent prétendre qu’à la délivrance d’un titre de séjour provisoire dont il faut demander le renouvellement tous les ans. La procédure de renouvellement prend souvent plusieurs mois pendant lesquels les conjoints de Français ne disposent que de simples récépissés. Dans ces conditions particulièrement précaires, il est difficile pour les intéressés de trouver un CDI, d’obtenir un logement, de souscrire un prêt bancaire, etc. En cas de rupture de la vie commune (divorce,décès du conjoint français), l’étranger fait l’objet d’une mesure d’expulsion. Pour les étrangers vivant en concubinage ou dans le cadre d’un PACS avec un Français, la délivrance d’un titre de séjour est laissée au bon vouloir de l’administration." 

 

La disparition du droit à l’intimité de la vie privée

 

"La multiplication des contrôles. Les couples mixtes sont enfermés dans une existence jalonnée de contrôles destinés à vérifier la réalité et la poursuite de leur vie familiale. Contrôlés avant la célébration du mariage, avant la délivrance d’un visa pour la France, avant la première délivrance d’un titre de séjour, ces couples le sont également par la suite tous les ans, au moment du renouvellement de leur titre de séjour provisoire. De nombreux témoignages font état d’interrogatoires policiers ignorant les règles de déontologie, d’objectivité et de respect des personnes auditionnées. La mise à nu des existences. Tenus d’ouvrir la porte de leur domicile aux enquêteurs, contraints de dévoiler leur correspondance privée et leur compte en banque, parfois interrogés sur des aspects très intimes de leur vie (relations sexuelles, convictions politiques et religieuses), les couples mixtes ne disposent plus dans notre pays du droit au respect de la vie privée."

 

La détérioration du traitement des couples mixtes par l’administration

 

Le pouvoir du guichet.

 

"De nombreux dysfonctionnements sont régulièrement constatés : refus d’enregistrer des demandes, durée de traitement des dossiers anormalement longue, refus non motivés, difficultés pour obtenir des informations auprès des services, impossibilité d’accéder aux guichets, multiplication des arrestations à domicile ou dans les locaux de l’administration, listes de pièces à produire différentes selon les préfectures ou les consulats, etc."

 

Il y a des PÉTITIONS sur le site d'"Amoureux au Ban Public", des dizaines.

En voici une :

 

Exigeons un visa pour Zakia_______

 

"Un enfant français et sa mère de nationalité marocaine interdits d'entrée en France depuis 4 ans.

Le gouvernement français refuse depuis plusieurs années la délivrance d'un visa à Zakia, ressortissante marocaine veuve d'un français et mère d'un enfant français âgé de 4 ans.

Zakia, de nationalité marocaine, s'est mariée le 12 juillet 2003 au Maroc avec Abdel-Ilah MRABTI, un ressortissant français. Le couple demande au consulat de France la transcription du mariage sur les registres de l'état civil pour obtenir un livret de famille. La procédure s'éternise car le consulat suspecte un mariage blanc et saisit le Procureur de Nantes pour enquête.

Ne supportant pas la séparation avec Zakia, Abdel-Ilah loue un appartement au Maroc et la rejoint le plus souvent possible, lorsque son travail le lui permet. Le 12 mai 2004, un enfant naît de leur union. Le 18 juillet 2005 un drame se produit. Abdel-Ilah décède d'un accident de voiture au cours d'une de ses visites à Zakia au Maroc. Un an plus tard, en juillet 2006, la veuve obtient enfin la transcription de son mariage, après deux ans d’attente !

Dès l'obtention du livret de famille, Zakia dépose une demande visa pour la France afin de venir y vivre avec son enfant qui possède la nationalité française. Elle reçoit un premier refus non motivé et dépose dans les semaines qui suivent une nouvelle demande. En avril 2007, un second refus, motivé cette fois, lui est adressé. Le consulat estime qu’elle ne participe pas à l’entretien et à l’éducation de son enfant qu'elle élève pourtant depuis sa naissance ! Le 24 avril 2008, la commission de recours contre les refus de visa confirme la décision du consulat en évoquant « un risque migratoire » !!

Faute d’avoir obtenu la transcription rapide de leur mariage, Abdel-Ilah et Zakia n’ont jamais pu mener une vie familiale en France. En raison des refus de visa répétés opposés à sa mère par le gouvernement français, leur enfant, actuellement âgé de quatre ans et citoyen français, ne connaît toujours pas la France et se voit refuser le droit de grandir dans son propre pays.

Nous, signataires de la pétition, dénonçant avec vigueur le refus du gouvernement français de permettre à Zakia de venir vivre en France pour y élever son enfant de nationalité française.

Nous exigeons la délivrance immédiate d'un visa en sa faveur."

 

= Allez signer la pétition sur le site http://www.amoureuxauban.net (Mouvement de couples mixtes pour la défense du droit de mener une vie familiale).

 

Commentaires

Je trouve que c'est inadmissible des comportements pareils au niveau de l'état.

Ecrit par : rahmani | 04.10.2008

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QUAND JE VOIS QUE MA COUSINE AIME UN HOMME DU CAMEROUN ET QU IL NE PEUT PAS VENIR EN FRANCE C EST DEGOUTANT PENDANT QUE DES COUPLES MARIES ICI EN FRANCE SONT EN TRAIN DE SE DECHIRER ET DIVORCER OU EST LA JUSTICE DANS TOUT CA???????

NICKOLE DU LE CREUSOT 71

Ecrit par : PESCHER NICKOLE | 16.02.2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20/04/2008

Je suis révoltée par les expulsions et je l'écris

Bonjour à tous et toutes,

 

"25000 étrangers doivent être reconduits à la frontière française chaque année". C’est le projet officiel du Gouvernement et cela ne date pas de 2008.


Hier soir, dans le cadre de l’émission de Laurent Ruquier : “On n’est pas couché”, Monsieur Brice Hortefeux, Ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, s’est défendu avec virulence des comparaisons qui lui ont été faites par Éric Zemmour et Éric Naulleau... comparaisons avec le régime de Vichy et les raffles nazies. “Ah non, surtout pas ! Ce qui s’est passé durant la Seconde Guerre Mondiale est trop grave !” Monsieur le Ministre et principal lieutenant de Sarkozy a joué l’effarouché devant ces comparaisons. “Moi, le matin, quand je me lève, je vis mal ce que je suis obligé de faire. Vous croyez que c’est facile pour moi ?” On aurait presque pleuré.

Monsieur le Ministre, vous avez joué la langue de bois et noyé le poisson. “Vous savez, je défends une veuve menacée d’expulsion. Elle est malade. On ne va quand même pas l’expulser !” ... Et puis, vous avez dit aussi, avec un air d’ange couvrant le démon qui sait plaire : “Vous savez, on leur donne un pécule, quand ils quittent la France. Car les pauvres, ils n’ont plus rien. Il faut bien qu’ils y arrivent après, dans leur pays.”

Monsieur le Ministre, étiez-vous là le 28 février 2008 quand vos services ont emmené Monsieur Léguy Mbira dans un vol pour le Gabon, son pays d’origine, et qu’il pleurait de n’avoir pas pu dire au revoir à sa fille et à sa compagne ?

Étiez-vous dans la tête de sa fille de quatre ans lorsque son papa est passé à la télé et qu’elle s’est demandé pourquoi. Sa tante lui a dit : “Ton papa va voir tes grands-parents. Il reviendra.”
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Est-ce que vous étiez dans le coeur de la maman, alitée sur un lit d’hôpital au moment des faits, le 25 février 2008 ? Lorsque la police l’a appelée en lui disant : “Vous venez récupérer votre fille à l’école, sinon, elle sera placée, vu que son père est expulsé”, auriez-vous aimé être à sa place, à la place de cette mère, de cette épouse devenue maman isolée à cause de l'État français ?

Monsieur le Ministre, êtes-vous là quand des familles sont écartelées, déchirées, crucifiées par l’horreur de l’expulsion ou de la mise en camps de rétention ? Ce que vous faites est contraire aux Droits de l’Homme et viole aussi les Conventions entre les Pays, comme celles conclues avec le Gabon, lequel s’est d’ailleurs rebellé en menaçant la France de ne pas garder les français en situation irrégulière.

Déjà en 2006, le mouvement Éducation Sans Frontières nous demandait de ne pas nous “habituer à l’insupportable”. Le 16 novembre 2006, la famille Raba a été emmenée dans le camp de rétention de Lyon durant 21 jours, mari, femme et enfants. Trois enfants de 7, 5 et 3 ans. Les deux derniers sont nés en France et vivaient à Gray, en Haute-Saône. Cette famille était arrivée du Kosovo en 2001 et avait été déboutée de sa demande d’asile en France.

Lors de sa mise à l’avion, le commandant de bord a refusé de décoller, devant la brutalité des forces de police sur cette famille. La maman a été blessée.

Monsieur Sarkozy a parlé de les renvoyer dans un avion militaire. Il a réussi puisque ils ont été expulsés “discrètement” depuis.

Une pétition est active pour la demande de leur retour sur le site http://www.educationsansfrontieres.org

Je suis révoltée depuis le début par ces actions d’expulsions et indignée par le chiffre annoncé comme un objectif à atteindre par le Gouvernement, comme si ces 25000 étrangers expulsés par an n’étaient que des légumes à cueillir ou des kilos de marchandises à faire passer dans des charters. “Prenez une catapulte, ça ira plus vite", a émis ironiquement Sébastien Tellier, s'adressant à Brice Hortefeux, lors de l'émission de Laurent Ruquier du 19 avril 2008.

Des bébés, des enfants, des femmes, des hommes, des personnes malades... sont concernés par ces horreurs, sont enfermés, sont déshumanisés, sont déchirés dans leur être profond, sont insécurisés... et le peuple français s’est habitué à l’insupportable.

Moi, non. D’autres comme moi ne se sont pas habitués. Je ne suis pas en Chine et j’utilise mon droit de parole et d’écrit sur Internet pour dire au Gouvernement que ses méthodes me révoltent et qu’ils doivent fermer les Camps de détention d’étrangers en attente d'expulsion. Qu’ils doivent arrêter de considérer les étrangers comme du bétail ou de la viande à exporter.

Chloé LAROCHE

___________________________ Référencement instantané

PS : Voici ci-après des articles ainsi que des pétitions concernant mon article.


“¬ Expulsion des sans papiers : ne nous habituons pas à l’insupportable.

L’augmentation réitérée de la pression sur les services préfectoraux et policiers pour atteindre les quotas d’expulsions assignés par Mr Sarkozy provoque des dérives inéluctables. En particulier depuis cet été, nous assistons à une détérioration sans précédent des gardes fous démocratiques censés protéger toutes les personnes vivant dans ce pays : français, étrangers avec ou sans papier.

Les barrières morales fondamentales semblent avoir sauté, y compris la protection sacrée des enfants : mise en rétention de mineurs - parfois même de nourrissons -, traque policière d’adolescents, interpellations dans les établissements scolaires et les centres de vacances... Ces faits sont d’une extrême gravité. Ils s’ajoutent à plusieurs opérations de ratissage de sans papiers organisées à Paris au mois d’août - qui ressemblent à d’authentiques rafles -, aux mesures tendant à supprimer l’accès aux soins, aux arrestations de futurs conjoints de français quelques jours avant leur mariage, à la multiplication des renvois par charters, aux expulsions musclées de squats - « pour la sécurité de leurs habitants » - sans relogement...

Cette vague répressive ne s’arrête pas aux étrangers. Fin juillet 2005, Nicole Mussie, militante du MRAP et du RESF, était placée en garde à vue à Metz parce que soupçonnée de protéger deux adolescents dont la mère avait été interpellée. Le 24 août, perquisition chez Bleuette Dupin, journaliste de Radio France Bleu Auxerre, "coupable" d’avoir fait un reportage sur la famille Makombo en cours de reconduite à la frontière. La mère et ses 2 plus jeunes enfants ont été interpellées à Sens. Les 2 plus âgés, ont pris la fuite, par peur d’un retour au Congo, donnant lieu à la plus grande opération policière jamais réalisée pour une « fugue » : une vingtaine de perquisitions et d’interrogatoires ont eu lieu chez des proches et des amis de la famille Makombo ainsi que dans les locaux de l’Eglise évangélique de Joigny.

Cette machinerie impitoyable lancée contre les sans papiers, est le prolongement inévitable des annonces démagogiques faites par le ministre de l’intérieur ; la politique d’expulsion des étrangers en situation irrégulière n’étant elle-même qu’un écran de fumée contre la dégradation de la situation sociale en France. Les mesures prises contre les sans papiers nous concernent tous. Si nous ne réagissons pas maintenant il sera trop tard.

Source/auteur : http://www.sudeducation.org/, http://www.educationsansfrontieres.org
Mis en ligne le mercredi 14 septembre 2005, par Ludo

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25 février 2008 - « Midnight express » à Vincennes ?

Communiqué LDH :

Centre de rétention de Vincennes, nuit du 11 au 12 février 2008.
Brimades, insultes, « renforts » policiers. Tirs au « Taser ». Un «
retenu », touché à la poitrine, perd connaissance et se réveille à
l’Hôtel-Dieu avec le bras en écharpe et de fortes contusions à la tête,
nécessairement postérieures à sa perte de connaissance. Ceux qui ne se
sont pas évanouis peuvent témoigner … tant qu’ils sont encore en France.

Les autres « retenus », à qui on ne reproche rien, sont refoulés dans
leurs chambres. Aux coups de matraques répondent des brûlures de
cigarettes sur deux matelas.

Rappelés, les « renforts » dégradent des objets personnels, piétinent un
Coran. On fait descendre dans la cour y compris ceux qui dormaient.
Certains sont habillés, d’autres non. On ne laisse aucun d’eux prendre
un vêtement.

Dans la cour, fouille intégrale. Ce n’est qu’ensuite qu’un par un ils
peuvent rentrer au chaud. Cela dure jusqu’à 4 heures du matin.

Khaled, ressorti de l’hôpital le 14 février, a été reconduit au CRA de
Vincennes. Depuis 10 jours, il n’a reçu aucun soin, n’a vu ni médecin ni
infirmier. Le bandage de son bras est sale et ensanglanté.

Une enquête de l’IGS est en cours.

Ces faits se sont déroulés dans un lieu évidemment abrité des regards
indiscrets, sur le territoire de la République française, en février
2008. La LDH, le SM et le SAF, qui ont décidé de constituer sur ces très
graves événements une mission d’enquête de leur Commission Citoyens
Justice Police, appellent l’ensemble des médias à leur donner l’écho
qu’ils méritent. Il est temps que chaque Français sache ce que l’on fait
en son nom.

Paris, le 25 février 2008.

_____________________________________________


Pétition pour la famille RABA :

Monsieur le Préfet,

Monsieur et Madame RABA, originaires du Kosovo, sont arrivés en France le 9 novembre 2001. Ils ont fait plusieurs demandes d’asile qui ont ete rejetees. Ils ont 3 enfants de 3, 4 et 7 ans dont deux sont nes en France. Ils sont tous scolarises. Les deux plus jeunes sont scolarises à l’ecole maternelle Les Capucins, le plus grand est en CE1 au groupe scolaire Moïse Levy à GRAY (70 100).

Cette famille fait l’objet d’un arrete de reconduite à la frontiere confirme par le tribunal administratif.

Ils avaient presentes une demande de regularisation sur la base de la circulaire Sarkozy qui n’a jamais reçu de reponse de vos services.

Les cinq freres et les deux soeurs de Monsieur RABA sont tous refugies politiques, 4 en France, 1 en Suisse, 1 en Autriche et 1 en Suede.

Monsieur et Madame RABA ont subi des violences tres graves du fait du refus de Monsieur RABA de participer avec l’UCK à des expeditions visant à bruler des villages serbes. Ces elements de l’UCK font aujourd’hui partie de la police du Kosovo. Aussi le retour de cette famille au Kosovo est vraiment extremement risque et dangereux.

Patrie des Droits de l’Homme, la France doit rester le pays d’asile dont a besoin cette famille en la prenant sous sa protection, elle qui a fui les violences d’un pays qui n’a su la proteger.

La France, signataire de la Convention internationale des Droits de l’Enfant, doit permettre à ces 3 enfants de vivre dignement dans un pays qui saura continuer à les accueillir.

Monsieur le prefet, après avoir fait appel à votre humanite pour annuler l’Arrete Prefectoral de Reconduite à la Frontiere et examiner à nouveau ce dossier afin que la situation de cette famille soit regularisee, je vous demande d’agir avec Monsieur le ministre de l’intérieur afin que la famille puisse revenir en France et être régularisée.


Voir le site http://www.educationsansfrontieres.org


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Pétition : Nous exigeons la régularisation des parents de Jennifer !


Jennifer est élève de l’école Lafayette à Vesoul depuis cette année, auparavant elle allait à l’école à Luxeuil où résidaient ses parents, rien ne distingue Jennifer des autres enfants, elle est vive, parle très bien français.

Mais, fin mars, ses parents ont reçu une OQTF leur demandant de quitter la France et de repartir en Georgie.

Car les parents de Jennifer, Manana et Vladimir Outeyan, ont fui la Georgie en 2004 où ils avaient été persécutés parce qu’ils appartiennent à la minorité Yéside.

Manana est malade, elle est suivie par plusieurs médecins. Max le petit frère est né en France.

Vladimir le papa, a fait une formation AFPA et a des promesses d’embauche dans le bâtiment. Comme la préfecture ne lui donne pas le droit de travailler, il s’investit dans de nombreuses associations. Chacun apprécie son courage, son sérieux et sa volonté. Toute la famille est très bien intégrée.

A Luxeuil, ils ont eu le soutien du député, du maire, des institutrices, des parents d’élèves et de nombreuses associations.

Nous devons tous nous mobiliser pour empêcher que cette famille reparte vers un pays où elle risque la maltraitance, où ils n’ont plus aucune attache.

Nous ne pouvons accepter que cette petite fille soit arrachée de sa classe, séparée de ses amis et de tous ses repères, c’est ici qu’elle a appris à parler, ici qu’elle a connu l’école, son pays c’est ici.

Ligue des Droits de l’Homme, collectif Raba, FCPE, RESF
mercredi 2 avril 2008.

===================== Voir le site http://www.educationsansfrontieres.org

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