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06/06/2014

Grand concert de 400 enfants avec mon groupe à la Villeneuve de Grenoble. Les médias seront-ils présents pour parler du positif de ce quartier ?

villeneuve,grenoble,concert,enfants,violon,chloe laroche,les amis du violon solidaire,quartier,parc,musique,chanson française,clarinette,voix,chant,guitareJe vous convie tous à nous rejoindre ce 6 juin à partir de 14 h pour un grand concert, comme celui d'il y a deux ans, devant le collège en rond de la Villeneuve de Grenoble, dans le Parc Jean Verlhac.

J'y serai avec mon violon et mon groupe : les Amis du Violon Soli-Terre. Avec Louis Tomas à la guitare et voix et Marc Parisi à la clarinette.

Nous accompagnerons toutes les classes des écoles primaires de la Villeneuve, qui ont été dirigées toute l'année pour apprendre de magnifiques chants par Maximilien Barrot et Chantal Lévi-Alvares._____________________________________

https://www.facebook.com/pages/Les-Amis-du-Violon-Solidaire/262657990578636

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Info passée sur Radio France Isère et sur le Petit Bulletin, ainsi que sur Ovs Grenoble : "on va sortir.com"___

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Mon article d'il y a deux ans :

 

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Chloé Larochela villeneuve,grenoble,police,pompiers,voitures incendiées,incendie,voiture brûlée,quartier difficile,concert 1er juin,enfants chorale villeneuve,40 ans villeneuve,mutisme,crs,maire,destot,habitant,silence,médias,actualité,pauvreté,voiture,incendiaire,contravention,stationnement,injustice,travaux,parking,place,se garer,peur,angoissela villeneuve,grenoble,police,pompiers,voitures incendiées,incendie,voiture brûlée,quartier difficile,concert 1er juin,enfants chorale villeneuve,40 ans villeneuve,mutisme,crs,maire,destot,habitant,silence,médias,actualité,pauvreté,voiture,incendiaire,contravention,stationnement,injustice,travaux,parking,place,se garer,peur,angoissela villeneuve,grenoble,police,pompiers,voitures incendiées,incendie,voiture brûlée,quartier difficile,concert 1er juin,enfants chorale villeneuve,40 ans villeneuve,mutisme,crs,maire,destot,habitant,silence,médias,actualité,pauvreté,voiture,incendiaire,contravention,stationnement,injustice,travaux,parking,place,se garer,peur,angoissela villeneuve,grenoble,police,pompiers,voitures incendiées,incendie,voiture brûlée,quartier difficile,concert 1er juin,enfants chorale villeneuve,40 ans villeneuve,mutisme,crs,maire,destot,habitant,silence,médias,actualité,pauvreté,voiture,incendiaire,contravention,stationnement,injustice,travaux,parking,place,se garer,peur,angoissela villeneuve,grenoble,police,pompiers,voitures incendiées,incendie,voiture brûlée,quartier difficile,concert 1er juin,enfants chorale villeneuve,40 ans villeneuve,mutisme,crs,maire,destot,habitant,silence,médias,actualité,pauvreté,voiture,incendiaire,contravention,stationnement,injustice,travaux,parking,place,se garer,peur,angoissela villeneuve,grenoble,police,pompiers,voitures incendiées,incendie,voiture brûlée,quartier difficile,concert 1er juin,enfants chorale villeneuve,40 ans villeneuve,mutisme,crs,maire,destot,habitant,silence,médias,actualité,pauvreté,voiture,incendiaire,contravention,stationnement,injustice,travaux,parking,place,se garer,peur,angoisse

 

 

 

 

12/02/2014

Rappeler aux enfants de regarder les voitures aux passages piétons... Article écrit pour sauver un petit d'homme et rappeler aux automobilistes la prudence pour éviter le pire sur la route.

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 Je propose de rappeler aux enfants de toujours regarder en traversant les routes ; car... si nos petits sont prioritaires sur les passages piétons, on oublie souvent que les automobilistes, eux, ne respectent pas forcément leur droit de s'arrêter pour les laisser passer.code route,danger enfant,prudence,ralentir,accident,voiture,conduite,mort,enfant,renverser,piéton,sécurité routière,enseignement,traverser route,voie publique,france,europe,proposition,idée,parent,école,anticiper,freiner,automobiliste,peur,passage piéton,vulnérabilité,chloé laroche,isère,souci,problème,vigilance,prévention routière,taxi,moteur,danger,violence,vitesse,moniteur,auto-école,police,gendarme,protection


Un enfant a été tué sur un passage piéton il y a un certain temps dans une petite ville de province, car une voiture s'est arrêtée mais pas celle qui était à gauche et qui, allant trop vite, a percuté l'enfant. La première voiture a regretté s'être arrêtée, se disant qu'elle aurait mieux fait de ne pas laisser passer l'enfant. Mais si la deuxième avait roulé au pas, aux abords du passage piéton, comme tout bon automobiliste, afin d'anticiper un éventuel passage d'enfant, alors, l'enfant aurait gardé la vie.code route,danger enfant,prudence,ralentir,accident,voiture,conduite,mort,enfant,renverser,piéton,sécurité routière,enseignement,traverser route,voie publique,france,europe,proposition,idée,parent,école,anticiper,freiner,automobiliste,peur,passage piéton,vulnérabilité,chloé laroche,isère,souci,problème,vigilance,prévention routière,taxi,moteur,danger,violence,vitesse,moniteur,auto-école,police,gendarme,protection

Il est nécessaire de rappeler aux enfants que la route est un endroit dangereux, qu'ils ne font pas le poids contre une voiture et que se faufiler en trottinette sur les routes, même celles de "quartiers calmes", est vraiment risqué pour eux.

Lorsqu'ils traversent au feu vert piétons, mais que les voitures qui tournent viennent d'avoir le vert et vont si vite qu'elles ne s'arrêtent pas pour les piétons, les enfants sont alors très vulnérables et fragiles.

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Un enfant n'est pas de grande taille et ne se voit pas ; il est trop tard à jamais quand l'accident mortel frappe. Le petit d'homme n'a pas non plus encore la perception de la vitesse des voitures qui arrivent à sa hauteur.

Chloé Laroche


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Une idée de livre, dès 3 ans

  • Une petite voiture toute en rondeur circule joyeusement sur les routes. Mais quand elle rencontre un passage piéton, un feu rouge, une ligne continue... elle devient très prudente. Une très bonne façon d’initier votre enfant à la sécurité routière et au code de la route.
  • Mon premier code de la route, éd. Seuil jeunesse, par Dedieu, 12,50 €.

15/10/2013

Monsieur HOLLANDE, Président... ne permettez pas que l'État déscolarise des enfants. Vives inquiétudes quant au sort des enfants roms.

Monsieur le Président de la République, 
ne permettez pas que l’État déscolarise des enfants !

 


th-3.jpegSyndicats de l'Education et associations de parents d’élèves et de défense des droits de l’Homme,  habitants et citoyens de France, nous exprimons nos plus vives inquiétudes quant à l'avenir des enfants roms victimes des évacuations prévues par le préfet du Val-de-Marne ce mardi 8 octobre, ciblant les campements qui bordent la RN19 entre Boissy-Saint-Léger et Bonneuil-sur-Marne.

Des enfants qui avaient commencé une scolarisation et une intégration prometteuses verront leur lieu de vie détruit. D'autres enfants sont en cours d'inscription. Leurs cartables et leurs affaires scolaires disparaîtront-ils avec leurs autres affaires personnelles et leurs repères ? Ces enfants retrouveront-ils le chemin de leur école ?th-8.jpeg

Qu’adviendra-t-il par exemple d’Amira, 9 ans et en CE2, accueillie en classe spécialisée UP2A, où elle progresse avec ses copines ? Les progrès accomplis, grâce à une scolarisation de deux ans à Sucy-en-Brie et à Boissy-Saint-Léger, risquent d’être anéantis en quelques minutes. Qu’adviendra-t-il de son frère, suivi par la MDPH de Créteil ? Qu’adviendra-t-il de sa maman, soignée à l’hôpital Henri Mondor pour une grave maladie, opérée le 15 juillet 2013 et dont une nouvelle opération est prévue ?
 
L’expérience montre qu’en dépit des consignes d’accompagnement social contenues dans la circulaire interministérielle du 26 août 2012, des évacuations sans solution pérenne de relogement et de suivi de la scolarisation se sont multipliées, dans une brutale précipitation.  Si nous ne souhaitons pas que les conditions de vie  précaires perdurent sur les terrains, nous n’acceptons pas que ces expulsions viennent détruire ce qui a pu être mis en place en matière de droits. Les personnes vivant sur les terrains àBonneuil-sur-Marne et Boissy-Saint-Léger se sont installées là suite à de précédentes évacuations…

th-17.jpegLe droit à l'Education des enfants roms n'est pas négociable, pas plus que celui de tous les enfants. La France a ratifié la Convention Internationale des Droits de l'Enfant : elle doit assurer la scolarisation de tous les enfants vivant sur son sol, sans distinction d'origine et quel que soit leur lieu de vie.

Monsieur le Président de la République, ne permettez pas que la stigmatisation des Roms, en vogue jusque dans les discours publics, conduise l’Etat à être l’acteur direct de la déscolarisation des enfants.

Je vous envoie cette lettre collective que je signe de mes mains en toute conscience et vous prie, Monsieur le Président, de bien vouloir accepter l'expression de mes respects les plus sincères.

Il y a plus de vingt ans, j'envoyais tous les mois de l'argent au Rwanda pour la scolarisation d'un petit rwandais durant plusieurs années, car je défends le droit à l'école et à l'éducation pour chaque enfant du monde. Mais savoir qu'en France, il se passe la même chose que dans certains pays touchés par la pauvreté et l'absence de scolarisation, c'est inacceptable... alors que notre école est prête et capable d'accueillir ces enfants Roms.

D'ailleurs, je demande aussi votre intervention pour un jeune lycéen de 19 ans, Khatchik Kachatryan, qui vient d'être expulsé de France vers l'Arménie. C'est honteux de l'avoir expulsé, surtout en sachant que là-bas, il risque la prison durant plusieurs années car il n'a pas été enregistré pour son service militaire dans ce pays. Toute sa famille est maintenant en France. Pourquoi cet acharnement ? Voici le lien :
http://www.educationsansfrontieres.org/article47704.html

Chloé Laroche


Pour moi-même, Chloé Laroche (Isère), écrivain engagée pour la solidarité,
Pour ROMEUROPE 94, Michel Fèvre
Pour RESF 94, Pierre Lafrance, Alain Buch
Pour la FCPE 94, Ali Aït Salah (président)
Pour la CGT-Educ’action 94, Pablo Krasnopolsky et Pascal Coudert (cosecrétaires généraux)
Pour la FSU 94, Catherine Anglésio (secrétaire générale)
Pour SUD-Education Créteil, Dominique Bellidon
Pour le SNUDI-FO 94, Marie-France Chiche, secrétaire départementale
Pour le SNFOLC 94, Pascal Chambonnet, secrétaire départemental
Pour l’Unsa Éducation 94, Emmanuel Margerildon (secrétaire départemental) & Jean-François TEISSIER (secrétaire départemental Se-Unsa 94)
Pour le SGEN-CFDT Créteil, Xavier Boutrelle

... et tous ceux qui peuvent signer cette lettre.
 

19/09/2013

La Savoie solidaire pour deux fillettes arrachées à leur banc d'école pour être expulsées.

moton607.jpgBonsoir à tous et toutes,

 

Vous savez que depuis longtemps, je me bats pour faire reconnaître le droit des familles à ne pas être démembrées et expulsées, comme on l'a largement connu sous l'ancien gouvernement. Malheureusement, la situation n'est pas plus humaine aujourd'hui, avec une politique de l'immigration qui n'a pas changé envers les familles déjà présentes en France.x17422635.jpg

Voici un article écrit par le Réseau Éducation sans Frontière que je souhaite partager avec vous, concernant une famille obligée de se cacher, avec deux fillettes qui n'ont pu faire leur rentrée sereinement dans le pays de Savoie, à Albertville :

SOUS HOLLANDE AUSSI, ON CACHE DES ENFANTS ET DES PARENTS SANS PAPIERS_____ 
MAÏA et DAVID SHIKHASHVILI, avec leurs enfants : ANA (5 ANS) et TIKA (11 ANS) °°°°°°°°

 

"Samedi 14 septembre à 17h40, l’artiste HK et les Saltimbanks inviteront les deux parents et les deux enfants de la famille Shikhashvili sur la grande scène de la fête de l’Humanité. Ce sera la première apparition de cette famille depuis qu’elle fuit Albertville, le 19 août pour échapper à une expulsion vers la Géorgie le lendemain.

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Victimes de persécutions parce que couple mixte (David est Géorgien, Maïa Ossète), ils avaient cru trouver refuge en France en 2011. Comme plus de 80% d’entre elles, leur demande d’asile a été rejetée. Ils ont été assignés à résidence pendant 45 jours. 45 jours de terreur à redouter chaque matin de voir la police débarquer.

Quand ils ont été convoqués pour leur expulsion, ils se sont enfuis. Depuis lors, c’est la clandestinité.

Face à un président et un gouvernement qui ne trouvent pas le courage politique de rompre avec les objectifs et les méthodes de Sarkozy en matière d’immigration, face à un ministre de l’Intérieur qui se conduit comme une brute, des enseignants, des parents d’élèves, des gens ordinaires mais aussi des militants et des élus et des artistes comme HK et d’autres se lèvent pour dire qu’ils ne laisseront pas faire. Que ce qui était intolérable sous Sarkozy le reste, hélas ! sous Hollande.

Il faut que ça change. Maintenant !"


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 http://www.educationsansfrontieres.org/

article47430.html


Pour une autre famille :

http://www.educationsansfrontieres.org/

article47099.html


Et lisez donc aussi l'histoire de Steve Osarodian, 20 ans...


http://www.educationsansfrontieres.org/

article47439.html

IMG_1533.JPG

doucy016.jpg

 

Merci aussi

de lire ceci :

immigration,expulsion d'étranger,scolarité,école,resf,réseau éducation,droits enfant,politique,géorgie,fuite,honte,pays,france,valls,hollande,famille,albertville,savoie,courage,population,résistance,tristesse,accueil,peur,steve osarodian,terreur,oqtf,demande d'asile,préfecture,solidarité,entraide,indignation,colère

http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/100913/brutalite-etouffee-pour-le-confort-des-passagers-par-air-france

13/09/2013

Vous rencontrez des difficultés à sortir votre enfant ou votre adolescent du monde virtuel et de l'ordinateur. Vous vous sentez démunis et ne savez comment faire. Mettez des limites techniques.

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Bonsoir à tous et toutes,


th-5.jpegVoici une astuce et des conseils pour les parents qui n'arrivent pas à trouver de solutions pour leurs enfants pré-ados et même pour les huit-dix  ans...


Être accro à l'ordinateur et au virtuel, cela peut commencer tôt, alors, parents, prenez les devants, avant de vous retrouver face à des adolescents déconnectés de la réalité sans que vous n'ayez rien vu.


enfant,adolescent,dépendance,ordinateur,jeux vidéos,site,internet,éducation,limite,contrôle parental,écran,préférences système,mac,pc,parent,accro,insomnie,limitation,horaires,équilibre,sport,nature,santé,angoisse,témoignage,youtube,vidéos,influence,méfiance,prévention,maman,détresse,virtuel,réalité,perdre piedSans interdire l'ordinateur à vos enfants, mettez des limites : il existe sur votre ordinateur (voir dans "Préférences système") la possibilité de créer des sessions, une pour chaque membre de la famille avec un mot de passe à chacun, sauf que pour votre enfant ou votre jeune, vous limiterez -dans sa session- l'ordinateur à une heure par jour (par exemple), durant la semaine et à des horaires précis, par exemple avant 19 h, en utilisant le "contrôle parental" que vous trouvez dans "Préférences système", à la case "Comptes".th-4.jpeg


Après la fin de votre restriction, sa session se fermera automatiquement, sans les cris et les supplications que vous connaissiez pour le faire sortir de l'ordinateur, devant les vidéos sans fin de jeux enregistrés sur Youtube par exemple, avec une abondance de gros mots enregistrés en direct par une bande de jeunes dégénérés.


Le week-end, vous pouvez lui accorder un peu plus, une heure et demi entre 10 h et 19 h par exemple.th-8.jpeg


Bien sûr, vous avez un mot de passe général qui contrôle tout l'ordinateur (en tant que "administrateur", selon le terme informaticien). Mes informations concernent le MAC (étant sur un ordinateur Mac), mais vous devez retrouver ces applications sur votre PC. Si vous n'y arrivez pas, demandez conseil à un informaticien ou à un ami éclairé.


Dans la session que vous aurez créé à votre enfant, installez lui Google Earth, afin de lui faire connaître la planète et ses trésors, ainsi que des sites éducatifs et ludiques intelligents... dont vous mettrez les liens en faisant glisser l'icône de chaque site choisi sur son écran. C'est un cadeau que vous lui faites ainsi, en lui indiquant d'autres sources d'intérêts offerts par internet. À vous de lui accorder alors plus de temps (un quart d'heure, vingt minutes, trente minutes), pour qu'il aille explorer d'autres intelligences pouvant nourrir son être profond.th-6.jpeg


th-7.jpegLes enfants et ados ont besoin de ces limites, sinon ils sortent du monde réel et parfois ne se lavent même plus, ne veulent plus aller à l'école et ne se couchent plus. Si les parents souhaitent garder un équilibre pour leurs enfants chéris, qu'ils réfléchissent bien à l'impact du monde virtuel sur eux et les protègent en leur indiquant que la nature extérieure existe, avec l'herbe, les balades, la musique, la lecture, un bon lit, les amis réels, les conversations entre potes les yeux dans les yeux, les sports, etc.th-9.jpeg


  Chloé Laroche________________________


Ps : n'hésitez pas à témoigner dans les commentaires (voir ci-dessous, après l'article) et à nous donner, à mes lecteurs et à moi-même, vos conseils et difficultés. 


Info : ce blog totalise chaque mois en moyenne entre 400 et 600 lecteurs. Je vous remercie de me lire aussi nombreux.

 

21/04/2013

Pour les deux garçons qui dormaient dans la cave de leur père et belle-mère, dans la Seine-Saint-Denis.

Dix et douze ans

de larmes_________________

 

 

 

Vous dormiez à la cave

Deux garçons malheureux

Lamentable sort d'une famille

Sans repère ni mère

 

Sans repère ni mère 

Une belle-mère marâtre

Traitant son fils comme prince

Mais rejetant les deux autres

 

Mais rejetant les deux autres

Dix et douze ans de larmes

Dormant sur un matelas pourri

Ils ont été sauvés par l'aîné

 

Ils ont été sauvés par l'aîné

Qui est allé voir la police

Pour dénoncer la maltraitance

Les deux parents sous les verrous

 

Les deux parents sous les verrous

Plus de coups, plus d'humiliation

Les deux garçons vont enfin vivre

La vie gagne et le destin sourit

 

La vie gagne et le destin sourit 

Deux prisonniers de l'infâmie

Vous êtes libres de rire enfin

Libres de dormir dans un vrai lit

 

Libres de dormir dans un vrai lit

Sans recevoir de coups, sans pleurer

Vous avez été si courageux

Dix et douze ans de larmes.

 

Chloé Laroche



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http://www.lepoint.fr/societe/ils-faisaient-dormir-leurs-enfants-a-la-cave-21-04-2013-1657482_23.php

 

18/03/2013

Une famille en danger, renvoyée avec ses trois enfants en Albanie... Un jeune marocain en attente d'expulsion, alors qu'il poursuit ses études. Quel acharnement sur des innocents !

P1130863.JPGBonsoir à tous,


Ce soir, je suis indignée au plus haut point.

En effet, les évènements se durcissent quant aux familles expulsées et moi qui avais voté la gauche pour que plus jamais on n'expulse des enfants hors de France manu militari, écoliers ou lycées, ou encore des papas renvoyés de France sans leur famille... je déchante grandement et suis très déçue et horrifiée de ce que j'observe depuis l'année dernière, que ce soit envers des papas, mais aussi des mamans et des enfants scolarisés et même nés en France !images-1.jpeg

Je suis en relation avec le réseau Éducation sans Frontières et vous transmets parfois par mes articles depuis 2008 les appels et la détresse des familles expulsées ou enfermées en "camps de rétention".

Vous retrouverez mes articles sur le sujet dans les catégories : "Chloé défend les papas expulsés" et "Non aux expulsions et aux camps" (voir catégories à gauche de cette page).

Cette fois, c'est toute une famille, venue d'Albanie, qui a été expulsée de France le 14 mars. Je parle de Sélami et Améla MAXHURAJ, et de leurs trois enfants : Klévis, 12 ans, Ergy, 11 ans et Vonessa, 9 ans. Ils ont été chargés par la police dans deux voitures. Un avion les attendait pour les expulser vers l’Albanie. Discrètement et sans bruit.

1071171995.jpegIls risquent leur vie en Albanie, à cause de risques mafieux et d'histoires de vendetta, dont la maman a déjà été victime. Les trois enfants avaient trouvé en France depuis 2011 refuge et sécurité, bien qu'ils aient connu la vie dans la rue et à l'hôtel avec leurs parents, depuis leur arrivée dans notre pays. Ils parlent tous les trois très bien le français. Les deux garçons font du foot et Vonessa pratique la danse. Que vont-ils devenir, encore une fois transplantés, encore une fois exclus ?

Dernièrement, c'est un bébé de sept mois, Florina, qu'on a séparé de sa maman emprisonnée en camp de rétention. Elle l'allaitait encore. C'est intolérable. Que fait-on des Droits de l'Enfant dans notre pays ? Des droits des mamans, des parents ? Le 12 mars, la maman a été libérée, mais jusqu'à quand ??MM007.jpg

Je voudrais vous parler aussi d'un jeune homme de vingt ans d'origine marocaine, Taoufik Najem, qu'on risque d'expulser, alors que son frère a déjà été tué l'année passée dans son pays. Son père est en France depuis quarante ans. Pourtant Taoufik est emprisonné depuis le 8 mars en camp de rétention avant son expulsion imminente vers le Maroc. Il a obtenu son CAP Menuiserie en 2012 et poursuit vers un bac professionnel. Pourquoi le gouvernement français voudrait-il briser son avenir ?

Vous me lisez et peut-être voudriez-vous faire quelque chose pour ces familles.

Je vous propose d'aller voir le site d'Éducation sans frontières.org

et de lire les transmissions reçues par le réseau, transmissions que je vous livre ci-dessous. 

Ensuite, vous pourrez écrire aux différents emails du Gouvernement ou téléphoner pour défendre ces familles et protester.

Je vous en remercie par avance pour eux.

xbell0.jpgCar nous sommes des citoyens et nous avons le droit de dire que nous ne sommes pas d'accord, quand nous ne le sommes pas, dans un pays de liberté et protégeant les Droits de l'Homme... et ceux des Enfants.

Chloé LAROCHE


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Infos

et transmissions de RESF  

(réseau Éducation sans frontières) :


 

LA VALLS DES EXPULSIONS

 

SE DANSE AVEC DES FAMILLES DEMEMBREES

 

 

 

"Expulsion en famille, les parents et les enfants sur un même vol commercial (et non sur un charter comme nous l’avions craint un moment pour la famille albanaise Maxhuraj expulsée le 13 mars sans que ni le ministère ni la préfecture coupables ne veuillent dire comment elle l’avait été), démembrement de familles, expulsion de lycéens en cours de scolarité, la palette des horreurs que le ministre Valls se plaît à mettre au service du président Hollande s’enrichit chaque jour.

 

Certes, comme le répètent Monsieur Valls et son cabinet, ces mesures sont légales, pour la bonne raison que ce gouvernement applique, et avec le zèle qu’on verra ci-dessous, des lois et des textes que le Parti socialiste avait vigoureusement dénoncés à leur promulgation. Etre dans la légalité n’a jamais empêché d’être dans l’odieux : l’esclavage, l’apartheid, la peine de mort, la torture ou, à une autre échelle, l’interdiction du vote des femmes ou l’interdiction de l’IVG, ont été des pratiques légales. Une légalité qu’il fallait respecter ou combattre ? Dans quel camp Valls aurait-il été ? Quand la loi organise des pratiques inhumaines ou odieuses, c’est la loi qu’il faut changer. Et, accessoirement, faire savoir à ceux qui l’appliquent avec zèle, l’estime dans laquelle on les tient."

 

 

 

 Pour faire savoir à qui de droit la haute estime dans laquelle sont tenus leurs agissements (les coordonnées des préfectures coupables figurent après chaque situation) :

 

A l'Elysée :

 

Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr

 

Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr

 

Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr  

 

Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr  

 

Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

 

A l'Intérieur :

 

Dircab  thierry.lataste@interieur.gouv.fr

 

Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr

 

Dircab adjoint renaud.vedel@interieur.gouv.fr

 

Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr

 

Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr

 

Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

 

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Florina, bébé de 7 mois arraché brutalement au sein maternel, Valls récidive !
Libérée sur décision préfectorale le 12 mars 2013

 

 

Il ne fait décidément pas bon d'être un bébé Rom de nos jours en France.... Florina n'a que 7 mois mais a connu déjà deux épisodes douloureux de séparation d'avec sa mère qui la nourrit au sein. Une première fois à la fin de l'année 2012 dans les mêmes circonstances : contrôlée à Gare du Nord, le préfet de police place la mère de Florina en rétention sur la base d'une Obligation de Quitter le Territoire Français en date de juillet 2012, soit antérieure à la naissance de sa fille. Depuis vendredi 8 mars, alors que nous célébrons la journée de la femme, Florina et sa mère Florentina souffrent de nouveau psychologiquement et physiquement de cette séparation arbitraire causée par une politique du chiffre qui consiste à expulser n'importe qui, n'importe comment, sans se soucier le moins du monde de l'intérêt supérieur de l'enfant qui doit pourtant prévaloir dans toutes les décisions administratives comme indiqué dans la Convention Internationale des droits de l'Enfant, ratifiée par la France. C'est d'ailleurs à ce titre que Florentina avait pu être libérée sur décision préfectorale, le 28 décembre dernier. Alors pourquoi trois mois après, les mêmes horreurs se reproduisent-elles contre cette maman et son bébé ? Florina refuse les biberons que lui donne son père depuis 3 jours. Remettre en liberté cette maman est une question de bon sens, rien de plus car il y va de sa santé et de celle de son enfant.

Pour féliciter les responsables de si glorieux faits : 
Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT
Fax : 01 53 73 67 23
mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

A l'Elysée :
Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr
Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr
Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr 
Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr
Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

Matignon : premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

A l'Intérieur :
Dircab thierry.lataste@interieur.gouv.fr
Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr
Dircab adjoint renaud.vedel@interieur.gouv.fr
Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr
Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr
Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

mardi 12 mars 2013.

 

 

 

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Sans-papiers malgré lui, expulsé par Valls, la chaise de Taoufik restera vide lundi 18 mars au lycée Bartholdi (St-Denis) .

 


 

Taoufik NAJEM est scolarisé en classe de seconde TMA "Technicien Menuiserie Agenceur" au lycée Bartholdi et habite à la Courneuve avec son père qui réside  en France depuis 40 ans.

 

La première fois qu'il est entré en France, Taoufik n'avait que 12 ans. Il a été scolarisé à Drancy puis en raison de difficultés liées au logement, son père l'a renvoyé au Maroc. La situation du père stabilisée, il a pu revenir en France à l'âge de 15 ans et y vit depuis de manière continue. Il a obtenu son CAP "menuiserie" en juin dernier et poursuit ses études en vue d’obtenir un bac professionnel.

 

Enfermé à la prison pour étrangers de Vincennes depuis le 8 mars 2013 sur la base d'une obligation à quitter le territoire français délivrée contre lui en mai dernier, il risque d'être expulsé vers le Maroc dans les prochains jours. Seule la mobilisation citoyenne pourra empêcher qu’un jeune homme de 20 ans soit expulsé vers un pays où il ne souhaite pas retourner et où son frère ainé a été tué il y a un an.

 

Taoufik est décrit par le personnel du lycée comme un élève sérieux et assidu, loin du délinquant que Valls et ses exécutants essaient de nous décrire pour justifier ces reconduites arbitraires et iniques. Ainsi ses professeurs devront expliquer à leurs élèves, aux camarades de Taoufik dont beaucoup sont aussi nés ailleurs, pourquoi la France, pays des droits humains, expulse leur copain pour le seul fait qu'il n'a pas les bons papiers.

 

En France depuis 8 ans, Taoufik remplit pourtant les critères définis dans la circulaire du 28 novembre 2012. A quoi servent les promesses de réexaminer les dossiers antérieurs à la lumière de ce texte ? Quel danger un lycéen sans histoires  peut-il bien représenter pour la France ? Cette décision est d'autant plus absurde quand on sait que le métier auquel le conduiront ses études est en pénurie de main d’œuvre en France.

 

 Monsieur le Ministre, expliquez à ses camarades et ses professeurs où sont l'humanité et la nécessité de votre acte !

 

 

 

Pour sa libération :

 

Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT

 

Fax : 01 53 73 67 23

 

mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 

 

Pour l'annulation de son OQTF et sa régularisation :
Préfet 93: Christian LAMBERT

 

pref-secretariat-prefet@seine-saint-denis.gouv.fr

 

Fax secrétariat préfet : 01 41 60 58 07    
Directrice des étrangers : Arlette MAGNE

 

arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

 

Fax : 01 41 60 56 63

 

Secrétaire général : Eric SPITZ

 

eric.spitz@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

 

Fax : 01 41 60 59 28

 



20/02/2013

L'école est pour tous, à quelques exceptions près... avec les moyens et personnels manquants. Mon témoignage de maman citoyenne gardant les yeux ouverts.

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L'année passée, au moment où Monsieur Sarkozy, encore Président, disait : "L'école est pour tous et doit s'adresser à tous les enfants", je vivais l'exclusion de l'école publique avec mon fils qui allait avoir sept ans.

L'exclusion d'un bon élève par le dégoût de l'école publique...école,école publique,rythmes scolaires,parent,enfant,citoyen,iufm,professeur,instituteur,violence,négligence,récréation,actualité,politique,école privée,niveau scolaire,ennui,punition,abus,exclusion,départ,déception,rased,grenoble,enseignement,ministre éducation,honte,peur,parole,écoute,classe,scolaire,décision,changement d'école,radiation,année scolaire,cp,élève,justice,règlement

Quand on oblige un enfant à recopier le règlement de l'école à l'écart de tous, (pas le résumé mais celui qui s'adresse aux adultes), parce qu'il avait parlé à la cantine. Quand on laisse la violence s'installer dans la cour de l'école, au point que mon fils a vu son pantalon baissé et que la honte a été mise sur lui quand on a laissé croire que c'est lui qui montrait ses fesses... Quand un directeur prend à partie un enfant devant tous alors qu'il est déjà exclu par les autres. Quand les professeurs des écoles, n'ayant plus d'aides dans leur classe (Rased), laissent de côté un bon élève -qui du coup s'ennuie- pour s'occuper des nombreux enfants en difficulté de leur classe. Quand on abandonne un élève dans l'école alors que toute la classe part finaliser un projet de construction à l'extérieur, comme c'est arrivé pour mon fils, le jour où il a dû recopier le règlement de l'école, sans même le comprendre.9417629-petite-fille-triste-les-larmes-aux-yeux.jpg

Mon fils est sorti de son école de la Villeneuve avant les vacances de février 2012 en pleurant et en disant qu'il ne voulait plus jamais retourner à l'école. Ce même enfant qui demandait à l'âge de deux ans d'aller à l'école et à trois ans d'apprendre à lire et écrire ! 

J'avais demandé depuis quelques temps de rencontrer la psychologue, proposant aussi un changement de classe pour mon fils, mais le temps a manqué à cette professionnelle et l'eau a coulé sous le pont de l'ennui, laissant le champ libre à la déception grandissant dans le coeur de mon fils.

11429439-garcon-debout-devant-un-tableau-noir-avec-bulle-de-pensee.jpgDernièrement, une conseillère familiale m'a confié son opinion que les parents devaient rester en retrait de l'école et de ce qui s'y passe, et qu'ils n'ont pas à s'opposer aux décisions et comportements du corps enseignant ni à donner leur opinion.

Je pense au contraire que nous sommes citoyens et qu'en tant que citoyens et parents, nous avons la responsabilité de prendre conscience d'un malaise existant au sein de l'école quand notre enfant souffre d'un état de fait. Si nous constatons des violences se poursuivant en cours de récréation, sans qu'un adulte n'intervienne -par faute bien sûr de manque de personnel-, si nous constatons que notre enfant est tombé et que personne ne nous a prévenu jusqu'au soir, laissant une plaie au crâne sans soins, prétextant qu'aujourd'hui, on ne doit rien soigner ni désinfecter, il est de notre devoir de parents d'agir et de signaler. Ce dernier fait s'est passé dans une école privée et il est véridique.14733387-retour-a-l-39-ecole-belle-carte-avec-les-maple-leafs-de-illustration.jpg


J'ai changé mon fils d'école et, au retour des vacances de février 2012, il a été reçu dans un nouvel établissement, dans une école privée accessible financièrement (je ne paye que quatre-vingt euros par mois). Il est arrivé dans une classe qui l'a très bien accepté ; mon fils a été accueilli par une maîtresse qui a su le rassurer sur l'école et sur le fait de pouvoir s'ouvrir de ses éventuelles difficultés avec d'autres enfants aux enseignants. Pouvoir accueillir la parole de l'enfant sans qu'il ait peur d'être puni, comme mon fils le vivait dans l'école précédente, et arrêter de punir tout le monde quand on préfère ne pas désigner un coupable. Quand on nous force à avaler de la terre comme mon fils en CP l'a vécu et qu'on est puni comme celui qui nous a humilié, parce que cela arrange le corps enseignant, c'est extrêmement injuste et destructeur.12668173-triste-larme-pleurer-d-39-un-il-d-39-un-enfant.jpg

Mon fils a rejoint une classe qui avait son niveau, avec beaucoup d'enfants ayant de l'énergie à revendre mais avec de l'avance pour la plupart. Il aime à nouveau l'école et a d'excellentes notes en CE1. Mais je dois dire que j'ai été amère d'entendre à propos de l'école publique qu'elle "existait pour tous", au moment où mon fils l'a quittée. Je pense que ce ne sont pas les rythmes scolaires qui sont à changer, mais plutôt l'encadrement des enfants, le nombre de personnel qualifié pouvant seconder les professeurs des écoles, les Rased à recruter en nombre, la formation IUFM des maîtres à remettre en route et des aides spéciales à mettre en place pour les enfants n'arrivant pas à apprendre à lire et à écrire.13208405-retour-a-la-carte-du-frere-mignon-et-soeur-de-l-39-age-ecole-primaire-a-pied-de-l-39-arret-de-bus-sc.jpg

Chloé LAROCHE13169775-les-enfants-des-ecoles-a-enseignement.jpg15831191-des-enfants-heureux-ensemble-sur-la-terre.jpg

 

10/01/2013

Pauvre monde, pauvre justice, aveuglée par son propre jugement, alors même que chaque chambre avait des verrous, que l'appartement avait la porte d'entrée munie de verrous extérieurs...

20130106_150127.jpgHEUREUSE ANNÉE 2013_____famille séquestrée,saint-nazaire,actualité,voeux 2013,séquestration,privé de liberté,enfermement,sous emprise,violence morale,peur,menace,mort,suicide,folie,psychiatrie,terreur,enfant,maltraitance,négligence,services sociaux,juge,justice,2013,espoir,amour,résilience,foyer,famille,souvenir,privé d'école,déscolarisation,école,signalement,psychologue,voisins,silence,mutisme,monde,france,souhait,force,courage,douleur,souffrance,violence conjugale,contrainte,prison,police,compassion

et que plus jamais....

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Je souhaite à tous mes lecteurs, qui viennent entre 350 et 500 par jour lire mes articles, tout le courage nécessaire pour surmonter les épreuves de leur vie, toute la force pour poursuivre leur chemin, toute l'espérance pour penser librement aux lendemains et tout l'espoir de croire encore en l'avenir et au présent.

Je souhaite que plus jamais l'on ne découvre une famille de quatre enfants comme celle d'aujourd'hui à Saint-Nazaire, séquestrée par un père délirant et fou, avec des enfants prostrés dans leur chambre, enfermés à double-tour, avec une mère sous emprise.famille séquestrée,saint-nazaine,actualité,voeux 2013,séquestration,privé de liberté,enfermement,sous emprise,violence morale,peur,menace,mort,suicide,folie,psychiatrie,terreur,enfant,maltraitance,négligence,services sociaux,juge,justice,2013,espoir,amour,résilience,foyer,famille,souvenir,privé d'école,déscolarisation,école,signalement,psychologue,voisins,silence,mutisme,monde,france,souhait,force,courage,douleur,souffrance

Je souhaite que le monde ouvre ses yeux et ses oreilles devant le malheur et ne dise pas, comme je l'ai entendu aujourd'hui, paroles venues des observateurs officiels : "Il n'y a pas eu violence sexuelle... Les enfants n'étaient pas battus, et il n'y a pas eu véritablement séquestration." En fait, tout allait bien...

Pauvre monde, pauvre justice, aveuglée par son propre jugement, alors même que chaque chambre avait des verrous, que l'appartement avait la porte d'entrée munie de verrous extérieurs ! Faut-il être violé pour souffrir, être battu pour être reconnu dans sa souffrance ? Non, être enfermé, privé de sa liberté, privé de sortir, privé d'aller à l'école, privé de contacts extérieurs, privé de dignité, privé de tout... C'est une violence immense. Je sais ce que c'est... 

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Je souhaite que ces quatre enfants retrouvent le fil de leur vie et que cette épouse se sorte de cet enfer, en se reconstruisant loin d'un époux malade et fou.
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Je pense par ailleurs du même fait à mes frères et soeur et je leur souhaite tout le bonheur du monde pour la suite de leur existence, sachant le début de leur vie et connaissant les chaînes que nous avons dû ôter de nos enfances respectives.famille séquestrée,saint-nazaine,actualité,voeux 2013,séquestration,privé de liberté,enfermement,sous emprise,violence morale,peur,menace,mort,suicide,folie,psychiatrie,terreur,enfant,maltraitance,négligence,services sociaux,juge,justice,2013,espoir,amour,résilience,foyer,famille,souvenir,privé d'école,déscolarisation,école,signalement,psychologue,voisins,silence,mutisme,monde,france,souhait,force,courage,douleur,souffrance

Et j'ose espérer en cette nouvelle année que tous les verrous du monde s'ouvriront pour laisser sortir tous les enfants enfermés, pour libérer chaque famille prise sous le joug d'un parent fou.

Et que plus jamais non plus.... plus jamais un enfant ne soit tué par le désespoir d'un papa ne supportant pas la séparation ni la vie présente familiale, comme on l'a vu en cette fin et début d'année, au moins cinq fois dans l'actualité.

Que les parents en souffrance consultent et demandent de l'aide... mais par pitié, ne partez pas avec eux au ciel ainsi. Les enfants sont venus pour vivre, pas pour mourir par le désespoir des parents.


Chloé Laroche

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28/09/2011

Ils leur avaient dit : "Vous ne craignez pas l'expulsion, vous avez huit enfants." Mais c'était sans faire avec le service de l'Immigration qui a décidé d'agir avec inhumanité.


étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfantsBonjour à toutes et tous,

 

 

étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfantsJ'ai pleuré en lisant le texte que je vous transmets ci-dessous, article que le Réseau d'Éducation sans Frontières m'a envoyé en urgence.étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfants

Alors, je vous en conjure, mes chers lecteurs, écrivez pour cette famille (aux mails et fax donnés plus bas) et battons-nous pour que ces huit enfants d'une même famille reviennent dans leur école et ne vivent plus ce choc de l'expulsion.étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfants

 

Cordialement à tous,

 

Chloé LAROCHEétranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfants

 

 

 

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Renvoi d’une famille Tchétchène

Opération policière préfectorale

ce matin, 27 septembre, à La Roche sur Yon :

 

"A 6.00 heures ce matin, à la mosquée de la Roche sur Yon, une cinquantaine de gardes mobiles, policiers et représentants de la préfecture sont venus réveiller et interpeller une famille tchétchène de 2 adultes et 8 enfants, la famille Dzhanaraliev.
Rue bloquée dans le quartier, déploiement de force sans commune mesure avec la situation d'une famille paisible ne représentant aucun danger et dont 7 des 8 enfants âgés de 2 à 18 ans, sont scolarisés à La Roche sur Yon.

Tout ce cirque policier pour renvoyer en Pologne, pays supposé de leur entrée en Europe. Juridiquement et administrativement cette réadmission est contestable et une saisine du Conseil d'état est en cours.

De plus lors de leur passage en Pologne, ils ont subi des maltraitances, ce qui explique leur demande de d'asile en France. Or, le 22 septembre, la cour de justice européenne, par la voix de son procureur général, a statué sur le fait que des demandeurs d’asile ne peuvent être transférés vers un autre état membre, lorsqu’il y a pour eux un risque d’une atteinte grave aux droits que la Charte des droits fondamentaux  leur garantit.

 

La famille bouleversée, en détresse, avec les enfants en pleurs, a seulement pu contacter la bénévole de la Cimade qui les suivait depuis plusieurs semaines.
Arrivés sur place, aucun membre des associations qui les ont soutenus depuis leur présence à La Roche sur Yon (Vendée) n'a été admis à les assister, les réconforter, lors de cette opération. Le fort dispositif de sécurité empêchait tout contact avec la famille et même tout accès à la rue.

Rien ne justifiait l'heure, l'urgence et un tel déploiement des forces de l'ordre.

Dans quel état se trouvent les enfants ayant subi une telle interpellation matinale ?

 

Au-delà de la violence inhérente à un tel évènement, il convient de préciser que le plus jeune des enfants est atteint d'une pathologie cardiaque ayant nécessité une opération lourde. L'avis d'un cardiologue pédiatrique est indispensable avant tout long déplacement.

Une nouvelle fois, on stigmatise ceux qui aident des personnes en détresse, on bafoue les plus élémentaires des droits de protection de l’enfance et on crée, sous la pression d'un ministère de plus en plus répressif, un climat malsain, propice à toutes les interprétations.

Une nouvelle fois, la France s’apprête à bafouer le droit communautaire et à s’abstraire d’une décision de justice. 

 

RESF Vendée demande que cessent ces situations inadmissibles. L'Etat doit  permettre aux associations de remplir leur mission en toute circonstance.

 L'humanité doit prendre le pas sur les chiffres.

L'indignation des élus, des associations, des mouvements politiques et syndicaux qui suivent cette famille est totale !

 

Histoire récente :

 

Pendant la guerre de 1994 en Tchétchénie le père a aidé des combattants. 13 hommes de sa famille ont été tués dans cette période.

A la fin de la guerre pourchassés par le gouvernement prorusse, ils se sont cachés pendant 3 ans environ, se séparant et bougeant sans cesse.

En 2006, la situation devient intenable, le père est recherché et menacé, ils partent en Pologne avec leur passeport, demandent l'asile, obtiennent un droit de séjour de 2 ans mais sans le statut de réfugiés

En Pologne, ils ont subi des maltraitances, (en particulier un des enfants est violemment battu gardant des séquelles physiques et psychologiques importantes)

Ils ont pris peur et la famille sans avoir pu informer le père se réfugie au Danemark.

En mars 2010, le Danemark les renvoie en Pologne. Devant l'angoisse des enfants.

ils n'y restent que 2 jours et repartent en Tchétchénie toujours sans le père.

Ils sont 1 mois tranquilles puis  ils sont sommés de dire où est le père et comme moyen de pression les 2 enfants ainés sont séquestrés une nuit par des paramilitaires. Depuis l'ainé est resté mutique.

En octobre 2010, en insécurité totale ils se réfugient au Danemark, qui demande leur retour vers la Pologne.

Terrorisés, ils rejoignent le frère de Madame en séjour régulier en Suède.

Le père qui n'avait pas revu sa famille les rejoint en Suède. Même histoire, la Suède demande le retour en Pologne.

Ils fuient de nouveau mais cette fois ci vers la France (Strasbourg) pensant pouvoir demander l'asile car ayant quitté l'UE pendant plus de 6 mois. Les preuves de leur séjour en 2010 en Tchétchénie sont jugées non probantes par le préfet du Bas Rhin. Celui-ci refuse leur admission et ordonne leur retour immédiat en Pologne.

La famille arrive alors en Vendée en juin 2011, est accueillie par les associations locales d'aide et ces 3 derniers mois est logée en modulaire dans la cour de la mosquée avec l'accord et l'aide de la Mairie.

Ils se trouvent au centre de rétention de Rennes et risquent leur renvoi de nouveau vers la Pologne alors que ne sont pas connus les résultats des derniers recours – Conseil d'état en particulier."

 

Dernière heure : Magomed a été gardé à l'hôpital, le vol est donc annulé pour demain !
La communauté tchétchène de Rennes organise un rassemblement devant le CRA demain.

ON A QUELQUES HEURES DE PLUS POUR EMPECHER L’INACCEPTABLE DE SE PRODUIRE !

 

 

 

Précisions sur la famille  Dzhanaraliev

mère Rumissa 06 12 1974

père Musa 30 06 1966

Murid 02 04 1993  Garçon

Mashad 07 07 1995 G 

Muslim 31 O5 1997 G

Elina 13 11 1998 Fille

Eliza 13 08 2000 F 

Rajana 06 03 2005 F

Malik 20 04 2007 G

Magomed 14 02 2009 G (c'est lui qui a subi une opération du cœur à la naissance) 

 

Fax, mails, coups de téléphone pour dire, sans injure ni diffamation ce qu’on pense de tout ça :

Coordonnées de la Préfecture du Bas-Rhin qui est en charge du dossier

raphael.lemehaute@bas-rhin.pref.gouv.fr

pierre.ory@bas-rhin.pref.gouv.fr

infos@bas-rhin.pref.gouv.fr

 

secretaire-general@bas-rhin.pref.gouv.fr

par fax

03/88/21/61/ 55 (fax du secrétaire général)

03/88/21/62/ 16 (fax de la préfecture)

03/88/21/68/ 07 (fax du sous-préfet)

Quand on n’a pas de fax : http://fax-gratuit.net/tt/index

Préfecture de la Vendée qui a organisé cette expulsion de façon inqualifiable.

Téléphone 33 2 51 36 70 85

fax +33 2 51 05 51 38

 

Là où se prennent les décisions 
Elysée : 01 42 92 81 00

Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html <http://www.elysee.fr/ecrire/index.html> 

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) a été viré. Il n’a officiellement pas de remplaçant mais Guillaume Larrivé est de retour depuis mars : longtemps  conseiller immigration de Sarkozy (avec Tandonnet) au ministère de l’intérieur. Il connait bien et n’aime pas le réseau. Raison de plus pour se rappeler à son bon souvenir :guillaume.larrive@elysee.fr

Mais aussi au Conseiller spécial Henri Guaino henri.guaino@elysee.fr 

et au secrétaire général xavier.musca@elysee.fr

Ministère de l’Intérieur

claude.gueant@interieur.gouv.fr

Directeur de cabinet : stephane.bouillon@interieur.gouv.fr

Dircab-adjoint : georges-francois.leclerc@interieur.gouv.fr

Les membres du cabinet chargés de l’immigration :

pierre.regnault-de-la-mothe@interieur.gouv.fr

henri.zeller@interieur.gouv.fr

christophe.reynaud@interieur.gouv.fr

 

Secrétariat général à l’Immigration :

Fax: 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétariat général 
secretariat-general@immigration-integration.gouv.fr 

Secrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr  01 77 72 61 65

Directeur de cabinet : gautier.beranger@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 66

Chef de cabinet : charlotte.orgebin@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 40

 


10/01/2011

Ce matin, un petit garçon ne retrouvera pas le chemin de son école. Des gendarmes sont venus le chercher ce vendredi pour l'enfermer en vue d'une expulsion de France avec ses parents.

2011-01-08 005.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Ce matin, dans quelques heures, je vais emmener mon fils à l'école.jp2007_04188.jpg

 

Mais un petit garçon de l'âge de mon fils ne reverra pas son école ce matin.

Il a six ans et s'appelle Vazgen.

 

Il habite Langeac en Haute-Loire.

 

On est venu le chercher vendredi en vue d'une expulsion de France avec ses parents.

Il a été emmené avec son père, David Asryan et sa maman, Vanine, dans un camp de rétention.

 

J'ai appelé l'école de ce petit garçon pour témoigner mon soutien et parler de mon article pour Vazgen et ses parents.

L'équipe éducative est atterrée et choquée par le fait qu'on ait emmené ainsi leur élève, dans une rapidité telle que personne n'a pu protester, parents d'élèves et enseignants. Tout cela s'est fait dans un temps très court, entre l'appel prévenant de l'arrivée des gendarmes et leur venue effective.

 

Petit Vazgen, je ne veux pas que tu sois enfermé, pendant que tes copains te pleureront

sur les bancs de l'école où tu ne seras plus.BLD051658.jpg

 

k1266086.jpgJe demande au Gouvernement français que tu reviennes dans ton école que tu fréquentes depuis plus de trois ans.

Tu étais en classe de CP et tu t'étais très bien intégré, ainsi que ton papa qui était en France depuis déjà quelques années, en tant que demandeur d'asile.

Je pense aussi à ta maman qui a vingt ans et qui a une santé fragile. Je souhaite vivement qu'elle puisse rester en France.

 

Il y aura un rassemblement pour toi et tes parents demain, le mardi 11 janvier à 16 h 30, devant ton école, rue de la République.

Pour tous, voir le lien : http://www.educationsansfrontieres.org/article33552.html

 

Soyez gentils, Messieurs les dirigeants de notre pays, n'enfermez pas les enfants dans vos chiffres à expulser, dans cette machine infernale à rompre la vie des familles.

 

2011-01-08 012 - copie.jpgChloé LAROCHE15448-39dg.jpg

 

 

_____________________________________Merci de lire le texte ci-dessous reçu du Réseau d'Éducation sans Frontières et résumant toute la situation de cette famille.

(http://www.educationsansfrontieres.org)

 

VAZGEN, 6 ans, arrêté dans son école, placé en centre de rétention vendredi 7 janvier. Ils ont osé... !.

 

"Ce qui se fait souvent loin de chez nous est devenu réalité chez nous en Haute-Loire, à LANGEAC (4 000 habitants).

Vendredi 7 janvier 2011, à 15h30, les gendarmes sont venus en tenue de ville chercher, à son école, VAZGEN, 6 ans, accompagnés de son père David ASRYAN, d'origine arménienne-russe. Un choc pour la communauté éducative et pour le collectif de soutien aux demandeurs d'asile qui tente depuis de longs mois d'aider à la régularisation de cette famille.

Après une garde à vue de David et de sa compagne Vanine (20 ans), les gendarmes ont accompagné David ASRYAN à l'école à 15h30 pour y chercher Vazgen en prenant des précautions : tenue civile et choix du moment pour ne pas paniquer les enfants ; appréciez le "tact" !

Aux amis arrivés sur place, il a été interdit de faire une bise à David et Vazgen !

Vazgen est scolarisé depuis près de 4 ans à Langeac. David était vert. Les trois gendarmes pas très à l'aise. Vazgen sans siège rehausseur et sans ceinture, assis entre son père et un gendarme, ne semblait pas du tout effrayé et nous a fait un beau sourire.

Les enseignants choqués et les enfants trouveront la chaise de Vazgen vide lundi matin. Vanine a été elle aussi emmenée au centre de rétention de Nîmes. Dans quel état doit être cette jeune fille de 20 ans qui ne parle pas français... et dont l’état de santé est fragile. Le JLD vient de confirmer leur placement en rétention pour 15 jours.

Leur histoire :

Indésirables en Arménie, les parents de David se sont exilés en Russie où David a vécu la majeure partie de sa vie. A la suite de persécutions politiques, il a dû fuir en France où sa demande d’asile a été rejetée par l’OFPRA puis la CNDA. (Cour nationale du droit d'asile).

Il attendait la réponse d’un nouveau dossier auprès de la CNDA. Vanine, arrivée depuis 6 mois, n’a pas encore présenté de demande à l’OFPRA. Mais le Préfet a appliqué la loi de façon implacable ! La demande en cours n'est  pas suspensive d'une mesure d'éloignement."

 

NON ! La place d'un enfant n'est pas en centre de rétention !

 

Faites passer !!     Indignez vous !     Agissez !!k0816420.jpg

 

Ne laissons pas faire !! ====================1764499.jpg Écrivez en restant polis et courtois ...

 

Courrier postal :

Monsieur le Préfet,
Préfecture 
av général de Gaulle
43000 Le Puy en Velay

Tél : 04 71 09 43 43

_____________________________________________

Écrire pour demander que cette famille reste en France :

Préfet : richard.didier@haute-loire.pref.gouv.fr

Il sera remplacé à partir du 16 janvier par denis.conus@haute-loire.pref.gouv.fr

Préfecture de la Haute-Loire : 6  avenue du Général-de-Gaulle BP 321 43011 Le Puy-en-Velay Cedex

Téléphone :04 71 09 43 43 Télécopie : 04 71 09 78 40

Secrétaire général :.robert.rouquette@haute-loire.pref.gouv.fr

Service des étrangers : fax : 04 71 09 98 19

josette.crespin@haute-loire.pref.gouv.fr

sylvianne.groll@haute-loire.pref.gouv.fr

__________________________________________

Chef du service des étrangers :

Monsieur Mur 
FAX  04 71 09 98 19

 

25/03/2010

Guilherme Hauka-Azanga a encore été arrêté en vue d'une expulsion alors qu'il a quatre enfants nés en France. LA PÉTITION À FAIRE POUR LUI.

 

pr75950.jpgpr82767.jpgBonjour à tous et toutes,1511247090.jpg

Je prépare un article pour ce soir et notamment une lettre ouverte à Éric ZEMMOUR en réponse à ses propos... pour lui dire qu'il n'a qu'à aller voir sur les chantiers de la voirie... Qui travaillent en majorité sur le bitume ? Des NOIRS et des ARABES... Alors arrêtons l'hypocrisie et le racisme latent.

Mais en attendant, voici la dépêche concernant le papa de quatre enfants nés en France, Guilherme Hauka-Azanga, qui a vécu ce matin une mesure d'enfermement -en vue de son expulsion- tout à fait inhumaine. Je proteste contre ces agissements anti-républicains. Je proteste et je fais suivre l'action suivante. Je rappelle que ce papa a déjà été expulsé le 18 mars et s'était enduit de matières fécales pour rester avec ses enfants mais qu'on l'a mis ce jour-là de force dans l'avion.

rassemblement-de-soutien-a-Guilherme-le-11-fevrier_image-gauche.jpgCe matin, ce sont quatre enfants qui pleuraient. Des enfants nés ici mais de père angolais. À l'heure où on débat en tous sens sur les Noirs et les Arabes ainsi que sur "leur propension à la délinquance", suite aux propos d'Éric Zemmour, on pourrait se pencher sur le cas de cette famille torturée par l'État français qui ne tient pas compte des larmes de quatre petits blacks français qui n'ont qu'une envie : c'est d'avoir leur père avec eux.

 

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Chloé Laroche

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AI03120.jpgURGENT : LA PÉTITION À SIGNER pour Guilherme Hauka-Azanga :

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=25824

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Dépêche AFP reproduite sur les site du Figaro et de France INFO :

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"Un sans-papier angolais a été interpellé ce matin à Lyon devant ses enfants, en vue de son expulsion. Et ce malgré les protestations de parents d'élèves de leur école, mobilisés depuis des semaines pour demander sa régularisation, a souligné son avocat. "Guilherme Hauka Azanga a été placé en garde à vue dans les locaux de la PAF (police aux frontières), en attente d'être conduit en centre de rétention administrative", a affirmé Me Laurent Sabatier.pr83716.jpg

Son client avait déjà été arrêté une première fois pour être expulsé mais le juge des libertés et de la détention (JLD) avait ordonné samedi sa libération, lui donnant sept jours pour quitter le territoire. Le préfet a toutefois fait appel de cette décision qui a été annulée par un arrêt rendu mardi, ouvrant la voie à une nouvelle interpellation, a expliqué l'avocat.

Selon Me Sabatier, le cas de M. Hauka est "spécial" : cet Angolais de 37 ans, qui a déjà purgé deux mois de prison ferme pour "refus d'embarquer", avait été conduit directement à l'aéroport à sa sortie de prison le 18 mars.

"Là, il a préféré s'enduire de matières fécales plutôt que d'embarquer. Les policiers lui ont demandé de se nettoyer, il a refusé, et il a été alors recouvert d'une couverture avant d'être mis dans l'avion", a raconté l'avocat. A l'escale de Francfort, le pilote a alors refusé de partir, ce qui avait conduit au rapatriement de M. Hauka en France, où il réside depuis huit ans, et à son passage devant le JLD samedi.

1072060335.5.jpeg"Une dizaine de policiers ont défoncé la porte de son appartement vers 8h30", a raconté à l'AFP Annabel Billaud, une mère d'élève de l'école où sont scolarisés deux des quatre enfants de M. Hauka - tous nés en France - et de sa compagne, une Congolaise en situation régulière.

L'aînée, en pleurs, a assisté à la scène avant d'aller à l'école. Plusieurs parents ont expliqué avoir essayé de s'interposer, en vain, et tenté de prendre des photos.

"C'était inhumain", a confié l'une des mères d'élèves. Une manifestation spontanée des parents s'est tenue dans la matinée à l'école, tandis qu'une délégation de parents, soutenue par le Réseau éducation sans frontières (RESF), se rendait à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry."

 

 

_____________________________________________ ARTICLE DE LYONCAPITAL.FR :1511247090.jpg

LE LIEN : http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Immigration/Arrestation-musclee-d-un-sans-papier-angolais



"Guilherme Hauka-Azanga est reparti pour la troisième fois derrière les barbelés du centre de rétention administrative de Lyon. Et pour l’y conduire, la police a employé la manière forte. Récit.

Jeudi matin, Guilherme Hauka-Azanga, emmène trois de ses quatre enfants à l’école du quartier de la Guillotière, dans le 7e arrondissement de Lyon. Libéré samedi dernier du centre de rétention par le juge des libertés, ce père de famille sans-papier d’origine angolaise pense avoir sept jours de tranquillité. Sept jours pendant lesquels, il ne peut pas, au terme de la loi, être arrêté. Mais il ignore que la cour d’appel de Lyon a annulé la décision du juge des libertés, suite à l’appel de la préfecture du Rhône. Ce qui permet aux forces de l’ordre de procéder à sa mise en rétention.

C’est en retournant chez lui qu’il repère des policiers. “je l’ai vu arriver chez nous en courant, raconte sa concubine, Florence. Il était poursuivi”. A l’intérieur, outre sa femme et leur dernière fille d’un an, se trouve une copine de leur aînée. Elle est passée à l’appartement pensant trouver son amie. Toute la scène de l’arrestation se déroulera sous ses yeux de dix ans. “J’ai refusé d’ouvrir la porte, poursuit la femme de Guilherme Hauka-Azanga. On m’avait dit de ne pas ouvrir sans avoir vu un mandat”.

Arme dégainée et menottes sous les yeux d’une enfant :

Après avoir “défoncé” la porte d’entrée, les policiers se précipitent à l’intérieur. Mais Guilherme s’est réfugié dans la chambre qu’il a fermé à clé. “J’étais dans le salon avec ma fille dans le dos et la copine de ma fille. Un policier a fait sauter la serrure puis a dégainé son arme dans la direction de Guilherme”. Menotté, le père de famille est emmené. Devant l’immeuble, une vingtaine de parents d’élève tentent de s’interposer. Mais une voiture arrive rapidement, direction les locaux de la police aux frontières (PAF) puis le centre de rétention de l’aéroport Saint-Exupéry.

“Quand j’ai reçu le message de Florence, je me suis précipitée avec d’autres parents”, explique Sandrine Barrat, parent d'élève et membres active du collectif de soutien. Les parents ont tenté de filmer et de prendre des photos de l’intervention policière. “J’étais au premier rang, poursuit Sandrine Barrat. Un policier m’a dit que c’était interdit de filmer puis m’a fait une clé de bras, en me retournant le pouce de la main gauche”. Le médecin qu’elle est allée consulter a effectivement pu constater une douleur de la “face antérieure de l’avant bras consécutive d’une hyperextension”. Il a préconisé une interruption temporaire de travail (ITT) de deux jours.

“La procédure a été respectée” : 

Contactée par Lyon Capitale, la préfecture du Rhône considère que la procédure de mise en rétention “a été respectée”. Pendant toute la journée, jusqu’à la sortie des enfants à 16h30, un groupe d’une dizaine de parents d’élèves est resté devant l’école. Choqués par l’arrestation de Guilherme Hauka-Azanga, ces parents parlent “d’acharnement” de la part de la préfecture. “Elle veut faire un exemple. Lors de son intervention, la police n’a pas hésité à défoncer la porte et à sortir une arme devant des enfants, souligne Sandrine Barrat. Quand j’ai vu la petite de dix ans, je ne l’ai pas reconnue tellement elle était sous le choc”. L’élève a malgré tout rejoint sa classe.

“Ils ont pointé une arme alors que Guilherme n’est pas un criminel. Il ne vole pas, il ne vend pas de drogue. Simplement, il n’a pas de papiers et ne veut pas laisser sa famille", reprend Florence, sa femme. D’origine congolaise, elle a été régularisée en 2005. Décrit comme “un papa très investi” par les nombreux parents du collectif de soutien, Guilherme vit en France depuis huit ans. Avec sa femme, il élève quatre enfants dont les deux premiers enfants de sa compagne. Il est vu comme un “soutien de famille au sens fort du terme” par la directrice Sophie Buisson qui dénonce “un démantèlement familial” (lire par ailleurs).

Cinq jours de répit :

Pour la troisième fois en deux mois, Guilherme est en rétention où il a déposé une nouvelle demande d'asile. Cinq jours sont nécessaires pour y répondre. Il ne peut donc pas être expulsé pendant ce délai. S’il est expulsé peut-être s’opposera-t-il de nouveau à son retour en Angola. Comme il l’a déjà fait par deux fois, ce qui l’avait conduit à être condamné à deux mois de prison (lire ici). Soutenu par le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), le cas de Guilherme sera en tête de la manifestation “contre les expulsions” organisée ce samedi à 14h, place des Terreaux, à Lyon 1er."

Mots-clés : RESF, Guilherme Hauka-Azanga, Centre Rétention Administrative, Préfecture du Rhône.

22/09/2009

Je témoigne du parcours de ma fille venue d'un orphelinat de Roumanie à 8 ans, handicapée déficiente mentale et souffrant du syndrome de Francheschetti. Réflexion sur le handicap mental.

Bonjour à tous et toutes,imm000_00A.jpg

080320114858115721848121-44520110fc.jpgCe week-end, c’était la journée du Patrimoine. Je suis allée samedi avec mes enfants au Château de Bon Repos à Haute Jarrie, château où j’avais joué à l’âge de 16 ans comme violoniste dans l’Orchestre Universitaire de Grenoble, dirigé alors par Jean Laisné. C’était en juin 1982... Un moment magique où nous avons joué l’Alleluia du Messie de Haëndel avec des feux d’artifices fabuleux. Il y avait aussi le quintette de Chambéry avec plusieurs chorales de Grenoble. Ainsi que les membres de l’Association du Château qui ont fait un travail remarquable de restauration de ce précieux vestige du passé qu’est le Château de Bon Repos.

J’avais emmené mes enfants Julia et Yourdine à cette visite.-Users-Anne_Chloe-Desktop-imm004_5.jpg

Julia, ma fille adoptive venue de Roumanie, est une enfant handicapée avec déficience mentale mais elle est très intéressée et réceptive aux lieux que je lui présente de ce type. Elle regarde, observe, touche, enregistre. Ses yeux sont plein d’émerveillement et de surprise devant les objets, les toiles, les monuments, les arbres, les parcs, les grottes, les oeuvres d’art, les sculptures.

imm017_19A.jpgLes oreilles de Julia sont malformées et elle est déficiente auditive ; elle n’avait pas de palais dans la bouche jusqu’à son opération de 2002 au CHU de Grenoble. Son visage témoigne de la souffrance accumulée au fil des ans passés dans l’orphelinat roumain et aussi de cette force de vie inébranlable qui fait que Julia avance avec bonheur et curiosité du monde.

Son parcours résonne avec cette phrase de l’écrivain handicapé moteur cérébral Alexandre JOLLIEN : “Chaque corps, aussi défectueux soit-il, appartient à une conscience toujours en lutte, toujours dirigée vers le progrès, à une source où puiser de la force pour mener à bien un combat joyeux.” (extrait de son livre “Le Métier d’homme”-1982).

Nous avons lu cette phrase dimanche lors du week-end du Patrimoine, devant le Musée de l’Évêché à Grenoble. Il y avait une exposition de photos de visages et de parcours de vie d’handicapés mentaux, avec des formes de carrés en sculpture. Des phrases de personnes handicapées et aussi d’Alexandre JOLLIEN étaient inscrites au vu de tous. Julia a tourné autour des carrés empilés et a regardé chacun des visages avec leurs expressions ; des visiteurs regardaient aussi et voyaient Julia comme une figure vivante des témoignages qu’ils voyaient mais qui sont presque lettres mortes devant la réalité vibrante d’une personne différente.imm006_11.jpg

imm024_23A.jpgSaint-Éxupéry avait écrit : “Si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m’enrichis.” Malgré tout, la différence fait toujours peur et nous l’avons expérimenté avec Julia. Des mots cruels contre elle et moi dans un magasin... Des regards inquisiteurs et sans chaleur... Des remarques comme celle-ci : “Votre fille, c’est une débile, il n’y a pas d’autres mots”. Ou : "Pourquoi vous l'emmenez ici. Qu'elle reste chez vous !!"

Julia ne souffre pas de racisme racial comme mon autre fille adoptive venue du Bénin. Elle souffre de discrimination, de racisme humain, de la bétise, de l’ignorance sur le handicap, de jugements hâtifs, de rejet de la différence.

Elle a fait des progrès immenses depuis son arrivée en 2001. Au début, elle était comme un enfant sauvage, se mordant parfois pour manifester ses émotions. Elle était totalement dépendante : il fallait l’habiller, la laver, lui brosser les dents, lui écraser ses aliments car elle ne mâchait pas. Elle avait huit ans. Elle faisait des cauchemars terribles la nuit. Elle pouvait hurler parfois et se mettre en crise.

Elle a vraiment commencé sa vie à son arrivée en France, dans notre famille.

Des professionnels m’ont dit : “On peut considérer qu’elle est née chez vous.”

Et puis il y a eu l’opération que j’ai relatée dans l’article du 22 avril 2008 :

"Accueil et opération d'une enfant roumaine, ma fille Julia. Présentation de l'association Sera. Handicap et amour."

... Il y a eu en outre la socialisation à travers l'école, deux années merveilleuses où Julia a été accueillie par les enfants de la classe unique de Saint Paul d'Izeaux. Enfin il y a eu l’IME “La Providence”qui l’a acceptée à Saint Laurent en Royans, avec des éducateurs, des orthophonistes, des psychologues et une psychiatre. Et des institutrices qui ont fait un travail remarquable.imm019_18A.jpg

imm000_0A_3.jpgLes IME, Instituts Médico Éducatifs, sont des lieux indispensables dans un monde où les enfants handicapés ont du mal à trouver leur place... malgré les lois qui incitent l’école à accueillir ces enfants. Parfois, le handicap est trop lourd, comme pour Julia, et il faut des établissements adaptés. Julia ne parle pas. Elle fait quelques sons et essaye mais son évolution ne lui permet pas d’aller plus loin, à cause de blocages qu’on n’explique pas. Elle est restée huit ans en orphelinat avec une absence de stimulations et surtout, elle n’était pas appareillée... avant que le laboratoire Thomassin la prenne en charge à Voiron, à son arrivée en France.

nicole et julia fév 07.jpgBeaucoup d’enfants handicapés n’ont pas la chance d’avoir une place dans un établissement éducatif et c’est regrettable pour leur famille qui a une responsabilité d’éducation très lourde et sans soulagement dans une prise en charge quotidienne.

Il existe des associations comme “Perce-Neige”, créée par Lino VENTURA, souhaitant aider la société à changer le regard de chacun sur le handicap mental. Ce grand chanteur avait une enfant handicapée mentale et il a décidé avec “Perce Neige” d’ouvrir des centres d’accueil et de prise en charge de ces enfants différents.

L’association “Vivre en Famille”, dirigée par Édith et Maurice Labaisse, propose de son côté des adoptions d’enfants trisomiques et “à particularités”. Ils en ont adopté eux-même et ont repris le travail de SERA dans l’accueil des enfants roumains ayant besoin de soins médicaux. Quelques familles en France accueillent des enfants roumains handicapés de façon définitive ou ponctuelle. Julia est dans notre famille dans le cadre d’un accueil et d’un engagement définitif, entièrement bénévole.1215180005.jpg

imm003_2A.jpgLa découverte du handicap mental est difficile à accepter, dans une adoption comme dans une naissance. Sur sa fiche venue de Roumanie, il n’était pas question de handicap mental mais de handicaps physiques. Ce fut un choc de comprendre à son arrivée que Julia présentait beaucoup de troubles psychiques et de comportements divergents des autres enfants. Elle bavait beaucoup, se mordait parfois, se mettait à hurler et souffrait d’une peur de l’abandon énorme. Julia devait normalement se mettre à parler après l’opération par le Professeur Raphaël, ce qui n’a pas été le cas malgré la réussite de la reconstruction de son palais. Son état mental devait progresser avec la stimulation quotidienne, les efforts de chacun et l’instruction apportée. Mais nous avons dû nous rendre à l'évidence que Julia ne serait jamais autonome, bien qu'elle ait progressé jusqu'à un niveau de Maternelle-CP et qu'elle ait assimilé beaucoup de signes de la langue parlée complétée.imm020_20A.jpg

Julia s’est petit à petit sécurisée ; elle s'est harmonisée et a pris racine dans son nouvel univers, avec des progrès visibles dans son comportement devenu plus fluide et confiant. Elle s’est ouverte à la vie, avec un sens aigu des perceptions sensorielles, une grande sensibilité à nos émotions et nos sentiments qu’elle percevait sans parler. Le fait de pouvoir enfin entendre, grâce à l'appareillage par vibreur, l'a fait sortir d'une certaine bulle où elle s'était réfugiée et a été même agressif pour Julia qui avait besoin régulièrement d'enlever l'appareil pour se remettre dans un monde sans sons, dans une sorte de coton auditif.

imm002_3.jpgJulia est aujourd’hui apte à faire beaucoup de choses. Elle aime grimper, se promener. Elle aime l’eau. Elle est très sociable et aime les petits enfants. Elle aime aller au cinéma voir des dessins animés. Elle a participé trois années de suite au grand challenge "La Drôme à vélo" avec tous ses copains de l'IME, faisant des kilomètres par jour en vélo. C'est extraordinaire quand on sait qu'à son arrivée en France, elle n'avait aucune force dans les membres inférieurs et ne pouvait descendre un escalier normalement. Dans l'orphelinat où elle se trouvait, personne ne sortait. Elle a grandi enfermée et sans stimulations.

Aujourd'hui, ma fille a seize ans et plein de rêves. Elle l’exprime à travers des images qu’elle montre, à travers des signes, le langage des signes, de ceux qu’elle sait faire. Mariage, bébé, maison. Avoir un bébé, oui, dans le rêve... dans la tête, mais dans la réalité... Arriver un jour à lui faire comprendre que c'est impossible. Quand une enfant handicapée passe de l'état d'enfant à celui d'adolescente, on ressent cette force de vie qui s'épanouit dans le coeur, comme une vague de désir d'être indépendante et totalement autonome mais sans pouvoir le concrétiser, même en tant qu'ado, puisque ma fille par exemple ne sort pas dans la rue seule et ne peut traverser la ville pour aller voir des amis.Photo069.jpg

Julia est entrée cette année dans une nouvelle dimension de l'IME, avec une intégration en section professionnelle CAT, dans le cadre d'ateliers de fabrication d'objets et de buanderie. Elle poursuit parallèlement le travail en orthophonie afin de prendre encore plus confiance en elle pour oser plus, oser l'oralisation, en dépassant les problèmes articulatoires.

 

Photo014.jpgElle ira aussi loin qu’elle le pourra, dans l’accompagnement des adultes et de l’IME, et je serai toujours là pour elle.

Car j’aime ma fille comme un enfant du coeur. Un enfant de sang aussi car quand on a lavé un enfant, pris soin de lui, lavé ses affaires, nettoyé la souillure d’une propreté en marche, accompagné des jours et des nuits après une opération où on a vu le sang de cette enfant s’écouler d’une bouche meurtrie pour une réparation du palais... le lien du corps existe aussi autant que celui du coeur.080702104236_52-4469837b17.jpg

Aujourd’hui, j’accompagne aussi dans mon taxi spécialisé beaucoup d’enfants handicapés mentaux. Certains sont autistes, d’autres poly-handicapés avec le fauteuil en plus... avec des corsets parfois les attachant entièrement et les empêchant de tomber. Certains sont déficients intellectuels et d’autres sont parfois dangereux, avec des réactions agressives impulsives. Mais chacun a ce droit à la vie, à l’expression de leur être, de leur soi.

Copie de imm008_7A.jpgOn le comprend merveilleusement quand, à leur retour chez eux le soir, leur maman ou leur papa les accueille avec mille bisous et des mots doux. Cet amour parental incommensurable permet à ces enfants de survivre dans ce monde où ils vivent des souffrances morales immenses et insoupçonnées, invisibles. Car la plupart sont conscients de leur état, même en paraissant inconscients.

J’embrasse tous ces enfants et leurs parents, leur souhaitant beaucoup de courage pour toute leur vie et le chemin qui se poursuit.

Chloé Laroche

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5637241211902160_1_.jpgLIENS :

 

____________ Le site de l'association "VIVRE EN FAMILLE" de Édith et Maurice LABAISSE :

http://www.vivre-en-famillle.fr

 

_____________Le site de l'association PERCE-NEIGE :

http://www.perce-neige.org :

 

Perce-Neige a été créée en 1966 à l'initiative de Lino VENTURA. Père d'une enfant handicapée mentale, le célèbre acteur a mis sa notoriété au service des personnes inadaptées avec deux objectifs :

agir pour que la collectivité prenne en compte ces enfants "pas comme les autres", en incitant les pouvoirs publics à reconnaître les besoins des personnes handicapées mentales et de leurs familles, particulièrement en terme de structures d'accueil,

agir pour changer le regard de la société sur les personnes handicapées mentales, favoriser leur intégration, combattre les idées reçues.

 

_______ http://parentsh.free.fr/temoignages.htm

(Témoignage sur le handicap de parents concernés)

 

__________ http://www.adapei70.org/index.php?id=170

(Humaniser l’annonce d’un handicap)

 

------------------- http://www.lire.fr/portrait.asp?idC=45911&idR=201&idTC=5&idG=

(Portrait de l’écrivain handicapé moteur cérébral Alexandre JOLLIEN )

 

_____________ http://www.lecole-ensemble.org/rubrique.php3?id_rubrique=22

(Accueillir un enfant handicapé à l’école)

 

____________ http://www.dossier-handicap-mental.marchand-histoires.fr/

1001 dessins pour nos amis différents :

Toutes les illustrations présentes sur ce site proviennent de l'association

Voix et couleurs : Le projet est de réaliser et diffuser sur le net  1001 dessins en hommage aux personnes touchées par la déficience intellectuelle.

 

__________http://www.unapei.org/

 

Dans l’Isère :

AFIPAEIM ISERE

3 AVENUE MARIE REYNOARD

38029 GRENOBLE CEDEX 2

Téléphone : 04-76-46-39-66

Télécopie : 04-76-12-13-38

Email : vie.associative@afipaeim.org

Internet : www.afipaeim.org

 

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Associations :

 

Autisme France :

En France, il existe dans chaque région des Centres de Ressources pour l'Autisme (CRA)

 

ARAPI : Association pour la Recherche sur l'autisme et la Prévention des Inadaptations

 

ABA France : site de l'association Pas à Pas

 

Sésame Autisme : Association de parents d'enfants autistes

 

Autisme sans frontière

 

Univers Inverse : Association agissant pour une meilleure prise en charge globale de l'autisme

 

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Les chiffres clés en France :

L'Unapei estime à 650 000 personnes vivant  en situation de handicap mental.

 

La prévalence moyenne de la déficience mentale se situe entre 1 et 3 %.

 

Chaque année, 6 000 enfants naissent en étant atteint d'un handicap mental.

 

La trisomie 21 touche un enfant sur 800.

50 000 personnes en sont porteuses en France.

 

12 000 personnes souffrent du syndrome de l'X-fragile. 1 garçon sur 4000 est touché contre une fille sur 8000.

 

Entre 60 et 80 000 personnes souffrent d'autisme.

 

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30/08/2009

Chama rentre en CP mais n'aura peut-être plus son père près de lui pour la rentrée de tous les enfants français. Son papa est vivant, alors pourquoi pleurerait-il ? Pourquoi son père doit-il être expulsé de France après avoir élevé son fils tout seul ?!?

Bonjour à tous et toutes,

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tc_dads_009539.jpgSix ans que ce papa élève seul son enfant et on voudrait l'expulser, laissant seul ce petit garçon qui a besoin de son père !?! Mais où va-t-on ?? Dans quel État j'erre ? Pauvres humains qui expulsent d'autres humains rien que pour faire du chiffre !!

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Je suis révoltée et scandalisée par ce que vivent nombre de familles démembrées. Cet été a été marqué par nombre de batailles pour aider des familles menacées d'expulsion ou de déchirement. Certains combats ont pu sauver des pères et des mères finalement acceptés en France mais d'autres expulsions n'ont pu être évitées.images-2.jpeg

Vous pouvez vous rendre sur le site suivant et vous constaterez par vous -même : http://www.educationsansfrontieres.org

images-3.jpegChama est un petit garçon de six ans et il entre en CP. Cependant, son papa vient d'être enfermé sous prétexte qu'il est angolais et sans-papiers, ce qui ne l'a pas empêché d'élever son fils seul et d'honorer son rôle de père. Chama est né en France en 2003 et son pays de naissance voudrait renvoyer son père, celui qui s'occupe de lui avec sérieux et amour depuis sa naissance !?!

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images-1.jpeg

Pourquoi la France créerait-elle des orphelins alors que le destin a laissé un père à son fils. Bien vivants tous les deux, ils ont le droit de pouvoir vivre ensemble et de pouvoir vivre cet amour filial que nul sur cette terre ne saurait séparer.

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images-4.jpegSoyez donc nombreux à écrire la lettre donnée ci-dessous (proposée par le Réseau d'Éducation Sans Frontières) et à envoyer au Préfet de Saint-Denis, par fax ou mail. Vous pouvez aussi signer la pétition créée pour M. ABEL GABRIEL Joao et son fils Chama.

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Chloé LAROCHE

 

images.jpeg________________________________ Envoyé par le Réseau d'Éducation Sans Frontières :tc_dads_009639.jpg

"URGENT : FAXEZ MAILEZ POUR DEMANDER LA LIBÉRATION DE M. ABEL GABRIEL Joao RETENU AU CRA DE BOBIGNY. SON ENFANT SE RETROUVE SEUL A QUELQUES JOURS DE LA RENTRÉE."

Préfecture de Seine-Saint-Denis : 

nacer.meddah@seine-saint-denis.pref.gouv.fr 
courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
Fax :  01 48 30 22 88

Contact RESF - Malika Chemmah : 06 03 69 91 30

 

Signer la pétition

 

Modèle de lettre

 

 

A Monsieur Nacer MEDDAH,

Préfet de Seine Saint-Denis

Préfecture de la Seine-Saint-Denis

1, Esplanade Jean Moulin

93007 Bobigny Cedex

 

Saint-Denis, le 29 août 2009,

 

"Monsieur le Préfet,

 

Priverez-vous Chama Dieumerci, âgé de six ans, de sa rentrée scolaire, du soutien affectif et financier de son père ?

Arrêté le mercredi 26 août 2009 à Roissy, son papa, Monsieur Joao ABEL GABRIEL, ressortissant angolais, né le 24 août 1965 (n° étranger : 7503512525) a été placé au CRA de Bobigny le même jour.

Vendredi 28 août il a été présenté devant le juge des libertés qui a décidé de son maintien en rétention.

Il est arrivé en France en 2002 et vit à Saint-Denis de façon ininterrompue depuis 7 ans. En 2003, il a été débouté du droit d’asile et n’a depuis pas fait d’autres demandes de régularisation, non pas par négligence, au contraire il s’en souciait beaucoup, mais parce qu’il a été plus ou moins mal conseillé

M. ABEL GABRIEL se trouve dans un état d’angoisse extrême car arraché brutalement à son fils qu’il élève seul et de manière exemplaire depuis plusieurs années. Vous conviendrez comme moi que la place d’un père n’est pas en rétention mais auprès de son enfant et encore davantage à quelques jours de la rentrée scolaire.

Que diront parents et enseignants aux camarades de Chama Dieumerci devant sa chaise laissée vide ?

Parce que je pense également que « le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore qu’un droit, qui s’applique à toutes les familles », c’est avec confiance et détermination que je vous demande de procéder à la libération, à l’abrogation de l’APRF pris à l’ encontre de M. ABEL GABRIEL et à sa régularisation pour raisons humanitaires et à mettre tout en œuvre pour qu’il retrouve son fils au plus vite.

Recevez, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments citoyens les plus déterminés."

Votre signature__

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Commentaires

Bonsoir - vous pouvez aider Chama Dieumerci en vous associant à l'action lancée par le site http://www.dieumerci.fr - merci

Ecrit par : Thierry | 31.08.2009

 

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Merci beaucoup Thierry. J'y vais tout de suite. De gros bisous pour Chama.
Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 31.08.2009

 

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Communiqué Resf / Après la conférence de M. Besson :

Le 4 septembre 2009 /
APRES LA CONFERENCE DE PRESSE DE M. BESSON__

"Les déclarations d’Eric Besson lors de sa conférence de presse du 3 septembre appellent quelques commentaires.
Il assure que « les parents [emprisonnés en CRA] sont libres de choisir d’amener ou pas leur enfants dans un centre de rétention ou de les confier à l’extérieur » et qu’il « ne suffit pas que l'on entre en France, que l'on inscrive son enfant à l'école pour qu'il y ait protection (ndlr: régularisation) des parents ». Arrogance, vulgarité, démagogie, M. Besson a vite appris de ses nouveaux amis. On dirait du Frédéric Lefèbvre !
Sur le fond, son discours oscille entre inconsistance et monstruosité. Il est stupéfiant d’entendre un ministre tenir des propos d’une telle légèreté sur les questions dont il a la charge. Ramener la véritable odyssée qu’est le parcours de nombre d’immigrés à de vagues formules simplistes (« Il ne suffit pas que l’on entre en France ») témoigne d’une inculture inquiétante. Ce sont des vies entières, des enfants, mais aussi un travail, un logement, des années de présence, une famille souvent que le ministre traite avec tant de désinvolture.
La « liberté » qu’accorde M. Besson aux parents de faire enfermer leurs enfants avec eux ou de les « confier à l’extérieur » (à qui ? A l’assistance publique ?) est une imbécillité ou une monstruosité. Probablement les deux. M. Besson s’imagine-t-il que c’est quand la police débarque à 7 h du matin, arrache les enfants du lit, menotte les parents, qu’on a la « liberté » d’abandonner ses enfants ?
En d’autres temps, les possédants, les bien-pensants et les parvenus soupçonnaient les milieux populaires de faire des enfants pour vivre des allocations familiales. M. Besson renouvelle le genre en les accusant d’utiliser leurs enfants pour obtenir des papiers. Le style, c’est l’homme. Il ne suffit pas d’énoncer des platitudes pour justifier des infamies."

Allez voir le site : http://www.educationsansfrontieres.org

Ecrit par : Chloé Laroche | 06.09.2009

 

____________________________________Le 9/09/09 : LE PÈRE DE CHAMA EST ENFIN LIBRE !!!!

 

Une heureuse nouvelle pour Chama et son papa, pour tous ceux qui les ont défendus et aidés :

le père Chama est enfin LIBRE depuis le 9 / 09 / 09.
Puisse-t-il être régularisé sur un long terme et vivre avec son fils une longue vie heureuse en France !!

Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 11.09.2009

 

23/06/2009

Sur la route de mon taxi, à Grenoble, je croise des regards. Voici l’histoire de ces regards, regards d’enfants, d’adultes, d’hommes et de femmes.

 
 
images-1.jpegAu cours de mes trajets professionnels en taxi, véhicule dans lequel je transporte des personnes handicapées mentales et physiques, je croise des dizaines de regards.images-3.jpeg

Aujourd’hui, j’ai croisé le regard d’un ouvrier sur un chantier fermé au public. Il travaille dur sous le soleil et construit ce qui sera le toit de futurs habitants. Moi, je circule sur les routes, libre et curieuse de chaque virage, de ce qui m’attend après. Lui, il grimpe d’étage en étage, admirant l’ouvrage de ses mains, le fruit de ses efforts répétés, de son obéissance aux ordres précis de gestes minutieux.

images-7.jpegSouvent, je croise le regard d’un enfant marchant seul le long de la route, le regard gai ou triste selon l’enfant. Parfois il va à l’école, parfois va faire une course. Je suis étonnée de voir que des enfants de très jeunes âges vont à l’école tous seuls.

L’autre jour, en arrivant dans le quartier de l’Abbaye, j’ai croisé le regard d’un petit garçon de cinq-six ans. Il était assis sur le bord du trottoir, le cartable sur le dos, les pieds posés sur la chaussée. Il était 17 h 45 !! Je me suis arrêtée et lui ai demandé ce qu’il faisait assis au bord de la route. “Que fais-tu ici tout seul ? Ne reste pas ici. C’est dangereux !” Il me montre sa maison vide. Il attend ses parents. Des jeunes de la cité semblant le connaître lui crient : “Ne reste pas là sur la route, petit.”images-5.jpeg

Il y a ce regard d’une personne âgée qui a du mal à marcher et qui me sourit lorsque je la laisse passer. Ce regard d’une femme entourée d’enfants, avec un bébé dans une poussette et un petit dans un porte-bébé, plus des enfants encore autour. Regard du monde qui tourne et qui avance.
`
images-2.jpegJe rencontre le regard d’une femme voilée d’un hijab que je viens de laisser passer. Je me suis arrêtée pour elle alors que personne ne la laissait traverser. Elle me regarde et me remercie d’un grand sourire. Je me dis qu’elle est sage. Elle ne porte qu’un voile simple qui laisse voir son visage et son sourire, voile qui n’est ni le niqab ni la burqa. Elle porte le hijab et semble bien dans sa peau. Elle aimerait peut-être porter le niqab mais elle se dit que c’est plus raisonnable ainsi dans un pays où la plupart des femmes sortent les cheveux nus et les jambes à l’air. Peut-être travaille-t-elle et a-t-elle un poste qui lui donne la satisfaction de tenir son rôle dans une 
société où elle a sa place, même voilée.images-8.jpeg

J’ai croisé aussi le regard d’un homme qui avait cinq portables. Un dans chaque poche et trois dans la voiture. Vous ne me croyez pas ? Je vous dis qu’il existe. Il vit à Grenoble. C’est un voyageur. Les kilomètres qu’il fait chaque semaine dans le monde entier sont une toile d’araignée qu’il tisse sans que les femmes qu’il rencontre n’y prennent garde. 

images-6.jpegJ’ai croisé le regard d’un autre homme qui criait au volant : “Tu ne comprends pas le français ? C’est fini entre nous, terminé. Je suis volage. L’amour, ça me fait peur. Dégage de ma vie.” Et puis j’ai suivi le regard de la femme de l’autre côté de la route. Elle traversa, hagarde, en manquant de se faire renverser. Parfois, quand l’amour s’arrête brutalement, quelles raisons de vivre restent-ils ? Le sentiment de n’être plus rien, la route qui continue sans nous, l’humiliation des paroles redoutables et cruelles, la réalité d’un ventre vide dont un homme a pris l’espace durant quelques mois, s’enfuyant en laissant le vide et le néant, le mépris d’un coeur effondré sur lui-même.

Heureusement, un autre regard croise le mien. Celui d’un mendiant. Il vient vers moi et me demande de l’argent, alors que je suis arrêtée à un feu. Je vois sur son panneau : “trois enfants à nourrir.” Je cherche quelques pièces et lui donne. Je me dis que j’ai de la chance d’avoir un travail et de quoi nourrir mes enfants. 

Je me souviens de cet autre regard dans le magasin où je suis allée dernièrement. Une dame âgée de type gitan me regarde fixement dans un rayon. Elle tient dans la main un paquet de farine. Son regard se fait insistant. Elle tend le paquet vers moi de loin. Elle n’a toujours rien dit. Son regard m’appelle. Je m’approche. Elle me montre le prix. Il lui manque soixante centimes. Je lui donne. Elle repart contente avec son paquet.images-4.jpeg

Un autre regard me marque. Celui d’une femme qui s’est confiée à moi. Amoureuse d’un homme, elle ne supporte plus de vivre avec sa fille majeure qui vit sous le même toit. Cette fille ne la respecte pas. L’atmosphère devient lourde, conflictuelle ; c’est l’enfer dans son foyer. Son compagnon ne veut pas intervenir. Il laisse faire. Alors cette femme en tombe malade. D’une vraie maladie. Son regard aperçu une première fois a changé. Il est sombre, sans la flamme. Je parle un moment avec elle. Une étincelle apparaît à nouveau. Elle me fait la bise. Un moment d’amitié fait revenir le soleil.

images.jpeg“Nous nous reverrons”, m’a-t-elle dit.

Je rends hommage à tous ces regards, à toutes ces personnes croisées, à tous mes clients transportés, enfants, adolescents et adultes, à la population grenobloise que je côtois chaque jour.

Parfois je manque de me faire tuer... comme l’autre jour, à Sassenage. Un homme a grillé un stop. J’ai pu m’arrêter. Et puis ce jour dernièrement où un jeune fou a pris un rond-point en sens inverse, se mettant à ma droite, alors que je l’évitais à gauche. Il m’a narguée d’un regard inconscient et sot. Tout comme ce jeune homme qui est venu sur moi avec sa mobylette, traversant une ligne blanche en face de moi pour me provoquer. Ces regards sont pleins de violence et je préfère les reléguer au rang de l’imbécilité et d’une conduite hors-la-loi. Seulement, d’une conduite hors-la-loi, ils peuvent devenir criminels, comme ce motard roulant sans permis à Marseille et qui a heurté le 13 juin une maman enceinte de huit mois et son fils de deux ans, qui rentraient de la plage de Corbières. Ils sont morts tous les quatre, car cette femme portait des jumeaux. Le papa a été hospitalisé dans un état de choc moral indescriptible. 

Le regard que je tends à cette famille détruite est empli d’une immense tristesse. Je leur envoie à tous les cinq mes pensées les plus émues.

Chloé LAROCHE

02/12/2008

Un père est venu chercher ses enfants à l'école, encadré de policiers. Pour une expulsion de France. Cela s'est passé à Grenoble.

ange_ange_bulle.jpg

Bonsoir à tous et toutes,

 

Je suis effarée d'apprendre ce qui s'est passé il y a quelques jours dans ma ville, à l'école du Jardin de Ville de Grenoble.

"Suite à l'arrestation de la famille Kurtishji dont trois enfants étaient scolarisés à l'école du Jardin de Ville (Jashko en primaire, Riccardo et  Muhammed en maternelle) en date du 24 novembre 2008 et à leur mise en centre de rétention de Lyon Saint-Exupéry, la famille a été expulsée de France par le vol de 11h15 pour Leibzig le mardi 25 novembre malgré les tentatives désespérées de la Cimade, du collectif du Jardin de Ville et de RESF 38 !"

La situation est particulièrement grave car il s'agit d'une "Première" en Isère : "venir chercher les enfants pendant la classe"...!!!

J'ajouterai que ces enfants et leurs parents ont été emmenés au camp de rétention de Lyon, qui est une prison spécialisée où on parque les étrangers en instance d'expulsion. Ils ont passé la nuit là-bas et ont été expulsés le lendemain, en avion.

Pouvez-vous imaginer la panique de cette famille, les larmes de ces enfants arrachés à leur siège d'école, à leur pays, le nôtre maintenant... Pouvez-vous imaginer le sang glacé dans leur veines, sang glacé d'effroi et de frayeur, face à la machine implacable d'un système machiavélique.

C'est terrible et je demande, en tant que citoyenne du pays des Droits de l'Homme et petite-fille de résistant de la Seconde guerre mondiale, que Monsieur le Ministre Hortefeux soit renvoyé de sa fonction.

Je souhaite vivement et de toutes mes forces que le Président Sarkozy prenne la mesure de l'horreur qui se déroule sur le territoire français, cette horreur qui prend forme dans notre pays... et qu'il prenne des mesures pour arrêter ces expulsions... qui font partie de l'impensable, de l'inhumanité.

Je demande que cette famille soit ramenée en France et que ces enfants reprennent leur place dans leur école maternelle et primaire.

J'ai honte de savoir que demain je peux emmener mon fils à l'école et que ces enfants innocents vivent un cauchemar sans nom, alors qu'ils vivaient dans la même ville que moi.

Chloé LAROCHE

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_______________Voici le texte du Collectif des parents d'élèves
extrait du site http://www.educationsansfrontieres.org ____________________________________________

 

"Lundi 24 novembre vers 15h30, nos enfants ont assisté au départ précipité de 3 de leurs camarades. Encadrés par des policiers jusque dans l’enceinte de l’Ecole maternelle, leurs parents sont venus chercher Jashko, Riccardo et Muhammed en pleine classe.ange_ange_bleu2.jpg

Ils ont été expulsés de France mardi matin à la première heure sans possibilité effective de recours. Comme nos enfants, nous sommes choqués par cet évènement. Nous tenons à exprimer notre profonde indignation :

- face à la présence de la police dans l’enceinte de l’école,

- face au départ contraint de trois enfants pendant la classe.

Nous demandons au Préfet des explications sur cette intrusion policière dans l’Ecole. Une audience au service de la préfecture a été demandée pour le jeudi 27 novembre à 18h00. Une délégation de Parents d’élèves quittera l’école à 17h45 pour se rendre à la préfecture. La place de ces enfants est à l’école pour poursuivre leur année scolaire au côté de leurs camarades !"

Collectif de parents d’élèves de l'école du Jardin de Ville.

Contact : contact@CollectifJardinDeVille.org ___________________________________________________

 

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Voici l'article d'Emmanuelle, qui fait partie du réseau "Éducation sans Frontières 38" :

 

________________________________"Une première en Isère : des enfants raflés à l’école."

 

"Bonsoir, Hier s’est produit un fait très grave à l’école du Jardin de Ville, à Grenoble.ange_ange_amour2.jpg

A 15h45, un père de quatre enfants (un de moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l’école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants.

A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon. Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d’entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin.

Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l’aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard. Nous n’avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d’école resteront vides.

ange-1124625925-t.jpgC’est une première en Isère : la traque des étrangers pénètre dans les écoles. Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l’école. Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".

Merci !"

Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38.

17/09/2008

Mon hommage à Emmanuel Multeddo, instituteur assassiné à Bastia en Corse en se rendant dans la classe où l'attendaient ses jeunes élèves.

 

Aujourd'hui, à Bastia, il y a une marche silencieuse. 

Aujourd'hui, en Corse, la colère ronge les coeurs et des enfants n'ont plus d'instituteur.

Ils pleurent Emmanuel Multeddo, leur professeur des écoles, assassiné d'une balle en plein coeur, en se rendant dans sa classe de CM2.

Mn_64a.jpgPersonne ne sait qui a commis cet acte odieux.

Personne ne sait pourquoi Emmanuel a été tué.

Cet homme a deux enfants qui pleurent un père.

Toute une classe le pleure, orpheline de leur maître aimé, bien-aimé.

Musicien et guitariste, il savait les emmener au pays des rêves, les faire danser et chanter, venu des étoiles avec un morceau de bois enchanté.

Musicien et homme de spectacle, tu savais enchanter les enfants qui adoraient faire du théâtre avec toi. Ton sourire savait encourager chacun à montrer ses talents cachés et à donner le meilleur de soi.

Mn_12b.jpgJe voudrais dire ici que le métier d'instituteur est un merveilleux métier mais difficile aussi. Emmanuel avait cette passion qui fait qu'un professeur a tant de coeur pour s'occuper d'une classe entière qu'il arrive à dépasser les difficultés d'éducation, les problèmes d'autorité, le travail de préparation énorme dans ce métier, la prise en charge de vingt-cinq à trente enfants alors que certains parents en ont déjà assez d'un.Mn_47.jpg

 

Emmanuel, rejoins le pays des rêves avec ta guitare et joue pour les étoiles et les petits anges.

Personne ne t'oubliera et ton meurtrier sera retrouvé.

Que tes deux filles soient réconfortées, que ta compagne soit entourée et que tous les tiens soient sûrs que la France et le monde entier sont émus de ton départ, toi qui remplissais ton rôle d'enseignant avec autant de coeur.

Sincèrement,

Chloé Laroche

 

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Commentaires

Le soldat, l'ouvrier et le maître.

Il était une fois un royaume sur lequel régnait sans partage un petit Roi. Juché sur ses talonnettes, le petit Roi demandait à ses sujets de travailler plus pour vivre mieux quitte à se tuer au travail. Et ce qui devait arriver arriva. Trois de ses sujets ont été tués dans leur travail. L'un était soldat, l'autre ouvrier et le troisième maître d'école. Le soldat et l'ouvrier étaient nés dans l'île Intense, l'ouvrier travaillait dans l'île des Francs et le maître travaillait dans l'île de Beauté. 

Comme tous les soldats, le soldat fut un jour envoyé à la guerre au pays des Barbus par le petit Roi aux ordres de l'Empereur du Monde. Son métier était de tuer les ennemis, mais en prenant le risque d'être tué à son tour. Et c'est ce qui arriva, hélas. Le petit Roi qui l'avait envoyé au combat sentit tout l'avantage qu'il pouvait retirer de ce drame. Aussi, chapelle ardente au pays des Barbus, obsèques nationales près du tombeau de feu l'Empereur des Francs et funérailles dans l'île Intense. furent organisées sous la houlette du petit Roi. Il paraît même que le porte-mitre de l'île Intense se déplaça pour l'occasion…Et les gazettes de France et de Navarre furent remplies de sanglots plus hypocrites les uns que les autres sur la mort du petit soldat. 

Quelques jours plus tard, un ouvrier, natif de l'île Intense, comme le soldat, périt lui aussi dans un accident du travail. Mais comme il ne tuait personne et oeuvrait dans les sous-sols obscurs de l'île des Francs, sa mort n'intéressa point le petit Roi. Il ne pipa mot. Pas de chapelle ardente, encore moins d'obsèques nationales mais une montagne de complications pour faire venir reposer son corps dans son île natale.

Pendant le même été boréal, un maître d'école se rendait au travail pour éduquer des enfants de l'île de Beauté. Mal lui en prit, car les Cagoulés veillaient et le firent vite passer de vie à trépas. Les Cagoulés ne sont pas inquiétés par les soldats du petit Roi car ils ont carte blanche pour animer l'île de Beauté… à condition de respecter les courtisans du petit Roi. Que croyez-vous qu'il se passât pour le défunt maître d'école ? Point de chapelle ardente, point d'obsèques nationales. On subodore que ce triste individu qui osait faire métier d'éduquer les enfants a été inhumé quelque part, mais les gazettes furent muettes sur un sujet aussi méprisable. Le petit Roi se tint tout aussi coi cette fois.
Moralité ? Mais non, il n'y a pas de moralité au royaume du petit Roi.


Charles Durand - Le Brûlé - Saint-Denis

N.B. : toute ressemblance avec des faits, des personnes ou des lieux existants ou ayant existé ne peut être que fortuite.

Ecrit par : durand | 01.10.2008

 

 
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