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20/02/2016

Mon appel au 115 et ma proposition au Préfet de trouver des familles d'hébergement pour les sans abris et les enfants qui dorment dehors dans notre région grenobloise.

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Bonjour à tous et toutes,

 

Il y a quelques jours, j'ai été très sensible à l'appel du Directeur du 115 dans les médias sur Grenoble, Jean-Marie Delmas, avec cet appel terrible de sa part disant qu'il existe environ quatre-vingt enfants grenoblois dormant dehors avec leurs parents et qu'il manque environ neuf cent places dans l'Isère pour héberger des personnes sans domicile.

Voir un article décrivant cet appel déchirant :

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/pauvrete-80-enfants-dorment-dehors-chaque-nuit-en-isere-1453277355

J'ai essayé, à la suite de cet appel, de communiquer avec le directeur d'une des associations oeuvrant beaucoup pour les sans-abris sur Grenoble, lui demandant pourquoi ne faisait-on pas appel à des particuliers pouvant héberger ces personnes, avec une somme modique donnée mensuellement pour couvrir les frais (nourriture, frais divers, eau, etc)... vu que l'argent existe, que les fonds ont été votés par l'État mais que les places d'hébergement n'existent pas. le 115,sans-abris,grenoble,hébergement,sdf,samu social,vinci codex,maraude,enfant dans la rue,solidarité,entraide,préfet,places centres hébergement,rue,dormir dehors,froid,hiver,familles d'accueil,jean-marie delmas,dauphiné libéré,france bleu isère,aide,fonds,accueil,drame,crise,étranger,hospitalité,coeur,amour,isère

Aujourd'hui, alors que je suis passée au Centre Ville, j'ai rencontré un jeune de l'Est, assis par terre, en train de mendier, avec un panneau disant qu'il était sans abri. Comme il ne bougeait plus et avait le visage caché sous sa capuche d'anorak, je suis allée le voir, je l'ai réveillé pour savoir s'il allait bien. Je dois dire que nombre de personnes étaient passées devant lui sans s'arrêter ni s'inquiéter de son état. Je me dis qu'il aurait pu être mort, c'était pareil !

Le monde s'affaire autour d'un homme à terre, mange, rit, parle, cause... sans s'émouvoir d'un être humain dont on ne sait pas s'il dort, s'il est mort ou s'il se sent mal. 

J'ai parlé un peu avec lui. En fait, il a une tente dans la montagne, quelque part, mais il a froid la nuit. Il a demandé un lieu d'asile mais sans succès. Il a vingt ans. Il vient d'un lointain pays et mendie pour subsister.le 115, sans-abris,grenoble,hébergement,sdf,samu social,vinci codex,maraude,enfant dans la rue,solidarité,entraide,préfet,places centres hébergement,rue,dormir dehors,froid,hiver,familles d'accueil,jean-marie delmas,dauphiné libéré,france bleu isère,entraide,aide,fonds,accueil,drame,crise,étranger,hospitalité,coeur,amour,isère,

J'ai donc appelé le 115. Une charmante dame m'a répondu. Elle m'a dit qu'il n'y avait plus de places d'hébergement et qu'il n'y aurait pas de maraudes ce soir. Elle m'a dit qu'il fallait rappeler tous les jours. J'ai rappelé le soir-même au 115 pour en savoir plus, discutant avec une autre dame, d'une gentillesse extrême.

J'ai donc demandé si une solution avait été trouvée pour les enfants qui dorment dehors, à la suite de l'appel de Jean-Marie Delmas. Non, aucune solution n'a été trouvée. Le Préfet ne donne des solutions que pour les femmes isolées avec des enfants de moins d'un an. Il existe aussi des propositions aux familles de prendre leurs enfants afin de s'en occuper et de les mettre en foyers d'hébergement, mais sans leurs parents. Quel parent aurait le coeur de laisser son enfant ? Aucune famille n'accepte cela, ce qui fait qu'en ce jour, des familles dorment dans des allées, sous des tentes, sur des paliers de portes d'entrée, dans des cages d'escaliers. Elle se cachent, elles survivent mais dans des conditions innommables.

La première dame m'ayant répondu au 115 m'a dit ces mots terribles : "Vous vous rendez compte, il y a des enfants de onze ans qui dorment dehors !!!!"

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La dame du 115 que j'ai eu ce soir au téléphone m'a dit : "Répondre au 115 est de plus en plus difficile car on est obligés de répondre par la négative à de nombreux appels de détresse et c'est terrible. Alors, on réconforte au téléphone, on essaye d'aiguiller vers les maraudes, vers des associations, vers des centres d'accueil. On ne nous donne pas assez de places d'hébergement."

Puis j'ai trouvé cet article qui date déjà de décembre 2012 :

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/12/27/au-115-c-est-de-plus-en-plus-insupportable

En fait, rien n'a changé depuis cet article, c'est de pire en pire.

Heureusement que la Croix-Rouge et Vinci-Codex, Samu Social de Grenoble, sont présents pour les maraudes et le soutien psychologique et physique, par l'apport de nourriture, d'écoute, de chaleur humaine et de couvertures.

Voici cet article de 2013 relatant leur action : 

http://www.placegrenet.fr/2013/11/27/sans-abris-appel-samu-social-grenoblel/15878

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Je vais aider ce jeune de vingt ans dont je vous ai parlé plus haut. Je vous en dirai plus dans un prochain article. Mais si en attendant, vous êtes une famille ou un particulier qui a envie d'héberger des personnes sans abris, faites-le moi savoir et nous pourrions créer un réseau d'entraide, avec un projet à proposer au Préfet, en proposant notre toit et notre nourriture mais en demandant une aide mensuelle afin de nous aider, car c'est souvent ceux qui ont le moins de moyens qui ouvrent leur porte, alors, vu que pour chaque personne dans la rue, il existe une aide financière mais qu'il n'y a pas de place pour elles, alors proposons autre chose, même si ce n'est qu'une proposition de cinq à dix euros par jour par personne hébergée. Peut-être que cette proposition coûterait moins cher qu'une place en centre d'hébergement ou à l'hôtel.

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Personnellement, j'ai déjà hébergé trois personnes d'origine étrangère mineures, placées chez moi par le Codase, Protection de l'Enfance, et je recevais une contribution pour chaque jour d'un montant couvrant les frais de nourriture et de logement, mais sans salaire. C'est cela qui devrait être fait pour trouver des familles d'hébergement et des toits pour éviter que des familles et des enfants dorment dehors, dans notre beau pays des Droits de l'Homme.

Voici mon email si vous souhaitez rejoindre ma proposition ou bien me donner des idées ou me proposer un échange d'idées : ac.laroche38@gmail.com

 

Chloé LAROCHEle 115, sans-abris,grenoble,hébergement,sdf,samu social,vinci codex,maraude,enfant dans la rue,solidarité,entraide,préfet,places centres hébergement,rue,dormir dehors,froid,hiver,familles d'accueil,jean-marie delmas,dauphiné libéré,france bleu isère,entraide,aide,fonds,accueil,drame,crise,étranger,hospitalité,coeur,amour,isère,le 115, sans-abris,grenoble,hébergement,sdf,samu social,vinci codex,maraude,enfant dans la rue,solidarité,entraide,préfet,places centres hébergement,rue,dormir dehors,froid,hiver,familles d'accueil,jean-marie delmas,dauphiné libéré,france bleu isère,entraide,aide,fonds,accueil,drame,crise,étranger,hospitalité,coeur,amour,isère,

 

 

 

 

27/09/2015

Mon livre "Solidarité Puissance Toi" va sortir. Vous pouvez le réserver et soutenir cet ouvrage sur le site ULULE. Mon interview sur RMC.

Bonjour à tous ! Merci pour vos premières contributions et commandes ! Mon livre fera 372 pages et coûtera 24 euros, prix de sortie publique. Ce sera pour vous un livre vivant et un témoignage concret dans un monde qui a besoin d'exemples d'entraide et de solidarité, exemples que je donne de toutes ces personnes qui donnent de leur personne pour aider les autres.

http://fr.ulule.com/temoignage-reel-chloe-laroche/

Je traite dans ce livre de divers domaines, comme l'Éducation parentale, les relations parents-enfants et adolescents, la Sécurité Routière, la vie et ses écueils, les relations Hommes-Femmes, le courage de poursuivre sa route malgré les deuils, les doutes, les pertes d'emplois, etc.

Je pense que Patrick Poivre d'Arvor sera fier de moi, lui qui m'a encouragée il y a déjà 18 ans lorsque je sortais mon premier livre "Les Semences de l'Après-Vie". Je tiens à remercier tous les lecteurs qui me suivent depuis 1997, à travers mes livres et mon blog.

 

_____________________________________"L’âme est transportée ici dans une aventure captivante où les émotions et les destins émouvants de toutes les personnes croisées nous emmènent au pays de l’Humanité solidaire. Solidaire signifie “dépendre les uns des autres”. Dans ce monde où l’égoïsme prime souvent sur la notion de service aux autres, où l’égocentrisme dépasse l’entraide, où l’esprit de compétition court devant celui du soutien à autrui... être solidaire est une valeur humaine à défendre... et je la défends dans ce livre."

(extrait du livre "Solidarité Puissance Toi" de Chloé LAROCHE)

 

podcastInterview de Chloé LAROCHE par Brigitte LAHAIE, mars 2015.

 

 

Extraits de mon livre :

 

"Si j’écris, c’est pour donner du soleil et pour percer les nuages du malheur, de l’absence, de la solitude de nombreuses personnes, de la maladie, de la tristesse. Par les mots, les orages craquent, l’injustice est dénoncée, les tragédies humaines sont  dévoilées, les maux rentrés sont démasqués... Après l’orage, l’arc-en-ciel grandit. Il appelle le soleil dans les gouttes de pluie des larmes libératrices. Alors vient le beau temps."

"L’année dernière, j’ai eu le bonheur de visionner le film réalisé par Nicolas Hairon aux Rencontres du cinéma de montagne à Grenoble, concernant leur ascension des quatre mille mètres de la montagne Saas Fee en Suisse. J’ai été touchée par cette formidable énergie collective bravant mauvais temps et pentes abruptes. Ils étaient vingt-trois, hommes et femmes, à tracter Nathanaël Schaeffer, dans un effort surhumain où chacun s’est oublié afin de donner la quintessence d’une force peu commune, pour se dépasser et offrir à un homme devenu paraplégique la réalisation d’un rêve merveilleux."

Il y a urgence et nous n’avons pas l’éternité pour agir, pour prendre conscience du monde réel et pour choisir d’être solidaire, sur le plan individuel et collectif.

Chloé Laroche

27/11/2013

Le film "LA MARCHE" est un formidable hommage aux Marcheurs de 1983 pour l'égalité et la lutte contre le racisme, oeuvre authentique et profonde.


th-8.jpegBonsoir à tous et toutes,Unknown.jpeg

 

 

 

Ce soir, j'ai vu en avant-première le film  "LA MARCHE", oeuvre magnifique retraçant l'extraordinaire évènement de 1983 qui s'est déroulé en France et dont peu de Français ont eu connaissance ou en gardent le souvenir.

J'ai été très émue durant ces deux heures où l'on suit une aventure humaine rarissime, cette marche qui prend aux tripes, à travers ces jeunes et moins jeunes  qui ont marché durant mille cinq cents kilomètres à travers la France, afin de calmer la violence raciste qui sévissait à l'époque, avec des dizaines de victimes assassinées par la haine toute nue et crue.Unknown-1.jpeg

Durant leur marche, on apprend la mort d'un algérien assassiné et défenestré dans le train Bordeaux-Vintimille, Habib Grimzi, alors que les passagers présents n'ont osé bouger. Les Marcheurs dénoncent la passivité de ces témoins du crime paralysés par la peur ou bien l'indifférence.

Ils dénoncent aussi l'assassinat du petit Toufik, neuf ans, tué par la haine d'un homme d'une balle de 22 long rifle.th-49.jpeg

th-1.jpegOn entend dans ce film le bruit du train et le silence des hommes. On l'entend et le bruit des pas prend le pas sur le vacarme de la haine et de la violence.

Les Marcheurs ont su attirer l'attention sur l'abomination de ces crimes, faits par des êtres humains sur d'autres êtres humains...th-2.jpeg

Tout est parti du quartier des Minguettes, avec des balles tirées sur Toumi Djaïdja par un policier, lors de luttes entre les forces de l'ordre et les jeunes de la cité. Toumi était le Président de "SOS Avenir Minguettes". À la suite de ce drame, Toumi a eu l'idée de cette marche avec le Père Christian Delorme, curé des Minguettes. Ils ont eu cette idée comme un écho à la marche de Gandhi, comme une résonance avec celle de Martin Luther King.th-18.jpeg

Ils sont partis avec quelques jeunes pour traverser la France avec leur banderole pour l'Égalité et contre le racisme. Soutenus par des comités de soutien issus de diverses associations, comme la Cimade de Lyon, ils furent accueillis dans les différentes villes traversées et arrivèrent à Paris le 3 décembre 1983, il y a trente années, avec un triomphe incroyable et cent mille personnes les attendant dans la capitale.

7767165536_la-marche-pour-l-egalite-et-contre-le-racisme-avait-ete-accueillie-par-plus-de-100-000-personnes-a-paris-le-3-decembre-1983-archives.jpgIls sont partis de Marseille le 15 octobre 1983, dans l'invisibilité totale de leur anonymat et puis la petite vague a grandi, grossi, pour devenir une marée immense qui entraîna ensuite la création de "Sos Racisme". 

Les Marcheurs ne voulaient pas de récupérations politiques, religieuses ou ethniques. Ils souhaitaient que cette marche demeure laïque, avec des valeurs universelles et humaines, comme la tolérance, le respect de la différence, l'égalité, le non-racisme. th-15.jpeg

Ils étaient non-violents et répétaient que la haine pour répondre à la haine n'était et n'est pas une solution. Ils ont obtenu la carte de séjour de dix ans pour les étrangers et le fait de ne pouvoir expulser hors de France un mineur de moins de dix-huit ans.

th-16.jpegAujourd'hui, trente ans ont passé et la France continue à expulser les Roms, à les prendre comme boucs-émissaires de la crise, à renvoyer des familles dans leur pays, avec des enfants nés en France, des enfants scolarisés, de jeunes étudiants. Des pères sont expulsés seuls, laissant en France épouses, femmes enceintes parfois, jeunes enfants devenus orphelins d'un papa encore vivant.  Il suffit de se rendre sur le site du Réseau d'Éducation sans frontières (Resf), pour comprendre que le chemin de La Marche est encore long avant de déposer nos souliers devant le sapin de la Paix, du droit d'Asile et de l'Égalité.

http://www.educationsansfrontieres.orgth-13.jpeg

Je lis dans certains forums sur le net des propos très durs et stigmatisants envers les Roms, comme quoi ce serait tous des voleurs, des personnes malfaisantes, des voyous taillés ainsi depuis l'enfance, tous bons à mettre dans un charter. Lorsque je les défends, je me fais casser tout bonnement, comme quoi il faudrait que je "redescende sur terre", que je devienne "lucide". Mais je vois ces familles dans des caravanes, dans des camps, sous des tentes, rejetés de partout, passant d'endroits sordides en lieux minables... Ce sont des êtres humains qui vivent la pauvreté, qui sont exclus, qui ressentent le froid de l'hiver... Je leur porte des vêtements autant que je peux... car rejeter, c'est tuer à petit feu... alors qu'accueillir et protéger, c'est donner de l'espoir.

th-7.jpegDurant des années, j'ai porté des projets d'amitié entre les peuples à travers la musique, à Bron, à Grenoble et ses banlieues, en Isère, créant : "Un archet pour la Paix" pour faire entrer dans les écoles et auprès des enfants cet esprit de tolérance et d'ouverture aux autres cultures, au respect des différences. Je continue de penser que toutes ces actions sont autant de petites gouttes déposées dans l'océan de l'Humain, afin de créer ce phare de la Conscience universelle qui brille dans l'inconscient collectif, pour une paix concrète et vivante.

Ce film de "LA MARCHE", réalisé par Nabil Ben Yadir, arrive juste au moment de l'anniversaire de la Marche de 1983. Il est juste et vrai. Il est authentique et sans recherche d'intérêt financier, puisqu'il a été demandé aux acteurs de gros sacrifices salariaux. Le réalisateur a préféré faire un grand film pour relater cet évènement plutôt que d'axer son énergie sur la recherche de gros moyens de réalisation. Ce film est d'un réalisme étonnant et d'une profondeur véridique.

th-11.jpegJe vous invite à courir le voir et vous marcherez tous ensemble vers le même but. Vous vivrez la même minute de recueillement, à travers laquelle le silence même pénètre à l'intérieur de la salle de cinéma, émotion palpable où les victimes mortes sont présentes avec nous, les vivants.

Oui, nous sommes vivants et nous avons encore le pouvoir de faire avancer l'Histoire avec humanisme et dans le respect de chacun, se rappelant que le sang qui coule dans nos veines est toujours rouge, quelque soit notre race, notre origine, notre sexe, notre ethnie... Que nous soyons noirs, rouges, blancs, jaunes, ocres, marrons, hommes ou femmes.Unknown.jpeg

Chloé LAROCHE 

 

"Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit."

"Un raciste est quelqu'un qui se trompe de colère."

 

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ARTICLE très complet, à lire,

de 

Mogniss H. Abdallah  :

 

http://www.gisti.org/doc/plein-droit/55/marche.html

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Plein Droit n° 55, décembre 2002
« Parcours, filières et trajectoires »

1983 :
La marche pour l’égalité

Mogniss H. Abdallah
Agence IM’média

"Le 3 décembre 1983 à Paris, cent mille personnes environ accueillent la Marche pour l’égalité et contre le racisme dans une ambiance de fête. Partie de Marseille le15 octobre 1983 dans l’indifférence quasi-générale, la Marche est peu à peu devenue un événement politique historique. Il sera considéré comme un acte fondateur pour la jeunesse des banlieues. A travers le pays, les jeunes issus de l’immigration mais aussi de nombreux Français se sont identifiés aux marcheurs et rejoindront ce que l’on nommera un temps le mouvement beur. Désormais, les Beurs ne sont plus seulement les enfants d’immigrés invisibles, mais bien des acteurs à part entière de la société française. Cette nouvelle donne va bouleverser la perception de l’immigration et redessiner le paysage politique antiraciste.

A l’origine de la Marche, il y a les événements dans la ZUP des Minguettes, à Vénissieux (Rhône). Depuis l’été 1981, les affrontements entre les jeunes et la police dans les banlieues de l’est lyonnais, médiatisés à travers les fameux « rodéos » automobiles, prennent un tournant politique. En effet, la droite, encore sous le coup de sa déroute électorale de 1981, a décidé de relever la tête en attaquant le gouvernement sur la question de l’immigration et de la sécurité.

Dans les banlieues ouvrières, à Lyon comme ailleurs, la crise avec son lot de licenciements et de fermetures d’usines, aggrave les tensions. Le tissu social se délite de jour en jour avec le départ de nombreux habitants (sur 9 200 logements aux Minguettes, 2 000 à 3 000 étaient vides en 1983). Alors, les lascars « rouillent » au bas des tours, s’approprient caves ou appartements vides, et se débrouillent pour vivre. Le chômage s’installe dans les têtes et dans la vie. A défaut de travail, ils trouvent d’autres sources de revenus, plus ou moins licites. Cependant, le marché de la drogue (dure) n’a pas encore totalement envahi les cités lyonnaises.

La police rôde, à la recherche surtout de jeunes issus de l’immigration qu’elle considère avant tout comme des « délinquants étrangers ». L’idée que ces derniers ne puissent plus être expulsés depuis les nouvelles dispositions législatives protégeant les étrangers arrivés avant l’âge de dix ans et coupables de petits délits choque la base policière. (A la veille des élections présidentielles, une grève de la faim de Christian Delorme, Jean Costil et Ahmed Boukhouna avait permis l’arrêt des expulsions des jeunes [1]). Qu’à cela ne tienne : un processus policier et médiatique de criminalisation du mode de vie des jeunes tend à faire l’amalgame entre révolte sociale, petite délinquance parfois crapuleuse et grand banditisme pour faire pression sur les décideurs politiques, accusés de laxisme vis-à-vis de l’instauration de « sanctuaires de hors-la-loi » et autres « zones interdites ».

L’argument de l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat fait mouche auprès du ministre de tutelle des policiers, Gaston Defferre, mais aussi auprès du ministre de la défense Charles Hernu. Ce dernier, par ailleurs maire de Villeurbanne dans l’est lyonnais, n’a pas hésité à détruire la cité Olivier de Serres. Dès 1982, Gaston Defferre s’oppose au ministre de la justice Robert Badinter et à ses velléités d’exercer un contrôle sur la police. A l’occasion des débats parlementaires autour de son projet de loi pour renforcer les contrôles d’identité, le ministre de l’intérieur stigmatise la dangerosité d’enfants qui « parfois à l’âge de six ans et, en tout cas, couramment à dix ans », volent et cassent. Aussi préconise-t-il le principe du « choc salutaire », c’est-à-dire de la prison pour traiter la petite délinquance, une idée importée des Etats-Unis en 1976 par Peyrefitte, ainsi que la répression d’« illégalismes populaires » jusque-là tolérés. Enfin, il avance la notion de « lieux déterminés » à surveiller, voire à pacifier (Le Monde, 15 juin 1982). Par ailleurs, il ne veut pas entendre parler d’« une commission qui serait chargée d’examiner les litiges mettant en cause la police » . La police doit avoir le mot de la fin...

SOS Avenir Minguettes

Au lendemain des élections municipales de mars 1983 marquées par une surenchère raciste et sécuritaire qui fait le lit d’un Front national devenu pour la première fois une force politique nationale, le meurtrier du jeune Ahmed Boutelja de Bron (Est lyonnais) jusque-là en détention préventive est remis en liberté (son procès n’aura lieu qu’en 1995). Le surlendemain, une imposante descente de police aux Minguettes pour une histoire de recel se transforme en affrontement collectif. Le local des jeunes à la tour 10 du quartier Monmousseau est retourné sens dessus-dessous, des mères de famille sont molestées.

Ces violences mettent le feu aux poudres. Les policiers sont obligés de battre en retraite. Les jours suivants, leurs syndicats se lancent dans une virulente campagne publique, saisissent le pouvoir central et menacent le pouvoir d’« actes d’indiscipline » (demandes de mutation en masse, dépôt des armes ...). Ils exigent « la reprise des expulsions et des peines exemplaires pour les meneurs et leurs complices, des opérations systématiques de police avec de nombreux effectifs équipés de moyens pour le maintien de l’ordre », ainsi que « le quadrillage de la commune ».

Dans ce contexte, une douzaine de jeunes décident d’une grève de la faim pour interpeller les pouvoirs publics sur une situation qui peut dégénérer à tout moment. Ils créent l’association SOS Avenir Minguettes et formulent une série de revendications concernant la police ou la justice (arrêt de l’intimidation policière permanente et des poursuites judiciaires consécutives aux événements du 21 mars 1983, création d’une commission d’enquête indépendante sur les « contentieux » avec certains policiers), et la participation à la réhabilitation de la ZUP (embauche sur le chantier, relogement des familles dites « lourdes »...). Si les pouvoirs publics acceptent la négociation, après la médiation active de Christian Delorme, le curé des Minguettes, ils est selon eux impossible de répondre favorablement aux demandes qui concernent le volet police-justice. Néanmoins, ils proposent à Christian Delorme et à Toumi Djaïdja, président de SOS Avenir Minguettes, de participer à la nouvelle commission communale de prévention de la délinquance, où ils ne peuvent émettre leur avis qu’à titre consultatif. Mais les policiers refusent de s’asseoir à la même table que des « délinquants ».

Sur le terrain, les incidents se multiplient. A quelques jours de la destruction spectaculaire d’une première tour à Monmousseau, la police fait une descente brutale dans le petit centre commercial et arrête Kamel, un des grévistes de la faim. Le 20 juin 1983, un policier tire sur Toumi Djaïdja, le blessant grièvement au ventre.

Pendant ce temps, éclate « l’été meurtrier »: Aux quatre coins de France, les crimes racistes se multiplient. L’émoi est à son comble avec la mort du petit Toufik, neuf ans, abattu d’un coup de 22 long rifle la veille du 14 juillet par un ouvrier irascible à la Courneuve.

S’adresser à la France entière

Sur son lit d’hôpital, Toumi se demande quoi faire pour sortir de l’isolement et de la haine réciproque. Lors d’une discussion avec Christian Delorme, surgit alors l’idée de « s’adresser à la France entière par une grande Marche », comme celles de Gandhi ou de Martin Luther King. L’idée séduit d’emblée les jeunes, qui veulent démarrer la Marche sans attendre. Christian Delorme leur demande un peu de patience. Une initiative d’une telle ampleur, ça s’organise. Les jeunes acceptent à contre-coeur et délèguent l’organisation à la Cimade de Lyon, ainsi qu’au MAN (mouvement pour une alternative non-violente). Christian Delorme et le pasteur Jean Costil obtiendront l’appui des réseaux chrétiens, humanistes et anti-racistes qui avaient permis à leur grève de la faim d’avril 1981 contre les expulsions d’aboutir. Le soutien des protestants, bien représentés au gouvernement, sera aussi particulièrement important pour la suite.

Des collectifs d’accueil se constituent dans plusieurs villes, avant et surtout pendant la Marche. On y trouve les associations de solidarité avec les travailleurs immigrés, les organisations politiques et syndicales, mais aussi beaucoup d’individus « inorganisés », souvent très jeunes, qui affluent, donnant des airs de happening improvisé et « affinitaire » à bien des étapes. Parmi les marcheurs, beaucoup se présentent comme de jeunes Arabes, et arborent le keffieh palestinien. De fait, leur nouvelle communauté d’expérience transcende les frontières entre deuxième génération d’immigrés de nationalité française ou étrangère et enfants de harkis, entre communautés, entre filles et garçons. Si la présence des filles d’immigrés a été remarquée, on n’a sans doute pas assez relevé que la dynamique interculturelle de la Marche est aussi passée par une recomposition intra-communautaire (une meilleure prise en compte de cet aspect aurait sans doute aidé à surpasser le clivage ouverture interculturelle/repli communautaire qui hypothèquera l’après-Marche et l’avenir du mouvement beur).

A Paris, le collectif jeunes qui centralise l’accueil sur la capitale, s’autonomise par rapport au cartel d’organisations de soutien et se transforme en « parlement beur ». Les militants antiracistes, davantage habitués à la figure traditionnelle du travailleur ou de leur alter-ego immigré, sont médusés par le débarquement inattendu de ces enfants d’immigrés à la verve bien française. Ils passent le relais, tout en s’interrogeant sur leur place dans un tel mouvement. Cette cure de jouvence in situ du sérail anti-raciste va permettre à la Marche et aux collectifs de se dégager des logiques d’appareils et des rhétoriques idéologiques.

Ce sont donc les marcheurs qui décident et qui prennent la parole à chaque étape, davantage sur le mode affectif que politique. Craignant le risque de « récupération », ils interdisent banderoles et slogans jugés trop polémiques. Pour rassembler large, la Marche adopte d’ailleurs un profil revendicatif discret, dans l’espoir de voir la « France profonde » fraterniser avec la jeunesse issue de l’immigration ou des cités maudites.

Les médias, progressivement séduits par cette image positive, généreuse et oecuménique, en rajouteront. Ils portent aux nues des « apôtres de la non-violence », une terminologie quasi-biblique dont les marcheurs ne seront pas dupes, comme le laissera entendre Bouzid Kara, un de leurs porte-parole, dans son livre La Marche, traversée de la France profonde (édition Sindbad, 1984). Le père Christian Delorme semble davantage dans son rôle lorsqu’il évoque son souci de l’unanimité ou la « fraternité vécue » comme une valeur essentielle de la République... et de sa foi chrétienne. Son « âme missionnaire » et sa « stratégie des coulisses » du pouvoir sont contestées par certaines associations autonomes de jeunes issus de l’immigration, qui interpellent parfois rudement les marcheurs. Ces derniers, interloqués, feront le dos rond pour parachever leur périple, mais ils resteront en contact par la suite avec les partisans de l’auto-organisation.

Ceci étant, la critique dite « radicale » de la Marche, formulée de l’extérieur, incantatoire et abstraite, paraît plutôt démobilisatrice et en décalage complet par rapport à l’énergie et la capacité d’initiative forte manifestées par la Marche. Sous une référence plutôt confuse à la « non-violence », les marcheurs expérimentent en réalité de nouvelles voies pour sortir d’une révolte épidermique et défensive. Ils s’affirment dorénavant comme acteurs citoyens dans l’espace public.

De fait, il y aura plusieurs Marches dans la Marche, avec des préoccupations différentes. Il s’agit alors de se côtoyer sans s’exclure, mais aussi sans éviter le débat contradictoire.

Exorciser le syndrome de Dreux

La recherche d’un consensus moral fait passer au second plan par exemple les revendications premières autour de la police et la justice, trop conflictuelles, rappelées néanmoins par des forums justice organisés dans la même période par des associations autonomes à Marseille, Vaulx-en-Velin, Nanterre et Levallois. Et la réalité se chargera de rattraper la Marche : la mort de Habib Grimzi, un jeune algérien défenestré dans le train Bordeaux-Vintimille, ainsi que de nouvelles exactions policières aux Minguettes, vont doper sa dimension revendicative.

A l’arrivée, les jeunes et les familles défileront aux côtés des marcheurs avec les portraits des victimes des crimes racistes et sécuritaires, en scandant « Egalité des droits, justice pour tous ».

L’interpellation morale de la société civile a aussi pour certains comme objectif de provoquer un examen de conscience du pays, un sursaut civique afin d’exorciser le syndrome de Dreux – où la droite traditionnelle, alliée avec le FN, a emporté la mairie lors d’une municipale partielle en septembre 1983 . Le front républicain, au-delà des clivages gauche-droite, est déjà en gestation. A l’arrivée, le gouvernement et des élus républicains des deux bords rejoignent en fanfare les marcheurs. Georgina Dufoix, ministre des affaires sociales, assure que de nouvelles mesures contre le racisme vont être prises. Le président Mitterrand reçoit les marcheurs à l’Elysée et annonce la création prochaine de la carte unique de dix ans pour les étrangers, (en remplacement des cartes de séjour et de travail), et « des mesures de principe pour que justice soit rendue aux jeunes victimes et à leur famille » (limitation des ventes d’armes, possibilité pour les associations de quartier de se constituer partie civile dans les affaires de crimes racistes, etc.) En outre, le développement social des quartiers sera désormais considéré comme une priorité nationale.

Dans la foulée, une multitude d’associations de jeunes vont surgir. Après la reconnaissance publique du phénomène « beur », c’est la course à la représentativité et aux fonds publics. En effet, trois semaines seulement après l’euphorie de la Marche, les affrontements raciaux entre grévistes et non-grévistes à Talbot-Poissy sonnent déjà le glas de l’idylle. Les marcheurs soutiennent les travailleurs immigrés licenciés, signifiant par là-même leur refus de jouer la division entre les enfants, accueillis à bras ouverts au sein de la République, et les parents O.S. virés par milliers des usines. Ils feront, après le succès symbolique de la Marche, un retour sur eux-mêmes et sur leur situation sociale. Et là, tout reste à faire... d’autant que, sur le terrain, le message politique du 3 décembre 1983 ne passe toujours pas. Ainsi Toumi Djaïdja, figure emblématique de la Marche, comparaîtra-t-il en octobre 1984 devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne pour des faits allégués de petite délinquance commis en... 1982. « Défavorablement connu des services de police et de justice », « meneur vedette des Minguettes », il sera condamné « pour l’exemple » à quinze mois fermes et arrêté à la barre. C’est en prison, isolé, qu’il apprendra les pérégrinations d’une nouvelle Marche à mobylette, Convergence 84, et le lancement, sponsorisé par l’Etat et les médias, de SOS- Racisme. « Touche pas à mon pote », qu’ils disaient...".

 


 

Notes

[1] La suspension des expulsions de jeunes fut d’abord décidée par le ministre de l’intérieur Christian Bonnet pour pemettre l’arrêt de la grève de la faim. Puis la loi du 29 octobre 1981 sur l’entrée et le séjour des étrangers introduisit, parmi les catégories d’étrangers non expulsables, les mineurs de moins de dix-huit ans et les étrangers nés en France ou arrivés avant l’âge de dix ans, sauf en cas de menace grave à l’ordre public.

 

18/03/2013

Une famille en danger, renvoyée avec ses trois enfants en Albanie... Un jeune marocain en attente d'expulsion, alors qu'il poursuit ses études. Quel acharnement sur des innocents !

P1130863.JPGBonsoir à tous,


Ce soir, je suis indignée au plus haut point.

En effet, les évènements se durcissent quant aux familles expulsées et moi qui avais voté la gauche pour que plus jamais on n'expulse des enfants hors de France manu militari, écoliers ou lycées, ou encore des papas renvoyés de France sans leur famille... je déchante grandement et suis très déçue et horrifiée de ce que j'observe depuis l'année dernière, que ce soit envers des papas, mais aussi des mamans et des enfants scolarisés et même nés en France !images-1.jpeg

Je suis en relation avec le réseau Éducation sans Frontières et vous transmets parfois par mes articles depuis 2008 les appels et la détresse des familles expulsées ou enfermées en "camps de rétention".

Vous retrouverez mes articles sur le sujet dans les catégories : "Chloé défend les papas expulsés" et "Non aux expulsions et aux camps" (voir catégories à gauche de cette page).

Cette fois, c'est toute une famille, venue d'Albanie, qui a été expulsée de France le 14 mars. Je parle de Sélami et Améla MAXHURAJ, et de leurs trois enfants : Klévis, 12 ans, Ergy, 11 ans et Vonessa, 9 ans. Ils ont été chargés par la police dans deux voitures. Un avion les attendait pour les expulser vers l’Albanie. Discrètement et sans bruit.

1071171995.jpegIls risquent leur vie en Albanie, à cause de risques mafieux et d'histoires de vendetta, dont la maman a déjà été victime. Les trois enfants avaient trouvé en France depuis 2011 refuge et sécurité, bien qu'ils aient connu la vie dans la rue et à l'hôtel avec leurs parents, depuis leur arrivée dans notre pays. Ils parlent tous les trois très bien le français. Les deux garçons font du foot et Vonessa pratique la danse. Que vont-ils devenir, encore une fois transplantés, encore une fois exclus ?

Dernièrement, c'est un bébé de sept mois, Florina, qu'on a séparé de sa maman emprisonnée en camp de rétention. Elle l'allaitait encore. C'est intolérable. Que fait-on des Droits de l'Enfant dans notre pays ? Des droits des mamans, des parents ? Le 12 mars, la maman a été libérée, mais jusqu'à quand ??MM007.jpg

Je voudrais vous parler aussi d'un jeune homme de vingt ans d'origine marocaine, Taoufik Najem, qu'on risque d'expulser, alors que son frère a déjà été tué l'année passée dans son pays. Son père est en France depuis quarante ans. Pourtant Taoufik est emprisonné depuis le 8 mars en camp de rétention avant son expulsion imminente vers le Maroc. Il a obtenu son CAP Menuiserie en 2012 et poursuit vers un bac professionnel. Pourquoi le gouvernement français voudrait-il briser son avenir ?

Vous me lisez et peut-être voudriez-vous faire quelque chose pour ces familles.

Je vous propose d'aller voir le site d'Éducation sans frontières.org

et de lire les transmissions reçues par le réseau, transmissions que je vous livre ci-dessous. 

Ensuite, vous pourrez écrire aux différents emails du Gouvernement ou téléphoner pour défendre ces familles et protester.

Je vous en remercie par avance pour eux.

xbell0.jpgCar nous sommes des citoyens et nous avons le droit de dire que nous ne sommes pas d'accord, quand nous ne le sommes pas, dans un pays de liberté et protégeant les Droits de l'Homme... et ceux des Enfants.

Chloé LAROCHE


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Infos

et transmissions de RESF  

(réseau Éducation sans frontières) :


 

LA VALLS DES EXPULSIONS

 

SE DANSE AVEC DES FAMILLES DEMEMBREES

 

 

 

"Expulsion en famille, les parents et les enfants sur un même vol commercial (et non sur un charter comme nous l’avions craint un moment pour la famille albanaise Maxhuraj expulsée le 13 mars sans que ni le ministère ni la préfecture coupables ne veuillent dire comment elle l’avait été), démembrement de familles, expulsion de lycéens en cours de scolarité, la palette des horreurs que le ministre Valls se plaît à mettre au service du président Hollande s’enrichit chaque jour.

 

Certes, comme le répètent Monsieur Valls et son cabinet, ces mesures sont légales, pour la bonne raison que ce gouvernement applique, et avec le zèle qu’on verra ci-dessous, des lois et des textes que le Parti socialiste avait vigoureusement dénoncés à leur promulgation. Etre dans la légalité n’a jamais empêché d’être dans l’odieux : l’esclavage, l’apartheid, la peine de mort, la torture ou, à une autre échelle, l’interdiction du vote des femmes ou l’interdiction de l’IVG, ont été des pratiques légales. Une légalité qu’il fallait respecter ou combattre ? Dans quel camp Valls aurait-il été ? Quand la loi organise des pratiques inhumaines ou odieuses, c’est la loi qu’il faut changer. Et, accessoirement, faire savoir à ceux qui l’appliquent avec zèle, l’estime dans laquelle on les tient."

 

 

 

 Pour faire savoir à qui de droit la haute estime dans laquelle sont tenus leurs agissements (les coordonnées des préfectures coupables figurent après chaque situation) :

 

A l'Elysée :

 

Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr

 

Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr

 

Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr  

 

Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr  

 

Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

 

A l'Intérieur :

 

Dircab  thierry.lataste@interieur.gouv.fr

 

Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr

 

Dircab adjoint renaud.vedel@interieur.gouv.fr

 

Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr

 

Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr

 

Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

 

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Florina, bébé de 7 mois arraché brutalement au sein maternel, Valls récidive !
Libérée sur décision préfectorale le 12 mars 2013

 

 

Il ne fait décidément pas bon d'être un bébé Rom de nos jours en France.... Florina n'a que 7 mois mais a connu déjà deux épisodes douloureux de séparation d'avec sa mère qui la nourrit au sein. Une première fois à la fin de l'année 2012 dans les mêmes circonstances : contrôlée à Gare du Nord, le préfet de police place la mère de Florina en rétention sur la base d'une Obligation de Quitter le Territoire Français en date de juillet 2012, soit antérieure à la naissance de sa fille. Depuis vendredi 8 mars, alors que nous célébrons la journée de la femme, Florina et sa mère Florentina souffrent de nouveau psychologiquement et physiquement de cette séparation arbitraire causée par une politique du chiffre qui consiste à expulser n'importe qui, n'importe comment, sans se soucier le moins du monde de l'intérêt supérieur de l'enfant qui doit pourtant prévaloir dans toutes les décisions administratives comme indiqué dans la Convention Internationale des droits de l'Enfant, ratifiée par la France. C'est d'ailleurs à ce titre que Florentina avait pu être libérée sur décision préfectorale, le 28 décembre dernier. Alors pourquoi trois mois après, les mêmes horreurs se reproduisent-elles contre cette maman et son bébé ? Florina refuse les biberons que lui donne son père depuis 3 jours. Remettre en liberté cette maman est une question de bon sens, rien de plus car il y va de sa santé et de celle de son enfant.

Pour féliciter les responsables de si glorieux faits : 
Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT
Fax : 01 53 73 67 23
mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

A l'Elysée :
Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr
Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr
Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr 
Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr
Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

Matignon : premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

A l'Intérieur :
Dircab thierry.lataste@interieur.gouv.fr
Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr
Dircab adjoint renaud.vedel@interieur.gouv.fr
Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr
Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr
Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

mardi 12 mars 2013.

 

 

 

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Sans-papiers malgré lui, expulsé par Valls, la chaise de Taoufik restera vide lundi 18 mars au lycée Bartholdi (St-Denis) .

 


 

Taoufik NAJEM est scolarisé en classe de seconde TMA "Technicien Menuiserie Agenceur" au lycée Bartholdi et habite à la Courneuve avec son père qui réside  en France depuis 40 ans.

 

La première fois qu'il est entré en France, Taoufik n'avait que 12 ans. Il a été scolarisé à Drancy puis en raison de difficultés liées au logement, son père l'a renvoyé au Maroc. La situation du père stabilisée, il a pu revenir en France à l'âge de 15 ans et y vit depuis de manière continue. Il a obtenu son CAP "menuiserie" en juin dernier et poursuit ses études en vue d’obtenir un bac professionnel.

 

Enfermé à la prison pour étrangers de Vincennes depuis le 8 mars 2013 sur la base d'une obligation à quitter le territoire français délivrée contre lui en mai dernier, il risque d'être expulsé vers le Maroc dans les prochains jours. Seule la mobilisation citoyenne pourra empêcher qu’un jeune homme de 20 ans soit expulsé vers un pays où il ne souhaite pas retourner et où son frère ainé a été tué il y a un an.

 

Taoufik est décrit par le personnel du lycée comme un élève sérieux et assidu, loin du délinquant que Valls et ses exécutants essaient de nous décrire pour justifier ces reconduites arbitraires et iniques. Ainsi ses professeurs devront expliquer à leurs élèves, aux camarades de Taoufik dont beaucoup sont aussi nés ailleurs, pourquoi la France, pays des droits humains, expulse leur copain pour le seul fait qu'il n'a pas les bons papiers.

 

En France depuis 8 ans, Taoufik remplit pourtant les critères définis dans la circulaire du 28 novembre 2012. A quoi servent les promesses de réexaminer les dossiers antérieurs à la lumière de ce texte ? Quel danger un lycéen sans histoires  peut-il bien représenter pour la France ? Cette décision est d'autant plus absurde quand on sait que le métier auquel le conduiront ses études est en pénurie de main d’œuvre en France.

 

 Monsieur le Ministre, expliquez à ses camarades et ses professeurs où sont l'humanité et la nécessité de votre acte !

 

 

 

Pour sa libération :

 

Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT

 

Fax : 01 53 73 67 23

 

mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 

 

Pour l'annulation de son OQTF et sa régularisation :
Préfet 93: Christian LAMBERT

 

pref-secretariat-prefet@seine-saint-denis.gouv.fr

 

Fax secrétariat préfet : 01 41 60 58 07    
Directrice des étrangers : Arlette MAGNE

 

arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

 

Fax : 01 41 60 56 63

 

Secrétaire général : Eric SPITZ

 

eric.spitz@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

 

Fax : 01 41 60 59 28

 



08/11/2012

Abolir la prostitution, est-ce la solution ?

k10721184.jpgBonjour à tous et toutes,u15265930.jpg


Suite aux propos de la Ministre des Droits des Femmes, Madame Najat Vallaud-Belkacem, qui dit vouloir se donner avec le Gouvernement les moyens d'abolir totalement la prostitution, je réagis en disant qu'à force de tout vouloir régir et polisser, de vouloir éradiquer tout ce qui dépasse... on va vers une société où la cocotte minute va exploser.

Le directeur du Nid, association qui se bat contre la prostitution, a dit tout à l'heure sur Radio Rmc que faire l'amour contre de l'argent était impensable aujourd'hui et allait contre la dignité de la femme. k10301553.jpg

Si cette activité était véritablement reconnue et protégée comme un travail, un véritable emploi encadré par des lois et des règles, dans des lieux réservés et surveillés, comme en Suisse où les travailleurs du Sexe existent, il n'y aurait plus de possibilités de forcer des femmes à faire ceci, avec des proxénètes se nourrissant sur le dos de victimes forcées à se faire prendre.

Les proxénètes sont aujourd'hui protégés, ainsi que les réseaux mafieux... venus d'autres pays bien souvent. En Isère, la police sait que certaines filles sur le trottoir racolent et pourrait très facilement coffrer le proxénète qui les surveille à la vue de tous... Pourtant, ces jeunes femmes continuent d'oeuvrer en pleine campagne, sans protection et sans aide, offrant leur pudeur au regard des voitures qui s'arrêtent pour les embarquer.

k5646823.jpgJe pense que les prostituées aident la société à faire baisser le nombre de viols et à limiter le  débordement sexuel existant chez un certain nombre d'hommes. Je pense qu'elles font un travail généreux et qu'elles donnent de leur corps et de leur coeur à des personnes qui repartent soulagées, ayant recueilli un peu d'amour, de cet amour difficile à trouver parfois dans une société de solitude exponentielle.

Je pense aussi aux handicapés qui n'ont personne à aimer, fait découlant du fait que vu leur état, personne ne veut de ces êtres diminués. Si les travailleurs du Sexe étaient en place, il y aurait moins de souffrances et les choses seraient admises : le désir non assouvi durant des années est une torture morale pour nombre de personnes handicapées. Le travailleur du sexe pourrait apporter aussi des soins par des massages, de la tendresse, des caresses tout simplement.k4104742.jpg

k1928773.jpgIl faut beaucoup de coeur pour effectuer ce métier mais des personnes sont capables de cela, comme les professionnels de l'aide aux autres sont capables de laver le corps et les fesses de leurs patients (aide-soignants, infirmières, tierces personnes, etc).

Éradiquer la prostitution n'est pas la solution car cela serait source de grande frustration et de souffrances morales induisant une recrudescence de la violence sexuelle. Par contre, accentuer et organiser vraiment la lutte contre les réseaux mafieux, contre les proxénètes, contre le forçage des femmes à se prostituer, contre la pratique de leur prendre leurs papiers pour les obliger... Cela serait formidable !

Chloé Laroche

 

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http://360.ch/blog/magazine/2007/02/travailleurs_du/

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/06/24/najat-vallaud-belkacem-veut-faire-disparaitre-la-prostitution_828699

19/01/2012

Les pandas valent-ils plus qu'un père de famille chinois ? Oui, ils valent une fortune mais les pères, eux, ne sont que des pions sur l'échiquier politique. Je vous parle ici de Monsieur LIU et de Monsieur MO.

Bonsoir à tous et toutes,

sipa_rex40206391_000004.jpgDeux pandas géants sont arrivés ces derniers jours en grande pompe, prêtés par la Chine à la France pour dix ans, après des années de négociations. Ils sont ici pour faire des petits et assurer une descendance à cette race désormais protégée.

Monsieur MO, 28 ans, est resté aussi en France durant dix ans. Il a fait deux enfants et vient d'être expulsé comme un malpropre vers la Chine, son pays d'origine, laissant son fils et sa fille derrière lui. La France va peut-être les prendre en charge dans le zoo où se trouvent les pandas...thumbnail-3.aspx.jpeg

rodney_peinture_chinoise.jpgCes deux pandas géants valent-ils plus qu'un père de famille chinois ...? Oui, ils valent une fortune mais le père chinois, lui, n'est qu'un pion sur l'échiquier politique. Il a servi à remplir les chiffres de l'expulsion des étrangers, demandés par notre politique de l'Immigration.

u18573166.jpgMais Monsieur MO n'a pas suffi. Aujourd'hui, un autre papa d'origine chinoise s'est vu emprisonné le 11 janvier. La menace d'une expulsion vers la Chine est imminente, bien qu'impensable humainement. Il a été arraché à ses deux enfants. Lui aussi en a deux : un garçon en maternelle et une fille en CM2. Le plus petit, Rémi, est né en France. Le couple est arrivé dans notre pays en 2004. S'ils retournaient en Chine, les enfants ne seraient pas scolarisés, car considérés comme étrangers. Ces deux enfants sont implantés en France. C'est leur pays depuis sept ans.u15651853.jpg

C'est un traitement inhumain que le Gouvernement fait subir à ces deux familles chinoises.IE032-042.jpg

Monsieur Mo a été expulsé définitivement loin de ses deux enfants de deux et trois ans.

J'avais fait un article pour lui le 6 janvier et une pétition a été ouverte pour demander son retour :

______MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER___________

VOICI LE LIEN VOUS PERMETTANT DE PROTESTER ET DE SIGNER LA PÉTITION CONCERNANT CETTE FAMILLE.

Merci de signer et de diffuser largement cette pétition.

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=40591

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_____________________ Pour que Monsieur LIU ne connaisse pas le même sort que Monsieur MO, il faut qu'un grand nombre de lecteurs écrivent comme moi au Préfet (Préfecture de Police de Paris) la lettre ci-dessous et signent aussi la pétition suivante : 

http ://resf.info/P2108

_____________________________________

IS592-050.jpg

Appel à mails/fax :

-Adresse mail : 

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr...

-Fax : 01 53 71 67 23 ________________________

 

Monsieur le Préfet,


Monsieur LIU Shijie, né le 4 décembre 1974 à Wenzhou, n° étranger 7503625301, habitant Paris 10°, a été arrêté sur son lieu de travail mercredi 11 janvier 2012. Il a été conduit au centre de rétention de Vincennes. Monsieur LIU Shijie est arrivé en France avec sa femme en 2004 et leur fils Rémi est né en avril 2006 à Paris. Rémi est à la maternelle Boy Zelenski (10°) et sa sœur ainée Kaihui, âgée de 10 ans, scolarisée depuis septembre 2007, est actuellement en CM2 à l’école Eugene Varlin (10°) où ils sont très bien intégrés. 
REMI et KAIHUI ne peuvent vivre qu’en France et doivent poursuivre leur scolarité entourés de leurs deux parents. Les enfants vivent dans l’angoisse depuis mercredi. Ils ont besoin de retrouver leur père et de voir leurs parents réunis. 
La vie de Monsieur LIU Shijie s’est construite en France et doit s’y poursuivre. C’est la raison pour laquelle je vous demande de le libérer afin qu’il retrouve sa famille et de réexaminer sa situation administrative.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments républicains.

thumbnail-2.aspx.jpegChloé LAROCHE

_______________________________________thumbnail.aspx.jpeg

thumbnail-1.aspx.jpeg



Et là où se prennent les décisions :

- Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

 

marche-nouvel-an-chinois-a-guangzhou_1209612173.JPG============= Pour obtenir la libération de Mr Liu et la levée de son ordre de quitter le territoire, signez la pétition : 

http ://resf.info/P2108

 

Voir : http://www.educationsansfrontieres.org/article40635.html

et 

http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/130112/expulsion-de-m-mo-lettre-ouverte-m-le-prefet-de-police-de-paris-et-m-le-minist

 __________________________________________________________

________  PAGE SOURCE DE L'IMAGE du panda calLigraphié :

http://blog.4ucreate.fr/post/2008/01/30/Votre-prenom-en-caractere-ideogramme-chinois-

sur-le-site-wwwchine-informationscom 

____________   Nota bene  : Les photos choisies par l'auteur pour son article et pour les précédents proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits.

06/01/2012

Deux jeunes enfants nés en France voient leur père expulsé en Chine, dans un pays où ils seraient eux-mêmes étrangers. Appel urgent à agir pour cette famille. MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER.

Article Urgent ______________ URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE______________________________

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J'ai été alertée par la situation d'un jeune chinois de 28 ans, Monsieur Mo, qui est en France depuis l'âge de 18 ans.

Il est dans notre pays depuis dix ans et a eu deux enfants qui ont deux et trois ans, nés tous les deux en France : Félix et Soufia. monsieur mo,chine,expulsion,famille démembrée,resf,reseau education sans frontieres,politique,actualité,urgent,appel à faxer,écrire,indigner,s'indigner,immigration,camp de rétention,suicide,enfants,famille,chinois,étranger,40 jours de rétention,noël seul,préfet,arrachement,indignation,colère,pétition,aubervilliers

Changfeng s'est construit sur notre territoire depuis sa majorité, à une période fragilisée de la vie où il sortait de l'état d'enfance pour entrer dans le monde des adultes.

Il a été arraché à sa famille en décembre, à ses enfants et sa femme, pour être placé en centre de rétention et être expulsé vers la Chine, son pays de naissance.

monsieur mo,chine,expulsion,famille démembrée,resf,reseau education sans frontieres,politique,actualité,urgent,appel à faxer,écrire,indigner,s'indigner,immigration,camp de rétention,suicide,enfants,famille,chinois,étranger,40 jours de rétention,noël seul,préfet,arrachement,indignation,colère,pétition,aubervilliersIl devait être expulsé hier mais il a fait une tentative de suicide, devant l'issue dramatique de cet arrachement cruel.

Après quelques heures d'hospitalisation, il a été ramené très rapidement en Centre de rétention.

Il doit être expulsé ce dimanche.


Vous pouvez l'aider à rester en France en faxant le message suivant ou en écrivant à l'adresse mail donnée plus bas. Vous pouvez le personnaliser, mais en veillant à demeurer courtois dans vos propos :


Monsieur Changfeng MO est arrivé en France depuis dix ans. Il était alors âgé de 18 ans. Il y a fondé une famille. Ses jeunes enfants Félix, 3 ans, et Soufia, qui aura 2 ans en février, sont privés de leur père depuis 37 jours. Le petit Félix a "fêté" son anniversaire le 15 décembre sans son père. Félix et Soufia et leur mère Hongxia ont passé Noël dans l'angoisse.

Monsieur le Préfet, je vous demande de libérer immédiatement Monsieur MO afin qu'il retrouve sa famille au plus vite.

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à mes salutations respectueuses. 

Le 6 janvier 2012, à ...........

Signature
--------------------------------

 

Mail de la préfecture de police



 

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

Fax du cabinet du Préfet :  01 53 71 67 23 


_________________ Merci de votre aide pour aider cette famille à rester unie en France et sans être obligée de rentrer en Chine, car en Chine, les deux enfants seraient considérés comme des étrangers et seraient non scolarisés.monsieur mo,chine,expulsion,famille démembrée,resf,reseau education sans frontieres,politique,actualité,urgent,appel à faxer,écrire,indigner,s'indigner,immigration,camp de rétention,suicide,enfants,famille,chinois,étranger,40 jours de rétention,noël seul,préfet,arrachement,indignation,colère,pétition,aubervilliers


Chloé LAROCHE

________________________ 


______MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER___________

VOICI LE LIEN VOUS PERMETTANT DE PROTESTER ET DE SIGNER LA PÉTITION CONCERNANT CETTE FAMILLE.

Merci de signer et de diffuser largement cette pétition.

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=40591

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http://www.educationsansfrontieres.org/article40351.html

29/12/2011

Cher Père Noël, voici ma lettre d'après-Noël... d'une maman face au monde.

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J'ai constaté que tu as eu beaucoup de travail cette année et que tu as dû faire plaisir à beaucoup d'enfants. Je te remercie beaucoup pour tout ce que tu fais et pour cet amour que tu donnes à tous les enfants du monde.

 

J'ai constaté aussi que beaucoup de mamans se sont affairées à préparer Noël, le repas de famille et l'accueil des convives. J'en ai vu plein les magasins qui vous aidaient, Père Noël, ainsi que des papas.


Puissiez-vous aider ces parents en plantant un sapin dans leur coeur afin qu'il les aide en gardant à jamais leur vie intacte pour leurs enfants.


Puissiez-vous aider les parents en deuil qui pleurent leur enfant en ces périodes de réjouissance et de faste, qu'ils aient un petit cadeau au fond du coeur pour leur petit disparu. 


J'ai pensé très fort aux parents du petit Enzo emporté par une rivière trois jours avant Noël. Quelle mort cruelle pour un enfant de deux ans qui avait toute sa vie devant lui. Mais il est parti vers son destin comme le Petit Prince a tracé droit dans le désert, disparaissant sans se retourner. Père Noël, mettez dans ses souliers au ciel quelques cadeaux et des papillotes, qu'il s'envole vers les anges avec l'espoir de vous avoir vu.


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Père Noël, je te confie un chat doré perdu, tombé dans le coma qui s'appelait Caramel. Il était tatoué et est resté seul sans qu'on s'intéresse à lui ni qu'on le mène à temps chez le vétérinaire. Ses deux maîtres retraités le pleurent. Il était leur seul enfant. Il est mort en Isère.


Je te dis à l'année prochaine et n'oublie pas mes enfants, qu'ils aient longue vie et protection, l'amour de moi, leur maman, et toujours la douceur des anges sur leur chemin.


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Père Noël, lis-donc cette page internet :

http://www.educationsansfrontieres.org/article40333.html


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Et surtout, repousser très loin l'indifférence, l'individualisme et l'isolement.


Chloé LAROCHE


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Nota : ce blog est visité en moyenne par cinq cents lecteurs chaque jour. Merci à vous tous de me lire si nombreux et pardon de ne pouvoir honorer cet espace par un article par jour.













16/11/2011

Je suis émue de la situation d'une maman congolaise privée de son existence. Mon propos sur l'identité, sur notre place dans la société, sur la légitimité reconnue ou non d'une adoption, d'un lien de coeur.

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J'avais déjà donné un lien dernièrement pour aider une maman congolaise à rentrer en France afin de retrouver ses enfants restés sur le territoire et de ramener deux de ses filles à Paris. Madame Vigoureux se trouve bloquée au Congo où elle s'était rendue afin de prouver son identité et de ramener un papier demandé par les autorités françaises.vigoureux,congo,afrique,identité,existence,adoption,exister,accueil,sans papiers,étranger,immigration,politique,frontiere,bénin,famille adoption,refus adoption,justice,tribunal,actualité,rapprochement familial,injustice,pétition,education sans frontieres,france,adolescence,colère

Il faut toujours prouver son identité alors que nous existons bel et bien, en tant qu'être humain. Pour ma part, combien de fois m'a-t-on demandé à la Caf notamment de prouver l'identité de mes filles adoptives, de prouver leur existence. La société nous a enregistré une fois mais d'années en années, combien de fois doit-on justifier de notre existence réelle et valable ?

Ma fille adoptive venue du Bénin fait les frais d'une situation scabreuse qui veut que son adoption ne soit pas reconnue en France. Issue d'une famille biologique dont le père est polygame et a abandonné tous ses enfants, les arrachant à leurs mères respectives, le dossier d'adoption subit les zones d'ombre de cette famille qui a menti au départ, se déclarant morts mais pourtant réellement bien vivants.

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Cependant, si une famille adoptive n'est pas légalement acceptée par la société et qu'on lui demande par ailleurs d'exister au niveau de l'autorité, comment peut-elle s'enraciner dans la légitimité de son existence, puisque régulièrement, il m'a été dit : "Vous n'êtes pas sa mère aux yeux de la loi."

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Je suis désolée de tout cela, meurtrie pour ma fille, mais ne pouvant plus rien faire désormais, à part saisir la Cour européenne des Droits de l'Homme, je prête ma plume à d'autres familles en difficulté et ici, en l'occurrence, je souhaite que vous vous penchiez sur le cas de cette maman : Madame Vigoureux, en signant la pétition donnée plus bas et en lisant l'article ci-dessous envoyé par Éducation sans Frontières.

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Merci pour votre lecture de mon blog, qui compte près de cinq cents lecteurs par jour. 

Merci de signer en nombre la pétition dont vous trouverez le lien en bas du rapport ci-dessous.

 

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______ "Depuis juillet dernier, une mère et ses deux filles de 13 et 15 ans, vivent un cauchemar, loin de chez elles, bloquées à Pointe-Noire, au Congo, faute de documents d’identité leur permettant de rentrer à Paris.


Brigitte Vigoureux, née au Congo et de nationalité belge, réside à Paris depuis plus de vingt ans. Quatre de ses enfants vivent avec elle, dont deux ont la nationalité française. Pour des raisons obscures que la Belgique refuse toujours de communiquer, à Paris, les autorités belges lui ont refusé le renouvellement de ses papiers d’identité et l’ont déclarée de nationalité indéterminée, ainsi que ses enfants. Elles lui réclament un certificat de naissance authentifié à la fois par son pays de naissance et par les autorités consulaires belges à Brazzaville.

En juillet dernier, munie d’un laissez-passer congolais, elle s’envole pour Brazzaville avec ses deux filles mineures, Thyssina 13 ans et Elaura 15 ans, afin de récupérer le document demandé. Sur place, elle effectue une demande de renouvellement de passeport auprès du consulat belge à Brazzaville, mais se heurte à un refus catégorique de l’ambassade. Brutalement devenues sans papiers et apatrides, Brigitte, Thyssina et Elaura ne peuvent rentrer à Paris. Bloquées depuis juillet à Pointe-Noire, elles ne survivent que parce qu’elles sont hébergées par la mère de Brigitte.

A Paris, son absence a totalement désorganisé la vie de la famille : le compte bancaire de sa mère ayant été bloqué, Amata, la cadette, attend sa bourse scolaire pour payer une partie des charges financières de l’appartement de la famille, Victor, l’aînée, étudiante devenue brutalement chef de famille, doit faire face à des problèmes de plus en plus aigus, et a dû trouver du travail pour régler les besoins les plus urgents. Quant au fils aîné qui vit au Canada, il a dû interrompre ses études, faute de pouvoir régler les frais de scolarité et s’est vu retirer son titre de séjour.

Thyssina et Elaura, de leur côté, n’ont pu effectuer leur rentrée scolaire, en septembre, dans les établissements du 13ème arrondissement de Paris où elles sont scolarisées : en 4ème au collège George Sand pour Thyssina, et en 2nde au lycée Claude Monet pour Elaura. En outre, depuis son arrivée à Pointe-Noire, Thyssina souffre du paludisme et a dû être hospitalisée.

L’avocat bruxellois qui cherche à démêler la situation administrative de Brigitte Vigoureux se heurte à un mur : en l’absence de gouvernement, il ne trouve aucun interlocuteur qui puisse lui fournir une explication. Et le consul de Belgique à Paris a prévenu le comité de soutien qui s’est organisé autour de la famille que le règlement de la situation administrative de Brigitte Vigoureux pourrait prendre des mois !

Pendant ce temps, la vie de la famille Vigoureux se dégrade de jour en jour. Dernier coup dur : Victor et Amata ont reçu une lettre d’huissier pour cause de loyers impayés !

Cela suffit !

Cette situation a assez duré : pour cause de carence de l’état belge, deux toutes jeunes filles sont déscolarisées, ont déjà perdu plus de deux mois de programmes scolaires et attendent de pouvoir rentrer chez elles, sans comprendre pourquoi elles subissent un tel ostracisme.

Thyssina et Elaura, ainsi que leur mère Brigitte Vigoureux, doivent revenir à Paris immédiatement !

Ces deux enfants n’ont pas à subir l’incurie de l’Etat belge !

C’est pourquoi nous demandons au défenseur de droits français, qui a été saisi du dossier, au ministre de l’intérieur, également saisi, d’accélérer les procédures en cours afin que Thyssina, Elaura et leur mère puissent enfin reprendre le cours de leur vie, ici, en France."

 

Et toujours : 
- Pétition pour leur retour : http://resf.info/article38830.html 
- Plus d’infos sur le blog Mediapart de RESF : http://resf.info/article38831.html

Contacts presse :
Marc Naelten (RESF Paris 5-13) : renaud-naelten@orange.fr 06 79 54 03 33
Daniel Cassiaux (collège George Sand) : 06 87 09 18 97
En Belgique : Nathalie Fessol : nath.edme.fessol@gmail.com 0032 2 763 02 09

 

28/09/2011

Ils leur avaient dit : "Vous ne craignez pas l'expulsion, vous avez huit enfants." Mais c'était sans faire avec le service de l'Immigration qui a décidé d'agir avec inhumanité.


étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfantsBonjour à toutes et tous,

 

 

étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfantsJ'ai pleuré en lisant le texte que je vous transmets ci-dessous, article que le Réseau d'Éducation sans Frontières m'a envoyé en urgence.étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfants

Alors, je vous en conjure, mes chers lecteurs, écrivez pour cette famille (aux mails et fax donnés plus bas) et battons-nous pour que ces huit enfants d'une même famille reviennent dans leur école et ne vivent plus ce choc de l'expulsion.étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfants

 

Cordialement à tous,

 

Chloé LAROCHEétranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfants

 

 

 

___________________________________________________________________________________________

 

Renvoi d’une famille Tchétchène

Opération policière préfectorale

ce matin, 27 septembre, à La Roche sur Yon :

 

"A 6.00 heures ce matin, à la mosquée de la Roche sur Yon, une cinquantaine de gardes mobiles, policiers et représentants de la préfecture sont venus réveiller et interpeller une famille tchétchène de 2 adultes et 8 enfants, la famille Dzhanaraliev.
Rue bloquée dans le quartier, déploiement de force sans commune mesure avec la situation d'une famille paisible ne représentant aucun danger et dont 7 des 8 enfants âgés de 2 à 18 ans, sont scolarisés à La Roche sur Yon.

Tout ce cirque policier pour renvoyer en Pologne, pays supposé de leur entrée en Europe. Juridiquement et administrativement cette réadmission est contestable et une saisine du Conseil d'état est en cours.

De plus lors de leur passage en Pologne, ils ont subi des maltraitances, ce qui explique leur demande de d'asile en France. Or, le 22 septembre, la cour de justice européenne, par la voix de son procureur général, a statué sur le fait que des demandeurs d’asile ne peuvent être transférés vers un autre état membre, lorsqu’il y a pour eux un risque d’une atteinte grave aux droits que la Charte des droits fondamentaux  leur garantit.

 

La famille bouleversée, en détresse, avec les enfants en pleurs, a seulement pu contacter la bénévole de la Cimade qui les suivait depuis plusieurs semaines.
Arrivés sur place, aucun membre des associations qui les ont soutenus depuis leur présence à La Roche sur Yon (Vendée) n'a été admis à les assister, les réconforter, lors de cette opération. Le fort dispositif de sécurité empêchait tout contact avec la famille et même tout accès à la rue.

Rien ne justifiait l'heure, l'urgence et un tel déploiement des forces de l'ordre.

Dans quel état se trouvent les enfants ayant subi une telle interpellation matinale ?

 

Au-delà de la violence inhérente à un tel évènement, il convient de préciser que le plus jeune des enfants est atteint d'une pathologie cardiaque ayant nécessité une opération lourde. L'avis d'un cardiologue pédiatrique est indispensable avant tout long déplacement.

Une nouvelle fois, on stigmatise ceux qui aident des personnes en détresse, on bafoue les plus élémentaires des droits de protection de l’enfance et on crée, sous la pression d'un ministère de plus en plus répressif, un climat malsain, propice à toutes les interprétations.

Une nouvelle fois, la France s’apprête à bafouer le droit communautaire et à s’abstraire d’une décision de justice. 

 

RESF Vendée demande que cessent ces situations inadmissibles. L'Etat doit  permettre aux associations de remplir leur mission en toute circonstance.

 L'humanité doit prendre le pas sur les chiffres.

L'indignation des élus, des associations, des mouvements politiques et syndicaux qui suivent cette famille est totale !

 

Histoire récente :

 

Pendant la guerre de 1994 en Tchétchénie le père a aidé des combattants. 13 hommes de sa famille ont été tués dans cette période.

A la fin de la guerre pourchassés par le gouvernement prorusse, ils se sont cachés pendant 3 ans environ, se séparant et bougeant sans cesse.

En 2006, la situation devient intenable, le père est recherché et menacé, ils partent en Pologne avec leur passeport, demandent l'asile, obtiennent un droit de séjour de 2 ans mais sans le statut de réfugiés

En Pologne, ils ont subi des maltraitances, (en particulier un des enfants est violemment battu gardant des séquelles physiques et psychologiques importantes)

Ils ont pris peur et la famille sans avoir pu informer le père se réfugie au Danemark.

En mars 2010, le Danemark les renvoie en Pologne. Devant l'angoisse des enfants.

ils n'y restent que 2 jours et repartent en Tchétchénie toujours sans le père.

Ils sont 1 mois tranquilles puis  ils sont sommés de dire où est le père et comme moyen de pression les 2 enfants ainés sont séquestrés une nuit par des paramilitaires. Depuis l'ainé est resté mutique.

En octobre 2010, en insécurité totale ils se réfugient au Danemark, qui demande leur retour vers la Pologne.

Terrorisés, ils rejoignent le frère de Madame en séjour régulier en Suède.

Le père qui n'avait pas revu sa famille les rejoint en Suède. Même histoire, la Suède demande le retour en Pologne.

Ils fuient de nouveau mais cette fois ci vers la France (Strasbourg) pensant pouvoir demander l'asile car ayant quitté l'UE pendant plus de 6 mois. Les preuves de leur séjour en 2010 en Tchétchénie sont jugées non probantes par le préfet du Bas Rhin. Celui-ci refuse leur admission et ordonne leur retour immédiat en Pologne.

La famille arrive alors en Vendée en juin 2011, est accueillie par les associations locales d'aide et ces 3 derniers mois est logée en modulaire dans la cour de la mosquée avec l'accord et l'aide de la Mairie.

Ils se trouvent au centre de rétention de Rennes et risquent leur renvoi de nouveau vers la Pologne alors que ne sont pas connus les résultats des derniers recours – Conseil d'état en particulier."

 

Dernière heure : Magomed a été gardé à l'hôpital, le vol est donc annulé pour demain !
La communauté tchétchène de Rennes organise un rassemblement devant le CRA demain.

ON A QUELQUES HEURES DE PLUS POUR EMPECHER L’INACCEPTABLE DE SE PRODUIRE !

 

 

 

Précisions sur la famille  Dzhanaraliev

mère Rumissa 06 12 1974

père Musa 30 06 1966

Murid 02 04 1993  Garçon

Mashad 07 07 1995 G 

Muslim 31 O5 1997 G

Elina 13 11 1998 Fille

Eliza 13 08 2000 F 

Rajana 06 03 2005 F

Malik 20 04 2007 G

Magomed 14 02 2009 G (c'est lui qui a subi une opération du cœur à la naissance) 

 

Fax, mails, coups de téléphone pour dire, sans injure ni diffamation ce qu’on pense de tout ça :

Coordonnées de la Préfecture du Bas-Rhin qui est en charge du dossier

raphael.lemehaute@bas-rhin.pref.gouv.fr

pierre.ory@bas-rhin.pref.gouv.fr

infos@bas-rhin.pref.gouv.fr

 

secretaire-general@bas-rhin.pref.gouv.fr

par fax

03/88/21/61/ 55 (fax du secrétaire général)

03/88/21/62/ 16 (fax de la préfecture)

03/88/21/68/ 07 (fax du sous-préfet)

Quand on n’a pas de fax : http://fax-gratuit.net/tt/index

Préfecture de la Vendée qui a organisé cette expulsion de façon inqualifiable.

Téléphone 33 2 51 36 70 85

fax +33 2 51 05 51 38

 

Là où se prennent les décisions 
Elysée : 01 42 92 81 00

Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html <http://www.elysee.fr/ecrire/index.html> 

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) a été viré. Il n’a officiellement pas de remplaçant mais Guillaume Larrivé est de retour depuis mars : longtemps  conseiller immigration de Sarkozy (avec Tandonnet) au ministère de l’intérieur. Il connait bien et n’aime pas le réseau. Raison de plus pour se rappeler à son bon souvenir :guillaume.larrive@elysee.fr

Mais aussi au Conseiller spécial Henri Guaino henri.guaino@elysee.fr 

et au secrétaire général xavier.musca@elysee.fr

Ministère de l’Intérieur

claude.gueant@interieur.gouv.fr

Directeur de cabinet : stephane.bouillon@interieur.gouv.fr

Dircab-adjoint : georges-francois.leclerc@interieur.gouv.fr

Les membres du cabinet chargés de l’immigration :

pierre.regnault-de-la-mothe@interieur.gouv.fr

henri.zeller@interieur.gouv.fr

christophe.reynaud@interieur.gouv.fr

 

Secrétariat général à l’Immigration :

Fax: 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétariat général 
secretariat-general@immigration-integration.gouv.fr 

Secrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr  01 77 72 61 65

Directeur de cabinet : gautier.beranger@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 66

Chef de cabinet : charlotte.orgebin@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 40

 


10/01/2011

Ce matin, un petit garçon ne retrouvera pas le chemin de son école. Des gendarmes sont venus le chercher ce vendredi pour l'enfermer en vue d'une expulsion de France avec ses parents.

2011-01-08 005.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Ce matin, dans quelques heures, je vais emmener mon fils à l'école.jp2007_04188.jpg

 

Mais un petit garçon de l'âge de mon fils ne reverra pas son école ce matin.

Il a six ans et s'appelle Vazgen.

 

Il habite Langeac en Haute-Loire.

 

On est venu le chercher vendredi en vue d'une expulsion de France avec ses parents.

Il a été emmené avec son père, David Asryan et sa maman, Vanine, dans un camp de rétention.

 

J'ai appelé l'école de ce petit garçon pour témoigner mon soutien et parler de mon article pour Vazgen et ses parents.

L'équipe éducative est atterrée et choquée par le fait qu'on ait emmené ainsi leur élève, dans une rapidité telle que personne n'a pu protester, parents d'élèves et enseignants. Tout cela s'est fait dans un temps très court, entre l'appel prévenant de l'arrivée des gendarmes et leur venue effective.

 

Petit Vazgen, je ne veux pas que tu sois enfermé, pendant que tes copains te pleureront

sur les bancs de l'école où tu ne seras plus.BLD051658.jpg

 

k1266086.jpgJe demande au Gouvernement français que tu reviennes dans ton école que tu fréquentes depuis plus de trois ans.

Tu étais en classe de CP et tu t'étais très bien intégré, ainsi que ton papa qui était en France depuis déjà quelques années, en tant que demandeur d'asile.

Je pense aussi à ta maman qui a vingt ans et qui a une santé fragile. Je souhaite vivement qu'elle puisse rester en France.

 

Il y aura un rassemblement pour toi et tes parents demain, le mardi 11 janvier à 16 h 30, devant ton école, rue de la République.

Pour tous, voir le lien : http://www.educationsansfrontieres.org/article33552.html

 

Soyez gentils, Messieurs les dirigeants de notre pays, n'enfermez pas les enfants dans vos chiffres à expulser, dans cette machine infernale à rompre la vie des familles.

 

2011-01-08 012 - copie.jpgChloé LAROCHE15448-39dg.jpg

 

 

_____________________________________Merci de lire le texte ci-dessous reçu du Réseau d'Éducation sans Frontières et résumant toute la situation de cette famille.

(http://www.educationsansfrontieres.org)

 

VAZGEN, 6 ans, arrêté dans son école, placé en centre de rétention vendredi 7 janvier. Ils ont osé... !.

 

"Ce qui se fait souvent loin de chez nous est devenu réalité chez nous en Haute-Loire, à LANGEAC (4 000 habitants).

Vendredi 7 janvier 2011, à 15h30, les gendarmes sont venus en tenue de ville chercher, à son école, VAZGEN, 6 ans, accompagnés de son père David ASRYAN, d'origine arménienne-russe. Un choc pour la communauté éducative et pour le collectif de soutien aux demandeurs d'asile qui tente depuis de longs mois d'aider à la régularisation de cette famille.

Après une garde à vue de David et de sa compagne Vanine (20 ans), les gendarmes ont accompagné David ASRYAN à l'école à 15h30 pour y chercher Vazgen en prenant des précautions : tenue civile et choix du moment pour ne pas paniquer les enfants ; appréciez le "tact" !

Aux amis arrivés sur place, il a été interdit de faire une bise à David et Vazgen !

Vazgen est scolarisé depuis près de 4 ans à Langeac. David était vert. Les trois gendarmes pas très à l'aise. Vazgen sans siège rehausseur et sans ceinture, assis entre son père et un gendarme, ne semblait pas du tout effrayé et nous a fait un beau sourire.

Les enseignants choqués et les enfants trouveront la chaise de Vazgen vide lundi matin. Vanine a été elle aussi emmenée au centre de rétention de Nîmes. Dans quel état doit être cette jeune fille de 20 ans qui ne parle pas français... et dont l’état de santé est fragile. Le JLD vient de confirmer leur placement en rétention pour 15 jours.

Leur histoire :

Indésirables en Arménie, les parents de David se sont exilés en Russie où David a vécu la majeure partie de sa vie. A la suite de persécutions politiques, il a dû fuir en France où sa demande d’asile a été rejetée par l’OFPRA puis la CNDA. (Cour nationale du droit d'asile).

Il attendait la réponse d’un nouveau dossier auprès de la CNDA. Vanine, arrivée depuis 6 mois, n’a pas encore présenté de demande à l’OFPRA. Mais le Préfet a appliqué la loi de façon implacable ! La demande en cours n'est  pas suspensive d'une mesure d'éloignement."

 

NON ! La place d'un enfant n'est pas en centre de rétention !

 

Faites passer !!     Indignez vous !     Agissez !!k0816420.jpg

 

Ne laissons pas faire !! ====================1764499.jpg Écrivez en restant polis et courtois ...

 

Courrier postal :

Monsieur le Préfet,
Préfecture 
av général de Gaulle
43000 Le Puy en Velay

Tél : 04 71 09 43 43

_____________________________________________

Écrire pour demander que cette famille reste en France :

Préfet : richard.didier@haute-loire.pref.gouv.fr

Il sera remplacé à partir du 16 janvier par denis.conus@haute-loire.pref.gouv.fr

Préfecture de la Haute-Loire : 6  avenue du Général-de-Gaulle BP 321 43011 Le Puy-en-Velay Cedex

Téléphone :04 71 09 43 43 Télécopie : 04 71 09 78 40

Secrétaire général :.robert.rouquette@haute-loire.pref.gouv.fr

Service des étrangers : fax : 04 71 09 98 19

josette.crespin@haute-loire.pref.gouv.fr

sylvianne.groll@haute-loire.pref.gouv.fr

__________________________________________

Chef du service des étrangers :

Monsieur Mur 
FAX  04 71 09 98 19

 

19/12/2010

J'écris pour MARINA et ses cinq filles qui sont réfugiées de l'Ingouchie et qui ont dormi dans la rue en France à leur arrivée. Toujours pas d'hébergement sûr à l'approche de Noël.

b12529.jpgBonsoir à tous et toutes,

 

L'Ingouchie, vous connaissez ?

Selon un lecteur de Rue89.com, se nommant Susuman Highway, l'Ingouchie "est l'un des sujets les plus poignants en termes d'impasse politique et de violence commise par tous les acteurs d'un conflit contagieux".

Pourquoi je m'intéresse ce soir à l'Ingouchie ?

Parce qu'une femme est arrivée sur notre sol, le sol français, avec ses cinq petites filles, après avoir vécu le pire dans  son pays, l'Ingouchie, avec l'enlèvement et la disparition de son mari, qu'elle n'a pas revu.u10089179.jpg

Elle s'appelle Marina et quand elle est arrivée en octobre 2010, elle s'est présentée avec ses cinq filles au point d'accueil d'urgence de Nancy où elles n'ont pas été acceptées. Après une nuit passée dehors, elles ont été prises en charge par France Tchétchénie Solidarité.

u10085779.jpgMais aujourd'hui, la situation de cette famille est toujours incertaine car sans véritable hébergement.

Incertaine aussi parceque cette femme est traînée d'hébergements en rues et qu'elle risque l'expulsion si elle n'obtient pas une résidence et des papiers.

Le site de Rue89 a fait un très bel article expliquant ce qui se passe dans ce pays et je vous invite à le lire, car cela explique pourquoi des personnes comme Marina sont obligées de fuir leur pays :

http://www.rue89.com/2009/08/06/au-moins-20-morts-dans-un-attentat-suicide-en-ingouchie?page=0#comment-997978

Je reprendrai de cet article un extrait où ils citent leurs archives :

"(De nos archives) Natalia Estemirova, journaliste et proche d'Anna Politkovskaïa, a été assassinée le 15 juillet en Ingouchie, minuscule république de la fédération de Russie, 4 000 kilomètres carrés, soit la taille d'un département français, dans lequel résident 460 000 habitants, nous dit Wikipedia. Dans ce bout de terre s'étirant en sirène entre l'Ossétie, la Tchétchénie et la Géorgie, civils et policiers tuent plus ou moins quotidiennement d'autres civils et policiers, sous l'oeil répressif d'un pouvoir totalement dépassé. Ce pays a traversé un siècle de souffrances, sans répit aucun. D'abord, l'expérience de la déportation en 1944, puis la guerre, les retombées du conflit dans la Tchétchénie voisine puis la dictature de Mourat Ziazikov, général issu du KGB."

Rue89 cite Magomed Khasbiev, opposant historique au pouvoir ingouche, qui leur a confié, lors de son passage à Paris :

« Un opposant n'a pas de vie en Ingouchie. On s'attend à recevoir une balle à n'importe quel moment. On menace de descendre nos familles."

 

moton459.jpg----------------------  Je vous invite à aller signer nombreux la pétition pour aider Marina et ses filles.

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=33009

___________________________________________________________________________________

Je vous invite aussi à envoyer la lettre suivante que propose le Réseau d'Éducation sans Frontières, à envoyer aux personnes concernées en bas de la lettre :

A Monsieur le Préfet de Meurthe et Moselle,

A Monsieur le Directeur départemental de la Cohésion Sociale,

A Monsieur Rémi Bernard de l'Association Ars,

Marina  a quitté l’Ingouchie après l’enlèvement de son mari, accompagnée de ses 5 petites filles, elle craignait pour leur sécurité.
Elle s’est présentée au point d’accueil d’urgence de Nancy pour être hébergée à la mi-octobre, sans résultat. Après une nuit passée dehors, la famille a été prise en charge par France Tchétchénie Solidarité.
Depuis début Décembre, tous les responsables politiques et institutionnels ont dit dans la presse que l’accueil d’urgence fonctionnait à nouveau.
F.T.S. a contacté les responsables de l’ARS et de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale pour obtenir l’hébergement de la famille.
Chacun se renvoyant la balle sans prendre de décision, F.T.S a pris l’initiative d’accompagner la famille au point d’accueil d’urgence le  jeudi 09/12 à 14 heures.
La famille s’est  heurtée à un nouveau refus d’hébergement sous prétexte que les conventions avec les hôtels n’étaient pas encore signées.

Cette situation est intolérable, elle est contraire aux  règles élémentaires de l’accueil en France.



Je soussigné (e)………………     (nom, prénom, adresse, profession)……………………………….
demande avec fermeté à M. le Préfet, à la direction de la cohésion sociale et à l’ARS de faire le nécessaire pour que cette famille puisse être hébergée rapidement.

Date    :

Signature :


Lettre à envoyer à :

- M.Bellion, Préfet de Meurthe et Moselle : 1 rue C. Erignac 54016 Nancy CEDEX

dominique.bellion@meurthe-et-moselle.pref.gouv.fr Fax : 03 83 34 22 21 ou 03 83 30 52 34

- M. Daniel BOUFFIER, directeur départemental de la cohésion sociale
12, Avenue du 20° corps CS 40670 54083 Nancy Cedex.

ddcs54-directeur@meurthe-et-moselle.gouv.fr

- Monsieur Rémi BERNARD, 12 Boulevard Jean Jaurès, 54000 Nancy.

direction@asso-ars.org

Fax : 03 83 41 60 79  Tél. : 03 83 41 60 80_____________________________________________________

____________________________________________________________________________________________________

 

k0387181.jpgJe terminerais mon plaidoyer pour cette famille en choisissant de partager avec vous un commentaire laissé sur la pétition en faveur de Marina par Vincent Ferry, spécialiste de l'Immigration et chercheur : "Faudra t'il attendre qu'un enfant meurt de froid dans la rue, pour que chacun prenne ses responsabilités ? Un gouvernement ne peut appliquer de mesures cyniques quelles qu'elles soient sans serviteurs zélés !"

Et voici le commentaire de Kahn qui écrit très justement : "Il paraît inconcevable qu'une solution ne puisse être trouvée rapidement ; cela semble le minimum en matière de respect des droits humains : on ne peut laisser Marina et ses 5 petites filles errer de lieux d'hébergement en lieux d'accueil divers, comme des paquets. C'est indigne pour elles et pour nous."

Monsieur Michon, père de quatre enfants, écrit aussi ceci dans les commentaires de la pétition créée pour Marina : "Papa de 4 enfants comment peut-on imaginer laisser une famille dehors, nous devons nous mobiliser pour ces 5 petites princesses et leur maman."

Et Madame Michon, sa femme, renchérit : "Je suis maman de 4 enfants et je ne me vois pas laisser une maman et ses 5 filles à la rue par ce froid hivernal. La France ne sera pas la France si elle ne fait rien pour elles. Elles ne sont pas la cause de leur malheur, nous devons les aider."

Oui, ces cinq petites princesses doivent trouver un foyer, une terre d'asile et ce sera la France.

Alors merci d'écrire nombreux aux destinataires ci-dessus et de signer la pétition que je viens de vous transmettre.

Chloé LAROCHE

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k0098237.jpgRappel Pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=33009

 

 

Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images).

13/12/2010

J'écris au Préfet de l'Oise pour qu'un papa, le père d'une petite fille de cinq ans, puisse rester en France, pour que Ilinca puisse passer son Noël comme les autres enfants.

1808102.jpgBonjour à tous et toutes,867R-1356.jpg

Cette nuit, vous lisiez mon article précédent sur les enfants privés de leur père et de leur mère enfermés dans des camps de rétention pour étrangers ou expulsés par avion ou bateau, selon les cas.

Je vous parlais de la petite Ilinca qui a cinq ans et dont les parents sont moldaves.BLD057756.jpg

Elle a pu retrouver ses deux parents dernièrement, alors qu'ils ont eu l'immense bonheur de pouvoir enfin la faire venir en France.

La maman avait dû venir dans notre pays seule, laissant sa fille et préparant sa venue.

Mais Ilinca est privée de la présence de son papa, Ilie Chiorescu, depuis le 30 novembre, enfermé en centre de rétention.

k0333871.jpgDepuis une semaine, la petite fille va très mal et est tombée malade, souffrant de l'absence de son père et de l'immense angoisse de sa maman.

Un avion est prévu aujourd'hui pour l'expulsion de ce père.

Alors il faut agir et envoyer rapidement au Préfet de l'Oise la lettre suivante au mail donné ci-dessous.

Enlevez bien sûr le paragraphe personnel qui parle de mon fils et mettez-y votre propre pensée :ispi036030.jpg

nicolas.desforges@oise.pref.gouv.fr

 

Monsieur le Préfet,

 

Monsieur Ilie Chiorescu, de nationalité Moldave, né le 14/09/1981 est en rétention au CRA du Mesnil Amelot depuis le mardi 30 novembre.

Il a été arrêté lors d’un contrôle routier alors qu’il se rendait sur un lieu de travail et n’avait commis aucun délit.

Entré en France le 4/02/2008, pour rejoindre son épouse, il est installateur de panneaux solaires, régulièrement payé et déclaré à l'URSSAFF.

Sa femme, Maricica Chiorescu, Moldave, est entrée en France le 12/06/2007.

Elle aussi travaille. Elle s’occupe de deux très jeunes enfants dans une famille qui apprécie ses qualités et sa disponibilité.

Le couple a une petite fille, Ilinca de cinq ans, née en Moldavie le 8/08/2005. Elle est scolarisée à la maternelle de la rue Vaneau dans le 7e arrondissement de Paris.

Depuis une semaine la petite Ilinca est malade. L’angoisse de sa mère et l’absence de son père la perturbent profondément. Cela ne fait pas très longtemps qu’elle a pu enfin rejoindre ses parents et elle a intégré une école maternelle où elle est très bien accueillie.

1774812.jpgRien ne justifie que cette famille qui vient de se réunir soit déchirée.

Partir, quitter son pays, sa famille, ses amis est un choix difficile. Il ne s’agit pas d’un voyage d’agrément. Surtout quand une mère part en laissant derrière elle sa petite fille de deux ans.

Cette décision est forcément motivée par des raisons majeures.

Dès leur arrivée en France, ils se sont battus pour trouver du travail, un appartement et enfin faire venir leur petite fille et lui assurer la vie familiale et sécurisée à laquelle chaque enfant a droit (article 3-1 de la CIDE).

Les séparer maintenant, à trois semaines de Noël, alors qu’ils viennent de se retrouver, me semble d’une profonde injustice.

Ilie, Maricica et Ilinca se sont très bien intégrés en France, et souhaitent obtenir leur régularisation pour vivre et élever dignement leur fille dans le pays qu’ils ont choisi.

J'ai moi-même un fils de cinq ans qui n'a plus son père. Son papa est décédé malheureusement d'un cancer. Mon fils sera privé de son père toute sa vie et devra vivre avec ce coup terrible du destin. Mais pourquoi une petite fille de l'âge de mon fils devrait vivre orpheline alors que son père est vivant et qu'il s'est battu pour faire venir sa fille en France, restée dans son pays d'origine durant trois longues années sans ses parents ?k0266611.jpg

C’est pourquoi je vous demande, Monsieur le Préfet, d’user de toute urgence de votre bienveillance pour faire libérer Monsieur Ilie Chiorescu et annuler l’arrêté de reconduite à la frontière dont il fait l’objet.

En espérant une réponse favorable, je vous prie, Monsieur le Préfet, d’agréer mes respectueuses salutations.

 

Chloé LAROCHE

(Lettre écrite d'après le modèle donné dans l'article du Réseau d'Éducation sans frontières : http://www.educationsansfrontieres.org/article32795.html)

 

Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images). Merci à ce site !BLD059444.jpgu10088201.jpg

J'écris ce soir pour les orphelins de Noël.... ceux qui ont un papa mais ne pourront plus le voir ou ne le voient plus, pour cause d'expulsions du territoire français.

k2668091.jpgBonsoir à tous et toutes,

Je n'irai pas dans cet article par quatre chemins mais sans langue de bois, je dis que c'est une honte que pour faire du chiffre d'expulsions, on en arrive dans notre pays à expulser coûte que coûte et au prix des larmes de centaines d'enfants.

Mon fils a perdu son papa de mort par maladie. C'est un coup de la vie et c'est déjà assez difficile mais quand je vois des enfants, souvent nés en France, pleurer à la veille des fêtes de fin d'année car leur père est emprisonné en centre de rétention pour étrangers et en voie d'être expulsés vers un pays qui n'est souvent plus le leur.... quelle honte pour la France.

Des enfants deviennent orphelins par force dans un pays où on défend les Droits de l'Homme et de l'Enfant !!!??? Je rappelle selon ces Droits que chaque enfant a le droit de vivre auprès de son parent, auprès de son père et de sa mère.

Mon fils pleure et beaucoup d'enfants pleurent à cause de la mort, à cause d'un accident, à cause du cancer de leur parent.

Mais que des enfants soient privés d'amour et de tendresse à cause de la politique d'immigration de mon pays, je ne saurais le supporter.u10083353.jpg

Je ne saurais supporter que mes enfants ouvrent leurs cadeaux en riant quand je sais que Naki (14 ans), Gülbahar (11 ans), Eren-Can (7 ans) enfants d’Ozay YILDIZ, Emilie (4 ans), son frère Enzo (2 ans) et Erine, leur petite sœur de 8 mois enfants de Xiaoshao LIN, Nakemin (8 ans), Mohamed (7 ans) et les deux jumeaux Lassina et Laséni (4 ans), enfants de Vakoleba KARAMAKO, Stéphane et Steve (4 ans) dont la maman attend un troisième enfant de Darios Elvis KUTCHE, Ilinca (5 ans), fille d’Ilie CHIORESCU, Zhengdan (10 ans), fille de Zhisheng ZHU, Xiao (12 ans) dont la maman Shumei ZHANG est en rétention, Dominique (9 ans) et Dylan (3 ans), fils d’Antonio DIAS VARELA, Taiba (11 ans), Djabri (6 ans), Sophia (3 ans) enfants de Mustapha Jelikli, Elena (10 ans) et Abram (8 ans) enfants de David Amirov.......

ne seront pas avec leur père, leur mère.... le soir de Noël.

Cela est intolérable et je pense très fort à eux, à tous ces enfants et à  ceux que je n'ai pas mentionné mais qui pleurent depuis des mois déjà le départ de leur père, de leur mère, d'un oncle, d'un grand-père, d'un frère expulsés vers l'inconnu d'un pays souvent terrifiant.

k0903024.jpgOussama Benbrahim, lycéen tunisien à Meaux, a été expulsé le 4 décembre après avoir été présenté trois fois à l’avion et tabassé trois fois en moins de 36 heures. L’affaire n’est pas terminée heureusement et des personnes se battent pour son retour.

Quand on sait qu'une nouvelle loi est sortie autorisant l'expulsion de mineur isolé, nous avons de quoi trembler pour les jeunes mineurs étrangers, lesquels ne peuvent plus faire un pas de travers sans craindre le rejet de toute la société.

Je souhaite que beaucoup de pères et de mamans inquiétés et incarcérés dans les centres de rétention français puissent ressortir libres pour que leurs enfants sourient et passent d'heureuses fêtes de Noël.

Je souhaite que mon gouvernement, celui de la France, ait plus de coeur et S'AMENDE des chiffres à faire, afin que chaque Préfet de France n'ait plus de taux de chiffres d'expulsion à honorer au mépris de l'humanisme et du respect des familles.k1824943.jpg

Je souhaite que la petite Ilinca, 5 ans, retrouve son papa, Ilie Chiorescu, 29 ans, moldave, placé en centre de rétention le 30 novembre par la préfecture de l'Oise.

Je souhaite que les quatre enfants de Vakoleba KARAMOKO, de nationalité ivoirienne, en France depuis 12 ans, retrouvent leur papa.

Il a fait plusieurs demandes de régularisation en 2002, 2006 et 2008, sans succès.

L’ainé des enfants a 8 ans ; les 2 derniers sont des jumeaux qui ont bientôt 4 ans.

L’un d’entre eux souffre de graves allergies alimentaires qui nécessitent des soins en France.

Arrêté sur son lieu de travail à Goussainville, M. Karamoko a été placé en rétention le 8 décembre par le préfet du Val d’Oise.

 

k0407154.jpgCi-dessous, vous trouverez d'autres situations signalées par le Réseau d'Éducation sans frontières dont j'indique l'article d'urgence pour Noël. Vous trouverez aussi les coordonnées des personnes soutenant chaque famille ainsi que les adresses  et mails des ministères auprès de qui agir concrètement.

 

Celui qui se tait fait plus de mal que celui qui parle.


Chloé LAROCHE

Ce 13 décembre 2010.

 

_________________________________________________________________ Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits. (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images). Merci à ce site !

 

1805931.jpgAPPEL du Réseau d'Éducation sans Frontières :

 

 

LES ORPHELINS DE NOEL

"Dans 15 jours, ce sera Noël, fête entre toutes des enfants et des parents, pour beaucoup. Joie, bisous, cadeaux, émerveillement des tout petits. Pourtant, pour un certain nombre d’enfants, Noël 2010 aura le goût de l’amertume, des larmes et de la souffrance. Pas pour des coups du sort inévitables, la maladie, la mort. Mais par la volonté délibérée d’un homme, Nicolas Sarkozy, qui dans l’espoir de remonter dans les sondages estime de son intérêt d’afficher le nombre d’expulsions à pratiquer dans l’année. Or, à en croire la Voix de son maître, le ministre de la Rafle, du drapeau et de la circulation routière hivernale, les chiffres prévus pour 2010 ne seraient pas atteints. Il faut donc expulser, expulser, expulser.k0390709.jpg

 

Et voilà pourquoi Hortefeux veut rendre quasi-orphelins de père Naki (14 ans), Gülbahar (11 ans), Eren-Can (7 ans) enfants d’Ozay YILDIZ, Emilie (4 ans), son frère Enzo (2 ans) et Erine, leur petite sœur de 8 mois enfants de Xiaoshao LIN, Nakemin (8 ans), Mohamed (7 ans) et les deux jumeaux Lassina et Laséni (4 ans), enfants de Vakoleba KARAMAKO, Stéphane et Steve (4 ans) dont la maman attend un troisième enfant de Darios Elvis KUTCHE, Ilinca (5 ans), fille d’ Ilie CHIORESCU, Zhengdan (10 ans), fille de Zhisheng ZHU, Xiao (12 ans) dont la maman Shumei ZHANG est en rétention, Dominique (9 ans) et Dylan (3 ans), fils d’Antonio DIAS VARELA, Taiba (11 ans), Djabri (6 ans), Sophia (3 ans) enfants de Mustapha Jelikli, Elena (10 ans) et Abram (8 ans) enfants de David Amirov. Aux yeux de Monsieur Hortefeux, les comptes sont vite faits : dix expulsions valent bien vingt-deux enfants de quelques mois à 14 ans qui pleurent leur père ou leur mère un jour de Noël.

 

k1539367.jpgCette façon de faire de la démagogie en méprisant les dégâts provoqués sur les enfants et les parents utilisés comme victimes expiatoires est inadmissible. Elle déshonore ceux qui  en décident mais aussi ceux qui, par cynisme, imbécilité politique ou soumission à leur maître la mettent en œuvre. Brice Hortefeux est au premier rang de ceux-là, probablement pour chacune des trois raisons.

 

Nous lui souhaitons donc de passer un excellent Noel en famille et d’avoir à ce moment-là une pensée pour les gamins dont il bousille non seulement Noël mais aussi toute l’enfance.

 

Nous publierons régulièrement une actualisation de la situation des futurs orphelins de Noel rêvés par Nicolas Sarkozy et servis par Brice Hortefeux.

 

Ci-dessous un bref résumé de la situation de chacune des familles avec les coordonnées de la préfecture responsable. Il est possible d’écrire au préfet, au ministre et au président (poliment et sans diffamation) pour leur souhaiter par anticipation de passer un joyeux Noël en famille."

_________________________ http://www.educationsansfrontieres.org

 

Pour protester : le ministère de la Rafle et du drapeau est en réorganisation. Il semble que ce soit le secrétaire général de l’ex-ministère qui gère :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général
secretariat-general@immigration-integration.gouv.frSecrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr


Au ministère de l’Intérieur Guillaume Larrivé (Directeur-adjoint du cabinet qui était déjà en charge des expulsions quand Sarkozy était ministre de l’Intérieur) guillaume.larrive@interieur.gouv.fr

Idem pour jean-marc.berlioz@interieur.gouv.fr

Matignon : http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/ecrire
Et là où se prennent les décisions
Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html <http://www.elysee.fr/ecrire/index.html>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration, immortel rédacteur du discours de Grenoble) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

 

LISTE PROBABLEMENT NON-EXHAUSTIVE DES ACTUELS MEFAITS

DU MINISTRE DE LA RAFLE ET DU DRAPEAU

OQTF 93 – CRA Mesnil Amelot

Darios Elvis KUTCHE, de nationalité camerounaise, 28 ans, arrivé en France en 2007.

Arrêté lors d’un contrôle routier, il est placé en rétention le 03 décembre par la préfecture de Seine et Marne.

Il est le conjoint de Stéphanie LEUWAT en situation régulière et enceinte de lui de 6 mois. Il est aussi le beau-père de Stéphane (élémentaire Paul Langevin à Saint-Denis) et de Steve (classe de moyenne section à l’école Henri WALLON à Saint-Denis) dont il s'occupe, les enfants n'ayant plus de lien avec leur père naturel.

S’adresser à la préfecture du 77 pour sa libération : fax 01 64 71 78 64

jean-michel.drevet@seine-et-marne.pref.gouv.fr

A la préfecture du 93 pour l'annulation de l’OQTF Fax : 01 48 30 22 88

pref-secretariat-prefet@seine-saint-denis.gouv.fr courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

Contact : Malika CHEMMAH 06 43 34 51 47 / Rodolphe CIULLA, 06 70 19 67 61

 

 

APRF DE LA PP 75 CRA de Vincennes

Fax : 01 53 71 67 23

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

M. LIN Xiaoshao, né en Chine, âgé de 32 ans, vit en France depuis 10 ans, sa femme depuis 6 ans, et est convoqué en janvier 2011 à la préfecture de Paris pour un examen de dossier.

Arrêté sur son lieu de travail, il est placé en rétention par la même préfecture le 8 décembre.

Il est père de 3 enfants, tous nés en France, Emilie, 4 ans, scolarisée à la maternelle, Enzo 2 ans ½ et Erine, 8 mois. Il possède une nombreuse famille régularisée en France, oncles, tantes, neveux, nièces.
contact : sylvie Brod 06 76 74 10 78

 

 

 

APRF DE L’OISE 60 CRA Mesnil Amelot

Fax 03 44 45 39 00 et 03 44 06 11 30
nicolas.desforges@oise.pref.gouv.fr

M. Ilie CHIORESCU, 29 ans, de nationalité moldave, a rejoint son épouse en France en février 2008.

Arrêté lors d’un contrôle routier, il est placé en rétention le 30 novembre par la préfecture de l’Oise.

Et pourtant, il est le père d’Ilinca, 5 ans, scolarisée en maternelle à Paris.

Il est installateur de panneaux solaires, régulièrement payé et déclaré à l’Urssaf. Lui et sa femme ont fait des études supérieures et parlent le français.

Contact : Jacqueline Dartigues 06 62 02 54 50

 

APRF du 94 - EN LRA à Choisy le Roi 94

Fax : 01 49 56 64 10 / 01 48 99 38 04 / 01 49 56 60 13 Tél : 01 49 56 64 17

Mail : michel.camux@val-de-marne.pref.gouv.fr

 

M. ZHU Zhisheng, 47 ans, de nationalité chinoise, vit en France depuis 8 ans avec sa femme, leur fille Zhengdan les a rejoints en France en 2007, à l’âge de 10 ans. Elle est en 5ème au Collège Lucie Aubrac à Paris et obtient de très bons résultats scolaires.

Arrêté à la sortie du métro à Maisons-Alfort, il est en rétention depuis le 9 décembre.

 

 

APRF du 95 CRA de PLAISIR (78)

Fax 01 30 32 51 85

pierre-henry.maccioni@val-doise.pref.gouv.fr

 

M. Vakoleba KARAMOKO, de nationalité ivoirienne, est en France depuis 12 ans, sa femme depuis 9 ans.

Il a fait plusieurs demandes de régularisation en 2002, 2006 et 2008, sans succès.

Ils ont 4 enfants nés en France, scolarisés dans le 17°, l’ainé a 8 ans, les 2 derniers, des jumeaux bientôt 4 ans.

L’un d’entre eux souffre de graves allergies alimentaires qui nécessitent des soins en France.

Arrêté sur son lieu de travail à Goussainville, M. Karamoko a été placé en rétention le 8 décembre par le préfet du Val d’Oise.

Contact : Malika 06 18 41 56 21

 

APRF DE LA PP 75 CRA de Cité

Fax : 01 53 71 67 23

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

Mme Shumei ZHANG, née en Chine, âgée de 40 ans, est arrivée en France avec sa fille Xiao Man en 2007.

La famille a été parrainée en décembre 2007 à la mairie du 13°. Xiao Man est actuellement scolarisée en 5° au Kremlin Bicêtre.

Un autre enfant, une petite fille, est née à Paris en janvier 2010.

Mme ZHANG a été arrêtée sur son lieu de travail dans le 16° et placée en rétention le 11 décembre au CRA de Cité.

Contact : Emmanuelle Cézard  06 45 56 24 44 - Jocelyne Vaudenay 06 86 90 42 04

 

 

APRF D'AVIGNON – CRA de Nice

Fax préfecture : 04 90 86 20 76 et 04 90 85 03 00

Mails : francois.burdeyron@vaucluse.pref.gouv.frmyriel.porteous@vaucluse.gouv.fr ; valerie.grasset@vaucluse.gouv.fr ; agnes.pinault@vaucluse.gouv.fr ; pref-contact@vaucluse.gouv.fr

 

Monsieur Ozay  YILDIZ, ressortissant turc d’origine kurde a été interpellé mardi 7 décembre à Bollène.  Les gendarmes sont venus le chercher à son domicile le matin. Il était absent, ils ont demandé à ce qu'il se présente à la gendarmerie de Bollène ("sinon on reviendra le chercher") et sont repartis... avec le passeport ! M. Yildiz s'est rendu au commissariat à 15h, a été mis en GAV à Avignon, puis amené à l'aéroport de Nice le lendemain mercredi.

Pendant tout ce temps la famille n'a pas été prévenue ! Sa femme, ses enfants, ses parents, sont donc restés sans nouvelle du mardi après-midi au lendemain mercredi, pour apprendre que M. Yildiz avait été arrêté et qu'il risquait d'être renvoyé en Turquie. Un recours a été fait devant la Cour d'Appel de Marseille.

Ce maçon, père de famille, vit ici depuis 8 ans avec son épouse et leurs trois enfants, dont le dernier est né en France. Les parents de M. YILDIZ vivent à Marseille en toute légalité.

Ses trois enfants sont scolarisés à Bollène, ils ne connaissent que l’école française :

- Naki YILDIZ , 14 ans, est scolarisé au collège de Bollène.

- Gülbahar, 11 ans, et Eren- Can, 7 ans (né à Marseille), sont tous les deux scolarisés à l’école primaire Jean Giono

Contact : Pascale Arraou - 06 59 20 65 22 - pascale_arraou@orange.fr

 

APRF du 77 - EN CRA au Mesnil-Amelot

Fax préfecture 77 :  01 64 71 78 64 jean-michel.drevet@seine-et-marne.pref.gouv.fr

 

Antonio DIAS VARELA, 29 ans, Capverdien, en France depuis dix ans, habitant Villeneuve-le-Roi (94). Sa femme Josefa est aussi sans-papiers. Ils ont deux enfants, tous deux nés en France et y ayant toujours vécu, Dominique (9 ans) et Dylan (3 ans). Toute sa famille (parents, frères et sœurs) ainsi que celle de sa femme sont en situation régulière

Six demandes de régularisation à Créteil. Interpellé le 08/12 contrôle routier gendarmerie sur un péage à Meaux ;

Contact : Thierry Lerch <lerch.thierry@wanadoo.fr>,  tel 06 30 55 66 58

 

 

APRF du 69 - CRA Saint-Exupéry

Fax préfecture 04 78 60 49 38 jean-francois.carenco@rhone.pref.gouv.fr,

 

Mustapha JELIKHI, algérien, est entré en France en 2007 avec sa femme et ses deux premiers enfants, Taiba 11 ans, et Djabri 6 ans. Sophia 3 ans la troisième est née en FRANCE.

Arrêté le 7 décembre, lors d’un contrôle d’identité sur la voie publique, il risque l’expulsion car sa demande de régularisation a été rejetée. Technicien supérieur en agronomie, il parle parfaitement français . Ses trois enfants sont scolarisés à Villeurbanne . La plupart de ses frères et sœurs vivent hors d’Algérie, en situation régulière.

 

 

APRF de la Vienne - CRA de Palaiseau (91)

Fax préfecture 05.49.88.25.34 Préfet : bernard.tomasini@vienne.pref.gouv.fr

Directeur de cabinet : jean-philippe.setbon@vienne.pref.gouv.fr

David AMIROV est Yézide de nationalité… en discussion : le consulat de Géorgie a refusé de le reconnaître, celui de Russie ne s’est pas prononcé. Cela ne l’empêche pas d’être emprisonné au CRA de Palaiseau, à 300 km de sa famille depuis 22 jours. Naïrat, sa femme est de confession musulmane. Le mariage mixte n’a pas été accepté par sa famille. Ils vivent à Poitiers depuis trois ans. Les deux enfants, Elena (10 ans) et Abram ( 8 ans) attendent leur père. Elena, inconsolable, a écrit une lettre au maire de Poitiers lui demandant pour tout cadeau de Noël le retour de son papa.


18/09/2010

Lettre à la maman de Joseph Guerdner, jeune gitan tué par un gendarme aujourd'hui libre. J'écris aussi pour les Roms et les expulsions ignobles envers cette population.

image002.gifMadame Micheline Guerdner,

Je vous écris au nom de tous ceux qui pensent à vous en cette difficile épreuve de la mort de votre fils, abattu par un gendarme, alors qu’il tentait de s’échapper de la gendarmerie, menotté et affaibli par le saut d’une fenêtre d’une hauteur de 4 mètres 60.

Les français ne sont pas idiots et savent très bien que votre fils n’aurait pas fait de mal dans l’état où il était et qui plus est... menotté !Unknown-1.jpeg

Aussi qu’un gendarme se mette à faire du zèle en lui tirant dessus sept fois jusqu’à l’atteindre mortellement est ignoble et abject. La justice a décidé de ne pas le condamner mais je comprends votre douleur et la souffrance de votre famille, ainsi que la colère de la grande famille des Gitans.

Votre fils s’appelait Joseph et n’avait que 27 ans. On lui reprochait d’avoir fait certaines choses mais cela ne méritait pas la mort. Comme m'a dit mon fils de cinq ans : «Ce jeune devrait être en prison, pas au ciel.»Photo 1167.jpg

Vous avez donné la vie à cet enfant et le ciel vous l’a repris par un destin cruel. Il a rejoint les anges innocents et a payé de sa vie l’ignorance et l’irrespect pour la vie de la part des êtres ici-bas.

Je vous écris car j’ai aussi perdu un enfant et que les parents orphelins se donnent la main chacun avec les autres car c’est un chemin si cruel que la croix qui nous accable nous tue ou nous transcende.

Je suis désolée pour toute votre communauté qui paye un si lourd tribut, sans parler aujourd’hui de toutes les expulsions dont souffrent les gens du voyage.Unknown.jpeg

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Mais si, je vais en parler...

Je suis écoeurée de voir tous ces camps démantelés avec le prétexte que ces personnes, les Roms, vivent dans des conditions indécentes. Mais quelle hypocrisie ! Cela fait des années, des dizaines d’années que des camps sont ouverts à Paris et ses banlieues et partout en province.

Unknown-5.jpegJ’étais rentrée en 1993 dans un de ces camps dans une banlieue parisienne. Les Roms étaient installés, parqués sous un pont d’autoroute, avec des dizaines de roulottes et de caravanes. Je me souviens de leur chaleur, de leur accueil et de la solidarité de cette communauté. Ils vivaient à plusieurs familles dans des conditions terribles d’isolement, de pauvreté et d’hygiène.

Et voici qu’aujourd’hui on les chasse juste pour faire du chiffre !! Juste pour faire monter les quotas d’expulsions annuelles françaises. Juste pour dire que ces êtres humains n’ont pas à vivre ainsi. En Allemagne, ils n’ont pas de camps de Roms car le mot «camp» leur donne des boutons... Ils installent leurs Roms dans des centres sociaux, avec des conditions normales d’accueil.

DSC_0220-1.jpgEn France, non seulement on parque les Roms et on les délaisse mais on les renvoie aussi, tel un peuple maudit, tel un peuple qu’on traite comme on a traité les Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale. Et non, je ne m'excuserais pas pour avoir écrit cela car c'est la vérité.Unknown-3.jpeg

Les forces arrivent dans un de ces camps et trient les hommes, les femmes et les enfants, menaçant de séparer les mères et leurs enfants. Des familles sont séparées, déchirées, les enfants terrorisés et vous regardez tout cela avec sérénité ??!!

Près de chez moi, à Saint Martin d’Hères, la commune a déclaré n’avoir aucun logement disponible pour reloger des Roms qui s‘étaient installés dans une station Total désaffectée. Ils ont été expulsés le 16 juin sans relogement et sans aucun ménagement.DSC_0432.jpg

Unknown-4.jpegJe suis heureuse que le Parlement européen ait condamné mon pays pour sa politique d’expulsion des Roms. Il y a quand même une justice.

2010 est l’année européenne de lutte contre l’exclusion. Pourvu que les Roms ne l’apprennent pas........!

Chloé LAROCHE

 

____________ DOCUMENTS À VOIR :

--------Voir ces vidéos : http://www.dailymotion.com/video/xdpjv4_saintmartin-dhere...

http://www.dailymotion.com/video/xbu83l_expulsion-de-roms-a-strasbourg_news

http://www.dailymotion.com/video/xehjir_expulsions-de-roms-rien-de-nouveau_news

--------Voir ces articles : http://www.lefigaro.fr/politique/2010/08/15/01002-2010081...

http://www.mouvementdemocrate.fr/medias/bennahmias-mediap...

--------Voir ces photos : http://www.photo-mege.com/ROMS%20DE%20ROUMANIE/index.html


22/05/2010

Quand la résistance s’engage sur un site qui propose la délation pour gagner des points, les draps blancs ne s’allongent pas aux fenêtres pour défendre Mohammed à la Villeneuve de Grenoble.

Copie de 100_3077.JPGBonsoir à tous et toutes !

Quand la résistance s’engage sur un site qui propose la délation pour gagner des points, les draps blancs ne s’allongent pas aux fenêtres pour défendre Mohammed à la Villeneuve de Grenoble.imagesjQy2id.jpeg

En effet, Mohammed est un papa d’origine algérienne qui a été expulsé de France vers son pays, le 17 mars. La police est venu le chercher et l’a emmené devant ses deux enfants alors que son épouse était absente et ne l’a pas vu partir.

Imaginez la détresse qu’a éprouvé cette femme en rentrant chez elle et la tristesse d’Ali et Youssef qui pleurent leur papa. Ces deux enfants sont à l’école primaire du Lac à la Villeneuve à Grenoble. Le soutien s’est engagé autour de cette famille et un appel à la population a été lancé pour que les habitants protestent en mettant des draps blancs aux fenêtres et aux balcons.imagesZlJGUG.jpeg

Les fenêtres devraient être recouvertes par centaines dans ce quartier populaire mais hélas, un drap blanc est visible de ci de là, mais de façon si sporadique qu’on pourrait croire qu’un habitant l’a laissé là par hasard ou parce qu’il ne range pas ses draps !!

moton8.pngAujourd’hui, jour du 22 mai, la presse est sensée venir pour constater la blancheur immaculée suspendue aux fenêtres mais ils repartiront avec le sentiment qu’un papa peut être expulsé sans que le monde ne s’en émeuve. Je crois au contraire que les larmes coulent dans les coeurs en dedans ; les fenêtres représentent les yeux de l’âme communautaire, tellement en colère qu’elles restent murées dans le silence.

Il y a des réunions tous les mercredis et samedis matins avec le collectif de défense de Mohammed, collectif que vous pouvez rencontrer sur la place du marché de la Villeneuve à Grenoble.imageshO9bO8.jpeg

Je pense très fort à ce papa et à cette famille déchirée comme tant d’autres par la politique actuelle d’immigration, laquelle crée des situations familiales dramatiques que vous pouvez découvrir par centaines sur le site www.educationsansfrontieres.org.

Ces familles ont besoin de nous car à travers elles ce sont les droits de l’enfant, les droits des pères et des mères qui sont bafoués.

83Lio_resize.pngEt puis il y a une autre résistance dont je voulais vous parler ce soir. C’est l’histoire d’un site qui propose des sorties et qui fait se rencontrer des milliers de personnes en France sur un mode convivial et d’autonomie, c’est-à-dire que chaque membre peut proposer des sorties de toute sorte.

Mais depuis cette semaine, un nouveau concept est proposé par le webmaster de ce site. Il est désormais possible de faire de la délation et de gagner des points en cliquant sur la photo d’un membre si celle-ci ne convient pas (par exemple, si la personne n’est "pas reconnaissable" ou s’il y a un décor ou des rajouts à la photo ou une créativité particulière) ou bien encore si le pseudo est “ostentatoire” ou si les phrases mises dans le profil ne nous revient pas ("propos incorrect ou déplacé").Azilliz67_resize.jpg

Donc les membres peuvent cliquer pour dénoncer et soumettre l’objet de leur dénonciation à tous les membres du site qui peuvent cliquer sur POUR ou CONTRE. Si la communauté valide sa délation, le membre gagne 25 points et au bout de 5000 points il gagne un abonnement d’un mois gratuits.

Tenessee_resize.jpgLe problème est que depuis la mise en route de ce système, de nombreux membres ont vu leur photo disparaître, sous des prétextes fallacieux. Ils reçoivent de plus une menace de suppression de compte s’il leur prenait l’idée de remettre la même photo.

Alors pour indiquer leur mécontentement, de nombreux membres sur toute la France enlèvent leur photo ou en ajoutent une provoquante pour faire réagir. Ou bien mettent un carré blanc avec un ruban rouge sur leur profil.

Des pseudos comme : 1CHATON, 1fanfan5983, 1parisien, 4noisette, 1Yemanja, 1_____pirates... ont été inquiétés, pour cause de concepts ostentatoires.

Sur le descriptif d’un profil, le délateur a cru bon de soumettre le vote pour ceci :Myopalm_resize.jpg

Pedro38_resize.jpg“Pour être vraiment médiéval, il ne faut pas avoir de corps. Pour être vraiment moderne, il ne faut pas avoir d'âme. Pour être vraiment grec, il faut être nu.”Sebvarces_resize.jpg

Une jeune femme de Grenoble a mis une photo où elle avait un voile sur les cheveux. Un délateur l’a mise en vote. Certains votants ont cru bon d’indiquer : “Je vote pour ou contre ? Le webmaster autorise-t-il le voile ? Est-ce un signe ostentatoire de religion et cela est-il “indécent et choquant”, termes d’origine de cette délation.

En tout cas, pour l’instant sa photo reste en place et c’est bon signe. Cela veut dire que la communauté de ce site n’est pas pour la discrimination culturelle. Attention, il n’est question ici ni de niqab ni de burqa, car vous savez ce que j’en pense et je l’ai dit dans un autre article.

Wally13_resizeJYHJK3.jpgRien que d’en parler, cela me donne envie de mettre mon masque vénitien... Hé oui, on ne verrait que mes yeux et je me présenterais ainsi à l’Hôtel de Police de Grenoble. Rien que pour voir la tête des gens, des salariés et du public venu là pour traiter de ses plaintes. C’est là qu’on voit que le visage entier et découvert est important dans notre société !Purchye_resize.gif

Mais je retourne à mes moutons... pardon, à mes photos de membres. C’est bien la délation qui est choquante présentement. Et cette façon de faire de la part du webmaster de récompenser les délateurs par des points : on peut gagner 25 points par délation.Ballinette_resize.jpg

Il récompense aussi les votes du plus grand nombre, ce qui fait que si le délateur n’est pas approuvé sur une photo ou un profil porté au vote général, le délateur perd 9 points et les votants en gagnent.

Ce que je regrette dans tout ça, c’est que finalement la créativité et l’inventivité originale de chacun n’est pas acceptée et qu’il faut rentrer dans le moule pour être approuvé forcément.

Stephsimo_resize.jpgCe que je regrette, c’est que le bon sens n’existe même plus. En effet, il est admis que chaque membre puisse ne pas mettre de photo... Alors s’il en met une, pourquoi devoir le sanctionner sur sa façon de se présenter. S’il a envie de se présenter en puzzle ou la tête penchée ou avec des lunettes de soleil ou encore sur une moto ou un cheval ou dans un carré blanc... pourquoi pas ?!! Et puis, si on voit le bas des jambes d'une membre parce qu’elle porte une jupe ... est-ce indécent ?!!

J’espère que cette crise d’identité va pouvoir se résorber sur ce site et que la délation se fera furtive voire absente avec le temps. Le temps qui délite tout. “Avec le temps, va, tout s’en va, avec le temps.... “.Pheix1953_resize.jpg

Comme le dit un des membres mis en cause par un délateur : “La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur.”

Chloé LAROCHESelena13_resize.jpgAoeil_resize.jpg

Adan38_resize.jpgAngelus83500_resize.jpg0n-y-va_resize.jpgSerge38_resize.jpg

21/04/2010

SOS pour une famille vivant depuis 10 ans en France : Écrivons tous pour que Mr et Mme LE puissent rester ici avec Jade, leur fille scolarisée en France.

pe0060147.jpgBonsoir à tous et toutes,

Ce soir, je vous demande de faire un petit courrier dont le modèle est donné ci-dessous afin d'aider une famille venue du Vietnam à rester en France.moton459L1gp2U.jpg

Ils sont présents sur notre sol depuis 10 ans et ont une fille qui s'appelle Jade et qui est scolarisée depuis plusieurs années ici, dans notre pays des droits de l'Homme.imagesvzDh5A.jpeg

Ils ont trouvé un employeur mais la France refuse de régulariser leur situation. Elle souhaite les renvoyer dans leur pays, où Jade ne connaîtra plus les conditions d'enseignement dont elle bénéficie aujourd'hui.

Pourquoi s'acharner ainsi sur une famille ? En effet, Monsieur LE a été arrêté et placé en centre de rétention pour étranger....

Lui qui s'est tant battu pour regrouper sa famille, qu'il n'a retrouvée qu'en 2004... PDC1150.jpg

Monsieur Besson, pourriez-vous faire preuve de plus d'humanité dans la course aux chiffres, dans la course à l'expulsion que vous faites au mépris de l'humanité et des familles ?

Chloé Laroche

 

P-S : Merci à vous, mes chers lecteurs, de signer la pétition pour la famille LE :

http://www.educationsansfrontieres.org/article17758.html

 

______________________________________URGENT : Appel à fax/mail pour empêcher l’expulsion de M.LE, en rétention à Lyon, malgré ses 10 ans de vie en France. Les coordonnées de la préfecture auxquelles adresser ses messages (celles du Ministère et de l'Elysée) sont en fin de message______________________________________________________________________



pe0060132.jpg "Le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale,

plus encore un droit qui s’applique à toutes les familles,

qu’elles soient ou non en situation régulière".

(Phrase d'Éric BESSON, MINISTRE)_____________________________________________________________ imagesUnQMx4.jpeg



COMMUNIQUÉ DU RÉSEAU D'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES (RESF) :

"Ils sont en France depuis longtemps, une petite fille scolarisée et même des promesses d’embauche mais cela ne suffit pas !

Mr et Mme LE et leur fille Jade ne doivent pas être obligés de quitter le territoire français.

Les familles viennent en France pour différentes raisons, mais elles ont en commun de ne pas avoir d’autres choix que de quitter leur pays pour vivre dans des conditions dignes.

C’est en 1999, il y a 10 ans, que Monsieur LE est arrivé en France après avoir quitté le Vietnam, son pays où il n’arrivait plus à faire vivre sa famille de son métier de pêcheur.

Séparé de sa femme et de son enfant, il a tout tenté pour regrouper sa famille, et c’est en 2004 qu’ils ont pu se retrouver.

A partir de là, Madame et Monsieur LE n’ont eu qu’un souhait, celui de pouvoir construire en France un avenir meilleur à leur fille Jade. Depuis, ils n’ont cessé de faire les démarches nécessaires à leur régularisation.

Scolarisée depuis 5 ans en France, Jade s’est admirablement intégrée. Les enseignants de son école sont satisfaits de ses résultats, et elle maîtrise parfaitement la langue française.

Pour construire l’avenir de leur famille, Monsieur et Madame LE ont cherché un contrat de travail. Aujourd’hui c’est chose faite, ils ont trouvé un employeur prêt à les embaucher, mais ils ont reçu une réponse négative à leur demande de titre de séjour et on leur demande de quitter le territoire avant le 5 février 2009.

Pourquoi détruire leur avenir, construit avec tant de persévérance ?

Il est temps après dix ans d’incertitudes et d’angoisse que cette famille puisse vivre dans la dignité et le respect des droits humains en France."


imagesNhWssb.jpegModèle de courrier :



Monsieur le Préfet de l'Isère, Le TA de Lyon vient de rejeter la demande de Mr LE et confirme votre décision de l'expulser M. Le arrivé en France depuis 11 ans réunit pourtant tous les critères demandés par l'administration pour une régularisation par le travail et la CGT a déposé leur dossier en préfecture au mois de juillet 2009.

En ordonnant l'arrestation de Mr LE , pour la première fois, la Préfecture de l'Isère outrepasse les accords qu'elle avait signés avec la CGT, accords tacites qui stipulaient que toute personne ayant un dossier en attente pour régularisation par le travail, ne pouvait pas être reconduite à la frontière.

Je vous demande , Monsieur le Préfet, de recevoir au plus vite une délégation organisée par le syndicat CGT, le RESF 38 et les associations iséroises de soutien aux sans papiers qui rassemblés ce lundi 19 avril devant la Préfecture n'ont pu vous faire part de la situation de Mr LE et de sa famille.

Je vous demande de régulariser Mr LE afin qu'il puisse vivre de son travail en France auprès de sa femme et de sa petite fille Jade.

Recevez, Monsieur Le Préfet, l’expression de mes sentiments citoyens les plus déterminés.


albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr

etrangers-public@isere.pref.gouv.fr

Tel 04 76 60 33 08 / Fax 04 76 60 33 60



Ministre de l’immigration :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr

Frank.supplisson

fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

claude.gueant@elysee.fr


mardi 20 avril 2010.

07/04/2010

Un papa de quatre enfants est en train d'être arraché à la France : expulsion en cours de Guilherme Hauka Azanga, vol Roissy Luanda 22h05 AF 628...

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Monsieur le Médiateur d'Air France,

Je m'insurge contre l'éventuel embarquement forcé de Monsieur Hauka-Azanga ce soir sur le vol AF 928. Je vous demande instamment de ne pas l'autoriser, au nom de la dignité humaine.2-picture3.gif

Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur l'histoire de cet homme et de sa famille ici : http://www.gmain.fr

Je suis écrivaine pour la solidarité et musicienne violoniste pour l'amitié entre les peuples.
Je suis maman de quatre enfants et j'habite Grenoble.
Je travaille comme taxi TPMR transportant des personnes handicapées.

Et en tant que citoyenne française, je ne tolère pas qu'un père de famille soit arraché à ses enfants.

Monsieur Hauka-Azanga doit rester en France.

Recevez mes cordiales pensées.

Chloé Laroche

____________ VOIR MON ARTICLE DU 25 MARS ÉCRIT POUR Guilherme HAUKA-AZANGAimages2m8hul.jpeg

 

URGENT____________________________________________________ 
Communiqué de presse RESF Lyon (7 avril) :

Expulsion en cours de Guilherme Hauka Azanga, vol Roissy Luanda 22h05 AF 628.


"Aujourd’hui à 16 h 30, Guilherme ne répond plus au téléphone,il a été a été extrait du CRA à 15h50 , et a sans doute été embarqué dans un avion qui a décollé de Bron à 17h10.... Il est probablement en cours d’expulsion. A l’aéroport de Lyon Bron, on a noté une présence très forte et très inhabituelle de forces de police, avec survol de l’aéroport par des hélicoptères , et semble t-il la présence d’autorités ?  
Un avion d’Air France part pour Luanda ce soir à 22 h 05, vol AF 928, terminal 2 F. Des parents d’élèves sont en route pour Roissy pour être au départ de l’avion. Actuellement, nous ne savons pas où est Guilherme, ni par quel moyen de transport il pourrait être transféré vers Paris ou ailleurs.

pr82767.jpgHier, mardi 6 avril, les parents d’élèves de l’école remettaient la lettre ci-dessous à Madame Simone Veil ; à 17 h ils étaient reçus en préfecture par Monsieur Hénin pour expliquer la situation de Guilherme Hauka Azanga et demander à la préfecture de le libérer et de le régulariser. Ce matin, la préfecture indiquait que sa position ne changeait pas. Donc qu’elle voulait expulser Guilherme et disloquer sa famille.

Les parents, enseignants, citoyens vont manifester ce soir à 18 h, comme hier et comme demain, place des Terreaux pour réclamer un peu d’humanité.

Est-ce vraiment trop demander ?


imagesFxmNsM.jpegMadame Simone Veil,

C’est parce que vous avez toujours su incarner la lutte pour la justice et les droits de l’homme que nous vous sollicitons aujourd’hui en urgence en faveur de notre voisin et ami, Guilherme Hauka-Azanga, père de famille angolais menacé d’expulsion imminente vers un pays où sa vie est en danger en raison de ses combats pour la défense de la minorité ethnique à laquelle il appartient.

Monsieur Hauka-Azanga a en effet quitté son pays en 2002 après avoir échappé au massacre de tout son village, auquel sa mère et sa fratrie ont succombé. Ne pouvait emmener sa compagne et leurs cinq enfants hors du pays, il les a confiés à une autorité religieuse, alors qu’il choisissait comme terre d’asile la France, où il espérait pouvoir faire venir sa famille.

En 2004, sa compagne angolaise a été tuée par balle et ses deux plus jeunes enfants ont disparu. Les trois aînés ont pu être accueillis au Congo, où ils sont élevés par une famille d’accueil. Monsieur Hauka-azanga est en contact régulier avec eux et leur envoie régulièrement un mandat.moton459.jpg

Il vit depuis cinq ans avec Madame Maweté avec qui il a deux enfants, Gaël trois ans, et Dorcas quinze mois, et dont il élève aussi les deux filles aînées.

N’ayant pu présenter à temps les documents nécessaires, ses demandes d’asile et ses recours ont été rejetés.

Il est actuellement en rétention et menacé d’une expulsion imminente.imagesT6bk6A.jpeg

Nous sommes des voisins, amis et parents d’élèves le côtoyant quotidiennement depuis plusieurs années et nous ne pouvons pas supporter de voir détruire cette famille et envoyer cet homme à un destin funeste.

Nous vous supplions instamment, Madame, au nom des valeurs de justice et d’humanité que vous avez toujours défendues, de nous aider dans notre combat, en intervenant auprès de qui de droit.

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Madame, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

Sandrine Delanoë et Annabelle Billaud pour le comité de soutien à Guilherme Hauka Azanga voisins et parents d’élèves de l’école Gilbert Dru, à Lyon 7e.

[Lettre remise à Simone Veil le 6 avril, lors de sa présence au Mémorial d'Izieu]

Catherine T.
mercredi 7 avril 2010.imagesYbFjqk.jpeg654531210.jpg

26/02/2010

Najlae, une jeune fille marocaine expulsée par notre pays alors qu'elle allait demander de l'aide en gendarmerie pour des violences reçues.

imagesHOw9lu.jpegBonsoir à tous et toutes,imageskdW6Yg.jpeg

 

Ce soir je viens vous parler d'une jeune fille de 19 ans que la France n'a pas su protéger, malgré les promesses électorales du Président Sarkozy promettant d'offrir la nationalité française à toute femme étrangère victime de violence et de maltraitance.

Elle s'appelle Najlae et a été expulsée vers le Maroc le 20 février alors qu'elle allait demander de l'aide en gendarmerie. Au lieu d'être aidée et soutenue, réconfortée et protégée, les gendarmes l'ont placée en garde à vue.

Elle a été expulsée le lendemain de sa demande d'aide, les 18 et 19 février.

imagesp0SPU9.jpegLà-bas, elle est vouée à un destin cruel : le mariage forcé, destin quelle avait fui en 2005 en venant chez son frère en France.

Le problème est que celui-ci ne la respecte pas et la bat, d'où la demande de Najlae d'être protégée.imagesl6KcyA.jpeg

Alors si vous êtes révoltés par cette expusion sordide qui en rejoint bien d'autres, merci de signer la pétition et de lire les informations données par le site d'Éducation sans Frontières : http://www.educationsansfrontieres.org

imageskdW6Yg.jpegSi vous habitez Orléans, il y aura une manifestation le 27 février, ce samedi, à partir de 15 heures. Voir les éléments ci-dessous après mon article.

Je finirai en rappelant que l'année 2010 met l'accent sur la lutte contre les violences faites aux femmes et qu'au moment où une loi est votée dans ce sens, il est incompréhensible qu'une jeune fille soit malmenée ainsi par l'État Français et la justice de notre pays.

Je plains les gendarmes et les policiers qui ont encadré Najlae pour la mettre de force dans l'avion. Ils ne font pas un travail facile. Combien doivent pleurer au soir de ces expulsions qui arrachent le coeur et combien doivent se regarder le matin dans une glace en se demandant pour quels monstres ils travaillent.imagesLcteVQ.jpeg

 

Chloé Laroche___________________


 

LE 15 MARS 2010.

Najlae "heureuse" a retrouvé son lycée, ses amis après son expulsion

 

 
source : AFP
"Visage radieux, large sourire, "heureuse", la jeune lycéenne marocaine Najlae Lhimer a repris les cours lundi matin au lycée, à Olivet (Loiret), après trois semaines d'expulsion au Maroc et et deux jours de retour en France. "Je suis vraiment contente de retourner dans mon lycée, heureuse de retrouver tout le monde. Mais j'ai le stress, je tremble un peu", dit aux journalistes cette jeune fille de 19 ans qui aspire à un peu de "calme" après le tourbillon de ces derniers jours. Il est O9h15, la lycéenne se prépare à effectuer son retour au lycée professionnel Françoise-Dolto, où elle est en première CAP service-restauration. Elle se tourne, pousse un cri, se jette dans les bras d'une première amie. "Elle a été tout le temps dans mon coeur."

 

 _____________________ Liens :


http://www.educationsansfrontieres.org/article26969.html

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=26372

 

 

P1445 - LE PRÉFET DU LOIRET REFUSE DE PROTÉGER UNE JEUNE LYCÉENNE VICTIME DE VIOLENCES. PIRE ENCORE : IL AJOUTE SA PROPRE VIOLENCE EN L’EXPULSANT SANS DÉLAI ET SANS RESPECTER LE DROIT ! NAJLAE DOIT REVENIR ET ÊTRE REGULARISÉE.


France 3- Orléans- L’expulsion de Najlae :moton459.jpg

"Najlae a 19 ans. Elle est élève au lycée professionnel Dolto à Olivet (Loiret). Elle a été expulsée samedi 20 février 2010 vers le Maroc.
En 2005, pour échapper à un mariage décidé par son père, elle part chez son frère en France.
Ce frère la maltraite régulièrement. Mardi 16 février, les violences atteignent un degré extrême et Najlae se réfugie chez la mère d’une amie d’internat.
Le jeudi 18 et le vendredi 19 février, elle se rend à la gendarmerie de Montargis puis à celle de Château-Renard pour porter plainte. Elle est mise en garde à vue puis en rétention à Montargis. A ses amis inquiets, les gendarmes ne veulent même pas dire à quel endroit elle se trouve.
Le lendemain samedi 20, c’est à 4 heures du matin que Najlae appelle ses amis pour leur apprendre qu’elle prendra l’avion pour Casablanca à 7 H 35 où elle arrive en fin de matinée.
Najlae ne veut pas retrouver sa famille au Maroc car elle sait qu’elle est destinée à être mariée à un cousin.
Tout dans cette affaire est ignoble. Du début à la fin les droits humains ont été bafoués. Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier ceux qui ont pris ces décisions. Car Najlae avait le droit de saisir la justice pour les violences subies, elle avait le droit de contester le refus de séjour du préfet devant le tribunal administratif : en précipitant son expulsion, le préfet lui a volé ces droits.

Najlae doit revenir en France le plus vite possible et reprendre ses études.
La justice doit donner suite à sa plainte.
Najlae doit pouvoir vivre sa vie de femme comme elle en a décidé.
Et la France doit la protéger !"

mercredi 24 février 2010.

 

________________________________________________________ APPEL À MANIFESTATION :

Le samedi 27/02 de 15:00 à 20:00.

Orléans (45) - Parvis de la Place d’Arc : APPEL A RASSEMBLEMENT ET A MANIFESTATION pour exiger le retour, la régularisation et la protection de Najlae. Que justice lui soit faite !

Pour lire l’appel : http://resf45.hautetfort.com/archive/2010/02/24/appel-a-rassemblement-et-a-manifestation-pour-exiger-le-reto.html



arton36.png______________________________________________________________ N'OUBLIEZ pas de signer aussi LA PÉTITION SUIVANTE TRÈS IMPORTANTE :


Pétition nationale : Nous les prenons sous notre protection !

 

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02/02/2010

Il faut qu'on se bouge. Pour des jeunes gens d'à peine 18 ans qui sont obligés de se cacher pour ne pas être expulsés, pour un jeune père de 23 ans, papa d'une enfant française, enfermé en vue d'expulsion... Cela suffit !

sf_n7z8427.jpgBonjour à tous et toutes,images.jpeg

Vous savez que je suis portée à défendre très souvent des personnes expulsées de France dans mon blog. Ce sont la plupart du temps des parents, très souvent des papas... qui ont leurs enfants scolarisés ici... et bien souvent nés en FRANCE !ITF025051.jpg

Dans ce que je vous présente ci-dessous à travers le communiqué reçu de RESF, le Réseau  d'Éducation sans Frontières, nous trouvons un papa de 23 ans qui est père de la petite Lola, née en 2005. Elle a le même âge que mon fils.

New_Prnt.jpgMon fils va avoir cinq ans et il a perdu son papa, décédé d'un cancer au poumon, sur la table d'opération. Il pleure son père disparu et c'est très difficile pour un enfant. Alors quand un père est vivant, soyons assez humain pour le laisser auprès de ses enfants !! Ne pas l'arracher à sa famille. Ce père est en prison, en centre de rétention pour étrangers de Marseille, et son expulsion est imminente. Il s'appelle Harrag Belhadj et vous pouvez écrire pour lui, téléphoner aussi aux numéros donnés, pour le défendre, pour éviter cette expulsion terrible pour sa famille et sa petite. Vous trouverez plus bas les coordonnées afin d'agir.imageslC9Hqt.jpeg

Que cette terre est triste des larmes des enfants arrachés à leurs parents. Quand c'est la mort, la maladie ou un tremblement de terre qui séparent et démembrent les familles, on parle de destin... mais là, on hurle : CRUAUTÉ, ACHARNEMENT, SCANDALE ABOMINABLE.

Chloé Laroche

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2 février 2010___________________________ Communiqué reçu ce jour du Réseau d'Éducation sans Frontières : 


"Désavoué publiquement par les juges pour avoir arbitrairement privé de leurs droits 124 demandeurs d’asile, Eric Besson se venge sur les jeunes et les familles. Qu’importent les études en cours, les liens familiaux, la vie reconstruite. Qu’importent les droits. 

Ci-dessous quatre affaires, quatre vrais drames qui menacent la vie d’enfants ou de tout jeunes gens. Sans parler des autres, pareillement traqués et arrêtés, mais qui ont devant eux quelques jours ou semaines d’espoir. Le racolage de voix en saccageant des vies, ça suffit ! Le Ministre de la chasse à l’enfant est responsable, son président encore plus, mais il faut aussi que les hauts fonctionnaires et les moins hauts qu’on implique dans ces affaires honteuses prennent leurs responsabilités. Et qu’on les mette face à elles. Poliment, sans diffamation, mais fermement. Mails, fax, téléphone, tout est bon pour faire savoir ce qui se passe vraiment."

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Ministre de l’Immigration :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr

fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

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Les coordonnées des préfectures concernées se trouvent après chaque situation décrite.

1/ Expulsion programmée pour jeudi de Salima Boulazhar, 18 ans, sa sœur jumelle Salma, forcée de se cacher :

Salma et Salima, deux sœurs jumelles marocaines de 18 ans, venues en France à 13 ans, confiées par kafala (acte de prise en charge) à leur tante résidente en France quand leur grand-mère qui les élevait décède. Or la France ne reconnaît pas la kafala et comme l’adoption est impossible en droit marocain, les démarches de régularisation sont rendues difficiles. Elles font toute leur scolarité à Clermont-Ferrand : Collège La Charme, Collège Gérard Philippe, Lycée Camille Claudel, Lycée Marie Laurencin. Salima - cette année- est en apprentissage à l'Institut des métiers de Clermont-Ferrand.

Une demande de titre déposée avant leur majorité a été refusée par courrier du 27 Juillet. Après 7 mois de silence de la préfecture, le 19 janvier, les policiers sont venus chez leur tante, ont emmené Salima et l’ont conduite au centre de rétention de Lyon.

Salma a échappé à l’arrestation. Elle était alors hospitalisée, angoissée et dépressive depuis l’annonce du refus de séjour. Depuis elle se cache. Le juge des libertés a décidé de prolonger de 15 jours la détention de Salima. Nous savons que cela accorde 15 jours aux autorités pour obtenir « l’accord de réadmission » de Salima de la part des autorités marocaines. Tous ces établissements y compris se mobilisent pour elles, vendredi plus de 150 personnes se mobilisaient avec des élus devant la préfecture de Clermont Ferrand.

Malgré ce soutien, le préfet de région (qui n’est autre que l’ancien secrétaire général d’Hortefeux quand il était ministre de la rafle et du drapeau !) n’en démord pas : pas d’adoption, pas de papier. L’expulsion de Salima est programmée pour le 4/02/2010 à 9h.



Patrick STEFANINI Préfet de la région AUVERGNE

patrick.stefanini@puy-de-dome.pref.gouv.fr
Directeur du cabinet : fabien.masson@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Chef des services administratifs du cabinet : david.besson@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Préfecture du Puy de Dôme 18, Bd Desaix - 63033 CLERMONT-FERRAND CEDEX 01

Tél. : 04 73 98 63 63 Télécopie : 04 73 98 61 00

www.auvergne.pref.gouv.fr
public@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Et aujourd'hui Youssouf un lycéen de 21 ans du LP Camille Claudel à Clermont-Ferrand a été arrêté près de chez lui en rentrant du lycée. Il doit être conduit au CRA de Lyon.

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3/ Expulsion imminente pour Harrag Belhadj, 23 ans, détenu au Centre de rétention du Canet à Marseille, père d’une enfant française :  

Il est papa de la petite Lola, née en 2005, de nationalité française. Il vit avec la maman et le premier enfant de celle-ci. Il contribue aux besoins et aux soins des deux enfants.

Harrag est arrivé en 2005 de manière régulière pour rejoindre son père séjournant en France depuis 2001 et détenteur d’une carte de séjour de 10 ans. C’est en novembre dernier que la préfecture a refusé de prolonger son séjour. Il a un jeune frère de 14 ans scolarisé dans un collège de Marseille.

Durant son séjour, il a mis tout en oeuvre pour construire sa vie professionnelle. Il a obtenu deux CAP, l’un d’Informatique à l’EMO à St Joseph et l’autre en Électricité bâtiment et industrielle à Angoulême. Il est également certifié d’une formation en tant qu’agent de sécurité et a travaillé 6 mois dans ce secteur. L’expulsion est imminente (peut-être aujourd'hui mardi ).



Préfet Michel SAPPIN michel.sappin@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr


Cabinet du Préfet cabinet@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr


Secrétariat Général : Tel 04 91 15 64 90 / Fax : 04 91 15 62 10


Standard préfecture : Tel 04 91 15 60 00 - Fax 04 91 15 60 70

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3/ Lahouari CHALI, père de famille algérien, en rétention au CRA de Palaiseau (91) :

Arrêté à Gennevilliers le 26 janvier 2010, lors d'un contrôle d'identité, Lahouari CHALI a été placé dans la prison administrative pour étrangers de Palaiseau.

Lahouari CHALI est entré en France le 5 mai 2004 en compagnie de sa femme et de leur fils aîné. Yacine, 6 ans, né en Algérie, est scolarisé en CP, à Paris 18ème. Sa sœur Rachida Farah, 5 ans, est née à Paris, elle est en en moyenne section à l'école maternelle André Del Sarte dans le 18e.

Le père de M. Chali vit en France ainsi que la mère, les deux demi-frères et la demi-soeur de sa femme, tous en situation régulière. Le 1er février, rejet du recours au Tribunal administratif. La machine à expulser est en marche.

Récemment deux retenus du CRA de Palaiseau ont tenté de mettre fin à leurs jours pour échapper à l’expulsion : tentative de pendaison, grève de la faim, vis avalées. Pas même une nuit entre l’hôpital à l’aéroport, et à l’arrivée à Tunis, la prison pour ce père de famille.



Patrick Strzoda - Préfet des Hauts-de-Seine (92) :

patrick.strzoda@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Secrétaire Général :

didier.montchamp@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Directrice de cabinet :

josiane.chevalier@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

N° Fax du Préfet : 01 47 25 21 21 - 01 40 97 27 92

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4/ 12 ans d’errance, ça n’est pas assez ! Nouvelle menace d’expulsion pour un père rom d’Evreux :

Mehmet OMEROVIC a été arrêté à Evreux le 29 janvier 2010, mis en garde à vue au motif d'un retard dans les formalités de mise à jour de son permis de conduire, et placé le 30 janvier en rétention au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Oissel.

12 années d’errance, de souffrances et d’humiliations pour cette famille de cinq enfants ! Originaires de Bosnie, les Omérovic ont vécu, depuis 1992, tous les drames du conflit entre Serbes et Bosniaques. Accablés par les persécutions de tous ordres, parce qu’ils sont aussi roms et musulmans, privés du droit de travailler, de se loger, de se soigner, d’éduquer leurs enfants, ils ont fui leur pays une première fois pour demander l’asile en Allemagne en 1997. Déboutés, de leur demande, ils retournent en Bosnie, mais subissent à nouveau persécutions et privations de droits élémentaires. Ils tentent alors leur chance en France en 2005, où leur demande d’asile échoue également. Renvoyés de force en Bosnie, ils retrouvent la même situation et survivent grâce à des moyens de fortune. Nouvelle errance vers la France où ils sont arrivés en janvier 2009. Ils déposent une demande de titre de séjour auprès de la Préfecture d’Evreux, s’appuyant sur les dispositions légales en vigueur relatives à la préservation de la vie privée et familiale. Leur demande est rejetée en septembre 2009, rejet assorti d’une Obligation de Quitter le Territoire (OQTF). Un recours a été déposé par leur avocat auprès du Tribunal Administratif, et leur audience doit avoir lieu dès ce mois de février.

Soutenue depuis plus d’un an par divers intervenants sociaux et associations impliqués dans le soutien aux migrants en situation de détresse, la famille Omérovic pouvait encore, jusqu’à l’arrestation, espérer que l’Etat français prendrait en considération sa situation exceptionnelle et lui fournirait enfin la possibilité de se reconstruire. Ce père est aujourd’hui en très grand danger d’expulsion et la famille martyrisée une nouvelle fois.

Préfète de l’Eure : Fabienne BUCCIO : fabienne.buccio@eure.pref.gouv.fr

Préfecture : Bd. G. Chauvin 27022 EVREUX CEDEX Tél. : 02 32 78 27 27
Télécopie : 02 32 38 24 15 www.eure.pref.gouv.fr

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28/12/2009

Je donne mon soutien à Nawel, une maman infirmière de l'Isère ayant fui l'Algérie avec ses trois enfants... et recueillie par sa soeur. L'histoire des grandes soeurs béninoises de ma fille.

Je donne mon soutien à Nawel, une maman infirmière de l'Isère ayant fui l'Algérie avec ses trois enfants... et recueillie par sa soeur. L'histoire des grandes soeurs béninoises de ma fille. Le parcours de sa grande soeur, une femme remarquable.

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Bonjour à tous et toutes,

 

 

habitmariage3.jpgAujourd'hui, je souhaite vous parler de certaines femmes très courageuses : des soeurs de ma fille venue du Bénin, et aussi d'une maman d'origine algérienne, à qui je donne tout mon soutien et qui malheureusement risque d'être expulsée de France avec ses trois enfants !rwl03012.jpg

Le Réseau d'Éducation sans Frontières de Grenoble demande à ceux qui le souhaitent de signer la pétition pour cette mère désemparée. Voici le texte qui explique son histoire et dont je vous fais part :

"En France depuis 2007, cette jeune infirmière de trente ans a fuit la violence que l’on exercait sur elle en Algérie.

Elle a bravé l'interdit pour protéger ses enfants alors âgés de trois ans et demi, d'un an et de son bébé à naître.

Elle a trouvé refuge auprès de la seule famille qui ne se soit pas détournée, sa soeur en Isére.

Maintenant elle voudrait pouvoir vivre en liberté, finir ses équivalences professionnelles qui lui permettront d'exercer le métier d'infirmière en France et pour cela obtenir un titre de séjour qui lui assurera une réelle protection.

BCP002-04.jpgSi elle retourne en Algérie, elle ne bénéficiera d'aucun appui, bien au contraire ! Personne depuis deux ans dans sa famille ne s'est soucié de ce qu'elle devenait ainsi que ses enfants.imagesDGkJ3g.jpeg

Les lois de la République doivent protéger les trois petits garçons qui courent un réel danger s'ils sont expulsés !

Nawel doit être régularisée afin d'offrir un foyer sûr à ses enfants !"moton87.jpg

 

Pour signer la pétition, merci de faire le lien suivant : http://www.educationsansfrontieres.org/article19844.html

 

________________________________ Nawel a eu heureusement sa soeur pour l'accueillir et l'héberger en France avec ses enfants.

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Je vais vous parler maintenant d'autres soeurs, notamment une grande soeur béninoise qui déploie des efforts incommensurables pour réunir tous ses frères et soeurs d'Afrique et pour les sauver de l'abandon. C'est la grande soeur de ma fille venue du Bénin.1794102.jpg

 

Ma fille a eu la joie cet été de retrouver ses grandes soeurs du Bénin, demi-soeurs du même père, un père diabolique qui a fait des enfants par dizaines à plein de femmes... mais cet homme, en plus de ne pas s'occuper de ses enfants, les a arrachés à leurs mères en les plaçant, en les mettant en orphelinats, en les séparant de leur maman, en les rejetant définitivement même adultes.

a01272.jpgSa grande soeur a fait un chemin extraordinaire dont je voudrais témoigner ici. Cette femme  a été mariée de force très jeune et a été emmenée dans un autre pays africain, loin des siens. Là-bas, elle a eu deux filles. Elle s'est enfui avec ses deux enfants. Elle est revenue dans son pays, le Bénin, puis a fui en France où elle s'est reconstruite. Elle a tout fait pour retrouver ses frères et soeurs disséminés partout. Elle les a fait venir avec elle en France ou envoie de l'argent pour aider les autres. C'est une femme remarquable et qui a du cran. Elle s'est battu comme une lionne pour ses enfants mais aussi pour retrouver toutes ses fratries. Elle a réussi professionnellement et peut aider tous ses frères et soeurs. Elle recherche activement ceux qui sont encore en des lieux inconnus et qu'elle n'a pas retrouvé.

Je suis heureuse de faire partie de cette famille par le lien d'adoption qui a fait de moi la maman d'une petite béninoise, maintenant adolescente, fillette abandonnée par un homme polygame, une enfant arrachée à sa maman de force pour traverser l'enfer de deux orphelinats, ma fille.

imagesvIpLYd.jpegEt ma fille est heureuse d'avoir retrouvé ses frères et soeurs, d'avoir des nouvelles de sa maman et d'avoir aussi retrouvé le puzzle d'une histoire confuse où les mensonges ont cru cacher la vérité à une famille adoptive laissée dans le brouillard.

Je pense aussi à toutes ces mamans africaines privées de leurs enfants. Je pense à l'une d'elle qui avait déjà perdu deux enfants de décès et qui s'est vu arracher ses six autres enfants par cet homme odieux. Elle peut maintenant serrer dans ses bras une de ses filles et sa petite-fille, qui ont pu la retrouver des années après et qui viennent la voir de France.

Heureuses fêtes à tous et toutes.bxp29753.jpg

Chloé LarocheimagesD7uutr.jpeg

 

09/10/2009

Je signe aussi le communiqué commun contre les charters des migrants afghans expulsés vers leur pays. Je m'élève contre la politique de non reconnaissance du droit d'asile de personnes étrangères en danger dans leur pays, réfugiées ici.

 

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Communiqué commun (33 organisations) : Après Calais, les autorités franco-britanniques préparent un charter pour Kaboul.

07.10.09

Voir le reportage

Voir l'article

 

 

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05.10.09

"Un « charter » franco-britannique serait prévu pour le 6 octobre à destination de Kaboul. Alors que les conditions humanitaires et de sécurité ne cessent de se dégrader en Afghanistan, que les ONG comme le Secrétaire général des Nations unies se déclarent particulièrement préoccupés par la situation, la France et la Grande-Bretagne tentent, comme au mois de novembre 2008, une opération conjointe. L’Afghanistan est un pays en guerre. Il est inacceptable d’y renvoyer ceux qui s’en sont enfuis à la recherche d’une protection en Europe.

En France, le ministère de l’Immigration se moque des décisions des tribunaux de différentes régions qui ont remis en liberté 130 des 138 Afghans qui avaient été interpellés le 22 septembre, en vue de leur éloignement, lors de la « fermeture » spectaculaire de la plus grande « jungle » de Calais. Ces juridictions ont mis en évidence l’inanité de cette opération médiatique et ont rappelé le respect du droit et des libertés fondamentales des personnes. Plusieurs tribunaux administratifs ont par ailleurs annulé des arrêtés de reconduite à la frontière au motif du non-respect du droit de demander l’asile.

Le gouvernement n’en a cure et reste enfermé dans sa rhétorique de l’« appel d’air », selon laquelle Afghans, Erythréens, Irakiens, Iraniens, Soudanais, etc. ne viendraient pas en Europe pour sauver leur vie et leurs libertés, mais pour des raisons d’agrément et de confort : les rafles actuelles seraient supposées porter des messages dissuasifs dans les pays d’origine. C’est ainsi que sont pris en otages des Afghans du Calaisis pour tenter de dissuader leurs compatriotes victimes des violences au pays.

Les « opérations de nettoyage » se poursuivent et plus d’une cinquantaine d’Afghans ont été à nouveau placés en rétention la semaine dernière. Les « charters conjoints », qui sont contraires au principe d’interdiction des expulsions collectives, conduisent à des pratiques arbitraires, discriminatoires et inhumaines, au mépris des droits fondamentaux des personnes.

Nous appelons instamment les autorités françaises et britanniques à renoncer à tout projet d’expulsion vers l’Afghanistan et insistons sur la nécessaire mobilisation de tous pour empêcher cette expulsion collective qui mettrait sérieusement en danger la vie de ces exilés.

Nous réaffirmons qu’il est urgent de rendre son sens au droit d’asile en Europe en prévoyant un mécanisme permettant à tout réfugié de solliciter une protection dans le pays de son choix. En l’attente, la France peut, et doit, suspendre l’application du règlement de Dublin afin d’accueillir sur son sol les personnes qui continueront à fuir les conflits pour trouver refuge en Europe."

Le 5 octobre 2009

 

*Organisations signataires :
ACAT France (Action des chrétiens contre la torture), ADDE (Avocats pour la défense des droits des étrangers), ANAFE (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers), APSR (Association d’Accueil aux médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France), Association Primo Levi, Auberge des migrants (Calais), CAAR (Comité d’aide aux réfugiés – Bois-Colombes), Calais Migrant Solidarity, C’SUR (Calais), Cimade, Collectif Migrants (Dunkerque), Collectif Solidarité Migrants (Angres), Collectif de soutien des exilés (Paris), COMEDE (Comité médical d’aide aux exilés), ELENA (European Legal Network on Asylum), Emmaüs-France, Fédération de l’Entraide Protestante, Flandre Terre Solidaire, GAS (Groupe Accueil et Solidarité), GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés), Itinérance (Cherbourg), LDH (Ligue des droits de l’homme), MRAP (Mouvement contre la racisme et pour l’amitié entre les peuples), PCF (Parti communiste français), RESF (Réseau Education sans frontières), SAF (Syndicat des avocats de France), SALAM (Calais), SALAM (Dunkerque), Secours catholique, Syndicat de la magistrature (SM), Terre d’errance (Norrent-Fontes), Terre d’Errance (Steenvoorde), Toits du Monde (Poitiers), Un Archet pour la Paix (Chloé Laroche),


Contacts presse :

 


Voir à ce sujet le site du Réseau d'Éducation sans frontières : http://www.educationsansfrontieres.org

 

 

23/03/2009

Aucune loi ne doit priver un enfant de grandir au côté de ses deux parents. "M. Patel Rakesh doit rester en France pour s'occuper de son enfant et le voir grandir."

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Ma lettre à un indien père de famille menacé d'expulsion :

Monsieur Rakesh Patel, je suis scandalisée que vous puissiez être renvoyé dans votre pays alors que vous avez un enfant de trois ans. Mon fils est né aussi en 2005 et j'imagine votre angoisse d'être séparé de lui et de votre compagne. Tenez bon et espoir. Il faut que nous soyons très nombreux à vous soutenir et à signer la pétition. 

Pour aller signer la pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article18490images-1.jpeg

Voici le texte expliquant la situation que vous vivez, publié par le site du Réseau d'Éducation Sans Frontières :

"Monsieur PATEL Rakesh né le 30/08/1975 de nationalité indienne (n° 7503504938) est en France depuis huit ans.  Il a rencontré sa compagne ici et ils ont eu un garçon qui est né le 21/12/05 à Bagnolet (93) et scolarisé à l'école Langevin. Il s'est fait arrêter le 12 mars en sortant de son consulat comme trois autres de ses compatriotes et est retenu au CRA de Vincennes. Il est passé en audience devant le JLD (Cité) le 14 mars qui a ordonné  son expulsion en rejetant les "nullités". Décision dont il a fait appel. L'appel a été examiné hier et l'ordonnance d'expulsion a été confirmée. *Son départ risque de se concrétiser très vite.*"

images-2.jpegVoici ci-dessous quelques textes écrits par des signataires de la pétition, qui expriment bien ce que pensent nombre de personnes :

Mohamed Djennane : "Aucune loi et aucune logique qu'elle quelle soit ne doit priver un enfant de grandir au côté de ses deux parents. Aucune convention ne l'y autorise et surtout pas la convention internationale des droits de l'enfant. M. Patel doit rester en France pour s'occuper de son enfant et le voir grandir."

Manoubasket : "Il est indigne de séparer ainsi les familles. La psychologie n'est décidement pas le fort de nos dirigeants !!! Il y a déjà assez de familles mono parentales, sans que le ministre de l'immigration n'en crée une "fabrique".images.jpeg

Stéphane Delorme : "Déclaration universelle des droits de l’homme : Article 13 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État."

Thibaut Granier : "Ma fille a trois ans, peut importe qui, quoi, comment ... on ne doit pas séparer une famille contre son gré. Ce n'est pas une question de droit : c'est juste impensable."36997587.stCRW_9315fW.jpg

Bernard Bulteau (enseignant 85) : "Simple rappel : "Le droit de vivre en famille et, pour les enfants, le droit de vivre avec ses parents, est un droit fondamental prévu dans le préambule de la Constitution française de 1946 et inscrit dans de nombreux textes internationaux". Je soutiens la demande auprès des autorités pour que ce père de famille ne soit pas séparé de son épouse ni de son enfant. Le respect des textes internationaux est prioritaire sur toute autre considération locale, restrictive et inhumaine."


Louis-Marie HAMEL, Bibliothécaire pour la jeunesse. Paris Briser et compromettre gravement ainsi l'avenir d'une famille et notamment celui d'un tout jeune enfant est un acte cruel et inhumain qui viole le respect de la justice et l'humanité. Monsieur Patel et sa famille doivent pouvoir rester ensemble et non traités avec une désinvolture coupable.

Mn_4a.jpg_________ J'espère de tout coeur que vous pourrez rester en France auprès de votre compagne et de votre jeune fils, qui ont besoin de vous et vous d'eux. Que le Ciel vous aide et que les humains deviennent moins inhumains.

Sincèrement,

Chloé Laroche

 

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21/11/2008

Refus du Tribunal pour une adoption. Mon combat de maman depuis six ans pour ma fille adoptive.

 

Écrit le 07-11-2008.
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"C'EST L'ANGE QUI NOUS GUIDE, CONTRE LES ORAGES, CONTRE LES NAUFRAGES." (Calogéro)


ange_ange_fleur.jpgJe viens donner des nouvelles mais elles sont mauvaises. Je suis effondrée. Hier, je conduisais toute la journée pour mon travail et je pleurais au volant.

C'est un refus du Tribunal que j'ai reçu. Refus dans le cadre d'une demande d'adoption simple, demandée après une adoption plénière prononcée au Bénin en 2002, non acceptée encore en France. (voir mon article du 8 septembre 2008 : "Ce soir, je suis triste, triste de ce matin au Tribunal, triste pour l'adoption non reconnue de ma fille, triste de notre justice française").

J'ai mal pour ma fille, mal de cette société qui ne fait pas de geste pour reconnaître une adoption qui se passe pourtant depuis 2002, avec une enfant qui est venue du Bénin, qui vit avec moi, qui grandit, qui a besoin que l'État Français la reconnaisse enfin et me donne la légitimité de maman.

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Ma fille malmène notre lien car elle est en pleine crise d'adolescence mais je suis toujours là pour elle. Cela lui est arrivé de m'insulter, encore dernièrement, elle a fugué deux jours et deux nuits en septembre... mais on l'a retrouvée, et la vie continue. Elle sait que je l'aime, que je suis sa maman, que je l'aide en lui mettant des limites, en parlant avec elle aussi, en écoutant ses confidences de jeune fille, en l'accompagnant vers son chemin de jeune femme. Mais je suis meurtrie par cette décision du Tribunal... audience que j'avais relatée plus haut dans ce blog. La décision était en attente depuis le 7 septembre.ange_ange.jpg

ange_f_e_bleu.jpgJe suis meurtrie car je me bats depuis des années et je suis scandalisée par les contradictions entre le Ministère des Affaires Étrangères qui me donne son aval, par la MAI (Mission Internationale de l'Adoption) qui me soutient mais demeure impuissante, par le Service de l'Adoption qui n'a pas voulu prendre en compte ma demande récente d'agrément en déclarant que celui obtenu en l'an 2000 était encore valable à leur yeux... et selon la loi en vigueur. Mais la loi n'est pas la même pour tout le monde !!!  En effet... le jugement de cette semaine me reproche d'avoir un agrément périmé et qui plus est aux noms de mon ex-époux et moi-même. Divorcer est donc puni par la loi et un agrément d'adoption obtenu en couple ne correspond plus à une mère divorcée qui a adoptée sa fille il y a déjà cinq ans ! Quand on adopte un enfant, il est donc interdit de divorcer. Non seulement on me culpabilise de cela, mais en plus on me demande de m'excuser d'être aller chercher ma fille au Bénin !!! "Madame, ça ira mieux entre votre fille et vous quand vous aurez fait votre méa culpa d'être allée la chercher dans son pays." C'est à s'arracher les cheveux et avoir envie d'aller s'immoler devant le Tribunal de ma ville. :(

Pour information, un agrément est un document délivré après des mois d'investigation psychologique et d'enquête sociale, afin de montrer et de prouver qu'on est apte à adopter dans le pays choisi pour adopter. Quand l'adoption est prononcée, elle est prononcée, et redemander un agrément à une maman qui élève sa fille adoptive depuis plus de cinq ans relève du despotisme et d'un manque de justice confondante !!

Chloé



P-S.

Je viens d'avoir la MAI. Leurs mots : "Ce jugement de refus est inacceptable, intolérable. Qui peut adopter cette enfant si ce n'est vous ? Ce sont des considérations personnelles qui motivent ce refus de la part des Juges présents. Faites appel, ne baissez pas les bras. Continuez de vous battre." 
Ils m'encouragent mais ils ne peuvent pas m'aider.... Rien.  
Aucun lien entre les services. 
C'est désespérant.ange_ange_courb_.jpg


bonnefortu​ne

Je suis vraiment désolée ... Je ne sais que te dire.



Laetitiat

je te suis depuis toujours et je ne comprends pas non plus !!! c'est hallucinant !!! il faut que cette enfant soit l'enfant de quelqu'un!!! 
as-tu essayé l'adoption simple??


-


Chère Laeticia, 

ange_violon.jpgMerci pour ton message. Merci à Bonne Fortune.
Hé bien, c'était une audience pour une demande d'adoption simple puisque l'adoption plénière paraissait trop difficile à obtenir, et qui devait être depuis le début (plénière). Même l'adoption simple m'est refusé. On se demande ce que ça apporte à la conscience de toutes ces femmes qui ont participé à ce refus et à cette audience (procureur, juges, présidente d'audience, etc)... J'espère que la vérité des choses réelles se fera jour dans leur coeur. Et que refuser d'entériner une adoption juste par caprice institutionnel est plutôt décevant du système actuel. Je fulmine intérieurement et j'ai passé plusieurs coups de fil aujourd'hui (avocat, MAI, Service de l'Adoption)... Ils sont très embêtés pour moi et ne savent quoi faire. Les services qui s'occupent de l'adoption n'ont pas grand pouvoir... et ceux qui ont le pouvoir méconnaissent les lois et pratiques de l'adoption, ce qui donne des contradictions. 

Bisous à toi. 
Merci à tous et toutes de votre lecture et de votre attention. 

Chloé


Commentaire :
Softhi33

C'est une histoire hallucinante... Je vous lis depuis un petit moment et j'espère de tout cœur que vous trouverez une issue, qu'elle soit juridique et affective... Je ne comprends pas ce qui se passe dans la tête des gens... Et j'avoue que cela fait froid dans le dos... Je ne sais pas non plus quoi vous dire ni quoi faire. Bon courage à vous et à votre fille. Votre histoire est digne d'un "roman", pas  romancé malheureusement...

 

 
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