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05/12/2011

De la peur collective à la prise de conscience individuelle. Ne pas accepter le sacrifice des enfants sur l'autel du profit et des intérêts politiques. Je défends trois familles Roms iséroises.

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Le Président de la France a choisi de mettre en fin de semaine dans son discours l'accent sur le fait que la peur était revenue dans notre pays et que cette peur entamait la confiance.

Il a parlé notamment de "la peur pour la France de perdre la maîtrise de son destin."crise,peur,sarkozy,saint martin le vinoux,iufm,professeur des écoles,rased,école villeneuve,grenoble,expulsion roms,expulsion enfant scolarisé,trêve hivernale,étrangers,immigration,pétition,resf,conseil général,la patate chaude

On a compté 44 fois le mot "CRISE" dans ce discours récent de Monsieur Sarkozy.

Personnellement, je ne suis pas d'accord d'accentuer ainsi la peur dans des discours officiels. Les petites gens ont besoin d'être soutenues, pas écrasées par ce qu'elles savent déjà du combat qu'elles mènent chaque jour pour survivre.

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Bien sûr, on peut avoir peur de la situation de crise, des multiples licenciements, des boîtes qui se maintiennent au ras de l'eau, n'embauchant plus.

Mais on peut avoir encore plus peur devant l'oeuvre de démolition du Gouvernement actuel, lequel a été capable d'anéantir la formation des professeurs des écoles en quelques mois.

Aujourd'hui, je constate dans l'école de mon fils que les Rased manquent cruellement, ces personnes qualifiées qui aidaient les enfants en difficulté dans les écoles primaires afin de soulager les professeurs.

Actuellement, ces derniers travaillent en se taisant, sacrifiant sans relâche de leur mérite afin de remplir leurs objectifs du mieux qu'ils peuvent.

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Ma peur survient aussi lorsque je constate que des faits effroyables se produisent ici-même dans ma région et que ces faits atteignent des enfants scolarisés, trois familles de Roms expulsables sans délai.

Lorsque des humains sont capables de toucher au sort d'enfants à protéger, alors il est opportun de se dire que notre société a basculé dans le sordide et dans le retour à une histoire dont chacun a honte et qui date d'il y a soixante-dix ans.crise,peur,sarkozy,saint martin le vinoux,iufm,professeur des écoles,rased,école villeneuve,grenoble,expulsion roms,expulsion enfant scolarisé,trêve hivernale,étrangers,immigration,pétition,resf,conseil général,la patate chaude

Une personne a signé la pétition les concernant et a laissé ce commentaire :

"Rafles à l'école,  à Emmaüs ou dans la rue, chasse aux gosses, tes droits ne sont pas un problème quand t'en as plus...".

Une autre personne, Myriam, a laissé cet intéressant commentaire sur la pétition :

"Le Conseil Général doit entrer en RÉSISTANCE et non pas accompagner cette politique indigne d'expulsions et digne des années 30, c'est insupportable de voir où nous en sommes arrivés , ouvrez donc les yeux mesdames et messieurs les élus, nous entrons dans une période trouble 

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J'invite donc mes concitoyens à aller signer cette pétition afin de ne pas laisser des enfants scolarisés être arrachés aux bancs de leur école à Saint Martin le Vinoux, commune limitrophe de Grenoble.

Voici le lien de cette pétition où vous pourrez lire le texte complet concernant la situation gravissime de ces trois familles Roms :

http://www.mesopinions.com/LE-CONSEIL-GENERAL-DE-L-ISERE-EXPULSE-petition-petitions-2768bf36458ac0defe0496954f9c93f3.html

En dessous de mon article, ici bas, vous pourrez aussi lire l'appel du Collectif de la Patate Chaude, qui accompagne ces familles.

“En certaines circonstances, écrivait David Rousset, la vérité impose que l’on se dresse contre sa classe, contre son parti, contre son État.”

Nous y sommes. 

Chloé LAROCHE

_______________________________________________________________________________

"LE CONSEIL GENERAL EXPULSE !


Depuis le mois de novembre 2010, 3 familles roms occupent avec le soutien du collectif "la Patate Chaude" et de l’association Droit Au Logement (DAL) une maison appartenant au Conseil Général de l’Isère, située à Saint Martin le Vinoux. Ce dernier, qui avait laissé entendre qu’il ne lancerait pas de procédure d’expulsion si les familles essayaient d’obtenir un logement par la voie « légale », les a finalement assignées au tribunal, et le 20 octobre, un jugement d'une rare dureté a été rendu : l'expulsion est ordonnée sans aucun délai.
Pourtant, depuis leur arrivée sur l’agglomération en 2007, ces familles ont effectué de nombreuses démarches auprès des pouvoirs publics – notamment auprès du Conseil Général – pour obtenir un toit et bénéficier d’un accompagnement social en suivant les procédures habituelles. L’occupation de cette maison n’est que la conséquence des échecs répétés de ces démarches. Ces derniers mois, elles ont monté des dossiers DALO (Droit Au Logement Opposable) conjointement avec le collectif la Patate Chaude, mais ceux-ci se heurtent à un refus systématique, confirmant la discrimination dans l’accès aux droits dont sont victimes les personnes d’origine rom.
Les habitants de la maison de Saint Martin le Vinoux ont fui la Roumanie, où les Roms sont victimes de discriminations, et sont venus en France avec l’espoir que leurs enfants puissent y faire des études. Ceux-ci sont d’ailleurs actuellement tous scolarisés, la plupart sur la commune de Saint Martin le Vinoux. Après avoir été expulsés d’une ancienne station Total qu’ils ont occupée pendant plusieurs mois, et avoir vécu dans une extrême précarité sur un campement au bord de l’Isère, ils ont enfin trouvé un minimum de stabilité indispensable à leur bien-être et à celui de leurs enfants.Ce même 20 octobre, un jugement identique a été rendu à l'encontre de familles avec enfants et qui s'étaient mises à l'abri dans une maison achetée à la Tronche par le Conseil général, pour les mêmes raisons qu'à St Martin-le-Vinoux : le projet de rocade nord, aujourd'hui abandonné.

En demandant ces expulsions, sans aucune proposition de relogement, le Conseil Général, qui prétend pourtant dénoncer la politique xénophobe de l’État envers les Roms et les étrangers, s’inscrit dans le prolongement de cette politique cynique qui leur donne à comprendre qu’ils ne sont pas les bienvenus en France.
De plus, ces expulsions mettraient à la rue des hommes, des femmes et des enfants à l'entrée de l'hiver. Comment accepter cela, alors que l'institution à l'initiative de ces expulsions est précisément celle en charge de la protection de l'enfance ? 

Nous vous appelons donc à vous joindre à nous pour demander au Conseil Général, malgré cette décision de justice, de ne pas demander de recours aux forces de l'ordre et de ne pas jeter de nouveau ces personnes dans la précarité et l’insécurité que représente la survie dans la rue.

D'avance merci."

Le collectif "la Patate Chaude" 

_________________________________PÉTITION :

http://www.mesopinions.com/LE-CONSEIL-GENERAL-DE-L-ISERE-EXPULSE-petition-petitions-2768bf36458ac0defe0496954f9c93f3.html

10/08/2008

Je suis solidaire des amoureux mis au ban public. Je vous fais connaître le site du Mouvement de couples mixtes pour la défense du droit de mener une vie familiale. Clandestinité, expulsions, refus de papiers.

Ce soir, je choisis de vous faire connaître le Mouvement de couples mixtes pour la défense du droit de mener une vie familiale.323177948.jpg

Des témoignages vont suivre, ainsi que la pétition à aller signer sur le site : http://www.amoureuxauban.net

Brassens chantait "les amoureux sur les bancs publics".... Maintenant, ceux qui s'aiment sont renvoyés dans la marge de notre pays.

Remisés au ban public.

Ne restons pas là à regarder s'éteindre l'espoir de ces couples, de leurs enfants... de leur amour. Allons signer la pétition de l'APPEL ainsi que les pétitions individuelles concernant à chaque fois des familles, comme celle que j'ai sélectionné au bas de cette page, pour ZAKIA.

Merci d'aller visiter leur site.

Chloé Laroche

 

______________________ Témoignages :

 

"Mon épouse et sa petite fille de 4 ans sont à Yaoundé"

"Mon épouse et sa petite fille de 4 ans sont à Yaoundé au Cameroun. Nous somme mariés depuis le 13 Octobre 2007. Le mariage a été fait à Yaoundé. Et oui voilà, cela fait déjà 10 mois que je n'ai pas vu mon épouse et c'est très dur quand vous téléphonez deux fois par jour (matin et soir) pour voir si tout va bien et que votre épouse vous dit que votre petite fille de 4 ans réclame son papa tous les jours et tout ça pour le blocage du dossier de transcription de l'acte de mariage. Je trouve ça injuste de la part de l'Etat français. En plus, mon épouse avait un poste à temps plein comme institutrice dans une école spécialisée pour la rentrée de septembre 2008. Mon mécontentement m'oblige à faire des courriers au ministère à Paris et dire chapeau et bravo la France : c'est une honte."1846355278.jpg

"Je vais devoir accoucher seule"

"Bonjour à tous. Pour résumer mon histoire : je suis française de double nationalité algérienne. Je suis tombée amoureuse de mon époux en juillet 2006 pendant mes vacances en Algérie mais notre relation a commencé en juillet 2007 toujours en vacances. Nous nous sommes fiancés en décembre 2007. Au courant du mois je suis tombée enceinte, puis notre mariage a suivi en avril 2008 en Algérie.

 Dès mon retour fin mai, j’ai fait une demande de transcription du livret de famille algérien que j’ai reçu par chance début juillet. Maintenant, nous essayons d'obtenir un rendez vous au consulat pour pouvoir déposer un dossier de demande de visa de conjoint français. C'est très dur mentalement car le rendez vous donné n’est pas avant le mois d'octobre. Je vous rappelle que je suis enceinte maintenant de 7 mois et demi. Mon accouchement est prévu pour début septembre; et, après avoir passé une grossesse seule loin de l'homme que j'aime et du père de mon fils j'apprends que je vais devoir accoucher seule. En plus, notre bébé a rencontré une petite malformation au niveau de l'appareil urinaire que je vais devoir surmonter seule à sa naissance. Alors ma demande est simple : si quelqu'un a une solution pour m'aider à obtenir un rendez vous plus rapidement juste pour qu’il soit là pour l'accouchement, ce serait vraiment majestueux de votre part de me la communiquer. Je suis enceinte et malheureusement pas très épanouie à cause de toutes ces procédures idiotes qui sont d'obtenir un rendez vous pour déposer un visa alors que nous avons tout : le livret de famille français, la transcription… mais il faut qu’il nous rajoute des complications car cela n'est pas suffisant de vivre une vie de couple à distance !"

 

"Nous sommes mal....et pourtant on s'aime"

"Enceinte de 5 mois et française, je suis mariée avec mon amour du Mali depuis mars 2008. Preuves de vie commune depuis 2006! La préfecture a trouvé le moyen de refuser notre demande de régularisation pour mon époux après 4 mois en invoquant une usurpation d'identité, prié alors de quitter le territoire !

Depuis le 23 juillet 2008, nous sommes mal....et pourtant on s'aime. Que va-t-il se passer ?"

 

L'APPEL______________________668369205.jpg

 

"Aujourd’hui la liberté d’aimer la personne de son choix est en péril.

Des milliers de couples franco-étrangers sont aujourd’hui privés du droit de mener une vie familiale normale en raison du durcissement constant des lois sur l’immigration et des pratiques administratives.

Difficultés pour se marier, mariages célébrés à l’étranger non reconnus et refus de visas d’entrée en France provoquant des séparations forcées, multiplication des obstacles pour l’obtention d’un titre de séjour entraînant des situations de précarité et de clandestinité, familles déchirées par des mesures d’expulsion, intrusion dans l’intimité des couples par des enquêtes de police abusives sont quelques unes des injustices vécues.

Parce qu’ils refusent d’être systématiquement suspectés et contrôlés, parce qu’ils n’acceptent plus de vivre cachés ou séparés, plusieurs centaines de couples mixtes mobilisés au sein des “Amoureux au ban public” entrent en campagne pour faire entendre leur voix et exiger une amélioration de leur condition.

Je m’associe aux “Amoureux au ban public” pour que chacun puisse vivre librement et dignement sa relation amoureuse et sa vie familiale."

 

Premières organisations signataires : La Cimade, Emmaus, FASTI, GISTI, Ligue des Droits de l’Homme, MRAP, RESF, SOS Racisme, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature,..

Signer l'appel sur le site des "AMOUREUX AU BAN PUBLIC" : www.amoureuxauban.net

 


L'ÉTAT DES LIEUX________________ (Extrait choisi du site des "Amoureux au Ban Public") :

 

Une politique de “combat” contre les couples mixtes

"Depuis plusieurs années, les réformes successives de la législation sur les étrangers rendent les conditions de vie des couples mixtes toujours plus difficiles. Derrière le prétexte de la lutte contre les mariages blancs se cache en réalité une véritable politique de “combat” contre l’immigration familiale, récemment reléguée au rang peu enviable d’“immigration subie”. Bien que protégée par la Constitution et par la Convention européenne des droits de l’homme, la liberté du mariage et le droit de mener une vie privée et familiale normale font l’objet d’atteintes de plus en plus graves et répétées."

 

La liberté du mariage en danger

 

"Abus de pouvoirs. Certains maires refusent de célébrer le mariage et, parfois, signalent directement le couple à la police. D’autres transmettent systématiquement le dossier de mariage au procureur de la République alors que la loi ne prévoit une telle transmission qu’en cas de doute sérieux sur la sincérité de l’union. Des mariages indésirables. Les arrêtés de reconduite à la frontière pris pour faire obstacle à la célébration du mariage se multiplient. La délivrance de visas à des étrangers souhaitant venir se marier en France est devenue très exceptionnelle et les procédures à suivre avant de se marier à l’étranger se sont considérablement durcies."

 

Rejoindre son conjoint en France : le parcours du combattant

 

"L’épreuve de la transcription. Lorsque le mariage a été célébré à l’étranger, les couples mixtes doivent en demander la transcription auprès de l’état civil français pour que leur union soit reconnue. Cette formalité est indispensable pour que l’étranger obtienne un visa lui permettant de rejoindre son époux français en France. Or la procédure de transcription donne souvent lieu à des enquêtes injustifiées et peut prendre plusieurs mois, voire plusieurs années.

Le piège des visas. Si les étrangers mariés à des Français ont en principe droit à l’obtention d’un visa d’entrée en France, ceux qui vivent en union libre ou dans le cadre d’un PACS ne disposent pas d’un tel droit. Dans tous les cas, le traitement des demandes de visa dure généralement plusieurs mois et, de plus en plus souvent, ces demandes ne reçoivent pas de réponse."

 

Vivre en France dans la précarité

 

"Le risque de l’expulsion. Pour un étranger en situation irrégulière, le fait de vivre en couple avec un Français ne le protège pas de l’expulsion même si les intéressés sont mariés ou si la vie familiale est inscrite dans la durée. Partout en France, des couples vivent ainsi cachés, dans la peur des expulsions devenues de plus en plus fréquentes.

L’absence d’un véritable droit au séjour.

Depuis plusieurs années, les étrangers mariés à des Français n’ont plus droit à la délivrance automatique d’une carte de “résident” valable 10 ans. Ils ne peuvent prétendre qu’à la délivrance d’un titre de séjour provisoire dont il faut demander le renouvellement tous les ans. La procédure de renouvellement prend souvent plusieurs mois pendant lesquels les conjoints de Français ne disposent que de simples récépissés. Dans ces conditions particulièrement précaires, il est difficile pour les intéressés de trouver un CDI, d’obtenir un logement, de souscrire un prêt bancaire, etc. En cas de rupture de la vie commune (divorce,décès du conjoint français), l’étranger fait l’objet d’une mesure d’expulsion. Pour les étrangers vivant en concubinage ou dans le cadre d’un PACS avec un Français, la délivrance d’un titre de séjour est laissée au bon vouloir de l’administration." 

 

La disparition du droit à l’intimité de la vie privée

 

"La multiplication des contrôles. Les couples mixtes sont enfermés dans une existence jalonnée de contrôles destinés à vérifier la réalité et la poursuite de leur vie familiale. Contrôlés avant la célébration du mariage, avant la délivrance d’un visa pour la France, avant la première délivrance d’un titre de séjour, ces couples le sont également par la suite tous les ans, au moment du renouvellement de leur titre de séjour provisoire. De nombreux témoignages font état d’interrogatoires policiers ignorant les règles de déontologie, d’objectivité et de respect des personnes auditionnées. La mise à nu des existences. Tenus d’ouvrir la porte de leur domicile aux enquêteurs, contraints de dévoiler leur correspondance privée et leur compte en banque, parfois interrogés sur des aspects très intimes de leur vie (relations sexuelles, convictions politiques et religieuses), les couples mixtes ne disposent plus dans notre pays du droit au respect de la vie privée."

 

La détérioration du traitement des couples mixtes par l’administration

 

Le pouvoir du guichet.

 

"De nombreux dysfonctionnements sont régulièrement constatés : refus d’enregistrer des demandes, durée de traitement des dossiers anormalement longue, refus non motivés, difficultés pour obtenir des informations auprès des services, impossibilité d’accéder aux guichets, multiplication des arrestations à domicile ou dans les locaux de l’administration, listes de pièces à produire différentes selon les préfectures ou les consulats, etc."

 

Il y a des PÉTITIONS sur le site d'"Amoureux au Ban Public", des dizaines.

En voici une :

 

Exigeons un visa pour Zakia_______

 

"Un enfant français et sa mère de nationalité marocaine interdits d'entrée en France depuis 4 ans.

Le gouvernement français refuse depuis plusieurs années la délivrance d'un visa à Zakia, ressortissante marocaine veuve d'un français et mère d'un enfant français âgé de 4 ans.

Zakia, de nationalité marocaine, s'est mariée le 12 juillet 2003 au Maroc avec Abdel-Ilah MRABTI, un ressortissant français. Le couple demande au consulat de France la transcription du mariage sur les registres de l'état civil pour obtenir un livret de famille. La procédure s'éternise car le consulat suspecte un mariage blanc et saisit le Procureur de Nantes pour enquête.

Ne supportant pas la séparation avec Zakia, Abdel-Ilah loue un appartement au Maroc et la rejoint le plus souvent possible, lorsque son travail le lui permet. Le 12 mai 2004, un enfant naît de leur union. Le 18 juillet 2005 un drame se produit. Abdel-Ilah décède d'un accident de voiture au cours d'une de ses visites à Zakia au Maroc. Un an plus tard, en juillet 2006, la veuve obtient enfin la transcription de son mariage, après deux ans d’attente !

Dès l'obtention du livret de famille, Zakia dépose une demande visa pour la France afin de venir y vivre avec son enfant qui possède la nationalité française. Elle reçoit un premier refus non motivé et dépose dans les semaines qui suivent une nouvelle demande. En avril 2007, un second refus, motivé cette fois, lui est adressé. Le consulat estime qu’elle ne participe pas à l’entretien et à l’éducation de son enfant qu'elle élève pourtant depuis sa naissance ! Le 24 avril 2008, la commission de recours contre les refus de visa confirme la décision du consulat en évoquant « un risque migratoire » !!

Faute d’avoir obtenu la transcription rapide de leur mariage, Abdel-Ilah et Zakia n’ont jamais pu mener une vie familiale en France. En raison des refus de visa répétés opposés à sa mère par le gouvernement français, leur enfant, actuellement âgé de quatre ans et citoyen français, ne connaît toujours pas la France et se voit refuser le droit de grandir dans son propre pays.

Nous, signataires de la pétition, dénonçant avec vigueur le refus du gouvernement français de permettre à Zakia de venir vivre en France pour y élever son enfant de nationalité française.

Nous exigeons la délivrance immédiate d'un visa en sa faveur."

 

= Allez signer la pétition sur le site http://www.amoureuxauban.net (Mouvement de couples mixtes pour la défense du droit de mener une vie familiale).

 

Commentaires

Je trouve que c'est inadmissible des comportements pareils au niveau de l'état.

Ecrit par : rahmani | 04.10.2008

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QUAND JE VOIS QUE MA COUSINE AIME UN HOMME DU CAMEROUN ET QU IL NE PEUT PAS VENIR EN FRANCE C EST DEGOUTANT PENDANT QUE DES COUPLES MARIES ICI EN FRANCE SONT EN TRAIN DE SE DECHIRER ET DIVORCER OU EST LA JUSTICE DANS TOUT CA???????

NICKOLE DU LE CREUSOT 71

Ecrit par : PESCHER NICKOLE | 16.02.2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20/04/2008

Je suis révoltée par les expulsions et je l'écris

Bonjour à tous et toutes,

 

"25000 étrangers doivent être reconduits à la frontière française chaque année". C’est le projet officiel du Gouvernement et cela ne date pas de 2008.


Hier soir, dans le cadre de l’émission de Laurent Ruquier : “On n’est pas couché”, Monsieur Brice Hortefeux, Ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, s’est défendu avec virulence des comparaisons qui lui ont été faites par Éric Zemmour et Éric Naulleau... comparaisons avec le régime de Vichy et les raffles nazies. “Ah non, surtout pas ! Ce qui s’est passé durant la Seconde Guerre Mondiale est trop grave !” Monsieur le Ministre et principal lieutenant de Sarkozy a joué l’effarouché devant ces comparaisons. “Moi, le matin, quand je me lève, je vis mal ce que je suis obligé de faire. Vous croyez que c’est facile pour moi ?” On aurait presque pleuré.

Monsieur le Ministre, vous avez joué la langue de bois et noyé le poisson. “Vous savez, je défends une veuve menacée d’expulsion. Elle est malade. On ne va quand même pas l’expulser !” ... Et puis, vous avez dit aussi, avec un air d’ange couvrant le démon qui sait plaire : “Vous savez, on leur donne un pécule, quand ils quittent la France. Car les pauvres, ils n’ont plus rien. Il faut bien qu’ils y arrivent après, dans leur pays.”

Monsieur le Ministre, étiez-vous là le 28 février 2008 quand vos services ont emmené Monsieur Léguy Mbira dans un vol pour le Gabon, son pays d’origine, et qu’il pleurait de n’avoir pas pu dire au revoir à sa fille et à sa compagne ?

Étiez-vous dans la tête de sa fille de quatre ans lorsque son papa est passé à la télé et qu’elle s’est demandé pourquoi. Sa tante lui a dit : “Ton papa va voir tes grands-parents. Il reviendra.”
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Est-ce que vous étiez dans le coeur de la maman, alitée sur un lit d’hôpital au moment des faits, le 25 février 2008 ? Lorsque la police l’a appelée en lui disant : “Vous venez récupérer votre fille à l’école, sinon, elle sera placée, vu que son père est expulsé”, auriez-vous aimé être à sa place, à la place de cette mère, de cette épouse devenue maman isolée à cause de l'État français ?

Monsieur le Ministre, êtes-vous là quand des familles sont écartelées, déchirées, crucifiées par l’horreur de l’expulsion ou de la mise en camps de rétention ? Ce que vous faites est contraire aux Droits de l’Homme et viole aussi les Conventions entre les Pays, comme celles conclues avec le Gabon, lequel s’est d’ailleurs rebellé en menaçant la France de ne pas garder les français en situation irrégulière.

Déjà en 2006, le mouvement Éducation Sans Frontières nous demandait de ne pas nous “habituer à l’insupportable”. Le 16 novembre 2006, la famille Raba a été emmenée dans le camp de rétention de Lyon durant 21 jours, mari, femme et enfants. Trois enfants de 7, 5 et 3 ans. Les deux derniers sont nés en France et vivaient à Gray, en Haute-Saône. Cette famille était arrivée du Kosovo en 2001 et avait été déboutée de sa demande d’asile en France.

Lors de sa mise à l’avion, le commandant de bord a refusé de décoller, devant la brutalité des forces de police sur cette famille. La maman a été blessée.

Monsieur Sarkozy a parlé de les renvoyer dans un avion militaire. Il a réussi puisque ils ont été expulsés “discrètement” depuis.

Une pétition est active pour la demande de leur retour sur le site http://www.educationsansfrontieres.org

Je suis révoltée depuis le début par ces actions d’expulsions et indignée par le chiffre annoncé comme un objectif à atteindre par le Gouvernement, comme si ces 25000 étrangers expulsés par an n’étaient que des légumes à cueillir ou des kilos de marchandises à faire passer dans des charters. “Prenez une catapulte, ça ira plus vite", a émis ironiquement Sébastien Tellier, s'adressant à Brice Hortefeux, lors de l'émission de Laurent Ruquier du 19 avril 2008.

Des bébés, des enfants, des femmes, des hommes, des personnes malades... sont concernés par ces horreurs, sont enfermés, sont déshumanisés, sont déchirés dans leur être profond, sont insécurisés... et le peuple français s’est habitué à l’insupportable.

Moi, non. D’autres comme moi ne se sont pas habitués. Je ne suis pas en Chine et j’utilise mon droit de parole et d’écrit sur Internet pour dire au Gouvernement que ses méthodes me révoltent et qu’ils doivent fermer les Camps de détention d’étrangers en attente d'expulsion. Qu’ils doivent arrêter de considérer les étrangers comme du bétail ou de la viande à exporter.

Chloé LAROCHE

___________________________ Référencement instantané

PS : Voici ci-après des articles ainsi que des pétitions concernant mon article.


“¬ Expulsion des sans papiers : ne nous habituons pas à l’insupportable.

L’augmentation réitérée de la pression sur les services préfectoraux et policiers pour atteindre les quotas d’expulsions assignés par Mr Sarkozy provoque des dérives inéluctables. En particulier depuis cet été, nous assistons à une détérioration sans précédent des gardes fous démocratiques censés protéger toutes les personnes vivant dans ce pays : français, étrangers avec ou sans papier.

Les barrières morales fondamentales semblent avoir sauté, y compris la protection sacrée des enfants : mise en rétention de mineurs - parfois même de nourrissons -, traque policière d’adolescents, interpellations dans les établissements scolaires et les centres de vacances... Ces faits sont d’une extrême gravité. Ils s’ajoutent à plusieurs opérations de ratissage de sans papiers organisées à Paris au mois d’août - qui ressemblent à d’authentiques rafles -, aux mesures tendant à supprimer l’accès aux soins, aux arrestations de futurs conjoints de français quelques jours avant leur mariage, à la multiplication des renvois par charters, aux expulsions musclées de squats - « pour la sécurité de leurs habitants » - sans relogement...

Cette vague répressive ne s’arrête pas aux étrangers. Fin juillet 2005, Nicole Mussie, militante du MRAP et du RESF, était placée en garde à vue à Metz parce que soupçonnée de protéger deux adolescents dont la mère avait été interpellée. Le 24 août, perquisition chez Bleuette Dupin, journaliste de Radio France Bleu Auxerre, "coupable" d’avoir fait un reportage sur la famille Makombo en cours de reconduite à la frontière. La mère et ses 2 plus jeunes enfants ont été interpellées à Sens. Les 2 plus âgés, ont pris la fuite, par peur d’un retour au Congo, donnant lieu à la plus grande opération policière jamais réalisée pour une « fugue » : une vingtaine de perquisitions et d’interrogatoires ont eu lieu chez des proches et des amis de la famille Makombo ainsi que dans les locaux de l’Eglise évangélique de Joigny.

Cette machinerie impitoyable lancée contre les sans papiers, est le prolongement inévitable des annonces démagogiques faites par le ministre de l’intérieur ; la politique d’expulsion des étrangers en situation irrégulière n’étant elle-même qu’un écran de fumée contre la dégradation de la situation sociale en France. Les mesures prises contre les sans papiers nous concernent tous. Si nous ne réagissons pas maintenant il sera trop tard.

Source/auteur : http://www.sudeducation.org/, http://www.educationsansfrontieres.org
Mis en ligne le mercredi 14 septembre 2005, par Ludo

_______________________


25 février 2008 - « Midnight express » à Vincennes ?

Communiqué LDH :

Centre de rétention de Vincennes, nuit du 11 au 12 février 2008.
Brimades, insultes, « renforts » policiers. Tirs au « Taser ». Un «
retenu », touché à la poitrine, perd connaissance et se réveille à
l’Hôtel-Dieu avec le bras en écharpe et de fortes contusions à la tête,
nécessairement postérieures à sa perte de connaissance. Ceux qui ne se
sont pas évanouis peuvent témoigner … tant qu’ils sont encore en France.

Les autres « retenus », à qui on ne reproche rien, sont refoulés dans
leurs chambres. Aux coups de matraques répondent des brûlures de
cigarettes sur deux matelas.

Rappelés, les « renforts » dégradent des objets personnels, piétinent un
Coran. On fait descendre dans la cour y compris ceux qui dormaient.
Certains sont habillés, d’autres non. On ne laisse aucun d’eux prendre
un vêtement.

Dans la cour, fouille intégrale. Ce n’est qu’ensuite qu’un par un ils
peuvent rentrer au chaud. Cela dure jusqu’à 4 heures du matin.

Khaled, ressorti de l’hôpital le 14 février, a été reconduit au CRA de
Vincennes. Depuis 10 jours, il n’a reçu aucun soin, n’a vu ni médecin ni
infirmier. Le bandage de son bras est sale et ensanglanté.

Une enquête de l’IGS est en cours.

Ces faits se sont déroulés dans un lieu évidemment abrité des regards
indiscrets, sur le territoire de la République française, en février
2008. La LDH, le SM et le SAF, qui ont décidé de constituer sur ces très
graves événements une mission d’enquête de leur Commission Citoyens
Justice Police, appellent l’ensemble des médias à leur donner l’écho
qu’ils méritent. Il est temps que chaque Français sache ce que l’on fait
en son nom.

Paris, le 25 février 2008.

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Pétition pour la famille RABA :

Monsieur le Préfet,

Monsieur et Madame RABA, originaires du Kosovo, sont arrivés en France le 9 novembre 2001. Ils ont fait plusieurs demandes d’asile qui ont ete rejetees. Ils ont 3 enfants de 3, 4 et 7 ans dont deux sont nes en France. Ils sont tous scolarises. Les deux plus jeunes sont scolarises à l’ecole maternelle Les Capucins, le plus grand est en CE1 au groupe scolaire Moïse Levy à GRAY (70 100).

Cette famille fait l’objet d’un arrete de reconduite à la frontiere confirme par le tribunal administratif.

Ils avaient presentes une demande de regularisation sur la base de la circulaire Sarkozy qui n’a jamais reçu de reponse de vos services.

Les cinq freres et les deux soeurs de Monsieur RABA sont tous refugies politiques, 4 en France, 1 en Suisse, 1 en Autriche et 1 en Suede.

Monsieur et Madame RABA ont subi des violences tres graves du fait du refus de Monsieur RABA de participer avec l’UCK à des expeditions visant à bruler des villages serbes. Ces elements de l’UCK font aujourd’hui partie de la police du Kosovo. Aussi le retour de cette famille au Kosovo est vraiment extremement risque et dangereux.

Patrie des Droits de l’Homme, la France doit rester le pays d’asile dont a besoin cette famille en la prenant sous sa protection, elle qui a fui les violences d’un pays qui n’a su la proteger.

La France, signataire de la Convention internationale des Droits de l’Enfant, doit permettre à ces 3 enfants de vivre dignement dans un pays qui saura continuer à les accueillir.

Monsieur le prefet, après avoir fait appel à votre humanite pour annuler l’Arrete Prefectoral de Reconduite à la Frontiere et examiner à nouveau ce dossier afin que la situation de cette famille soit regularisee, je vous demande d’agir avec Monsieur le ministre de l’intérieur afin que la famille puisse revenir en France et être régularisée.


Voir le site http://www.educationsansfrontieres.org


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Pétition : Nous exigeons la régularisation des parents de Jennifer !


Jennifer est élève de l’école Lafayette à Vesoul depuis cette année, auparavant elle allait à l’école à Luxeuil où résidaient ses parents, rien ne distingue Jennifer des autres enfants, elle est vive, parle très bien français.

Mais, fin mars, ses parents ont reçu une OQTF leur demandant de quitter la France et de repartir en Georgie.

Car les parents de Jennifer, Manana et Vladimir Outeyan, ont fui la Georgie en 2004 où ils avaient été persécutés parce qu’ils appartiennent à la minorité Yéside.

Manana est malade, elle est suivie par plusieurs médecins. Max le petit frère est né en France.

Vladimir le papa, a fait une formation AFPA et a des promesses d’embauche dans le bâtiment. Comme la préfecture ne lui donne pas le droit de travailler, il s’investit dans de nombreuses associations. Chacun apprécie son courage, son sérieux et sa volonté. Toute la famille est très bien intégrée.

A Luxeuil, ils ont eu le soutien du député, du maire, des institutrices, des parents d’élèves et de nombreuses associations.

Nous devons tous nous mobiliser pour empêcher que cette famille reparte vers un pays où elle risque la maltraitance, où ils n’ont plus aucune attache.

Nous ne pouvons accepter que cette petite fille soit arrachée de sa classe, séparée de ses amis et de tous ses repères, c’est ici qu’elle a appris à parler, ici qu’elle a connu l’école, son pays c’est ici.

Ligue des Droits de l’Homme, collectif Raba, FCPE, RESF
mercredi 2 avril 2008.

===================== Voir le site http://www.educationsansfrontieres.org

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