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25/04/2014

Lettre ouverte d'une ambulancière et conductrice de taxi conventionné par la Sécurité Sociale.

Depuis le 1er avril, la Sécurité Sociale impose à tous les ambulanciers et taxis -conventionnés pour le transport sanitaire- une nouvelle loi... Vous pensez que c'est un poisson d'avril ? Hé bien non, c'est une véritable obligation qui demande que les bons de transport soit datés d'avant le jour du transport.

Beaucoup de patients se rendent à l'hôpital pour une consultation ou bien pour des traitements réguliers et ne vont pas nécessairement chez leur médecin traitant avant, donc les médecins des Hôpitaux, des Cliniques et des cabinets privés, se retrouvent à devoir antidater les bons de transport, pour satisfaire à cette nouvelle loi de la Sécurité Sociale. Ou bien faut-il encore creuser le trou de la Sécu en se rendant chez son médecin juste pour obtenir un bon de transport afin d'être transportés ultérieurement ?

Dans les Mapad et dans les EHPAD, des personnes âgées sont transportées vers des spécialistes le jour-même. Les médecins de ces établissements de longs séjours médicalisés doivent pouvoir dater la prescription de transport du jour du trajet, comme l'ensemble des médecins, sans devoir se casser la tête pour la date de prescription du transport et sans devoir prendre le risque d'être dans l'illégalité, en antidatant le bon de transport, face à l'ambulancier ou face au conducteur de taxi qui attend le précieux sésame payant son travail.

C'est encore une personne bien à l'abri dans son bureau qui a créé cette nouvelle obligation, des fois que notre métier sur la route et auprès des patients ne serait pas assez difficile !

Il faudra donc vérifier que notre bon de transport ne soit pas daté du jour du transport de chaque patient... En plus des reproches qu'on nous fait lorsque nous faisons les entrées dans les hôpitaux. C'est nous qui faisons les papiers d'entrée dans les établissements hospitaliers et comme nous sommes prioritaires, nous passons devant les patients qui attendent leur tour. Nous essuyons parfois les invectives de certains patients qui ne sont pas contents après nous.

Et nous qui avons déjà un planning fou à respecter, qui faisons des centaines de kilomètres par jour, qui accompagnons avec dévouement des dizaines de patients chaque semaine, qui évitons chaque jour une somme  astronomique d'accidents, parfois mortels... nous écoutons ces reproches  avec désolation et tristesse, car nous ne méritons pas ce manque de considération.

C'est comme lorsqu'on entend les critiques de la presse et des médias qui nous jettent la pierre lors d'escroqueries par des patrons d'ambulances véreux. Cela arrive malheureusement parfois que des patrons facturent des transports fictifs ou bien trichent sur les facturations, ce qui jette l'opprobre sur notre profession déjà peu valorisée. On dit ensuite de nous que les ambulanciers privés et les taxis conventionnés creusent le trou de la Sécurité Sociale, alors que nous rendons service à des milliers de personnes atteintes par le cancer, la sclérose en plaques, le handicap avec pathologies lourdes, l'insuffisance rénale grave entraînant la dialyse, et tellement d'autres maladies graves... en les transportant avec tout le professionnalisme que nous avons acquis. 

Je peux témoigner que toutes les personnes que je transporte souffrent de malaises, de vertiges, de fatigue intense, de multiples symptômes et ne pourraient en aucun cas conduire une voiture, même si à première vue, elles se tiennent debout, pour la plupart. 

Tous les patients me remercient pour mon écoute, ma conduite souple, la sécurité routière que je respecte et mon dévouement. Ils sont reconnaissants de ce passage agréable entre leur domicile et le lieu de leur traitement.

Je transmets tous les compliments reçus à l'ensemble de la profession qui mérite les mêmes compliments et retours positifs sur un métier qui demande abnégation, adaptabilité, conscience professionnelle et aussi solidité morale et robustesse physique  lorsqu'on considère les heures effectuées chaque semaine, les kilomètres parcourus, les accidents évités et les patients satisfaits et réconfortés.

Notre profession mériterait d'être valorisée, reconnue, respectée et que nous soyons rattachés, en ce qui concerne les ambulanciers et conducteurs de taxis médicalisés et conventionnés Sécu, au Ministère de la Santé et non à celui du Transport. En effet, nous ne transportons pas des colis mais des personnes humaines  envers lesquelles nous avons l'obligation de surveiller l'état de santé, lors de la prise en charge et aussi lors du transport. C'est pour cela que tous les taxis, depuis 1995, ont l'obligation de passer le PSC1 : la formation "Prévention et secours civiques de niveau 1", équivalent à l'ancien Brevet de Secourisme.

D'autre part, au vu du nombre de kilomètres effectués chaque jour et considérant que nous avons en charge des vies humaines, qui demandent parfois qu'on puisse arriver au plus vite sur le lieu du traitement ou de l'hospitalisation, il serait souhaitable que nous puissions bénéficier d'une faveur de vingt pour cent sur la vitesse autorisée, car lorsque en ville, sur une grande ligne droite, on se fait prendre à soixante kilomètres à l'heure, avec amende, alors que nous avions à bord une personne âgée qui se sentait mal, handicapée et avec une grosse pathologie, c'est tout de même terrible que l'ambulancier récolte du mal pour le bien qu'il a fait, en accompagnant au mieux la personne qu'il transporte.

Je transmets cette lettre au Ministre des Transports et au Directeur Général de la Sécurité Sociale.

Chloé Laroche

(titulaire depuis 2003 du Certificat de Capacité Professionnelle du Conducteur de Taxi (CCPCT), plus titulaire du diplôme d'Ambulancier (CCA), en outre : ambulancière depuis 2002 et taxi depuis 2003, dans un poste aujourd'hui alliant les deux métiers)


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À lire pour info :


http://www.formation-ambulancier.fr

http://www.officiel-taxi.fr/formation/formation-p4-r42.html

http://www.sante.gouv.fr/ambulancier,10828.html



23/04/2014

Dans mon taxi, il y a des fantômes, ceux de tous les patients disparus. Ils écoutent les conversations des vivants, de ceux qui se battent encore.

10171233_10202099469151282_5817836958563807092_n.jpgJe roule dans mon taxi. Un vrai taxi avec une plaque lumineuse au-dessus.

Un taxi dédié au milieu médical.

J'enchaîne les trajets.

J'emmène des patients à l'hôpital ou chez le médecin.

Dans mon taxi, il y a des fantômes, ceux de tous les patients disparus.

Ils se bourrent dans ma voiture, trop contents d'être transportés encore une fois.

Ils écoutent les conversations des vivants, de ceux qui se battent encore.1972483_1482355418645289_5440565091183597941_n.jpg

Ils me voient m'escrimer sur la route, verser des larmes pour eux parfois, parce qu'ils me manquent.

Dernièrement, il y en a trois qui ont rejoint l'au-delà. Trois patients que j'aimais beaucoup, tous âgés et vertueux de courage et d'espoir en la vie. Mais le cancer et les diverses pathologies les ont emportés.

Ils ont laissés ici-bas trois veuves à qui je pense. Trois femmes dont le coeur est béant de tristesse et de manque de leur moitié. Des années avec leur homme et les voici partis, vers un ailleurs indicible. 

10153695_1482355258645305_1767106130118242558_n.jpgCes femmes devront supporter la croix de l'absence et le calvaire du deuil d'un amour qui ne finira jamais.

Aujourd'hui, j'ai transporté un homme qui a rencontré sa femme il y a plus de soixante ans. Il faisait le tour de France des Compagnons et un soir, il a dansé avec une femme au bal, et elle est devenu sa femme pour la vie. Quand on lui demande si le dimanche, il va à la messe, il répond :

"Non, je reste avec ma femme, c'est ma messe à moi."

Cet homme a une profonde sérénité en lui et je sais que les absents, ceux de mon taxi, ont écouté ses confidences avec attention, admiration et envie, bonheur aussi.

Car le bonheur, ça se transmet.P1170749.JPG

 

Chloé Laroche

 

 

05/05/2013

Je rends hommage à Isabelle RABOU, à Noria et Luiza, à Marcel DOUZET, assassinés il y a 24 ans par la virée meurtrière de quatre parachutistes de la base de Francazal.


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J’avais fait le 7 avril 2009 un rêve horrible d’une femme tuée, massacrée... d’une voiture, de quatre hommes.

J’ai vu son regard dans la nuit. Le regard de cette femme était terrifié et empli d’horreur.


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Le soir-même, j’avais suivi “par hasard” l’émission “Faites entrer l’accusé” sur France 2.

Christophe Hondelatte revenait dans cette émission sur la virée meurtrière commise par quatre parachutistes de la base de Francazal en 1989, dans laquelle ils avaient tué deux femmes et une enfant près de Toulouse, puis un homme, Marcel Douzet, 62 ans, à Saint Romain de Jalionas, dans mon département de l’Isère.

Les quatre criminels étaient : Philippe Siauve, 22 ans, Thierry El Bordji, 21 ans, Thierry Jaouen, 21 ans et Franck Feurstein, 21 ans.


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J'ai souhaité rendre hommage en avril 2009, -vingt ans après les faits horribles qui se sont produits-, à Isabelle Rabou, qui avait 23 ans et était kinésithérapeute. J'ai alors écrit un article pour lequel j'ai eu des dizaines de commentaires, dont ceux des familles des victimes, que vous pourrez tous lire ci-dessous, puisque je refais cet article aujourd'hui.francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

Isabelle Rabou a repris sa voiture le 30 mai 1989 vers minuit, après une rencontre avec des amis.  

Trois hommes (Siauve, Feurstein et Jaouen) sont entrés dans sa voiture brusquement, l’ont poussée sur le siège passager et l’ont enlevée pour ensuite la violer. Puis ils l’ont torturée avec un parapluie et un tournevis, pendant des heures.


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Personne ne pourra jamais imaginer le calvaire qu'a vécu cette jeune femme, qui a supplié ses  tortionnaires de la laisser et de partir avec la voiture. Elle est morte dans d'horribles souffrances et une terreur abominable. Son corps a été retrouvé des semaines après.

francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,vidéo,ratp,bus,agression,haine,rêveSon père a écrit depuis à l'État car l'un des agresseurs de sa fille a été remis en semi-liberté en 2009, Thierry Jaouen. Monsieur RABOU a annoncé clairement dans la presse qu'il ne pardonnerait pas. Sa femme était morte de chagrin suite à tout cela et lui n'attendait plus qu'une chose, rejoindre sa fille et sa compagne.

Monsieur RABOU ne comprend pas que cet homme ait été relâché aussi vite. Il pense au calvaire de sa fille et aurait souhaité une perpétuité pour tous sans remise de peine et sans croyance en une rédemption des criminels.francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

Je rends hommage aussi à Noria Boussedra et Luiza de Azévédro, massacrées par Siauve, Jaouen et Bordji. Elles ont été enlevées ensemble par ces trois hommes le 12 juillet alors qu’elles faisaient du stop dans la nuit, puis elles ont été violées, violentées, brûlées et massacrées. Elles avaient 18 et 12 ans.

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Cela fait aujourd'hui vingt-quatre ans. La France a été secouée de voir que des jeunes hommes pouvaient entrer dans l’horreur suprême et, sans aucun remords, poursuivre leur chemin et leurs crimes.francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

On a dit d’eux qu’ils n’avaient “aucune maladie mentale”. Pourtant, ils l'étaient, à mon sens, malades. Leur maladie était la haine distillée dans leurs veines. Cette maladie ronge les âmes, les sculptent en personnages diaboliques, les taillent en diamant du mal incarné. Cette maladie n’est pas reconnue mais elle existe. Elle est invisible et insidieuse. Elle vient de l’enfance, de la grossesse parfois, de l’adolescence. 

L’un des criminels était un enfant issu d’un viol, voilà pourquoi je parle de la grossesse.

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La fille de Marcel Douzet, Pascale, a réagi à mon article en m'écrivant : "Je pense effectivement que des personnes qui violent, torturent, mutilent et tuent relèvent de la psychiatrie. Le phénomène de groupe n'entraîne pas... il révèle des pulsions de meurtre et autres. Je pense cependant que sans Siauve et El Borgi, les deux meneurs, Feurstein et Jaouen ne seraient sans doute jamais devenus violeurs et assassins. Mais on ne sait jamais... Je suis par contre persuadée que El Borghi et Siauve ne sont pas réinsérables et qu'ils tuerons de nouveau s'ils sont remis un jour en liberté."francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

Puis elle m'a écrit d'autres mots par la suite, suite à un échange avec un Mr Metternich qui écrivait :

"La justice ne peut pas être l'élimination, justement parce que les hommes changent avec le temps. On ne peut pas se comporter comme ceux qui tuent, même envers ceux qui tuent."

Pascale, la fille de MARCEL DOUZET, m'a écrit ceci en juillet 2011, en réponse à de nombreux échanges et questionnements -que vous pourrez lire en dessous de mon article- :

 "Je reviens, une fois de plus sur les commentaires. Malgré mon chagrin éternel, il est évident que j'ai pensé mille fois à la réinsertion de ces hommes qui ont torturé, violé, mutilé, tué... Je n'ai pas l'esprit fermé et je crois à la rédemption. Si je savais qu'El Borgi n'est plus le El Borgi qui a tué mon père "pour le plaisir"... qui a confirmé 2 ans plus tard, lors du procès, le plaisir qu'il avait eu à le tuer et le manque total de remords de l'avoir fait... si j'étais sûre de cela... alors je serais en paix. Je n'ai pas envie de me venger de cet homme. Je ne suis pas un assassin et cela ne ramènerait ni mon père, ni les autres jeunes filles assassinées.

 J'espère qu'El Borgi, Siauve, Feurstein et Jaouen ont fait un tel travail sur eux-mêmes qu'ils ne reconnaissent plus ces hommes de 20 ans qui ont commis le pire et qui étaient eux. Mais j'avoue qu'en ce qui concerne El Borgi et surtout Siauve... je ne suis sûre de rien. Et comme Chloé l'a dit... lorsque ces hommes sortiront l'important serait, outre le fait d'être irréprochables, d'être discrets à vie. Je précise que ces pensées sont les miennes et qu'elle ne reflètent pas celles de la plupart des membres de ma famille ou des familles des jeunes filles qui ont subi l'horreur. Le pardon est parfois impossible face à de tels meurtres. Il ne faut pas oublier que nous sommes tous morts quelque part aussi et que nos vies ont été brisées. Maintenant j'ai la foi et j'espère que Dieu pardonnera ce que les hommes ne peuvent pas pardonner." Pascale Rogemond Douzet

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Linda, la soeur de Noria, m'a écrit aussi ces mots, que je souhaite partager avec vous :

"Je suis la soeur de Noria et je tenais à vous remercier pour l'hommage que vous rendez aux victimes des monstres de Francazal. Je ne peux pas voir les émissions qui rappelent cette horrible affaire car il ne font qu'approfondir la mauvaise plaie largement ouverte. Je tenais à préciser qu'en aucun moment nous avions eu un soutien de quelconques institutions. Les experts se sont penchés sur le passé difficile des diables, mais qui n'a pas connu une souffrance dans son enfance mais ce n'est pas pour autant qu'on devient assassin.
J'ai une profonde haine contre ce système qui permet à des diables de sortir de prison et refaire leur vie comme si de rien n'était.
Ma soeur venait juste d'avoir 18 ans, elle était belle, studieuse, généreuse, naïve et plein de vie. Ce que les monstres lui ont fait subir je ne l'oublierais jamais, je ne leur souhaite pas la mort mais une souffrance tellement atroce que la mort deviendrait un soulagement pour eux."

Linda BOUSSEDRA_______________________________francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

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J’envoie mille pensées à Isabelle RABOU, à Luiza de AZEVEDRO et Noria BOUSSEDRA, à Marcel DOUZET. Que la paix et la lumière soient le soleil de leurs âmes.

Je pense à leurs parents, au papa d'Isabelle, à leurs frères et soeurs, à leur famille, à leurs amis, à Pascale, à Linda. Il leur a fallu tant de courage et toujours aujourd’hui. C’est terrible.

Sincèrement,

Chloé LAROCHE____________________________francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

 

___________________ Lire les articles concernant le père

d'Isabelle RABOU :


http://www.ladepeche.fr/article/2009/11/22/720788-louis-rabou-je-ne-pardonnerai-jamais.html

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/22/741968-carcassonne-louis-rabou-toujours-face-a-une-justice-deshumanisee.html

 

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 _________________Article paru le 15 avril 1991 :

L’HUMANITÉ-----

 

L’HORREUR AU BOUT DE L’ENNUI :

 

“INEXISTANT dans le monde animal, le crime est le propre des sociétés humaines. Paradoxalement, on parle pourtant de bêtes pour qualifier les auteurs de certains actes criminels dont on se demande comment des êtres humains ont pu les commettre tant ils paraissent monstrueux. Le problème c’est qu’on ne s’interroge que rarement sur l’organisation sociale qui produit de tels hommes. On préfère laisser libre court à la haine pour mieux justifier l’élimination de criminels qui ne font que nous renvoyer à notre propre image.

Le procès qui s’ouvre aujourd’hui devant la Cour d’Assises de Haute-Garonne appartient à cette catégorie. Les jurés, qui vont représenter le peuple de France, vont avoir à juger quatre jeunes parachutistes accusés du viol et du meurtre du trois jeunes filles, dont une mineure de 12 ans et demi, et de l’assassinat d’un garde-chasse de 62 ans.

Philippe Siauve, 22 ans, Thierry El Bordji, 21 ans, Thierry Jaouen, 21 ans et Franck Feurstein, 21 ans étaient tous bouchers avant de se retrouver à la base opérationnelle mobile aéroportée (BOMAP) de Francazal, près de Toulouse pour y effectuer leur service militaire. Quatre « paras » comme on dit, qui tuent le temps en parlant fort et en vidant des canettes. Quatre jeunes au même profil : des enfances qui n’en sont pas ; mère de quinze ans, violence, peu ou pas d’école, placement à la DASS, délinquance… La caserne comme un exutoire et l’ennui au menu…

Le 30 mai 1989, Siauve, Feurstein et Jaouen sont en permission ; virée à Toulouse, vol de quelques autoradios ; la routine… Au moment de rentrer, vers minuit, il repèrent Isabelle Rabou, 23 ans qui arrive en voiture. Ils enlèvent la jeune femme, filent dans les champs, la violent à tour de rôle, l’étranglent avec une ceinture, la poignardent avec un tournevis et un parapluie, roule sur le cadavre avec la voiture à laquelle ils mettent le feu. Ensuite ils rentrent à la base. Le cadavre sera retrouvé un mois et demi plus tard par un agriculteur.

Le 12 juillet suivant c’est cette fois Siauve, Jaouen et Bordji qui se retrouvent à la gare Matabiau. Ils fument des joints, s’ennuient mortellement. Alors ils volent une 205 pour faire une virée au cours de laquelle ils tomberont en arrêt devant Luisa de Azévédro, 12 ans et demi et Nori Boussedra, 18 ans. Le hasard de cette rencontre leur réserve un sort horrible. Les deux jeunes filles sont en fugue depuis deux jours. Elles font du stop. Ils les embarquent et l’horreur recommence au bout d’un chemin de campagne : viols à répétition, étranglements, égorgements, coups de couteau. Détail morbide, Siauve se serait amusé à « lancer » son poignard sur le corps de Noria. Puis ils chargent les deux cadavres dans la voiture et vont faire brûler le tout dans une gravière.

Le 13 juillet, Bordji déserte. Il part rejoindre Siauve en permission chez lui en Isère. Ils sont inquiets car ils savent que l’enquête avance. Ils préviennent Jaouen à la caserne et lui disent de s’enfuir. Eux ont l’intention de gagner l’Espagne. Pour ce faire, ils commettent plusieurs cambriolages, volent des voitures, des fusils. Ces deux là ont perdu tout contrôle. Ils se prennent en photo avec des armes, tuent des vaches comme ça pour se faire plaisir, tirent sur la vitrine d’un bar, tentent, mais heureusement en vain, d’embarquer une femme, Mme Folio, à un arrêt de bus. Ils brûlent leur voiture et rentrent à pied chez Siauve à Saint-Romain de Jalionas quand M. Marcel Douzet, 62 ans, les rencontrent. Le garde-chasse s’inquiètent de leur présence dans les champs à 5 heures du matin. El Bordji le tue net d’une balle dans la bouche. Ils abandonnent le corps sur place et partent dormir chez Siauve. Le lendemain ils seront arrêtés par les pompiers qui avec les gendarmes et des chasseurs, recherchant le garde-chasse, ont organisée une battue. Et leurs aveux entraîneront l’arrestation de Feuerstein et Jaouen.

Le procès est prévu pour durer quinze jours.”

Christian Ferrand

 

____________________ “FAITES ENTRER L’ACCUSÉ”  (émission du 7 avril 2009):

 

“Lorsque le procès des 4 militaires s’ouvre à Toulouse le 15 avril 1991, tout le monde cherche à comprendre comment ils ont pu en arriver là... Le psychiatre Daniel Ajzenberg explique alors comment l’effet de groupe peut entraîner de jeunes hommes dans une telle dérive criminelle. Ce qui frappe surtout la cour d’assises, c’est l’absence totale de remords, deux ans après les faits. Dans son réquisitoire, l’avocat général demande la perpétuité pour les 4, faute de peine plus lourde… Les jurés suivent les réquisitions, avec des peines de sûreté de 15 ans pour Jaouen, 13 pour Feuerstein, et surtout 30 ans pour Siauve et El Borgi, les deux leaders, soit la peine la plus lourde prononcée depuis l’abolition de la peine de mort.” 

 

Vincent de Cointet

France 2_____

 

_____________________________________________________________________________

 

 

Commentaires parus depuis mon premier article

en avril 2009  :

 

 

Hier soir j'ai suivi cette émission vers 23h, concernant l'assassinat en mai 1989 d'une jeune toulousaine isabelle rabou par 4 parachutistes militaires toulousains.J'avoue avoir eu du mal à m'endormir juste après cette programmation. 
peut être parce que cette jeune et ravissante personne fréquentait le milieu étudiant toulousain à l'époque où j'y étais, sûrement l'ai je croisée.... 
peut être parce que j'aimerais la regarder dans ses beaux yeux noirs et la serrer dans mes bras la haut dans les cieux pour la consoler 
peut être parce que je suis en rage contre ces sous hommes qui ne savent penser qu'en dessous de leur ceinture.... 
peut être parce que je deteste la justice française qui souvent relache ces monstres... 
peut être parce que je déteste le monde masculin qui associe virilité et violence 

peut être..... 
mais j'ai eu du mal à m'endormir

Écrit par : goicoechea | 10/04/2009

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Goicoechea,

Merci pour votre commentaire lu ce matin.
Il est parfois difficile de dormir dans ce monde où on vit de telles horreurs... et toutes celles dont on ne parle pas !!
Vous dites que vous détestez le monde masculin... "qui associe virilité et violence". Seulement certains hommes sont ainsi mais pas tous.
On peut détester ces quatre parachutistes pour ce qu'ils ont fait... mais pas le monde masculin, car ce serait comme renier la forêt parce qu'il y a des loups dedans.
Avec mes meilleures pensées.
Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 10/04/2009

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Je souhaiterais revenir sur la partie qui concerne le rapport des experts-psychiatres, qui n'ont décelé "aucune maladie mentale" chez ces hommes. A mon avis, mais on peut être en désaccord avec moi, tous les meurtres résultent de pulsions, d'accès de folie. Tuer n'est pas, n'est plus naturel pour l'Homme. On ne peut pas pour autant conclure que tous les criminels sont fous, atteints d'une maladie mentale. 

D'un point de vue judiciaire, il faut bien différencier les névroses et les psychoses de la pathologie mentale à proprement parler. On ne considère pas la monstruosité d'un acte mais plutôt ses circonstances, à savoir s'il a été commis par un individu mentalement stable ou une personne atteinte de troubles mentaux. Je suis d'accord avec vous, de tels crimes sont choquants, presque inimaginables; on n'arrive pas à comprendre comment de jeunes hommes ont pu dériver à ce point. Mais les experts-psychiatres ne se sont sans doute pas trompés, la maladie psychiatrique ne pouvait en l'occurrence être retenue dans cette affaire; les meurtriers ont certes commis des actes terribles et inhumains, mais en toute lucidité, de sang-froid, en se débarrassant des corps, des indices. Ils ont pris conscience de la gravité de leur acte, justement en tuant leurs victimes pour ne pas être inquiétés par leur témoignage. Fous, non. Cruels, barbares, monstrueux, oui, plutôt.

Enfin pour conclure, certains faits divers, je pense notamment au massacre des infirmières à Pau, perpétré par Romain Dupuy en 2004, se sont soldés par des non-lieux psychiatriques, à cause de pathologie mentale (plus ou moins convaincante) plaidée par les avocats. Meurtrier pénalement irresponsable, donc pas de procès, pas de coupable, pas de deuil envisageable pour les familles de victimes. D'où la nécessité de faire confiance aux experts-psychiatres dans l'étude au cas par cas des affaires. 

Et malgré l'atrocité des meurtres commis par les quatre parachutistes, la nécessité d'instruire l'affaire, de poursuivre ces hommes et de les condamner, afin de les écarter au moins quelques temps de la société.

Écrit par : Guillaume | 12/04/2009

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Merci Guillaume. Vous avez entièrement raison et mon propos rejoint le vôtre. En fait j'ai développé l'idée de la maladie de la haine, car je suis bien d'accord que si ces hommes avaient été déclarés malades, ils n'auraient pas été jugés. Ils sont néanmoins malades dans leur âme et leur comportement, rongés par un mal qui pousse à répondre à des pulsions profondes de violence, de barbarie et de haine. Notre système judiciaire est dualiste. Soit on est fou, soit on ne l'est pas. Un fou est jugé irresponsable alors que je pense que bien des fous reconnus comme tels devraient avoir un procès et entendre les faits. Les familles s'en trouveraient bien mieux et pourraient aussi faire leur deuil. Ainsi, on pourrait reconnaître sans ambiguité que nombre de criminels auraient besoin d'une sérieuse aide psychiatrique au sein de la prison... au lieu de les enfermer comme des bêtes sauvages sans aide ni prise en charge mentale. Je pense que nombre de criminels vont mal, très mal et qu'ils sont dans une détresse intérieure intenable.

Écrit par : Chloé Laroche | 12/04/2009

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Chronique de l'horreur, dans cette affaire, on atteint les sommets de l'innommable...
Alors, l'un des quatre assassins vient de sortir de priion et , probablement, recommencera à tuer et violer. Il a aujourd'hui 40 ans. Ecoeurant!!!
Ca donne la gerbe.

Écrit par : Mimo Laite | 18/08/2010

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Oui, effectivement, il y a de quoi s'inquiéter... mais c'est ainsi que sur notre route, on peut rencontrer des personnes qui ont purgé une peine et ont changé et d'autres qui n'auront pas changé et seront peut-être devenues pire qu'elles n'étaient. L'enfer est sur terre, où serait-il ailleurs ???!!

Écrit par : Chloé Laroche | 18/08/2010

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Bonjour a tous,

J'ai comme vous vu l'émisssion faites entrer l'accusé, mardi soir j'ai été très choqué et mal le lendemain car je n'arrêtais pas de pensé aux horreurs qui ont été commises, par ces 4 monstres de parachutistes, a l'époque des faits j'avais 18 ans et je n'ai pas trop fait attention aux médias qui annonçé cette terrible horreurs, cela m'a beaucoup touché car j'habite pas très loin de toulouse, ce qui est innacceptable c'est que l'on puisse relaché le meurtrier et barbare, lui se balade tranquillement, respire, mange, il vit quoi...., tranquillement, sérieusement a leur place je me serait suicidé, en fait je pense aux familles des victimes, les pauvres, ils sont obligés de vivre avec cela toute leur vies, par contre il y a aussi quelques chose qui m'a surprise, on n'a pas vu et entendu la famille de luiza.

Écrit par : nac | 20/08/2010

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Moi aussi j'ai vu l'emission mardi et j'ai mal dormi ensuite, car j'ai pensé comment la famille et eux meme seront détruit à jamais ....
ces quatres malades méritaient a mon gout la peine de mort !!!
je fais une grande pensée a eux, car cette emission m'a profondement choqué et que je viens de toulouse ...

Écrit par : Thomas ?????? | 20/08/2010

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Bonsoir,

Je suis profondément blessé et franchement écoeuré de cette injustice, de plus j'ai appris récemment qu'un d'eux étaient en semi -liberté, thierry jaouen et un autre qui est toujours incarcéré thierry el-borgi, a été fouillé dans sa cellule, car monsieur a en sa possession un ordinateur avec internet; il est passé en conseil de discipline et a pris 10 jours d'isolement , fil y a un journaliste qui sur son article sur internet plaint ce salopard, car il dit que cela été injuste de le mettre en isolement, et qu'il n'a pas pu accéder a internet etc... car ils n'avaient pas de preuve concréte qu'il pouvait communiqué sur internet, " Mais bien sûre" je vais le plaindre en plus, ceux que je plains cette les familles des victimes avec qui je suis de tout coeur, car perdre quelqu'un de proche est très difficile et surtout dans ces circonstances, qui eux ne s'en remettront jamais hélas, alors que la on nous raconte que cette imbécile de el-borgi ce fait un peu bouscouler en prison et que l'on devrait le plaindre, mais n 'importe-quoi le , le pauvre..chocho!!!!!.........!!!!!!!!!,,les gardiens ont bien fait ce n'est pas dix jours de cachot qu'ils auraient du lui mettrent, j'espère qu'il a subit l'humiliation en prison et ainsi que ces 3 autres camarades qui n'ont aucune personnalité, que je comparerais a des "moutons de panurges" et encore je suis sympath les moutons sont eux innofencifs, en france la justice est trop laxiste hélas, dans certains pays le problème ce serait passé autrement, soit le bagne ou la chaise électrique, pendaison, etc... et pourtant croyait moi, je ne suis pas pour la peine de mort, car des innocents ont payés de leur vie, moi personnellement ce n'est pas 15, 20, ou 30 ans que je leur mettrais c'est jusqu'a leur fin de leur vie, j'ai de la haine pour tout ces crimes qui restent impunis et impunissables, surtout quand cela touche a des personnes qui ne peuvent pas se défendre

Écrit par : nac | 20/08/2010

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Merci pour toutes vos réactions à propos de ces drames horribles. Ils ont tué froidement Marcel Douzet d'une balle en pleine figure. Marcel Douzet était une figure de la Résistance et était estimé de tous. Il était sur son vélo dans la campagne et il est tombé comme le Petit Prince a disparu dans le désert de la vie, d'un coup de feu, d'un coup de haine, d'un coup mortel et horrible d'absurdité et de monstruosité. Je pense comme vous très fort aux parents des victimes. Quelle horreur pour eux, quel enfer à vivre jusqu'à leur dernier souffle d'avoir en tête le calvaire vécu par chacune de ces filles, de ces femmes. Paix aux âmes de ces victimes et qu'elles aient le courage de rejoindre la Paix et la lumière des Anges. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 20/08/2010

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Bonjour chloé,

Je suis d'accord avec vous et j'espère qu'elle seront protégés par la lumière des anges.

Écrit par : nac | 21/08/2010

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Un esprit peut être "mauvais " sans être malade.

Écrit par : Purdey | 21/08/2010

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bonsoir,

Petit-fils de Marcel DOUZET, je tiens juste à vous présenter nos remerciements pour ceux qui envoient toujours de belles pensées pour les jeunes filles disparues et des pensées toutes aussi belles pour notre grand-pere.

le temps n'a pas tous les tamis qu'on voudrait bien lui preter.

Écrit par : docquin | 14/12/2010

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Bonjour,
Je suis la fille de Marcel Douzet, abattu froidement, dans l'exercice de son bénévolat de garde chasse, le 18 juillet 1989. J'ai témoigné, pour la mémoire de mon père, dans l'émission "faites entrer l'accusé".
Je pense effectivement que des personnes qui violent, torturent, mutilent et tuent relèvent de la psychiatrie. Le phénomène de groupe n'entraîne pas... il révèle des pulsions de meurtre et autres. Je pense cependant que sans Siauve et El Borgi, les deux meneurs, Feurstein et Jaouen ne seraient sans doute jamais devenus violeurs et assassins. Mais on ne sait jamais... Je suis par contre persuadée que El Borghi et Siauve ne sont pas réinsérables et qu'ils tuerons de nouveau s'ils sont remis un jour en liberté.
Merci pour les pensées que vous avez pour Isabelle (son papa est un ami) pour Nora et Luiza et pour mon papa bien aimé dont l'absence est éternelle.

pascale

Écrit par : rogemond douzet pascale | 08/01/2011

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Pascale Douzet,

Je suis très émue de lire votre lettre et je vous envoie toutes mes pensées dans cette épreuve terrible.

J'ai été si choquée par ce qui est arrivé à votre papa, à Isabelle, à Nora et Luiza.
Et je pense à toutes les familles, aux parents de chaque victime et à vous, très fort.

Pascale, je vous embrasse très fort et transmettez toutes mes pensées au papa d'Isabelle que vous connaissez.

Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 08/01/2011

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Je suis a 100 % d'accord que siauve et el borgi sont irrécupérables

Écrit par : nac | 24/01/2011

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D'où vous permettez vous de dire qu'ils sont irrécupérables?

savez vous ce qu'ils sont devenus ?
que rien ne justifie leur crime et que la douleur des famille des victimes soit une chose tout à fait compréhensible, que votre déversement de haine pour certains, votre irrespect des dispositions légales (la peine de prison est une sanction ET un moyen de réinsertion) est....étonnant.
Qui plus est le commentaire de "Nac" est avant tout un appel à la haine, une atteinte à la présomption d'innocence dans une affaire toujours pendante devant un tribunal...
merci de vous renseigner avant d'écrire des horreurs.
la peine de mort a été abolie dans toute l'europe et dans n'importe quelles circonstances, quoique vous désiriez. un homme incarcéré dispose de tous ses droits dont celui du respect de sa dignité.
la perpétuité avec 30 ans de sureté est une peine de mort sociale. c'est une torture reconnue par certains juges de la Cour européennes des droits de l'homme.

Écrit par : david | 16/02/2011

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David, je comprends votre réaction mais je vous trouve bien tiède. Je fais partie des personnes qui ont le feu bouillant et aussi révoltées devant les crimes tels que décrits dans mon article. C'est bien joli d'être tolérant envers les criminels et je l'ai été parfois, compréhensive dans certaines affaires, mais dans ce cas précis, je n'ai pas de tolérance. Je laisse les commentaires de Nac car cette personne a autant le droit que vous d'exprimer sa colère. La colère peut s'exprimer de diverses façons et je respecte la colère des amis et de la famille.
Si un jour, quelqu'un tuait mon fils.... après ce que j'ai vécu, j'ai réfléchis dernièrement que je ne donne pas cher de la peau de celui qui ferait un tel acte. Voilà tout. Cordialement, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 16/02/2011

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Bonsoir, j'étais jeune, mais je connaissais Isabelle Rabou. Je profite de ce commentaire pour apporter tout mon soutien aux familles et aux amis. Demain mercredi 2 mars au soir sur W9, à 20h40, est diffusé un "reportage" retraçant notamment l'histoire d'Isa.

Écrit par : FABY81 | 01/03/2011

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bonjour
je suis la soeur de Noria et je tenais à vous remercier pour l'hommage que vous rendez aux victimes des monstres de Francazal. Je ne peux pas voir les emissions qui rappele cette horrible affaire car il ne font qu'appronfondir la mauvaise plaie largement ouverte. Je tenais à préciser qu'en aucun moment nous avions eu un soutien de quelconque institutions. Les experts se sont pencher sur le passé difficile des diables, mais qui n'a pas connu une souffrance dans son enfance mais ce n'est pas pour autant qu'on devient assassin.
J"ai une profonde haine contre ce système qui permet à des diables de sortir de prison et refaire leur vie comme si rien n'était.
Ma soeur venait juste d'avoir 18 ans, elle était belle, studieuse, généreuse, naïve et plein de vie. Ce que les monstres lui ont fait subir je ne l'oublirais jamais, je ne leur souhaites pas la mort mais une souffrance tellement atroce que la mort deviendrait un soulagement pour eux.

Écrit par : linda boussedra | 02/03/2011

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Je suis très touchée de vous lire, Linda, et que vous, la soeur de Noria, m'ayez écrit ainsi. Je comprends votre douleur et votre colère. C'est horrible ce qui est arrivé à votre soeur et aux autres victimes. Je vous embrasse très fort et je vous remercie pour votre intervention, ainsi que Faby qui m'a écrit juste avant.
Gardez le courage et embrassez bien vos parents. Sincèrement, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 03/03/2011

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J'ai vu le reportage concernant l'affaire des paras de Francazal hier sur W9. Et j'en profite voyant que la soeur de Noria a posté un commentaire pour lui demander (si ce n'est pas trop déplacé, mais si ça l'est mon commentaire ne saurait être publié) pourquoi les policiers en charge de l'affaire n'ont pas identifié rapidement Noria et Lusia ?

En effet dans le reportage on nous indique qu'il a fallu quelques jours (ou semaines je ne m'en souviens plus) pour identifier les 2 victimes qui étaient dans la voiture et ce grâce à des bijoux retrouvés sur les lieux...
Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi il a fallu autant de temps pour identifié votre soeur Noria étant donné qu'elle était portée disparue depuis quelques temps je suppose.

Dans tous les cas si je me pose cette question c'est que je trouve que l'on ne s'est assez intéressé aux victimes dans ce reportage (voire même dans cette affaire), j'ai l'impression qu'elles ne sont que des "lapins", du bétail dans la mesure où on sait juste qu'elles ont été tuées sauvagement mais on a totalement fait abstraction de leur vie, de leur famille etc. On n'en a pratiquement pas parlé et j'aurai aimé connaître (par respect et en leur "hommage") ne serait-ce qu'un tout petit bout de leur vie car avant de n'être que "mortes" elles étaient bien vivantes et ce reportage m'a dérangé lorsque ont été diffusées des images d'archive de la scène du crime où on voit la voiture contenant ces deux corps dont on saura simplement que ce sont 2 femmes, le reste n'étant "pas important". 

Je trouve aberrant que l'on ait cherché à parler de la vie des meurtriers sans même nous parler de ces jeunes femmes, j'aurai aimé leur donné un visage, elles qui ne me sont parvenues que sous la forme d'un vulgaire tas de cendre.

Quoi qu'il en soit, même si je n'obtiens pas de réponse, je tenais à ce que vous sachiez vous la soeur de Noria ainsi que les proches des victimes que je pense à vous et à vos proches disparus, que je prends part à votre douleur (la plus horrible et la plus puissante qui existe).

Écrit par : Hippoclite | 03/03/2011

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Hippoclite, vos pensees vont droit au coeur, j'ai vu ce reportage qui m'a dégoutée, car on parlait de Noria et Luisa comme si elles n'avaient jamais exister, "des inconnues", ces deux gamines mordaient la vie à pleines dents, elles avaient une identité et une famille. Ce qui me revolte le plus c'est qu'elles auraient pu vivre si la BOMAP avait laissée les gendarmes enqueter à l'interieur de la caserne à la suite du meurtre de la malheureuse Isabelle, mais c'est l'armée et qui dit Armée "intouchable", je suis également vivement en colère contre l'avocat qui est intervenu "catala" car celui ci était notre avocat en aucun moment il n'a evoquer le nom de NORIA, en attendant il ne s'est pas empêcher de profiter de notre douleur et de se mettre dans la poche (50000Frs) soit 7500€. En plus de notre malheur, il a fallu faire face à des gens qui se servaient de cette horreur pour se faire de la publicité tel que "l'avocat catala". Les seuls soutiens qu'on ait eu étaient d'inconnus tels que vous tous. Ce reportage sur W9 a été diffusé sans que l'on soit informés à l'inverse de "faites entrer l'accusé" qui nous avait contacté, peut être que pour certains journalistes, nous sommes également inexistants. C'est vrai, Hippoclite, on ne s'est jamais interressé aux victimes ni à leur proches mais il y avait des psychiatres, des avocats commis d'office pour les assassins, aujourd'hui l'un des monstres a pu étudier, obtenir un doctorat, c'est normal, ils n'ont pas le souci quotidien du contribuable. 
Pour répondre à ton commentaire qui n'a rien de déplacé bien au contraire car il décrit trés bien le manque d'humanité qu'il y a eu autour de ce drame horrible.
Noria était partie dans l'aprés midi du mercredi 12 juillet avec la petite Luisa pour joindre une amie qui habitait Muret afin de partir toutes ensemble au bord de la mer. Pour nous Noria était partie en vacances avec ses copines, malheureusement, nous n'avions pas de telephone portable donc elle était difficilement joignable. De plus nous venions de demenager le dimanche 9 juillet, on avait pas encore installé ni la ligne telephonique, ni la tele, nous etions dans les cartons, de ce fait nous etions pas au courant de la diffusion des bijoux des gamines, pour nous NORIA et LUISA étaient en vacances chez leur amie. Lorsque la gendarmerie s'est presentée au domicile, personne ne voulait croire ce qu'ils venaient de nous apprendre, nous etions persuader qu'ils se trompaient de personne mais à la vue des bijoux, tout s'est effondré. Il n'y avait plus de doute. Et la suite vous la connaissait, par contre ce que j'aurais appris aupres de ces copines, c'est que ce jour là, Noria et Louisa n'ont pas trouvé l'amie avec qui elles devaient partir donc elles rentraient à la maison, il devait être environ 21h, il n'y avait plus de bus, elles ont tenté de joindre une cousine pour aller les chercher malheuresement elle ne se trouvait pas chez elle ce jour là, elles auraient fait du stop pour rentrer d'aprés les enquêteurs, ce que j'ai toujours eu du mal à croire car Noria était assez mefiante avec les etrangers.

Merci à vous tous de raviver la mémoire de 
NORIA, LUISA, ISABELLE et de MARCEL, qu'ils reposent en PAIX.

Écrit par : linda boussedra | 04/03/2011

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Comme d'habitude dans ce genre de reportage "graveleux" les assassins sont sous le feu des projecteurs et les victimes dans l'ombre, pas le moindre respect. Pour les images choquantes et les détails sordides les médias répondent toujours présents mais aucuns hommages, aucunes pensées pour les victimes et leurs familles. Lorsqu'ils ont annoncés qu'un des meurtriers avait obtenu un doctorat je n'ai pas pu m'empêcher de penser à l'avenir qu'aurait pu avoir Isabelle, Noria et Luisa, ça m'a profondément dégouté.
Merci Linda de nous éclairer sur l'histoire de Noria et Luisa car visiblement il ne faut pas compter sur les journalistes pour le faire, je partage également vos doutes, j'ai en effet été interloqué lorsqu'ils ont dit que Noria et Luisa étaient volontairement monté en voiture avec trois hommes.

Courage, sincérement, Emilie.

Écrit par : Emilie | 05/03/2011

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Je trouve irresponsables les gens qui excusent les délinquants de ce type. On pourrait même douter de l'objectivité de ceux qui décident de les relacher. Bien sur que ces para sont irrécupérables et il n'y a qu'à leur souhaiter toute la soufrance possible au monde. 
Il serait "drôle" (excusez le terme) de voir le changement d'avis des gens qui cautionnent la sortie de ces monstres s'ils avaient une fille qui connait le même sort. J'ai une fille de 12 ans ce qui me permet d'imaginer "l'effet". 
Je m'adresse aux familles. Je ne vous connais pas mais dieu sait ce que j'ai eu mal au ventre en regardant cette emission de ce 09 mars 2011 !
Dire que ces gens auront des enfants et un doctorat . 
Quelle honte !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : yannick | 10/03/2011

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Merci Linda de nous avoir parlé de votre soeur à qui on pense très fort, de Noria et de Luisa.

Je pense beaucoup aux familles des victimes de ces "monstres".
Mais je pense aussi que ces monstres payent ou ont payé pour certains.
Il faut espérer comme le croient certains.... que les personnes telles que celles qui ont commis ou participé à des crimes aussi horribles.... que ces personnes puissent s'amender, se défoncer pour se transformer, prendre une route différente, travailler sur eux pour changer le plomb et la merde en or, mettre assez de lumière dans le coeur qu'ils ne pourraient jamais reproduire de tels actes.

J'adresse toutes mes pensées d'amitié aux familles et ami(e)s des victimes.

Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 10/03/2011

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un drame parmis tant d'autres...

Écrit par : idomar ali | 20/05/2011

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Bonsoir,
Je suis revenue sur les commentaires faits à Chloé et j'ai lu la "rébellion" de David quant au fait que j'ai dit que Siauve et El Borgi n'étaient sans doute pas réinsérables. Ces hypothèses ont été émises par d'imminents psychiatres qui n'ont trouvé comme circonstances atténuantes à cette certitude que la jeunesse des assassins (à l'époque). De plus, nous avons, nous victimes, les moyens de savoir régulièrement où en sont les assassins et je vous apprends que Siauve a été interné (tout en étant incarcéré). Vous n'avez pas assisté au procès David et vu El Borgi sourire en parlant de mon père, en disant haut et fort qu'il ne regrettait rien pour lui. Vous ne savez rien de ce que fut notre vie après la mort de mon père. Vous ne savez pas que Mme Rabou est morte juste après l'émission "faites entrer l'accusé"... Morte de chagrin... morte de savoir ce que sa fille avait enduré. Quant à M. Rabou, qui est un ami, il est désormais sur un fil, comme un funanbule. Il ne sait même plus pourquoi il vit. Ce que nous avons vécu est un carnage. Je sais de quoi je parle. Ne parlez pas, David, de ce que vous ne connaissez pas. pascale douzet fille de Marcel douzet assassiné le 18 juillet 1989

Écrit par : pascale rogemond douzet | 06/06/2011

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Pascale DOUZET, quelle douleur vous vivez, c'est intolérable ce que ces hommes ont causé de souffrances et d'horreurs. Nous sommes de tout coeur avec vous. Croyez que je sais et que je comprends votre colère et votre chagrin. Recevez toutes mes pensées ainsi que Monsieur RABOU et je pense aussi à LINDA. Sincèrement, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 12/06/2011

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Bonjour linda, pascale et ainsi que tout le monde, j'ai été bouleversé par cette affaire et très sincèrement, je suis de tout coeur avec vous.

Écrit par : nac | 28/06/2011

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La prison n'est pas faite pour arranger ceux qui ne vont pas bien et il n'est pas surprenant que Philippe Siauve ait été interné après 20 ans de prison, mais pourquoi ne pas dire que Thierry El Borgi travaille depuis la prison, qu'il est apprécié de ses employeurs, qu'il a complètement changé, qu'il n'est plus du tout la même personne et qu'il a obtenu en prison, donc dans des conditions très difficiles, des diplômes universitaires de haut niveau.

Donc l'avis des psychiatres ne vaut pas forcément et tout homme est récupérable quoi qu'il ait fait, le considérer, c'est cela être humain.

Écrit par : Metternich | 04/07/2011

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Considérons-le mais pas ici... car en attendant, même si lui s'est reconstruit, d'autres sont au cimetière et leurs famille en pleurs et détruites.... alors que ce monsieur finisse sa vie en paix mais dans le silence ! Merci.
Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 05/07/2011

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Je ne sais pas s'il s'est reconstruit. Ce que je voulais dire c'est qu'il n'est pas le monstre qu'on voudrait décrire - et que c'est cela qui est terrible - c'est un homme qui sans doute me ressemble par certains côtés.
Bien sûr les choses sont irréparables, mais il faut considérer la vie dans toute sa complexité et son drame, sinon l'on en vient à oublier sa propre humanité.
Cet homme ne peut pas être en paix, cela n'a pas de sens de dire cela. On porte sur soi le poids de son passé, mais dire que ce que les hommes infligent aux autres est intolérable ne dit rien sur ce que doit être la justice. Et la justice ne peut pas être l'élimination, justement parce que les hommes changent avec le temps.
On ne peut pas se comporter comme ceux qui tuent, même envers ceux qui tuent. Et on ne peut pas faire non plus comme s'il n'existait pas et comme s'il n'avait aucune valeur, malheureusement sans doute.
Et c'est d'ailleurs ce qui explique certaines attitudes, s'il se confronte directement à ce dont il est responsable, il se suicide, donc il est obligé de passer par des phases de contournement ou d'évitement on va dire. Je ne pense pas que cela veuille dire qu'il n'est pas conscient ou qu'il ne souffre pas de ce qu'il a fait.

Écrit par : Metternich | 07/07/2011

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Bonjour, à tous "Mettenich" veuillez m' excusé de ma franchise, mais je ne vais pas pleuré sur le sort de ces assassins, qui eux savent pourquoi ils sont en prison , je compatie surtout a la douleur et la grande peine des familles des victimes.

Écrit par : nac | 12/07/2011

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Metternich, je comprends votre propos. Je pense que certaines personnes sont bonnes à l'intérieur et que ce sont parfois de mauvaises fréquentations ou des blessures antérieures graves qui les poussent au crime .... Mais en restant du côté des familles des victimes, comprenons aussi leur colère immense, leur désarroi et leur profonde tristesse. Merci pour votre commentaire. Et... Merci à Nac.

Chloé L.

Écrit par : Chloé Laroche | 13/07/2011

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Je reviens, une fois de plus sur les commentaires. Malgré mon chagrin éternel, il est évident que j'ai pensé mille fois à la réinsertion de ces hommes qui ont torturé, violé, mutilé, tué... Je n'ai pas l'esprit fermé et je crois à la rédemption. Si je savais qu'El Borgi n'est plus le El Borgi qui a tué mon père "pour le plaisir"... qui a confirmé 2 ans plus tard, lors du procès, le plaisir qu'il avait eu à le tuer et le manque total de remords de l'avoir fait... si j'étais sûre de cela... alors je serais en paix. Je n'ai pas envie de me venger de cet homme. Je ne suis pas un assassin et cela ne ramènerait ni mon père, ni les autres jeunes filles assassinées.

J'espère qu'El Borgi, Siauve, Feurstein et Jaouen ont fait un tel travail sur eux-mêmes qu'ils ne reconnaissent plus ces hommes de 20 ans qui ont commis le pire et qui étaient eux. Mais j'avoue qu'en ce qui concerne El Borgi et surtout Siauve... je ne suis sûre de rien. Et comme Chloé l'a dit... lorsque ces hommes sortiront l'important serait, outre le fait d'être irréprochables, d'être discrets à vie.Je précise que ces pensées sont les miennes et qu'elle ne reflètent pas celles de la plupart des membres de ma famille ou des familles des jeunes filles qui ont subi l'horreur. Le pardon est parfois impossible face à de tels meurtres. Il ne faut pas oublier que nous sommes tous morts quelque part aussi et que nos vies ont été brisée. Maintenant j'ai la foi et j'espère que Dieu pardonnera ce que les hommes ne peuvent pas pardonner. Pascale rogemond douzet

Écrit par : Pascale rogemond douzet | 13/07/2011

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Merci infiniment pour votre intervention, Pascale. Vous êtes dans notre coeur, dans mon coeur. C'est très touchant ce que vous nous écrivez. Recevez toutes mes pensées, à vous et votre papa. Que la paix lui soit donnée et la consolation pour vous et votre famille ainsi que pour toutes les familles des victimes. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 14/07/2011

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Bonjour

Je vous fait part de ces quelques lignes pour vous exprimer mon chagrin a propos de cette triste histoire, j'ai beaucoup étudier l'affaire des paras de francazal tous ce que je peux dire c'est que je regrette l'abolition de la peine de mort, car la douleur des meurtriers n'est que temporaire tandis que celles des familles est éternel... 
Je pense a Isabelle Rabou et a son pére Jean Louis, ayant aussi une petite fille je peux imaginer l'amour que cet homme avait pour sa fille, a coté de lui je me sens bien petit quant je vois le grand courage qu'a cet homme et aussi aux familles de Noria Luiza et Marcel Douzet.
Je n'est d'avis a emmettre concernant l'avis des psychiatres a propos des paras se francazal tous ce ke je peux dire c'est qu'ont es tous responsables de nos actes nos mains ne sont guidées par personne.
A propos, ayant consulté les archives de l'ina, je me suis apercu que Thierry El Borgi et Phillipe Siauve ont commis un cinquiéme meurtre a St Romain des Arbres dans le Gard, et je suis un peu étonné que personne n'en fais réference...
Paix au ames d'Isabelle Rabou de Noria de Louiza et de Marcel Douzet que ALLAH l'es guide vers la lumiére eternelle.

Ali Idomar.

Écrit par : Idomar Ali | 18/07/2011

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Bonsoir Ali,
Je pense que vous avez confondu Saint Romain de Jalionas et Saint Romain des Arbres, car à ma connaissance, Siauve et El Borgi n'ont pas commis d'autres meurtres que ceux d'Isabelle Rabou, de Noria, Luiza et celui de mon père - cela déjà étant absolument terrible. Alors si vous pouviez me parler de ce meurtre pour que je comprenne ce que vous avez consulté dans les archives dont vous parlez. Mais s'il y avait eu un autre meurtre, nous les familles, serions au courant je pense.
Merci Ali pour vos pensées spirituelles
pascale rogemond douzet

Écrit par : rogemond douzet pascale | 01/08/2011

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Bonsoir Pascale
En fait le nom de la commune c'est Saint Laurent des Arbres et c'est dans le Gard je suis tombé sur une vidéo de l'ina en tapant: les paras de francazal, sur google, dur le reportage le journaliste y raconte qu'un dénommé Aissa Badaine a été abattu non loin de chez lui dans le Gard pendant la cavale d'El Borgi en voulant rejoindre Phillipe Siauve dans l'Isére, l'itinéraire passe logiquement par le Gard, de plus des témoins ont affirmé que la victime a été abattu par une personne au crane rasé la description corespondrait a celle d'El Borgi... 
Voila je vous laisse découvrir cette vidéo puis vous me direz ce que vous en pensez. 
Crdialement.
Ali Idomar.

Écrit par : Ali Idomar | 25/08/2011

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Bonjour à tous.
J'ai moi aussi été horrifiée par cette sordide affaire mais qui ne le serait-pas ?
Je pense au calvaire des victimes et à la souffrance de leurs proches, j'ai ressenti une douleur similaire lors du viol collectif de ma soeur par une bande de voyous du même genre. Par chance, elle n'a pas été tuée, mais elle souffre encore beaucoup aujourd'hui, mes parents et moi aussi d'ailleurs car elle n'a jamais plus été la même, il y a quelquechose de cassé en elle...
Je m'interroge beaucoup sur l'état mental des coupables de ce genre d'horreurs et sur l'évolution psychique des protagonistes de l'affaire Francazal.
Pascale rogemond douzet, vous dites plus haut que vous avez les moyens d'être informée régulièrement du devenir des assassins : comment se fait-il que Siauve soit interné 20 ans après alors qu'il n'a pas été considéré comme fou par la Cour d'Assises ? Est-il devenu psychotique à cause de la prison ? Savez-vous ce qu'est devenu Feuerstein ?
A croire le commentaire de Metternich, El Borgi s'est métamorphosé, a fait des études etc...Pensez-vous qu'une transformation soir possible pour ce genre de personnages ?
Je suis impressionnée par votre sagesse sereine malgré votre chagrin, vous dites croire à la rédemption.
J'aimerais y croire aussi mais c'est tellement difficile...

Écrit par : Marie-Laure | 05/09/2011

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Bonsoir Marie-Laure,
je crois à la rédemption parce que j'ai la foi. Sans bigotterie aucune. C'est en moi comme j'ai un coeur. La foi aide beaucoup. Elle n'empêche pas le chagrin mais l'atténue souvent. Elle ne permet pas la haine mais l'ouverture d'esprit. Ce n'est pas toujours simple. Il y a des souvenirs, des dates qui font resurgir des colères. Il faut faire le dos rond, penser à ce qui est bon pour ne pas sombrer à cause de la laideur. Oui, chère Marie-Laure... ce n'est pas facile...
Nous savons "l'évolution" des assassins par des tas de ficelles : nous demandons des extraits de naissance avec dernière mentions marginales. Cela nous a permis d'apprendre que FEurstein s'est marié en prison. Nous avons aussi des amis qui ont fait partie de l'enquête et qui nous préviennent quand quelque chose bouge. Ainsi, nous avons appris il y a dix-huit mois que Jaouen a été libéré. Je pense que FEurstein le sera bientôt.
C'est par des tuyaux que je ne citerai pas que nous avons appris que Siauve avait été interné en prison, qu'il avait "pété les plombs". Je pense que comme assassin d'une fillette de 12 ans, de jeunes filles et d'une personne âgée... il a dû être pris à partie par les co-détenus. Il faut dire que Siauve était déjà quelqu'un de "dérangé" avant. Preuve est de ce qu'il a été capable de faire ! Et ainsi que je l'ai déjà écrit, les experts l'avaient déclaré "perturbé" et non réinsérable (le seul point positif étant sa jeunesse à l'époque)
Quant à l'assassin de mon père, Thierry El Borgi, il va passer son doctorat en informatique et nul doute qu'en 2019 une demande de remise en liberté sera faite, puisqu'il aura accompli ses 30 de peine incompressible. La suite appartient à la justice. Mais il ne faut pas être dupe : ils vont tous sortir de prison et nous le saurons.
Je prie pour que ces hommes soient vraiment réinsérables car si l'un d'eux venait à tuer de nouveau... ce serait une nouvelle tragédie : celle de la récidive.
J'ai bien du mal à y penser. Là, en vous écrivant, cela me fait monter les larmes aux yeux.
Il faut vraiment que nous nous aimions beaucoup, nous êtres humains si beaux et si vaillants... pour que nous soyons vainqueurs de ces êtres qui ont osé prendre des vies... comme cela... pour le plaisir...
J'ai écrit avec mes tripes... pardonnez-moi 
pascale rogemond douzet

Écrit par : pascale rogemond douzet | 01/11/2011

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bonsoir,
ali,kchme sou9 nogayounk.

Écrit par : aicha | 14/01/2012

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bonsoir,
ali,kchme sou9 nogayounk.

Écrit par : aicha | 14/01/2012

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Très intéressante cette conversation ! pour info, Jaouen est sorti de prison en 2009... il est marié et il a même son profil sur FB ! lorsque l'on voit ses écrits ou ceux de sa femme, on ne peut pas dire qu'il a appris grand-chose durant ses 21 années d'incarcération ! je rappelle que Jaouen a été condamné à une peine de prison à perpétuité assortie d'une mesure de sûreté de 15 ans... Feuerstein, lui, a été condamné à la même peine sauf pour la mesure de sûreté et même s'il va sortir bientôt, il aura passé près de 25 ans en prison alors que sa mesure était infèrieure à celle de Jaouen ! ce qui signifie aussi que les juges qui ont eu à statuer ont pris soin de regarder très attentivement ses perspectives de réinsertion... il ne faut pas oublier non-plus que ces types retourneront en prison au moindre faux pas... y compris s'ils se mettent à pisser sur le paillasson d'un voisin ! Siauve... il est en Maison Centrale à Arles... entre 2 internements psychiatriques... Olivier Maurel (ancien directeur de Maison Centrale) parle de Siauve dans son 1er bouquin même s'il a pris soin de ne pas nommer le personnage... Siauve voit des démons partout, a fait plusieurs tentatives de suicide et s'est copieusement tailladé le corps, y compris le visage lors de ses nombreux rites... il mesure 1,65 m et pèse 55 kilos... et ne ressemble à rien ! ce type est parfaitement inapte à reprendre une vie en société... en 2019 ou en 2030... il restera à vie en prison et par les temps qui courent, je doute fort qu'un magistrat aura le coeur à prononcer une libération conditionnelle ! El Borgi... il est au centre pénitentiaire de Bapaume, dans le Nord... il suit un doctorat d'informatique... pour un type qui était déclaré comme débile léger en rentrant en prison, il fait fort ! pratiquement le seul détenu en France qui dispose d'un CDI avec une société d'informatique en travaillnt dans sa cellule... il a eu quelques problèmes avec l'administration car celle-ci pensait qu'il avait installé internet dans sa cellule avec les moyens du bord alors qu'il réalisait des essais de logiciels de sa conception... c'est sûr que si les détenus commencent à avoir Bac + 10... cela va agacer des surveillants ! à mon avis, il sortira en 2019 ou 2020... cela écrit... on a déja vu des monstres qui passaient 20 ans de prison, sans emmerder le Monde, et reprendre des études qui se sont avérées brillantes ! ce qui n'a pas empêché la récidive... de toute façon, ces types sont facilement repérables... Jaouen a carrément mis son adresse sur FB ! quel con...

Écrit par : Maurice | 29/01/2013

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Merci pour ces renseignements, Maurice. Vous êtes très au courant. Mes pensées vont comme vous en ce jour -et chaque jour- vers les familles des victimes. Quand je relis les commentaires de la famille ci-dessus, je comprends tant votre colère, cette douleur, ces regrets devant des vies massacrées... et cette ignorance de la vie des victimes, mises dans l'ombre au procès des assassins, dont on connaît plus la vie et le visage que ces personnes assassinées. Puissent-elles trouver la paix et que leur famille trouve soutien et réconfort, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 30/01/2013

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Effectivement, je suis très au-courant ! d'ailleurs, les personnes qui ont été touchées par de tels drames sont forcément très au fait de ce qui arrive aux bourreaux de toutes sortes... il ne faut pas être grand clerc pour deviner, se renseigner et savoir exactement quels sont les sorts et les quotidiens de ces monstres ! je suis persuadé que certaines familles ont encore la rage Aujourd'hui... on dit souvent que si la justice a été inventée, c'est justement pour éviter la vengeance... facile à dire ! je suis toujours surpris de ces visiteuses de prison qui finissent par tomber amoureuses de types comme Jaouen ou Feuerstein... les vies de ces pauvres filles sont à tel point misérables qu'elles ressentent le besoin de se consoler avec des types qui ont commis le pire ? j'en connais une qui a joué avec le feu en tombant amoureuse d'un détenu du centre de détention de Melun... le détenu en question étant un pervers narcissique qui a écopé de 20 ans de prison ! résultat, depuis plusieurs mois, elle a été obligée de changer d'adresse et son quotidien actuel est fait de peur et de crainte... la femme de Jaouen (il s'est marié en 1998 avec elle), cela sent la pauvre fille qui n'a connu que des échecs sentimentaux et un parcours chaotique depuis des lustres... on a vu récemment une femme, médecin généraliste, visiteuse de prison, tomber amoureuse d'un type célèbre pour avoir perpétué un quadruple meurtre au milieu des années 90 ! elle a même fait le nécessaire pour que cette sous-merde puisse être libérée en conditionnelle en racontant à tout-va que son mari était innocent puisqu'il l'a dit ! pourtant, l'enquête a révélé qu'il était coupable, il est d'ailleurs passé aux aveux juste après cette boucherie... le type en question est tellement idiot qu'il n'a même pas été foutu de décrocher un diplôme de manutentionnaire à la Maison Centrale de Poissy en 17 ans de prison ! il paraît que Patrice Allègre reçoit régulièrement des demandes en mariage depuis son incarcération... la Maison Centrale de St-Maur a dû lever le pied car les courriers qui lui étaient destinés représentaient un poste à plein temps pour un surveillant commis d'office pour distribuer ces déclarations d'amour ! j'ai tout de même du mal à comprendre comment Jaouen, en liberté conditionnelle, puisse bénéficier d'un compte FB... El Borgi passe pour un détenu modèle, Mr dispose d'un doctorat d'informatique... c'est beau ! quelle réussite... en même temps, un type qui est condamné à la peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une mesure de sûreté de 30 ans... avec les griefs qui lui ont été faits... soit il sort de sa cellule et se met en difficulté avec les autres détenus qui n'apprécient que fort modérément des violeurs, assassins d'enfants et j'en passe et des pires ! soit, il reste dans sa cellule et se met à lire, à écrire, à apprendre, à reprendre des études... finalement... obtenir un doctorat après 25 ans derrière les barreaux, c'est à la portée de beaucoup... quand on a que ça à faire ! cela m'étonnerait fort que El Borgi ait beaucoup travaillé en atelier... Florence Rey, bien plus intelligente et cultivée que El Borgi, au bout de 15 ans, elle est sortie avec un BTS de la prison pour femmes de Rennes... alors qu'avant les faits, elle était une brillante étudiante pleine d'avenir... El Borgi, lui, avait juste un CAP de boucher, un parcours scolaire et familial très chaotique... en prison, au début de sa peine, il avait le QI d'un débile léger ! soit il a volontairement trompé les psys... soit le doctorat d'informatique est vraiment à la portée du 1er venu ! je suis toujours étonné qu'en France, la quasi-totalité des gens pensent que tout détenu est réinserable... c'est faux ! environ 2500 détenus ne le sont pas... c'est pour cela qu'une ancienne Ministre de la Justice souhaitait créer des sortes de prison qui ne disent pas leurs noms... juste parce-que de dangereux criminels peuvent un jour sortir de prison, juridiquement parlant... mais aussi juste parce-que les surveillants, les magistrats et les psys, qui ont en-charge ces psychopathes, pensent que le risque de récidive est vraiment trop important pour laisser errer ces criminels dans nos paisibles campagnes... campagnes qui deviennent d'ailleurs de moins en moins paisibles ! lorsque Patrice Evrard a profité d'une permission pour enlever un petit garçon, le séquestrer et le violer à de multiples reprises dans un garage... il est tout de même notable de constater que les surveillants de la Maison d'arrêt de Caen était bien seuls à savoir que ce pervers récidiverait !

Écrit par : Maurice | 04/02/2013

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Des Thierry J. sur FB il y en a plusieurs et lorsque l'on voit les photos des profils accessibles on se rend bien compte, malgré le temps qui passe qu'aucun ressemble à l'un des 4 paras incriminés.
Ces personnes purgent ou ont purgé leur peine, ils ont payé leur dette à la société, ils ont le droit à l'oubli je pense. C'est une histoire entre eux et leur conscience mais personne n'a droit de juger autrui. 
Maurice, pour votre gouverne ce n'est pas Patrice Evrard mais Francis Evrard pour quelqu'un de soit disant très au courant vous êtes très approximatif. 
Bref, je trouve que votre post est déplacé vis à vis des victimes et vous parlez vraiment sans savoir. Votre culture Détective/faites entrer l'accusé est pathétique et lamentable.

Écrit par : alfette | 05/02/2013

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Merci Alfette pour votre commentaire mais je défends Maurice car il a le droit de s'exprimer aussi et d'exprimer la colère et le doute sur des personnes qui peuvent ou non récidiver. Il y a assez d'affaires pour voir que la sortie de prison n'est pas un gage d'innocence totale. On a tous le droit de juger et surtout de porter un jugement sur des faits graves ayant donné la mort et détruit des familles. Les années de prison effectuées ne rendent pas leurs enfants aux familles dans le deuil.

Écrit par : Chloé Laroche | 05/02/2013

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Alfette... je ne regarde jamais les émissions style "Faîtes entrer l'accusé" ou autres ! je confirme bien que Thierry Jaoen, le vrai et l'unique, a bien son profil sur FB... il vit en Midi-Pyrénées, est assez baraqué, trop de sport en prison sans doute, il a les cheveux longs et c'est généralement sa femme qui se charge des écrits sur FB ! il suffit de chercher un peu... perso, j'ai trouvé très rapidement ! Personne n'a droit de juger autrui ??? ah bon !!! pourtant, cette bande des 4 a été jugée par une Cour d'Assises et par un jury populaire... le seul qui m'a fait de la peine, c'est Feuerstein ! il avait un cocard au niveau d'un oeil, probablement vite maquillé pour éviter que tout le Monde sache qu'il s'était fait sérieusement rabrouer par d'autres détenus... lui et Jaouen ont dû apprécier d'avoir été donné par les compères El Borgi et Siauve... ces Rambo de pacotille (puisqu'ils se prenaient comme tels) ont préféré s'en prendre à des femmes sans défense et à un garde-chasse âgé qui ne demandait rien à personne... ils ont même tiré sur des vaches ! pourtant, lors des interrogatoires, les Rambo se sont vite mis à table ! quel courage... pour moi, il n'y a pas de rédemption possible... ils vivent leurs vies... après, si l'un d'entre eux ou les 4 meurent de façon pas très naturelle, je ne vais tout de même pas pleurer... j'en connais même qui s'arrangeront pour aller pisser sur leurs tombes ! et en ce qui concerne la dette à la société... je doute fort que les 4 aient pu "rembourser" intégralement les parties civiles... ce terme n'est pas très approprié à la situation mais je n'invente rien, il est couramment employé par des magistrats qui statuent sur des dossiers de libération conditionnelle... en ce qui concerne Francis Evrard, c'est une faute de frappe, pas une erreur... ça arrive ! je lis régulièrement des dossiers de la Justice et de la Police, croyez-moi, je ne m'étonne pas après que des voyous voire des criminels sont libérés pour vice de procédure ou par la faute d'une faute d'orthographe écrite au dossier ! ça arrive même aux meilleurs et aux plus diplômés... perso, je n'ai pas de vengeance personnelle envers ces hommes, ni les autres qui sont en prison et pour longtemps... mais que l'on ne vienne pas me bassiner avec cette soi-disant rédemption ou prise de conscience !

Écrit par : Maurice | 07/02/2013

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j'avais vu l'affaire des 4 salopards de Francazal par le billet de l'émission "faites entrer l'accusé" j'en étais resté assez perplexe en entendant certains propos de journalistes comme d'habitude qui paraissaient complétements déformés par rapport à la dure réalité des choses dans cette affaire...
j'ai vu aussi le FB de jaouen, c'est vrai que ses 20 années en prison n'ont pas l'air de l'avoir "outillé"; j'trouve ça abbérant d'ailleurs qu'il mène une vie paisible, et Maurice: ne dis pas qu'il est baraqué le mec, quand j'vois les photos de Jaouen, j'vois un mec avec des cheveux long dégueulasses, des vieux tatouages pourris, et une tête d'alcoolique... ce mec et son environnement social me font plus penser à des personnes appartenant à une population issue du "quart monde"... et El borgi on s'en fout qu'il ait un doctorat en informatique, il mérite la prison à vie comme Siauve, c'est une personne dangereuse et ça le restera! j'serais à la place des victimes, réinsérer ou pas réinsérer j'attendrai patiemment leur sortie pour les "accueillir"... à bon entendeur

Écrit par : gillou | 31/03/2013

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Nous sommes tous d'accord sur le fait que cette horrible affaire méritait une punition lourde pour les coupables. Mais les précédents commentaires sont jonchés de ragots aveuglés par la haine.
Vous focalisez sur le profil facebook de Jaouen mais il y a une série d'homonymes et aucun ne correspond au Jaouen de cette affaire. Celui du profil que Gillou décrit comme « un mec avec des cheveux longs dégueulasses, des vieux tatouages pourris et une tête d'alcoolique » a les yeux bleus alors que le Jaouen de l'affaire a les yeux marrons et les oreilles décollées.
Il a quand même purgé 5 ans de plus que sa peine de sureté soit 20 ans, il a le droit de vivre une vie normale désormais, Alfette a raison !
Et si Feuerstein va bientôt être libéré, c'est pareil pour lui, il aura le droit à une chance de réinsertion, je ne comprends pas votre acharnement de les voir enfermés à vie, malgré l'horreur des faits, 20 ans, 25 ans ou 30 ans de prison ne sont pas négligeables. Même libres, ils seront marqués à vie par une si longue incarcération.
Le deuil des familles des victimes est à régler avec eux-mêmes et ce n'est pas dans le culte de la victimisation qu'ils parviendront à cicatriser leurs blessures et ceci, que les coupables soient morts ou vifs, incarcérés ou libres.
Les opinions de Maurice sont un éventail de clichés, je vois que vous êtes incollable en matière de ragots de wc de Cour d'Assises !
Vous évoquez l'affaire Leprince sans la nommer, en qualifiant l'accusé de « sous-merde » … mais pour qui vous prenez-vous ?!
L'enquête n'a jamais révélé qu'il était coupable, il a été condamné sur les témoignages de sa femme et de sa fille sans être étayés par des preuves matérielles... Renseignez-vous sur l'admirable contre-enquête de Nicolas Poincaré et Roland Agret.
On peut avouer n'importe quoi sous la pression d'une garde-vue, c'est le même genre de méthode qu'a subi Patrick Dils, accusé à tort d'un double meurtre d'enfants. Après 16 ans de prison et trois procès, il a enfin été acquitté et a pû reconstruire sa vie grâce au soutien de sa famille et de sa rage de vivre.
C'est à cause de gens comme vous Maurice, que ce genre d'erreur judiciaire arrive. 
Vous êtes méprisant du monde ouvrier en disant « ...il est tellement idiot qu'il n'a même pas été foutu de décrocher un diplôme de manutentionnaire... » 
Encore une fois, pour qui vous prenez-vous ?
Vous semblez rempli de rancoeur et de frustration, vous dénigrez de la même façon les grandes études informatique d'El Borgi. S'il a pû étudier et réussir un doctorat, c'est que la prison l'a structuré et l'a fait mûrir ! 
Et dire qu' « obtenir un doctorat après 25 ans derrière les barreaux, c'est à la portée de beaucoup... » je suis persuadé que non ! Beaucoup ne pourrait pas y arriver et même hors prison, en fait vous ne supportez pas que ses compétences intellectuelles soient supérieures aux vôtres !
Quant à Siauve, ses troubles mentaux n'ont rien d'étonnant, c'est même fréquent paraît-il dans le monde carcéral de développer ce genre de symptômes.
A ce sujet, un très bon film-documentaire est sorti sur le quotidien des femmes psychiatres au SMPR des Baumettes ( "Etre là" de Régis Sauder ).
Il est probable que les troubles mentaux de Siauve soient une réponse à la prise de conscience de ses actes, sans vouloir me prendre pour un psychiatre, l'expression qui pourrait le définir est « décompensation psychotique ».
En réalisant l'horreur de ses actes, il y a une sorte de fracture de la personnalité qui se produit ( comme les pièces détachées d'un puzzle ) et les symptômes (délire, hallucinations) sont les réactions de cette décompensation. 
Une tentative de suicide peut dans ce cas, être interprétée comme une échappatoire. Ce genre d'épisode délirant se soigne avec des médicaments et n'interdit pas la possibilité d'une réinsertion.
Arrêtez vos jugements radicaux en parlant de prison à vie pour Siauve et El Borgi, il faut plutôt étudier leur évolution depuis 20 ans et sur les années à venir pour se prononcer sur une potentielle dangerosité encore active.
De toute façon, même s'ils sortent un jour, ils seront encore longtemps surveillés, pour reprendre encore une phrase de Maurice ( pour cette fois je lui donne raison ) « ...il ne faut pas oublier non plus que ces types retourneront en prison au moindre faux pas... Y compris s'ils se mettent à pisser sur le paillasson d'un voisin ! ».

Écrit par : Marco | 09/04/2013

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marco, j'ai lu ton commentaire et je dois avouer que j'suis quand même assez d'accord avec tout ce que tu dis; cependant, je suis persuadé que le profil de Jaouen dont je parle est le bon: en effet, en fouillant dans son profil, on remarque qu'il est né en 1970 car sa femme annonce son anniversaire... il a le même style de coupe de cheveux que dans "faites entrer l'accusé" sauf avec 20 ans passées... et regarde son expression de visage, c'est la même... juste au niveau des oreilles que j'ai pas compris... et lis sa phrase de citation où il dit "qu'il ne faut pas faire de conneries et que ca lui fait perdre plusieurs années etc...", ça peut être que lui... 
mais dans cette histoire, je pense que s'il n'y avait pas eu Siauve, personne des autres n'aurait été en prison, même El borgi...

Écrit par : gillou | 10/04/2013

L'affaire Dany Leprince !!! tiens, parlons-en... perso, je n'ai jamais douté une seule seconde que Leprince ait été coupable, d'ailleurs, en garde à vue, il a dévoilé pas mal de détails sur les meurtres, détails qu'il ne pouvait pas inventer ! mais j'ai toujours douté que Leprince ait agi seul... à la Maison Centrale de Poissy, la plupart des détenus le surnommaient "Le Bénêt" voire "Le Simplet" sauf que les détenus de la MC de Poissy ne sont pas réputés pour être les autres nains ! à l'époque des faits, Leprince n'était tout de même pas un prix Nobel de philosophie... des rancoeurs familiales et des jalousies sont l'origine de ces meurtres, il est probable que sa femme l'ait accompagné voire manipuler pour le pousser à ces horreurs... Leprince est un faible, il n'est sorti de prison que parce-que sa nouvelle compagne a poussé pour qu'il sorte, le Bénêt est trop bête prendre la moindre déçision tout seul... il se fait manipuler par sa femme complètement hystérique qui le pousse à commettre l'irréparable et 17 ans plus tard, c'est une autre femme qui le sort de sa taule en clamant partout que son chéri est innocent ! ben voyons... Leprince est coupable, le seul problème, c'est qu'il n'était pas seul au moment des faits... il a eu tout le temps pour réfléchir en prison et donner un ou plusieurs noms... il ne l'a pas fait ! 

El Borgi... la prison l'a structuré !!! ah bon... 1ère nouvelle, je viens d'apprendre que la prison structure un détenu... pourtant, la quasi-totalité des détenus sortent de prison dans un pire état que lorsqu'ils y sont entrés, c'est de notoriété publique ! lorsqu'un type a été condamné à une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie de 30 ans de sûreté, il a 3 choix possibles :
- Le suicide car il sait qu'il ne tiendra pas toutes ces années...
- L'évasion car il n'a plus rien à perdre...
- Passer son temps de détention de la manière la plus intelligente possible...

Dans le cas de El Borgi, il a choisi les études ! c'est assez louable mais de toute façon, à partir du moment où ce Rambo de pacotille a su, dés les 1ers jours, qu'il lui serait impossible de franchir les murs d'une Centrale et qu'il n'avait pas les couilles de se suicider, il lui restait donc les études... et puis, étudier dans sa cellule, cela permet aussi d'échapper aux intentions malsaines des autres détenus qui n'ont jamais apprécié un type condamné pour avoir kidnappé, séquestré, violé, battu à mort et tué des jeunes femmes et une jeune fille notamment... et flinguer gratuitement, à bout portant, une personne âgée, ce n'est pas non-plus très bien vu en prison... y compris par des surveillants pénitentiaires ! alors, autant passer son temps en cellule, à bouquiner des manuels d'utilisations d'ordinateur et les décortiquer façon Meccano... ça occupe l'esprit !

En ce qui concerne Siauve... il est une épave destinée à errer entre quartier de MC et UMD ! il est ce qu'il a toujours été... il souhaitait tirer sur tout ce qui bouge dans des contrées dans lesquelles l'Armée l'aurait envoyé... finalement, il est resté à faire la plonge au Mess ! Mr n'a pas apprécié, il avait sûrement besoin de se défouler... cela a commencé par des vaches, ensuite, des tirs dans la rue comme ça pour s'amuser... il est clair que Siauve et sa bande ont dû avoir de sérieux problèmes avec la Communauté Maghrébine en prison puisque, à l'époque des faits, "ils voulaient tuer du bougnoule" ! dixit leurs propos... 

Quant à Dils, des ombres demeurent... certains magistrats ont même considéré qu'il avait peut-être été un "compagnon" de route de Francis Heaulme ! le pauvre type qui se fait épingler pour des meurtres, qui avoue tout et qui passe 15 ans de prison à dire "Ce n'est pas moi, je n'y étais pas !"... de toute façon, Heaulme est certainement coupable mais il ne dira jamais rien... sa soeur, qui vient lui rendre visite régulièrement au parloir de la MC de Ensisheim, lui a dit que si c'était lui le tueur, plus jamais elle ne viendrait le voir ! c'est beau la famille...

Écrit par : Maurice | 10/04/2013

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toute façon j'ai jamais compris comment ça se fait que personne ne les ait remis en place ces mecs là quand ils étaient à l'armée, quand jvois leur gueule et surtout leur physique mais moi jles aurais cassé en 2 un par un...

Écrit par : gillou | 10/04/2013

Bonsoir, je viens de lire tous les nouveaux commentaires concernant Siauve, El Borgi, Jaouen et Feurstein. Je suis la fille du garde chasse que El Borgi a assassiné.
Je crois que vous avez tous un bout de vérité. Je comprends que Marco soit dubitatif quant à la réinsertion d'un El Borgi docteur en informatique. Je le suis aussi. Parfois, je pense même que viendra le jour où ils sortiront et que n'ayant pas la possibilité de s'insérer dans la société, ils reviendront sur les lieux de leur crime pour tuer des personnes de notre famille ou des familles des autres victimes.
Si j'étais seule.. je m'en moquerais. Mais j'ai des enfants, des petits-enfants, de frères, des soeurs, des neveux et des nièces.
De vous lire, tous, ce soir, m'oppresse parce que vous avez un regard extérieur et que, peut-être,vous voyez des choses que je ne vois pas.
En tous cas, surtout Marco, je vous trouve sympa de vous intéresser à nous en vous intéressant à ces monstres.
Il faudrait tellement parler, réfléchir, partager pour... avancer !
Merci de vos mots, quels qu'ils soient.

pascale

Écrit par : pascale rogemond douzet | 11/04/2013

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Franchement, je doute fort que Siauve sorte un jour... El Borgi aura une possibilité de sortir puisqu'il a de brillantes études à son actif et il aura une cinquantaine d'années losqu'il pourra sortir... mais généralement, avec un casier judiciaire long comme mon bras, il est probable également qu'il continue 5 ou 6 ans de plus après sa période de sûreté... Feuerstein, lorsque l'on voit qu'il en est à sa 23ème année de détention alors que sa mesure de sûreté était de 13 ans, cela risque d'être compliqué la réinsertion ! les magistrats ont dû prendre beaucoup de précautions pour lui laisser entrevoir une sortie prochaine... quant à Jaouen, je persiste et je signe... il a son profil sur FB ! c'est sa femme qui écrit mais c'est bien de lui dont il s'agit ! à lire les commentaires sur son profil, apparemment, rien n'est simple dans sa vie... Dorénavant, il s'en prend à ceux qui tabassent leurs femmes, persécutent les animaux... il devrait envoyer son CV au nouveau Pape François pour prêcher le bien dans les églises ! il paraît que l'Eglise manque cruellement de bras... on a déja vu des types au parcours carcéral version longue peine, aller se réfugier dans la bonne parole du Christ !

Écrit par : Maurice | 13/04/2013

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Suite aux commentaires, je m'adresse en priorité à Pascale Rogemond Douzet. Je ne suis pas dubitatif sur la réinsertion d'El Borgi, au contraire il semble être le plus à même de retourner à la vie extérieure. Je ne sous-estime pas votre souffrance madame, vos inquiétudes à propos de la potentielle libération d'El Borgi sont compréhensibles mais qu'il revienne sur les lieux du crime pour tous vous tuer, je n'y crois pas une seule minute.
Pour comprendre une situation, il faut faire preuve d'empathie, afin de se mettre à la place des protagonistes pour comprendre leurs actes (ça ne veut pas dire les excuser mais décortiquer les mécanismes qui les ont poussé aux crimes).
Si l'assassin de votre père est libéré, non seulement il sera filé au train dans ses moindres faites et gestes, mais il sera tellement content d'être enfin libre (alors que tout le monde espère sa mort ou sa déchéance derrière les barreaux), qu'il veillera à rester discret et savourer sa vie d'homme libre.
Il y a des chances pour qu'il pense la même chose que vous, l'angoisse que des membres de votre famille l'attendent à la sortie pour le tuer ( avez-vous pensé qu'il peut lui aussi se voir comme une victime ?).
Même si la noirceur de la nature humaine m'a toujours laissé perplexe, je crois qu'il peut y avoir parfois une remise en cause du coupable, une prise de conscience de ses actes. Surtout après tant d'années enfermé ! Il a gâché les plus belles années de sa vie (20-50 ans ) ne pensez-vous pas que l'on puisse lui donner une chance de commencer enfin une vie ?
Pour répondre à Gillou, le profil du Thierry Jaouen de Facebook N'EST PAS celui du Jaouen de l'affaire, même si celui de facebook "fait taulard" et qu'il est né la même année. J'ai comparé avec la photo d'armée de Jaouen et les séquences du procès (l'émission Faites entrer l'accusé circule sur you tube) il n'y a pas de point commun dans le physique ( le Jaouen de l'affaire a les cheveux raides, les yeux marrons et les oreilles décollées alors que le Jaouen de facebook a les cheveux bouclés, les yeux bleus, et des oreilles normales).
Je partage ton avis quand tu dis que sans Siauve, ils ne seraient pas en prison. Ce qui ressort c'est que Siauve avait une emprise sur eux et il s'est installée une dynamique de violence entre eux, qui les a finalement tous dépassé.
Pour revenir aux propos de Maurice, il faudrait ouvrir un autre forum sur l'affaire Leprince car c'est un sujet trop complexe et c'est probablement parce qu'il est "benêt" et qu'il se défend mal qu'il a endossé le rôle du coupable pour payer à la place des autres.
Concernant la prison, je suis convaincu qu'elle peut avoir un effet structurant. Si El Borgi a pû étudié autant, c'est que la prison a rempli son rôle parental d'encadrement.
Pour Siauve, il faut voir comment il évolue, rien n'est encore joué, les troubles mentaux peuvent se résorber, il lui reste encore plusieurs années pour travailler sur lui-même avant que sa peine ne soit reconsidérée.
Vous dites aussi que "...la quasi-totalité des détenus sortent de prison dans un état pire que lorsqu'ils sont entrés..." c'est une caricature mais c'est peut-être le cas pour les petites peines de 5-10 ans ( mais surtout à cause du dehors, les fréquentations, les galères d'emploi, la spirale délinquante quand on est déjà ancré dans un réseau...) il y a quand même un soutien en prison : les activités scolaires, artistiques, sportives, les gens de religion qui les aident par la Foi (pas tous des fanatiques), l'accompagnement du SPIP... Même si ça paraît être une goutte d'eau dans l'océan, tout ceci oeuvre en faveur du détenu pour sa réinsertion. Il est clair que le détenu a un gros travail à faire sur lui-même, l'isolement dans leur cellule peut aussi servir à ça.
Il est surprenant que Feuerstein soit encore emprisonné alors qu'il a eu la moins lourde période de sûreté ( sans doute grâce au talent de Dupond-Moretti )c'est qu'il doit avoir un comportement inapproprié. Comme quoi, les magistrats ne relâchent pas aussi facilement les détenus...

Écrit par : Marco | 13/04/2013

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Marco, je reste sur ma position: le profil FB de jaouen est bien le bon, même Maurice le dit. J'ai regardé les images dans faites entrer l'accusé et on distingue pas bien les yeux de Jaouen donc je vois pas comment tu peux dire qu'ils sont bruns... 
El Borgi ne récidivera pas, c'est impossible, pourquoi se serait-il mis à faire des études sinon? le psychiatre n'avait pas décelé chez lui de personnalité de type psychopatique (mis à part Siauve qui s'en rapprocherait le +...) ça doit être le genre de mec qui a trop de fierté et qui décide d'un truc et qui le fait et qui ne revient pas sur ses décisions... le psychiatre l'a bien dit encore une fois: ils ne supportaient pas la moindre frustration. mais on ne peut pas le porter en victime et pour moi ça serait tout à fait légitime que les membres des famille des victimes veulent se venger contre lui à sa sortie... 
quand à Feuerstein c'est bien fait pour sa gueule qu'il soit encore en détention, le mec jsuis sur il pensait avoir moins dannées de prison que les autres en venant au procés en costard! pauv' type!

Écrit par : gillou | 14/04/2013

désolé pour les fautes, on est dimanche soir et j'suis fatigué. Ce reportage m'a beaucoup intrigué car on a vraiment l'impression qu'ils ont l'allure de jeunes normaux de l'époque, ils ont limite des tetes d'étudiants, comme quoi ne jamais se fier à l'apparence... et le pire c'est qu'il n'y a eu aucune justification de leur part, aucune raison... j'ai été impressionné par la diplomatie de Pascale Douzet dans le reportage...

Écrit par : gillou | 15/04/2013

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Cher Gillou, il n'y a pas que "faites entrer l'accusé" dans la vie il y a aussi les journaux ! Le Jaouen en question, on voit sa tête en gros plan dans le "nouveau détective" de l'époque, il a clairement les yeux marrons et pas le même visage que ton Jaouen de facebook. 
Par ailleurs, je ne vois pas en quoi Maurice détient la science infuse, il dit que c'est lui alors c'est vrai ? C'est ça ton argument ?
Je ne prétends pas qu'il est impossible qu'ils récidivent mais il y a de fortes chances pour que ce ne soit pas le cas... Mais il n'y a rien de légitime à ce que les familles fassent justice elles-mêmes ! Ils ont été condamnés si un jour ils sortent je ne vois pas ce qu'il y a à gagner de vouloir les descendre après autant d'années d'incarcération !
Oui, Pascale Rougemond Douzet a un regard lucide malgré le traumatisme, pareil pour les témoignages des autres proches des victimes.

Écrit par : Marco | 15/04/2013

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ben comme il était d'accord avec moi ben ça mconfortait encore plus dans ma position de persister à dire que c'est bien lui sur facebook... il est vrai que j'ai connu cette affaire grâce à faites entrer l'accusé... mais j'ai aussi lu un livre où ils en parlent dedans avec une photo de Siauve à la fin qui met un coup de pied dans l'appareil photo d'un journaliste, (plus débile que lui tu meurs...)
après oui Maurice peut dire nimporte quoi, la preuve en est qu'il a déjà dit assez de conneries sur l'affaire Leprince dans ses écrits un peu plus hauts...
l'affaires des paras nous montrent aussi que la police n'a aucun impact et aucune influence étant donné qu'elle n'avait même pas le droit de pénétrer dans la base pour enquêter ce qui a retarder l'enquête et forcément les 4 protagonistes dont surtout les 2 principaux ont continué dans leur équipée sauvage... la vérité est aussi ici: la société et les lois ne sont parfois pas faites de façon à faciliter les choses dans les situations les plus urgentes...
j'ai énormément de respect pour les proches des victimes d'avoir réussi à s'expliquer en télévision...
de plus le médecin du village de siauve a vraiment eu de la chance je pense car ils auraient été aussi capable de l'éliminer au vu de ce qui a été dit....

Écrit par : gillou | 16/04/2013

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J'ai laissé un long commentaire qui expliquait comment les meurtres s'étaient passés, générant ainsi nos ressentis et nos craintes... mais ce commentaire n'a pas été mis en ligne et je m'en étonne. Nos propos sur ce site seraient-ils filtrés ?
J'essaierai de vous parler de nouveau si j'ai une réponse quant à la suppression de mon précédent commentaire

Merci à vous de continuer à vous intéresser à nous...

Écrit par : pascale rogemond douzet | 23/04/2013

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Quand l'avez-vous mis, Pascale, votre commentaire ? Je n'ai rien enlevé et normalement, il n'y a que moi qui peut enlever certains commentaires, étant responsable des contenus et encourant des poursuites si je laissais des propos contraires à la loi. Mais ici, je n'ai rien enlevé. Plein de pensées à vous et aux familles des victimes, ainsi qu'à mes lecteurs. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 25/04/2013

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Bonsoir Chloé,

J'ai mis ce commentaire le 24 avril. Je répondais à Marco et Gillou. J'avoue que pour étayer certains sentiments, j'avais révélé certaines choses que seules les victimes connaissent. Comme c'était dur (je parlais de la façon dont Isabelle Rabou est morte.... vraiment. J'en parlais pour dire à Marco que le pardon est parfois impossible).
Mais, dites-moi, Chloé s'il est interdit de dire certaines choses sans doute fort choquantes.

Je suis contente de vous lire de nouveau

bien à vous

pascale rogemond douzet

Écrit par : pascale rogemond douzet | 27/04/2013

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mon adresse mail étant donné que je n'ai pas eu votre commentaire:gillou2003@hotmail.com

Écrit par : gillou | 30/04/2013

Pascale, je n'ai pas vu ce commentaire dont vous parlez. Peut-être qu'il n'a pas été enregistré comme il faut à cause d'un bug du site. Ou bien est-ce que ce que vous disiez a été retiré d'office, ce qui est très rare, voire exceptionnel sur 20minutes.fr. Merci de me renvoyer votre message à : tagora@laposte.net
Bien à vous avec tous mes souhaits de courage et de force, 

Chloé L.

Écrit par : Chloé Laroche | 27/04/2013

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Je prends connaissance des derniers commentaires, il y a de fortes chances pour qu'il y ait eu censure. Si des propos retirés d'office sur 20minutes.fr sont très rares Chloé, il était peut-être trop choquant de laisser des propos détaillant des actes barbares au vu de tous (surtout quand on sait qu'il s'agit de faits réels).
Je me doute bien qu'il est impossible pour les personnes concerncées par l'affaire d'arriver à pardonner, Pascale.... C'est pour cela que ces drames sont jugés par des personnes extérieures au cours des procès.
Si vous souhaitez me répondre en privé, puisque le commentaire censuré était destiné à Gillou et moi, je vous laisse mon email : marco6@outlook.com
Bien à vous,
Marco

Écrit par : Marco | 29/04/2013

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Le commentaire dont vous parlez, que Pascale aurait envoyé... n'a jamais été envoyé, puisque sinon, j'en aurais eu la trace dans mes mails. ________

Rien ne peut vous faire comprendre la douleur des familles et je prends la mesure en vous lisant de combien on est loin de connaître la blessure immense des familles des victimes. Un procès n'est rien face à la cruauté des actes. L'humain ne peut juger comme l'univers va le faire.

Écrit par : Chloé Laroche | 29/04/2013

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Bien que ce genre de deuil soit impossible à faire, un procès est quand même une réparation, même infime, un verdict aussi lourd permet de voir que la douleur des familles a été comprise, c'est déjà une justice de faite. 
Quant à l'univers ou une justice céleste il n'y a plus qu'à se convaincre qu'il y en a une !

Écrit par : Marco | 30/04/2013

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Bonsoir Marco,

Ce que je disais dans ce mail était la réalité et pouvait en effet être cruel. Je le redis pour justifier le fait que certaines personnes ne peuvent pas pardonner. Je disais donc que, si de mon côté, j'avais l'esprit et le coeur assez ouverts pour entrevoir "une rédemption", ce n'était pas le cas de ma famille ou de mon ami Louis Rabou. En effet, dans notre malheur, nous avons eu "la chance" (façon de parler) que mon papa meurt en quelques secondes sans savoir ce qui lui arrivait. Mais pour la fille de Louis Rabou... et plus tard pour Luisa et Nora... cela a été.. je n'ai même pas le mot pour décrire ce que cela a été. Louis Rabou ne peut pas pardonner parce qu'Isabelle a été séquestrée, violée, torturée, "saignée" comme a dit Siauve, transpercée à coup de parapluie puis on lui a roulé sur le corps... j'avance... je recommence... et cela pendant des heures...
Voilà l'horreur que je décrivais et les propos qui ont disparu. Il y en avait d'autres. Je ne les réitérerai pas ne sachant si ceux-ci vont passer.
Quand votre enfant a été martyrisé...on ne peut pas pardonner...c'est au-delà de la possibilité d'un papa ou d'une maman.
Personnellement, j'essaie de penser que le temps change chaque être et que tout le monde a droit à une autre chance. Mais... est-ce que tout le monde a droit a une autre chance ?
C'est si difficile ! Si difficile ! Il faut essayer d'être intelligent, lucide, cohérent... mais en quelques secondes, si nous avions les assassins devant nous... que ferions-nous ? Juste l'espace de visions horribles...

Je ne sais si ce mail va passer. On verra Marco. Merci de votre gentillesse. De votre intelligence.

pascale

Écrit par : pascale rogemond douzet | 05/05/2013

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Je comprends très bien qu'on ne puisse pas pardonner des faits aussi horribles... Merci Pascale d'avoir réécrit ces mots et je refais mon article, car il le faut, afin de ne pas oublier, jamais.

Écrit par : Chloé Laroche | 05/05/2013

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20/04/2013

Mon témoignage de taxi médicalisé et d'accompagnement de l'humanité souffrante. Offrande de son écoute et de ses propres croix.

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Cela ressemble à quoi une journée de taxi médicalisé ?

Les gens croient qu'on roule tranquillement toute la journée et que ce n'est pas fatiguant, ce métier, et même certains rabaissent cette profession en disant qu'on fait cela parce qu'on n'a rien dans le cerveau.

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Je roule donc, je suis sur la route toute la sainte journée, à observer de tous côtés ce qui se passe pour éviter accidents et sur-accidents.

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Il n'y a pas si longtemps, les secrétaires nous donnaient un papier afin que nous ayions les éléments de Sécurité sociale, date de naissance et Mutuelle du patient transporté, pour que nous puissions nous faire payer de notre côté. Aujourd'hui, certains hôpitaux refusent de nous donner ce papier, malgré que nous leur rendions service, en disant que : "les photocopies, ça coûte cher."

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Et puis nous ramenons aussi les personnes ayant fini leurs soins à leur domicile ou bien dans l'établissement où ils se trouvent hospitalisés. Nous déplions leur fauteuil roulant, remettons les roues, le siège et les aidons à se transférer du siège de la voiture à leur fauteuil.

Nous restons toujours souriants, polis, à l'écoute de l'humanité souffrante. Les humains souffrent, jour et nuit, et nous sommes présents pour adoucir la peine et être des passeurs de ces personnes que parfois personne n'écoute.

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Une montagne forte, comme le sont les montagnes qui m'entourent et qui m'aident à poursuivre mon métier quand c'est trop difficile, qui m'aident aussi à supporter le deuil lourd de mes parents décédés en juin dernier.

Mon père s'est suicidé contre un poids-lourd après la mort de ma mère, aussi quand toute la journée je croise des camions, je revois parfois des images, tout comme quand je croise des accidents sur mon chemin. Les larmes coulent comme une rivière et puis on continue et parfois un patient me dit : "Vous avez beaucoup de courage." taxi,taxi médical,sécurité sociale,mutuellensanté,maladie,handicap,handicapé,intouchable,force,montagne,chemin de croix,ambulance,ambulancier,chauffeur,route,sécurité routière,anticipation,code de la route,conduite,routier,professionnel route,profession,métier,mort,deuil,suicide,parents décédés,amour universel,offrande,courage,résilience,choix,vie,actualité,moulin-fournier,libération,ange,écoute,accompagnement,compassion,bouddha,voiture,médecin,hôpital,clinique

J'aurais pu me mettre à l'arrêt parfois pour trop de peine et désespoir intérieur, mais je ne l'ai jamais fait depuis près d'un an, malgré parfois la présence d'idées noires, car pour moi le fait de travailler et d'accompagner l'humanité souffrante me soutient, de par cette montagne qui me tient forte et solide.

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J'aime mon métier et je donne mon énergie de tout mon coeur. Et quand j'écoute la radio dans mon taxi et que j'apprends par les ondes comme hier la libération de la famille otage Moulin-Fournier, je suis si heureuse et mes larmes coulent, cette fois pour exprimer ma joie et le bonheur pour ces personnes et ces quatre enfants.

Chloé LAROCHEtaxi,taxi médical,sécurité sociale,mutuellensanté,maladie,handicap,handicapé,intouchable,force,montagne,chemin de croix,ambulance,ambulancier,chauffeur,route,sécurité routière,anticipation,code de la route,conduite,routier,professionnel route,profession,métier,mort,deuil,suicide,parents décédés,amour universel,offrande,courage,résilience,choix,vie,actualité,moulin-fournier,libération,ange,écoute,accompagnement,compassion,bouddha,voiture,médecin,hôpital,cliniquetaxi,taxi médical,sécurité sociale,mutuellensanté,maladie,handicap,handicapé,intouchable,force,montagne,chemin de croix,ambulance,ambulancier,chauffeur,route,sécurité routière,anticipation,code de la route,conduite,routier,professionnel route,profession,métier,mort,deuil,suicide,parents décédés,amour universel,offrande,courage,résilience,choix,vie,actualité,moulin-fournier,libération,ange,écoute,accompagnement,compassion,bouddha,voiture,médecin,hôpital,clinique


_____ Lire aussi mon article écrit sur mon métier, daté du 1er novembre 2012 : 


http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2012/11/01/mon-temoignage-sur-le-metier-de-taxi-medical-employe-par-une.html

 

 

05/12/2012

J'ai trouvé la flamme de cet oiseau qui s'envole, m'emportant vers l'espoir de tous ceux qui soignent leur feu comme un phare dans la nuit.

ca3kpw75.jpgLe feu d'un respect__________________z432iimh.jpg

 



J'ai trouvé un oiseau mort

je l'ai pris dans mes mains

et l'ai porté au pied d'un arbre

afin de lui donner dernière demeure

pour lui offrir humanité

 

J'ai trouvé un enfant vivantortehsru.jpg

derrière une porte gémissant

je lui ai donné mon sourire

et la confiance en la vie

je l'ai guidé vers son soleil

 

h049uvii.jpgJ'ai trouvé une femme malade

au fond de mon taxi

je l'ai écoutée jusqu'au bout

sur la route enneigée

elle a pris son envol dans la nuitfemme,espoir,résilience,chagrin,amour,respect,handicap,ange,aide,compassion,humanité,amitié,guérison,mort,oiseau,vie,sensualité,rêve,poète,poésie,avenir,présent,passé,fleur,nudité,offrande,phare,pardon,rose,violon,musique,silence,néant,taxi,maladie,regard,souffrance,sincérité,solitude

 

J'ai trouvé un homme handicapé

il a regardé mes yeux

comme lumière dans l'orage

il a trouvé une amitié en moi

telle une ange pour sa solitude

 

35yf4w2m.jpgJ'ai trouvé un homme qui m'a aimée

il est dans mon coeur

mais notre rose a souffert de néant

je reste seule sur le carreau

d'une vie à pic

 

Puis j'ai trouvé la flammephare de la vieille.jpg

de cet oiseau qui s'envole

m'emportant vers l'espoir

de tous ceux qui soignent leur feu

comme un phare dans la nuitk5979528.jpg

 

k1928665.jpgJ'ai trouvé l'instrument

qui fera de mon corps un violon

pour qu'un archet l'éveille

dans l'esprit d'un amour

au respect éternel.6v5jg0b4.gif

 

Chloé Laroche7yu5i304.gif

___________________________________________________________

Merci à Isabelle de m'avoir prêté les images dont j'ai illustré mon poème :

http://aujardindesroses.centerblog.net

 

Merci à Kriscounette pour la fée scintillante que j'ai choisie parmi les images de son blog :

http://kriscounette.centerblog.net


 

 

 

06/11/2012

Parfois on peut aider quelqu'un à un moment de sa vie, puis il part sans se retourner... Parfois on peut aimer aussi et... Quand deux ponts se rejoignent.

Quand deux ponts se rejoignent_______________passeur,lien,accompagnement,pont,aide,soutien,soulager,autrui,amour,amour inconditionnel,chagrin,peine,amour,séparation,tristesse,traces,infini,éternel,souvenir,absence,fin,partir,silence,blessure,communication,souffrance,



Parfois on peut aider

quelqu'un

à un moment de sa vie

puis il part 

sans se retourner

 

Parfois on peut aimer

une personne

très longtemps

puis elle part

sans se retourner

 

Alors il faut se dire

qu'il, qu'elle

était comme une étoile filante

 

passeur,lien,accompagnement,pont,aide,soutien,soulager,autrui,amour,amour inconditionnel,chagrin,peine,amour,séparation,tristesse,traces,infini,éternel,souvenir,absence,fin,partir,silence,blessure,communication,souffrance,Ils nous ont permis 

de faire un voeu

un geste d'amour

de tout donner

le don sans retour.

 

Ces personnes nous ont pris

comme un pont, pour un pont,

et ont laissé des empreintes

qui nous marqueront 

à jamais

 

Passage d'infini.


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qui nous aident à repriser le pont

lorsqu'il est cassé

rompu d'avoir trop donné 


Il y a ceux qui donnent

eux aussi

sans réserve.


passeur,lien,accompagnement,pont,aide,soutien,soulager,autrui,amour,amour inconditionnel,chagrin,peine,amour,séparation,tristesse,traces,infini,éternel,souvenir,absence,fin,partir,silence,blessure,communication,souffrance,Quand deux ponts se rejoignent...

beauté généreuse des âmes

humaines, simplement humaines.


Chloé Larochepasseur,lien,accompagnement,pont,aide,soutien,soulager,autrui,amour,amour inconditionnel,chagrin,peine,amour,séparation,tristesse,traces,infini,éternel,souvenir,absence,fin,partir,silence,blessure,communication,souffrance,

 

 

31/01/2010

Dans notre coeur, le centre de réinsertion Ozanam à Vaulnaveys-le-Bas, brocante hebdomadaire permanente près de Grenoble.

defaultKqDLcB.jpegBonsoir à tous et toutes,imagesa8aTC4.jpeg

Je souhaiterais vous parler ce soir du centre de réinsertion d'Ozanam et de sa brocante permanente se trouvant à Vaulnaveys-le-Bas dans l’Isère.

Ce centre s’apparente à l’esprit d’Emmaüs mais il offre un accompagnement supplémentaire aux personnes en détresse accueillies, grâce à l’aide d’éducateurs spécialisés qui apportent un projet de réinsertion à chacune de ces personnes.Copie de imm017_19A.jpg

imagesCQICit.jpegCe centre accueille depuis 1973 des personnes en détresse, en désintoxication ou dans une rupture sociale totale et propose une réinsertion par l’emploi dans le cadre d’une activité du réemploi. Mais Ozanam fonctionne comme brocante depuis déjà cinquante ans !

lop02146.jpgUn objet qu’on réemploit, c’est un objet récupéré et parfois réparé, embelli, amélioré... qu’on peut remettre en vente à un prix modique... pouvant satisfaire les revenus les plus modestes. C'est ce que propose Ozanam.

Dans le cadre de cette réinsertion par l’emploi, il y a à Ozanam des ateliers de récupération où les personnes aidées dans le centre viennent travailler, ainsi que des ateliers d’espaces verts, des activités de récupération de meubles et objets réutilisables et l’activité vente au magasin.BCP031-11.jpg

Un jour dans mon métier d’ambulancier, j’ai emmené un homme dans ce centre.resize_S84811_Tagora_P154911.jpg
J’ai écrit ce texte pour lui et pour Ozanam :

bxp26172.jpgEn revenant sur ma ville de départ après un voyage vers Mégève, le bureau m’a envoyée à l’Hôpital psychiatrique de Grenoble pour transporter un patient. 

Je suis donc allée le chercher dans un des multiples pavillons de cet Hôpital. Le monsieur en question rentrait chez lui après une hospitalisation. Il était assez jeune, les cheveux en bataille, avec une barbichette et une moustache à la cosaque.

L’infirmière a fermé la porte à clé derrière moi en attendant qu’il réunisse ses affaires. Un patient s’est approché de moi en me disant :
-C’est bien que vous l’emmeniez. Comme ça, il n’aura pas à prendre le bus.”

Mon patient est revenu avec son sac. Il était ému de partir. Un jeune qui était là lui a dit : “Tu t’en vas mais tu restes dans notre coeur, dans notre tête.”imagesTfWByE.jpeg

77661.jpgDans ma voiture ambulance, pendant le trajet, je le sentais perdu. Il pleurait doucement. J’ai alors engagé la conversation.

-Je suis russe,” m’a-t-il dit. “Je ne parle pas bien le français.”

Malgré tout, il a eu envie de me parler de lui. J’ai appris qu’il était dans la région depuis un an, recueilli dans un système ressemblant à celui d’Emmaüs : le centre d’Ozanam. Il semblait désemparé, avec beaucoup de soucis dans sa vie personnelle et peu d’argent de surcroît pour équilibrer sa liberté et revendiquer son indépendance.

imagesI8fk9h.jpegEn le déposant à la communauté, je lui ai souhaité bonne chance sur la route de la vie. Il m’a quittée avec un sourire triste, mais un sourire tout de même.INGHDYRM0033.jpg

_____________ Photo018.jpgJ’aime aller dans ce lieu et mon fils Yourdine adore y aller depuis l’âge de trois ans, comme s'il entrait à chaque fois dans la caverne d'Ali Baba. Il chine comme moi, trouve des livres, des cassettes vidéos, des jeux épuisés dans le commerce, de jolis pulls et de beaux verres décorés dans lesquels il aime boire.

imagesi7xICo.jpegimagesXntUo5.jpegMa fille adoptive Julia aime aussi cet endroit et regarde ce lieu avec des yeux curieux, de cette curiosité que possèdent les enfants venus d'ailleurs, avec cet émerveillement sur un seul objet trouvé et emporté avec soin au domicile, tel un livre dont le titre attire les rêves ou comme une peluche qui rend les nuits douces.

tb737113.jpgMoi, j’y ai trouvé de la vaisselle à partir de dix centimes d’euros, une machine à laver (à partir de 80 euros), des étendages, un caddy, des livres, des cassettes audio, des disques vinyls, une chaîne hifi, des meubles, un divan, deux lampes, des chaussures, des vêtements, des couvertures, des poupées de collection, des tableaux, un tapis et... un très bon accueil de la part des personnes réinsérées et de celles qui encadrent la vente au magasin.imageshwS5fy.jpegimagesgUjvDo.jpegimagesto7rkw.jpeg

imagespxyWPj.jpeg___________ J’aime faire découvrir ce lieu à des amis car plus il sera connu et plus des gens penseront à garder leurs objets pour venir les donner à Ozanam au lieu de les jeter. Et plus des gens viendront acheter à Ozanam pour redonner vie à des objets et des meubles qui ont une âme et du vécu.imageshTrYQp.jpeg

imagesscucBT.jpegLe magasin est ouvert au public les samedis et mercredis de 10 h à 18 h. Il se situe au n° 200 de l'avenue de Vaulnaveys à Vaulnaveys-le-Bas, entre Uriage et Vizille. Le mail du centre Ozanam est : imagesAhW4aA.jpegozanam.vaulnaveys@wanadoo.fr

Leur téléphone est le : 04 76 89 17 84

Chloé Laroche

__________________ P.-S. ajouté le 25 décembre 2010 :

J'ai promis à l'équipe d'Ozanam... (qui ont été contents de mon article pour eux)...
de donner les coordonnées de leur site.
Le voici : http://ozanam-grenoble.com. Heureux Noël à tous, aux responsables et à tous les bénévoles et résidents.
Chloé

imagesJyNf7D.jpegch0002.jpg

15/07/2008

Pour Cyrille, jeune ambulancier décédé durant le transport d'un patient violent. Mon témoignage d'ambulancière et de taxi, avec le récit de mon agression à Caluire.

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HOMMAGE À CYRILLE HAQUEVAUX, AMBULANCIER DÉCÉDÉ TRAGIQUEMENT

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Je pense à toi, Cyrille, à ton enfant qui va arriver, à tous les ambulanciers de France et du monde entier qui font leur métier avec coeur.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Je suis touchée par ton décès tragique, causé par un patient violent et atteint mentalement que tu devais accompagner, et je tenais à te rendre hommage sur mon blog... où je parle de notre métier régulièrement dans le chapitre : "Ne tirez pas sur l'ambulance" (cliquer sur ce titre à gauche dans les catégories).ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Cyrille Haquevaux, 24 ans, se trouvait à l'arrière de l'ambulance lorsque le patient transporté, atteint mentalement, s'est agité brutalement et a essayé de sauter de l'ambulance, entraînant dans sa chute le jeune ambulancier sur le bitume de la voix express. Cyrille ne se releva pas et fut emmené à l'hôpital de Saint-Brieuc. Il est maintenant décédé et son enfant va bientôt voir le jour, sans que Cyrille n'ait pu le voir, lui qui s'occupait de tous ses patients avec générosité et coeur.


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J'ai repris le travail et les faits se sont reproduits, avec des coups violents reçus dans le dos et à la nuque, malgré mes avertissements à l'employeur et aux parents, lesquels ne m'ont pas cru. "Leur fils ne pouvait pas avoir fait cela." La mère m'a accusée de n'avoir aucune autorité. Au final, je n'ai eu aucun mot réconfortant ni le semblant d'une compréhension... J'ai eu du mal à m'en remettre, et en plus, suite à tout cela, j'ai perdu mon travail. Heureusement, j'en ai retrouvé un depuis, et j'ai repris courageusement la voie que j'aime : le transport et l'accompagnement de personnes malades, âgées et handicapées.


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En juin 2004, je m'étais déjà fait agresser à Caluire, près de Lyon, par une bande de jeunes qui ont lancé des pétards sur mon taxi, alors que je transportais un client et que j'étais arrêtée dans un embouteillage. Je suis sortie du véhicule et un des jeunes (il avait environ 18-20 ans) m'a menacée verbalement, avec tant de haine dans les yeux que j'en resterai à vie troublée...

Troublée et interpellée par la haine d'un inconnu qui vous prend pour cible, sans aucune raison. Il m'a lancé un pétard en plein visage, pétard qui a explosé près de l'oeil gauche. Je suis restée choquée en attendant les pompiers, qui m'ont emmenée aux Urgences. Ils ont été formidables. Les policiers sont venus assez rapidement sur les lieux et m'ont révélé qu'ils n'arrivaient pas à mettre la main sur cette bande et qu'ils craignaient ces jeunes. Ils étaient d'ailleurs tous partis en courant de la petite place où ils sévissaient.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis


J'ai eu beaucoup de chance de ne pas perdre un oeil ou l'ouïe et de n'avoir aujourd'hui aucune séquelle. Il n'y a eu aucun témoin ayant apparu non plus, alors qu'il y avait du monde aux balcons, dans les commerces, dans les voitures alentour. Personne n'est intervenu, ni n'a réagi pour m'aider, à part le client que je transportais... qui a eu peur lui aussi. J'étais alors enceinte et je remercie le Ciel de m'avoir permis de garder mon fils, malgré le choc.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences

ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgencesCe sont des métiers à risque, comme chaque fois que j'ai transporté en VSL (véhicule où on est seul avec le patient assis) des malades sortis de l'Hôpital Psychiatrique, parfois sur de longues distances.


Je me souviens d'un jour où on nous avait confié un monsieur de l'Hôpital psychiatrique pour l'emmener en dialyse. Il s'est mis à mordre mon collègue à l'arrière et à se débattre dans tous les sens. Le cadre ambulancier avec qui j'étais ce jour-là me suppliait de faire aussi vite que possible, ce que j'ai fait, passant à travers les embouteillages par miracle et aussi grâce aux automobilistes qui s'écartaient pour me laisser passer. J'ai traversé toute l'entrée de Grenoble à toutes trombes pour arriver le plus vite possible au CHU.

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Un médecin avait tout de même fait remarquer à ma patronne, lorsque j'ai été frappée, qu'aucun filet ou grille de protection n'était installé dans le véhicule que je conduisais.

Je pense à toi Cyrille......... et à ta famille, à ton enfant orphelin d'un papa. Je pense à ton collègue traumatisé par ton décès et par ce drame terrible.

Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Nous faisons un beau métier mais quelles difficultés nous traversons et quelle méconnaissance de la société existe sur cette profession souvent rabaissée et délaissée ! C'est un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres, ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. 

Chloé Laroche

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RAJOUT : J'AI SU EN 2012 PAR LE COLLÈGUE DE CYRILLE (VOIR SON COMMENTAIRE) QUE SON FILS VA BIEN, QU'IL EST TRÈS BEAU ET QU'IL RESSEMBLE À SON PAPA.

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Photos : je remercie le site Photosearch et Bing images pour la plupart des photos de cet article. Le mandala de larmes vient du site : http://koah.over-blog.com/30-categorie-10168075.html

La photo de la personne tournée de dos devant le lac du Bois Français a été prise par moi.

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.... Vous pouvez lire ci-après des extraits du site des Ambulanciers, expliquant les circonstances du décès de Cyrille, jeune ambulancier et futur papa.



__________________ Hommage à notre collègue ambulancier  dans l'exercice de ses fonctions____________

(extrait du site des Ambulanciers .... http://ambulancier.over-blog.com)


Le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière.
Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express.
Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours.


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Extrait du reportage LCI :

PAS DE SANGLE.

Selon un employé de l'hôpital de Saint-Brieuc souhaitant rester anonyme, le jeune homme "très baraqué" venait de traverser une phase d'agitation, "de celle où ils veulent tout casser". D'après cette même source, le patient était allongé sur le brancard non sanglé. Au bout de 10 minutes de trajet, à hauteur de la commune de Plérin, "le patient réussit à ouvrir la porte du véhicule", raconte Bastien Diacono, le procureur adjoint du tribunal de Saint-Brieuc.

Dans des circonstances encore indéterminées, le malade entraîne dans sa fuite l'ambulancier. Les deux tombent sur le bitume. L'ambulancier ne se relèvera pas. Le patient, lui, passe la glissière de sécurité sur le terre-plein central. Le jeune homme est percuté par une voiture arrivant en sens inverse.

______________________________ Extrait du site : http://ambulancier.over-blog.fr _____________

Notre avis :

Un problème parmi tant d'autres, mais cette fois-ci un collègue y a laissé la vie, ce qui confirme ce que l'on a toujours dit : nous ne sommes pas de simples "transporteurs" mais des professionnels de santé formés et diplômés. Ce ne sont pas des colis que nous prenons en charge mais des personnes, malades de surcroît, avec leurs différents problèmes et pathologies. Je n'ai jamais vu un chauffeur routier se faire éjecter de son camion par un colis qu'il transportait.

Le deuxième Hic c'est la transmission d'informations entre le personnel soignant et les ambulanciers... quand on voit qu'il faut parfois se "battre" pour avoir un minimum de relève. Sachant que le malade est sous la responsabilité intégrale de l'ambulancier, une fois la grille de l'hôpital franchie, il est donc nécessaire d'obtenir certaines informations à caractère médical. RAPPEL : les ambulanciers sont tenus au secret médico-professionnel, donc apte au secret partagé. Un malade psychiatrique ayant une phase d'agitation même calme sera sanglé au minimum d'une ventrale par précaution, car on le sait ce genre de patient est totalement imprévisible. Si les informations citées plus haut avaient été transmises, cela aurait certainement engagé nos collègues à sangler le malade et l'on aurait pu ainsi éviter ce drame. Dommage qu'une fois de plus il faut attendre un mort pour amener une réflexion sur le sujet.

Nos pensées accompagnent sa famille.
Sincères Condoléances.

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Les faits:

SAINT-BRIEUC. - « C'est une histoire hors norme. Avec cette affluence sur la RN12, on a frôlé une catastrophe plus grande encore. » Le procureur adjoint, Bastien Diacono et les secouristes restent marqués par la scène qu'ils ont découverte, samedi, peu après 13 h, à la hauteur de Plérin (Côtes-d'Armor). « Deux corps allongés de chaque côté de la quatre voies, il nous a fallu un peu de temps pour comprendre. »

Quelques dizaines de minutes plus tôt, une ambulance de la toute jeune société Urge ambulances revenait du centre hospitalier de Saint-Brieuc pour véhiculer un patient vers l'hôpital psychiatrique de Bégard, à 50 km. Un homme âgé de 27 ans doit y être transféré à la demande de sa famille. Quelques heures auparavant, il a tenté de mettre fin à ses jours, en voulant sauter d'un pont.

Un témoin a tenté de le stopper.

Alors que le véhicule est en route, le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière. Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express. Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans, qui reste à terre. Le patient, lui, se relève et entreprend de traverser la route. « Un témoin l'a saisi par le bras pour l'arrêter dans son élan », raconte un automobiliste. Mais l'homme réussit à traverser le rail de sécurité et à se lancer dans le flot de circulation. Une voiture le heurte brutalement. L'intervention des secours ne permettra pas de le réanimer.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours. Son collègue, conducteur, a, lui aussi, été hospitalisé, extrêmement choqué.

Transport à risque :

Pour Bastien Diacono, le représentant du parquet, « cela pose la question de la condition de transport de l'individu atteint de pathologie psychologique ». Pourquoi le malade n'a-t-il pas été attaché ? Sa dose de tranquillisants était-elle suffisante ?

« Nous ne sommes que des exécutants, témoigne Yann Kerleau, président du syndicat départemental des ambulanciers. Le transport est prescrit par un médecin avec consignes particulières. » Mais l'évaluation n'est pas toujours aisée.

« Ce sont des transports à haut risque, estime-t-il. Il n'est pas rare que nous ayons des problèmes avec des malades agités. » Son équipe a déjà été confrontée à une tentative d'étranglement, une agression... «Quand c'est une hospitalisation contre la volonté de la personne, j'oblige mes collègues à attacher les chevilles et les poignets. C'est plus délicat quand la personne est sensée et volontaire.»


Sébastien GROSMAITRE.

Ouest-France____________________________
Vos réactions sur le Forum :



le 08/07/2008 à 12h07
Condoléances à la famille de cet ambulancier, et encore une fois un grand bravo et merci, à tous ces hommes et femmes, qui mettent leur vie en danger, pour en sauver d'autres.
Moi, Chez moi

le 07/07/2008 à 21h17
J'ai moi un fils policier qui doit souvent transporter ce genre d'individu à Sainte Anne et qui a été blessé personne n'en parle.
Mimi, Val de reui

le 07/07/2008 à 20h58
Bonjour je suis CCA depuis plus de 20 ans. Avant les médecins discutaient avec les ambulanciers ; maintenant un ordre de mission, une prescription médicale de transport (bon de transport) et les ambulanciers débrouillez vous scandaleux!!! où va t on ? les ambulanciers sont la derniére roue de la charrette ; savez vous que nous sommes des transporteurs qui bénéficient de la convention collective des transports routiers !? un camion de bananes, de viande ou une ambulance : la même convention ! scandaleux ! j'aime mon métier mais actuellement il est temps que les différents ministéres de tutelle se réveillent en tout cas toutes mes condoléances attristées pour ce collégue qui a laissé la vie pour un "fada"' ; à qui le tour ?
Ambulancier catalan, Perpignan

le 07/07/2008 à 18h53
Étant moi même ambulancier , je ne peux qu'être ému et énervé en lisant cet article , car cela fait des années que l'on crie au loup en disant qu'un tel drame se produirait et on nous riait au nez , car parfois ces transports ce font même en Véhicule Sanitaire Léger... ce qui veut dire qu'il n'y a qu'un ambulancier dans le véhicule et que ce serait-il passé si le véhicule était allé percuter un car d'enfants ? Il est temps de réglementer correctement ce genre de transport mais encore une fois il faut un drame pour que l'on se penche sur notre métier ; malheureusement il est trop tard pour notre collègue , condoléances à la famille et bon courage.
Marpin, Saint-calais

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Commentaires

Merci pour votre bel hommage à mon ancien coéquipier, stéphane de saint-brieuc.

Ecrit par : STEPHANE | 31.08.2008

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Nous sommes aussi ambulancières dans le Pas de Calais, nous déplorons ce drame et nous présentons à la famille nos plus sincères condoléances. ENCORE UNE FOIS CE DRAME AURAIT PU ETRE EVITE

Ecrit par : aicha - peggy | 17.09.2008

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Je suis passée en voiture juste après le drame les pompiers ambulance et un corps sur la 4 voies étaient là près de nous, nous allions sur st brieuc... Dès que je lis cette histoire je revois ces images, j'ai un petit bonhomme de 20 mois et je pense fort à la femme de l'ambulancier qui a maintenant un enfant, j'espère qu'elle est entourée même si cela ne remplacera pas le papa... et courage à son coéquipier qui était dans la voiture pour continuer son travail.

Ecrit par : mary | 05.01.2009

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Merci Mary pour votre commentaire et vos pensées pour cet ambulancier et sa famille ; merci à vous aussi, son co-équipier d'ambulance qui m'a écrit et à qui je pense fort. Nous soutenons très fort, ambulanciers de toute la France, sa compagne veuve et son enfant. Chloé

Ecrit par : L'auteur de ce blog | 05.01.2009

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TOUTES MES CONDOLEANCES A SA FAMILLE JE SUIS MOI MEME AMBULANCIER...................

Écrit par : Thieulent | 06/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Oui, nous pensons à sa famille et son enfant qui a quelques mois maintenant. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Un beau métier mais quelles difficultés et quelle méconnaissance de la société sur ce métier souvent !! Un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. Toutes mes pensées pour vous. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 07/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Je suis aussi ambulancier et voulais signaler que notre profession comporte des risques malheuseument non reconnus. Je viens de perdre un collegue la semaine derniere d'un infarctus, il n'avait que 48 ans. Le stress de cette profession ne l'a pas aidé c'est sur.
Nous exercons ce metier par passion mais cela devient de plus en plus dur physiquement ainsi que mentalement.
Toutes mes pensées vont a la famille de Cyrille et de Jef.
Pascal

Écrit par : Pascal | 09/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Cyrille, 

mon pote, mon collègue,

cela va bientôt faire 4 ans que tu nous as quitté.
beaucoup, tellement de choses on changé depuis ton départ, 
si tu savais comme tu me manques
je ne peux m'empêcher de repenser à ce jour dès que je passe sur ces lieux maudits.
je ne sais pas pourquoi j'écris sur ce blog je pense que c'est un moyen d'exorciser ses vieux démons, une sorte de bouteille à la mer qui au fond de moi espère que ces mots te parviendrons.
Je voulais que tu saches que malgré le chagrin, la rage... j'ai tout fait pour sauver ce que tu avais eu tant de mal à créer...
Je m'excuse de n'avoir réussi. 
j'ai eu l'occasion de croiser ton fils, il est magnifique, il te ressemble.
rien ne sera jamais plus comme avant, j'en ai d'ailleurs quitté le métier, trop dur...
Bref tu nous manques à tous beaucoup, on ne t'oubliera jamais.

Écrit par : lukaz | 26/04/2012

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Courage à vous Lukaz. Cyrille est parti si tôt. Ce métier est un beau métier mais si dur parfois et si peu aidé et protégé. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde et vous envoie mes meilleures pensées. Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 27/04/2012

 

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25/06/2008

Le silence est entré dans mon ambulance. Mon hommage aux ambulanciers. Hommage aux patients. Attente d'un traitement. Attente de l'ambulancier après l'attente chez le médecin ou à l'hôpital.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



LE SILENCE ET L'ATTENTE________________ambulancier,taxi,maladie,écoute,cancer,accompagnement,mère teresa



Le silence est entré dans la voiture que je conduis. Une Astra blanche avec la croix bleue des ambulanciers sur le capot.

Ma patiente est assise à côté de moi.

Quelques mots ont été échangés. Et puis le silence a gagné. Non pas lourd mais consenti, de part et d’autre. Lourd de sens, oui, car la maladie est là, présente. Le cancer mine ma patiente depuis des années. Sans rémission.

Elle m’a soudain reparlé.
Et puis le silence est revenu, comme la neige qui se dégage doucement devant nous, sur la route.

Je rencontre ce silence tous les jours, à travers les patients que je prends en charge. Silence de neige, silence de patience, silence d’attente...
L’attente d’arriver à destination, l’attente dans les embouteillages, l’attente dans les salles d’attente pour rencontrer le médecin, l’attente de l’ambulancier qui emmène et ramène, l’attente d’un avenir meilleur, l’attente d’une santé disparue, l’attente d’un traitement en salle de chimiothérapie...

Dans toute cette attente, les patients ont besoin de sérénité et de calme. Ils ont besoin que nous les transportions avec beaucoup de tact et de respect.

Chloé Laroche


________________ Mon hommage

aux ambulanciers du monde :ambulancier,taxi,maladie,écoute,cancer,accompagnement,mère teresa



Le métier d’ambulancier est une profession où les anges gardiens ne chôment jamais dans l’ensemble du monde entier.

Je lisais tout à l’heure le témoignage d’une femme : Marta Gray, dans “La couleur du silence” de Yves Eurieult (éditions Ramuel), qui a travaillé aux côtés de Mère Teresa à Calcutta en Inde.

Elle racontait l’horreur qu’elle a vécu là-bas, les corps vivants dévorés par les vers, les enfants de neuf mois qui avaient la taille d’un foetus à terme, les malades infectés que leur amenaient les ambulanciers pour qu’ils meurent dignement dans le centre de la Sainte femme.

Je pense aux ambulanciers de ce pays, à ceux de Palestine et d’Israël, à ceux d’Algérie et de la Tchétchénie...

Je pense aux quarante-quatre ambulances qui ont été réquisitionnées le soir où la boîte de nuit de Saint Laurent du Pont a été détruite par un incendie dramatique... Ces professionnels du transport médical sont allés chercher les corps des victimes, de tous ces jeunes isérois, morts dans la fête d’une dernière nuit.

Ils ont fait la navette pendant des heures entre le lieu du drame et le gymnase pour que les dépouilles soient dignement rendues à leur famille.

Le métier d’ambulancier ressemble à celui de passeur des âmes et des corps... Il est un accompagnateur dans le passage entre la vie et la mort, soit dans un sens soit dans l’autre.

La plupart du temps, il n’y a heureusement que la vie et l’espoir.

Mais dans bien des cas, de par le monde, l’ambulancier se bat pour donner à la Vie une chance : il se bat pour que la Mort n’arrive pas pendant le passage du transport... afin que le malade soit soigné à l’arrivée, sur le lieu béni où les médecins exercent.


Chloé Laroche

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Pour lire tous mes articles concernant le métier d'ambulancier

et de taxi médicalisé, consulter :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/


Le mandala de larmes vient du site : 

http://koah.over-blog.com/30-categorie-10168075.html

23/06/2008

Histoires ambulancières sur ceux que nous transportons. Leurs larmes et leurs mots. Leurs maux. Comment un homme en vient à vouloir se suicider.

(Extraits de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



“Pourquoi l’ai-je fait ?”____________
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-Maintenant, je comprends ceux qui le font.”
Le patient que je transporte vient de me confier qu’il avait tenté de se suicider il y a quelques mois, un jour où il était resté seul, avec une carabine pointée du sol vers sa carotide. Le coup est parti... Si fort qu’il a évité la mort. Il a éraflé la vie de cet homme et lui a laissé un bras handicapé.
-Pourquoi l’ai-je fait ? Je n’en sais rien aujourd’hui. Je ne comprends pas. Mais je comprends ceux à qui cela arrive. Je ne les comprenais pas avant. Maintenant oui.”

Il m’a remué, ce grand-père.
Comme cette dame dépressive que j’ai emmenée dans son foyer d’accueil. “Cela fait huit ans que je suis malade dépressive,” m’a-t-elle confié.
Cette dame, je m’en souvenais bien. J’étais allée la chercher deux semaines avant à l’Hôpital psychiatrique pour l’emmener dans un foyer, une famille d’accueil. Mais là, aujourd’hui, quel déchirement ! Elle était venue passer cinq jours à l’occasion de Noël avec sa mère âgée, dans la maison de retraite de cette dernière.

Je l’ai retrouvée dans le couloir, figée, avec son gros sac de voyage. “Tenez”, m’a-t-elle dit en me tendant son sac. “C’est vous ?! C’est drôle que ce soit encore vous ! Je suis bien contente.” Mais elle était si triste de dire au revoir à sa mère.
En arrivant à la voiture, elle me dit : “Je suis si angoissée, tellement angoissée.” Elle fuma une cigarette, les yeux en mille morceaux. Sa mère nous regardait, du haut de son balcon. Elles se dirent adieu de loin.

-Je n’ai pas envie de retourner là-bas,”’ me confia-t-elle.
-Prenez ce temps pour vous détendre, vous reposer à la campagne. Ces gens qui vous accueillent sont-ils gentils avec vous ?
-Oui, ils sont gentils, mais ils ne s’occupent pas de moi.”
Après cet échange, nous avons roulé pendant une heure... Une heure en chansons, chansons d’amour que nous avons partagées en écoutant une fréquence radio. Et puis, des confidences sont venues sur ses deux grands enfants. Confidences mêlées à une si grande tristesse. Sensibilité à fleur de vies.

Ce soir, en repensant à ces deux patients, j’ai pleuré... J’ai songé à ce qu’il nous reste de la vie lorsque nous n’avons plus rien, lorsque nous sommes au bout... à bout, lorsque seul le départ de la vie nous réjouit.
Je pense qu’il reste alors l’essentiel, c’est à dire l’amour qu’on a partagé, cette énergie universelle qui circule entre les âmes. Si nous gardons cet essentiel à l’esprit et que nous ne nous coupons pas de cette énergie ni de notre âme ni de notre chemin intérieur, nous devons pouvoir vivre jusqu’au moment ultime où la mort arrive... à son heure, sans avoir à la chercher.

Je repense à ce que mon collègue Cyril m’a dit : “Moi, le soir, j’essaye de ne plus penser à ma journée de travail. Je m’interdis de revenir dessus car sinon je ne le supporterais pas. Je ne sais pas comment tu fais pour arriver à écrire sur le métier et à repenser à tout cela. C’est trop dur.”

Je crois personnellement que faire l’autruche n’est pas une solution. Lorsque quelque chose me touche, je regarde en face cette chose... et je vis mes émotions.

Les ambulanciers rencontrent dans leur métier des situations et des réalités difficiles, à une cadence rapide, et personne ne les aide psychologiquement. C’est une lacune du métier et un oubli regrettable, à mon sens, car je pense que si la moitié des ambulanciers quittent leur poste au bout de deux ans, c’est qu’il y a usure et saturation psychique. Ensuite, “la moitié de ceux qui seront restés... partiront eux aussi dans les deux années suivantes”... comme le dit un cadre de mon entreprise.

Lorsque nous passons d’une urgence à l’autre sans souffler, lorsque nous devons prendre en charge un malade alors que nous sommes encore avec le précédent, lorsque nous transportons vers sa séance de dialyse un patient gravement atteint sur le plan mental et agressant physiquement durant tout le trajet le collègue ambulancier assis à côté de lui, lorsqu’un autre malade psychologiquement atteint essaye de détourner la voiture de sa trajectoire dans un moment de folie, lorsque nous découvrons un corps sans vie alors que nous pensons trouver un malade... Comment les ambulanciers peuvent-ils tenir nerveusement pendant des mois sans avoir la tentation de quitter ce métier... pourtant merveilleux ?

S’ils ne parlent jamais et n’évacuent pas tout cela, s’ils préfèrent enterrer ces expériences difficiles au plus profond d’eux sans jamais y repenser et surtout sans jamais exprimer ce qu’ils ont ressenti... comment pourront-ils poursuivre sans avoir un jour envie de changer de route ?

Si les entreprises ne prennent pas en compte cela en faisant rentrer par exemple un équipage qui vient de vivre quelque chose de très difficile, elles s’exposent à ne pas garder leurs employés fort longtemps.
Imaginez une jeune ambulancière d’une vingtaine d’années qui vient de débuter et qui voit un de ses premiers patients mourir... Imaginez qu’elle doive enchaîner ensuite son service...



Une grand-mère en deuil___________________




Aujourd’hui, j’ai emmené une patiente de quatre-vingts ans, très agréable et pleine de tonus. Elle m’a raconté tout le bonheur qu’elle avait eu d’être née dans le Sud de la France. Mais elle m’a confié aussi combien le soleil lui manquait, avec sa chaleur et sa lumière, en cette saison.

Et puis elle m’a parlé du soleil perdu qu’elle pleurait depuis neuf ans... son petit-fils décédé jour pour jour le 31 Décembre. Il avait alors un an et demi et souffrait depuis sa naissance de graves problèmes de santé.
Cette dame m’a tout raconté, du décès du petit garçon à l’Hôpital jusqu’aux mois de calvaire de sa fille en deuil.

Cela ressemblait tellement à ma propre histoire. Je ne lui ai rien dit car la résonance aurait été trop forte. Je pleurais en conduisant des larmes invisibles. Elle m’a montré la photo de son petit-fils et j’ai su qu’il était près d’elle, comme un petit ange.

Cette grand-mère, en ce jour anniversaire, n’a peut-être parlé de son chagrin et de son vide qu’avec moi... Il était important qu’une personne partage cela avec elle, en ce jour de plus grande souffrance. Il y a des jours précis qui reviennent en cycles et qui sont à jamais marqués d’une pierre noire... une pierre sombre qui alourdit le coeur et le remplit d’orage, de tristesse et de souvenirs jamais effacés.

Il était important aussi que cette dame partage cela avec une personne qui pouvait comprendre... comprendre et accepter que neuf ans après, la douleur est toujours vive... que neuf ans après, l’amour est toujours vivant.
Que neuf ans après, la photo d’Emmanuel nous tend toujours les bras.



Dialyse et espoir de greffe__________________


Je poursuis mes missions d’ambulance en V.S.L..
J’accompagne de nombreuses personnes en dialyse. Elles restent branchées durant une demi-journée trois fois par semaine à une énorme machine qui purifie intégralement leur sang, afin de pallier à des reins ne faisant plus leur travail. Certaines font des dizaines de kilomètres à chaque fois pour rejoindre leur centre de dialyse. Elles arrivent, se pèsent et se couchent pendant des heures sur un lit, pendant que leur sang passe dans les tuyaux. Ensuite, nous revenons les chercher pour les ramener chez elles.
Ce sont souvent des personnes âgées qui doivent gérer en plus beaucoup d’autres problèmes de santé. Mais aujourd’hui, j’ai transporté pour la dialyse un jeune d’une trentaine d’années. Il m’a dit qu’il venait de s’inscrire sur une liste d’attente pour avoir une greffe du rein mais qu’il ne voulait pas y penser chaque matin en se levant, car l’attente et la déception vont de pair.

Et puis j’ai ramené un vieux monsieur algérien chez lui.
Il y avait une pluie battante sur l’autoroute. La tempête faisait rage avec un grand vent.

Tout en conduisant, j’ai cherché la station “Radio Beur” pour lui faire une bonne surprise. Lorsque je l’ai enfin trouvée, il a été tout heureux.
Il m’a demandé si je comprenais l’arabe.

-Non”, lui ai-je répondu. “Mais j’aime écouter ces musiques. Je suis allée en Algérie à l’âge de dix-neuf ans, à Blida, Oran, Alger...”. Il m’a répondu très surpris que l’Algérie était son pays et puis il a traduit les paroles de la chanson que nous écoutions.
-C’est un homme qui est triste car sa femme lui manque.”

En me quittant, il m’a serré les mains chaleureusement.
Il était très ému.



L’angoisse de la chambre stérile________________

La journée a été très longue car j’ai commencé à 7 heures 45 et j’ai terminé à 19 heures avec une coupure d’une demi-heure.

Le dernier patient que j’ai emmené ce soir doit être bientôt greffé de la moelle. Je l’avais déjà transporté avec sa compagne et nous avions parlé ensemble.

Ce soir, cet homme m’a parlé de sa traversée du désert depuis sept ans, de sa leucémie et de son espoir de greffe réussie.
-Soit ça marche soit j’y passe,” me confie-t-il.

Bientôt, il allait devoir entrer en chambre stérile pour n’en plus sortir pendant six semaines. Il aurait droit à une seule visite par jour, une personne devant être protégée sous un scaphandre.

Il allait pouvoir aussi croiser des regards amis derrière une baie vitrée.

-Tout ce que je vais emmener avec moi doit être désinfecté avant : les livres, les compacts disques, etc.”

Il m’a confié ses angoisses, sa peur de mourir, ce magnifique challenge du combat pour la vie.

Je l’ai écouté tout en conduisant.
Puis je lui ai promis d’aller le voir pendant son séjour à l’Hôpital. Cela lui a fait plaisir.

Je crois en la force de l’amitié et en ce sourire qu’elle donne à la vie.




“Tu restes dans notre coeur”_______________


Aujourd’hui, j’ai parcouru trois cents quatre-vingt kilomètres avec une amplitude de onze heures moins l’heure de pause, c’est à dire dix heures effectives.
Je me suis occupée de six patients dont un agriculteur que j’ai ramené chez lui, près de Megève en Savoie.

En revenant sur ma ville de départ, le bureau m’a envoyée à l’Hôpital psychiatrique pour transporter un patient.
Je suis donc allée le chercher dans un des multiples pavillons de cet Hôpital. Le monsieur en question rentrait chez lui après une hospitalisation. Il était assez jeune, les cheveux en bataille, avec une barbichette et une moustache à la cosaque.

L’infirmière a fermé la porte à clé derrière moi en attendant qu’il réunisse ses affaires. Un patient s’est approché de moi en me disant :
-C’est bien que vous l’emmeniez. Comme ça, il n’aura pas à prendre le bus.”

Mon patient est revenu avec son sac. Il était ému de partir. Un jeune qui était là lui a dit : “Tu t’en vas mais tu restes dans notre coeur, dans notre tête.”

Dans ma voiture ambulance, pendant le trajet, je le sentais perdu. Il pleurait doucement. J’ai alors engagé la conversation.
-Je suis russe,” m’a-t-il dit. “Je ne parle pas bien le français.”

Malgré tout, il a eu envie de me parler de lui. J’ai appris qu’il était dans la région depuis un an, recueilli dans une communauté ressemblant à celle d’Emmaus. Il semblait désemparé, avec beaucoup de soucis dans sa vie personnelle et peu d’argent de surcroît pour équilibrer sa liberté et revendiquer son indépendance.

En le déposant à la communauté, je lui ai souhaité bonne chance sur la route de sa vie. Il m’a quittée avec un sourire triste, mais un sourire tout de même.



Hospitalisation d’office et révolte_________________



Cette semaine, nous avons été réquisitionnés par la Préfecture pour participer à trois H.O. Ce sigle signifie “hospitalisation d’office”, c’est-à-dire une mesure prise par les autorités -préfets et maires- pour interner une personne à l’Hôpital psychiatrique, souvent contre son gré, dans le but de la protéger d’elle-même et de protéger aussi l’ordre public ainsi que les proches de cet individu.

Lorsque nous sommes appelés pour une H.O., nous allons chercher deux infirmiers à l’Hôpital psychiatrique puis nous allons ensuite à l’Hôtel de Police chercher l’équipe de policiers qui nous accompagnera, pour la sécurité globale de ce groupe éphémère.
Parfois, l’intervention peut s’avérer musclée car l’intéressé peut être armé ou se montrer agressif envers les personnes présentes pour son hospitalisation. Les H.O. concernent des individus qui troublent l’ordre public par un comportement d’agressivité envers autrui, de bizarrerie dérangeante, comme par exemple un cas de nudité totale dans la rue, ou qui sont dangereux pour eux-mêmes ou bien encore très délirants.

Depuis que je suis ambulancière, j’ai assisté à cinq hospitalisations d’office. La première fois, je venais de commencer le métier. Personne ne m’avait prévenue que j’aurais à faire des H.O. Je pensais même que cela n’existait plus ainsi. Il est vrai que participer à l’internement d’un être humain par force et contrainte n’est pas chose agréable, pour ma part en tout cas.

Si l’individu à emmener n’ouvre pas sa porte, le serrurier est appelé pour ouvrir la serrure. Et puis si l’homme ou la femme ne se soumet toujours pas et ne vient pas librement, après la discussion que les infirmiers lui proposent gentiment, on doit s’emparer de sa personne et l’attacher avec des liens fermés à clé s’il devient agressif. C’est ce qui s’est produit aujourd’hui.

Nous sommes arrivés à huit au domicile d’une personne, dans une petite ville de province... “Un individu troublant l’ordre public”. L’homme était assis, prostré et la tête entièrement recouverte d’un vêtement. D’après l’équipe présente, ce n’était pas la première fois qu’il faisait l’objet d’une H.O. J’ai aperçu des images religieuses sur sa table et des écrits mystiques. Cet homme a refusé de découvrir sa tête et a crié qu’il était chez lui et que nous n’avions pas le droit de faire ainsi irruption dans son logis et de l’emmener contre son gré. Les infirmiers ont tenté de le raisonner en lui parlant, lui expliquant qu’il avait besoin d’être soigné, qu’il faisait l’objet d’une hospitalisation d’office et que c’était pour son bien.

Devant son refus de coopérer, les infirmiers lui ont découvert la tête de force. Il s’est alors rebiffé et a tenté de saisir un couteau. Là, il a été plaqué à terre et attaché par les infirmiers, par les gendarmes et par mon collègue. L’homme hurlait et se débattait. L’infirmière a fermé à clé les liens. Puis ils l’ont levé. Il a marché vers la sortie, les pieds entravés. Enfin, il a été installé à l’arrière de l’ambulance et attaché de nouveau aux deux bras du brancard. Il suppliait les personnes présentes de le laisser libre dans l’ambulance, demandant à être assis sans être entravé. Pour la sécurité, les infirmiers ont jugé nécessaires de l’allonger, lié sur le brancard. Puis les gendarmes sont partis et nous avons roulé jusqu’à l’Hôpital psychiatrique avec les infirmiers qui sont restés à l’arrière du véhicule avec le patient.

Christophe m’avait glissé ces mots pendant l’intervention : “Je suis désolé pour tout cela.”
Sur le trajet du retour, il remarqua soudain que cette intervention m’avait vraiment secouée. Il me poussa à en parler.
-J’ai honte de participer à cela, Christophe.
-C’est pour le bien de cet homme. Il va maintenant être soigné.
-Oui, mais c’est la façon de procéder que je déplore. Je n’ai jamais supporté qu’on attache les gens...
-Et les criminels alors ? Les vrais et ceux présumés coupables que la justice menotte systématiquement dès leur arrestation parce qu’ils sont probablement dangereux ?
-Ce n’est pas pareil... Moi, je parle des malades. J’ai vu ma grand-mère attachée de force et contre son gré sur son lit d’hôpital parce qu’elle arrachait sa sonde alimentaire. Elle est morte attachée, quelques jours plus tard. Où est la dignité qu’on doit à chaque être humain, dans le pays des Droits de l’Homme, qui prône Liberté, Égalité, Fraternité ? Un jour, dans un camp d’handicapés mentaux dans lequel je travaillais comme animatrice et aide soignante, mes collègues ont pris d’office les sangles de mon étui de violon pour attacher une jeune fille qui était très agitée....
-Il y a des gens qu’on est obligés d’attacher pour la sécurité des autres. Comme il y a des gens qu’on est obligés d’enfermer pour la sécurité de la population et de leur entourage.
-Mais chaque année, on reconnaît un certain nombre d’internements abusifs...
-Ces personnes ont des recours judiciaires et peuvent porter plainte pour cela, si c’est le cas. En attendant, nous devons faire notre travail... Nous sommes réquisitionnés pour accomplir cela par les autorités et nous ne pouvons pas discuter...
-Ne pourrait-on pas employer une autre méthode, plus douce et respectueuse pour la dignité du patient !? Par exemple, pendant l’H.O., un médecin pourrait être présent et faire une piqûre calmante au lieu d’en arriver à la violence de l’entrave... par déférence pour un malade qu’on veut aider mais qu’on agresse en définitive.”

Après ce que m’a dit Christophe, j’ai pensé à tous les gens qui devraient être soignés et qui gardent leur liberté malgré tout. Je parle des pédophiles, des faux gourous, des manipulateurs d’autrui en tous genres. Tous ceux aussi qui troublent l’ordre public sans se dévoiler mais qui ont suffisamment d’appuis pour ne pas être inquiétés.


Je pense aussi à cet homme qui voulait faire sauter son immeuble, avec sa famille et tous les voisins. Il nous a suivi tranquillement, dans le cadre de son hospitalisation d’office. Ma conscience est restée sereine ce jour-là. Car peut-être avons-nous pu éviter un drame...

Dans ce métier, nous devons rester humble. L’humilité est de rester à sa place en sachant que nous ne maîtrisons pas tous les paramètres des missions qui nous sont confiées...

Nous devons accomplir notre tâche, tel un ange gardien qui se tient là près de vous et qui vous voit souffrir sans pouvoir vraiment intervenir, parce que ce n’est pas le moment. Il vous soutient par la pensée, par la prière discrète, par un accompagnement invisible et discret. C’est la seule aide qu’il peut apporter sans que vous le sachiez vous-même.



Larmes partagées______________


Une dame âgée se tient couchée sur le brancard, près de moi. Elle me fixe du regard. Des larmes coulent sans paroles. Je lui souris doucement. Elle me sourit aussi.

Je regarde vers l’avant, vers la lumière sur la route, devant l’ambulance.

Je pense à mon grand-père d’adoption qui vient de mourir, Albert. Je suis allée voir son corps pendant ma pause, tout à l’heure, au funérarium. C’était l’ami de ma grand-mère paternelle.
Il a compté pour moi depuis ma naissance autant qu’un grand-père de sang.

La dame continue de pleurer.
Moi aussi dans mon coeur...

En allant chercher cette dame, Christophe et moi-même avons pu voir dans le couloir des Urgences une dizaine de brancards sur lesquels les malades attendaient patiemment.

Des infirmiers s’activaient auprès d’eux pour leur poser des perfusions ou pour les questionner sur leur état. Un homme criait dans une chambre.

Heureusement, la lumière est là, devant mes yeux. Et au fond de mon coeur, du courage et de la force.

La dame près de moi me fixe toujours. Elle est sereine maintenant.

 

Chloé LAROCHE

 
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