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16/11/2011

Je suis émue de la situation d'une maman congolaise privée de son existence. Mon propos sur l'identité, sur notre place dans la société, sur la légitimité reconnue ou non d'une adoption, d'un lien de coeur.

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J'avais déjà donné un lien dernièrement pour aider une maman congolaise à rentrer en France afin de retrouver ses enfants restés sur le territoire et de ramener deux de ses filles à Paris. Madame Vigoureux se trouve bloquée au Congo où elle s'était rendue afin de prouver son identité et de ramener un papier demandé par les autorités françaises.vigoureux,congo,afrique,identité,existence,adoption,exister,accueil,sans papiers,étranger,immigration,politique,frontiere,bénin,famille adoption,refus adoption,justice,tribunal,actualité,rapprochement familial,injustice,pétition,education sans frontieres,france,adolescence,colère

Il faut toujours prouver son identité alors que nous existons bel et bien, en tant qu'être humain. Pour ma part, combien de fois m'a-t-on demandé à la Caf notamment de prouver l'identité de mes filles adoptives, de prouver leur existence. La société nous a enregistré une fois mais d'années en années, combien de fois doit-on justifier de notre existence réelle et valable ?

Ma fille adoptive venue du Bénin fait les frais d'une situation scabreuse qui veut que son adoption ne soit pas reconnue en France. Issue d'une famille biologique dont le père est polygame et a abandonné tous ses enfants, les arrachant à leurs mères respectives, le dossier d'adoption subit les zones d'ombre de cette famille qui a menti au départ, se déclarant morts mais pourtant réellement bien vivants.

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Cependant, si une famille adoptive n'est pas légalement acceptée par la société et qu'on lui demande par ailleurs d'exister au niveau de l'autorité, comment peut-elle s'enraciner dans la légitimité de son existence, puisque régulièrement, il m'a été dit : "Vous n'êtes pas sa mère aux yeux de la loi."

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Je suis désolée de tout cela, meurtrie pour ma fille, mais ne pouvant plus rien faire désormais, à part saisir la Cour européenne des Droits de l'Homme, je prête ma plume à d'autres familles en difficulté et ici, en l'occurrence, je souhaite que vous vous penchiez sur le cas de cette maman : Madame Vigoureux, en signant la pétition donnée plus bas et en lisant l'article ci-dessous envoyé par Éducation sans Frontières.

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Merci pour votre lecture de mon blog, qui compte près de cinq cents lecteurs par jour. 

Merci de signer en nombre la pétition dont vous trouverez le lien en bas du rapport ci-dessous.

 

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______ "Depuis juillet dernier, une mère et ses deux filles de 13 et 15 ans, vivent un cauchemar, loin de chez elles, bloquées à Pointe-Noire, au Congo, faute de documents d’identité leur permettant de rentrer à Paris.


Brigitte Vigoureux, née au Congo et de nationalité belge, réside à Paris depuis plus de vingt ans. Quatre de ses enfants vivent avec elle, dont deux ont la nationalité française. Pour des raisons obscures que la Belgique refuse toujours de communiquer, à Paris, les autorités belges lui ont refusé le renouvellement de ses papiers d’identité et l’ont déclarée de nationalité indéterminée, ainsi que ses enfants. Elles lui réclament un certificat de naissance authentifié à la fois par son pays de naissance et par les autorités consulaires belges à Brazzaville.

En juillet dernier, munie d’un laissez-passer congolais, elle s’envole pour Brazzaville avec ses deux filles mineures, Thyssina 13 ans et Elaura 15 ans, afin de récupérer le document demandé. Sur place, elle effectue une demande de renouvellement de passeport auprès du consulat belge à Brazzaville, mais se heurte à un refus catégorique de l’ambassade. Brutalement devenues sans papiers et apatrides, Brigitte, Thyssina et Elaura ne peuvent rentrer à Paris. Bloquées depuis juillet à Pointe-Noire, elles ne survivent que parce qu’elles sont hébergées par la mère de Brigitte.

A Paris, son absence a totalement désorganisé la vie de la famille : le compte bancaire de sa mère ayant été bloqué, Amata, la cadette, attend sa bourse scolaire pour payer une partie des charges financières de l’appartement de la famille, Victor, l’aînée, étudiante devenue brutalement chef de famille, doit faire face à des problèmes de plus en plus aigus, et a dû trouver du travail pour régler les besoins les plus urgents. Quant au fils aîné qui vit au Canada, il a dû interrompre ses études, faute de pouvoir régler les frais de scolarité et s’est vu retirer son titre de séjour.

Thyssina et Elaura, de leur côté, n’ont pu effectuer leur rentrée scolaire, en septembre, dans les établissements du 13ème arrondissement de Paris où elles sont scolarisées : en 4ème au collège George Sand pour Thyssina, et en 2nde au lycée Claude Monet pour Elaura. En outre, depuis son arrivée à Pointe-Noire, Thyssina souffre du paludisme et a dû être hospitalisée.

L’avocat bruxellois qui cherche à démêler la situation administrative de Brigitte Vigoureux se heurte à un mur : en l’absence de gouvernement, il ne trouve aucun interlocuteur qui puisse lui fournir une explication. Et le consul de Belgique à Paris a prévenu le comité de soutien qui s’est organisé autour de la famille que le règlement de la situation administrative de Brigitte Vigoureux pourrait prendre des mois !

Pendant ce temps, la vie de la famille Vigoureux se dégrade de jour en jour. Dernier coup dur : Victor et Amata ont reçu une lettre d’huissier pour cause de loyers impayés !

Cela suffit !

Cette situation a assez duré : pour cause de carence de l’état belge, deux toutes jeunes filles sont déscolarisées, ont déjà perdu plus de deux mois de programmes scolaires et attendent de pouvoir rentrer chez elles, sans comprendre pourquoi elles subissent un tel ostracisme.

Thyssina et Elaura, ainsi que leur mère Brigitte Vigoureux, doivent revenir à Paris immédiatement !

Ces deux enfants n’ont pas à subir l’incurie de l’Etat belge !

C’est pourquoi nous demandons au défenseur de droits français, qui a été saisi du dossier, au ministre de l’intérieur, également saisi, d’accélérer les procédures en cours afin que Thyssina, Elaura et leur mère puissent enfin reprendre le cours de leur vie, ici, en France."

 

Et toujours : 
- Pétition pour leur retour : http://resf.info/article38830.html 
- Plus d’infos sur le blog Mediapart de RESF : http://resf.info/article38831.html

Contacts presse :
Marc Naelten (RESF Paris 5-13) : renaud-naelten@orange.fr 06 79 54 03 33
Daniel Cassiaux (collège George Sand) : 06 87 09 18 97
En Belgique : Nathalie Fessol : nath.edme.fessol@gmail.com 0032 2 763 02 09

 

25/12/2009

J'écris à un adolescent qui frappe sa mère. À tous les adolescents qui frappent et terrorisent leurs parents.

gs343077.jpgLettre à un adolescent qui frappe sa mère,



Je viens te parler et tout d’abord te souhaiter un joyeux Noël.1780153.jpg

Ta mère a encore appelé le numéro vert “Jeunes Violence Écoute” mais tu ne le sais pas. Tu ne vois pas ses larmes et son désespoir.

Le numéro de Jeunes Violence Écoute est le 0 800 20 22 23.

Là-bas, ils reçoivent près de 650 appels par an de parents dans le cas de ta mère. Certains se font gifler, d’autres insultés tous les jours par leur fille, leur fils. Certains parents sont menacés de mort.images.jpeg

Toi, cette semaine, tu as poussé ta mère contre un mur et je ne répèterai pas ici ce que tu lui as dit.

Pourquoi cette haine, cette violence ? Pourquoi la laisser envahir ton coeur jusqu’à humilier ta mère, jusqu’à arracher le cordon comme on coupe un arbre qui nous embarrasse.

ks110392.jpgLe cordon de ta naissance existe ; il vit, même coupé par des ciseaux ; le lien physique et affectif existe et ta mère sera toujours ta mère, celle qui t’a donné la vie, celle qui t’a allaité, celle qui est allée travailler pour te nourrir, celle qui a passé cent nuits blanches, celle qui a eu peur de te perdre quand tu étais très malade, celle qui t’a toujours protégé de tous les dangers.bn267037.jpgbxp32798.jpg

Tu n’es pas devenu cet homme qui veut le pouvoir dans la maison et faire ce qu’il veut, au mépris des personnes autour ?!

Tu n’es pas devenu cette ombre qui insulte et méprise, qui domine avec sa force et qui terrifie son entourage ?!

Tu n’es pas devenu le crocodile qui te faisait peur tout petit, le requin qui croque tout ce qu’il trouve même si on dit de lui parfois qu’il est inoffensif... pour sauver ce qu’il reste de gentil en lui ?IS543-033.jpg

Ta mère va en être réduite à porter plainte un jour contre toi, même si elle ne l’a pas encore fait, par amour et... parce qu’elle pardonne tout.

Tu le sais et tu en joues. Tu joues de sa peur. Tu joues de ta force. Afin d’obtenir ce que tu veux. Afin de régner en maître.



k0045393.jpgMais tu as encore besoin de limites et tu en demandes. Tu as besoin qu’on puisse s’opposer à toi et... te laisser tout faire n’est pas la solution. Tu as besoin de tierces personnes qui pourraient venir aider ta mère : éducateurs, justice, juge des enfants, police, psychologues, amis, famille.

Ta mère a attendu longtemps dans le désarroi, trop longtemps. Elle est en dépression. Plusieurs fois, tu aurais pu devenir orphelin car elle a eu envie de mettre fin à ses jours. Voir son enfant nous battre ou nous menacer de mort, nous insulter des pires mots comme “va te faire enc”... est insupportable pour une maman.images2H85dq.jpeg

Aujourd’hui, les enfants ont grandi en étant gâtés par la technologie, en étant gâtés par leurs parents qui offrent tant, en étant pris dans une communauté sociale qui mêle l’abondance d’une société de consommation avec la peur des lendemains sans travail, avec la peur d’une terre qui se réchauffe et d’un futur imprécis, incertain.

BCP043-60.jpgQuand le sol se dérobe sous nos pieds et dans nos têtes, on peut être tenté de se défouler sur nos proches... mais ce n’est pas la solution, n’est-ce-pas ?!

Si tu mettais un peu d’amour dans tes gestes, dans tes mots... si tu voyais ta mère comme celle qui t’a donné la vie et t’a élevé... Et pas comme une femme que tu détestes parce que tu te prends pour l’homme de la maison, que tu n’es pas.ispi052097.jpg

Si tu prenais tes peurs, tes angoisses, tes envies de frapper... et que tu les mettais en un autre endroit que sur ta mère ? Tu pourrais aller faire de la boxe, des arts martiaux, apprendre une discipline, un ordre de vie, des limites naturelles enseignées. Tu pourrais aller courir, écrire des mots sur un cahier et le jeter dans la rivière... pour que personne ne reçoive ta haine, sauf l’univers.KS95587.jpg

Je vais te laisser et t’offrir quelques textes d’adolescents comme toi qui ont écrit dans le livre : “Poèmes d’adolescents / Avec ces quelques mots qui enfantent le jour” (Pédagogie Frénet-1974).BCP043-61.jpg

En ce jour où des enfants pleurent de faim et de misère, où des sans-abris dorment dans leur voiture ou dans la rue et pleurent ceux qui sont morts avant eux (265 sans-abris morts en 2008), en ce jour où des parents orphelins pleurent leur enfant décédé de maladie ou d’accident et regardent tristement le sapin planté sur la tombe...

Promets-moi de mettre ton énergie et ton envie de tout casser... à des causes justes... et non contre ta mère.

Chloé Laroche

imagesESoqva.jpeg__________________

“Il fait froid dans mon coeur comme il fait froid en hiver.
Un singe tremble dans la neige.

Il gèlera dans mon coeur comme il gèlera en hiver.
Un singe tombera dans la neige.

Un singe MOURRA dans la neige.”

(Marie-Odile, classe de troisième)


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“Il s’abat des oiseaux sur toutes les vitres
Le sang gicle à chaque giboulée.
Il fait froid au-dehors
Et mon coeur est glacé
de cent mille averses
Qui m’inondent d’une grande tristesse.
Pas une larme de soleil
Pour déchirer un ciel impitoyable.
Les oiseaux meurent par milliers
Et s’abattent à jamais
Sur des vitres mouillées
Par le sang des années.”

Marie-Claire (classe de seconde)adolescent,violence,parent,mère solo,jeunes violence écoute,numéro vert parent battu,haine,insultes,éducation,société,noël,consommation

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“Le jour où les voitures reposeront
en tas
Leurs roues tournant en vain
Nous courrons le long
des autoroutes vides
Criant, hurlant, chantant,
Fort, fort, fort.”

Olivier (classe de Première)

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“Je rechercherai parmi les brumes du désert une voix humaine
J’écouterai à l’aube de l’humanité, la plainte d’un clavier
Je chanterai le délire d’une étoile éteinte par la foudre des hommes
Je maudirai les canons et leurs bruits sourds aux oreilles de Dieu
Je renierai les fleurs enflammées par le poison du coeur
Je serai hanté par l’arme de la mort dansla nuit souveraine
Je rechercherai l’homme de la mer et sa prière tintant aux larmes du soleil
Je pleurerai sur la tombe désemparée de la paix
J’adopterai l’enfant semé dans la terre du malheur
J’aimerai la mer et son visage doux comme l’amour
Je trouverai l’Homme errant dans la vie comme la bougie éclairant le jour
J’implorerai la voix chantant l’espoir d’un monde meilleur
J’adorerai le soleil comme une idole
Je haïrai le sang lâche.”

Anne-Marie (classe de Troisième)

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______________________________________________________________   JOYEUX NOËL À TOUS !! Chloéadolescent,violence,parent,mère solo,jeunes violence écoute,numéro vert parent battu,haine,insultes,éducation,société,noël,consommation


Copie de -22-.JPG

09/10/2009

Letttre d’une maman à sa fille mineure victime d’un viol en réunion.

 

1347158198.jpgLettre d’une maman à sa fille victime d’un viol en réunion.

 

Ma fille,

Je t'écris pour te parler et te dire qu'il fallait que je porte plainte contre tes agresseurs car en tant que maman, j'en ai d'abord l'obligation et que ensuite un adulte ne peut garder un tel secret. Le viol en réunion est un crime, considéré ainsi dans la loi. Les adultes qui t’ont écoutée et ont gardé ce secret n’avaient pas le droit de garder le silence comme ils l’ont fait.

images-4.jpegTu vas me répondre que cela ne regarde que toi et personne d'autre. C'est vrai dans le sens que toi seule a vécu ce drame horrible mais c'est aussi faux, dans le sens que en tant que maman, je te dois et je me dois de te protéger et de te défendre contre tout agresseur. Dans un cas aussi grave que la séquestration et un viol en réunion, je ne pouvais garder pour moi ce que je viens d’apprendre. Je dois le dénoncer à la police même si tu n’es pas d’accord, même si tu as demandé à tous de garder le silence. Car tu es encore mineure et sous ma responsabilité.images-3.jpeg

Les adultes qui gardent pour eux de tels secrets sont condamnables aux yeux de la justice, pour non assistance à mineur en danger et non dénonciation de faits graves atteignant l’intégrité d’un mineur.

Je souhaite te dire... que tu ne dois pas te sentir responsable parce que tu as suivi ce garçon chez lui. Tout le monde a pu un jour aller chez un ami sans pour autant que cette personne nous viole et invite ses amis à le faire. Ces garçons sont très dangereux et pourraient encore faire du mal à d'autres filles. C'est pour cela aussi qu'il faut parler, quand tu t'en sentiras la force et le courage.images.jpeg

Unknown-1.jpegTu dis que tu te sens en partie responsable de ce qui t’est arrivé. Parce que tu ne t’es "pas défendue". Mais tu n'as pas eu le choix de dire oui ou non, ni de te battre contre ces criminels.

Tu as eu peur de perdre ta vie et ton cerveau a géré la situation comme si tu n’étais plus présente. Ils t’ont violée pendant des heures, séquestrée. En fait, en toi, tu étais comme morte. Ton corps n’était plus qu’une chose inerte et ton âme s’est meurtrie comme si on l’égorgeait.

images-5.jpegLes hommes n'ont pas le droit de prendre ce que la femme ne veut pas et c'est un crime en France. Le viol en réunion, à plusieurs, est pire aux yeux de la loi.

Alors ne m'en veux pas d'avoir porté plainte mais parfois il faut prendre le taureau par les cornes et arrêter le silence et le mutisme. C'est pire de ne rien faire, ne rien dire. Au fond de toi, tu le sais. Tu sais au moins qu'un adulte s'est levé, ta maman, et qu’elle a eu le courage d'aller tout dire pour que ces criminels aillent en prison, pour que cette chose horrible qui t'est arrivée ne reste pas impunie, pour que tu puisses te réparer, te guérir de cette horrible épreuve, pour que le mal qu’ils t’ont fait arrête de te ronger à l’acide au creux de toutes tes cellules.images-6.jpeg

images-1.jpegIl existe des lieux où tu peux aller parler de ce que tu as vécu de façon anonyme, comme les centres d’aide aux victimes, avec des écoutants qui savent respecter les jeunes filles qui ont vécu cela, et des numéros que tu peux appeler anonymement, comme le numéro de Jeunes Violences Écoute 0800 20 22 23  et le 0800 05 95 95 qui est le numéro de SOS Femmes Viol Informations, numéros qui sont gratuits et anonymes..

Je comprends que tu ne veuilles pas me parler pour l’instant mais quand je me suis présentée à la Brigade des Mineurs, j’ai agi comme tout parent, tout adulte doit le faire, même si tu ne voulais pas porter plainte. Je ne peux laisser mon enfant se débattre seul et sans protection dans un tel drame qui est un crime. Ces hommes ont tué la colombe qui vivait en toi, dans ton coeur. Je suis si triste pour toi. Je suis si désolée.

Je t'embrasse très fort.

 

Ta Maman

 

images-2.jpeg_____________Quelques liens pour aider et réfléchir :

 

http://espoir.jeun.fr/aides-informations-conseils-f71/info-viol-t162.htm

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/10/1321604_une-ado-violee-par-4-jeunes-pour-les-educateurs-c-est-la-fin-du-monde.html

 

http://c-l-t.skyrock.com/

 

http://scandale.bleublog.lematin.ch/tag/viol

 

http://www.leparisien.fr/carrieres-sous-poissy-78955/une-adolescente-victime-d-un-viol-collectif-12-02-2009-408016.php

 

___________

___________________   Viol, viol collectif, agressions sexuelles (Source: www.filsantejeunes.com)

 

“-Le viol est un crime. Il dégrade la dignité de la personne. Il a des conséquences énormes sur la vie des victimes, surtout lorsqu'elles n'osent pas en parler et que personne ne les aide.

 

-Quelles que soient les circonstances de l'agression, la victime ne doit pas se sentir coupable et ne doit pas avoir honte. La victime a peur de la réaction de son entourage. Pour s'en sortir, elle a besoin d'être crue et soutenue. Il ne faut pas hésiter à faire appel à des personnes de confiance, des professionnels (infirmière scolaire, psychologues) et essayer de leur raconter les faits, même si cela se fait en plusieurs fois.

 

-Si le viol et l'agression sexuelle ne sont pas exprimés verbalement, cela entraîne des dégats psychologiques graves sur ta vie comme l'anorexie, boulimie, dépression ...! La drogue ou l'alcool anesthésient sans faire disparaître la douleur.

 

-Une agression sexuelle te marque à vie et peut avoir des conséquences dramatiques sur ton comportement. Si tu n'arrives pas à parler, tu peux écrire ou t'exprimer par le moyen qui te convient.

 

-C'est pour cela que nous vous invitons à en parler pour vous soulager, on ne jugera pas on est là pour écouter, comprendre et aider. De plus c'est totalement anonyme !! Libérez vous.

 

Le viol : réagir immédiatement

Même si souvent le premier réflexe est de rentrer chez soi et d’essayer de tout oublier, il faut savoir qu’il y a urgence à consulter. D’une part pour prouver qu’il y a eu viol, (dans la mesure du possible, ne pas se laver et conserver dans un sac en papier vêtements ou linge souillés, pour aider à identifier le violeur) et d’autre part pour faire des examens médicaux dans un service d’urgence ou de gynécologie-obstétrique de préférence.

 

Il est parfois nécessaire de suivre un traitement prophylactique du Sida (dans les 48 heures) et prendre une contraception d’urgence (dans les 72 heures). Consulter n’engage pas à porter plainte, même si la proposition peut vous être faite.

 

Si vous préférez vous adresser à la police ou la gendarmerie en appelant le 17, ils vous proposeront de vous conduire à l’hôpital pour que les dépistages et les traitements d’urgence soient réalisés.

 

Comment porter plainte ?

Si tu es victime d’une agression, il est préférable d’en parler le plus rapidement possible à un adulte en qui tu as confiance. Les adultes sont là pour t’écouter, te protéger et t’aider dans tes démarches. Tu peux bien sûr alerter tes parents ou un autre membre de ta famille. Tu peux aussi en discuter avec les adultes de ton établissement (professeur, conseiller principal d’éducation (CPE), infirmière scolaire ?) ou tout autre adulte en qui tu as confiance (parents d’un copain ?).

Si cette démarche est difficile, tu as des amis autour de toi qui pourront aussi te soutenir et t’accompagner.

Cependant, pour agir en justice, certaines règles sont à respecter.

 

1 - Le dépôt de plainte au commissariat

Si tu es mineur :

 

Tu dois être accompagnée de tes parents pour aller porter plainte au commissariat du lieu de l’agression, ou à défaut, au commissariat du lieu de ton domicile.

Tu peux néanmoins te rendre seul au commissariat où tu pourras être entendu mais tes parents seront immédiatement convoqués.

Si tes parents sont défaillants (si tu penses que tes parents vont refuser de t’aider tu peux te déplacer au commissariat avec un adulte en qui tu as confiance).

Si tes parents sont eux-mêmes les auteurs de l’infraction (parents maltraitants par exemple), tu peux te rendre seul au commissariat où tu seras pris en charge.

La brigade des mineurs est compétente pour tous les crimes commis sur un mineur ainsi que pour l’ensemble des infractions sexuelles et des infractions intra-familiales. Il en existe une par département.

 

Si tu es majeur :

 

Tu peux te rendre seul au commissariat et tu as la possibilité de porter plainte sans avertir tes parents.

 

2 - La plainte auprès du Procureur de la République

Tu peux également porter plainte en écrivant au Procureur de la République ou en te déplaçant au bureau des plaintes au tribunal de grande instance de ton département. Si tu es mineur, ce sont tes représentants légaux qui effectueront cette démarche.

C’est un peu plus long lorsque c’est un écrit.

Ta lettre doit comporter un certain nombre d’éléments :

 

1) Nom, prénom, date

2) Faits, lieu de l’agression, nom du ou des agresseurs (si connus).

Si l’agresseur est inconnu, il est possible de porter plainte contre X.

4) Si l’agression t’a empêché d’aller travailler, tu peux préciser une ITT éventuelle (incapacité totale de travail). Pense à joindre une copie des certificats médicaux.

5) Précise et essaie d’évaluer les dommages causés (physiques, moraux, corporels).

 

Délais d’action pour porter plainte :

 

Pour les crimes

Le délai est de 10 ans à compter du jour où le crime a été commis. Si le fait a été commis plusieurs fois, on prend en considération la date du dernier acte pour faire courir le délai. La victime pourra porter plainte pendant ces 10 ans. A son expiration, l’action n’est plus possible.

NB :

Pour les crimes commis sur mineur, c’est un peu différent. Le délai de prescription court durant la minorité de l’enfant MAIS il court à nouveau à la majorité de celui-ci. Concrètement, les parents du mineur pourront porter plainte pendant la minorité de leur enfant, ou le mineur lui-même si les parents sont les agresseurs. Celui-ci pourra entreprendre ces démarches seul à sa majorité si aucun dépôt de plainte n’a été effectué avant, et ce pendant 10 ans, c’est à dire jusqu’à 28 ans (art 7 NCPP).

Ces dispositions sont applicables aux infractions non encore prescrites lors de l’entrée en vigueur de la loi du 17 juin 1998.

 

Pour les délits

Le délai pour agir en justice est de trois ans à partir de la commission des faits. Ce délai court à nouveau à partir de la majorité de l’enfant c’est à dire jusqu’à 21ans (art 8 NCPP).

Par dérogation, le délai de prescription est de 10 ans lorsque la victime est mineure et qu’il s’agit de certains délits :

- violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

- violences ayant entraîné une ITT pendant plus de 8 jours.

- avec circonstances aggravantes : violences habituelles.

- agression sexuelle, d’autant plus s’il y a des circonstances aggravantes (ayant entraîné une blessure ou lésion, commise par un ascendant, ou par une personne qui abuse de son autorité, commise en réunion, ou par usage ou menace d’une arme).

- proxénétisme.

- corruption de mineur.

- atteinte sexuelle.

 

Pour les contraventions

Le délai pour porter plainte est de 1 an à partir de la commission des faits. Ce délai repart aux 18 ans de la victime jusqu’à ses 19 ans (art 9 NCPP).

 

Le viol devant la loi :

 

Au regard de la loi, le viol est un crime et la plus grave des agressions sexuelles.

Notre corps nous appartient et personne n’a le droit de le toucher sans notre consentement.

Les victimes de viol ne sont pas que des femmes, mais aussi des hommes ou des enfants.

Les tentatives de viol sont également punissables. Assister à un viol revient à être complice et est également puni la loi.

Dénoncer un viol peut être est une démarche extrêmement pénible. Il est fondamental d’en parler, même longtemps après, mais il y a des risques médicaux à écarter d’urgence : éventualité de grossesse et de contamination par MST, Sida.

 

DEFINITION :

°Le viol se définit comme " tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise " (art 222-23 du NCP).

Autrement dit, un viol est constitué dès qu’il y a rapport sexuel sans consentement.

° Le viol désigne toute pénétration sexuelle, qu’elle soit vaginale, anale (sodomie) ou orale (fellation) ou pénétration sexuelle par la main ou des objets.

° La tentative de viol est aussi punissable.

 

REPRESSION :

 

Principe : Le viol est puni de 15 ans de réclusion criminelle.

 

Circonstances aggravantes :

 

La peine encourue pourra aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle dans certaines circonstances (art 222-24 du NCP) :

 

Lorsque le viol a entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

 

- Lorsqu’il est commis sur un mineur de moins de 15 ans.

- Lorsqu’il est commis sur une personne particulièrement vulnérable (très jeune, malade, infirme, enceinte...). Cet état doit être apparent ou connu de l’agresseur.

- Lorsqu’il s’agit d’inceste (l’agresseur est alors un des parents mais il peut aussi s’agir d’un oncle, du second mari de la mère...)

- Lorsqu’il est commis par une personne qui abuse de l’autorité que lui confère ses fonctions : directeur du centre d’accueil où la victime était placée (cass crim.3 mai 1989, droit pénal 1990, n°52).

- Lorsque le viol est commis en réunion (par exemple, les tournantes).

- Lorsqu’il est commis avec usage ou menace d’une arme.

 

Le viol est puni de trente ans de réclusion criminelle lorsqu’il a entraîné la mort de la victime(art 222-25 du NCP) et de la réclusion criminelle à perpétuité, lorsqu’il est précédé, accompagné, ou suivi de tortures ou d’actes de barbarie(art 222-26 du NCP).

 

Les autres agressions sexuelles

 

I - L’AGRESSION SEXUELLE

 

DEFINITION :

"Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise".

"Lorsque les agressions sexuelles sont commises à l’étranger contre un mineur par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français, la loi française est applicable(...)" art 222-27 du NCP.

 

Si l’agression se traduit par un acte de pénétration sexuelle, il y a nécessairement viol. (Une fiche y est entièrement consacrée). Les actes d’attouchements ou de mise à nu des organes sexuels, quel que soit l’âge de la victime, constituent une agression. Pour d’autres agissements tels que caresses ou baisers l’appréciation peut dépendre des circonstances ou de l’âge de la victime.

Exemples : des attouchements sur les seins, mais avec violences collectives ou le fait de pincer les fesses d’une jeune fille majeure et de tenter de la faire monter de force dans une voiture ont été sanctionnés.

 

REPRESSION

Les agressions sexuelles autres que le viol sont en principe punies de 5 ans d’emprisonnement et de 50000 F d’amende. Les peines pourront être aggravées si la victime a moins de 15 ans, si l’agresseur est un parent ou toute autre personne ayant autorité sur l’enfant.

 

II - L’ATTEINTE SEXUELLE (ou attouchements)

 

L’atteinte sexuelle se différencie de l’agression sexuelle car il n’y a pas de violence, de menace, ni de surprise. L’élément fondamental de ce délit est le jeune âge de la victime. Un enfant ne peut émettre un consentement éclairé, on protège son immaturité et son innocence.

La loi fait une distinction :

° Mineur de moins de 16 ans : l’agresseur est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 500 000 F d’amende.

° Mineur entre 16 et 18 ans (non émancipé par le mariage) : l’agresseur est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 200 000 F d’amende dans deux cas :

- Lorsqu’il s’agit d’un parent, du beau-père, de la belle-mère, d’un oncle... de toute personne ayant une autorité sur le jeune.

- Lorsqu’il s’agit d’une personne ayant une autorité grâce à ses fonctions comme un prof, un moniteur de colonie, un entraîneur sportif...”.

 

(Source de ce texte " Viol, viol collectif, agressions sexuelles" : www.filsantejeunes.com)

 

images-2.jpeg_______________________  Sos viol femmes informations: 0 800 05 95 95

10 h-19 h/ Appel vert national gratuit du lundi au vendredi

 

 

17/05/2009

Il était une fois une petit fille arrivée du Bénin dans une nouvelle famille, sa nouvelle famille. La petite fille a grandi et, six ans après, la France ne veut toujours pas reconnaître l'adoption, laissant une famille désemparée, la nôtre.

à ma fille.

 

-Users-Anne_Chloe-Desktop-LARGE23.JPGIl était une fois une petit fille arrivée du Bénin dans une nouvelle famille, sa nouvelle famille. BLD044054.jpg

 

Elle était heureuse et savourait sa joie d’avoir quitté son orphelinat.images-10.jpeg

 

Quand elle est arrivée en France, elle est entrée dans sa nouvelle école et a porté le nom de ses parents adoptifs. Très fière d’être appelée ainsi, elle savait désormais qu’elle faisait partie d’une famille qui l’aimait et ne l’abandonnerait pas.

 

Elle attendait avec impatience avec ses parents sa nouvelle carte d’identité et l’homologation de l’adoption par le Tribunal de Nantes, qui délivre les certificats de naissance et d’identité française.

 

BLD065568.jpgIls attendaient et rien ne venait. Jusqu’au jour triste où ils reçurent le refus du Tribunal pour des motifs administratifs de date inversée au Bénin.

 

Rien n’était possible et, en grandissant, la petite fille vit sa maman se battre pour gagner le combat de cette adoption, pour qu’elle est une identité, une appartenance à sa nouvelle famille, un accueil définitif de leur pays la France.

 

En grandissant, la jeune fille pensait à l'Afrique, à sa famille restant là-bas, à sa nationalité béninoise, à ses racines... Elle était parfois triste, triste d'être partie d'un pays pour un autre qui ne l'accueillait pas, qui ne lui donnait aucun papier et qui ne validait pas l'adoption avec ses nouveaux parents.

 

Les années passaient et on entendit des juges répondrent à la mère qu’il était indégnable qu’elle s’occupait de cette jeune béninoise mais qu’ils n’avaient pas à officialiser ce lien, qui se suffisait à lui-même.-Users-Anne_Chloe-Desktop-Photo068_1.jpg

 

images-7.jpegLes années passaient et l’enfant béninoise devint jeune fille, gagnant son autonomie et sa liberté en l’arrachant à la force du coeur et des larmes, à travers fugues, violence verbale, comportements excessifs, opposition à l’autorité parentale et aux limites.

 

Et là, les juges ont remis en question l’adoption, toujours demandée par la mère, en jugeant que le lien était fragile et défaillant. Alors qu’au contraire, l’amour était vraiment là et que l’adolescence recherchait l’identité et la solidité des liens adoptifs.

 

La jeune fille, à un certain moment, se vit inscrire dans son collège sous son nom béninois, arrachant les seuls liens d’appartenance visibles aux yeux de la collectivité à ses parents adoptifs, lesquels se sont sentis niés dans leur identité de parents. Le lien persistait dans le coeur mais l’humiliation était collective.

 

-Users-Anne_Chloe-Desktop-imm007_7A - copie.jpgIls attendent toujours d’être reconnus officiellement comme parents et essayent d’oublier la terrible phrase d’un juge : “Demandez-vous si ce n’est par égoïsme que vous êtes allés chercher cette enfant dans son pays. Il vous faudra un jour lui demander pardon pour cela, de l’avoir emmenée de son pays.”images-6.jpeg

 

L’égoïsme est une plante qui ne pousse pas dans l’âme de ces parents-là. Ils ont donné tout leur coeur à cette enfant et ont choisi de lui apporter bien-être, éducation et amour. Comme tout adolescent, elle a ébranlé fortement le lien. Comme tout enfant adopté, elle essaye d’ébranler le lien d’attachement, pour voir si elle ne sera pas abandonnée une deuxième fois, pour voir jusqu’où ses parents adoptifs peuvent l’aimer. Mais ils l'aiment.

 

Ils l’aiment, c’est sûr.

 

images-9.jpegJe t’aime, ma fille.

 

Chloé LAROCHE

 

Commentaires :

Alors là, cette histoire est énormément touchante. Je peux très bien comprendre ce que vous ressentez (même si je ne vis pas cette situation). C'est un geste très fort l'adoption et je comprends que les procédures d'adoption soient trop longues. Ce n'est pas normal.
Cette jeune fille doit être très fière d'être entourée et aimée par votre famille.
Je suis de tout coeur avec vous, battez-vous pour que l'adoption soit formalisée, je pense que cet amour là ne doit pas être brisé par des papiers qui sont longs à obtenir. Bon courage.

Ecrit par : Lolotte73 | 26.05.2009

 

Bonjour à tous et toutes,

Merci à Lolotte pour ce gentil et chaleureux commentaire. Alors voici des nouvelles. Je suis passée en appel en juin et nous aurons une décision en septembre. Ma fille attendait dans le couloir et les juges l'ont su. Mon avocate a dit : "Cette jeune fille attend, là dehors, alors qu'elle est sur le sol français depuis 2003, qu'elle a des parents adoptifs... Elle attend que vous acceptiez enfin cette adoption, qu'elle ait une carte d'identité française, qu'elle puisse porter le nom de sa nouvelle famille. C'est une situation inadmissible pour elle, pour Madame Laroche qui l'élève depuis six ans, pour son frère et sa soeur. Que va t'-elle devenir si vous refusez cette adoption ? Que va devenir cette adoption ? Ce lien non officialisé ? Comment l'aider dans une période d'adolescence où elle a besoin que cette identité d'enfant adoptée venue du Bénin soit reconnue ?"

Mon avocate a défendu le dossier bec et ongles devant les juges mais je n'ai pas eu le droit à la parole et ma fille non plus. Ils n'ont pas demandé à la voir. Alors, il reste à attendre la décision de septembre. 

Et puis, j'avais demandé l'aide de Madame TABAROT Michèle, Députée des Alpes Maritimes et Présidente de la Commission des Affaires Culturelles et de l'Éducation. Madame TABAROT s'investit beaucoup dans le domaine de l'adoption et fait tout pour que les choses progressent afin d'aider les familles adoptantes. Elle vient de me répondre en me disant ceci : "Madame, c'est avec une attention toute particulière que j'ai pris connaissance du dossier que vous m'avez adressé pour me faire part des difficultés que vous rencontrez pour obtenir la transcription du jugement d'adoption de votre fille, adoptée au Bénin en 2002. Sensible à votre situation, j'étais personnellement intervenue auprès de Madame Rachida DATI, alors Garde des Sceaux, afin d'être informée des démarches qui pourraient être entreprises pour parvenir à un règlement de ce litige. Je renouvelle ce jour mon intervention auprès de Madame Michèle ALLIOT-MARIE, nouveau Ministre de la Justice. Je ne manquerai pas de vous tenir informée de sa réponse et dans cette attente, je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes salutations distinguées." Je remercie infiniment Madame TABAROT et espère vraiment en une réponse favorable afin d'arriver à une conclusion positive en faveur d'une homologation du jugement béninois en France. Pour ma fille. 

Merci à tous ceux et celles qui me lisent et me soutiennent, même en pensée.

Plein de pensées.

Chloé LAROCHE

Ecrit par : Chloé Laroche | 22.07.2009

 

05/05/2009

J’ai été le témoin malgré moi de la défaillance médicale de ce pays. Dimanche soir, j'ai appelé le 15 car j'avais la grippe. Aujourd'hui, c'est la Journée du lavage de Mains. Voyons voir...

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Bonjour à tous et toutes,

 

images-1.jpegDimanche soir, j’ai été le témoin malgré moi de la défaillance médicale de ce pays. “Malgré moi”, parce que j’ai appelé le 15 en toute bonne foi et parce que j’étais vraiment malade et que je ne pensais pas être reçue ainsi.

Dans le cadre de la procédure décidée autour de la Grippe A dite “mexicaine”, il est normal et recommandé d’appeler le 15, quand on a les symptômes d’une grippe.

Seulement, si c’est pour que le 15 nous renvoie à une auto-médication, sans autre forme de surveillance, c’est un peu léger...

images.jpegPourquoi je dis cela ?200472983-001.jpg

 

Dimanche soir, j’avais donc tous les symptômes d’une grippe : fièvre importante, courbatures, grosse fatigue, mal de gorge, mal au cou.

J’appelle le 15 et j’explique mon cas.

La permanencière du Samu m’écoute, prend mes coordonnées et me passe un médecin, lequel m’écoute et me pose soudain une question :

-“Avez-vous été en contact dernièrement avec une personne rentrée du Mexique ou y êtes-vous allée vous-même ?”

-”Non, ai-je répondu, mais je fais un travail qui me porte à rencontrer beaucoup de monde alors je ne peux pas être sûre de n’avoir rencontré personne porteur du Virus. En plus, je n’ai pas eu la grippe de tout l’hiver... et je ne suis pas sujette à la grippe habituellement.

-Hé bien, me répond simplement le médecin, c’est simplement la grippe qui arrive. Prenez du Paracétamol, voilà tout !”

 

u10449904.jpgLa grippe qui arrive... et moi qui raccroche. Sans avoir eu le moindre suivi, sans qu’on m’envoie vers un médecin ou qu’on m’en envoie un, sans qu'on me parle de masque à porter, sans qu’on s’inquiète outre mesure.

J’ai passé une nuit d’enfer avec 39 de fièvre et plus, à suer et à prendre de l’Efferalgan, du Paragrippe, du Cuivre en Oligosol, de la Vitamine C, de la Propolis. Auto-médication active. Je ne vous dirai pas la suite le lendemain. Si, juste que... Je suis allée voir un médecin... mais il n'était pas sur la planète, lui non plus, de la vigilance active ! Pas de questions concernant l'étranger. Il m'a trouvée épuisée. Je me suis effondrée dans son cabinet... Il m'a mise sous antibiotiques. Et à l'arrêt.

En tout cas, j’ai eu cette nette impression en raccrochant le 15 que quand on n’a pas la place ni l’organisation pour faire face à une pandémie... on s’en lave les mains, on occulte, on rassure...

 

D’ailleurs, aujourd’hui, c’est la Journée du lavage de Mains.images-6.jpeg

 

Lavez-vous bien les mains (après un passage aux toilettes, avant de faire à manger, quand vous rentrez chez vous, etc) et jetez vos mouchoirs en papier après chaque utilisation dans les poubelles. Ainsi, vous aurez peut-être moins de chance de devoir appeler le 15, numéro qui s’en lave les mains.images-7.jpeg

 

Cela me rappelle d’ailleurs le 18 janvier 2008, lorque j’ai appelé le Samu de Grenoble alors que ma fille adolescente cassait tout chez moi et prenait une crise à faire peur. J’avais mon fils de trois ans avec moi et j’avais de quoi m’inquiéter. Démunie et impuissante, je les ai appelés. Le 15.

“Madame, c’est une question d’autorité. Vous lui jetez un verre d’eau à la figure ou bien vous la mettez dehors. Nous ne nous déplacerons pas.” Ce sont les mots du médecin. Je n’ai pu faire ni l’un ni l’autre. Si je lui avais envoyé un verre d’eau, elle se serait jetée sur moi et pour l’autre solution... elle est trop forte physiquement pour que je puisse la forcer à sortir si elle n’a pas envie de le faire.

 

images-10.jpegLe Samu s’en est lavé les mains encore une fois, pourtant ma fille aurait eu besoin d’une aide médicale ce jour-là. Et mon fils de trois ans qui a assisté à une scène épouvantable où ma fille menaçait de me faire tomber les armoires sur moi. Elle cassait tout. Elle hurlait. J’ai dû m’enfermer dans la cuisine avec mon petit mais elle est rentrée quand même. Tout ça parce que j’avais découvert qu’elle m’avait menti sur le motif d’une sortie et que la copine avec qui elle était sensée sortir ne sortait en réalité pas.

Je pense que quand un médecin entend qu’une personne est en crise et qu’il y a danger pour elle et pour son entourage, il doit arriver le plus vite possible pour qu’il n’y ait pas de victime ni de drame.... L’autorité a bon dos dans ce cas-là, quand une maman désespérée appelle !! C'est nul de lui répondre qu'elle est une mère et qu'en fait, c'est à elle seule de résoudre le problème...

 

Le jour du lavage de Mains, je fais mon ménage.

Ceci dit, je respecte le Samu et son personnel ainsi que tous les Centres 15 de France.

Mais comme partout, il y a des exceptions. Il y en a qui se lavent plus les mains que d’autres sur les problèmes médicaux des français.images-5.jpeg

D'ailleurs, je pense à l'État français, qui devrait donner plus de moyens aux Samus et aux médecins urgentistes.

À moins qu'Il ne s'en lave les mains.

 

Chloé LAROCHE

Complément : ce soir, je suis toujours malade. Très fatiguée, mal de gorge intense, antibiotiques sans effet, nausées. Je poursuis mon traitement, dont antibiotiques, homéopathie et je rajoute du chlorure de magnésium. Ce dernier aide le corps à se défendre en accroissant le pouvoir de défense des phagocytes (plus de 300 %). "La phagocytose (je vais citer Louis Pommier) est la propriété qu'ont certaines cellules de rechercher, d'englober et de détruire, en les digérant, des micro-organismes générateurs de troubles plus ou moins graves (microbes, virus) qui ont pénétré dans le sang." Acheter un sachet de 20 grammes de Chlorure de magnésium en pharmacie et dissoudre dans un litre d'eau, puis ajouter du citron et boire par petites quantités dans la journée. À renouveler si nécessaire. C'est le Professeur Paul Delbet qui a découvert ce merveilleux produit en 1915. La méthode s'appelle la Cythophylaxie. Pour en savoir plus : http://www.resurgence.be/pdf/Magnesium-qqpages.pdf

____________________________________

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PS : j'ai trouvé le texte suivant sur un site d'information au public. En lisant la partie "Que faire", je me suis rendue compte que je n'aurais jamais dû appeler le 15 (puisque je ne suis pas allée au Mexique) ni aller voir un médecin... puisqu'en étant grippé... on ne doit pas se trouver dans une salle d'attente : afin d'éviter la propagation du virus (c'est demandé dans la procédure)... Finalement, l'auto-médication, c'est bien !! Les animaux s'isolent quand ils sont malades. Les hommes vont faire pareil !!

 

Quels sont les symptômes de la grippe A (H1N1) ?

"Les symptômes de cette nouvelle forme mexicaine de grippe sont identiques à ceux de la grippe saisonnière : fièvre, courbatures, toux, fatigue, mal de gorge, écoulement nasal, éventuellement nausées, vomissements ou diarrhée. Pour l’instant, les cas confirmés ont présenté des symptômes modérés et leur vie n’est pas en danger. On manque d’informations sur les causes des décès observés au Mexique. La grippe mexicaine, comme toutes les grippes, peut être grave voire mortelle chez des personnes qui sont affaiblies par d’autres maladies (en particulier, respiratoires) ou par le grand âge."

Que faire si j’ai des symptômes qui évoquent la grippe ?

  • "Si vous avez des symptômes grippaux (fièvre, toux, courbatures, fatigue, mal de gorge, etc.) :
  • restez chez vous et évitez de vous rendre au travail ou dans des lieux de passage (transports en commun, écoles, centres commerciaux, etc.) ;
  • reposez-vous et buvez abondamment (eau, tisanes, jus de fruits, soupes) ;
  • si nécessaire, prenez un médicament contre la fièvre comme, par exemple, du paracétamol ;
  • couvrez votre bouche et votre nez avec un mouchoir jetable lorsque vous éternuez ou lorsque vous toussez, et jetez-le ensuite ;
  • lavez-vous les mains fréquemment et en particulier après avoir toussé ou éternué ;
  • prévenez votre entourage et demandez-leur de l’aide pour les tâches qui pourraient vous amener à être en contact avec d’autres personnes (faire ses courses, aller chercher ses enfants, etc.).

Si vous présentez des symptômes de grippe et que vous avez séjourné dans un des pays touchés par cette épidémie dans les 7 jours précédant le début des symptômes, contactez votre médecin traitant ou appelez le 15."

22/03/2009

Deux anniversaires : la mort du père de mon fils et la date d'arrivée de ma fille d'Afrique. Réflexions sur le deuil d'un enfant, sur le cancer, sur l'adoption, sur l'adolescence, sur la responsabilité d'être parent.

augustine berger 200.jpg

 

Cela va faire un an, le 7 avril, que le père de mon fils est décédé.

Mon fils, ce matin, me raconte que “quand il était bébé, son père l’a emmené dans une forêt. Une grande forêt avec des monstres, des araignées, des serpents.”

Il ajoute : “Un monstre a attaqué mon papa. Il lui a envoyé une grosse boule."

Je l’écoute et je lui demande si c’est un rêve qu’il raconte... Je m’aperçois que c’est la réalité, sa réalité qu’il décrit.

La forêt, c’est la vie.

Le père aide son enfant à traverser la vie, avec ses monstres, ses embûches, sa jungle, ses requins, ses tigres, ses araignées, ses fleurs magnifiques.

Mon fils voudrait revoir son père mais ce n’est pas possible.marguerite 200.jpg

La mort dans sa dimension inéluctable est difficile à comprendre pour un enfant.

Pour l’adulte, la mort d’un être aimé est déjà si difficile, avec sa cohorte de tristesse, de colère, de culpabilité, de résilience plus ou moins bien réussie.

Je dis à mon fils que le monstre dont il me parle est le cancer. Je lui dis ce mot terrible, ce mot que mon fils à quatre ans comprend.

Le cancer, la maladie.

Mon fils met ensuite des mots sur la réalité que je viens de lui dire : “Mon papa, il fumait beaucoup. On lui a envoyé une boule.” Comme un boulet, une boule, la tumeur qui tue. “Mon papa a été à l’hôpital. Puis il est parti au ciel.”

heureuses paques 200.jpgIl a dit ces mots et puis il a eu une attitude d’offrande avec les mains tournées vers le ciel.

Personnellement, je suis en colère qu’on puisse rentrer dans une clinique pour se faire opérer et que le chirurgien percute l’artère en voulant enlever une tumeur, tumeur si grosse finalement que le papa de mon fils s’est vidé de son sang devant l’équipe médicale.

Mon fils est dans la jungle et il n’a plus que sa maman pour traverser l’enfance.

Pourvu qu’il n’y ait plus de boules.

Mais sa grand-mère, ma mère, en a une. Je le sais depuis deux mois.

Maudit cancer.

bouquet 06 12 200.jpg

 

 

therese 200.jpgCela va faire six ans le 5 avril que j’ai ramené ma fille adoptive de son pays d’Afrique.

Elle m’a adoptée et je l’ai adoptée dès le premier jour.

Elle savait qu’elle resterait avec nous et que ce serait une nouvelle vie.

Et puis, dernièrement, sa propre réalité a jeté cette réalité à la mer. Jetant sa nouvelle mère avec.

Dans sa réalité d’aujourd’hui, réalité d’adolescente... elle ne reconnaît pas m’avoir appelée Maman. Elle ne se souvient plus de cette rencontre d’amour, de cette confiance d’enfant qui est heureuse de prendre l’avion pour une nouvelle vie.1099R-6475.jpg

Elle ne se souvient pas de sa vie en orphelinat, comme cette vie était difficile.

Elle nous regarde avec des yeux sombres, comme des voleurs d’enfant, voleurs d’une histoire sacrée entre une enfant et sa famille biologique.

Mais nous ne sommes pas des voleurs.

Nous étions sincères et désireux d’aimer cette enfant dite orpheline.

Elle a grandi entourée et choyée dans notre famille.

Mais il est difficile d’accepter l’amour quand on a été abandonné.

Alors, on se cabre comme un poulain, on heurte ceux qui nous aiment, on malmène les limites, on pousse ses parents, on les insulte, on fugue, on va jusqu’à la violence et jusqu’à prendre des risques par une prise d’autonomie trop précoce.

Ma fille s’est cabrée, oui.

00020565.jpgCette semaine, quand je suis sortie d’une réunion avec elle et des éducateurs... j’étais lessivée et je me suis dit que nombre de parents qui souhaitent adopter seraient dégoûtés de l’adoption en voyant cela, en voyant par où des parents adoptifs peuvent passer, en voyant ma colère devant les mots d’une éducatrice m’interpellant : “Mais madame, de toute façon, c’est vrai, vous n’êtes pas sa mère.” Elle a expliqué qu’aux yeux de ma fille, je n’étais clairement pas sa mère... biologique. Ce jour-là, j’ai parlé comme une lionne, comme une louve... relatant la réalité d’une adoption devant ma fille, insistant pour donner ma version des faits, de la réalité de mon voyage en Afrique, de ma rencontre avec ma fille... niée effrontément par celle-ci devant tous.

“Madame, c’est votre réalité. Votre fille a sa réalité. Ce n’est pas forcément la bonne mais ce qu’elle dit exprime ce qu’elle refoule, ce qui est caché, ce qui n’est pas l’apparence des choses.” Oui, en tant que parent, il faut apprendre à regarder derrière les apparences, derrière une insulte, derrière un uppercut des règles établies, derrière la violence d’un enfant, d’un adolescent. Savoir rester au niveau de l’adulte, prendre du recul, garder son calme, croire en la relation, ne pas voir la haine quand il y a regard de haine mais voir encore l’amour derrière. Pour ne pas être rejetant mais toujours présent, avec un repère d’éducation pour l’enfant, le jeune, l’adolescent... qui a besoin qu’on ne BAISSE PAS LA GARDE.

sf_060524_0749.jpgNombre de parents adoptifs rencontrent des problèmes à l’adolescence de leur enfant. Ce dernier peut malmener la relation pour voir jusqu’où ses parents sont capables de l’aimer, sans jamais l’abandonner quoi qu’il fasse. Il peut aussi être très insultant, voire violent physiquement, car les racines de ses origines sont présentes au plus profond de ses tripes et que ces racines demandent à être entendues. Elles demandent au jeune devenant adulte, petit arbre devenant grand... de descendre au plus profond de soi, dans la mémoire la plus ancienne, afin de s’ancrer assez fortement pour affronter l’avenir, cet avenir où le jeune adulte doit s’autonomiser.images-2.jpeg

Tout parent vit le départ de son enfant... et même les adolescents non adoptés peuvent malmener leurs parents. La violence existe aussi dans le comportement des enfants biologiques. Je pense d’ailleurs qu’il est nécessaire d’apprendre très tôt à l’enfant qu’il est interdit de lever la main sur son parent. C’est un interdit essentiel. S’il n’est pas bien intégré, cet interdit ne le sera plus lorsque l’enfant deviendra adolescent et se pensera alors tout puissant.

 

1099R-5028.jpgMon propos est de dire aux familles qui souhaitent adopter de poursuivre sur leur lancée et de croire en leur projet. Chaque enfant est différent et l’aventure de l’adoption est passionnante autant que l’enfantement, l’accouchement et la parentalité biologique.Mn_PERS003.jpg

Nous ne faisons pas des enfants pour nous mais pour permettre à un être de grandir et de s’autonomiser un jour dans l’harmonie, dans le respect des autres et de soi , dans une confiance en lui et en ses capacités. Capacité de rebondir, d’intégrer les épreuves, d’affronter la vie et ses impondérables, d’aimer l’autre dans l’harmonie hors de la dépendance et de la souffrance infligée ou subie.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

 

16/04/2008

Mères jumelles en adoption

77d094434876197d5aaefb101719d84d.gif Mères jumelles en adoption________________________à Évelyne

(Poème dédié à tous les parents, pères et mères adoptifs
qui subissent des violences de la part de leur enfant devenu adolescent)


La rose dérive sur les vagues
D'une mère en dérive d'adoption
Se rappeler tous les bisous
Et puis voir les coups et les insultes

Voir la haine dans les yeux de ses enfants
La rose dérive sur les vagues
D'un océan de tendresse
Le coeur cloué sur une croix blanche

Je pense à vous qui vivez
L'arrachement de rêves passés
La rose dérive sur les vagues
Venant s'échouer sur les berges tristes

Le bonheur tient dans un regard
Cet engagement pris avec le coeur
D'un enfant qu'on a pris par la main
Pour l'emmener vers demain

Mais plus on a aimé l'enfant
Plus il a besoin de se détacher
Et plus il a été abandonné
Plus il agit pour se faire haïr

Je pense à vous qui êtes mère
À vous qui êtes père en adoption
Vous avez vécu la colère et le rejet
De ce petit qui vous admirait autrefois

La rose dérive sur les vagues
Et je vous prends dans mes bras
Pour les blessures invisibles
Des insultes insolentes

Vous avez regardé les yeux
De vos adolescents orphelins
Vous avez soudain eu peur de ces racines
Qui remontent dans leur vie

Ils se battent au fond d'eux
Contre des forces qui les dépassent
Luttant contre l'amour étonnant
Des parents adoptifs fidèles au lien

La rose dérive sur les vagues
Pour vous la mère de trois enfants
Que vous avez aimés pour toujours
Vous êtes ma soeur en mère

Ce soir la rose ne dérive plus
Je me sens moins seule
Car vous m'avez témoigné
Que les vagues sont infinies

En amour d'adoption


Chloé77d094434876197d5aaefb101719d84d.gif

 
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