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02/11/2012

Levons le secret sur les essais atomiques de la France dans le désert algérien entre 1960 et 1966.

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Je voudrais ce soir vous parler d'un homme qui était soldat en Algérie en 1960... pour la modique somme de deux cent cinquante francs par mois. Il est resté là-bas trente-deux mois et a été irradié dans le cadre des essais nucléaires effectués dans le Désert saharien par la France, entre 1960 et 1961. Les essais ont duré, eux, jusqu'en 1966.nucléaire,algérie,bombe atomique,essai nucléaire,tabou,secret,état,victime,cobaye,soldat,armée,cancer,maladie,irradiation,1960,guerre,prisonnier,massacre,naissance,monstre,Waldenström,aven,Association des Vétérans des Essais Nucléaires,sahara,désert,nuage nucléaire,sacrifice,témoignage,politique,honte,france,actualité,radiation, reggane,gerboise,leucémie,tchernobyl,plutonium,algérien,histoire,passé,mémoire,

Aujourd'hui, cet homme est malade, atteint par une maladie orpheline : la maladie de Waldenström. Elle s'est déclarée tardivement mais les médecins savent aujourd'hui que l'irradiation de ces soldats ne pardonne pas. Elle tue, elle rend malade... même après cinquante ans passés depuis les explosions atomiques.

J'écris cet article pour lui, pour cet homme, et pour toutes les autres victimes des essais nucléaires dans le désert algérien, afin que tous se souviennent et n'oublient pas.

Un autre homme, dont la fille témoigne de la même chose, de la même maladie, après une irradiation en Algérie, est devenu invalide. Voici le témoignage de sa fille (http://www.ciao.fr/Aven_org__Avis_667156) :


"Il y a cinq ans, à 57 ans, nouvelle déchirante, mon papa m’appelle : «Je suis à l’hôpital, la médecine du travail suite à des analyses de sang a détecté une anomalie au niveau de mes protéines gamma ». Il a été diagnostiqué la maladie de Waldenström, une sorte de cancer du sang incurable, très rare mais que l’on peut stabiliser, tant bien que mal, sans connaître sa durée, son issue. Les taux sont acceptables, aucun traitement n’est préconisé. Il faut faire pratiquer des prises de sang tous les trois mois pour s’assurer que la maladie ne se manifeste pas. Mon papa est inapte au travail, et de suite déclaré en maladie de longue durée puis en invalidité.


Et puis, deux ans plus tard, un coup de fil : « C’est papa, ça ne va pas du tout, la maladie se réveille, il faut que l’on m’opère d’une vertèbre qui me fait horriblement mal. Des prélèvements sont effectués et des cellules cancéreuses mises en évidence. Il intègre alors une unité d’hématologie et ce fut l’épée qui tombe brusquement avec un froid et une stupeur incroyable. Prises de sang, scanner, IRM, prélèvements de moelle et j’en passe, tout ceci suivi d’une série de chimios pendant six mois. Pour que mon papa ait toutes les chances de son côté il intègre alors une grande Unité d’hématologie à Lyon où une forte chimio lui est administrée suivie d’une auto greffe avec isolement dans une chambre stérile. Une convalescence en altitude lui est prescrite afin que ces globules rouges soient réactivées.

Je pense qu’il a souffert bien plus qu’il ne l’a dit !

Mon papa et moi n’avons pas eu de relation privilégiée père fille à mon immense regret et tristesse. C’est un homme qui ne m’a pratiquement jamais parlé et cette maladie l’a aidé à s’exprimer. Nous avons alors parlé de plein de choses, il m’a raconté qu’en 1962 alors qu’il faisait son service militaire à Régane en Algérie, un essai nucléaire a mal tourné, il y a eu fissure suite à de mauvais calculs et l’explosion est sortie des rochers. Mon papa a vu un énorme champignon, très beau m’a-t-il dit. De suite ils sont partis mais je ne pense pas qu’il ait échappé aux particules radioactives, d’autant plus qu’il est resté non loin de cette zone les jours suivants.

 Pendant sa maladie, j’ai vu des émissions sur l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires ainsi que des interventions dans les journaux télévisés. Alors le parcours du combattant a commencé…".


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Merci Martine pour ce témoignage poignant sur le combat et le calvaire de votre père, témoignage qui exprime bien toute la difficulté des soldats irradiés se retrouvant soudain confrontés à une terrible maladie.

 J'ajouterai à la fin de cet article les informations sur l'AVEN donnés par Martine, 

l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires, qui pourra vous aider

si vous ou quelqu’un de votre entourage êtes concernés par un problème de santé lié aux essais nucléaires au Sahara ou en Polynésie.

 

 

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C'est monstrueux ce qui s'est passé là-bas, entre 1960 et 1966, dans le Sahara, à l'abri des regards. Des soldats ont servi de cobayes et ont développé pour beaucoup des maladies diverses, sans compter tous ceux qui sont morts. Ils ont été sacrifiés sur l'autel du service à la Patrie alors que leurs supérieurs s'enfuyaient devant les champignons des bombes atomiques.

Des habitants du Sahara se trouvaient aussi là et ont subi durant des années les effets dévastateurs de ces irradiations.

Que la honte soit sur toutes ces personnes, décideurs infâmes, qui ont osé prendre en otage cette population algérienne, laquelle a été obligée de cacher les petits monstres qui naissaient parmi leurs bébés, enfants difformes cachés dans des grottes aux yeux du monde.

Au coeur du Désert, le regard d'enfants sacrifiés à la toute-puissance française demeure à jamais dans le coeur humain. 

24000 civils et militaires ont été touchés entre 1960 et 1966. 

Des prisonniers ont même été attachés à un kilomètre de l'épicentre de l'une des explosions. Ils ont servis de cobayes et d'expérimentation sur les effets de l'irradiation. Lisez à ce sujet l'article que je cite plus bas :

 

"Effets des radiations sur les populations du Sud"*

 

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Je pense à Bernard Lécullée, revenu dans un état désastreux d'Algérie, irradié. 

Voici son histoire, tirée du Sud-Ouest du 11 Mars 2009 :

"Il était parti pour quinze mois, volontaire, dans le désert du Sahara. Quinze mois « pour mettre du beurre dans les épinards » disait-il. Il s'appelait Bernard Lécullée, travaillait pour l'armée française, il était jeune marié, père de trois enfants avec un petit dernier en route. On était en 1963.

Christine Lécullée se souvient du retour de son héros de mari. Elle est là sur le quai froid de cette petite ville de Moselle où la famille a été mutée. Les deux petits ne l'ont jamais vu, parti depuis trente mois. Elle attend son homme, ce fier Lorrain aux solides épaules, et ne reconnaît pas le vieillard qui s'avance vers elle en souriant.

« Je ne voulais rien montrer aux enfants. Ils attendaient mon signal pour aller l'embrasser, et j'étais sidérée. Il avait perdu ses cheveux, ses oreilles étaient transparentes, ses dents déchaussées, ses épaules voûtées. Maigre, il se traînait. Mon grand-père oui, pas mon mari. Mes premiers mots ont été : "il faut faire venir le docteur". »

La prise de sang confirme une maladie grave. Bernard Lécullée est transféré à l'hôpital pour d'autres examens. Dans la nuit, il sera transporté en hélicoptère à Paris, où le diagnostic tombe : cancer de la moelle osseuse. Christine ne sait rien. On lui dit : « Votre mari est anémié ».

 Lorsqu'un mois après son admission à l'hôpital militaire de Paris elle vient le voir. Les infirmiers lui demandent : « C'est vous la femme de l'irradié ? » Elle répond non.

« On m'a conduite dans le service où mon mari était hospitalisé en chambre stérile. Je lui répétais : "qu'as-tu fait pour te mettre dans cet état ? T'es le seul à être rentré comme ça ?" Il m'a montré d'un signe de tête les autres chambres stériles. 17. Ils étaient 17 dans le même état que lui. Des morts-vivants. J'avais 26 ans et quatre enfants. Le ciel m'était tombé sur la tête. »

Bernard Lécullée n'est jamais sorti de l'hôpital. Il a été transféré d'un centre hospitalier à un autre pendant dix ans, jusqu'à son décès à l'âge de 42 ans. Christine se débrouille avec ses petits, son travail et sa colère. Elle veut savoir. L'armée bloque les dossiers médicaux, jusqu'à cette révélation : « Il a été irradié pendant les essais nucléaires du Sahara, irradié progressivement par inhalation. Il était employé à l'épuration des eaux usées, en contact direct avec des cuves de plutonium. »

En 1998, la fille aînée de Christine et Bernard Lécullée demande que son père soit reconnu « mort pour la France » par l'armée française. Elle reçoit un imprimé où est cochée la mention « refus », sans autre explication.

 La colère de Christine monte. Elle insiste pour savoir, les portes se ferment. Depuis 2001, avec l'association des anciens militaires atteints de maladie mortelle imputée aux essais nucléaires français en Algérie (1960-1966) et Polynésie (1966-1996), elle se bagarre devant la justice française. Elle demande une indemnisation pour ses enfants. Elle veut que son mari soit reconnu « ancien combattant mort pour la France ». « Cette lutte m'épuise, assure-t-elle, mais je ne lâcherai pas. J'ai moi-même une carte de veuve d'ancien combattant, tandis que mon mari n'est toujours pas reconnu comme un ancien combattant. Bizarre non ? »

Hier soir au cinéma l'Utopia à Bordeaux, Christine Lécullée est venue témoigner après la présentation du film documentaire de Djamel Ouahab, « Gerboise bleue », qui retrace l'histoire secrète des essais atomiques français en Algérie. « Enfin, le voile est levé. »

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_____________________On parlera de plus en plus de ce tabou nucléaire en Algérie, de ce secret que la France a essayé d'étouffer, sans jamais vouloir donner les renseignements précis aux algériens sur les emplacements des essais, sur les déchets nucléaires enterrés.

La France doit reconnaître plus que tout autre méa culpa qu'elle a des responsabilités immenses à travers les bombes atomiques explosées au coeur du Sahara, pour toutes les générations futures, pour toutes les victimes, pour tous les soldats dont le martyr n'est toujours pas reconnu officiellement.


J'ai écrit cet article pour mettre en lumière ce que beaucoup de ma génération née dans les années 60 et après ne savent pas, pour que ceux qui savent se souviennent et pour que les victimes se reconnaissent victimes et non pas seules chacune de leur côté, à souffrir de maladies étranges, orphelines et mortelles.


Chloé Laroche_________________




_Informations et articles divers, à lire absolument :

 

Effets des radiations sur les populations du Sud* :

 

http://www.forem.dz/index.php/fr/news/1-latest-news/226-effets-des-radiations-sur-les-populations-du-sud


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Les vétérans du nucléaire s'organisent :

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_veterans.htm

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L’AVEN ? Il s’agit de l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires. 

 

◄•••►1/ Ses actions

- L’AVEN a pour but d’obtenir tous les moyens légaux, le droit à l’information sur le fameux sujet des conséquences sur l’homme de sa participation aux essais nucléaires. Ainsi, chacun a droit d’accès à son dossier médical, aux résultats radiologiques lors de leur séjour dans ces pays. La finalité étant de donner droit à pension, indemnisation et aux soins.

- L’Association rassemble les informations disponibles, informe les vétérans de leurs droits, intervient auprès des autorités administratives françaises ou européennes, enfin, elle soutient les vétérans.

- L’AVEN dispose de juristes, scientifiques et médecins ainsi que de journalistes, tous prêts à apporter leur concours.

◄•••►2/ Son financement

La cotisation à l’AVEN est de 20 Euros par an.Chaque membre recevra un bulletin trimestriel « la ora na Bonjour ». Des dons sont effectués aussi et sont les bienvenus, donnant droit à exonération d’impôts. Des subventions sont aussi possibles, ses statuts prévoient cette option. Mais à ce jour, les cotisations représente la plus grande part du budget.

Des autocollants avec le logo de l’association sont vendus également.


♣ ♠ ♣ 3/ L’ACTION SANTE REALISEE PAR L’AVEN ♣ ♠ ♣


L’association a dû réaliser et continue dans ce sens, elle-même son enquête car les pouvoirs publics présentent une grande défaillance à ce niveau. Après avoir regroupé plusieurs centaines de questionnaires et analysé les réponses, une certitude s’affiche :

- 89 % présentent une ou plusieurs maladies
- 34.6 % on été atteints d’un ou plusieurs cancers, des cancers peu fréquents d’ailleurs. A savoir que 77 % sont survenus avant l’age de 60 ans et 37.6 % sont décédés avant 60 ans.
- Certaines pathologies non cancéreuses sont digestives, cardiovasculaires et ostéo musculaires.
- Les enfants sont atteints d’anomalies congénitales (15.6 %) et 24.3 % souffrent d’autres maladies. Bien souvent le premier enfant de ces vétérans est mort né ou dans les premiers mois de vie. Des vétérans sont même devenus dans l’incapacité de procréer.


♣ ♠ ♣ 4 / LES ACTIONS JURIDIQUES ♣ ♠ ♣


Il faut avant tout se procurer les diverses pièces médicales, ce qui est très rapide, à savoir que l’AVEN dans sa brochure donne toutes les coordonnées des organismes selon si vous étiez militaires ou civils.


Pour les vétérans ou leurs ayants-droits ayant un statut militaire au moment des essais nucléaires, quel qu’il soit, en l’occurrence pour mon papa, chauffeur de gradés, il est possible d’engager une procédure afin de demander pension et réparation.

◄► Le demande de pension ◄►


Pour les personnels civils du CEA ou entreprises présentes, sous traitantes, il faut faire reconnaître la maladie professionnelle, démarche à engager auprès de la sécurité sociale. L’avocat de l’association apporte alors sa contribution pour la réalisation du dossier.

Pour les militaires il faut engager une procédure de réparation intégrale des préjudices subis. L’association dispose de correspondants responsables de la commission juridique. Et puis l’avocat, le représentant « final » ne demandera pas de provisions pour engager la procédure. Il sera payé si le vétéran obtient une pension, son montant étant au maximum de 20 % de 2 années de pension et établit au temps passé pour cette procédure. De plus selon un article de la loi, ces frais peuvent être imputables à l’Etat.


♣ ♠ ♣ 5 / LA PROPOSITION DE LOI ♣ ♠ ♣


Le 17 janvier 2001, l’avocat de l’association a déposé à l’Assemblée Nationale une proposition de loi relative au suivi des conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires.

Puis elle a été déposée de nouveau par les trois députés Verts le 24 juillet 2002. Le 7 novembre 2002, le groupe Communiste et Républicain a déposé une proposition de loi n° 368 relative au suivi sanitaire des essais nucléaires français. Elle a été déposée au Sénat dans les mêmes termes le 22 janvier 2003 par le groupe des sénateurs communistes. Depuis d’autres députés et sénateurs socialistes ont apporté leur soutien à ces propositions de loi, dont mon député ! Une trentaine de parlementaires tant de la majorité que de l’opposition ont se sont manifestés en posant des questions écrites.

Bref, le mouvement a l’air de prendre un peu plus d’ampleur, des élus s’impliquant et apportant leur soutien à l’association.

 


♣ ♠ ♣ 6 / UN ESPOIR ♣ ♠ ♣


L’AVEN réclame un devoir de vérité et de justice. La France n’a cessé ses essais nucléaires que depuis le 27 janvier 1996. Certes, les vétérans se réjouissent de cette initiative mais les malades sont de plus en plus nombreux, diagnostiqués jeunes et leurs traitements relèvent bien souvent de la survie. Trop de décès, trop prématurés ! Certains vétérans ne verront leur dossier aboutir, leurs enfants poursuivront cette quête afin que justice soit rendue.

C’est ce que souhaite l’association, d’autant plus que beaucoup travaillaient dans des conditions de sécurité élémentaires.

L’AVEN fait référence au modèle américain qui prévoit une loi d’indemnisation des vétérans exposés aux radiations pour une liste de maladies, liste évolutive. Cette loi est une lutte des vétérans et des peuples américains et des Iles Marshall, victimes des essais nucléaires.

Cette lutte peu à peu prend de l’ampleur. Si vous êtes concernés par ces essais et qu’aujourd’hui vous êtes atteints de maladie ou cancer, contactez l’AVEN, faites vous connaître afin que le nombre de personnes en souffrance soit connu. Plus les victimes se manifesteront, plus l’AVEN sera puissante et pourra poursuivre ses actions."

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AVEN
187 montée de Choulans
69005 LYON

Tél. 04.78.36.93.03
Fax 04.78.36.36.83

E-mail : aven@aven.org

 

Site internet : www.aven.org

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02/02/2010

Il faut qu'on se bouge. Pour des jeunes gens d'à peine 18 ans qui sont obligés de se cacher pour ne pas être expulsés, pour un jeune père de 23 ans, papa d'une enfant française, enfermé en vue d'expulsion... Cela suffit !

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Vous savez que je suis portée à défendre très souvent des personnes expulsées de France dans mon blog. Ce sont la plupart du temps des parents, très souvent des papas... qui ont leurs enfants scolarisés ici... et bien souvent nés en FRANCE !ITF025051.jpg

Dans ce que je vous présente ci-dessous à travers le communiqué reçu de RESF, le Réseau  d'Éducation sans Frontières, nous trouvons un papa de 23 ans qui est père de la petite Lola, née en 2005. Elle a le même âge que mon fils.

New_Prnt.jpgMon fils va avoir cinq ans et il a perdu son papa, décédé d'un cancer au poumon, sur la table d'opération. Il pleure son père disparu et c'est très difficile pour un enfant. Alors quand un père est vivant, soyons assez humain pour le laisser auprès de ses enfants !! Ne pas l'arracher à sa famille. Ce père est en prison, en centre de rétention pour étrangers de Marseille, et son expulsion est imminente. Il s'appelle Harrag Belhadj et vous pouvez écrire pour lui, téléphoner aussi aux numéros donnés, pour le défendre, pour éviter cette expulsion terrible pour sa famille et sa petite. Vous trouverez plus bas les coordonnées afin d'agir.imageslC9Hqt.jpeg

Que cette terre est triste des larmes des enfants arrachés à leurs parents. Quand c'est la mort, la maladie ou un tremblement de terre qui séparent et démembrent les familles, on parle de destin... mais là, on hurle : CRUAUTÉ, ACHARNEMENT, SCANDALE ABOMINABLE.

Chloé Laroche

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2 février 2010___________________________ Communiqué reçu ce jour du Réseau d'Éducation sans Frontières : 


"Désavoué publiquement par les juges pour avoir arbitrairement privé de leurs droits 124 demandeurs d’asile, Eric Besson se venge sur les jeunes et les familles. Qu’importent les études en cours, les liens familiaux, la vie reconstruite. Qu’importent les droits. 

Ci-dessous quatre affaires, quatre vrais drames qui menacent la vie d’enfants ou de tout jeunes gens. Sans parler des autres, pareillement traqués et arrêtés, mais qui ont devant eux quelques jours ou semaines d’espoir. Le racolage de voix en saccageant des vies, ça suffit ! Le Ministre de la chasse à l’enfant est responsable, son président encore plus, mais il faut aussi que les hauts fonctionnaires et les moins hauts qu’on implique dans ces affaires honteuses prennent leurs responsabilités. Et qu’on les mette face à elles. Poliment, sans diffamation, mais fermement. Mails, fax, téléphone, tout est bon pour faire savoir ce qui se passe vraiment."

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Ministre de l’Immigration :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr

fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

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Les coordonnées des préfectures concernées se trouvent après chaque situation décrite.

1/ Expulsion programmée pour jeudi de Salima Boulazhar, 18 ans, sa sœur jumelle Salma, forcée de se cacher :

Salma et Salima, deux sœurs jumelles marocaines de 18 ans, venues en France à 13 ans, confiées par kafala (acte de prise en charge) à leur tante résidente en France quand leur grand-mère qui les élevait décède. Or la France ne reconnaît pas la kafala et comme l’adoption est impossible en droit marocain, les démarches de régularisation sont rendues difficiles. Elles font toute leur scolarité à Clermont-Ferrand : Collège La Charme, Collège Gérard Philippe, Lycée Camille Claudel, Lycée Marie Laurencin. Salima - cette année- est en apprentissage à l'Institut des métiers de Clermont-Ferrand.

Une demande de titre déposée avant leur majorité a été refusée par courrier du 27 Juillet. Après 7 mois de silence de la préfecture, le 19 janvier, les policiers sont venus chez leur tante, ont emmené Salima et l’ont conduite au centre de rétention de Lyon.

Salma a échappé à l’arrestation. Elle était alors hospitalisée, angoissée et dépressive depuis l’annonce du refus de séjour. Depuis elle se cache. Le juge des libertés a décidé de prolonger de 15 jours la détention de Salima. Nous savons que cela accorde 15 jours aux autorités pour obtenir « l’accord de réadmission » de Salima de la part des autorités marocaines. Tous ces établissements y compris se mobilisent pour elles, vendredi plus de 150 personnes se mobilisaient avec des élus devant la préfecture de Clermont Ferrand.

Malgré ce soutien, le préfet de région (qui n’est autre que l’ancien secrétaire général d’Hortefeux quand il était ministre de la rafle et du drapeau !) n’en démord pas : pas d’adoption, pas de papier. L’expulsion de Salima est programmée pour le 4/02/2010 à 9h.



Patrick STEFANINI Préfet de la région AUVERGNE

patrick.stefanini@puy-de-dome.pref.gouv.fr
Directeur du cabinet : fabien.masson@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Chef des services administratifs du cabinet : david.besson@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Préfecture du Puy de Dôme 18, Bd Desaix - 63033 CLERMONT-FERRAND CEDEX 01

Tél. : 04 73 98 63 63 Télécopie : 04 73 98 61 00

www.auvergne.pref.gouv.fr
public@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Et aujourd'hui Youssouf un lycéen de 21 ans du LP Camille Claudel à Clermont-Ferrand a été arrêté près de chez lui en rentrant du lycée. Il doit être conduit au CRA de Lyon.

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3/ Expulsion imminente pour Harrag Belhadj, 23 ans, détenu au Centre de rétention du Canet à Marseille, père d’une enfant française :  

Il est papa de la petite Lola, née en 2005, de nationalité française. Il vit avec la maman et le premier enfant de celle-ci. Il contribue aux besoins et aux soins des deux enfants.

Harrag est arrivé en 2005 de manière régulière pour rejoindre son père séjournant en France depuis 2001 et détenteur d’une carte de séjour de 10 ans. C’est en novembre dernier que la préfecture a refusé de prolonger son séjour. Il a un jeune frère de 14 ans scolarisé dans un collège de Marseille.

Durant son séjour, il a mis tout en oeuvre pour construire sa vie professionnelle. Il a obtenu deux CAP, l’un d’Informatique à l’EMO à St Joseph et l’autre en Électricité bâtiment et industrielle à Angoulême. Il est également certifié d’une formation en tant qu’agent de sécurité et a travaillé 6 mois dans ce secteur. L’expulsion est imminente (peut-être aujourd'hui mardi ).



Préfet Michel SAPPIN michel.sappin@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr


Cabinet du Préfet cabinet@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr


Secrétariat Général : Tel 04 91 15 64 90 / Fax : 04 91 15 62 10


Standard préfecture : Tel 04 91 15 60 00 - Fax 04 91 15 60 70

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3/ Lahouari CHALI, père de famille algérien, en rétention au CRA de Palaiseau (91) :

Arrêté à Gennevilliers le 26 janvier 2010, lors d'un contrôle d'identité, Lahouari CHALI a été placé dans la prison administrative pour étrangers de Palaiseau.

Lahouari CHALI est entré en France le 5 mai 2004 en compagnie de sa femme et de leur fils aîné. Yacine, 6 ans, né en Algérie, est scolarisé en CP, à Paris 18ème. Sa sœur Rachida Farah, 5 ans, est née à Paris, elle est en en moyenne section à l'école maternelle André Del Sarte dans le 18e.

Le père de M. Chali vit en France ainsi que la mère, les deux demi-frères et la demi-soeur de sa femme, tous en situation régulière. Le 1er février, rejet du recours au Tribunal administratif. La machine à expulser est en marche.

Récemment deux retenus du CRA de Palaiseau ont tenté de mettre fin à leurs jours pour échapper à l’expulsion : tentative de pendaison, grève de la faim, vis avalées. Pas même une nuit entre l’hôpital à l’aéroport, et à l’arrivée à Tunis, la prison pour ce père de famille.



Patrick Strzoda - Préfet des Hauts-de-Seine (92) :

patrick.strzoda@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Secrétaire Général :

didier.montchamp@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Directrice de cabinet :

josiane.chevalier@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

N° Fax du Préfet : 01 47 25 21 21 - 01 40 97 27 92

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4/ 12 ans d’errance, ça n’est pas assez ! Nouvelle menace d’expulsion pour un père rom d’Evreux :

Mehmet OMEROVIC a été arrêté à Evreux le 29 janvier 2010, mis en garde à vue au motif d'un retard dans les formalités de mise à jour de son permis de conduire, et placé le 30 janvier en rétention au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Oissel.

12 années d’errance, de souffrances et d’humiliations pour cette famille de cinq enfants ! Originaires de Bosnie, les Omérovic ont vécu, depuis 1992, tous les drames du conflit entre Serbes et Bosniaques. Accablés par les persécutions de tous ordres, parce qu’ils sont aussi roms et musulmans, privés du droit de travailler, de se loger, de se soigner, d’éduquer leurs enfants, ils ont fui leur pays une première fois pour demander l’asile en Allemagne en 1997. Déboutés, de leur demande, ils retournent en Bosnie, mais subissent à nouveau persécutions et privations de droits élémentaires. Ils tentent alors leur chance en France en 2005, où leur demande d’asile échoue également. Renvoyés de force en Bosnie, ils retrouvent la même situation et survivent grâce à des moyens de fortune. Nouvelle errance vers la France où ils sont arrivés en janvier 2009. Ils déposent une demande de titre de séjour auprès de la Préfecture d’Evreux, s’appuyant sur les dispositions légales en vigueur relatives à la préservation de la vie privée et familiale. Leur demande est rejetée en septembre 2009, rejet assorti d’une Obligation de Quitter le Territoire (OQTF). Un recours a été déposé par leur avocat auprès du Tribunal Administratif, et leur audience doit avoir lieu dès ce mois de février.

Soutenue depuis plus d’un an par divers intervenants sociaux et associations impliqués dans le soutien aux migrants en situation de détresse, la famille Omérovic pouvait encore, jusqu’à l’arrestation, espérer que l’Etat français prendrait en considération sa situation exceptionnelle et lui fournirait enfin la possibilité de se reconstruire. Ce père est aujourd’hui en très grand danger d’expulsion et la famille martyrisée une nouvelle fois.

Préfète de l’Eure : Fabienne BUCCIO : fabienne.buccio@eure.pref.gouv.fr

Préfecture : Bd. G. Chauvin 27022 EVREUX CEDEX Tél. : 02 32 78 27 27
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29/12/2009

Une française aime un algérien. Elle est enceinte de lui mais n'a plus le droit de le voir car il a été expulsé vers l'Algérie le 6 août 2009. L'identité nationale, c'est donc ça... Enlever un père à son enfant avant même qu'il ne soit né ?!

imagesDGkJ3g.jpeg_______"Mohamed doit obtenir un VISA lui permettant d'être présent pour la NAISSANCE de son enfant !"_______________________imagesXGHX5b.jpegAI03120.jpg

 

Bonsoir à tous et toutes,

Ce soir, j'ai reçu cet appel urgent des Amoureux au Ban public pour Angelina et son amoureux Mohammed. Ils s'aiment et attendent un enfant. Ils se sont mariés et lui a été expulsé de l'autre côté de la mer. Alors que Angelina va donner le jour à leur enfant, Mohammed se bat pour revenir.

imagesX9Lt0C.jpegMais la France fait la sourde oreille. Elle préfère se battre pour l'identité nationale et voir naître un nouveau petit français sans papa. Cela doit être la nouvelle France, celle qui croit qu'une seule couleur doit vivre ici et que nous demeurerons longtemps français en éliminant les browns, les noirs, les jaunes, les rouges, les violets et les gris. Peut-être que les stroumpfs trouveront grâce à leurs yeux. Je suis en colère pour cette famille, en colère contre les autorités françaises, en colère contre la politique d'immigration qui -pour faire du chiffre- écartèle les familles.

Ramenez Mohammed en France près de sa femme, s'il vous plaît.imagesESoqva.jpeg

Chloé Laroche

 

_______________________Signez la pétition : http://placeauxdroits.net/petition2/index.php?petition=28 ____________

 

TEXTE DES AMOUREUX AU BAN PUBLIC :

(http://amoureuxauban.net)

 

hennapose5.jpg"Mohamed, algérien, et Angelina, française, se sont mariés en France en avril 2008. Suite au mariage, Mohamed dépose une demande de titre de séjour qui est rejetée plusieurs mois plus tard avec obligation de quitter le territoire français. Le 5 août 2009, alors qu'Angélina est enceinte de 4 mois, Mohamed est arrêté au domicile conjugal par la police. Conduit au centre de rétention, il est expulsé le lendemain vers l'Algérie.

Le 8 octobre, l'avocate de Mohamed a saisi le consulat de France à Annaba d'une demande de visa. Le 25 novembre, Mohamed a confirmé cette demande en redéposant un dossier auprès des autorités consulaires françaises. A ce jour, aucune réponse n'a été donnée à ces demandes malgré l'imminence de l'accouchement d'Angélina. Le couple vit dans l'angoisse de ne pas pouvoir être réuni pour la naissance de leur enfant prévue dans moins d'un mois.imageseuowdM.jpeg

Nous, signataires de la pétition, nous associons aux Amoureux au ban public pour demander qu'un visa soit délivré à Mohamed dans les meilleurs délais afin qu'il soit présent auprès de son épouse pendant les derniers jours de grossesse et pour la naissance de l'enfant.

Nous dénonçons l'expulsion de Mohamed qui a constitué une violation manifeste du droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme."

Signez la pétition : http://placeauxdroits.net/petition2/index.php?petition=28

 

imagesOwKKHX.jpeg_____________ Urgent !!

Ecrivez à M. William BUNEL, consul de France à Annaba (Algérie) :
contact@ambafrance-dz.org

Monsieur le Consul,

Nous souhaitons attirer votre attention sur la situation de M. Khelfa Mohamed Fares qui vous a saisi d'une demande de visa en qualité de conjoint d'une ressortissante française.

Monsieur FARES et son épouse française, se sont mariés en France en avril 2008. M. FARES a été reconduit à la frontière le 6 août 2009 alors que sa femme était enceinte de 4 mois. Son avocate vous a saisi d'une demande de visa le 8 octobre dernier, demande confirmé par le dépôt auprès de vos services par M. FARES d'un dossier de visa le 25 novembre. A ce jour l'intéressé n'a reçu aucune réponse à cette demande et le couple vit dans l'angoisse de ne pas pouvoir être réuni pour la naissance de leur enfant prévue dans moins d'un mois.

Compte tenu des circonstances particulières de cette affaire, nous vous demandons par la présente de procéder à l'instruction de la demande de visa dans les meilleurs délais afin que M. FARES puisse être auprès de son épouse pour l'accouchement.

Veuillez recevoir, Monsieur le Consul, l'expression de ma considération distinguée.

Votre signature____

11/06/2009

Pour Yazid Zarour, jeune algérien auxiliaire de vie d'une personne handicapée, j'écris au Préfet de l'Isère. Car Yazid est menacé d'expulsion du sol français.

images-5.jpegLETTRE OUVERTE.

 

Monsieur le Préfet de l'Isère,

 

J'ai l'honneur de vous écrire pour vous demander une faveur concernant un homme menacé d'expulsion de notre pays. Je suis écrivain et violoniste et je mets ma plume au service des causes perdues. Comme une Sainte Rita existant pour ceux qui souffrent et qui n'ont plus que ma plume pour défendre leur vie, ma plume alliée à d'autres plumes, à d'autres êtres humains solidaires comme moi... qui se permettent de prendre la défense de personnes oubliées et rejetées par la machine du monde qui avance inexorablement, sans parfois considérer l'humain dans son avancement glacé.

Alors, je vous en prie, lisez-moi.

Cet homme que je soutiens et pour lequel je vous écris s'appelle Yazid Zarour.

C'est un jeune algérien entré en France en novembre 2002 avec un visa étudiant. Il travaille depuis 2006 en qualité d'auxiliaire de vie auprès d'une personne lourdement handicapée, se déplaçant en fauteuil roulant. Cette personne s'appelle Olivier Morel. Il est professeur d'anglais au lycée Marie Curie d'Échirolles. Monsieur Morel est totalement satisfait de l'aide et de l'accompagnement apporté par Yazid. Pour assumer son travail pleinement, ce dernier est aussi devenu son co-locataire. C'est dire qu'il s'investit dans ce travail qui est aussi un lien humain devenu indispensable pour Monsieur Morel.images-6.jpeg

Je vous parle de cela en connaissance de cause, puisque je m'occupe moi-même de personnes handicapées, les accompagnant dans mon taxi spécialisé. Je sais à quel point la personne qui les accompagne et s'occupe d'eux est importante dans leur équilibre et leur lutte contre la souffrance, autant morale que physique.

Le 3 février 2009, Yazid a fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Suite à une forte mobilisation, après avoir été jugé devant le tribunal administratif de Lyon, Yazid a bénéficié d'une annulation de son OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), prononcée le 6 février 2009, annulation contre laquelle vous faites appel.

Vous devez comprendre que ces menaces d’expulsion sont source d’inquiétude et de stress pour Messieurs Morel et Zarour. Ce dernier, entré en France sous statut d’étudiant, possède à ce jour un titre provisoire de séjour jusqu’au 10 Août. Il est absolument indispensable de le rendre définitif afin que Monsieur Morel soit plus serein dans sa vie privée et professionnelle, dans un contexte où tous les discours officiels affichent l’intégration des personnes handicapées comme une priorité nationale.

Nous attendons donc, conformément à vos engagements auprès de Madame David et de Monsieur Mermaz, parlementaires isérois, que vous étudiez le dossier de Yazid avec la plus haute bienveillance.

images.jpegIl est nécessaire de régulariser sa situation afin qu’il puisse résider en France et puisse travailler comme il l’a toujours fait depuis 2006 avec compétence, et dans une qualité de rapports humains avec Olivier Morel que celui-ci souhaite légitimement conserver.images-4.jpeg

En conséquence, Monsieur le Préfet, je vous serais très reconnaissante de recevoir ma demande. La voici : Monsieur Zarour doit rester sur le territoire national, avec autorisation de travail, pour exercer son activité salariée d’auxiliaire de vie auprès d’Olivier Morel. J'ai l'honneur de vous demander de tenir compte dans votre décision de la situation de ce travail particulier où les rapports humains sont essentiels.

Monsieur le Préfet de l'Isère, vous disposez d'un pouvoir discrétionnaire qui permettrait de régulariser immédiatement Yazid. Aussi, j'ai toute confiance en vous dans ma demande et je demeure à votre disposition pour échanger sur celle-ci.

Je vous prie, Monsieur le Préfet, d'agréer mes salutations distinguées.

 

Madame LAROCHE Chloé

 

+++ AVIS à mes lecteurs : vous aussi, vous pouvez écrire (mails, faxs, courriers) POUR DÉFENDRE YAZID ZAROUR, sans oublier bien sûr de rester courtois et poli. Vous pouvez vous inspirer de ma lettre et du texte de la pétition du Réseau d'Éducation sans Frontières : voir www.educationsansfrontieres.org/article20436.html

(Vous trouverez les adresses mails et les faxs à la fin de l'article)

 

________________ Voici pour mes lecteurs les informations données par le Réseau d'Éducation Sans Frontières :

 

Signez  et faites signez la pétition en ligne :

www.educationsansfrontieres.org/article20436.html


Voir aussi le reportage sur France 3 (à 3mn25s) : cliquer ici

 

"Premier acte de grande humanité du Préfet et première mobilisation !

Le 3 février 2009 à 9h du matin, Yazid est, en application d'une décision de la Préfecture de l'Isère de reconduite à la frontière, arrêté à leur domicile, embarqué au commissariat de Grenoble et transporté au centre de rétention de Saint-Exupéry. Olivier qui a besoin d'une assistance constante se retrouve seul dans son appartement, plongé dans une profonde détresse. Le 9 février, le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision d'expulsion. Soulagement pour Yazid et Olivier. 

Deuxième acte indigne : "seule la fonction est importante, pas la personne qui l'occupe".

Le préfet s'acharne, il veut faire du chiffre et fait appel. Pour ce haut fonctionnaire zélé, Yazid n'est pas irremplaçable : n'y a t il pas, sur le seul bassin grenoblois, 324 demandes pour occuper un emploi d'auxiliaire de vie ?! Un pas de plus dans la déshumanisation, qui ne tient aucun compte, non seulement des qualités professionnelles et humaines de Yazid, mais de trois années de relations de confiance établies entre les deux hommes. Relations de confiance, patiemment construites dans tous les gestes d'une vie quotidienne partagée.

La mobilisation s'amplifie. Nous ne les laisserons pas faire.

Yazid a reçu une autorisation provisoire de séjour jusqu'au 10 août, mais ... sans autorisation de travailler ... lui qui travaille déjà en CDI pour l'association « Vivre Autonome ». À cette date, au coeur des vacances d'été, Yazid est de nouveau sous la menace d'une expulsion. Nouvelle angoisse pour Yazid et pour Olivier, sa situation physique et morale se dégrade, il « ne vit plus ». 

Nous refusons que Yazid, qui est bien intégré dans notre pays, soit obligé de le quitter. 

Nous refusons aussi pour Olivier Morel qu'il quitte le territoire national, car une telle décision, intolérable sur le plan humain, serait dramatique pour lui.

Non à l'intolérable !"

 

_______VOICI LES ADRESSES POUR ÉCRIRE (mails, faxs, courriers)

afin de DÉFENDRE YAZID ZAROUR, mais en restant courtois et poli.


Pour Monsieur Albert Dupuy, préfet de l'Isère : albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr

Pour Monsieur David Coste, directeur de cabinet : david.coste@isere.pref.gouv.fr

Fax du cabinet du Préfet : 04 76 44 68 00
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr

Matignon  :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...
FAUGERE <jean.paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr>,
GOSSET-GRAINVILLE <
antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr>,
LEVY <myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr>
MITROFANOFF <
igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr>
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>
LOUVRIER <
franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration)
maxime.tandonnet@elysee.fr

 

 
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