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17/10/2017

Ma nouvelle en hommage au Refuge et aux couples de femmes homosexuelles, écrite pour le respect de tous les couples homos.

Bonjour à tous et toutes,homosexuel,lesbienne,amour,rencontre,séparation,divorce,mariage,ambulancier,femme,route,dent de crolles,cancer,sein,maladie,mort,honte,peur,espoir,village,montagne,love,courage,départ,quitter,passé,présent,avenir,écoute,communication, dialogue,refuge,protection,société,respect,différence,métier,taxi,médical,patient,confidence,isère,union,homo,

 

Je vous invite à lire sur "SHORT Édition" cette histoire que j'ai écrite et que j'offre à tous les couples de femmes homosexuelles.

Vous pouvez aussi la lire ci-dessous.

Personnellement, je ne suis pas homosexuelle mais je défends la cause des homos, hommes et femmes.

Alors, que cette nouvelle contribue à leur respect et à plus de tolérance envers leur "différence".

Amicalement à tous, Chloé L

 

Copier le lien ci-dessous et le coller dans votre barre internet :

 http://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/le-dialogue-de-la-dent-de-crolles

 

 ------------ Le Refuge est une association française fondée en 2003 et dont la vocation est d'offrir un hébergement temporaire et de soutenir les jeunes homosexuels majeurs victimes d'homophobie et de transphobie, notamment dans le cadre de leur propre cellule familiale. Le siège de l'association se situe à Montpellier, et se compose de seize autres délégations opérationnelles.

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LE DIALOGUE

DE LA DENT

DE CROLLES

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Brigitte vivait toujours avec Anne, son ex-compagne, et ne souhaitait pas quitter le précieux havre de paix que représentait leur maison ; celle-ci avait abrité leur amour dans un petit village perché se tenant au bout d’une route, dans la montagne. Brigitte trouvait la paix ici, au bout du monde ; la fin de sa relation avec Anne n’avait rien changé à cela. Pourtant, elle était inquiète car ses compagnes successives lui demandaient à chaque fois de partir, de renoncer à ce charmant refuge, de trancher avec cette belle dame envers qui elle conservait affection et loyauté, ainsi que la tendresse d’une amitié pure et dénuée de tout désir et de toute pensée charnelle.

Comment faire pour expliquer l’inexplicable, l’inextricable... Elle proposait à ses nouvelles amies de rencontrer cette femme afin de prouver par A plus B que C n’existait plus, C représentant le couple d’Anne et Brigitte. Mais il est toujours délicat de vouloir éteindre l’incendie en y ajoutant des étincelles.

Brigitte était femme pompier volontaire et gagnait sa vie en pratiquant un métier de passion : le métier d’ambulancier. Le fait de côtoyer chaque jour la maladie, la mort, le handicap, les accidents graves, remet chacun d’équerre face à l’évidence de l’essentiel, l’essentiel étant de vivre sa vie comme on le ressent profondément, intimement.

Le métier d’ambulancier apporte cette dimension du respect de la différence et du choix de vie de ses collègues, des patients transportés. La couleur de peau n’importe plus, ni le choix sexuel, ni les croyances, puisque la mort rôde. Seul l’amour et le coeur demeurent, cet amour transmis dans un regard, l’espérance à laquelle s’accroche le blessé, cette onde universelle qui fait tourner le monde à travers la beauté et la joie de la lumière infinie d’une vague d’océan.short edition,homosexuel,lesbienne,amour,rencontre,séparation,divorce,mariage,ambulancier,femme,route,dent de crolles,cancer,sein,maladie,mort,honte,peur,espoir,village,montagne,love,courage,départ,quitter,passé,présent,avenir,écoute,communication,dialogue,refuge,protection,société,respect,différence,métier,taxi,médical,patient,confidence,isère,union,homo

Tant que le souffle est là, tant que le sang coule dans les veines, le reste est une question de liberté et de libre choix de ses directions. Brigitte adorait pour cela son métier et tous ses collègues connaissaient son homosexualité. Cependant, elle évitait de l’annoncer aux patients transportés afin de garder son innocence et sa légèreté face à des critiques qu’elle n’aurait pu parer, sauf par une sortie de route ou un arrêt brutal du véhicule. En effet, elle était souvent seule avec les patients, les conduisant à leurs rendez-vous. Le tête à tête était parfois long, jusqu’à trois heures de temps, aussi devait-elle garder sa vie privée tel un jardin secret dont elle seule aurait la clé.

Parfois elle y laissait entrer des personnes capables de tolérer sa différence, assez ouverts de coeur et d’esprit pour comprendre l’immensité de son choix de vie et d’amours. Elle était alors rarement déçue de pouvoir faire découvrir ses plates-bandes fleuries et ses roseraies colorées. Les rares personnes qui la décevaient se retrouvaient très rapidement au milieu des orties et des chardons, recherchant au plus vite la porte de la sortie.

Un jour différent des autres, alors que le soleil illuminait la route de montagne qu’elle avait empruntée, sur le plateau de la Dent de Crolles, Brigitte se tenait au côté d’une personne qu’elle devait descendre dans la plaine pour ses traitements. C’était la cinquième fois qu’elle la transportait. La Dent de Crolles se tenait au-dessus d’elles dans une majesté matinale de montagne mythique et, telle un témoin de leur trajet, regardait dans leur direction en tendant l’oreille et les angles de ses parois abruptes.

La patiente assise à ses côtés s’adressa soudain à Brigitte : «Je sens bien que vous êtes différente. Vous savez, moi, je n’ai jamais assumé cela et cela m’a consumée. Le cancer me ronge et j’essaye de m’en sortir. Je veux vivre et aimer. J’ai été éprise autrefois d’une femme à qui j’avais dévoilé à demi-mot mon amour. Mais cette personne m’a rejetée dédaigneusement, provoquant un arrêt final à notre longue amitié. Il est difficile d’ouvrir son coeur et d’oser sa différence. »short edition,homosexuel,lesbienne,amour,rencontre,séparation,divorce,mariage,ambulancier,femme,route,dent de crolles,cancer,sein,maladie,mort,honte,peur,espoir,village,montagne,love,courage,départ,quitter,passé,présent,avenir,écoute,communication,dialogue,refuge,protection,société,respect,différence,métier,taxi,médical,patient,confidence,isère,union,homo

Brigitte, émue, ne quittait pas la route des yeux et sentit les larmes basculer des yeux aux joues. Soudain, l’émotion fut trop forte et provoqua un garage du taxi ambulancier à l’entrée du grand tunnel. La femme ambulancière se gara en toute sécurité et arrêta le contact du véhicule. Celui-ci fut assez surpris de cette décision surprenante et peu habituelle de son chauffeur féminin. Brigitte regarda sa patiente et appuya sa main sur la sienne, lui disant : «Vous verrez, vous rencontrerez la femme dans laquelle vous trouverez le feu correspondant au vôtre et alors il n’y aura pas de sirène de pompier ni de fanfare. L’amour sera là et, par son eau fraiche et limpide, agrandira l’espace de vos deux coeurs enflammés. »

La patiente sourit. Elle s’appelait Amandine. Elle avait perdu ses cheveux à cause de ses traitements mais elle était belle sous les rayons du soleil naissant. short edition,homosexuel,lesbienne,amour,rencontre,séparation,divorce,mariage,ambulancier,femme,route,dent de crolles,cancer,sein,maladie,mort,honte,peur,espoir,village,montagne,love,courage,départ,quitter,passé,présent,avenir,écoute,communication,dialogue,refuge,protection,société,respect,différence,métier,taxi,médical,patient,confidence,isère,union,homo

-Mais quelle femme voudra de moi avec un sein en moins ? J’ai été opérée. C’est une véritable mutilation, un choc énorme, insurmontable. 

 

-Vous savez, lui répondit Brigitte, vous êtes telle une amazone galopant avec votre arc de vie et votre flèche de désir. Lorsqu’elle aura trouvé sa cible d’amour, cette flèche ravira le coeur de la femme qui vous aimera telle que vous êtes. Vous êtes un tout et, même avec un seul sein, vous êtes encore vous-même. Dans mon métier, j'ai rencontré tant de personnes sans jambes, sans bras, sans mains, sans espoir de remarcher, handicapées de l'âme et du corps. Mais ce qu'elles savent au plus profond de leur coeur, c’est qu'elles ont gardé la vie et qu’elles se battent jour après jour pour gagner des centimètres de marche et d’avancées, pour gagner des mètres loin de l’horreur qui s’est abattue sur elles. Vous êtes comme ces personnes : handicapée, mutilée, diminuée d'une partie de vous-même. Alors restez vous-même : belle, battante, combattante, désirante, vivante, inventive. »

Amandine avait avalé tout le soleil de la montagne. La Dent de Crolles avait tagué son mordant sur la vie et le véhicule se remit en marche doucement vers l’hôpital. Elles n'étaient pas en retard. La vie avait pris de l’avance sur la maladie, une belle avance.

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Ce soir-là, sur la Dent de Crolles, on put voir et contempler un nuage rose accroché au sommet sur un ciel étoilé naissant de crépuscule.

Chloé Larocheshort edition,homosexuel,lesbienne,amour,rencontre,séparation,divorce,mariage,ambulancier,femme,route,dent de crolles,cancer,sein,maladie,mort,honte,peur,espoir,village,montagne,love,courage,départ,quitter,passé,présent,avenir,écoute,communication,dialogue,refuge,protection,société,respect,différence,métier,taxi,médical,patient,confidence,isère,union,homo

http://www.ulule.com/livre-cancer/

 

 

05/12/2015

Invitation à ma rencontre-signature du 19 décembre à la Maison de la Nature et de l'Environnement de Grenoble. Remerciements pour deux articles.

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INVITATION ----------- 19/12/2015

RENCONTRE-SIGNATURE 

 

 

 

Je viens vous inviter à ma rencontre-signature à Grenoble du samedi 19 décembre à partir de 15 h à la Maison de la Nature et de l'Environnement, au 5 Place Bir Hakeim, dans la Médiathèque de ce lieu ouvert à de nombreux débats, initiatives et discussions.

Cette rencontre se fera entre 15 h et 18 h avec des lectures d'extraits de mon livre "Solidarité Puissance Toi" et un goûter partagé vers 16 h 30. Mon violon sera présent aussi avec quelques morceaux d'harmonie et de sérénité. 

La Médiathèque de la MNEI ouvrant ses portes pour nous accueillir, chacun aura loisir de découvrir sur place les livres de ce lieu, aussi bien pour les enfants que pour les adultes. 

Je serais heureuse de vous accueillir à cette rencontre.

 

Chloé Laroche                                                                       ------ cliquez sur mon nom et prénom, vous arrivez sur ma page Facebookth-23.jpeg

 

 

 

MES REMERCIEMENTS :

 

Merci à Valérie SAES pour l'article du Magazine de Crolles (page 12) paru cette semaine et à Monsieur SARRACANI, correspondant au Dauphiné Libéré du Grésivaudan, pour son article sur mon livre, à l'occasion de ma séance de dédicace à la Table Festive de Crolles, article paru le 9 novembre 2015.

 

http://www.ville-crolles.fr/journal-m…/journal-municipal....

 

article journal signature Dauphiné.pdf

 

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Dans mon livre : "Solidarité Puissance Toi", je parle de... ?


 
Vous vous demandez sûrement ce qu'il y a dans mon livre  ....

De quoi vais-je parler, de qui ?
Qu'allez-vous y lire ?
 
Alors, j'ai décidé de vous donner quelques petits aperçus ci-dessous...
 

Dans mon livre "Solidarité Puissance Toi", je parle de :

 

-l'Arche de Zoé, de l'action d'Éric Breteau et de son équipe au Tchad mais aussi en Asie, lors du Tsunami
-des Restos du Coeur
-de Pierre Rabhi
-de la Cimade et du Réseau d'Éducation sans Frontières
-des personnes dialysées, du cancer
-des ambulanciers et de leur métier, rencontres avec des patients
-de l'association Nat'n'co, de Nathanaël et du film réalisé par Nicolas Hairon
-du Père Gourrier des Grandes Gueules sur RMC
-de l'association "Pour Laurette Fugain"
-de l'impact des images violentes sur nous
-de nombreux inconnus solidaires et d'autres dont je raconte tout simplement l'histoire
-du Soudan, de l'Irak, de la Roumanie, de la Syrie, de la Norvège, de l'Afrique, du Rwanda...
-des films : "The giver", "la ligne droite", "La marche"
-de mon grand-père résistant et déporté
-des prisons en France, des prisonniers suicidés, des enseignants mis à mal
-du suicide et des actes désespérés
-de la violence des jeunes sur leurs parents et vice-versa
-du divorce et des conflits familiaux, de l'emprise dans le couple et de l'enfermement amoureux
-du mariage pour tous
-de la solitude et des rencontres amoureuses, de Meetic et des sites de rencontre
-de Malalaï Kakar, femme policière d'Afghanistan
-du baby-blues et du post-partum
-de la Seconde guerre mondiale
-des sans-abris
-des Réseaux sociaux
-de l'acte de dénoncer
-des retraités et de la Sécu, de la crise, du RSA, des familles mono-parentales
-de Jean-Jacques Bourdin sur RMC Radio
-de Brigitte Lahaie qui parle d'éducation sur RMC
-des atteintes sexuelles, du viol, de la pédophilie
-des expulsions des étrangers et de leurs enfants, des Roms en France
-des migrants
-de Grégory Villemin, du petit Noam à Couvin, d'Antoine à Issoire, de Dylan
-de Nelly Robin et de son action : "Pour le sourire d'un enfant" au Sénégal
-des taxis médicalisés et de leurs patients, de la maladie, du handicap, de la mort
-des enfants qui sont enfermés dans des mondes fous, dans les sectes, dans la folie de certains parents
-de la secte du temple solaire et ses victimes
-de la manipulation mentale
-de Aya Cissoko, Dorine Bourneton, de Patrick Dupond
-de la perte d'un enfant et des parents désenfantés, du deuil
-de Ingrid Bétancourt
-de la Bodhichitta, transformation de sa souffrance 
-de Monsieur de Combret, de SERA, de CARE, "Vivre en Famille"...
-de l'adoption de mes filles, venues de Roumanie et du Bénin
--du handicap mental et physique
-du reportage de Élise Lucet : "Viols d'enfants, la fin du silence"
-des quatre parachutistes de Francazal et de leurs crimes en 1989
-de la maltraitance conjugale
-des crimes d'honneur en Jordanie, Yémen, Pakistan
-de la justice en France
-de l'adolescence et de l'éducation, du rôle des parents
-de la Politique sur le terrain
-de la politique d'Immigration depuis quelques années
-des attentats du 11 septembre 
-de la Sécurité Routière et de la violence sur la route
-etc...

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20/10/2015

Mon livre vient de paraître... j'ai le plaisir de vous le présenter. Il s'appelle "Solidarité Puissance Toi". Rencontre-Signature à Crolles proposée le 7 novembre.

 

RENCONTRE-SIGNATURE à CROLLESlivre,parution,édition,solidarité,écrivain,témoignage,chapitre,solidarité puissance toi,chloé laroche,violoniste,réalité,résilience,amour,humain,humanité,sincérité,franchise,dénoncer,jeunesse,éducation,famille,couple,enfant,divorce,deuil,mort,handicap,ambulancier,métier,compassion,épreuve,suicide,crise,désespoir,enfermement,déscolarisé,secte,pédophilie,violence

avec Chloé LAROCHE

le samedi 7 novembre entre 14 et 18 h

à la Table Festive   ------------------------------------------------

 

 

 

Je sors mon dernier livre et je vous propose à cette occasion une rencontre à Crolles pour vous présenter mon ouvrage et vous en lire des passages, avec des morceaux de mon violon offerts à cette occasion. livre,parution,édition,solidarité,écrivain,témoignage,chapitre,solidarité puissance toi,chloé laroche,violoniste,réalité,résilience,amour,humain,humanité,sincérité,franchise,dénoncer,jeunesse,éducation,famille,couple,enfant,divorce,deuil,mort,handicap,ambulancier,métier,compassion,épreuve,suicide,crise,désespoir,enfermement,déscolarisé,secte,pédophilie,violence

 

C'est un livre témoignage traitant de la solidarité, des relations humaines, de l'éducation, de l'adoption, de l'entraide, de l'humanité, de l'amour, de ma vie et comment je me suis sortie de certaines épreuves (voir le résumé en bas de cette page).

 

Je vous proposerai un tarif plus bas que celui de la sortie du livre. Il sera pour vous de vingt euros. Vous pourrez régler en deux fois. Mais l'achat de ce livre sera tout à fait facultatif, c'est un choix personnel.

 

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http://jepubliemonlivre.chapitre.com/temoignages/2487-solidarite-puissance-toi-chloe-laroche-9791029003578.html 

 

ou par courrier : 

 

envoyer un chèque de 20 euros par livre avec votre nom, téléphone, adresse et le nombre de livres souhaité, plus les frais de port de 4,85 euros  à l’adresse suivante :

 

Les Amis de Marcorel / BP 52 / 38330 Saint Ismier

 

Merci d’indiquer à quel nom et prénom doit se faire la dédicace.

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Pour la séance de dédicace du 7 novembre, le bar sera ouvert en ce beau lieu de la Table Festive qui nous accueille ; vous pourrez ainsi, si vous le désirez,  commander à boire et avoir une table pour papoter.

 

La rencontre dure quatre heures, mais vous pouvez arriver à n'importe quelle heure, entre 14 et 18 h.

 

Adresse : 47 rue du Moulin

38920 Crolles

 

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« Solidarité puissance toi » a été écrit par Chloé LAROCHE pour vous donner, pour te donner l'envie de s'engager sur un chemin de solidarité et d'entraide. Cette écrivaine et violoniste iséroise met depuis trente ans ses écrits et ses concerts au service de la Paix, de l'Humanité, de l'humain tout simplement. Elle souhaite donner un sens au « réflexe de solidarité », réflexe qui permettrait à chaque citoyen d'intervenir à la seconde pour secourir autrui, que ce soit dans un accident ou une agression. 

 

 Chloé a choisi il y a treize ans la vocation d'ambulancière et elle est heureuse de partager son expérience avec vous, à travers ses rencontres avec les patients qu'elle a accompagnés, faisant jaillir une réflexion sur la vie, le courage et l'envie de se battre pour survivre. Elle vient elle-même d'une famille qui l'a enfermée et ce livre parle de sa libération et de toute la résilience d'une vie d'épreuves et de joies, entre deuils, adoptions, rencontres, cadeaux du ciel et force de vie incroyable.

 

Chloé nous parle de l'amour humain et de celui qui englobe toute l'humanité, dans l'esprit de cette phrase de Saint Exupéry qui appelle les hommes à plus de fraternité : "Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts."

 

RENCONTRE-SIGNATURE : le samedi 7 novembre de 14 h à 18 h à la Table FESTIVE de CROLLES, n° 47, rue du Moulin  (38920)______________________________________

 http://jepubliemonlivre.chapitre.com/temoignages/2487-solidarite-puissance-toi-chloe-laroche-9791029003578.html http://jepubliemonlivre.chapitre.com/temoignages/2487-solidarite-puissance-toi-chloe-laroche-9791029003578.html

10/04/2015

L'Homéostasie du risque sur la route. Pour tous les conducteurs. La conduite sur la route doit être gérée par l'anticipation, par le fait de toujours avoir à l'esprit que notre véhicule est un engin de mort.

 

 

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L'Homéostasie du risque est l'équilibre, la balance, le rapport entre notre perception du risque, les précautions que nous prenons et le risque lui-même. Je parlerais dans cet article de l'Homéostasie au niveau du risque sur la route, mais nous pouvons l'accorder aussi aux risques pris avec le Sida ou les MST, par exemple, dans notre vie intime.

Notre perception peut être approximative, légère et donc nos précautions à l'approche d'une zone à risque -ou d'un risque évident comme la traversée d'un piéton- seront approximatives et légères.

Le danger sera alors d'autant plus important et gravissime, puisque nous n'aurons pas adapté notre allure de conducteur ni notre capacité à gérer la situation.homéostasie,risque,route,sécurité routière,code,conductrice,taxi médical,ambulancier,anticipation,coupable,accident,handicap,décès,responsable,enfant,optimisme,réalisme,attention,conduite,grenoble,rouler,liberté,respect,piéton,moto,vélo,égoïsme,culpabilité,danger,carrefour,ralentir,freiner,anticiper,rapidité,urgence

Notre approximation peut venir du fait que le trajet effectué soit habituel, ou bien que nous soyons sur une longue ligne droite, ou bien que nous soyons ponctuellement fatigué, nerveux ou agacé. 

Elle peut venir aussi, selon chacun, d'une tendance à minimiser les risques encourus en voiture ou dans la vie en général, par un optimisme véreux, trop loin de la réalité des choses, trop enclin à ne pas voir la poutre juste en face de nous ou la distance de sécurité non respectée. 

La raison en est aussi de cette illusion courante d'avoir la maîtrise du risque. La voiture représente pour nombre de personnes la liberté : liberté de circuler et de se mouvoir, liberté aussi d'aller vite.

Il ne faut pas oublier alors que le risque routier se tient en tête des causes de décès prématurés chez les jeunes. Obtenir son permis est une joie immense à dix-huit ans... Cela représente un passeport pour la liberté, pour épater les copains, la copine, pour montrer sa virilité dans le groupe, en prenant des risques inconsidérés afin de prouver sa valeur, en conduisant vite, avec des verres en trop ou du cannabis dans le sang.

Sur la route, chaque conducteur n'a pas la même notion du risque ni la même expérience.

Une mère de famille aura la conscience du risque des enfants pouvant surgir à tout moment sur une route traversant un hameau ou une zone scolaire. Elle abordera avec précaution la zone de risque au ralenti et en étant attentive au respect des enfants et des piétons.homéostasie,risque,route,sécurité routière,code,conductrice,taxi médical,ambulancier,anticipation,coupable,accident,handicap,décès,responsable,enfant,optimisme,réalisme,attention,conduite,grenoble,rouler,liberté,respect,piéton,moto,vélo,égoïsme,culpabilité,danger,carrefour,ralentir,freiner,anticiper,rapidité,urgence

Mais une autre mère de famille n'ayant jamais réfléchi au danger d'un enfant surgissant à tout moment ne ralentira pas et se trouvera démunie et en tort en cas de choc avec un enfant. De plus, elle n'aura pas mesuré avant l'impact qu'une vie peut s'envoler si vite, devant une voiture qui représente une arme terrible entre nos mains, arme de mort et de destruction si nous ne la maîtrisons pas. 

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En effet, si la nounou lâche la poussette qu'elle mène sur le trottoir et que vous alliez un poil trop vite pour pouvoir vous arrêter, la vie d'un enfant est fauchée par l'inattention et aussi par l'inconscience et la négligence.

Lever le pied et ralentir aux endroits opportuns est un acte citoyen et respectueux d'autrui. Le contraire se range dans l'égocentrisme, l'égoïsme, la grossièreté humaine, telle que celle de cet homme à Gières en Isère qui est descendu de son véhicule pour bousculer une dame invalide traversant lentement un passage piéton. Il l'a projetée à terre en l'injuriant.homéostasie,risque,route,sécurité routière,code,conductrice,taxi médical,ambulancier,anticipation,coupable,accident,handicap,décès,responsable,enfant,optimisme,réalisme,attention,conduite,grenoble,rouler,liberté,respect,piéton,moto,vélo,égoïsme,culpabilité,danger,carrefour,ralentir,freiner,anticiper,rapidité,urgence

Passer au feu rouge en rigolant face à un taxi qui traversait au feu vert et qui a été obligé de piler est un acte odieux et irresponsable, voire criminel. Pourtant, je le vis souvent à Grenoble, en tant que taxi sanitaire, obligée d'éviter les chauffards qui se croient tous seuls sur la chaussée.

La conduite sur la route doit être gérée par l'anticipation, par le fait de toujours avoir à l'esprit que notre véhicule est un engin de mort et que nos passagers ont aussi droit à la vie. Refuser une priorité à droite peut mener votre enfant assis à l'arrière de votre voiture à un handicap à vie. Ne pas vous arrêter à un stop peut mener un motard dans un fauteuil roulant. Ne pas tourner la tête avant de vous engager sur un carrefour dangereux peut faire que vous n'avez pas vu un vélo arriver. C'est alors qu'arrive le drame un beau matin de soleil, où le sang a mis l'enfer dans des dizaines de vies, celle de la victime décédée, celles de sa famille, la vôtre et celles de vos proches. homéostasie,risque,route,sécurité routière,code,conductrice,taxi médical,ambulancier,anticipation,coupable,accident,handicap,décès,responsable,enfant,optimisme,réalisme,attention,conduite,grenoble,rouler,liberté,respect,piéton,moto,vélo,égoïsme,culpabilité,danger,carrefour,ralentir,freiner,anticiper,rapidité,urgence

 

Chloé LAROCHE

Conductrice professionnelle, taxi et ambulancière diplômée depuis 2002.

 

Nota : si vous souhaitez lire tous mes articles concernant la Sécurité routière, cliquez à gauche de cette page sur la catégorie "Appel à la bonne conduite sur la route".

-------------   Selon Walter Bradford Cannon« l’homéostasie est l’équilibre dynamique qui nous maintient en vie ».

19/08/2014

Mon défi à la solitude, mal de nos contrées perdues, mal du siècle, maladie des coeurs et des vies isolées même dans la foule...

Défi à la solitude_________________2011 01 16 019 yourdine.jpg


Solitude, quand tu nous tiens, mal du siècle envahissant tous nos couloirs, toutes nos maisons et nos foyers.... Solitude du couple qui va mal, solitude de celui qui est là sans être là, de celle qui dort à côté de celui qui n'est pas vraiment là, solitude de l'ouvrier qui fait un travail difficile sous le regard neutre d'un patron non bienveillant mais plutôt dans l'avidité du gain, solitude sur la route de celui qui conduit et qui a envie de dormir mais ne peut s'arrêter sous la pression de son entreprise, solitude de celle qui vend son corps à de nombreux hommes pour ne pas que sa famille ait des ennuis, solitude de celui qui dort dans sa voiture après le travail, de celle qui vit dans la rue avec son enfant, solitude de cet homme qui vient de perdre son bébé et sa femme dans un accident de voiture, solitude de cette dame âgée qui a perdu ses deux enfants et les pleure dans le secret de son coeur, accident de voiture et cancer, solitude de celle qui vit seule son traitement de chimiothérapie sans en parler à sa famille, solitude maudite des célibataires qui ne trouvent pas chaussure à leur pied, comme ce monsieur au terme de sa vie, handicapé, qui me dit ne pas avoir d'enfant ni s'être jamais marié, avec une tristesse infinie au bord des yeux, solitude pour ce jeune homme qui me dit qu'il a trop peur pour aimer, qu'il a laissé passer des jeunes filles souhaitant être avec lui mais par trop de passé douloureux, lui a reculé, donc solitude encore par trop de protection, choix sans concession de liberté pour un bien-être solitaire.P1180905.JPG02012011126 - copie 3.jpg



Mais non, solitude, tu ne gagneras pas, car nous mettrons de l'amour, de la solidarité, de l'entraide dans nos vies et plus jamais un malade ne restera tout seul chez lui sans nouvelles en rentrant de l'hôpital, plus jamais une mère isolée ne restera seule durant des jours sans soutien à élever son bébé comme sur une île déserte au coeur de la ville égoïste, plus jamais un homme ne se pendra avec ses enfants pour ne pas avoir assez parlé, pour avoir rompu le fil de l'humanité, plus jamais un enfant ne restera tout seul chez lui pendant que ses parents travaillent, avec la télévision comme seule gardienne, plus jamais une personne handicapée ne se retrouvera avec ses désirs étouffés par pauvreté d'amour, par interdiction de caresses en obligation d'exclusion, plus jamais la solitude ne prendra de coeur en otage, laissant le soleil d'autrui entrer dans tous les coeurs .solitude,deuil,vieillesse,amour,accident,seul,tristesse, désespoir,entraide,solidarité,défi,changement,regard,autrui,compassion,attention,aimable,amabilité,tact,amitié,générosité,valeurs humaines,humanité,espoir,maison de retraite,ambulancier,âge,vieux,jeune,mort,sdf,argent,pauvreté,handicap,couple,désamour,divorce,peur,refus,aimer,désir,cancer,


Chloé Laroche

08/06/2014

Récit de petits miracles méconnus. Ma politesse envers le Créateur, la vie, l'Univers, nos anges gardiens.

20131118-seance-violon-25.jpgBonjour à tous et toutes,bmwb-20.jpg






Je m'aperçois en transportant mes patients et notamment de nombreuses personnes handicapées à la suite d'un accident, que nombre de blessés sont des miraculés de la vie.th-116.jpeg


J'en conclus que lorsque notre heure n'est pas venue, tout se conjugue pour nous sauver du pire : survivre à la collision avec un train qui nous a foncé dessus, survivre sans handicap à une chute de trente mètres, avoir pu protéger sa vie grâce à un portable qui s'éteint juste après l'appel au secours qui nous sauvera d'une chute en montagne, sortir vivant de cinq tonneaux et arriver à s'extirper d'une voiture qui ne ressemble plus qu'à de la tôle compressée.

WP_20140324_004.jpgJ'ai rencontré et transporté toutes ces personnes. Elles ont toutes l'énergie de se battre pour revenir à la vie normale, après une lutte acharnée de rééducation et de sortie de coma pour certains.

On parle de politesse au sein des humains, de savoir remercier autrui pour l'aide qu'il nous a apportée. Mais parle t-on de cette politesse à la Vie que l'on doit à l'univers de nous avoir gardé en vie, de nous avoir protégé de la mort et du handicap grave, contre toute attente ?

Parle-t-on de cette politesse, d'un grand merci à notre Ange gardien qui nous prend dans sa main ou sous son aile afin de nous protéger du pire et de nous faire porter sur un nuage cotonneux pour que nous ne succombions pas dans la chute cruelle des épreuves de la vie.WP_20131215_009.jpg

Un jour, une dame se trouva mal en pleine montagne. Elle était seule. Un vétérinaire passa par là avec sa fille. Il avait juste sur lui le médicament qui la sauva de l'arrêt cardiaque et à eux deux, ils portèrent cette dame jusqu'à la plaine et la sauvèrent in extremis de la mort. Quelques minutes de plus sans aide et cette dame mourait, au dire du corps médical qui la reçut.

WP_20131224_002.jpgUn jour aussi, un frère et sa soeur voulurent escalader une paroi dans le Verdon. En se dirigeant sur le lieu de la grimpe, le frère glissa et fit une chute de trente mètres. La soeur arriva tant bien que mal à descendre à l'endroit où il se trouvait, inanimé. Elle récupéra le portable du blessé et appela les secours. Le portable s'éteignit aussitôt après. Ce fut cet appel qui permit d'arriver très vite sur les lieux du drame et de sauver ce jeune homme de la mort. Cet homme n'a pas eu la colonne vertébrale touchée, il n'est pas en fauteuil roulant et malgré les troubles qui lui restent à gérer, il se dit miraculé et est très troublé de se trouver encore en vie, marchant et parlant normalement.

WP_20140324_007.jpgChaque jour, nous vivons nous-même des petits miracles : sur la route, sur un passage piéton, sur notre moto, notre vélo, dans notre maison, en croisant un homme armé dans la rue sans qu'il nous touche, en trouvant l'aide dont on a besoin, en retrouvant son chemin en montagne avant la nuit et le froid qui tue, en restant vivant malgré le pire, en gardant le courage d'avancer malgré le désespoir et la solitude de nos vies.

Chloé Larocheth-19.jpegth-37.jpegth-108.jpeg



 



PS : Vous pourrez retrouvez mes dernières photos dans mon dernier album photo (en haut à droite). 

25/04/2014

Lettre ouverte d'une ambulancière et conductrice de taxi conventionné par la Sécurité Sociale.

Depuis le 1er avril, la Sécurité Sociale impose à tous les ambulanciers et taxis -conventionnés pour le transport sanitaire- une nouvelle loi... Vous pensez que c'est un poisson d'avril ? Hé bien non, c'est une véritable obligation qui demande que les bons de transport soit datés d'avant le jour du transport.

Beaucoup de patients se rendent à l'hôpital pour une consultation ou bien pour des traitements réguliers et ne vont pas nécessairement chez leur médecin traitant avant, donc les médecins des Hôpitaux, des Cliniques et des cabinets privés, se retrouvent à devoir antidater les bons de transport, pour satisfaire à cette nouvelle loi de la Sécurité Sociale. Ou bien faut-il encore creuser le trou de la Sécu en se rendant chez son médecin juste pour obtenir un bon de transport afin d'être transportés ultérieurement ?

Dans les Mapad et dans les EHPAD, des personnes âgées sont transportées vers des spécialistes le jour-même. Les médecins de ces établissements de longs séjours médicalisés doivent pouvoir dater la prescription de transport du jour du trajet, comme l'ensemble des médecins, sans devoir se casser la tête pour la date de prescription du transport et sans devoir prendre le risque d'être dans l'illégalité, en antidatant le bon de transport, face à l'ambulancier ou face au conducteur de taxi qui attend le précieux sésame payant son travail.

C'est encore une personne bien à l'abri dans son bureau qui a créé cette nouvelle obligation, des fois que notre métier sur la route et auprès des patients ne serait pas assez difficile !

Il faudra donc vérifier que notre bon de transport ne soit pas daté du jour du transport de chaque patient... En plus des reproches qu'on nous fait lorsque nous faisons les entrées dans les hôpitaux. C'est nous qui faisons les papiers d'entrée dans les établissements hospitaliers et comme nous sommes prioritaires, nous passons devant les patients qui attendent leur tour. Nous essuyons parfois les invectives de certains patients qui ne sont pas contents après nous.

Et nous qui avons déjà un planning fou à respecter, qui faisons des centaines de kilomètres par jour, qui accompagnons avec dévouement des dizaines de patients chaque semaine, qui évitons chaque jour une somme  astronomique d'accidents, parfois mortels... nous écoutons ces reproches  avec désolation et tristesse, car nous ne méritons pas ce manque de considération.

C'est comme lorsqu'on entend les critiques de la presse et des médias qui nous jettent la pierre lors d'escroqueries par des patrons d'ambulances véreux. Cela arrive malheureusement parfois que des patrons facturent des transports fictifs ou bien trichent sur les facturations, ce qui jette l'opprobre sur notre profession déjà peu valorisée. On dit ensuite de nous que les ambulanciers privés et les taxis conventionnés creusent le trou de la Sécurité Sociale, alors que nous rendons service à des milliers de personnes atteintes par le cancer, la sclérose en plaques, le handicap avec pathologies lourdes, l'insuffisance rénale grave entraînant la dialyse, et tellement d'autres maladies graves... en les transportant avec tout le professionnalisme que nous avons acquis. 

Je peux témoigner que toutes les personnes que je transporte souffrent de malaises, de vertiges, de fatigue intense, de multiples symptômes et ne pourraient en aucun cas conduire une voiture, même si à première vue, elles se tiennent debout, pour la plupart. 

Tous les patients me remercient pour mon écoute, ma conduite souple, la sécurité routière que je respecte et mon dévouement. Ils sont reconnaissants de ce passage agréable entre leur domicile et le lieu de leur traitement.

Je transmets tous les compliments reçus à l'ensemble de la profession qui mérite les mêmes compliments et retours positifs sur un métier qui demande abnégation, adaptabilité, conscience professionnelle et aussi solidité morale et robustesse physique  lorsqu'on considère les heures effectuées chaque semaine, les kilomètres parcourus, les accidents évités et les patients satisfaits et réconfortés.

Notre profession mériterait d'être valorisée, reconnue, respectée et que nous soyons rattachés, en ce qui concerne les ambulanciers et conducteurs de taxis médicalisés et conventionnés Sécu, au Ministère de la Santé et non à celui du Transport. En effet, nous ne transportons pas des colis mais des personnes humaines  envers lesquelles nous avons l'obligation de surveiller l'état de santé, lors de la prise en charge et aussi lors du transport. C'est pour cela que tous les taxis, depuis 1995, ont l'obligation de passer le PSC1 : la formation "Prévention et secours civiques de niveau 1", équivalent à l'ancien Brevet de Secourisme.

D'autre part, au vu du nombre de kilomètres effectués chaque jour et considérant que nous avons en charge des vies humaines, qui demandent parfois qu'on puisse arriver au plus vite sur le lieu du traitement ou de l'hospitalisation, il serait souhaitable que nous puissions bénéficier d'une faveur de vingt pour cent sur la vitesse autorisée, car lorsque en ville, sur une grande ligne droite, on se fait prendre à soixante kilomètres à l'heure, avec amende, alors que nous avions à bord une personne âgée qui se sentait mal, handicapée et avec une grosse pathologie, c'est tout de même terrible que l'ambulancier récolte du mal pour le bien qu'il a fait, en accompagnant au mieux la personne qu'il transporte.

Je transmets cette lettre au Ministre des Transports et au Directeur Général de la Sécurité Sociale.

Chloé Laroche

(titulaire depuis 2003 du Certificat de Capacité Professionnelle du Conducteur de Taxi (CCPCT), plus titulaire du diplôme d'Ambulancier (CCA), en outre : ambulancière depuis 2002 et taxi depuis 2003, dans un poste aujourd'hui alliant les deux métiers)


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À lire pour info :


http://www.formation-ambulancier.fr

http://www.officiel-taxi.fr/formation/formation-p4-r42.html

http://www.sante.gouv.fr/ambulancier,10828.html



17/01/2014

Mes voeux 2014 pour vous et mes divers projets pour la Paix, la Solidarité et la cause animale. Concert au Muséum de Chambéry le 6 avril 2014.

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Vous êtes de plus en plus nombreux chaque jour à me lire... Cinq cents par jour en moyenne ! th-38.jpeg


Je vous souhaite à tous et toutes une heureuse année 2014, avec plein de sérénité, de zénitude, d'harmonie, de paix, de joie, de protection, d'amour, d'abondance, de courage, de courtoisie sur la route, d'intelligence du coeur, de gentillesse, de force et de résilience. 
 

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J'ai le plaisir de vous annoncer que je propose un concert avec mon violon en solo au sein du Muséum d'Histoire Naturelle de Chambéry, le 6 avril 2014, à partir de 15 h. Ceci pour promouvoir et soutenir les quatre bénévoles qui maintiennent à bout de bras ce lieu ouvert.


th-65.jpegJ'espère juste qu'ils ne m'empailleront pas pour l'occasion afin de me garder entre loups et renards, dans la galerie des animaux figés. Venez nombreux, je jouerai aussi dans le parc attenant, en plein air, cet après-midi là.th-69.jpeg


 
Si j'ai été un peu absente ces temps de mon blog et je m'en excuse auprès de vous, c'est que je p
répare un nouveau livre sur la solidarité vivante et concrète, avec des témoignages et le mien en particulier. Je recherche un éditeur régional ou national, à cette occasion. Si vous aviez des idées sur un éditeur possible... sachant que j'ai déjà écrit quatre livres à compte d'auteur, tous épuisés aujourd'hui, plus un récit sur les peintures de Marc Chagall, merci d'avance à vous pour votre aide, vos propositions et vos idées d'édition.th-73.jpeg

 
D'autre part, cette année, nous allons fêter les 70 ans de commémoration de l'Armistice de la Première guerre mondiale dans l'Isère, années 14-18. À cette occasion, je vais proposer à la Mairie de GRENOBLE un concert en solo au Mémorial de la Paix, le jour du 8 mai. 
Le Mémorial de la Paix de Grenoble se trouve au sommet de la Bastille, tout en haut, près du Vieux Fort. Il faut marcher pour y accéder. Je vous tiens au courant.th-36.jpeg

Je suis aussi en train d'organiser un concert au profit de la SPA d'Uriage le vendredi 7 mars 2014, à 20 h, à la Salle des Fêtes de BERNIN, avec tous mes amis musiciens. Si vous voulez nous rejoindre pour un, deux, trois morceaux, merci de me contacter et de proposer votre participation artistique et bénévole.

La très belle et ingénieuse photo ci-dessous a été prise par une amie photographe, Brigitte Designolle  ; vous y "reconnaîtrez" mon chien Taoni, abandonné à la Guadeloupe et adopté à la SPA du Dauphiné, refuge d'Uriage.

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Je souhaite à tous les enfants du monde de grandir dans la paix et l'amour de leurs parents. Je souhaite à tous les ambulanciers et collègues taxis-ambulanciers, ainsi qu'à tous les taxis du monde entier une excellente année 2014, sans accidents et sans coups durs. Je souhaite à tous les parents de grandir dans l'éducation de leurs enfants et dans l'amour qu'ils leur portent chaque jour, en respect et écoute. Je souhaite aux politiciens d'être intègres, sincères et honnêtes. Je souhaite à tous de pouvoir rester en bonne santé ou de récupérer une santé permettant de vivre et de profiter de la nature et de la vie précieuse.


Chloé Larocheth-27.jpegth-67.jpeg






 

22/11/2013

Je prends la défense des ambulanciers, touchés par une nouvelle mesure de hausse de taxe risquant de les prendre à la gorge.

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 Aujourd'hui, je n'ai pas trouvé grand chose sur internet au sujet du nouveau problème que traverse la profession des ambulanciers, à part l'article de "Bien Public" ci-dessous... Le problème en question étant le passage de sept à dix pour cent de taxe TVA ... ce qui génèrerait  quarante pour cent de perte d'emplois (13 mille emplois) et à terme la fin des VSL, véhicules sanitaires légers...

C'est gravissime pour la profession, cette profession que j'ai choisie par vocation il y a plus de dix ans,  métier sur lequel on tape souvent  en le taxant de nid à profiteurs, de générateur du trou de la Sécurité Sociale et autres "jolis" surnoms.

Voici un texte que je viens d'écrire sur un article de détracteur : "L'ambulance joue les taxis" ....ambulance,ambulancier,mécontentement,taxe TVA,loi,politique,métier,fin du VSL,taxi,profession,sanitaire,hôpital,santé,sanitaire,handicap,maladie,cancer,dialyse,témoignage,ambulancière femme,portage,dos,douleur,difficile,route,danger,risques,l'express,bien public,médecin,bon de transport,cent pour cent,mutuelle,sécurité sociale,intérêt public,

Je leur ai répondu ceci : 

Vous exagérez.... Facile de tirer sur l'ambulance.... Vous avez pensé au risque que les ambulanciers prennent chaque jour sur la route, ces salariés et ces patrons de petites entreprises qui accompagnent à longueur de journée des personnes malades, handicapées et âgées ? C'est un service qu'ils rendent à la société pour des personnes souvent très fatiguées par leurs traitements.

À propos des soi-disants ambulanciers qui font du taxi à deux, je peux témoigner sur le cas d'un monsieur âgé ramené après sa dialyse. Il ne quitte pas la dialyse sur un brancard mais sur ses deux jambes. Cependant il n'a plus la force de remonter chez lui, au deuxième étage sans ascenseur. Il faut donc envoyer une ambulance car dans un Vsl ou un taxi médicalisé, il n'y a qu'une personne qui peut aider. Nous le portons à deux, en chaise. Je suis une femme de 47 ans et je peux vous dire qu'au niveau du dos, on prend. Alors, avant de balancer toujours sur notre corps de métier, évaluez d'abord le service que nous rendons à la société.

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Chloé LAROCHE

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L'article en question de l'Express... qui tire sur l'ambulance

est : http://www.lexpress.fr/actualite/economie/l-ambulance-

joue-les-taxis_718709.html#y9BkTHfy8j5RQ3hg.99

Et voici l'article qui nous comprend et nous défend : 

http://www.bienpublic.com/actualite/2013/11/19/alain-sugu...

REJOIGNEZ SUR FACEBOOK le mouvement : "Ambulanciers de France".

16/07/2013

Du transport des enfants et mineurs en ambulance et de la responsabilité des chauffeurs. Mon témoignage véridique sur la profession d'ambulancier et la déontologie de ce métier passionnant.

Bonjour à tous,


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En fait, on nous confie des enfants, c'est vrai ; des enfants handicapés, handicapés physiques ou mentaux, des jeunes atteints de graves maladies, des enfants allant en Centres Médico- Psychologique ou en rééducation d'orthophonie ou de kinésithérapie.

J'en ai souvent transporté et j'en transporte encore. C'est parce qu'on nous fait confiance, en tant qu'ambulanciers et professionnels de l'accompagnement routier médical. Les parents, les établissements hospitaliers, les patrons nous font confiance.

Nous devons effectivement être à la hauteur de cette confiance puisque nous devenons un adulte responsable de l'enfant qu'on nous confie, que ce soit au niveau de la sécurité routière, de la bonne mise de la ceinture de sécurité et du fait de protéger l'enfant lorsqu'il entre et descend du véhicule.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Nous sommes aussi responsables de l'enfant qui peut nous confier des secrets, secret de famille ou confidences de coeur lourd. Nous avons le devoir de le soutenir et de l'écouter, voire de signaler des faits graves le concernant... auprès des autorités judiciaires, médicales et administratives, selon l'article226-14 du code pénal - article 44 du code de déontologie médicale. Les faits peuvent englober toute maltraitance, tout abus sexuel, toute cruauté mentale, toute négligence ayant des conséquences préjudiciables à l'enfant pour sa santé et son développement physique et psychique.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,sécurité routière,maîtrise,contrôle,rôle,autorité,devoirs,justice

Et puis, parfois l'enfant ne parle pas, ce qu'il convient aussi de respecter.

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Il faut savoir que des ambulanciers ont pu, en transportant des enfants handicapés mentaux, s'en occuper avec bien peu de considération ou de respect, pensant que ces enfants ne parlent pas ou sont diminués intellectuellement et émotionnellement. Ils ont pu leur hurler dessus par rapport à leur comportement mais c'est totalement contraire à la déontologie de notre métier. J'ai été témoin occasionnellement du mauvais comportement de collègues, bien que ce soit un fait rare, mais pas exceptionnel. Il n'y a pas que des personnes exemplaires dans notre profession, et parfois, des ambulanciers n'ont aucun coeur et font ce métier par obligation et nécessité de manger.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Comme il y a un grand turn-over dans le métier et que seuls ceux qui ont vraiment la vocation arrivent à rester... pensons qu'un certain nombre de chauffeurs ambulanciers peuvent manquer de patience et parfois de conscience professionnelle. C'est un métier où nous faisons aussi beaucoup d'heures, alors certains peuvent faire passer leur stress de conduite et de route sur les patients transportés et donc sur les enfants.

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Je me souviens aussi d'une jeune autiste de treize ans que je transportais et qui donnait de grands coups sur le tableau avant de la voiture et dans la portière. Il fallait que je lui parle pour la rassurer et ma voix l'apaisait... Tout cela en conduisant et en assurant la sécurité !ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,sécurité routière,maîtrise,contrôle,rôle,autorité,devoirs,justice

Une collègue m'avait confié que cette jeune s'était enfuie une fois de la voiture sur un pont. Elle avait dû lui courir après, laissant le véhicule. Ce dernier ne fermait pas de l'intérieur et lorsque ma collègue en a parlé au patron que j'avais alors... il lui a répondu qu'elle n'avait qu'à se débrouiller et que ce n'était pas son problème, en tant que patron !!!

J'ai aussi transporté un jeune paraplégique adolescent dont je mettais le fauteuil dans le coffre. Il commençait à avoir des besoins sexuels et me mettait à chaque fois la main sur la cuisse, alors que je conduisais. Il essayait de me caresser. Je lui expliquais à chaque fois que non, il ne fallait pas faire cela, que c'était interdit. ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Un jour, une collègue d'une boîte qui n'existe plus, est arrivée en pleurant. Un patient s'était masturbé à côté d'elle, sans qu'elle n'ait pu rien faire ni l'empêcher. Elle en était traumatisée. Sa réaction a été tout à fait normal, dans une situation gravissime. Nous sommes au service d'autrui mais nous n'avons pas à tout accepter, sous prétexte que ceux que nous transportons nous manquent de respect. Un adolescent autiste presque adulte m'a frappée alors que je le conduisais, en 2008. Ma plainte est toujours sur le bureau du Procureur, classée parmi toutes les autres, irrecevables et incongrues... Normal, les parents de ce jeune ne voulaient pas entendre parler de traitement médicamenteux, aussi valait-il mieux dire comme ils l'ont fait que je n'avais "pas assez d'autorité" et que je manquais de compétence !

Toujours est-il que j'ai évité par deux fois l'accident et que leur fils est toujours vivant ! J'ai juste essuyé de violents coups dans le dos, le cou et l'épaule droite.

Ceci pour conclure que quoi qu'il se passe, l'ambulancier doit juriquement et dans les faits amener l'enfant ou le jeune mineur à bon port, sans accident et sans traumatisme moral.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Quant à l'ambulancier, il lui reste le choix d'aller voir un bon psy pour vider son sac ou sa boîte à gants.

Chloé LAROCHE


À lire :

http://www.secourisme.net/spip.php?article174

http://sos-ambulanciers.forumactif.com/t172-les-responsabilites-de-lambulancier

 

 

 

 

 

 

20/04/2013

Mon témoignage de taxi médicalisé et d'accompagnement de l'humanité souffrante. Offrande de son écoute et de ses propres croix.

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Cela ressemble à quoi une journée de taxi médicalisé ?

Les gens croient qu'on roule tranquillement toute la journée et que ce n'est pas fatiguant, ce métier, et même certains rabaissent cette profession en disant qu'on fait cela parce qu'on n'a rien dans le cerveau.

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Je roule donc, je suis sur la route toute la sainte journée, à observer de tous côtés ce qui se passe pour éviter accidents et sur-accidents.

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Il n'y a pas si longtemps, les secrétaires nous donnaient un papier afin que nous ayions les éléments de Sécurité sociale, date de naissance et Mutuelle du patient transporté, pour que nous puissions nous faire payer de notre côté. Aujourd'hui, certains hôpitaux refusent de nous donner ce papier, malgré que nous leur rendions service, en disant que : "les photocopies, ça coûte cher."

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Et puis nous ramenons aussi les personnes ayant fini leurs soins à leur domicile ou bien dans l'établissement où ils se trouvent hospitalisés. Nous déplions leur fauteuil roulant, remettons les roues, le siège et les aidons à se transférer du siège de la voiture à leur fauteuil.

Nous restons toujours souriants, polis, à l'écoute de l'humanité souffrante. Les humains souffrent, jour et nuit, et nous sommes présents pour adoucir la peine et être des passeurs de ces personnes que parfois personne n'écoute.

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Une montagne forte, comme le sont les montagnes qui m'entourent et qui m'aident à poursuivre mon métier quand c'est trop difficile, qui m'aident aussi à supporter le deuil lourd de mes parents décédés en juin dernier.

Mon père s'est suicidé contre un poids-lourd après la mort de ma mère, aussi quand toute la journée je croise des camions, je revois parfois des images, tout comme quand je croise des accidents sur mon chemin. Les larmes coulent comme une rivière et puis on continue et parfois un patient me dit : "Vous avez beaucoup de courage." taxi,taxi médical,sécurité sociale,mutuellensanté,maladie,handicap,handicapé,intouchable,force,montagne,chemin de croix,ambulance,ambulancier,chauffeur,route,sécurité routière,anticipation,code de la route,conduite,routier,professionnel route,profession,métier,mort,deuil,suicide,parents décédés,amour universel,offrande,courage,résilience,choix,vie,actualité,moulin-fournier,libération,ange,écoute,accompagnement,compassion,bouddha,voiture,médecin,hôpital,clinique

J'aurais pu me mettre à l'arrêt parfois pour trop de peine et désespoir intérieur, mais je ne l'ai jamais fait depuis près d'un an, malgré parfois la présence d'idées noires, car pour moi le fait de travailler et d'accompagner l'humanité souffrante me soutient, de par cette montagne qui me tient forte et solide.

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J'aime mon métier et je donne mon énergie de tout mon coeur. Et quand j'écoute la radio dans mon taxi et que j'apprends par les ondes comme hier la libération de la famille otage Moulin-Fournier, je suis si heureuse et mes larmes coulent, cette fois pour exprimer ma joie et le bonheur pour ces personnes et ces quatre enfants.

Chloé LAROCHEtaxi,taxi médical,sécurité sociale,mutuellensanté,maladie,handicap,handicapé,intouchable,force,montagne,chemin de croix,ambulance,ambulancier,chauffeur,route,sécurité routière,anticipation,code de la route,conduite,routier,professionnel route,profession,métier,mort,deuil,suicide,parents décédés,amour universel,offrande,courage,résilience,choix,vie,actualité,moulin-fournier,libération,ange,écoute,accompagnement,compassion,bouddha,voiture,médecin,hôpital,cliniquetaxi,taxi médical,sécurité sociale,mutuellensanté,maladie,handicap,handicapé,intouchable,force,montagne,chemin de croix,ambulance,ambulancier,chauffeur,route,sécurité routière,anticipation,code de la route,conduite,routier,professionnel route,profession,métier,mort,deuil,suicide,parents décédés,amour universel,offrande,courage,résilience,choix,vie,actualité,moulin-fournier,libération,ange,écoute,accompagnement,compassion,bouddha,voiture,médecin,hôpital,clinique


_____ Lire aussi mon article écrit sur mon métier, daté du 1er novembre 2012 : 


http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2012/11/01/mon-temoignage-sur-le-metier-de-taxi-medical-employe-par-une.html

 

 

07/01/2012

Je mets mes lecteurs à l'honneur... Un bouquet de vos commentaires. Entre témoignages et indignation, colère et espoir. De la vie de chacun à l'existence des peuples.

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Cela fait bientôt quatre ans que j'écris ce blog. Chaque jour, vous venez me lire nombreux, jusqu'à 500 parfois. Vous réagissez, m'écrivez, témoignez, remerciez, contrez, aimez ce que j'écris... 

 

Alors voici quelques uns de vos commentaires. À chaque fois, je mets le lien de l'article qui correspond au commentaire, en dessous des commentaires en rapport.

 

Merci à vous tous et aussi à tous ceux que je n'ai pas cités.

 

Chloé Laroche

 

 

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Bravo Chloé, on ne saurait mieux exprimer la détresse de cette jeune femme, et votre hommage est à la mesure de son sacrifice. 

 

Hélas, elle a emporté dans la nuit de l'oubli un petit être qui n'a pas eu sa chance.
Puissent les Anges, s'ils existent, le prendre dans leurs bras salvateurs !
Mais comme le jour renaît de la nuit qui le précède, 

faisons confiance au jour qui se lève !commentaires lecteurs,actualité,blog,chloé laroche,injustice,colère,droit d'expression,liberté de parole,franc-parlé,dire,parler,manifester,s'indigner,poésie,condoléances,compassion,amour des autres,universel,monde,planète,écologie,villemin,police,ambulancier,moto,leschiera,corse,famille,charnolé,douzet,victimes,témoignages familles,adoption difficile,mort d'un enfant,deuil,douleur,empathie  

 

Écrit par : vallguy | 18.08.2010

Une figure d’homme tel un ange
Portée par l’épée d’un regard mâle.
Je sais, femme, que cela te dérange,
Que je sois pâle derrière un fard.

Du vertige de l’amour bleu et pur
Aidé par des ailes légères…
Il advient un monstre perfide et dur
Paré de fiel et de fer.

C’est quand un homme devient coupable,
Que le mot ‘responsable’, pour lui, devient réel,
C’est quand ses rêves deviennent frêles
Que l’homme s’écroule comme du sable.

Et le sable n’est que poussière.

Écrit par : MATHIEU | 17.10.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/08/17/hommage-a-une-femme-enceinte-qui-a-saute-du-6eme-etage-a-cau.html#comments

 

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Merci Chloé pour tous ces témoignages d'évènements difficiles et douloureux pour ceux qui les vivent et pour l'aide et le soutien apporté aux parents et aux familles meurtris.
Ta pensée est très lucide dans la vision des évènements, et il est important de ne pas passer sous silence ce qui se passe, même si certains évènements sont difficiles à entendre.
Je rends grâce à ton courage et à ta lucidité !
Je t'embrasse

Marc

Ecrit par : marcanciel | 08.08.2008

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/08/08/lettre-solidaire-pour-les-sinistres-endeuilles-solitaires.html

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Pourquoi les couples se déchirent-ils de cette façon ? Comment en sont-ils arrivés à se haïr à ce point ? Quand les enfants sont témoins de ces drames, cela doit perturber l'enfant intérieurement : la peur ressentie, les cris répétés des parents en sa présence, l'angoisse qu'il doit avoir. 
Les violences verbales et physiques doivent être déclarées aux autorités, mais faut-il encore que les victimes le veuillent. Certaines restent en couple, surtout quand il y a un enfant, mais cela ne va pas rassurer l'enfant, au contraire, il sera traumatisé le restant de sa vie. S'il arrive quelquechose à la maman (ou le papa), l'enfant sera placé automatiquement et enlevé de son cocon familial, ce qui entrainera une angoisse supplémentaire pour le petit.

Les victimes doivent absolument dire ce qu'elles vivent au quotidien pour que le conjoint "attaquant" soit punit pour ses actes irresponsables.
N'hésitez surtout pas, votre vie dépend de votre choix de dire les faits. Vous devez le faire IMPERATIVEMENT.

Merci à Chloé de soulever ce très grave problème. 

Prenons conscience que cela peut arriver à n'importe qui.

Lolotte73

Ecrit par : Lolotte73 | 18.06.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/18/hier.html#comments

 

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Je suis d'accord avec vous. Depuis l'annonce de cette horrible histoire, je suis traumatisée et j'en pleure parce que même si je ne connaissais pas ce petit bonhomme, la violence qu'il a subit me fait mal mais maintenant il ne souffre plus au moins. A force il devait être cassé de partout...Maintenant quoi qu'il se passe dans la vie, même si on a souffert on n'est pas obligé de faire souffrir quelqu'un d'autre! C'est trop facile. Ce monstre et la mère de Marc (qui pour moi n'est pas une mère) doivent payer pour cela, qu'ils vivent assez longtemps et qu'on leur rappelle tous les jours ce qu'ils ont fait ! Courage et bonne chance à son frère François.
Cordialement,

Écrit par : sandrine | 04.11.2008

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/10/28/quand-l-amour-depasse-l-entendement-quand-l-amour-devient-vi.html#comments

 

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Bonjour Chloé, bonjour à toutes les personnes qui se sentent seules. Non, vous ne l'êtes pas, il existe des gens comme Chloé, des associations qu'elle vous donne dans cette note qui peuvent vous aider. Vous avez le droit de vivre en ayant de l'aide : eh alors, ce n'est pas honteux d'être aidé, au contraire c'est réconfortant et cela peut vous aider à aller de l'avant. Bon nombre de ces organismes sont là pour vous écouter, pour vous aider, et ils le font avec un sourire et avec joie. 
Vous qui êtes seul avec des enfants, ne "partez" pas, ce sont vos enfants qui ont le plus besoin de ce seul lien familial qui leur reste. Ils ont besoin du parent qui est à leur côté (Amour, soutien, tendresse, etc...). Cet enfant, c'est un peu vous (imagé bien sûr) et la personne qui va vous aider, vous soutenir, et vous donner de son temps, de sa tendresse parfois. 
Ces organismes veulent vous aider, n'ayez pas honte d'être aidé, faites le pour vous et pour vos enfants. Courage et volonté, allez y prenez contact avec eux, ils vous accueilleront volontiers.
Personne ne veut que vous abandonniez. Vous n'êtes pas seul.
Merci à Chloé de son soutien.
Vous avez mon soutien également.
Lolotte73

Ecrit par : Lolotte73 | 17.09.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/09/13/lettre-a-une-mere-de-famille-qui-risque-de-mettre-fin-a-ses.html#comments

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J'ai trouvé votre blog par le biais d'une alerte google ... çà vous dirait de passer nous laisser votre texte sur le forum où je suis ? 

http://www.dondesoidondevie.org/
Je suis Céline, maman d'un enfant transplanté rénal
Toute participation peut être bénéfique
Merci de m'avoir lue

Écrit par : Céline | 25.04.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/04/16/j-ecris-pour-le-don-d-organes-pour-que-des-yeux-s-ouvrent-qu.html#comments

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Madame, 

 

Au nom du "blog de police", un groupe de discussion sur la réalité du métier des forces de l'ordre sur Facebook, qui regroupe près de 5000 policiers :
Merci de ce très beau texte.
Tout simplement.

Écrit par : Marc Louboutin | 12.03.2010

 

Merci beaucoup Madame, pour notre collègue. Si seulement plus de citoyens exemplaires comme vous êtes nous soutiendrez nous serions plus fort dans notre combat qui est avant tout d'assurer la sécurité de nos citoyens, merci encore.

Écrit par : Tony perus | 12.03.2010

 

Merci à toi, de penser à notre collégue, il en a besoin de cette chaleur humaine et de penser à nous par la même occasion. Je pense aussi à son épouse, ses enfants, ses parents. Et aux miens, si nous étions dans la même posture. J'aime ce métier, mais de plus en plus, je sens l'amertume me gagner face à cette bande d'incapables, incapables de gérer la sécurité de leurs "policiers", policiers qui leur font des tapis rouges lors de leur déplacement, alors que ceux-ci ne veulent pas voir " du bleu ". Vivement le changement ! C'est vous civils, citoyens qui feront le changement en réagissant ainsi, en soutenant notre métier ingrat.
Merci Chloé.

Écrit par : ludo | 12.03.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/03/12/j-ecris-en-hommage-au-policier-dans-le-coma-attaque-avec-des.html#comments

 

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Je dois dire que j'étais loin de connaître tout cela. 
Merci pour ce magnifique billet !

Serge

Écrit par : île de ré | 04.07.2011

Je suis d'accord avec vous. Il est de plus en plus prouvé que certaines cultures peuvent être faites sans pesticides. Les débats sur le biologique prennent de plus en plus d'ampleur et c'est avec des initiatives comme les votre que le débat avance et que l'opinion prend conscience des enjeux.

Écrit par : gameduell avis fr belote | 23.07.2011

Le plan Ecophyto 2018 initié par le Grenelle de l'Environnement a pour objectif de réduire de 50% l'utilisation des pesticides en agriculture et utilisations para-agricoles, comme le désherbage chimiques des bords des routes, par exemple. Ce qu'ils ne disent pas, c'est que ces mesures ne sont pas contraignantes et que, au dernier moment, la seule ligne qui aurait pu être décisive a été changée par ceci : "... toute alternative respectueuse de l'environnement doit être adoptée, partout où cela est en mesure d'être appliquée...". Cela signifie que si on estime que cela n'est pas en mesure d'être appliqué, rien n'est fait. Qui sera le juge ???

Écrit par : MATHIEU | 26.10.2011

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/04/01/mon-rapport-de-la-conference-du-professeur-plauchu-a-l-occas.html#comments______

 

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bonjour à vous tous je n'ai que 10 ans mais je tiens à vous dire ceci, je pense trés fort aux haïtien(e)s et à tous les enfants, de toutes les souffrances qu'ils endurent comme la famine ....En tout cas j'espére que ça ira mieux pour toute la population haïtienne .

Bon courage !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : andréa | 14.01.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/01/14/mes-pensees-pour-les-haitiens-et-leurs-proches-pour-tous-les.html#comments

 

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QUAND JE VOIS QUE MA COUSINE AIME UN HOMME DU CAMEROUN ET QU' IL NE PEUT PAS VENIR EN FRANCE C' EST DEGOUTANT PENDANT QUE DES COUPLES MARIES ICI EN FRANCE SONT EN TRAIN DE SE DECHIRER ET DIVORCER OU EST LA JUSTICE DANS TOUT CA???????

NICKOLE DU LE CREUSOT 71

Écrit par : PESCHER NICKOLE | 16.02.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/08/10/je-suis-solidaire-des-amoureux-mis-au-ban-public-je-vous-fai.html

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J'ai été très ému par votre commentaire.

Je suis également ambulancier mais vais être licencié pour inaptitude pour des raisons de santé.

J'ai mon forum : http://bebert76.forumdediscussions.com/portal.htm 

 

Je vous ai dédié cette journée de la femme pour votre courage et pour votre amour de la profession.

Amicalement, Bertrand.

Écrit par : Bertrand | 08.03.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/01/21/mon-temoignage-d-ambulanciere-et-d-accompagnatrice-de-sante.html

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J'ai perdu mon arbre, il a été coupé lâchement pendant mon absence, c'est d'une douleur sans nom......

 

Écrit par : monarbre | 20.11.2010

 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/11/03/j-ai-ecrit-ce-texte-pour-tous-les-amoureux-des-arbres-et-ceu.html#comments

 

 

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Ces regards sont très touchant. Effectivement, on croise des gens et on leur fait un sourire : cela peut changer leur vie, et surtout ces sourires et ces regards échangés réchauffent les coeurs.

Écrit par : Lolotte73 | 24.06.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/23/sur-la-route-de-mon-taxi-a-grenoble-je-croise-des-regards-vo.html

 

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Merci à toi Chloé. le grand cousin de Jean-Baptiste.

Écrit par : missonnier frédéric | 07.02.2011

Merci Chloé pour ce super poème, et ce super blog !!!
Je suis très touché. JB était mon meilleur pote depuis plus de 10 ans... 
Je fais partie de l'association "Pour JB".

Le chauffard, en contrôle judiciaire, a pu partir un mois en vacance a l'étranger en août... et a récupéré son permis en octobre, 3 jours ! Mais "LA RAISON" lui a retiré à nouveau pour 6 mois de plus... Récemment, la justice a décidé de lui retiré son permis jusqu'au procès... => ET ON Y SERA TOUS, JUSQU'A SON ARRIVée EN PRISON ! 

Mon pote a fini en morceau, parce qu'il ralentissait 2 gars bourrés qui voulaient faire une course... Fred le zink a raison : la réalité me parait incroyable même 9 mois apres...
Dédicace pour toi * JiBizm *
Encore merci Clhoé ! 

Cordialement, Aurel

Écrit par : Plantier Aurélien | 07.02.2011

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/06/08/j-ecris-pour-jean-baptiste-martinet-un-motard-de-26-ans-tue.html#comments

 

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Merci aussi pour ce témoignage que je viens de découvrir. Pour avoir avoir été touché par ce sujet par deux fois, je sais à quel point il est difficile de trouver de l'information et des témoignages là dessus.
J'espère que beaucoup liront ce texte.

Écrit par : Lili | 16.05.2011

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/12/09/texte-ecrit-a-la-memoire-d-ousmanne-qui-a-l-age-de-onze-ans.html#comments

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Bonsoir,
Je viens de lire tous ces témoignages et le texte de la maman de Titouan m'a complètement retourné, je suis moi-même maman et je ne peux imaginer l'horreur qu'elle a vécu. Il faut se battre pour mettre des controles à un certain âge ou pour autres cas, il est anormal de laisser des dangers publics sur la route au détriment de personnes innocentes.
Ils détruisent des familles en attendant, c'est intolérable !!!

Écrit par : elodie moliere | 12.07.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/07/01/pour-titouan-ecrase-contre-un-mur-par-une-personne-agee-inap.html#comments

 

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Bonjour,
Je suis heureuse de trouver ce blog. Cela veut dire qu'à ce jour, on pense encore à lui. Il ne faut pas que cette affaire tombe dans l'oubli. J'habite à Issoire et j'attends que l'on retrouve ce petit bout. Félicitations à tous. Continuons ensemble à penser à lui.

Écrit par : tigrou | 03.10.2008

Bonsoir chloé 

et bien comme beaucoup je pense je suis à la recherche de nouvelles du petit Antoine n'habitant pas loin d'Issoire je me sens concernée par ce qui arrive mais vraiment je trouve ça inadmissible ce qui arrive à ce petit garçonnet et oui quel parent ?? ou plutôt quelle mère ?? qui peut se faire appeler "MAMAN " peut laisser son fils de 6 ans seul et elle aller au resto ???
moi perso je n'ai pas de réponse !!! si quelqu'un en a une je veux bien qu'il me la donne !!
bref je souhaite de tout coeur que ce petit bonhomme soit retrouvé sain et sauf !! pourtant une petite voix me dit que c'est plutôt mal parti !! 
aucune piste jusque là !! vraiment c'est quelque chose d'attristant moi même jeune maman de 25 ans d'un petit yais de 11 mois je ne peux imaginer ce qui arrive ! 
bref voilà ma pensée 
quant à toi chloé ton blog est vraiment sympa 
bonne continuation

Ecrit par : pauline | 26.09.2008

 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/09/14/ce-soir-je-pense-au-petit-antoine-disparu-a-issoire.html#comments

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Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux parents des enfants qui ont vécu ce terrible drame à la crèche de Termonde, je suis de tout coeur et en pensées à chaque instant.

je suis moi-même une maman d'un petit garçon de 20 mois qui fréquente une crèche et je peux ressentir l'immense douleur que cela puisse être de traverser une telle épreuve.

De tout mon coeur, je suis avec vous, beaucoup de courage et une immense pensées aux enfants devenus des petits anges !

Écrit par : vincent | 24.01.2009

 

Mes très sincères condoléances aux parents des petites victimes innocentes.
Pleurez, ça fait du bien, soyez bien entourés et épaulés, et prenez courage. Vos enfants étaient des fabuleux rayons de soleil, j'en suis sure. Qu' ils reposent enfin en paix.

Mes condoléances également à la famille de la puéricultrice qui est décédée en protégeant les bout choux.

Courage, beaucoup de courage aussi aux blessés, famille des blessés, et habitants de Termonde et des alentours.

Cet acte de barbarie, j'ai énormément, comme tout le monde, énormément de mal à le cautionner, normal, mais aussi beaucoup de mal à comprendre ce qu'il s'est passé dans la tête de ce malade mental.

Mon coeur et mes pensées sont avec vous, famille, amis et habitants de Termonde et des alentours, sincèrement.

Écrit par : Aude | 26.01.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/01/23/condoleances-adressees-a-la-creche-le-pays-des-fables-aux-pa.html#comments

 

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Bonsoir Mme Laroche

Je découvre votre blog, j'ai regardé vos archives, vos témoignages me touchent, j'espère qu'il va continuer, car vous avez sûrement aidé plein de gens, un grand merci à vous.

Écrit par : linda | 22.07.2011

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/06/23/pour-marie-jeanne-je-veux-tout-oublier-me-plonger-dans-les-y.html#comments

 

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Que Dieu te bénisse Chloé, ce témoignage me bouleverse, me prend aux tripes. Combien tu as raison en dénoncant notre société merdique où le respect de l'être humain n'existe plus, tout cela me révolte et me fait détester, haïr le monde politique qui a laissé faire et donné le "pouvoir" entre les mains mafieuses des pseudos financiers qui placent l'argent volé aux peuples dans des "paradis fiscaux" : le monde à l'envers. N'ayez crainte , viendra un jour où nous nous révolterons contre ses puissances maléfiques qui font de nos vies de l'esclavage. Paix à l'âme de cette Mère qui n'en pouvait plus et je souhaite de tout coeur que ses enfants vengeront un tant soit peu leur Maman, ce jour viendra.......

Écrit par : bruno | 14.09.2008

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/09/13/une-femme-s-est-tue-le-jour-de-la-rentree-scolaire-au-moment.html#comments

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Votre initiative est bonne et vous avez raison d'inviter vos lecteurs à soutenir Florence Cassez. Moi j'ai créé le mouvement artistique pour elle sur myspace (www.myspace.com/uaforflorencecassez) rejoignez nous puisque vous êtes musicienne ! écrivez moi à anonymeduo@hotmail.fr
fred alan ponthieux

Écrit par : ponthieux | 17.08.2009

 

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Merci chloé pour tes réponses et de nous lire ça fait plaisir, je comprends mieux ta vie ton univers... je suis touchée de voir que tu as des enfants du monde entier ; ma maman qui me porte beaucoup d aide et de soutien, aussi a adopté une ptite fille et je serais toujours en admiration pour ces femmes qui savent aimer un enfant comme le sien même s'ils n' ont pas son sang... je trouve dommage que tu ne tolère pas le niqab et la burqa parce que tu sembles sensible et respectueuse à la fois, comment réagirais-tu si demain je viens vers toi, moi MARY avec mon niqab avec qui tu discutes est ce que tu me rejetterais ?? est ce que tu m'éviterais ?? refuserais tu de me regarder en face ?? moi qui respecte ce que tu entreprends... et dis moi si en grandissant ta fille yacinthe très mimi qu'elle est, souhaiterait de son plein gré porter le niqab comment réagirais-tu ? ne faudrait il pas respecter son choix et l'aimer malgré tout ??? c'est tout simplement cela que l'on demande...

Ecrit par : mary | 22.06.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/20/du-niqab-et-de-la-burqa-mon-coeur-est-serre-pour-ces-enfants.html#comme

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Oui,comme vous dîtes nous n avons plus eu de suite aux autopsies, er pourtant qui sait comment autour de moi on a remué internet,en vain, comme les tv journaux et radios n'en parlaient plus. Ce n'est pas que le fait que je sois Cap-Verdienne, mais la vérité doit être sue.

Écrit par : Moreira | 17.12.2011

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/02/08/je-n-oublie-pas-cette-maman-originaire-du-cap-vert-retrouvee.html#comments

 

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Je viens de lire de belles phrases.
J'apprécie beaucoup ce que tu écris.
Ton blog est vraiment magnifique
avec beaucoup de vérité et de sensibilité.
Petite Chloé, continue à l'écrire, il fait du bien à 
de nombreuses personnes.
J'espère que vous avez passé 
un très bon Noël, toi et tes enfants.

Écrit par : Un admirateur invétéré | 25.12.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/12/25/heureux-noel-a-toute-la-terre-pour-tous-mes-lecteurs-a-tous.html#comments

 

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Je viens de découvrir votre blog, que je trouve très agréable à lire !
Continuez comme ca.

Écrit par : amour | 13.09.2011

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/01/03/mon-propos-sur-l-amour-et-les-relations-amoureuses.html#comments

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Merci de me rassurer vous êtes un ange, mon bébé arrivera le mois d'aout , je vais me battre pour lui , je l'aime tellement malgré qu'il n'est pas encore la , j'aime aussi le papa mais c'est un amour différent , le cœur d'une femme peut contenir différents amours aussi fort les uns que les autres . je considère que je mène une guerre , m'a seule arme c'est que je maitrise la langue de ce pays et je peut me défendre mais des fois je baisse les bras , quand on m'accuse d'être venu pour les papiers alors je doit me justifié 1000 fois , j'ai fait tout pour réussir dans mon pays (un bac , une licence , et un travail d'assistante de direction) mais les parents avait décidé que la réussite d'une femme c'est le statut d'épouse et par la a commencé mon cauchemar . il faut dénoncé la dépendance des femmes venus dans le cadre d'un regroupement familiales est cette soumission est encouragé par les préfets qui donnent raisons au mari violent quelque soit les circonstances sous prétexte qu'il faut faire du chiffre. mon ex mari m'a violé de la plus ignoble des façons, je ne souhaite a aucune femme de vivre cela ; et le préfet a approuvé, je considère que c un double viol.
merci d'être la madame, votre blog est très bien , j'avait posté auparavant mon histoire ailleurs et j'ai eu des réponses horribles ( retourne dans ton pays etc.....) mais vos réponses me donne la force maintenant je ne suis plus toute seule.

Écrit par : leila | 16.03.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/03/15/une-future-maman-d-origine-algerienne-m-a-ecrit-desesperee-e.html

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Bonjour Chloé,

Les administrations sont inhumaines en cas de décès d'un proche. Je comprends que pour la Caf et les impôts cela choque : je suis entièrement d'accord. Ces personnes (ou enfants) ont été déclarées à leur naissance, pourquoi les raye-t-on d'un seul coup de crayon ou de souris parce qu'ils sont partis. C'est honteux, un peu de dignité, zut (pour être polie).
Que les administrations trouvent un moyen pour laisser exister le souvenir de nos défunts. Je ne sais pas moi, par exemple un sigle qui signifierait : décédé, pour que leur mémoire reste intact à nos yeux.
Merci Chloé pour ce témoignage.

Ecrit par : Lolotte73 | 05.08.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/08/02/hommage-a-cillian-sausset-petit-garcon-decede-dans-un-accide.html#comments

 

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Bonjour,
Je suis en train de lire le volume 'Mangez-le si vous voulez' et je vais lire votre conte. Cette histoire vécue abominable de 1870, j'espère qu'elle ne se répétera plus jamais. Nous sommes soi-disant plus civilisés, maintenant. Mais c'est incroyable, comment une foule, et la plupart le connaissaient, peut devenir folle en quelques instants...

Écrit par : Marlène | 19.10.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/08/22/pardon-a-alain-de-moneys-massacre-par-les-habitants-d-un-vil.html#comments

 

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Je viens de découvrir ton site.
Je voulais prendre quelques instants pour venir te souhaiter mes sympathies pour la perte de ton enfant.

Je sais exactement ce que tu vis.

J'ai perdu, le 14 février 2009, mon mini bébé. J'étais à 23 semaines et 1 jour, j'ai des contractions qui ont commencé et j'ai dû accoucher de mon bébé qui a été en vie durant 1 heure.

Je me demande si on est capable de vivre après une aussi grosse perte...

au lieu de sur-vivre ?

Je tiens à te faire un câlin virtuel même si nous ne nous connaissons pas du tout.

Une maman qui a très mal
Elizabeth

Ecrit par : Elizabeth | 02.03.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/02/14/poeme.html#comments

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Bonjour Chloé,
Il est très important de parler de la solidarité humaine. C'est tellement rare de nos jours. Ces témoignages sont bouleversant d'humanité, comme quoi, on peut vivre et sauver des vies en se donnant la peine de regarder autour de soi et de voir que quelqu'un a besoin d'aide.
Merci.

Écrit par : Lolotte73 | 12.01.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/01/12/mon-hommage-a-des-hommes-qui-n-ont-pas-hesite-a-se-jeter-dan.html#comments

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Merci pour le poème, tout est exact, j'ai vraiment envie de rajouter : ne me dites pas Soyez fort, je ne comprends pas pourquoi je devrais être fort !

Ecrit par : Lionel | 06.03.2009

 

J'ai été très touchée par vos messages, Élizabeth et Lionel. 
Élizabeth, je pense à vous et à votre bébé.
Vous êtes au milieu de la rivière en plein courant et c'est cela "sur-vivre" : arriver à retrouver les bords, plus calmes... d'où on regarde cet endroit où l'on était quand on essayait de surmonter les flots, les larmes sans fin et la peine immense qui nous submerge.
Je vous envoie plein de pensées et de roses.
Sincèrement vôtre,
Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 07.03.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/02/14/poeme.html#comments

 

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Bonjour Chloé,

Je n'avais pas encore lu cette note qui date de janvier. Je suis tout à fait d'accord avec vous quand vous dites que les personnes qui sont parties, elles sont toujours à nos côtés, dans notre coeur. Comme je le dis aussi, elles ont un regard protecteur (du Ciel) sur nous qui sommes sur Terre. Je suis persuadée que nos proches (au Ciel) sont nos anges gardiens. Le deuil est quelque-chose d'horrible, il provoque une douleur, un arrachement du coeur. Je n'ai même pas les mots pour décrire cette douleur. Je l'ai vécue (tante, cousin, grands-parents) et il faut essayer de continuer à vivre malgré cette douleur. Je pense qu'ils (nos proches au ciel) savent que l'on est anéanti par ce deuil, mais ils nous soutiennent à leurs manières et nous donnent le courage d'avancer.
Chloé, continuez à écrire ces notes. Vous écrivez avec votre coeur et votre émotion. On ressent, je dirais même que l'on vit vos notes.
Merci.

Ecrit par : Lolotte73 | 27.07.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/01/19/signes-de-l-au-dela-par-avion-pour-une-maman-endeuillee.html#comments

 

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Bonjour
je viens de vous lire et je tenais a vous apporter le peu de force et d'énergie que j'ai. je suis aussi une maman qui a perdu son fils unique âgé de 23 ans il s'appelle Loïc, il est décédé dans un terrible accident de voiture le 15 septembre 2008 ma souffrance est immense et je suis seule aussi je me suis éloignée de ma sœur et mon frère j'ai perdu ma maman quand j'avais 19 ans et mon papa il y a six ans et j'ai aussi eu a l'âge de 25 ans un très grave accident de la route voilà c'est une vie terrible et je suis là sur mes deux jambes a continuer d'avancer. toutes mes pensées vont pour nos enfants je vous embrasse

Écrit par : charieau | 20.02.2010

 

merci de ces mots reconfortant la perte d'un enfants est la pire chose au monde pour des parents pour cela ne devrait pas exister s'il y avait un dieu ces choses là n'arriveraient pas mais pour moi le temps n'arrange pas les choses cela fait 3 ans et demi que j ai perdu mon ange et la souffrances est toujours au même point je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à lui il me manque énormement

Écrit par : sab | 28.03.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/11/06/reponse-au-sos-d-un-maman-qui-a-perdu-son-fils-emporte-par-u.html#comments

 

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Quand la mauvaise fée Précarité se penche sur un berceau, en France, elle voue l’enfant au malheur sanitaire, scolaire, social, culturel, familial. Les deux millions d’enfants qui vivent en dessous du seuil de la pauvreté (950 euros par mois, après les transferts sociaux) dans notre pays cumulent les inégalités et subissent un déterminisme social effrayant.
« De jeunes mamans sortent aujourd’hui de la maternité sans savoir où elles vont trouver un abri pour le soir même. Dans ce cas, la femme est fragile, le lien entre elle et son bébé a du mal à se mettre en place, c’est à ce moment que de nombreux placements à l’aide sociale à l’enfance sont décidés.

Écrit par : poupee | 20.11.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/11/06/parcours-du-combattant-pour-une-demande-de-rsa-reflexion-sur.html#comments

 

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Alors là, j'ai les larmes qui montent. Troisième note que je lis aujourd'hui de vous et je suis très touchée. Cette histoire est malheureusement courante, mais on en parle pas. Merci à vous d'en parler. Je pense que ce vécu est très difficile à exprimer et à vivre (pour vous, cet homme et sa fille). Si vous travaillez dans l'environnement des personnes handicapées, je vous félicite. Vous avez du coeur, de l'amour et beaucoup de reconnaissance, ça se sent dans ce que vous dites dans cette note. Merci d'aider les gens, c'est très valorisant pour vous et pour eux. Je suis certaine qu'ils en sont reconnaissant.

Écrit par : lolotte73 | 26.05.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/05/15/la-peine-vecue-au-quotidien-dans-le-handicap-et-l-absence.html#comments

 

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Bonjour,
Je suis une maman en grande souffrance depuis 5 ans de la perte tragique, par noyade accidentelle, de ses 2 enfants uniques, de 18 et 13 ans. Je survis trés difficilement. Je voudrais savoir s'il y a des mamans qui ont perdu plusieurs enfants comme moi pour partager nos ressentiments. Merci. Marie.
http://2angessebmel.skyrock.com

Écrit par : Marie | 06.09.2009

Marie,
J'ai trouvé votre mot sur mon blog aujourd'hui. Je suis allée sur votre blog , magnifique témoignage d'amour pour vos deux enfants. Je vous envoie mille pensées dans ce cauchemar que vous vivez. Perdre ses deux enfants est une chose horrible et il vous faut beaucoup de courage pour survivre. Quand vous écrivez que ce monde est dur, c'est vrai. Au bout d'un certain temps, plus personne ne vit l'absence de nos enfants comme nous et on est seul pour porter cette croix invisible mais si lourde. La seule chose qui nous porte : nos enfants vivent en nous, comme une femme enceinte porte ses enfants sans les voir. Elle sent qu'ils sont là. Ils sont là. Et nous, on a encore cette vie, ce souffle et ces mains pour donner. Il y a tant à faire sur cette terre, tant de malheureux, tant d'enfants sans personne. Trouvez ceux à qui vous pourrez donner du bonheur et votre vie se poursuivra jusqu'à l'issue ultime où chacun de nous s'en va. Je vous embrasse très fort. N'hésitez pas à venir lire dans la catégorie "Survivre à la mort d'un enfant" sur mon blog. J'envoie plein de pensées et de bisous à vos deux enfants si beaux. Ma fille s'appelait Océana et c'est vers la mer que je me suis tournée à sa mort. La mer a pris vos enfants. Puisse le ciel et les anges les protéger et leur donner tout l'amour de leurs parents. Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 07.09.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/11/02/ne-pas-laisser-tomber-les-parents-dans-le-deuil-larmes-et-re.html

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Bonsoir,

Petit-fils de Marcel DOUZET, je tiens juste à vous présenter nos remerciements pour ceux qui envoient toujours de belles pensées pour les jeunes filles disparues et des pensées toutes aussi belles pour notre grand-père.

le temps n'a pas tous les tamis qu'on voudrait bien lui preter.

Écrit par : docquin | 14.12.2010

Je reviens, une fois de plus sur les commentaires. Malgré mon chagrin éternel, il est évident que j'ai pensé mille fois à la réinsertion de ces hommes qui ont torturé, violé, mutilé, tué... Je n'ai pas l'esprit fermé et je crois à la rédemption. Si je savais qu'El Borgi n'est plus le El Borgi qui a tué mon père "pour le plaisir"... qui a confirmé 2 ans plus tard, lors du procès, le plaisir qu'il avait eu à le tuer et le manque total de remords de l'avoir fait... si j'étais sûre de cela... alors je serais en paix. Je n'ai pas envie de me venger de cet homme. Je ne suis pas un assassin et cela ne ramènerait ni mon père, ni les autres jeunes filles assassinées.
J'espère qu'El Borgi, Siauve, Feurstein et Jaouen ont fait un tel travail sur eux-mêmes qu'ils ne reconnaissent plus ces hommes de 20 ans qui ont commis le pire et qui étaient eux. Mais j'avoue qu'en ce qui concerne El Borgi et surtout Siauve... je ne suis sûre de rien. Et comme Chloé l'a dit... lorsque ces hommes sortiront l'important serait, outre le fait d'être irréprochables, d'être discrets à vie.Je précise que ces pensées sont les miennes et qu'elle ne reflètent pas celles de la plupart des membres de ma famille ou des familles des jeunes filles qui ont subi l'horreur. Le pardon est parfois impossible face à de tels meurtres. Il ne faut pas oublier que nous sommes tous morts quelque part aussi et que nos vies ont été brisée. Maintenant j'ai la foi et j'espère que Dieu pardonnera ce que les hommes ne peuvent pas pardonner. Pascale rogemond douzet

Écrit par : Pascale rogemond douzet | 13.07.2011

 


Je crois à la rédemption parce que j'ai la foi. Sans bigotterie aucune. C'est en moi comme j'ai un coeur. La foi aide beaucoup. Elle n'empêche pas le chagrin mais l'atténue souvent. Elle ne permet pas la haine mais l'ouverture d'esprit. Ce n'est pas toujours simple. Il y a des souvenirs, des dates qui font resurgir des colères. Il faut faire le dos rond, penser à ce qui est bon pour ne pas sombrer à cause de la laideur. Oui, chère Marie-Laure... ce n'est pas facile...
Nous savons "l'évolution" des assassins par des tas de ficelles : nous demandons des extraits de naissance avec dernière mentions marginales. Cela nous a permis d'apprendre que FEurstein s'est marié en prison. Nous avons aussi des amis qui ont fait partie de l'enquête et qui nous préviennent quand quelque chose bouge. Ainsi, nous avons appris il y a dix-huit mois que Jaouen a été libéré. Je pense que FEurstein le sera bientôt.
C'est par des tuyaux que je ne citerai pas que nous avons appris que Siauve avait été interné en prison, qu'il avait "pété les plombs". Je pense que comme assassin d'une fillette de 12 ans, de jeunes filles et d'une personne âgée... il a dû être pris à partie par les co-détenus. Il faut dire que Siauve était déjà quelqu'un de "dérangé" avant. Preuve est de ce qu'il a été capable de faire ! Et ainsi que je l'ai déjà écrit, les experts l'avaient déclaré "perturbé" et non réinsérable (le seul point positif étant sa jeunesse à l'époque)
Quant à l'assassin de mon père, Thierry El Borgi, il va passer son doctorat en informatique et nul doute qu'en 2019 une demande de remise en liberté sera faite, puisqu'il aura accompli ses 30 de peine incompressible. La suite appartient à la justice. Mais il ne faut pas être dupe : ils vont tous sortir de prison et nous le saurons.
Je prie pour que ces hommes soient vraiment réinsérables car si l'un d'eux venait à tuer de nouveau... ce serait une nouvelle tragédie : celle de la récidive.
J'ai bien du mal à y penser. Là, en vous écrivant, cela me fait monter les larmes aux yeux.
Il faut vraiment que nous nous aimions beaucoup, nous êtres humains si beaux et si vaillants... pour que nous soyons vainqueurs de ces êtres qui ont osé prendre des vies... comme cela... pour le plaisir...
J'ai écrit avec mes tripes... pardonnez-moi 
pascale rogemond douzet

Écrit par : pascale rogemond douzet | 01.11.2011

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/04/09/je-rends-hommage-a-isabelle-rabou-a-noria-et-luiza-a-marcel.html#comments

 

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Honte à ceux qui portent des accusations à tort et à travers ce ne sont pas des corses ceux là. Chez nous comme chacun le sait on est intègre, on ne balance personne quoi que ça puisse nous couter, yvan lui est un vrai corse fier de ses convictions on peut d'ailleurs voir ou ça le mêne u tintacciu. J'aporte mon soutien à Yvan et à sa famille pour tout leur courage. Que justice soit enfin faite et que le coupable soit un homme et se dénonce. forza yvan j'espère que tu puisses bientôt retrouver les tiens et ton île qui t'est si chère.

Écrit par : nathalie | 01.04.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/03/26/je-defends-yvan-colonna-et-juge-que-son-proces-est-inequitab.html

 

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Chloé, je vous remercie infiniment de vos 2 réponses qui sont le plus vraisemblables. Je vous trouve d'une grande générosité et d'un grand humanisme, nous le sentons profondément dans vos propos. Merci à vous.

Je suis Papa de 2 bout "chou également et ce drame m'a personnellement touché aussi dans ma chair, et lorsque je pense à ce corbeau et meurtrier ma décence m'empêche de dire des mots qui ne seraient pas convenables sur ce forum.

En effet mes questions parlaient de précaution envers la famille Villemin, car la veangeance de ce meurtrier n'a eu de cesse pendant 4 ans, et encore à l'heure actuelle puisqu'il se tait, le ou les complices.

Souhaitons de tout notre coeur que les langues et les consciences se délient pour ce petit ange Grégory, car un crime d'enfant ne peut rester impuni.

Merci Chloé de votre dévouement

Laurent BENICHOU

Écrit par : BENICHOU | 09.11.2009

 

Un très beau texte, bravo Chloé, ainsi que de nombreux posts tres.....
humain. Ca fait du bien de voir que tous les hommes n'ont pas un coeur
de pierre. Ce qui serait bien c'est que mb, qui et devenue quadra aujourd'hui
retrouve la memoire, ainsi nous nous approcherions de cette verité qui
nous fuis depuis 25 ans. Mais là, c'est pas gagné.

Écrit par : bob5406 | 08.11.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/10/10/hommage-au-petit-gregory-villemin-dont-on-a-retrouve-le-corp.html

 

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Bonjour,

franchement le fait d'avoir passé une dizaine de minutes de lecture sur votre blog, sosmaman , je me suis dis qu'il faut que je te le dise par rapport à l'arche-de-zoé c'est très juste ces gens là ont foutu de la merde dans la tete de tout le monde moi je suis burkinabè je vis au Bénin à Cotonou j'ai un ami français qui vient juste pour ses vacances mais depuis cette histoire de l'arche-de-zoé on voit que pendant nos visites dans les familles je sens une sorte de méfiance , c'est plus comme avant mais c'est dommage mais on peut rien il faut encore du temps
que les gens sachent que tout le monde n'est pas ainsi
merci pour ton récit sur ton blog et continue ainsi
harouna

Écrit par : Harouna | 30.05.2008

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/05/18/la-difference-entre-ce-qu-on-appelle-etre-bien-et-le-bien-un.html#comments

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Bonjour Chloé .
Je cherchais un moyen de pouvoir partager ma révolte et mon dégoût pour cette affaire, mais surtout mon soutien à la famille Leschiera. Alors merci pour ce blog. Tout à commencé par une convocation au tribunal d'Aix en provence en 2008, je ne connaissais pas l'affaire, et c'est en lisant les journaux le jour même de la convocation que j'ai découvert les différentes composantes de celle-ci. Je n'ai pas été tiré au sort comme juré, mais au lieu de partir comme toutes les autres personne non désignés, je suis resté dans la salle d'audience pour attendre les différentes parties. Et là je me suis retrouvé à quelques centimètres des accusés, des avocats et de la famille du berger et j'ai ressenti toute la pesanteur du malaise et de la détresse de la famille Leschiera et cette espèce de détachement malsain du clan Vérando. Mais ma révolte va plus à l'encontre de ceux qui ont instruit l'affaire, ce manque de professionnalisme et de discernement est une honte pour notre pays et me laisse réfléchir sur la défense de nos droits les plus élémentaires, honte à ceux qui ont mené l'enquête, c'est à croire qu'elle a été "légèrement" dirigé dans un certain sens . Pour finir je voudrais rendre un hommage à Pierre qui me semblait être un homme de parole et de courage confronté à la veulerie et la lâcheté de certains. (éternel recommencement).
Merci à ceux qui ont eu le courage de lire ces mots jusqu'à la fin et sachez que je soutiens à 100% la fille de Pierre Leschiera dans son combat et j'espère ne pas être le seul. Salutations !

Écrit par : marc | 17.12.2010

 

Bonjour,

Tout d'abord je me présente, je suis Cécile la cousine et la filleule de Pierre Leschiera, berger à Castellar.

Je viens de prendre connaissance de votre hommage pour Pierre et je vous en remercie vivement.

Le connaissiez-vous pour en parler avec tant de vérité ?

Merci de faire vivre sa mémoire de cette façon.

Salutations.

Cécile

Écrit par : Ros Cécile | 28.08.2009

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/11/12/hommage-a-pierre-leschiera-berger-pres-de-menton-abattu-le-1.html

 

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Coucou, je pense que tu as tout dit.
Même si l'on est abattu par une nouvelle, que l'on a plus rien, le corps et l'esprit ont la force de nous faire nous relever et repartir dans la vie. Avec plus ou moins de facilité, plus ou moins de temps mais c'est comme ça!
Merci pour cette soirée et cet article !

Écrit par : Laura | 16.03.2011

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/03/16/prendre-sa-revanche-sur-la-vie-c-est-la-ligne-droite-mes-pro.html#comments

 

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"Bonsoir à tous,
nous vous remercions pour vos messages d'encouragement et de soutien ainsi que pour vos signatures.
Nous revenons vers vous pour vous dire que le combat est encore long et difficile et que sans le soutien de la population, nous n'arriverons pas à faire évoluer la loi en faveur des pères.
L'année 2011 sera décisive, car ce sont les jugements en cassation pour la reconnaissance de paternité et l'adoption qui seront rendus.
Nous aurons besoin de la présence d'un maximum d'entre vous, selon vos disponibilités, aux audiences qui se dérouleront à Paris. Nous préciserons les dates sur le site dès que nous en aurons connaissance.
Il faut bien comprendre que les jugements actuels tendent à faire disparaître à jamais l'état civil complet de Jeanne au profit d'une nouvelle identité.
Ces faits sont d'une extrême gravité et il faut les combattre.
Continuez à faire connaître l'histoire et le site de Jeanne et Julien (www.j-charnole.fr).
Merci encore à vous tous.
Amitiés,"

La famille Charnolé au complet.

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/05/13/que-le-pere-de-jeanne-julien-charnole-puisse-rencontrer-sa-f.html#comments

 

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Bonjour, je viens de découvrir votre site, et j'en reste sans voix. Nous sommes nous aussi parents de deux enfants roumains qui sont arrivés en france en 2000 à l'age de 8 ans avec un dossier médical OK. Au départ c'était difficile bien sur, car il y avait le barrage de la langue, et puis un de mes garçon a commencer a manifester des troubles du comportement comme votre fille, en se mordant jusqu'au sang, en criant, en tapant partout et surtout en détruisant tout dans sa chambre en particulier. Ils sont suivis depuis leur arrivée par des professionnels psy psychiatre et autres. Mais un de mes garçons a été obligé d'être hospitalisé dans un hopital psychiatriaque depuis l'année dernière suite a la mort de mon père. Je pense que c'était le deuil de trop. Il y a un mois nous avions mis en place avec les professionnel un programme qui le prenait en charge a l'hopital et le reste a la maison le matin et le soir puisqu'il n'a pas été gardé dans son IME car il fallait un éducateur pour lui tout seul. Donc nous n'avons pas eu le choix. A aujourd'hui mon mari et moi travaillons a plein temps. Je me pose de plus en plus de question sur son avenir, car il ne peut pas rester seul même a la maison. Il pète les plombs comme il dit, des vagues d'angoisse l'envahissent et il fait de grosses bêtise. Il a même tenté de se suicider a plusieurs reprise alors qu'ils nous aime. Son frère quand à lui suit une scolarité dans un IME et il a du mal aussi mais il s'accroche.

 

C'est vrai que ces enfants ont souffert, mais on nous a menti sur leur dossier et ensuite lorsqu'on demande des explications ont nous réponds que le dossier est vide et qu'il ne comprenne pas pourquoi au début tout allait bien et que au bout d'une année tout à foirée. Au départ nous ont mettait cela sur le compte de la nouveauté, un peu d'hyper activité, il avait envit de tout découvrir après être resté 8 ans enfermé. Mais aujourd'hui les crises sont de plus en plus violentes, mais de plus en plus rares aussi. Alors j'espère que l'avenir serait bon pour eux, car nous les aimons tellement que je ne supporterais pas qu'ils leurs arrivent quoi que ce soit. En ce moment je suis en arret car je suis épuisé, et je pense demander un mi temps pour l'année prochaine pour mieux gérer les choses. Je vous dis bon courage également avec vos enfants et merci du message d'espoir.

Écrit par : le chenadec | 26.11.2010

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Chère Chloé,

Je vous invite à lire mon livre "AGREMENT POUR L'ENFER" : mon amour n'a pas suffi (editions PERSEE).

"J'ai écrit mon histoire d'échec d'adoption d'une fillette née en Colombie non pas avec une plume d'écrivain mais avec ma plume de souffrance.
Rien de pire que de s'attacher à un enfant qui vous renie, on n'échappe pas à cette blessure. L'adoption qui devrait être une belle aventure humaine peut devenir une mise à mort d'indifférence et d'humiliations.
Ce livre de la vie nosu entraîne au fil des pages avec des envolées poétiques, des images, des recherches, dans le domaine de la symptomatologie chez l'enfant adopté "grand" et un panaroma d'une Justice à deux vitesses.
Peut-être sera-t-il la petite étincelle qui va permettre de démystifier l'adoption toujours réusssie et ouvrir un vrai débat d'émotions contradictoires : les uns sont-ils faits pour les autres ? Une recette sans prétention pour éviter un tel naufrage.
"Agrément pour l'enfer" n'est pas un règlement de compte envers l'enfant mais une mise en garde pour tous ceux qui fondent tant d'espoir dans la démarche très difficile que constitue l'adoption internationale".


Chère Chloé, je pense que nos témoignages sont importants pour que les autres parents sachent qu'ils ne sont pas les seuls. Cela aide effectivement beaucoup et nous rend dans une normalité, en tout cas un possible.
Ces témoignages sont aussi nécessaires pour que tous les intervenants et la société sortent du roman rose de l'enfance et osent regarder les problèmes et les analyser. C'est la seule façon d'arriver à y apporter des solutions...

Recevez toute ma sincérité et mon amitié.
Jeanne

Écrit par : Jeanne | 02.09.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/13/histoire-difficile-de-l-adoption-de-ma-fille-au-benin.html

 

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Je suis très attristé par cette histoire. Malheureusement je suis dans ce cas. Sauf que, en ce qui me concerne, je suis né sous X, que mon dossier est tenu au secret, que tous mes papiers sont falsifiés. J'étais abandonné à la naissance, or que selon mon acte de naissance, indique une adresse, en dépit du matricule que je porte, vu qu'allouer par l'assistance public dès ma naissance, mais réfute une maison de santé, bien que rien n'y sera indiqué, plutôt qu'une maison individuelle. Mais sans pour autant que je serais né à domicile. Alors que j'ai été convoyé en provenance d'allemagne pour San Salvadour, un centre de cure marine, à moins d'un an. Mélange d'identité, de bébé, trafic...Je ne sais plus quoi penser...Bien à vous. Gilles

Écrit par : Birckenstock dit lobale | 14.10.2011

 

Je connais bien la Maman qui fait tout pour sa Fille. Huit années c'est long dur et pénible de se voir refuser de formaliser son adoption.

Écrit par : perli | 14.04.2011

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/03/19/un-bebe-est-ne-mais-n-a-aucune-identite-la-maman-est-effondr.html#comments

 

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Je suis consternée par le comportement du père qui ne réfléchit visiblement pas aux conséquences désastreuses qu'il inflige à ses enfants. 
Comment vont pouvoir se construire psychiquement ces deux enfants alors qu'ils sont abreuvés de haine quotidienne contre leur mère et vraisemblablement tout ce qui touche à notre société de manière générale....
Cet homme semble être aveuglé par la vengeance au point d'aller jusqu'à détruire ses propres enfants. C'est juste effarant...
Je connais bien Sabine, c'est une fille saine et solide. Même divorcée jamais elle n'irait abaisser le père devant ses enfants dans un but de déstabilisation de toutes façons stérile.

Écrit par : Marie Elizabeth Peyrard | 23.03.2011

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2010/01/24/une-maman-pleure-ses-deux-enfants-de-3-et-6-ans-retenus-en-t.html#comments

 

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La première fois que ma fille de 16 ans m'a traitée de 'sale pute' c'était sous l'emprise de la drogue.. je ne le savais pas.. violence verbale puis physique, lunettes cassées.. impuissance face au non respect de mon autorité mais incapable de porter plainte suite à ses sorties nocturnes.. j'aurais dû à ce moment là précisemment.. et comme disait son père, elle était mineure ! puis à plusieurs reprises gifles, insultes et violence mènent à avoir peur de son enfant ! je n'y aurait pas cru.. et pourtant 5 ans plus tard.. lorsque l'on se retrouve la chemise de nuit arrachée derrière son cou et obligée de se sauver en tanga, seins nus par dessous pour éviter d'autres claques.. devant le frére et les copains des enfants.. alors là c'est comme un viol.. on crie et on ne veut plus voir ses enfants tellement on a honte.. on pleure on hurle comme terrorisée.. et la police met votre fille alcoolisée dehors, alors qu'elle dit aux gendarmes que ce n'est pas pour une petite claque que vous avez mérité ! et toujours impossible de porter plainte contre sa propre fille que l'on voit encore petite et mignonne dans notre coeur de maman.. et pourtant si diabolique sous l'effet de ces dépendances.. Je lui reparle mais ne veux plus qu'elle vive sous mon toit ! Je l'aime mais reste méfiante.. Bridget

Écrit par : bridget | 14.10.2010

 

Mon fils a 32 ans et c est souvent psychologique mais là il m'a poussée dans le mur et insultée ce n est pas la premiere fois mais c est rare 
leur père était pareil ils ne savent pas me parler 
je les ai élevés seule et obligée d etre le pere et la mere malgre moi je comprends que il a remplace son pere mais j en ai assez je ne veux plus lui parler 
j en ai marre que tout le monde se défoule sur moi et qu'on ne me respecte pas 
malgré mon chagrin voir mes enfants me fait plus de mal que de bien malgré qu'ils sont toute ma vie 
voila merci de partager cette souffrance

Écrit par : arm | 13.10.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/12/25/j-ecris-a-un-adolescent-qui-frappe-sa-mere-a-tous-les-adoles.html#comments

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Votre réaction Madame est courageuse moi même victime petit garcon de 12 ans il m'a fallu 20 ans pour en parler et par là même exclu l'auteur de toute poursuite. J'ai longtemps cru que l'oubli serait une solution cela m'a même fait croire que j'avais voulu cette agression et que par conséquent j'étais homosexuel. Incapable aujourd'hui encore de relations sexuelles, votre combat n'est pas vain cela a au moins le merite d'accelerer le processus de guerison. Ne vous focalisez pas toutefois sur les auteurs, esperons que la justice s'en charge correctement, mais sur votre enfant car etre victime induit un sentiment de faiblesse et de honte or en fait il ne s'agit que d'un concours de circonstance la plus courageuse et la plus forte des personne peut etre victime d'agression, le fait de rester passif lors d'une agression est le pire sentiment c'est ce qui conduit au fait de se sentir responsable alors qu'il ne s'agit que de peur un reflexe normal chez toutes personnes. Et puis on arrive enfin a l'accepter et a vivre avec.

Écrit par : NC | 23.03.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/10/09/letttre-d-une-maman-a-sa-fille-victime-d-un-viol-en-reunion.html#comments

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Je suis le grand-père de Yannis décédé à Pont de Cheruy le 15 juillet 2008 dans la voiture de son papa qui l'a oublié à la suite d'un banal accident de la circulation pour lequel il s'était arrété afin d'apporter son aide.
Merci pour ces quelques lignes pleines de compassion pour le malheur qui a enlevé notre petit Yannis a notre affection. Plus de 2 ans aprés, je continue tous les jours de lui parler , de lui dire combien on l'aime ici bas. 
Un enfant tient d'autant plus de place qu'il est petit, mais cette place n'est rien à coté de l'immensité du vide laissé par son départ.
Il faut être conscient du fait que un tel trou noir peut arriver à tous, même à ceux qui se croient à l'abri, et toute condamnation est totalement inutile et ne fait malheureusement pas progresser les choses.
Personne ne veut en entendre parler, même pas ceux qui devraient être en première ligne , à savoir constructeurs et equipementiers automobiles. Que dire des pouvoirs publics qui ne bronchent pas à la vue d'un enfant même pas attaché dans un vehicule , parfois même sur le siege avant?
Je suis en colère , car personne ne peut dire "je ne savais pas" , et tout le monde fait la sourde oreille. Je sais , par experience que des solutions existent pour quasiment tous les accidents concernant des enfants dans des vehicules, en circulation ou en stationnemment.
Merci malgré tout Chloé pour ce blog sur lequel je suis tombé par hasard. Vous montrez qu'il y a toujours une lueur d'espoir. Merci

Écrit par : Christian | 05.10.2010

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/16/pour-l-enfant-decede-oublie-par-son-pere-dans-une-voiture-po.html

 

Au sein de mes collègues, amis et famille, tout le monde est terrifié. Tout le monde accable ces papas (et ces mamans) qui "oublient" leurs enfants en pleine canicule dans une voiture. Les cas sont de plus en plus nombreux depuis 2-3 ans en Belgique, France, Pays-Bas... 
Je voudrais soutenir ces parents qui, après ces drames, n'auront plus de vie, plus assez de larmes pour pleurer, et personne sur qui rejeter la faute !!! Que EUX, tous seuls, avec leur immense souffrance et le mépris des autres ..... Le monde est devenu tel, que je remercie le ciel d'avoir des ados de 14 et 16 ans. Car dans l'état d'eprit dans lequel je me retrouve aujourd'hui, dans ce monde de fous, je me dis que.... aïe aïe, je ferais quoi de mes deux tous petits anges en bas-âge ?? On court, on s'inquiète pour son couple, son job, les finances,... On perd les pédales... on prend des médocs pour dormir, on en reprend pour être en forme, on se dit qu'il va y avoir une nouvelle guerre mondiale ... On meurt.... 
Je soutiens de tout coeur ces parents effondrés.... et j'embrasse tous les petits anges qui boivent aux fontaines dans un monde meilleur , un monde que ces papas et mamans auraient sûrement bien eu envie de leur offrir..
.Écrit par : babou2505 | 26.09.2008

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/16/pour-l-enfant-decede-oublie-par-son-pere-dans-une-voiture-po.html

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Je viens de lire votre message (en faisant une recherche sur le livre de Pema) qui me touche beaucoup. Moi aussi j'ai "prié" pour Ingrid Betancourt et je souffre tous les jours de la souffrance que je vois autour de moi, de l'égoïsme et de l'intolérance, de la cruauté ambiante .. je me demande constamment pourquoi certaines personnes sont sadiques, méchantes, ingrates ...
Je souffre beaucoup actuellement - c'est comme un deuil - car ma fille de 33 ans a eu un accident de moto qui la laisse paraplégique. Je souffre tant de la voir souffrir, physiquement et moralement , de constater que son bel avenir est brisé. Suite à une nouvelle opération, elle est moralement anéantie...et n'a plus la force et l'optimisme qu'elle montrait il ya quelques semaines.
Moi aussi, je vais me tourner vers une activité consacrée aux souffrants. Je n'y avais jamais pensé avant...
de tout coeur avec vous, 
Monique

Écrit par : monique lehnardt | 07.02.2011

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01/01/2010

Mes voeux 2010 vont vers les familles dont on expulse les parents hors de France, vers le Réseau d'Éducation sans frontières, vers tous ceux qui sont seuls ou dans le deuil, vers les ambulanciers et les conducteurs, vers les enfants abandonnés...

imagesO9tXuD.jpegBonjour à tous et toutes,

HEUREUSE ANNÉE 2010...

 

Mes voeux pour 2010 vont vers les familles séparées volontairement par l’État français. Le nombre de ces familles, dont les enfants (ou l’enfant) sont parfois nés en France, est effarant. Comme vous le savez, j’écris pour faire connaître des situations de pères expulsés de France et de familles aussi, dont les enfants sont arrachés au banc de leur école française pour aller dans un pays qu'ils ne connaissent pas.arton4631.jpg

moton8.pngMes voeux vont vers les membres du Réseau d’Éducation sans Frontières, réseau invisible et immense dont je fais partie par mon blog et mes textes (voir les catégories à gauche de cet article : “Chloé défend les pères expulsés” et “Non aux expulsions et aux camps”). Mes voeux vont aussi vers la Cimade et le site des Amoureux au ban public, lequel défend des couples interdits d’amour... car l’homme ou la femme sont d’origine étrangère.

Mes voeux vont vers tous ceux qui visitent le site du Réseau d’Éducation sans frontières et signent les nombreuses pétitions pour toutes les familles menacées d’expulsion : http://www.educationsansfrontieres.org

default.jpeg Mes voeux pour cette nouvelle année vont vers tous les ambulanciers et les conducteurs de personnes à mobilité réduite qui font un métier difficile, méconnu mais plein de coeur, dans l’accompagnement et l’écoute quotidienne des personnes malades, handicapées, dialysées, accidentées et dépressives.

images5bpjIV.jpegMes voeux et mes pensées vont vers tous ceux qui souffrent, qui sont seuls, qui pleurent un être cher... vers tous les parents qui ont perdu leur enfant.

imagessQjkAV.jpegMes voeux vont vers tous les enfants abandonnés par leurs parents, par leur père, leur mère partie vers un nouvel amour en les oubliant... Je pense particulièrement à deux papas qui s’occupent de leurs enfants sans que leur maman ne s’intéresse à eux... Plus jamais de bisous maternels pour ces enfants-là, parfois petits, et qui souffrent terriblement de l’absence de leur mère, partie pour une passion dévorante.

Mes voeux pour 2010 vont vers tous les automobilistes... pour qu’il y ait plus de vivants à l’arrivée des trajets et des voyages et plus jamais d’enfants non attachés ou de feux rouges grillés, plus jamais de bandes blanches violées et de piétons renversés.imagesEdf6Nw.jpeg

imagesoaVd22.jpegMes voeux vont vers une prise de conscience accrue envers notre planète et vers les efforts que nous pouvons faire individuellement pour améliorer le capital avenir de la Terre.

imagesB78MI9.jpegMes voeux vont vers tous les hommes et femmes politiques, afin qu’ils soient tournés vers l’humain, vers la sincérité, vers l’honnêteté et qu’ils laissent tomber les chiffres à faire... à tout prix... Qu’ils laissent tomber la course à l’Élysée, qu’ils laissent derrière eux les mesquineries et les jalousies au sein d’un même parti, qu’ils avancent en se souvenant qu’un peuple attend d’eux qu’ils soient justes et qu’ils respectent les êtres humains, les Droits de l’Homme et de l’Enfant, le droit d’asile et le droit de pouvoir grandir auprès de ses parents, sans devoir les voir monter menottés dans un avion, alors qu’on a cinq ans, huit ans ou six mois.arton23840.png

Meilleurs voeux à tous ceux qui me lisent et sont fidèles. Mon blog a aujourd’hui entre 170 et 250 visiteurs par jour, voire 350 selon les mois, avec 548 visiteurs le 26 janvier 2009 ! Et jusqu'à 16 725 pages lues par jour ! Que ce blog puisse perdurer afin de partager encore longtemps avec vous mes idées sur l'authentique, sur la profondeur humaine et sur le franc-parler au coeur d'un monde qui a soif de limpidité et de coeur à coeur.imagesj9gyHz.jpegimagesAhW4aA.jpeg

images5ymx5K.jpegQue cette nouvelle année vous soit propice dans les domaines qui vous sont chers et vous tiennent à coeur.imagesX9Lt0C.jpeg

Je souhaite aussi une très belle année à tous les membres d'OVS, "On va sortir.com"... site qui propose à chacun de se faire des amis, d'aller à des sorties diverses ou d'en organiser. Dans un monde où la solitude prime et où les solitaires peuvent souffrir d'être mis à l'écart à cause d'un passage douloureux de leur vie, comme le divorce, un deuil, etc... ce site permet sur un plan national et régional de sortir de chez soi, de se prendre par la main et même de faire des sorties avec ses enfants, afin qu'eux aussi puissent bénéficier d'une ouverture vers les autres et sortir d'un environnement familial parfois replié sur lui-même.imagesgNEdT6.jpeg

Chloé Laroche

(http://letrioodyssee.site.voila.fr)

 

17/03/2009

Récit quotidien d'une traversée de la ville en voiture, avec ses dangers routiers et sa défense du Code de la Route.

 

panneaux-de-danger.jpgJe vous avais promis une chronique au quotidien sur une observation routière dans ma ville, dans le cadre de mon travail de conductrice accompagnante.

 

Aujourd’hui, j’ai roulé près de cinq heures en ville, à Grenoble et sa proche banlieue.

 

J’ai été témoin de différentes infractions relatées plus bas.

 

Au cours de la journée, trois motards m’ont remerciée de m’être rabattue pour les laisser me dépasser et un vélo, très surpris de mon fair-play, rue Léon Lagrange, m’a remerciée d’un signe de la main, pour l'avoir laissé passer sur la piste cyclable qui coupait ma route.

 

Mais... pire que tout, j’ai surpris avec horreur un enfant non attaché dans une voiture immatriculée “YZ” (je ne donnerai pas les chiffres) dans le 69. Ce jeune enfant était debout à l’arrière, dans une voiture qui roulait.ITF025056.jpg

 

panneau0087.jpg_210_cw210_ch59.jpgLa deuxième infraction au Code la pire que j’ai relevée dans la journée est la conduite d’un jeune dans la zone de “non-droit” (Abbaye-Teisseire-Léon Jouhaux), zone dont j’ai parlé précédemment. Passant devant le collège Vercors, rue André Argouges, il s’est mis sur la voie de gauche, a donc doublé toute la file de voitures roulant normalement à droite et s’est engagé à gauche dans la rue Léon Jouhaux. Comme si nous étions sur une double voie !!!!

 

La première infraction du matin, vers 7 h 40, a été un refus de priorité dans la même rue, rue André Argouges. Je venais de l’avenue Jeanne d’Arc et, au croisement pour aller en direction de la rue Léon Jouhaux, l’automobiliste en tort, dans une Clio grise venue de la rue Charles Rivail, est passé en me refusant la priorité.

 

images-6.jpegPuis, à 9 h 15, au carrefour de l’avenue Paul Cocat avec l’avenue Léon Jouhaux (nous sommes toujours dans la même zone de “non-droit”), une voiture a traversé le carrefour au feu rouge, sous le nez des voitures démarrant au feu vert. J’avais trois enfants transportés dans la voiture. Alors que j’effectue ce transport matin et soir pour des adolescents souffrant de handicap mental, j’ai évité plusieurs fois des accidents, notamment une fois au feu qui se trouve entre l’avenue de l’Europe et l’avenue Edmond Esmonin. Alors que je passais au feu vert, une voiture venant de Carrefour Échirolles m’a coupé la route, brûlant un feu rouge d’une façon totalement inconsciente.

 

Automobilistes, je ne répéterai jamais assez qu’il vous faut pour votre sécurité bien regarder à gauche et à droite avant de passer aux feux verts !!!!

 

Dans la journée, j’étais sur l’autoroute A 480, dans la zone 90, en direction de la sortie Sassenage. J’étais placée tranquillement à droite, conduisant une enfant à son domicile, lorsqu’un fourgon bleu marine DBA m’a fait une queue de poissons, se plaçant entre la voiture me précédent et la mienne. J’aurais été transparente, c’était pareil !!

 

Et comme un gag, qui n’en est pas un ... J’attendais au feu du Pont de Catane, à la sortie de la rue Ampère. Une dame âgée était au volant dans la voiture à ma droite. Nous passons au feu, tournons à droite. Je me rabats derrière elle. Elle avance lentement. Elle arrive au feu qui amorce l’entrée de l’autoroute Lyon-Sisteron. Sans se perturber, elle avance encore lentement et passe le feu rouge sans s’arrêter. Je suis restée au feu rouge, héberluée de tant de passivité. Car il faut de l’énergie pour s’arrêter à tous les feux rouges !!!!hs062597_hle2v.jpg

 

Voilà, je vous dis à demain et... surveillez votre route, vos ceintures, les feux rouges, les priorités, les vélos, les piétons, les motos, les queues de poisson, les refus de priorité. Aujourd’hui, je n’ai vu aucun contrôle de police. 

Je le regrette bien. On ne doit pas être nombreux dans mon cas !!!... à regretter leur absence sur la route. 

 

Je pense que pour certains conducteurs... il n’y a que la présence de la police qui pourrait leur mettre du plomb dans le volant et les pédales.

 

À demain.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

26/01/2009

Cette parenté avec la souffrance d’autrui, je la fais mienne, car dans mon coeur, elle est toute proche, même si l’éloignement physique fait que les autres êtres humains peuvent être très éloignés sur la Terre.

J’ai choisi il y a un peu plus de six ans de changer de métier. Je suis devenue ambulancière et aussi taxi, car ce sont des métiers de service et d’écoute aux autres. La plupart des taxis font des transports sanitaires dans leur véhicule et doivent obligatoirement passer leur Certificat de Premiers Secours.

images.jpegCe sont des métiers où on est directement au prise avec la réalité de la vie, la souffrance quotidienne des malades, leur calvaire, leur besoin de parler et d’être écouté. On transporte des personnes âgées souvent seules, des personnes en dépression ou dans le deuil. Les transporter d’un point à un autre sans qu’ils s’en aperçoivent et leur apporter réconfort et baume au coeur, est un idéal solidaire.

Les ambulanciers rencontrent aussi beaucoup d’âmes en préparation du dernier voyage, préparation consciente ou non. C’est extrêmement touchant d’être les accompagnants, les transporteurs ultimes parfois de ces personnes qui ont tout donné en sacrifices physiques.

Nous rencontrons dans ce métier des destins portant de terribles souffrances, comme cet homme atteint par la maladie que j’avais transporté avec sa femme. Ils avaient perdu leur fille de quarante ans dans un accident de voiture. Ils avaient fui l’Espagne pendant le régime de Franco. On peut fuir un pays, un régime... mais l’état de deuil, lui, se vit, au jour le jour, et ils étaient effondrés, courbés sous le poids de leur croix trop lourde... maladie, exil, deuil.

images-1.jpegUn soir, alors que j’étais triste et comme si cette rencontre devait me secouer pour que je continue d’être forte... j’ai rencontré un homme de soixante dix ans. Je devais ramener sa fille handicapée mentale, une femme de quarante-cinq ans, du CAT -centre d’accueil thérapeutique à la journée- à son domicile. Lorsque j’ai accompagné cette personne jusqu’à la porte de sa maison, le vieux père est venu me saluer et m’a proposé de venir manger un morceau de brioche. Et puis, debout devant moi, il s’est mis à me parler de sa femme : “La pauvre, elle n’est plus là. Elle s’est suicidée en se jetant dans l’étang, juste derrière la maison, l’année passée. Elle était malade des nerfs. Elle s’est noyée.” Le pauvre homme pleurait. J’étais bouleversée. Je lui ai témoigné toute ma compassion. C’était une mer de détresse qui emplissait cette maison, ces deux coeurs en deuil, ces vies naufragées.images-1.jpeg

En me raccompagnant au taxi, cet homme m’a dit : “Je ne voulais pas vous le dire devant ma fille. Mais elle a été renversée par une voiture, juste là, à l’âge de cinq ans. Ma femme ne s’en est jamais remise. Ma fille s’en est sortie, même avec les séquelles que vous voyez.”

Il y avait des larmes de sang dans tout le paysage. J’ai quitté ces deux coeurs si lourds, si lourds... mais peut-être un peu plus légers car le fait de m’avoir parlé ainsi, d’avoir pu épancher un peu la souffrance grâce à la parole donnée et écoutée, partagée, a soulagé imperceptiblement le deuil de cette famille, la peine vécue au quotidien dans le handicap et l’absence. J’ai senti en partant que l’oeil de la jeune femme s’était éclairci et qu’une lueur de sérénité s’était mise à briller dans son coeur.

J’ai témoigné dans mon avant-dernier livre de toutes ces rencontres avec les patients transportés, rencontres humaines riches de sens et de courage. J’y ai écrit cette page que je voudrais vous offrir ici (extrait de "Transports d'âmes et d'hommes").

Un après-midi, nous étions allés avec mon collègue ambulancier dans un centre d’accueil spécialisé, pour chercher une dame et l’emmener passer un scanner.

C’était une femme jeune, au visage d’ange. Elle était prostrée, paralysée ainsi depuis plus de dix ans, le regard tourné vers ailleurs, figée comme un iceberg dans lequel la vie aurait été enfermée à jamais.
-C’est une rupture d’anévrisme qui l’a frappée d’un seul coup. Elle était dynamique, pleine d’énergie, de projets et maman d’un petit garçon. Elle a eu un jour très mal à la tête et soudainement elle a disparu dans ce gouffre de la maladie.” C’était sa soeur qui se confiait ainsi à moi... “Notre vie dans la famille n’a plus jamais été celle d’avant.”

images-3.jpegElle sortit fébrilement des photos de son sac. “Tenez, ce sont des photos de ma soeur. Regardez comme elle était belle et épanouie.” J’ai regardé, très émue, ces photos d’une jeune femme de trente ans, heureuse de vivre. Je me suis dit, en voyant ce qu’elle était devenue, que la souffrance du Christ offerte sur la croix se poursuit inlassablement dans l’humanité martyre.

Cette crucifixion de la chair et de l’âme, cet écartèlement qui n’en finit plus au coeur de la vie, a commencé dans ma propre existence le jour où des hommes en noir ont cloué et fermé à jamais le cercueil de ma fille de trente mois. Pour continuer à vivre et pour exister pleinement, il faut apprendre à offrir sa souffrance pour qu’une transmutation s’accomplisse dans d’autres vies que la sienne. S’offrir comme un coeur ouvert et le donner aux Anges pour qu’ils le transplantent dans d’autres vies en détresse ou en perdition.images-2.jpeg

J’ai retrouvé dernièrement la même pratique dans un livre bouddhiste, dont le titre est : “Quand tout s’effondre - Conseils d’une amie pour des temps difficiles” de Pema Chödrön. J’avais cet ouvrage près de mon lit, et j’ai ouvert ce livre “au hasard”, à un moment où tout s’effondrait dans ma vie. Cela parlait de la “bodhichitta”. C’est une pratique qui consiste à transformer sa propre souffrance en la faisant ressortir de soi en lumière, en énergie et pensées de joie, en offrande d’amour, en don offert à tous les souffrants, à tous les blessés de la vie, à tous les affligés.

Dans le chapitre intitulé “l’amour qui ne mourra pas”, j’ai été saisie par cette description de la tendresse infinie en nous, générosité de sa propre douleur, qui nous relie à la souffrance de toutes les personnes sur terre, souffrance qu’on peut soulager par l’offrande de la sienne. Cette parenté avec la souffrance d’autrui, je la fais mienne, car dans mon coeur, elle est toute proche, même si l’éloignement physique fait que les autres êtres humains peuvent être très éloignés sur la Terre. Nous sommes vulnérables et fragiles, en tant qu’êtres humains, aussi “laissons la douleur du monde nous toucher le coeur et transformons-la en compassion”, ainsi que le recommande le seizième Gyalwa Karmapa.

Dans cette démarche, on ne peut pas se tenir à distance. On ne peut pas se protéger en restant caché ou muré dans sa propre vie, évitant d’écouter les bruits d’armes et de larmes du monde qui vit tout autour de nous et sur la même planète.

En refusant cette démarche, on peut ignorer les cris de détresse des enfants qui meurent de faim dans les pays les plus pauvres, les veuves du Rwanda qui ont adopté des enfants alors qu’on a massacré leur mari et leurs enfants, toute leur famille. On peut ignorer la souffrance des sidéens, les ignorer, omettre de leur parler, refuser de les embrasser. On peut ignorer son voisin, refuser de lui dire bonjour malgré ses efforts pour être conciliant et retrouver la paix. On peut oublier que les ours blancs sont en train de mourir au Pôle Nord, noyés parce que le sol de la banquise se dérobe sous leurs pattes. On peut éviter d’entendre la femme qui pleure dans sa montée d’escalier, frappée encore une fois par son conjoint. On peut se boucher les oreilles devant les cris de souffrance d’un enfant martyrisé et si c’est le sien que notre compagnon abuse, on peut aussi se dire que ça lui passera, qu’on ne peut “rien faire à part se taire”... parce que le silence est la tombe des pires atrocités.

images-2.jpegOn peut omettre de se rappeler que des enfants aborigènes ont été arrachés de force à leurs parents, entre 1880 et la fin des années soixante, pour les placer en Internats d’État afin de les christianiser. On peut clamer “que les camps de concentration n’ont jamais existé” et que les Juifs auraient monté de toutes pièces leur calvaire, qu’on aurait inventé les six millions d’humains exterminés par les Nazis, les trains de la mort, les montagnes de lunettes retrouvées à la Libération appartenant à toutes les personnes gazées. On peut oublier qu’à Grozny, en octobre 1999, les forces d’aviation russes ont délibérément bombardé une maternité, la seule encore ouverte. Une femme était en train d’accoucher. Elle a été défenestrée par le choc de l’explosion. Son bébé, tué dans une violence inouïe, a paralysé les âmes des Anges et les ailes des oiseaux.


Chloé LAROCHE

22/01/2009

Mon témoignage d'ambulancière et d'accompagnatrice de santé. Cancer, fin de vie, URGENCES, urgence de l'amour.

autres-fleurs-france-1268699042-1199071.jpgLA VIE EST COMME UNE ROSE.

Elle est fragile et solide à la fois. Elle a des épines.

Cruelles parfois.

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1679,1143256345,4.jpgUn soir, en novembre 2002, dans les premiers temps où j'ai commencé mon métier d'ambulancière, je me suis arrêtée sur une vie : celle de Carmen.

Cette dame était en phase terminale d’un cancer de l’oesophage. Elle était maigre à faire peur. C’est le S.A.M.U. qui nous a demandé d’aller la chercher chez elle pour l’emmener aux Urgences...

Une âme crucifiée sur un regard qui n’était plus d’ici.

Arrivée à l’Hôpital, sa demande d’un médicament pour soulager sa souffrance a obtenu cette seule réponse :

-Madame, on vous a trouvé un lit dans une chambre seule. C’est déjà beaucoup. Alors, pour le reste, vous attendrez patiemment que les infirmières de garde vous visitent lorsqu’elles seront arrivées.”

V3030052.jpgCette dame était mourante et on lui demandait d’attendre son tour !?

Attendre sur un lit dans une chambre froide... Non pas froide mais sans chaleur, je veux dire... Sans couleurs aux murs, je veux dire... Sans soutien médical immédiat, alors que nous venions de l’amener en urgence le plus vite possible, passant aux feux rouges à travers la nuit tombée sur la grande ville...1679,1143256345,4.jpg

Pourquoi la fin de vie est-elle encore mise ainsi au rebut ? La réponse est simple : par manque de personnel, par manque de temps, par manque de disponibilité dans un service débordé à certains moments... Par manque de moyens.

Ce soir-là, on m’a refusé le droit d’emmener deux proches en même temps auprès d’elle. Deux parents : son mari et son frère... lesquels nous avaient accompagnés jusqu’aux Urgences. Une seule personne fut tolérée au chevet de cette femme. J’ai donc accompagné son mari auprès d’elle. Son frère est resté dans le sas d’attente...

autres-fleurs-saint-malo-france-1063863946-1221066.jpgAttente de la vie. Attente d’une mort attendue. Attente d’une blouse blanche qui se fait attendre. Attente d’une dame étendue là que je n’oublierai pas... Urgences de l’amour.images-1.jpeg

ADIEU CARMEN.

 

Quelques jours plus tard, le 13 Novembre 2002, je me revois dans l’ambulance et j’écris, à côté de Christophe, mon collègue ambulancier, qui conduit. Nous ramenons un homme qui a cinquante ans et qui a subi une réanimation cardiaque de vingt-quatre heures. Il a vu la mort de près mais aujourd’hui il vit.

La nuit tombe. Le médecin est à l’arrière, près du malade étendu sur le brancard. C’est ce que nous appelons un rapatriement médicalisé. Nous sommes partis vers treize heures et nous remontons du Sud de la France pour rapatrier le patient dans sa région.

autres-plantes-aubervilliers-france-1008235185-1227831.jpgCet homme miraculé ne se souvient plus de rien. Il était parti en promenade dans la Provence et il est tombé. Tombé comme le petit Prince dans le désert. Mais il tenait à sa rose, à la vie. Et la vie l’a retenu. La vie l’a gardé en elle.

La vie est comme une rose. Elle est fragile et solide à la fois. Elle a des épines. Cruelles parfois.images.jpeg

 

 

Ainsi la veille, nous étions allés chercher un monsieur de soixante-quatre ans qui était enfermé chez lui depuis quelques jours. Il avait vomi du sang et était dans un état très inquiétant. Il avait les yeux perdus dans le vide, qui ne cillaient plus. Il ne répondait plus aux questions. “Il vit un deuil”, nous ont dit ses voisins. “Il vit seul et, le voyant comme cela, nous avons prévenu le S.A.M.U.”

autres-fleurs-liege-angleur-belgique-1161416613-1218110.jpgNous l’avons porté jusqu’à l’ambulance. Je suis restée à l’arrière auprès de lui pendant le voyage. J’ai pris son pouls plusieurs fois, car son état m’inquiétait. Je sentais l’appel de la mort sur son visage, le masque d’une autre vie qui n’était plus la sienne. Il plongeait son visage dans l’oreiller et ses yeux restaient ouverts vers moi sans aucun mouvement, comme s’il ne restait plus rien dans la vie qui pouvait le retenir.50527,1150826227,6.jpg

Nous l’avons amené aux services des Urgences.

Christophe m’a regardée. Je l’ai regardé.

Le silence que nous avons échangé pour cet homme a témoigné du respect des vivants devant une âme en lambeaux de douleur.

1679,1143250237,19.jpgCet homme est mort peu après.

Je garderai son souvenir en héritage.

 

Chloé Laroche

(écrit à Grenoble, le 22 Janvier 2009).

 

15/07/2008

Pour Cyrille, jeune ambulancier décédé durant le transport d'un patient violent. Mon témoignage d'ambulancière et de taxi, avec le récit de mon agression à Caluire.

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HOMMAGE À CYRILLE HAQUEVAUX, AMBULANCIER DÉCÉDÉ TRAGIQUEMENT

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Je pense à toi, Cyrille, à ton enfant qui va arriver, à tous les ambulanciers de France et du monde entier qui font leur métier avec coeur.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Je suis touchée par ton décès tragique, causé par un patient violent et atteint mentalement que tu devais accompagner, et je tenais à te rendre hommage sur mon blog... où je parle de notre métier régulièrement dans le chapitre : "Ne tirez pas sur l'ambulance" (cliquer sur ce titre à gauche dans les catégories).ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Cyrille Haquevaux, 24 ans, se trouvait à l'arrière de l'ambulance lorsque le patient transporté, atteint mentalement, s'est agité brutalement et a essayé de sauter de l'ambulance, entraînant dans sa chute le jeune ambulancier sur le bitume de la voix express. Cyrille ne se releva pas et fut emmené à l'hôpital de Saint-Brieuc. Il est maintenant décédé et son enfant va bientôt voir le jour, sans que Cyrille n'ait pu le voir, lui qui s'occupait de tous ses patients avec générosité et coeur.


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J'ai repris le travail et les faits se sont reproduits, avec des coups violents reçus dans le dos et à la nuque, malgré mes avertissements à l'employeur et aux parents, lesquels ne m'ont pas cru. "Leur fils ne pouvait pas avoir fait cela." La mère m'a accusée de n'avoir aucune autorité. Au final, je n'ai eu aucun mot réconfortant ni le semblant d'une compréhension... J'ai eu du mal à m'en remettre, et en plus, suite à tout cela, j'ai perdu mon travail. Heureusement, j'en ai retrouvé un depuis, et j'ai repris courageusement la voie que j'aime : le transport et l'accompagnement de personnes malades, âgées et handicapées.


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En juin 2004, je m'étais déjà fait agresser à Caluire, près de Lyon, par une bande de jeunes qui ont lancé des pétards sur mon taxi, alors que je transportais un client et que j'étais arrêtée dans un embouteillage. Je suis sortie du véhicule et un des jeunes (il avait environ 18-20 ans) m'a menacée verbalement, avec tant de haine dans les yeux que j'en resterai à vie troublée...

Troublée et interpellée par la haine d'un inconnu qui vous prend pour cible, sans aucune raison. Il m'a lancé un pétard en plein visage, pétard qui a explosé près de l'oeil gauche. Je suis restée choquée en attendant les pompiers, qui m'ont emmenée aux Urgences. Ils ont été formidables. Les policiers sont venus assez rapidement sur les lieux et m'ont révélé qu'ils n'arrivaient pas à mettre la main sur cette bande et qu'ils craignaient ces jeunes. Ils étaient d'ailleurs tous partis en courant de la petite place où ils sévissaient.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis


J'ai eu beaucoup de chance de ne pas perdre un oeil ou l'ouïe et de n'avoir aujourd'hui aucune séquelle. Il n'y a eu aucun témoin ayant apparu non plus, alors qu'il y avait du monde aux balcons, dans les commerces, dans les voitures alentour. Personne n'est intervenu, ni n'a réagi pour m'aider, à part le client que je transportais... qui a eu peur lui aussi. J'étais alors enceinte et je remercie le Ciel de m'avoir permis de garder mon fils, malgré le choc.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences

ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgencesCe sont des métiers à risque, comme chaque fois que j'ai transporté en VSL (véhicule où on est seul avec le patient assis) des malades sortis de l'Hôpital Psychiatrique, parfois sur de longues distances.


Je me souviens d'un jour où on nous avait confié un monsieur de l'Hôpital psychiatrique pour l'emmener en dialyse. Il s'est mis à mordre mon collègue à l'arrière et à se débattre dans tous les sens. Le cadre ambulancier avec qui j'étais ce jour-là me suppliait de faire aussi vite que possible, ce que j'ai fait, passant à travers les embouteillages par miracle et aussi grâce aux automobilistes qui s'écartaient pour me laisser passer. J'ai traversé toute l'entrée de Grenoble à toutes trombes pour arriver le plus vite possible au CHU.

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Un médecin avait tout de même fait remarquer à ma patronne, lorsque j'ai été frappée, qu'aucun filet ou grille de protection n'était installé dans le véhicule que je conduisais.

Je pense à toi Cyrille......... et à ta famille, à ton enfant orphelin d'un papa. Je pense à ton collègue traumatisé par ton décès et par ce drame terrible.

Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Nous faisons un beau métier mais quelles difficultés nous traversons et quelle méconnaissance de la société existe sur cette profession souvent rabaissée et délaissée ! C'est un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres, ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. 

Chloé Laroche

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RAJOUT : J'AI SU EN 2012 PAR LE COLLÈGUE DE CYRILLE (VOIR SON COMMENTAIRE) QUE SON FILS VA BIEN, QU'IL EST TRÈS BEAU ET QU'IL RESSEMBLE À SON PAPA.

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Photos : je remercie le site Photosearch et Bing images pour la plupart des photos de cet article. Le mandala de larmes vient du site : http://koah.over-blog.com/30-categorie-10168075.html

La photo de la personne tournée de dos devant le lac du Bois Français a été prise par moi.

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.... Vous pouvez lire ci-après des extraits du site des Ambulanciers, expliquant les circonstances du décès de Cyrille, jeune ambulancier et futur papa.



__________________ Hommage à notre collègue ambulancier  dans l'exercice de ses fonctions____________

(extrait du site des Ambulanciers .... http://ambulancier.over-blog.com)


Le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière.
Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express.
Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours.


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Extrait du reportage LCI :

PAS DE SANGLE.

Selon un employé de l'hôpital de Saint-Brieuc souhaitant rester anonyme, le jeune homme "très baraqué" venait de traverser une phase d'agitation, "de celle où ils veulent tout casser". D'après cette même source, le patient était allongé sur le brancard non sanglé. Au bout de 10 minutes de trajet, à hauteur de la commune de Plérin, "le patient réussit à ouvrir la porte du véhicule", raconte Bastien Diacono, le procureur adjoint du tribunal de Saint-Brieuc.

Dans des circonstances encore indéterminées, le malade entraîne dans sa fuite l'ambulancier. Les deux tombent sur le bitume. L'ambulancier ne se relèvera pas. Le patient, lui, passe la glissière de sécurité sur le terre-plein central. Le jeune homme est percuté par une voiture arrivant en sens inverse.

______________________________ Extrait du site : http://ambulancier.over-blog.fr _____________

Notre avis :

Un problème parmi tant d'autres, mais cette fois-ci un collègue y a laissé la vie, ce qui confirme ce que l'on a toujours dit : nous ne sommes pas de simples "transporteurs" mais des professionnels de santé formés et diplômés. Ce ne sont pas des colis que nous prenons en charge mais des personnes, malades de surcroît, avec leurs différents problèmes et pathologies. Je n'ai jamais vu un chauffeur routier se faire éjecter de son camion par un colis qu'il transportait.

Le deuxième Hic c'est la transmission d'informations entre le personnel soignant et les ambulanciers... quand on voit qu'il faut parfois se "battre" pour avoir un minimum de relève. Sachant que le malade est sous la responsabilité intégrale de l'ambulancier, une fois la grille de l'hôpital franchie, il est donc nécessaire d'obtenir certaines informations à caractère médical. RAPPEL : les ambulanciers sont tenus au secret médico-professionnel, donc apte au secret partagé. Un malade psychiatrique ayant une phase d'agitation même calme sera sanglé au minimum d'une ventrale par précaution, car on le sait ce genre de patient est totalement imprévisible. Si les informations citées plus haut avaient été transmises, cela aurait certainement engagé nos collègues à sangler le malade et l'on aurait pu ainsi éviter ce drame. Dommage qu'une fois de plus il faut attendre un mort pour amener une réflexion sur le sujet.

Nos pensées accompagnent sa famille.
Sincères Condoléances.

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Les faits:

SAINT-BRIEUC. - « C'est une histoire hors norme. Avec cette affluence sur la RN12, on a frôlé une catastrophe plus grande encore. » Le procureur adjoint, Bastien Diacono et les secouristes restent marqués par la scène qu'ils ont découverte, samedi, peu après 13 h, à la hauteur de Plérin (Côtes-d'Armor). « Deux corps allongés de chaque côté de la quatre voies, il nous a fallu un peu de temps pour comprendre. »

Quelques dizaines de minutes plus tôt, une ambulance de la toute jeune société Urge ambulances revenait du centre hospitalier de Saint-Brieuc pour véhiculer un patient vers l'hôpital psychiatrique de Bégard, à 50 km. Un homme âgé de 27 ans doit y être transféré à la demande de sa famille. Quelques heures auparavant, il a tenté de mettre fin à ses jours, en voulant sauter d'un pont.

Un témoin a tenté de le stopper.

Alors que le véhicule est en route, le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière. Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express. Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans, qui reste à terre. Le patient, lui, se relève et entreprend de traverser la route. « Un témoin l'a saisi par le bras pour l'arrêter dans son élan », raconte un automobiliste. Mais l'homme réussit à traverser le rail de sécurité et à se lancer dans le flot de circulation. Une voiture le heurte brutalement. L'intervention des secours ne permettra pas de le réanimer.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours. Son collègue, conducteur, a, lui aussi, été hospitalisé, extrêmement choqué.

Transport à risque :

Pour Bastien Diacono, le représentant du parquet, « cela pose la question de la condition de transport de l'individu atteint de pathologie psychologique ». Pourquoi le malade n'a-t-il pas été attaché ? Sa dose de tranquillisants était-elle suffisante ?

« Nous ne sommes que des exécutants, témoigne Yann Kerleau, président du syndicat départemental des ambulanciers. Le transport est prescrit par un médecin avec consignes particulières. » Mais l'évaluation n'est pas toujours aisée.

« Ce sont des transports à haut risque, estime-t-il. Il n'est pas rare que nous ayons des problèmes avec des malades agités. » Son équipe a déjà été confrontée à une tentative d'étranglement, une agression... «Quand c'est une hospitalisation contre la volonté de la personne, j'oblige mes collègues à attacher les chevilles et les poignets. C'est plus délicat quand la personne est sensée et volontaire.»


Sébastien GROSMAITRE.

Ouest-France____________________________
Vos réactions sur le Forum :



le 08/07/2008 à 12h07
Condoléances à la famille de cet ambulancier, et encore une fois un grand bravo et merci, à tous ces hommes et femmes, qui mettent leur vie en danger, pour en sauver d'autres.
Moi, Chez moi

le 07/07/2008 à 21h17
J'ai moi un fils policier qui doit souvent transporter ce genre d'individu à Sainte Anne et qui a été blessé personne n'en parle.
Mimi, Val de reui

le 07/07/2008 à 20h58
Bonjour je suis CCA depuis plus de 20 ans. Avant les médecins discutaient avec les ambulanciers ; maintenant un ordre de mission, une prescription médicale de transport (bon de transport) et les ambulanciers débrouillez vous scandaleux!!! où va t on ? les ambulanciers sont la derniére roue de la charrette ; savez vous que nous sommes des transporteurs qui bénéficient de la convention collective des transports routiers !? un camion de bananes, de viande ou une ambulance : la même convention ! scandaleux ! j'aime mon métier mais actuellement il est temps que les différents ministéres de tutelle se réveillent en tout cas toutes mes condoléances attristées pour ce collégue qui a laissé la vie pour un "fada"' ; à qui le tour ?
Ambulancier catalan, Perpignan

le 07/07/2008 à 18h53
Étant moi même ambulancier , je ne peux qu'être ému et énervé en lisant cet article , car cela fait des années que l'on crie au loup en disant qu'un tel drame se produirait et on nous riait au nez , car parfois ces transports ce font même en Véhicule Sanitaire Léger... ce qui veut dire qu'il n'y a qu'un ambulancier dans le véhicule et que ce serait-il passé si le véhicule était allé percuter un car d'enfants ? Il est temps de réglementer correctement ce genre de transport mais encore une fois il faut un drame pour que l'on se penche sur notre métier ; malheureusement il est trop tard pour notre collègue , condoléances à la famille et bon courage.
Marpin, Saint-calais

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Commentaires

Merci pour votre bel hommage à mon ancien coéquipier, stéphane de saint-brieuc.

Ecrit par : STEPHANE | 31.08.2008

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Nous sommes aussi ambulancières dans le Pas de Calais, nous déplorons ce drame et nous présentons à la famille nos plus sincères condoléances. ENCORE UNE FOIS CE DRAME AURAIT PU ETRE EVITE

Ecrit par : aicha - peggy | 17.09.2008

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Je suis passée en voiture juste après le drame les pompiers ambulance et un corps sur la 4 voies étaient là près de nous, nous allions sur st brieuc... Dès que je lis cette histoire je revois ces images, j'ai un petit bonhomme de 20 mois et je pense fort à la femme de l'ambulancier qui a maintenant un enfant, j'espère qu'elle est entourée même si cela ne remplacera pas le papa... et courage à son coéquipier qui était dans la voiture pour continuer son travail.

Ecrit par : mary | 05.01.2009

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Merci Mary pour votre commentaire et vos pensées pour cet ambulancier et sa famille ; merci à vous aussi, son co-équipier d'ambulance qui m'a écrit et à qui je pense fort. Nous soutenons très fort, ambulanciers de toute la France, sa compagne veuve et son enfant. Chloé

Ecrit par : L'auteur de ce blog | 05.01.2009

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TOUTES MES CONDOLEANCES A SA FAMILLE JE SUIS MOI MEME AMBULANCIER...................

Écrit par : Thieulent | 06/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Oui, nous pensons à sa famille et son enfant qui a quelques mois maintenant. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Un beau métier mais quelles difficultés et quelle méconnaissance de la société sur ce métier souvent !! Un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. Toutes mes pensées pour vous. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 07/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Je suis aussi ambulancier et voulais signaler que notre profession comporte des risques malheuseument non reconnus. Je viens de perdre un collegue la semaine derniere d'un infarctus, il n'avait que 48 ans. Le stress de cette profession ne l'a pas aidé c'est sur.
Nous exercons ce metier par passion mais cela devient de plus en plus dur physiquement ainsi que mentalement.
Toutes mes pensées vont a la famille de Cyrille et de Jef.
Pascal

Écrit par : Pascal | 09/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Cyrille, 

mon pote, mon collègue,

cela va bientôt faire 4 ans que tu nous as quitté.
beaucoup, tellement de choses on changé depuis ton départ, 
si tu savais comme tu me manques
je ne peux m'empêcher de repenser à ce jour dès que je passe sur ces lieux maudits.
je ne sais pas pourquoi j'écris sur ce blog je pense que c'est un moyen d'exorciser ses vieux démons, une sorte de bouteille à la mer qui au fond de moi espère que ces mots te parviendrons.
Je voulais que tu saches que malgré le chagrin, la rage... j'ai tout fait pour sauver ce que tu avais eu tant de mal à créer...
Je m'excuse de n'avoir réussi. 
j'ai eu l'occasion de croiser ton fils, il est magnifique, il te ressemble.
rien ne sera jamais plus comme avant, j'en ai d'ailleurs quitté le métier, trop dur...
Bref tu nous manques à tous beaucoup, on ne t'oubliera jamais.

Écrit par : lukaz | 26/04/2012

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Courage à vous Lukaz. Cyrille est parti si tôt. Ce métier est un beau métier mais si dur parfois et si peu aidé et protégé. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde et vous envoie mes meilleures pensées. Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 27/04/2012

 

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25/06/2008

Le silence est entré dans mon ambulance. Mon hommage aux ambulanciers. Hommage aux patients. Attente d'un traitement. Attente de l'ambulancier après l'attente chez le médecin ou à l'hôpital.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



LE SILENCE ET L'ATTENTE________________ambulancier,taxi,maladie,écoute,cancer,accompagnement,mère teresa



Le silence est entré dans la voiture que je conduis. Une Astra blanche avec la croix bleue des ambulanciers sur le capot.

Ma patiente est assise à côté de moi.

Quelques mots ont été échangés. Et puis le silence a gagné. Non pas lourd mais consenti, de part et d’autre. Lourd de sens, oui, car la maladie est là, présente. Le cancer mine ma patiente depuis des années. Sans rémission.

Elle m’a soudain reparlé.
Et puis le silence est revenu, comme la neige qui se dégage doucement devant nous, sur la route.

Je rencontre ce silence tous les jours, à travers les patients que je prends en charge. Silence de neige, silence de patience, silence d’attente...
L’attente d’arriver à destination, l’attente dans les embouteillages, l’attente dans les salles d’attente pour rencontrer le médecin, l’attente de l’ambulancier qui emmène et ramène, l’attente d’un avenir meilleur, l’attente d’une santé disparue, l’attente d’un traitement en salle de chimiothérapie...

Dans toute cette attente, les patients ont besoin de sérénité et de calme. Ils ont besoin que nous les transportions avec beaucoup de tact et de respect.

Chloé Laroche


________________ Mon hommage

aux ambulanciers du monde :ambulancier,taxi,maladie,écoute,cancer,accompagnement,mère teresa



Le métier d’ambulancier est une profession où les anges gardiens ne chôment jamais dans l’ensemble du monde entier.

Je lisais tout à l’heure le témoignage d’une femme : Marta Gray, dans “La couleur du silence” de Yves Eurieult (éditions Ramuel), qui a travaillé aux côtés de Mère Teresa à Calcutta en Inde.

Elle racontait l’horreur qu’elle a vécu là-bas, les corps vivants dévorés par les vers, les enfants de neuf mois qui avaient la taille d’un foetus à terme, les malades infectés que leur amenaient les ambulanciers pour qu’ils meurent dignement dans le centre de la Sainte femme.

Je pense aux ambulanciers de ce pays, à ceux de Palestine et d’Israël, à ceux d’Algérie et de la Tchétchénie...

Je pense aux quarante-quatre ambulances qui ont été réquisitionnées le soir où la boîte de nuit de Saint Laurent du Pont a été détruite par un incendie dramatique... Ces professionnels du transport médical sont allés chercher les corps des victimes, de tous ces jeunes isérois, morts dans la fête d’une dernière nuit.

Ils ont fait la navette pendant des heures entre le lieu du drame et le gymnase pour que les dépouilles soient dignement rendues à leur famille.

Le métier d’ambulancier ressemble à celui de passeur des âmes et des corps... Il est un accompagnateur dans le passage entre la vie et la mort, soit dans un sens soit dans l’autre.

La plupart du temps, il n’y a heureusement que la vie et l’espoir.

Mais dans bien des cas, de par le monde, l’ambulancier se bat pour donner à la Vie une chance : il se bat pour que la Mort n’arrive pas pendant le passage du transport... afin que le malade soit soigné à l’arrivée, sur le lieu béni où les médecins exercent.


Chloé Laroche

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Pour lire tous mes articles concernant le métier d'ambulancier

et de taxi médicalisé, consulter :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/


Le mandala de larmes vient du site : 

http://koah.over-blog.com/30-categorie-10168075.html

24/06/2008

Trois destins rencontrés en ambulance. De la vie au désespoir. Du combat désespéré à la lutte finale contre la maladie, la solitude et la mort.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



TROIS RENCONTRES

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Trois rencontres m’ont bouleversée durant cette journée de travail en ambulance.

Trois destins aux multiples souffrances.

D’abord, je vais chercher un homme handicapé, chez lui. Il est en fauteuil roulant. Arrivés à l’ambulance, je l’aide à l’asseoir dans le véhicule. Je plie son fauteuil et le soulève pour le ranger à l’arrière du véhicule.

La dernière fois que je l’ai vu, au cours d’un précédent transport, il devait partir en voyage au Brésil. Je lui demande alors comment cela s’est passé.
-Qu’est-ce qui vous a plu le plus là-bas ?
-Le Christ, m’a-t-il répondu !
-Le Christ ?
-Oui, et j’ai eu la chance de le voir de près en hélicoptère. Il fait trente mètres de haut...
-C’est le Christ qui surplombe la baie de Rio de Janeiro ! Il a les bras tendus, ouverts sur le monde. C’est si beau de représenter Jésus ainsi, lui ai-je dit.
-C’est vrai ! C’est magnifique !
-Vous étiez seul là-bas ?
-Non, nous étions neuf à partir, neuf membres de ma famille, à cause d’événements douloureux. Ma soeur venait de perdre son fils et son mari ... et nous avons perdu notre mère aussi.... Pour Noël, nous avons préféré partir le plus loin possible...”.

Ils ont mis un océan entre leurs morts perdus et leurs vies présentes... Océan de larmes, océan d’espoir face aux drames vécus.

J’ai ressenti beaucoup de douceur de la part de cet homme pour sa soeur. Il m’a parlé d’elle et de sa force, de ses blessures gravées dans la chair, de sa volonté de s’en sortir par elle-même. Survivance éperdue d’une mère orpheline et d’une veuve solitaire.

Et puis, plus tard dans la journée, je suis allée chercher une dame.

Elle m’a ouvert son coeur spontanément.
Nous roulions dans la neige.

Cette patiente m’a parlé de sa vie de veuve, de ses cancers successifs, de son mari suicidé, de tous les suicides qui s’accumulaient au sein de la famille. Elle m’a parlé de ses enfants, de ses peurs pour eux, de son angoisse de la pulsion de suicide “peut-être héréditaire”, de son combat pour la vie, de la flamme de son existence risquant de s’éteindre bientôt.

J’ai écouté cette dame tout au long du parcours. Je l’ai regardée avec admiration et respect. Elle n’avait à vivre, selon les médecins, que quelques mois. Je l’ai déposée à la Clinique tout en lui laissant quelques mots d’espoir et la chaleur d’une présence à ses côtés, présence fugace mais intense.

Et puis ce soir, j’ai transporté un homme de quarante ans, sortant régulièrement de l’Hôpital Psychiatrique afin de poursuivre une rééducation de la parole. Ce patient a une maladie qui s’est développée tardivement, maladie que sa mère lui a transmise.

Étant enfant, il a vu sa maman enfermée derrière des barreaux, ceux d’un asile. À la fin, on ne lui permettait plus de la voir. Aujourd’hui, il maîtrise difficilement ses mouvements et a beaucoup de mal à parler. Il se bat pour rééduquer sa parole et réapprendre à articuler.

Cet homme est le père de deux adolescents. “Je ne les vois pas souvent. Ils me manquent tellement !” me confie-t-il.

Cet homme travaillait autrefois. Il avait alors une vie normale, une famille. Aujourd’hui, il est enfermé dans ce pavillon psychiatrique.


Après la fin de mon travail, je suis rentrée chez moi avec les images de ces trois vies qui m’ont bouleversée... avec les mots de toutes ces vies que je croise.

Je pense aussi à cet homme dont j’ai parlé plus haut... que nous appellerons François et qui est rentré en chambre stérile depuis neuf jours.

Je suis allée le voir au tout début de son entrée à l’Hôpital. Je le lui avais promis. C’était son premier jour d’isolement. Je lui ai parlé à travers la vitre, avec le téléphone du couloir.

Il paraissait très ému de me voir. Je lui ai dit qu’il commençait un voyage et que je lui souhaitais bonne chance pour ces six semaines où il allait être enfermé, isolé dans cette pièce pour sa greffe de moelle.

Dans ses yeux, j’ai lu un grand espoir... La peur de ne pas survivre aussi. Mais l’espoir surtout. L’espoir de vivre grâce à cette greffe.

Ce soir, je pense aussi à Soeur Emmanuelle.
On l’a incitée à prendre congé des bidonvilles d’Égypte où elle a tant fait pour les plus pauvres. Elle vit maintenant dans le Sud de la France.

Je l’ai entendue parler sur l’origine de son engagement :
-Je ne voulais pas vivoter mais vivre pleinement. Tout donner et partager. Aujourd’hui, je peux partir en paix. Je sais qu’après moi, d’autres continueront. L’important, c’est d’ajouter sa goutte à l’océan d’amour. Il est important que chacun le fasse dans sa vie. Chaque goutte est importante.”

J'ai fait ces trois rencontres durant la semaine de prévention du suicide. Je pense très fort à toutes les familles qui ont perdu un proche par cette fin terrible. Chacun de nous est unique, unique à jamais. Chaque existence est une goutte de vie unique.

 

Chloé LAROCHE

 

 

La photo de fleur provient de ce lien :

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POUR LIRE TOUS MES ARTICLES

SUR LE MÉTIER D'AMBULANCIER, MON MÉTIER :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/









23/06/2008

Histoires ambulancières sur ceux que nous transportons. Leurs larmes et leurs mots. Leurs maux. Comment un homme en vient à vouloir se suicider.

(Extraits de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



“Pourquoi l’ai-je fait ?”____________
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-Maintenant, je comprends ceux qui le font.”
Le patient que je transporte vient de me confier qu’il avait tenté de se suicider il y a quelques mois, un jour où il était resté seul, avec une carabine pointée du sol vers sa carotide. Le coup est parti... Si fort qu’il a évité la mort. Il a éraflé la vie de cet homme et lui a laissé un bras handicapé.
-Pourquoi l’ai-je fait ? Je n’en sais rien aujourd’hui. Je ne comprends pas. Mais je comprends ceux à qui cela arrive. Je ne les comprenais pas avant. Maintenant oui.”

Il m’a remué, ce grand-père.
Comme cette dame dépressive que j’ai emmenée dans son foyer d’accueil. “Cela fait huit ans que je suis malade dépressive,” m’a-t-elle confié.
Cette dame, je m’en souvenais bien. J’étais allée la chercher deux semaines avant à l’Hôpital psychiatrique pour l’emmener dans un foyer, une famille d’accueil. Mais là, aujourd’hui, quel déchirement ! Elle était venue passer cinq jours à l’occasion de Noël avec sa mère âgée, dans la maison de retraite de cette dernière.

Je l’ai retrouvée dans le couloir, figée, avec son gros sac de voyage. “Tenez”, m’a-t-elle dit en me tendant son sac. “C’est vous ?! C’est drôle que ce soit encore vous ! Je suis bien contente.” Mais elle était si triste de dire au revoir à sa mère.
En arrivant à la voiture, elle me dit : “Je suis si angoissée, tellement angoissée.” Elle fuma une cigarette, les yeux en mille morceaux. Sa mère nous regardait, du haut de son balcon. Elles se dirent adieu de loin.

-Je n’ai pas envie de retourner là-bas,”’ me confia-t-elle.
-Prenez ce temps pour vous détendre, vous reposer à la campagne. Ces gens qui vous accueillent sont-ils gentils avec vous ?
-Oui, ils sont gentils, mais ils ne s’occupent pas de moi.”
Après cet échange, nous avons roulé pendant une heure... Une heure en chansons, chansons d’amour que nous avons partagées en écoutant une fréquence radio. Et puis, des confidences sont venues sur ses deux grands enfants. Confidences mêlées à une si grande tristesse. Sensibilité à fleur de vies.

Ce soir, en repensant à ces deux patients, j’ai pleuré... J’ai songé à ce qu’il nous reste de la vie lorsque nous n’avons plus rien, lorsque nous sommes au bout... à bout, lorsque seul le départ de la vie nous réjouit.
Je pense qu’il reste alors l’essentiel, c’est à dire l’amour qu’on a partagé, cette énergie universelle qui circule entre les âmes. Si nous gardons cet essentiel à l’esprit et que nous ne nous coupons pas de cette énergie ni de notre âme ni de notre chemin intérieur, nous devons pouvoir vivre jusqu’au moment ultime où la mort arrive... à son heure, sans avoir à la chercher.

Je repense à ce que mon collègue Cyril m’a dit : “Moi, le soir, j’essaye de ne plus penser à ma journée de travail. Je m’interdis de revenir dessus car sinon je ne le supporterais pas. Je ne sais pas comment tu fais pour arriver à écrire sur le métier et à repenser à tout cela. C’est trop dur.”

Je crois personnellement que faire l’autruche n’est pas une solution. Lorsque quelque chose me touche, je regarde en face cette chose... et je vis mes émotions.

Les ambulanciers rencontrent dans leur métier des situations et des réalités difficiles, à une cadence rapide, et personne ne les aide psychologiquement. C’est une lacune du métier et un oubli regrettable, à mon sens, car je pense que si la moitié des ambulanciers quittent leur poste au bout de deux ans, c’est qu’il y a usure et saturation psychique. Ensuite, “la moitié de ceux qui seront restés... partiront eux aussi dans les deux années suivantes”... comme le dit un cadre de mon entreprise.

Lorsque nous passons d’une urgence à l’autre sans souffler, lorsque nous devons prendre en charge un malade alors que nous sommes encore avec le précédent, lorsque nous transportons vers sa séance de dialyse un patient gravement atteint sur le plan mental et agressant physiquement durant tout le trajet le collègue ambulancier assis à côté de lui, lorsqu’un autre malade psychologiquement atteint essaye de détourner la voiture de sa trajectoire dans un moment de folie, lorsque nous découvrons un corps sans vie alors que nous pensons trouver un malade... Comment les ambulanciers peuvent-ils tenir nerveusement pendant des mois sans avoir la tentation de quitter ce métier... pourtant merveilleux ?

S’ils ne parlent jamais et n’évacuent pas tout cela, s’ils préfèrent enterrer ces expériences difficiles au plus profond d’eux sans jamais y repenser et surtout sans jamais exprimer ce qu’ils ont ressenti... comment pourront-ils poursuivre sans avoir un jour envie de changer de route ?

Si les entreprises ne prennent pas en compte cela en faisant rentrer par exemple un équipage qui vient de vivre quelque chose de très difficile, elles s’exposent à ne pas garder leurs employés fort longtemps.
Imaginez une jeune ambulancière d’une vingtaine d’années qui vient de débuter et qui voit un de ses premiers patients mourir... Imaginez qu’elle doive enchaîner ensuite son service...



Une grand-mère en deuil___________________




Aujourd’hui, j’ai emmené une patiente de quatre-vingts ans, très agréable et pleine de tonus. Elle m’a raconté tout le bonheur qu’elle avait eu d’être née dans le Sud de la France. Mais elle m’a confié aussi combien le soleil lui manquait, avec sa chaleur et sa lumière, en cette saison.

Et puis elle m’a parlé du soleil perdu qu’elle pleurait depuis neuf ans... son petit-fils décédé jour pour jour le 31 Décembre. Il avait alors un an et demi et souffrait depuis sa naissance de graves problèmes de santé.
Cette dame m’a tout raconté, du décès du petit garçon à l’Hôpital jusqu’aux mois de calvaire de sa fille en deuil.

Cela ressemblait tellement à ma propre histoire. Je ne lui ai rien dit car la résonance aurait été trop forte. Je pleurais en conduisant des larmes invisibles. Elle m’a montré la photo de son petit-fils et j’ai su qu’il était près d’elle, comme un petit ange.

Cette grand-mère, en ce jour anniversaire, n’a peut-être parlé de son chagrin et de son vide qu’avec moi... Il était important qu’une personne partage cela avec elle, en ce jour de plus grande souffrance. Il y a des jours précis qui reviennent en cycles et qui sont à jamais marqués d’une pierre noire... une pierre sombre qui alourdit le coeur et le remplit d’orage, de tristesse et de souvenirs jamais effacés.

Il était important aussi que cette dame partage cela avec une personne qui pouvait comprendre... comprendre et accepter que neuf ans après, la douleur est toujours vive... que neuf ans après, l’amour est toujours vivant.
Que neuf ans après, la photo d’Emmanuel nous tend toujours les bras.



Dialyse et espoir de greffe__________________


Je poursuis mes missions d’ambulance en V.S.L..
J’accompagne de nombreuses personnes en dialyse. Elles restent branchées durant une demi-journée trois fois par semaine à une énorme machine qui purifie intégralement leur sang, afin de pallier à des reins ne faisant plus leur travail. Certaines font des dizaines de kilomètres à chaque fois pour rejoindre leur centre de dialyse. Elles arrivent, se pèsent et se couchent pendant des heures sur un lit, pendant que leur sang passe dans les tuyaux. Ensuite, nous revenons les chercher pour les ramener chez elles.
Ce sont souvent des personnes âgées qui doivent gérer en plus beaucoup d’autres problèmes de santé. Mais aujourd’hui, j’ai transporté pour la dialyse un jeune d’une trentaine d’années. Il m’a dit qu’il venait de s’inscrire sur une liste d’attente pour avoir une greffe du rein mais qu’il ne voulait pas y penser chaque matin en se levant, car l’attente et la déception vont de pair.

Et puis j’ai ramené un vieux monsieur algérien chez lui.
Il y avait une pluie battante sur l’autoroute. La tempête faisait rage avec un grand vent.

Tout en conduisant, j’ai cherché la station “Radio Beur” pour lui faire une bonne surprise. Lorsque je l’ai enfin trouvée, il a été tout heureux.
Il m’a demandé si je comprenais l’arabe.

-Non”, lui ai-je répondu. “Mais j’aime écouter ces musiques. Je suis allée en Algérie à l’âge de dix-neuf ans, à Blida, Oran, Alger...”. Il m’a répondu très surpris que l’Algérie était son pays et puis il a traduit les paroles de la chanson que nous écoutions.
-C’est un homme qui est triste car sa femme lui manque.”

En me quittant, il m’a serré les mains chaleureusement.
Il était très ému.



L’angoisse de la chambre stérile________________

La journée a été très longue car j’ai commencé à 7 heures 45 et j’ai terminé à 19 heures avec une coupure d’une demi-heure.

Le dernier patient que j’ai emmené ce soir doit être bientôt greffé de la moelle. Je l’avais déjà transporté avec sa compagne et nous avions parlé ensemble.

Ce soir, cet homme m’a parlé de sa traversée du désert depuis sept ans, de sa leucémie et de son espoir de greffe réussie.
-Soit ça marche soit j’y passe,” me confie-t-il.

Bientôt, il allait devoir entrer en chambre stérile pour n’en plus sortir pendant six semaines. Il aurait droit à une seule visite par jour, une personne devant être protégée sous un scaphandre.

Il allait pouvoir aussi croiser des regards amis derrière une baie vitrée.

-Tout ce que je vais emmener avec moi doit être désinfecté avant : les livres, les compacts disques, etc.”

Il m’a confié ses angoisses, sa peur de mourir, ce magnifique challenge du combat pour la vie.

Je l’ai écouté tout en conduisant.
Puis je lui ai promis d’aller le voir pendant son séjour à l’Hôpital. Cela lui a fait plaisir.

Je crois en la force de l’amitié et en ce sourire qu’elle donne à la vie.




“Tu restes dans notre coeur”_______________


Aujourd’hui, j’ai parcouru trois cents quatre-vingt kilomètres avec une amplitude de onze heures moins l’heure de pause, c’est à dire dix heures effectives.
Je me suis occupée de six patients dont un agriculteur que j’ai ramené chez lui, près de Megève en Savoie.

En revenant sur ma ville de départ, le bureau m’a envoyée à l’Hôpital psychiatrique pour transporter un patient.
Je suis donc allée le chercher dans un des multiples pavillons de cet Hôpital. Le monsieur en question rentrait chez lui après une hospitalisation. Il était assez jeune, les cheveux en bataille, avec une barbichette et une moustache à la cosaque.

L’infirmière a fermé la porte à clé derrière moi en attendant qu’il réunisse ses affaires. Un patient s’est approché de moi en me disant :
-C’est bien que vous l’emmeniez. Comme ça, il n’aura pas à prendre le bus.”

Mon patient est revenu avec son sac. Il était ému de partir. Un jeune qui était là lui a dit : “Tu t’en vas mais tu restes dans notre coeur, dans notre tête.”

Dans ma voiture ambulance, pendant le trajet, je le sentais perdu. Il pleurait doucement. J’ai alors engagé la conversation.
-Je suis russe,” m’a-t-il dit. “Je ne parle pas bien le français.”

Malgré tout, il a eu envie de me parler de lui. J’ai appris qu’il était dans la région depuis un an, recueilli dans une communauté ressemblant à celle d’Emmaus. Il semblait désemparé, avec beaucoup de soucis dans sa vie personnelle et peu d’argent de surcroît pour équilibrer sa liberté et revendiquer son indépendance.

En le déposant à la communauté, je lui ai souhaité bonne chance sur la route de sa vie. Il m’a quittée avec un sourire triste, mais un sourire tout de même.



Hospitalisation d’office et révolte_________________



Cette semaine, nous avons été réquisitionnés par la Préfecture pour participer à trois H.O. Ce sigle signifie “hospitalisation d’office”, c’est-à-dire une mesure prise par les autorités -préfets et maires- pour interner une personne à l’Hôpital psychiatrique, souvent contre son gré, dans le but de la protéger d’elle-même et de protéger aussi l’ordre public ainsi que les proches de cet individu.

Lorsque nous sommes appelés pour une H.O., nous allons chercher deux infirmiers à l’Hôpital psychiatrique puis nous allons ensuite à l’Hôtel de Police chercher l’équipe de policiers qui nous accompagnera, pour la sécurité globale de ce groupe éphémère.
Parfois, l’intervention peut s’avérer musclée car l’intéressé peut être armé ou se montrer agressif envers les personnes présentes pour son hospitalisation. Les H.O. concernent des individus qui troublent l’ordre public par un comportement d’agressivité envers autrui, de bizarrerie dérangeante, comme par exemple un cas de nudité totale dans la rue, ou qui sont dangereux pour eux-mêmes ou bien encore très délirants.

Depuis que je suis ambulancière, j’ai assisté à cinq hospitalisations d’office. La première fois, je venais de commencer le métier. Personne ne m’avait prévenue que j’aurais à faire des H.O. Je pensais même que cela n’existait plus ainsi. Il est vrai que participer à l’internement d’un être humain par force et contrainte n’est pas chose agréable, pour ma part en tout cas.

Si l’individu à emmener n’ouvre pas sa porte, le serrurier est appelé pour ouvrir la serrure. Et puis si l’homme ou la femme ne se soumet toujours pas et ne vient pas librement, après la discussion que les infirmiers lui proposent gentiment, on doit s’emparer de sa personne et l’attacher avec des liens fermés à clé s’il devient agressif. C’est ce qui s’est produit aujourd’hui.

Nous sommes arrivés à huit au domicile d’une personne, dans une petite ville de province... “Un individu troublant l’ordre public”. L’homme était assis, prostré et la tête entièrement recouverte d’un vêtement. D’après l’équipe présente, ce n’était pas la première fois qu’il faisait l’objet d’une H.O. J’ai aperçu des images religieuses sur sa table et des écrits mystiques. Cet homme a refusé de découvrir sa tête et a crié qu’il était chez lui et que nous n’avions pas le droit de faire ainsi irruption dans son logis et de l’emmener contre son gré. Les infirmiers ont tenté de le raisonner en lui parlant, lui expliquant qu’il avait besoin d’être soigné, qu’il faisait l’objet d’une hospitalisation d’office et que c’était pour son bien.

Devant son refus de coopérer, les infirmiers lui ont découvert la tête de force. Il s’est alors rebiffé et a tenté de saisir un couteau. Là, il a été plaqué à terre et attaché par les infirmiers, par les gendarmes et par mon collègue. L’homme hurlait et se débattait. L’infirmière a fermé à clé les liens. Puis ils l’ont levé. Il a marché vers la sortie, les pieds entravés. Enfin, il a été installé à l’arrière de l’ambulance et attaché de nouveau aux deux bras du brancard. Il suppliait les personnes présentes de le laisser libre dans l’ambulance, demandant à être assis sans être entravé. Pour la sécurité, les infirmiers ont jugé nécessaires de l’allonger, lié sur le brancard. Puis les gendarmes sont partis et nous avons roulé jusqu’à l’Hôpital psychiatrique avec les infirmiers qui sont restés à l’arrière du véhicule avec le patient.

Christophe m’avait glissé ces mots pendant l’intervention : “Je suis désolé pour tout cela.”
Sur le trajet du retour, il remarqua soudain que cette intervention m’avait vraiment secouée. Il me poussa à en parler.
-J’ai honte de participer à cela, Christophe.
-C’est pour le bien de cet homme. Il va maintenant être soigné.
-Oui, mais c’est la façon de procéder que je déplore. Je n’ai jamais supporté qu’on attache les gens...
-Et les criminels alors ? Les vrais et ceux présumés coupables que la justice menotte systématiquement dès leur arrestation parce qu’ils sont probablement dangereux ?
-Ce n’est pas pareil... Moi, je parle des malades. J’ai vu ma grand-mère attachée de force et contre son gré sur son lit d’hôpital parce qu’elle arrachait sa sonde alimentaire. Elle est morte attachée, quelques jours plus tard. Où est la dignité qu’on doit à chaque être humain, dans le pays des Droits de l’Homme, qui prône Liberté, Égalité, Fraternité ? Un jour, dans un camp d’handicapés mentaux dans lequel je travaillais comme animatrice et aide soignante, mes collègues ont pris d’office les sangles de mon étui de violon pour attacher une jeune fille qui était très agitée....
-Il y a des gens qu’on est obligés d’attacher pour la sécurité des autres. Comme il y a des gens qu’on est obligés d’enfermer pour la sécurité de la population et de leur entourage.
-Mais chaque année, on reconnaît un certain nombre d’internements abusifs...
-Ces personnes ont des recours judiciaires et peuvent porter plainte pour cela, si c’est le cas. En attendant, nous devons faire notre travail... Nous sommes réquisitionnés pour accomplir cela par les autorités et nous ne pouvons pas discuter...
-Ne pourrait-on pas employer une autre méthode, plus douce et respectueuse pour la dignité du patient !? Par exemple, pendant l’H.O., un médecin pourrait être présent et faire une piqûre calmante au lieu d’en arriver à la violence de l’entrave... par déférence pour un malade qu’on veut aider mais qu’on agresse en définitive.”

Après ce que m’a dit Christophe, j’ai pensé à tous les gens qui devraient être soignés et qui gardent leur liberté malgré tout. Je parle des pédophiles, des faux gourous, des manipulateurs d’autrui en tous genres. Tous ceux aussi qui troublent l’ordre public sans se dévoiler mais qui ont suffisamment d’appuis pour ne pas être inquiétés.


Je pense aussi à cet homme qui voulait faire sauter son immeuble, avec sa famille et tous les voisins. Il nous a suivi tranquillement, dans le cadre de son hospitalisation d’office. Ma conscience est restée sereine ce jour-là. Car peut-être avons-nous pu éviter un drame...

Dans ce métier, nous devons rester humble. L’humilité est de rester à sa place en sachant que nous ne maîtrisons pas tous les paramètres des missions qui nous sont confiées...

Nous devons accomplir notre tâche, tel un ange gardien qui se tient là près de vous et qui vous voit souffrir sans pouvoir vraiment intervenir, parce que ce n’est pas le moment. Il vous soutient par la pensée, par la prière discrète, par un accompagnement invisible et discret. C’est la seule aide qu’il peut apporter sans que vous le sachiez vous-même.



Larmes partagées______________


Une dame âgée se tient couchée sur le brancard, près de moi. Elle me fixe du regard. Des larmes coulent sans paroles. Je lui souris doucement. Elle me sourit aussi.

Je regarde vers l’avant, vers la lumière sur la route, devant l’ambulance.

Je pense à mon grand-père d’adoption qui vient de mourir, Albert. Je suis allée voir son corps pendant ma pause, tout à l’heure, au funérarium. C’était l’ami de ma grand-mère paternelle.
Il a compté pour moi depuis ma naissance autant qu’un grand-père de sang.

La dame continue de pleurer.
Moi aussi dans mon coeur...

En allant chercher cette dame, Christophe et moi-même avons pu voir dans le couloir des Urgences une dizaine de brancards sur lesquels les malades attendaient patiemment.

Des infirmiers s’activaient auprès d’eux pour leur poser des perfusions ou pour les questionner sur leur état. Un homme criait dans une chambre.

Heureusement, la lumière est là, devant mes yeux. Et au fond de mon coeur, du courage et de la force.

La dame près de moi me fixe toujours. Elle est sereine maintenant.

 

Chloé LAROCHE

12/06/2008

Flashs-back de mon métier d'ambulancière. Vie et mort. Maladie et courage. Solitude et isolement. Regard sur un métier merveilleux mais peu reconnu.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



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Ce qui me frappe le plus, ce sont la solitude et l’isolement de certains patients.

Un soir, nous avons été appelés en urgence avec mon coéquipier pour une dame qui faisait une hémorragie vaginale. Elle était assise par terre dans sa cuisine. Il y avait du sang près d’elle. Du sang qui s’était écoulé violemment de ses entrailles. Son bébé de quelques mois était posé près d’elle, impuissant et démuni face à la souffrance de sa mère.

Nous les avons emmenés tous les deux à l’Hôpital. Le père était, selon cette maman, incapable de s’occuper de l’enfant. Nous avons donc confié ce dernier au service de pédiatrie. La jeune mère n’avait plus d’amis, son mari n’étant pas pour qu’elle en ait et plutôt contre... Un mari en situation irrégulière, un mari à protéger dans la solitude d’une vie captive de l’amour.

Nous avons confié cette jeune personne aux Urgences gynécologiques et lui avons laissé en quittant le service quelques mots rassurants pour elle et son bébé.



Je me souviens aussi de cette jeune femme africaine, transportée il y a quelques semaines. Nous l’avons sortie d’un hôpital pour l’emmener dans un autre. Durant le voyage, j’étais à l’arrière de l’ambulance, auprès d’elle, et je l’ai écoutée. Elle était belle, sauvage et écorchée vive dans l’âme.

-J’ai fait une connerie”, m’a-t-elle dit. Ce qui voulait dire en d’autres termes qu’elle venait de faire une tentative de suicide.

Elle vivait dans une totale solitude. Une solitude d’isolement qui sentait la blessure du racisme. Elle pleurait son pays et ne se sentait en aucune façon intégrée dans sa petite ville de province. Elle m’a parlé de ce racisme vécu au quotidien, dans le travail et dans la rue. Pourquoi elle, si jeune et si belle. La couleur de sa peau envahissait tant le coeur des gens qu’ils ne voyaient plus cet être humain en face d’eux ? Je lui ai parlé de la communauté africaine implantée à cinquante kilomètres, dans la grande ville voisine. Pour tisser des liens. Refaire surface avec son identité culturelle. Mais elle n’avait malheureusement pas de voiture.

La dépression n’a pas de couleur et le désespoir peut hélas tomber sur chacun des habitant de la Terre, par-delà toute frontière et sous n’importe quelle latitude. Relever la tête et se battre, ne pas se laisser abattre, est le don du courage laissé à chacun de nous, que nous soyons noirs ou blancs, jaunes ou rouges.

Nous avons laissé cette jeune femme dans sa nouvelle chambre hospitalière. Elle allait pouvoir se reposer. Mais je savais en la quittant qu’un sourire était né dans son coeur, une étincelle d’espoir, une lueur allumée par notre échange.



Un après-midi, nous sommes allés dans un centre d’accueil spécialisé pour chercher une dame et l’emmener passer un scanner.

C’était une femme jeune, au visage d’ange. Elle était prostrée, paralysée ainsi depuis plus de dix ans.
-C’est une rupture d’anévrisme qui l’a frappée d’un seul coup. Elle était dynamique, pleine d’énergie, de projets et maman d’un petit garçon. Elle a eu un jour très mal à la tête et soudainement elle a disparu dans ce gouffre de la maladie.”

C’était sa soeur qui se confiait ainsi à moi...
-Notre vie dans la famille n’a plus jamais été celle d’avant.”
Elle sortit fébrilement des photos de son sac.
-Tenez, ce sont des photos de ma soeur. Regardez comme elle était belle et épanouie.”
J’ai regardé, très émue, ces photos d’une jeune femme de trente ans, heureuse de vivre. Je me suis dit en voyant ce qu’elle était devenue que la souffrance du Christ offerte sur la croix se poursuit inlassablement dans l’humanité martyre.

Cette crucifixion de la chair et de l’âme, cet écartèlement qui n’en finit plus au coeur de la vie, a commencé dans ma propre existence le jour où des hommes en noir ont cloué et fermé à jamais le cercueil de ma fille de trente mois. Pour continuer à vivre et pour exister pleinement, il faut apprendre à offrir sa souffrance pour qu’une transmutation s’accomplisse dans d’autres vies que la sienne. S’offrir comme un coeur ouvert et le donner aux Anges pour qu’ils le transplantent dans d’autres vies en détresse ou en perdition.

Un collègue m’a dit : “Tu vas t’essouffler. Tu verras, le métier d’ambulancier, c’est un métier de business. Il faut enchaîner les courses le plus vite possible, transporter les patients de façon rentable et puis savoir se préserver soi-même psychologiquement en gardant de la distance avec les personnes transportées. Un jour, tu te surprendras à regarder ta montre lors d’une urgence et à regretter que ce soit sur toi et ton collègue que ce transport est tombé... Un jour, tu te surprendras à penser que tel patient régulier qui sent tellement mauvais car tellement infecté... soit bientôt mort pour ne plus avoir à le transporter.”

”Jamais ! Tu m’entends !”, lui ai-je répondu. Non, cela jamais !

Faire ce métier dans un esprit de service, d’écoute, d’accueil et d’accompagnement du patient, donner un sourire, sourire sans compter, rassurer le malade, le laisser là où on devait le transporter et lui serrer les mains chaleureusement, l’écouter aussi, se taire lorsqu’il veut la paix... Voilà ce qui me motive.

La plupart des ambulanciers ont cet esprit de service. Ceux qui ne l’ont pas changent rapidement de métier ou alors ils se fabriquent une carapace à travers laquelle n’apparaissent plus que des gestes formels et standards.

Le collègue dont je parlais précédemment et qui veut me faire croire que je vais vite changer dans ma façon d’appréhender le métier... ce même collègue est un jeune homme qui sait faire rire les malades. Il sait leur donner de la joie avec son humour naturel. Il se tient proche du malade, scrutant son état de santé, et il est capable, au jugé de ses observations, de me demander de conduire plus rapidement, si c’est moi qui tiens les rênes de l’ambulance, afin que le malade souffre moins longtemps.

Un jour où nous travaillions ensemble, nous avons dû transporter une jeune femme qui venait de subir une césarienne. Il m’a avoué ensuite que cela lui faisait toujours quelque chose de transporter des personnes jeunes.

C’est pour cela que je crois en l’Humanité. C’est parce que même si un être humain dit qu’il se protège de la souffrance d’autrui, qu’il est détaché et éloigné de tous les maux de ses frères humains... il peut être aussi tout le contraire dans les actes concrets.




La Toussaint et le jour des Morts viennent de passer. Les fleurs ont réchauffé les tombes dans les cimetières.
J’ai travaillé durant ces deux jours en ambulance.

Nous sommes allés chercher un homme paraplégique pour le transférer d’un hôpital à un autre.

-Cela fait treize ans que j’ai eu cet accident de moto qui m’a coûté mes jambes, mais vous savez, me dit-il, j’ai plus appris de la vie depuis cet accident que dans mon existence d’avant.”

Cet homme prénommé Serge avait l’oeil vif et son sourire était empli d’enthousiasme envers la vie. Il était, me semblait-il, empli de dynamisme, de volonté et d’ardeur de connaître et d’apprendre. Il passa de notre brancard à son lit sans avoir besoin de notre aide, glissant ses jambes inertes à une rapidité impressionnante.

Dans l’ambulance, nous avons parlé de musique, de clavier, de Jean-Sébastien Bach. Je lui ai dit que j’étais violoniste et que je faisais aussi des concerts. Il m’a confié alors qu’il avait un rêve : apprendre le piano pour arriver à jouer un morceau, la Toccata de Bach.

Je me suis dit qu’être capable d’apprendre à jouer d’un instrument pour interpréter une seule partition, unique et magnifique, c’est comme un grand amour. On peut tout quitter pour lui. Pour une seule personne, une seule sur la Terre, on peut quitter son pays, ses amis, sa famille, aller au bout du monde pour rejoindre l’oasis de son coeur. Pour un seul être, on peut tout apprendre. On peut apprendre à naviguer, à voler dans les airs, à piloter sa vie... apprendre à aimer, muter pour aimer.



La veille de la Toussaint, nous avons emmené un homme âgé qui se trouvait dans une maison de retraite. Il était tombé et il y avait un risque de fracture du col du fémur. Nous l’avons placé dans un matelas coquille afin de lui éviter tout mouvement et pour qu’il ne souffre pas trop aussi pendant le transport vers les Urgences. Lorsque j’ai rempli ses papiers pour la prise en charge, comme nous le faisons pour chaque malade, j’ai remarqué qu’il y avait une note écrite sur la fiche de liaison : “Deux enfants DCD”... Décédés... Il avait perdu ses deux enfants adultes durant la même année !

Une vague de compassion a traversé mon âme et j’ai prié pour cet homme qui restait maintenant tout seul dans cette demeure de fin de vie, veuf et orphelin de ses deux enfants. Je lui ai parlé un peu pendant le transport. Je lui ai dit qu’il avait un beau prénom, celui d’un ange. Le prénom d’un homme qui a tout donné. D’autres auraient écrit... “qui a tout perdu”. Perdre, c’est vivre dans le vide et le néant. Donner, c’est transmuter ses souffrances et les offrir pour que le meilleur advienne.

J’ai compris dernièrement que je ne suis pas vraiment loin de ma fille défunte. La distance qui me sépare d’elle est infime dans le temps de l’infiniment grand de l’univers. Dans soixante-dix ans et peut-être avant, ma vie se terminera et alors je retrouverai Océana et toutes les personnes que j’ai aimées et qui sont parties. Lorsque je regarde le monde tourner et la vie danser autour de moi, je me dis sereinement que dans cent vingt ans, aucun être humain vivant aujourd’hui ne sera plus. Le bébé qui naît aujourd’hui, la femme mère de cinq enfants, le chef de famille qui pense gouverner les siens, le collégien qui apprend, le salarié qui trime... tous seront morts. Et d’autres humains auront pris la relève d’une nouvelle humanité.

C’est pour cela que l’important, c’est de vivre sa vie pleinement, de manière à l’enrichir, à la fleurir, à lui donner les ailes de l’Amour.

Laisser tomber le superflu, le “je m’en foutisme”, l’égoïsme, les regrets où l’on se noie, la nostalgie qui freine la vie, les querelles inutiles, les conflits imbéciles... encore que parfois ces derniers soient nécessaires... et vivre le temps qui nous reste avec tous ceux qui demeurent encore vivants.


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(Fragments de mon ouvrage paru en 2003,

mais épuisé à ce jour : "Transports d'âmes et d'hommes").


POUR LIRE TOUS MES ARTICLES

SUR LE MÉTIER D'AMBULANCIER, MON MÉTIER :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/

 
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