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23/08/2016

Ma proposition de familles d'accueil en France pour les migrants, réfugiés et demandeurs d'asiles. Les politiques demeurent tièdes sur cette question et les solutions tardent à se mettre en place.

Mon dernier article à lire... pour ne pas oublier ceux de l'hiver prochain, ceux qui dormiront dehors, ceux qui ont parcouru tant de chemin pour fuir l'horreur de leur pays.

 

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Bonjour à tous et toutes,

 

Comme le savent mes fidèles lecteurs, je suis blogueuse depuis de longues années, bientôt dix ans avec vous, et aussi écrivain engagée pour la solidarité.

J’ai écrit et fais éditer l'année dernière : « Solidarité puissance toi » pour dire que nous pouvons être chacun un phare d’entraide et un maillon de solidarité pour nos concitoyens.

Je suis dans ma vie de tous les jours taxi-ambulancière, très sensible aux domaines de la santé et du handicap. Je rencontre et transporte chaque jour des personnes touchées par des accidents très graves de la vie et par la maladie. Mes patients se battent pour la vie et pour reconquérir la liberté de se mouvoir et d'être heureux comme avant. Parfois, ils ne retrouvent pas leur vie d'avant mais ils travaillent à repartir dans une deuxième vie différente, souvent même plus riche encore en explosions de vie et en amour de l'existence restante.

Je suis aussi très sensible aux problèmes d’accueil des sans-abris et des migrants, aux enfants vivant dans la rue aussi ; une centaine d'enfants n'ont pas eu de véritable toit l’hiver dernier à Grenoble. Le numéro d’appel d’urgence, le 115, a dû refuser sans arrêt de l’aide aux appelants, les places d’accueil manquant cruellement. Les écoutants sont obligés de répondre par la négative à 98 pour cent des appels de détresse. Chaque jour, le 115 de l'Isère reçoit entre 60 et 150 appels. C'est un véritable drame social et humain.

En outre, je suis préoccupée par le fait que le Gouvernement reste sourd à la réalité suivante : quatre-vingt-deux pour cent (82 %) des Français sont favorables à l’accueil des migrants sur notre sol, par exemple dans des familles d’accueil volontaires. Rien ne se fait dans ce sens ou alors du bout des lèvres. J'ai par exemple compris que c'était "politiquement correct" d'aider une famille de réfugiés dans une commune ; j'ai entendu ceci de la bouche d'une élue d'une commune iséroise. "Cela fait bien politiquement, tu comprends". On prête un logement, on laisse les bénévoles faire le boulot et puis tout le monde est content. Et toutes les autres familles de réfugiés et de demandeurs d'asile : celles qui restent sur le pavé, celles qui pourraient trouver refuge chez des français généreux et ouvrant leur porte ?

Pourtant, sachez que l’État français donne de l’argent aux migrants lorsqu’ils ont le droit de rester sur notre sol comme réfugiés, et aussi en attendant d'avoir un statut de réfugié, mais personne ne se dit : « Tiens, tel migrant pourrait donner une partie de ce qu’il reçoit à une famille d’accueil et ainsi, nombre de familles accepterait de recevoir ce migrant afin qu'il ait un toit et qu'il soit mieux intégré dans notre pays."

Puisque le demandeur d’asile touche trois cent quarante-trois euros par mois (343), aide appelée allocation ATA et donnée lorsqu'il n'y a pas de place d’hébergement offert par l’État, je propose qu’il reverse à une famille l'aidant à favoriser son insertion en France deux-cent cinquante euros par mois (250) pour les divers frais d'accueil, de nourriture et d'hébergement. Car rappelons-nous que les plus grands coeurs sont ceux des plus pauvres et des moins riches. 

Je propose aussi que la Mairie de commune de chaque famille d'accueil de réfugié ou demandeur d'asile reverse cent euros par mois d’hébergement à cette famille, sachant que les Mairies reçoivent une aide de mille euros par migrant reçu dans la commune. Cela permettrait de trouver une logique équitable et de résoudre le problème de l’accueil dans notre pays. En sachant que chaque famille candidate serait suivie régulièrement par un passage d’éducateurs et de psychologues.

Il faut savoir que le migrant demandeur d’asile ne reçoit, s’il est en Centre d’accueil, que trois euros par jour. Cela signifie que le reste de son aide ATA revient au Centre d’hébergement, soit 250 euros. Alors pourquoi ne pas faire la même chose avec des familles d’accueil pouvant proposer un accueil à la maison ? Je vous rappelle que le coût de l’hébergement des demandeurs d’asile est estimé à 350 millions d’euros par an, alors si on en est là, à voir des personnes croupir dans la rue ou dans des bidonvilles de fortune près des grandes villes, c’est que l’État a peur politiquement de s’engager face à des partis xénophobes et nationalistes.

Il est plus simple évidemment de continuer de fermer les yeux sur tous les migrants morts en Méditerranée, plus de dix mille à ce jour, ou de donner de l'argent à la Turquie pour garder les "indésirables" ailleurs. Il est plus simple de vider les camps de fortune des migrants afin de les voir éparpillés comme un troupeau sur lequel on tire dessus à bout portant. Il est si simple de devenir indifférent à une tente en plein Paris ou à une mère dormant dans une cabine téléphonique avec son bébé.

Il est aussi si simple de me répondre : "Comment ??? Tu veux prendre l'argent donné aux réfugiés. Cela ne se fait pas !!"

-Ah bon, tu préfères voir les migrants dans la rue, toi, sans avenir, sans toit, sans école ??

 

Chloé Larochemigrant,accueil,familles d'accueil,demandeur asile,asile,réfugié,ada,grenoble,le 115,urgence,hébergement,allocation ATA,mort,méditerranée,commune,politique,tiédeur,xénophobie,rejet,haine,entraide,humain,bénévole,famille,détresse,enfant,rue,sdf,sans abri,amnesty,mairie,aide,subvention,indemnité d'accueil,proposition,allocation d'accueil,naufrage,espoir,peuple,fuite,exil,réinsertion,isère,france,monde,turquie,syrie,afrique,é

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Liens importants à consulter :

 

http://missingmigrants.iom.int/

http://ada-grenoble.org/

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/le-vrai-du-faux/2015/09/16/29003-20150916ARTFIG00326-rsa-apl-cmu-ces-aides-dont-beneficient-les-migrants-en-france.php

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/12/27/au-115-c-est-de-plus-en-plus-insupportable

http://www.liberation.fr/migrants-files,100527

http://www.leparisien.fr/international/migrants-plus-de-10-000-morts-en-mediterranee-depuis-2014-selon-l-onu-07-06-2016-5863307.php

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Refugies-et-migrants/Actualites/82-des-Francais-sont-favorables-accueil-des-refugies-18386?prehome=0

22/02/2011

Plaidoyer pour les soixante Roms que Grenoble a logé dans un parc, près de la Gare, et qui dorment dehors.

1798063.jpgBonsoir à tous et toutes,

Depuis que je sais la vérité.... je pense à ces familles Roms qui dorment en plein air à Grenoble, expulsées de la Gare vers le parc Jean Macé la semaine dernière. Je veux parler d'une dizaine de familles demandeuses d'asile... La Ville de Grenoble, la Préfecture et le Conseil Général... qui auraient le devoir de les héberger, n'ont plus de moyens !pe0065932.jpg

Il y a pourtant des enfants en bas âge et des personnes malades, avec des pathologies graves. Quand on doit trouver des sous pour tirer un feu d'artifice, on les trouve les sous mais pas là, dans cette situation gravissime. Si le Gouvernement donnait à ces familles tous les logements inoccupés ou laissés à l'abandon, ces personnes ne dormiraient pas au froid. C'est intolérable dans notre pays de laisser ces familles vivre dehors, en plein hiver.

u14415534.jpgDepuis le 15 février, ces familles ont été sommées de quitter la gare de Grenoble, devant laquelle elles s'étaient réfugiées, car elles pouvaient s'abriter sous les divers préaux. Selon la loi du 10 décembre 2003, l'État doit prendre en charge l'hébergement des familles et personnes en demande d'asile. Mais l'État se montre présentement inopérant et toutes les associations de Grenoble sont à bout de force, ainsi que le CCAS. Elles n'ont plus les moyens ni l'énergie pour tout prendre en charge. Elles n'ont plus de places en accueil d'urgence et les bénévoles vivent cette situation avec une grande indignation, car ils ne se sentent pas aidés ni accompagnés par l'État, malgré tous les efforts qu'ils font chaque jour.k0017725.jpg

k0916786.jpgIl n'y a plus de sous dans les caisses et les Français eux-mêmes le sentent bien.

L'hôpital public n'a plus l'argent nécessaire pour embaucher alors qu'il y a suffisamment de travail pour pouvoir accueillir de nouveaux ambulanciers, de nouveaux brancardiers, de nouveaux infirmiers.

Le social n'a plus l'argent nécessaire pour aider les familles et les assistantes sociales ont du mal à secourir financièrement les parents dans le besoin. C'est de pire en pire, d'année en année.

Dans le parc, ces familles macédoniennes, serbes et kosovares sont maintenant moins visibles de la population. Cela a rassuré les autorités grenobloises mais comment chercher à cacher ces familles qui ont froid et dorment dehors. C'est honteux !

bxp166016.jpgQuand on sait que l'Isère est un des départements les plus accueillants de France, avec neuf millions d'euros consacrés à l'hébergement des demandeurs d'asile, on ne peut que se demander ce qui se passe ailleurs, de plus grave, de plus inquiétant pour toutes ces familles demandeuses d'asile. Cent cinquante demandeurs arrivent chaque mois simplement en Isère et il n'y a plus d'hébergement disponible.

Dans ce cas, pourquoi ne pas demander une réquisition des locaux disponibles, d'un garage inoccupé, d'un hall de musée, d'une maison fermée depuis des mois, d'un appartement non loué et livré à l'abandon ?BLD043162.jpg

Car comment laisser des enfants dormir dehors à Grenoble ?

Je m'excuse par avance auprès des autorités iséroises et grenobloises que je pourrais heurter par mon article.

Cet article n'est écrit que pour mettre en évidence un drame humain et pour chercher à le résoudre en attirant l'attention sur des familles en danger.

 

Chloé Laroche,

écrivain vivant à Grenobledl021210.jpgu17939304.jpg

 

Nota bene ____________________________ Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits.

 

31/01/2011

Situation monstrueuse aux Pays-Bas. Une mère morte d'avoir trop erré avec trois enfants orphelins. Rendez-vous demain à Paris. Appel du Réseau RESF.

2_a0fb8e8899.pngBonjour à tous et toutes,

2_a0fb8e8899.pngJe suis désolée d'avoir été si longue à refaire un article. Me revoici en tout cas.

Je suis touchée par ce qui arrive à cette famille dont la maman vient de décéder.

Sa photo est celle que vous voyez juste près de mon texte.

Elle avait 34 ans et est morte à Rennes début janvier d'avoir erré dans la rue avec ses trois enfants, entre la France et les Pays-Bas.

Aujourd'hui, le papa est enfermé aux Pays-Bas, et on ne reconnaît pas sa paternité, devant l'absence de certificats.

C'est ainsi qu'un petit bébé orphelin de sa mère grandit sans son père, dans un hôpital en France, ainsi qu'un enfant de treize ans et un autre de deux ans qui se retrouvent en famille d'accueil.

La famille d'accueil elle-même, d'origine mongole, est en demande d'asile. "Cette famille n’a pas les moyens d’assumer la charge de trois enfants. Si les services sociaux décident de placer les gamins ailleurs, ils vont être traumatisés… Quoi qu'il arrive, la situation ne sera pas vivable très longtemps !"

Venez donc nombreux demain à l'appel suivant :

Le Réseau Education sans frontières, la Cimade, le Gisti et le MRAP 35 appellent à un rassemblement le mercredi 2 février à 14 heures 30
devant l’ambassade des Pays-Bas, 7 rue Eblé, à Paris 7° (métro Duroc).

Merci à tous pour cette famille.

IS098R8YB.jpgEn mémoire de la maman, Alta MING, qui ne méritait pas cela, de mourir ainsi, si jeune, et de n'avoir pas été prise en charge et accueillie correctement.977734.jpgk3894199.jpg

Chloé LAROCHE

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Article du RÉSEAU D'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES :

13 ANS, 2 ANS, 3 SEMAINES : LEUR MÈRE EST MORTE, LEUR PÈRE EN RÉTENTION

(ARTICLE : http://www.educationsansfrontieres.org/article34112.html)

 

"C’est la situation monstrueuse que les lois contre les immigrés et l’acharnement des brutes qui nous gouvernent aux Pays-Bas comme en France font subir à trois enfants de 13 ans, 2 ans et trois semaines.

Amarjargal GANAA et Alta MING, un couple de Mongols, demandent l’asile aux Pays-Bas en 2007. Déboutés, ils rejoignent la trop longue cohorte des réfugiés sans papiers. Leur fils Ulaaka (né en 1997) les rejoint. En juillet 2008, nait à Rotterdam un second enfant, Amarbayasqalan. Alta Ming est arrêtée le 25 juin 2010 et placée en centre fermé aux Pays-Bas. Le 28 octobre, le père, Amarjargal GANAA est également arrêté. Enceinte et malade, Alta est libérée le 20 novembre 2010. Les autorités néerlandaises lui donnent 48 heures pour quitter le pays. Amarjargal GANAA est maintenu en rétention pendant que sa femme et ses enfants sont chassés. Ils se réfugient en France, à Rennes, où vit une petite communauté mongole.

Hébergés tant bien que mal par leurs compatriotes, dormant parfois dans la rue, Alta et ses enfants sont brinqueballés d’hébergements d’urgence en hôtels miteux. Elle s’épuise. Le 4 janvier, elle décède à l’hôpital de Rennes, à l’âge de 34 ans. L’enfant qu’elle porte peut être sauvé. Prématuré, il est encore hospitalisé. Les deux aînés sont recueillis provisoirement par une famille mongole sous le contrôle de l’ASE. Le plus grand est scolarisé au Collège des Hautes Ourmes à Rennes.

Leur père, Amarjargal GANAA, a été présenté le 18 janvier à un juge néerlandais qui a décidé la prolongation de sa rétention. Il exige un document attestant la paternité pour le libérer !

Pour l’heure, les documents exigés de façon bureaucratique ne peuvent pas être produits. Mais les enfants, eux, existent bien. Au-delà des vérifications légitimes de l’identité des uns et des autres et des nécessaires précautions, des mesures d’urgence s’imposent. A commencer par la libération du père, Amarjargal GANAA, et l’autorisation de séjour indispensable pour qu’il retrouve ses enfants à Rennes. Avec l’aide et, bien entendu, la vigilance de l’ASE.

C’est pourquoi le Réseau Education sans frontières, la Cimade, le Gisti et le MRAP 35 appellent à un rassemblement
le mercredi 2 février à 14 heures 30
devant l’ambassade des Pays-Bas, 7 rue Eblé, à Paris 7° (métro Duroc).

La famille d’accueil et les enfants du couple seront présents, accompagnés de leurs soutiens et d’une partie de la communauté mongole rennaise, venus de Rennes en autocar, pour exprimer leur indignation face à la situation révoltante dans laquelle on maintient cette famille."


Voir à ce sujet :

  • Medias - Le Télégramme - Le Télégramme de BrestOrphelin de mère, un bébé mongol attend son père
    mercredi 26 janvier 2011
  • Medias - AFP - Agence France PresseUn bébé mongol de 3 semaines, casse-tête pour la France et les Pays Bas
    mercredi 26 janvier 2011
  • Le Mensuel de Rennes / Trois orphelins mongols attendent leur père, retenu aux Pays-Bas
    jeudi 20 janvier 2011
  • Le Mensuel de Rennes / Mingaltai, trois enfants, demandeuse d’asile, morte d’avoir trop erré
    samedi 8 janvier 2011
    _____________________________________________________________
    ___________________________________________________________________ AJOUT DERNIÈRES NOUVELLES DE CHLOÉ LAROCHE :


    15 février 2011____________________   SUPER NOUVELLE :

    HOURRA !!!!!!!!!!!!

    (http://www.educationsansfrontieres.org/article34420.html)

    LES ENFANTS GANAA ONT RETROUVE LEUR PERE… REGULARISE !

    "Ulaaka (13 ans) et Amarbayasqalan (2 ans), les fils aînés d’Amarjargal GANAA, ont retrouvé leur père lundi 7 février vers 9 heures à l’aéroport Charles De Gaulle. Le plus jeune des enfants, né prématurément le 4 janvier, est toujours hospitalisé. Accueilli d’abord à Roissy par ses enfants et leur famille d’accueil, une députée européenne, des militants RESF et des caméras de télévision, Amarjargal était attendu à Rennes par plusieurs dizaines de soutiens et la presse.

    Ce matin, il a été reçu en préfecture d’Ille et Vilaine. Une autorisation provisoire de séjour lui a été délivrée en attendant la carte Vie privée et familiale qu’il obtiendra dès qu’il aura un passeport.

    Le voilà donc tiré d’affaire… du moins sur le plan administratif, parce que, pour le reste, les autorités néerlandaises et françaises coalisées ont tout fait pour dévaster sa vie ! Il vient de passer trois mois d’internement en centre fermé, sa femme est morte d’épuisement en accouchant de leur troisième enfant après avoir elle-même été enfermée cinq mois en rétention, suivis de six semaines d’errance à Rennes avec ses deux enfants, à la rue ou dans des hébergements précaires.

    Mais cette issue, qu’on n’ose qualifier « d’heureuse » compte tenu des circonstances, n’est en rien l’effet d’un quelconque sens de l’humanité des autorités néerlandaises et françaises. Les Pays-Bas n’ont libéré Amarjargal GANAA et la France ne l’a accueilli que parce que la situation tragique des trois enfants, orphelins de mère et privés de père, abandonnés à Rennes, commençait à faire scandale. A Rennes, bien sûr, où la mobilisation s’est immédiatement mise en place, mais aussi au niveau national. Un rassemblement prévu devant l’ambassade des Pays-Bas qui, visiblement, ne savait plus comment se dépêtrer de cette affaire, n’a été annulé que lorsque les autorités néerlandaises et françaises se sont enfin mises d’accord pour qu’Amarjargal GANAA soit libéré et accueilli en France.

    Au-delà de la situation particulière de la famille Ganaa, on ne peut manquer de souligner l’attitude cynique de gouvernants qui s’emparent de chaque fait divers tragique pour faire leur auto-promotion mais se taisent honteusement devant les drames qu’occasionne leur politique démagogique contre les immigrés."


10/01/2011

Ce matin, un petit garçon ne retrouvera pas le chemin de son école. Des gendarmes sont venus le chercher ce vendredi pour l'enfermer en vue d'une expulsion de France avec ses parents.

2011-01-08 005.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Ce matin, dans quelques heures, je vais emmener mon fils à l'école.jp2007_04188.jpg

 

Mais un petit garçon de l'âge de mon fils ne reverra pas son école ce matin.

Il a six ans et s'appelle Vazgen.

 

Il habite Langeac en Haute-Loire.

 

On est venu le chercher vendredi en vue d'une expulsion de France avec ses parents.

Il a été emmené avec son père, David Asryan et sa maman, Vanine, dans un camp de rétention.

 

J'ai appelé l'école de ce petit garçon pour témoigner mon soutien et parler de mon article pour Vazgen et ses parents.

L'équipe éducative est atterrée et choquée par le fait qu'on ait emmené ainsi leur élève, dans une rapidité telle que personne n'a pu protester, parents d'élèves et enseignants. Tout cela s'est fait dans un temps très court, entre l'appel prévenant de l'arrivée des gendarmes et leur venue effective.

 

Petit Vazgen, je ne veux pas que tu sois enfermé, pendant que tes copains te pleureront

sur les bancs de l'école où tu ne seras plus.BLD051658.jpg

 

k1266086.jpgJe demande au Gouvernement français que tu reviennes dans ton école que tu fréquentes depuis plus de trois ans.

Tu étais en classe de CP et tu t'étais très bien intégré, ainsi que ton papa qui était en France depuis déjà quelques années, en tant que demandeur d'asile.

Je pense aussi à ta maman qui a vingt ans et qui a une santé fragile. Je souhaite vivement qu'elle puisse rester en France.

 

Il y aura un rassemblement pour toi et tes parents demain, le mardi 11 janvier à 16 h 30, devant ton école, rue de la République.

Pour tous, voir le lien : http://www.educationsansfrontieres.org/article33552.html

 

Soyez gentils, Messieurs les dirigeants de notre pays, n'enfermez pas les enfants dans vos chiffres à expulser, dans cette machine infernale à rompre la vie des familles.

 

2011-01-08 012 - copie.jpgChloé LAROCHE15448-39dg.jpg

 

 

_____________________________________Merci de lire le texte ci-dessous reçu du Réseau d'Éducation sans Frontières et résumant toute la situation de cette famille.

(http://www.educationsansfrontieres.org)

 

VAZGEN, 6 ans, arrêté dans son école, placé en centre de rétention vendredi 7 janvier. Ils ont osé... !.

 

"Ce qui se fait souvent loin de chez nous est devenu réalité chez nous en Haute-Loire, à LANGEAC (4 000 habitants).

Vendredi 7 janvier 2011, à 15h30, les gendarmes sont venus en tenue de ville chercher, à son école, VAZGEN, 6 ans, accompagnés de son père David ASRYAN, d'origine arménienne-russe. Un choc pour la communauté éducative et pour le collectif de soutien aux demandeurs d'asile qui tente depuis de longs mois d'aider à la régularisation de cette famille.

Après une garde à vue de David et de sa compagne Vanine (20 ans), les gendarmes ont accompagné David ASRYAN à l'école à 15h30 pour y chercher Vazgen en prenant des précautions : tenue civile et choix du moment pour ne pas paniquer les enfants ; appréciez le "tact" !

Aux amis arrivés sur place, il a été interdit de faire une bise à David et Vazgen !

Vazgen est scolarisé depuis près de 4 ans à Langeac. David était vert. Les trois gendarmes pas très à l'aise. Vazgen sans siège rehausseur et sans ceinture, assis entre son père et un gendarme, ne semblait pas du tout effrayé et nous a fait un beau sourire.

Les enseignants choqués et les enfants trouveront la chaise de Vazgen vide lundi matin. Vanine a été elle aussi emmenée au centre de rétention de Nîmes. Dans quel état doit être cette jeune fille de 20 ans qui ne parle pas français... et dont l’état de santé est fragile. Le JLD vient de confirmer leur placement en rétention pour 15 jours.

Leur histoire :

Indésirables en Arménie, les parents de David se sont exilés en Russie où David a vécu la majeure partie de sa vie. A la suite de persécutions politiques, il a dû fuir en France où sa demande d’asile a été rejetée par l’OFPRA puis la CNDA. (Cour nationale du droit d'asile).

Il attendait la réponse d’un nouveau dossier auprès de la CNDA. Vanine, arrivée depuis 6 mois, n’a pas encore présenté de demande à l’OFPRA. Mais le Préfet a appliqué la loi de façon implacable ! La demande en cours n'est  pas suspensive d'une mesure d'éloignement."

 

NON ! La place d'un enfant n'est pas en centre de rétention !

 

Faites passer !!     Indignez vous !     Agissez !!k0816420.jpg

 

Ne laissons pas faire !! ====================1764499.jpg Écrivez en restant polis et courtois ...

 

Courrier postal :

Monsieur le Préfet,
Préfecture 
av général de Gaulle
43000 Le Puy en Velay

Tél : 04 71 09 43 43

_____________________________________________

Écrire pour demander que cette famille reste en France :

Préfet : richard.didier@haute-loire.pref.gouv.fr

Il sera remplacé à partir du 16 janvier par denis.conus@haute-loire.pref.gouv.fr

Préfecture de la Haute-Loire : 6  avenue du Général-de-Gaulle BP 321 43011 Le Puy-en-Velay Cedex

Téléphone :04 71 09 43 43 Télécopie : 04 71 09 78 40

Secrétaire général :.robert.rouquette@haute-loire.pref.gouv.fr

Service des étrangers : fax : 04 71 09 98 19

josette.crespin@haute-loire.pref.gouv.fr

sylvianne.groll@haute-loire.pref.gouv.fr

__________________________________________

Chef du service des étrangers :

Monsieur Mur 
FAX  04 71 09 98 19

 

19/12/2010

J'écris pour MARINA et ses cinq filles qui sont réfugiées de l'Ingouchie et qui ont dormi dans la rue en France à leur arrivée. Toujours pas d'hébergement sûr à l'approche de Noël.

b12529.jpgBonsoir à tous et toutes,

 

L'Ingouchie, vous connaissez ?

Selon un lecteur de Rue89.com, se nommant Susuman Highway, l'Ingouchie "est l'un des sujets les plus poignants en termes d'impasse politique et de violence commise par tous les acteurs d'un conflit contagieux".

Pourquoi je m'intéresse ce soir à l'Ingouchie ?

Parce qu'une femme est arrivée sur notre sol, le sol français, avec ses cinq petites filles, après avoir vécu le pire dans  son pays, l'Ingouchie, avec l'enlèvement et la disparition de son mari, qu'elle n'a pas revu.u10089179.jpg

Elle s'appelle Marina et quand elle est arrivée en octobre 2010, elle s'est présentée avec ses cinq filles au point d'accueil d'urgence de Nancy où elles n'ont pas été acceptées. Après une nuit passée dehors, elles ont été prises en charge par France Tchétchénie Solidarité.

u10085779.jpgMais aujourd'hui, la situation de cette famille est toujours incertaine car sans véritable hébergement.

Incertaine aussi parceque cette femme est traînée d'hébergements en rues et qu'elle risque l'expulsion si elle n'obtient pas une résidence et des papiers.

Le site de Rue89 a fait un très bel article expliquant ce qui se passe dans ce pays et je vous invite à le lire, car cela explique pourquoi des personnes comme Marina sont obligées de fuir leur pays :

http://www.rue89.com/2009/08/06/au-moins-20-morts-dans-un-attentat-suicide-en-ingouchie?page=0#comment-997978

Je reprendrai de cet article un extrait où ils citent leurs archives :

"(De nos archives) Natalia Estemirova, journaliste et proche d'Anna Politkovskaïa, a été assassinée le 15 juillet en Ingouchie, minuscule république de la fédération de Russie, 4 000 kilomètres carrés, soit la taille d'un département français, dans lequel résident 460 000 habitants, nous dit Wikipedia. Dans ce bout de terre s'étirant en sirène entre l'Ossétie, la Tchétchénie et la Géorgie, civils et policiers tuent plus ou moins quotidiennement d'autres civils et policiers, sous l'oeil répressif d'un pouvoir totalement dépassé. Ce pays a traversé un siècle de souffrances, sans répit aucun. D'abord, l'expérience de la déportation en 1944, puis la guerre, les retombées du conflit dans la Tchétchénie voisine puis la dictature de Mourat Ziazikov, général issu du KGB."

Rue89 cite Magomed Khasbiev, opposant historique au pouvoir ingouche, qui leur a confié, lors de son passage à Paris :

« Un opposant n'a pas de vie en Ingouchie. On s'attend à recevoir une balle à n'importe quel moment. On menace de descendre nos familles."

 

moton459.jpg----------------------  Je vous invite à aller signer nombreux la pétition pour aider Marina et ses filles.

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=33009

___________________________________________________________________________________

Je vous invite aussi à envoyer la lettre suivante que propose le Réseau d'Éducation sans Frontières, à envoyer aux personnes concernées en bas de la lettre :

A Monsieur le Préfet de Meurthe et Moselle,

A Monsieur le Directeur départemental de la Cohésion Sociale,

A Monsieur Rémi Bernard de l'Association Ars,

Marina  a quitté l’Ingouchie après l’enlèvement de son mari, accompagnée de ses 5 petites filles, elle craignait pour leur sécurité.
Elle s’est présentée au point d’accueil d’urgence de Nancy pour être hébergée à la mi-octobre, sans résultat. Après une nuit passée dehors, la famille a été prise en charge par France Tchétchénie Solidarité.
Depuis début Décembre, tous les responsables politiques et institutionnels ont dit dans la presse que l’accueil d’urgence fonctionnait à nouveau.
F.T.S. a contacté les responsables de l’ARS et de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale pour obtenir l’hébergement de la famille.
Chacun se renvoyant la balle sans prendre de décision, F.T.S a pris l’initiative d’accompagner la famille au point d’accueil d’urgence le  jeudi 09/12 à 14 heures.
La famille s’est  heurtée à un nouveau refus d’hébergement sous prétexte que les conventions avec les hôtels n’étaient pas encore signées.

Cette situation est intolérable, elle est contraire aux  règles élémentaires de l’accueil en France.



Je soussigné (e)………………     (nom, prénom, adresse, profession)……………………………….
demande avec fermeté à M. le Préfet, à la direction de la cohésion sociale et à l’ARS de faire le nécessaire pour que cette famille puisse être hébergée rapidement.

Date    :

Signature :


Lettre à envoyer à :

- M.Bellion, Préfet de Meurthe et Moselle : 1 rue C. Erignac 54016 Nancy CEDEX

dominique.bellion@meurthe-et-moselle.pref.gouv.fr Fax : 03 83 34 22 21 ou 03 83 30 52 34

- M. Daniel BOUFFIER, directeur départemental de la cohésion sociale
12, Avenue du 20° corps CS 40670 54083 Nancy Cedex.

ddcs54-directeur@meurthe-et-moselle.gouv.fr

- Monsieur Rémi BERNARD, 12 Boulevard Jean Jaurès, 54000 Nancy.

direction@asso-ars.org

Fax : 03 83 41 60 79  Tél. : 03 83 41 60 80_____________________________________________________

____________________________________________________________________________________________________

 

k0387181.jpgJe terminerais mon plaidoyer pour cette famille en choisissant de partager avec vous un commentaire laissé sur la pétition en faveur de Marina par Vincent Ferry, spécialiste de l'Immigration et chercheur : "Faudra t'il attendre qu'un enfant meurt de froid dans la rue, pour que chacun prenne ses responsabilités ? Un gouvernement ne peut appliquer de mesures cyniques quelles qu'elles soient sans serviteurs zélés !"

Et voici le commentaire de Kahn qui écrit très justement : "Il paraît inconcevable qu'une solution ne puisse être trouvée rapidement ; cela semble le minimum en matière de respect des droits humains : on ne peut laisser Marina et ses 5 petites filles errer de lieux d'hébergement en lieux d'accueil divers, comme des paquets. C'est indigne pour elles et pour nous."

Monsieur Michon, père de quatre enfants, écrit aussi ceci dans les commentaires de la pétition créée pour Marina : "Papa de 4 enfants comment peut-on imaginer laisser une famille dehors, nous devons nous mobiliser pour ces 5 petites princesses et leur maman."

Et Madame Michon, sa femme, renchérit : "Je suis maman de 4 enfants et je ne me vois pas laisser une maman et ses 5 filles à la rue par ce froid hivernal. La France ne sera pas la France si elle ne fait rien pour elles. Elles ne sont pas la cause de leur malheur, nous devons les aider."

Oui, ces cinq petites princesses doivent trouver un foyer, une terre d'asile et ce sera la France.

Alors merci d'écrire nombreux aux destinataires ci-dessus et de signer la pétition que je viens de vous transmettre.

Chloé LAROCHE

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k0098237.jpgRappel Pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=33009

 

 

Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images).

24/01/2010

Internement d'enfants réfugiés kurdes échoués sur les plages corses, AU MÉPRIS DE TOUS LES PRINCIPES DE DROIT ET D’HUMANITÉ. Je demande leur libération en tant que citoyenne française.

imagesgEKE5u.jpegBonsoir à tous et toutes,moton8.png

Ce soir, je suis choquée d'apprendre que 38 enfants kurdes -dont 5 nourrissons-... après trois mille kilomètres d'un voyage inoui... se retrouvent en camp de rétention avec leurs parents, derrière des barbelés.

Arrêtons cela ! C'est inhumain. Les Droits de l'Enfant, les Droits de l'Homme chers à notre pays sont bafoués, foulés aus pieds de nos politiciens, de nos gouvernants. J'entends certains dire : "Ils n'ont qu'à pas venir". Et vous, vous iriez vivre dans leur pays ? S'ils fuient et prennent autant de risque au cours de ces voyages de demande d'asile, c'est qu'il y a une raison.images1e6dHb.jpeg

Si Jésus revenait et qu'il était un de ces enfants, que penserait-il de l'accueil de notre pays, de la compassion, de l'hospitalité, du respect qu'on doit aux petits. Comme il disait : "Prenez garde de ne scandaliser aucun de ces enfants car ce sont les anges qui seront scandalisés et leur colère sera grande."imagesAiDHvp.jpeg

images4wKTKr.jpegRendez-vous compte ! Ces enfants ont connu la faim, la peur, des embarcations fragiles, l'abandon sur des plages inconnues, l'effroi de leurs parents, la terreur d'être pris, le sacrifice financier qu'il ont dû faire pour partir, 3000 km de voyage et ce qu'on leur offre ici, c'est une prison !!!

Je ne peux accepter cela, en tant que citoyenne française, en tant que maman et votante.

La peur de certains d'être envahi par les pays alentour, la peur que l'identité nationale soit entachée d'un esprit venu d'ailleurs ne peut nous entraîner à ce point vers le dégoût d'être français, vers la honte d'appartenir à une nation qui enferme des enfants demandeurs d'asile et ayant fui une dictature.

imagesfTziUA.jpegQue ces enfants et ces bébés soient libérés et traités dignement, ainsi que leurs parents.

Chloé Laroche

______________________________________________ RENDEZ-VOUS DONNÉ DEMAIN LUNDI 25 JANVIER à 9 h 30 DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE À LYON : TRIBUNAL D'INSTANCE POUR LE JLD (rue Servient. Tram Servient-Mairie du 3ème).

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COMMUNIQUÉ RESF et CIMADE du 23 janvier 2009 et du 24 janvier _______________

"Internement d'enfants en masse AU MÉPRIS DE TOUS LES PRINCIPES DE DROIT ET D’HUMANITÉ :

124 réfugiés kurdes parmi lesquels il y aurait 38 enfants dont 5 nourrissons abandonnés sur une plage corse se retrouvent dès ce soir enfermés dans des centres de rétention administrative un peu partout en France (Lyon, Rennes, Marseille, Lille... ) Que font ces enfants enfermés en rétention ? Leur place n'est pas derrière les barbelés des centres de rétention, pas plus que de leurs parents. Une fois de plus les droits élémentaires de l'enfant ne sont pas respectés. Ceux des parents non plus qui devraient avant tout pouvoir faire une demande d'asile.

La multiplicité des associations chargées des centres de rétention entrave la vision globale du suivi de ses familles. Il faut les libérer et permettre à leur famille comme à l'ensemble des réfugiés d'être accueillis dignement sur le territoire.

RESF sera présent, avec d'autres, dans les tribunaux qui devraient logiquement les libérer."

__________ De la Cimade, du 24 janvier 2010 :

"Ils viennent de Qamishi, d'Amouda au kurdistan syrien... Nous avons manifesté cet après-midi devant le C.R.A. pour leur libération et avons pu rencontrer la famille Jaloud avec leurs deux bébés Hévi et Avin, parmi la vingtaine internés kurdes-syriens.

Souffrances habituelles : persécutions, discriminations, violences d'un régime dictatorial où il ne fait pas bon faire partie d'une minorité. Souffrances au cours d'un périple de 3000 km à travers la Syrie, la Jordanie, l'Egypte, la Lybie, Syrie, la Tunisie. Autocar, voitures, rafiots pourris. Tarif 6000 euros par adulte et 3000 euros par bébé.

Ça suffit comme ça !

Demain nous serons dans la salle d'audience (JLD) pour soutenir ces familles !

124 personnes, dont 29 femmes et 38 enfants, dont un grand nombre seraient des Kurdes de Syrie, ont été débarqués sur une plage de Bonifacio en Corse. Au lieu de leur permettre de faire une demande d'asile dans la procédure normale (21 jours pour déposer le dossier) et de les accueillir dans un Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile, les représentants du gouvernement leur ont notifié un Arrêté de Reconduite à la Frontière (APRF) et un placement en Centre de Rétention Administrative (CRA). Ils peuvent y déposer une demande d'asile, mais en procédure d'urgence qui doit être faite dans un délai de 5 jours et qui sera traitée par l'OFPRA dans les 96h après réception par ce dernier.

Une vingtaine d'entre deux sont arrivés aujourd'hui au CRA de Marseille et passeront devant le Juge des Libertés et de la Détention (JLD) demain après-midi.

Mais avant même d'écouter les raisons de leur exil, la mise en rétention de ces personnes est révélatrice d'une crispation grandissante de ce gouvernement à l'égard de tout ce qui est "étranger". Cette réaction vis-à-vis de ces personnes est plus qu'inquiétante dans le climat actuel du nauséabond débat sur l'identité nationale.

C'est pourquoi nous appelons à manifester contre ce qui représente pour nous un déni du droit d'asile. Par ailleurs, depuis le début des opérations, des informations différentes et contradictoires circulent en provenance des autorités. Cette stratégie ressemble à celle qui est utilisée en situation de guerre, pour empêcher le camp adverse de s'organiser, et en l'occurrence gêner au maximum la capacité de mobilisation et de protestation de la société civile. Ces techniques de manipulation sont inacceptables en démocratie ; elles sont révélatrice du fait que notre gouvernement se situe dans une démarche de "guerre aux étrangers”, véritable xénophobie officielle.

Nous exigeons leur libération !"

moton365.png_______________________________________________ VOIR LE SITE :  http://www.educationsansfrontieres.org

TÉMOIGNAGE : visite des réfugiés kurdes enfermés au CRA Saint Exupéry à Lyon
par Michèle François - RESF :


"Ce dimanche matin, nous étions une soixantaine de personnes devant le Tribunal d'Instance, l'information ayant circulé hier que les 3 familles Kurdes de Corse enfermées au CRA St Ex allaient passer devant le JLD ce matin : une trentaine de militants et une trentaine de Kurdes dont quelques femmes et enfants. Des médias étaient également là : RTL, M6...

Nous avons alors appris que le passage devant le JLD des 10 personnes n'aurait pas lieu aujourd'hui, mais demain lundi matin.
Rendez-vous donné pour demain lundi matin à 9h30.

Plusieurs personnes, dont je fais partie, sont alors allées au CRA pour rendre visite aux familles : Ammar de la LDH et moi + 2 Kurdes et leurs 3 enfants + radios et M6. Ces 2 pères de famille Kurdes, originaires de Syrie, nous ont expliqué qu'ils faisaient partie du millier de Kurdes qui avaient débarqué à Fréjus en 2001. Ils avaient alors pu faire leur demande d'asile (sans passer par un CRA!), obtenir le statut de réfugié, et la nationalité française. Ils nous ont donné des explications sur la situation des Kurdes en Syrie : un recensement dans les années 60 aurait abouti à enlever la nationalité syrienne, et donc le droit de circuler librement, de travailler, à beaucoup. Un incendie prémédité dans un cinéma, dans les mêmes années, aurait aussi abouti à la mort de 300 enfants kurdes.

Nous avons pu faire 2 visites. Les enfants n'ont pas été autorisés à rentrer; pourtant une petite fille avait emmené une poupée à donner et aurait bien aimer la donner elle-même.
Nous avons rencontré un couple d'une trentaine d'années, avec son garçon et sa fille de 6 ans et 4 ans et demi (famille Juan) , et un autre monsieur (Mr Jamchid) qui est venu avec sa femme. La 3ème famille (famille Ahmed) est enferméé au CRA avec 2 petites filles entre 6 et 7 ans aussi.

Résumé (pour l'orthographe, c'est pas sûr, sûr..) :
- Famille JUAN Ismaïl (2 enfants)
- Famille AHMED Mohammed (2 enfants)
- Couple JAMCHID Ali

Ils sont fatigués comme on peut l'imaginer après un périple éprouvant pendant lequel ils ont eu faim et soif, et pendant lequel les enfants ont beaucoup pleuré. Le seul sourire des enfants est venu quand nous avons donné la poupée à la petite fille. Les adultes n'ont aucun vêtement de rechange et seraient contents d'en recevoir. Les enfants ont reçu des vêtements de rechange du CRA. Ils sont arrivés avec RIEN. Les flics les harcèlent d'interrogatoires pour leur faire dire d'où ils viennent et par quelles routes. La seule chose qui les intéresse sans doute : remonter les filières et comprendre comment leurs super-dispositifs censés refouler les migrants et les faire enfermer avant leur arrrivée en France ont pu dysfonctionner! Les journalistes étaient ausi très intéressés pour savoir d'où ils viennent et comment, le sensationnel un peu. On a essayé d'orienter leur attention plutôt sur les conditions de "l'accueil", la rétention, et pour les Kurdes la situation des Kurdes en Syrie et autour.
Nous avons compris que les familles ont déjà rencontré Forum Réfugiés et vu qu'ils ont demandé l'asile. Par contre, nous n'avons pas vu de recours contre les APRF.

Important : Les familles enfermées à Lyon veulent avoir des nouvelles de leurs proches dont elles ont été séparées sans ménagement. Mr et Me Jamchid veulent savoir où est leur neveu (17-18 ans). Merci de faire suivre les infos.

CONCLUSIONS :


Valentin1.jpg- RENDEZ-VOUS DEMAIN LUNDI MATIN AU TRIBUNAL D'INSTANCE POUR LE JLD A 9H30. (rue Servient. Tram Servient-Mairie du 3ème)

LES KURDES DE CORSE DOIVENT TOUS ETRE LIBERES !

- RENDEZ VISITE AUX FAMILLES SI VOUS POUVEZ, EN APPORTANT SI POSSIBLE VETEMENTS ADULTES, JOUETS POUR LES ENFANTS.

- IL Y AURA UNE AUDIENCE AU TA PLUS TARD CAR UN RESPONSABLE DE LA POLICE NOUS A BIEN CONFIRME QUE TOUS ONT UN APRF DELIVRE PAR LE PREFET DE CORSE DU SUD.
JE SUGGERE QU'ON APPELLE A UN VRAI RASSEMBLEMENT DEVANT LE TA CE JOUR LA, faisant de cette façon plus qu'un simple accompagnement, vu l'importance de l'affaire (déni du droit d'asile + systématisation de l'enfermement comme 1er accueil comme en Lybie, au Maroc, à Lampedusa ou à Malte ...)."

Michèle François.

Dimanche 24 janvier 2010.

_____________________________________ DES NOUVELLES :

article_kurdes.jpgVoir l'article suivant à consulter sur le site 20minutes.fr :

http://www.20minutes.fr/article/379006/A-la-Une-La-justice-remet-en-liberte-une-vingtaine-de-clandestins-kurdes.php

 

28/12/2009

Je donne mon soutien à Nawel, une maman infirmière de l'Isère ayant fui l'Algérie avec ses trois enfants... et recueillie par sa soeur. L'histoire des grandes soeurs béninoises de ma fille.

Je donne mon soutien à Nawel, une maman infirmière de l'Isère ayant fui l'Algérie avec ses trois enfants... et recueillie par sa soeur. L'histoire des grandes soeurs béninoises de ma fille. Le parcours de sa grande soeur, une femme remarquable.

_____________________________________________________________________________

 

Bonjour à tous et toutes,

 

 

habitmariage3.jpgAujourd'hui, je souhaite vous parler de certaines femmes très courageuses : des soeurs de ma fille venue du Bénin, et aussi d'une maman d'origine algérienne, à qui je donne tout mon soutien et qui malheureusement risque d'être expulsée de France avec ses trois enfants !rwl03012.jpg

Le Réseau d'Éducation sans Frontières de Grenoble demande à ceux qui le souhaitent de signer la pétition pour cette mère désemparée. Voici le texte qui explique son histoire et dont je vous fais part :

"En France depuis 2007, cette jeune infirmière de trente ans a fuit la violence que l’on exercait sur elle en Algérie.

Elle a bravé l'interdit pour protéger ses enfants alors âgés de trois ans et demi, d'un an et de son bébé à naître.

Elle a trouvé refuge auprès de la seule famille qui ne se soit pas détournée, sa soeur en Isére.

Maintenant elle voudrait pouvoir vivre en liberté, finir ses équivalences professionnelles qui lui permettront d'exercer le métier d'infirmière en France et pour cela obtenir un titre de séjour qui lui assurera une réelle protection.

BCP002-04.jpgSi elle retourne en Algérie, elle ne bénéficiera d'aucun appui, bien au contraire ! Personne depuis deux ans dans sa famille ne s'est soucié de ce qu'elle devenait ainsi que ses enfants.imagesDGkJ3g.jpeg

Les lois de la République doivent protéger les trois petits garçons qui courent un réel danger s'ils sont expulsés !

Nawel doit être régularisée afin d'offrir un foyer sûr à ses enfants !"moton87.jpg

 

Pour signer la pétition, merci de faire le lien suivant : http://www.educationsansfrontieres.org/article19844.html

 

________________________________ Nawel a eu heureusement sa soeur pour l'accueillir et l'héberger en France avec ses enfants.

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Je vais vous parler maintenant d'autres soeurs, notamment une grande soeur béninoise qui déploie des efforts incommensurables pour réunir tous ses frères et soeurs d'Afrique et pour les sauver de l'abandon. C'est la grande soeur de ma fille venue du Bénin.1794102.jpg

 

Ma fille a eu la joie cet été de retrouver ses grandes soeurs du Bénin, demi-soeurs du même père, un père diabolique qui a fait des enfants par dizaines à plein de femmes... mais cet homme, en plus de ne pas s'occuper de ses enfants, les a arrachés à leurs mères en les plaçant, en les mettant en orphelinats, en les séparant de leur maman, en les rejetant définitivement même adultes.

a01272.jpgSa grande soeur a fait un chemin extraordinaire dont je voudrais témoigner ici. Cette femme  a été mariée de force très jeune et a été emmenée dans un autre pays africain, loin des siens. Là-bas, elle a eu deux filles. Elle s'est enfui avec ses deux enfants. Elle est revenue dans son pays, le Bénin, puis a fui en France où elle s'est reconstruite. Elle a tout fait pour retrouver ses frères et soeurs disséminés partout. Elle les a fait venir avec elle en France ou envoie de l'argent pour aider les autres. C'est une femme remarquable et qui a du cran. Elle s'est battu comme une lionne pour ses enfants mais aussi pour retrouver toutes ses fratries. Elle a réussi professionnellement et peut aider tous ses frères et soeurs. Elle recherche activement ceux qui sont encore en des lieux inconnus et qu'elle n'a pas retrouvé.

Je suis heureuse de faire partie de cette famille par le lien d'adoption qui a fait de moi la maman d'une petite béninoise, maintenant adolescente, fillette abandonnée par un homme polygame, une enfant arrachée à sa maman de force pour traverser l'enfer de deux orphelinats, ma fille.

imagesvIpLYd.jpegEt ma fille est heureuse d'avoir retrouvé ses frères et soeurs, d'avoir des nouvelles de sa maman et d'avoir aussi retrouvé le puzzle d'une histoire confuse où les mensonges ont cru cacher la vérité à une famille adoptive laissée dans le brouillard.

Je pense aussi à toutes ces mamans africaines privées de leurs enfants. Je pense à l'une d'elle qui avait déjà perdu deux enfants de décès et qui s'est vu arracher ses six autres enfants par cet homme odieux. Elle peut maintenant serrer dans ses bras une de ses filles et sa petite-fille, qui ont pu la retrouver des années après et qui viennent la voir de France.

Heureuses fêtes à tous et toutes.bxp29753.jpg

Chloé LarocheimagesD7uutr.jpeg

 

21/10/2009

Un papa d'origine arménienne a avalé des lames de rasoir aujourd'hui, alors qu'il devait être expulsé de France loin de ses enfants et de ses parents.

Bonjour à tous et toutes,
Rebonjour plutôt, après mon article écrit tout à l'heure sur la famine de Centrafrique,images-8.jpeg
images-6.jpegJe vous fais part en urgence de la réalité vécue par Monsieur Arkadi Akopian, qui devait être expulsé aujourd'hui de France vers l'Arménie. Vous vous rendez compte que sa seule issue a été d'avaler des lames de rasoir afin de ne pas être mis dans l'avion et arraché à ses enfants, encore petits, arraché à sa compagne, arraché à ses parents.
Je pense que les Arméniens ont assez souffert. Je rappelle le génocide auquel ils ont été confrontés.
Les Arméniens ont droit au bonheur, à la paix, au respect dû à une famille, à des enfants, à un papa.
Pourquoi la France doit-elle se séparer d'un arménien qui a vu naître ses deux enfants en France ?
Pourquoi deux enfants nés en France, dont l'un est scolarisé en maternelle, doivent-ils être privés de leur père ?
Soyez très nombreux à protester, à appeler, à envoyer mails et fax aux numéros suivants, donnés plus bas.
Merci de lire l'appel du Réseau d'Éducation sans Frontières envoyé aujourd'hui et transmis ci-dessous.
Pensées à tous.
images-7.jpegChloé LAROCHE
____________________________________
Arkadi Akopian ne doit pas être expulsé, et encore moins vers un pays où sa femme et ses enfants ne pourront jamais le retrouver.
"Arkadi Akopian a été interpellé le 5 octobre à Châteauroux. Sans papiers, il a été rapidement conduit en rétention au centre de Mesnil-Amelot.

Arkadi est papa de deux enfants nés en France, Bagdasar l’aîné,  scolarisé à l’école maternelle, et Gohar la petite dernière de 2 ans. Il vit en France, à Vierzon, avec sa compagne, et ses parents depuis près de 5 ans.

Ses parents sont en situation régulière, et sa mère est atteinte d’une grave maladie.

Alors qu’Arkadi est arménien, sa compagne Lala est azérie (Azerbaïdjan) et s’il devait être expulsé en Arménie, elle et ses enfants auraient beaucoup de difficultés à le rejoindre même s’ils le souhaitaient.

Aujourd’hui, mercredi 20 octobre, sur ordre de la préfecture de l'Indre, il a été conduit à l’aéroport de Roissy et devait embarquer dans l’avion de 13h20 pour être expulsé vers l'Arménie.

Parce qu’il voulait rester en France avec sa famille et qu’il a de sérieuses raisons de craindre pour sa sécurité en Arménie, il a préféré mettre sa vie en danger en avalant des lames de rasoirs plutôt que de se laisser expulser.

Le préfet de l’Indre dispose de la possibilité d’empêcher un drame et celle de permettre à une famille de rester unie, en mettant fin à la procédure d’expulsion et en faisant en sorte qu’Arkadi Akopian soit libéré."

 

Contact sur ce dossier : Nadia resf18 06.43.31.45.51

PREFECTURE DE L’INDRE : Merci de teléphoner (02.54.29.50.00) faxer (02.54.34.10.08) mailer (aller sur le site de la préfecture et cliquer sur contact) nombreux.

MINISTERE DU DEMEMBREMENT DES FAMILLES ET DES CHARTERS DE LA HONTE :

Fax: 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Ministre
eric.besson@iminidco.gouv.fr

sp.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE DU DEMEMBREMENT DES FAMILLES :

Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>
LOUVRIER <
franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration)
maxime.tandonnet@elysee.fr

 

__________________________________________

 

COMMENTAIRES :

______________________________________________________ATTENTION :

 

Appel à une pétition pour Sergey, arménien, pour sa fille et sa femme :

(voir sur le site de RESF : http://www.educationsansfrontieres.org)


P1343 - Sergey ne doit pas être expulsé - Gayané, 2 ans, doit garder son papa

“ Les états signent la convention, c’est que des mots pour faire joli !”.... Meriem (12 ans).
On aimerait pouvoir lui dire qu’elle a tort. 

Gayané va à la crèche. C’est une petite fille dont les yeux pétillent de malice et de curiosité. ... Mais qui comme n’importe quelle petite fille a besoin de son père, de sa mère. 

Du haut de ses quelques mois, cette petite fille a déjà largement vécu son taf de galère : peur et angoisse des parents d’une arrestation, de ne pas ou savoir dormir ... 

Gayané est née en France à Lyon. Elle aura 2 ans le 29 novembre 2009 quelques jours après le 20ème anniversaire de la déclaration des droits de l’enfant.

Le 28 octobre elle a vu son père disparaitre
Pourra-t-elle fêter son 2ème anniversaire avec lui?
Et pourtant :

« Les États parties veillent à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l’intérêt supérieur de l’enfant. »
Convention internationale des droits de l’enfant (art.9)

Mr Besson n’a t-il par ailleurs pas déclaré en juin 2009 que « le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore un droit qui s’applique à toutes les familles, qu’elles soient ou non en situation irrégulière. »

Serguey et sa femme sont arméniens. Ils sont arrivés en France en mars 2007. Dès leur arrivée, ils ont fait une demande d'asile qui a été rejetée en février 2009. Ils ont, alors, reçu une Obligation à Quitter le Territoire (OQTF) confirmée au TA en juillet 2009.

Compte-tenu d’éléments nouveaux, une demande de réexamen de la demande d’asile a été envoyée le 27 avril 2009 et en l’absence de réponse renouvellée le 22 sept 2009. 

Ils sont donc en France depuis 2 ans 1/2 et ont tissé des liens avec diverses personnes. Sergey a travaillé pendant 18 mois dans une entreprise de maintenance. Il a payé des impôts. 

Le 23 février 2009 Il déposait, avec la CGT, une demande de régularisation au titre du travail, auprès de la préfecture du Rhône. Cette demande est restée sans réponse.

Le 28 octobre il est arrêté en sortant d’une voiture devant le foyer où il logeait. Le 29, il était transféré au Centre de rétention de Lyon.
Une nouvelle demande d’asile a été déposée du centre de rétention avec des éléments nouveaux et sérieux.

Gayané attend son papa.
L'acharnement à démembrer les familles doit cesser.
Nous refusons que Gayané soit comdamnée à dire comme Meriem:
“ Les états signent la convention, c’est que des mots pour faire joli !”."

Allez signer nombreux la pétition sur le site donné plus haut !!

Ecrit par : Chloé Laroche | 04.11.2009

 

 

 
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