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30/10/2011

Polisse, un film sur la Police dont on ne ressort pas les yeux secs mais le coeur en miettes.


polisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,angeBonjour à tous et toutes,

 

Voir le film POLISSE est une obligation dans notre monde parfois trop policé, je veux dire trop poli par absence de réaction devant la misère de certaines familles, misère affective, misère pécunière, misère du deuil, du divorce, de la pédophilie.

 

Ce film est profond, d'une vulgarité absolue, de celle qui retrace la vérité vécue par les enfants violés, victimes d'un père, d'une mère, d'un malade sexuel, d'un enseignant, d'un grand-père. Il exprime la détresse de nombreux parents et n'oublie pas celle des policiers en prise avec leur métier, ayant eux-mêmes leurs propres vies.

 

Il raconte le quotidien de la Brigade de Protection des mineurs et a été tourné en accord avec la réalité de faits vécus réellement dans la Brigade. Sa réalisatrice est Maïwenn Le Besco qui nous offre un film grandiose par sa beauté humaine mais qui nous laisse en larmes à la fin du film, lorsque la vie bascule, celle d'une femme qui a donné sa vie pour un métier qu'elle aime, alors que l'enfant qu'elle a arraché à un pédophile se remet à être heureux, malgré ses blessures.polisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,ange

 

Polisse est joué par des acteurs excellents, des acteurs comme Karin Viard ou Joey Starr, d'une justesse sans faille, avec une perfection sur le métier de policier qui atteint son apogée à une période, une époque, où ce métier est si durement touché par les suicides, par le manque de moyen, par une escalade de la violence et des maltraitances sur les enfants.

 

Lorsqu'on est conscient que ce que nous montre ce film n'est qu'un petit morceau de glaçon du iceberg de tout le malheur humain et des souffrances des enfants, alors on essaye encore de croire en l'humain mais aussi en l'Éternel vers lequel on se tourne en colère.

 

polisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,angeCar quel ange peut accepter qu'une fillette de onze mois ait le vagin défoncé à cause de viols faits par son père depuis des mois ?

 

Les anges ne peuvent pas grand chose, ils ne peuvent que sauver des personnes au cas par cas, comme les policiers le font tous les jours. Et moi, je suis là pour les soutenir. Soyons nombreux.

 

Chloé LAROCHEpolisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,angepolisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,ange

 

 

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Et voici les propos recueillis par Charlotte Pudlowski

pour "20minutes" :

 

Thierry Boulouque, commissaire divisionnaire de police, chef de la Brigade de protection des mineurs à Paris, a donné à 20Minutes son avis sur le film «Polisse», de Maïwenn, qui raconte le quotidien d’une Brigade de police pour Mineurs...

"Quelle a été votre réaction après avoir vu le film?
C’est un film que nous avons tous aimé, à la brigade parce qu’il montre nos affaires avec beaucoup de pudeur et de réalisme, alors qu’elles sont rarement évoquées. Que ce soit dans la presse et a fortiori dans la fiction, c’est rare que l’on entende vraiment parler des violences faites aux jeunes.

 

C’est un tabou?
Oui, très fort. Nos affaires sont difficilement racontables, elles confinent à l’insupportable. Quand il s’agit d’enlèvement, il peut y avoir une certaine médiatisation. Mais ce que nous traitons au quotidien, comme l’inceste, la maltraitance, les agressions sexuelles au sein de familles ou en extra-familial, c’est très dur à raconter. Quand on parle d’une affaire à un collègue, on s’entend parfois dire «ahhhh mais arrête de raconter tes horreurs». C’est difficile de raconter ce que les gens ne veulent pas entendre.

 

La fiction est justement un bon moyen d’y parvenir?
Oui, parce que cela met une sorte de filtre. La réalité est sous-jacente. Le film met en lumière la difficulté de notre travail dans l’audition des mineurs victimes. Il y a la difficulté par rapport au contexte familial, le fait que la parole d’un enfant de 3 ou 4 ans n’est pas la même que celle d’un adolescent… Mais c’est aussi un film avec sa fiction. Les gens de la brigade sont un peu présentés comme des névropathes, alors que l’on est à l’image de la population. Mais on traite des affaires particulières, et l’on a affaire qu’à des victimes. Ce qui est intéressant c’est aussi  la séparation difficile entre la vie professionnelle et la vie privée, la première contamine parfois la seconde, cela rend les relations familiales plus complexes parfois et c’est très bien montré dans le film. Qui nous donne une reconnaissance dont on est fiers.

On voit aussi parfois des blagues de policiers, à bout. Le rire fait aussi partie du quotidien de la brigade?
Il y a un rire de tension, de sidération. Il est hors de question de se moquer des victimes, ils viennent chez nous, on doit s’occuper d’eux. Mais on peut sourire parfois entre nous, de nos affaires. Quand on est tout le temps dans des affaires de violence, à caractère sexuel, on a besoin de raconter nos histoires et d’en rire. C’est un rire cathartique. 

 

Polisse sensibilise aussi la population à ces souffrances des mineurs?
Oui, mais ce n’est pas le fond du film. Il montre moins la souffrance qu’il ne la laisse imaginer, sauf pour deux cas particuliers, lorsqu’une mère est séparée de son enfant, et lorsqu’une autre veut protéger sa fille contre son père.

 

La fidélité du film à la réalité est totale?
C’est le premier film, selon moi, qui envisage vraiment notre activité. Certains aspects ne sont évoqués qu’en pointillé, comme la pédopornographie, les prédateurs sur internet etc. Ce qui manque  un peu, c’est la préparation du travail. Pour toute audition, on réfléchit, on prépare. Et puis ce sont les conséquences aussi. A la fin du film, on retrouve une touche d’optimisme, un enfant abusé sexuellement devient premier à la gym. C’est une renaissance. Mais la renaissance n’est pas toujours facile. Jean Cocteau disait que «l’enfance sait ce qu’elle veut, elle veut sortir de l’enfance». Là les enfants veulent en sortir pour échapper à la maltraitance, c’est l’image que l’on retient en voyant ces enfants parfois résignés, résolus à l’idée de s’en sortir. Mais s’en sortir avec beaucoup de bleus."

 

Propos recueillis par Charlotte Pudlowski pour "20minutes".
 

 

 

 

09/10/2009

Letttre d’une maman à sa fille mineure victime d’un viol en réunion.

 

1347158198.jpgLettre d’une maman à sa fille victime d’un viol en réunion.

 

Ma fille,

Je t'écris pour te parler et te dire qu'il fallait que je porte plainte contre tes agresseurs car en tant que maman, j'en ai d'abord l'obligation et que ensuite un adulte ne peut garder un tel secret. Le viol en réunion est un crime, considéré ainsi dans la loi. Les adultes qui t’ont écoutée et ont gardé ce secret n’avaient pas le droit de garder le silence comme ils l’ont fait.

images-4.jpegTu vas me répondre que cela ne regarde que toi et personne d'autre. C'est vrai dans le sens que toi seule a vécu ce drame horrible mais c'est aussi faux, dans le sens que en tant que maman, je te dois et je me dois de te protéger et de te défendre contre tout agresseur. Dans un cas aussi grave que la séquestration et un viol en réunion, je ne pouvais garder pour moi ce que je viens d’apprendre. Je dois le dénoncer à la police même si tu n’es pas d’accord, même si tu as demandé à tous de garder le silence. Car tu es encore mineure et sous ma responsabilité.images-3.jpeg

Les adultes qui gardent pour eux de tels secrets sont condamnables aux yeux de la justice, pour non assistance à mineur en danger et non dénonciation de faits graves atteignant l’intégrité d’un mineur.

Je souhaite te dire... que tu ne dois pas te sentir responsable parce que tu as suivi ce garçon chez lui. Tout le monde a pu un jour aller chez un ami sans pour autant que cette personne nous viole et invite ses amis à le faire. Ces garçons sont très dangereux et pourraient encore faire du mal à d'autres filles. C'est pour cela aussi qu'il faut parler, quand tu t'en sentiras la force et le courage.images.jpeg

Unknown-1.jpegTu dis que tu te sens en partie responsable de ce qui t’est arrivé. Parce que tu ne t’es "pas défendue". Mais tu n'as pas eu le choix de dire oui ou non, ni de te battre contre ces criminels.

Tu as eu peur de perdre ta vie et ton cerveau a géré la situation comme si tu n’étais plus présente. Ils t’ont violée pendant des heures, séquestrée. En fait, en toi, tu étais comme morte. Ton corps n’était plus qu’une chose inerte et ton âme s’est meurtrie comme si on l’égorgeait.

images-5.jpegLes hommes n'ont pas le droit de prendre ce que la femme ne veut pas et c'est un crime en France. Le viol en réunion, à plusieurs, est pire aux yeux de la loi.

Alors ne m'en veux pas d'avoir porté plainte mais parfois il faut prendre le taureau par les cornes et arrêter le silence et le mutisme. C'est pire de ne rien faire, ne rien dire. Au fond de toi, tu le sais. Tu sais au moins qu'un adulte s'est levé, ta maman, et qu’elle a eu le courage d'aller tout dire pour que ces criminels aillent en prison, pour que cette chose horrible qui t'est arrivée ne reste pas impunie, pour que tu puisses te réparer, te guérir de cette horrible épreuve, pour que le mal qu’ils t’ont fait arrête de te ronger à l’acide au creux de toutes tes cellules.images-6.jpeg

images-1.jpegIl existe des lieux où tu peux aller parler de ce que tu as vécu de façon anonyme, comme les centres d’aide aux victimes, avec des écoutants qui savent respecter les jeunes filles qui ont vécu cela, et des numéros que tu peux appeler anonymement, comme le numéro de Jeunes Violences Écoute 0800 20 22 23  et le 0800 05 95 95 qui est le numéro de SOS Femmes Viol Informations, numéros qui sont gratuits et anonymes..

Je comprends que tu ne veuilles pas me parler pour l’instant mais quand je me suis présentée à la Brigade des Mineurs, j’ai agi comme tout parent, tout adulte doit le faire, même si tu ne voulais pas porter plainte. Je ne peux laisser mon enfant se débattre seul et sans protection dans un tel drame qui est un crime. Ces hommes ont tué la colombe qui vivait en toi, dans ton coeur. Je suis si triste pour toi. Je suis si désolée.

Je t'embrasse très fort.

 

Ta Maman

 

images-2.jpeg_____________Quelques liens pour aider et réfléchir :

 

http://espoir.jeun.fr/aides-informations-conseils-f71/info-viol-t162.htm

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/10/1321604_une-ado-violee-par-4-jeunes-pour-les-educateurs-c-est-la-fin-du-monde.html

 

http://c-l-t.skyrock.com/

 

http://scandale.bleublog.lematin.ch/tag/viol

 

http://www.leparisien.fr/carrieres-sous-poissy-78955/une-adolescente-victime-d-un-viol-collectif-12-02-2009-408016.php

 

___________

___________________   Viol, viol collectif, agressions sexuelles (Source: www.filsantejeunes.com)

 

“-Le viol est un crime. Il dégrade la dignité de la personne. Il a des conséquences énormes sur la vie des victimes, surtout lorsqu'elles n'osent pas en parler et que personne ne les aide.

 

-Quelles que soient les circonstances de l'agression, la victime ne doit pas se sentir coupable et ne doit pas avoir honte. La victime a peur de la réaction de son entourage. Pour s'en sortir, elle a besoin d'être crue et soutenue. Il ne faut pas hésiter à faire appel à des personnes de confiance, des professionnels (infirmière scolaire, psychologues) et essayer de leur raconter les faits, même si cela se fait en plusieurs fois.

 

-Si le viol et l'agression sexuelle ne sont pas exprimés verbalement, cela entraîne des dégats psychologiques graves sur ta vie comme l'anorexie, boulimie, dépression ...! La drogue ou l'alcool anesthésient sans faire disparaître la douleur.

 

-Une agression sexuelle te marque à vie et peut avoir des conséquences dramatiques sur ton comportement. Si tu n'arrives pas à parler, tu peux écrire ou t'exprimer par le moyen qui te convient.

 

-C'est pour cela que nous vous invitons à en parler pour vous soulager, on ne jugera pas on est là pour écouter, comprendre et aider. De plus c'est totalement anonyme !! Libérez vous.

 

Le viol : réagir immédiatement

Même si souvent le premier réflexe est de rentrer chez soi et d’essayer de tout oublier, il faut savoir qu’il y a urgence à consulter. D’une part pour prouver qu’il y a eu viol, (dans la mesure du possible, ne pas se laver et conserver dans un sac en papier vêtements ou linge souillés, pour aider à identifier le violeur) et d’autre part pour faire des examens médicaux dans un service d’urgence ou de gynécologie-obstétrique de préférence.

 

Il est parfois nécessaire de suivre un traitement prophylactique du Sida (dans les 48 heures) et prendre une contraception d’urgence (dans les 72 heures). Consulter n’engage pas à porter plainte, même si la proposition peut vous être faite.

 

Si vous préférez vous adresser à la police ou la gendarmerie en appelant le 17, ils vous proposeront de vous conduire à l’hôpital pour que les dépistages et les traitements d’urgence soient réalisés.

 

Comment porter plainte ?

Si tu es victime d’une agression, il est préférable d’en parler le plus rapidement possible à un adulte en qui tu as confiance. Les adultes sont là pour t’écouter, te protéger et t’aider dans tes démarches. Tu peux bien sûr alerter tes parents ou un autre membre de ta famille. Tu peux aussi en discuter avec les adultes de ton établissement (professeur, conseiller principal d’éducation (CPE), infirmière scolaire ?) ou tout autre adulte en qui tu as confiance (parents d’un copain ?).

Si cette démarche est difficile, tu as des amis autour de toi qui pourront aussi te soutenir et t’accompagner.

Cependant, pour agir en justice, certaines règles sont à respecter.

 

1 - Le dépôt de plainte au commissariat

Si tu es mineur :

 

Tu dois être accompagnée de tes parents pour aller porter plainte au commissariat du lieu de l’agression, ou à défaut, au commissariat du lieu de ton domicile.

Tu peux néanmoins te rendre seul au commissariat où tu pourras être entendu mais tes parents seront immédiatement convoqués.

Si tes parents sont défaillants (si tu penses que tes parents vont refuser de t’aider tu peux te déplacer au commissariat avec un adulte en qui tu as confiance).

Si tes parents sont eux-mêmes les auteurs de l’infraction (parents maltraitants par exemple), tu peux te rendre seul au commissariat où tu seras pris en charge.

La brigade des mineurs est compétente pour tous les crimes commis sur un mineur ainsi que pour l’ensemble des infractions sexuelles et des infractions intra-familiales. Il en existe une par département.

 

Si tu es majeur :

 

Tu peux te rendre seul au commissariat et tu as la possibilité de porter plainte sans avertir tes parents.

 

2 - La plainte auprès du Procureur de la République

Tu peux également porter plainte en écrivant au Procureur de la République ou en te déplaçant au bureau des plaintes au tribunal de grande instance de ton département. Si tu es mineur, ce sont tes représentants légaux qui effectueront cette démarche.

C’est un peu plus long lorsque c’est un écrit.

Ta lettre doit comporter un certain nombre d’éléments :

 

1) Nom, prénom, date

2) Faits, lieu de l’agression, nom du ou des agresseurs (si connus).

Si l’agresseur est inconnu, il est possible de porter plainte contre X.

4) Si l’agression t’a empêché d’aller travailler, tu peux préciser une ITT éventuelle (incapacité totale de travail). Pense à joindre une copie des certificats médicaux.

5) Précise et essaie d’évaluer les dommages causés (physiques, moraux, corporels).

 

Délais d’action pour porter plainte :

 

Pour les crimes

Le délai est de 10 ans à compter du jour où le crime a été commis. Si le fait a été commis plusieurs fois, on prend en considération la date du dernier acte pour faire courir le délai. La victime pourra porter plainte pendant ces 10 ans. A son expiration, l’action n’est plus possible.

NB :

Pour les crimes commis sur mineur, c’est un peu différent. Le délai de prescription court durant la minorité de l’enfant MAIS il court à nouveau à la majorité de celui-ci. Concrètement, les parents du mineur pourront porter plainte pendant la minorité de leur enfant, ou le mineur lui-même si les parents sont les agresseurs. Celui-ci pourra entreprendre ces démarches seul à sa majorité si aucun dépôt de plainte n’a été effectué avant, et ce pendant 10 ans, c’est à dire jusqu’à 28 ans (art 7 NCPP).

Ces dispositions sont applicables aux infractions non encore prescrites lors de l’entrée en vigueur de la loi du 17 juin 1998.

 

Pour les délits

Le délai pour agir en justice est de trois ans à partir de la commission des faits. Ce délai court à nouveau à partir de la majorité de l’enfant c’est à dire jusqu’à 21ans (art 8 NCPP).

Par dérogation, le délai de prescription est de 10 ans lorsque la victime est mineure et qu’il s’agit de certains délits :

- violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

- violences ayant entraîné une ITT pendant plus de 8 jours.

- avec circonstances aggravantes : violences habituelles.

- agression sexuelle, d’autant plus s’il y a des circonstances aggravantes (ayant entraîné une blessure ou lésion, commise par un ascendant, ou par une personne qui abuse de son autorité, commise en réunion, ou par usage ou menace d’une arme).

- proxénétisme.

- corruption de mineur.

- atteinte sexuelle.

 

Pour les contraventions

Le délai pour porter plainte est de 1 an à partir de la commission des faits. Ce délai repart aux 18 ans de la victime jusqu’à ses 19 ans (art 9 NCPP).

 

Le viol devant la loi :

 

Au regard de la loi, le viol est un crime et la plus grave des agressions sexuelles.

Notre corps nous appartient et personne n’a le droit de le toucher sans notre consentement.

Les victimes de viol ne sont pas que des femmes, mais aussi des hommes ou des enfants.

Les tentatives de viol sont également punissables. Assister à un viol revient à être complice et est également puni la loi.

Dénoncer un viol peut être est une démarche extrêmement pénible. Il est fondamental d’en parler, même longtemps après, mais il y a des risques médicaux à écarter d’urgence : éventualité de grossesse et de contamination par MST, Sida.

 

DEFINITION :

°Le viol se définit comme " tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise " (art 222-23 du NCP).

Autrement dit, un viol est constitué dès qu’il y a rapport sexuel sans consentement.

° Le viol désigne toute pénétration sexuelle, qu’elle soit vaginale, anale (sodomie) ou orale (fellation) ou pénétration sexuelle par la main ou des objets.

° La tentative de viol est aussi punissable.

 

REPRESSION :

 

Principe : Le viol est puni de 15 ans de réclusion criminelle.

 

Circonstances aggravantes :

 

La peine encourue pourra aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle dans certaines circonstances (art 222-24 du NCP) :

 

Lorsque le viol a entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

 

- Lorsqu’il est commis sur un mineur de moins de 15 ans.

- Lorsqu’il est commis sur une personne particulièrement vulnérable (très jeune, malade, infirme, enceinte...). Cet état doit être apparent ou connu de l’agresseur.

- Lorsqu’il s’agit d’inceste (l’agresseur est alors un des parents mais il peut aussi s’agir d’un oncle, du second mari de la mère...)

- Lorsqu’il est commis par une personne qui abuse de l’autorité que lui confère ses fonctions : directeur du centre d’accueil où la victime était placée (cass crim.3 mai 1989, droit pénal 1990, n°52).

- Lorsque le viol est commis en réunion (par exemple, les tournantes).

- Lorsqu’il est commis avec usage ou menace d’une arme.

 

Le viol est puni de trente ans de réclusion criminelle lorsqu’il a entraîné la mort de la victime(art 222-25 du NCP) et de la réclusion criminelle à perpétuité, lorsqu’il est précédé, accompagné, ou suivi de tortures ou d’actes de barbarie(art 222-26 du NCP).

 

Les autres agressions sexuelles

 

I - L’AGRESSION SEXUELLE

 

DEFINITION :

"Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise".

"Lorsque les agressions sexuelles sont commises à l’étranger contre un mineur par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français, la loi française est applicable(...)" art 222-27 du NCP.

 

Si l’agression se traduit par un acte de pénétration sexuelle, il y a nécessairement viol. (Une fiche y est entièrement consacrée). Les actes d’attouchements ou de mise à nu des organes sexuels, quel que soit l’âge de la victime, constituent une agression. Pour d’autres agissements tels que caresses ou baisers l’appréciation peut dépendre des circonstances ou de l’âge de la victime.

Exemples : des attouchements sur les seins, mais avec violences collectives ou le fait de pincer les fesses d’une jeune fille majeure et de tenter de la faire monter de force dans une voiture ont été sanctionnés.

 

REPRESSION

Les agressions sexuelles autres que le viol sont en principe punies de 5 ans d’emprisonnement et de 50000 F d’amende. Les peines pourront être aggravées si la victime a moins de 15 ans, si l’agresseur est un parent ou toute autre personne ayant autorité sur l’enfant.

 

II - L’ATTEINTE SEXUELLE (ou attouchements)

 

L’atteinte sexuelle se différencie de l’agression sexuelle car il n’y a pas de violence, de menace, ni de surprise. L’élément fondamental de ce délit est le jeune âge de la victime. Un enfant ne peut émettre un consentement éclairé, on protège son immaturité et son innocence.

La loi fait une distinction :

° Mineur de moins de 16 ans : l’agresseur est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 500 000 F d’amende.

° Mineur entre 16 et 18 ans (non émancipé par le mariage) : l’agresseur est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 200 000 F d’amende dans deux cas :

- Lorsqu’il s’agit d’un parent, du beau-père, de la belle-mère, d’un oncle... de toute personne ayant une autorité sur le jeune.

- Lorsqu’il s’agit d’une personne ayant une autorité grâce à ses fonctions comme un prof, un moniteur de colonie, un entraîneur sportif...”.

 

(Source de ce texte " Viol, viol collectif, agressions sexuelles" : www.filsantejeunes.com)

 

images-2.jpeg_______________________  Sos viol femmes informations: 0 800 05 95 95

10 h-19 h/ Appel vert national gratuit du lundi au vendredi

 

 

 
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