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20/11/2013

Lettre à un homme qui ne croit pas au chiffre de la mort des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

Henri,


Je m'adresse à toi qui a osé l'autre jour démentir le chiffre de six millions de juifs exterminés par les Nazis.

Pour toi, ce chiffre est une manipulation pour faire croire aux foules ce qu'on sait aujourd'hui des abominations d'Hitler.

Tu as essayé de démontrer à ton cercle d'amis que ce chiffre n'a pas été vérifié, qu'il a été parachuté pour rendre crédible une réalité qui ne te parle pas.

Pour toi, le livre n'existe pas non plus. Tu n'aimes pas les livres. Lorsque tu ouvres un livre, tu as l'impression qu'il entre dans ton esprit et qu'il prend ton âme.

Comme pour ce chiffre de six millions de juifs gazés, exterminés, écartelés, torturés, fusillés : tu refuses à tout prix qu'il entre dans ta conscience, dans ton réel. 

Et s'il n'y en avait eu que trois millions, que deux millions, qu'un million.... serait-ce moins grave, moins abject, moins terrifiant ?

Je n'aime pas qu'on puisse débattre d'une réalité aussi sordide, aussi horrible. On peut tout dire sur tout. On peut nier jusqu'à l'existence d'un être humain. On peut nier jusqu'à l'âme, comme on l'a fait pour les femmes durant des millénaires, lesquelles étaient sensées naître sans âme ni réflexion.

On peut nier sans avoir vu, mais le souvenir de l'Histoire est bien présent dans nos mémoires transmises. Faut-il que les derniers témoins meurent pour qu'on brûle leurs souffrances, leur calvaire ?

Faut-il que le temps efface leurs regards sur les corps décharnés, sur les montagnes de chaussures, sur les milliers de lunettes, de cheveux, de jouets d'enfants ?

Certains ont dit qu'aucune destruction massive n'aurait été effectuée, que personne n'en a la preuve et que ces montagnes d'affaires et de vêtements provenaient de morts, de personnes malades mais non de tués.

Alors lisez donc cela ; attention, c'est insoutenable, insupportable...

"Souvent, le gaz n'arrivait pas en temps voulu. Les victimes devaient alors attendre assez longtemps dans la chambre à gaz. On entendait les cris de très loin. Souvent, les SS se livraient aussi à des excès particulièrement sadiques. C'est ainsi que des enfants furent fusillés dans les bras de leurs mères juste devant la chambre à gaz, ou jetés contre le mur. Quand l'un des arrivants disait un seul mot contre les SS, il était fusillé sur place. La plupart du temps de tels excès n'avaient lieu que lorsque des officiers supérieurs étaient présents. Lorsque la chambre à gaz était trop remplie, on jetait souvent des enfants qui ne pouvaient plus y entrer par-dessus la tête de ceux qui s'y trouvaient déjà. Du fait de la compression, d'autres victimes étaient tuées par piétinement. Les SS nous répétaient souvent qu'ils ne laisseraient pas survivre un seul témoin."

 

Lisez, s'il vous plaît, le document de ce témoin survivant en entier :

http://www.phdn.org/histgen/documents/paisikovic.html

 

La colère monte dans mon coeur et comme le dirait un ange... tout le bleu du ciel pleure dans nos yeux, à la lecture d'horreur de cet homme qui a été obligé de faire ce terrible travail de destruction des personnes gazées.

Henri, lorsque tu auras fini de dire que tout est manipulé, que les médias racontent des sornettes, que les journalistes sont achetés, que les livres d'Histoire sont emplis de mensonges, que la Seconde Guerre n'est pas celle dont on se souvient, que le soleil n'est pas le soleil et que personne n'a marché sur la lune... alors tu seras mort, mais tu auras été transparent à ton propre coeur, à ton âme, à travers cette réalité que tu n'as pas palpée.


Chloé Laroche





 

13/11/2013

Présente à la cérémonie du 11 Novembre pour célébrer l'Armistice et honorer la mémoire de mon Grand-Père déporté, résistant et mutilé de guerre.


th-49.jpegCe lundi 11 Novembre, j'étais présente à la cérémonie de commémoration du 11 novembre à Crolles, concernant
l'Armistice de la Première Guerre mondiale.
 
 
 
En tant que petite fille de Jean-Louis Laroche, résistant et déporté dans trois camps de concentration, mutilé de guerre et fait prisonnier le 11 novembre 1943 dans la rafle de Grenoble (400 déportés) par les Allemands... j'étais présente en sa mémoire et en la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour que nous soyons là, à vivre en Paix. WP_20131111_013.jpg


Mon grand-père a fait partie de tous ces grenoblois courageux qui sont descendus dans la rue le 11 novembre 1943 "pour crier à la face du monde leur amour de la Justice et chanter leur espoir de Liberté", malgré la présence des Allemands. Ils étaient près de six cents manifestants mais quatre cents hommes ont été déportés à la suite de cette rencontre héroïque.

11 novembre,commémoration,mémoire,résistance,défilé,11 novembre 1943,grenoble,rafle,nazi,déportation,résistant,manifestant,peuple,honorer,discours,politique,crolles,brottes,déportation,seconde guerre mondiale,mort,soldat,guerre,conflit,paix,courage,combat,liberté,fraternité,passé,avenir,70 ans plus tard, cette commémoration de l'Armistice du 11 novembre à Crolles fut très émouvante, avec une présence importante d'habitants et de représentants de la Mairie. Le Maire, Monsieur Brottes, a fait un discours devant le Monument aux Morts, puis devant la plaque dédié au Résistant fusillé lors de la Seconde Guerre mondiale : Henri Lanier, fusillé par l'ennemi le 29 mai 1943.


WP_20131111_012.jpgLe discours du Maire nous a rappelé que toute personne ayant la haine au coeur se trouve dans une impasse. Il a rappelé que les valeurs de la liberté d'expression, de la fraternité et de la paix, contre toute haine et tout racisme, nous conduit sur un chemin serein. Il a rappelé aussi que la mémoire du Passé doit relier mais ne doit pas diviser.


Je pense à ces propos entendus dans les Grandes Gueules sur RMC Radio, insupportables : "On s'en fout de ce qui s'est passé durant cette période de la Première Guerre"... et ..... : "Choisir le berceau, non la tombe"... Expression employée dans l'émission pour dire qu'il "vaut mieux parler du présent et du futur que du passé".

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Cependant, nous avons un devoir de mémoire, pour que ces faits de guerre ne se reproduisent pas, pour que la Seconde Guerre ne revienne jamais avec ses fantômes oubliés au fond de nos consciences, pour que les révisionnistes ne gagnent pas en disant que tout cela n'est jamais arrivé et qu'on aurait peut-être exagéré les chiffres des morts, des six millions de juifs tués par les Nazis dans les camps de la mort, plus les 50 millions de morts tombés au combat durant la Seconde Guerre mondiale et les 19 millions de morts durant la Première Guerre Mondiale.


Que la Paix demeure.... en sachant que deux générations ont déjà grandi depuis la dernière Guerre... sans guerre mondiale.th-45.jpeg


Chloé Laroche_______________


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Consulter :


 

http://www.tracesdhistoire.fr/resources/

Digests+Deportes+Isere+1.pdf



http://www.ordredelaliberation.fr/

fr_ville/grenoble.html_______


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Pour mon Grand-Père qui était présent ce jour-là du 11 novembre 1943 :


Article de Claude MULLER :

http://claudemuller.blog.lemonde.fr/2011/11/08/nous-sommes-tous-nes-le-11-novembre-1943-avec-les-resistants-grenoblois/

 

Nous sommes tous nés le 11 novembre 1943 avec les Résistants Grenoblois

"Ce jour-là, les Grenoblois rendent hommage au courage de centaines de Résistants qui, le 11 novembre 1943, ont osé manifester dans les rues de leur ville, bravant la présence des Allemands. Ce peuple s'est levé pour crier à la face du monde son amour de la Justice et chanter son espoir de Liberté.
Malheureusement, ils n'avaient pas encore pris la mesure de la férocité de la Gestapo. Encerclés, regroupés, parqués et exposés sur une place de la ville, 600 hommes et femmes l'ont trop vite appris. Trois jours plus tard, 400 hommes seront déportés vers les camps de Buchenwald, Dora et Mauthausen. Près de 7 sur 10 n'en reviendront pas.

Derrière les barbelés où ils ont été parqués immédiatement après la manifestation les patriotes Grenoblois sont sévèrement gardés. Un fusil-mitrailleur avec ses servants a été installé. C'est grâce au télé-objectif d’un audacieux photographe que ce document unique a pu être saisi. Photo Les Allograges - Archives Auguste Celse

Maurice Hugelé


Maurice Hugelé était l'un d'eux. Revenu de Buchenwald en mai 1945, il a tout au long de sa "deuxième" vie témoigné de cette horreur dans les écoles, les usines, les commémorations et partout où il le pouvait.
Pendant longtemps il a présidé l’Amicale des déportés du 11 novembre 1943. Chaque année, il revenait là ou les Allemands les avaient raflés, pour dire "plus jamais ça !"
Aujourd’hui disparu, je lui laisse la parole, non sans une certaine émotion.

Nous sommes place Pasteur, le 11 novembre 2009.

"Si nous nous exprimons et témoignons encore, ce n’est pas pour évoquer les souffrances passées, ou pour nous plaindre, mais pour faire réfléchir et tirer des leçons afin que nul n’ait plus jamais à connaître ce que nous avons vécu.
Leçons d’humilité, car, quelles que soient les positions que certains aient pu occuper devant la barbarie, nous étions tous des numéros, des anonymes, bons seulement à être utilisés jusqu’à épuisement total au service de la machine de guerre nazie.
Leçon d’humanisme, car, rien n’est plus insupportable que de subir l’esclavage et les humiliations que nous avons vues et connues. Le respect de l’être humain, sans distinction aucune, doit être une règle. Seule la solidarité, nous en sommes conscients, avec en plus un peu de chance, nous a permis de revenir.

Discours de Maurice Hugelé Place Pasteur, à Grenoble

Notre vie est maintenant bien avancée, notre regard reste lucide, mais nous constatons que les avancées sociales de 1945 sont remises en cause, elles permettaient pourtant de gommer certaines disparités, surtout au niveau des plus faibles ou des moins chanceux.
Elles contribuaient à établir un équilibre forgeant la cohésion nationale nécessaire dans les périodes difficiles, comme celle que nous traversons.
Nous remarquons en revanche que l’individualisme gagne du terrain, créant un climat de ségrégation et de crainte. L’autre est le concurrent, il faut l’écarter !
La conscience d’appartenir et contribuer à l’essor de notre nation fait place à la recherche de profits rapides, laissant sans ressources des milliers de personnes.
Ce n’était pas l’idéal recherché par ceux qui, ayant subi ou non notre sort, ont fait de leur mieux, pour que notre pays, avec la liberté retrouve la place qui était et devrait rester la sienne
Nos convictions restent vives, c’est la raison pour laquelle nous essayons d’expliquer, à ceux qui ont envie de comprendre, qu’il n’est pas inutile de tirer les leçons du passé."

Je publie ses mots en espérant que son discours traversera le temps et les générations à venir."
Claude Muller

http://claudemuller.blog.lemonde.fr/2011/11/08/nous-sommes-tous-nes-le-11-novembre-1943-avec-les-resistants-grenoblois/

 

16/02/2012

Aimer son prochain par-delà sa propre douleur et dire les ignominies pour que l'ignorance ne paralyse pas notre solidarité et notre devoir de mémoire, de la SYRIE aux tueries de la Seconde guerre.

u19982279.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Je traverse actuellement la période difficile de l'anniversaire du départ de ma fille aînée et je vis dans le corps l'amoncellement intérieur de souffrance depuis toutes ces années où on apprend à accepter afin de poursuivre sa destinée, afin de donner son coeur et son énergie à d'autres personnes en souffrance.


On est très seul face à ce handicap intérieur qui ne se voit pas, l'amputation de cette partie de nous mise au monde par notre ventre, notre enfant arraché à la vie.u14061573.jpg


On apprend à gérer et à reconnaître les périodes de plus grande fatigue afin de se préserver et d'accepter qu'à certains moments on peut être plus fragile, plus vulnérable.


images.jpegLe deuil d'un enfant s'apaise et se dilue dans le temps, par rapport au degré de souffrance morale intense que l'on vit à l'annonce de la mort, mais le deuil ne se finit jamais puisque l'on est amputé et que notre vie a basculé entre terre et ciel, un pied dans la tombe où le vertige de la mort nous fait chavirer.


thumbnail-7.aspx.jpegIl faut choisir en un choix conscient de se battre, de dire oui à la vie, de renoncer à cet amour vivant et ayant vécu, disparu avec notre enfant, amour qui vit au-delà de nous-même dans la création, la créativité, le don de soi.


Il faut se dire que notre vie s'arrêtera et le rejoindra un jour pas si lointain, qu'elle rejoindra ceux que l'on a aimé et qui sont partis si loin de nous. En attendant, on a des choses encore à vivre ici, des mains à serrer et à tendre, des sourires à donner, un coeur à partager, des souffrances à soulager, des ignominies à dénoncer.


PAA091000051.jpgJe suis profondément meurtrie de voir qu'en Syrie, tant d'enfants meurent sans qu'on ne puisse rien faire, qu'une ville : Homs, soit ainsi martyrisée et bombardée sans arrêt, que la Russie et la Chine bloquent toute décision pour venir en aide à ce peuple. En une nuit, plus de deux cent civils, dont des enfants, ont été massacrés et cela continue. De jeunes enfants sont torturés, brûlés à la cigarette ou électrocutés. Dans certains quartiers de la ville, on a retrouvé des familles entières égorgées et massacrées de façon barbare. Des familles ont été sorties de chez elles dans la rue et des voitures leur fonçaient dessus pour les écraser.


x14402629.jpgJ'ai été infiniment bouleversée aussi d'avoir vu une terrible photo prise lors d'un massacre d'enfants durant la Seconde guerre mondiale, photo prise de dizaines d'enfants étendus par terre, si jeunes et le corps froid, tués par les Nazis. Meurtrie de voir autant de cruauté dans l'Humanité. Meurtrie de comprendre de jour en jour ce qu'a été le massacre des Juifs, en prenant conscience du passé qui nous sali à jamais en tant que français à travers la France de Pétain, passé qui nous crucifie pour toujours à travers le sort de milliers de familles juives décimées et à travers tous ceux (juifs, résistants, tziganes, homosexuels) qui sont morts en camps de "concentration" en Allemagne et de "rétention" en France.


page03-1pt.gifComment le 10 juin 1944, des soldats S.S. ont pu prendre un village entier, tuant à 16 h tous les hommes rassemblés en différents lieux, dans un petit bourg tranquille et sans histoire, Oradour sur Glane ? Comment ont-ils pu enfermer quatre cent femmes et enfants dans l'église afin de les tuer, leur tirant dessus à bout portant et les asphyxiant, tirant même sur deux femmes qui s'enfuyaient avec un bébé. Il y eut 642 victimes en ce jour terrible que la France n'oubliera jamais.


Aujourd'hui et hier, on a le devoir de réagir, de savoir et de ne jamais oublier. Mais l'histoire se répète, même si elle ne porte pas le même nom.bul0167.jpg


Aujourd'hui, en France, il y a des camps de rétention comme on en trouvait dans la France de Vichy. La Cimade entrait en ces lieux avec la Croix-Rouge pour venir en aide aux juifs enfermés, aux femmes, aux enfants.

Aujourd'hui, la Cimade poursuit son oeuvre, comme quoi on avance sur le même mode, dans les mêmes rouages, sauf qu'il n'y a plus de trains pour emmener les juifs à la mort mais il y a des avions pour expulser des papas, des familles entières hors de France. Des enfants sont enfermés actuellement en camps de rétention. Il faut le savoir. Allez sur le site du réseau d'Éducation sans Frontières.org et vous comprendrez.

Ce soir, sur ce site, j'ai été interpelée par le cas d'une famille de Villejuif menacée d'expulsion dans le mois. Une famille qui comprend quatre enfants qui viennent de perdre leur mère d'un cancer. Il leur reste leur père. Le sous-préfet a décrété que maintenant que la maman est morte, les enfants doivent être déscolarisés et renvoyés en Algérie avec leur père. Cela fait deux ans qu'ils sont là. Les enfants ont deux tantes en France.

u19257753.jpgLa douleur de leur deuil est à prendre en considération dans une situation intolérable où les chiffres de l'Immigration ne devraient pas intervenir comme cotât. Je suis de tout coeur près de ce père éprouvé par le deuil de sa femme et près de ces enfants menacés de quitter le territoire français. C'est inhumain de leur faire subir ça.


Je demande donc pour 

Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE

père de Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir 

 

un titre de séjour « vie privée et familiale ».

 


 

Chloé LAROCHE________________x15302831.jpg


P.-S. : MERCI de signer la pétition demandant

le titre de séjour pour cette famille sur ce lien :

http://www.educationsansfrontieres.org/

article41331.html


De plus, aujourd'hui, jeudi 16 février, un rassemblement de soutien se tiendra à 16 h 30 devant l'école Pasteur.

Villejuif (94) : Rassemblement de soutien pour Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE et ses quatre enfants : Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir !

devant l’école élémentaire Pasteur 48 rue Louis Pasteur (métro ligne 7 direction Villejuif station Villejuif Léo Lagrange. La rue Pasteur est parallèle à la nationale 7 côté Villejuif).




20/06/2010

Il est des lieux qui apportent la sérénité à nos vies comme il est des personnes comme Etty Hillesum qui portent les autres à travers leurs mots et leur foi en la vie. Mes balades en Isère.

imagesr6dM5Q.jpegBonsoir à tous et toutes,mini_1002281005539900355325717cJT0V.jpg100228100554990035532576.jpg

 

Etty Hillesum est décédée le 30 novembre 1943 au camp de concentration d’Auschwitz en Pologne. C'est une jeune femme juive connue pour avoir, pendant la Seconde guerre mondiale, tenu un journal remarquable de profondeur et écrit des lettres infiniment humaines et spirituelles depuis le camp de transit de Westerbork.

J'aime beaucoup ce qu'elle a écrit et le jour du 8 mai 2010 j'ai choisi d'emmener des amis d'OVS (On Va Sortir) au Mémorial de la Paix en haut de la Bastille à Grenoble afin de rendre hommage aux soldats tombés en ce lieu lors de la Seconde guerre mondiale, leur rendre hommage en lisant certains textes choisis d'Etty.imageshBqJK5.jpegimagesPoonP3.jpeg

J'aime organiser des sorties sur ce site "On Va Sortir.com", site internet très convivial où chacun amène et partage ses idées de sorties.

imm001_2.jpgNous avons chanté "Nuit et Brouillard" de Jean Ferrat et j'ai joué quelques morceaux à la flûte puis j'ai lu tout haut ces textes d'Etty Hillesum que j'ai envie de partager avec vous ce soir :

 

"Une fois, c'est un Hitler, une autre fois un Ivan le Terrible, par exemple, une fois, c'est la résignation, une autre fois, les guerres, la peste, les tremblements de terre, la famine. Les instruments de la souffrance importent peu, ce qui compte, c'est la façon de porter, de supporter, d'assumer une souffrance consubstantielle à la vie et de conserver intact à travers les épreuves un morceau de son âme." (Etty Hillesum)imagesehPixe.jpegCopie de 016 -3--1.jpg

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Copie de 017 -2--1.jpg"Je cherche à comprendre et à disséquer les pires exactions, j'essaie toujours de retrouver la place de l'homme dans sa nudité, sa fragilité, de cet homme bien souvent introuvable. Enseveli parmi les ruines monstrueuses de ses actes absurdes.

La plupart des gens ont une vision conventionnelle de la vie, [...], il faut avoir le courage de se détacher de tout, de toutes normes [...] il faut oser faire le grand bond dans le cosmos : alors la vie devient infiniment riche, elle déborde de dons, même au fond de la détresse.

Je suis de ceux qui préfèrent continuer à se laisser flotter sur le dos les yeux tournés vers le ciel.
Et puisque, désormais libre, je ne veux plus rien posséder, désormais tout m'appartient et ma richesse
intérieure est immense." (Etty Hillesum)_________________________________________________________________

013 -3--1.jpg"Comme c'est étrange ! C'est la guerre. Il y a les camps de concentration.

Je connais l'air traqué des gens, la souffrance humaine qui ne cesse de s'accumuler.

Je connais les persécutions, l'oppression, l'arbitraire, la haine impuissante et tout ce sadisme.

Et pourtant me voilà tout à coup reposant contre la poitrine nue de la vie, et ses bras qui m'enlacent sont si doux et protecteurs et le battement de son coeur, je ne saurais même pas le décrire : si lent, si doux, presque étouffé, mais si fidèle, assez fort pour ne jamais cesser." (Etty Hillesum)Copie de 100228100554990035532577.jpg

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Sur OVS, j'emmène souvent des personnes en nature et un jour j'ai emmené un groupe au Siège du Seigneur qui se trouve dans la forêt de Vallin près de Saint Victor de Cessieux, un endroit vraiment magique, une forêt étrange et mystérieuse, emplie de lieux secrets.

Nous nous sommes approchés de la cascade et nos mains sont allés vers l'eau, comme on retrouve la source de ses racines, de son identité.

P5210050.JPGNous nous sommes assis sur ce siège en pierre et nous avons senti des choses étonnantes que beaucoup de visiteurs viennent chercher, parfois venant de très loin, afin de retrouver santé et guérison, fertilité et harmonie.

Et puis nous avons traversé toute la forêt en  contemplant certains grands arbres, en nous arrêtant à certains endroits comme ce tumulus entre un grand chêne et un tilleul très particulier.007.JPG

En un endroit précis sur un petit monticule, des personnes viennent se ressourcer et retrouvent l'équilibre dans leur vie.

Plus loin, un petit arbre vieux de cinq ans a été planté, avec l'inscription qu'il prend les joies et les peines de ceux qui viennent le voir.

On dirait que c'est le benjamin de toute une forêt qui est ainsi : prendre les joies et les peines et revivifier les marcheurs traversant son espace immense.

Copie de 007.JPGUn jour nous y retournerons et la paix sèmera encore ses petites graines dans nos coeurs verdoyants. Car il est des lieux qui apporte la sérénité à nos vies comme il est des personnes comme Etty Hillesum qui portent les autres à travers leurs mots et leur foi en la vie.

 

Chloé Laroche

 

PS : les photos sont celles prises sur les lieux des balades-sorties dont j'ai parlées... et ci-après, vous trouverez quelques photos de mes autres balades à Monestier, Parménie, Bresson, Herbeys, Laffrey, Claix, École-en-Bauges, la Pierre Percée, lac de Saint André, la Bastille, etc.Copie de 025 -4-.jpgcieleela.jpgresize_S114491_Loup38_P204501.jpg004 -7--1.jpg012 -2--1.jpgch0002.jpgresize_S122641_Jules38_P217041.jpgmini_100228100551990035532564.jpgresize_S122641_Jules38_P217051.jpgmini_100228100554990035532577.jpg001 -10-.jpg042 -2--1.jpgimm003_6A.jpgCopie de imm024_23A.jpgCopie de imm022_21A.jpgresize_S66331_Jules38_P125631.jpgCopie de imm014_13A.jpgph2.echirolles2.jpgsaa10.jpgresize_S96701_Loucas_P175861.jpgresize_S96701_Loucas_P175841.jpgDSC03926p.jpgCopie de 008 -4-.jpgresize_S96701_Loucas_P175871.jpgArclusaz_23_mini.jpg028 -3-.jpg068.jpg006 -3-.jpg034 -4-.jpg10297.jpegCopie de 41728386_p.jpg

 

 

 

 

 

 

 
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