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08/06/2014

Récit de petits miracles méconnus. Ma politesse envers le Créateur, la vie, l'Univers, nos anges gardiens.

20131118-seance-violon-25.jpgBonjour à tous et toutes,bmwb-20.jpg






Je m'aperçois en transportant mes patients et notamment de nombreuses personnes handicapées à la suite d'un accident, que nombre de blessés sont des miraculés de la vie.th-116.jpeg


J'en conclus que lorsque notre heure n'est pas venue, tout se conjugue pour nous sauver du pire : survivre à la collision avec un train qui nous a foncé dessus, survivre sans handicap à une chute de trente mètres, avoir pu protéger sa vie grâce à un portable qui s'éteint juste après l'appel au secours qui nous sauvera d'une chute en montagne, sortir vivant de cinq tonneaux et arriver à s'extirper d'une voiture qui ne ressemble plus qu'à de la tôle compressée.

WP_20140324_004.jpgJ'ai rencontré et transporté toutes ces personnes. Elles ont toutes l'énergie de se battre pour revenir à la vie normale, après une lutte acharnée de rééducation et de sortie de coma pour certains.

On parle de politesse au sein des humains, de savoir remercier autrui pour l'aide qu'il nous a apportée. Mais parle t-on de cette politesse à la Vie que l'on doit à l'univers de nous avoir gardé en vie, de nous avoir protégé de la mort et du handicap grave, contre toute attente ?

Parle-t-on de cette politesse, d'un grand merci à notre Ange gardien qui nous prend dans sa main ou sous son aile afin de nous protéger du pire et de nous faire porter sur un nuage cotonneux pour que nous ne succombions pas dans la chute cruelle des épreuves de la vie.WP_20131215_009.jpg

Un jour, une dame se trouva mal en pleine montagne. Elle était seule. Un vétérinaire passa par là avec sa fille. Il avait juste sur lui le médicament qui la sauva de l'arrêt cardiaque et à eux deux, ils portèrent cette dame jusqu'à la plaine et la sauvèrent in extremis de la mort. Quelques minutes de plus sans aide et cette dame mourait, au dire du corps médical qui la reçut.

WP_20131224_002.jpgUn jour aussi, un frère et sa soeur voulurent escalader une paroi dans le Verdon. En se dirigeant sur le lieu de la grimpe, le frère glissa et fit une chute de trente mètres. La soeur arriva tant bien que mal à descendre à l'endroit où il se trouvait, inanimé. Elle récupéra le portable du blessé et appela les secours. Le portable s'éteignit aussitôt après. Ce fut cet appel qui permit d'arriver très vite sur les lieux du drame et de sauver ce jeune homme de la mort. Cet homme n'a pas eu la colonne vertébrale touchée, il n'est pas en fauteuil roulant et malgré les troubles qui lui restent à gérer, il se dit miraculé et est très troublé de se trouver encore en vie, marchant et parlant normalement.

WP_20140324_007.jpgChaque jour, nous vivons nous-même des petits miracles : sur la route, sur un passage piéton, sur notre moto, notre vélo, dans notre maison, en croisant un homme armé dans la rue sans qu'il nous touche, en trouvant l'aide dont on a besoin, en retrouvant son chemin en montagne avant la nuit et le froid qui tue, en restant vivant malgré le pire, en gardant le courage d'avancer malgré le désespoir et la solitude de nos vies.

Chloé Larocheth-19.jpegth-37.jpegth-108.jpeg



 



PS : Vous pourrez retrouvez mes dernières photos dans mon dernier album photo (en haut à droite). 

14/05/2014

Un jour d'août, en Maurienne... Récit de la chute d'un ange de quatorze ans, jeune montagnard. Récit sur le destin et l'acceptation de notre impermanence. Notre vie est un mandala.

th-116.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Je suis passionnée de montagne et je suis donc dépositaire de cette histoire que je souhaite partager avec vous.

Ces faits sont réels et marquent encore le seul rescapé de cette sortie en montagne, rescapé qui a pris de l'âge mais qui, à chaque 25 août, se souvient et pleure. Il avait seize ans à l'époque mais le destin lui a montré que la mort peut frapper à tout moment et qu'elle peut être terrible et brutale, nous ramenant à notre propre existence de vivants qui bien souvent nous pensons immortels, faisant s'écouler le temps comme si la plage de notre vie était infinie.th-112.jpeg

Un jour donc, il y a fort longtemps, dans les années quarante, en Maurienne, un jeune homme de trente-cinq ans environ décida d'emmener trois jeunes de quatorze, douze et seize ans pour faire l'ascension de la Croix des Têtes en Maurienne.

Il était prêtre et a fait partie de la Résistance, véritable héros de sa région.

Ce jour-là d'août, les quatre hommes laissèrent leur corde dans le sac et grimpèrent comme des chamois dans ces parois que je vous laisse apprécier dans le lien suivant :

http://laurentguerin.pagesperso-orange.fr/montagne/croix-tetes/croix-tetes.html

Le jeune prêtre avait proposé d'emmener Jean, un jeune garçon de quatorze ans qui souffrait d'asthme. "Le bon air de la montagne lui fera du bien", avait-il dit à ses parents.

th-117.jpegEffectivement, lorsque Jean était en montagne, il allait beaucoup mieux et se trouvait transfiguré. Malheureusement, la montagne l'aimait tant aussi qu'elle l'a emporté.

Ils se trouvaient dans une montée de barre rocheuse, dans une paroi, non encordés, lorsque soudain le mauvais temps qui tournait à l'orage leur fit peur. Le meneur décida de redescendre les jeunes gens. Jean se trouvait devant, décalé un peu sur la droite. Il savait se tenir sur les rochers et grimper sur les parois comme un chamois. Mais lorsqu'il voulut redescendre, la pierre sous son pied céda et il chuta, sur plus de trente mètres.th-111.jpeg

Le jeune de seize ans le vit tomber et il se rappelle encore de ce corps disloqué, de ce cerveau éclaté, des membres écartelés par la paroi et les rochers en contrebas. Son ami était mort, si brutalement, si violemment. Sans qu'il ait pu lui dire adieu.  

Il fit preuve d'un grand courage, protégeant en même temps le jeune de douze ans d'autres chutes, car avec le prêtre, ils durent porter le corps jusqu'au torrent le plus proche, avant d'aller chercher des secours pour emmener la dépouille. Ce fut horrible pour ces trois humains qui ne voyaient en la montagne que la résonance de leurs rires quelques heures auparavant. Ils pensaient au fait qu'ils ne s'étaient pas encordés. Seraient-ils encore vivants s'ils avaient été solidaires de leur ami avec la corde installée, emportant les quatre hommes dans un destin final, ou bien auraient-ils pu lui éviter cette chute terrible ?

P1170644 - copie.JPGLes parents du jeune décédé acceptèrent la mort de leur fils sans porter plainte ni chercher d'ennui au meneur de cette randonnée. Ils dirent que c'était le destin, sans vouloir faire porter sur quiconque le poids d'une responsabilité incombant au seul tort d'une pierre qui se décroche, entraînant la chute d'un ange.

Lorsque je contemple les créateurs d'un mandala de sable, j'observe qu'ils créent une oeuvre magnifique, comme la femme porte son bébé en elle durant neuf mois, pour ensuite le donner à la vie.

Puis, le mandala reste là durant des jours, offert à la contemplation de ceux qui savent l'apprécier, dans le silence des yeux qui savourent sa beauté. Jusqu'au jour où l'on ramasse le sable coloré, le ramenant en une urne qu'on offre à la rivière ou aux vents, tel l'être humain qui retourne à la source des âmes, après avoir offert le déroulement de sa vie aux regards des personnes proches qui resteront à jamais habitées par le mandala de son existence désormais finie ici-bas. th-104.jpeg

Chloé Larocheth-114.jpeg




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Images de Mandalas :

http://www.bing.com/images/search?q=mandala&qpvt=mandala&FORM=IGRE#a

 

 

 

31/10/2010

"Le Vélo du Ciel". Ma troisième nouvelle des Semences de l'Après-Vie. Accident de la vie, accident sur la route, accident de la mort, départ d'une vie.

SI UN ÉDITEUR LISAIT CE TEXTE ET CE BLOG ET QU'IL AIT L'IDÉE DE RÉÉDITER CET OUVRAGE ET CES TEXTES, MERCI DE CONTACTER L'AUTEUR DU BLOG... QUI RECHERCHE UN ÉDITEUR POUR PLUSIEURS LIVRES...chloe.email@laposte.net. Merci d'avance !

Cette nouvelle est la troisième du livre de Chloé LAROCHE : "les Semences de l'Après-Vie"______________________________________

 

 

k0292384.jpgLe  Vélo

tombé

du

Ciel

____________ Nouvelle n° 3 de Chloé LAROCHE


CE TEXTE EST PROTÉGÉ ET TOUS DROITS RÉSERVÉS


 

L’aigle vole haut

Pour rejoindre son Père

Grand oiseau libre

(Haïku de Chloé)______________________

 

“Tu sais bien que lorsqu’un enfant meurt,

ses parents se sentent coupables de tout.”

Patrick Poivre d’Arvor s’adressant à sa fille défunte Solenn

dans son livre : “Elle n’était pas d’ici”

 

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Unknown-16.jpegFrancis avait eu un accident de vélo... un terrible accident qui avait pris la vie de son fils de cinq ans ; un automobiliste avait grillé le stop d’un carrefour et les avait heurtés de plein fouet.

Son fils Sébastien avait été transporté aux urgences mais il n’avait pas survécu à ses blessures ; Francis, après une longue période de coma, ne se déplaçait que sur un fauteuil roulant.

Unknown-15.jpegIl avait essayé plusieurs fois d’attenter à sa vie ; il se sentait coupable de la mort de son fils... coupable de l’avoir fait monter sur ce vélo. Tout le monde lui disait : “Tu n’y es pour rien ; il était attaché ; il avait une chaise spéciale pour enfants ; il portait un casque. Ce n’est pas de ta faute !” Rien ne lui enlevait cette idée de culpabilité. “J’ai tué mon fils", disait-il sans arrêt. "Je ne mérite pas de vivre.”

Le jour de l’accident, Francis emmenait Sébastien en promenade.

Son fils aimait monter sur le vélo ; être attaché ne lui plaisait guère mais il savait que c’était pour sa sécurité ; il regardait les arbres passer à toute vitesse et chantait à tue-tête avec son père.k1153859.jpg

L’accident fut brutal et Sébastien eut très peur ; il cria Papa ! et ressentit le choc comme un soleil qui explose. Après, il avait gémi, tenant la main de sa maman accourue à son chevet ; elle l’embrassait partout, suppliant le Ciel de le lui laisser vivant.

Mais Sébastien mourut... sans revoir son papa, qui était encore dans le coma.

Unknown-2.jpegFrancis resta deux longs mois dans ce sommeil profond.

Lorsqu’il se réveilla, il expliqua à tous ceux qui l’entouraient qu’il avait dit “au revoir” à Sébastien ; des êtres en blanc s’étaient adressés à lui en ces termes : “Ton fils doit quitter la Terre mais toi, tu dois y retourner ; ta place est près de la maman de Sébastien ; elle aura besoin de toi et d’autres personnes auront besoin de vous. Tu retrouveras ton fils plus tard... Dans l’immensité du temps, une seconde vous sépare ; durant cette seconde, tu vas poursuivre ta vie sur la Terre et après tu auras l’éternité pour partager l’amour de ton fils. Nous t’aiderons à assumer ton chagrin et à comprendre que ton fils n’est pas séparé de toi. La mort n’est pas une séparation... Tu comprendras plus tard que son départ n’est pas quelque chose qu’on lui a enlevé mais quelque chose qui lui a été donné. ”Unknown-18.jpeg

Francis s’était donc réveillé du coma mais il supportait mal de devoir vivre sur ce fauteuil roulant ; et puis il s’accusait de la mort de son fils ; il s’accablait de reproches et paraissait ignorer ce que les “êtres en blanc” lui avaient dit.BLD053967.jpg

Il restait avec sa femme mais il lui rendait la vie impossible... Elle avait une peine si lourde qu’elle avait du mal à gérer en plus la culpabilité de son compagnon.

BLD061000.jpgParfois même elle attrapait des idées noires, se disant : “C’est de ma faute ; je n’aurais jamais dû accepter que Sébastien monte sur ce vélo ; j’aurais dû m’y opposer. C’est si dangereux... Les automobilistes ne voient pas toujours les vélocyclistes et ceux-ci sont si vulnérables et fragiles !”

Elle se rongeait alors de remords et de regrets, se disant qu’elle aurait dû avoir une intuition afin d’empêcher cela... Elle n’avait jamais pensé au pire ; elle ne pensait qu’au bonheur de son fils.

Un jour, elle trouva Francis en dehors de son fauteuil, les bras en croix, sur le sol.

“Qu’as-tu, mon chéri ?Unknown-7.jpeg

-Ce que j’ai, tu le sais bien, ce que j’ai ! Je ne peux plus vivre sans lui, sans notre fils. C’est un martyr sans fin... On brûle à petit feu et ça ne s’arrête jamais. Le vide est là, inexorable, alors que la vie continue et que le monde tourne. Tout le monde nous dit : “Le temps a passé, vous allez beaucoup mieux !” Qu’ils ne disent rien car ils ne savent pas... Qu’ils nous écoutent simplement ! Qu’ils nous disent qu’ils pensent à Sébastien. Qu’ils ne nous disent pas : “La vie continue… Ton arrière-grand-mère a perdu deux enfants... Elle en a eu neuf ! Tu te remettras comme elle ! Tu n’en as perdu qu’un, c’est beaucoup moins dûr.” Mon Dieu, taisez-vous, personnes de bons conseils ! Vous ne savez rien du vertige des parents qui ont leur enfant dans la tombe ; ils sont dans le Ciel par l’âme de leur enfant et dans la terre glaise par son corps de chair emporté par la mort...

Unknown-8.jpegSerre-moi dans tes bras, Alice ; je te demande pardon pour le calvaire que je te fais endurer. Je ne te donne pas cette paix dont tu aurais besoin.

Quitte-moi si tu le désires... Pars, si tu le souhaites. Je te ferai toujours porter ce poids que je transporte en moi... cette culpabilité dont je ne puis me défaire. Je porte la mort de Sébastien comme une faute suprême et, se faisant, je la projette sur toi. Je ne te laisse même plus rire lorsque tu en as envie car je ne supporte pas la joie face à mes reproches intérieurs et mon chagrin dévastateur...”.Unknown-9.jpeg

Alice ne répondit pas ; elle aida Francis à se remettre dans son fauteuil et lui montra le ciel. Des ailes colorées de deltaplanes traversaient l’espace.Unknown-11.jpeg

Ils rêvèrent tous les deux devant ces hommes volants pendant un long moment de silence.

Soudain, Alice poussa un cri :

“Regarde, il y en a un qui tombe !... Son aile s’est cassée... Mon Dieu, il va s’écraser !!”

Unknown.jpegIls restèrent un instant bouche-bée, incapables de parler. La mort venait encore de frapper, cruelle et imprévisible.

Francis dit, très doucement, ces mots murmurés :

“ Un ange vient de tomber sur la Terre mais, vers le Ciel, il s’est envolé... Pour Sébastien, c’est la même chose. C’est une voiture qui a brisé ses ailes et je ne pouvais pas le prévoir... Personne ne peut arrêter l’envolée d’un ange.”

 

Chloé LAROCHE

 

Le papillon bleuUnknown-12.jpeg

Se pose dans le soleilUnknown-6.jpeg

Et meurt en riant

(HAÏKU de Chloé L)

 

_____________ __________________________ Ce texte est protégé et ne doit pas être recopié ou utilisé sans l'accord de l'auteur. Ouvrage déposé. ______________

"Les Semences de l'Après-vie" est l'ouvrage inspiré par l'amour infini que porte Chloé Laroche à sa fille Océana, envolée à l'âge de deux ans et demi vers l'Au-Delà. Elle a écrit 13 nouvelles dans ce livre qu'on ne trouve plus dans le commerce. C'est pour cela que Chloé a choisi de partager avec vous ces 13 nouvelles dans ses 13 prochains articles, ici sur son blog.... "Je souhaite par ce livre donner force et courage à toutes les personnes endeuillées et leur dire que la mort n'est pas véritable séparation ni trou noir du néant ; les êtres aimés disparus sont unis à nous pour la vie... qui ne finit pas." (extrait de la 4ème de couverture du livre de Chloé Laroche)______________________________________


 
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