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20/02/2016

Mon appel au 115 et ma proposition au Préfet de trouver des familles d'hébergement pour les sans abris et les enfants qui dorment dehors dans notre région grenobloise.

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Bonjour à tous et toutes,

 

Il y a quelques jours, j'ai été très sensible à l'appel du Directeur du 115 dans les médias sur Grenoble, Jean-Marie Delmas, avec cet appel terrible de sa part disant qu'il existe environ quatre-vingt enfants grenoblois dormant dehors avec leurs parents et qu'il manque environ neuf cent places dans l'Isère pour héberger des personnes sans domicile.

Voir un article décrivant cet appel déchirant :

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/pauvrete-80-enfants-dorment-dehors-chaque-nuit-en-isere-1453277355

J'ai essayé, à la suite de cet appel, de communiquer avec le directeur d'une des associations oeuvrant beaucoup pour les sans-abris sur Grenoble, lui demandant pourquoi ne faisait-on pas appel à des particuliers pouvant héberger ces personnes, avec une somme modique donnée mensuellement pour couvrir les frais (nourriture, frais divers, eau, etc)... vu que l'argent existe, que les fonds ont été votés par l'État mais que les places d'hébergement n'existent pas. le 115,sans-abris,grenoble,hébergement,sdf,samu social,vinci codex,maraude,enfant dans la rue,solidarité,entraide,préfet,places centres hébergement,rue,dormir dehors,froid,hiver,familles d'accueil,jean-marie delmas,dauphiné libéré,france bleu isère,aide,fonds,accueil,drame,crise,étranger,hospitalité,coeur,amour,isère

Aujourd'hui, alors que je suis passée au Centre Ville, j'ai rencontré un jeune de l'Est, assis par terre, en train de mendier, avec un panneau disant qu'il était sans abri. Comme il ne bougeait plus et avait le visage caché sous sa capuche d'anorak, je suis allée le voir, je l'ai réveillé pour savoir s'il allait bien. Je dois dire que nombre de personnes étaient passées devant lui sans s'arrêter ni s'inquiéter de son état. Je me dis qu'il aurait pu être mort, c'était pareil !

Le monde s'affaire autour d'un homme à terre, mange, rit, parle, cause... sans s'émouvoir d'un être humain dont on ne sait pas s'il dort, s'il est mort ou s'il se sent mal. 

J'ai parlé un peu avec lui. En fait, il a une tente dans la montagne, quelque part, mais il a froid la nuit. Il a demandé un lieu d'asile mais sans succès. Il a vingt ans. Il vient d'un lointain pays et mendie pour subsister.le 115, sans-abris,grenoble,hébergement,sdf,samu social,vinci codex,maraude,enfant dans la rue,solidarité,entraide,préfet,places centres hébergement,rue,dormir dehors,froid,hiver,familles d'accueil,jean-marie delmas,dauphiné libéré,france bleu isère,entraide,aide,fonds,accueil,drame,crise,étranger,hospitalité,coeur,amour,isère,

J'ai donc appelé le 115. Une charmante dame m'a répondu. Elle m'a dit qu'il n'y avait plus de places d'hébergement et qu'il n'y aurait pas de maraudes ce soir. Elle m'a dit qu'il fallait rappeler tous les jours. J'ai rappelé le soir-même au 115 pour en savoir plus, discutant avec une autre dame, d'une gentillesse extrême.

J'ai donc demandé si une solution avait été trouvée pour les enfants qui dorment dehors, à la suite de l'appel de Jean-Marie Delmas. Non, aucune solution n'a été trouvée. Le Préfet ne donne des solutions que pour les femmes isolées avec des enfants de moins d'un an. Il existe aussi des propositions aux familles de prendre leurs enfants afin de s'en occuper et de les mettre en foyers d'hébergement, mais sans leurs parents. Quel parent aurait le coeur de laisser son enfant ? Aucune famille n'accepte cela, ce qui fait qu'en ce jour, des familles dorment dans des allées, sous des tentes, sur des paliers de portes d'entrée, dans des cages d'escaliers. Elle se cachent, elles survivent mais dans des conditions innommables.

La première dame m'ayant répondu au 115 m'a dit ces mots terribles : "Vous vous rendez compte, il y a des enfants de onze ans qui dorment dehors !!!!"

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La dame du 115 que j'ai eu ce soir au téléphone m'a dit : "Répondre au 115 est de plus en plus difficile car on est obligés de répondre par la négative à de nombreux appels de détresse et c'est terrible. Alors, on réconforte au téléphone, on essaye d'aiguiller vers les maraudes, vers des associations, vers des centres d'accueil. On ne nous donne pas assez de places d'hébergement."

Puis j'ai trouvé cet article qui date déjà de décembre 2012 :

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/12/27/au-115-c-est-de-plus-en-plus-insupportable

En fait, rien n'a changé depuis cet article, c'est de pire en pire.

Heureusement que la Croix-Rouge et Vinci-Codex, Samu Social de Grenoble, sont présents pour les maraudes et le soutien psychologique et physique, par l'apport de nourriture, d'écoute, de chaleur humaine et de couvertures.

Voici cet article de 2013 relatant leur action : 

http://www.placegrenet.fr/2013/11/27/sans-abris-appel-samu-social-grenoblel/15878

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Je vais aider ce jeune de vingt ans dont je vous ai parlé plus haut. Je vous en dirai plus dans un prochain article. Mais si en attendant, vous êtes une famille ou un particulier qui a envie d'héberger des personnes sans abris, faites-le moi savoir et nous pourrions créer un réseau d'entraide, avec un projet à proposer au Préfet, en proposant notre toit et notre nourriture mais en demandant une aide mensuelle afin de nous aider, car c'est souvent ceux qui ont le moins de moyens qui ouvrent leur porte, alors, vu que pour chaque personne dans la rue, il existe une aide financière mais qu'il n'y a pas de place pour elles, alors proposons autre chose, même si ce n'est qu'une proposition de cinq à dix euros par jour par personne hébergée. Peut-être que cette proposition coûterait moins cher qu'une place en centre d'hébergement ou à l'hôtel.

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Personnellement, j'ai déjà hébergé trois personnes d'origine étrangère mineures, placées chez moi par le Codase, Protection de l'Enfance, et je recevais une contribution pour chaque jour d'un montant couvrant les frais de nourriture et de logement, mais sans salaire. C'est cela qui devrait être fait pour trouver des familles d'hébergement et des toits pour éviter que des familles et des enfants dorment dehors, dans notre beau pays des Droits de l'Homme.

Voici mon email si vous souhaitez rejoindre ma proposition ou bien me donner des idées ou me proposer un échange d'idées : ac.laroche38@gmail.com

 

Chloé LAROCHEle 115, sans-abris,grenoble,hébergement,sdf,samu social,vinci codex,maraude,enfant dans la rue,solidarité,entraide,préfet,places centres hébergement,rue,dormir dehors,froid,hiver,familles d'accueil,jean-marie delmas,dauphiné libéré,france bleu isère,entraide,aide,fonds,accueil,drame,crise,étranger,hospitalité,coeur,amour,isère,le 115, sans-abris,grenoble,hébergement,sdf,samu social,vinci codex,maraude,enfant dans la rue,solidarité,entraide,préfet,places centres hébergement,rue,dormir dehors,froid,hiver,familles d'accueil,jean-marie delmas,dauphiné libéré,france bleu isère,entraide,aide,fonds,accueil,drame,crise,étranger,hospitalité,coeur,amour,isère,

 

 

 

 

20/10/2015

Mon livre vient de paraître... j'ai le plaisir de vous le présenter. Il s'appelle "Solidarité Puissance Toi". Rencontre-Signature à Crolles proposée le 7 novembre.

 

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avec Chloé LAROCHE

le samedi 7 novembre entre 14 et 18 h

à la Table Festive   ------------------------------------------------

 

 

 

Je sors mon dernier livre et je vous propose à cette occasion une rencontre à Crolles pour vous présenter mon ouvrage et vous en lire des passages, avec des morceaux de mon violon offerts à cette occasion. livre,parution,édition,solidarité,écrivain,témoignage,chapitre,solidarité puissance toi,chloé laroche,violoniste,réalité,résilience,amour,humain,humanité,sincérité,franchise,dénoncer,jeunesse,éducation,famille,couple,enfant,divorce,deuil,mort,handicap,ambulancier,métier,compassion,épreuve,suicide,crise,désespoir,enfermement,déscolarisé,secte,pédophilie,violence

 

C'est un livre témoignage traitant de la solidarité, des relations humaines, de l'éducation, de l'adoption, de l'entraide, de l'humanité, de l'amour, de ma vie et comment je me suis sortie de certaines épreuves (voir le résumé en bas de cette page).

 

Je vous proposerai un tarif plus bas que celui de la sortie du livre. Il sera pour vous de vingt euros. Vous pourrez régler en deux fois. Mais l'achat de ce livre sera tout à fait facultatif, c'est un choix personnel.

 

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http://jepubliemonlivre.chapitre.com/temoignages/2487-solidarite-puissance-toi-chloe-laroche-9791029003578.html 

 

ou par courrier : 

 

envoyer un chèque de 20 euros par livre avec votre nom, téléphone, adresse et le nombre de livres souhaité, plus les frais de port de 4,85 euros  à l’adresse suivante :

 

Les Amis de Marcorel / BP 52 / 38330 Saint Ismier

 

Merci d’indiquer à quel nom et prénom doit se faire la dédicace.

________________________________________________________________

 

Pour la séance de dédicace du 7 novembre, le bar sera ouvert en ce beau lieu de la Table Festive qui nous accueille ; vous pourrez ainsi, si vous le désirez,  commander à boire et avoir une table pour papoter.

 

La rencontre dure quatre heures, mais vous pouvez arriver à n'importe quelle heure, entre 14 et 18 h.

 

Adresse : 47 rue du Moulin

38920 Crolles

 

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« Solidarité puissance toi » a été écrit par Chloé LAROCHE pour vous donner, pour te donner l'envie de s'engager sur un chemin de solidarité et d'entraide. Cette écrivaine et violoniste iséroise met depuis trente ans ses écrits et ses concerts au service de la Paix, de l'Humanité, de l'humain tout simplement. Elle souhaite donner un sens au « réflexe de solidarité », réflexe qui permettrait à chaque citoyen d'intervenir à la seconde pour secourir autrui, que ce soit dans un accident ou une agression. 

 

 Chloé a choisi il y a treize ans la vocation d'ambulancière et elle est heureuse de partager son expérience avec vous, à travers ses rencontres avec les patients qu'elle a accompagnés, faisant jaillir une réflexion sur la vie, le courage et l'envie de se battre pour survivre. Elle vient elle-même d'une famille qui l'a enfermée et ce livre parle de sa libération et de toute la résilience d'une vie d'épreuves et de joies, entre deuils, adoptions, rencontres, cadeaux du ciel et force de vie incroyable.

 

Chloé nous parle de l'amour humain et de celui qui englobe toute l'humanité, dans l'esprit de cette phrase de Saint Exupéry qui appelle les hommes à plus de fraternité : "Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts."

 

RENCONTRE-SIGNATURE : le samedi 7 novembre de 14 h à 18 h à la Table FESTIVE de CROLLES, n° 47, rue du Moulin  (38920)______________________________________

 http://jepubliemonlivre.chapitre.com/temoignages/2487-solidarite-puissance-toi-chloe-laroche-9791029003578.html http://jepubliemonlivre.chapitre.com/temoignages/2487-solidarite-puissance-toi-chloe-laroche-9791029003578.html

01/04/2014

Le bonheur, c'est quoi ? Celui de la planète ? Se garder, se réserver, fuir... ou s'engager et tout donner ? La Terre a besoin de toi, de moi, de vous et aussi de la politique.

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Article dédié tout particulièrement à

Cécile Duflot, José Bové

et Pascal Canfin______


Bonjour à tous et toutes,

 

Nous sommes sur terre mais que savons-nous du bonheur ? De ce bonheur de quitter la terre en ayant suffisamment aimé, en ayant donné ce qu'on pouvait donner, en ayant conservé les acquis de la terre au lieu de dilapider, en ayant tout fait pour donner une planète vivable à nos enfants et au futur, en n'écoutant pas nos intérêts personnels égotiques ni notre souhait de fuite et de recul quant à nos engagements profonds  ?

Aujourd'hui, Monsieur Brunet sur Radio RMC a déclaré :

"Super, formidable, les écologistes nous quittent car Monsieur Valls arrive au pouvoir. Magnifique, sans eux, on va pouvoir étudier les OGM à tout va, expérimenter les gaz de schistes, faire jouer le progrès au maximum... Plus personne pour arrêter tout ça !"bonheur,écologie,politique,valls,science,progrès,sens,vie,terre,planète,grenoble,roms,expulsion,trêve hibernale,sdf,pauvreté,crise,argent,richesse,générosité,brunet,radio rmc,gouvernement,hollande,ogm

C'est cela le bonheur, c'est cela l'avancée de la civilisation ? Aller de l'avant en expérimentant tout et n'importe quoi, en risquant de générer de nouveaux cancers et de nouvelles distorsions chez nos enfants, lesquels sont nourris de plus en plus aux végétaux transformés, au lait de vache bourré d'antibiotiques, à la viande alimentée aux hormones, aux salades enduites d'insecticides, aux OGM inclus dans les plats, dans les céréales et dans les yaourts à notre insu ?

C'est cela le bonheur et l'exercice de l'intelligence humaine ? Gaspiller à tout va alors que nous pourrions déjà travailler sur l'économie d'énergie au lieu d'en chercher de nouvelles dont on ne sait pas où elles nous mèneront ? 

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Quitter le gouvernement parce qu'il y a un nouveau Premier ministre. Je ne félicite pas les écologistes du Gouvernement qui ont fait cela aujourd'hui, laissant le champ libre à des pratiques de recherche de progrès alimentant toujours les mêmes : les plus gros, ceux qui donnent de la voix et du pognon, les industries qui marchent virtuellement et au réel sur l'existence et la santé des populations.

Le bonheur, c'est de rester coûte que coûte sur le bateau, c'est de rester petit et près de l'humain, c'est d'avoir réussi à gagner la Mairie de Grenoble pour en faire une commune écologiste, c'est de lutter contre la montée du racisme, c'est d'aller aider les familles Roms qui galèrent avec des gamins dans les rues, à Paris, à Fontaine, et ailleurs.bonheur,écologie,politique,valls,science,progrès,sens,vie,terre,planète,grenoble,roms,expulsion,trêve hibernale,sdf,pauvreté,crise,argent,richesse,générosité,brunet,radio rmc,gouvernement,hollande,ogm

Le bonheur, c'est d'avoir des enfants quand le ciel décide de vous les envoyer, en sachant qu'ils apportent avec eux sous l'aile une baguette de pain, c'est de donner sa chance à la vie au mépris de l'égoïsme et de la carrière absolue, c'est de laisser le choix à la femme qui a décidé de ne pas être mère mais de lui dire qu'un jour, au fil des années et des différents avortements, elle pleurera (peut-être) d'être toute seule et de se retrouver avec les mains desséchées, sans tendresse à partager.bonheur,écologie,politique,valls,science,progrès,sens,vie,terre,planète,grenoble,roms,expulsion,trêve hibernale,sdf,pauvreté,crise,argent,richesse,générosité,brunet,radio rmc,gouvernement,hollande,ogm

Le bonheur, c'est de dire à cette femme de quatre-vingt sept ans, qui regarde son coffre-fort bien plein et qui ne vit que pour cela... :

"Regardez là-bas, de l'autre côté de la mer, il y a des peuples qui meurent de faim, donnez-leur par "Action contre la faim".... Et regarde là-bas, de l'autre côté de ton quartier, en France, aujourd'hui, il y aura des familles pauvres expulsées à la fin de la trêve hivernale... Donne, donne, donnez.... !!"

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Cette dernière phrase, ainsi que l'ensemble de cet article, est dédié aux Écologistes qui viennent de refuser un super ministère offert par Manuel Valls... et en plus en menaçant d'exclure ceux des leurs qui accepteraient cette offre ! Cette pratique et menace d'exclusion se dessine à mes yeux comme une manifestation sectaire et désobligeante pour tous les sympathisants Verts de France. Le bonheur est dans le pré mais pas dans celui des Verts !

Chloé LAROCHE


https://fr.news.yahoo.com/écologistes-deelv-refusent-participer-au-gouvernement-valls-182906429.html

16/04/2013

Cela ne m'intéresse pas de savoir qu'un tel possède trois maisons ou garde six millions en banque. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas ce que les autres gagnent, mais ce qu'ils font de leur argent et de leur coeur.



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En ce moment, nous assistons à un déballage des propriétés et avoirs de nos hommes politiques du gouvernement actuel.

Cela ne m'intéresse pas de savoir qu'un tel possède trois maisons ou garde six millions en banque.

Cela ne m'intéresse pas qu'un ministre soit la risée de ses collègues parce qu'il a mis ses sous dans un paradis fiscal afin d'éviter des impôts.

Ce qui m'intéresse, ce sont les mesures qui seront prises pour qu'on empêche les entreprises de délocaliser, pour qu'on empêche les personnes gagnant de l'argent de partir dans d'autres pays, pour qu'on empêche des patrons non déficitaires de fermer leur boîte alors qu'elle fonctionne et leur interdire de licencier pour recréer avec du personnel moins cher.crise,impôts,cahuzac,patrimoine,transparence,ministre,politique,mensonge,paradis fiscaux,honte,pauvreté,gauche,droite,confiance,argent,bien,fortune,pauvre,riche,partage,entreprise,délocalisation,chômage,vote,électeur,cagnotte,solidarité,isf,gouvernement,hollande,président,touraine,situation patrimoniale,portail du gouvernement,allocations familiales,caf,familles mono-parentales,parents,richesse,respect,france,actualité,opinion,mère,suicide,parlement,vindicte,pardon

Ce qui m'intéresse, ce sont les mesures qui seront prises pour qu'on aide les femmes seules ou hommes seuls avec un seul enfant, lesquels pour l'instant n'ont aucune allocation familiale, alors que des familles aisées avec deux ou trois enfants touchent des aides conséquentes de l'État sans en avoir vraiment besoin.

Ce qui m'intéresse, ce n'est pas ce que les autres gagnent, mais ce qu'ils font de leur argent et de leur coeur. 

Ce qui m'intéresse, c'est cette parole de Patrick Sébastien disant  avoir touché les allocations familiales mais sans en avoir besoin,  et qu'il aurait souhaité les rendre afin que d'autres familles dans le besoin en aient le bénéfice.

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S'il pouvait en passant, avec tous les ministres ayant un peu de fortune, créer une caisse commune de solidarité pour tous les expulsés de France, expulsés de leur logement avec leurs enfants en ce début de printemps, cela éviterait bien des drames et bien des souffrances pour la France d'en bas.crise,impôts,cahuzac,patrimoine,transparence,ministre,politique,mensonge,paradis fiscaux,honte,pauvreté,gauche,droite,confiance,argent,bien,fortune,pauvre,riche,partage,entreprise,délocalisation,chômage,vote,électeur,cagnotte,solidarité,isf,gouvernement,hollande,président,touraine,situation patrimoniale,portail du gouvernement,allocations familiales,caf,familles mono-parentales,parents,richesse,respect,france,actualité,opinion,mère,suicide,parlement,vindicte,pardon


Chloé LAROCHE____________________

 

30/12/2012

Lettre au Président HOLLANDE et au Ministre Manuel VALLS pour défendre les Roms, les pères expulsés, un jeune hémiplégique expulsé et de jeunes étrangers en danger de retour dans leur pays.


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Monsieur le Ministre Manuel VALLS,

 


J'ai l'honneur de vous écrire pour vous dire que je suis profondément déçue par votre politique de l'Immigration.immigration,lettre au président,lettre à manuel valls,hollande,guéant,ayrault,politique,lettre ouverte,resf,réseau education sans frontieres,expulsion étranger,hémiplégie,handicapé,droits de l'enfant,granges,échirolles,cheryl pereira,roms,camps,relogement,sans papiers,pauvreté,crise,hospitalité,exclusion,gymnase,camp de rétention,cra,blendon gashi,kosovo,ahmed sohail,ribeiro,marignane,main tendue,honte,solidarité

Pendant le Gouvernement de Monsieur Sarkozy, je me suis indignée et ai souvent écrit pour des familles expulsées de France, dont on arrachait si souvent pour se faire les enfants exclus de France aux bancs de leur école, comme cela s'est passé à l'école du Jardin de Ville de Grenoble, ma ville, et dans bien d'autres écoles, au pays des Droits de l'Homme et bien entendu des Droits de l'Enfant.

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Il est facile de jeter la pierre à un campement de Roms et à cette population qui "fait peur". Quand on veut noyer son chien, on l'accuse de la rage. C'est ce qui s'est passé pour l'évacuation du camp de Roms à La Tronche, près de l'Hôpital. Les habitants se sont plaint et au final, le camp a été expulsé lamentablement. Les associations avaient commencé un travail d'insertion avec eux et d'aide aux enfants. Après, chaque famille ayant été disséminée, le travail n'a pu être poursuivi, au détriment d'un grand nombre de petits Roms.

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Un collectif s'est monté pour venir en aide à ces Roms, les emmenant chez le médecin, leur apportant couvertures et vêtements, consolidant leurs tentes, trouvant gâteaux et repas chauds. Il y avait une soixantaine de personnes, dont beaucoup de femmes et d'enfants. Ils avaient froid, craignaient les rats. Des enfants marchaient en sandalettes, les pieds tout mouillés.


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Ce collectif se nomme :

«Collectif citoyen des habitants des Granges et d’Echirolles, soutien aux gens de l’ex-Yougoslavie, atterris sous des tentes sur les terrains d’Alpexpo».

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Cet enfant était scolarisé avec son frère à Châlons-en-Champagne. De quel droit arrache-t-on des enfants à une classe, à une école, à un traitement médical, à la France devenue leur pays ? De quel droit respectez-vous fidèlement la décision ignominieuse de Monsieur Guéant ? De quel droit refusez-vous d'octroyer des visas à ces enfants, à cette famille déjà assez marquée par le sort ?

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De plus, à cette date du 30 décembre, un papa cap-verdien, Monsieur Ribeiro, doit aussi être expulsé de Marignane alors qu'il vit en France depuis douze ans et qu'il a un enfant, un fils qui n'a pas vu son papa depuis septembre, celui-ci étant enfermé en camp de rétention pour étrangers. Cet enfant est scolarisé en CP, il est né en France et va être privé d'un père vivant à quatre mille kilomètres de lui.

Je vous parle de l'actualité, du présent des expulsions. Malheureusement, il y en a eu de nombreuses autres depuis votre élection. Cela me déçoit tellement, me remplit de larmes...

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J'ai recueillie en 2003 une jeune béninoise. Je viens d'obtenir pour elle seulement ce mois-ci, au bout de presque dix années de combat, une carte d'identité et la nationalité française. C'est un grand bonheur pour cette enfant devenue ma fille. Je remercie pour cela le Gouvernement français, le Tribunal de Grenoble, dont Monsieur Parra, la Préfecture et la Mairie de Grenoble.

Je vous prie, Monsieur le Président, Monsieur Manuel Valls, d'accéder à mes demandes indiquées ci-dessus et de faire revenir le jeune Blendon Gashi, ainsi que de ne pas expulser le jeune Ahmed Sohail ni le papa cap-verdien, Monsieur Ribeiro. Je vous remercie aussi de ne plus expulser de pères de famille et de ne plus séparer de familles, au nom des Droits de l'Enfant et de l'Homme.

Veuillez agréer, Monsieur le Président et Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments distingués, respectueux et courtois.


Chloé LAROCHE______________________________________immigration,lettre au président,lettre à manuel valls,hollande,guéant,ayrault,politique,lettre ouverte,resf,réseau education sans frontieres,expulsion étranger,hémiplégie,handicapé,droits de l'enfant,granges,échirolles,cheryl pereira,roms,camps,relogement,sans papiers,pauvreté,crise,hospitalité,exclusion,gymnase,camp de rétention,cra,blendon gashi,kosovo,ahmed sohail,ribeiro,marignane,main tendue,honte,solidaritéimmigration,lettre au président,lettre à manuel valls,hollande,guéant,ayrault,politique,lettre ouverte,resf,réseau education sans frontieres,expulsion étranger,hémiplégie,handicapé,droits de l'enfant,granges,échirolles,cheryl pereira,roms,camps,relogement,sans papiers,pauvreté,crise,hospitalité,exclusion,gymnase,camp de rétention,cra,blendon gashi,kosovo,ahmed sohail,ribeiro,marignane,main tendue,honte,solidarité

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ARTICLES À LIRE  (en rapport avec mon article) :


http://www.rue89.com/2012/11/09/pourquoi-nous-avons-aide-les-roms-en-bas-de-chez-nous-echirolles-236889

http://www.educationsansfrontieres.org/article45489.html?var_confirm=92zdxktX

http://www.educationsansfrontieres.org/article45335.html

 

_____________________ Si vous voulez les aidez, lisez ceci et écrivez..... SIGNEZ les pétitions :



1/ Vol prévu à Roissy pour Ahmed SOHAIL jeune ressortissant pakistanais de 23 ans arrivé en France à l'âge de 15 ans.

Ses parents, victimes de persécutions, et sans doute assassinés depuis, avaient fait le pari de lui donner une chance en le confiant à un passeur.

Il s'est retrouvé à 15 ans, errant dans les rues de Paris. Balloté de foyer en foyer pour mineurs étrangers, il fugue à plusieurs reprises. Pris en charge par l’ASE en 2006, il tente de se reconstruire dans une famille d’accueil. A 18 ans, il bénéficie d’un contrat “jeune majeur” passé avec l’ASE et obtient un titre de séjour « étudiant » jusqu’à 21 ans. Mais au terme de ce contrat, plus d’accompagnement social, plus de logement.

Il trouve un patron disposé à l’embaucher comme plombier. Il demande le changement du statut étudiant au statut salarié. Mais la Préfecture de Seine-Saint-Denis fait traîner les choses, plus d’un an, tant et si bien que le patron, lassé, renonce à employer Ahmed qui se retrouve sans emploi et sans papiers ! Résultat... une OQTF de mai 2011. Ahmed travaille, comme plombier (il a un CAP), comme maçon, ou électricien. Il est hébergé chez des compatriotes, à qui il verse régulièrement un loyer. Il a des amis, ses éducateurs se souviennent de lui et témoignent en sa faveur.

Il est en rétention depuis plus d’un mois, depuis le 21 novembre 2012 et il devrait être monté de force dans un avion le 30 décembre à destination d’un pays où personne ne l’attend.

 

Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT

Fax : 01 53 73 67 23
mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 

2/ Expulsion programmée à Marignane pour M. Ribeiro

Depuis le 3 septembre, M. Ribeiro, cap-verdien, père d’un enfant français scolarisé en CP n’aura connu que l’enfermement : .garde à vue + rétention (25 jours) + rétention (20 jours) + prison (2 mois) + rétention (25 jours), il vient d’apprendre qu’il sera expulsé demain 30 décembre.

Dangereux criminel, ou étranger contre lequel la machine à expulser s’acharne ? Le 18 octobre, après 44 jours au CRA de Marseille, veille de sa fin de période de rétention, M. Ribeiro a refusé l’embarquement à l’aéroport de Marignane.  

Le TGI d'Aix en Provence l’a condamné à 2 mois de prison ferme, qui l’ont conduit à la  prison des Baumettes pour "s’être soustrait à une mesure de reconduite à la frontière". Le 6 décembre, jour de sa « libération », 4 policiers l’ont cueilli directement à la prison pour le ramener  au centre de rétention.

M. Ribeiro vit en France depuis 12 ans, il a déjà eu une carte de séjour, dont le renouvellement lui a été refusé suite au verdict du juge des affaires familiales considérant que depuis sa séparation avec sa femme, il n’assurait pas convenablement l’éducation de son fils, E. Depuis, son ex-compagne a écrit au juge pour expliquer les dégâts que causerait une expulsion. Un père peu présent dans l’éducation de son fils, ce n’est pas pareil qu’un père banni à 4000 km!. Et pendant que la justice délibère, pendant que le préfet prend ses arrêtés d’expulsions, pendant que la police trimbale Mr Ribeiro de cellule en cellule, ce petit garçon n’a vu son père qu’au travers d’un parloir depuis 4 mois, ne l’a pas vu à Noël et si nous n’arrivons pas à faire revenir M. le Préfet sur sa décision, ne le verra plus.

Pourtant, le 18 janvier, M. Ribeiro doit repasser devant le juge des affaires familiales, et prétendre à nouveau à une carte de séjour pour parent d’enfant français. Pourtant, la pétition lancée par le RESF a recueilli plus de 1000 signatures. Pourtant, M. Charroux, député de la circonscription de Martigues, a écrit au Préfet pour attirer son attention sur cette situation. Pourtant une délégation du RESF et de la LDH a été reçue à la sous-préfecture d’Istres pour demander la libération de Mr Ribeiro.

Demain, M Ribeiro doit passer à 10 h 30 devant un Juge qui pourrait décider de sa mise en liberté.  ! Quelques heures plus tôt, il aura été conduit  à l’aéroport

 

Préfecture des Bouches du Rhône : Standard 04 84 35 40 00

Prefet 13 :  hugues.parant@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr;

Secretariat general :  pref-secretariat-sg@bouches-du-rhone.gouv.fr;

Directeur de cabinet :  christophe.merlin@bouches-du-rhone.gouv.fr

Directeur service Immigration et intégration :  francis.izquierdo@bouches-du-rhone.gouv.fr

 

 

3/ Un père géorgien enfermé au CRA de Saint-Jacques de La Lande

Zviad SULADZE, géorgien, réside avec sa famille à Saint-Brieuc, il a été interpelé par la police à Rennes lors d’un contrôle routier le 18 décembre et conduit au Centre de Rétention Administrative de Saint-Jacques de La Lande

En France depuis 2004, il a demandé plusieurs fois l’asile et a sollicité sa régularisation, mais les réponses furent toujours négatives.

Il est père de 2 enfants, Olga 16 ans, venue rejoindre son père après le décès de sa mère il y a deux ans en Géorgie, et scolarisée au Sacré-Cœur, et un petit garçon de 21 mois d’un second mariage.

Le matin de Noël, la Police des frontières (PAF) est venue au domicile de la famille. Depuis, Olga et sa belle-mère vivent dans la crainte. Zviad est malade, il a un rendez-vous à l’hôpital de Saint-Brieuc le 15 janvier. Mais il peut être monté dans l’avion à tout moment.

 

Préfecture Ile et Vilaine : Tél: +33 2 99 02 10 35

Télécopie : +33 2 99 02 10 15

Préfet : michel.cadot@ille-et-vilaine.gouv.fr

Secrétaire général : claude.fleutiaux@ille-et-vilaine.gouv.fr

 

 

Préfecture des Côtes d’Armor (22) : Tél : +33 2 96 62 44 22

Fax : +33 2 96 62 05 75

Préfet : pierre.soubelet@cotes-darmor.gouv.fr

Tél : +33 2 96 62 43 88

Fax : +33 2 96 62 44 21


Téléphone :  +33 2 96 62 43 28

Fax : +33 2 96 62 43 28

 

Et là où se prennent les décisions :

A l'Elysée :

Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr

Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr

Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr

Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr

Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

Matignon : premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

A l'Intérieur :

Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr

Dircab adjoint renaud.vedel@interieur.gouv.fr

Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr

Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr

Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

 

 

NOUS EXIGEONS LE RETOUR DE BLENDON GASHI

Le 18 janvier 2012 au matin, Blendon GASHI, 10 ans, hémiplégique, était expulsé avec ses parents et son frère jumeau Blendi vers le Kosovo. Cela se passait sous Sarkozy et Guéant.

Interpellé sur ces faits inacceptables, le gouvernement Ayrault refuse de revenir sur la décision de son prédécesseur et l’entérine : la demande de visa de la mère de Blendi et Blendon pour ses fils et elle-même vient d’être rejetée par les services consulaires sur instruction du cabinet du ministre de l’Intérieur.

Ces faits déshonorent ceux qui les ordonnent, ne peuvent que bouleverser ceux qui les exécutent et font honte à ceux qui les laissent se commettre. Il faut réagir !

Nous exigeons le retour immédiat et sans délai de Blendon et de sa famille en France pour qu’il bénéficie des soins que son état impose.

Pour voir la liste des premiers signataires et signer : http://www.educationsansfrontieres.org/article45489.html?id_rubrique=

 

18/09/2012

Les RETRAITÉS ont pour la plupart des problèmes de santé, ce qui nous attend tous... Alors soyons solidaires aujourd'hui et n'attribuons jamais à nos seniors d'avoir dévalisé la Sécurité Sociale.

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Bonjour à tous et toutes,


Ces derniers temps, j'entends des propos révoltants sur les radios, à propos de tout et de rien, mais là, je vais vous parler des retraités.

Un auditeur sur RMC Radio a osé dire à l'antenne à Jean-Jacques Bourdin qu'il fallait faire payer les retraités car ce serait eux, selon lui, qui creusent le trou de la Sécurité Sociale.

On en a entendu de toutes les  couleurs concernant les impôts à demander aux retraités, en ces temps difficiles de crise.

Savez-vous que nombre de retraités sont obligés de travailler à soixante-dix ans, voire plus... de se lever à cinq heures du matin pour livrer des journaux, payés à coups de lance-pierre... de trouver des petits travaux payés au noir par des particuliers... de vendre des tricots fabriqués au prix de longues heures, dont les mailles sont tachés des larmes de la pauvreté des seniors... ?

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Alors soyons solidaires aujourd'hui et n'attribuons jamais à nos seniors d'avoir confectionné le trou de la Sécurité Sociale.

Être malade et se sentir diminué par la vieillesse ou le handicap, ou encore par la dépendance... ne doit pas être chargé du poids immense d'une culpabilité factice émise par une société à la recherche d'un bouc-émissaire.

Chloé Laroche

 

05/12/2011

De la peur collective à la prise de conscience individuelle. Ne pas accepter le sacrifice des enfants sur l'autel du profit et des intérêts politiques. Je défends trois familles Roms iséroises.

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Le Président de la France a choisi de mettre en fin de semaine dans son discours l'accent sur le fait que la peur était revenue dans notre pays et que cette peur entamait la confiance.

Il a parlé notamment de "la peur pour la France de perdre la maîtrise de son destin."crise,peur,sarkozy,saint martin le vinoux,iufm,professeur des écoles,rased,école villeneuve,grenoble,expulsion roms,expulsion enfant scolarisé,trêve hivernale,étrangers,immigration,pétition,resf,conseil général,la patate chaude

On a compté 44 fois le mot "CRISE" dans ce discours récent de Monsieur Sarkozy.

Personnellement, je ne suis pas d'accord d'accentuer ainsi la peur dans des discours officiels. Les petites gens ont besoin d'être soutenues, pas écrasées par ce qu'elles savent déjà du combat qu'elles mènent chaque jour pour survivre.

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Bien sûr, on peut avoir peur de la situation de crise, des multiples licenciements, des boîtes qui se maintiennent au ras de l'eau, n'embauchant plus.

Mais on peut avoir encore plus peur devant l'oeuvre de démolition du Gouvernement actuel, lequel a été capable d'anéantir la formation des professeurs des écoles en quelques mois.

Aujourd'hui, je constate dans l'école de mon fils que les Rased manquent cruellement, ces personnes qualifiées qui aidaient les enfants en difficulté dans les écoles primaires afin de soulager les professeurs.

Actuellement, ces derniers travaillent en se taisant, sacrifiant sans relâche de leur mérite afin de remplir leurs objectifs du mieux qu'ils peuvent.

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Ma peur survient aussi lorsque je constate que des faits effroyables se produisent ici-même dans ma région et que ces faits atteignent des enfants scolarisés, trois familles de Roms expulsables sans délai.

Lorsque des humains sont capables de toucher au sort d'enfants à protéger, alors il est opportun de se dire que notre société a basculé dans le sordide et dans le retour à une histoire dont chacun a honte et qui date d'il y a soixante-dix ans.crise,peur,sarkozy,saint martin le vinoux,iufm,professeur des écoles,rased,école villeneuve,grenoble,expulsion roms,expulsion enfant scolarisé,trêve hivernale,étrangers,immigration,pétition,resf,conseil général,la patate chaude

Une personne a signé la pétition les concernant et a laissé ce commentaire :

"Rafles à l'école,  à Emmaüs ou dans la rue, chasse aux gosses, tes droits ne sont pas un problème quand t'en as plus...".

Une autre personne, Myriam, a laissé cet intéressant commentaire sur la pétition :

"Le Conseil Général doit entrer en RÉSISTANCE et non pas accompagner cette politique indigne d'expulsions et digne des années 30, c'est insupportable de voir où nous en sommes arrivés , ouvrez donc les yeux mesdames et messieurs les élus, nous entrons dans une période trouble 

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J'invite donc mes concitoyens à aller signer cette pétition afin de ne pas laisser des enfants scolarisés être arrachés aux bancs de leur école à Saint Martin le Vinoux, commune limitrophe de Grenoble.

Voici le lien de cette pétition où vous pourrez lire le texte complet concernant la situation gravissime de ces trois familles Roms :

http://www.mesopinions.com/LE-CONSEIL-GENERAL-DE-L-ISERE-EXPULSE-petition-petitions-2768bf36458ac0defe0496954f9c93f3.html

En dessous de mon article, ici bas, vous pourrez aussi lire l'appel du Collectif de la Patate Chaude, qui accompagne ces familles.

“En certaines circonstances, écrivait David Rousset, la vérité impose que l’on se dresse contre sa classe, contre son parti, contre son État.”

Nous y sommes. 

Chloé LAROCHE

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"LE CONSEIL GENERAL EXPULSE !


Depuis le mois de novembre 2010, 3 familles roms occupent avec le soutien du collectif "la Patate Chaude" et de l’association Droit Au Logement (DAL) une maison appartenant au Conseil Général de l’Isère, située à Saint Martin le Vinoux. Ce dernier, qui avait laissé entendre qu’il ne lancerait pas de procédure d’expulsion si les familles essayaient d’obtenir un logement par la voie « légale », les a finalement assignées au tribunal, et le 20 octobre, un jugement d'une rare dureté a été rendu : l'expulsion est ordonnée sans aucun délai.
Pourtant, depuis leur arrivée sur l’agglomération en 2007, ces familles ont effectué de nombreuses démarches auprès des pouvoirs publics – notamment auprès du Conseil Général – pour obtenir un toit et bénéficier d’un accompagnement social en suivant les procédures habituelles. L’occupation de cette maison n’est que la conséquence des échecs répétés de ces démarches. Ces derniers mois, elles ont monté des dossiers DALO (Droit Au Logement Opposable) conjointement avec le collectif la Patate Chaude, mais ceux-ci se heurtent à un refus systématique, confirmant la discrimination dans l’accès aux droits dont sont victimes les personnes d’origine rom.
Les habitants de la maison de Saint Martin le Vinoux ont fui la Roumanie, où les Roms sont victimes de discriminations, et sont venus en France avec l’espoir que leurs enfants puissent y faire des études. Ceux-ci sont d’ailleurs actuellement tous scolarisés, la plupart sur la commune de Saint Martin le Vinoux. Après avoir été expulsés d’une ancienne station Total qu’ils ont occupée pendant plusieurs mois, et avoir vécu dans une extrême précarité sur un campement au bord de l’Isère, ils ont enfin trouvé un minimum de stabilité indispensable à leur bien-être et à celui de leurs enfants.Ce même 20 octobre, un jugement identique a été rendu à l'encontre de familles avec enfants et qui s'étaient mises à l'abri dans une maison achetée à la Tronche par le Conseil général, pour les mêmes raisons qu'à St Martin-le-Vinoux : le projet de rocade nord, aujourd'hui abandonné.

En demandant ces expulsions, sans aucune proposition de relogement, le Conseil Général, qui prétend pourtant dénoncer la politique xénophobe de l’État envers les Roms et les étrangers, s’inscrit dans le prolongement de cette politique cynique qui leur donne à comprendre qu’ils ne sont pas les bienvenus en France.
De plus, ces expulsions mettraient à la rue des hommes, des femmes et des enfants à l'entrée de l'hiver. Comment accepter cela, alors que l'institution à l'initiative de ces expulsions est précisément celle en charge de la protection de l'enfance ? 

Nous vous appelons donc à vous joindre à nous pour demander au Conseil Général, malgré cette décision de justice, de ne pas demander de recours aux forces de l'ordre et de ne pas jeter de nouveau ces personnes dans la précarité et l’insécurité que représente la survie dans la rue.

D'avance merci."

Le collectif "la Patate Chaude" 

_________________________________PÉTITION :

http://www.mesopinions.com/LE-CONSEIL-GENERAL-DE-L-ISERE-EXPULSE-petition-petitions-2768bf36458ac0defe0496954f9c93f3.html

22/02/2011

Plaidoyer pour les soixante Roms que Grenoble a logé dans un parc, près de la Gare, et qui dorment dehors.

1798063.jpgBonsoir à tous et toutes,

Depuis que je sais la vérité.... je pense à ces familles Roms qui dorment en plein air à Grenoble, expulsées de la Gare vers le parc Jean Macé la semaine dernière. Je veux parler d'une dizaine de familles demandeuses d'asile... La Ville de Grenoble, la Préfecture et le Conseil Général... qui auraient le devoir de les héberger, n'ont plus de moyens !pe0065932.jpg

Il y a pourtant des enfants en bas âge et des personnes malades, avec des pathologies graves. Quand on doit trouver des sous pour tirer un feu d'artifice, on les trouve les sous mais pas là, dans cette situation gravissime. Si le Gouvernement donnait à ces familles tous les logements inoccupés ou laissés à l'abandon, ces personnes ne dormiraient pas au froid. C'est intolérable dans notre pays de laisser ces familles vivre dehors, en plein hiver.

u14415534.jpgDepuis le 15 février, ces familles ont été sommées de quitter la gare de Grenoble, devant laquelle elles s'étaient réfugiées, car elles pouvaient s'abriter sous les divers préaux. Selon la loi du 10 décembre 2003, l'État doit prendre en charge l'hébergement des familles et personnes en demande d'asile. Mais l'État se montre présentement inopérant et toutes les associations de Grenoble sont à bout de force, ainsi que le CCAS. Elles n'ont plus les moyens ni l'énergie pour tout prendre en charge. Elles n'ont plus de places en accueil d'urgence et les bénévoles vivent cette situation avec une grande indignation, car ils ne se sentent pas aidés ni accompagnés par l'État, malgré tous les efforts qu'ils font chaque jour.k0017725.jpg

k0916786.jpgIl n'y a plus de sous dans les caisses et les Français eux-mêmes le sentent bien.

L'hôpital public n'a plus l'argent nécessaire pour embaucher alors qu'il y a suffisamment de travail pour pouvoir accueillir de nouveaux ambulanciers, de nouveaux brancardiers, de nouveaux infirmiers.

Le social n'a plus l'argent nécessaire pour aider les familles et les assistantes sociales ont du mal à secourir financièrement les parents dans le besoin. C'est de pire en pire, d'année en année.

Dans le parc, ces familles macédoniennes, serbes et kosovares sont maintenant moins visibles de la population. Cela a rassuré les autorités grenobloises mais comment chercher à cacher ces familles qui ont froid et dorment dehors. C'est honteux !

bxp166016.jpgQuand on sait que l'Isère est un des départements les plus accueillants de France, avec neuf millions d'euros consacrés à l'hébergement des demandeurs d'asile, on ne peut que se demander ce qui se passe ailleurs, de plus grave, de plus inquiétant pour toutes ces familles demandeuses d'asile. Cent cinquante demandeurs arrivent chaque mois simplement en Isère et il n'y a plus d'hébergement disponible.

Dans ce cas, pourquoi ne pas demander une réquisition des locaux disponibles, d'un garage inoccupé, d'un hall de musée, d'une maison fermée depuis des mois, d'un appartement non loué et livré à l'abandon ?BLD043162.jpg

Car comment laisser des enfants dormir dehors à Grenoble ?

Je m'excuse par avance auprès des autorités iséroises et grenobloises que je pourrais heurter par mon article.

Cet article n'est écrit que pour mettre en évidence un drame humain et pour chercher à le résoudre en attirant l'attention sur des familles en danger.

 

Chloé Laroche,

écrivain vivant à Grenobledl021210.jpgu17939304.jpg

 

Nota bene ____________________________ Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits.

 

05/11/2010

PARCOURS DU COMBATTANT POUR UNE DEMANDE DE RSA. Réflexion sur la précarité, l'insécurité économique actuelle et le courage qu'il faut à la France d'en bas pour exister et subsister.

3c4a0c1e31b69dce.jpgPARCOURS DU COMBATTANT POUR UNE DEMANDE DE RSA. Réflexion sur la précarité, l'insécurité économique actuelle et le courage qu'il faut à la France d'en bas pour exister et subsister. Mon témoignage de maman isolée, isolée de tout.

___________________________________________________________________________132fb5a2f838e7ba.jpg

 

Bonjour à tous,


Il était une fois une femme vivant seule et ayant à charge trois enfants, sans pensions de papas, car l’un est décédé et l’autre insolvable. Il y a deux grandes filles adoptives -dont l'une est handicapée- et un enfant de 5 ans et demi qui n'a plus son papa, lequel n'a d'ailleurs jamais aidé la maman et n'a jamais donné un centime pour son fils.

Cette jeune femme se bat pour travailler depuis de nombreux mois et pour arriver à porter à bout de bras cette famille qu'il faut nourrir et protéger... mais elle est en train malheureusement de perdre son CDI, pour des raisons économiques et  diverses. Elle s’est retrouvée en arrêt maladie plusieurs semaines et du coup, au vu de la baisse de ses revenus, elle s’est dit qu’elle aurait peut-être le droit de percevoir une partie du RSA, le revenu de Solidarité.

cf78c29c84a9b40a.jpgAu début de la mise en place du RSA, elle avait demandé si elle avait droit à cette aide et avait été reçue à la CAF. Là, on lui avait opposé un refus. «Avec 800 euros de salaires plus vos allocations pour trois enfants à charge, vous n’avez droit à rien.»

Donc, présentement, en octobre 2010, elle va sur le site de la Caf afin de faire une simulation de RSA. Le test lui répond qu’elle peut imprimer son dossier afin de le remplir au plus vite avec les papiers demandés.

Mais malheureusement, cette jeune femme n’a pas les moyens d’acheter une imprimante et donc ne peut pas imprimer le dossier. Aussitôt, elle se rend à son centre CAF afin de demander un dossier. Là, on lui répond qu’il faut prendre rendez-vous avec un conseiller et qu’on ne donne pas de dossier comme ça... !! fef99aba934dce0c.jpg

Alors la jeune femme attend, attend.... et arrive à être reçue par une conseillère. Celle-ci lui répond qu’au vu de ses revenus, elle n’a pas le droit au RSA. En sachant qu’elle n’a eu en septembre que 950 euros de revenus, allocations familiales compris..... Mais évidemment, la conseillère a pris en compte le trimestre entier, ce qui laisse à la jeune femme le choix de revenir dans deux mois.... afin de ne prendre en compte que le mois de septembre et les futurs mois où elle n’aura rien.... à part peut-être les allocations chômage... quand elles arriveront !!! ?

Par contre, la conseillère lui apprend que quand elle travaillait, elle avait droit à 35 euros par mois de RSA..... ??!!!!

71662ab612fc9198.jpgQuand cette jeune femme.... qui est moi-même.... a entendu dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin que le ministre Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche a comme revenus onze mille euros par mois..... comment peut-on continuer à aider les familles au compte-gouttes et à trouver que je fais partie des foyers n’ayant pas le droit au revenu de solidarité active ?

Il est vrai qu’on trouve tout à fait normal dans notre société de vivre avec mille euros par mois pour trois enfants à charge, voire moins pour beaucoup de retraités et de personnes en situation précaire qui doivent se débrouiller avec 600 euros par mois, voire moins !fb2e3d85ae64ba9a.jpg

C'est vrai que mes enfants ne manquent de rien, car je suis une maman débrouillarde, qui sait où acheter pas cher et qui sait aussi se priver pour elle-même, en ayant une conscience aigüe que garder un toit sur la tête et faire manger ses enfants est la priorité des priorités. Les habiller aussi et les emmener au soleil et dans la verdure afin de découvrir l'air pur, la beauté du monde et de la nature.

Pour en revenir à mon sujet et à ma révolte... On trouve tout à fait normal de donner des sommes exorbitantes pour certains postes de préoccupations gouvernementales.... mais on laisse le RSA à un niveau très bas et on le compartimente tellement que pour ma part, j’ai perdu près de 450 euros alors que j’avais droit au RSA en travaillant pendant plus d’un an, depuis sa création en 2009.... HISTOIRE SÛREMENT DE FAIRE QUELQUES ÉCONOMIES SUR LE DOS DES ALLOCATAIRES.

4109e4d8c8450f3e.jpgC’est ainsi.... pour en rajouter une couche, qu’il y a six mois, je reçois une lettre des services de la Mairie de Grenoble me disant qu’on m’avait alloué une allocation mensuelle spéciale locataire de 40 euros... J’étais ravie d’apprendre cela, bien sûr. Mais cette allocation n’arrivait jamais ! J’ai donc un jour appelé et on m’a répondu que c’est la CAF qui devait payer. La CAF de leur côté m’ont répondu que non, que ce n’est pas eux qui devaient payer ceci, mais le CCAS. Enfin.... pour conclure, j’ai rappelé la Mairie qui m’ont promis de faire un courrier à la CAF, mais à l’heure d’aujourd’hui, je n’ai toujours rien reçu... Cela me rappelle évidemment en gardant humour et dérision la chanson de Dalida : «Paroles, paroles !»8c87fbe48ea77432.jpg

J’ajouterai en fin de mon article que mon récit n’enlève en rien la reconnaissance que j’ai depuis des années envers la CAF qui m’aide comme elle peut en me versant des allocations pour mes enfants et en m’aidant à payer mon loyer qui s’élève aujourd’hui à 730 euros. La Caf me verse pour mon loyer 471 euros. Ce qui laisse à ma charge 259 euros pour pouvoir avoir un toit... avantage inestimable, quand on sait que plus de 3 millions de personnes connaissent en France «une problématique forte de mal-logement».

95cb61c55ee7c77c.jpgChloé LAROCHE


Voir l’article : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/02/03/01016-20090203ARTFIG00324-les-chiffres-alarmants-du-mal-logement-en-france-.php

21/10/2009

"Toute une région au sud-ouest de Bangui se meurt de faim dans l’indifférence générale, en République centrafricaine". Appel de l'organisation humanitaire : "ACTION contre la FAIM".

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Bonjour à tous et toutes,

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Vous pourrez lire ci-dessous, après ma note, un des communiqués que j'ai reçu dernièrement de l'organisation "ACTION contre la FAIM", envoyé comme un appel à l'aide envers nos concitoyens.

La crise actuelle touche de plein fouet les pays pauvres, avec un impact sur l'aide que les pays dits développés offrent aux pays comme l'Afrique. Cet impact se traduit malheureusement en baisse de l'aide financière.images-4.jpeg

images-2.jpegNous avons nos problèmes ici en Europe. Un pour cent des français ont pensé déjà au suicide. Certains passent à l'acte. Il y a beaucoup de problèmes au sein du monde du travail. De plus en plus de salariés se plaignent de la pression des patrons due aussi à la crise et du manque d'humanité perçue. Il faut bien sûr continuer à nous battre dans nos vies pour que la justice, la vraie, gagne du terrain et que le respect et l'intégrité de chacun soit respectés...

RTEmagicC_2f90dc835a.jpg.jpgMais rappelons-nous que des populations entières dans d'autres pays ne mangent pas, qu'elles n'ont pas de travail ou le perdent, que des enfants meurent de faim, touchés par une famine qui s'accroît, que la maladie gagne du terrain car les conditions alimentaires et d'hygiène ne peuvent être respectées au vu de l'évolution galopante de la crise mondiale rejaillissant sur ces pays encore plus durement touchés, touchés dans leur chair, par la mort d'enfants, par une faim imposée, par une famine sans solution, par un désastre humanitaire.

Je souhaite vous faire connaître le site d'ACTION contre la FAIM... afin que vous puissiez découvrir par vous-même l'ampleur de cette catastrophe planétaire, de ce drame collectif, et que vous puissiez aider à votre façon et comme vous le souhaitez.

Le site est : http://www.actioncontrelafaim.orgimages-1.jpeg

Merci de votre attention et de votre humanité.

 

images.jpegChloé LAROCHE

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header.jpg______________________ Voici le communiqué reçu d'ACTION contre la FAIM :

 

 

"Les oubliés de Berberati"______

Lien : http://www.actioncontrelafaim.org/nos-missions/temoignages/temoignage/article/1/les-oublies-de-berberati/


REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

15/10/09

"Toute une région au sud-ouest de Bangui se meurt de faim dans l’indifférence générale."

Article publié dans le Journal du Dimanche du 11 octobre 2009 :

home.jpg"Elle est arrivée il y a dix jours, à pied, avec ses six enfants. Il lui a fallu une journée de piste, de l’aube à la nuit noire, pour rejoindre Berberati. Arlette, 32 ans, vit à Nazembé, à guère plus de 25 kilomètres dans la forêt, mais n’avait jamais vu la ville. « On m’a appris que des Blancs pouvaient soigner mon enfant ici, résume-t-elle. Alors je suis venue. » Sa fille Marie-Angèle, 4 ans, souffre de kwashiorkor, une forme de malnutrition caractérisée par des oedèmes à l’abdomen, aux pieds et au visage. Arlette campe, avec des dizaines d’autres mères flanquées de leur progéniture, sous un hangar qui jouxte l’unité nutritionnelle thérapeutique installée par Action contre la faim (ACF) dans l’hôpital régional de Berberati. Veuve depuis six ans, elle dit qu’elle n’a plus rien pour nourrir ses enfants. Elle-même a encore plus de mal à calmer sa faim depuis qu’elle est ici : l’association humanitaire, qui a lancé cette opération d’urgence sur ses fonds propres, n’a pas les moyens d’alimenter tout le monde.

« C’est la maladie de la famine qui veut les tuer » :

Berberati, 155.000 habitants, est à une grosse journée de piste au sud-ouest de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Comme le reste du pays, la ville semble s’être figée quelques décennies dans le passé : aucune route mais des pistes de terre rouge impraticables dès qu’il pleut, pas d’électricité, pratiquement pas d’eau courante. La région, avec ses ressources minières, or et diamants, et ses exploitations forestières, était pourtant considérée comme relativement prospère dans un pays figurant parmi les plus pauvres de la planète. Jusqu’au printemps dernier. C’est un médecin de Carnot, un peu plus au nord, qui, le premier, a sonné l’alarme après avoir détecté des signes cliniques inquiétants chez les enfants qu’il examinait. ACF et MSF, toutes deux déjà présentes dans le pays, ont lancé en juillet une enquête conjointe dans cette zone. Résultat : 7 % d’enfants en état de malnutrition sévère aiguë – un taux à comparer au seuil d’urgence fixé à 2 % par l’OMS.

Inès a été parmi les premières prises en charge, il y a six semaines. Cette toute jeune femme, qui ne connaît pas son âge, se tient, tendue, sur un banc du service de pédiatrie. Sa fille Cyntiche, 8 mois, est pendue à son sein. Son aîné, Dieu-Merci, 4 ans mais qui en paraît deux fois moins, est assis à côté. Avant, Dieu-Merci marchait. Ce n’est plus le cas depuis qu’il est malade. Quand on demande à Inès de quoi souffrent ses enfants, elle dit:  « C’est la maladie de la famine qui veut les tuer. » Elle a tenté de les nourrir du peu de manioc et de gombo qu’elle parvenait à ramasser dans les champs; mais ce n’est pas suffisant.

Modeste, lui, s’est remis à travailler la terre. Il cultive depuis peu un petit lopin, à 3 kilomètres de Berberati. Cet homme de 38 ans a été licencié il y a huit mois par l’entreprise forestière qui l’employait comme technicien de maintenance. Il gagnait de 65.000 à 100.000 francs CFA (100 à 150 €) selon les mois; il n’a désormais plus aucun revenu. Sa fille de 2 ans a maigri jusqu’à tomber malade. Après dix jours passés à l’hôpital, elle a repris du poids. Modeste, lui, ne voit plus d’horizon, atterré par la puissance de ce monstre – « la crise mondiale » – qu’il nomme sans bien comprendre comment il a pu en devenir la proie.

« Manger trois fois par jour, cela n’existe plus » :

Comme l’industrie du bois, les activités minières et commerciales se sont effondrées en mars. Les bureaux d’achat de diamants ont fermé un à un. La moitié des employés a été licencié dans la région de la Mambéré-Kadeï, selon le préfet Joël Parefa. « Il n’y a plus d’argent, résume-t-il. Alors on achète des produits moins riches, et on réduit la fréquence des repas. Chez nos parents, on mangeait trois fois par jour ; cela n’existe plus. » Sur les marchés, les commerçants n’arrivent plus à écouler leurs maigres étals de légumes et de fruits.

L’agriculture vivrière pourrait être une planche de salut. Mais de nombreux habitants de la région en ont perdu la tradition, pour s’être rués sur l’exploitation diamantifère. Ailleurs dans le pays, beaucoup ont été convertis à marche forcée aux cultures d’exportation, coton ou café. Le tout sans aucune constance, au gré des foucades des régimes qui se sont succédé, en général violemment, depuis un demi-siècle à Bangui. Cette lourde histoire et l’enclavement du pays au coeur d’une région particulièrement instable ont fait de la République centrafricaine un pays sinistré. Les fonctionnaires de cet Etat fantôme n’ont pas été payés depuis quarante mois, les milices armées font leur loi dans tout le Nord et l’Est, et l’espérance de vie, qui diminue en moyenne de six mois chaque année depuis 1966, est passée en dessous de 40 ans.

Malgré cela, la République centrafricaine est un pays orphelin de l’aide humanitaire. Les bailleurs internationaux s’en désintéressent, les yeux braqués sur le tumulte qui règne à ses frontières, au Soudan ou en République démocratique du Congo. Résultat : « Si, fin novembre, on n’a réussi à faire bouger personne, on sera obligé de tout fermer », craint une responsable d’ACF.

En attendant, l’opération d’urgence se poursuit. Les visiteurs à domicile, reconnaissables au « bâton de pèlerin » qui leur permet de mesurer les enfants, sillonnent la ville, s’arrêtent dans chaque maison. Sous les toits de palme sèche, certains habitants les écoutent, d’autres, rétifs, doivent être convaincus. Les enfants présentant les premiers signes cliniques de malnutrition sévère sont envoyés dans l’une des quatre unités de prise en charge ambulatoire installées dans des centres de santé. Là, ils sont de nouveau mesurés, pesés, palpés, puis suivis chaque semaine si le premier diagnostic est confirmé.

Aminatou, 2 ans, se rend depuis un mois au centre de Poto-Poto, dans le quartier musulman de Berberati. Elle a d’abord été hospitalisée quelques jours, car son état était alarmant. Beaucoup, dans le centre, pensaient qu’elle allait mourir. A présent, à chaque visite, Aminatou avale avec une délectation manifeste la dose de pâte d’arachide enrichie qui lui est délivrée. C’est sa grande sœur de 13 ans qui accompagne la fillette : sa mère est morte il y a un an. Aminatou vit aujourd’hui chez sa tante, qui l’a adoptée, et elle va mieux."

Article de Pierre-Laurent Mazars, envoyé spécial pour le Journal du Dimanche, à Berbérati.

Photos dans l'article : trois photos de Eric Dessons.

 

13/09/2009

Lettre à une mère de famille qui risque de mettre fin à ses jours et de partir en laissant ses enfants. Les mamans et familles monoparentales face à la crise.

1803915.jpgLettre à une mère de famille qui risque de mettre fin à ses jours et de partir en laissant ses enfants.

 

Madame,

 

Vous avez des idées noires et désespérées dans un monde où il est de plus en plus difficile d’avancer, dans un monde où l’égoÏsme et la solitude des plus faibles s’amplifie.1823001.jpg

Je vous écris car vous me paraissez en danger moral et dans une grande détresse. Vous élevez seule vos enfants et devez faire face à la crise, aux factures, à votre travail, à l‘éducation de vos enfants. Une éducation rendue plus difficile d’années en années, étant donnée la demande accrue de repères, de rassurance et de limites à donner aux enfants, lesquels sont confrontés au monde actuel et à la violence visible jusque dans les images, à l’insécurité d’un monde qui offre déjà beaucoup d’angoisses aux adultes pour ne pas être en reste auprès des enfants.F76-283304.jpg

PAA195000029.jpgLes enfants sentent bien dans notre époque qu’ils vivent dans l’insécurité. Les couples divorcent, se séparent ; les familles éclatent et les enfants vont de gardes alternées en gardes partagées, offrant tant de bonne volonté d’adaptabilité à chacun de leur parent désireux de les avoir près d’eux. Ils sentent bien aussi que le travail manque, que notre terre est en survie pour cause de pollution.

Si vous les quittez en les abandonnant à leur vie alors que vous entrez dans la mort, que feront-ils ?

Et si vous les quittez en les abandonnant tout en poursuivant votre vie, comme ces deux mamans qui ont laissé leurs enfants pour un homme, comme elles auraient laissé des petits chats au beau milieu d’une rivière. La rivière de la vie n’est pas moindre. Elle est identique aux dangers d’un flot ravageur et aride de douceur.

Les enfants ont besoin de vous, de votre tendresse, de votre amour qui leur dit que vous serez toujours là pour eux. Ils en sont sûrs comme le soleil se lève le matin. Ils voient votre sourire et sont suspendus à votre coeur. Alors ils peuvent se construire et grandir sereinement.

Vos enfants ont besoin de vous et personne ne pourra vous remplacer. Ces enfants sont la Terre de demain et ce qui se passe entre eux et vous est très important pour l’avenir.

bxp51165.jpgVotre dépression n’est pas inéluctable. Le désespoir peut être consolé. Ne restez pas seule. Je vous conseille d’appeler dès que possible l’un des numéros suivants :

-Cap Écoute : le 0800 333 435 (9 h - 21 h) ou le 04 72 33 34 35

-Sos Suicide Phénix : 01 40 44 46 45 (12 h - 24 h)

-Sos Amitié : le 0800 066 066

-Croix-Rouge Écoute : le 0800 855 855k0402990.jpg

-Suicide Écoute : le 01 45 39 40 00

-Numéro national d’aide aux victimes : le 08 842 846 37

-Sos Suicide : le 01 40 50 34 34

 

Vous vous sentez mal car vous êtes au coeur de la bataille, comme le seul soldat survivant d’un bataillon. Vos amis vous ont lâchée ou bien la vie les a éloignés. Votre famille se compte sur les doigts d’une main mais préfère penser à sa propre survie plutôt que de vous soutenir et de vous épauler.

PAA150000070.jpgLa société actuelle, la conjoncture économique, l’évolution rapide du monde moderne ne contribuent pas à aider les personnes comme vous qui se retrouvent à batailler au quotidien. On parle par exemple d’aider les ménages afin qu’ils accèdent plus facilement à la propriété. Ainsi : vous avez un loyer, de plus en plus élevé ; vous décidez d’acheter un logement, le moins cher possible, afin d’arrêter de donner des loyers à un propriétaire. Les banques vous proposent un prêt sur 25-30 ans... dont le montant de remboursement mensuel est égal ou même inférieur à votre loyer. Mais, malheureusement, vous avez un refus de prêt de toutes les banques car vous avez trois enfants à charge et un petit revenu en CDI !

“Nous sommes vraiment désolés, Madame.” Vous entendez cette phrase et vous retournez payer votre loyer à vie. Vous venez de comprendre alors que le capitalisme donne à ceux qui possèdent et que vous n’êtes rien, juste bonne à payer le propriétaire qui s’en fiche que vos fenêtres laissent passer assez d’air et de froid pour faire grimper vos notes de gaz et d’électricité vers des sommes vertigineuses.BLD041812.jpg

C’est là qu’intervient la taxe Carbone. Taxe de ci, taxe de là, passage à l’euro qui a multiplié parfois de cinq à dix le prix de nos achats, perte du pouvoir d’achat, etc. Madame, je comprends votre raz-le-bol mais il va falloir vous accrocher et observer aussi les côtés positifs. Cette année, les ménages de la France d’en bas ont reçu deux fois 200 euros de la part du Gouvernement, plus une aide en chèques CESU emploi-service de 200 euros aussi. Souvenons-nous que nous bénéficions des allocations familiales et d’une aide pour la rentrée scolaire. On a des bons de vacances pour emmener les enfants une semaine en camping durant les congés. Imaginez que vous n’ayiez rien de tout cela, ni d’allocations logement non plus. Je pense que pour s’en sortir, il faut regarder vers le soleil même s’il y a une épaisse couche de nuages.

1821201.jpgÀ part tout ça, vous êtes seule et cette solitude vous pèse. Vous avez cherché un compagnon, démarrant cette quête au début avec espoir et conviction. Mais le monde actuel déteint aussi sur les relations humaines, après avoir repeint le paysage de la planète en tableau sombre pollué.

Vous avez rencontré des hommes dont le coeur est rongé par le doute, la dépression, le manque de confiance en l’amour, un passé douloureux, l’envie de vivre pour soi sans avoir d’embêtements (dans leur tête, embêtements = enfants, surtout les vôtres) et... finalement, vous êtes seule sur le bord de la route, débarquée de plusieurs liaisons et le coeur broyé par une montagne d’égocentrisme et de goujaterie. Le champ de roses que vous aviez dans le coeur a été moissonné par la batteuse des ruptures à répétition. Combien de fois avez-vous entendu : “Si tu étais seule sans enfant, je poursuivrais avec toi.” ? Et quand vous avez décidé de ne plus mêler votre vie sentimentale à votre vie familiale, vous vous êtes aperçue que l’homme qui acceptait cela ne vous apportait que la sensualité de quelques moments et rien d’autre. Cet homme-là  se met à culpabiliser au bout de quelques temps et vous quitte en disant que vous méritez de trouver un homme total avec qui vous pourriez refaire votre vie car finalement, vous êtes trop demandeuse de partager du temps qu’il n’a pas ou qu’il n’a pas la volonté de donner.1996086.jpg

Vous avez mille coups au coeur et c’est là qu’un ami vous appelle en vous demandant de laisser vos besoins d’être en couple de côté ainsi que vos désirs de femme. C’est là aussi qu’il vous propose de faire partie d’un groupe, de son groupe, de sa secte. L’amitié, il n’y a rien de telle ! Une main tendue pour sauter dans la dépendance d’un groupement : sortir de sa solitude pour s’oublier à jamais et plonger dans la fraternité illusoire de ceux qui pensent détenir seuls la vérité.

1789927.jpgMadame, tenez bon sur votre île déserte. Votre île finira par rencontrer le continent ou bien un bateau échouera-t-il dans une de vos criques. Vous devez rester forte car quand la montagne s’écroule, elle entraîne avec elle des millions de petits mondes, d’oasis de végétations et de paradis terrestres. Ces petits mondes sont vos enfants et ils ont besoin que vous restiez solide et forte. Pour cela, il faut rompre l’isolement et aller chercher de l’aide morale. Il vous faut prendre votre téléphone afin d’appeler les numéros que je vous ai précédemment donnés (en choisir un) et de déverser le trop plein de vos émotions de colère, de rancune et de tristesse.

images.jpegHier, lors du 11 septembre, nous avons commémoré l’événement terrible des attentats des deux Tours jumelles de New York. Des centaines de personnes sont restées coincées dans ces Tours jusqu’à la destruction finale des deux bâtiments. Mais une femme et treize pompiers se sont réveillés dans les décombres de la Tour Une, tous miraculés parmi les cadavres. Ces pompiers, avant que la tour ne s’effondre, étaient en train de descendre les étages pour se sauver quand ils ont rejoint une femme en détresse, Joséphine. Ils ont alors décidé de lui venir en aide en la soutenant pour descendre les marches de l’immense Tour Une. La Tour Deux s’était déjà effondrée et ils savaient que le temps était compté pour eux. Leur chef est allé chercher une chaise dans les bureaux pour faciliter le portage. La Tour s’est alors effondrée. Ils ont tous survécu, sauvés par cette femme qu’ils avaient aidée jusqu’au bout. Pourquoi ? Parce que là où ils se trouvaient au moment de l’effondrement, une bulle s’était faite autour d’eux par la configuration du bâtiment et des parois disloquées.images-2.jpeg
bn296063.jpg

Alors, Madame, écoutez-moi : trouvez votre bulle et soyez le pompier d’autres personnes qui ont besoin de vous. Vous verrez qu’une main qui se tend vers l’autre n’est jamais seule. S’il n’y a pas d’humain en face, il y aura un ange et cet ange vous enverra la force et le courage nécessaires. Il saura ouvrir les portes devant vous et donner du pain à vos enfants si vous n’avez plus rien. Cet ange peut être un bénévole du Resto du coeur ou de tout autre secours. Ne craignez jamais de manquer ou de vous retrouver à la rue. Faites les démarches nécessaires car dans toute descente aux enfers, une dé-marche peut éviter la Marche fatale. Répondez aux courriers, demandez de l’aide, laissez fierté et orgueil de côté. N’attendez pas que les huissiers arrivent. Avant, vous avez des recours et des possibilités d’arrangements.

BLD054288.jpgMadame, j’espère que cette lettre vous aura fait du bien et vous retiendra ici-bas, dans notre monde où la nature qui nous entoure est encore belle et souriante. Allez la voir et regardez la beauté qui se dégage des arbres, des paysages et des chemins si mutiples offerts aux carrefours de la vie.

Je vous embrasse.

Chloé Laroche

 

Ce 12 septembre 2009.

 

 

Commentaires

Bonjour Chloé, bonjour à toutes les personnes qui se sentent seules. Non, vous ne l'êtes pas, il existe des gens comme Chloé, des associations qu'elle vous donne dans cette note qui peuvent vous aider. Vous avez le droit de vivre en ayant de l'aide : eh alors, ce n'est pas honteux d'être aidé, au contraire c'est réconfortant et cela peut vous aider à aller de l'avant. Bon nombre de ces organismes sont là pour vous écouter, pour vous aider, et ils le font avec un sourire et avec joie. 
Vous qui êtes seul avec des enfants, ne "partez" pas, ce sont vos enfants qui ont le plus besoin de ce seul lien familial qui leur reste. Ils ont besoin du parent qui est à leur côté (Amour, soutien, tendresse, etc...). Cet enfant, c'est un peu vous (imagé bien sur) et la personne qui va vous aider, vous soutenir, et vous donner de son temps, de sa tendresse parfois. 
Ces organismes veulent vous aider, n'ayez pas honte d'être aidé, faites le pour vous et pour vos enfants. Courage et volonté, allez y prenez contact avec eux, ils vous accueilleront volontiers.
Personne ne veut que vous abandonniez. Vous n'êtes pas seul.
Merci à Chloé de son soutien.
Vous avez mon soutien également.
Lolotte73

Ecrit par : Lolotte73 | 17.09.2009

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Merci Lolotte. Votre message fait chaud au coeur et cela aidera cette femme et bien d'autres qui sont dans la solitude et le désarroi. Je prépare un article pour ce soir... ou demain. Plein de pensées. Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 17.09.2009

 

 

 

08/07/2009

Comment vivre la crise en ciblant les valeurs humaines et la solidarité ? “La crise est un bon moment pour se remettre en cause, se poser les questions essentielles.”

“La crise est un bon moment pour se remettre en cause, se poser les questions essentielles.” (Angélique Fornès)images-3.jpeg

 

images-1.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Cette phrase a été prononcée par Angélique Fornès, de l’agence Fluoo. Je la reprends ici car elle me plaît, cette phrase.

 

Mon propos va être de la développer pour aller plus loin ensemble, sur le plan des entreprises en crise comme sur le plan individuel ou planétaire.

 

Tout est lié, ainsi que le constate très bien le Secrétaire général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-Moon, qui dit que nous vivons une crise sans précédent faite de crises multiples (crise alimentaire, financière, épidémie mondiale de la grippe, crise des carburants, etc). Il poursuit en disant que du coup l’ONU ne reçoit plus assez d’aides des pays pour les missions de maintien à la Paix qu’ils gèrent. L’ONU emploie 78000 militaires, 11000 policiers, 23000 fonctionnaires pour 43  missions actuelles. Ils ont besoin d’aides financières et se retrouvent mis aux oubliettes de la crise.

 

La Paix est une solidarité. Sans solidarité, sans objectif précis auquel on tient, la Paix ne peut exister. La Paix est une cible. Si on l’oublie, la flèche risque de se ficher n’importe où... et la guerre arrive. La guerre amenant son lot de crises collectives et de souffrances individuelles et familiales.

 

La solidarité est donc partie prenante de la Paix. La solidarité fait qu’on peut se sortir de la crise. Vivre mieux, ne pas se renfermer sur soi. Comme le dit si bien Franck Pédersol, directeur d’Adn-Com, une agence de création et de communication sur Grenoble-Seyssinet : “La période incite beaucoup de gens à se replier sur eux-mêmes, donc ceux qui parlent peuvent mieux se faire entendre.” Oui, il faut parler, communiquer, donner aux autres l’envie de se battre, d’avancer, innover.

 

Marie Martèse, par exemple, a créé la Roue Verte dans la région de Grenoble, afin d’inciter au co-voiturage dans les entreprises mais aussi sur le plan individuel.

 

L’association Solexine existe depuis 1996 sur Grenoble et accueille plus de cent personnes par an, dans un esprit d’accueil et de solidarité basé sur le partage de la créativité.

 

“Souvent, quand on vient à Solexine, c’est qu’on cherche quelque chose pour nous aider, parce qu’on se sent seul, qu’on n’a pas de boulot, ou qu’on est mis en marge ou parce qu’on a peu de ressources financières. Mais quand on se trouve à Solexine, ce qui est apprécié, c’est le fait d’être accueilli pour ce qu’on est venu chercher, pour ce qu’on accepte de donner. Ici on n’est pas étiqueté, ni suivi par son passé.

 

Ce que propose Solexine, c’est de venir pratiquer, découvrir, créer dans différents domaines artistiques par le biais d’ateliers d’expression artistique tels que le dessin, la peinture, le chant, l’écriture créative, le théâtre, la poterie, l’informatique, le conte. Ces ateliers sont animés par des artistes professionnels, rémunérés, capables de communiquer leur passion et un certain nombre de techniques à un ensemble d’amateurs très divers, sans rentrer dans une logique de niveau de connaissances.”

 

Voici donc une association qui dure, qui a de l’avenir, qui emploie des artistes et offre du bonheur !

 

Je vais vous parler aussi de la Remise, association grenobloise de ré-insertion qui récupère, trie et revend des vêtements d’excellente qualité -bien que d’occasion. Elle existe depuis 1989, ce qui prouve que la solidarité n’a pas de crise, bien au contraire, puisque son rôle est aussi d’aider les familles à petits revenus à s’habiller correctement. On peut trouver à s’habiller dans ce lieu pour quelques euros, trouver des livres à vingt centimes, habiller les enfants toute l’année sans finir sous les ponts, trouver un petit haut à un euro, un pantalon à deux euros, des chaussures de montagne à quatre euros. Des personnes charmantes organisent tout cela, présentes et désireuses de s’en sortir, rémunérées dans le cadre d’un encouragement à la reprise du travail. Actuellement, la Remise, qui a deux sites, comprend 8 permanents salariés, 26 personnes en contrats d’insertion et 40 bénévoles.

 

Enfin, je voudrais vous parler des familles d’accueil qui font partie du réseau d’aide de l’association Point Virgule rattachée au Codase. Ces familles accueillent pendant une durée de trois à six mois une personne désireuse de ne plus reprendre la toxicomanie dont elle était dépendante et de retrouver un équilibre de vie. C’est un exemple de solidarité et aussi, dans un contexte de crise, un moyen pour ces familles de mettre du beurre dans les épinards... une indemnité mensuelle leur étant versée. Ces familles accueillent donc chez elles une personne, homme ou femme de tout âge, et leur offrent un cadre de vie familial, les faisant participer aux activités du foyer, les emmenant en balades et leur redonnant des repères, des horaires, des repas en commun, la sécurité d’un foyer les accueillant pendant un temps, un temps de passage, de reconstruction. Suzanne Joux, qui gère les accueils dans les familles, est éducatrice à Point Virgule et a écrit un livre passionnant : “Terribles récits ordinaires”, paru en juin 2009 aux éditions Thot (3, rue du Drac à Fontaine 38 600). Je vais citer pour vous un passage de l’ouvrage de Suzanne Joux : “En cas de rechute, l’expérience de l’abstinence pourra leur permettre de savoir que “c’est possible”. Tout ce qu’ils auront accompli servira peut-être de balise dans les mauvais moments ultérieurs. Une de ces personnes accueillies a écrit par la suite : “Quand j’étais en famille d’accueil, j’ai labouré avec des ânes, je ne savais pas que j’étais capable de faire ça. J’ai gardé des photos. Je suis monté avec eux jusqu’au col, ça faisait sept cent mètres de dénivelé. Je me suis dit que j’étais pas complètement fini.”

 

Peu de personnes se manifestent pour faire ce genre d’accueil, car il faut mettre de côté la peur, les craintes, parfois le jugement de ce qu’a pu être la personne avant. Aider quelqu’un qui a connu la dépendance de la drogue est un fait mais accueillir une personne qui a pu en faire le commerce peut heurter et remettre en question tous nos principes. C’est là que nous pouvons commencer à nous remettre en question, à nous positionner sur de vraies valeurs humaines. Cette personne a été en dérive, cette personne a pu causer du tort à d’autres, peut-être à de très jeunes en vendant de la drogue... mais aujourd’hui, elle veut s’en sortir, elle a fait amende honorable, elle fait une démarche de rentrer dans une famille... une famille inconnue, qui n’est pas la sienne, courageusement, pas à pas dans l’abstinence totale. Cette personne va connaître des angoisses, des doutes, des nostalgies du passé, ce passé où elle pouvait tout s’acheter sans travailler. Mais aujourd’hui, elle apprend ce qu’est une formation professionnelle, peut-être bientôt un travail.

 

Alors au diable les jugements hâtifs sur la vie des gens. La crise nous demande aujourd’hui de prendre en compte tous les parcours de vie et c’est en aidant et en tendant la main aux autres que nous nous en sortirons, pas en clamant sur tous les toits qu’en 2020... les retraites ne seront plus payées... ou en faisant croire aux plus crédules que ça y est, Il va revenir (le Christ).

 

La crise nous demande de nous repositionner et de sortir de notre coquille, de nous exprimer, de sortir ces dons que nous avons tous au fond de nous.

 

Gérer la crise dans une entreprise, ce peut être simplement l’envoi de cartes de voeux, agréables et conviviales, petites choses simples qui ramènent la pensée des clients oublieux une fois l’an. Recevoir un gentil courrier est une chose si rare aujourd’hui, où tout passe par internet, avec mille cartes virtuelles que personne ne peut accrocher au mur.

 

Gérer la crise financière dans la famille, ce peut être simplement s’inscrire et participer au Sel de sa région : Système d’Échange Local. Ce système permet d’échanger autrement et librement, sans argent. “Il privilégie le lien plutôt que le bien dans le respect des personnes, en valorisant la responsabilité de chacun, la coorpération et la solidarité.” Je vous donne le lien suivant afin de connaître le Sel de votre région : http://www.selidaire.org/spip/rubrique.php3?id_rubrique=211

 

Gérer la crise sur le plan mondial, c’est aider la Paix à survivre, c’est faire les gestes simples d’hygiène élémentaire pour éviter la propagation croissante de la grippe, c’est trier ses déchets quotidiennement, c’est placer en épargne intérieure suffisamment d’énergie jusqu’à la fin de sa vie pour pouvoir rester solidaire éternellement, même à soixante-dix ans.

 

Gérer la crise sur le plan individuel et au sein du couple, c’est arrêter de vivre les choses égoïstement, comme si l’amour était une course au temps perdu, une course effrénée de partenaires en partenaires, qui peut faire dire à certains : “Tu couches tout de suite ou pas... Si c’est non, je poursuis ma quête car je perds mon temps. J’ai besoin de savoir tout de suite.” Ou faire dire à d’autres : “Ah ben non, tu as des enfants. J’ai 54 ans. On a onze ans de différence. Je suis bien trop vieux. Je veux vivre pour moi. Ne plus m’embêter. En profiter avant qu’il ne soit trop tard. Je dois me grouiller car le temps passe si vite. Tu aurais été la femme de ma vie si tu avais été seule sans enfants. Alors comme je ne veux pas gâcher ma chance de rencontrer cette femme que j’attends et qui me correspondra, je préfère arrêter cette relation et me libérer.”

 

Libération pour une liberté virtuelle, virtuel d’une crise qui existe bien, elle, dans tous les domaines, même simplement dans le lit double d’une maison où un célibataire pleure tout bas chaque soir, larmes d’une quête improbable, d’une solitude qui s’aggrave de jour en jour, encouragée par la peur de l’autre, peur de se perdre, peur de donner, peur de partager, peur d’une maman qui élève seule ses enfants.

 

Chloé LAROCHE

 

 

POUR INFORMATION du solidaire existant sur Grenoble, ma ville :

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-La Brocante de Mamie : http://www.alpesolidaires.org/la-brocante-de-mamie-des-ordinateurs-pour-l-insertion

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-La Remise : laremise-asso.org. / 35, rue Général Ferrié 38100 Grenoble

et avenue Jean Perrot. Téléphone Tél. : 04 76 46 02 94.Tél. : 04 76 44 00 84. Fax : 04 76 46 75 65 ...

______________________________________________________________

-Le SEL de Grenoble : www.seldegrenoble.asso.fr/fr/liens.htm

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- Association Solexine : 12, Rue Ampère / 38100 Grenoble, France / 04 76 96 18 18

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-Centre de lutte contre l'Isolement. et Prévention du suicide à Grenoble. 1, place de l'Étoile 38000 Grenoble 04.76.87.90.45 ...

 

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-OZANAM. Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale / Brocante les mercredis et samedis :  38410 Vaulnaveys Le Bas Tél. 04 76 89 17 84. Fax. 04 76 89 01 06.

______________________________________________________________

 

-EMMAÛS (Sassenage, le Versoud, la Mure) :  La communauté de Grenoble est composée:

- d'environ 35 compagnons et compagnes sur le site de "Sassenage"

- de 9 compagnons et compagnes sur le site de "La Mure"

- de 12 compagnons et compagnes sur le site de "LE VERSOUD"

- de 3 responsables, salariés d'Emmaüs Grenoble (2 à Sassenage, André et Helmut, 1 à La Mure, Mohamed)

plus un futur responsable au Versoud à l'issue des travaux.

- d'amis (bénévoles)

Contact EMMAUS : http://www.emmaus-bourgoin.org. COMMUNAUTE DE GRENOBLE Z.I. Les Moironds Route de Valence 38360 SASSENAGE. Tél : 04 76 27 03 04 ...

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- L’ÉCOLE DE LA PAIX : www.ecoledelapaix.org

 

7, Rue Très Cloîtres

38000 Grenoble, France

04 76 63 81 41

 

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-LA ROUE VERTE (CO-VOITURAGE) : : http://www.LaRoueVerte.com

27/04/2009

C'est quoi la crise ? Crise des autorités, de la justice, des droits de l'homme, du respect des salariés, de l'humain en prise aux raisons économiques et aux intérêts de certains. Faits réels de la crise et effets réels.

1902004.jpgBonjour à tous et toutes,

Je souhaite aujourd’hui vous parler de choses vraies, comme d’habitude.
De choses de la crise...


pr78919.jpg____________La crise, oui...

quand un ami que je connais se fait voler sur son compte huit cent euros par une personne inconnue... qui s’est offert un voyage en Tunisie en utilisant le numéro de la carte bleue de cet ami,

quand cet homme se retrouve dans de gros problèmes financiers parceque sa banque iséroise lui a remboursé 265 euros seulement dans le cadre de l’assurance vol,

quand la banque de cet homme lui répond qu’il doit attendre le mois suivant pour être remboursé de la totalité de la somme,

quand, en attendant, il est obligé d’emprunter de l’argent à la seule personne qui accepte, c’est-à-dire moi, qui vit seule avec trois enfants à charge.

 

_________La crise, oui...

images.jpeg

quand je porte plainte contre un homme adulte qui a envoyé des sms avec propositions sexuelles à ma fille mineure et à une amie de ma fille mineure,

quand la plainte des deux mamans dont la mienne est rejetée par le Procureur,

images-4.jpegquand le chef d’une des gendarmeries de l’Isère me répond que aujourd’hui, je serais étonnée d’apprendre que “nombre de jeunes filles provoquent les garçons, les hommes, et que certaines vont même jusqu’à aller chercher le viol collectif, par des attitudes et des propos provoquant,”

quand j’ai été obligée de défendre dans son bureau les jeunes filles et ados, voire les toutes jeunes filles, en lui répondant que même si certaines l’ont fait et sont dans une telle attitude... ce n’est pas le cas de toutes les filles, et certaines sont vraiment victimes... comme ma fille et sa copine de treize ans, 1709002.jpg

quand l’autorité ne prend plus en compte qu’il y a des mineurs et mineures victimes avec des hommes majeurs en face... et défend l’homme majeur en expliquant que le pauvre homme a pu être provoqué et qu’il ne peut être ennuyé par une plainte basée sur rien du tout,

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_______ La crise, oui...

quand les salariés d’une entreprise iséroise sont tous convoqués et se retrouvent réunis en réunion de travail avec leur chef... et qu’au bout d’une demi-heure, les nouveaux dirigeants acquéreurs de la boîte entrent dans le local et saluent les employés ahuris, lesquels ne savent pas à qui ils serrent la main,

quand ces salariés entendent soudain de la bouche de leur chef qu’il n’est plus rien et qu’il a été démissionné quelques jours avant,

quand les mêmes salariés ont le sentiment de n’avoir pas été respectés, car non tenus au courant de la situation et du départ de leur patron,

quand le chef d’entreprise explique qu’il a pu sauver l’entreprise en acceptant de la vendre, et que sinon, la boîte allait droit au mur en moins d’un an,

 

k0132654.jpgF0029187.jpg________ La crise, oui...images-1.jpeg

quand la France accepte sans broncher ce qui vient de se passer à Calais (voir ci-dessous l'article du RESF pour que vous sachiez),

quand un père d'origine congolaise, Bienvenu Mbelani, est mené en camp de détention français alors que ses deux enfants mineurs de 10 et 8 ans arrivent en France et sont placés dans un autre camp de détention français,

quand Papa est en prison à Bobigny et les enfants en prison à Roissy, dans le monde merveilleux selon le Ministre Besson,

quand on brise des familles, expulsant les pères et enlevant, pour certaines familles étrangères, des enfants pourtant scolarisés de leur chaise d’école afin de les expulser en charter avec leurs parents,

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_______ La crise, oui...

quand des familles dorment, vivent, mangent à l’hôtel... dans une seule pièce pour plusieurs personnes... et doivent à leur propriétaire des centaines d’euros à payer, somme indécente payée pour pouvoir survivre,

quand des personnes âgées et des familles sont contraintes d’aller faire les poubelles des magasins et des marchés pour pouvoir subsister,

k0204769.jpgquand des parents ont si peur de l’avenir qu’ils en arrivent à abandonner leurs enfants pour qu’ils soient recueillis et bien traités,

quand les jeunes cherchent l’espoir dans l’alcool, la drogue, la dépendance virtuelle... au lieu de garder confiance en leur chemin,200136690-001.jpg

 

 

Car finalement la crise... c’est chacun qui la fait.

La crise, on peut la combattre en cherchant des valeurs qui ne sont pas fondées sur l’argent, sur l’égoïsme, sur les intérêts matériels.
Arrêter d’avoir peur et se contenter du peu qu’on peut avoir, tout en se battant contre les injustices qui nous frappent et l’oubli des pauvres et de ceux qui vivent dans des conditions indécentes.
Arrêter de ne regarder que sa misère et défendre aussi ceux qui vivent autour de nous, dans notre pays ou ailleurs.
Ne pas accepter que des familles soient malmenées et que des enfants ne puissent plus voir leurs parents.

Chloé LAROCHE

 

____________________ Comme promis, voici l'article concernant Calais, publié par le Réseau d'Éducation Sans Frontières

(le site, actions et pétitions : http://www.educationsansfrontieres.org) :

 

moton8.pngCommuniqué RESF : UN CHARTER DE KOSOVARS, UNE RAFLE D’AFGHANS, DEUX ENFANTS ( ) EN PRISON PUIS A L’ASE, LEUR PERE EN RETENTION…, ETC… 
L’HUMANISME FRACASSANT SELON ERIC BESSON

 

"Un charter de Kosovars :

Eric Besson est un humaniste qui, trop modeste, n’apprécie guère le titre de ministre de la Rafle et du drapeau attaché à sa fonction. Et pourtant…

Et pourtant… La semaine dernière, expulsion de 50 Kosovars et Albanais sur un vol charter organisé en collaboration avec l’Autriche. Spectacle grandiose, propre à combler le ministre : 50 malheureux, certains avec leur baluchon, d’autres sans rien, menottés, entravés, attachés à leur siège, encadrés de deux policiers chacun. Ce devait être beau comme du Besson ! Pourquoi aucune photo n’a-t-elle été publiée dans le but de « dissuader les migrants » ?

Une rafle d’Afghans :

Arrestations massives opérées à l’improviste par la police dans un quartier suspect : 200 Afghans arrêtés au petit matin à Calais au milieu d’un énorme déploiement de 500 policiers. Une rafle magnifique qui a sans doute tellement ravi le ministre qu’il s’est rendu à Calais quelques jours plus tard pour annoncer des récidives. 200 interpellations, sous prétexte de lutter contre les trafiquants. 200 personnes libérées le lendemain.

Deux enfants en prison, leur père en rétention… :

Si M. Besson fait dans l’acharnement collectif, il fait aussi dans le traitement individuel sordide.

Bienvenu Mbelani a 34 ans, père de P. (10 ans) et de J. (8 ans). Il est congolais (RDC), un pays où les morts dus aux guerres civiles et aux violences politiques se comptent par millions. En 2006, il parvient à quitter le pays et demande l’asile en France. Débouté comme de bien entendu. Il se retrouve sans papiers et frappé d’un APRF (Arrêté préfectoral de reconduite à la frontière). Malgré cela, ses deux enfants sont envoyés en France pour le rejoindre.  Ils atterrissent à Roissy le 10 avril avec des papiers qui ne sont pas en règle. Selon les procédures maintenues en place par le ministre Besson, les enfants (8 ans et 10 ans !) sont placés en zone d’attente, une prison pour étrangers, adultes mais aussi enfants, à qui on souhaite refuser l’entrée en France.

L’apprenant, Bienvenu Mbelani se précipite en zone d’attente (sur les conseils de son avocat, paraît-il… Si c’est vrai, celui là ferait mieux de s’occuper d’autre chose que du droit des étrangers !) Il est arrêté sur le champ et mis en rétention. Papa en prison à Bobigny, les enfants en prison à Roissy. Le monde selon Besson est merveilleux.

Au quatrième jour de détention, les enfants sont présentés au Juge de libertés et de la détention de Bobigny, comme des grands, sur le banc des accusés, dans une salle bourrée de policiers en uniforme. Ils sont dans la même salle que leur père, lui aussi présenté au JLD, mais ils n’ont le droit ni de communiquer ni de l’embrasser. La classe ! 8 ans et 10 ans, le gibier de potence fourni à la justice par les services de M. Besson a de l’allure ! Heureusement quand même, le JLD ordonne la libération des enfants qui sont placés dans une famille d’accueil par l’ASE. Mais leur père n’a toujours pas pu les contacter.

On en est là.

Notre ministre humaniste a trois solutions. Renvoyer le père et les enfants dans un pays qu’ils ont fui et où il est fort possible que le père soit immédiatement emprisonné… si ce n’est pire car quoi qui ait pu se passer avant son départ, le simple fait d’avoir demandé l’asile en France le désigne comme un opposant. Les enfants seraient ainsi livrés à eux-mêmes, rendus quasi-orphelins au nom de la préservation de l’unité familiale à laquelle on sait que les services de M. Besson sont très attachés quand ça les arrange. La seconde solution serait de garder les enfants confiés à l’ASE en France et de renvoyer le père au Congo. Le coup du chassé-croisé (les enfants arrivent d’Afrique au moment où le père y est réexpédié) est original… Son caractère inédit séduira peut-être le ministre.

Reste enfin la seule solution humainement acceptable : que Bienvenu Mbelani soit libéré et régularisé et qu’il récupère ses enfants afin de leur donner enfin une vie décente.  Trop simple et trop humaniste pour être possible ?

Père d’un enfant français, mari d’une handicapée française, en rétention !

Mohamed Allouche est tunisien, père d’un enfant français (sa femme est française). Il est arrivé en 2005 pour rejoindre sa femme et son fils. Outre le droit élémentaire de vivre en famille, la venue de Mohamed était d’autant plus nécessaire que la mère de son enfant est sourde et muette. Elle travaille dans une maison de retraite et a été la première femme atteinte de ce double handicap à obtenir le permis de conduire mais il n’empêche que la présence de son père est indispensable à Noufel (11 ans). Mohamed avait un récépissé provisoire de titre de séjour… sans autorisation de travail.

Mais, en août 2007, la préfecture de Nanterre faisait mener une enquête pour vérifier la réalité de la vie du couple. Pour un peu le ministère Hortefeux-Besson mériterait de s’appeler celui du trou de serrure !  Mohamed Allouche était contrôlé le 15 avril au métro Chatillon-Montrouge et placé en rétention après avoir reçu un APRF. Motif deux des nombreux documents fournis par le couple pour prouver leur vie commune portaient une adresse différente de leur adresse habituelle. C’est grave, ça, ça mérite de détruire une famille, de placer un individu en prison et sûrement de l’expulser… Sauf que l’adresse « suspecte » est celle des parents de l’épouse qui, pour une raison ou une autre avait jugé plus pratique de se faire expédier tel ou tel courrier chez ses parents. A se demander ce qui est le mieux partagé au ministère de M. Besson, la malveillance ou l’incompétence. Les deux peut-être ?

Il faut, naturellement, que Mohamed Allouche soit libéré, que le titre de séjour auquel il a droit lui soit immédiatement délivré, que les mauvais traitements qu’il a subis soient indemnisés et que le ministre lui présente des excuses."

 

 

Ministère de la Rafle et du Drapeau :
Fax: 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

 


Matignon  :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...
FAUGERE <jean.paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr>,
GOSSET-GRAINVILLE <antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr...>,
KLARSFELD <arno.klarsfeld@premier-ministre.gouv.fr>,
LEVY <myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr>
MITROFANOFF <igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr>

 

Elysée fax : 01 47 42 24 65
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18/03/2009

"Je m'en fous de ta vie"... Ce sont les gentils mots d'un collègue de travail à mon encontre. Récit d'une employée sur la relation solidaire au travail.

 

ENTRAIDE, SOLIDARITÉ, CRISE.

(Mon blog a été visité 42 063 fois depuis sa création en avril 2008, avec 2249 visiteurs en août, 4034 en septembre, 5248 en octobre, 5437 en novembre, 5505 en décembre, 6359 en janvier 2009, 5157 en février, 4103 du 1er au 18 mars.)

 

images-17.jpegBonjour à tous et toutes,

À la veille d'une grève importante en France, je souhaite vous proposer ce témoignage vivant, en tant que salariée d'une entreprise et employée adepte de la solidarité entre collègues.images-11.jpeg

Voici mon récit :

Il y a quelques temps, un collègue m'appelle et me demande de faire un transport à sa place. J'en avais un à faire sur Grenoble et lui me proposait d'aller sur Lyon, pour emmener une personne handicapée dans un hôpital. J'ai été obligée de refuser car c'était pendant les vacances scolaires et j'aurais dû faire garder mes enfants beaucoup plus longtemps car ce transport m'aurait fait rentrer tard. En fait, ce collègue devait faire garder son propre enfant et me demandait de faire ce transport pour rester auprès de lui. 

Quinze jours plus tard, un soir, alors que nous nous croisions dans un établissement où nous faisons chacun une tournée d'enfants handicapés, je lui demande s'il peut ramener deux sièges autos rehausseurs pour jeunes enfants, dont j'avais eu besoin pour deux petits et qu'il fallait ramener au dépôt. Mon collègue a fait la tête mais il les a pris quand même.

Ce lundi, je lui redemande ce service mais il me montre qu'il n'est pas content, aussi je me débrouille seule pour les sièges.

images-12.jpegLe lendemain, on se croise et il me dit : "Tu as un boulot. Tu n'as qu'à le faire." Il commence à moraliser en me disant qu'en plus c'est très bien que j'aille au dépôt car je peux laver mon véhicule. Je lui ai dit que je lavais régulièrement mon véhicule et qu'il n'avait pas à me parler ainsi, que j'étais seule avec mes enfants et que le soir, je devais aller chercher mon fils, que si je lui demandais ce service de temps en temps, c'était pour m'aider dans mon organisation et pour que les autres collègues aient les sièges au dépôt pour d'autres enfants à transporter.

Il m'a répondu tout net : "Je m'en fous de ta vie !"images-8.jpeg

Sur ces mots qui m'ont fait mal, j'ai tourné les talons et je suis partie.

Pour moi, la solidarité dans la vie et entre les collègues est très importante.

Je suis choquée de voir que la crise renferme certaines personnes sur leurs propres intérêts et que l'égoïsme individuel prévaut sur la solidarité et l'entraide, sur la gentillesse et l'ouverture à l'autre.

images-10.jpegDans la même journée, j'ai aidé un autre collègue à sortir des véhicules du hangar. Quand je peux, j'aide. Du coup, pour les clients transportés, le bénéfice est là aussi. Car la solidarité rejaillit sur eux. Sortir de son véhicule et tenir une porte à un client transporté qui marche avec des béquilles, au lieu de le laisser sortir seul du véhicule et entrer dans son immeuble... me paraît important. Parler cinq minutes avec une personne agée qu'on raccompagne parce qu'elle est si seule tout le temps et que cela lui fait du bien d'avoir un peu de compagnie. Faire le plein de la voiture pour le collègue suivant, même si c'est déjà tard et qu'on a envie de rentrer. Si chaque fois qu’un collègue nous demande un service, on lui dit qu’il n’a qu’à faire son travail et se débrouiller seul parce qu’il est payé pour ça... dans quelle société avance-t-on ?

Quel est l’avenir de la vie professionnelle, sans parler du reste ?

Nous traversons une crise, sur le plan collectif et individuel, aussi je crois qu’il faut demeurer solidaire et dans l’entraide, car nous ne vivons pas chacun sur une île déserte et si l’égoïsme gagne du terrain, nous ne sommes pas sortis de l’auberge.images-16.jpeg

images-9.jpegL'entraide face à la crise, c'est se demander comment l'autre vit et quel besoin il a. L'entraide face à la crise, c'est un sourire, une écoute, une parole avenante et gentille. L'entraide face à la crise, c'est arrêter d'avoir peur pour soi mais se dire qu'il y a des solutions à tout problème et que rebondir, ce n'est pas rebondir seul mais avec les autres, car les autres, c'est l'humanité. Les autres, c'est soi puissance des millions.

Chloé Laroche

 

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06/06/2008

Un salarié sur 6 se plaint de comportements hostiles de ses collègues

  Mépris, critiques systématiques du travail effectué voire propos dégradants... Une part non négligeable des salariés se sentent maltraités au travail. Une vaste enquête de la Dares fait le point.
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"17 % des salariés français se disent l'objet de comportements hostiles de la part d'une ou plusieurs personnes dans leur travail. C'est l'un des principaux résultats qui ressort de la vaste enquête menée par les médecins du travail auprès de 50 000 salariés pour le compte de la Direction générale du travail et la Dares. Cette part passe à 25 % si l'on prend en compte les comportements hostiles auxquels les salariés ont pu être confrontés dans un poste antérieur. Trois grandes catégories de comportements hostiles sont distinguées :

 Le déni de reconnaissance du travail, où la personne voit ce qu'elle fait injustement critiqué ou saboté. 8,9 % des salariés sont concernés dans leur poste actuel.

 Les comportements dits méprisants, où la personne est volontairement ignorée ou est la cible de propos désobligeants. Ils concernent 6,5 % de la population salariée.

 Les atteintes dégradantes, où le salarié est la cible de propos avilissants, de sous-entendus sur sa santé mentale ou d'avances à caractère sexuel. 1,9 % des répondants se déclarent victimes de ce type de comportements.

 

 
Les différents comportements dits hostiles en entreprise
 
  Comportement Part de salariés victimes au moins une fois dans leur carrière (en %) Part de salariés victimes dans leur poste actuel (en %)  
  Le déni de reconnaissance du travail 14,0 8,9  
  Critique injustement votre travail 12,2 7,7  
  Vous charge de tâches inutiles ou dégradantes 4,3 2,7  
  Sabote votre travail, vous empêche de travailler correctement 3,7 2,3  
  Les comportements méprisants 10,6 6,5  
  Vous ignore, fait comme si vous n'étiez pas là 7,8 7,1  
  Tient sur vous des propos désobligeants 10,0 6,0  
  Vous empêche de vous exprimer 5,7 4,5  
  Vous ridiculise en public 3,9 2,0  
  Les atteintes dégradantes 3,1 1,9  
  Laisse entendre que vous êtes mentalement dérangé(e) 1,2 0,9  
  Vous dit des choses obscènes ou dégradantes 2,0 1,3  
  Vous fait des propositions à caractère sexuel de façon insistante 0,6 0,1  
  Au moins un comportement hostile 24,8 17,3  
 
Source : Dares, mai 2008
 

 

Les femmes et les jeunes plus concernés

Toutes les populations de l'entreprise ne sont bien évidemment pas touchées de la même manière par ces phénomènes. Les femmes se déclarent légèrement plus souvent concernées que les hommes (18 % contre 16,8 %). Elles sont plus spécifiquement la cible de comportements méprisants : elles sont ainsi significativement plus nombreuses à se déclarer ignorées, non écoutées voire ridiculisées. Les professions peu qualifiées sont également plus sujettes à ce type de comportements (18 % des employés administratifs, 18,2 % des employés de service et 18,6 % des ouvriers non qualifiés, contre 16,4 % des cadres).

Les jeunes de moins de 30 ans et dans une moindre mesure les quinquagénaires souffrent plus fréquemment de ces problèmes (plus de 19 % des jeunes et 17,3 % des seniors). La Dares note enfin que les comportements hostiles se font plus rares dans les petites structures : seuls 14 % s'en plaignent dans les établissements de moins de 10 salariés contre 20 % dans ceux de 50 à 200 salariés.

 

Des comportements liés à l'organisation du travail

Une certaine organisation du travail dans l'entreprise semble être corrélée à une forte récurrence de ces comportements hostiles. Ainsi, un rythme de travail surveillé de près par la hiérarchie, des interruptions fréquentes qui viennent perturber le travail du collaborateur, un déficit de moyens ou de formation pour accomplir les tâches sont souvent dénoncés par les personnes se déclarant sujettes à des comportements hostiles.

De même, la Dares souligne une corrélation entre l'occurrence de ces comportements et l'état de santé du collaborateur. Si en moyenne 12 % des salariés jugent leur santé mauvaise, ils sont 20 % parmi ceux qui dénoncent aussi des comportements méprisants, 22 % parmi ceux qui s'estiment victimes d'un déni de leur travail et 34 % parmi ceux qui se disent confrontés à des atteintes dégradantes. Enfin, se déclarer sujet à des comportements hostiles est plus courant lorsqu'on est confronté à des risques psycho-sociaux forts, à savoir une charge de travail ressentie comme pesante, un manque de latitude au niveau de la prise de décision et un déficit de soutien social (voir encadré ci-dessous)."

Extrait du site : http://www.journaldunet.com

 

14/02/2009

Amorversaire de ma fille en ce jour. Quelques mots sur ma vie. Mes enfants et l'amour pour mon ange envolée. Paroles d'une maman face à la crise et à certaines décisions politiques sur la famille.

Bonsoir à tous et toutes,

 

images-1.jpegMa fille OCÉANA est partie il y a douze ans et son amorversaire est aujourd'hui. Elle me manque et mon coeur saigne comme chaque jour depuis son départ. Ma raison de poursuivre le chemin est l'amour qu'elle a laissé dans mon coeur et que je redonne autour de moi, à travers ces deux enfants que j'ai recueillies, à travers mon fils qui est né il y a quatre ans, son petit frère, à travers l'accueil que j'ai démarré d'un jeune en réinsertion et en reconstruction intérieure, qu'une association m'a confié.images.jpeg

Ma vie est un chemin de roses bordé d'arbres aux regards silencieux qui m'encouragent, un chemin de solitude sur un bateau parfois accosté par d'autres bateaux, certains en perdition qui viennent trouver la force de retrouver leur chemin, d'autres en perte de vitesse qui me regardent traverser l'océan sans m'accoster, se disant que ma trajectoire est bien trop téméraire dans ses engagements.

images-4.jpegJe regarde le monde, j'observe la crise, j'écoute, je réagis, je prends partie, je défends, je pétitionne, je me bats, j'écris, je travaille avec coeur, je fais les courses, j'approvisionne mon petit monde en choisissant les prix les moins chers, je lis, je m'informe, je pleure, je ris, je souris au soleil qui se lève chaque matin, je suis scandalisée par certaines décisions politiques, je suis déçue, je gère mon loyer et mes factures, je suis parfois fatiguée, je me lève toujours le matin, j'aime mes enfants, je conduis en évitant les grilleurs de feux rouges, ceux qui ne respectent rien.

La crise ne me fait pas peur vu qu'avant je vivais avec peu et qu'aujourd'hui, cela n'a pas changé.

Que le Président veuille diminuer la durée du congé parental me hérisse car j'ai choisi, après avoir donné naissance à mon fils, de prendre trois années de congé parental et je suis heureuse de l'avoir fait, même en vivant avec peu d'argent. Je l'ai vu grandir, j'ai été présente dans ses premières années, je lui ai donné le sein durant neuf mois, je l'ai emmené se promener, je l'ai vu se réveiller le matin et j'étais là pour ses repas. J'ai joué avec lui et l'ai accompagné à la garderie deux fois par semaine, pour qu'il s'adapte au monde et aux autres enfants. C'était mon choix et n'en déplaise à Monsieur Sarkozy... ma carrière ne s'en est pas trouvée affectée, puisque j'ai retrouvé un travail... puis un deuxième, suite à l'agression subie lors du premier. Je suis en CDI maintenant et le choix que j'ai pu faire, à la suite du congé maternité, de prendre un congé parental est pour moi très précieux.canada-1390113497-1130888.jpg

Voilà, c'était quelques mots en ce jour de la SAINT VALENTIN où ceux qui sont seuls le sont encore plus et je vous offre ci-dessous le poème d'une mère en deuil de son enfant.

Je remercie tous les lecteurs de mon blog et ceux, qui silencieux, suivent mon chemin et mes combats.

Chloé

 

images-3.jpeg

 

 

_________________Poème d'une maman en deuil de son enfant ____________

 

"JE VOUS EN PRIE, ne me demandez pas si j'ai réussi à surmonter, je ne le surmonterai jamais.

JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas qu'il est mieux là où il est maintenant, il n'est pas ici auprès de moi.

JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas qu'il ne souffre plus, je n'ai toujours pas accepté qu'il ait dû souffrir.

JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas que vous savez ce que je ressens, à moins que vous aussi vous ayez perdu un enfant.

JE VOUS EN PRIE, ne me demandez pas de guérir, le deuil n'est pas une maladie dont on peut se débarrasser.

JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas que Dieu n'inflige pas plus que ce que l'homme peut supporter.

JE VOUS EN PRIE, dites moi simplement que vous êtes désolés.

JE VOUS EN PRIE, dites moi simplement que vous vous souvenez de mon enfant, si vous vous rappelez de lui.

JE VOUS EN PRIE, laissez moi simplement parler de mon enfant.

JE VOUS EN PRIE, mentionnez le nom de mon enfant.

JE VOUS EN PRIE, laissez-moi simplement pleurer."

 

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Commentaires

Bonjour à toi !
Je viens de découvrir ton site.
Je voulais prendre quelques instants pour venir te souhaiter mes sympathies pour la perte de ton enfant.

Je sais exactement ce que tu vis.

J'ai perdu, le 14 février 2009, mon mini bébé. J'étais à 23 semaines et 1 jour, j'ai des contractions qui ont commencé et j'ai dû accoucher de mon bébé qui a été en vie durant 1 heure.

Je me demande si on est capable de vivre après une aussi grosse perte... au lieu de sur-vivre?

Je tiens à te faire un câlin virtuel même si nous ne nous connaissons pas du tout.

Une maman qui a très mal
Elizabeth

Ecrit par : Elizabeth | 02.03.2009

 

Merci pour le poème, tout est exact, j'ai vraiment envie de rajouter, ne me dites pas Soyez fort, je ne comprends pas pourquoi je devrais être fort !

Ecrit par : Lionel | 06.03.2009

 

J'ai été très touchée par vos messages, Élizabeth et Lionel. 
Élizabeth, je pense à vous et à votre bébé.
Vous êtes au milieu de la rivière en plein courant et c'est cela "sur-vivre" : arriver à retrouver les bords, plus calmes... d'où on regarde cet endroit où l'on était quand on essayait de surmonter les flots, les larmes sans fin et la peine immense qui nous submerge.
Je vous envoie plein de pensées et de roses.
Sincèrement vôtre,
Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 07.03.2009

 

 

18/12/2008

Je m'oppose à la disparition du service public de formation aux métiers du sport. Six CREPS sur 24 sont menacés, voire plus. Mon propos sur l'institutionnalisation du travail le dimanche.

Bonjour à tous et toutes,

 

4e7b62dbe6601fb54138be3b878ac9fe-s.jpgC'est la crise. En Amérique, c'est même une dépression générale. Fermetures de grandes entreprises, licenciements, expulsions des particuliers de leurs logements, pauvreté galopante, santé précaire... Et ici, en France, pour pallier à la crise, que nous propose-t-on ? De travailler le dimanche. Travailler plus pour gagner plus. Des milliers de français travaillent déjà le dimanche et cela n'a jamais posé un problème car cela est déjà inscrit dans les conventions de certains métiers, avec des règles et des limites. Mais institutionnaliser le travail le dimanche peut donner aux dirigeants, aux patrons, aux boss... un moyen de pression sur les salariés qui n'auront même plus le choix de rester chez eux pour être avec leur famille, leurs enfants. Lesquels enfants, les pauvres, sont déjà à l'école ou au collège toute la semaine... et aimeraient connaître la chaleur d'un foyer et le repos bien mérité d'une famille qui se retrouve le week-end.48220.jpg

Pouvoir dire à un salarié : "Vous ne voulez pas travailler le dimanche... Hé bien, au revoir, il y en a plein derrière vous qui cherchent du travail." Et hop.... sur le carreau ! Le salarié n'aura plus que ses yeux pour pleurer et se taire. Et faire garder ses enfants le dimanche. Lesquels enfants deviendront insupportables... par manque de présence parentale.... Et après, on viendra proposer des lois pour surveiller les petits diables de trois ans, devenus violents ou anormalement insupportables !!! 7a282faf05d767bfd2d6d160650fd678-s.jpg

Je viens attirer votre attention aujourd'hui sur une des victimes de la crise : le service public de formation aux métiers du sport et ... certains centres CREPS qui sont appelés à la fermeture définitive, fermeture prévue aussi pour celui de Voiron dans l'Isère.

Voici donc un résumé :

 

84077941.jpg___________NON A LA FERMETURE DU CREPS DE VOIRON.

Disparition du service public de formation aux métiers du sport.



"Le CREPS Rhône-Alpes c'est :

-110 emplois et 950 prestataires de service.
-2000 stagiaires / an en formation professionnelle.
-400 jeunes / an participants aux programmes d'insertion des jeunes en difficultés.
-L'accueil de stages et manifestation du mouvement sportif local, départemental, régional et national.
-Un pôle national pour les activités de pleine nature.
-Une expertise reconnue en matière de Formation à Distance.
-En moyenne, 40 jeunes en pôles Espoirs et France chaque année depuis 1996.
-Plus de 500 Sportifs de haut niveau formés depuis plus de 10 ans.
-De nombreuses médailles olympiques et mondiales.
La menace de fermeture

La menace de fermeture qui pèse aujourd’hui sur le CREPS Rhône-Alpes est à resituer dans le contexte de la « Modernisation de l’Etat », de ses structures et de son action.
Cette réforme se traduit à « Jeunesse et Sports » par une diminution systématique des moyens d’intervention de l’État :
- suppression massive d’emplois publics,
- fermeture des services (Direction Départementale Jeunesse et Sport) et de la plupart des CREPS,
- abandon pur et simple de missions de services publics au secteur privé,
- transfert de charges aux collectivités territoriales,
- retour croissant à l’intervention et aux financements privés.
C’est le désengagement de l’État vis-à-vis de :
- l’insertion des publics en difficulté à travers les formations aux métiers du sport,
- l’accès à la formation et au sport pour tous.

C’est une régression sans précédent et une attaque organisée contre le sport en général, la priorité absolue allant au sport de haut niveau au détriment des usagers."

PÉTITION à l’initiative des personnels du Creps de Voiron : aller sur http://petition.crepsra.net

 

48220.jpg_____________  Courage à tous et toutes et restons vigilants !

Les yeux ouverts et sans baisser les bras. À bientôt et merci de me lire.

Chloé Laroche

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---------------------------------------------48220.jpg

_______________________________Post-scriptum : BONNE NOUVELLE POUR LE CREPS DE BOURGES MENACÉ DE DISPARITION !!!

Le centre de Bourges est sauvé

Renaud Domenici | 18.12.2008
 
"Le Creps de Bourges est sauvé. La mobilisation des vingt employés a payé. La semaine dernière, l’annonce du désengagement de l’Etat avait surpris tout le monde. Elus de tous bords s’étonnaient de « cette absurdité ». Une pétition avait recueilli 7 500 signatures, le personnel s’étaitmobilisé et, une fois n’est pas coutume, enseignants, responsables d’associations et parlementaires s’étaient mobilisés pour défendre le dossier. 
« On savait que des Creps seraient supprimés, mais on ne pensait pas que ce serait le nôtre, c’est absurde. Il existe seulement depuis quatre ans », commentait un professeur.

Dix-sept médailles paralympiques


Finalement, à l’issue d’un entretien avec Bernard Laporte, le secrétaire d’Etat aux Sports, il a été décidé de changer le Creps en campus olympique. Les sept pôles de formation sportive sont donc maintenus, ainsi que le pôle handicap. « Notre ville est l’unique infrastructure en France qui soit conçue aussi précisément pour les sportifs handicapés de haut niveau », lâche Yves Fromion, un des députés présents à Paris. S’agissant du pôle handicap, spécialité de Bourges, la pérennité semble acquise. « C’est une bonne nouvelle, mais il nous faut plus de précisions » dit Thierry Gauthier, coordinateur de formations. Il rappelle fièrement : « Le tiers des dernières médailles a été glané ici. Dix-sept médailles paralympiques des derniers Jeux viennent de Bourges. »
Hier, les inquiétudes semblaient levées, d’autant que le site paraît promis à un bel avenir. « Bernard Laporte n’hésite pas à le considérer comme le Harvard du sport », confiait un élu."

Le Parisien

 

 
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