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24/06/2015

Ma lettre aux parents d'Ayana, suite à la lettre de Jean-Marc Dupuis. Mon témoignage de maman orpheline face à la mort brutale de ma fille en 1997.

 

 

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Merci Jean-Marc Dupuis d'avoir écrit votre lettre (lettre que, chers lecteurs, vous trouverez ci-après... en-dessous de ma lettre) pour les parents d'Ayana. Merci Jean-Marc pour tout ce que vous écrivez aussi afin de protéger la santé de chacun d'entre nous.

Je voudrais écrire ceci aux parents d'Ayana, Julie et Jason :images-21.jpeg

Chers parents, j'ai vécu quelque chose d'un peu similaire en 1997 quand ma fille Océana, qui avait trente mois, est décédée en trois jours d'une encéphalite foudroyante. Elle avait reçu un vaccin en janvier après une varicelle. Le pédiatre a voulu la vacciner alors qu'elle venait d'avoir cette maladie. J'étais jeune à l'époque, j'ai laissé faire. Elle est décédée un mois après mais personne n'a voulu faire le rapprochement, étant donné qu'il y avait un virus de grippe très virulent et que ma fille l'a attrapé. Le pédiatre a attendu trois jours avant de donner des antibiotiques. Il était trop tard, le mal avait pris son cerveau, si vite. Par la suite, des liens ont pu être fait avec la résurgence grave de la varicelle réveillée par le vaccin, alliée à une grave complication de grippe. Mais tout cela est resté dans la tombe, au sein d'une supposition nébuleuse et sans véritables explications.

À l'hôpital, ma fille est tombée dans le coma, comme foudroyée. C'était le jeudi 13. Le lendemain matin, 14 février, les médecins nous ont dit : "On va devoir débrancher votre fille, son coeur bat mais son cerveau est mort. Vous n'avez rien à dire, nous le ferons." Le ciel nous est tombé dessus. je voyais ma fille vivre, respirer... et ils allaient la tuer. Une amie m'a appelée, m'a parlé doucement : "Laisse la partir, s'envoler, ne la retiens pas, c'est son heure de partir." C'est cela : accepter le destin, accepter que la mort emporte ceux que l'on aime, accepter l'impermanence pour chacun d'entre nous, accepter l'impuissance de ceux qui sauvent et qui protègent en général : les médecins, le corps médical.images-24.jpeg

Accepter qu'on me dise : "De toute façon, vous l'auriez amenée plus tôt, on n'aurait rien pu faire, on n'a pas de traitement pour ce qu'elle a, on est démunis." J'ai peigné ma fille une dernière fois, je l'ai habillée. C'est le 15 qu'ils ont débranché ma fille. Arrachement des entrailles, comme un pic dans le coeur et c'est à vie que mon ventre a vu un trou béant se faire en moi. Depuis, dix-huit ans ont passé, et je passe ma vie à donner, à aider, à tendre la main à autrui. J'ai adopté deux filles et j'ai eu un fils qui a dix ans maintenant. J'ai pu faire tout cela lorsque j'ai compris (très rapidement) que Dieu est le Dieu de tous, des vivants et des morts. Je vous explique : une maman qui perd son enfant ne le voit plus, ne le sent plus, elle ne sait pas où il est. C'est terrible, c'est un arrachement mortel. On a l'impression d'être entre ciel et terre, au bord de la tombe, en bascule d'éternité.Unknown-8.jpeg

Alors quand j'ai compris un jour en un éclair de lucidité que si Dieu existe, il existe pour les vivants mais aussi il protège les morts ; il s'en occupe, comme les anges s'en occupent, comme les entités de lumière s'en occupent, alors cela m'a rassurée. J'ai délégué aux forces de lumière et d'amour, j'ai accepté de renoncer à mon inquiétude profonde de maman et je suis entrée dans une certaine confiance. Je dis "certaine" car la peine est là, profonde, les larmes, l'absence terrible, les pensées obsédantes parfois -concernant les derniers jours avant le décès-, la culpabilité d'être encore vivant sans son enfant qui lui est mort, la colère de n'avoir rien pu faire, colère aussi contre les médecins, mais les médecins ne sont que la main du destin, implacable et frappeur.Unknown-7.jpeg

Je me suis reconstruite en écrivant un livre pour aider d'autres parents dans le deuil, puis d'autres livres, en créant plus tard un blog, en reprenant les concerts avec mon violon, en devenant ambulancière, en marchant en montagne et en emmenant des groupes avec moi vers les sommets, vers la vie, en choisissant l'adoption et de donner tout cet amour laissé au fond de moi à des enfants sans parents.

Je vous souhaite, Julie et Jason, beaucoup de courage. Votre petite Ayana vous protégera toujours sur votre chemin et vous protégera comme ma fille Océana me protège pour toujours et jusqu'à ma mort et bien au-delà.

Chloé Larocheimages-20.jpeg

 

 

 

 

 

______________  Lettre de Monsieur Jean-Marc DUPUIS :

 

Condoléances extrêmes aux parents d’Ayana

Pas de commentaire - 3 795 lecture

 

Chers amis,

Excusez-moi d’être direct, surtout sur un sujet si douloureux.

Mais vous, pensez-vous que vous pourriez trouver les mots justes pour réconforter deux jeunes parents qui se préparent à la mort de leur bébé ?

C’est ce qui est en train d’arriver à Julie Pitel et Jason Rivière, les parents de la petite Ayana. Leur bébé de sept mois est dans le coma depuis le 6 mai après avoir été vaccinée à l’Infanrix Hexa et au Prévenar [1].

Dimanche 21 juin, les médecins leur ont annoncé que le système de respiration artificielle qui maintient Ayana en vie va devoir être arrêté « dans six ou huit jours » [2]. En effet, ils estiment que son cerveau est « irrémédiablement détruit ».

C’est une épouvantable tragédie.

Moi-même qui ai perdu brutalement ma fille de 12 ans il y a peu, je me sentirais complètement démuni si je me trouvais face à ces jeunes parents.

Pourquoi ?

Parce que chaque cas est unique et je crois qu’il est impossible d’imaginer ce que ressentent des personnes dans un tel drame.

« Condoléances » est un mot qui vient de l’ancien français « condouloir », s’affliger avec quelqu’un [3].

« Je vous présente mes condoléances » veut dire « je souffre moi aussi avec vous du malheur qui vous afflige ».

Mais dans ce cas, j’aurais terriblement peur que mes paroles paraissent vaines, inutiles, et qu’elles ne les réconfortent pas, au contraire même : « Vous pouvez toujours parler, rien ne nous rendra jamais notre enfant ! », pourraient-ils me répondre, avec raison.

Et pourtant, même si je suis maladroit, je voudrais vraiment dire à Julie et Jason que je leur présente, sincèrement, mes plus extrêmes condoléances et je suggère à tous les lecteurs de Santé Nature Innovation qui le souhaitent de s’associer en ajoutant un mot en commentaire de ce texte.

Je voudrais qu’ils sachent combien je souffre pour eux et pour leur bébé. J’ai été bouleversé par le courage qu’ils ont montré à la télévision et depuis le début de cette affaire. Ils ont à peine 21 et 22 ans ! (vous pouvez par exemple voir le reportage ici)

Ce qu’ils sont en train de vivre, ils ne l’oublieront jamais. C’est une épreuve qui marque pour toujours. Dans 20, 30 ou 50 ans, les larmes leur monteront aux yeux chaque fois qu’ils repenseront à leur petite chérie.

Que faire maintenant ?

Selon les articles que j’ai pu lire dans les médias, Me Ludot, l’avocat qui défend Julie et Jason, est énergique et il les défend bien.

Il semble qu’il y ait eu un problème avec le SAMU, qui n’a pas voulu se déplacer alors que la petite avait 42,5°C de fièvre après sa vaccination. Elle aurait même fait une convulsion, qui est une urgence médicale extrêmement sérieuse et fait partie des effets secondaires bien connus des vaccins. S’ils avaient fait le minimum, ils auraient peut-être pu la sauver.

Selon le journal Le Parisien, Me Ludot aurait déclaré :

Nous voulons « tout savoir de ce qui s’est passé » et « nous voulons que soit tenu aux parents un discours loyal et honnête, à savoir que la nocivité des vaccins est à l’origine des 42° de fièvre (d’Ayana) : c’est l’association criminogène des deux vaccins, Prevenar et Infanrix » [4].

Cette demande paraît d’autant plus légitime que cette tragique affaire a eu lieu précisément au moment où les pouvoirs publics et la plupart des médias essayaient de diaboliser l’action du Pr Henri Joyeux pour la simple raison qu’il demandait le retour du vaccin DT-Polio, plutôt que l’obligation de fait imposée aux parents de recourir aux supervaccins comme l’Infanrix.

Les médias bien ennuyés

Confrontés aujourd’hui à leurs contradictions, ces mêmes médias sont aujourd’hui plus qu’ennuyés.

Ils sont en effet bien obligés de parler de l’affaire d’Ayana. Mais comment expliquer au public que l’Infanrix, dont ils ont dit qu’il n’était pas du tout dangereux, soit impliqué dans la mort d’un bébé qui était en parfaite santé avant les injections ?

La solution, assez piteuse, qu’ils ont en général choisie est de rester dans le vague.

La plupart, comme le journal Le Monde [5], L’Express [6], le Nouvel Observateur [7], reprenant l’AFP, ont choisi le mensonge par omission, en parlant d’un accident « suite à deux vaccins », sans préciser lesquels.

D’autres, et c’est peut-être pire encore, ont écrit que l’accident s’était produit après une injection de DT-Polio, opérant un amalgame aussi mensonger que dangereux entre le DT-Polio, qui est obligatoire, nécessaire, et dont nous attendons tous le retour dans les pharmacies, et l’Infanrix, qui n’est pas obligatoire, pas nécessaire, et que personne n’utiliserait s’il n’y avait pas de pénurie de DT-Polio, surtout qu’il coûte sept fois plus cher.

La ministre de la Santé Marisol Touraine garde le silence

La ministre de la Santé Marisol Touraine, enfin, a choisi… le silence.

En un sens, elle est logique avec elle-même puisqu’elle avait eu le cran de déclarer que « la vaccination, ça ne se discute pas », alors même que la petite Ayana venait de tomber dans le coma après avoir reçu son vaccin.

La mort d’Ayana ne doit pas rester vaine

Mais au fond, peu importe. Ce qu’on espère aujourd’hui, c’est que les parents d’Ayana parviendront à surmonter cette épreuve aussi terrible qu’injuste, et qu’ils seront soutenus par le plus grand nombre possible de personnes.

Nous avons aussi l’espoir que la mort de la petite Ayana ne restera pas vaine, et que le retour du simple vaccin DT-Polio sans aluminium dans les pharmacies de France permettra bientôt à tous les bébés d’être vaccinés dans les meilleures conditions de sécurité.

Comment se reconstruire

La seule chose positive que l’on peut essayer de dire aux parents d’Ayana, c’est que ce type d’épreuve vous transforme de façon définitive, mais pas forcément dans le mauvais sens.

Si vous parvenez à vous « reconstruire » après cela, votre nouvelle vie, votre nouvelle façon de vivre et de voir le monde, en sont irrémédiablement transformées.

Mais cette transformation n’est pas toujours uniquement une destruction. Il se peut aussi que la mort de votre enfant change votre regard sur la vie, sur les autres, sur vos autres enfants si vous en avez, sur votre conjoint et vos parents, en vous imposant un regard plus calme, compréhensif, plus chargé d’amour et de sagesse.

Après une tempête pareille, vous comprenez mieux les bornes de la vie sur terre, vous réalisez de façon concrète qu’il y a des limites auxquelles personne n’échappe, des frontières d’au-delà desquelles personne ne revient. Cela peut vous donner plus de sérénité et une plus grande capacité à apprécier le moment présent. Vous pouvez acquérir ce brin de fatalisme et de recul qui peuvent être une bonne chose si vous aviez tendance à être trop angoissé, trop impatient, trop pressé dans l’existence.

Que vous le vouliez ou non, vous êtes obligé de relativiser un certain nombre de choses. Beaucoup de risques ou d’épreuves qui vous inquiétaient avant vous paraissent bénins, par contraste avec ce que vous avez vécu.

Vous n’avez plus envie de vous énerver parce qu’on vous a éraflé votre voiture sur le parking du supermarché. Rater vos vacances, perdre votre travail, vivre un chagrin d’amour, recevoir une amende ou une facture salée inattendue ne sont plus des causes que vous prenez vraiment au sérieux pour vous rendre malheureux.

« Allez, c’est la vie », vous dites-vous plus facilement. Vous apprenez à faire contre mauvaise fortune bon cœur parce que vous savez maintenant que vous allez oublier tout ça bien vite, beaucoup plus vite que cette douleur qui, elle, est pour toujours dans votre cœur.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

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10/04/2015

L'Homéostasie du risque sur la route. Pour tous les conducteurs. La conduite sur la route doit être gérée par l'anticipation, par le fait de toujours avoir à l'esprit que notre véhicule est un engin de mort.

 

 

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L'Homéostasie du risque est l'équilibre, la balance, le rapport entre notre perception du risque, les précautions que nous prenons et le risque lui-même. Je parlerais dans cet article de l'Homéostasie au niveau du risque sur la route, mais nous pouvons l'accorder aussi aux risques pris avec le Sida ou les MST, par exemple, dans notre vie intime.

Notre perception peut être approximative, légère et donc nos précautions à l'approche d'une zone à risque -ou d'un risque évident comme la traversée d'un piéton- seront approximatives et légères.

Le danger sera alors d'autant plus important et gravissime, puisque nous n'aurons pas adapté notre allure de conducteur ni notre capacité à gérer la situation.homéostasie,risque,route,sécurité routière,code,conductrice,taxi médical,ambulancier,anticipation,coupable,accident,handicap,décès,responsable,enfant,optimisme,réalisme,attention,conduite,grenoble,rouler,liberté,respect,piéton,moto,vélo,égoïsme,culpabilité,danger,carrefour,ralentir,freiner,anticiper,rapidité,urgence

Notre approximation peut venir du fait que le trajet effectué soit habituel, ou bien que nous soyons sur une longue ligne droite, ou bien que nous soyons ponctuellement fatigué, nerveux ou agacé. 

Elle peut venir aussi, selon chacun, d'une tendance à minimiser les risques encourus en voiture ou dans la vie en général, par un optimisme véreux, trop loin de la réalité des choses, trop enclin à ne pas voir la poutre juste en face de nous ou la distance de sécurité non respectée. 

La raison en est aussi de cette illusion courante d'avoir la maîtrise du risque. La voiture représente pour nombre de personnes la liberté : liberté de circuler et de se mouvoir, liberté aussi d'aller vite.

Il ne faut pas oublier alors que le risque routier se tient en tête des causes de décès prématurés chez les jeunes. Obtenir son permis est une joie immense à dix-huit ans... Cela représente un passeport pour la liberté, pour épater les copains, la copine, pour montrer sa virilité dans le groupe, en prenant des risques inconsidérés afin de prouver sa valeur, en conduisant vite, avec des verres en trop ou du cannabis dans le sang.

Sur la route, chaque conducteur n'a pas la même notion du risque ni la même expérience.

Une mère de famille aura la conscience du risque des enfants pouvant surgir à tout moment sur une route traversant un hameau ou une zone scolaire. Elle abordera avec précaution la zone de risque au ralenti et en étant attentive au respect des enfants et des piétons.homéostasie,risque,route,sécurité routière,code,conductrice,taxi médical,ambulancier,anticipation,coupable,accident,handicap,décès,responsable,enfant,optimisme,réalisme,attention,conduite,grenoble,rouler,liberté,respect,piéton,moto,vélo,égoïsme,culpabilité,danger,carrefour,ralentir,freiner,anticiper,rapidité,urgence

Mais une autre mère de famille n'ayant jamais réfléchi au danger d'un enfant surgissant à tout moment ne ralentira pas et se trouvera démunie et en tort en cas de choc avec un enfant. De plus, elle n'aura pas mesuré avant l'impact qu'une vie peut s'envoler si vite, devant une voiture qui représente une arme terrible entre nos mains, arme de mort et de destruction si nous ne la maîtrisons pas. 

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En effet, si la nounou lâche la poussette qu'elle mène sur le trottoir et que vous alliez un poil trop vite pour pouvoir vous arrêter, la vie d'un enfant est fauchée par l'inattention et aussi par l'inconscience et la négligence.

Lever le pied et ralentir aux endroits opportuns est un acte citoyen et respectueux d'autrui. Le contraire se range dans l'égocentrisme, l'égoïsme, la grossièreté humaine, telle que celle de cet homme à Gières en Isère qui est descendu de son véhicule pour bousculer une dame invalide traversant lentement un passage piéton. Il l'a projetée à terre en l'injuriant.homéostasie,risque,route,sécurité routière,code,conductrice,taxi médical,ambulancier,anticipation,coupable,accident,handicap,décès,responsable,enfant,optimisme,réalisme,attention,conduite,grenoble,rouler,liberté,respect,piéton,moto,vélo,égoïsme,culpabilité,danger,carrefour,ralentir,freiner,anticiper,rapidité,urgence

Passer au feu rouge en rigolant face à un taxi qui traversait au feu vert et qui a été obligé de piler est un acte odieux et irresponsable, voire criminel. Pourtant, je le vis souvent à Grenoble, en tant que taxi sanitaire, obligée d'éviter les chauffards qui se croient tous seuls sur la chaussée.

La conduite sur la route doit être gérée par l'anticipation, par le fait de toujours avoir à l'esprit que notre véhicule est un engin de mort et que nos passagers ont aussi droit à la vie. Refuser une priorité à droite peut mener votre enfant assis à l'arrière de votre voiture à un handicap à vie. Ne pas vous arrêter à un stop peut mener un motard dans un fauteuil roulant. Ne pas tourner la tête avant de vous engager sur un carrefour dangereux peut faire que vous n'avez pas vu un vélo arriver. C'est alors qu'arrive le drame un beau matin de soleil, où le sang a mis l'enfer dans des dizaines de vies, celle de la victime décédée, celles de sa famille, la vôtre et celles de vos proches. homéostasie,risque,route,sécurité routière,code,conductrice,taxi médical,ambulancier,anticipation,coupable,accident,handicap,décès,responsable,enfant,optimisme,réalisme,attention,conduite,grenoble,rouler,liberté,respect,piéton,moto,vélo,égoïsme,culpabilité,danger,carrefour,ralentir,freiner,anticiper,rapidité,urgence

 

Chloé LAROCHE

Conductrice professionnelle, taxi et ambulancière diplômée depuis 2002.

 

Nota : si vous souhaitez lire tous mes articles concernant la Sécurité routière, cliquez à gauche de cette page sur la catégorie "Appel à la bonne conduite sur la route".

-------------   Selon Walter Bradford Cannon« l’homéostasie est l’équilibre dynamique qui nous maintient en vie ».

03/12/2012

Pour les femmes pulpeuses, avec des formes, pour les rondes et aussi pour les goujats qui laissent leur désir à la porte des conventions.

30b7542a.jpgBonjour à tous et toutes,


Ce soir, je pense à ces femmes qui ont quelques kilos en trop et sont victimes de la croyance en la normalité du corps que pratiquent certains hommes et les empêchent (ces derniers) de bien considérer ces femmes. 2413c47b.jpg

 

Je pense à cette femme dont on peut dire qu'elle est pulpeuse mais qui s'est pris dans les dents dernièrement par l'homme qu'elle aime et qui vient de la quitter : "Tu es désirable mais empâtée, ce qui est bien dommage. Cela fait presque un an que je veux te le dire. On se doit chacun de conserver un corps ferme, sans kilos en trop, un corps agile et dépourvu de superflu graisseux." Ben oui, mais en attendant, il a bien eu des relations avec elle avant de la quitter pour une autre. Il a aimé son corps, ses seins encore si fermes et pointus, sa peau tellement douce et jeune, sa souplesse et son dynamisme, malgré qu'il lui trouvait une allure d'éléphant à tête de biche. Pourquoi l'a-t-il humiliée en allant dire à des amis qu'il la trouvait grosse, trop grosse. Pourtant cette femme n'est pas grosse, elle est juste pulpeuse, avec des formes, des hanches. Elle s'est sentie humiliée, profondément, par ces mots, blessée dans sa chair. Cet homme lui a répondu qu'elle avait vocation à se sentir humiliée et qu'elle était "extraordinairement susceptible". Comme quoi, on peut culpabiliser encore une personne qu'on vient de blesser... d'avoir été blessée. 

 

f52b8772.jpg"Empâtée" veut dire bouffie de graisse, alourdie, gonflée, adipeuse. Quant à cet homme qui a eu ces paroles malheureuses, quelle serait sa définition ? On pourrait le qualifier de goujat, de malotru, de personne désobligeante, blessante, et bien sûr représentant tout le contraire d'un gentleman.

 

Personnellement, j'ai eu un père qui ne supportait pas un kilo de trop chez les autres et m'avait fait jeûner à l'âge de dix-sept ans durant une semaine entière, alors que j'étais revenue d'un séjour de deux mois un peu trop ronde à son goût. Finalement, j'ai bien maigri suite à cette semaine mais jusqu'à souffrir d'anorexie durant les années suivantes. Durant un mois entier, j'ai mangé devant mes parents, normalement, mais je me forçais à vomir ensuite, afin de devenir aussi maigre que possible, peut-être jusqu'à vouloir en tomber malade.60faf005.jpg

 

Plus tard, jeune adulte, à l'âge de vingt ans, je refusais de manger chaque fois que j'étais contrariée, chagrinée, à chaque problème de la vie. Jusqu'au jour où une femme médecin m'a secouée verbalement en me signifiant qu'il fallait que j'arrête de mal considérer mon corps et qu'il fallait que je m'autorise à vivre et à nourrir mon corps.

 

Par la suite, surtout après mes deux accouchements, j'ai repris un poids plus normal au niveau de la santé et plus élevé que lors de ma période d'anorexie ; j'ai trouvé un poids adapté à ma morphologie, dans lequel je me sentais bien et épanouie. Mes malaises se sont arrêtés ainsi que la spasmophilie dont je souffrais. 

 

5c1293be.jpgSuivant les étapes de la vie : mariages, deuils, périodes de chômage, ruptures, soucis divers, ménopause... grossesses aussi, des kilos peuvent s'incruster... Cependant, est-ce un mal si la femme se sent épanouie et encore plus féminine ainsi


L'expression d'une féminité accueillie et offerte dans l'abondance de formes, dans l'expression d'un ventre un peu rebondi, dérangerait-elle ?

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Réfléchissons à la réaction de ce père de famille condamnant sa femme parce qu'elle a pris quelques kilos après un accouchement, ne la désirant plus, ne voulant plus la toucher...


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Quelles normes ? Les normes d'une dictature de critères de beauté imposés par une société portant l'esthétique vers la minceur et l'anorexie des mannequins ? Heureusement, Laeticia Casta, avec ses formes, a apporté une bouffée d'oxygène à tous les rêveurs de la liberté d'être.femme ronde,pulpeuse,kilos,maigreur,minceur,anorexie,jugement,humiliation,amour,relation,accepter son corps,volupté,couple,respect,différence,goujat,malotru,normalité,sexe,rondeurs,femme,love,actualité,france,laeticia casta,mannequin,bouffi,insulte,gros,grosse,équilibre,épanoui,grossesse,désir,divorce,séparation,convention,société,regard des autres,conformisme,obésité,bien-être,réflexion,souffrance,nourriture,sensualité,belle,corps,belle toute nue,culpabilité


Bien sûr, l'obésité apporte son lot de maladies et de mal-être. Dépasser un certain poids est un signe de mauvaise santé mais à l'heure où on interdit à certaines classes d'enfants de prendre un goûter pour lutter contre l'obésité, il faut être conscient de ne pas tomber dans les extrêmes de l'intolérance envers la différence corporelle de chacun et savoir respecter l'appétit des enfants et des adolescents, tous différents devant la nourriture et le besoin qu'ils ont de manger.

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Je pense que l'essentiel est de se sentir bien dans sa peau. Il vaut mieux une femme pulpeuse, avec des formes et un coeur énorme, qu'une femme très mince qui n'aurait qu'angles dans son coeur et que piques dans sa façon d'aimer.

 

Je crois que l'homme qui aime doit toujours se garder de porter des jugements sur l'apparence de sa compagne, de sa femme, de son aimée... car les critiques blessantes et l'indélicatesse, la muflerie, peuvent faire tant de dégâts qu'alors l'amour serait mort.


3165cb0c.jpgSi une femme se sent mal dans sa peau, elle le sait... Alors un bon conseil aux malotrus :

 

Même si vous pensez devoir pouvoir tout dire à votre compagne, retenez vos mots méchants et blessants, et si cela ne vous sied pas, si votre femme et amie ne vous fait plus fantasmer, si vous laissez votre désir à la porte des conventions, alors passez votre chemin sans couper les roses à la racine.

 

Chloé LAROCHEUnknown-1.jpegpeinture-courbet-femme-nue-dans-la-vague-tableaux-jean-jacques-rio-galerie-art-deco-auray-attention-a-la-peinture.jpgb406eca7.jpg


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Merci à Kriscounette de m'avoir prêté quelques images de son blog : http://kriscounette.centerblog.net


Merci aussi au site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits, pour tous mes articles précédents, que j'illustre avec le site Fotosearch.

18/09/2012

Les RETRAITÉS ont pour la plupart des problèmes de santé, ce qui nous attend tous... Alors soyons solidaires aujourd'hui et n'attribuons jamais à nos seniors d'avoir dévalisé la Sécurité Sociale.

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Bonjour à tous et toutes,


Ces derniers temps, j'entends des propos révoltants sur les radios, à propos de tout et de rien, mais là, je vais vous parler des retraités.

Un auditeur sur RMC Radio a osé dire à l'antenne à Jean-Jacques Bourdin qu'il fallait faire payer les retraités car ce serait eux, selon lui, qui creusent le trou de la Sécurité Sociale.

On en a entendu de toutes les  couleurs concernant les impôts à demander aux retraités, en ces temps difficiles de crise.

Savez-vous que nombre de retraités sont obligés de travailler à soixante-dix ans, voire plus... de se lever à cinq heures du matin pour livrer des journaux, payés à coups de lance-pierre... de trouver des petits travaux payés au noir par des particuliers... de vendre des tricots fabriqués au prix de longues heures, dont les mailles sont tachés des larmes de la pauvreté des seniors... ?

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Alors soyons solidaires aujourd'hui et n'attribuons jamais à nos seniors d'avoir confectionné le trou de la Sécurité Sociale.

Être malade et se sentir diminué par la vieillesse ou le handicap, ou encore par la dépendance... ne doit pas être chargé du poids immense d'une culpabilité factice émise par une société à la recherche d'un bouc-émissaire.

Chloé Laroche

 

17/03/2012

J'écris aux victimes de l'accident d'autocar en Suisse, à leurs familles, et pour les enfants et femmes massacrés à Homs en Syrie cette semaine.

Lettre de condoléance aux 28 victimes (dont 22 enfants) de l'accident d'autocar des enfants belges en Suisse_____À leurs familles____________________homs,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vie

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et aux 26 enfants et 21 mamans massacrés à Homs en Syrie cette semaine_________homs,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vie

 

Je suis très touchée d'avoir appris votre mort, enfants tout heureux d'être allés au ski et à la neige. Cet accident vous a enlevé la vie dans des conditions brutales et atroces. C'est si injuste et cruel. Je pense à vos parents et à l'instituteur, Monsieur Franck, qui vous accompagnait et est parti avec vous dans la mort. Vous aviez entre onze et douze ans et vous avez rejoint le paradis blanc. Puissiez-vous être accueillis dans les bras des anges et trouver de petites mamans là-haut qui vous rassureraient et adouciraient votre peur d'avoir été si brutalement arrachés à la vie. homs,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vie

Je pense aux enfants survivants et mutilés, rescapés de ce terrible accident. Ils devront trouver la force de poursuivre sans le regard de leur amis posé sur leur chemin. Ils auront toujours au coeur le sentiment d'avoir bénéficié d'une chance que les autres n'ont pas eu et ils auront à gérer cette culpabilité que ressentent tous les rescapés et survivants de catastrophes : "Pourquoi moi ? Pourquoi pas moi ? Pourquoi eux ?"

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Que nous reste t-il à faire ? Je pense qu'il nous faut accompagner de nos pensées d'amour toutes ces victimes et faire de nos vies à nous des nids d'amour, de fraternité et de respect de l'autre... car quand une rose bouge, chante ou pleure... les étoiles le ressentent.

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Chloé LAROCHEhoms,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande viehoms,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vie



12/10/2009

La défenestration frappe 250 enfants par an. Je reviens sur la chute d'Alexandre et sur les faits, à la demande de sa maman. Mes pensées pour tous les parents en deuil torturés par la culpabilité du départ définitif de leur enfant.

Bonsoir à tous et toutes,

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2568070053_small_1.jpgJ'écris cet article pour répondre à la maman d'Alexandre qui m'a demandé de révéler la vérité sur ce qui s'est réellement passé lors de la chute mortelle de son fils en août 2009.images.jpeg

Je voudrais alerter la population sur ce risque appelé "défenestration" qui compte chaque année en moyenne deux cent cinquante chutes d'enfants entre dix mois et sept ans. Certains ont beaucoup de chance et n'ont que quelques séquelles, comme cette petite fille de Grenoble retenue par les fils à linge de la voisine. Mais il y a des décès malheureusement, comme le petit Alexandre, et aussi des enfants qui restent handicapés à vie.

Il faut examiner à ce sujet l'enquête très sérieuse de 2006 faite dans trois régions de France. Il a été constaté cent six chutes sur sept mois, dont dix décès. Les enquêteurs ont constaté près de dix pour cent des décès et un chiffre important d'enfants demeurant handicapés. Le lien est le suivant : http://www.dsi.univparis5.fr/AcVC/Enquetes/Defenestrations/20%20BEH%202008%20V1_172-5.pdf

1795007.jpgCertains enfants profitent donc d'une fenêtre ouverte pour regarder à l'extérieur et puis basculent, inconscients du risque ou victimes de leur poids qui les fait passer par-dessus bord. Cela se fait en une seconde. D'autres sont assez malins pour déplacer et monter sur un meuble ou une chaise. D'autres escaladent le balcon. Certains peuvent ouvrir la fenêtre et je considère là que les constructeurs sont responsables de la sécurité de la fermeture des fenêtres. Il faut réfléchir plus avant et pouvoir sécuriser balcons et fenêtres. On sécurise les piscines et on est exigeant quant aux accidents possibles pour qu'un enfant, sur quelques secondes d'inattention des parents, ne puisse pas accéder à la piscine. Pourquoi les fenêtres ne font-elles jamais l'objet d'une attention particulière de la part des constructeurs ?x18753017.jpg

J'ai donc échangé des mails avec la maman d'Alexandre qui m'a expliqué ce qui s'était passé dans le départ de son fils. Je pensais que le petit garçon avait poussé un meuble et avait ouvert une fenêtre. La vérité est autre et Laeticia l'a expliqué dans son blog  http://tissouday.skyrock.com... Elle y a mis tout son amour de maman et de merveilleuses photos d'Alexandre. C'est un accident terrible où la maman a répondu à la demande de son fils qui était d'ouvrir la fenêtre car il voulait voir le train. Mais il a basculé. Laeticia vit avec un terrible sentiment de culpabilité depuis, car elle pense qu'elle n'a pas été vigilante et prévoyante. Je tiens à lui dire que notre destin a plusieurs fil(s), que parfois on doit tomber et c'est inéluctable, que parfois quand l'heure est venue, le petit Icare ne peut être retenu dans sa chute, même pas par son père ni sa mère, qu'un accident c'est une seconde et puis plus rien, que la défenestration est si vite arrivée qu'elle est parfois imprévisible.images-9.jpeg

images-8.jpegOui, j'ai rencontré une maman qui avait déposé son bébé dans son cosy à terre sur un parking en attendant de le mettre dans sa voiture. Elle l'a posé derrière une autre voiture, laquelle a reculé. Cette femme vit avec ça depuis des années. Sa grande soeur aussi, qui a vu le petit corps tout écrasé. Cette femme n'a pas imaginé une seconde ce qui allait arriver. Elle était loin de réaliser que cette voiture allait reculer. Une fraction de seconde et le conducteur est passé sur le cosy. Depuis, son mari est toujours resté près d'elle. Ils sont restés unis. Ils ont fait face à la colère, colère de l'un, colère de l'autre et culpabilité. Ils sont allés en parler avec des associations de parents en deuil. Ils ne se sont pas renfermés. Ils ont pleuré. La maman s'est faite aider. Ils ont continué à vivre pour leur fille. Avec courage et comme une nécessité de devoir vivre malgré tout, avec un boulet de mille kilos à tirer, une croix si lourde à porter. Et quel courage de parents...

Un accident, ça peut être une priorité non respectée en une seconde et notre enfant à l'arrière de la voiture handicapé à vie parce qu'un véhicule nous a percuté. Une maman dont on m'a parlé vit cela et accompagne son fils dans les multiples soins médicaux d'une vie brisée. Sa culpabilité est si grande. Je voudrais envoyer plein de courage et de force à cette maman, à Laeticia, à tous les parents qui n'ont pas pu sauver leur enfant de la mort, de l'accident, qui n'ont pas pu le protéger parce que aussi, ces enfants devaient partir. C'était leur heure et nous ne sommes pas tout-puissants. Je crois qu'en tant que parent, on doit tout mettre en oeuvre pour éviter que la mort s'approche de notre enfant et imaginer d'avance tout scénario pouvant arriver. Cependant, le film de la vie n'est pas écrit que par nous. Nous ne sommes qu'humains. Petites choses fragiles et si fortes à la fois.images-4.jpeg

x15190572.jpgTous les parents orphelins de leur enfant se sentent coupables, même si c'est une maladie, un cancer ou un truc foudroyant comme dans le cas de ma fille décédée d'une encéphalite foudroyante. On s'en veut premièrement de survivre à notre enfant car ce n'est pas dans la logique des choses d'enterrer son enfant. Il est sorti de notre ventre, on l'a élevé, on l'a protégé durant des jours, des mois, des années... lui donnant la main pour traverser la route, bouchant toutes les prises électriques, enlevant tous les produits ménagers et médicaments de sa portée, ne le laissant jamais seul, ayant à chaque seconde les yeux rivés sur lui.

Deuxièmement, on se sent impuissant de n'avoir rien pu faire ou qu'on n'ait pas eu une intuition fulgurante, un ange nous ayant secoué pour guérir, sauver, retenir, ressusciter notre enfant.

Troisièmement, on est en colère, une colère sourde, une colère qui monte comme un volcan... contre le monde, contre soi, contre son propre enfant aussi... même si ce n'est pas toujours conscient, contre le destin, contre son conjoint, contre les médecins...

Et c'est pour cela qu'il est nécessaire de sortir tout cela de soi... en parlant, en écrivant, en s'exprimant, en échangeant, en pleurant. Il y a des associations de soutien et d'écoute comme le groupe Aurore, né de l'association Locomotive, à Grenoble. Ce sont des parents qui ont perdu un enfant et qui se retrouvent régulièrement, une fois par trimestre ou une fois par mois quand cela est nécessaire. Leur numéro est le 0476541700.images-6.jpeg

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Il y a un lien qui regroupe beaucoup d'informations qui pourraient vous aider.

Le voici : http://www.ecoutedeuil.fr/pageliens.htm

 

Je vous embrasse fort, Laeticia, et je suis là pour vous, pour parler, pour vivre et pour aimer nos enfants, à travers la mémoire de leurs petites vies, si grandes dans nos coeurs. C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai découvert les photos d'Alexandre sur votre blog et celles de son petit frère.

Chloé Larochetv4702_115.jpg

 

___ Voir mon article écrit le 3 septembre 2009, le jour de la rentrée : J'écris aux parents d'Alexandre, tombé accidentellement du 7ème étage dans la banlieue de Grenoble, à Pont de Claix. Je pense en ce jour de la rentrée scolaire à Chama Dieumerci, à Antoine disparu à Issoire, aux enfants noyés cet été, aux autres.

 

 

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02/04/2009

Dans mon taxi, les souffrances rentrent et sortent. Elles se déposent. Du handicap au pire vécu.

Du handicap au pire vécu. Offrande d'une sonate pour la vie de Jason, petit garçon retrouvé mort à Liège, tué par son père à coups de chaussure. 

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Dans mon taxi, véhicule sanitaire que je conduis chaque jour, les souffrances rentrent et sortent. Elles se déposent.

 

images-12.jpegJe reste seule avec des confidences, avec les paroles parfois très lourdes de mes passagers handicapés ou malades.

Des enfants aussi. Des personnes âgées.

 

“Qu’est-ce qu’ils ont les pères à nous faire ça,” me dit une enfant qui me révèle qu’une copine a subi la même chose qu’elle.images-8.jpeg

 

“J’ai eu raison de le dénoncer, n’est-ce pas ?”....

“C’est lui qui a tort, pas moi.”

 

“Ma mère me manque.”

 

Cette enfant a le regard clair et déjà un raisonnement très mûr. Elle regarde une autre enfant passagère et me dit : “Elle est belle.”

 

Comme on dit d’une rose qu’elle est belle.

Les roses, on ne doit pas les cueillir.

Ni violer les enfants.

 

images-2.jpegPendant des mois. Il l’a violée. Ce n’était pas son père mais un beau-père.

 

Pendant les absences de la mère.

 

Elle regarde le paysage. Je la conduis. Elle se sent apaisée dans mon véhicule.images-5.jpeg

 

Dans la journée, plus tard, je transporte un monsieur handicapé. Il était tétraplégique. Il a progressé à force de travail. Il est maintenant paraplégique.

 

images-11.jpegIl est triste. Cela fait trois ans qu’il a eu ce maudit accident.

 

Je l’écoute. Il me dit que la souffrance physique, il n’y a rien de pire. Et la souffrance de voir les montagnes sans pouvoir les parcourir, les goûter.

 

La souffrance de voir des femmes et de n’avoir que le souvenir de l’ancien temps et des rêves présents qu’on fait mais qui ont le goût amer du réveil en fauteuil.SB10063890E-001.jpg

 

Je l’écoute et il me dit que les personnes valides ont bien de la chance et qu’elles devraient éviter de se plaindre pour des broutilles.

 

Mais parfois, pensais-je, les personnes valides sont tristes à mourir et certaines sont handicapées dans le coeur, amputées de leur enfant disparu, membre perdu dans l’immensité de l’univers... amputées d’un être aimé mort. Parfois, des personnes valides ont tant de charges et de difficultés à gérer que tout cela n’est pas que des broutilles.

 

images-9.jpegCet homme souffre terriblement. Il est comme dans une prison. Son corps ne le laisse plus libre de vivre comme il voudrait. Il laisse les volets lui ôter la vue des montagnes. Il a envie de les prendre et de les replanter en plein désert, là où il ne serait pas. Il ne veut plus de son fauteuil. Il se bat pour en sortir. Il voudrait l’emmener  loin et revenir sans lui. Valide et libre d’aimer à nouveau, de courir les montagnes.

 

Je me retrouve seule dans mon taxi. Un taxi spécialisé.

Une musique s’élève dans le réceptacle du véhicule. “La Sonate au Clair de Lune” de Beethoven.

 

Le piano amène à moi l’image d’une tombe. Je vois une maman pleurer là où on a découvert le corps de son fils de trois ans enterré dans un sac.

 

images-4.jpegCet enfant s’appelait Jason. Il a été tué à coups de chaussures par son père. C’est la nouvelle compagne du père qui l’a aidé à enterrer le petit garçon. C’est elle aussi qui a avoué les faits et qui a révélé la fuite du père dans son pays.

 

Cela faisait des semaines depuis février que l’on recherchait le petit garçon. Il a été retrouvé le 19 mars près de Liège, en Belgique, là où il vivait avec son père.images-3.jpeg

 

Un père qui a fait de la prison pour vente de drogue et qui avait déjà été remarqué pour maltraitance sur son fils. Son fils qu’on lui a pourtant rendu à sa sortie de prison. Erreur fatale pour ce petit garçon.

 

Tué à coups de chaussures.

 

images-1.jpegLe piano grandit en intensité. Je pense à Jason. Je vois sa vie, ses sourires, ses jeux d’enfants, sa pureté, son innocence, son émerveillement devant la vie, ses larmes, la douleur d’une vie maltraitée, d’enfant qui regarde l’adulte et qui a peur. Juste peur. Effrayé. Sans secours. Sans recours.

 

La pureté de la Sonate prend en elle toutes les souffrances dont je viens de parler et j’offre ces vies à l’Esprit qui détient la vie, à l’amour qui regarde les roses grandir sans les arracher.

 

La dernière note s'allonge dans la voiture. Le piano s'éteint. Mais une étoile brille. Pour Jason. Pour les enfants que je transporte. Pour chaque personne handicapée.SB10065057H-001.jpg

 

Chloé Laroche________________

 

Commentaires

I recently came across your blog and have been reading along. I thought I would leave my first comment. I don't know what to say except that I have enjoyed reading. Nice blog. I will keep visiting this blog very often.

Ruth

http://pianonotes.info

Ecrit par : Ruth | 05.04.2009

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Thank you very much, Ruth. Your letter is very beautiful, with a big sun for my hearth and my blog. Good sunday ! Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 05.04.2009

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22/12/2008

Je pense dans cette attente de Noël aux parents du petit Yannis, enfant décédé dans une voiture. "Non, il n'y avait rien à condamner".

 

Bonsoir à toutes et tous,

 

MEDFR05250.jpgJusqu'à présent, je n'ai pas parlé du procès du papa pharmacien du petit Yannis, décédé dans la voiture de son père à Pont-de-Chéruy. J'ai dans mon coeur beaucoup de peine pour cet homme qui porte une terrible croix et dont on a montré la culpabilité sur toutes les coutures. Ceux qui n'ont pas perdu d'enfant ne peuvent imaginer l'enfer que vit cet homme et sa femme. C'est incommensurable. Ils vivent le néant dans leurs cellules. Le néant à vif marqué au fer brûlant de la réalité. Alors, donner à cet homme quelques mois de prison avec sursis fait pour moi partie de l'absurde de l'humain. La justice est impuissante devant le destin, devant l'impensable de l'oubli d'un enfant dans une voiture, devant la vie actuelle qui transforme les gens en robots, en mécaniques robotisées du stress et de la rentabilité, humains hyper-actifs cloisonnant chaque domaine de leur vie.

J'ai lu ceci, écrit par un avocat, Gilles Devers, qui tient comme moi un blog sur le site de 20 minutes, blog dont l'adresse est : http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr

Il a écrit ce commentaire, suite à son article du 10 décembre 2008 :

"Enfant mort : sanctionner le père". Le voici :

 

"On ne commente pas les décisions de justice ?

Je vais me gêner ! Tout ce que demande le Code, c’est de ne pas les dénigrer. Ne pas confondre.

Alors notre vaillant tribunal de grande instance de Vienne a suivi les réquisitions. 8 mois avec sursis. Pas 7 ce serait trop faible, ni 9, ce serait excessif. Et pourquoi ? 

Dans une telle affaire, cette condamnation est une anomalie. 

Dire le père coupable, c’était déjà beaucoup. Le père qui adorait son enfant, qui ne vivait que pour lui. Le père qui ne pensait qu’à demain, le jour de la fermeture de la pharmacie, les vacances tant attendues, et enfin de belles journées à vivre, l’enfant sa maman et son papa. Avec cet enfant de deux ans, qui avait le plus bel avenir devant lui, avec lequel les parents se sentaient assez forts pour conquérir le monde s’il le fallait. Des années d’études, de travail, de constance. Enfin, depuis deux ans l’enfant était là. La vie recommençait. Et devant son sourire, devant ces liens qui se créent, devant ce sentiment de la confiance, tous les efforts trouvaient leur justification.PAA008000396.jpg

Alors, soudain, le piège d’un automatisme de la vie. Dans le petit village, où tout le monde se connait, un acte aussi incivilisé qu’un délit de fuite. Noter les coordonnées de ce sauvage qui se casse, prendre du temps, réconforter la victime, attendre les gendarmes. Reconstruire un peu, devant l’injure sociale du fuyard, cette vie de responsabilité à laquelle le papa croit tant.

Et après l’inexplicable. "Inexplicable", a dit le procureur. Comment requérir une peine, quand on ne sait expliquer ? Au nom de quoi embarquer la loi dans une telle galère ? C'est comme le PV : "On ne discute pas!"

Ce 15 juillet, le papa est déjà à demain. Tout ce qu’il y a de si beau à vivre, demain, tout ce qu’il reste à régler aujourd’hui, dans le monde des contingences, pour atteindre le monde de la vraie vie, le temps des vacances. Le souhait d'être hors contingences. Inexplicable? 

Par inattention ? Non, le père est le plus attentif de tous les pères. Je souhaite à tous les bébés du monde un père comme lui. Par occultation. Et il n’y a pas de faute par occultation. 

k0402959.jpgLe destin tragique de cet homme nous rappelle nos faiblesses. Nous nous croyons des héros, des costauds, des mecs. Nous voyons tous les jours célébré, dans un décor chancelant, l’idéal de l’homme parfait qui maitrise son destin, qui pense son amour, qui tous les soirs s’analyse à froid, comme s’il s’agissait de la résultante d’une démarche qualité.

J’ai en horreur ces conceptions, et elles sont aux antipodes de ce qu’est la réalité humaine. Un homme qui cherche à bien faire, qui veut se situer dans un monde si complexe, qui assume tout ce qu’il peut. 

Mais un homme fragile, vulnérable. Un vrai homme, un qui se trompe, reconnait ses erreurs et se redresse. Un homme qui connait le malheur et trouve les forces pour croire encore à la vie. 

Condamner cet homme ? Pourquoi ? Parce que la presse a parlé de cette affaire ? Misère de la pensée !

Condamner cette homme, c’est nous condamner tous. Car c’est dire qu’être faillible est une faute. Le tribunal applique le code, mais il doit lire le code à la lumière des réalités humaines. Dans cette affaire, il peut délivrer le plus beau message : une vie, c’est un parcours entre l’ombre et la lumière ; c’est la joie et les larmes ; ce sont des plaies, et des cicatrices. 

Non, il n’y avait rien à condamner, si ce n’est la nature humaine.
Le tribunal s’est égaré."   (Gilles Devers, avocat)

 

__________________________________________________________________________ Suite écrite par Chloé L :

 

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TROUVER LES FORCES pour croire encore en la vie....

Je le souhaite au papa de Yannis, à sa maman, aux parents de tous les enfants décédés qui pleurent des larmes de sang en cette veille de Noël.

Je pense AUSSI aux parents de ces enfants morts, brûlés dernièrement dans des incendies cruels et terribles, drames horribles de la mort brutale.

Je pense à tous les innocents emportés chaque année par des accidents domestiques, petits noyés, défenestrés, empoisonnés par des produits ménagers... Je pense à leurs parents, rongés à vie par la culpabilité de n'avoir pu empêcher le drame, la mort de leur enfant chéri.

Je pense à ma fille Océana, emportée par une maladie foudroyante, maladie qui a emporté cinq autres enfants depuis 1997 à Grenoble, sans que l'on ait d'autres explications que le mot "encéphalite foudroyante". J'ai ce poids que tous les parents d'enfants décédés ont, de se savoir survivant de leur enfant et aussi de n'avoir rien pu faire pour le sauver, de n'avoir pas secoué le médecin qui parlait de "grippe sévère", de n'avoir pas su protéger mon enfant de la mort... car pauvres humains... nous nous croyons parfois au-dessus du destin, maîtres vaniteux de nos destinées et de la destinée de ceux que nous aimons le plus.MEDFR05250.jpg

Chloé Laroche

 

 

06/11/2008

Réponse au SOS d'un maman qui a perdu son fils, emporté par un suicide.

Mn_PERS014.jpgLe trois novembre, j'ai reçu ce témoignage après mon article concernant les parents qui ont perdu un enfant :

"Je me trouve dans cette situation, mon fils s'est suicidé le 9 juillet 2008, et depuis je suis seule au monde, malgré que je sois en couple (ce n'est pas le papa), ma soeur après m'avoir culpabilisée, ne me parle plus alors que nous étions inséparables, j'ai 2 frères qui vivent leurs vie et ne s'occupent pas de moi et j'ai ma mère qui a changé, je suis au bord du précipice, au secours, une maman au désespoir."

J'ai été très touchée par ce message de détresse et je voudrais écrire à cette maman.Mn_7a.jpg

 

_____________________ Chère Brigitte,

 

Je vous sens seule et démunie, comme abandonnée de tous. Vous avez aimé votre fils, vous lui avez donné la vie... et il est parti sur un geste fatal. Il est très difficile dans ce cas précis pour les parents de ne pas se sentir coupables, comme tout parent qui perd un enfant aussi, mais dans ce cas, il y a le geste de désespoir de son enfant, un acte définitif, dont on n'a pu le protéger..

Votre fils a choisi de rejoindre un autre monde car celui-ci ne lui convenait plus ou croyait-il... le tuait à petit feu. Alors, il a choisi de vous quitter mais sans penser que ce serait définitif. Mourir, c'est partir un peu... Ceux qui veulent mourir devraient plutôt partir en voyage et puis revenir après. Mais ils n'y pensent pas, car leur cerveau est brouillé par des brouillards de larmes intérieurs et de désespoir, de déceptions parfois. Alors ils décident d'en finir, mais vous, vous n'y êtes pour rien.

Mn_8.jpgVous avez été sa mère, vous l'avez aimé et c'est au creux de votre coeur qu'il est réfugié à jamais.Mn_76b.jpg

Que ceux qui vous culpabilisent se taisent car ils ne savent pas l'immense amour qui vous relie à votre fils.

Ils ne savent pas la souffrance dans son coeur et le fil ténu qui s'est brisé pour des choses que vous-même ne savez pas. Car la vie de nos enfants leur appartient. Ils ne nous appartiennent pas.

Je vous embrasse et je vous souhaite beaucoup de courage, de douceur dans votre vie et de compréhension de la part de votre entourage. Celui-ci souffre aussi et dans la souffrance, chacun réagit différemment, parfois par la violence et le ressentiment, par la colère et la rancoeur. Laissez passer les tempêtes, les nuages, les orages et un jour viendra où votre fils sera votre lien le plus fort car l'amour triomphe de la mort et de l'absence.

Sincèrement vôtre,

Chloé Laroche

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Commentaires :

Chère Brigitte,

Je pense à vous. Cela fait un an que votre fils est parti, le 9 juillet 2008. Je vous embrasse très fort et vous souhaite beaucoup de courage et de force.
Je vais vous écrire sur l'e-mail. Mille pensées.
Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 11.07.2009

 

Merci Chloé pour la pensée pour mon fils CEDRIC décédé le 9 juillet 2008,je pleure toujours mon fils,il laisse un immense vide,je me retrouve seule en ce jour,mon compagnon à décidé de fuire à un moment ou j'avais le plus besoin de lui, il est parti depuis le 6 juillet 2009,il ne comprend pas ma douleur.Le 15juillet est le jour ou mon fils a été incinéré et également le jour de mon anniversaire encore un moment très douloureux à passer seule,la vie na plus de sens pour moi.

Ecrit par : Brigitte RAIMONDO | 11.07.2009

 

Chère Brigitte, 

Je suis très triste pour vous. Vous vous retrouvez seule juste à cette période très douloureuse du premier anniversaire (moi, je dis "amorversaire") de votre fils décédé. C'est quelques jours infiniment douloureux car le drame qui est arrivé il y a un an, la mort de Cédric, est inscrit dans chaque cellule de votre corps, un grand vide au niveau du ventre, un affaissement général corporel et moral avec une fatigue immense. N'hésitez pas à aller voir un médecin, à prendre de l'homéopathie, des vitamines. Allez vous ressourcer dans la nature, faites quelque chose pour votre fils comme un rituel d'adieu des "un an" : planter un petit arbre, un rosier, sur sa tombe ou en un autre lieu, lui écrire une lettre que vous pouvez brûler ou déposer sur le lieu où son corps repose. Parlez-lui dans cette lettre de votre amour, de votre détresse, de votre solitude, de l'abandon général que vous ressentez. Brigitte, cette période de la première année de deuil est vraiment dure. En 1997, quand j'ai perdu ma fille... durant la première année... un jour, je suis partie seule en montagne et j'ai fait un trois mille mètres (la croix de Belledonne) fin octobre, avec de la neige et un névé vertigineux verglacé. Il fallait que je fasse un truc comme ça, un défi à la vie, à la mort... que j'affronte les éléments de la nature, que j'appelle la force au plus profond de mon être. Là-haut, j'ai reçu ces mots de ma fille : "Maman, reste en vie." C'était très fort. Elle était partie mais je devais vivre. Votre fils Cédric pense la même chose pour vous. Vous allez ouvrir de nouvelles portes, rencontrer des personnes nouvelles, ouvrir un nouveau chapitre dans votre existence. Une nouvelle période commencera pour vous après votre anniversaire, comme un nouveau cycle. Cédric vous protège d'en haut. Prenez soin de vous, reposez-vous, prenez le temps du deuil et de vous reconstruire et vivez. Parlez aussi, appelez des numéros d'écoute. Il y a "Cap Écoute" qui est très bien. Et dans votre région, il existe aussi des groupes de parents endeuillés, comme le groupe Jonathan ou encore d'autres, qui proposent des rencontres entre parents orphelins afin de se soutenir et d'être moins seuls.
C'est important car qui peut le mieux comprendre que celui qui est passé par ce que vous vivez ? Brigitte, je vous embrasse fort et tenez bon !! 
Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 12.07.2009

 

Brigitte,

Un peu par hasard je tombe sur ce message !
Je ne sais pas si vous êtes la personne que j'ai connue ...

Dans tous les cas, votre situation doit être terrible comme tout parent qui perd un enfant. Et il n'y a pas grand chose à dire. La douleur est là et il faut laisser le temps au temps.

Courage.

Désolé de m'être "intercalé" dans votre conversation.

Bien à vous

Pierre D.

Ecrit par : Pierre | 02.08.2009

 

Ton témoignage me bouleverse, Brigitte.

Tu n'es pas responsable de la disparition de ton enfant, bien sur
il s'est trouvé dans une situation où personne ne pouvait l'entendre et il est allé jusqu'au bout.........
je sais bien ce que tu ressens, ma Sophie me manque tant
on se dit que demain on ne sera plus là, qu'on ne pourra pas, et puis, jour après jour, on lutte, pour notre entourage qui nous aime tant 
je te souhaite tout plein de courage, on ne sait jamais où on peut le trouver, mais on en a une réserve, bien cachée
je t'embrasse, et je te répondrai si tu le souhaites clairisa

Ecrit par : clairisa | 25.11.2008

07/10/2008

Je m'élève contre les propos pseudo-spiritualistes de Brigitte Lahaie à propos d'une femme renversée sur un passage piéton.

Bonjour,

 

J'ai entendu l'autre jour, en conduisant mon taxi-ambulance pour aller chercher un patient, les propos d'une auditrice se confiant à Brigitte Lahaie, laquelle, sous couvert de sexologie et d'aide affective par l'écoute, se met à la psychologie. C'est intéressant mais là, j'ai bondi dans ma voiture.

Mn_87.jpgL'auditrice en question avait été renversée sur un passage piéton par un automobiliste et reprochait à son mari d'avoir laissé filé ce dernier aux Urgences alors qu'elle aurait eu besoin de dire à cet homme ce qu'elle ressentait, c'est-à-dire sa colère, sa peur, sa surprise, ses questionnements sur cet acte grave pour un conducteur. Elle se disait trahie et déçue par son mari, qui n'avait pas respecté sa demande. Brigitte Lahaie lui a dit : "Oui, c'est un fait que vous vous sentiez trahie et pas respectée.... Mais essayez de travailler sur ce fait qu'on vous ait renversée sur un passage piéton... Cela peut vouloir dire qu'on cherche à vous faire comprendre que vous devez changer de route, tout simplement. Car rien n'arrive par hasard. Se faire renverser ainsi doit vous inciter à vous questionner sur votre vie et à prendre des décisions sur la direction à prendre, symboliquement." 

Je suis choquée que Brigitte ait pu donner cette explication pseudo-spiritualiste à cette dame victime d'une personne qui l'a renversée. Des dizaines de piétons sont renversés en France. Certains en meurent. Des enfants, des mères de famille, des vieillards, des papas, des personnes poursuivant leur chemin tranquillement. Happés par des automobilistes qui se croient tout seul, sans respect, sans regard pour le fragile piéton. Vous allez aussi leur dire qu'ils devraient réfléchir au signe de la vie que leur a apporté cet incident et dans leur au-delà, pour ceux qui sont morts, leur dire : "Hé bien, oui, vous deviez changer de route.... Ben, vous avez bien réussi !" Mn_69.jpgAllez dire cela aux parents des enfants renversés par une voiture et dont le corps allongé repose au fond d'un cimetière. Allez dire cela à la maman qui va porter ses larmes et ses fleurs sur la tombe de son enfant déchiqueté par une voiture meurtrière. Allez dire à cette maman ce que j'ai pu entendre à la mort de ma fille : "Votre fille est partie pour vous faire avancer, pour vous donner une épreuve nécessaire."

Mn_88.jpgArrêtez donc de penser que le monde tourne autour de notre nombril et que les évènements arrivent parce qu'on les attire. Arrêtez, chers penseurs du Nouvel Âge, de baratiner les gens en leur disant que c'est de leur faute s'ils ont des épreuves et puis de dire que bientôt, ceux qui seront prêts vont passer dans une autre dimension. Ce sont des propos entendus dernièrement et relayés sur internet. Avec le monde qui va mal et la France qui part en déconfiture, beaucoup croient en ces idées absurdes. Je vous en conjure, restez les pieds sur terre. Respectez les victimes et n'allez pas encore leur dire qu'elles ont vécu une agression ou un accident parce qu'elles devaient comprendre quelque chose ou changer de direction. Parfois, c'est vrai... mais arrêtons cette psychologie narcissique et culpabilisante, basée sur des croyances nébuleuses.

Les épreuves qu'on a... personne n'a le droit d'en tirer des conclusions.

Je pense à cette femme renversée, au choc qu'elle a eu... et je suis peinée pour elle.

Peinée pour tous ceux qui ont perdu un proche de cette façon.

Et automobilistes... ralentissez aux passages piétons et laissez passer les âmes à pied. Prenez soin des enfants qui marchent dans la rue, par un respect des yeux attentifs et de la pédale de votre véhicule. Ralentissez en ville et dans les villages. N'accélérez pas aux feux.

Mn_67.jpgEt ... Brigitte Lahaie, se faire renverser à un passage piéton... je ne vous le souhaite pas. Et surtout jamais qu'on vous dise que c'est un signe pour que vous changiez de trajectoire dans votre vie.

Chloé L.

 
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