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19/08/2014

Mon défi à la solitude, mal de nos contrées perdues, mal du siècle, maladie des coeurs et des vies isolées même dans la foule...

Défi à la solitude_________________2011 01 16 019 yourdine.jpg


Solitude, quand tu nous tiens, mal du siècle envahissant tous nos couloirs, toutes nos maisons et nos foyers.... Solitude du couple qui va mal, solitude de celui qui est là sans être là, de celle qui dort à côté de celui qui n'est pas vraiment là, solitude de l'ouvrier qui fait un travail difficile sous le regard neutre d'un patron non bienveillant mais plutôt dans l'avidité du gain, solitude sur la route de celui qui conduit et qui a envie de dormir mais ne peut s'arrêter sous la pression de son entreprise, solitude de celle qui vend son corps à de nombreux hommes pour ne pas que sa famille ait des ennuis, solitude de celui qui dort dans sa voiture après le travail, de celle qui vit dans la rue avec son enfant, solitude de cet homme qui vient de perdre son bébé et sa femme dans un accident de voiture, solitude de cette dame âgée qui a perdu ses deux enfants et les pleure dans le secret de son coeur, accident de voiture et cancer, solitude de celle qui vit seule son traitement de chimiothérapie sans en parler à sa famille, solitude maudite des célibataires qui ne trouvent pas chaussure à leur pied, comme ce monsieur au terme de sa vie, handicapé, qui me dit ne pas avoir d'enfant ni s'être jamais marié, avec une tristesse infinie au bord des yeux, solitude pour ce jeune homme qui me dit qu'il a trop peur pour aimer, qu'il a laissé passer des jeunes filles souhaitant être avec lui mais par trop de passé douloureux, lui a reculé, donc solitude encore par trop de protection, choix sans concession de liberté pour un bien-être solitaire.P1180905.JPG02012011126 - copie 3.jpg



Mais non, solitude, tu ne gagneras pas, car nous mettrons de l'amour, de la solidarité, de l'entraide dans nos vies et plus jamais un malade ne restera tout seul chez lui sans nouvelles en rentrant de l'hôpital, plus jamais une mère isolée ne restera seule durant des jours sans soutien à élever son bébé comme sur une île déserte au coeur de la ville égoïste, plus jamais un homme ne se pendra avec ses enfants pour ne pas avoir assez parlé, pour avoir rompu le fil de l'humanité, plus jamais un enfant ne restera tout seul chez lui pendant que ses parents travaillent, avec la télévision comme seule gardienne, plus jamais une personne handicapée ne se retrouvera avec ses désirs étouffés par pauvreté d'amour, par interdiction de caresses en obligation d'exclusion, plus jamais la solitude ne prendra de coeur en otage, laissant le soleil d'autrui entrer dans tous les coeurs .solitude,deuil,vieillesse,amour,accident,seul,tristesse, désespoir,entraide,solidarité,défi,changement,regard,autrui,compassion,attention,aimable,amabilité,tact,amitié,générosité,valeurs humaines,humanité,espoir,maison de retraite,ambulancier,âge,vieux,jeune,mort,sdf,argent,pauvreté,handicap,couple,désamour,divorce,peur,refus,aimer,désir,cancer,


Chloé Laroche

17/06/2014

La diversité des cultures fait-elle obstacle à l’unité du genre humain ? (sujet Bac Philo 2014)

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_______________________________________ écrit en une heure à partir d'un sujet du Baccalauréat du 16 juin 2014__________ Défi relevé par l'écrivaine que je suis, votre serviteur_____________________



Nous vivons sur une planète qui s'appelle la terre avec plusieurs milliards d'individus. Chaque humain vit sur un continent, dans un pays et pratique une religion ou un refus de religion, embrasse sa propre foi, choisit son mode de pensée, s'habille différemment, mange autrement. Pouvons-nous dire que cette diversité fait obstacle à l'unité du genre humain ? Et que peut nous apporter cette volonté d'unité à tout prix ? Est-ce que les guerres nous divisent et nous diminuent ? Est-ce parce que l'autre est différent de moi par sa culture que je vais me mettre en conflit avec lui, avec elle ?

 

 Si on prend acte que les traditions font partie de la culture de chacun, alors oui, je peux ne pas me sentir en unité avec ceux qui pratiquent l'excision des femmes et celle des petites filles ;  cent quarante millions de femmes auraient subi cette opération horrible, en Afrique, en Égypte, en Malaisie. Je peux m'élever aussi contre cette pratique qui veut qu'au Népal, on expose devant  des petites filles des dizaines de têtes de buffles fraîchement coupées, afin de trouver la nouvelle "kumari", jeune représentante vivante de la redoutable déesse Durga-Kali. La plus impassible des fillettes est désignée à la suite de ce rituel, afin de recevoir offrandes et sacrifices.   


Si l'unité du genre humain est de respecter les droits de l'homme et de l'enfant, universellement et sur toute la terre , alors comment accepter certaines pratiques ancestrales gardées dans le respect des cultures de certains pays, pratiques qui bafouent le respect de l'individu et le soumettent à d'atroces souffrances morales et physiques. On peut apprécier la culture grecque, mais savez-vous que les spartiates précipitaient les enfants et bébés handicapés dans les gouffres pour ne pas encombrer leur civilisation ? On peut apprécier le Tibet et le défendre, mais savez-vous qu'on arrache des petits à leur famille car ils sont reconnus comme l'incarnation d'un grand Lama ? Dans certains pays, on tue des femmes pour laver  l'honneur de la famille, même si elles ont été violées. Elles sont victimes mais c'est elles qui doivent payer à la place de leurs bourreaux.


Lorsque la culture demeure belle et sereine, emplie de beauté et d'art harmonieux, alors elle nous unit dans une paix et un amour universel certain, comme la musique, langage traversant les frontières. Léon Fleisher a dit : "La musique est une force horizontale qui se déroule dans le temps." Elle se déplie dans chaque culture, chaque pays et nous relie, faisant apprécier chaque identité culturelle, chaque couleur de culture, avec la différence de ses timbres, de ses instruments, de ses airs, de ses mélodies.

Platon a dit : "Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique." En effet, lorsqu'avec mon violon, je joue du tzigane, du klezmer, du country ou de l'irlandais, ou encore du bolivien, alors je vois les sourires apparaître chez les écoutants qui voyagent dans chaque tradition, dans chaque tonalité de musique, de couleurs locales. L'oreille intérieure reconnaît la musique de chaque pays, Espagne, Russie, Italie, Maroc... C'est alors que l'unité se fait, comme l'harmonie d'un grand orchestre qui jouerait mille lumières d'étoiles pour former le grand univers de nos âmes unies en humanité.

Comme l'a très bien exprimé Monsieur Sarkozy, lors de l'inauguration du Centre Pompidou, en 2011 : "La culture, c'est un peu comme le bonheur, ça se partage." En effet, la peinture, la sculpture, la musique, l'écriture nourrissent la culture et permettent de relier les hommes entre eux, sans forcément parler la même langue et vivre dans les mêmes pays. La beauté, l'esthétisme, le caractère universel de la création nous invitent à puiser au fond de notre inspiration et de notre contemplation le meilleur de l'humain.

Les guerres, le racisme, les conflits, la haine, reculent alors afin d'unir les hommes vers la paix, la douceur d'exister ensemble, la sérénité d'un chemin ouvert à la diversité.

Les religions, partie intégrante de la culture, ont tenté et essayent toujours d'apporter leur patte à l'unification humaine, à l'unité mais souvent malheureusement par une exclusivité de la bonne parole. "Pensez comme nous, croyez au même Dieu, et vous serez sauvés." Chacun tire la couverture à lui. Sans songer que Dieu est le même, par la nature de son universalité. Homme et femme en même temps, dans la communion des genres.

Maurice Merleau-Ponty a écrit : "La religion fait partie de la culture, non comme dogme, ni même comme croyance, mais comme cri." Oui, le cri de l'amour, de la tolérance, de la paix... mais jamais plus celui de l'intolérance, de l'exclusion, de la haine, de la séparation des églises et des croyances. 

Lorsque j'entends le membre d'une église me dire que seuls ceux qui croient ce qu'il croit seront sauvés, je lui dis : non, seuls ceux qui croient en l'amour et le pratiquent peuvent penser que tout le monde sera sauvé, sans exception, mais nous sommes de minuscules grains de sable face à la grande horloge du temps. Et si nous la déréglons, personne ne sera alors sauvé, au sens de l'existence de notre humanité sur la planète qui nous accueille.

Et même la culture n'y pourra rien changer.

Cependant, il faut essayer... et tout faire pour aller dans le sens de l'unité planétaire, dans l'art de vivre tous ensemble et dans le respect de la différence de chacun, comme les couleurs de l'arc-en-ciel vivant en harmonie et soudées par la lumière universelle.


Chloé Laroche 

 

 

 
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