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16/02/2013

Lettre à la pilule contraceptive pour les femmes et les hommes responsables et intelligents de leur corps et de celui de leur compagne.

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Durant beaucoup d'années je t'ai prise, sachant que tu étais aussi un médicament.pilule,médicament,troisième génération,quatrième génération,seconde génération,médecine,danger,femme,avortement,grossesse,contraceptif,planning familial,phlébite,dépression,obésité,surpoids,diabète,cancer du sein,médecin,gynécologue,jasmine,adépal,stédiril,pharmacie,industrie,foie,thrombose,caillot,âge,féminisme,libération,sexe,amour,couple,mariage,abstinence,relation sexuelle,faire l'amour,décès

Un jour, alors que j'avais dix-huit ans et que j'allais voir une gynécologue pour lui dire : "Je suis avec un homme depuis six mois et nous n'avons pas encore vécu l'acte d'amour." Elle m'a de suite prescrit une pilule, me croyant arrivée d'une autre planète, pauvre demeurée retardataire.

Aujourd'hui, j'ai 46 ans et du recul sur le sujet. Je sais que toi, la pilule, a sauvé beaucoup de femmes d'une grossesse non désirée et du vécu d'un avortement très souvent destructeur psychiquement.

Mais contrairement à de nombreuses personnes t'avalant sans lire la notice, je lisais tous tes méfaits et je me disais que l'homme est bien lâche de laisser sa compagne prendre autant de risques sans réagir et sans s'insurger.

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Elles se valent toutes, avec tous les risques encourus, que je connaissais bien en les ayant lus.

Vous, les hommes qui n'avez jamais lu la notice d'une pilule... notice que vos dames prennent bien soin de vous cacher, écoutez ceci !

Adépal, pilule de seconde génération, dite non-nocive actuellement,

présente les mises en garde suivantes  :

-risques d'accidents thrombo-emboliques artériels (en particulier infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, s'accentuant avec l'âge -notamment à partir de 35 ans- et avec l'usage du tabac).

-survenue selon certains facteurs, notamment en cas de surpoids (... mais la pilule faisant parfois grossir, c'est un cercle vicieux !!) : de phlébite ou embolie pulmonaire.

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chère pilule Adépal : "L'utilisation de tout contraceptif estroprogestatif est associé à un risque thrombo-embolique veineux, se manifestant notamment par l'apparition d'une phlébite (formation d'un caillot dans une veine) pouvant évoluer vers une embolie pulmonaire (migration d'un caillot dans les poumons). Ces effets indésirables graves restent néanmoins rares. Ils surviennent le plus fréquemment dans la première année d'utilisation des contraceptifs estroprogestatifs."

À ajouter : En cas de dépression, prévenir le médecin... La pilule favoriserait donc parfois la dépression... Tiens donc !pilule,médicament,troisième génération,quatrième génération,seconde génération,médecine,danger,femme,avortement,grossesse,contraceptif,planning familial,phlébite,dépression,obésité,surpoids,diabète,cancer du sein,médecin,gynécologue,jasmine,adépal,stédiril,pharmacie,industrie,foie,thrombose,caillot,âge,féminisme,libération,sexe,amour,couple,mariage,abstinence,relation sexuelle,faire l'amour,décès

Dans le cadre de la prise de Jasmine, voici ce qu'on lit  :

"En cas de survenue ou d'aggravation d'une des pathologies mentionnées ci-dessous, consultez le médecin :

-cancer du sein chez un parent proche

-affection du foie ou de la vésicule biliaire

-diabète

-dépression (idem avec Adépal, deuxième génération)

-épilepsie

-gonflement de la face

-urticaire associé à des difficultés à respirer,

etc."pilule,médicament,troisième génération,quatrième génération,seconde génération,médecine,danger,femme,avortement,grossesse,contraceptif,planning familial,phlébite,dépression,obésité,surpoids,diabète,cancer du sein,médecin,gynécologue,jasmine,adépal,stédiril,pharmacie,industrie,foie,thrombose,caillot,âge,féminisme,libération,sexe,amour,couple,mariage,abstinence,relation sexuelle,faire l'amour,décès


Donc, si je résume, la femme a été libérée soi-disant en prenant la pilule, évitant de tomber enceinte, dans les années soixante. Mais on peut aussi dire que l'homme s'est lâchement dé-responsabilisé en évitant de voir la vérité en face de ce médicament pris par sa compagne pour lui épargner à lui-même et au couple la prise de préservatifs et autres contraceptifs.

Cette ronde infernale dure depuis cinquante ans, où la femme fait semblant de ne pas savoir les risques qu'elle prend, alors qu'ils sont indiqués sur toutes les notices.... et qu'elle se réveille en 2013, ainsi que l'homme tout étonné, devant la réalité d'une pilule qui peut tuer, rendre malade, handicapée, et dépressive, plus obèse parfois.

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Adieu, madame la pilule.

Que les jeunes filles apprennent à te domestiquer, que les médecins apprennent à te dompter, que les hommes apprennent à t'échanger avec d'autres contraceptifs existant, que les femmes lisent tes notices et prennent leurs responsabilités entières et réelles.

Chloé Laroche

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Lire ceci :


http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/12/14/ces-vies-brisees-par-la-pilule_1806522_1651302.html


http://www.avep-asso.org/


Nota bene :

deux dessins et photos proviennent du site suivant (4ème et 6ème) : http://aujardindesroses.centerblog.net


 

 

 

06/12/2012

Blessures invisibles... Pour un soldat survivant, pour une mère orpheline, pour les souffrants de l'Intérieur, pour les donneurs d'Amour.

Pour un soldat survivant

______________________


64d2bf1a.jpgQuand tu es né

Tu ne savais pas

Les blessures de la vie

Les tourments armés

Des blessures invisibles

 

 

Quand tu es né d8b1ff5c.jpg

Avais-tu accepté ce destin

De voir ton ami de vingt ans

Se faire tuer devant toi

En pleine guerre ?


Quand tu es né, toi 

Savais-tu que tu souffrirais autant

De maux qui ne se voient pas

De plaies ouvertes en dedans,

Soldat désespéré...


a8951415.gifTu t'es engagé vaillamment

Pour défendre ton pays

Ayant vu le pire de l'humain

Tu ne peux plus dormir en paix

La guerre a pris ton âme


Blessures invisibles et crues

Inconnues du reste du monde

Avec elles, tu portes seul

La croix des braves oubliés

Personne ne voit tes larmes 


Handicapée de l'intérieurgx8b6xzf.jpg

Je le suis comme toi

Soldat de la vie, de la route

Mère orpheline d'une enfant 

Partie au ciel si tôt


Nous avons en commun 

De vivre avec nos maux silencieux

Nos larmes rentrées et solitaires

Quand personne ne voit

La souffrance qui n'est pas dehors


055a1935.jpgNous avons en commun

Ce regard sur les choses

De n'avoir plus rien à perdre

À être authentiques

Puisqu'on est déjà morts


Morts au monde de l'apparenceamour,blessures invisibles,soldat,guerre,souffrance morale,choc,mort,tuerie,massacre,crime,silence,incompréhension,solitude,dépression,vie,espoir,bébé,enfant,destin,acceptation,offrande,résilience,beauté intérieure,larme,douleur morale,souffrance,âme,ange,don,sacrifice,armée,engagement,handicap,ignorance,sagesse,foi,humanité,humanisme,transcendance,courage,anne geddes,

Nous sommes de l'Intérieur

Pour aller à l'essentiel

Trouver la main d'autrui

Et traverser l'amour


BIC2062.jpgTraverser l'amour et s'y baigner2659022025.jpeg

Comme une nouvelle peau

Qui guérirait les blessures 

Se donner en solidarité

Dans un don de paix


Et renaître pour sourire

Infiniment guéris

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Dans la rassurance d'un monde

Où les mots ne tueraient plus

Où les armes seraient violons.


Chloé Laroche_____________amour,blessures invisibles,soldat,guerre,souffrance morale,choc,mort,tuerie,massacre,crime,silence,incompréhension,solitude,dépression,vie,espoir,bébé,enfant,destin,acceptation,offrande,résilience,beauté intérieure,larme,douleur morale,souffrance,âme,ange,don,sacrifice,armée,engagement,handicap,ignorance,sagesse,foi,humanité,humanisme,transcendance,courage,anne geddes,amour,blessures invisibles,soldat,guerre,souffrance morale,choc,mort,tuerie,massacre,crime,silence,incompréhension,solitude,dépression,vie,espoir,bébé,enfant,destin,acceptation,offrande,résilience,beauté intérieure,larme,douleur morale,souffrance,âme,ange,don,sacrifice,armée,engagement,handicap,ignorance,sagesse,foi,humanité,humanisme,transcendance,courage,anne geddes,






23/01/2012

Lettre à une jeune femme, un jeune homme... ne respectant pas leur mère. Propos sur le respect aux parents. Ma réflexion sur l'attention envers ceux qui nous ont élevés, envers celle qui nous a portés.

À toi homme ou femme qui ne regardes pas ta mère,

À toi qui ne la respectes pas,

À toi qui lui manques de respect,

À toi qui profites de ta mère,

 

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Ta mère est âgée, dépressive ; elle n'a pas fait, à ton sens, les bons choix dans la vie ; elle se plaint tout le temps. Alors tu t'en plains et tu ne veux pas la voir. Tu ne supportes pas de devoir la rencontrer.parents,respect des parents,attention,parentalité,vieillesse,abandon,respect,amour,famille,insolence,irrespect,profiter,s'incruster,regard,isolement,solitude,âge,âgé,dépression,maison retraite,retraite,délaissé,considération,éducation,sacrifice,choix,juger,non jugement,protection,présence,enfant,adulte,mère,maman,bonheur,plaisir,ensemble,partage

Pourtant, elle souffre. Elle est seule. Sur quelle épaule peut-elle trouver du réconfort, dans quels yeux ? Que lui donnes-tu, toi sa fille, pour qu'elle ne se plaigne plus de sa vie ? 

Devenir vieux ou vieille n'est pas si facile, on devient aussi très seul ou seule, selon, délaissé de tous, oublié par la famille, la société, comme un déchet qui a servi, comme un rebut qu'on mettrait au grenier ou à la cave, ou bien dans une maison de retraite, pire dans un mouroir.

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À toi, jeune homme, qui prends ta mère pour une bonne, lui criant dessus et lui donnant des ordres, parfois lui tapant dessus, te trouves-tu honnête en te regardant dans une glace ? Te trouves-tu à ton avantage d'être humain ? Je pense plutôt que tu pourrais faire partie de la race des crocodiles aux dents longues et à la mâchoire acérée. Avec juste les yeux qui sortent pour satisfaire ton intelligence étriquée de progéniture pourrie par une société d'égoïsme et d'égocentrisme. 

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Les mères ont assez pleuré durant des millénaires... Aussi, je remercie d'avance tous ceux qui ont encore le bonheur d'avoir leur mère vivante de lui accorder votre regard, votre attention et votre respect.

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Chloé LAROCHEparents,respect des parents,attention,parentalité,vieillesse,abandon,respect,amour,famille,insolence,irrespect,profiter,s'incruster,regard,isolement,solitude,âge,âgé,dépression,maison retraite,retraite,délaissé,considération,éducation,sacrifice,choix,juger,non jugement,protection,présence,enfant,adulte,mère,maman,bonheur,plaisir,ensemble,partageparents,respect des parents,attention,parentalité,vieillesse,abandon,respect,amour,famille,insolence,irrespect,profiter,s'incruster,regard,isolement,solitude,âge,âgé,dépression,maison retraite,retraite,délaissé,considération,éducation,sacrifice,choix,juger,non jugement,protection,présence,enfant,adulte,mère,maman,bonheur,plaisir,ensemble,partageparents,respect des parents,attention,parentalité,vieillesse,abandon,respect,amour,famille,insolence,irrespect,profiter,s'incruster,regard,isolement,solitude,âge,âgé,dépression,maison retraite,retraite,délaissé,considération,éducation,sacrifice,choix,juger,non jugement,protection,présence,enfant,adulte,mère,maman,bonheur,plaisir,ensemble,partage




 

07/11/2010

Nous appartenons aujourd'hui à un monde où le mot RECOMMENCER prend tout son sens dans le nombre effarant de séparations, divorces, licenciements, pertes de travail ou de toit, pertes à tout va.

k2501435.jpgBonjour à tous et toutes,

Nous appartenons aujourd'hui à un monde où le mot RECOMMENCER prend tout son sens dans le nombre effarant de séparations, divorces, licenciements, pertes de travail ou de toit, pertes de revenus et perte de toute une vie.

Certains se relèvent vaillamment mais péniblement de ces épreuves, d'autres rebondissent avec brio et énergie et puis d'autres en ont assez et sombrent dans les mares froides et sombres de la peur, de la désillusion, de la dépression, du retrait, du dégoût de tout, du laisser-aller, etc.

On peut comprendre l'homme blasé devant l'amour, depuis que sa femme l'a laissé tomber avec ses deux enfants, pour vivre "à fond" un nouvel amour... On peut comprendre ses paroles cyniques et sa colère.u17939304.jpg

On peut comprendre que celui qui a perdu son emploi après des mois de harcèlement moral n'ait plus envie de rebondir et attend lentement que le travail vienne à lui, que le moral revienne. Il a perdu le feu sacré de celui qui a donné son coeur au travail et qu'on a donné en pâture au mépris, au rejet, à la méchanceté gratuite.

NVS3188.jpgOn peut comprendre que telle femme en ait assez après avoir été agressée dans son emploi par un client et qu'ensuite, après avoir été virée -parce que ça faisait "plus propre"- de son emploi.... elle entende des propos ignobles deux ans et demi plus tard dans la bouche de son nouveau chef, dans un nouvel emploi : "Vous savez, c'est normal qu'elle ait des problèmes ici. Elle en avait déjà dans son travail précédent." Rebondir veut dire quoi alors ? Penser qu'on s'est reconstruit, qu'on va être guérie de cette agression, d'autant qu'il y en a déjà eu encore une autre avant, dans un autre emploi : l'attaque d'une bande.... Juste savoir que certains métiers sont à risques... mais qu'à notre époque une victime devient suspecte d'être agressée et qu'il faut être lisse de partout dans ce monde.

L'univers de l'entreprise est malheureusement un repaire de requins où recommencer devient un jeu de pistes afin de découvrir le patron qui sera plus humain que les autres.

PAA174000078.jpgNotre monde n'accepte plus que recommencer ne nous parle pas car aujourd'hui une personne qui n'aura pas plusieurs métiers successifs dans sa vie, plusieurs postes successifs, ne survivra pas.

Et ne parlons pas du domaine de l'amour. C'est un terrain miné et encadré par les recommencements !

Alors voici pour vous ci-dessous ce petit texte que j'aime beaucoup.

Et bons recommencements à tous !.................

 

Chloé LAROCHE

______________________________________________________1790913.jpg

 

Recommence !


"Recommence même si cela te coûte

même s'il faut en payer le prix,
même si tu sens la peur au plus profond de toi.

Recommence même si une illusion s'éteint,

même si tes engagements sont difficiles à tenir,
même si on ignore tes efforts.

NVS3188.jpgRecommence pour donner le meilleur de toi-même

avec enthousiasme et confiance,
comme si tu ressuscitais chaque matin.
Recommence pour rire et offrir
du soleil par tous les temps,
avec joie et avec amour,
comme s'il y avait toujours de quoi se réjouir.

Recommence pour transformer l'existence

avec l'espoir du dialogue
pour jeter des ponts par-dessus les séparations (...)."

(Texte d'une lectrice anonyme du magazine "Prier" du 09/2003)

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INFO DE LA CRÉATRICE DE CE BLOG, CHLOÉ LAROCHE :

 

D'où viennent les photos illustrant les articles de mon blog ? Je fais un gros travail d'illustrations de mes textes avec comme source d'inspiration le site Fotosearch qui, "grâce à son moteur de recherche d'images, vous fait économiser du temps en vous permettant, sur un seul site web, de chercher parmi plus de 7,7 millions d'images de plus de 100 éditeurs de banques de photographies, d'illustrations et de séquences vidéo". Il y a beaucoup de photos libres de droits sur ce site, énormément. Sinon, je mets aussi parfois mes photos... considèrant que l'art est partage. Mes textes sont partagés et aiment ce mariage entre leur sens et le sens des photos choisies. Si un lecteur souhaite que j'enlève une photo et motive sa demande, qu'il me contacte. Merci à tous de votre intérêt pour mon travail.


Chloé LAROCHE____________________________________________________________________________________________________

07/06/2009

Je pense à toutes les mères en ce jour, notamment à celles qui pleurent, en deuil de leur enfant ou en baby blues, en éloignement de leur enfant ou en souffrance, en difficulté matérielle ou en désert affectif.

images-2.jpegBonjour à tous et toutes,

 

En ce jour, nous fêtons les mamans.k0441790.jpg

Les mamans du monde entier. La mienne, celle de la mienne, la tienne, la sienne, la nôtre.

Mais il y a des mamans aujourd'hui qui n'ont pas fêté cette fête parce que personne ne leur a souhaité.

Car certaines mères sont seules. Abandonnées de tous, même de leurs enfants...

... Des enfants grands, adultes, qui en veulent à leur mère, pour diverses raisons : problèmes d'héritage, problèmes de l'enfance, difficultés à respecter l'éducation des petits-enfants donnée par les parents, ressentiments envers une mère qui ne les a pas protégés étant enfants, rancune envers une mère qui est partie en laissant ses enfants, incompréhension basée parfois sur des malentendus ou des mensonges de l'entourage.

bxp64901.jpgCertaines n'ont plus leur enfant parce qu'il est mort. Elles ressentent un immense vide au creux de leur âme, jusqu'au plus profond de leurs cellules. Elles souffrent seules et, au bout de plusieurs années, personne ne se souvient qu'elles pleurent ce jour-là, comme tous les autres jours de l'année.images-4.jpeg

Certaines mères aussi vivent en accompagnant leur enfant handicapé, enfant ou adulte. Parfois, il n'y a aucune communication possible, dans le cas du handicap mental, et parfois aussi, l'enfant grandit sans bouger, sans marcher, sans parler. Le courage qu'il faut à ces mères est digne de la création des montagnes. Elles sont fortes pour deux, pour trois, pour mille actes de la vie quotidienne. Parfois il y en a qui se suicident, ou qui veulent arrêter l'enfer du handicap, en suicidant leur enfant. Mais beaucoup poursuivent. Elles poursuivent avec l'énergie du désespoir. Avec l'amour de leur enfant né de leur chair, de leur coeur crucifié.

images-5.jpegEt puis il y a les mères qui vivent la difficulté de devenir maman. Elles le sont mais elles n'y arrivent pas. Elles ont besoin d'aide. Parfois elles en ont conscience et elles demandent du soutien. Elles vont alors en unité "mère-enfant". Mais certaines se suicident pour ne pas sombrer avec leur enfant. Pour ne pas lui faire du mal, dans le malaise profond qu'elles vivent en face de lui. Je donne des informations plus loin pour aider ces mamans en détresse.
bull_index.gif

alloparentsbebe.gifJe pense aussi aux mères qui ont des difficultés financières, à celles qui travaillent mais sans arriver à joindre les deux bouts. Je pense à celles qui n'auront jamais le RSA car il faut qu'elles poursuivent le père de leur(s) enfant(s), lequel les a menacées si elles demandaient une pension. Elles ne font donc pas de démarches judiciaires pour garder une harmonie acceptable... afin de garder le père avec ce qu'il a à donner (du temps pour ses enfants, parfois) et n'ont de ce fait aucun jugement à présenter à la CAF, donc elles n'auront pas d'aides ni de RSA. De toute façon, le RSA n'est que le changement de nom du RMI et de l'Allocation de parent isolé, entre autres aides existant avant.

 

u13434912.jpgJ'embrasse toutes ces mères, celles qui gardent le courage de se battre chaque jour pour leur famille, pour rester debout et dignes, moralement fortes, physiquement aussi... pour assumer le travail, les enfants, le ménage, les courses, la cuisine, la lessive, les papiers, les dossiers, l'autorité parentale conjointe ou non, les factures, leurs handicaps personnels, le logement et les loyers, la solitude, les soucis, les maladies, les pannes, etc.

 

images-7.jpeg

J'embrasse aussi les mères qui sont en combat contre un homme qui les bat ou qui les a battues. Certaines ont quitté ce compagnon violent qui l'a été aussi parfois avec les enfants. Mais certaines aussi perdent le combat et se retrouvent privées de la garde de leurs enfants, par décision de justice. Certaines doivent faire de la prison à cause d'une décision incompréhensible, leur compagnon ayant été défendu au delà du possible. Je pense à cette maman qui s'est suicidée après un jugement en la faveur du mari, contre l'avis de toutes les associations sociales et les instances de défense des enfants. Elle a vu son compagnon avoir la garde de son enfant, au mépris de tous les avertissements. Aujourd'hui, elle est morte et cet enfant ne peut souhaiter bonne fête à sa maman.images-8.jpegimages-9.jpeg

BCP042-43.jpg

 

J'embrasse aussi toutes les mères qui n'y arrivent plus, qui ont des idées noires, désespérées, et je leur dis qu'il faut poursuivre car la vie est imprévisible. Elle donne des épines puis après arrivent les roses. Le soleil revient un beau jour. Alors gardons le parapluie du bon moral, du courage, de la ténacité, de la patience, du calme, de l'humour, de la confiance, de l'amour.

Chloé LAROCHE

 

 

images-1.jpeg________________________________ Pour information :

 

www.maman-blues.org est le site consacré à la Difficulté Maternelle.

"On ne naît pas mère, On le devient... C'est un long parcours qui retrouve un trésor laissé de côté depuis l'enfance, constitué pendant l'enfance : la mère est un secret d'enfance." Jean-Marie Delassus


"Événement éminemment physiologique, la Maternité s'accompagne également de remaniements psychiques qui changent radicalement l'être de la femme.
Devenir mère est un voyage intérieur, un retour en soi qui s'accompagne parfois de bouleversements sensibles et imprévus.
C'est une traversée d'une rive à une autre, d'une femme à une mère qui peut prendre du temps et nécessiter un accompagnement spécifique.

Nous avons donc souhaité que les aléas émotionnels et psychiques de la maternité ne restent pas sans avoir eux aussi un lieu d'expression et de partage, en complément de leur nécessaire accompagnement par les services de santé.

Une femme sur 10 serait touchée par ce tremblement de mère !

Avertissement : ce site ne saurait en aucun cas se substituer à un avis ou suivi médical.
www.maman-blues.org se place résolument du côté des mères et des parents, dans un esprit de soutien, de solidarité et de partage de leur histoire et leurs souffrances.
Les conseils ou adresses que nous pouvons être amenés à formuler dans le cadre des échanges sur notre forum de discussions ne peuvent remplacer ceux émis dans le cadre d'un suivi médical."

 

 

26/02/2009

Je voudrais vous dire ce soir que je suis triste pour ces trois petites filles en bas âge tuées chez elles à Amilly dans le Loiret, par leur père qui s'est immolé ensuite par le feu. Dépression, violence, aide, écoute, numéros verts.

Bonsoir à tous et toutes,

 

images.jpegJe remercie Bohème pour son commentaire, suite à mes deux textes pour les enfants de la Crèche de Termonde en Belgique (voir dans la catégorie "Révolte pour l'Enfance").

Je remercie toutes les personnes qui ont envoyé des mots, des textes et des pensées de condoléances pour les familles belges choquées et endeuillées.ange_ange_coeur.gif

Je remercie toutes les personnes qui m'écrivent ici ou sur mon e-mail.

 

ange_ange_danseuse.jpgJe voudrais vous dire ce soir que je suis triste pour ces trois petites filles en bas âge tuées chez elles à Amilly dans le Loiret, par leur père qui s'est immolé ensuite par le feu.ange_ange_danseuse.jpg
ange_ange_violet_repos.jpg

Des jumelles de 14 mois et leur soeur de quatre ans retrouvées mortes, assassinées, et leur mère grièvement blessée, assassinée elle aussi jusqu'à la fin de sa vie.

Je suis restée figée devant l'horreur, devant ces drames qui reviennent régulièrement, drames familiaux, drames de la folie "ordinaire", drames des coeurs en souffrance, drames de ceux qui ne peuvent plus regarder la vie en face, vies trop lourde, deuils non accompagnés, violence qui remonte en vague de fond, lame d'un tsunami qui broie les vies, jusqu'aux vies de ses propres enfants.images-1.jpeg

ange_berceau.jpgQue ces enfants soient dans les ailes des Anges, petites filles terrifiées dans cette horreur humaine... Ailes des Anges emplies de douceur et d'amour.

Nous sommes désolés pour vos sourires arrachés, pour vos vies coupées, pour cette violence extrême.

Des drames se vivent derrière les portes fermées. Et puis la mort arrive, le suicide, l'infanticide, le meurtre conjugal.

Il est trop tard. C'est fini. On entend des cris, des hurlements. La mère découvre les corps de ses enfants, de ses petits chéris.

Leur âme est partie. Elles ont quitté leur corps. Elles ont peur, sont paniquées. Elles voient leur père brûlé, terrifiées.

ange_ange_violet_repos.jpgLa vie sur terre, c'était donc ça ?!!!!!ange_dos_tourn_.jpg

Non, petites filles, la vie sur terre, c'est aussi des enfants qui vivent et deviennent adultes, des enfants choyés par des adultes sains d'esprit, équilibrés, responsables. Cet homme qui vous a tuées n'allait pas bien. Il souffrait profondément. Il le savait mais il a laissé le tsunami de désespoir envahir son cerveau et son coeur. Il a pris votre vie pour entrer dans la mort, comme un pirate qui saborde son propre navire et qui jette l'ancre au plus profond de l'enfer.

images.jpegLa vie sur terre n'est pas rose mais vous vous êtes envolées et je vois des plumes de douceur et de tendresse tout autour de vous.

Puissiez-vous être dans un tel amour qu'il balaye tout le reste.

Je crois que dans l'Infini, la pureté d'un enfant est immortelle et renverse toute haine, toute folie, toute horreur.

Comme une neige lavée jusqu'au dernier cristal de toute coupure, de toute trace de sang.

Chloé LAROCHE

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ange_ange_danseuse.jpg_____________________ Voici des numéros où vous pouvez appeler pour parler, dire les choses, ne pas aller droit vers la catastrophe :

 

-Cap éCOUTE : n° vert 0800 33 34 35 (gratuit)

et aussi le 04 72 33 34 35

-SOS Suicide (écoute anonyme de toute souffrance) :
01 45 39 40 00

-Numéro gratuit d’écoute anonyme pour les Parents, Adolescents et Professionnels de l’éducation :
0 810 659 009 (numéro azur) ...

-Croix-Rouge Écoute Parents-Enfants :
0 800 858 858 (de 10 h à 22 h et week-end : de 10 h à 20 h)

-Femmes Battues : le 39 19 (anonyme et gratuit)

-SOS Viols : 0800 05 95 95 (numéro vert gratuit)

-SOS Femmes Violences conjugales :
(toutes violences -psychologiques, morales et physiques-) 01 40 33 80 60

SOLITUDE ET DEPRESSION

SOS Dépression    08 92 70 12 38
Des psychiatres et des psychologues essaient de soulager l'appelant et peuvent lui conseiller une adresse pour aller consulter. Le service peut également envoyer un psychiatre ou un psychologue à domicile en cas de crise grave. 
Ouvert 7 j/7, 24 h/24.

SOS Suicide    01 40 44 46 45
Bénévoles ayant suivi une formation psy. 
Pas d'antenne en province.

SOS Psychiatrie    01 47 07 24 24
Médecins psychiatres.

Urgences Psychiatrie    01 40 47 04 47
Médecins psychiatres.

Suicide écoute    01.45.39.40.00
Suicide Ecoute, s'est donné pour mission d'être à l'écoute téléphonique des suicidaires et des suicidant. Cinquante bénévoles formés à cette écoute particulière se succèdent pour recevoir 24heures sur 24 les appels des désespérés, dans l'anonymat et le respect des convictions de chacun.

Sos Espoir    01.43.70.69.26
SOS Espoir est une association de 1901. Des professeurs et des infirmières sont à l'écoute. Ils sont là pour aider les personnes qui sont en difficultés personnelles, en leur donnant un avis ou les orienter vers d'autres associations si le problème se trouve en dehors de leur cadre de compétence.

VIOLENCE

Allo Enfance Maltraitée    0 800 054 141 ou 119
Des professionnels de l'enfance (psychologues, médecins, enseignants, travailleurs sociaux) reçoivent, 7 j/7 et 24 h/24, des appels concernant en majorité les mauvais traitements et les abus sexuels.

Violence conjugale    01 40 33 80 60 
Femmes info service

L'équipe, composée d'une vingtaine de femmes, dispose d'une base de données pour fournir des informations sur les droits, les possibilités de dépôt de plainte et les centres d'accueil. 
Permanence du lundi au vendredi de 7 h 30 à 23 h 30 et le samedi de 10 h à 20 h.

Viols femmes informations    0 800 059 595
(appel gratuit)

Phare enfants-parents    01 42 66 55 55

SOS Homophobie    08 10 108 135 (coût appel local) 
Un service d'éute téléphonique pour les personnes victimes ou témoins, d'actes ou de discriminations homophobes. Ligne d'écoute anonyme ouverte de 20h00 à 22h00 du dimanche au vendredi sauf jours fériés et samedi de 14h à 16h.

SOS Femmes    03.25.06.50.70
SOS Femmes est une association qui vient en aide aux femmes en difficulté ou qui subissent des violences . Le numéro de téléphone n'est pas un numéro d'urgence mais d'orientation.

SANTE

Fil Santé Jeunes    0 800 235 236 (numéro vert) 
Ecoutants professionnels dont des médecins psychiatres, des juristes et des assistants sociaux. 
Permanence de 8 heures à minuit, 7 j/7.

Alcooliques Anonymes    01 43 25 75 00
Permanence 24h/24.

Drogues Alcool Tabac Info Service    0 800 231 313 ou 113 (numéros vert) 
Ouvert 7 j/7 et 24 h/24.

Sida Info Service    0 800 840 800 (numéro vert) 
Ecoutants professionnels, ayant suivi une formation complète sur le virus, la maladie et les techniques d'écoute. La plupart d'entre eux sont médecins, infirmiers, psychologues ou assistants social, et renseignent sur les les moyens de dépistage et de prévention, ainsi que sur les risques de transmission. 
Ouvert 7 j/7 et 24 h/24.

Ecoute cancer    0810.810.821
Numéro azur (prix d'une communication locale) de la Ligue nationale contre le cancer. Ecoute personnalisée et anonyme. Permanences : lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9 h 00 à 19 h 00, mercredi de 9 h 00 à 20 h 00 et le samedi de 9 h 00 à 12 h 30. Les écoutants bénévoles suivent une formation assuréepar des psychologues et des médecins.

GEFAB    01 45 43 44 75
Le GEFAB, Groupe Européen pour les Anorexiques, les Boulimiques et les familles, fondée en 1983 est une association régie par la loi de 1901 qui se propose de mieux comprendre les pathologies du comportement alimentaire. La permanence téléphonique est assurée par une psychologue les lundi, mardi et mercredi de 14H00 à 15H00. Des bénévoles répondent également, à des horaires fixes précisés numéro de téléphone ci-dessus.

JEUNES

Allô Enfance Maltraitée     119
Allô Enfance Maltraitée a été créée par une loi relative à la protection de l'enfance.

Jeunes Violences Ecoute    0 800 20 22 23
(appel Anonyme & Gratuit)

SERVICES GENERALISTES

SOS Amitié 01 40 09 15 22
- Nombreuses antennes réparties dans les grandes villes de France. 
- Animé par des bénévoles ayant suivi une formation de 3 à 6 mois. 
- Ouvert 7 j/7, 24 h/24.

Croix-Rouge Ecoute    0 800 858 858 (n° vert, gratuit) 
- Animé par des bénévoles formés à l'écoute téléphonique par des médecins et des psy. 
- Du lundi au vendredi de 10h à 22h. 
- le Samedi et Dimanche de 12h à 18h

La Porte Ouverte     0 800 212 145 (n° vert, gratuit) 
- Des lieux d'accueils dans les grandes villes de France (Paris, Lyon, Nîmes, Besançon, Rouen, Toulouse).

 

_______________________________________________ Commentaires :

 

bonjour, 
je vous signale que le 3919 est le numéro sur les violences conjugales et a remplacé le 01 40 33 80 60 (qui fonctionne toujours). C'est la même équipe professionnelle. C'est anonyme (sauf si la personne souhaite lever l'anonymat pour une raison spécifique) mais pas gratuit. Prix d'un appel local. 

la situation qui vous fait réagir est malheureusement ssez typique d'une situation de violences conjugales. Tous les ans environ 170 hommes tuent leur femme, 45 hommes se suicident après et certains tuent également les enfants: en 2006 11 sont morts, en 2007 seulement 1 enfant. Les causes sont presque toujours les mêmes: il veut l'empêcher de partir, de divorcer, de reprendre sa liberté. Des femmes aussi tuent leur conjoint ou ex. Mais le plus souvent parce qu'il la menace ou la battait déjà, et également parce qu'il ne la laisse pas partir. 

Elevons nos enfants et surtout nos garçons, dans la liberté et le respect de l'autre, de son autonomie et de ses projets. c'est comme ça que ça changera. L'amour ne peut être une prison, la possession de l'autre, ce n'est pas possible.

Ecrit par : dominique | 06.03.2009

______________ Réponse de Chloé :

Merci Dominique pour votre commentaire. Je l'ai trouvé très intéressant et je l'ai placé en avant sur une des dernières notes du 6 mars, dans la catégorie "Quand l'amour dépasse l'entendement". À très bientôt ! Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 07.03.2009

06/10/2008

Redonner du courage à ceux qui n'en ont plus. Co-suicides. Mère courage handicapée. Aux personnes dépressives, à celles qui pensent au suicide, à mourir. Numéros verts d'écoute.

Bonjour,

 

Mn_25.jpgJ'ai vu dernièrement une dame handicapée dans une chaise roulante électrique pousser un bébé dans un landau.Mn_11.jpg

Cette vision, j'ai envie de la partager avec Adrien qui a lancé il y a quelques jours sur internet un appel pour trouver un co-suicidaire afin de partir de la vie avec un inconnu solidaire de son projet.

Deux femmes se sont ainsi donné la mort près de Toul en plaçant leur voiture sur un passage à niveau. La solidarité pour se donner la mort, c'est un concept qui vient de sortir. Sans se connaître, on se rencontre pour quitter ce monde et pour se donner le courage d'en finir. Pacte de suicide, pacte de destruction mutuelle, pacte sans retour.

Mn_23.jpgLa solidarité aurait tant besoin qu'on mette ses forces ailleurs !! Fuir la vie est sans issue ! Ces deux femmes errent maintenant près de cette voie ferrée, l'âme perdue et meurtrie par la violence du choc du train qui a emporté leur vie. Le bruit de leur fin tragique résonnera longtemps dans leurs regrets d'âmes suicidées. Anne et Hassina devront refaire le chemin qui les amenées à cette décision. Je pense à elles, à leur famille, je pense au chauffeur du train.

Adrien, je voudrais te dire : cette dame handicapée que j'ai remarqué... porte sa croix et pourtant... elle a choisi de donner la vie. Dans un fauteuil roulant, d'où elle ne peut se lever sans l'aide d'autrui, elle a choisi de porter un enfant et de l'élever, au mépris de toutes les recommandations et de toutes les limitations de la société. Adrien, choisir de se battre et de poursuivre sa route est le meilleur choix, l'ouverture de portes dont tu ne soupçonnes pas l'existence. La vie, si tu lui fais confiance, te fait des cadeaux inattendus et te donne aussi de nouvelles chances. Mais il faut lui montrer que tu tiens à elle et que tu as conscience de la valeur de cette vie si fragile et si merveilleuse... Quand tu vois tous les gestes quotidiens nécessaires à élever un bébé, tout l'amour donné pour élever un petit être, quand tu vois l'univers, les étoiles et l'évolution cosmique... alors tu sais que la vie est précieuse et importante.

Mn_2.jpgJe dédie cet article à tous ceux qui se battent avec courage dans des situations dramatiques et très dures, dures psychologiquement et physiquement, et à tous ceux qui errent sur internet dans l'espoir de trouver la porte de sortie illusoire de la grande faucheuse. Cette dernière, la mort, a le mérite de tout arrêter mais elle ne redonne pas la vie à ceux qui voudraient revenir. Car arrivés de l'autre côté, on n'est pas sur un quai de gare et on ne peut pas reprendre un train de retour. On est sur l'autre rive et on y reste, jusqu'à trouver le noeud qui nous a fait sombrer dans le désespoir d'un éternel oubli. Dénouer les noeuds, retrouver le gouvernail, reprendre le sens de sa vie, retrouver goût au soleil et à la lumière du jour et des étoiles.Mn_16.jpg

Mn_18.jpgJe vous redonne, comme déjà auparavant dans mon blog, ces numéros qui ont déjà aidé de nombreuses personnes à rester les pieds sur terre, même si le coeur est plein de larmes. C'est essentiel quand ça ne va plus... d'être écouté. Je l'ai fait moi-même à certains moments désespérés de ma vie et cela m'a sauvée, de pouvoir appeler de façon anonyme, durant la nuit ou à toute heure. N'hésitez jamais à appeler ces numéros verts et à livrer vos chagrins. Parler soulage. Parler délivre de fardeaux trop lourds à porter seul.

___SUICIDE ÉCOUTE (7 jours sur 7 / 24 h/24 H) : 01 45 39 40 00 (gratuit tarif local)

_______CAP ÉCOUTE : 0800 33 34 35 (numéro vert gratuit)

ou  04 72 33 34 35

_____________CROIX ROUGE Écoute : 0800 85 88 58 (10 h-22 h du lundi au vendredi) et 12 à 18 h (samedi et dimanche)

_____________SOS SUICIDE  Phénix : 0825 120 364 (16 h à 20 h)

ou 01 40 44 46 45 (12 h à 24 h)

___________________________SOS DÉPRESSION :  24 h / 24 h ...................... 01 40 47 95 95

Mn_14.jpg

 

Courage à tous et toutes sur la route de la vie.

Chapeau à vous qui vous battez, becs et ongles.

Bravo à ceux qui trouvent la force.

La force est en vous.

Chloé L.

23/06/2008

Histoires ambulancières sur ceux que nous transportons. Leurs larmes et leurs mots. Leurs maux. Comment un homme en vient à vouloir se suicider.

(Extraits de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



“Pourquoi l’ai-je fait ?”____________
_______________________________



-Maintenant, je comprends ceux qui le font.”
Le patient que je transporte vient de me confier qu’il avait tenté de se suicider il y a quelques mois, un jour où il était resté seul, avec une carabine pointée du sol vers sa carotide. Le coup est parti... Si fort qu’il a évité la mort. Il a éraflé la vie de cet homme et lui a laissé un bras handicapé.
-Pourquoi l’ai-je fait ? Je n’en sais rien aujourd’hui. Je ne comprends pas. Mais je comprends ceux à qui cela arrive. Je ne les comprenais pas avant. Maintenant oui.”

Il m’a remué, ce grand-père.
Comme cette dame dépressive que j’ai emmenée dans son foyer d’accueil. “Cela fait huit ans que je suis malade dépressive,” m’a-t-elle confié.
Cette dame, je m’en souvenais bien. J’étais allée la chercher deux semaines avant à l’Hôpital psychiatrique pour l’emmener dans un foyer, une famille d’accueil. Mais là, aujourd’hui, quel déchirement ! Elle était venue passer cinq jours à l’occasion de Noël avec sa mère âgée, dans la maison de retraite de cette dernière.

Je l’ai retrouvée dans le couloir, figée, avec son gros sac de voyage. “Tenez”, m’a-t-elle dit en me tendant son sac. “C’est vous ?! C’est drôle que ce soit encore vous ! Je suis bien contente.” Mais elle était si triste de dire au revoir à sa mère.
En arrivant à la voiture, elle me dit : “Je suis si angoissée, tellement angoissée.” Elle fuma une cigarette, les yeux en mille morceaux. Sa mère nous regardait, du haut de son balcon. Elles se dirent adieu de loin.

-Je n’ai pas envie de retourner là-bas,”’ me confia-t-elle.
-Prenez ce temps pour vous détendre, vous reposer à la campagne. Ces gens qui vous accueillent sont-ils gentils avec vous ?
-Oui, ils sont gentils, mais ils ne s’occupent pas de moi.”
Après cet échange, nous avons roulé pendant une heure... Une heure en chansons, chansons d’amour que nous avons partagées en écoutant une fréquence radio. Et puis, des confidences sont venues sur ses deux grands enfants. Confidences mêlées à une si grande tristesse. Sensibilité à fleur de vies.

Ce soir, en repensant à ces deux patients, j’ai pleuré... J’ai songé à ce qu’il nous reste de la vie lorsque nous n’avons plus rien, lorsque nous sommes au bout... à bout, lorsque seul le départ de la vie nous réjouit.
Je pense qu’il reste alors l’essentiel, c’est à dire l’amour qu’on a partagé, cette énergie universelle qui circule entre les âmes. Si nous gardons cet essentiel à l’esprit et que nous ne nous coupons pas de cette énergie ni de notre âme ni de notre chemin intérieur, nous devons pouvoir vivre jusqu’au moment ultime où la mort arrive... à son heure, sans avoir à la chercher.

Je repense à ce que mon collègue Cyril m’a dit : “Moi, le soir, j’essaye de ne plus penser à ma journée de travail. Je m’interdis de revenir dessus car sinon je ne le supporterais pas. Je ne sais pas comment tu fais pour arriver à écrire sur le métier et à repenser à tout cela. C’est trop dur.”

Je crois personnellement que faire l’autruche n’est pas une solution. Lorsque quelque chose me touche, je regarde en face cette chose... et je vis mes émotions.

Les ambulanciers rencontrent dans leur métier des situations et des réalités difficiles, à une cadence rapide, et personne ne les aide psychologiquement. C’est une lacune du métier et un oubli regrettable, à mon sens, car je pense que si la moitié des ambulanciers quittent leur poste au bout de deux ans, c’est qu’il y a usure et saturation psychique. Ensuite, “la moitié de ceux qui seront restés... partiront eux aussi dans les deux années suivantes”... comme le dit un cadre de mon entreprise.

Lorsque nous passons d’une urgence à l’autre sans souffler, lorsque nous devons prendre en charge un malade alors que nous sommes encore avec le précédent, lorsque nous transportons vers sa séance de dialyse un patient gravement atteint sur le plan mental et agressant physiquement durant tout le trajet le collègue ambulancier assis à côté de lui, lorsqu’un autre malade psychologiquement atteint essaye de détourner la voiture de sa trajectoire dans un moment de folie, lorsque nous découvrons un corps sans vie alors que nous pensons trouver un malade... Comment les ambulanciers peuvent-ils tenir nerveusement pendant des mois sans avoir la tentation de quitter ce métier... pourtant merveilleux ?

S’ils ne parlent jamais et n’évacuent pas tout cela, s’ils préfèrent enterrer ces expériences difficiles au plus profond d’eux sans jamais y repenser et surtout sans jamais exprimer ce qu’ils ont ressenti... comment pourront-ils poursuivre sans avoir un jour envie de changer de route ?

Si les entreprises ne prennent pas en compte cela en faisant rentrer par exemple un équipage qui vient de vivre quelque chose de très difficile, elles s’exposent à ne pas garder leurs employés fort longtemps.
Imaginez une jeune ambulancière d’une vingtaine d’années qui vient de débuter et qui voit un de ses premiers patients mourir... Imaginez qu’elle doive enchaîner ensuite son service...



Une grand-mère en deuil___________________




Aujourd’hui, j’ai emmené une patiente de quatre-vingts ans, très agréable et pleine de tonus. Elle m’a raconté tout le bonheur qu’elle avait eu d’être née dans le Sud de la France. Mais elle m’a confié aussi combien le soleil lui manquait, avec sa chaleur et sa lumière, en cette saison.

Et puis elle m’a parlé du soleil perdu qu’elle pleurait depuis neuf ans... son petit-fils décédé jour pour jour le 31 Décembre. Il avait alors un an et demi et souffrait depuis sa naissance de graves problèmes de santé.
Cette dame m’a tout raconté, du décès du petit garçon à l’Hôpital jusqu’aux mois de calvaire de sa fille en deuil.

Cela ressemblait tellement à ma propre histoire. Je ne lui ai rien dit car la résonance aurait été trop forte. Je pleurais en conduisant des larmes invisibles. Elle m’a montré la photo de son petit-fils et j’ai su qu’il était près d’elle, comme un petit ange.

Cette grand-mère, en ce jour anniversaire, n’a peut-être parlé de son chagrin et de son vide qu’avec moi... Il était important qu’une personne partage cela avec elle, en ce jour de plus grande souffrance. Il y a des jours précis qui reviennent en cycles et qui sont à jamais marqués d’une pierre noire... une pierre sombre qui alourdit le coeur et le remplit d’orage, de tristesse et de souvenirs jamais effacés.

Il était important aussi que cette dame partage cela avec une personne qui pouvait comprendre... comprendre et accepter que neuf ans après, la douleur est toujours vive... que neuf ans après, l’amour est toujours vivant.
Que neuf ans après, la photo d’Emmanuel nous tend toujours les bras.



Dialyse et espoir de greffe__________________


Je poursuis mes missions d’ambulance en V.S.L..
J’accompagne de nombreuses personnes en dialyse. Elles restent branchées durant une demi-journée trois fois par semaine à une énorme machine qui purifie intégralement leur sang, afin de pallier à des reins ne faisant plus leur travail. Certaines font des dizaines de kilomètres à chaque fois pour rejoindre leur centre de dialyse. Elles arrivent, se pèsent et se couchent pendant des heures sur un lit, pendant que leur sang passe dans les tuyaux. Ensuite, nous revenons les chercher pour les ramener chez elles.
Ce sont souvent des personnes âgées qui doivent gérer en plus beaucoup d’autres problèmes de santé. Mais aujourd’hui, j’ai transporté pour la dialyse un jeune d’une trentaine d’années. Il m’a dit qu’il venait de s’inscrire sur une liste d’attente pour avoir une greffe du rein mais qu’il ne voulait pas y penser chaque matin en se levant, car l’attente et la déception vont de pair.

Et puis j’ai ramené un vieux monsieur algérien chez lui.
Il y avait une pluie battante sur l’autoroute. La tempête faisait rage avec un grand vent.

Tout en conduisant, j’ai cherché la station “Radio Beur” pour lui faire une bonne surprise. Lorsque je l’ai enfin trouvée, il a été tout heureux.
Il m’a demandé si je comprenais l’arabe.

-Non”, lui ai-je répondu. “Mais j’aime écouter ces musiques. Je suis allée en Algérie à l’âge de dix-neuf ans, à Blida, Oran, Alger...”. Il m’a répondu très surpris que l’Algérie était son pays et puis il a traduit les paroles de la chanson que nous écoutions.
-C’est un homme qui est triste car sa femme lui manque.”

En me quittant, il m’a serré les mains chaleureusement.
Il était très ému.



L’angoisse de la chambre stérile________________

La journée a été très longue car j’ai commencé à 7 heures 45 et j’ai terminé à 19 heures avec une coupure d’une demi-heure.

Le dernier patient que j’ai emmené ce soir doit être bientôt greffé de la moelle. Je l’avais déjà transporté avec sa compagne et nous avions parlé ensemble.

Ce soir, cet homme m’a parlé de sa traversée du désert depuis sept ans, de sa leucémie et de son espoir de greffe réussie.
-Soit ça marche soit j’y passe,” me confie-t-il.

Bientôt, il allait devoir entrer en chambre stérile pour n’en plus sortir pendant six semaines. Il aurait droit à une seule visite par jour, une personne devant être protégée sous un scaphandre.

Il allait pouvoir aussi croiser des regards amis derrière une baie vitrée.

-Tout ce que je vais emmener avec moi doit être désinfecté avant : les livres, les compacts disques, etc.”

Il m’a confié ses angoisses, sa peur de mourir, ce magnifique challenge du combat pour la vie.

Je l’ai écouté tout en conduisant.
Puis je lui ai promis d’aller le voir pendant son séjour à l’Hôpital. Cela lui a fait plaisir.

Je crois en la force de l’amitié et en ce sourire qu’elle donne à la vie.




“Tu restes dans notre coeur”_______________


Aujourd’hui, j’ai parcouru trois cents quatre-vingt kilomètres avec une amplitude de onze heures moins l’heure de pause, c’est à dire dix heures effectives.
Je me suis occupée de six patients dont un agriculteur que j’ai ramené chez lui, près de Megève en Savoie.

En revenant sur ma ville de départ, le bureau m’a envoyée à l’Hôpital psychiatrique pour transporter un patient.
Je suis donc allée le chercher dans un des multiples pavillons de cet Hôpital. Le monsieur en question rentrait chez lui après une hospitalisation. Il était assez jeune, les cheveux en bataille, avec une barbichette et une moustache à la cosaque.

L’infirmière a fermé la porte à clé derrière moi en attendant qu’il réunisse ses affaires. Un patient s’est approché de moi en me disant :
-C’est bien que vous l’emmeniez. Comme ça, il n’aura pas à prendre le bus.”

Mon patient est revenu avec son sac. Il était ému de partir. Un jeune qui était là lui a dit : “Tu t’en vas mais tu restes dans notre coeur, dans notre tête.”

Dans ma voiture ambulance, pendant le trajet, je le sentais perdu. Il pleurait doucement. J’ai alors engagé la conversation.
-Je suis russe,” m’a-t-il dit. “Je ne parle pas bien le français.”

Malgré tout, il a eu envie de me parler de lui. J’ai appris qu’il était dans la région depuis un an, recueilli dans une communauté ressemblant à celle d’Emmaus. Il semblait désemparé, avec beaucoup de soucis dans sa vie personnelle et peu d’argent de surcroît pour équilibrer sa liberté et revendiquer son indépendance.

En le déposant à la communauté, je lui ai souhaité bonne chance sur la route de sa vie. Il m’a quittée avec un sourire triste, mais un sourire tout de même.



Hospitalisation d’office et révolte_________________



Cette semaine, nous avons été réquisitionnés par la Préfecture pour participer à trois H.O. Ce sigle signifie “hospitalisation d’office”, c’est-à-dire une mesure prise par les autorités -préfets et maires- pour interner une personne à l’Hôpital psychiatrique, souvent contre son gré, dans le but de la protéger d’elle-même et de protéger aussi l’ordre public ainsi que les proches de cet individu.

Lorsque nous sommes appelés pour une H.O., nous allons chercher deux infirmiers à l’Hôpital psychiatrique puis nous allons ensuite à l’Hôtel de Police chercher l’équipe de policiers qui nous accompagnera, pour la sécurité globale de ce groupe éphémère.
Parfois, l’intervention peut s’avérer musclée car l’intéressé peut être armé ou se montrer agressif envers les personnes présentes pour son hospitalisation. Les H.O. concernent des individus qui troublent l’ordre public par un comportement d’agressivité envers autrui, de bizarrerie dérangeante, comme par exemple un cas de nudité totale dans la rue, ou qui sont dangereux pour eux-mêmes ou bien encore très délirants.

Depuis que je suis ambulancière, j’ai assisté à cinq hospitalisations d’office. La première fois, je venais de commencer le métier. Personne ne m’avait prévenue que j’aurais à faire des H.O. Je pensais même que cela n’existait plus ainsi. Il est vrai que participer à l’internement d’un être humain par force et contrainte n’est pas chose agréable, pour ma part en tout cas.

Si l’individu à emmener n’ouvre pas sa porte, le serrurier est appelé pour ouvrir la serrure. Et puis si l’homme ou la femme ne se soumet toujours pas et ne vient pas librement, après la discussion que les infirmiers lui proposent gentiment, on doit s’emparer de sa personne et l’attacher avec des liens fermés à clé s’il devient agressif. C’est ce qui s’est produit aujourd’hui.

Nous sommes arrivés à huit au domicile d’une personne, dans une petite ville de province... “Un individu troublant l’ordre public”. L’homme était assis, prostré et la tête entièrement recouverte d’un vêtement. D’après l’équipe présente, ce n’était pas la première fois qu’il faisait l’objet d’une H.O. J’ai aperçu des images religieuses sur sa table et des écrits mystiques. Cet homme a refusé de découvrir sa tête et a crié qu’il était chez lui et que nous n’avions pas le droit de faire ainsi irruption dans son logis et de l’emmener contre son gré. Les infirmiers ont tenté de le raisonner en lui parlant, lui expliquant qu’il avait besoin d’être soigné, qu’il faisait l’objet d’une hospitalisation d’office et que c’était pour son bien.

Devant son refus de coopérer, les infirmiers lui ont découvert la tête de force. Il s’est alors rebiffé et a tenté de saisir un couteau. Là, il a été plaqué à terre et attaché par les infirmiers, par les gendarmes et par mon collègue. L’homme hurlait et se débattait. L’infirmière a fermé à clé les liens. Puis ils l’ont levé. Il a marché vers la sortie, les pieds entravés. Enfin, il a été installé à l’arrière de l’ambulance et attaché de nouveau aux deux bras du brancard. Il suppliait les personnes présentes de le laisser libre dans l’ambulance, demandant à être assis sans être entravé. Pour la sécurité, les infirmiers ont jugé nécessaires de l’allonger, lié sur le brancard. Puis les gendarmes sont partis et nous avons roulé jusqu’à l’Hôpital psychiatrique avec les infirmiers qui sont restés à l’arrière du véhicule avec le patient.

Christophe m’avait glissé ces mots pendant l’intervention : “Je suis désolé pour tout cela.”
Sur le trajet du retour, il remarqua soudain que cette intervention m’avait vraiment secouée. Il me poussa à en parler.
-J’ai honte de participer à cela, Christophe.
-C’est pour le bien de cet homme. Il va maintenant être soigné.
-Oui, mais c’est la façon de procéder que je déplore. Je n’ai jamais supporté qu’on attache les gens...
-Et les criminels alors ? Les vrais et ceux présumés coupables que la justice menotte systématiquement dès leur arrestation parce qu’ils sont probablement dangereux ?
-Ce n’est pas pareil... Moi, je parle des malades. J’ai vu ma grand-mère attachée de force et contre son gré sur son lit d’hôpital parce qu’elle arrachait sa sonde alimentaire. Elle est morte attachée, quelques jours plus tard. Où est la dignité qu’on doit à chaque être humain, dans le pays des Droits de l’Homme, qui prône Liberté, Égalité, Fraternité ? Un jour, dans un camp d’handicapés mentaux dans lequel je travaillais comme animatrice et aide soignante, mes collègues ont pris d’office les sangles de mon étui de violon pour attacher une jeune fille qui était très agitée....
-Il y a des gens qu’on est obligés d’attacher pour la sécurité des autres. Comme il y a des gens qu’on est obligés d’enfermer pour la sécurité de la population et de leur entourage.
-Mais chaque année, on reconnaît un certain nombre d’internements abusifs...
-Ces personnes ont des recours judiciaires et peuvent porter plainte pour cela, si c’est le cas. En attendant, nous devons faire notre travail... Nous sommes réquisitionnés pour accomplir cela par les autorités et nous ne pouvons pas discuter...
-Ne pourrait-on pas employer une autre méthode, plus douce et respectueuse pour la dignité du patient !? Par exemple, pendant l’H.O., un médecin pourrait être présent et faire une piqûre calmante au lieu d’en arriver à la violence de l’entrave... par déférence pour un malade qu’on veut aider mais qu’on agresse en définitive.”

Après ce que m’a dit Christophe, j’ai pensé à tous les gens qui devraient être soignés et qui gardent leur liberté malgré tout. Je parle des pédophiles, des faux gourous, des manipulateurs d’autrui en tous genres. Tous ceux aussi qui troublent l’ordre public sans se dévoiler mais qui ont suffisamment d’appuis pour ne pas être inquiétés.


Je pense aussi à cet homme qui voulait faire sauter son immeuble, avec sa famille et tous les voisins. Il nous a suivi tranquillement, dans le cadre de son hospitalisation d’office. Ma conscience est restée sereine ce jour-là. Car peut-être avons-nous pu éviter un drame...

Dans ce métier, nous devons rester humble. L’humilité est de rester à sa place en sachant que nous ne maîtrisons pas tous les paramètres des missions qui nous sont confiées...

Nous devons accomplir notre tâche, tel un ange gardien qui se tient là près de vous et qui vous voit souffrir sans pouvoir vraiment intervenir, parce que ce n’est pas le moment. Il vous soutient par la pensée, par la prière discrète, par un accompagnement invisible et discret. C’est la seule aide qu’il peut apporter sans que vous le sachiez vous-même.



Larmes partagées______________


Une dame âgée se tient couchée sur le brancard, près de moi. Elle me fixe du regard. Des larmes coulent sans paroles. Je lui souris doucement. Elle me sourit aussi.

Je regarde vers l’avant, vers la lumière sur la route, devant l’ambulance.

Je pense à mon grand-père d’adoption qui vient de mourir, Albert. Je suis allée voir son corps pendant ma pause, tout à l’heure, au funérarium. C’était l’ami de ma grand-mère paternelle.
Il a compté pour moi depuis ma naissance autant qu’un grand-père de sang.

La dame continue de pleurer.
Moi aussi dans mon coeur...

En allant chercher cette dame, Christophe et moi-même avons pu voir dans le couloir des Urgences une dizaine de brancards sur lesquels les malades attendaient patiemment.

Des infirmiers s’activaient auprès d’eux pour leur poser des perfusions ou pour les questionner sur leur état. Un homme criait dans une chambre.

Heureusement, la lumière est là, devant mes yeux. Et au fond de mon coeur, du courage et de la force.

La dame près de moi me fixe toujours. Elle est sereine maintenant.

 

Chloé LAROCHE

12/06/2008

Flashs-back de mon métier d'ambulancière. Vie et mort. Maladie et courage. Solitude et isolement. Regard sur un métier merveilleux mais peu reconnu.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



CHRONIQUES
D'UNE AMBULANCIÈRE________________ _________________ _________________ solitude,isolement,handicap,ambulance,deuil,anévrisme,ambulancier,dépression,suicide,écoute,métier,isère,taxi,vsl,musique,moto,accident moto,paraplégique,vie,combat,maladie,rééducation,courage,résilience,urgence,femme enceinte,perte sang,bébé,enfant,prise en charge,médical,médecin,hôpital,témoignage,vérité,blog,livre internet,édition,éditeur,vivant,avenir,espoir,tragédie,drame,perte,amputation,hospitalisation,peur





Ce qui me frappe le plus, ce sont la solitude et l’isolement de certains patients.

Un soir, nous avons été appelés en urgence avec mon coéquipier pour une dame qui faisait une hémorragie vaginale. Elle était assise par terre dans sa cuisine. Il y avait du sang près d’elle. Du sang qui s’était écoulé violemment de ses entrailles. Son bébé de quelques mois était posé près d’elle, impuissant et démuni face à la souffrance de sa mère.

Nous les avons emmenés tous les deux à l’Hôpital. Le père était, selon cette maman, incapable de s’occuper de l’enfant. Nous avons donc confié ce dernier au service de pédiatrie. La jeune mère n’avait plus d’amis, son mari n’étant pas pour qu’elle en ait et plutôt contre... Un mari en situation irrégulière, un mari à protéger dans la solitude d’une vie captive de l’amour.

Nous avons confié cette jeune personne aux Urgences gynécologiques et lui avons laissé en quittant le service quelques mots rassurants pour elle et son bébé.



Je me souviens aussi de cette jeune femme africaine, transportée il y a quelques semaines. Nous l’avons sortie d’un hôpital pour l’emmener dans un autre. Durant le voyage, j’étais à l’arrière de l’ambulance, auprès d’elle, et je l’ai écoutée. Elle était belle, sauvage et écorchée vive dans l’âme.

-J’ai fait une connerie”, m’a-t-elle dit. Ce qui voulait dire en d’autres termes qu’elle venait de faire une tentative de suicide.

Elle vivait dans une totale solitude. Une solitude d’isolement qui sentait la blessure du racisme. Elle pleurait son pays et ne se sentait en aucune façon intégrée dans sa petite ville de province. Elle m’a parlé de ce racisme vécu au quotidien, dans le travail et dans la rue. Pourquoi elle, si jeune et si belle. La couleur de sa peau envahissait tant le coeur des gens qu’ils ne voyaient plus cet être humain en face d’eux ? Je lui ai parlé de la communauté africaine implantée à cinquante kilomètres, dans la grande ville voisine. Pour tisser des liens. Refaire surface avec son identité culturelle. Mais elle n’avait malheureusement pas de voiture.

La dépression n’a pas de couleur et le désespoir peut hélas tomber sur chacun des habitant de la Terre, par-delà toute frontière et sous n’importe quelle latitude. Relever la tête et se battre, ne pas se laisser abattre, est le don du courage laissé à chacun de nous, que nous soyons noirs ou blancs, jaunes ou rouges.

Nous avons laissé cette jeune femme dans sa nouvelle chambre hospitalière. Elle allait pouvoir se reposer. Mais je savais en la quittant qu’un sourire était né dans son coeur, une étincelle d’espoir, une lueur allumée par notre échange.



Un après-midi, nous sommes allés dans un centre d’accueil spécialisé pour chercher une dame et l’emmener passer un scanner.

C’était une femme jeune, au visage d’ange. Elle était prostrée, paralysée ainsi depuis plus de dix ans.
-C’est une rupture d’anévrisme qui l’a frappée d’un seul coup. Elle était dynamique, pleine d’énergie, de projets et maman d’un petit garçon. Elle a eu un jour très mal à la tête et soudainement elle a disparu dans ce gouffre de la maladie.”

C’était sa soeur qui se confiait ainsi à moi...
-Notre vie dans la famille n’a plus jamais été celle d’avant.”
Elle sortit fébrilement des photos de son sac.
-Tenez, ce sont des photos de ma soeur. Regardez comme elle était belle et épanouie.”
J’ai regardé, très émue, ces photos d’une jeune femme de trente ans, heureuse de vivre. Je me suis dit en voyant ce qu’elle était devenue que la souffrance du Christ offerte sur la croix se poursuit inlassablement dans l’humanité martyre.

Cette crucifixion de la chair et de l’âme, cet écartèlement qui n’en finit plus au coeur de la vie, a commencé dans ma propre existence le jour où des hommes en noir ont cloué et fermé à jamais le cercueil de ma fille de trente mois. Pour continuer à vivre et pour exister pleinement, il faut apprendre à offrir sa souffrance pour qu’une transmutation s’accomplisse dans d’autres vies que la sienne. S’offrir comme un coeur ouvert et le donner aux Anges pour qu’ils le transplantent dans d’autres vies en détresse ou en perdition.

Un collègue m’a dit : “Tu vas t’essouffler. Tu verras, le métier d’ambulancier, c’est un métier de business. Il faut enchaîner les courses le plus vite possible, transporter les patients de façon rentable et puis savoir se préserver soi-même psychologiquement en gardant de la distance avec les personnes transportées. Un jour, tu te surprendras à regarder ta montre lors d’une urgence et à regretter que ce soit sur toi et ton collègue que ce transport est tombé... Un jour, tu te surprendras à penser que tel patient régulier qui sent tellement mauvais car tellement infecté... soit bientôt mort pour ne plus avoir à le transporter.”

”Jamais ! Tu m’entends !”, lui ai-je répondu. Non, cela jamais !

Faire ce métier dans un esprit de service, d’écoute, d’accueil et d’accompagnement du patient, donner un sourire, sourire sans compter, rassurer le malade, le laisser là où on devait le transporter et lui serrer les mains chaleureusement, l’écouter aussi, se taire lorsqu’il veut la paix... Voilà ce qui me motive.

La plupart des ambulanciers ont cet esprit de service. Ceux qui ne l’ont pas changent rapidement de métier ou alors ils se fabriquent une carapace à travers laquelle n’apparaissent plus que des gestes formels et standards.

Le collègue dont je parlais précédemment et qui veut me faire croire que je vais vite changer dans ma façon d’appréhender le métier... ce même collègue est un jeune homme qui sait faire rire les malades. Il sait leur donner de la joie avec son humour naturel. Il se tient proche du malade, scrutant son état de santé, et il est capable, au jugé de ses observations, de me demander de conduire plus rapidement, si c’est moi qui tiens les rênes de l’ambulance, afin que le malade souffre moins longtemps.

Un jour où nous travaillions ensemble, nous avons dû transporter une jeune femme qui venait de subir une césarienne. Il m’a avoué ensuite que cela lui faisait toujours quelque chose de transporter des personnes jeunes.

C’est pour cela que je crois en l’Humanité. C’est parce que même si un être humain dit qu’il se protège de la souffrance d’autrui, qu’il est détaché et éloigné de tous les maux de ses frères humains... il peut être aussi tout le contraire dans les actes concrets.




La Toussaint et le jour des Morts viennent de passer. Les fleurs ont réchauffé les tombes dans les cimetières.
J’ai travaillé durant ces deux jours en ambulance.

Nous sommes allés chercher un homme paraplégique pour le transférer d’un hôpital à un autre.

-Cela fait treize ans que j’ai eu cet accident de moto qui m’a coûté mes jambes, mais vous savez, me dit-il, j’ai plus appris de la vie depuis cet accident que dans mon existence d’avant.”

Cet homme prénommé Serge avait l’oeil vif et son sourire était empli d’enthousiasme envers la vie. Il était, me semblait-il, empli de dynamisme, de volonté et d’ardeur de connaître et d’apprendre. Il passa de notre brancard à son lit sans avoir besoin de notre aide, glissant ses jambes inertes à une rapidité impressionnante.

Dans l’ambulance, nous avons parlé de musique, de clavier, de Jean-Sébastien Bach. Je lui ai dit que j’étais violoniste et que je faisais aussi des concerts. Il m’a confié alors qu’il avait un rêve : apprendre le piano pour arriver à jouer un morceau, la Toccata de Bach.

Je me suis dit qu’être capable d’apprendre à jouer d’un instrument pour interpréter une seule partition, unique et magnifique, c’est comme un grand amour. On peut tout quitter pour lui. Pour une seule personne, une seule sur la Terre, on peut quitter son pays, ses amis, sa famille, aller au bout du monde pour rejoindre l’oasis de son coeur. Pour un seul être, on peut tout apprendre. On peut apprendre à naviguer, à voler dans les airs, à piloter sa vie... apprendre à aimer, muter pour aimer.



La veille de la Toussaint, nous avons emmené un homme âgé qui se trouvait dans une maison de retraite. Il était tombé et il y avait un risque de fracture du col du fémur. Nous l’avons placé dans un matelas coquille afin de lui éviter tout mouvement et pour qu’il ne souffre pas trop aussi pendant le transport vers les Urgences. Lorsque j’ai rempli ses papiers pour la prise en charge, comme nous le faisons pour chaque malade, j’ai remarqué qu’il y avait une note écrite sur la fiche de liaison : “Deux enfants DCD”... Décédés... Il avait perdu ses deux enfants adultes durant la même année !

Une vague de compassion a traversé mon âme et j’ai prié pour cet homme qui restait maintenant tout seul dans cette demeure de fin de vie, veuf et orphelin de ses deux enfants. Je lui ai parlé un peu pendant le transport. Je lui ai dit qu’il avait un beau prénom, celui d’un ange. Le prénom d’un homme qui a tout donné. D’autres auraient écrit... “qui a tout perdu”. Perdre, c’est vivre dans le vide et le néant. Donner, c’est transmuter ses souffrances et les offrir pour que le meilleur advienne.

J’ai compris dernièrement que je ne suis pas vraiment loin de ma fille défunte. La distance qui me sépare d’elle est infime dans le temps de l’infiniment grand de l’univers. Dans soixante-dix ans et peut-être avant, ma vie se terminera et alors je retrouverai Océana et toutes les personnes que j’ai aimées et qui sont parties. Lorsque je regarde le monde tourner et la vie danser autour de moi, je me dis sereinement que dans cent vingt ans, aucun être humain vivant aujourd’hui ne sera plus. Le bébé qui naît aujourd’hui, la femme mère de cinq enfants, le chef de famille qui pense gouverner les siens, le collégien qui apprend, le salarié qui trime... tous seront morts. Et d’autres humains auront pris la relève d’une nouvelle humanité.

C’est pour cela que l’important, c’est de vivre sa vie pleinement, de manière à l’enrichir, à la fleurir, à lui donner les ailes de l’Amour.

Laisser tomber le superflu, le “je m’en foutisme”, l’égoïsme, les regrets où l’on se noie, la nostalgie qui freine la vie, les querelles inutiles, les conflits imbéciles... encore que parfois ces derniers soient nécessaires... et vivre le temps qui nous reste avec tous ceux qui demeurent encore vivants.


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(Fragments de mon ouvrage paru en 2003,

mais épuisé à ce jour : "Transports d'âmes et d'hommes").


POUR LIRE TOUS MES ARTICLES

SUR LE MÉTIER D'AMBULANCIER, MON MÉTIER :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/

 
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