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20/02/2016

Mon appel au 115 et ma proposition au Préfet de trouver des familles d'hébergement pour les sans abris et les enfants qui dorment dehors dans notre région grenobloise.

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Bonjour à tous et toutes,

 

Il y a quelques jours, j'ai été très sensible à l'appel du Directeur du 115 dans les médias sur Grenoble, Jean-Marie Delmas, avec cet appel terrible de sa part disant qu'il existe environ quatre-vingt enfants grenoblois dormant dehors avec leurs parents et qu'il manque environ neuf cent places dans l'Isère pour héberger des personnes sans domicile.

Voir un article décrivant cet appel déchirant :

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/pauvrete-80-enfants-dorment-dehors-chaque-nuit-en-isere-1453277355

J'ai essayé, à la suite de cet appel, de communiquer avec le directeur d'une des associations oeuvrant beaucoup pour les sans-abris sur Grenoble, lui demandant pourquoi ne faisait-on pas appel à des particuliers pouvant héberger ces personnes, avec une somme modique donnée mensuellement pour couvrir les frais (nourriture, frais divers, eau, etc)... vu que l'argent existe, que les fonds ont été votés par l'État mais que les places d'hébergement n'existent pas. le 115,sans-abris,grenoble,hébergement,sdf,samu social,vinci codex,maraude,enfant dans la rue,solidarité,entraide,préfet,places centres hébergement,rue,dormir dehors,froid,hiver,familles d'accueil,jean-marie delmas,dauphiné libéré,france bleu isère,aide,fonds,accueil,drame,crise,étranger,hospitalité,coeur,amour,isère

Aujourd'hui, alors que je suis passée au Centre Ville, j'ai rencontré un jeune de l'Est, assis par terre, en train de mendier, avec un panneau disant qu'il était sans abri. Comme il ne bougeait plus et avait le visage caché sous sa capuche d'anorak, je suis allée le voir, je l'ai réveillé pour savoir s'il allait bien. Je dois dire que nombre de personnes étaient passées devant lui sans s'arrêter ni s'inquiéter de son état. Je me dis qu'il aurait pu être mort, c'était pareil !

Le monde s'affaire autour d'un homme à terre, mange, rit, parle, cause... sans s'émouvoir d'un être humain dont on ne sait pas s'il dort, s'il est mort ou s'il se sent mal. 

J'ai parlé un peu avec lui. En fait, il a une tente dans la montagne, quelque part, mais il a froid la nuit. Il a demandé un lieu d'asile mais sans succès. Il a vingt ans. Il vient d'un lointain pays et mendie pour subsister.le 115, sans-abris,grenoble,hébergement,sdf,samu social,vinci codex,maraude,enfant dans la rue,solidarité,entraide,préfet,places centres hébergement,rue,dormir dehors,froid,hiver,familles d'accueil,jean-marie delmas,dauphiné libéré,france bleu isère,entraide,aide,fonds,accueil,drame,crise,étranger,hospitalité,coeur,amour,isère,

J'ai donc appelé le 115. Une charmante dame m'a répondu. Elle m'a dit qu'il n'y avait plus de places d'hébergement et qu'il n'y aurait pas de maraudes ce soir. Elle m'a dit qu'il fallait rappeler tous les jours. J'ai rappelé le soir-même au 115 pour en savoir plus, discutant avec une autre dame, d'une gentillesse extrême.

J'ai donc demandé si une solution avait été trouvée pour les enfants qui dorment dehors, à la suite de l'appel de Jean-Marie Delmas. Non, aucune solution n'a été trouvée. Le Préfet ne donne des solutions que pour les femmes isolées avec des enfants de moins d'un an. Il existe aussi des propositions aux familles de prendre leurs enfants afin de s'en occuper et de les mettre en foyers d'hébergement, mais sans leurs parents. Quel parent aurait le coeur de laisser son enfant ? Aucune famille n'accepte cela, ce qui fait qu'en ce jour, des familles dorment dans des allées, sous des tentes, sur des paliers de portes d'entrée, dans des cages d'escaliers. Elle se cachent, elles survivent mais dans des conditions innommables.

La première dame m'ayant répondu au 115 m'a dit ces mots terribles : "Vous vous rendez compte, il y a des enfants de onze ans qui dorment dehors !!!!"

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La dame du 115 que j'ai eu ce soir au téléphone m'a dit : "Répondre au 115 est de plus en plus difficile car on est obligés de répondre par la négative à de nombreux appels de détresse et c'est terrible. Alors, on réconforte au téléphone, on essaye d'aiguiller vers les maraudes, vers des associations, vers des centres d'accueil. On ne nous donne pas assez de places d'hébergement."

Puis j'ai trouvé cet article qui date déjà de décembre 2012 :

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/12/27/au-115-c-est-de-plus-en-plus-insupportable

En fait, rien n'a changé depuis cet article, c'est de pire en pire.

Heureusement que la Croix-Rouge et Vinci-Codex, Samu Social de Grenoble, sont présents pour les maraudes et le soutien psychologique et physique, par l'apport de nourriture, d'écoute, de chaleur humaine et de couvertures.

Voici cet article de 2013 relatant leur action : 

http://www.placegrenet.fr/2013/11/27/sans-abris-appel-samu-social-grenoblel/15878

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Je vais aider ce jeune de vingt ans dont je vous ai parlé plus haut. Je vous en dirai plus dans un prochain article. Mais si en attendant, vous êtes une famille ou un particulier qui a envie d'héberger des personnes sans abris, faites-le moi savoir et nous pourrions créer un réseau d'entraide, avec un projet à proposer au Préfet, en proposant notre toit et notre nourriture mais en demandant une aide mensuelle afin de nous aider, car c'est souvent ceux qui ont le moins de moyens qui ouvrent leur porte, alors, vu que pour chaque personne dans la rue, il existe une aide financière mais qu'il n'y a pas de place pour elles, alors proposons autre chose, même si ce n'est qu'une proposition de cinq à dix euros par jour par personne hébergée. Peut-être que cette proposition coûterait moins cher qu'une place en centre d'hébergement ou à l'hôtel.

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Personnellement, j'ai déjà hébergé trois personnes d'origine étrangère mineures, placées chez moi par le Codase, Protection de l'Enfance, et je recevais une contribution pour chaque jour d'un montant couvrant les frais de nourriture et de logement, mais sans salaire. C'est cela qui devrait être fait pour trouver des familles d'hébergement et des toits pour éviter que des familles et des enfants dorment dehors, dans notre beau pays des Droits de l'Homme.

Voici mon email si vous souhaitez rejoindre ma proposition ou bien me donner des idées ou me proposer un échange d'idées : ac.laroche38@gmail.com

 

Chloé LAROCHEle 115, sans-abris,grenoble,hébergement,sdf,samu social,vinci codex,maraude,enfant dans la rue,solidarité,entraide,préfet,places centres hébergement,rue,dormir dehors,froid,hiver,familles d'accueil,jean-marie delmas,dauphiné libéré,france bleu isère,entraide,aide,fonds,accueil,drame,crise,étranger,hospitalité,coeur,amour,isère,le 115, sans-abris,grenoble,hébergement,sdf,samu social,vinci codex,maraude,enfant dans la rue,solidarité,entraide,préfet,places centres hébergement,rue,dormir dehors,froid,hiver,familles d'accueil,jean-marie delmas,dauphiné libéré,france bleu isère,entraide,aide,fonds,accueil,drame,crise,étranger,hospitalité,coeur,amour,isère,

 

 

 

 

24/12/2015

Lettre ouverte à Madame SAUVAGE et ses filles, pour sa défense et la révision de son procès.

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summerfield-336672__180.jpgMadame Sauvage,

 

Ce soir, vous allez passer la nuit de Noël en prison, loin de vos trois filles. Vous avez tué votre mari violent le lendemain du suicide de votre fils, le 9 septembre 2012. Ce dernier n'en pouvait plus de subir aussi les violences de votre mari défunt. Vous avez vécu l'enfer et vous, Madame Sauvage, avez eu cet éclair de lucidité de vous défendre enfin, après des années de souffrance et de violences conjugales.

La mort de votre fils a été terrible pour vous. Vous avez réalisé que tout cela devait s'arrêter et que rien ne servirait de courir à la police puisque cet homme alcoolique et vicieux vous séquestrait à la maison. Vous ne pouviez sortir, enfermée chez vous, et ce sont vos filles qui faisaient les courses et assuraient la subsistance. Ces filles terrifiées elles aussi, violées et battues depuis des années, sans pouvoir arrêter ce char infernal d'où personne ne pouvait descendre. 

Madame Sauvage, je souhaite que votre demande -et celle de vos filles- de sortir de prison, alors que vous y êtes depuis déjà trois ans, soit reçue et acceptée par la Justice. Celle-ci vient de vous condamner à dix années. Vous avez assez souffert et votre peine devient intolérable face à ces quarante-sept années de martyr que vous avez dû subir. 

Vous n'avez pu vous soustraire de l'emprise de cet homme et je le comprends, puisque ma mère a vécu la même chose. J'ai vécu cette chose de voir ma mère paralysée et incapable de nous défendre face aux violences verbales et physiques de notre père. Je pense que cela ressemble à l'hypnose que certains animaux exercent sur d'autres, comme les araignées paralysant leurs proies dans la peur et la toile de leurs desseins malheureux. 

Votre fils est aujourd'hui décédé et cela est terrible pour vous. C'est votre plus grande peine, insupportable. Je peux comprendre votre douleur, ayant moi-même perdu une petite fille en 1997, d'une maladie foudroyante. Quelle maman ne peut réagir comme vous l'avez fait ce 10 septembre, de voir ses enfants réduits à la mort face aux violences d'un homme malsain et mortifère ?  

Votre douleur a saisi la faux de la mort, arrêtant la main de cet homme levant encore ses crocs sur vous. Vous avez eu peur et vous avez dit NON ce 10 septembre, non à cette main qui vous terrorisait depuis presque un demi-siècle. Perdre un enfant est la plus terrible des douleurs, vous mettant en même temps un pied au ciel et un pied sur la terre, écartelée à jamais. On n'a plus rien à perdre, ayant déjà tout perdu. 

Vos filles et vous ont été entendues par la Justice mais pas écoutées, ni comprises. Les mots du Procureur Général prononcés pendant l'audience : qu'un "simple coup de poing" de votre mari ne méritait pas sa mort... balayait littéralement les quarante-sept années de supplices et de violences que vous avez subies, ainsi que la mort d'un jeune homme suicidé la veille de ce drame, votre fils. 

Je vous envoie toutes mes meilleures pensées de force et de courage ainsi qu'à vos filles et votre fils décédé. 

Puissiez-vous sortir vite de prison, où vous n'avez rien à y faire.

 

Chloé LAROCHE

 

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http://www.liberation.fr/societe/2014/10/28/dix-ans-de-prison-pour-une-femme-ayant-tue-son-mari-incestueux_1131295

 

PÉTITION :

http://www.mesopinions.com/petition/politique/reduire-peine-jacqueline-sauvage-tue-mari/13104

17/10/2015

Réflexion sur la sécurité des promeneurs suite à la mort de Samuel, 20 ans, dans ma région, tué par un chasseur.

 

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Bonjour à tous et toutes,

 

 

J'ai été très choquée d'apprendre le décès d'un jeune étudiant de vingt ans, Samuel, qui était un "être exceptionnel", comme le décrit son ami Théo qui était avec lui ce jour-là où Samuel a été abattu par la balle d'un chasseur. Samuel avait toujours le sourire en toutes circonstances et il est parti tellement tôt, trop tôt.

 

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Beaucoup de grenoblois et isérois sont déjà passés sur le chemin où se trouvaient les deux amis en randonnée. Des enfants, des femmes, des hommes. Il est intolérable de penser que la chasse puisse ôter la vie d'un être humain, sans raison et sans aucune sécurité de protection pour tous les randonneurs.

 

Monsieur Denoix de Saint Marc, de l'Académie des Sciences morales et scientifiques... a déclaré en mars 2012 : "Les promeneurs ont une peur, largement irrationnelle, des chasseurs...". Ah bon, irrationnelle ??

 

Le décès de Samuel, lui, est bien réel, malheureusement et terriblement.

 

Je pense aujourd'hui, en ce jour de la Marche Blanche organisée par les amis de Samuel à Freydières dans Belledonne... à la famille et aux parents de ce jeune homme, et pour que jamais ce drame ne se reproduise, nous allons réfléchir ci-dessous aux moyens à prendre pour ne plus tomber sous une balle perdue ou une balle d'erreur de cible. Être pris pour un chevreuil n'est pas le but d'une sortie en montagne ou à la campagne !chasse,danger,promeneur,revel,samuel,chemin,randonnée,balade,marche blanche,

 

 

Nous pourrions suivre ces conseils :

-porter un gilet jaune, celui que tout le monde doit posséder dans sa voiture

-acheter un gilet pour chacun de nos enfants

-mettre un chapeau et des vêtements voyants et non pas beiges, gris ou noirs

-mettre un collier voyant à son chien et le tenir en laisse s'il a l'habitude de partir loin de nous en promenade

-faire du bruit et siffler régulièrement avec un sifflet pour chiens, même si nous n'avons pas de chiens avec nous, afin de prévenir de notre présence

-chanter en randonnée

-demander et signer des pétitions pour que le week-end et les mercredis soient interdits dorénavant à la chasse

-qu'un panneau ou signe distinctif soit placé au départ des chemins avec mention d'ACTIONS DE CHASSE, lorsque celles-ci se produisent sur des lieux de randonnées.

-que le décès de Samuel puisse faire bouger les choses et que plus jamais un promeneur ne perde la vie... grâce à de nouvelles lois.

 

Avec mes meilleures pensées à tous et en vous indiquant que mon nouveau livre est sorti : "Solidarité Puissance Toi". Je propose une rencontre-signature le samedi 7 novembre 2015 à la Table Festive de Crolles de 14 h à 18h.

 

Chloé LAROCHE

 

-------MARCHE BLANCHE le samedi 17 octobre à Freydières, Isère,

à 11 h, pour Samuel-----------------------------------------------------

 

http://revel-belledonne.com/actualites/accident-de-chasse

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http://jepubliemonlivre.chapitre.com/temoignages/2487-solidarite-puissance-toi-chloe-laroche-9791029003578.html 

 

 

 

10/09/2014

J'écris pour cette famille de Moernach traversant l'enfer suite au crime commis par le fils aîné de quinze ans.... Mon propos sur la violence, les jeux vidéos, la vigilance des parents.


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Je pense très fortement à cette petite fille assassinée par son frère de quinze ans, à son frère cadet de huit ans hospitalisé dans un état grave, poignardé lui aussi par ce frère aîné... et à leurs parents qui ont tout perdu, en une soirée d'enfer abominable, après avoir élevé ces trois enfants et fondé une famille.

La France entière a été secouée par ce drame et par la souffrance terrible de ces deux parents à qui des milliers de personnes pensent, depuis plusieurs jours, depuis cet horrible crime. 

L'adolescent jouait, d'après l'enquête, aux jeux vidéos, avec une dépendance déjà remarquée et un intérêt excessif pour eux. Il a pu basculer dans la folie et la déconnection du réel par la simple appartenance à des univers irréels dans lesquels il a trouvé la dualité et la schizophrénie d'une violence inouïe. Il a collé sa haine sur un personnage nommé "l'homme en noir" qui a décuplé sa force pour arriver à détruire toute sa famille, ne lui laissant aucune chance d'épargner l'amour des siens. moernach,haut-rhin,famille,drame,deuil,jeune homme 15 ans,a tué sa soeur,fillette,11 ans,garçon dans un état grave,souffrance,folie,crime,jeux vidéos,violence,pegi,frère aîné,justice,procureur,police,parents,choc,couteau,dépendance,santé mentale,haine,amour,destruction,adolescent,frère,soeur,assassinat,examen,garde à vue,éducation,vigilance parentale,soirée,baby-sitter,confiance,méfiance,voisin,parrain,mort,âme,terreur,tristesse,france,souvenir,plus jamais

De nombreuses familles pensent que les jeux vidéos, du moment que ce sont des jeux.... peuvent être visualisés par tous, et même par des petits de trois-quatre ans. Je le constate dans certaines familles autour de moi. 

Nous pouvons réfléchir, nous interroger et nous rappeler que les jeux vidéos possèdent des limites d'âge appelées PEGI, rarement respectées par les parents ou la famille proche, pensant faire de beaux cadeaux...

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Lisez cet article, si vous ne l'avez déjà lu :

 http://www.midilibre.fr/2014/04/10/tu-tues-mon-frere-je-tue-papa-tu-tues-maman,846868.php 

 

La violence s'inscrit dans les cellules et se distille dans les cellules et la mémoire de la personne, d'autant plus chez des enfants en pleine structuration mentale.

Un père de famille, voyant que son fils adolescent commençait à devenir dépendant de certains jeux, ne lui laissa plus que deux heures le dimanche pour en faire et le protégea ainsi d'une mauvaise influence.

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Mon fils, qui a neuf ans et demi, s'est vu proposer à l'école, sous le manteau et dans les premiers jours de la rentrée, un échange de jeux vidéos interdits aux moins de seize ans, échange proposé par un autre enfant d'une dizaine d'années...

La société devient violente, lorsque l'on voit aux actualités qu'un père de famille perd la vie pour avoir demandé que des jeunes fassent moins de bruit, quand on voit des jeunes de vingt ans massacrés par une bande, quand on voit une jeune joggueuse assassinée par un passant, quand on voit une famille entière terrorisée dans leur maison par une bande de cambrioleurs, n'hésitant pas à menacer un jeune enfant avec un couteau sous la gorge. 

La guerre est dans nos coeurs, à la porte de nos vies, avec toutes ces personnes partant se battre en Syrie, emmenant des jeunes gens dans des convictions extrémistes... La guerre n'est pas loin de nous, avec tous ces enfants, ces civils massacrés sous nos yeux impuissants. La guerre est dans tant de pays que nous ne pouvons aider. Mais la guerre est aussi ici, avec une lame de fond emportant nos illusions de paix et de tolérance.

Un enfant n'a pas à payer de sa vie pour la violence d'un autre, pour une guerre, pour un frère malade... Alors, que les parents soient vigilants et protègent leurs enfants du pire ! En évitant de  demander à un jeune homme de quinze ans d'être baby-sitter... lourde responsabilité pour un adolescent pouvant basculer dans la violence et la haine jalouse de ses frères et soeurs...

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Je termine mon article avec toutes mes pensées pour cette famille, pour ces parents sous le choc, traumatisés dans leurs entrailles par la mort de leur fillette, par leur jeune fils dans un état grave et par les actes terribles de leur grand fils. La vie arrivera t-elle à mettre un semblant de baume sur une blessure aussi béante de douleur et aussi ouverte sur l'horreur ? Je demande aux Anges que leur jeune fils soit guéri et rétabli et que leur grand fils soit soigné et accompagné dans sa terrible et profonde souffrance.

Chloé LAROCHEmoernach,haut-rhin,famille,drame,deuil,jeune homme 15 ans,a tué sa soeur,fillette,11 ans,garçon dans un état grave,souffrance,folie,crime,jeux vidéos,violence,pegi,frère aîné,justice,procureur,police,parents,choc,couteau,dépendance,santé mentale,haine,amour,destruction,adolescent,frère,soeur,assassinat,examen,garde à vue,éducation,vigilance parentale,soirée,baby-sitter,confiance,méfiance,voisin,parrain,mort,âme,terreur,tristesse,france,souvenir,plus jamais


http://www.pegi.info/fr/index/id/65

 

 

 

 

 

08/06/2014

Récit de petits miracles méconnus. Ma politesse envers le Créateur, la vie, l'Univers, nos anges gardiens.

20131118-seance-violon-25.jpgBonjour à tous et toutes,bmwb-20.jpg






Je m'aperçois en transportant mes patients et notamment de nombreuses personnes handicapées à la suite d'un accident, que nombre de blessés sont des miraculés de la vie.th-116.jpeg


J'en conclus que lorsque notre heure n'est pas venue, tout se conjugue pour nous sauver du pire : survivre à la collision avec un train qui nous a foncé dessus, survivre sans handicap à une chute de trente mètres, avoir pu protéger sa vie grâce à un portable qui s'éteint juste après l'appel au secours qui nous sauvera d'une chute en montagne, sortir vivant de cinq tonneaux et arriver à s'extirper d'une voiture qui ne ressemble plus qu'à de la tôle compressée.

WP_20140324_004.jpgJ'ai rencontré et transporté toutes ces personnes. Elles ont toutes l'énergie de se battre pour revenir à la vie normale, après une lutte acharnée de rééducation et de sortie de coma pour certains.

On parle de politesse au sein des humains, de savoir remercier autrui pour l'aide qu'il nous a apportée. Mais parle t-on de cette politesse à la Vie que l'on doit à l'univers de nous avoir gardé en vie, de nous avoir protégé de la mort et du handicap grave, contre toute attente ?

Parle-t-on de cette politesse, d'un grand merci à notre Ange gardien qui nous prend dans sa main ou sous son aile afin de nous protéger du pire et de nous faire porter sur un nuage cotonneux pour que nous ne succombions pas dans la chute cruelle des épreuves de la vie.WP_20131215_009.jpg

Un jour, une dame se trouva mal en pleine montagne. Elle était seule. Un vétérinaire passa par là avec sa fille. Il avait juste sur lui le médicament qui la sauva de l'arrêt cardiaque et à eux deux, ils portèrent cette dame jusqu'à la plaine et la sauvèrent in extremis de la mort. Quelques minutes de plus sans aide et cette dame mourait, au dire du corps médical qui la reçut.

WP_20131224_002.jpgUn jour aussi, un frère et sa soeur voulurent escalader une paroi dans le Verdon. En se dirigeant sur le lieu de la grimpe, le frère glissa et fit une chute de trente mètres. La soeur arriva tant bien que mal à descendre à l'endroit où il se trouvait, inanimé. Elle récupéra le portable du blessé et appela les secours. Le portable s'éteignit aussitôt après. Ce fut cet appel qui permit d'arriver très vite sur les lieux du drame et de sauver ce jeune homme de la mort. Cet homme n'a pas eu la colonne vertébrale touchée, il n'est pas en fauteuil roulant et malgré les troubles qui lui restent à gérer, il se dit miraculé et est très troublé de se trouver encore en vie, marchant et parlant normalement.

WP_20140324_007.jpgChaque jour, nous vivons nous-même des petits miracles : sur la route, sur un passage piéton, sur notre moto, notre vélo, dans notre maison, en croisant un homme armé dans la rue sans qu'il nous touche, en trouvant l'aide dont on a besoin, en retrouvant son chemin en montagne avant la nuit et le froid qui tue, en restant vivant malgré le pire, en gardant le courage d'avancer malgré le désespoir et la solitude de nos vies.

Chloé Larocheth-19.jpegth-37.jpegth-108.jpeg



 



PS : Vous pourrez retrouvez mes dernières photos dans mon dernier album photo (en haut à droite). 

14/05/2014

Un jour d'août, en Maurienne... Récit de la chute d'un ange de quatorze ans, jeune montagnard. Récit sur le destin et l'acceptation de notre impermanence. Notre vie est un mandala.

th-116.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Je suis passionnée de montagne et je suis donc dépositaire de cette histoire que je souhaite partager avec vous.

Ces faits sont réels et marquent encore le seul rescapé de cette sortie en montagne, rescapé qui a pris de l'âge mais qui, à chaque 25 août, se souvient et pleure. Il avait seize ans à l'époque mais le destin lui a montré que la mort peut frapper à tout moment et qu'elle peut être terrible et brutale, nous ramenant à notre propre existence de vivants qui bien souvent nous pensons immortels, faisant s'écouler le temps comme si la plage de notre vie était infinie.th-112.jpeg

Un jour donc, il y a fort longtemps, dans les années quarante, en Maurienne, un jeune homme de trente-cinq ans environ décida d'emmener trois jeunes de quatorze, douze et seize ans pour faire l'ascension de la Croix des Têtes en Maurienne.

Il était prêtre et a fait partie de la Résistance, véritable héros de sa région.

Ce jour-là d'août, les quatre hommes laissèrent leur corde dans le sac et grimpèrent comme des chamois dans ces parois que je vous laisse apprécier dans le lien suivant :

http://laurentguerin.pagesperso-orange.fr/montagne/croix-tetes/croix-tetes.html

Le jeune prêtre avait proposé d'emmener Jean, un jeune garçon de quatorze ans qui souffrait d'asthme. "Le bon air de la montagne lui fera du bien", avait-il dit à ses parents.

th-117.jpegEffectivement, lorsque Jean était en montagne, il allait beaucoup mieux et se trouvait transfiguré. Malheureusement, la montagne l'aimait tant aussi qu'elle l'a emporté.

Ils se trouvaient dans une montée de barre rocheuse, dans une paroi, non encordés, lorsque soudain le mauvais temps qui tournait à l'orage leur fit peur. Le meneur décida de redescendre les jeunes gens. Jean se trouvait devant, décalé un peu sur la droite. Il savait se tenir sur les rochers et grimper sur les parois comme un chamois. Mais lorsqu'il voulut redescendre, la pierre sous son pied céda et il chuta, sur plus de trente mètres.th-111.jpeg

Le jeune de seize ans le vit tomber et il se rappelle encore de ce corps disloqué, de ce cerveau éclaté, des membres écartelés par la paroi et les rochers en contrebas. Son ami était mort, si brutalement, si violemment. Sans qu'il ait pu lui dire adieu.  

Il fit preuve d'un grand courage, protégeant en même temps le jeune de douze ans d'autres chutes, car avec le prêtre, ils durent porter le corps jusqu'au torrent le plus proche, avant d'aller chercher des secours pour emmener la dépouille. Ce fut horrible pour ces trois humains qui ne voyaient en la montagne que la résonance de leurs rires quelques heures auparavant. Ils pensaient au fait qu'ils ne s'étaient pas encordés. Seraient-ils encore vivants s'ils avaient été solidaires de leur ami avec la corde installée, emportant les quatre hommes dans un destin final, ou bien auraient-ils pu lui éviter cette chute terrible ?

P1170644 - copie.JPGLes parents du jeune décédé acceptèrent la mort de leur fils sans porter plainte ni chercher d'ennui au meneur de cette randonnée. Ils dirent que c'était le destin, sans vouloir faire porter sur quiconque le poids d'une responsabilité incombant au seul tort d'une pierre qui se décroche, entraînant la chute d'un ange.

Lorsque je contemple les créateurs d'un mandala de sable, j'observe qu'ils créent une oeuvre magnifique, comme la femme porte son bébé en elle durant neuf mois, pour ensuite le donner à la vie.

Puis, le mandala reste là durant des jours, offert à la contemplation de ceux qui savent l'apprécier, dans le silence des yeux qui savourent sa beauté. Jusqu'au jour où l'on ramasse le sable coloré, le ramenant en une urne qu'on offre à la rivière ou aux vents, tel l'être humain qui retourne à la source des âmes, après avoir offert le déroulement de sa vie aux regards des personnes proches qui resteront à jamais habitées par le mandala de son existence désormais finie ici-bas. th-104.jpeg

Chloé Larocheth-114.jpeg




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Images de Mandalas :

http://www.bing.com/images/search?q=mandala&qpvt=mandala&FORM=IGRE#a

 

 

 

01/12/2013

Hommage à Adélaïde, un an, retrouvée morte fin novembre sur la plage de Berck.

Hommage à Adélaïde

______________________ retrouvée fin novembre sur la plage de Berck.th-47.jpeg


Elle n'avait que quelques mois et s'appelait Adélaïde. Elle se trouvait dans la vague qui montait et là-bas, au loin, brillait un phare. Elle s'est noyée sans sa maman. Elle a crié et puis s'est tu.

th-40.jpegElle a regardé la lumière au loin et a laissé l'ombre derrière elle. Un ange est venu la chercher. Il était beau et avait de grandes ailes. Adélaïde s'est dit qu'elle ne serait plus seule dans le froid glacial, dans l'eau et dans la nuit.

L'ange a touché son corps. Il était froid et raide. Adélaïde avait pris son autre corps, celui des étoiles, celui que seuls les anges peuvent voir. Elle était belle dans les bras de l'être lumineux.th-44.jpeg

Elle savait que sa mère l'avait déposée sur la plage comme on dépose un trésor au fond de la mer, après un naufrage. Sa maman était comme ces bateaux ivres qui n'ont plus de gouvernail ni de capitaine. Les sirènes avaient pris sa mère et la petite Adélaïde serrait les doigts de l'ange dans sa petite main. th-37.jpeg

La marée avait pris sa vie et le ciel l'accueillait désormais comme une petite princesse. Le bateau ivre s'écrasa sur les rochers et sa maman fut retrouvée au bout du cap de Mauvaise Espérance.

th-43.jpegElle avait préféré sacrifier sa fille pour vivre une histoire d'amour sereinement, ayant brisé le lien maternel que son coeur maudissait.

Adélaïde avait erré dans la nuit si longtemps, sombrant dans les vagues si doucement. L'eau l'avait étouffée. Le ciel maintenant la protégerait à jamais, pour toujours.


Chloé Laroche


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La photo de la mère et l'enfant est un tableau de Robert Pascale :

http://www.livegalerie.com/Peinture,mere_et_enfant,ROBERT_Pascale,97391.html

 


28/11/2013

À toi petit garçon tué, assassiné sauvagement par ton papa, lequel est hospitalisé d'office en hôpital psychiatrique depuis le drame.

À TOI PETIT

GARÇON TUÉ_____________

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(4 ans, décédé fin novembre 2013 à Toulouse)



Je suis choquée par ta mort brutale

Et voudrais te dire tous mes regrets

Pour ta vie arrachée, pour ces coups donnés

Devant des témoins impuissants


th-23.jpegJe suis choquée par ton terrible décès 

Projeté par ton père du haut d'un toit

Tabassé, massacré, exécuté, mort

Je pense à ta mère effondrée


Je suis choquée par cette violence

Qui emporte des enfants, des bébés 

Comme l'ogre emporte Petit Poucet

Dans la forêt du sombre inconscientth-21.jpeg


Je suis choquée par ta vie déracinée

Petit garçon qui ne verra pas le Père Noël

Que les anges prennent bien soin de toi

Je vous en prie là-haut : prenez-bien soin de lui


... et emplissez ses petits souliers de toutes nos pensées, nos regrets, notre amour, nos larmes d'humains impuissants devant la vague violente.th-22.jpeg


Chloé LAROCHE


http://www.midilibre.fr/2013/11/25/toulouse-un-pere-arrete-apres-la-mort-de-son-fils-de-4-ans,787979.php

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Kristale a écrit ceci en commentaire le 26/11/2013

et j'aurais écrit la même chose... en enlevant le mot "haine"


"je viens de lire que des témoins ont vu ce bourreau balancer ce petit ange par dessus un parking, puis venir le récupérer pour l'achever en le cognant sans cesse sur le trottoir, ET PERSONNE N'A BOUGE!!!!!!! ils ont laissé faire, ce petit amour est mort la tête fracassée ET PERSONNE NE BOUGE, mais j'ai de la haine, de la haine, existe t-il encore sur cette terre des humains, si j'avais été témoin j'aurai tout essayé pour enlever cet enfant de ce monstre et je suis une femme, plus personne ne fait, il est plus facile de laisser des messages de condoléances sur ces petits enfants martyrs que de les sauver, j'ai vraiment de la haine."



24/08/2013

Des jeunes ont mis à l'abri des personnes âgées dans une maison de retraite touchée par un incendie, à La Terrasse en Isère.

Bonjour à tous et toutes,


Hier soir, il y a eu un incendie aux Solambres, maison de retraite de la Terrasse dans l'Isère. Trois personnes sont décédées et une personne se trouve dans un état grave. Heureusement le système de détection des fumées a bien fonctionné, arrêtant la propagation de l'incendie à tous les étages.

th-19.jpeg Des jeunes sont intervenus avec d'autres villageois pour sortir les personnes âgées à l'extérieur, avant l'arrivée des pompiers, afin de mettre à l'abri le maximum de pensionnaires.

Ces jeunes  ont été très courageux. Notamment un jeune homme de dix-sept ans nommé Élien.

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Certaines personnes âgées se trouvaient dans un état d'angoisse et de stress extrême, se cramponnant à leurs lits par peur. Ces jeunes gens ont dû faire preuve de cran et de persuasion, parfois d'autorité pour sortir le maximum d'anciens.

Bravo à ces jeunes d'avoir fait preuve de solidarité et de courage. Dans une époque d'égoïsme et d'individualisme, ils nous ont montré que les jeunes générations assurent la relève de l'entraide et de la générosité.

th-16.jpegEn attendant la réparation de l'établissement, les hôpitaux et centres médicaux de la région se sont mobilisés de leur côté pour accueillir les personnes âgées désormais sans toit.

Il est heureux et rassurant de voir que le monde médical ouvre ses portes à des sinistrés, à l'heure où l'on manque de lits et de moyens pour accueillir les souffrants.th-20.jpeg

J'adresse tous mes souhaits de courage et de soutien à l'équipe soignante des Solambres, ainsi qu'à la Direction et aux familles des victimes.

Chloé Laroche

23/06/2012

Hommage à mes parents décédés ce jeudi à Capdenac. Pour Danielle et Alain Laroche.

Toute notre famille est sous le choc. Drame terrible de deux décès consécutifs, à quelques heures d'intervalle.

Photo 1 012.jpg


Notre mère est décédée le jeudi 21 juin 2012, après avoir atteint un point ultime de maigreur et d'impossibilité de manger, de s'alimenter, suite à un cancer qui s'est généralisé à différents organes.  


Notre père est mort ensuite, le même jour, dans une violente collision avec un poids-lourd. 

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Son véhicule a été broyé dans le choc qui l'a renvoyé à quarante-cinq mètres, créant une explosion et un brasier dans lequel mon père est mort carbonisé. alain laroche,danielle laroche,avis de décès,cancer,maladie,orphelin,mort,parent,figeac,capdenac,lot,aveyron,accident,poids-lourd,drame,amour,philemon et baucis,hommage,amour filial,famille,espérance,au-delà,âme,éternité,deuil,textes pour cérémonie funèbre,isère,savoie,tarentaise,doucy

Heureusement, le chauffeur du camion est en vie, bien que brûlé en ayant essayé de sortir mon père de la voiture en feu, sans pouvoir finalement l'extraire du brasier. Il reste aujourd'hui très choqué. Je tiens à le remercier. Nous pensons à lui. IMG_0354.JPG

Je tiens à remercier aussi les pompiers qui sont encore sous le choc, ainsi que le Maire de Capdenac, les gendarmes de Figeac et toute la population très affectée par ce drame.

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alain laroche,danielle laroche,avis de décès,cancer,maladie,orphelin,mort,parent,figeac,capdenac,lot,aveyron,accident,poids-lourd,drame,amour,philemon et baucis,hommage,amour filial,famille,espérance,au-delà,âme,éternité,deuil,textes pour cérémonie funèbre,Ma grand-mère a fait un rêve deux jours avant le drame. Mon grand-père décédé en 2000 venait dans son rêve et lui tenait très fortement la main. Il brûlait dans les flammes, comme mon père. C'était si fort, cette sensation de main tenue, qu'elle s'est réveillée très ébranlée. Signe des ancêtres et d'un au-delà qui, je le crois fortement, existe bien.


 

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http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/22/1384247-la-voiture-se-jette-sous-le-camion-un-mort.html#xtor=RSS-6

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http://www.midilibre.fr/2012/06/21/dma-un-homme-de-70-ans-perit-carbonise-dans-une-terrible-collision-avec-un-poids-lourd,520887.php

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La cérémonie d'adieu s'est tenu à Capdenac-Gare au Crématorium à 10 h 30, le lundi 25 juin. 

Des condoléances peuvent être laissés à :

http://www.le-choix-funeraire.com/avisdedeces/avis-176.html

ou dans les commentaires de ce faire-part ici-présent.

 

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POUR MES PARENTS, VOICI QUELQUES TEXTES, QUELQUES PHOTOS...

 

"Par la mort, la famille ne se détruit pas, elle se transforme, une part d'elle va dans l'invisible. On croit que la mort est une absence, quand elle est une présence secrète. On croit qu'elle crée une infinie distance, alors qu'elle supprime toute distance, en ramenant à l'esprit ce qui se localisait dans la chair. Que de liens, elle renoue, que de barrières elle brise, que de murs elle fait crouler, que de brouillard elle dissipe, si nous le voulons bien. Plus il y a d'êtres qui ont quitté le foyer, plus les survivants ont d'attaches célestes. Le ciel n'est plus alors uniquement peuplé d'anges, de saints connus ou inconnus et du Dieu mystérieux. Il devient familier, c'est la maison de famille, la maison en son étage supérieur, si je puis dire et du haut en bas, le souvenir, les secours, les appels se répondent."


Père Sertillanges O.P.imm017_19.jpgimm008_11A.jpg


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"La mort n'est rien. Je suis seulement passé dans la pièce à côté. Je suis moi, vous êtes vous. Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours. Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné. Parlez de moi comme vous l'avez toujours fait. N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste. Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que mon nom soit prononcé comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre. La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié. Elle est ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais- je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre vue ? Je vous attends. Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin. Vous voyez, tout est bien."


Chanoine Scott Holland____________________________imm004_6A.jpg
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"Je vivrai par-delà la mort,

Je chanterai à vos oreilles

Même après avoir été emporté,

Par la grande vague de la mer

Jusqu’au plus profond de l’océan.

Je m’assiérai à votre table

Bien que mon corps paraisse absent,

Je vous accompagnerai dans vos champs, Esprit invisible.

Je m’installerai avec vous devant l’âtre,

Hôte invisible aussi.

La mort ne change que les masques

Qui recouvrent nos visages.

Le forestier restera forestier,

Le laboureur, laboureur,

Et celui qui a lancé sa chanson au vent

La chantera aussi aux sphères mouvantes."


 

Khalil Gibran__________________________________oraison funèbre1.jpg

 


 

 


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Et c'est comme des pas

 

Qui s'arrêtent.

 

Mais si c'était un départ

 

Pour un nouveau voyage...

 


 

Quelqu'un meurt,

 

Et c'est comme une porte

 

Qui claque.

 

Mais si c'était un passage

 

S'ouvrant sur d'autres paysages...

 


 

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Et c'est comme un arbre

 

Qui tombe,

 

Mais si c'était une graine

 

Germant dans une terre nouvelle...

 

Quelqu'un meurt,

 

Et c'est comme un silence

 

Qui hurle.

 

Mais s'il nous aidait à entendre

 

La fragile musique de la vie...

 

 


Benoît Marchon________________________alain laroche,danielle laroche,avis de décès,cancer,maladie,orphelin,mort,parent,figeac,capdenac,lot,aveyron,accident,poids-lourd,drame,amour,philemon et baucis,hommage,amour filial,famille,espérance,au-delà,âme,éternité,deuil,textes pour cérémonie funèbre,alain laroche,danielle laroche,avis de décès,cancer,maladie,orphelin,mort,parent,figeac,capdenac,lot,aveyron,accident,poids-lourd,drame,amour,philemon et baucis,hommage,amour filial,famille,espérance,au-delà,âme,éternité,deuil,textes pour cérémonie funèbre,

P1100263 - copie.JPG


 


 

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19/01/2012

Les pandas valent-ils plus qu'un père de famille chinois ? Oui, ils valent une fortune mais les pères, eux, ne sont que des pions sur l'échiquier politique. Je vous parle ici de Monsieur LIU et de Monsieur MO.

Bonsoir à tous et toutes,

sipa_rex40206391_000004.jpgDeux pandas géants sont arrivés ces derniers jours en grande pompe, prêtés par la Chine à la France pour dix ans, après des années de négociations. Ils sont ici pour faire des petits et assurer une descendance à cette race désormais protégée.

Monsieur MO, 28 ans, est resté aussi en France durant dix ans. Il a fait deux enfants et vient d'être expulsé comme un malpropre vers la Chine, son pays d'origine, laissant son fils et sa fille derrière lui. La France va peut-être les prendre en charge dans le zoo où se trouvent les pandas...thumbnail-3.aspx.jpeg

rodney_peinture_chinoise.jpgCes deux pandas géants valent-ils plus qu'un père de famille chinois ...? Oui, ils valent une fortune mais le père chinois, lui, n'est qu'un pion sur l'échiquier politique. Il a servi à remplir les chiffres de l'expulsion des étrangers, demandés par notre politique de l'Immigration.

u18573166.jpgMais Monsieur MO n'a pas suffi. Aujourd'hui, un autre papa d'origine chinoise s'est vu emprisonné le 11 janvier. La menace d'une expulsion vers la Chine est imminente, bien qu'impensable humainement. Il a été arraché à ses deux enfants. Lui aussi en a deux : un garçon en maternelle et une fille en CM2. Le plus petit, Rémi, est né en France. Le couple est arrivé dans notre pays en 2004. S'ils retournaient en Chine, les enfants ne seraient pas scolarisés, car considérés comme étrangers. Ces deux enfants sont implantés en France. C'est leur pays depuis sept ans.u15651853.jpg

C'est un traitement inhumain que le Gouvernement fait subir à ces deux familles chinoises.IE032-042.jpg

Monsieur Mo a été expulsé définitivement loin de ses deux enfants de deux et trois ans.

J'avais fait un article pour lui le 6 janvier et une pétition a été ouverte pour demander son retour :

______MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER___________

VOICI LE LIEN VOUS PERMETTANT DE PROTESTER ET DE SIGNER LA PÉTITION CONCERNANT CETTE FAMILLE.

Merci de signer et de diffuser largement cette pétition.

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=40591

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_____________________ Pour que Monsieur LIU ne connaisse pas le même sort que Monsieur MO, il faut qu'un grand nombre de lecteurs écrivent comme moi au Préfet (Préfecture de Police de Paris) la lettre ci-dessous et signent aussi la pétition suivante : 

http ://resf.info/P2108

_____________________________________

IS592-050.jpg

Appel à mails/fax :

-Adresse mail : 

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr...

-Fax : 01 53 71 67 23 ________________________

 

Monsieur le Préfet,


Monsieur LIU Shijie, né le 4 décembre 1974 à Wenzhou, n° étranger 7503625301, habitant Paris 10°, a été arrêté sur son lieu de travail mercredi 11 janvier 2012. Il a été conduit au centre de rétention de Vincennes. Monsieur LIU Shijie est arrivé en France avec sa femme en 2004 et leur fils Rémi est né en avril 2006 à Paris. Rémi est à la maternelle Boy Zelenski (10°) et sa sœur ainée Kaihui, âgée de 10 ans, scolarisée depuis septembre 2007, est actuellement en CM2 à l’école Eugene Varlin (10°) où ils sont très bien intégrés. 
REMI et KAIHUI ne peuvent vivre qu’en France et doivent poursuivre leur scolarité entourés de leurs deux parents. Les enfants vivent dans l’angoisse depuis mercredi. Ils ont besoin de retrouver leur père et de voir leurs parents réunis. 
La vie de Monsieur LIU Shijie s’est construite en France et doit s’y poursuivre. C’est la raison pour laquelle je vous demande de le libérer afin qu’il retrouve sa famille et de réexaminer sa situation administrative.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments républicains.

thumbnail-2.aspx.jpegChloé LAROCHE

_______________________________________thumbnail.aspx.jpeg

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Et là où se prennent les décisions :

- Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

 

marche-nouvel-an-chinois-a-guangzhou_1209612173.JPG============= Pour obtenir la libération de Mr Liu et la levée de son ordre de quitter le territoire, signez la pétition : 

http ://resf.info/P2108

 

Voir : http://www.educationsansfrontieres.org/article40635.html

et 

http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/130112/expulsion-de-m-mo-lettre-ouverte-m-le-prefet-de-police-de-paris-et-m-le-minist

 __________________________________________________________

________  PAGE SOURCE DE L'IMAGE du panda calLigraphié :

http://blog.4ucreate.fr/post/2008/01/30/Votre-prenom-en-caractere-ideogramme-chinois-

sur-le-site-wwwchine-informationscom 

____________   Nota bene  : Les photos choisies par l'auteur pour son article et pour les précédents proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits.

26/11/2011

Pour le petit Léo, disparu dans le Taillefer, un coeur pour lui et ses parents.

 

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Je pense souvent à Léo Balley, disparu en 1996, le 19 juillet, dans le massif du Taillefer.léo balley,hommage,souvenir,montagne,taillefer,disparition,1996,enfant,lac,tourbière,lac fourchu,enquête,police,deuil,drame,inconnu,mystère,parent,isère,grenoble,mémoire

 

Il avait six ans lorsqu'il a disparu.

L'âge de mon fils aujourd'hui.

 

Cet été, je suis allée au Lac Fourchu. Et j'ai beaucoup pensé à ce petit garçon disparu depuis quinze ans.

 

Il aurait aujourd'hui 21 ans.

 On n'a jamais retrouvé son corps.

 

léo balley,hommage,souvenir,montagne,taillefer,disparition,1996,enfant,lac,tourbière,lac fourchu,enquête,police,deuil,drame,inconnu,mystère,parent,isère,grenoble,mémoireJe me pose des questions sur cette disparition. Comme grand nombre de personnes qui n'ont pas oublié.

Beaucoup de choses ont été murmurées à l'époque. Certains parlaient même d'un enlèvement orchestré par la famille, avec une voiture postée en dessous. Beaucoup d'hypothèses peuvent être faites, autant farfelues les unes que les autres. En tout cas, même si l'enquête est obligée de passer par des hypothèses, le père et la mère de Léo ont droit au respect, eux qui vivent une si grande douleur de la perte de leur seul fils.

 

Selon ce que je sais, cet enfant devait camper auprès du lac avec son papa et des amis.

Ces amis ont voulu aller chercher de l'eau, peu après 17 h, à une cascade, éloignée d'une distance d'un kilomètre de marche et l'enfant est allé avec eux. Mais prétextant qu'il était fatigué, Léo a souhaité rentrer au bout d'un moment et le groupe l'a laissé partir seul pour revenir au lac où se trouvait son père en train de planter la tente.

 Personne n'a jamais revu l'enfant.

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La question que je me pose est : comment peut-on laisser rentrer seul un enfant de six ans en pleine montagne sans l'accompagner... ? Même s'il s'est échappé, en admettant cela, je pense qu'à six ans, on ne laisse pas partir un enfant seul et on lui court après pour le rattraper et le protéger... comme je fais avec mon fils, si cela arrive.

 

Le mystère est là.

 

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les gentianes saignent et les marmottes se taisent.

 

 

 Il a pu se passer tant de choses quand Léo s'est retrouvé seul.

L'enfant a pu se perdre et tomber dans un trou ou une tourbière.

Il y a beaucoup de points d'eau avec de la vase sur le plateau.

 

L'enfant rentré seul a pu faire une mauvaise rencontre sur le chemin du retour.

Il a pu être entraîné ailleurs.

 


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Lors de ma promenade au Lac Fourchu, 

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à un moment j'ai regardé le ciel,

un coeur en nuage y était dessiné.

 

Et puis j'ai trouvé une pierre en forme de coeur près du lac Fourchu et dans le coeur, il y avait un autre petit coeur de couleur rouge. La photo mise à droite par mes soins en témoigne.léo balley,hommage,souvenir,montagne,taillefer,disparition,1996,enfant,lac,tourbière,lac fourchu,enquête,police,deuil,drame,inconnu,mystère,parent,isère,grenoble,mémoire

 

Je l'offre aux parents de Léo, qui vivent une souffrance indescriptible depuis quinze années. Ne pas savoir est terrible pour un parent.

 


Chloé LAROCHE

 

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http://alpes.france3.fr/info/les-disparus-de-l-isere-et-la-cellule-mineurs-38--60764514.html

http://disparitions.blogspot.com/2007/07/lo-balley-france-massif-de-taillefer-38.html

http://apev.org/article.php?sid=39

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2010/05/25/leo-balley-disparu-en-1996-dans-le-massif-du-taillefer

http://www.avisderecherche.org/fiche.php?numero=15

http://pipiou.over-blog.com/article-27023659.html

http://lci.tf1.fr/france/justice/2010-05/disparus-de-l-isere-mam-lance-la-contre-enquete-5865760.htmlléo balley,hommage,souvenir,montagne,taillefer,disparition,1996,enfant,lac,tourbière,lac fourchu,enquête,police,deuil,drame,inconnu,mystère,parent,isère,grenoble,mémoireléo balley,hommage,souvenir,montagne,taillefer,disparition,1996,enfant,lac,tourbière,lac fourchu,enquête,police,deuil,drame,inconnu,mystère,parent,isère,grenoble,mémoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

04/10/2011

La petite fille hurlait et appelait au secours. Sa mère n'a rien pu faire pour sauver ses enfants car elle a été bâillonnée et ligotée par son mari avant d'être étouffée.

ain,crime,suicide,famille,femme,enfant,violence,violence conjugale,mort,violence masculine,actualité,franceBonjour à tous et toutes,

 

Ce matin, il y a un orphelin dans l'Ain.ain,crime,suicide,famille,femme,enfant,violence,violence conjugale,mort,violence masculine,actualité,france

Son père a tué sa maman 

et ses deux petits frère et soeur.

 

Cette maman avait presque 30 ans

et venait de Bosnie comme son mari.

 

Ses deux plus jeunes enfants ont été brûlés vifs dans la voiture

par leur père qui s'est laissé mourir avec eux dans le feu.

 


Ces petits avaient 4 et 5 ans.

La petite fille hurlait et appelait au secours.

 

Cette femme n'a rien pu faire pour sauver ses enfants

car elle a été bâillonnée et ligotée avant d'être étouffée.

 

ain,crime,suicide,famille,femme,enfant,violence,violence conjugale,mort,violence masculine,actualité,franceJ'ai souvent évoqué des drames de ce

genre en Franceau Canada et en divers pays…

drames du père qui tue toute sa famille.

 

Consulter mon chapitre :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/

quand-l-amour-depasse-l-entendement/

 

(Faire dérouler votre curseur pour lire tous

les articles du chapitre et à la fin, cliquer sur 

"toutes les notes")__________________________________

 

 

Quand j'entends et je lis sur internet

que ce drame viendrait de la nationalité de cette famille

et même ai-je lu :

"Voilà à quoi mène une femme…."...

 

Je suis révoltée.

 

Ce père était dans une immense souffrance pour avoir commis cet

acte et surtout par la façon dont il a procédé. Pouvoir voir ses enfants

prendre feu, pouvoir avoir aspergé la voiture d'essence pour qu'ils brûlent,

 avoir pu ligoter la femme qu'il a aimé et surtout la mère de ses enfants :

tout cela relève d'une pathologie grave.

 

Je pense à toi, enfant de onze ans survivant

de cet horrible drame.

 

J'ai lu ce commentaire déposé après l'article du Figaro sur ce drame

par un certain Pierre Ghirardi. Je l'ai aimé et vous le fais partager :

 

 

"Le fils ainé se retrouve tout seul, pris en charge comme il se doit,

par notre Nation, jusqu'à sa complète guérison. Sa guérison

physique est certaine mais sa blessure émotionnelle sera longue.

Qu'adviendra-t'il de cet enfant quand il pourra quitter l'hôpital

dans lequel il a été admis ? A-t'il de la famille en Bosnie ?

J'attends des nouvelles de cet enfant dans quelques jours,

peut-être quelques semaines. La souffrance horrible

d'être brûlés vifs est un des moyens d'atteindre le

Paradis d'une barbarie insupportable : 

ce lâche de père, quitte à faire

mourir tout le monde,

le pistolet eût été 

un choix moins

cruel pour faire

passer ses trois enfants

de vie à trépas !

Je suis profondément révolté

contre ce père de famille qui est devenu complètement fou !"

 

(http://plus.lefigaro.fr/article/un-pere-incendie-sa-voiture-

ou-se-trouvent-ses-enfants-20111004-560443/commentaires)

 

Je souhaite aussi avoir des nouvelles de cet enfant

et savoir si on peut l'aider

de quelque façon que ce soit.ain,crime,suicide,famille,femme,enfant,violence,violence conjugale,mort,violence masculine,actualité,france

 

Je pense que pour un enfant, il n'est pas facile de

prendre conscience que son propre parent est devenu fou.

C'est une déchirure intérieure terrible.

Et de plus, être le seul survivant d'un si terrible tragédie

est d'un poids si lourd qu'il semble que cet enfant va avoir

l'Atlas à porter sur ses épaules.

 

ain,crime,suicide,famille,femme,enfant,violence,violence conjugale,mort,violence masculine,actualité,franceMais comme tous les survivants,

il va devoir trouver dans son chemin 

la force d'oser sa propre vie, en ayant

la vie des morts au fond de lui.

 

 

 

Chloé LAROCHE,

une maman très touchée 

pour cette famille

 

___________________________________________ 

 

NOTA : J'avais écrit un article à l'attention de PARENTS 

pouvant être victimes de pulsions de violence.

Voici le lien de cet article :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/10/29/

j-ecris-ce-jour-pour-les-deux-garcons-tues-en-isere-par-leur.html 

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15/07/2008

Pour Cyrille, jeune ambulancier décédé durant le transport d'un patient violent. Mon témoignage d'ambulancière et de taxi, avec le récit de mon agression à Caluire.

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HOMMAGE À CYRILLE HAQUEVAUX, AMBULANCIER DÉCÉDÉ TRAGIQUEMENT

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Je pense à toi, Cyrille, à ton enfant qui va arriver, à tous les ambulanciers de France et du monde entier qui font leur métier avec coeur.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Je suis touchée par ton décès tragique, causé par un patient violent et atteint mentalement que tu devais accompagner, et je tenais à te rendre hommage sur mon blog... où je parle de notre métier régulièrement dans le chapitre : "Ne tirez pas sur l'ambulance" (cliquer sur ce titre à gauche dans les catégories).ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Cyrille Haquevaux, 24 ans, se trouvait à l'arrière de l'ambulance lorsque le patient transporté, atteint mentalement, s'est agité brutalement et a essayé de sauter de l'ambulance, entraînant dans sa chute le jeune ambulancier sur le bitume de la voix express. Cyrille ne se releva pas et fut emmené à l'hôpital de Saint-Brieuc. Il est maintenant décédé et son enfant va bientôt voir le jour, sans que Cyrille n'ait pu le voir, lui qui s'occupait de tous ses patients avec générosité et coeur.


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J'ai repris le travail et les faits se sont reproduits, avec des coups violents reçus dans le dos et à la nuque, malgré mes avertissements à l'employeur et aux parents, lesquels ne m'ont pas cru. "Leur fils ne pouvait pas avoir fait cela." La mère m'a accusée de n'avoir aucune autorité. Au final, je n'ai eu aucun mot réconfortant ni le semblant d'une compréhension... J'ai eu du mal à m'en remettre, et en plus, suite à tout cela, j'ai perdu mon travail. Heureusement, j'en ai retrouvé un depuis, et j'ai repris courageusement la voie que j'aime : le transport et l'accompagnement de personnes malades, âgées et handicapées.


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En juin 2004, je m'étais déjà fait agresser à Caluire, près de Lyon, par une bande de jeunes qui ont lancé des pétards sur mon taxi, alors que je transportais un client et que j'étais arrêtée dans un embouteillage. Je suis sortie du véhicule et un des jeunes (il avait environ 18-20 ans) m'a menacée verbalement, avec tant de haine dans les yeux que j'en resterai à vie troublée...

Troublée et interpellée par la haine d'un inconnu qui vous prend pour cible, sans aucune raison. Il m'a lancé un pétard en plein visage, pétard qui a explosé près de l'oeil gauche. Je suis restée choquée en attendant les pompiers, qui m'ont emmenée aux Urgences. Ils ont été formidables. Les policiers sont venus assez rapidement sur les lieux et m'ont révélé qu'ils n'arrivaient pas à mettre la main sur cette bande et qu'ils craignaient ces jeunes. Ils étaient d'ailleurs tous partis en courant de la petite place où ils sévissaient.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis


J'ai eu beaucoup de chance de ne pas perdre un oeil ou l'ouïe et de n'avoir aujourd'hui aucune séquelle. Il n'y a eu aucun témoin ayant apparu non plus, alors qu'il y avait du monde aux balcons, dans les commerces, dans les voitures alentour. Personne n'est intervenu, ni n'a réagi pour m'aider, à part le client que je transportais... qui a eu peur lui aussi. J'étais alors enceinte et je remercie le Ciel de m'avoir permis de garder mon fils, malgré le choc.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences

ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgencesCe sont des métiers à risque, comme chaque fois que j'ai transporté en VSL (véhicule où on est seul avec le patient assis) des malades sortis de l'Hôpital Psychiatrique, parfois sur de longues distances.


Je me souviens d'un jour où on nous avait confié un monsieur de l'Hôpital psychiatrique pour l'emmener en dialyse. Il s'est mis à mordre mon collègue à l'arrière et à se débattre dans tous les sens. Le cadre ambulancier avec qui j'étais ce jour-là me suppliait de faire aussi vite que possible, ce que j'ai fait, passant à travers les embouteillages par miracle et aussi grâce aux automobilistes qui s'écartaient pour me laisser passer. J'ai traversé toute l'entrée de Grenoble à toutes trombes pour arriver le plus vite possible au CHU.

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Un médecin avait tout de même fait remarquer à ma patronne, lorsque j'ai été frappée, qu'aucun filet ou grille de protection n'était installé dans le véhicule que je conduisais.

Je pense à toi Cyrille......... et à ta famille, à ton enfant orphelin d'un papa. Je pense à ton collègue traumatisé par ton décès et par ce drame terrible.

Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Nous faisons un beau métier mais quelles difficultés nous traversons et quelle méconnaissance de la société existe sur cette profession souvent rabaissée et délaissée ! C'est un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres, ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. 

Chloé Laroche

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RAJOUT : J'AI SU EN 2012 PAR LE COLLÈGUE DE CYRILLE (VOIR SON COMMENTAIRE) QUE SON FILS VA BIEN, QU'IL EST TRÈS BEAU ET QU'IL RESSEMBLE À SON PAPA.

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Photos : je remercie le site Photosearch et Bing images pour la plupart des photos de cet article. Le mandala de larmes vient du site : http://koah.over-blog.com/30-categorie-10168075.html

La photo de la personne tournée de dos devant le lac du Bois Français a été prise par moi.

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.... Vous pouvez lire ci-après des extraits du site des Ambulanciers, expliquant les circonstances du décès de Cyrille, jeune ambulancier et futur papa.



__________________ Hommage à notre collègue ambulancier  dans l'exercice de ses fonctions____________

(extrait du site des Ambulanciers .... http://ambulancier.over-blog.com)


Le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière.
Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express.
Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours.


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Extrait du reportage LCI :

PAS DE SANGLE.

Selon un employé de l'hôpital de Saint-Brieuc souhaitant rester anonyme, le jeune homme "très baraqué" venait de traverser une phase d'agitation, "de celle où ils veulent tout casser". D'après cette même source, le patient était allongé sur le brancard non sanglé. Au bout de 10 minutes de trajet, à hauteur de la commune de Plérin, "le patient réussit à ouvrir la porte du véhicule", raconte Bastien Diacono, le procureur adjoint du tribunal de Saint-Brieuc.

Dans des circonstances encore indéterminées, le malade entraîne dans sa fuite l'ambulancier. Les deux tombent sur le bitume. L'ambulancier ne se relèvera pas. Le patient, lui, passe la glissière de sécurité sur le terre-plein central. Le jeune homme est percuté par une voiture arrivant en sens inverse.

______________________________ Extrait du site : http://ambulancier.over-blog.fr _____________

Notre avis :

Un problème parmi tant d'autres, mais cette fois-ci un collègue y a laissé la vie, ce qui confirme ce que l'on a toujours dit : nous ne sommes pas de simples "transporteurs" mais des professionnels de santé formés et diplômés. Ce ne sont pas des colis que nous prenons en charge mais des personnes, malades de surcroît, avec leurs différents problèmes et pathologies. Je n'ai jamais vu un chauffeur routier se faire éjecter de son camion par un colis qu'il transportait.

Le deuxième Hic c'est la transmission d'informations entre le personnel soignant et les ambulanciers... quand on voit qu'il faut parfois se "battre" pour avoir un minimum de relève. Sachant que le malade est sous la responsabilité intégrale de l'ambulancier, une fois la grille de l'hôpital franchie, il est donc nécessaire d'obtenir certaines informations à caractère médical. RAPPEL : les ambulanciers sont tenus au secret médico-professionnel, donc apte au secret partagé. Un malade psychiatrique ayant une phase d'agitation même calme sera sanglé au minimum d'une ventrale par précaution, car on le sait ce genre de patient est totalement imprévisible. Si les informations citées plus haut avaient été transmises, cela aurait certainement engagé nos collègues à sangler le malade et l'on aurait pu ainsi éviter ce drame. Dommage qu'une fois de plus il faut attendre un mort pour amener une réflexion sur le sujet.

Nos pensées accompagnent sa famille.
Sincères Condoléances.

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Les faits:

SAINT-BRIEUC. - « C'est une histoire hors norme. Avec cette affluence sur la RN12, on a frôlé une catastrophe plus grande encore. » Le procureur adjoint, Bastien Diacono et les secouristes restent marqués par la scène qu'ils ont découverte, samedi, peu après 13 h, à la hauteur de Plérin (Côtes-d'Armor). « Deux corps allongés de chaque côté de la quatre voies, il nous a fallu un peu de temps pour comprendre. »

Quelques dizaines de minutes plus tôt, une ambulance de la toute jeune société Urge ambulances revenait du centre hospitalier de Saint-Brieuc pour véhiculer un patient vers l'hôpital psychiatrique de Bégard, à 50 km. Un homme âgé de 27 ans doit y être transféré à la demande de sa famille. Quelques heures auparavant, il a tenté de mettre fin à ses jours, en voulant sauter d'un pont.

Un témoin a tenté de le stopper.

Alors que le véhicule est en route, le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière. Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express. Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans, qui reste à terre. Le patient, lui, se relève et entreprend de traverser la route. « Un témoin l'a saisi par le bras pour l'arrêter dans son élan », raconte un automobiliste. Mais l'homme réussit à traverser le rail de sécurité et à se lancer dans le flot de circulation. Une voiture le heurte brutalement. L'intervention des secours ne permettra pas de le réanimer.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours. Son collègue, conducteur, a, lui aussi, été hospitalisé, extrêmement choqué.

Transport à risque :

Pour Bastien Diacono, le représentant du parquet, « cela pose la question de la condition de transport de l'individu atteint de pathologie psychologique ». Pourquoi le malade n'a-t-il pas été attaché ? Sa dose de tranquillisants était-elle suffisante ?

« Nous ne sommes que des exécutants, témoigne Yann Kerleau, président du syndicat départemental des ambulanciers. Le transport est prescrit par un médecin avec consignes particulières. » Mais l'évaluation n'est pas toujours aisée.

« Ce sont des transports à haut risque, estime-t-il. Il n'est pas rare que nous ayons des problèmes avec des malades agités. » Son équipe a déjà été confrontée à une tentative d'étranglement, une agression... «Quand c'est une hospitalisation contre la volonté de la personne, j'oblige mes collègues à attacher les chevilles et les poignets. C'est plus délicat quand la personne est sensée et volontaire.»


Sébastien GROSMAITRE.

Ouest-France____________________________
Vos réactions sur le Forum :



le 08/07/2008 à 12h07
Condoléances à la famille de cet ambulancier, et encore une fois un grand bravo et merci, à tous ces hommes et femmes, qui mettent leur vie en danger, pour en sauver d'autres.
Moi, Chez moi

le 07/07/2008 à 21h17
J'ai moi un fils policier qui doit souvent transporter ce genre d'individu à Sainte Anne et qui a été blessé personne n'en parle.
Mimi, Val de reui

le 07/07/2008 à 20h58
Bonjour je suis CCA depuis plus de 20 ans. Avant les médecins discutaient avec les ambulanciers ; maintenant un ordre de mission, une prescription médicale de transport (bon de transport) et les ambulanciers débrouillez vous scandaleux!!! où va t on ? les ambulanciers sont la derniére roue de la charrette ; savez vous que nous sommes des transporteurs qui bénéficient de la convention collective des transports routiers !? un camion de bananes, de viande ou une ambulance : la même convention ! scandaleux ! j'aime mon métier mais actuellement il est temps que les différents ministéres de tutelle se réveillent en tout cas toutes mes condoléances attristées pour ce collégue qui a laissé la vie pour un "fada"' ; à qui le tour ?
Ambulancier catalan, Perpignan

le 07/07/2008 à 18h53
Étant moi même ambulancier , je ne peux qu'être ému et énervé en lisant cet article , car cela fait des années que l'on crie au loup en disant qu'un tel drame se produirait et on nous riait au nez , car parfois ces transports ce font même en Véhicule Sanitaire Léger... ce qui veut dire qu'il n'y a qu'un ambulancier dans le véhicule et que ce serait-il passé si le véhicule était allé percuter un car d'enfants ? Il est temps de réglementer correctement ce genre de transport mais encore une fois il faut un drame pour que l'on se penche sur notre métier ; malheureusement il est trop tard pour notre collègue , condoléances à la famille et bon courage.
Marpin, Saint-calais

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Commentaires

Merci pour votre bel hommage à mon ancien coéquipier, stéphane de saint-brieuc.

Ecrit par : STEPHANE | 31.08.2008

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Nous sommes aussi ambulancières dans le Pas de Calais, nous déplorons ce drame et nous présentons à la famille nos plus sincères condoléances. ENCORE UNE FOIS CE DRAME AURAIT PU ETRE EVITE

Ecrit par : aicha - peggy | 17.09.2008

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Je suis passée en voiture juste après le drame les pompiers ambulance et un corps sur la 4 voies étaient là près de nous, nous allions sur st brieuc... Dès que je lis cette histoire je revois ces images, j'ai un petit bonhomme de 20 mois et je pense fort à la femme de l'ambulancier qui a maintenant un enfant, j'espère qu'elle est entourée même si cela ne remplacera pas le papa... et courage à son coéquipier qui était dans la voiture pour continuer son travail.

Ecrit par : mary | 05.01.2009

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Merci Mary pour votre commentaire et vos pensées pour cet ambulancier et sa famille ; merci à vous aussi, son co-équipier d'ambulance qui m'a écrit et à qui je pense fort. Nous soutenons très fort, ambulanciers de toute la France, sa compagne veuve et son enfant. Chloé

Ecrit par : L'auteur de ce blog | 05.01.2009

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TOUTES MES CONDOLEANCES A SA FAMILLE JE SUIS MOI MEME AMBULANCIER...................

Écrit par : Thieulent | 06/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Oui, nous pensons à sa famille et son enfant qui a quelques mois maintenant. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Un beau métier mais quelles difficultés et quelle méconnaissance de la société sur ce métier souvent !! Un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. Toutes mes pensées pour vous. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 07/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Je suis aussi ambulancier et voulais signaler que notre profession comporte des risques malheuseument non reconnus. Je viens de perdre un collegue la semaine derniere d'un infarctus, il n'avait que 48 ans. Le stress de cette profession ne l'a pas aidé c'est sur.
Nous exercons ce metier par passion mais cela devient de plus en plus dur physiquement ainsi que mentalement.
Toutes mes pensées vont a la famille de Cyrille et de Jef.
Pascal

Écrit par : Pascal | 09/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Cyrille, 

mon pote, mon collègue,

cela va bientôt faire 4 ans que tu nous as quitté.
beaucoup, tellement de choses on changé depuis ton départ, 
si tu savais comme tu me manques
je ne peux m'empêcher de repenser à ce jour dès que je passe sur ces lieux maudits.
je ne sais pas pourquoi j'écris sur ce blog je pense que c'est un moyen d'exorciser ses vieux démons, une sorte de bouteille à la mer qui au fond de moi espère que ces mots te parviendrons.
Je voulais que tu saches que malgré le chagrin, la rage... j'ai tout fait pour sauver ce que tu avais eu tant de mal à créer...
Je m'excuse de n'avoir réussi. 
j'ai eu l'occasion de croiser ton fils, il est magnifique, il te ressemble.
rien ne sera jamais plus comme avant, j'en ai d'ailleurs quitté le métier, trop dur...
Bref tu nous manques à tous beaucoup, on ne t'oubliera jamais.

Écrit par : lukaz | 26/04/2012

Répondre à ce commentaire

 

Courage à vous Lukaz. Cyrille est parti si tôt. Ce métier est un beau métier mais si dur parfois et si peu aidé et protégé. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde et vous envoie mes meilleures pensées. Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 27/04/2012

 

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12/06/2008

Flashs-back de mon métier d'ambulancière. Vie et mort. Maladie et courage. Solitude et isolement. Regard sur un métier merveilleux mais peu reconnu.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



CHRONIQUES
D'UNE AMBULANCIÈRE________________ _________________ _________________ solitude,isolement,handicap,ambulance,deuil,anévrisme,ambulancier,dépression,suicide,écoute,métier,isère,taxi,vsl,musique,moto,accident moto,paraplégique,vie,combat,maladie,rééducation,courage,résilience,urgence,femme enceinte,perte sang,bébé,enfant,prise en charge,médical,médecin,hôpital,témoignage,vérité,blog,livre internet,édition,éditeur,vivant,avenir,espoir,tragédie,drame,perte,amputation,hospitalisation,peur





Ce qui me frappe le plus, ce sont la solitude et l’isolement de certains patients.

Un soir, nous avons été appelés en urgence avec mon coéquipier pour une dame qui faisait une hémorragie vaginale. Elle était assise par terre dans sa cuisine. Il y avait du sang près d’elle. Du sang qui s’était écoulé violemment de ses entrailles. Son bébé de quelques mois était posé près d’elle, impuissant et démuni face à la souffrance de sa mère.

Nous les avons emmenés tous les deux à l’Hôpital. Le père était, selon cette maman, incapable de s’occuper de l’enfant. Nous avons donc confié ce dernier au service de pédiatrie. La jeune mère n’avait plus d’amis, son mari n’étant pas pour qu’elle en ait et plutôt contre... Un mari en situation irrégulière, un mari à protéger dans la solitude d’une vie captive de l’amour.

Nous avons confié cette jeune personne aux Urgences gynécologiques et lui avons laissé en quittant le service quelques mots rassurants pour elle et son bébé.



Je me souviens aussi de cette jeune femme africaine, transportée il y a quelques semaines. Nous l’avons sortie d’un hôpital pour l’emmener dans un autre. Durant le voyage, j’étais à l’arrière de l’ambulance, auprès d’elle, et je l’ai écoutée. Elle était belle, sauvage et écorchée vive dans l’âme.

-J’ai fait une connerie”, m’a-t-elle dit. Ce qui voulait dire en d’autres termes qu’elle venait de faire une tentative de suicide.

Elle vivait dans une totale solitude. Une solitude d’isolement qui sentait la blessure du racisme. Elle pleurait son pays et ne se sentait en aucune façon intégrée dans sa petite ville de province. Elle m’a parlé de ce racisme vécu au quotidien, dans le travail et dans la rue. Pourquoi elle, si jeune et si belle. La couleur de sa peau envahissait tant le coeur des gens qu’ils ne voyaient plus cet être humain en face d’eux ? Je lui ai parlé de la communauté africaine implantée à cinquante kilomètres, dans la grande ville voisine. Pour tisser des liens. Refaire surface avec son identité culturelle. Mais elle n’avait malheureusement pas de voiture.

La dépression n’a pas de couleur et le désespoir peut hélas tomber sur chacun des habitant de la Terre, par-delà toute frontière et sous n’importe quelle latitude. Relever la tête et se battre, ne pas se laisser abattre, est le don du courage laissé à chacun de nous, que nous soyons noirs ou blancs, jaunes ou rouges.

Nous avons laissé cette jeune femme dans sa nouvelle chambre hospitalière. Elle allait pouvoir se reposer. Mais je savais en la quittant qu’un sourire était né dans son coeur, une étincelle d’espoir, une lueur allumée par notre échange.



Un après-midi, nous sommes allés dans un centre d’accueil spécialisé pour chercher une dame et l’emmener passer un scanner.

C’était une femme jeune, au visage d’ange. Elle était prostrée, paralysée ainsi depuis plus de dix ans.
-C’est une rupture d’anévrisme qui l’a frappée d’un seul coup. Elle était dynamique, pleine d’énergie, de projets et maman d’un petit garçon. Elle a eu un jour très mal à la tête et soudainement elle a disparu dans ce gouffre de la maladie.”

C’était sa soeur qui se confiait ainsi à moi...
-Notre vie dans la famille n’a plus jamais été celle d’avant.”
Elle sortit fébrilement des photos de son sac.
-Tenez, ce sont des photos de ma soeur. Regardez comme elle était belle et épanouie.”
J’ai regardé, très émue, ces photos d’une jeune femme de trente ans, heureuse de vivre. Je me suis dit en voyant ce qu’elle était devenue que la souffrance du Christ offerte sur la croix se poursuit inlassablement dans l’humanité martyre.

Cette crucifixion de la chair et de l’âme, cet écartèlement qui n’en finit plus au coeur de la vie, a commencé dans ma propre existence le jour où des hommes en noir ont cloué et fermé à jamais le cercueil de ma fille de trente mois. Pour continuer à vivre et pour exister pleinement, il faut apprendre à offrir sa souffrance pour qu’une transmutation s’accomplisse dans d’autres vies que la sienne. S’offrir comme un coeur ouvert et le donner aux Anges pour qu’ils le transplantent dans d’autres vies en détresse ou en perdition.

Un collègue m’a dit : “Tu vas t’essouffler. Tu verras, le métier d’ambulancier, c’est un métier de business. Il faut enchaîner les courses le plus vite possible, transporter les patients de façon rentable et puis savoir se préserver soi-même psychologiquement en gardant de la distance avec les personnes transportées. Un jour, tu te surprendras à regarder ta montre lors d’une urgence et à regretter que ce soit sur toi et ton collègue que ce transport est tombé... Un jour, tu te surprendras à penser que tel patient régulier qui sent tellement mauvais car tellement infecté... soit bientôt mort pour ne plus avoir à le transporter.”

”Jamais ! Tu m’entends !”, lui ai-je répondu. Non, cela jamais !

Faire ce métier dans un esprit de service, d’écoute, d’accueil et d’accompagnement du patient, donner un sourire, sourire sans compter, rassurer le malade, le laisser là où on devait le transporter et lui serrer les mains chaleureusement, l’écouter aussi, se taire lorsqu’il veut la paix... Voilà ce qui me motive.

La plupart des ambulanciers ont cet esprit de service. Ceux qui ne l’ont pas changent rapidement de métier ou alors ils se fabriquent une carapace à travers laquelle n’apparaissent plus que des gestes formels et standards.

Le collègue dont je parlais précédemment et qui veut me faire croire que je vais vite changer dans ma façon d’appréhender le métier... ce même collègue est un jeune homme qui sait faire rire les malades. Il sait leur donner de la joie avec son humour naturel. Il se tient proche du malade, scrutant son état de santé, et il est capable, au jugé de ses observations, de me demander de conduire plus rapidement, si c’est moi qui tiens les rênes de l’ambulance, afin que le malade souffre moins longtemps.

Un jour où nous travaillions ensemble, nous avons dû transporter une jeune femme qui venait de subir une césarienne. Il m’a avoué ensuite que cela lui faisait toujours quelque chose de transporter des personnes jeunes.

C’est pour cela que je crois en l’Humanité. C’est parce que même si un être humain dit qu’il se protège de la souffrance d’autrui, qu’il est détaché et éloigné de tous les maux de ses frères humains... il peut être aussi tout le contraire dans les actes concrets.




La Toussaint et le jour des Morts viennent de passer. Les fleurs ont réchauffé les tombes dans les cimetières.
J’ai travaillé durant ces deux jours en ambulance.

Nous sommes allés chercher un homme paraplégique pour le transférer d’un hôpital à un autre.

-Cela fait treize ans que j’ai eu cet accident de moto qui m’a coûté mes jambes, mais vous savez, me dit-il, j’ai plus appris de la vie depuis cet accident que dans mon existence d’avant.”

Cet homme prénommé Serge avait l’oeil vif et son sourire était empli d’enthousiasme envers la vie. Il était, me semblait-il, empli de dynamisme, de volonté et d’ardeur de connaître et d’apprendre. Il passa de notre brancard à son lit sans avoir besoin de notre aide, glissant ses jambes inertes à une rapidité impressionnante.

Dans l’ambulance, nous avons parlé de musique, de clavier, de Jean-Sébastien Bach. Je lui ai dit que j’étais violoniste et que je faisais aussi des concerts. Il m’a confié alors qu’il avait un rêve : apprendre le piano pour arriver à jouer un morceau, la Toccata de Bach.

Je me suis dit qu’être capable d’apprendre à jouer d’un instrument pour interpréter une seule partition, unique et magnifique, c’est comme un grand amour. On peut tout quitter pour lui. Pour une seule personne, une seule sur la Terre, on peut quitter son pays, ses amis, sa famille, aller au bout du monde pour rejoindre l’oasis de son coeur. Pour un seul être, on peut tout apprendre. On peut apprendre à naviguer, à voler dans les airs, à piloter sa vie... apprendre à aimer, muter pour aimer.



La veille de la Toussaint, nous avons emmené un homme âgé qui se trouvait dans une maison de retraite. Il était tombé et il y avait un risque de fracture du col du fémur. Nous l’avons placé dans un matelas coquille afin de lui éviter tout mouvement et pour qu’il ne souffre pas trop aussi pendant le transport vers les Urgences. Lorsque j’ai rempli ses papiers pour la prise en charge, comme nous le faisons pour chaque malade, j’ai remarqué qu’il y avait une note écrite sur la fiche de liaison : “Deux enfants DCD”... Décédés... Il avait perdu ses deux enfants adultes durant la même année !

Une vague de compassion a traversé mon âme et j’ai prié pour cet homme qui restait maintenant tout seul dans cette demeure de fin de vie, veuf et orphelin de ses deux enfants. Je lui ai parlé un peu pendant le transport. Je lui ai dit qu’il avait un beau prénom, celui d’un ange. Le prénom d’un homme qui a tout donné. D’autres auraient écrit... “qui a tout perdu”. Perdre, c’est vivre dans le vide et le néant. Donner, c’est transmuter ses souffrances et les offrir pour que le meilleur advienne.

J’ai compris dernièrement que je ne suis pas vraiment loin de ma fille défunte. La distance qui me sépare d’elle est infime dans le temps de l’infiniment grand de l’univers. Dans soixante-dix ans et peut-être avant, ma vie se terminera et alors je retrouverai Océana et toutes les personnes que j’ai aimées et qui sont parties. Lorsque je regarde le monde tourner et la vie danser autour de moi, je me dis sereinement que dans cent vingt ans, aucun être humain vivant aujourd’hui ne sera plus. Le bébé qui naît aujourd’hui, la femme mère de cinq enfants, le chef de famille qui pense gouverner les siens, le collégien qui apprend, le salarié qui trime... tous seront morts. Et d’autres humains auront pris la relève d’une nouvelle humanité.

C’est pour cela que l’important, c’est de vivre sa vie pleinement, de manière à l’enrichir, à la fleurir, à lui donner les ailes de l’Amour.

Laisser tomber le superflu, le “je m’en foutisme”, l’égoïsme, les regrets où l’on se noie, la nostalgie qui freine la vie, les querelles inutiles, les conflits imbéciles... encore que parfois ces derniers soient nécessaires... et vivre le temps qui nous reste avec tous ceux qui demeurent encore vivants.


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(Fragments de mon ouvrage paru en 2003,

mais épuisé à ce jour : "Transports d'âmes et d'hommes").


POUR LIRE TOUS MES ARTICLES

SUR LE MÉTIER D'AMBULANCIER, MON MÉTIER :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/

10/04/2008

SOS d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble

LE PREMIER ARTICLE DE CE BLOG !!

 

images-10.jpegBonjour à vous qui me lirez. Je jette cette bouteille-blog à la mer. Pourquoi ? Parce que je vis des choses trop difficiles pour les garder dans mon coeur. Et aussi pour donner du courage à d'autres en donnant l'exemple de ne pas sombrer. Il y a eu aussi trop d'injustices ces derniers temps dans ma vie pour ne pas en parler.

Je suis conductrice de taxi spécialisé pour handicapés physiques et mentaux ainsi qu'ambulancière diplômée. Après un congé parental de trois ans, j'ai repris le 3 mars un travail en contrat à durée indéterminée. Je suis la maman solo d'un garçon de trois ans et de deux filles de quinze ans, recueillies en Roumanie et au Bénin.

Je transportais six fois par semaine trois jeunes et adolescents handicapés mentaux dans mon taxi, pour les emmener dans un IME ou les ramener à leur domicile. Le trajet total pouvait durer une heure et demi avec eux, selon les bouchons. Le 11 mars, un des ados m'a frappée violemment, se jetant sur moi sans raisons. J'ai pu stopper le taxi et arrêter le jeune par la voix et l'autorité dont j'ai fait preuve. Puis je suis repartie. J'ai pris la voie rapide et là, de nouveau, il s'est jeté sur moi et m'a frappée par de violents coups de poings, très agressifs. J'étais à 110 kilomètres heure sur l'autoroute et j'ai eu très peur. Je ne pouvais pas me défendre et il fallait que je garde la maîtrise du véhicule. J'ai crié pour qu'il arrête. Il s'est mis sur le côté et n'a plus rien fait. J'étais en larmes et très choquée. j'ai appelé les pompiers sur le portable et ils m'ont conseillée.

Arrivée à l'IME, j'avais très mal à l'épaule droite et j'étais très perturbée psychologiquement de ce que je venais de vivre. Je suis allée le signaler au directeur de l'IME, lequel a été plutôt froid, me disant que si je ne faisais pas l'affaire, il fallait réfléchir et qu'il payait "assez cher ma patronne pour que ça se passe bien".images-11.jpeg

Il faut dire que j'étais à l'essai pendant un mois jusqu'au 2 avril. Je suis allée aux Urgences, où ils m'ont gardée plusieurs heures, car je me sentais mal et j'avais des signes de faiblesse cardiaque (douleurs au bras gauche, à la poitrine, opression, malaise). Une psychologue est venue m'entendre. La patronne m'a appelée, affolée. Elle m'a fait comprendre que je devais reprendre le plus tôt possible, car sinon elle ne pourrait pas me garder, car elle perdrait des contrats. Elle m'a avoué aussi que ce jeune l'avait déjà frappée, d'un coup de poing, mais elle ne l'a plus jamais redit par la suite, gardant cela pour elle. Elle s'était aussi bien gardé de me le signaler avant, afin que je me méfie. Ce jeune autiste qui m'a frappé est très costaud et déjà d'un certain gabarit. Sa maman voulait qu'il soit placé devant dans la voiture, donc il était assis sur le siège passager.

Pour arranger la patronne, je n'ai pas utilisé tout mon arrêt d'accident du travail, un jour seulement, et j'ai repris le travail le surlendemain. La patronne m'a demandé de transporter à nouveau le jeune qui m'a agressée, mais en le plaçant à l'arrière du taxi. Une semaine après, je recevais un coup de poing de sa part, dont j'ai fais part à la patronne. Deux jours après ce coup de poing, il sortait son sexe à l'arrière et le montrait à l'autre jeune autiste. Il semblait très agité et je l'ai signalé. Enfin, le 25 mars, après avoir ramené à leur domicile ses deux camarades, je me suis retrouvée seule avec le dénommé Killian. Nous étions à la sortie de Vif, près de Grenoble. Il s'avance, tirant sur sa ceinture, et m'attrape par derrière pour me secouer et puis me frappe à la nuque et en haut du dos violemment, côté droit. Je m'arrête sur le côté et sors de la voiture. J'avais déjà onze heures d'amplitude de travail et avais eu une dûre journée, depuis sept heures du matin, prise du premier client. Là, il était six heures du soir et je devais aller chercher mon fils à la crèche après.

J'appelle les pompiers, lesquels ont appelé ma patronne. Je dis à celle-ci que je ne peux pas continuer comme ça, que c'est trop dangereux et que je suis très choquée. Elle essaye de joindre les parents du jeune, sans succès. Elle me propose de venir, mais que dans ce cas, je dois aller faire une course sur l'hôpital, en remplacement, à plus d'une demi-heure d'ici. Je n'étais pas en état et de plus, je pensais à mon fils. Alors je lui ai dit non pour l'hôpital. Elle m'a dit : "Dans ce cas, tu prends sur toi, et tu l'emmènes." J'ai accepté.

Dix kilomètres plus loin, Killian se précipite sur moi de l'arrière et m'assène un grand coup vers les cervicales, à droite du cou. Je crie pour qu'il s'arrête. Là, je stoppe le taxi. La patronne me rappelle ; je lui dis que je me suis arrêtée sur le bord de la route et que j'attends les parents sur place. Je ferme le taxi et je sors à l'extérieur, laissant Killian dedans. Je suis très mal, je pleure, très choquée, désemparée.

La maman arrive au bout d'un moment et sans un mot de réconfort ou de compréhension, me crie dessus en sortant son fils du taxi. "C'est une question d'autorité. C'est de votre faute. Vous ne savez pas y faire. Depuis quinze jours, tout va mal à cause de vous. Mon fils n'a jamais fait ça avec personne."

images-8.jpegJe l'ai laissée dire. C'est une maman qui a un jeune handicapé adolescent, autiste, avec des comportements difficiles, des gestes qui vont dans tous les sens, qui ne communique pas. Killian grandit. Ses parents sont inquiets au fond d'eux, car voyant ces réactions, ils ne veulent pas y croire. Déjà lors de la première agression, sa mère a dit : "Non, ce n'est pas vrai, mon fils n'aurait jamais fait cela." À tel point que ma patronne m'a appelé, le 11 mars, me disant : "Chloé, il faut le dire si c'est grave ou pas. Si c'est pas grave, ça rassurera la maman, car elle a peur qu'on lui donne des médicaments, qu'il n'a jamais eu encore." Cela m'a choquée. Je me suis sentie reléguée au rôle de menteuse ou de profiteuse du système, qui simulerait une agression pour avoir un accident de travail en poche. Je venais de passer des heures aux Urgences et on ose me demander si ce n'est pas grave..... !!!!!?

Le soir du 25 mars, je suis allée chez le médecin. J'ai été arrêtée une semaine. Je suis revenue travailler le 1er avril. Tout s'est bien passé. La patronne m'a dit que je ne referais plus le transport de Killian pour l'instant.

Et puis le 2, elle me dit de passer chez elle. Elle devait me donner ma paye. Elle me dit : "J'ai une mauvaise nouvelle. Je ne te garde pas." Elle a ajouté : "Je suis très contente de toi. Il n'y a rien à redire. Mais je ne peux pas te garder. Un jour, tu sauras peut-être pourquoi. Mais je ne peux pas t'expliquer." J'étais effondrée. C'était, hélas, le dernier jour de mon mois d'essai.

Tout cela pour en arriver là ! Ces agressions difficiles à gérer depuis un mois et puis voilà... Plus rien. Je perds mon travail. En plus, depuis janvier, ma patronne m'avait fait promettre de bien être présente pour elle début mars, aussi j'avais refusé une autre proposition de travail pour ne pas la trahir. Et là, je me sens trahie, à un point inimaginable. Car je sais au fond de moi que mon départ a un lien avec les agressions et... c'est injuste.images-12.jpeg

Cela s'est passé il y a une semaine. J'ai su depuis qu'on ne peut pas renvoyer un salarié durant des soins encore en cours après un accident du travail, même dans le cadre d'une période d'essai.

Le Syndicat des Taxis m'a lancé de son côté : "Madame, vous apprenez à l'examen que personne ne peut vous obliger à prendre dans votre véhicule un individu que vous ne désirez pas transporter."...........

Les responsables du Syndicat  ont oublié de souligner que la majorité des taxis sont patrons... pas salariés !!! Et qu'un salarié taxi n'a qu'à se taire et accepter toute course que lui demande son patron.


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73980169.jpgDepuis, il y a d'autres choses très difficiles dans ma vie.

Mon coeur est trop gros pour que je vous en parle tout de suite.

Mais mon fils vient de perdre son papa, qui devait être opéré lundi soir, d'une tumeur cancéreuse, à la Clinique des Cèdres à Échirolles.

Il est mort sur la table d'opération d'une erreur chirurgicale.
La tumeur était proche d'une artère, laquelle a été sectionnée.
Il s'est vidé de son sang. Parti inconscient.

Je dis erreur, ou faute médicale, car ils le savaient que la tumeur était grosse. Ils ont essayé, malgré tout, l'opération pour le sauver, mais au final, on lui a enlevé ses derniers moments.

Le père de mon fils avait 47 ans et mon fils l'aimait.
"Mon papa, c'est mon papa. Ce n'est pas le papa d'autres enfants. C'est mon papa."

Une psychologue m'a dit : "Maintenant, vous êtes liés à jamais avec cet homme, par le ciel et la terre, en cet enfant, votre enfant. Plus tard, il dira à ses enfants : Voilà, c'était cet homme et cette femme qui se sont aimés et qui ont fait que je suis venu."

Un grand trou dans mon coeur s'est creusé quand j'ai annoncé le décès de son papa à mon fils.

Hier, il l'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants.

Yourdine l'a regardé un court instant. Il a vu ses yeux fermés. Que son père ne parlait plus. Il m'a vu poser des roses près du corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance.

Mon ex-compagnon, étendu sous un drap, était à l'endroit où se trouvait Océana, la fille que j'ai perdu il y a onze ans.

C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de mon fils. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée. Hier soir aussi, poussant son assiette : "Je veux mon papa."

Chloé LAROCHE

Voir mon article : "Ultime adieu au père de mon fils" :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/11/

adieu-au-pere-de-mon-fils.html


et l'article concernant les agressions sur les ambulanciers :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/15/

pour-cyrille-jeune-ambulancier-decede-mon-temoignage-d-ambul.html

NOTA : la photo de l'enfant est celle d'un petit garçon d'Inde ; ce n'est pas celle de mon fils.

 
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