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01/11/2012

Mon témoignage sur le métier de Taxi médical. Je vous parle de ma vocation tournée vers les souffrants, dans le respect et l'écoute d'autrui.

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Ce soir, je vais vous parler de mon métier.

Je suis Taxi médical... Taxi sanitaire... Taxi employée dans une société d'ambulances.

En fait, pour faire ce métier et obtenir une place de cet ordre, il faut nécessairement posséder le diplôme de Taxi mais aussi avoir une formation d'ambulancier, de préférence.

Je transporte donc des personnes malades, âgées, handicapées, dialysées, cancéreuses, accidentées et bénéficiaires du "cent pour cent" de prise en charge de la Sécurité Sociale pour une maladie grave, longue maladie ou pour un accident du travail.

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J'ai démarré à l'époque comme ambulancière novice dans une boîte d'ambulances qui a aujourd'hui coulé, à cause du fait qu'un des frères dirigeants s'est débrouillé pour ne pas payer les cotisations retraite de ses salariés durant plusieurs années.

Ils m'ont donné la chance à l'époque de me former à ce métier passionnant. J'ai vite été mise en binôme avec un cadre qui faisait dix urgences par jour. Mon sentiment à l'époque est d'avoir été jetée à l'eau sans savoir nager.

J'ai accompagné de dix à douze heures par jour des personnes en fin de vie, des hémorragies, des personnes atteintes de septicémie, d'infarctus, de cancer en phase terminale, de dépression avancée.

Mon "salut" a été que j'ai pu écrire un livre de témoignage sur un an d'ambulancier. J'avais ce besoin de faire appel au collectif pour partager la souffrance du monde. J'écrivais pour laisser la trace d'un métier si beau, si dur et méconnu, non reconnu surtout. Mon livre, épuisé aujourd'hui, s'appelle : "Transports d'âmes et d'hommes". 

Depuis, j'ai travaillé dans le domaine du TPMR : "transport de personnes à mobilité réduite", avec conduite de fourgons aménagés pour pouvoir monter à bord des fauteuils électriques et très lourds, non portables par des humains ni transportables en ambulances.

Et puis j'ai aussi passé le diplôme de Taxi en 2003 avant de passer le diplôme d'ambulancier. Le diplôme de Taxi est obligatoire depuis 1995, avec une épreuve nationale et une épreuve départementale, dont un examen de la conduite avec deux inspecteurs dans le véhicule. C'est la Préfecture qui nous délivre ensuite notre carte de Taxi, avec obligation de formation continue et d'examen médical régulier.

Lorsqu'on a réussi le diplôme de Taxi, on peut ensuite soit devenir artisan Taxi à son compte, soit devenir salarié d'une entreprise de Taxi tourisme ou commerce, soit devenir Taxi dans une boîte d'ambulances (avec une formation complémentaire).

Il m'arrive dans le cadre de mon emploi de Taxi médical de transporter des personnes handicapées en fauteuil manuel, lequel peut se plier et se placer dans le coffre de la voiture. Il me faut aider la personne à se placer sur le siège de la voiture en quittant son fauteuil roulant, en la soutenant et en la guidant parfois dans ses mouvements.

J'ai accompagné il y a quelques temps une personne accidentée dans un accident d'avion, rescapé miraculeux d'un drame terrible. Avec le temps, l'ayant vu au départ avec deux moignons et les deux jambes estropiées, j'ai eu la joie un jour de le voir debout, avec deux prothèses installées par des personnes très compétentes, deux nouvelles jambes et pieds entièrement confectionnés  par la main de professionnels médicaux.taxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi,alp'azur ambulance,isère,médecine,hôpital,clinique,rendez-vous,traitement,chimiothérapie,guérison

Le courage des humains est parfois si grand et leur force intérieure de vie si riche que les anges eux-mêmes n'en reviennent pas parfois...

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En tant que taxi médical, ma mission est de rendre agréable un transport imposé par un traitement souvent lourd... chimiothérapie, radiothérapie, dialyse, transfusion, rééducation de kiné, piqûres dans les yeux, etc. Souvent, pendant que je conduis, j'écoute la personne qui se confie mais une communication s'établie aussi, avec un échange sur la vie, sur nos vies et aussi sur les choses banales qui rendent plus légers le drame vécu par le patient que je transporte. Notre passager confie sa vie à notre professionnalisme sur la route. Il souhaite rentrer chez lui assez rapidement mais en douceur, d'où l'obligation d'adopter une conduite souple et zen, avec une anticipation des dangers continuelle et une concentration de tous les instants.taxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi

On doit aussi pouvoir faire face à des crises d'épilepsie, d'angoisses, cardiaques, malaises divers... en gardant son sang-froid et en sachant faire les gestes justes.

Souvent, nous retrouvons les mêmes personnes à transporter dans la semaine... mais de mois en mois, de nouvelles personnes arrivent pour être transportées alors que d'autres ont terminé leur traitement. Nous savons alors que ces dernières vont vers leur guérison et une santé bien meilleure, ce qui rassure et emplit de sérénité.

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Si ce métier vous plaît, alors n'hésitez pas à le choisir... Il faut aimer rendre service et aussi... aimer conduire, être zen et très calme. Savoir aussi prendre sur soi et posséder un certain courage.

Merci de m'avoir lue.

Chloé Larochetaxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi,alp'azur ambulance,isère,médecine,hôpital,clinique,rendez-vous,traitement,chimiothérapie,guérisontaxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi,alp'azur ambulance,isère,médecine,hôpital,clinique,rendez-vous,traitement,chimiothérapie,guérisontaxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi,alp'azur ambulance,isère,médecine,hôpital,clinique,rendez-vous,traitement,chimiothérapie,guérison

 

 

 

 

 

12/04/2012

Mon blog a quatre ans... Partager ses paradis à travers les enfers qu'on peut vivre. Au travers des enfers dont on peut se sortir, offrir sa part de force, d'énergie de vie et de paradis.

MON BLOG A QUATRE ANS_____________


Il y a quatre ans exactement, quand j'ai démarré ce blog, je vivais un cauchemar, pas le premier de ma vie, loin de là, mais là, en avril 2008, arrivaient de nouvelles épreuves.

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Je me suis fait frapper dans mon taxi par un handicapé mental psychotique lourd que je conduisais et qui était assis à côté de moi au volant. J'ai été par deux fois frappée sur la même course, dont l'une sur l'autoroute, avant d'atterrir aux Urgences et après avoir maîtrisé le véhicule à 110 km/heure. Puis quelques jours après, j'ai reçu d'autres coups violents donnés par le  même individu placé cette fois à l'arrière du taxi, sur ordre du patron. Aucune mesure de protection n'avait été mise en place, malgré les avertissements  d'un médecin.

Ma plainte n'a jamais abouti, le Procureur jugeant peut-être que l'on ne porte pas plainte contre un handicapé mental. Ce n'était pas mon propos d'avoir gain de cause contre une personne handicapée, mais surtout de faire prendre en compte que cet individu pouvait être dangereux et avait besoin de soins appropriés, vérité que ses parents ne voulaient pas entendre, me traitant d'incapable et de menteuse.

J'ai perdu mon travail dans les jours suivant ces agressions. Le père de mon fils est décédé cinq jours après, le 7 avril 2008, sur la table d'opération où il devait être libéré d'une tumeur cancéreuse.

Trois jours après naissait ce blog...

Ce terrain d'écriture et de communication m'a permis de renouer le fil de ma vie aux fils de mes lecteurs, lien ténu mais solide représentant le monde, la vie et la compréhension d'autres personnes, dans le désert que je traversais alors, avec un enfant de trois ans, mon fils devenu orphelin de père, et deux jeunes orphelines dont je m'occupais.

Ce blog m'a permis de tendre la main -à travers mon coeur brisé- vers d'autres douleurs, d'autres résiliences, d'autres chemins de croix.anniversaire,blog,résilience,femme,agression,handicap,taxi,ambulance,chauffeur,protection,choc,violence,chômage,emploi,mort,deuil,société,actualité,force,vie,courage,maman,paradis,enfer,espoir,avenir,communiquer,écrire,partager,silence,enfant,amour,altruisme,sensibilité,résistance,raymond aubrac,lucie aubrac,souffrance,offrande,don

Je souffre encore des coups reçus, du chômage revécu malheureusement depuis en 2010, après un nouvel emploi reperdu, sur fond de harcèlement moral et après avoir vu partir un autre patron, très apprécié et viré sans pitié par le rachat d'une grosse boîte. Je souffre de ce monde si plein de cruauté et de violence, de toutes les utopies envolées sur l'espoir d'une humanité perdue et de ces blessures béantes que sont les deuils et les absences définitives de ma première fille, du père de mon fils, d'amis et amies partis si vite là-haut, de ma famille sans vie. 

Je souffre de constater combien l'innocence est crucifiée, combien les enfants peuvent souffrir en ce monde, torturés, tués et maltraités... malheureux et seuls, bien souvent, la parole baillonnée.

Mais offrir nos souffrances est la finalité de nos existences. Offrir et s'offrir à l'espoir, à la vie. Penser aux vies envolées comme des colombes  vers le ciel béant de joie et d'amour.

bul0167.jpgJe crois que le mieux est de partager ses paradis à travers les enfers qu'on peut vivre. Je crois qu'au travers des enfers dont on peut se sortir, on doit offrir sa part de force, d'énergie de vie et de paradis intérieur à ceux qui souffrent encore.

C'est la raison de ce blog.

Malgré tout, il faut garder la flamme de l'espoir intacte, comme l'ont fait les Survivants des Camps de Concentration.

Comme nous l'ont enseigné inlassablement Lucie et Raymond AUBRAC. "Au-delà des sacrifices de la Résistance, ce qui laisse une trace c'est l'espoir", disait Raymond AUBRAC SAMUEL.


Chloé LAROCHE

 

07/11/2010

Nous appartenons aujourd'hui à un monde où le mot RECOMMENCER prend tout son sens dans le nombre effarant de séparations, divorces, licenciements, pertes de travail ou de toit, pertes à tout va.

k2501435.jpgBonjour à tous et toutes,

Nous appartenons aujourd'hui à un monde où le mot RECOMMENCER prend tout son sens dans le nombre effarant de séparations, divorces, licenciements, pertes de travail ou de toit, pertes de revenus et perte de toute une vie.

Certains se relèvent vaillamment mais péniblement de ces épreuves, d'autres rebondissent avec brio et énergie et puis d'autres en ont assez et sombrent dans les mares froides et sombres de la peur, de la désillusion, de la dépression, du retrait, du dégoût de tout, du laisser-aller, etc.

On peut comprendre l'homme blasé devant l'amour, depuis que sa femme l'a laissé tomber avec ses deux enfants, pour vivre "à fond" un nouvel amour... On peut comprendre ses paroles cyniques et sa colère.u17939304.jpg

On peut comprendre que celui qui a perdu son emploi après des mois de harcèlement moral n'ait plus envie de rebondir et attend lentement que le travail vienne à lui, que le moral revienne. Il a perdu le feu sacré de celui qui a donné son coeur au travail et qu'on a donné en pâture au mépris, au rejet, à la méchanceté gratuite.

NVS3188.jpgOn peut comprendre que telle femme en ait assez après avoir été agressée dans son emploi par un client et qu'ensuite, après avoir été virée -parce que ça faisait "plus propre"- de son emploi.... elle entende des propos ignobles deux ans et demi plus tard dans la bouche de son nouveau chef, dans un nouvel emploi : "Vous savez, c'est normal qu'elle ait des problèmes ici. Elle en avait déjà dans son travail précédent." Rebondir veut dire quoi alors ? Penser qu'on s'est reconstruit, qu'on va être guérie de cette agression, d'autant qu'il y en a déjà eu encore une autre avant, dans un autre emploi : l'attaque d'une bande.... Juste savoir que certains métiers sont à risques... mais qu'à notre époque une victime devient suspecte d'être agressée et qu'il faut être lisse de partout dans ce monde.

L'univers de l'entreprise est malheureusement un repaire de requins où recommencer devient un jeu de pistes afin de découvrir le patron qui sera plus humain que les autres.

PAA174000078.jpgNotre monde n'accepte plus que recommencer ne nous parle pas car aujourd'hui une personne qui n'aura pas plusieurs métiers successifs dans sa vie, plusieurs postes successifs, ne survivra pas.

Et ne parlons pas du domaine de l'amour. C'est un terrain miné et encadré par les recommencements !

Alors voici pour vous ci-dessous ce petit texte que j'aime beaucoup.

Et bons recommencements à tous !.................

 

Chloé LAROCHE

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Recommence !


"Recommence même si cela te coûte

même s'il faut en payer le prix,
même si tu sens la peur au plus profond de toi.

Recommence même si une illusion s'éteint,

même si tes engagements sont difficiles à tenir,
même si on ignore tes efforts.

NVS3188.jpgRecommence pour donner le meilleur de toi-même

avec enthousiasme et confiance,
comme si tu ressuscitais chaque matin.
Recommence pour rire et offrir
du soleil par tous les temps,
avec joie et avec amour,
comme s'il y avait toujours de quoi se réjouir.

Recommence pour transformer l'existence

avec l'espoir du dialogue
pour jeter des ponts par-dessus les séparations (...)."

(Texte d'une lectrice anonyme du magazine "Prier" du 09/2003)

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INFO DE LA CRÉATRICE DE CE BLOG, CHLOÉ LAROCHE :

 

D'où viennent les photos illustrant les articles de mon blog ? Je fais un gros travail d'illustrations de mes textes avec comme source d'inspiration le site Fotosearch qui, "grâce à son moteur de recherche d'images, vous fait économiser du temps en vous permettant, sur un seul site web, de chercher parmi plus de 7,7 millions d'images de plus de 100 éditeurs de banques de photographies, d'illustrations et de séquences vidéo". Il y a beaucoup de photos libres de droits sur ce site, énormément. Sinon, je mets aussi parfois mes photos... considèrant que l'art est partage. Mes textes sont partagés et aiment ce mariage entre leur sens et le sens des photos choisies. Si un lecteur souhaite que j'enlève une photo et motive sa demande, qu'il me contacte. Merci à tous de votre intérêt pour mon travail.


Chloé LAROCHE____________________________________________________________________________________________________

31/01/2010

Dans notre coeur, le centre de réinsertion Ozanam à Vaulnaveys-le-Bas, brocante hebdomadaire permanente près de Grenoble.

defaultKqDLcB.jpegBonsoir à tous et toutes,imagesa8aTC4.jpeg

Je souhaiterais vous parler ce soir du centre de réinsertion d'Ozanam et de sa brocante permanente se trouvant à Vaulnaveys-le-Bas dans l’Isère.

Ce centre s’apparente à l’esprit d’Emmaüs mais il offre un accompagnement supplémentaire aux personnes en détresse accueillies, grâce à l’aide d’éducateurs spécialisés qui apportent un projet de réinsertion à chacune de ces personnes.Copie de imm017_19A.jpg

imagesCQICit.jpegCe centre accueille depuis 1973 des personnes en détresse, en désintoxication ou dans une rupture sociale totale et propose une réinsertion par l’emploi dans le cadre d’une activité du réemploi. Mais Ozanam fonctionne comme brocante depuis déjà cinquante ans !

lop02146.jpgUn objet qu’on réemploit, c’est un objet récupéré et parfois réparé, embelli, amélioré... qu’on peut remettre en vente à un prix modique... pouvant satisfaire les revenus les plus modestes. C'est ce que propose Ozanam.

Dans le cadre de cette réinsertion par l’emploi, il y a à Ozanam des ateliers de récupération où les personnes aidées dans le centre viennent travailler, ainsi que des ateliers d’espaces verts, des activités de récupération de meubles et objets réutilisables et l’activité vente au magasin.BCP031-11.jpg

Un jour dans mon métier d’ambulancier, j’ai emmené un homme dans ce centre.resize_S84811_Tagora_P154911.jpg
J’ai écrit ce texte pour lui et pour Ozanam :

bxp26172.jpgEn revenant sur ma ville de départ après un voyage vers Mégève, le bureau m’a envoyée à l’Hôpital psychiatrique de Grenoble pour transporter un patient. 

Je suis donc allée le chercher dans un des multiples pavillons de cet Hôpital. Le monsieur en question rentrait chez lui après une hospitalisation. Il était assez jeune, les cheveux en bataille, avec une barbichette et une moustache à la cosaque.

L’infirmière a fermé la porte à clé derrière moi en attendant qu’il réunisse ses affaires. Un patient s’est approché de moi en me disant :
-C’est bien que vous l’emmeniez. Comme ça, il n’aura pas à prendre le bus.”

Mon patient est revenu avec son sac. Il était ému de partir. Un jeune qui était là lui a dit : “Tu t’en vas mais tu restes dans notre coeur, dans notre tête.”imagesTfWByE.jpeg

77661.jpgDans ma voiture ambulance, pendant le trajet, je le sentais perdu. Il pleurait doucement. J’ai alors engagé la conversation.

-Je suis russe,” m’a-t-il dit. “Je ne parle pas bien le français.”

Malgré tout, il a eu envie de me parler de lui. J’ai appris qu’il était dans la région depuis un an, recueilli dans un système ressemblant à celui d’Emmaüs : le centre d’Ozanam. Il semblait désemparé, avec beaucoup de soucis dans sa vie personnelle et peu d’argent de surcroît pour équilibrer sa liberté et revendiquer son indépendance.

imagesI8fk9h.jpegEn le déposant à la communauté, je lui ai souhaité bonne chance sur la route de la vie. Il m’a quittée avec un sourire triste, mais un sourire tout de même.INGHDYRM0033.jpg

_____________ J’aime aller dans ce lieu et mon fils adore y aller depuis l’âge de trois ans, comme s'il entrait à chaque fois dans la caverne d'Ali Baba. Il chine comme moi, trouve des livres, des cassettes vidéos, des jeux épuisés dans le commerce, de jolis pulls et de beaux verres décorés dans lesquels il aime boire.

imagesi7xICo.jpegimagesXntUo5.jpegMa fille adoptive Julia aime aussi cet endroit et regarde ce lieu avec des yeux curieux, de cette curiosité que possèdent les enfants venus d'ailleurs, avec cet émerveillement sur un seul objet trouvé et emporté avec soin au domicile, tel un livre dont le titre attire les rêves ou comme une peluche qui rend les nuits douces.

tb737113.jpgMoi, j’y ai trouvé de la vaisselle à partir de dix centimes d’euros, une machine à laver (à partir de 80 euros), des étendages, un caddy, des livres, des cassettes audio, des disques vinyls, une chaîne hifi, des meubles, un divan, deux lampes, des chaussures, des vêtements, des couvertures, des poupées de collection, des tableaux, un tapis et... un très bon accueil de la part des personnes réinsérées et de celles qui encadrent la vente au magasin.imageshwS5fy.jpegimagesgUjvDo.jpegimagesto7rkw.jpeg

imagespxyWPj.jpeg___________ J’aime faire découvrir ce lieu à des amis car plus il sera connu et plus des gens penseront à garder leurs objets pour venir les donner à Ozanam au lieu de les jeter. Et plus des gens viendront acheter à Ozanam pour redonner vie à des objets et des meubles qui ont une âme et du vécu.imageshTrYQp.jpeg

imagesscucBT.jpegLe magasin est ouvert au public les samedis et mercredis de 10 h à 18 h. Il se situe au n° 200 de l'avenue de Vaulnaveys à Vaulnaveys-le-Bas, entre Uriage et Vizille. Le mail du centre Ozanam est : imagesAhW4aA.jpegozanam.vaulnaveys@wanadoo.fr

Leur téléphone est le : 04 76 89 17 84

Chloé Laroche

__________________ P.-S. ajouté le 25 décembre 2010 :

J'ai promis à l'équipe d'Ozanam... (qui ont été contents de mon article pour eux)...
de donner les coordonnées de leur site.
Le voici : http://ozanam-grenoble.com. Heureux Noël à tous, aux responsables et à tous les bénévoles et résidents.
Chloé

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30/09/2009

Démission contre harcèlement et enfer au travail. Partir ou mourir : c'est parfois un choix nécessaire. Mes propos sur les suicides d'employés de France Télécom, d'enseignants, de policiers, d'agriculteurs et de salariés au bout du rouleau.

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k0134461.jpgVous êtes le VINGT-QUATRIÈME SUICIDÉ de l’entreprise France Télécom. Il y a eu vingt-quatre suicides depuis février 2008. Certains se demandent pourquoi on parle autant de vous alors qu’on ne relate pas chaque suicide de policiers, d’enseignants ou d’agriculteurs et pourtant il y en a.

Certains se demandent pourquoi vous ne démissionnez pas au lieu de sacrifier votre vie jusqu’à la mort et comment vous pouvez en arriver là.

Ainsi le “Voyageur” a écrit ces mots que je vais citer, lus dans les échanges du Grain de Sel de Culture Forum : “Vraiment là il y a quelque chose que je ne comprends pas du tout : comment peut-on se flinguer à cause d'un boulot, alors qu'il y a une solution bien plus simple et moins radicale qui s'appelle démission ? En ce qui me concerne, chaque fois que je me suis retrouvé dans une situation professionnelle trop stressante et en proie à toutes sortes de pressions, je leur ai tout simplement claqué la porte en leur disant d'aller se faire mettre (pour rester poli), quitte à me retrouver au RMI pendant 6 mois ou plus, il y a suffisamment d'aides sociales qui ne cherchent qu'à vous aider à vous remettre sur les rails, et à moins d'être vraiment le roi des abrutis on finit de toute manière par retrouver un autre boulot, peut-être à moindre salaire mais c'est toujours mieux que la mort !”k0041590.jpg

k0274162.jpgCher Voyageur, il est vrai que la démission peut éviter le pire dans une situation professionnelle impossible à vivre... seulement dans la conjoncture actuelle, retrouver un emploi est un challenge, un défi impossible pour certains, selon l’âge et selon le métier. Et puis, avant de rebondir vers autre chose, on a la tête dans le sac... On est choqué, cassé par le harcèlement, les brimades, les changements brutaux, les ordres inhumains passés sans ménagement, les reproches injustifiés, les manipulations mentales faites par les chefs sur les employés afin de les faire plier et de leur montrer qu’ils sont les plus forts.

Mais, Voyageur, je vais aller dans votre sens...

Je peux révéler ici quelque chose d’important et de vérifié, après avoir personnellement conversé avec un juriste averti sur la question, que PLUS VOUS RESTEZ dans un emploi où vous subissez tout cela, PLUS VOUS AUREZ DU MAL à retrouver un autre emploi et à être assez solide et combatif, car l’énergie passée dans une lutte vous enlève l’énergie pour un autre combat.

WDWO14.jpgJe crois que c’est important pour les salariés qui me lisent de savoir cela. Ne pas se permettre de laisser des plumes, de tomber dans la dépression et de casser son intégrité ainsi que le respect de soi. Si vous pensez ne pas retrouver de travail dans votre domaine, qui vous empêche de changer de secteur ? Je suis bien passée de professeur à chauffeur ambulancier puis taxi pour personnes handicapées. J’ai bataillé, je me suis formée, j’ai poursuivi, j’ai rebondi. Aujourd’hui, je suis assez diplômée pour ne pas me laisser marcher sur les pieds et ne pas laisser un chef me manquer de respect. Je sais que je retrouverais du travail.k0775383.jpg

Sinon, au pire, je ferai autre chose. Assistante maternelle, famille d’accueil pour personnes âgées, etc. Il y a des secteurs qui recherchent. Il faut penser que pour s’en sortir, on doit sortir du cadre, penser autrement, se dire qu’on se met parfois des barreaux aux fenêtres ou qu’on laisse l’autre en mettre... l’autre s’appelant chef, supérieur hiérarchique, contremaître, patron, directeur.

Je pense que le suicide n’est PAS UNE MODE, comme je l’ai entendu dire en plus haut lieu... Affirmer que dans l’entreprise France Télécom, on se suiciderait pour faire comme les collègues précédents est une insulte grave envers les morts, envers ceux qui ont “choisi” cette issue fatale, envers ceux qui ont pointé de leur décès le disfonctionnement de leur travail.k0129994.jpg

roses-1.jpgL’enseignant qui se suicide indique par sa mort qu’il est insupportable que l’État puisse les séparer de leur famille durant une à trois années, avec des décisions D’AFFECTATION de postes allant à l’encontre des demandes de chacun. Des couples se séparent à cause de cette politique, cette politique de l’Éducation Nationale qui est d’utiliser les enseignants comme des pions sur la carte de France. “Je t’envoie là, à l’autre bout de la France... Je m’en fiche que tu aies des enfants ou que ta compagne tombe enceinte dans ta première année d’enseignement. Et puis que tu sois marié, je m’en contrefiche. Tu es là pour bosser, pas pour t’amuser.”

POL-015.jpgDes policiers se suicident car leur métier est éprouvant. Ils doivent obéir à des ordres au doigt et à l’oeil. Ils vivent la violence tous les jours et doivent rester stoïques et forts durant toute leur carrière. Ils sont confrontés à des drames, voient des cadavres et se trouvent en face de la souffrance humaine à chaque minute. Seraient-ils des demi-dieux pour pouvoir encaisser tout cela sans que cela les affecte au fil des ans ?!!

Des agriculteurs se suicident car leur métier les place dans un désert affectif insupportable, en plus des pressions sur leur travail, des difficultés de charges financières et un emploi du temps omniprésent dans leur vie.

Que penser de ce suicide collectif des producteurs de lait qui jettent leur lait ou le donnent ? Ils sont acculés au désespoir mais au lieu de passer à l’acte individuellement, ils le font collectivement et courageusement, car quand on est au courant des charges et dépenses professionnelles qu’ils ont à payer chaque mois, on peut se poser la question : comment vont-ils pouvoir y  arriver sans rentrer d’argent ? Que vont-ils devenir à la suite de cette grève où l’or blanc est noyé dans les sillons d’une société de profit ?images.jpeg

 

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Je rends hommage à tous les salariés, à tous les travailleurs, à tous les artisans et professions indépendantes qui luttent pour s’en sortir.

PAYSAGE-IMAGE.jpgJe rends hommage aux vingt-quatre personnes salariées de France Télécom qui se sont donné la mort.

Je rends hommage à tous les suicidés des différents corps de métier qui ont été détruits dans leur travail par des dirigeants sans humanité et uniquement intéressés par le profit et le rendement.

Je voudrais dire aux chefs qui me liront qu’il n’y a rien de tel qu’un salarié heureux. Le respect, le dialogue, la consultation préalable de chacun, l’écoute des demandes humaines (repas pris normalement, amplitudes et horaires normaux, respect des mères et pères de famille dans leurs obligations et leur vie de famille), la prise en compte du mérite de chacun sans reproches injustifiés, la balance entre l’effort du salarié et le respect de sa vie familiale, le fait de savoir gérer une équipe en formant une solidarité et une cohésion au lieu de générer des jalousies, des dénonciations, des coups bas entre collègues : tout cela peut former un cocktail intéressant pour que le mot “harcèlement au travail” n’apparaisse jamais dans l’enceinte d’une entreprise.00821AP08090.jpg

BCP004-09.jpgBien sincèrement à tous,

Chloé Laroche

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Voir l'article du Monde : http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/09/29/apres-un-nouveau-suicide-france-telecom-suspend-le-principe-de-mobilite_1246718_3234.html

 
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