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01/12/2013

Hommage à Adélaïde, un an, retrouvée morte fin novembre sur la plage de Berck.

Hommage à Adélaïde

______________________ retrouvée fin novembre sur la plage de Berck.th-47.jpeg


Elle n'avait que quelques mois et s'appelait Adélaïde. Elle se trouvait dans la vague qui montait et là-bas, au loin, brillait un phare. Elle s'est noyée sans sa maman. Elle a crié et puis s'est tu.

th-40.jpegElle a regardé la lumière au loin et a laissé l'ombre derrière elle. Un ange est venu la chercher. Il était beau et avait de grandes ailes. Adélaïde s'est dit qu'elle ne serait plus seule dans le froid glacial, dans l'eau et dans la nuit.

L'ange a touché son corps. Il était froid et raide. Adélaïde avait pris son autre corps, celui des étoiles, celui que seuls les anges peuvent voir. Elle était belle dans les bras de l'être lumineux.th-44.jpeg

Elle savait que sa mère l'avait déposée sur la plage comme on dépose un trésor au fond de la mer, après un naufrage. Sa maman était comme ces bateaux ivres qui n'ont plus de gouvernail ni de capitaine. Les sirènes avaient pris sa mère et la petite Adélaïde serrait les doigts de l'ange dans sa petite main. th-37.jpeg

La marée avait pris sa vie et le ciel l'accueillait désormais comme une petite princesse. Le bateau ivre s'écrasa sur les rochers et sa maman fut retrouvée au bout du cap de Mauvaise Espérance.

th-43.jpegElle avait préféré sacrifier sa fille pour vivre une histoire d'amour sereinement, ayant brisé le lien maternel que son coeur maudissait.

Adélaïde avait erré dans la nuit si longtemps, sombrant dans les vagues si doucement. L'eau l'avait étouffée. Le ciel maintenant la protégerait à jamais, pour toujours.


Chloé Laroche


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La photo de la mère et l'enfant est un tableau de Robert Pascale :

http://www.livegalerie.com/Peinture,mere_et_enfant,ROBERT_Pascale,97391.html

 


29/09/2013

"On garde toujours la trace d'un amour, d'un absent"...

http://youtu.be/EHkn5bjm3nI

http://youtu.be/0-T_PZbQnVc

 

chloe_enfant.jpg___________________________À toi mon père, pour ton anniversaire le 29 septembre. Tu es parti dans l'autre monde, le 21 juin 2012, brûlé dans ta voiture, mais je sais que ton âme poursuit sa route. Elle est pour toi, cette chanson et ces deux vidéos, à toi qui a connu la pension très jeune et le déchirement de ne plus voir ta mère, à qui tu écrivais des lettres à pleurer...

Ces paroles me parlent ; elles sont miennes aussi.

 

Beau Malheur

d'Emmanuel MOIREpour_chloe.jpg

 

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Tu me dis que rien ne passe
Même au bout d'un moment
Qu'un beau jour c'est une impasse
Et derrière l'océan
Que l'on garde toujours la trace
D'un amour, d'un absent
Que tu refais surface
Comme hier droit devant
Tu me dis que rien ne sert
La parole ou le temps
Qu'il faudra une vie entière
Pour un jour faire semblant
Pour regarder en arrière
Revenir en souriant
En gardant ce qu'il faut taire
Et puis faire comme avant

Je peux seulement te dire
Je peux seulement te dire
Qu'il m'a fallu la peur pour être rassuré
Que j'ai connu la douleur avant d'être consolé
Qu'il m'a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher
Que j'ai connu la rancœur bien avant d'être apaisé
Tu ne sais pas encore ce que je sais par cœur
Ce que je sais par cœur...beau malheur

Tu me dis que rien n'efface
Ni la craie ni le sang
Qu'on apprend après la classe
Ou après ses 30 ans
On peut dire 3 fois hélas
Que personne ne l'entend
Comme personne ne remplace
Ceux qui partent pour longtemps
Tu me dis que vient l'hiver
Qu'on oublie le printemps
Que l'on vide les étagères
Qu'on remplit autrement
Qu'on se rappelle les yeux verts
Le rire à chaque instant
Qu'après tout la voix se perd
Mais les mots sont vivants

Je peux seulement te dire
Je peux seulement te dire
Qu'il m'a fallu la peur pour être rassuré
Que j'ai connu la douleur avant d'être consolé
Qu'il m'a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher
Que j'ai connu la rancœur bien avant d'être apaisé
Tu ne sais pas encore ce que je sais par cœur
Ce que je sais par cœur

Tu me dis que c'est un piège
Un jeu pour les perdants
Que le bateau est en liège
Et l'armure en fer blanc
Que plus rien ne te protège
Ou alors pas longtemps
Que c'est comme un sortilège
D'être seul à présent

Je peux seulement te dire
Je peux seulement te dire
Pour être rassuré
Avant d'être consolé
Pour ne plus rien cacher
Bien avant d'être apaisé

Il m'a fallu la peur pour être rassuré
Et j'ai connu la douleur avant d'être consolé
Il m'a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher
Et j'ai connu la rancœur bien avant d'être apaisé
Tu ne sais pas encore ce que je sais par cœur
Ce que je sais par cœur... beau malheur
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21/04/2013

Pour les deux garçons qui dormaient dans la cave de leur père et belle-mère, dans la Seine-Saint-Denis.

Dix et douze ans

de larmes_________________

 

 

 

Vous dormiez à la cave

Deux garçons malheureux

Lamentable sort d'une famille

Sans repère ni mère

 

Sans repère ni mère 

Une belle-mère marâtre

Traitant son fils comme prince

Mais rejetant les deux autres

 

Mais rejetant les deux autres

Dix et douze ans de larmes

Dormant sur un matelas pourri

Ils ont été sauvés par l'aîné

 

Ils ont été sauvés par l'aîné

Qui est allé voir la police

Pour dénoncer la maltraitance

Les deux parents sous les verrous

 

Les deux parents sous les verrous

Plus de coups, plus d'humiliation

Les deux garçons vont enfin vivre

La vie gagne et le destin sourit

 

La vie gagne et le destin sourit 

Deux prisonniers de l'infâmie

Vous êtes libres de rire enfin

Libres de dormir dans un vrai lit

 

Libres de dormir dans un vrai lit

Sans recevoir de coups, sans pleurer

Vous avez été si courageux

Dix et douze ans de larmes.

 

Chloé Laroche



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http://www.lepoint.fr/societe/ils-faisaient-dormir-leurs-enfants-a-la-cave-21-04-2013-1657482_23.php

 

30/10/2011

Polisse, un film sur la Police dont on ne ressort pas les yeux secs mais le coeur en miettes.


polisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,angeBonjour à tous et toutes,

 

Voir le film POLISSE est une obligation dans notre monde parfois trop policé, je veux dire trop poli par absence de réaction devant la misère de certaines familles, misère affective, misère pécunière, misère du deuil, du divorce, de la pédophilie.

 

Ce film est profond, d'une vulgarité absolue, de celle qui retrace la vérité vécue par les enfants violés, victimes d'un père, d'une mère, d'un malade sexuel, d'un enseignant, d'un grand-père. Il exprime la détresse de nombreux parents et n'oublie pas celle des policiers en prise avec leur métier, ayant eux-mêmes leurs propres vies.

 

Il raconte le quotidien de la Brigade de Protection des mineurs et a été tourné en accord avec la réalité de faits vécus réellement dans la Brigade. Sa réalisatrice est Maïwenn Le Besco qui nous offre un film grandiose par sa beauté humaine mais qui nous laisse en larmes à la fin du film, lorsque la vie bascule, celle d'une femme qui a donné sa vie pour un métier qu'elle aime, alors que l'enfant qu'elle a arraché à un pédophile se remet à être heureux, malgré ses blessures.polisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,ange

 

Polisse est joué par des acteurs excellents, des acteurs comme Karin Viard ou Joey Starr, d'une justesse sans faille, avec une perfection sur le métier de policier qui atteint son apogée à une période, une époque, où ce métier est si durement touché par les suicides, par le manque de moyen, par une escalade de la violence et des maltraitances sur les enfants.

 

Lorsqu'on est conscient que ce que nous montre ce film n'est qu'un petit morceau de glaçon du iceberg de tout le malheur humain et des souffrances des enfants, alors on essaye encore de croire en l'humain mais aussi en l'Éternel vers lequel on se tourne en colère.

 

polisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,angeCar quel ange peut accepter qu'une fillette de onze mois ait le vagin défoncé à cause de viols faits par son père depuis des mois ?

 

Les anges ne peuvent pas grand chose, ils ne peuvent que sauver des personnes au cas par cas, comme les policiers le font tous les jours. Et moi, je suis là pour les soutenir. Soyons nombreux.

 

Chloé LAROCHEpolisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,angepolisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,ange

 

 

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Et voici les propos recueillis par Charlotte Pudlowski

pour "20minutes" :

 

Thierry Boulouque, commissaire divisionnaire de police, chef de la Brigade de protection des mineurs à Paris, a donné à 20Minutes son avis sur le film «Polisse», de Maïwenn, qui raconte le quotidien d’une Brigade de police pour Mineurs...

"Quelle a été votre réaction après avoir vu le film?
C’est un film que nous avons tous aimé, à la brigade parce qu’il montre nos affaires avec beaucoup de pudeur et de réalisme, alors qu’elles sont rarement évoquées. Que ce soit dans la presse et a fortiori dans la fiction, c’est rare que l’on entende vraiment parler des violences faites aux jeunes.

 

C’est un tabou?
Oui, très fort. Nos affaires sont difficilement racontables, elles confinent à l’insupportable. Quand il s’agit d’enlèvement, il peut y avoir une certaine médiatisation. Mais ce que nous traitons au quotidien, comme l’inceste, la maltraitance, les agressions sexuelles au sein de familles ou en extra-familial, c’est très dur à raconter. Quand on parle d’une affaire à un collègue, on s’entend parfois dire «ahhhh mais arrête de raconter tes horreurs». C’est difficile de raconter ce que les gens ne veulent pas entendre.

 

La fiction est justement un bon moyen d’y parvenir?
Oui, parce que cela met une sorte de filtre. La réalité est sous-jacente. Le film met en lumière la difficulté de notre travail dans l’audition des mineurs victimes. Il y a la difficulté par rapport au contexte familial, le fait que la parole d’un enfant de 3 ou 4 ans n’est pas la même que celle d’un adolescent… Mais c’est aussi un film avec sa fiction. Les gens de la brigade sont un peu présentés comme des névropathes, alors que l’on est à l’image de la population. Mais on traite des affaires particulières, et l’on a affaire qu’à des victimes. Ce qui est intéressant c’est aussi  la séparation difficile entre la vie professionnelle et la vie privée, la première contamine parfois la seconde, cela rend les relations familiales plus complexes parfois et c’est très bien montré dans le film. Qui nous donne une reconnaissance dont on est fiers.

On voit aussi parfois des blagues de policiers, à bout. Le rire fait aussi partie du quotidien de la brigade?
Il y a un rire de tension, de sidération. Il est hors de question de se moquer des victimes, ils viennent chez nous, on doit s’occuper d’eux. Mais on peut sourire parfois entre nous, de nos affaires. Quand on est tout le temps dans des affaires de violence, à caractère sexuel, on a besoin de raconter nos histoires et d’en rire. C’est un rire cathartique. 

 

Polisse sensibilise aussi la population à ces souffrances des mineurs?
Oui, mais ce n’est pas le fond du film. Il montre moins la souffrance qu’il ne la laisse imaginer, sauf pour deux cas particuliers, lorsqu’une mère est séparée de son enfant, et lorsqu’une autre veut protéger sa fille contre son père.

 

La fidélité du film à la réalité est totale?
C’est le premier film, selon moi, qui envisage vraiment notre activité. Certains aspects ne sont évoqués qu’en pointillé, comme la pédopornographie, les prédateurs sur internet etc. Ce qui manque  un peu, c’est la préparation du travail. Pour toute audition, on réfléchit, on prépare. Et puis ce sont les conséquences aussi. A la fin du film, on retrouve une touche d’optimisme, un enfant abusé sexuellement devient premier à la gym. C’est une renaissance. Mais la renaissance n’est pas toujours facile. Jean Cocteau disait que «l’enfance sait ce qu’elle veut, elle veut sortir de l’enfance». Là les enfants veulent en sortir pour échapper à la maltraitance, c’est l’image que l’on retient en voyant ces enfants parfois résignés, résolus à l’idée de s’en sortir. Mais s’en sortir avec beaucoup de bleus."

 

Propos recueillis par Charlotte Pudlowski pour "20minutes".
 

 

 

 

02/11/2010

Ma lettre aux endeuillés et mon hommage aux familles tuées à Bagdad dans l'église pour la Toussaint. Mes pensées pour les enfants emportés par la maltraitance.

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416500fd42b96950.jpgBonjour à tous et toutes,

 

En ce jour des Défunts, beaucoup de personnes sont touchées par l’absence d’un proche et la douleur de la perte d’une personne aimée et chérie. Je leur adresse plein de pensées et aussi de savoir que notre vie peut être courte mais que plus elle est pleine et bien remplie, plus on est heureux de la vivre, même en portant nos croix. 9038b892e7925e82.jpg

Le bonheur est fait de plein de petits bonheurs et juste de contempler la nature, le soleil, un sourire, apporter une joie, donner de son temps, sortir de soi pour aller vers l'autre, penser à ceux qui sont partis mais qui nous ont apporté tant par ce bonheur que nous avons eu de les connaître, d'avoir pu les côtoyer, les aimer, les chérir.

Aujourd'hui, un couple est mort, tué par des balles, à Bagdad. Ils venaient de se marier et avaient un bébé de trois mois. La mort les a emportés par la violence d'une vague de haine, une vague de sang qui est entrée dans une église où priaient des personnes de coeur et par laquelle 46 personnes ont été assassinées. Beaucoup de femmes et d’enfants sont morts. 0344d987ab78ddd6.jpg

8b67d452fd85b9d8.jpgJe pense à eux comme je pense à tous ceux et celles qui partent chaque jour, comme je pense à ces enfants qui meurent sous la maltraitance de leurs parents, deux par jour en France. C'est ignoble mais c'est ainsi, un enfant de trois ans enfermé dans un placard et mort de suffocation avec sa soeur de cinq ans, un enfant qu’on laisse sur un balcon au froid et derrière des volets fermés, un enfant battu, privé de manger, un enfant qui pleure des larmes de sang sans que personne y puisse quelque chose, un enfant pendu par son père pour avoir déchiré un livre de classe.

Qu'un seul enfant survive ce soir, mille enfants... sauvés par un espoir que la fuite soit possible pour eux, la fuite de leur malheur, la fin de leurs souffrances.

Chloé Laroche1e0a099f6e90d1f6.jpg

____________________________ Pensez à appeler le 119 : enfants battus, martyrisés, jeunes enfermés dans des prisons de conscience et maltraités, témoins, famille proche, amis, voisins, frères et soeurs, cousins, mère et père, grands-parents, professeurs... Vous savez un enfant en danger, vous entendez des cris, vous voyez un enfant enfermé sur un balcon, vous savez qu'un enfant est battu, vous savez qu'on le prive de repas et qu'on le séquestre, vous savez qu'un enfant est violé ou qu'on lui demande de faire des choses sur un adulte... Appelez le 119. Ils sauront vous écouter et trouver une solution adaptée pour l'enfant.

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LE 119 : "Depuis mars 1997, le 119 est le numéro d'appel "Allô Enfance en Danger". L'accueil téléphonique permanent a pour mission de réceptionner les appels, de transmettre si nécessaire les informations recueillies aux services des Conseils Généraux compétents. Ces derniers interviennent alors en proposant diverses aides adaptées et peuvent saisir l'autorité judiciaire dans certains cas. En 2008, le "119, Allô Enfance en Danger" a reçu environ 2 200 appels par jour. Il est utile de rappeler que l'accueil téléphonique a lieu tous les jours et 24h/24h. Si vous rencontrez un enfant maltraité ou que vous avez même des soupçons, il est important de le signaler et de contacter le 119."

Chaque année dans le monde,b763ffae6c994a64.jpg
155 000 enfants de moins de 15 ans meurent de maltraitance.

Un enfant en danger ?
Appelez le 119.


_______________POUR ALLER PLUS LOIN :


http://www.francesoir.fr/faits-divers/maltraitance-un-enfant-sur-dix-victime-de-violence

http://www.inserm.fr/index.php/layout/set/print/espace-journalistes/enfants-maltraites.-les-chiffres-et-leur-base-juridique-en-france

http://www.personnedisparue.com/article.php?id=22

 
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