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25/04/2014

Lettre ouverte d'une ambulancière et conductrice de taxi conventionné par la Sécurité Sociale.

Depuis le 1er avril, la Sécurité Sociale impose à tous les ambulanciers et taxis -conventionnés pour le transport sanitaire- une nouvelle loi... Vous pensez que c'est un poisson d'avril ? Hé bien non, c'est une véritable obligation qui demande que les bons de transport soit datés d'avant le jour du transport.

Beaucoup de patients se rendent à l'hôpital pour une consultation ou bien pour des traitements réguliers et ne vont pas nécessairement chez leur médecin traitant avant, donc les médecins des Hôpitaux, des Cliniques et des cabinets privés, se retrouvent à devoir antidater les bons de transport, pour satisfaire à cette nouvelle loi de la Sécurité Sociale. Ou bien faut-il encore creuser le trou de la Sécu en se rendant chez son médecin juste pour obtenir un bon de transport afin d'être transportés ultérieurement ?

Dans les Mapad et dans les EHPAD, des personnes âgées sont transportées vers des spécialistes le jour-même. Les médecins de ces établissements de longs séjours médicalisés doivent pouvoir dater la prescription de transport du jour du trajet, comme l'ensemble des médecins, sans devoir se casser la tête pour la date de prescription du transport et sans devoir prendre le risque d'être dans l'illégalité, en antidatant le bon de transport, face à l'ambulancier ou face au conducteur de taxi qui attend le précieux sésame payant son travail.

C'est encore une personne bien à l'abri dans son bureau qui a créé cette nouvelle obligation, des fois que notre métier sur la route et auprès des patients ne serait pas assez difficile !

Il faudra donc vérifier que notre bon de transport ne soit pas daté du jour du transport de chaque patient... En plus des reproches qu'on nous fait lorsque nous faisons les entrées dans les hôpitaux. C'est nous qui faisons les papiers d'entrée dans les établissements hospitaliers et comme nous sommes prioritaires, nous passons devant les patients qui attendent leur tour. Nous essuyons parfois les invectives de certains patients qui ne sont pas contents après nous.

Et nous qui avons déjà un planning fou à respecter, qui faisons des centaines de kilomètres par jour, qui accompagnons avec dévouement des dizaines de patients chaque semaine, qui évitons chaque jour une somme  astronomique d'accidents, parfois mortels... nous écoutons ces reproches  avec désolation et tristesse, car nous ne méritons pas ce manque de considération.

C'est comme lorsqu'on entend les critiques de la presse et des médias qui nous jettent la pierre lors d'escroqueries par des patrons d'ambulances véreux. Cela arrive malheureusement parfois que des patrons facturent des transports fictifs ou bien trichent sur les facturations, ce qui jette l'opprobre sur notre profession déjà peu valorisée. On dit ensuite de nous que les ambulanciers privés et les taxis conventionnés creusent le trou de la Sécurité Sociale, alors que nous rendons service à des milliers de personnes atteintes par le cancer, la sclérose en plaques, le handicap avec pathologies lourdes, l'insuffisance rénale grave entraînant la dialyse, et tellement d'autres maladies graves... en les transportant avec tout le professionnalisme que nous avons acquis. 

Je peux témoigner que toutes les personnes que je transporte souffrent de malaises, de vertiges, de fatigue intense, de multiples symptômes et ne pourraient en aucun cas conduire une voiture, même si à première vue, elles se tiennent debout, pour la plupart. 

Tous les patients me remercient pour mon écoute, ma conduite souple, la sécurité routière que je respecte et mon dévouement. Ils sont reconnaissants de ce passage agréable entre leur domicile et le lieu de leur traitement.

Je transmets tous les compliments reçus à l'ensemble de la profession qui mérite les mêmes compliments et retours positifs sur un métier qui demande abnégation, adaptabilité, conscience professionnelle et aussi solidité morale et robustesse physique  lorsqu'on considère les heures effectuées chaque semaine, les kilomètres parcourus, les accidents évités et les patients satisfaits et réconfortés.

Notre profession mériterait d'être valorisée, reconnue, respectée et que nous soyons rattachés, en ce qui concerne les ambulanciers et conducteurs de taxis médicalisés et conventionnés Sécu, au Ministère de la Santé et non à celui du Transport. En effet, nous ne transportons pas des colis mais des personnes humaines  envers lesquelles nous avons l'obligation de surveiller l'état de santé, lors de la prise en charge et aussi lors du transport. C'est pour cela que tous les taxis, depuis 1995, ont l'obligation de passer le PSC1 : la formation "Prévention et secours civiques de niveau 1", équivalent à l'ancien Brevet de Secourisme.

D'autre part, au vu du nombre de kilomètres effectués chaque jour et considérant que nous avons en charge des vies humaines, qui demandent parfois qu'on puisse arriver au plus vite sur le lieu du traitement ou de l'hospitalisation, il serait souhaitable que nous puissions bénéficier d'une faveur de vingt pour cent sur la vitesse autorisée, car lorsque en ville, sur une grande ligne droite, on se fait prendre à soixante kilomètres à l'heure, avec amende, alors que nous avions à bord une personne âgée qui se sentait mal, handicapée et avec une grosse pathologie, c'est tout de même terrible que l'ambulancier récolte du mal pour le bien qu'il a fait, en accompagnant au mieux la personne qu'il transporte.

Je transmets cette lettre au Ministre des Transports et au Directeur Général de la Sécurité Sociale.

Chloé Laroche

(titulaire depuis 2003 du Certificat de Capacité Professionnelle du Conducteur de Taxi (CCPCT), plus titulaire du diplôme d'Ambulancier (CCA), en outre : ambulancière depuis 2002 et taxi depuis 2003, dans un poste aujourd'hui alliant les deux métiers)


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À lire pour info :


http://www.formation-ambulancier.fr

http://www.officiel-taxi.fr/formation/formation-p4-r42.html

http://www.sante.gouv.fr/ambulancier,10828.html



16/04/2013

Cela ne m'intéresse pas de savoir qu'un tel possède trois maisons ou garde six millions en banque. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas ce que les autres gagnent, mais ce qu'ils font de leur argent et de leur coeur.



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En ce moment, nous assistons à un déballage des propriétés et avoirs de nos hommes politiques du gouvernement actuel.

Cela ne m'intéresse pas de savoir qu'un tel possède trois maisons ou garde six millions en banque.

Cela ne m'intéresse pas qu'un ministre soit la risée de ses collègues parce qu'il a mis ses sous dans un paradis fiscal afin d'éviter des impôts.

Ce qui m'intéresse, ce sont les mesures qui seront prises pour qu'on empêche les entreprises de délocaliser, pour qu'on empêche les personnes gagnant de l'argent de partir dans d'autres pays, pour qu'on empêche des patrons non déficitaires de fermer leur boîte alors qu'elle fonctionne et leur interdire de licencier pour recréer avec du personnel moins cher.crise,impôts,cahuzac,patrimoine,transparence,ministre,politique,mensonge,paradis fiscaux,honte,pauvreté,gauche,droite,confiance,argent,bien,fortune,pauvre,riche,partage,entreprise,délocalisation,chômage,vote,électeur,cagnotte,solidarité,isf,gouvernement,hollande,président,touraine,situation patrimoniale,portail du gouvernement,allocations familiales,caf,familles mono-parentales,parents,richesse,respect,france,actualité,opinion,mère,suicide,parlement,vindicte,pardon

Ce qui m'intéresse, ce sont les mesures qui seront prises pour qu'on aide les femmes seules ou hommes seuls avec un seul enfant, lesquels pour l'instant n'ont aucune allocation familiale, alors que des familles aisées avec deux ou trois enfants touchent des aides conséquentes de l'État sans en avoir vraiment besoin.

Ce qui m'intéresse, ce n'est pas ce que les autres gagnent, mais ce qu'ils font de leur argent et de leur coeur. 

Ce qui m'intéresse, c'est cette parole de Patrick Sébastien disant  avoir touché les allocations familiales mais sans en avoir besoin,  et qu'il aurait souhaité les rendre afin que d'autres familles dans le besoin en aient le bénéfice.

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S'il pouvait en passant, avec tous les ministres ayant un peu de fortune, créer une caisse commune de solidarité pour tous les expulsés de France, expulsés de leur logement avec leurs enfants en ce début de printemps, cela éviterait bien des drames et bien des souffrances pour la France d'en bas.crise,impôts,cahuzac,patrimoine,transparence,ministre,politique,mensonge,paradis fiscaux,honte,pauvreté,gauche,droite,confiance,argent,bien,fortune,pauvre,riche,partage,entreprise,délocalisation,chômage,vote,électeur,cagnotte,solidarité,isf,gouvernement,hollande,président,touraine,situation patrimoniale,portail du gouvernement,allocations familiales,caf,familles mono-parentales,parents,richesse,respect,france,actualité,opinion,mère,suicide,parlement,vindicte,pardon


Chloé LAROCHE____________________

 

18/09/2009

Je viens de recevoir un refus pour une adoption prononcée en 2002. Ma fille adoptive arrivée en France depuis 2003 n'est toujours pas reconnue comme citoyenne française et comme mon enfant. Ma colère de mère et de salariée aussi.

Bonsoir à tous et toutes,


u10494630.jpgVous savez que depuis de longs mois, je me bats pour finaliser l’adoption de ma fille venue du Bénin en 2003.

J’ai fait des articles précédemment que vous pouvez consulter dans la catégorie “Mes confidences de mère adoptive et biologique”.u17165509.jpg

L’adoption plénière n’ayant pas été acceptée par le Tribunal de Nantes neuf mois après l’arrivée de cette enfant sur le sol français, j’avais décidé devant la complexité administrative de demander une adoption simple.

Je l’ai demandée en 2007 et un refus m’a été notifié par le Tribunal de Grenoble en 2008, alors que le Juge des Tutelles avait donné son accord lors d’un Conseil de famille et que l’enquête de la Brigade des Mineurs sur ma personne s’était révélée favorable.

Depuis, j’ai fait appel et une audience s’est tenue en juin. Malheureusement hier, j’ai reçu le refus des Juges.images.jpeg

Sur le seul motif que les parents biologiques de ma fille seraient peut-être probablement vivants...

Le directeur de l’orphelinat de Takon où se trouvait ma fille au Bénin certifie que les parents sont décédés et qu’il a vu les certificats de décès. De plus, le Ministère nous a fait parvenir en juillet 2008 un papier officiel certifiant que ma fille est bien orpheline et que ce sont son oncle et sa tante qui l’ont recueillie puis abandonnée en orphelinat.

Tous ces gens sont-ils des menteurs ? Le monde de l’adoption serait-il miné au point qu’après m’être occupée d’une enfant depuis 2003 -six années- on me notifie officiellement que je ne suis rien pour elle.

00008LR-U.jpgDes Juges se permettent de renier une adoption prononcée au départ. Ils livrent sans aucun état d’âme un lien d’adoption au néant absolu. Et je ne parle pas dans le vide. Puisque la seule réalité est que ma fille était en orphelinat et que je l’ai retirée de là pour lui apporter amour, affection, sécurité affective et familiale, nourriture adaptée et tout ce qu’on peut apporter à un enfant, avec l’éducation, les sorties, les limites qui aident à se construire, les repères pour grandir, l’accompagnement vers l’autonomie de l’enfance à l’adolescence. Le néant absolu est de dire : “Il n’y a aucun doute sur le fait que vous éleviez cette enfant mais nous n’avons pas à entériner un lien affectif.”

Ma fille était une enfant déjà grande à son arrivée en France. Elle croyait qu’elle aurait la nationalité française, que la France l’accueillerait, que j’étais sa mère adoptive pour de vrai. Elle m’a appelée Maman... et depuis, j’ai entendu des phrases détestables de la part d’autorités comme : “Mais, Madame, vous n’avez aucune existence juridique auprès de cette enfant. Vous l’élevez mais vous n’êtes pas sa mère officiellement.” C’est rude, extrêmement difficile à vivre.

Je vis ce refus comme une négation de l’adoption, de tout cet espoir mis depuis 2002, de toutes ces batailles pour donner une identité à ma fille, un nom, le mien avec le sien, pour qu’elle ait la nationalité française.bxp135192.jpg

Elle est adolescente aujourd’hui et elle aurait besoin plus que toute chose d’avoir cette reconnaissance de son statut d’enfant adopté, adopté par une famile, des parents et aussi par un pays, celui des adoptants, la France.

images-1.jpegComment la France a pu, par le biais de la Mission Internationale de l’Adoption, accepter que ma fille pose le pied dur le sol français... et s’en laver les mains aujourd’hui en me disant : “Nous, on ne peut rien faire pour vous aider aujourd’hui. Vous avez les cartes en mains et nous ne pouvons plus intervenir. Les Juges vont bien comprendre votre situation.”

Pendant plusieurs mois, à l’arrivée de ma fille en 2003, en attendant que le Tribunal de Nantes accepte le jugement d’adoption prononcé au Bénin... l’adoption était considérée comme officielle et nous étions respectés comme les parents adoptifs. Et puis est donc venu le refus du Tribunal. Que faire ? La Mission Internationale de l’Adoption s’est défaussé alors au téléphone en nous disant qu’ils nous avaient “prévenus”, que le dossier ne leur paraissait pas net. C’est faux puisqu’ils ont délivré le Visa, visa obligatoire pour qu’un enfant étranger puisse être adopté et venir en France. Personne ne nous a aidés ensuite. L’avocat consulté a baissé les bras, se révélant sans ressources.

A0003839.jpgJ’en veux donc à la Mission Internationale de l’Adoption basée à Paris qui est un grand service rattaché au Ministère des Affaires Étrangères. J’en veux aussi au Service de l’Adoption qui nous a délivré l’agrément puis a effectué un contrôle après l’arrivée de ma fille, nous confirmant dans notre statut de parents adoptifs, mais sans nous aider concrètement pour la suite de l’adoption, à part pour voir un psychologue.

La Ministre Rama Yade avait promis une aide et une facilité dans les procédures d’adoption, mais là, j’avoue que je suis extrêmement déçue par la dureté des Juges et leur inhumanité. Je suis déçue de voir qu’on peut laisser une mère adoptive et son enfant dans ce désarroi administratif et national... puisque concrètement ma fille n’a pas d’identité française. À sa majorité, l’État pourrait la renvoyer au Bénin.

À part l’idée d’une grève de la faim et un recours possible demandé sur la décision d’hier... donnant un peu d’espoir à la situation, je suis dans le désarroi et ma fille est triste.u13993913.jpg

Quand à côté de ça, les choses se passent mal au travail avec des propos injustes, des mensonges et des façons de me parler dignes du harcèlement moral, il faut rester drôlement forte pour continuer à sourire et à y croire. J’aime mon travail qui est un travail de service aux personnes handicapées et âgées mais si les cadres sont inhumains au point de me demander de “fermer ma gueule en réunion”, c’est très difficile de poursuivre dans un métier qui demande de l’entraide, de la compréhension et beaucoup d’humanité. Je déplore que des personnes fassent du profit sur le marché TPMR (Transport des Personnes à Mobilité Réduite) en prenant les employés pour des pions et des robots, ne reconnaissant pas leur valeur mais leur reprochant vertement des broutilles comme de téléphoner à un établissement pour pouvoir le trouver et avoir des indications sur son adresse... sachant que le seul but de cet appel était d’aller chercher un enfant transporté pour la première fois, sachant aussi que la direction n’avait fourni aucune adresse, à part la ville et la moitié du nom !!px075051.jpg

Les employés ont droit au respect et à la considération de leur vie. On ne peut dire ainsi à une maman salariée que : “on s’en fout que tu aies des enfants, tu es là pour travailler”. Travailler le dimanche, être d’astreinte toute la journée en étant payé juste les heures roulées, commencer très tôt sans avoir vu son enfant se lever, ne pas pouvoir aller le chercher à l’école... Que de sacrifices non reconnus... Se recevoir ensuite des mensonges et des reproches injustifiés est plutôt humiliant et c’est un comportement indigne de celui qui se considère comme mon chef.

Il m’a dit qu’il attendait ma démission. Le médecin m’a arrêtée pour harcèlement, stress important et choc moral après un échange très dur avec mon chef.

C’est la crise, alors certains resteraient quand même et se tairaient, mais dans mon cas, je vous donnerai la réponse plus tard.

Merci de continuer à être fidèles à mon blog.

Avant de vous quitter, je voudrais vous faire part d’une action pour le petit Chama Dieumerci qui risque maintenant d’être expulsé avec son papa (voir mon article écrit le 30 août et celui du 3 septembre).

Un homme nommé Thierry a créé le site suivant : http://www.dieumerci.frchamaveronique_massenot.jpg
pour Chama Dieumerci et son papa. Ils sont en danger d’expulsion du territoire français. Thierry propose une action à laquelle vous pouver tous participer : se prendre en photo avec le dessin de Chama ci-contre et envoyer votre photo à Thierry à l’adresse mail : chamadieumerci@gmail.com. Il y a ainsi des dizaines de personnes qui ont déjà envoyé leur photo pour l’opération “NOS BRAS POUR CHAMA”.

3928722449_49751d1ffc_m.jpgJ’ai envoyé cette photo avec la phrase : “Chama est dans mon coeur et je donne mes bras pour le retenir en France.”

Puisse-t-il poursuivre son CP en paix, dans le calme et la sérénité, et rester ici en France avec son papa.

Plein de pensées à tous et toutes. N'oubliez pas : photographiez-vous avec le dessin de Chama dans les bras et envoyez vite votre photo pour montrer que vous êtes solidaire de la situation de ce petit garçon qui n'a plus que son papa, ayant été abandonné par sa maman. Son pays est ici. Il doit rester dans notre pays.

Chloé Laroche

08/07/2009

Comment vivre la crise en ciblant les valeurs humaines et la solidarité ? “La crise est un bon moment pour se remettre en cause, se poser les questions essentielles.”

“La crise est un bon moment pour se remettre en cause, se poser les questions essentielles.” (Angélique Fornès)images-3.jpeg

 

images-1.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Cette phrase a été prononcée par Angélique Fornès, de l’agence Fluoo. Je la reprends ici car elle me plaît, cette phrase.

 

Mon propos va être de la développer pour aller plus loin ensemble, sur le plan des entreprises en crise comme sur le plan individuel ou planétaire.

 

Tout est lié, ainsi que le constate très bien le Secrétaire général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-Moon, qui dit que nous vivons une crise sans précédent faite de crises multiples (crise alimentaire, financière, épidémie mondiale de la grippe, crise des carburants, etc). Il poursuit en disant que du coup l’ONU ne reçoit plus assez d’aides des pays pour les missions de maintien à la Paix qu’ils gèrent. L’ONU emploie 78000 militaires, 11000 policiers, 23000 fonctionnaires pour 43  missions actuelles. Ils ont besoin d’aides financières et se retrouvent mis aux oubliettes de la crise.

 

La Paix est une solidarité. Sans solidarité, sans objectif précis auquel on tient, la Paix ne peut exister. La Paix est une cible. Si on l’oublie, la flèche risque de se ficher n’importe où... et la guerre arrive. La guerre amenant son lot de crises collectives et de souffrances individuelles et familiales.

 

La solidarité est donc partie prenante de la Paix. La solidarité fait qu’on peut se sortir de la crise. Vivre mieux, ne pas se renfermer sur soi. Comme le dit si bien Franck Pédersol, directeur d’Adn-Com, une agence de création et de communication sur Grenoble-Seyssinet : “La période incite beaucoup de gens à se replier sur eux-mêmes, donc ceux qui parlent peuvent mieux se faire entendre.” Oui, il faut parler, communiquer, donner aux autres l’envie de se battre, d’avancer, innover.

 

Marie Martèse, par exemple, a créé la Roue Verte dans la région de Grenoble, afin d’inciter au co-voiturage dans les entreprises mais aussi sur le plan individuel.

 

L’association Solexine existe depuis 1996 sur Grenoble et accueille plus de cent personnes par an, dans un esprit d’accueil et de solidarité basé sur le partage de la créativité.

 

“Souvent, quand on vient à Solexine, c’est qu’on cherche quelque chose pour nous aider, parce qu’on se sent seul, qu’on n’a pas de boulot, ou qu’on est mis en marge ou parce qu’on a peu de ressources financières. Mais quand on se trouve à Solexine, ce qui est apprécié, c’est le fait d’être accueilli pour ce qu’on est venu chercher, pour ce qu’on accepte de donner. Ici on n’est pas étiqueté, ni suivi par son passé.

 

Ce que propose Solexine, c’est de venir pratiquer, découvrir, créer dans différents domaines artistiques par le biais d’ateliers d’expression artistique tels que le dessin, la peinture, le chant, l’écriture créative, le théâtre, la poterie, l’informatique, le conte. Ces ateliers sont animés par des artistes professionnels, rémunérés, capables de communiquer leur passion et un certain nombre de techniques à un ensemble d’amateurs très divers, sans rentrer dans une logique de niveau de connaissances.”

 

Voici donc une association qui dure, qui a de l’avenir, qui emploie des artistes et offre du bonheur !

 

Je vais vous parler aussi de la Remise, association grenobloise de ré-insertion qui récupère, trie et revend des vêtements d’excellente qualité -bien que d’occasion. Elle existe depuis 1989, ce qui prouve que la solidarité n’a pas de crise, bien au contraire, puisque son rôle est aussi d’aider les familles à petits revenus à s’habiller correctement. On peut trouver à s’habiller dans ce lieu pour quelques euros, trouver des livres à vingt centimes, habiller les enfants toute l’année sans finir sous les ponts, trouver un petit haut à un euro, un pantalon à deux euros, des chaussures de montagne à quatre euros. Des personnes charmantes organisent tout cela, présentes et désireuses de s’en sortir, rémunérées dans le cadre d’un encouragement à la reprise du travail. Actuellement, la Remise, qui a deux sites, comprend 8 permanents salariés, 26 personnes en contrats d’insertion et 40 bénévoles.

 

Enfin, je voudrais vous parler des familles d’accueil qui font partie du réseau d’aide de l’association Point Virgule rattachée au Codase. Ces familles accueillent pendant une durée de trois à six mois une personne désireuse de ne plus reprendre la toxicomanie dont elle était dépendante et de retrouver un équilibre de vie. C’est un exemple de solidarité et aussi, dans un contexte de crise, un moyen pour ces familles de mettre du beurre dans les épinards... une indemnité mensuelle leur étant versée. Ces familles accueillent donc chez elles une personne, homme ou femme de tout âge, et leur offrent un cadre de vie familial, les faisant participer aux activités du foyer, les emmenant en balades et leur redonnant des repères, des horaires, des repas en commun, la sécurité d’un foyer les accueillant pendant un temps, un temps de passage, de reconstruction. Suzanne Joux, qui gère les accueils dans les familles, est éducatrice à Point Virgule et a écrit un livre passionnant : “Terribles récits ordinaires”, paru en juin 2009 aux éditions Thot (3, rue du Drac à Fontaine 38 600). Je vais citer pour vous un passage de l’ouvrage de Suzanne Joux : “En cas de rechute, l’expérience de l’abstinence pourra leur permettre de savoir que “c’est possible”. Tout ce qu’ils auront accompli servira peut-être de balise dans les mauvais moments ultérieurs. Une de ces personnes accueillies a écrit par la suite : “Quand j’étais en famille d’accueil, j’ai labouré avec des ânes, je ne savais pas que j’étais capable de faire ça. J’ai gardé des photos. Je suis monté avec eux jusqu’au col, ça faisait sept cent mètres de dénivelé. Je me suis dit que j’étais pas complètement fini.”

 

Peu de personnes se manifestent pour faire ce genre d’accueil, car il faut mettre de côté la peur, les craintes, parfois le jugement de ce qu’a pu être la personne avant. Aider quelqu’un qui a connu la dépendance de la drogue est un fait mais accueillir une personne qui a pu en faire le commerce peut heurter et remettre en question tous nos principes. C’est là que nous pouvons commencer à nous remettre en question, à nous positionner sur de vraies valeurs humaines. Cette personne a été en dérive, cette personne a pu causer du tort à d’autres, peut-être à de très jeunes en vendant de la drogue... mais aujourd’hui, elle veut s’en sortir, elle a fait amende honorable, elle fait une démarche de rentrer dans une famille... une famille inconnue, qui n’est pas la sienne, courageusement, pas à pas dans l’abstinence totale. Cette personne va connaître des angoisses, des doutes, des nostalgies du passé, ce passé où elle pouvait tout s’acheter sans travailler. Mais aujourd’hui, elle apprend ce qu’est une formation professionnelle, peut-être bientôt un travail.

 

Alors au diable les jugements hâtifs sur la vie des gens. La crise nous demande aujourd’hui de prendre en compte tous les parcours de vie et c’est en aidant et en tendant la main aux autres que nous nous en sortirons, pas en clamant sur tous les toits qu’en 2020... les retraites ne seront plus payées... ou en faisant croire aux plus crédules que ça y est, Il va revenir (le Christ).

 

La crise nous demande de nous repositionner et de sortir de notre coquille, de nous exprimer, de sortir ces dons que nous avons tous au fond de nous.

 

Gérer la crise dans une entreprise, ce peut être simplement l’envoi de cartes de voeux, agréables et conviviales, petites choses simples qui ramènent la pensée des clients oublieux une fois l’an. Recevoir un gentil courrier est une chose si rare aujourd’hui, où tout passe par internet, avec mille cartes virtuelles que personne ne peut accrocher au mur.

 

Gérer la crise financière dans la famille, ce peut être simplement s’inscrire et participer au Sel de sa région : Système d’Échange Local. Ce système permet d’échanger autrement et librement, sans argent. “Il privilégie le lien plutôt que le bien dans le respect des personnes, en valorisant la responsabilité de chacun, la coorpération et la solidarité.” Je vous donne le lien suivant afin de connaître le Sel de votre région : http://www.selidaire.org/spip/rubrique.php3?id_rubrique=211

 

Gérer la crise sur le plan mondial, c’est aider la Paix à survivre, c’est faire les gestes simples d’hygiène élémentaire pour éviter la propagation croissante de la grippe, c’est trier ses déchets quotidiennement, c’est placer en épargne intérieure suffisamment d’énergie jusqu’à la fin de sa vie pour pouvoir rester solidaire éternellement, même à soixante-dix ans.

 

Gérer la crise sur le plan individuel et au sein du couple, c’est arrêter de vivre les choses égoïstement, comme si l’amour était une course au temps perdu, une course effrénée de partenaires en partenaires, qui peut faire dire à certains : “Tu couches tout de suite ou pas... Si c’est non, je poursuis ma quête car je perds mon temps. J’ai besoin de savoir tout de suite.” Ou faire dire à d’autres : “Ah ben non, tu as des enfants. J’ai 54 ans. On a onze ans de différence. Je suis bien trop vieux. Je veux vivre pour moi. Ne plus m’embêter. En profiter avant qu’il ne soit trop tard. Je dois me grouiller car le temps passe si vite. Tu aurais été la femme de ma vie si tu avais été seule sans enfants. Alors comme je ne veux pas gâcher ma chance de rencontrer cette femme que j’attends et qui me correspondra, je préfère arrêter cette relation et me libérer.”

 

Libération pour une liberté virtuelle, virtuel d’une crise qui existe bien, elle, dans tous les domaines, même simplement dans le lit double d’une maison où un célibataire pleure tout bas chaque soir, larmes d’une quête improbable, d’une solitude qui s’aggrave de jour en jour, encouragée par la peur de l’autre, peur de se perdre, peur de donner, peur de partager, peur d’une maman qui élève seule ses enfants.

 

Chloé LAROCHE

 

 

POUR INFORMATION du solidaire existant sur Grenoble, ma ville :

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-La Brocante de Mamie : http://www.alpesolidaires.org/la-brocante-de-mamie-des-ordinateurs-pour-l-insertion

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-La Remise : laremise-asso.org. / 35, rue Général Ferrié 38100 Grenoble

et avenue Jean Perrot. Téléphone Tél. : 04 76 46 02 94.Tél. : 04 76 44 00 84. Fax : 04 76 46 75 65 ...

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-Le SEL de Grenoble : www.seldegrenoble.asso.fr/fr/liens.htm

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- Association Solexine : 12, Rue Ampère / 38100 Grenoble, France / 04 76 96 18 18

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-Centre de lutte contre l'Isolement. et Prévention du suicide à Grenoble. 1, place de l'Étoile 38000 Grenoble 04.76.87.90.45 ...

 

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-OZANAM. Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale / Brocante les mercredis et samedis :  38410 Vaulnaveys Le Bas Tél. 04 76 89 17 84. Fax. 04 76 89 01 06.

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-EMMAÛS (Sassenage, le Versoud, la Mure) :  La communauté de Grenoble est composée:

- d'environ 35 compagnons et compagnes sur le site de "Sassenage"

- de 9 compagnons et compagnes sur le site de "La Mure"

- de 12 compagnons et compagnes sur le site de "LE VERSOUD"

- de 3 responsables, salariés d'Emmaüs Grenoble (2 à Sassenage, André et Helmut, 1 à La Mure, Mohamed)

plus un futur responsable au Versoud à l'issue des travaux.

- d'amis (bénévoles)

Contact EMMAUS : http://www.emmaus-bourgoin.org. COMMUNAUTE DE GRENOBLE Z.I. Les Moironds Route de Valence 38360 SASSENAGE. Tél : 04 76 27 03 04 ...

______________________________________________________________

- L’ÉCOLE DE LA PAIX : www.ecoledelapaix.org

 

7, Rue Très Cloîtres

38000 Grenoble, France

04 76 63 81 41

 

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-LA ROUE VERTE (CO-VOITURAGE) : : http://www.LaRoueVerte.com

27/04/2009

C'est quoi la crise ? Crise des autorités, de la justice, des droits de l'homme, du respect des salariés, de l'humain en prise aux raisons économiques et aux intérêts de certains. Faits réels de la crise et effets réels.

1902004.jpgBonjour à tous et toutes,

Je souhaite aujourd’hui vous parler de choses vraies, comme d’habitude.
De choses de la crise...


pr78919.jpg____________La crise, oui...

quand un ami que je connais se fait voler sur son compte huit cent euros par une personne inconnue... qui s’est offert un voyage en Tunisie en utilisant le numéro de la carte bleue de cet ami,

quand cet homme se retrouve dans de gros problèmes financiers parceque sa banque iséroise lui a remboursé 265 euros seulement dans le cadre de l’assurance vol,

quand la banque de cet homme lui répond qu’il doit attendre le mois suivant pour être remboursé de la totalité de la somme,

quand, en attendant, il est obligé d’emprunter de l’argent à la seule personne qui accepte, c’est-à-dire moi, qui vit seule avec trois enfants à charge.

 

_________La crise, oui...

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quand je porte plainte contre un homme adulte qui a envoyé des sms avec propositions sexuelles à ma fille mineure et à une amie de ma fille mineure,

quand la plainte des deux mamans dont la mienne est rejetée par le Procureur,

images-4.jpegquand le chef d’une des gendarmeries de l’Isère me répond que aujourd’hui, je serais étonnée d’apprendre que “nombre de jeunes filles provoquent les garçons, les hommes, et que certaines vont même jusqu’à aller chercher le viol collectif, par des attitudes et des propos provoquant,”

quand j’ai été obligée de défendre dans son bureau les jeunes filles et ados, voire les toutes jeunes filles, en lui répondant que même si certaines l’ont fait et sont dans une telle attitude... ce n’est pas le cas de toutes les filles, et certaines sont vraiment victimes... comme ma fille et sa copine de treize ans, 1709002.jpg

quand l’autorité ne prend plus en compte qu’il y a des mineurs et mineures victimes avec des hommes majeurs en face... et défend l’homme majeur en expliquant que le pauvre homme a pu être provoqué et qu’il ne peut être ennuyé par une plainte basée sur rien du tout,

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_______ La crise, oui...

quand les salariés d’une entreprise iséroise sont tous convoqués et se retrouvent réunis en réunion de travail avec leur chef... et qu’au bout d’une demi-heure, les nouveaux dirigeants acquéreurs de la boîte entrent dans le local et saluent les employés ahuris, lesquels ne savent pas à qui ils serrent la main,

quand ces salariés entendent soudain de la bouche de leur chef qu’il n’est plus rien et qu’il a été démissionné quelques jours avant,

quand les mêmes salariés ont le sentiment de n’avoir pas été respectés, car non tenus au courant de la situation et du départ de leur patron,

quand le chef d’entreprise explique qu’il a pu sauver l’entreprise en acceptant de la vendre, et que sinon, la boîte allait droit au mur en moins d’un an,

 

k0132654.jpgF0029187.jpg________ La crise, oui...images-1.jpeg

quand la France accepte sans broncher ce qui vient de se passer à Calais (voir ci-dessous l'article du RESF pour que vous sachiez),

quand un père d'origine congolaise, Bienvenu Mbelani, est mené en camp de détention français alors que ses deux enfants mineurs de 10 et 8 ans arrivent en France et sont placés dans un autre camp de détention français,

quand Papa est en prison à Bobigny et les enfants en prison à Roissy, dans le monde merveilleux selon le Ministre Besson,

quand on brise des familles, expulsant les pères et enlevant, pour certaines familles étrangères, des enfants pourtant scolarisés de leur chaise d’école afin de les expulser en charter avec leurs parents,

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_______ La crise, oui...

quand des familles dorment, vivent, mangent à l’hôtel... dans une seule pièce pour plusieurs personnes... et doivent à leur propriétaire des centaines d’euros à payer, somme indécente payée pour pouvoir survivre,

quand des personnes âgées et des familles sont contraintes d’aller faire les poubelles des magasins et des marchés pour pouvoir subsister,

k0204769.jpgquand des parents ont si peur de l’avenir qu’ils en arrivent à abandonner leurs enfants pour qu’ils soient recueillis et bien traités,

quand les jeunes cherchent l’espoir dans l’alcool, la drogue, la dépendance virtuelle... au lieu de garder confiance en leur chemin,200136690-001.jpg

 

 

Car finalement la crise... c’est chacun qui la fait.

La crise, on peut la combattre en cherchant des valeurs qui ne sont pas fondées sur l’argent, sur l’égoïsme, sur les intérêts matériels.
Arrêter d’avoir peur et se contenter du peu qu’on peut avoir, tout en se battant contre les injustices qui nous frappent et l’oubli des pauvres et de ceux qui vivent dans des conditions indécentes.
Arrêter de ne regarder que sa misère et défendre aussi ceux qui vivent autour de nous, dans notre pays ou ailleurs.
Ne pas accepter que des familles soient malmenées et que des enfants ne puissent plus voir leurs parents.

Chloé LAROCHE

 

____________________ Comme promis, voici l'article concernant Calais, publié par le Réseau d'Éducation Sans Frontières

(le site, actions et pétitions : http://www.educationsansfrontieres.org) :

 

moton8.pngCommuniqué RESF : UN CHARTER DE KOSOVARS, UNE RAFLE D’AFGHANS, DEUX ENFANTS ( ) EN PRISON PUIS A L’ASE, LEUR PERE EN RETENTION…, ETC… 
L’HUMANISME FRACASSANT SELON ERIC BESSON

 

"Un charter de Kosovars :

Eric Besson est un humaniste qui, trop modeste, n’apprécie guère le titre de ministre de la Rafle et du drapeau attaché à sa fonction. Et pourtant…

Et pourtant… La semaine dernière, expulsion de 50 Kosovars et Albanais sur un vol charter organisé en collaboration avec l’Autriche. Spectacle grandiose, propre à combler le ministre : 50 malheureux, certains avec leur baluchon, d’autres sans rien, menottés, entravés, attachés à leur siège, encadrés de deux policiers chacun. Ce devait être beau comme du Besson ! Pourquoi aucune photo n’a-t-elle été publiée dans le but de « dissuader les migrants » ?

Une rafle d’Afghans :

Arrestations massives opérées à l’improviste par la police dans un quartier suspect : 200 Afghans arrêtés au petit matin à Calais au milieu d’un énorme déploiement de 500 policiers. Une rafle magnifique qui a sans doute tellement ravi le ministre qu’il s’est rendu à Calais quelques jours plus tard pour annoncer des récidives. 200 interpellations, sous prétexte de lutter contre les trafiquants. 200 personnes libérées le lendemain.

Deux enfants en prison, leur père en rétention… :

Si M. Besson fait dans l’acharnement collectif, il fait aussi dans le traitement individuel sordide.

Bienvenu Mbelani a 34 ans, père de P. (10 ans) et de J. (8 ans). Il est congolais (RDC), un pays où les morts dus aux guerres civiles et aux violences politiques se comptent par millions. En 2006, il parvient à quitter le pays et demande l’asile en France. Débouté comme de bien entendu. Il se retrouve sans papiers et frappé d’un APRF (Arrêté préfectoral de reconduite à la frontière). Malgré cela, ses deux enfants sont envoyés en France pour le rejoindre.  Ils atterrissent à Roissy le 10 avril avec des papiers qui ne sont pas en règle. Selon les procédures maintenues en place par le ministre Besson, les enfants (8 ans et 10 ans !) sont placés en zone d’attente, une prison pour étrangers, adultes mais aussi enfants, à qui on souhaite refuser l’entrée en France.

L’apprenant, Bienvenu Mbelani se précipite en zone d’attente (sur les conseils de son avocat, paraît-il… Si c’est vrai, celui là ferait mieux de s’occuper d’autre chose que du droit des étrangers !) Il est arrêté sur le champ et mis en rétention. Papa en prison à Bobigny, les enfants en prison à Roissy. Le monde selon Besson est merveilleux.

Au quatrième jour de détention, les enfants sont présentés au Juge de libertés et de la détention de Bobigny, comme des grands, sur le banc des accusés, dans une salle bourrée de policiers en uniforme. Ils sont dans la même salle que leur père, lui aussi présenté au JLD, mais ils n’ont le droit ni de communiquer ni de l’embrasser. La classe ! 8 ans et 10 ans, le gibier de potence fourni à la justice par les services de M. Besson a de l’allure ! Heureusement quand même, le JLD ordonne la libération des enfants qui sont placés dans une famille d’accueil par l’ASE. Mais leur père n’a toujours pas pu les contacter.

On en est là.

Notre ministre humaniste a trois solutions. Renvoyer le père et les enfants dans un pays qu’ils ont fui et où il est fort possible que le père soit immédiatement emprisonné… si ce n’est pire car quoi qui ait pu se passer avant son départ, le simple fait d’avoir demandé l’asile en France le désigne comme un opposant. Les enfants seraient ainsi livrés à eux-mêmes, rendus quasi-orphelins au nom de la préservation de l’unité familiale à laquelle on sait que les services de M. Besson sont très attachés quand ça les arrange. La seconde solution serait de garder les enfants confiés à l’ASE en France et de renvoyer le père au Congo. Le coup du chassé-croisé (les enfants arrivent d’Afrique au moment où le père y est réexpédié) est original… Son caractère inédit séduira peut-être le ministre.

Reste enfin la seule solution humainement acceptable : que Bienvenu Mbelani soit libéré et régularisé et qu’il récupère ses enfants afin de leur donner enfin une vie décente.  Trop simple et trop humaniste pour être possible ?

Père d’un enfant français, mari d’une handicapée française, en rétention !

Mohamed Allouche est tunisien, père d’un enfant français (sa femme est française). Il est arrivé en 2005 pour rejoindre sa femme et son fils. Outre le droit élémentaire de vivre en famille, la venue de Mohamed était d’autant plus nécessaire que la mère de son enfant est sourde et muette. Elle travaille dans une maison de retraite et a été la première femme atteinte de ce double handicap à obtenir le permis de conduire mais il n’empêche que la présence de son père est indispensable à Noufel (11 ans). Mohamed avait un récépissé provisoire de titre de séjour… sans autorisation de travail.

Mais, en août 2007, la préfecture de Nanterre faisait mener une enquête pour vérifier la réalité de la vie du couple. Pour un peu le ministère Hortefeux-Besson mériterait de s’appeler celui du trou de serrure !  Mohamed Allouche était contrôlé le 15 avril au métro Chatillon-Montrouge et placé en rétention après avoir reçu un APRF. Motif deux des nombreux documents fournis par le couple pour prouver leur vie commune portaient une adresse différente de leur adresse habituelle. C’est grave, ça, ça mérite de détruire une famille, de placer un individu en prison et sûrement de l’expulser… Sauf que l’adresse « suspecte » est celle des parents de l’épouse qui, pour une raison ou une autre avait jugé plus pratique de se faire expédier tel ou tel courrier chez ses parents. A se demander ce qui est le mieux partagé au ministère de M. Besson, la malveillance ou l’incompétence. Les deux peut-être ?

Il faut, naturellement, que Mohamed Allouche soit libéré, que le titre de séjour auquel il a droit lui soit immédiatement délivré, que les mauvais traitements qu’il a subis soient indemnisés et que le ministre lui présente des excuses."

 

 

Ministère de la Rafle et du Drapeau :
Fax: 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

 


Matignon  :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...
FAUGERE <jean.paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr>,
GOSSET-GRAINVILLE <antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr...>,
KLARSFELD <arno.klarsfeld@premier-ministre.gouv.fr>,
LEVY <myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr>
MITROFANOFF <igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr>

 

Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>
LOUVRIER <franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

 

18/03/2009

"Je m'en fous de ta vie"... Ce sont les gentils mots d'un collègue de travail à mon encontre. Récit d'une employée sur la relation solidaire au travail.

 

ENTRAIDE, SOLIDARITÉ, CRISE.

(Mon blog a été visité 42 063 fois depuis sa création en avril 2008, avec 2249 visiteurs en août, 4034 en septembre, 5248 en octobre, 5437 en novembre, 5505 en décembre, 6359 en janvier 2009, 5157 en février, 4103 du 1er au 18 mars.)

 

images-17.jpegBonjour à tous et toutes,

À la veille d'une grève importante en France, je souhaite vous proposer ce témoignage vivant, en tant que salariée d'une entreprise et employée adepte de la solidarité entre collègues.images-11.jpeg

Voici mon récit :

Il y a quelques temps, un collègue m'appelle et me demande de faire un transport à sa place. J'en avais un à faire sur Grenoble et lui me proposait d'aller sur Lyon, pour emmener une personne handicapée dans un hôpital. J'ai été obligée de refuser car c'était pendant les vacances scolaires et j'aurais dû faire garder mes enfants beaucoup plus longtemps car ce transport m'aurait fait rentrer tard. En fait, ce collègue devait faire garder son propre enfant et me demandait de faire ce transport pour rester auprès de lui. 

Quinze jours plus tard, un soir, alors que nous nous croisions dans un établissement où nous faisons chacun une tournée d'enfants handicapés, je lui demande s'il peut ramener deux sièges autos rehausseurs pour jeunes enfants, dont j'avais eu besoin pour deux petits et qu'il fallait ramener au dépôt. Mon collègue a fait la tête mais il les a pris quand même.

Ce lundi, je lui redemande ce service mais il me montre qu'il n'est pas content, aussi je me débrouille seule pour les sièges.

images-12.jpegLe lendemain, on se croise et il me dit : "Tu as un boulot. Tu n'as qu'à le faire." Il commence à moraliser en me disant qu'en plus c'est très bien que j'aille au dépôt car je peux laver mon véhicule. Je lui ai dit que je lavais régulièrement mon véhicule et qu'il n'avait pas à me parler ainsi, que j'étais seule avec mes enfants et que le soir, je devais aller chercher mon fils, que si je lui demandais ce service de temps en temps, c'était pour m'aider dans mon organisation et pour que les autres collègues aient les sièges au dépôt pour d'autres enfants à transporter.

Il m'a répondu tout net : "Je m'en fous de ta vie !"images-8.jpeg

Sur ces mots qui m'ont fait mal, j'ai tourné les talons et je suis partie.

Pour moi, la solidarité dans la vie et entre les collègues est très importante.

Je suis choquée de voir que la crise renferme certaines personnes sur leurs propres intérêts et que l'égoïsme individuel prévaut sur la solidarité et l'entraide, sur la gentillesse et l'ouverture à l'autre.

images-10.jpegDans la même journée, j'ai aidé un autre collègue à sortir des véhicules du hangar. Quand je peux, j'aide. Du coup, pour les clients transportés, le bénéfice est là aussi. Car la solidarité rejaillit sur eux. Sortir de son véhicule et tenir une porte à un client transporté qui marche avec des béquilles, au lieu de le laisser sortir seul du véhicule et entrer dans son immeuble... me paraît important. Parler cinq minutes avec une personne agée qu'on raccompagne parce qu'elle est si seule tout le temps et que cela lui fait du bien d'avoir un peu de compagnie. Faire le plein de la voiture pour le collègue suivant, même si c'est déjà tard et qu'on a envie de rentrer. Si chaque fois qu’un collègue nous demande un service, on lui dit qu’il n’a qu’à faire son travail et se débrouiller seul parce qu’il est payé pour ça... dans quelle société avance-t-on ?

Quel est l’avenir de la vie professionnelle, sans parler du reste ?

Nous traversons une crise, sur le plan collectif et individuel, aussi je crois qu’il faut demeurer solidaire et dans l’entraide, car nous ne vivons pas chacun sur une île déserte et si l’égoïsme gagne du terrain, nous ne sommes pas sortis de l’auberge.images-16.jpeg

images-9.jpegL'entraide face à la crise, c'est se demander comment l'autre vit et quel besoin il a. L'entraide face à la crise, c'est un sourire, une écoute, une parole avenante et gentille. L'entraide face à la crise, c'est arrêter d'avoir peur pour soi mais se dire qu'il y a des solutions à tout problème et que rebondir, ce n'est pas rebondir seul mais avec les autres, car les autres, c'est l'humanité. Les autres, c'est soi puissance des millions.

Chloé Laroche

 

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06/06/2008

Un salarié sur 6 se plaint de comportements hostiles de ses collègues

  Mépris, critiques systématiques du travail effectué voire propos dégradants... Une part non négligeable des salariés se sentent maltraités au travail. Une vaste enquête de la Dares fait le point.
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"17 % des salariés français se disent l'objet de comportements hostiles de la part d'une ou plusieurs personnes dans leur travail. C'est l'un des principaux résultats qui ressort de la vaste enquête menée par les médecins du travail auprès de 50 000 salariés pour le compte de la Direction générale du travail et la Dares. Cette part passe à 25 % si l'on prend en compte les comportements hostiles auxquels les salariés ont pu être confrontés dans un poste antérieur. Trois grandes catégories de comportements hostiles sont distinguées :

 Le déni de reconnaissance du travail, où la personne voit ce qu'elle fait injustement critiqué ou saboté. 8,9 % des salariés sont concernés dans leur poste actuel.

 Les comportements dits méprisants, où la personne est volontairement ignorée ou est la cible de propos désobligeants. Ils concernent 6,5 % de la population salariée.

 Les atteintes dégradantes, où le salarié est la cible de propos avilissants, de sous-entendus sur sa santé mentale ou d'avances à caractère sexuel. 1,9 % des répondants se déclarent victimes de ce type de comportements.

 

 
Les différents comportements dits hostiles en entreprise
 
  Comportement Part de salariés victimes au moins une fois dans leur carrière (en %) Part de salariés victimes dans leur poste actuel (en %)  
  Le déni de reconnaissance du travail 14,0 8,9  
  Critique injustement votre travail 12,2 7,7  
  Vous charge de tâches inutiles ou dégradantes 4,3 2,7  
  Sabote votre travail, vous empêche de travailler correctement 3,7 2,3  
  Les comportements méprisants 10,6 6,5  
  Vous ignore, fait comme si vous n'étiez pas là 7,8 7,1  
  Tient sur vous des propos désobligeants 10,0 6,0  
  Vous empêche de vous exprimer 5,7 4,5  
  Vous ridiculise en public 3,9 2,0  
  Les atteintes dégradantes 3,1 1,9  
  Laisse entendre que vous êtes mentalement dérangé(e) 1,2 0,9  
  Vous dit des choses obscènes ou dégradantes 2,0 1,3  
  Vous fait des propositions à caractère sexuel de façon insistante 0,6 0,1  
  Au moins un comportement hostile 24,8 17,3  
 
Source : Dares, mai 2008
 

 

Les femmes et les jeunes plus concernés

Toutes les populations de l'entreprise ne sont bien évidemment pas touchées de la même manière par ces phénomènes. Les femmes se déclarent légèrement plus souvent concernées que les hommes (18 % contre 16,8 %). Elles sont plus spécifiquement la cible de comportements méprisants : elles sont ainsi significativement plus nombreuses à se déclarer ignorées, non écoutées voire ridiculisées. Les professions peu qualifiées sont également plus sujettes à ce type de comportements (18 % des employés administratifs, 18,2 % des employés de service et 18,6 % des ouvriers non qualifiés, contre 16,4 % des cadres).

Les jeunes de moins de 30 ans et dans une moindre mesure les quinquagénaires souffrent plus fréquemment de ces problèmes (plus de 19 % des jeunes et 17,3 % des seniors). La Dares note enfin que les comportements hostiles se font plus rares dans les petites structures : seuls 14 % s'en plaignent dans les établissements de moins de 10 salariés contre 20 % dans ceux de 50 à 200 salariés.

 

Des comportements liés à l'organisation du travail

Une certaine organisation du travail dans l'entreprise semble être corrélée à une forte récurrence de ces comportements hostiles. Ainsi, un rythme de travail surveillé de près par la hiérarchie, des interruptions fréquentes qui viennent perturber le travail du collaborateur, un déficit de moyens ou de formation pour accomplir les tâches sont souvent dénoncés par les personnes se déclarant sujettes à des comportements hostiles.

De même, la Dares souligne une corrélation entre l'occurrence de ces comportements et l'état de santé du collaborateur. Si en moyenne 12 % des salariés jugent leur santé mauvaise, ils sont 20 % parmi ceux qui dénoncent aussi des comportements méprisants, 22 % parmi ceux qui s'estiment victimes d'un déni de leur travail et 34 % parmi ceux qui se disent confrontés à des atteintes dégradantes. Enfin, se déclarer sujet à des comportements hostiles est plus courant lorsqu'on est confronté à des risques psycho-sociaux forts, à savoir une charge de travail ressentie comme pesante, un manque de latitude au niveau de la prise de décision et un déficit de soutien social (voir encadré ci-dessous)."

Extrait du site : http://www.journaldunet.com

 

 
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