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19/08/2016

Partage pour mon demi-siècle de vie, au détour de mes 50 ans. Je raconte mon aventure avec deux enfants dans Grenoble, à travers Escape Game et Pokémon Go, puis dans le parc Paul Mistral.

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Ce jour-là du 12 août 2016,  je viens d'avoir cinquante ans, au bout d'un demi-siècle de vie, même si certains ne me donnent que quarante ans.  

Un ami m'a dit que cet anniversaire était forcément difficile à passer, mais pour quelqu'un qui sait depuis longtemps que la vie est précieuse car pouvant s'arrêter à tout moment, ce passage n'est pas si différent d'un autre. Et puis certaines personnes refusent de vieillir mais c'est ainsi,  et j'ai appris dans ma vie que l'acceptation était la première clé de la paix intérieure. De plus, je remercie pour le passé  vécu,  pour la protection des cieux sur mon chemin et l'évitement d'accidents graves. Je remercie pour mes quatre enfants, pour mes amis, pour les belles choses vécues et les orages, voire les tempêtes, traversés. Je remercie pour les radeaux qui m'ont sauvée de naufragés certains,  suite au décès de ma fille Océana ou suite à d'autres ouragans. 

Des joies viennent se greffer sur les volcans éteints et l'humain repart sur son chemin, devant la stupéfaction des anges ébahis. 

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Le surlendemain de ce virage banal mais plaisant de ma vie, j'ai vécu un voyage d'une journée avec mon fils et un copain à lui dans ma ville natale de Grenoble, journée que je souhaite partager avec vous.  Nous arrivons dans la vieille ville où je me gare juste devant le Karkadé, dans la rue Servan, devant ce restaurant qui accueille nombre d'artistes et de musiciens. J'y ai joué aussi il y a quelques années. J'aime beaucoup ce quartier qui révèle tant d'histoire et de secrets enfouis dans les murs et les pierres.

On traverse cette ville devenue sereine, comme le sont aussi Serres ou Gap, et on apprend avec stupeur qu'elles ont été les témoins de massacres et de destructions au fil des siècles.  Le Duc de Savoie avait fait détruire Gap, et... à Serres, bien avant le Nazisme, toute la communauté juive a été assassinée.

La destruction se vit aussi dans l'existence humaine. On n'est plus qu'une loque et pourtant, on se reconstruit,  on adopte des enfants,  on va de l'avant, on devient un phare pour d'autres naufragés.

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Avec mon fils et son copain,  nous avons vécu durant une heure un escape game,  cette expérience de sortir d'un lieu où l'on nous enferme,  et d'où l'on doit sortir grâce à des énigmes et des objets réunis que l'on doit rassembler en équipe. L'espace du jeu était très beau, asiatique,  avec une sorte de jardin zen, agrémenté de Bouddhas et d'objets très parlants.  

Dans la vie comme dans ce jeu,  on gagne à travailler avec les autres, à s'écouter, à s'épauler. Chacun apporte sa contribution et on se complète devant les énigmes. La solidarité,  c'est sortir de sa solitude pour rejoindre celle des autres, afin d'en faire un bouquet d'amitié et d'humanité. 

Et puis, lorsque à la seconde près,  nous avons réussi à sortir, après avoir ouvert toutes les serrures et les verrous, j'ai réalisé que la petite voix s'affichant à l'entrée de la première porte nous avait aidés à avancer. Comme la petite voix qui nous parle tout au long de notre vie.

Si on ne l'écoute pas, des portes restent fermées et des énigmes demeurent à jamais sans  solutions. Pour l'écouter,  il faut tout lâcher, lâcher prise et ouvrir ses yeux et son coeur.

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Puis nous avons traversé la ville en prenant la rue de la Paix. Au fond, nous apercevions les grilles ouvertes du Jardin des Plantes,  le jardin de mon enfance. Les enfants ont compris rapidement qu'ils pouvaient trouver des Pokémons avec leur portable et cela n'a pas été difficile de les faire marcher dans le Jardin, en regardant aussi les belles roses, les arbres anciens et les beautés naturelles de ce parc. Et puis, passant à gauche de la Mairie, nous avons rejoint le grand parc Paul Mistral. Et là,  au pied de la Tour Perret, je me suis apercue que nombre de personnes de tous âges chassaient les Pokémons. 

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Ce jeu est arrivé depuis peu dans la vie de nombreuses personnes. Le copain de mon fils, 12 ans, me raconte, devant mes questionnements : "Pokémon Go, cela permet de sortir du virtuel pour aller dans le réel. Cela permet de marcher, de voir d'autres dimensions réelles, de rencontrer d'autres personnes, de voir de multiples paysages, tout en récoltant des personnages virtuels sur son portable."

En posant des questions à un père de famille accompagné de ses enfants de 5, 6 et 8 ans, tous assis sous un grand arbre près de la Tour Perret, au coeur du Parc Paul Mistral, j'ai appris ainsi que pour eux, Pokémon Gô représentait les chemins partagés, le plaisir de poursuivre la même quête, le bonheur d'être ensemble, de partager des lieux et des personnages fictifs, fictifs mais peut-être bien vivants dans l'imaginaire de ces humains de tous âges.

Laissant un instant mes jeunes courir après les Pokémons, je me suis dirigée vers une aire de lecture installée dans le cadre de "l'Été Oh ! Parc". J'y ai découvert des oasis de lecture sous les arbres, espaces installés très accueillants. Une fillette s'était assise dans les branches d'un grand arbre pour lire. Des ouvrages étaient posés ça et là et je me glissais dans cet espace. J'ai été soudain attirée par la proposition d'écrire un texte et de le glisser dans une boîte de partage d'écrits.

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 Voici donc pour vous en partage ce que j'ai écrit :

-7.jpgDe mon voyage immobile, je me sens libre tout au fond de mon âme accrochée aux racines d'un arbre aux multiples branches de joie et d'horizon infini.

Le voyage démarre tous les matins de ma vie, qui est un long sillage de courage, de rage et d'orages.

L'arbre me tend les bras avec paix et je regarde la lumière passer à travers la jupe fleurie d'une violoniste rousse.

 

Chloé LAROCHE

 

 

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Escape Game : Challenge the room, 10 rue Servan à Grenoble et 7, rue très-Cloîtres.

"L'été oh parc" : au Parc Paul Mistral de Grenoble, du 3 juillet au 21 août, chaque été.

 

 

 

14/05/2016

Ma critique sur le film "Ma Loute". Le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde. Il nous amène à regarder derrière les apparences.

Chers lecteurs,

 

 

Ce soir, je suis allée voir le film : "Ma Loute". 

Je suis assez d'accord avec le commentaire lu après avoir vu ce film, un commentaire écrit par "Ener1" sur le site de Allociné : "Le scénario aurait pû être bien mais dès qu'ils commencent à bouffer de l'humain sanguinolent, non merci ... J'aurai sû, j'aurai pas venu ...".

Moi non plus, je ne serai pas venue si j'avais su. En même temps, lorsqu'on creuse un peu derrière les apparences trompeuses, les terreurs du film, les abominations et les excentricités montrées... on s'aperçoit que le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde.

Un ami m'avait accompagnée pour visionner cette création cinématographique mais il a été loin de penser, au contraire de moi, que ce film montrait une certaine réalité, à tel point que devant le pied que tend la mère anthropophage à ses enfants, cela lui a paru tellement irréel que cela lui a paru aussi risible.

Mais c'est bien ce que montre ce film : qu'à force de penser que l'humanité n'est que belle et bonne, on en vient à faire du déni sur les horreurs réelles qui existent. Cet ami pensait que cela était tellement énorme que cela ne pouvait exister. Mais malheureusement, cela existe et tant de choses terribles ont existé. 

Bruno Dumont nous parle aussi d'inceste, par un frère et un père, sur une femme devenue hystérique et hyper sensible. Sa souffrance est tellement à fleur de peau et extrême qu'elle en est devenue  excentrique, à force d'être expansive. Sa fille, Billie, qui est née de ce viol incestueux, vit maintenant chez son oncle, lequel peut être aussi son père. Elle est attirée par le jeune criminel qui tue plein de personnes alentour et lui aussi semble attiré par elle.

Mais à un moment, cette jeune fille va voir arriver sur elle un déchainement inouï de violence et de coups, de la part de ce jeune qu'elle aime, nommé Ma Loute. Elle l'avait dit aux policiers : "Je suis une jeune fille déguisée en garçon."

Voilà ici le problème du Genre qu'on ne résoudra pas, puisque tous les journalistes de Cannes et les cinéphiles se demandent encore si Billie est une fille ou un garçon.

Mais le jeune Ma Loute, en la portant dans ses bras, pense sentir autre chose, faisant penser à des attributs masculins. C'est alors qu'il la frappe, en lui disant qu'elle l'avait trahi. C'est une scène terrible, comme le passage où la mère de Ma Loute frappe violemment avec une rame les personnes prises dans le filet et qui attendent d'être  mangées par cette famille anthropophage. La scène où les trois jeunes enfants mangent avec leur grand frère Ma Loute les restes humains est insoutenable.

Mais ce qui me choque, en lisant certains commentaires et notamment un article d'une journaliste à Cannes, c'est que des personnes portent aux nues l'histoire d'amour entre ces deux jeunes, entre Billie et Ma Loute, comme si cela transfigurait le film.

Parce que deux êtres s'aiment, alors on peut tout pardonner ? La fin montre bien cela : Billie découvre Ma Loute au bord de l'océan avec une autre jeune femme. Elle sait tout, mais elle ne dit rien. Elle ne dénonce pas... Pourquoi ? 

Peu-être parce que le film veut dire que ces deux jeunes sont deux victimes, victimes de leur milieu familial, victimes de leur enfance, victimes de la violence extrême.

Peut-être  parce que Ma Loute a sauvé Billie, sa mère et son oncle, en les emportant loin de ses parents avides de sang sur une charrette, trouvée ensuite par les policiers. Il a pris cette décision de courage ultime d'arrêter le massacre, de dire NON à une famille toxique et malsaine.

Tous les acteurs sont magnifiques dans leur rôle, les non-professionnels comme les professionnels. Le Commissaire Machin est troublant dans sa légèreté, se mettant à rouler sans problème, malgré son poids... à voler aussi. C'est par des scènes telles que celles-ci qu'on comprend que le réalisateur nous amène à regarder et voir derrière les apparences, à réfléchir sur notre façon de voir une personne obèse, une personne dite folle, une personne excentrique, une personne sans genre, une personne maladroite, une personne bossue, etc.

J'ai trouvé dans ce film beaucoup de sensibilité autant qu'une grande cruauté, qui me fait recommander de ne pas aller le voir si vous avez moins de seize ans ou si vous êtes d'une nature émotive et sensible.

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

 

01/12/2015

Ma verte lettre ouverte pour la COP 21, en tant que citoyenne d'un monde en marche et en évolution.

Bonsoir à tous et toutes,cop 21,mnei,grenoble,écologie,tri, compost,humanité,espoir,repli,planète,signature,solidarité,maison de la nature,grenoble,politique,avenir,changement,voiture,futur,pollution,pesticides,bio,vie,choix,décision,monde,réunion,planétaire,lucidité,rené char,usines,polluant,découverte,enfant,foi,croire,faillite,isolement,solitude,déception,

 

En cette période cruciale de la COP 21, j'avais envie de réfléchir avec vous qui me lisez.

Je connais une personne qui ne sort plus de chez lui, pour ne plus polluer, et aussi parce que la société lui semble devenue trop compliquée, parce que paradoxale (exemple : il faut consommer mais ne pas polluer).

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Cette façon qu'il a de se refermer parce qu'il est en définitive trop honnête, trop pur, trop intègre... devant le monde qui va à sa perte, avec sa lucidité d'observateur externe de la société... me pousse à réfléchir à la phrase de René CHAR : "La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil." cop 21,mnei,grenoble,écologie,tri, compost,humanité,espoir,repli,planète,signature,solidarité,maison de la nature,grenoble,politique,avenir,changement,voiture,futur,pollution,pesticides,bio,vie,choix,décision,monde,réunion,planétaire,lucidité,rené char,usines,polluant,découverte,enfant,foi,croire,faillite,isolement,solitude,déception,

Lorsqu'on est lucide, on peut en effet ressembler à Icare : trop s'approcher de la vérité pure, de cette vérité qui nous terrasse et nous enlève nos ailes. Pour avancer dans notre monde et trouver des solutions pour l'avenir, il faut garder un certain espoir, un certain idéal positif, ne pas tout voir en noir ou en négatif. Nous devons garder l'innocence de l'enfant qui grandit en regardant le soleil mais pas trop et en avançant avec l'astre dans le dos vers un ailleurs inconnu mais merveilleux. 


Je crois qu'il faut bien réfléchir au fait que le monde tel qu'il est va poursuivre, avec des choses que nous ne maîtrisons plus : les usines, les polluants, les pesticides, les voitures non électriques, le nucléaire, l'industrie alimentaire, les cosmétiques, etc. Tout cela peut s'améliorer, aurait pu déjà s'améliorer, mais gardons espoir que certains éléments peuvent trouver substitutions. Exemple pour les voitures électriques, que nous rêvons de voir trôner dans le futur afin d'arrêter essence et 
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J'ai pensé aussi à ce que nous pouvons faire dans le cadre de la COP 21, à ce que je peux faire. Je trie mes déchets familiaux depuis des années mais voilà, je n'avais pas démarré le compost. Maintenant, je l'ai fait. En plus, cela fait des économies pour ma mairie car ce sont des déchets en moins à traiter dans les poubelles. On peut le faire en appartement ou même si on a quelques mètres carrés de verdure ou de jardin. Et ce qui vient de la terre revient à la terre. Dans un cycle naturel de compostage et de partage avec d'autres personnes faisant des jardins, si nous sommes en appartement. 

Lorsque j'habitais la Villeneuve, j'ai été effarée de voir qu'un concierge disait à tous de ne pas trier, que cela ne servait à rien. Et beaucoup l'écoutaient par flemme, par non envie de trier, par manque de conviction. Il ne faut pas écouter ce genre de discours. Chacun peut évoluer au moment où il a envie de le faire, au moment où il prend conscience de son petit rôle dans l'univers, d'un grand rôle finalement.

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Chacun peut co-voiturer lorsqu'il a un trajet en voiture à faire, s'inscrire sur un site et proposer des places dans sa voiture ou bien voyager dans la voiture de quelqu'un d'autre. 

Chacun peut respecter aussi la consommation de l'autre et éviter de critiquer à tout va ce que l'autre a envie d'acheter, ce que l'autre a envie de donner, d'échanger. Tout cela est un choix personnel et ce serait une ingérence d'obliger chacun à consommer ou à ne pas consommer suivant un critère commun. 

Ce que j'aime personnellement, c'est consommer en allant chez Emmaüs ou Ozanam ou bien à la Remise, qui sont des communautés vivant de récupérations, car je sais en achetant chez eux que je donne une seconde vie à des objets, de la vaisselle, des vêtements,  des livres, etc... qui auraient été jetés et qui apportent de l'argent à ces communautés de réinsertion.cop 21,mnei,grenoble,écologie,tri, compost,humanité,espoir,repli,planète,signature,solidarité,maison de la nature,grenoble,politique,avenir,changement,voiture,futur,pollution,pesticides,bio,vie,choix,décision,monde,réunion,planétaire,lucidité,rené char,usines,polluant,découverte,enfant,foi,croire,faillite,isolement,solitude,déception,

Ceci s'appelle l'économie solidaire !

Je suis heureuse de la faire fonctionner et ainsi -aussi- de trouver mon équilibre budgétaire dans la famille que je dois assumer seule, en maman solo ayant un seul salaire et un jeune enfant encore à charge, sans pension du papa malheureusement décédé. La CAF ne me donne pas d'allocations familiales depuis que mes deux grandes filles ont dépassé la majorité, alors que des familles gagnant plus que moi, mais ayant deux ou trois enfants, vont toucher les allocations familiales. Lorsque l'État se plaint de n'avoir plus d'argent mais qu'Il continue à s'aveugler sur des choix de politique familiale plaisant aux plus aisés mais contribuant à enfoncer les plus pauvres, dont les familles mono-parentales avec un seul enfant... comment ne pas se poser de questions sur la lucidité des dirigeants de notre pays. 

La lucidité restant la blessure la plus rapprochée du soleil, je vais aller me détendre sur la plage de mes rêves et vous inviter à ma prochaine signature qui sera organisée le samedi 19 décembre à Grenoble, à la Médiathèque de la Maison de la Nature et de l'Environnement (MNEI), entre 15 h et 18 h, à l'adresse : n° 5 place Bir Hakeim, afin de vous faire découvrir mon dernier livre : "Solidarité Puissance Toi". Des extraits de mon livre seront lus et un goûter partagé aura lieu vers 16 h 30.

J'espère que cet ami dont j'ai parlé plus haut sera présent ce jour-là afin que vous lui redonniez la confiance en l'humanité. 

 

Chloé LAROCHEcop 21,mnei,grenoble,écologie,tri, compost,humanité,espoir,repli,planète,signature,solidarité,maison de la nature,grenoble,politique,avenir,changement,voiture,futur,pollution,pesticides,bio,vie,choix,décision,monde,réunion,planétaire,lucidité,rené char,usines,polluant,découverte,enfant,foi,croire,faillite,isolement,solitude,déception,cop 21,mnei,grenoble,écologie,tri, compost,humanité,espoir,repli,planète,signature,solidarité,maison de la nature,grenoble,politique,avenir,changement,voiture,futur,pollution,pesticides,bio,vie,choix,décision,monde,réunion,planétaire,lucidité,rené char,usines,polluant,découverte,enfant,foi,croire,faillite,isolement,solitude,déception,

 

 

 

 

 

 

04/10/2015

Monseigneur Charamsa a eu le courage de parler pour défendre l'amour face au statut de prêtre de l'Église Catholique.

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Bonjour à tous et à toutes,

 

 

Ce soir, je suis heureuse car un prêtre a parlé. Il a déclaré à la veille du Synode pour la famille : "Dieu nous demande d'aimer, il nous l'ordonne." Il vient de faire son coming out en tant qu'homosexuel, courageusement.

 

Mais lors du Soir 3 de 22 h 30, la comédienne Judith Magre n'a rien eu de mieux à dire que : "Avait-il besoin d'en faire des tonnes ?? Il n'avait qu'à aller voir le Pape et lui dire qu'il était homosexuel." 

 

Hé bien, je pense que ce prêtre polonais, théologien de surcroît, a eu raison de parler à la face du monde car il n'y a que ce genre d'attitude et de franchise qui changera le monde. Il a dénoncé le célibat des prêtres et a demandé que ceux-ci aient le droit d'aimer comme tout le monde. Cet homme s'appelle Monseigneur Charamsa et vient d'être condamné par l'église catholique à la destitution de son état de prêtre. 

 

Voici ses paroles : "Il est temps que l'Eglise ouvre les yeux face aux gays croyants et comprenne que la solution qu'elle propose, à savoir l'abstinence totale et une vie sans amour, n'est pas humaine", a-t-il lancé, réclamant "miséricorde et dignité"... "Je demande pardon pour toutes ces années où j'ai souffert en silence devant la paranoïa, l'homophobie, la haine et le refus des homosexuels que j'ai vécus au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui est le coeur de l'homophobie dans l'Eglise". 

 

Je pense, au contraire de Judith Magre, qu'il faut justement en faire des tonnes dans ce monde pour que le passé laisse la place au futur.

 

Chloé Laroche

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Voici l'adresse de PLEIN JOUR (qui soutient et accompagne depuis des années des compagnes de prêtres ou de religieux) : http://plein-jour.eu ......

Dominique VENTURINI, Le Cigalon, 8 rue du Serpolet, 84160 Lourmarin
Mail : venturinid arobase wanadoo.fr / Tél. 04 90 68 02 30

 
Soutien des compagnes de prêtres ou de religieux
PLEIN-JOUR.EU
 

 

 MES ARTICLES SUR LE SUJET :

 
 http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/.../lettre-d-une...
 
 
 

Lettre ouverte au nouveau Pape, François 1er.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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24/06/2015

Ma lettre aux parents d'Ayana, suite à la lettre de Jean-Marc Dupuis. Mon témoignage de maman orpheline face à la mort brutale de ma fille en 1997.

 

 

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Merci Jean-Marc Dupuis d'avoir écrit votre lettre (lettre que, chers lecteurs, vous trouverez ci-après... en-dessous de ma lettre) pour les parents d'Ayana. Merci Jean-Marc pour tout ce que vous écrivez aussi afin de protéger la santé de chacun d'entre nous.

Je voudrais écrire ceci aux parents d'Ayana, Julie et Jason :images-21.jpeg

Chers parents, j'ai vécu quelque chose d'un peu similaire en 1997 quand ma fille Océana, qui avait trente mois, est décédée en trois jours d'une encéphalite foudroyante. Elle avait reçu un vaccin en janvier après une varicelle. Le pédiatre a voulu la vacciner alors qu'elle venait d'avoir cette maladie. J'étais jeune à l'époque, j'ai laissé faire. Elle est décédée un mois après mais personne n'a voulu faire le rapprochement, étant donné qu'il y avait un virus de grippe très virulent et que ma fille l'a attrapé. Le pédiatre a attendu trois jours avant de donner des antibiotiques. Il était trop tard, le mal avait pris son cerveau, si vite. Par la suite, des liens ont pu être fait avec la résurgence grave de la varicelle réveillée par le vaccin, alliée à une grave complication de grippe. Mais tout cela est resté dans la tombe, au sein d'une supposition nébuleuse et sans véritables explications.

À l'hôpital, ma fille est tombée dans le coma, comme foudroyée. C'était le jeudi 13. Le lendemain matin, 14 février, les médecins nous ont dit : "On va devoir débrancher votre fille, son coeur bat mais son cerveau est mort. Vous n'avez rien à dire, nous le ferons." Le ciel nous est tombé dessus. je voyais ma fille vivre, respirer... et ils allaient la tuer. Une amie m'a appelée, m'a parlé doucement : "Laisse la partir, s'envoler, ne la retiens pas, c'est son heure de partir." C'est cela : accepter le destin, accepter que la mort emporte ceux que l'on aime, accepter l'impermanence pour chacun d'entre nous, accepter l'impuissance de ceux qui sauvent et qui protègent en général : les médecins, le corps médical.images-24.jpeg

Accepter qu'on me dise : "De toute façon, vous l'auriez amenée plus tôt, on n'aurait rien pu faire, on n'a pas de traitement pour ce qu'elle a, on est démunis." J'ai peigné ma fille une dernière fois, je l'ai habillée. C'est le 15 qu'ils ont débranché ma fille. Arrachement des entrailles, comme un pic dans le coeur et c'est à vie que mon ventre a vu un trou béant se faire en moi. Depuis, dix-huit ans ont passé, et je passe ma vie à donner, à aider, à tendre la main à autrui. J'ai adopté deux filles et j'ai eu un fils qui a dix ans maintenant. J'ai pu faire tout cela lorsque j'ai compris (très rapidement) que Dieu est le Dieu de tous, des vivants et des morts. Je vous explique : une maman qui perd son enfant ne le voit plus, ne le sent plus, elle ne sait pas où il est. C'est terrible, c'est un arrachement mortel. On a l'impression d'être entre ciel et terre, au bord de la tombe, en bascule d'éternité.Unknown-8.jpeg

Alors quand j'ai compris un jour en un éclair de lucidité que si Dieu existe, il existe pour les vivants mais aussi il protège les morts ; il s'en occupe, comme les anges s'en occupent, comme les entités de lumière s'en occupent, alors cela m'a rassurée. J'ai délégué aux forces de lumière et d'amour, j'ai accepté de renoncer à mon inquiétude profonde de maman et je suis entrée dans une certaine confiance. Je dis "certaine" car la peine est là, profonde, les larmes, l'absence terrible, les pensées obsédantes parfois -concernant les derniers jours avant le décès-, la culpabilité d'être encore vivant sans son enfant qui lui est mort, la colère de n'avoir rien pu faire, colère aussi contre les médecins, mais les médecins ne sont que la main du destin, implacable et frappeur.Unknown-7.jpeg

Je me suis reconstruite en écrivant un livre pour aider d'autres parents dans le deuil, puis d'autres livres, en créant plus tard un blog, en reprenant les concerts avec mon violon, en devenant ambulancière, en marchant en montagne et en emmenant des groupes avec moi vers les sommets, vers la vie, en choisissant l'adoption et de donner tout cet amour laissé au fond de moi à des enfants sans parents.

Je vous souhaite, Julie et Jason, beaucoup de courage. Votre petite Ayana vous protégera toujours sur votre chemin et vous protégera comme ma fille Océana me protège pour toujours et jusqu'à ma mort et bien au-delà.

Chloé Larocheimages-20.jpeg

 

 

 

 

 

______________  Lettre de Monsieur Jean-Marc DUPUIS :

 

Condoléances extrêmes aux parents d’Ayana

Pas de commentaire - 3 795 lecture

 

Chers amis,

Excusez-moi d’être direct, surtout sur un sujet si douloureux.

Mais vous, pensez-vous que vous pourriez trouver les mots justes pour réconforter deux jeunes parents qui se préparent à la mort de leur bébé ?

C’est ce qui est en train d’arriver à Julie Pitel et Jason Rivière, les parents de la petite Ayana. Leur bébé de sept mois est dans le coma depuis le 6 mai après avoir été vaccinée à l’Infanrix Hexa et au Prévenar [1].

Dimanche 21 juin, les médecins leur ont annoncé que le système de respiration artificielle qui maintient Ayana en vie va devoir être arrêté « dans six ou huit jours » [2]. En effet, ils estiment que son cerveau est « irrémédiablement détruit ».

C’est une épouvantable tragédie.

Moi-même qui ai perdu brutalement ma fille de 12 ans il y a peu, je me sentirais complètement démuni si je me trouvais face à ces jeunes parents.

Pourquoi ?

Parce que chaque cas est unique et je crois qu’il est impossible d’imaginer ce que ressentent des personnes dans un tel drame.

« Condoléances » est un mot qui vient de l’ancien français « condouloir », s’affliger avec quelqu’un [3].

« Je vous présente mes condoléances » veut dire « je souffre moi aussi avec vous du malheur qui vous afflige ».

Mais dans ce cas, j’aurais terriblement peur que mes paroles paraissent vaines, inutiles, et qu’elles ne les réconfortent pas, au contraire même : « Vous pouvez toujours parler, rien ne nous rendra jamais notre enfant ! », pourraient-ils me répondre, avec raison.

Et pourtant, même si je suis maladroit, je voudrais vraiment dire à Julie et Jason que je leur présente, sincèrement, mes plus extrêmes condoléances et je suggère à tous les lecteurs de Santé Nature Innovation qui le souhaitent de s’associer en ajoutant un mot en commentaire de ce texte.

Je voudrais qu’ils sachent combien je souffre pour eux et pour leur bébé. J’ai été bouleversé par le courage qu’ils ont montré à la télévision et depuis le début de cette affaire. Ils ont à peine 21 et 22 ans ! (vous pouvez par exemple voir le reportage ici)

Ce qu’ils sont en train de vivre, ils ne l’oublieront jamais. C’est une épreuve qui marque pour toujours. Dans 20, 30 ou 50 ans, les larmes leur monteront aux yeux chaque fois qu’ils repenseront à leur petite chérie.

Que faire maintenant ?

Selon les articles que j’ai pu lire dans les médias, Me Ludot, l’avocat qui défend Julie et Jason, est énergique et il les défend bien.

Il semble qu’il y ait eu un problème avec le SAMU, qui n’a pas voulu se déplacer alors que la petite avait 42,5°C de fièvre après sa vaccination. Elle aurait même fait une convulsion, qui est une urgence médicale extrêmement sérieuse et fait partie des effets secondaires bien connus des vaccins. S’ils avaient fait le minimum, ils auraient peut-être pu la sauver.

Selon le journal Le Parisien, Me Ludot aurait déclaré :

Nous voulons « tout savoir de ce qui s’est passé » et « nous voulons que soit tenu aux parents un discours loyal et honnête, à savoir que la nocivité des vaccins est à l’origine des 42° de fièvre (d’Ayana) : c’est l’association criminogène des deux vaccins, Prevenar et Infanrix » [4].

Cette demande paraît d’autant plus légitime que cette tragique affaire a eu lieu précisément au moment où les pouvoirs publics et la plupart des médias essayaient de diaboliser l’action du Pr Henri Joyeux pour la simple raison qu’il demandait le retour du vaccin DT-Polio, plutôt que l’obligation de fait imposée aux parents de recourir aux supervaccins comme l’Infanrix.

Les médias bien ennuyés

Confrontés aujourd’hui à leurs contradictions, ces mêmes médias sont aujourd’hui plus qu’ennuyés.

Ils sont en effet bien obligés de parler de l’affaire d’Ayana. Mais comment expliquer au public que l’Infanrix, dont ils ont dit qu’il n’était pas du tout dangereux, soit impliqué dans la mort d’un bébé qui était en parfaite santé avant les injections ?

La solution, assez piteuse, qu’ils ont en général choisie est de rester dans le vague.

La plupart, comme le journal Le Monde [5], L’Express [6], le Nouvel Observateur [7], reprenant l’AFP, ont choisi le mensonge par omission, en parlant d’un accident « suite à deux vaccins », sans préciser lesquels.

D’autres, et c’est peut-être pire encore, ont écrit que l’accident s’était produit après une injection de DT-Polio, opérant un amalgame aussi mensonger que dangereux entre le DT-Polio, qui est obligatoire, nécessaire, et dont nous attendons tous le retour dans les pharmacies, et l’Infanrix, qui n’est pas obligatoire, pas nécessaire, et que personne n’utiliserait s’il n’y avait pas de pénurie de DT-Polio, surtout qu’il coûte sept fois plus cher.

La ministre de la Santé Marisol Touraine garde le silence

La ministre de la Santé Marisol Touraine, enfin, a choisi… le silence.

En un sens, elle est logique avec elle-même puisqu’elle avait eu le cran de déclarer que « la vaccination, ça ne se discute pas », alors même que la petite Ayana venait de tomber dans le coma après avoir reçu son vaccin.

La mort d’Ayana ne doit pas rester vaine

Mais au fond, peu importe. Ce qu’on espère aujourd’hui, c’est que les parents d’Ayana parviendront à surmonter cette épreuve aussi terrible qu’injuste, et qu’ils seront soutenus par le plus grand nombre possible de personnes.

Nous avons aussi l’espoir que la mort de la petite Ayana ne restera pas vaine, et que le retour du simple vaccin DT-Polio sans aluminium dans les pharmacies de France permettra bientôt à tous les bébés d’être vaccinés dans les meilleures conditions de sécurité.

Comment se reconstruire

La seule chose positive que l’on peut essayer de dire aux parents d’Ayana, c’est que ce type d’épreuve vous transforme de façon définitive, mais pas forcément dans le mauvais sens.

Si vous parvenez à vous « reconstruire » après cela, votre nouvelle vie, votre nouvelle façon de vivre et de voir le monde, en sont irrémédiablement transformées.

Mais cette transformation n’est pas toujours uniquement une destruction. Il se peut aussi que la mort de votre enfant change votre regard sur la vie, sur les autres, sur vos autres enfants si vous en avez, sur votre conjoint et vos parents, en vous imposant un regard plus calme, compréhensif, plus chargé d’amour et de sagesse.

Après une tempête pareille, vous comprenez mieux les bornes de la vie sur terre, vous réalisez de façon concrète qu’il y a des limites auxquelles personne n’échappe, des frontières d’au-delà desquelles personne ne revient. Cela peut vous donner plus de sérénité et une plus grande capacité à apprécier le moment présent. Vous pouvez acquérir ce brin de fatalisme et de recul qui peuvent être une bonne chose si vous aviez tendance à être trop angoissé, trop impatient, trop pressé dans l’existence.

Que vous le vouliez ou non, vous êtes obligé de relativiser un certain nombre de choses. Beaucoup de risques ou d’épreuves qui vous inquiétaient avant vous paraissent bénins, par contraste avec ce que vous avez vécu.

Vous n’avez plus envie de vous énerver parce qu’on vous a éraflé votre voiture sur le parking du supermarché. Rater vos vacances, perdre votre travail, vivre un chagrin d’amour, recevoir une amende ou une facture salée inattendue ne sont plus des causes que vous prenez vraiment au sérieux pour vous rendre malheureux.

« Allez, c’est la vie », vous dites-vous plus facilement. Vous apprenez à faire contre mauvaise fortune bon cœur parce que vous savez maintenant que vous allez oublier tout ça bien vite, beaucoup plus vite que cette douleur qui, elle, est pour toujours dans votre cœur.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

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27/04/2013

Ceux qui prêchent leur vérité sous couvert de fausse spiritualité, de guérison intérieure ou de coaching. Méthodes de manipulation mentale des personnes.



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prêchent leur vérité sous couvert de fausse spiritualité, de guérison intérieure ou de coaching___


 



Parfois, une personne peut avoir envie de chercher un sens à sa vie. Elle peut avoir des questions existentielles ou bien simplement vouloir vivre un moment de guérison de ses blessures intérieures. Elle peut aussi avoir envie de faire un stage de développement personnel.coach,coaching,relaxation,secte,médi-détente,développement personne,transurfing,miviludes,ho'oponopono,guérison,guérisseur,énergéticien,énergie,détente,voyage intérieur,séminaire,spiritualité,manipulation mentale,méditation,canal,transmetteur,isère,solitude,recherche,religion,foi,enfermement,libre arbitre,pensée,source,mémoire,nettoyage,adepte,gourou,nombrilisme,égoïsme,couple,séparation,divorce,malheur,karma,jugement,coupure,monde,isolement,sectaire,danger,discernement,amour,folie


C'est très bien, mais il existe des personnes qui profitent de votre état d'ouverture et de recherche, parfois même de votre fragilité momentanée, pour mettre en vous des idées et des concepts de la vie imposées par leurs propres croyances, des vues sectaires  sur l'existence et le monde.coach,coaching,relaxation,secte,médi-détente,développement personne,transurfing,miviludes,ho'oponopono,guérison,guérisseur,énergéticien,énergie,détente,voyage intérieur,séminaire,spiritualité,manipulation mentale,méditation,canal,transmetteur,isère,solitude,recherche,religion,foi,enfermement,libre arbitre,pensée,source,mémoire,nettoyage,adepte,gourou,nombrilisme,égoïsme,couple,séparation,divorce,malheur,karma,jugement,coupure,monde,isolement,sectaire,danger,discernement,amour,folie


Hier soir, a été proposée par le biais des sites de sorties Ovs et Dailyfriends une rencontre dite de "médi-détente" devant obtenir la guérison de votre âme en une heure de temps. Le "transmetteur d'énergie" a parfaitement conduit cette séance... avec une voix adaptée, faisant mettre chaque participant allongé pour un voyage intérieur très intéressant. 


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Il y a évidemment de quoi bondir, car par ces phrases dites à des personnes allongées et en position de totale détente, réceptives à la voix de ce charmant monsieur, ce dernier donne toute latitude au fait de former de futurs moutons, imbues d'indifférence d'autrui et incapables d'avoir leurs propres discernements et leurs propres jugements face au mal et aux exactions existants sur terre.  coach,coaching,relaxation,secte,médi-détente,développement personne,transurfing,miviludes,ho'oponopono,guérison,guérisseur,énergéticien,énergie,détente,voyage intérieur,séminaire,spiritualité,manipulation mentale,méditation,canal,transmetteur,isère,solitude,recherche,religion,foi,enfermement,libre arbitre,pensée,source,mémoire,nettoyage,adepte,gourou,nombrilisme,égoïsme,couple,séparation,divorce,malheur,karma,jugement,coupure,monde,isolement,sectaire,danger,discernement,amour,folie


Sans oublier d'ajouter pour la culpabilisation de ses futures recrues et adeptes de séances hebdomadaires : "Si ça va mal autour de vous, c'est qu'en fait, vous avez besoin de travailler sur vous." 


Ben voyons ! Alors donc, on travaille sur soi, on médite, on n'a que des pensées positives et la guerre en Syrie va s'arrêter... Les assassinats en Corse vont cesser... Marseille va connaître enfin le répit du silence des armes... Ah mince, c'est vrai, j'avais oublié : "On doit se foutre de tout cela, ces situations ne nous concernent pas" !!!


 

Ce sont aujourd'hui des propos récurrents dans divers groupes regroupant le Transurfing ( technique qui permet "d'obtenir ce que nous voulons sans aucun effort"), le Ho'oponopono aussi (technique de nettoyage et d'abstraction du réel) et divers groupes sectaires de développement personnel.

 


La méthode Ho'oponopono par exemple aide l'homme à soi-disant... "créer  sa propre réalité"... 

 

"Ce qui, en fait, l'amène à nier la réalité vraie pour se limiter à la sienne. Et à ne considérer que la sienne comme réelle. Vous imaginez d'ici les dégâts... L'adepte de cette méthode est donc sectionné de l'ensemble des vivants, ce qui est la marque de la secte. Cette abstraction du réel conduit l'adepte à un nombrilisme égoïste, réducteur et stérile.(http://candide.over-blog.fr/article-voyage-au-bout-des-sectes-57944551.html)___________________________________________________________

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"J'ai mis en pratique ce qu'il m'a demandé de faire (son coach spirituel), mais du coup, je me suis fâchée avec tous mes amis et amies."


Voilà, on coupe la personne de ses proches, de sa famille, de ses amis, en la faisant rentrer dans un nouveau mode de communication. On lui interdit de prononcer certains mots, on lui demande de s'éloigner de ceux qui souffrent, de ceux qui lui diront "attention", de ceux qui vont s'inquiéter pour elle !


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"Tu es portée à aider les vieux et les handicapés, les souffrants en général, et c'est trop pour moi", voilà ce qu'il lui a dit en rentrant d'un séminaire de coaching, drogué mentalement, enfermé dans une vision délirante d'un monde aseptisé de tout drame, de toute larme, de tous maux. "Mais c'est mon métier", lui a-t-elle répondu. "Oui, tu l'as choisi !", lui a t-il répondu avec des reproches dans la voix.


Ah, l'égoïsme, il se niche parfois à des endroits insoupçonnables !


Au moment de la quitter, cet homme parla à sa compagne de sa fille adolescente et de ses difficultés avec elle, lui répétant ces mots : "balancier négatif", balayant toute communication et revenant à sa méditation intérieure de paix ne souhaitant être souillée par aucune vague , ne recherchant que le calme plat des îles éloignées mais si loin de la réalité. Il a terminé en lui disant qu'avec son "karma", toutes ces épreuves vécues par elle... personne ne voudrait d'elle.

 

 

 

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Cet homme est revenu de son séminaire de coaching vidé de tout désir, décodé et méconnaissable, sans émotions, sans sentiments. Il a subi un changement profond mais sans pour autant avoir réglé ses problèmes, son divorce, son passé. La coach lui a dit ce qu'il devait faire à travers des concepts, des idées toutes faites, lui donnant les moyens de se "réaliser", mais où est la liberté de la personne qui perd tout contact avec la réalité et avec sa propre humanité ? 

 

On se forge sa propre réalité lors de ces séminaires illusoires... et on en arrive à transformer la réalité vraie... si bien qu'il est facile pour noyer son chien de dire qu'il a la rage, facile de noircir le tableau en enlevant les couleurs de l'amour, facile de  nettoyer le passé à coup de décodage sans émotions !

 


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Une amie m'a écrit :

 

"Ah" le coaching"... et la mode du "développement personnel". Rien que le terme me débecte. Ça m'évoque :  "JE me développe, MOI même personnellement tout seul". Et la "pensée positive" de marchandise qui incite à s'éloigner de tout ceux qui ne portent pas de lunettes roses. C'est tout simplement du "dressage" pour rentrer dans le moule d'un modèle social complètement artificiel et dénué d'humanisme."

 

 

 

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Les personnes repartent reboostées, véritablement droguées par des phrases toutes faites, par une philosophie de la pensée positive extrême, gommant la réalité du monde à travers les lunettes de la négation de toute souffrance, s'éloignant de leurs proches véhiculant toute trace de drame.

 

 

 

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On leur a même dit que tous leurs malheurs précédents venaient d'elles et du coup, se sentant culpabilisées, elles se disent que cette grande faute d'avoir attiré auparavant le malheur, devait disparaître au fin fond d'un inconscient désormais si limpide qu'elles se sentent invincibles.coaching,transurfing,décodage biologique,coach,séminaire,développement personnel,balancier,inconscient,psychologie,pensée positive,méthode mentale,emprise,danger,secte,emprisonnement,séparation,divorce,perte de réalité,désir,castration,inertie,réalité,illusion,énergie,pensée magique,manipulation,agnes ledru,nadine israel,miviludes,amour,chagrin,taxi médical,changement de personnalité

 

 

 


 

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 Pour tous ceux qui auraient la tentation de se perdre dans les bras et les filets de sirènes, fausses lumières sur le chemin du développement personnel...

 

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Si vous sentez un malaise lors de votre thérapie, alors changez de psychologue ou de centre… mais gardez votre libre arbitre d'avancer par vous-mêmes et non sous la direction d'une personne ayant tout pouvoir et toute vérité sur votre vie.

 

Chloé LAROCHE____________________________________

 

°°° Nota Bene : les CMP sont les centres médico-psychologiques gratuits où chacun peut aller consulter et parler, présents dans chaque ville de France et dans chaque quartier.

 

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et spiritualités déviantes

m'a un jour dit ceci :

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"Tu écris toujours sur ce qui va mal dans ton blog. Tu t'ingères dans des situations qui ne te concernent pas."


Il ne pourra gommer toute la compassion que j'ai en moi pour l'humanité souffrante. Écrire pour ceux qui pleurent, pour ceux qui se taisent… est mon chemin. 


Beaucoup de personnes ne peuvent parler et me remercient de mettre des mots sur leurs maux et de leur apporter courage et force à travers mes articles.


Chloé L.

 


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14/03/2013

Lettre d'une Papesse -sortie de la deuxième lame du Tarot- au nouveau Pape... François 1er.

images-11.jpegLettre ouverte au nouveau Pape, François 1er,

Révérend père, Evêque de Rome, vicaire de Jésus-Christ, successeur du prince des Apôtres, souverain pontife de l’Eglise universelle, primat d’Italie, archevêque-métropolite de la province romane, souverain de l’Etat de la Cité du Vatican et serviteur des serviteurs de Dieu, 


Je me permets de vous écrire pour vous témoigner toute l'espérance que je porte à votre élection.

En effet, vous avez osé laver les pieds de porteurs de la maladie du Sida il y a quelques années et vous avez choisi le prénom de François 1er par rapport à Saint François d'Assise, ce qui prouve et honore votre recherche de simplicité et d'épurement des richesses par une vie sereine et dépouillée de surplus matériel.

J'ai appris cependant que vous condamniez fermement le mariage homosexuel ; par ailleurs vous avez pris courageusement la défense de familles voulant baptiser leur enfant né(e) hors mariage, contre l'avis défavorable d'autres prêtres.

Je vous écris quelques heures après votre élection, en tant que Papesse d'un jour, sortie tout droit de cette carte "la papesse" existant dans le jeu du Tarot et représentant l'évolution secrète des choses, tout ce qui touche à l'esprit, le cheminement secret et interne, notre part profonde et mystérieuse de réflexion et de métamorphose.02-papesse.jpg

La "papesse" représente toutes les qualités féminines, comme la constance, la patience, la prudence, la modération, la fécondité, la paix, la bienveillance, l'harmonie, la clairvoyance.

Il est dommage que l'Église ne sache pas apprivoiser cette part féminine des croyants et des fidèles.

Je vous demande donc en tant que Papesse d'un jour et représentante du genre féminin de donner la possibilité aux femmes de dire la messe, de pouvoir prendre part au culte et aux ministères de l'église, autant que les hommes.

images-15.jpegPourquoi n'y aurait-il pas de femmes évêques et peut-être un jour une Papesse ? Serait-on à ce point machiste et rétrograde au sein de l'église catholique pour ne pas accueillir les femmes au même titre que leurs homologues masculins ?!

Je vous demande aussi en tant que Papesse d'un jour de réfléchir à autoriser aux prêtres la rencontre amoureuse et le mariage, afin qu'on ne trouve plus dans tous les pays des prêtres cachant à tous leur liaison et leurs enfants, progéniture cachée et malheureuse au sein d'une église tiède et lâche, coupable de choix passéistes.

Les prêtres se trouvent confrontés à une nature profonde et physique impliquant des pulsions inhérentes à leur nature d'hommes. Certains vivent alors des liaisons secrètes entre adultes consentants mais d'autres malheureusement sont confrontés à la castration obligée de leurs désirs et touchent alors aux enfants, ce qui les noient dans la pédophilie et l'abîme de la culpabilité.

Donner sa vie à Jésus et travailler pour l'Église ne devrait pas impliquer un tel sacrifice de chasteté et de célibat amenant des hommes à des torsions intérieures et des souffrances morales telles qu'ils détruisent à jamais des jeunes enfants et des adolescents, créant des scandales au sein d'une Église que vous souhaiteriez, je pense, Mon Éminence, lavée de tout soupçon.1989964780_vatican_le_conclave_pour_elire_le_nouveau_pape.jpg

Je vous avoue que pour tout cela, je me suis éloignée d'une Église trop rigide, d'une église misogyne et rétrograde, d'une église qui me donne envie de rester chez moi pour prier seule.

Beaucoup de croyants chrétiens n'ont pas compris la parabole du Paradis, du serpent, de la pomme et des gestes d'Ève au Jardin d'Éden et ont jeté sur la Femme un opprobre qui ne l'a plus jamais quittée au fil des siècles, la rendant responsable du Péché Originel et de tout désir ressenti par l'homme. La femme tentatrice a ainsi été écartée de la vie spirituelle catholique, de sa direction et participation. Tout cela doit cesser et je compte sur vous, qui êtes le nouveau Pape, pour faire progresser les mentalités.

images-13.jpegJe sais que vous êtes intègre et sensible à la souffrance des autres. C'est ainsi que vous pourriez comprendre que l'Église ne doit pas se saisir du problème du mariage des homosexuels, qui demandent une union laïque, ce qui ne regarde pas l'Église, puisque ce n'est pas une demande de mariage religieux. Après, condamner l'homosexualité en elle-même, ce qui est le cas de nombreux adversaires du mariage gay, n'est pas louable ni défendable, car ce que font deux personnes adultes dans un lit devrait rester secret et ne pas être étalé ainsi durant des jours dans l'actualité et le questionnement sur la sexualité d'autrui, sujet tabou à mes yeux et demandant la réserve des religieux.

Mon Éminence, je vous souhaite un heureux pontificat et que vous apportiez paix, ouverture et compréhension d'autrui à notre monde.images-16.jpeg


Chloé LAROCHE






24/02/2013

De l'effroi de savoir la famille Moulin-Fournier enlevée, dont quatre jeunes enfants séparés de leurs parents, au Cameroun, depuis six jours.

images.jpegPour la famille Moulin-Fournier.


Un ministre, Kader Arif, a annoncé en plein débat parlementaire ce jeudi que les sept otages français enlevés au Cameroun mardi dernier avaient été libérés et retrouvés, suite à une fausse nouvelle venue d'Afrique. Il a été lynché par les médias, par la presse, et a été la risée de tous les moqueurs...

Pourtant il n'a fait que relayer la joie d'un pays entier, heureux d'apprendre une formidable nouvelle. Il n'a fait que prendre part au soulagement de tous les français angoissés en pensant au sort horrible de ces quatre jeunes enfants séparés de leurs parents et détenus par un groupe terroriste. La nouvelle s'est répandue sur toutes les radios, avant même que l'annonce Kader Arif lui-même, puisqu'on tenait cette information de l'armée locale.images-1.jpeg

Je pense en tout cas ici à cette famille enlevée là-bas, à ces quatre enfants, et je sais que partout en France, des personnes prient, demandent, oeuvrent en silence, pensant très fort à ces sept personnes. Nous demandons que leurs vies soient épargnées et qu'il ne leur soit fait aucun mal.

Cette famille française vivait au Cameroun depuis deux ans et les quatre enfants étaient scolarisés sur place, à Yaoundé, quatre garçons de 5, 8, 10 et 12 ans.

images-3.jpegJe souhaite très fort et du plus que je peux que cette famille soit sauvée et revienne embrasser leurs proches restés en France. Je souhaite que leurs ravisseurs se ravisent et les libèrent afin de montrer que la paix et la clémence sont des vertus que demande le Créateur, celui pour lequel ils n'hésitent pas à se battre jusqu'à leur dernier souffle. Dieu ne demande à personne de torturer ni de tuer en son nom, ni d'enlever des enfants. Alors, avant que le châtiment céleste ne s'abatte sur des personnes criminelles ou allant le devenir, qu'elles reviennent à la raison humaine de respecter la vie d'autrui et l'harmonie d'une famille innocente.

Chloé Laroche___________images.jpeg6a00d8341bf94953ef01675f86bfbe970b.jpg

 

14/01/2013

L'Odyssée de PI. Une traversée de la vie, de nos vies. Traduction de ce film et symbolisme.

L-Odyssee-de-Pi-3D_portrait_w193h257.jpgBonsoir à tous et toutes,


Le film "L'Odyssée de PI" de Ang Lee nous emporte dans un tourbillon d'images, de pensées et d'émotions incroyables.

Nous vivons avec PI, ce garçon ayant traversé l'océan avec un tigre, l'aventure intérieure d'un homme trouvant un courage et une force extraordinaire pour survivre et trouver un sens à son drame.images.jpeg

Cet homme a embrassé les trois religions tout jeune, pensant que la maison de Dieu comporte plusieurs pièces et qu'à chaque étage, il y a la place pour le doute. Le doute permet à mon sens d'asseoir une croyance sincère et profonde. Car sans doute et sans recherche personnelle, la foi n'est qu'une imposition, un marquage au fer de l'éducation.

images-3.jpegLe jeune homme se retrouve face au tigre de son enfance, sur une barque, seul sur l'océan. J'ai fait le parallèle avec le fait de se retrouver face à nos peurs, à notre passé, à notre inconscient, à nos blessures, à nos traumatismes, à notre tigre intérieur, celui que nous devons apprivoiser pour avancer et grandir. Le tigre est notre totem, comme l'animal en nous pouvant devenir notre allié, avec nos pulsions, nos colères, notre sensualité, notre animalité qui, devenue soumise à notre âme, peut transformer notre vie en oasis, en havre de paix et de sérénité.Unknown.jpeg

Ce tigre du Bengale est beau, majestueux, mais il fait peur. Pourtant, Pi va arriver à le soumettre, à vivre avec lui, à se faire respecter sans lui faire de mal, sans le tuer, et même en le sauvant. Mais en le sauvant, il s'est sauvé lui-même, car en le tuant, il se serait mutilé à jamais du meilleur de son être.

images-1.jpegEt puis, il admire le monde, PI. Il admire l'océan, le ciel, les profondeurs, la lumière, la tempête. Il laisse couler les larmes du deuil de ses parents, morts dans la tempête. Il pleure son frère. Il est seul désormais et apprend le renoncement. Le renoncement appelant l'acceptation de son destin.

PI vit la réalité des survivants, ceux qui sont seuls à rester vivants alors que les autres sont morts. Cette réalité est difficile à vivre car on voudrait pouvoir être partis avec ceux qu'on aime mais on doit vivre le restant de notre destin, sans rechigner à la tâche qui nous reste à accomplir.

La sagesse est de renoncer à ce qui a été, au bonheur antérieur vécu pour aller vers d'autres rives, vers d'autres îles, vers d'autres amours, vers d'autres liens humains.porte-coup-ah-coeur-rose-img.jpg

PI, je te remercie et je remercie le tigre qui est en nous, en moi, en toi... Qu'il nous protège à jamais dans la jungle de la vie que nous traversons.

odyssee-pi-featurette-voyage_5azzd_2bxgbe.jpgChloé LAROCHE



18/12/2012

La fin du monde n'est pas pour ceux qui y croient... mais pour ceux qui la vivent sans la chercher. Mes pensées pour les victimes de la tuerie de Newtown et pour tous ceux qui pleurent et souffrent.

Conference-sur-la-fin-du-monde-vue-depuis-l-Antiquite_1_illustrationEtab.jpgBonsoir à tous et toutes,


On nous annonce la fin du monde depuis si longtemps, déjà en 1999. Pour certains groupes et sectes, je pourrais vous rappeler encore d'autres dates données avec beaucoup de précisions et de foi par des personnes illuminées, dans le passé.gx8b6xzf.jpg

Des milliers de personnes vont se retrouver cette année le 21 décembre 2012 à Bugarach, ce jour de la date fatidique donnée par le calendrier maya, dans l'espoir d'être sauvées, de faire partie des élus.

Mon sentiment et ma conviction profonde est qu'il n'y aura pas de fin du monde, juste la fin d'un cycle, la mort du vieil homme en nous, comme à chaque Noël, comme à chaque solstice d'hiver, afin de faire renaître le petit enfant qui nous porte durant toute l'année, ce foyer d'espoir et de renaissance qui fait que chacun de nous avance malgré les épreuves et les larmes.fin-du-monde-pour-2100.jpg

Mais je crois aussi que la fin du monde est vécue déjà dans leur chair par nombre de personnes :

Je pense notamment aux parents des vingt enfants de six et sept ans tués à Newtown aux États-Unis dans leur école, massacrés par un fou, un déséquilibré dont l'entourage n'a pu enrayer la violence.

Je pense aux enfants et aux famille des enseignants, de la psychologue et de la Directrice de l'école de Newtown, tués aussi par les balles de ce tueur. Je pense notamment à Victoria Soto, 27 ans, qui a sauvé les élèves de sa classe en les cachant dans des placards. Elle s'est mise devant, sacrifiant sa vie pour sauver les enfants, les plus petits de l'école. Une autre jeune institutrice a réussi à cacher ses quinze élèves dans les toilettes. Elle s'appelle Kaitlin Roig et par son courage et son sang-froid, elle a sauvé sa classe. Elle leur a dit, croyant qu'ils allaient tous mourir : "Sachez que je vous aime tous très fort."

images-7.jpegJe pense à cette famille massacrée par le père de famille aujourd'hui à Salon de Provence. Le père a pendu ses deux petites filles avant de se pendre aussi et après avoir poignardé sa femme. Mais quelle horreur, quelle souffrance pour en arriver là. Ils ne vivront pas Noël, ne grandiront plus. Ces petites filles qui avaient l'avenir devant elles, comment ont-elles vécu leurs derniers moments, pendues au bout de cette corde, voyant la folie de la destruction massive s'emparer de leur papa ?

La fin du monde n'est-elle pas pour toutes ces personnes qui n'ont plus que la corde pour fuir un monde trop dur, qui n'ont plus que les armes pour parler et communiquer leur colère et leurs peurs ?images.jpeg

Un homme obèse, pesant 140 kg et souffrant d'une maladie grave a essayé ce dimanche de se tuer. Il n'arrive plus à vivre, à croire encore au fait de se battre contre sa maladie. Il est seul. Il possède deux armes chez lui. Soudain, le téléphone a sonné. L'arme à la main et des larmes plein les yeux, il a répondu. C'était un ami au bout du fil. Quelques mots d'amitié ont été échangés et l'homme a posé son arme et a survécu. Il a décidé de laisser sa vie se poursuivre et de donner une chance à ce qui pourrait arriver mais qui n'est pas encore présent.

images-6.jpegCe soir, je pense à cet homme qui a échappé à sa propre fin du monde. Mais je n'oublie pas qu'une enseignante vient de se donner la mort dans sa salle de classe à Villeneuve-Saint-Germain en se pendant. Elle n'avait que cinquante ans.

Et je pense aussi à cette famille en deuil d'un frère qui s'est pendu aussi cette semaine dans l'Isère.

fin-du-monde1.jpgAujourd'hui, c'est l'anniversaire de ma mère partie il y a six mois d'un cancer. Cela fera le 21 décembre six mois qu'elle est décédée avec mon père. Cette date est difficile à passer pour moi et ma fin du monde est déjà là, en quelque sorte, puisque la fin des personnes qu'on aime nous emporte avec elles dans le vécu d'une absence où nous sommes entre deux mondes, ceux qui restent et ceux qui partent.Fin-du-monde-comment-le-Mexique-fait-du-mythe-Maya-une-attraction-touristique-jpg_164001.jpg

L'enjeu est bien sûr de rester afin d'accomplir son propre chemin et de rester dans la chaîne d'amour humain et de solidarité planétaire. L'enjeu est d'accepter sa croix, ses croix, et de nous mettre dans la main puissante du Monde, comme des enfants confiants dans les cadeaux de la vie découverts au pied du sapin de notre destin.Unknown-2.jpeg64d2bf1a.jpg

Chloé Laroche

 

06/12/2012

Blessures invisibles... Pour un soldat survivant, pour une mère orpheline, pour les souffrants de l'Intérieur, pour les donneurs d'Amour.

Pour un soldat survivant

______________________


64d2bf1a.jpgQuand tu es né

Tu ne savais pas

Les blessures de la vie

Les tourments armés

Des blessures invisibles

 

 

Quand tu es né d8b1ff5c.jpg

Avais-tu accepté ce destin

De voir ton ami de vingt ans

Se faire tuer devant toi

En pleine guerre ?


Quand tu es né, toi 

Savais-tu que tu souffrirais autant

De maux qui ne se voient pas

De plaies ouvertes en dedans,

Soldat désespéré...


a8951415.gifTu t'es engagé vaillamment

Pour défendre ton pays

Ayant vu le pire de l'humain

Tu ne peux plus dormir en paix

La guerre a pris ton âme


Blessures invisibles et crues

Inconnues du reste du monde

Avec elles, tu portes seul

La croix des braves oubliés

Personne ne voit tes larmes 


Handicapée de l'intérieurgx8b6xzf.jpg

Je le suis comme toi

Soldat de la vie, de la route

Mère orpheline d'une enfant 

Partie au ciel si tôt


Nous avons en commun 

De vivre avec nos maux silencieux

Nos larmes rentrées et solitaires

Quand personne ne voit

La souffrance qui n'est pas dehors


055a1935.jpgNous avons en commun

Ce regard sur les choses

De n'avoir plus rien à perdre

À être authentiques

Puisqu'on est déjà morts


Morts au monde de l'apparenceamour,blessures invisibles,soldat,guerre,souffrance morale,choc,mort,tuerie,massacre,crime,silence,incompréhension,solitude,dépression,vie,espoir,bébé,enfant,destin,acceptation,offrande,résilience,beauté intérieure,larme,douleur morale,souffrance,âme,ange,don,sacrifice,armée,engagement,handicap,ignorance,sagesse,foi,humanité,humanisme,transcendance,courage,anne geddes,

Nous sommes de l'Intérieur

Pour aller à l'essentiel

Trouver la main d'autrui

Et traverser l'amour


BIC2062.jpgTraverser l'amour et s'y baigner2659022025.jpeg

Comme une nouvelle peau

Qui guérirait les blessures 

Se donner en solidarité

Dans un don de paix


Et renaître pour sourire

Infiniment guéris

amour,blessures invisibles,soldat,guerre,souffrance morale,choc,mort,tuerie,massacre,crime,silence,incompréhension,solitude,dépression,vie,espoir,bébé,enfant,destin,acceptation,offrande,résilience,beauté intérieure,larme,douleur morale,souffrance,âme,ange,don,sacrifice,armée,engagement,handicap,ignorance,sagesse,foi,humanité,humanisme,transcendance,courage,anne geddes,

Dans la rassurance d'un monde

Où les mots ne tueraient plus

Où les armes seraient violons.


Chloé Laroche_____________amour,blessures invisibles,soldat,guerre,souffrance morale,choc,mort,tuerie,massacre,crime,silence,incompréhension,solitude,dépression,vie,espoir,bébé,enfant,destin,acceptation,offrande,résilience,beauté intérieure,larme,douleur morale,souffrance,âme,ange,don,sacrifice,armée,engagement,handicap,ignorance,sagesse,foi,humanité,humanisme,transcendance,courage,anne geddes,amour,blessures invisibles,soldat,guerre,souffrance morale,choc,mort,tuerie,massacre,crime,silence,incompréhension,solitude,dépression,vie,espoir,bébé,enfant,destin,acceptation,offrande,résilience,beauté intérieure,larme,douleur morale,souffrance,âme,ange,don,sacrifice,armée,engagement,handicap,ignorance,sagesse,foi,humanité,humanisme,transcendance,courage,anne geddes,






01/05/2012

Au Bénin, existe une pratique terrible d'infanticide sur certains enfants, racontée dans le nouveau film de Christine François : "Le secret de l'Enfant-Fourmi" attendu le 2 mai.

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Je suis dans l'attente de voir ce film qui sort demain, le 2 mai, dans les salles.

Ce film s'appelle "Le secret de l'Enfant-Fourmi", tourné par Christine François.

bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâcheté

C'est l'histoire d'une femme de trente ans partie en Afrique à la poursuite d'un amour perdu qui rencontre une femme au Bénin, une maman lui remettant son bébé dans l'urgence et s'enfuyant sans explications. Audrey Dana garde finalement l'enfant avec elle, l'adoptant et l'emmenant en France. Elle revient au Bénin lorsque son fils a sept ans et présente des troubles psychologiques, afin de retrouver le secret de cette adoption.

Ce film s'appuie sur des centaines de témoignages réels concernant des infanticides rituels sur des enfants dits "démoniaques" pratiqués au Bénin, surtout dans le Nord du pays.bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâcheté

Ces infanticides sont basés sur des superstitions attisées par certains sorciers, lesquels se nourrissent de l'observation de certains signes, comme de prendre en compte l’endroit précis où poussent les dents de lait, ainsi que la position du bébé au moment de l’accouchement, sans oublier la prématurité ou l'impression que l'enfant serait habité par des forces démoniaques ou bien présenterait un comportement déviant ou difficile à gérer.

Le village se sent menacé et se protège donc en sacrifiant l'enfant qui représente un danger pour l'évolution du groupe.

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Quelle est cette pudeur extrême et lâche qui oblige certains de mes compatriotes à dire : "On ne touche pas aux traditions des autres peuples, par respect, par principe de non-jugement d'autrui."

Désolée, moi je juge, comme je juge l'excision et sa pratique monstrueuse sur les petites filles et les femmes.

Je juge aussi cette croyance qui fait dire encore à certains croyants d'une certaine religion que c'est bien de lapider et de punir les femmes ayant commis l'adultère. Et qui dit aussi que la femme n'a pas à connaître le plaisir mais doit seulement se dévouer à en donner à son mari. Et qui dit encore que la femme doit se voiler afin de ne pas attiser le désir chez les autres, les hommes mâles étant si faibles qu'ils ne peuvent maîtriser leur convoitise.

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Le "passé lointain" dont je parle correspond à l'inertie d'un héritage familial et béninois lié à certaines forces du Vaudou qui rôdent dans ce pays, jusque dans l'inconscient des enfants. Je dis "certaines" car il n'est pas question de diaboliser le Vaudou.. mais certaines pratiques peuvent attirer des esprits inférieurs, par l'utilisation de certaines sorcelleries, de poupées, instruments magiques de torture, de certains esprits appelés les Lwas et pouvant entrer en contact direct avec les humains, après appel des sorciers. Les rituels nombreux faits dans ce sens sont présents dans l'inconscient et le patrimoine collectif de ce pays. Un rituel n'est jamais innocent et marque à jamais les esprits. Il peut enchaîner des êtres à ce qui s'appelle le contraire de la liberté des âmes.bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâcheté

Des béninois commencent à se poser des questions sur le bien-fondé de la pratique de l'infanticide liée à la tradition et entretenue par certains sorciers. Quand une maman béninoise a déjà vu sacrifier trois enfants sortis de son ventre, comment ne peut-elle pas être dans la révolte et le combat contre des pratiques à condamner définitivement ?

Ce film va faire le tour du Bénin. Je prie secrètement pour qu'il ouvre les yeux de ses habitants, certains ayant déjà le coeur grand ouvert à l'indignation et soutenant à contre-courant ce film courageux.

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23/02/2012

Tout mettre en oeuvre en tant qu'homme, en tant que marin sur la mer déchaînée, avant de se donner la main pour prier. Ne pas faire l'économie du rapport aux autres, de la solidarité vivante.

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Bonjour à tous et à toutes,

 

 

 

Aujourd'hui, je souhaite vous entretenir de Sainte Anne, Patronne des Marins, et de la similitude de la situation de marin avec nos vies, nos trajectoires, nos sillages et nos plans de navigation. Je viens vous parler de prière mais aussi de ce qu'il faut faire : tout mettre en oeuvre en tant qu'homme, en tant que marin sur la mer déchaînée, avant de se donner la main pour prier.marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

Prier et se tourner vers Dieu ou ses saints ne doit jamais être : faire l'économie du rapport aux autres, de la solidarité, de l'action que nous pouvons faire en tant qu'humain. Nous traversons parfois nos vies comme ces marins qui laissent leur bateau voguer sans gouvernail, en roues libres et en mise en danger, ou bien comme ces navigateurs qui maîtrisent leur navire dans la sécurité et le respect d'eux-mêmes et des autres.

 

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Malheureusement, le 13 janvier 2012, dans le Costa Concordia, de nombreuses personnes sont restées prisonnières d'un navire piloté par un capitaine inconscient et fou, qui voulait épater les gens en leur faisant croire qu'il pourrait faire entrer le paquebot dans le chas d'une aiguille, près de l'île de Giglio. Il a heurté un récif en choisissant de passer dans un endroit dangereux, au mépris de la sécurité de ses passagers, s'approchant trop près des côtes.marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

Parfois, dans la vie, on place sa vie entre les mains d'une autre personne à qui on fait une totale confiance. Comme dans les sorties de boîte, la jeune fille fait confiance à son ami qui a bu et se laisse conduire, mais devant la mort elle se retrouve, dans un naufrage d'alcool. La voiture est un bateau allant sur des routes qui peuvent prendre l'eau et faire verser l'équipage en une mer de larmes.

 

L'alcool est aujourd'hui la première cause de mortalité prématurée sur la route chez les jeunes, le saviez-vous ? Prier ne suffit pas en voiture. Il faut aussi savoir refuser de monter avec une personne qui a bu et aussi se permettre d'empêcher une personne alcoolisée de prendre le volant.

 

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Nous avons tous dans les mains et le coeur le devoir d'agir.... et de prier ou de ne pas prier ensuite. Le lâcher-prise, la confiance, l'amour d'autrui, le souci de leur sécurité et le silence sont aussi des formes de prière et de communion avec l'extérieur, avec le monde. 

 

Je vous remercie de m'avoir lu. Je pense ce soir à toutes les victimes du Costa Concordia ainsi qu'à leurs familles. Huit corps ont encore été retrouvés hier depuis le naufrage du 13 janvier, dont celui d'une petite fille.

 

Anne-Chloé LAROCHE___________________________________marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

 

 

 

 

marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagnePrière du Marin

 

 

 

Au nom du Père qui a séparé les eaux d’avec le ciel et la terre
et du Fils qui foule et apaise la tempête
et de l’Esprit qui plane au-dessus des océans.

Vierge Marie, Reine des flots à qui les marins, même mécréants, ont toujours été dévots, vois à tes pieds tes fils qui voudraient se hausser jusqu’à toi.

Obtiens-leur une âme pure comme une brise de mer,
un coeur fort comme les flots qui les portent,
une volonté tendue comme voile sous le vent,
une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune,
un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie.

Mais surtout, ô Notre Dame,
ne les laisse pas seuls à la barre,
fais leur relever les écueils où ils s’échoueraient
avant d’ancrer, près de toi, au port de l’Éternité.
Amen

Paul Bernard

 

 

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Reine des flots, 
Vous à qui les marins, même mécréants, 
ont toujours été dévots,
Voyez à Vos pieds vos navigateurs

qui voudraient se hisser jusqu’à Vous.
Obtenez-leur une âme pure comme brise de mer,
un coeur fort comme les flots qui les portent,
une volonté tendue comme voile sous le vent,
une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune,
un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie. 
Mais surtout ô Notre Dame,
ne les laissez pas seuls à la barre,
faites leur éviter les écueils où ils s’échoueraient

avant d’ancrer près de Vous au port de l’Eternité. 
Amen. 

 

 

 

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Sainte Anne, mère de Marie

Sois la gardienne de la foi en nos coeurs,

de la grâce en nos âmes

de la solidité de nos foyers,

de l'amour dans nos familles,

de la paix dans le monde.

 

Garde vivante en nous

la vertu d'espérance.

 

Sainte Anne, veille sur nous.

 

 

 

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Dans les tourments de la vie, sois notre guide, nous te confions notre amour pour toi et pour les autres.
Sois notre phare dans la nuit, notre mère pour nous ramener à bon port, maintenant et pour toujours.

Je te demande aussi de veiller sur moi et toute ma nombreuse famille, ainsi que mes amis, et de me venir en aide dans l'embarras et la détresse qui m'accablent, comme malheureusement trop de personnes, ces temps-ci : chômage, pauvreté, précarité, santé fragile. 

 

Le monde d'aujourd'hui, comme une mer agitée, met à l'épreuve notre courage et notre foi. Toi qui aux premières heures de notre histoire,

as exaucé la prière fervente des marins bretons en péril,

pose encore sur nous ton regard de bonté.

 

 

 

 

 

01/11/2010

Mon article pour la Toussaint 2010, pour tous les saints méconnus, inconnus et ceux qui se battent pour aider leur prochain, ceux qui portent leur croix invisible et si lourde pourtant.

4c41cd86873dbc0a.jpgMON ARTICLE POUR LA TOUSSAINT 2010_____________b86e09d58058b906.jpg

Bonjour à tous et toutes,

Aujourd’hui, c’est la Toussaint, la fête de tous les Saints. Pour moi, cette fête est celle de tous ceux qui font du bien autour d’eux et qui ont compris que chaque être humain a besoin d’un oui à sa propre existence, d’un accueil de sa dimension existentielle. Chaque être humain naît et meurt un jour mais entre les deux, il a besoin d’un accueil de sa propre existence.

Pour moi, un saint est celui qui a compris que chacun a besoin d’amour ici-bas et d’être accepté et reconnu... Pour moi, un saint n’a pas seulement compris cela mais agit aussi dans les actes.

1839962773.jpgAinsi le Saint Curé d’Ars, Jean-Marie Vianney, a donné un jour son lit pour une famille pauvre et dormait ensuite sur une planche. Un autre jour, il rencontra un homme allant sans chaussures. Il lui donna ses chaussures et rentra en chaussettes.dd5dda40f59bb174.jpg

Saint Augustin disait : «L’amour, c’est vouloir que l’autre soit.»

C’est tout le sens de ceux qui se battent pour que des familles d’origine étrangère ne soient pas renvoyées chez elles. Pourquoi vouloir en France faire du chiffre en expulsant un certain nombre de familles, en sachant que dans grand nombre d’entre elles, un bébé de ces familles est né en France ou un enfant d'entre elles est scolarisé dans nos écoles et a trouvé ses racines dans notre pays ??

L’Abbé Hennart, du diocèse d’Arras, a écrit un texte remarquable sur les Saints de tous les jours, que je souhaite partager avec vous :

«La récente béatification de sœur Jeanne Jugan, fondatrice des petites sœurs des pauvres, rappelle aussi que la mission passe par le souci des pauvres, des isolés et défavorisés, des "fin de vie". La guerre des communiqués à propos des étrangers en France et en Pas-de-Calais est là pour rappeler la complexité de la vie politique sans pour autant affadir la nécessaire reconnaissance de la dignité de tout être humain, en paroles et en actes. Ils sont nombreux les bénévoles et les professionnels des ONG et autres organisations à porter "la misère du monde". Le salut dont parle le Christ n'est pas uniquement spirituel, il est incarné : "ce que vous avez fait au plus petit des miens, c'est à moi que vous l'avez fait". Ce verset de Matthieu 25 devrait nous éviter de rester en marge de la société, laissant aux autres le soin du pauvre et de l'étranger. De nombreuses biographies de vies de saints évoquent le souci de  la charité vécue dans le don de sa propre vie pour que l'homme vive

b08c595e782f4798.jpgPour moi, le saint est effectivement celui de tous les jours, celui qui n’a pas fait de bruit mais beaucoup de bien... Celui qui a souffert en silence en portant la croix invisible que personne ne soupçonne. Un saint est cet homme que j’appréciais et qui vient de rejoindre le ciel. Il s’appelait Jean et avait perdu son fils de suicide. Jean a souffert le calvaire de la maladie à la fin de sa vie en mourant seul car éloigné de sa famille à cause de problèmes de places en hôpitaux. Il était généreux et aimant pour son entourage. Il était humble et restait doux avec ceux qui lui faisaient du mal. Il laissait la méchanceté passer en silence comme un soleil qui brille en regardant passer les nuages. Il a rejoint hier soir son fils qu’il a tant pleuré et regretté, ce fils déçu par la vie et l’amour. Jean, puisses-tu rejoindre les Saints là-haut dans la communion de tous ceux qui ont l’amour dans le coeur.350323fdbfbebf58.jpg

Et je resterai en communion avec toi, Jean, comme avec tous ceux et celles que j’ai aimés et qui sont partis, car Dieu est le Dieu des vivants et des morts et nous rassemble tous, au-delà de chaque croyance et religion. Je pense à mes amies, amis, à mes grand-parents et mes oncles et tantes, au père de mon fils, à ma fille chérie Océana. Qu’en ce jour, l’espérance de nous revoir un jour et l’espoir que nous restions unis à jamais restent dans notre coeur et apportent le réconfort d’un chemin qui ne s’arrête pas. Que le pardon apaise le coeur de ceux qui ont eu cent remords et regrets à leur mort.

c533772a0fd897c4.jpgMonseigneur Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, a dit ceci sur la communion des Saints : «La communion des saints, c'est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a, dans le Christ, un lien mutuel et une solidarité entre les vivants et les morts. C'est cela que nous exprimons quand nous portons des fleurs sur les tombes le jour de la Toussaint.......... Sachons reconnaître que si nos disparus nous manquent, c'est qu'ils ont beaucoup compté pour nous. Mais nous ne pouvons pas les pleurer sans être invités à rendre grâces pour le bonheur de les avoir connus. Ainsi, notre méditation pourra nous faire entrer progressivement dans une meilleure compréhension de la Communion des Saints.»

Pour terminer mon article, je pense à tous ceux qui sont morts à cause de leurs conditions de travail, à cause d’un sacrifice à une vie professionnelle indigne du respect de l’Humain. Pour leur faire honneur, je souhaite partager avec vous cet excellent texte de Monseigneur Bernard Ginoux, évêque de Montauban, écrit pour la Toussaint 2009  :03ce2f7adcd5925c.jpg

«Depuis quelques jours les abords des cimetières voient l'arrivée des chrysanthèmes et d'autres plantes qui annoncent le retour des célébrations du souvenir. Parmi les défunts auxquels je pense particulièrement ces jours-ci et que je porte dans ma prière il y a les victimes d'une nouvelle « pandémie » : ceux que les conditions de travail conduisent à la mort, ceux qui, poussés par des conditions inhumaines, désespérés, se tuent : à France Télécom, à l'entreprise Thalès et dans d'autres entreprises... Qui plaidera pour eux ? Qui dira qu'ils sont morts sous la contrainte? Qui reconnaîtra qu'ils sont sacrifiés à des idoles mortifères : la rentabilité, la concurrence, la réduction des coûts, les techniques de gestion ? La barbarie du quotidien fait naître leur culpabilité au point qu'ils se donnent eux-mêmes la mort devant l'idole implacable qui demande toujours plus.

Ces réalités touchent des millions de personnes vouées au profit de grandes entreprises qui se font la guerre avec un armement humain et qui ne craignent pas les pertes « en matériel ». Ce matériel nous le connaissons bien : ce sont nos proches, nos voisins, ils travaillent depuis des décennies dans telle ou telle entreprise, ils ont acquis une maison qu'ils paient sur vingt ou vingt-cinq ans grâce à leur travail. Un jour tout s'arrête parce que l'entreprise est délocalisée, parce que l'acheteur étranger n'a rien à faire de cette usine.»


c5dd887368fc0140.jpgJe pense aussi particulièrement en ce week-end de Toussaint aux parents qui ont perdu un enfant, qui ont dans leurs tripes ce vertige de la mort, cette blessure invisible qui laisse un trou béant dans leur coeur et le sentiment immense d’être abandonnés par la vie.... cette vie qu’il faut pourtant poursuivre, car être saint, c’est aussi savoir avancer contre vents et marées, dans les épreuves et dans l’humilité de se dire que la mort, nous ne la choisissons pas et pour personne de notre entourage. La mort arrive et l’homme se plie. Elle arrive et c’est un ange qui s’envole. Elle arrive et nous nous courbons de douleur. Mais la vie est là et nous demande d’ouvrir nos mains pour aimer encore et toujours.87029a692b5bb078.jpg

Je pense aussi en ce jour à un homme qui s’appelle aussi Jean.... Jean Ferrante a donné sa vie en août dans ma ville de Grenoble en plongeant pour aller chercher une jeune femme suicidaire de 19 ans qui s’est jeté du pont Saint Laurent dans l’Isère. Cet homme de 53 ans, qui a passé sa vie à faire du bien autour de lui, a risqué son existence sans hésitation en se précipitant pour sauver cette femme qui allait se noyer. Il l’a sauvée. Je lui rends hommage en ce jour, en demandant à tous les Saints de l’accueillir parmi eux. Un inconnu a écrit de lui : «se sacrifier pour sauver son prochain est vraiment un acte hors du commun, que ton âme sublime reste dans nos mémoires.» Et je dis la même chose : que ton âme sublime reste dans nos mémoires»... ainsi que la mémoire de cette gentillesse et de ce grand coeur qui te caractérisaient.117ef0491f9df71a.jpg

DANS LA COMMUNION DE TOUS CEUX QUI SONT PARTIS ET DE CEUX QUI RESTENT,9eedbd64587d3ec8.jpg4fa3c5d3a779681a.jpg42-21058990.jpg

Chloé LAROCHE

19/01/2009

Pour celui qui peut croire tout seul dans un bateau au milieu de l'océan. Pour ceux qui ont besoin de preuves et ceux qui ont le coeur en foi d'amour.

 

1801695.jpgUn jour, j'ai regardé sur le petit écran un film sur Jésus qui s'appelle "Le tombeau". Le héros, un prêtre, était catastrophé par une découverte archéologique : les restes du corps de Jésus retrouvé dans son tombeau. Cela impliquait que la Résurrection ne s'était pas faite réellement et le prêtre pensait que c'était terrible pour de nombreux chrétiens... La jeune femme à l'origine de la découverte lui donne alors son sentiment : "Si pour les chrétiens le plus important est ce que Jésus a représenté par son message d'amour, de fraternité et de générosité... par sa vie, son exemple... alors cette découverte peut-elle vraiment les inciter à ne plus croire, à perdre la foi ?" Je suis d'accord avec elle. Je pense que beaucoup de gens croient avec des conditions et que peu croient d'une façon inconditionnelle, comme beaucoup de gens aiment leur conjoint avec conditions mais peu inconditionnellement. Chaque religion détient des rochers d'ancrage, comme les rites, les dogmes, les "vérités"... mais celui qui peut croire tout seul dans un bateau au milieu de l'océan en regardant simplement l'immensité de l'univers et en voyant l'Infini derrière chaque étoile, alors celui-là ne sera jamais ébranlé dans son ancrage intérieur... là où sourit Dieu. 1824058.jpg

Je suis heureuse pour la trêve et l'arrêt des bombes à Gaza. Cette nuit, les enfants ont pu dormir. Pour ceux qui n'ont pas dormi, par peur et par angoisse, une étoile de paix est née dans leur ciel d'enfant.

Chloé Laroche

 

25/05/2008

Lettres à ma fille au Ciel, lettres au Christ, au Soleil et à Marie (1997). Offertes pour tous les parents orphelins en deuil de leur enfant en ce jour de la Fête des Mamans.

PRÉCISION : Les écrits donnés ici ont été édités en 1998 dans l’ouvrage de Chloé “Les Semences de l’Après-Vie” (ouvrage épuisé introuvable) sous l’ISBN : 2-84424-000-3 (Éditions L’ÂME DU CIEL & L’ATELIER). Les écrits donnés sur l’ensemble de ce blog sont protégés mais peuvent être cités en donnant les références et avec l’autorisation de l’auteur Chloé Laroche (chloe.email@laposte.net)___________________________________________________________________________________________________________
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LETTRES à ma fille au Ciel,
lettres au Christ, au Soleil et à Marie____________ 730667945.jpg

______________________________________ Ces lettres sont écrites dans un esprit d’universalisme où j’aborde chacune des fois (“foi” au singulier) du monde, avec le respect dû à chacune et avec l’idée que le Créateur est le même pour tous, comme le soleil brille sur tous les pays______________________440065165.jpg



LETTRE UNE
à ma fille OCÉANA

(16 Mars 1997 et terminée le 2 Mars 1998)



Mon Enfant de Lumière,
Mon Bébé, ma chair déchirée d’éternité,


Va sur ton chemin et sois confiante. Maman est là... pas comme avant, mais je suis là. N’aie pas d’inquiétude devant mes larmes : j’ai tellement confiance en Dieu et en ceux qui t’accueillent dans l’autre monde !

Aujourd’hui quelqu’un m’a parlé de toi mais cette personne était tellement bouleversée qu’elle m’a dit avoir perçu une âme d’enfant égarée et perdue, ne sachant vers quelle lumière aller... et que c’était peut-être toi !? Je lui ai répondu que ce n’était pas possible, que lorsqu’un enfant s’en va dans l’autre monde, il est forcément accueilli et que là-haut on prépare son arrivée...

Finalement je l’ai rassuré, moi ta petite maman pleine d’inquiétude pour toi là-bas sans moi ! Je voudrais pouvoir venir te rejoindre mais je ne peux pas encore partir... sauf si Dieu, notre Père à toutes les deux, le veut bien.

Tout à l’heure, je suis tombée, en ouvrant la télévision, sur la fin du film : “Le petit prince a dit” ; c’est un film que j’avais vu il y a longtemps et qui m’avait beaucoup touchée ; il raconte l’histoire d’une petite fille très malade, Violette, et montre tout l’espoir que ses parents veulent garder. Ce soir, je n’ai vu que les derniers instants du film : le papa de l’enfant malade retrouve le chien de Violette, perdu dehors... La petite fille repose sur son lit, attendant le sommeil de la nuit ; elle prononce ces derniers mots : “Bonne nuit, Papa !” puis elle ferme les yeux. Ensuite, la lumière illumine son visage figé par la mort ; son père étrangle un oreiller...

Ce soir, je voudrais te dire que ton père, Pascal, t’a aimée ; il t’a vu naître, il a été heureux d’être ton Papa, il t’a promenée... Dans les orages et les tornades de notre histoire, dans le coeur de ta Maman qui a quitté le bâteau en détresse lorsque tu avais trois mois mais qui a toujours gardé une ancre pour toi et ton père, dans nos deux coeurs de parents aujourd’hui désespérés... ces trois mots silencieux résonnent : “Bonne nuit, Papa !” Car tu aimais ton Papa et tu l’aimes pour toujours là-haut au Ciel.

Tu es partie si vite... en énumérant, trois jours avant ton décès, tous les noms comme pour nous dire au revoir... Maman, Papa, Fafa, Mémé, Papi ; nous ne pouvions imaginer que tu allais nous quitter si vite, emportée par un virus qui nous a tous foudroyés ; tu avais seulement la grippe et c’est une encéphalite-méningite qui t’a arrachée à nous en vingt-quatre heures à peine ; tu es tombée dans un coma profond, le jour de ton admission aux Urgences, et le lendemain matin, le 14 février, les médecins nous annoncaient qu’il n’y avait aucune chance possible de te sauver ; le virus était là, terrible, inexorable, criminel, foudroyant.

Nous étions hébétés, incapables d’imaginer que tu nous avais quittés ; les médecins ont accepté avec compassion de nous laisser jusqu’au lendemain près de toi, avant de débrancher les appareils ; nous t’avons beaucoup parlé et nous espérions encore. D’autres enfants étaient morts dans les mêmes conditions, sans que les médecins puissent les sauver, à différents stades du virus, mais nous ne le savions pas encore ; un garçon de quatorze ans avait été admis quelques jours avant toi et n’avait pu être sauvé ; en Irlande, cet hiver, une jeune fille de dix-neuf ans, proche d’une de mes amies, est partie aussi soudainement.

Le lendemain, samedi 15, les médecins nous ont reparlé de débrancher les appareils reliant encore notre fille à la vie, en nous expliquant qu’elle se trouvait en état de “coma dépassé” et que son cerveau était détruit par un virus impossible à soigner encore à notre époque. Quelques heures plus tard, ils débranchèrent... Nous étions secoués, en état de choc... La foudre s’abattait sur nous. Tu étais morte, ton coeur ne battait plus... Nous étions anesthésiés par la douleur. Je t’ai dit de te sentir libre et d’aller vers la Lumière pour poursuivre ton chemin de grande âme ; je t’ai dit aussi que nous t’aimerons toujours ; j’ai peigné une dernière fois tes cheveux et t’ai habillée pour l’ultime voyage. Comment survivre à un déchirement aussi cruel sinon par une abnégation totale, un renoncement à nous-mêmes et un don sans retour de l’ange à l’humanité...

Tu ne disais pas encore : “Bonne nuit, Papa !”. Au moment de t’endormir, tu réclamais des calins, et tu disais : “Papa” ou “Maman”... puis tu réclamais ton Bébé, ton nounours et ton chien. Tu disais : “Au ‘voir”... Tu aimais bien les bisous de Maman et je te disais souvent : “Je t’aime !”, en t’embrassant bien fort...

Tu aurais bientôt dit : “Bonne nuit, Papa !” ou “Bonne nuit, Maman !”... Tu serais bientôt allée à l’Ecole Maternelle ; tu aurais fait beaucoup de choses auxquelles on avait pensé, ton père et moi, mais tu es partie, parce que tu devais partir.

Ne t’inquiète pas, nous nous retrouverons. Je t’aime, mon Bébé ; tu me manques tellement... Va vers la Lumière du Christ, de Saint Joseph et de Marie, dont tu aimais tant toucher les images.

Ne t’inquiète pas pour ma souffrance... Elle est normale. Un jour, il y a treize ans, mes parents sont partis vivre dans une île des Dom-Tom. Mon frère cadet Enée avait dix-sept ans et j’en avais dix-huit ; nous sommes restés tous les deux en France pour nos études. Je me souviens combien j’ai pleuré sur le quai de la gare de Grenoble, car ils partaient à douze mille kilomètres de là, pour ne revenir que dans trois ans. Mes petits frère et soeur s’en allaient avec eux ; ça a été un déchirement véritable ! La mort ressemble à cela... car la mort est séparation ; elle est, hélas, séparation définitive avec le défunt... terrible séparation physique durant toute la vie de ceux qui restent sur la Terre.

Mon Bébé, depuis que tu es partie dans l’autre monde, je fais de terribles cauchemars ; dans l’un d’eux, tu étais dans un train que je ne pouvais retenir et qui partait pour ne plus revenir. C’est horrible de savoir, d’accepter que je ne te reverrai jamais sur cette Terre... Tu as pris un train sans retour... Personne ne peut imaginer le déchirement intérieur, dans les tripes... d’une maman ou d’un papa qui perd son enfant ! Personne, sauf ceux-là...

Je ne veux plus penser à ce train, à toi dans le cercueil... Je veux penser comme Christian Bobin qui écrit à son amie Ghislaine, décédée à l’âge de quarante-quatre ans, dans son livre “La plus que vive” (Ed. Gallimard, 1996) : “Je n’ai aucun doute sur le lieu où tu es réellement : tu es cachée dans le coeur des roses rouges. Lorsque je vais au cimetière, je regarde ta tombe, (...) je me dis que tu es là à deux mètres sous mes pieds, (...) et je ne crois pas ce que je pense, et ça vient d’un seul coup, ça vient lorsque je me retourne, c’est là que je te vois, dans l’amplitude et l’ouvert du paysage, dans la beauté sans partage de la terre et du grand ciel, toi partout à l’horizon, c’est en tournant le dos à ta tombe que je te vois.” J’ai commencé cette lettre il y a un an ; aujourd’hui, je la termine avec ce texte de Christian Bobin ; tant de choses m’ont aidée depuis douze mois, tant de personnes et de lieux... comme la Salette où je suis allée me réfugier pour la “date anniversaire” des un an après ton départ dans l’Au-delà ; j’étais si mal ; je ne voulais voir personne ; il y avait comme un gouffre à l’intérieur de moi, de douleur et de révolte insupportable ; j’ai pris ma voiture et je suis partie me réfugier près de la Vierge qui est apparue en cet endroit immaculé de neige ; à mon retour, une maman orpheline comme moi m’a appris qu’elle avait fait la même chose que moi pour la date anniversaire de la mort de son enfant ! Que tous les parents qui ont perdu un enfant puissent trouver refuge en Marie... car elle sait combien ils souffrent : elle a été traversée par le même glaive de douleur ! Alors que tu n’avais qu’un mois, Océana, nous t’avions emmenée en pélerinage à la Salette, ton père et moi, dans ce lieu béni par la Vierge, à deux mille mètres de prières tournées vers le Ciel, lieu de Bleu où tu vis désormais.


_____________LETTRE DEUX
à MA FILLE

(19 Mars 1997)



“Le plus haut degré de l’Espérance, c’est le désespoir surmonté,
comme tout au bout de la nuit on rencontre une nouvelle aurore.”
Georges Bernanos1223106545.gif


Nana Chérie,

C’était début Mars. Avec Fafa, nous sommes allés au cimetière, sur ta tombe. C’est très difficile car je sais que tu es vivante dans un autre monde, que tu es vivante dans mon amour... et ton corps est là, sous la terre. En une seconde je te revois au funérarium et puis au moment des scélés définitifs du cercueil. Je te vois dedans, je me vois t’embrasser... Ce n’est pas possible, ce n’est pas moi, ce n’est pas nous, c’est un cauchemar...

C’est trop dûr, trop dûr ! Ne plus revoir tes cils, tes sourcils, tes cheveux, ta bouche, tes yeux vivants... J’ai mis des baisers sur ton front froid, sur tes joues. J’ai scellé dans mon coeur tous les moments de bonheur, mon Amour pour toi... et je sais que tu n’es pas au cimetière.Tu vis ailleurs... mais je voudrais pouvoir creuser la terre, ouvrir ton cercueil et voir ton sourire ressusciter à la Vie.

Ce jour-là du mois de Mars, avec Fafa, nous étions seuls sur ta tombe ; tout à coup, mon regard a été attiré par une maison miniature faite de bois et de mousse, sans toit, avec une porte ouverte d’un côté et une porte fermée de l’autre côté... J’ai pris cette maison posée sur les graviers du cimetière, aux portes de l’Invisible, et je l’ai posée sur la croix de ta tombe, en attendant de l’emmener avec moi ; soudain, un oiseau est arrivé et s’est glissé derrière la croix. De là où j’étais, je voyais ses yeux, bordés de jaune, qui me regardaient ; il m’a longuement regardée, longtemps ; puis d’un jet il s’est envolé avec un grand cri, me laissant un regard d’adieu qui a traversé mon âme comme si les yeux de Dieu m’avaient emplie d’espérance.

Lorsque tu étais bébé, je t’ai emmenée plusieurs fois dans une maison pleine d’amour, au toit ouvert sur le ciel : la ferme de Marthe Robin ; cette femme est une grande mystique chrétienne, décédée en février 1981 dans la Drôme, près de Châteauneuf-de-Galaure ; elle a vécu dans sa ferme comme une carmélite, acceptant comme unique nourriture quotidienne l’hostie du Seigneur, ceci durant cinquante années ! Je t’ai emmenée à plusieurs reprises en cet endroit ; en effet les âmes pélerines peuvent venir se recueillir dans sa chambre... figée comme une fleur immortelle par la sainteté de cette missionnaire de l’Esprit ; je te plaçais à chaque fois sur son lit afin que tu sois protégée et couverte de grâces divines.

Nous étions allés chez Marthe fin janvier, Fafa et moi, trois semaines avant ton décès ; nous avions beaucoup prié puis nous étions descendus au Foyer de Charité que Marthe a créé à Châteauneuf-de-Galaure, comme elle en a créés depuis son lit des centaines dans le monde entier ; ce jour-là, j’ai été attirée, dans la petite librairie du Foyer, par l’histoire d’une petite fille, Anne de Grignan, décédée à l’âge de dix ans d’une maladie... Elle était un exemple d’amour et de charité envers les autres ; elle avait demandé à faire sa première communion à l’âge de six ans ! Ce petit livre m’a interpelée et je l’ai donc acheté, pensant un jour t’en lire l’histoire... mais beaucoup plus tard. Je n’ai pas voulu te le montrer à mon retour... car, je ne sais pourquoi, j’ai pensé qu’il ne fallait pas te donner des idées de ressembler à cette petite fille partie si vite.

On croit toujours pouvoir protéger les siens de ce qui parait contrôlable... accident, maladie, désespoir, etc ! En réalité, ce petit livre était destiné à ta maman... car tu n’en as jamais vu les images ; je l’ai posé près de toi, lorsque nous avons veillé ton corps ; Marthe Robin et Anne de Grignan voulaient sûrement m’aider à admettre et accepter qu’un enfant, mon enfant, puisse quitter la Terre si vite ! Tu es si belle et je t’aime si fort, ma petite puce Océana ; je prie pour que Marie te serre tendrement pour moi dans Ses Bras de Maman.


______LETTRE TROIS
à MON ÉTOILE
(20 Mars 1997)



Mon Bébé,

Que de choses se sont passées que je voudrais te raconter. D’abord, le film : “Une petite fille particulière” que j’ai regardé à la télévision : c’est l’histoire d’une femme qui vient de perdre sa maman ; elle s’occupe d’une enfant trisomique, Annette, et cette enfant lui apporte, à ce moment-là et durant toute la période de deuil, une présence et une approche des choses différentes. Cette femme apprend ensuite de la bouche de l’homme qu’elle épousera plus tard que, chez les esquimaux, la tradition est de bien observer tous les signes qui suivent la mort d’un proche... car celui-ci nous donne ainsi les moyens de poursuivre notre propre chemin. Et cet homme lui cite un poète : “Reconnais ton étoile et suis-là ! Elle ne brille que pour toi !”

Je sais que c’est toi qui me parles à travers ces messages... parce que tu es l’étoile la plus proche de mon coeur et que tu m’envoies tellement de signes que j’attrape comme des rayons de soleil qui me font vivre et m’accrocher à l’espoir !

Ainsi, hier après-midi, j’ai regardé un instant par la fenêtre ; juste alors, est arrivée une voiture fourgonnette qui s’est garée pendant une heure en feux de détresse devant l’immeuble, en dessous de chez moi.

Sur la camionnette, qui avait un girophare rouge, était inscrit “Nickel Demeure”... “Entretien de votre monument funéraire... nettoyage, fleurissement, etc” ; au moment où je remarquai ce véhicule, étonnée et stupéfaite, une chanson de Michèle Torr est passée à la radio avec cette phrase que j’ai notée tout de suite car je savais que c’était toi qui me parlais : “Je ne te demande pas de m’offrir des fleurs tous les jours mais de faire de temps en temps un geste d’amour !”

Peu après, Fafa m’a appelée au téléphone pour me parler d’un rendez-vous possible avec Marianne Dubois, qui m’avait dédicacé il y a un an son livre : “Noces de Lumière”.

La camionnette était toujours là... L’heure tournait... et j’ai cherché cet ouvrage dans ma bibliothèque. Je l’ai ouvert au passage suivant :

“Une nouvelle naissance sera bientôt aussi importante que notre voyage ensemble, si tu acceptes de mourir à ce passé récent et si tu veux bien te laisser éclore à autre chose.”

Et puis j’ai ouvert de nouveau le livre :

“Tout au bout de ton absence, je te retrouve en moi, plus vivant(e) que jamais, éclatant(e) de lumière et de joie.”

A travers la première phrase, c’était toi qui me parlais et à travers la seconde, c’est comme si ta Maman te répondait... Comme l’auteur, Marianne Dubois, qui parle dans ce livre à la partie divine d’elle-même !

Mais je ne t’ai pas encore parlé de la tempête extrême qui me secoue depuis hier soir !... Ton phare est heureusement allumé dans ma vie et Dieu ne permet pas que je coule ! Il faut garder la tête hors de l’eau sans se noyer... ou se laisser noyer par des courants dangereux ! Les parents comme moi sont emportés dans un tourbillon et surnagent, dans le désespoir de n’avoir pu retenir la main de leur enfant. On marche en face du vent et on n’avance plus !

Mais tu es le soleil de ma vie et tu m’envoies la lumière nécessaire pour que mon radeau ne coule pas.

Je t’embrasse et te serre tendrement sur mon coeur déchiré.



_______LETTRE QUATRE
à MON PETIT ANGE

(21 Mars 1997
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Ma belle Âme,

Ce soir, Fafa m’a emmenée chez des cousins de sa famille, que je ne connaissais pas. Lorsque ce couple a appris ta mort, ils étaient en train de lire mon projet sur une éducation à la Paix par la Musique dédié aux enfants des écoles :“Un Archet pour la Paix”... Ils ont été très bouleversés, d’autant plus que la cousine de Fafa est née un an après le décès d’un petit frère de deux ans.

Le cousin de Fafa m’a parlé tout à coup d’un vieux violon qui leur servait de décoration, un violon de 1880... Il me l’a mis entre les mains, avec un archet tout neuf... L’instrument était désaccordé et les chevilles ne tendaient pas suffisamment les cordes mais j’ai joué quelques notes sur ce violon... qui était resté auparavant cinquante ans dans un grenier ! C’était très émouvant de me dire que l’âme de ce violon était là pour me donner l’envie de rejouer sur mon propre violon ; car celui-ci demeure toujours muet depuis le dernier concert que nous avons donné pour les plus démunis, au restaurant “Le 51” du Père Fréchet, sept jours avant ton départ vers l’Au-delà... ce concert où nous avons joué -violon, accordéon, guitares, percussions- et où j’ai dansé et ri avec toi !

Tu étais si heureuse et pleine de vie, ce soir-là... Nous fêtions le Carnaval... quatre jours avant Mardi Gras ! Tu étais habillée en trappeur du Canada et Maman avait un drôle de chapeau avec des clochettes et plein de couleurs... Tu me regardais jouer et tu venais te blottir contre moi, bercée par nos musiques, puis tu allais gaiement vers tous les convives, vers Laurette et Marie-Jo, les dames de ta crèche qui étaient venues nous écouter, vers Fafa et vers Noël... vers Jordann aussi, hôte du “51”.

Océana, tu nous as quittés durant la première semaine du Carême et je n’ai plus voulu m’alimenter... Aujourd’hui, je prends des aliments pour pouvoir vivre mais je n’ai pas retouché mon violon... Seules l’écriture et la nature me nourissent de sève et d’essence d’ espérance.

Le cousin de Fafa m’a donc présenté son violon et nous avons appris que leurs voisins du dessus et du dessous étaient pianistes ! Quelques instants plus tard, il s’est passé quelque chose d’extraordinaire : nous avons entendu “Au Clair de la Lune”... joué sur un piano par trois fois ; on aurait dit une main d’enfant : les deux premières fois étaient frappées avec quelques erreurs de notes et la troisième était vraiment parfaite, sans tâtonnements ! Cela venait du dessus et je l’ai entendu comme une mélodie qui me parlait de toi et qui me disait :

“Petite Maman Chérie, je sais que tu me sentais un jour faire du piano mais je suis partie et cette chanson est pour toi, qui l’apprend chaque année à tes petits élèves de flûte à bec. Je t’aime et te fais de gros calins, Maman !”

Cela a été si doux à mon coeur ! C’est vrai que tu étais douée avec ton petit piano et que tu aimais souffler dans la flûte à touches ! Lorsque j’étais enceinte de toi, j’écoutais beaucoup de piano, alors que c’était une chose rare avant ton arrivée dans ma vie ! Je m’étais dit que tu serais sûrement douée pour cet instrument et puis tu avais de si longues et fines mains ! Lorsque je travaillais sur mon violon et que je jouais des morceaux, alors que nous étions seules, tu applaudissais à la fin de chaque musique et tu disais : “Encore !” avec tant de joie et de ravissement que j’en étais émue ; tu étais parfois dans ta chambre pendant que je jouais, et tu manifestais ton bonheur jusqu’à moi !

Puisses-tu, ma fille chérie, faire partie des Anges Musiciens, comme cet Ange violoniste que tu aimais tant prendre dans tes mains... au coeur de ce Monde Lumineux où tu vis aujourd’hui !


______LETTRE CINQ
à MON BÉBÉ
(22 Mars 1997)




Mon petit dauphin, Océana chérie,

Il y a quelques jours, j’ai noté cette phrase qui est exprimée à la fin d’un film extraordinaire : “Le Festin de Babette”. Cette phrase dit : “Du coeur de l’artiste s’élève un long cri vers l’Univers. Donnez-nous le moyen de donner au monde le meilleur de nous-même.” C’est une phrase magnifique que j’ai essayé de vivre à ma façon ces dernières années... en exprimant mes idées, mes cris et mes révoltes à travers mes écrits, en jouant du violon pour les enfants des écoles, les sans-abris, les personnes malades, et aussi lorsque j’ai réalisé mon tour du monde en 1991 pour rencontrer et faire chanter les enfants des écoles où je me présentais... à Tahiti, Sydney, San Francisco, Nouméa, Djakarta ; je leur parlais de Paix et d’amitié entre les peuples, à travers la musique, véritable langage sans frontière... aux mots universels.

Plus tard je t’aurais emmenée avec moi. Nous aurions pris l’avion ensemble. Nous aurions posé le pied ensemble sur le sol d’autres pays. Tu aurais joué de la musique avec moi et nous aurions chanté ensemble pour les enfants du monde, pour ceux qui sont malheureux, ceux qui sont attachés sur leur lit sans personne... comme en Roumanie, ceux qui n’ont connu que la guerre et la peur, ceux qui ont faim et ceux qui sont malades.

Avec toi dans mon coeur, je referai le tour du monde, je reverrai les sourires des enfants enchantés et mon violon les fera rire de plaisir et de joie. Avec toi, je ferai résonner mon violon dans les prisons, car les enfants sont là aussi, dans le coeur des parents déchirés et privés pour maintes raisons de voir vivre et grandir leurs enfants... Lorsque je vois, en Arizona, ces femmes enchaînées comme des forçats et privées de leurs enfants pour avoir fumé un joint, je trouve cela lamentable ! Ceci dit, je suis contre toute forme de drogue et je pense à tous les parents qui ont perdu un enfant à cause d’une over-dose ; je pense à ces parents qui voient, impuissants, leur enfant se noyer dans la cocaïne et se détruire lentement, mais si terriblement vite, en prenant des produits comme le LSD, le crack, l’ectasy, les amphétamines.

Pour en revenir à ces femmes qu’on prive de voir leurs enfants, ce traitement injuste et démesuré les mènera peut-être plus tard à des actes de révolte et d’agressivité ! Cette réflexion concerne aussi les enfants car ceux-là payeront malheureusement plus tard dans leur vie d’adulte l’incarcération abusive de leur mère.

Une chose me révolte aussi, c’est lorsqu’on enlève un enfant à sa mère parce qu’elle est trop endettée et si pauvre qu’elle ne peut plus le nourrir ; je trouve cela si triste ! On devrait plus aider les mères car elles sont fortes mais elles peuvent devenir si fragiles. Une maman peut se battre pour son enfant, elle peut travailler d’arrache-pied pour lui... mais elle peut aussi sombrer dans la dépression, elle peut ne plus supporter d’être obligée de travailler très dûr et de mettre son enfant à la crèche ou la garderie des semaines entières avec des horaires très lourds pour une maman.

Pour toi, je faisais en sorte de travailler à mi-temps afin de te prendre souvent avec moi, d’avoir le temps de jouer ensemble et de se promener. Le matin, nous étions souvent en retard à la crèche, car, avant mon travail et mes activités, j’étais si heureuse de te voir jouer dans la maison, de t’entendre et de prendre le temps de partager la Vie ensemble. Je te revois dans le jardin de la crèche, où tu aimais retrouver tes petits camarades, sur la balançoire ou dans le sable, sur un vélo aussi... J’avais remarqué depuis peu que tu pédalais très bien. Tu aurais pu pédaler au printemps dans le parc Mozart sur le vélo-tracteur que t’avait offert ta marraine Patricia. Anéantissement du futur imaginé...

Ma fille, tu continueras à vivre dans mon coeur pour reconstruire l’avenir et nous irons chanter ensemble pour tous les coeurs-colibris.



________LETTRE SIX
à MA FILLE DE LUMIÈRE

(15 Avril 1997)



Océana, grand oiseau de mon coeur,

Cela fait deux mois que tu es partie... Je suis toujours reliée à toi et tu m’envoies des signes extraordinaires. Dans mon état, infiniment sensible après ton départ, je ressens ce qui me convient, où je dois aller, ce que je dois faire... et parfois d’une façon étonnante.

Ainsi, je vais te raconter notre voyage au bord de la mer avec Fafa et notre amie Mila (tu appelais Marc et Djamila ainsi)... qui m’ont accompagnée dans cette aventure.

Nous sommes partis en voiture pour aller à Nice... voir la mer. C’était la première fois que je partais loin après ton décès, que je m’éloignais du cimetière, de ta tombe, de ta chambre, de notre lieu de vie commun... C’était aussi la veille du dimanche de Pâques !

Avant de poursuivre, il faut que je te dise que je n’arrivais pas à rentrer à la maison, après ta mort et l’enterrement... Je ne supportais pas de voir ta chambre ni ton lit, vide à jamais... Pourtant un soir, je suis rentrée chez nous sans rien dire à personne et j’ai passé la nuit dans ta chambre à prier ; j’ai allumé cette bougie-ange que j’avais amenée pour Noël et que tu aimais tant toucher ; ce soir-là, je l’ai enflammée pour la première fois et il s’est passé quelque chose : la tête de l’ange a fondu à l’intérieur seulement, laissant le visage et le tour du crâne intact. J’ai compris que cela voulait dire que le virus avait pris ton cerveau mais que tu étais vivante, devenue petit ange... J’ai compris que la présence de cet Ange n’était pas un hasard... Puis j’ai eu cette impulsion d’ ouvrir le dernier chapitre d’un des livres du Dr Murphy : “La prière guérit”... Ce chapitre parlait de la mort et notamment d’une femme qui perdit ses deux fils à la guerre ; cette femme avait eu un coup terrible en apprenant la nouvelle de leur “transition” mais elle expliquait qu’elle avait été apaisée en affirmant tranquillement : “Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants, car à ses yeux, tous sont vivants.” Elle ajoutait dans son témoignage : “Soudain, je sentis une vague de paix intérieure envahir mon coeur et tout sentiment de douleur disparut. Je sus, je sentis que mes fils étaient en vie et je ressentis leur présence pleine de tendresse. Ce fut une merveilleuse expérience.” Puis elle eut l’impulsion de prier pour eux et répèta souvent : “Dieu est avec eux et tout est bien !”

C’est ce que je fis ce soir-là ; grâce au témoignage de cette femme, j’ai pu traverser ma douleur et ressentir ta tendresse ; je me souviens avoir répété cette même phrase : “Le Créateur est avec toi et tout est bien !”

Je ne dis pas que la douleur disparut mais j’acceptais un petit peu plus l’idée que tu sois partie si loin... en essayant d’avoir Foi en Dieu et Confiance en Lui.

Je ne suis pas repartie de notre maison ; j’ai plié ton lit et, à sa place, j’ai mis ta photo, l’Ange et Marie, avec une bougie, des fleurs ; je n’ai pas enlevé tes vêtements ni tes jouets ; je ne le peux pas encore et je respecte en moi et pour toi le temps des adieux. La foi peut aider mais elle n’efface pas le chagrin ni la douleur d’une si cruelle séparation !

Pour en revenir à notre départ au bord de la mer, fin mars, j’ai beaucoup pleuré car je n’arrivais pas à partir si loin ; cependant, nous avons poursuivi notre route ; une heure après notre départ, nous nous sommes arrêtés, un peu avant le Col de Lus la Croix Haute. Il me semblait impossible de partir si loin... Je ressentais quelque chose de terrible, comme un arrachement. J’étais si mal que nous avons décidé de rentrer !

C’est alors que j’ai ressenti un appel et que j’ai proposé à Fafa et Mila de passer la nuit et le dimanche de Pâques à Notre Dame du Laus, près de Gap. Ils ont accepté, presque étonnés de ma proposition d’aller quelque part ailleurs ; la nuit était tombée et nous traversâmes toute la région du Trièves, accompagnés par la Comète de Halley-Bopp qui trônait dans un champ d’étoiles féérique... Lorsque nous sommes arrivés au Laus, lieu saint où la Vierge est apparue durant cinquante ans à une paysanne nommée Benoîte Rencurel, il était presque minuit ; je pensais trouver dans la Basilique des pélerins silencieux en attente de la Résurrection ! En fait, nous sommes arrivés juste au début de la messe... La Basilique était pleine de pélerins, de moines, de prêtres, d’enfants, d’habitants de la région et tous célèbraient Pâques !

Je me suis avancée vers un banc à moitié plein et une dame nous a tendu un cierge pascal... Le plus étonnant est que cette personne connaissait Fafa... Elle lui dit en souriant : “Ce cierge vous attendait !” et me tendit l’objet de cire.

Une petite fille était assise devant moi et me regardait souvent... Au moment des intentions, l’assemblée a prié pour les personnes en deuil et j’ai senti beaucoup de lumière et d’amour... Le monde fêtait ta résurrection en cette nuit et, avec lui, tu ressuscitais aussi, toi ma fille, au Paradis des Anges. Car la Résurrection, c’est aussi pouvoir renaître par-delà la mort, continuer à vivre dans un corps glorieux, au sein d’un autre monde... de lumière et d’amour.

On m’avait averti que Pâques est une fête difficile à passer pour les parents orphelins de leur enfant, comme Noël ; cela est vrai car on vit la crucifixion très intensément, dans sa propre chair ; je l’ai vécu ainsi car, à ta mort, je me suis sentie crucifiée, à travers les clous du cercueil fermé à jamais sur ton petit corps frêle sorti de ma chair trente mois auparavant ; et puis, la résurrection, on voudrait tellement qu’elle soit réalité dans la matière, que notre enfant revive, comme Jésus est sorti du tombeau ; il reste à comprendre que Jésus vit dans son corps de lumière.. et, avec lui, tous les morts et les défunts !



______LETTRE SEPT
au CHRIST

(Le 23 Avril 1997),
lors de mon pélerinage à Medjugorje
(en ex-Yougoslavie)




Christ,

Merci de me prendre dans tes bras avec ma fille. Merci de prendre en ton coeur tous ceux que j’aime, tous les enfants du monde, tous ceux qui souffrent et ceux qui pleurent, tous les humains qui vivent la guerre et qui attendent la Paix.

Aujourd’hui, nous sommes allés à Mostar, ville ravagée par la guerre ; le toit de la cathédrale a été détruit et se trouve actuellement, recroquevillé comme les âmes blessées de ce pays devant l’église du Père Jozo, qui s’occupe des enfants orphelins.

Avant d’arriver à Mostar, nous avons regardé dans le car la cassette du film : “Marie de Nazareth” et une phrase m’est restée, lorsque tu dis à Marie, ta Maman : “Je serai toujours ton enfant.”

Je te prie de garder la Paix à ce pays... Les immeubles détruits, les chars encore présents pour surveiller la Paix, les murs criblés de balles, les cimetières remplis de jeunes soldats morts, les toits déchiquetés... Tout cela est si terrible dans le plan de ton amour ! Donnez-leur la Paix !

Donnez aussi la Paix à l’Algérie où tant d’horreurs sont commises et répandez votre miséricorde dans tous les coeurs !

Faites que jamais plus des moines et des prêtres ne soient tués comme ces trente moines franciscains jetés dans une fosse après avoir été brûlés et assassinés par des soldats le 7 février 1945, devant l’église de Siroki Brijeg, près de Medjugorje. Hier, je suis descendue dans leur tombe et j’ai pensé aux sept moines tués en Algérie. Les guerres sont aussi terribles les unes que les autres et chacune des blessures infligées est une blessure au Coeur divin... Chacune de nos blessures est une plaie ouverte dans le Grand Esprit car il nous porte pour la vie entière, souffle donné de la naissance à notre dernière respiration.

Voici un conte “Le don de Flore”, que j’ai écrit pour l’Algérie et que je t’offre, inspiré de ma vie et de mon voyage en Algérie, à l’âge de dix-neuf ans :

Les fleurs exhalent un parfum capable de traverser notre monde pour rejoindre celui de nos morts ; elles touchent ainsi leur âme ouverte à l’amour des aimés de la Terre.

Une maman avait compris cela et plaçait devant la photo de sa fille décédée des fleurs odorantes ; elle savait que leurs parfums traversaient mille espaces pour porter son amour à son enfant chérie.

Cette mère s’appelait Flore et sa fille portait le nom d’Eglantine ; sa tombe était toujours couverte de mille fleurs, fleurs de printemps et fleurs d’hiver.

Là où se trouvait Eglantine depuis l’âge de ses trois ans, elle percevait des odeurs de courage, de force, de beauté, de douceur et tout l’amour que lui transmettait sa maman à travers les fleurs.

Un jour, alors que le soleil était caché depuis longtemps derrière les nuages et qu’il faisait froid, Flore s’était rendue malgré tout sur la tombe de sa fille ; elle lui avait apporté un joli bouquet multicolore qu’elle avait placé délicatement dans un vase.

Son coeur était lourd, ce jour-là, si lourd qu’elle n’arrivait pas à pleurer ; ses larmes restaient accrochées aux parois de son âme écorchée.

Soudain, un rayon de soleil illumina la tombe et un sourire brilla dans le visage d’Eglantine, dont la photographie irradiait la stèle ; les larmes coulèrent sur le visage de Flore, telle une rosée d’aurore aux doigts de roses.

Elle se mit à parler à haute voix : “Mon Dieu, si vous m’écoutez, prenez ma vie. Je Vous la donne en échange de la vie d’un enfant d’Algérie... pour qu’il ne soit pas tué. C’est horrible, ce qu’il se passe là-bas ! Si ma vie peut en sauver une, alors prenez-la et laissez-moi rejoindre ma fille... Je Vous laisse la décision de ma mort, brutale ou par longue maladie.”

Flore souffrait en effet au plus profond de son être de savoir qu’ en Algérie, des enfants, des femmes, des hommes innocents étaient massacrés par milliers sans que personne puisse empêcher ces crimes perpétrés par les terroristes...

Elle ne savait pas si Dieu l’écouterait mais si elle pouvait sauver un seul enfant de cette horreur, ce serait pour elle le paradis... et elle retrouverait sa fille peut-être plus vite que prévu.

Dix ans plus tôt, elle était allée en Algérie, à Blida ; elle avait fait la connaissance d’une grande famille... si hospitalière que la jeune femme aurait souhaité devenir l’une des leurs ! Une femme, notamment, l’avait prise en affection et lui avait offert un bracelet avec deux serpents d’argent qui se regardaient ; Flore avait toujours gardé ce présent comme un signe d’amitié entre leurs deux peuples, un signe de paix ; or, depuis la vague d’atrocités des crimes terroristes en Algérie, elle s’inquiétait terriblement pour cette famille de Blida et toutes les familles de ce pays... un pays meurtri et ensanglanté par les corps de ses bébés assassinés et égorgés devant les yeux de leurs propres mères !...

Ce jour-là, Dieu entendit sûrement l’offre de son don car la maman d’Eglantine se piqua à une rose ; Flore n’était pas vaccinée contre le tétanos ; elle tomba gravement malade et rejoignit sa fille au Ciel quelques jours plus tard.

On apprit peu de temps après qu’une enfant de sept ans avait été la seule rescapée d’un terrible massacre qui eut lieu en Algérie, au moment de la mort de Flore.

La maman de cette enfant remercia le Ciel de l’avoir sauvée...

On sut aussi qu’au même moment, un jeune enfant de trois ans avait survécu, seul et unique être vivant, après le crash d’un avion en Asie.

Peut-être que Flore avait sauvé deux enfants, l’un en Orient, l’autre en Occident, comme Jésus avait lui aussi souffert sur la Croix par ses deux bras écartés en acte d’amour et de don à l’Humanité.

Peut-être que sa fille, par sa propre mort et à travers le don de sa mère, avait sauvé aussi un de ces deux enfants... Dieu seul sait si la mort d’un ange peut en sauver d’autres... En tout cas, les Anges, eux, doivent sûrement le savoir !

Depuis le décès de Flore, des personnes avisées disaient que sur la tombe de la mère et de l’enfant venait un homme très âgé, au faciès asiatique, accompagné d’un vieil homme musulman... Ils apportaient à chaque fois des branches d’églantine, qu’ils déposaient de chaque côté de la sépulture de Flore et de sa fille.

Ces personnes disaient qu’ils représentaient sur la Terre les larmes des Sages descendus de la maison des pleurs qui se trouve dans l’Arc-en-Ciel.



________LETTRE HUIT
au SOLEIL

(3 Mai 1997)
écrit à Chamrousse sur le plateau de l’Arcelle



“Sois loué, Mon Seigneur, avec toutes les créatures,
Spécialement messire le frère Soleil,
Lequel fait le jour et par lui Tu nous illlumines...
Et lui, beau et rayonnant avec une grande splendeur :
De Toi, Très Haut, il est la manifestation.”

(Extrait du Cantique du Soleil de Saint-François d’Assise)




Soleil,

Voici que je m’adresse à toi. Tu es dans le ciel, immuable, immortel et intense de lumière. Tu es une création de Dieu et tu es Dieu aussi, manifestation de sa gloire.

Je viens te dire aujourd’hui que ma fille me manque cruellement. Pourquoi me l’avoir enlevée ? Pourquoi est-elle partie si vite ? Pourquoi ?

J’étais venue en cet endroit, où je t’écris en ce moment, le jour de ton éclipse du 12 Octobre 1996, pour contempler ta rencontre avec la lune et le retour à ta lumière obscurcie ; aujourd’hui, c’est une amie, Gisela, qui m’a emmenée sur le même lieu ; nous nous trouvons près d’un torrent qui descend des neiges et je t’écris, oh Soleil, près d’un arbre mort allongé de tout son long à côté de ses frères du bord de l’eau.

Donne-moi, Soleil, toute l’énergie et la force de poursuivre ma route. Je me sens si vide au fond de mes entrailles. La douleur est si vive au creux de mon âme et ma fille me manque tant, depuis deux mois et demi qu’elle est partie... Cette semaine a été terrible ; j’ai eu l’impression de mourir et j’ai vécu des symptômes d’épuisement total très fort.

Après être revenue de mon pélerinage à Medjugorje, je suis allée avec Marc sur la tombe d’Océana... et il s’est passé quelque chose d’extraordinaire : juste après notre arrivée, le jouet musical que j’avais attaché à la croix s’est déclenché tout seul ! Une musique descendait du ciel comme je n’en avais jamais entendue, très claire, très audible... Enfin deux sons ont alterné, puis un seul son, unique ! Quelques notes sont revenues et un seul son avant le silence complet !... Ce jouet musical, un petit clavier, n’avait jamais fonctionné ainsi et la mélodie entendue n’était pas une musique enregistrée au sein de l’instrument...

Nos coeurs étaient pleins de cette présence fantastique qui existe au-delà de ce qui est visible : nous savions qu’elle était là... vivante dans l’invisible ! Ma fille m’a fait un si merveilleux cadeau à mon retour de pélerinage ! Annick m’avait dit dans le car : “Tu verras, tu auras un très beau signe à ton retour, un signe qui te fera reprendre ton violon et la musique !” Ce jour-là, j’ai pris mon violon et j’ai joué l’Ave Maria de Gounod devant les photos réunies de ma fille et de Marie... Depuis, mon violon se tait de nouveau mais il rejouera un jour, je le sais...

Deux jours plus tard, je suis allée à la rencontre inter-traditions organisée par le Dalaï-Lama ; c’était à la Rochette, le 30 Avril ; toutes les religions étaient représentées afin d’établir un dialogue de paix et d’échange des pratiques sacrées en vue d’une meilleure compréhension de chacune des traditions.

Il y a eu cette phrase des Indiens Cherokee, qui m’a frappée, à propos des enfants : “Ce sont ceux-là qui vont porter nos rêves plus loin !”

Voilà pourquoi les parents orphelins ressentent une immense frustration dans leur être profond !... Oui, mais un enfant qui part va porter des graines de rêves dans toute la galaxie... Il porte les rêves de l’Humanité entière !...


Ce jour-là, une femme chaman, de Laponie, a béni l’assemblée en lançant du lait, aliment sacré dans sa tradition. Elle a dit : “Pour tous ceux présents ici, nous demandons un long chemin, une longue vie, parce que le chemin vers Dieu est long !”

Elle a dit aussi : “Qu’il n’y ait plus de mort d’enfants dans les familles.”

A ce moment-là, j’ai senti la douceur de ma fille, comme si elle me souriait de la Voie Lactée... En vérité, cette femme, en lançant le lait, a fait le geste du Créateur lorsque, d’un geste de Sa Main, il créa la Voie Lactée avec les gouttes de lait des étoiles. Elle mit de la douceur dans mon coeur et, par sa dernière prière, empêcha peut-être certains enfants de partir trop vite rejoindre les Ancêtres.

Le Dalaï-lama a conclu cette journée en parlant de la “Lumière de la Paix” qui dissipe les conflits... par une “meilleure compréhension réciproque” ; il a réaffirmé dans les consciences l’importance de la rencontre qui a eu lieu à Assise en 1986, entre notre Pape Jean-Paul II et les principaux responsables des grandes traditions.

Un moine chrétien, Thomas Merton, rencontré par le Dalaï-Lama, lui avait dit : “Un moine consacre sa vie à chercher Dieu, à chercher la Vérité. Quand il rencontre d’autres chercheurs, une connivence s’installe.”

Un représentant de la tradition pré-colombienne s’est adressé à nous ainsi : “J’aimerais que nous soyons unis. Nous sommes une seule tradition sur cette terre.”

A la fin de la rencontre, chacun des représentants des diverses traditions a allumé sa flamme autour d’un grand feu central. C’était magnifique ! Toute l’assemblée s’est donné la main et nous avons remercié le Dalaï-Lama ainsi que tous ceux qui ont organisé cette journée de partage et d’échanges extraordinaires !

Fais, Soleil, que l’éclipse que je vis dans mon coeur depuis la mort de ma fille soit déchirée par ta lumière et ta chaleur.

Fais que le voile qui assombrit mon âme soit illuminé par le soleil de mon enfant, à l’intérieur de mon être.

Fais, Soleil, que je survive en acceptant que la lune vienne obscurcir ta face.

Fais, Soleil, que tu transmettes tout mon Amour à mon Bébé et que tu deviennes l’Alchimiste de notre Vie commune.

Car nous sommes tous la Création de Dieu et Tout est Relié.


“Vole, vole
Petite flamme
Vole, vole, mon âme
Va retrouver la lumière
Mon amour”

Céline Dion





________LETTRE NEUF
à MARIE

(Mai 1997)



Vierge Marie,


Je voudrais vous remercier tous au Ciel de m’avoir donné les forces nécessaires afin de poursuivre ma route.

Je voudrais te remercier pour ce jour où Bernard, un ami, m’a emmenée en Chartreuse, après la mort d’Océana.

Il m’a d’abord conduite devant ta statue qui se trouve au-dessus de l’église de Saint-Hugues ; après m’être recueillie, je lui ai dit soudain : “Regarde, on voit d’ici la statue de la Vierge qui surplombe Saint-Pierre en Chartreuse. Nous y étions montés, ma fille et moi, avec Marc, une semaine avant qu’elle ne tombe malade.”

Je me souvins alors précisément de ce jour heureux et de cette dernière promenade avec Océana : j’avais soulevé ma fille pour lui montrer les petits anges de Notre Dame de Saint-Pierre, à travers la grille de la petite chapelle.

Après m’avoir emmenée à Saint-Hugues, Bernard m’a ensuite conduite au Monastère de la Grande Chartreuse ; il s’est garé à la Correrie et nous avons marché sur le chemin bordé d’arbres qui mène aux moines. J’étais encore faible mais j’avançais, confiante... sur les pas de Dieu.

Bernard aimait ma fille, énormément ; elle l’aimait aussi. Il savait sûrement, à travers elle, qu’en m’amenant ici, Dieu me mettrait sur une nouvelle route... et je savais, qu’à travers lui, c’est mon enfant qui me prenait par la main pour m’emmener vers “demain”.

Au moment où nous sommes arrivés aux murs du Monastère, au pied de cette montagne de prières qui jaillit du coeur des moines silencieux, un couple est descendu vers nous et nous a croisés ; l’homme et la femme tenait par la main, au milieu d’eux, une petite fille ; ils étaient suivis par une dame plus âgée...

Mon coeur s’est serré si fort devant cette petite fille, oh Vierge Marie, que Bernard a cru que j’allais craquer. Bien sûr, je pensais à ma fille, au bonheur effondré...

Mon regard s’est alors porté au pied du mur de la Grande Chartreuse et s’est posé sur un petit voile rose... où se trouvaient dessinés deux coeurs, un rameau et une fleur !

Un des deux coeurs, un peu plus gros, était entamé : c’était le mien et l’autre, entier, était celui de mon enfant partie dans l’Au-delà.

Quel cadeau immense du Ciel, en cet instant, quel morceau d’amour dans ma douleur ! Quelle preuve plus belle pouvait-on me donner ?

Je garde toujours ce voile rose avec moi et je conserve aussi en mon coeur ce regard de Dieu que nous adressa un moine, après cette découverte ; en fait, nous avons vu trois moines, ce jour-là ! C’est une grâce de les apercevoir et un regard de l’un deux est toujours un don de l’Esprit Saint.

Marie, je voudrais te remercier aussi pour la petite fille qui portait un petit dauphin bleu dans l’église de Medjugorje ; elle se trouvait juste devant moi lorsque je suis entrée pour la première fois dans cet endroit vénéré par les pélerins du monde entier ; sur son tee-shirt était inscrit “Little Sailor” : petit navigateur... Quel beau signe pour la maman d’une petite fille portant le prénom de l’Océan ! Voici la suite de ce merveilleux signe : à notre retour de pélerinage, nous avons traversé une ville très touchée par la guerre en ex-Yougoslavie, Gospich ; au coeur de la cité, le car fit un détour, se trompant momentanément de route !

Et, qu’ai-je vu alors : un immense panneau publicitaire avec un dauphin plongeant dans l’océan et un homme le rejoignant ! Au milieu des ruines d’une ville meurtrie par la guerre, au centre de mon âme abattue par le deuil de mon enfant, le dauphin représentait le symbole de la Vie qui continue... malgré la douleur et les décombres d’une mort soudaine.

Pour finir, Marie, je voudrais te remercier pour ce moment extraordinaire vécu le lundi de Pâques, à Nice, au moment où je suis allée vers la mer pour la première fois, après la mort de ma fille ; une petite fille était là, sur la plage, devant les vagues... Elle portait un anorak identique à celui que j’avais offert à Océana pour Noël, avec la même couleur de feu et les mêmes rameaux verts intérieurs !

Je suis allée parler avec sa Maman, sur le champ ; émue, elle m’a expliqué que son frère était dans le coma depuis neuf mois, à la suite d’un accident... que c’était très difficile, qu’il avait été transféré à Marseille... et qu’il avait juste 33 ans !

Deux jours plus tard, nous étions à Marseille, avec Fafa et Mila, dans ton sanctuaire de Notre Dame de la Garde, phare sacré des marins... où des centaines de bateaux ornent ta Cathédrale.

Ma fille Océana aimait chanter : “Bateau sur l’eau...” ; elle chantait souvent ce début de chanson que nous reprenions en choeur, sans que je connaisse la suite des paroles... En redescendant de Saint Pierre de Chartreuse, où nous étions quinze jours avant le décès d’Océana, comme je l’ai expliqué plus haut, j’avais pris une dame en stop ; elle a appris à ma fille, sur la route, la suite de la chanson : “Bateau sur l’eau... ma chaumière au bord de l’eau” ainsi que les mots du passeur qui demande si on veut traverser ; cela m’a fait penser par la suite au passeur des âmes : Charon, nocher dans la mythologie grecque... Cette dame prise en stop, et déposée en face d’une clinique, était peut-être un avertissement du Ciel...

Je sais pertinemment que ma fille a pris son bateau et je t’invoque, Marie, Notre Dame de la Garde, pour que tu la gardes et la protèges, tout au long de son grand voyage dans l’Au-delà. Je voudrais que tu sois le nocher de sa barque et que tu sois aussi son phare.



Marie
Devant la mer d’amour offerte à nos coeurs
Devant le manteau de feu de la vie enflammée
Devant tes larmes d’espérance
Je dépose mon âme
Mon amour déchiré et confiant
La vie après la mort de ma fille
Sa vie qui continue
Dans les vagues de l’univers
Sur l’orbite du Créateur

A jamais et pour toujours
Je serai maman
Et mes larmes salées d’océan
Rejoindront le petit dauphin
Qui parcourera nos vies
Eternellement
OCÉANA





________ADIEU À MA FILLE

(3 Mai 1997)

écrit près du Pont du Marais sur
le plateau de l’Arcelle à Chamrousse


Océana,


Près de cette eau qui descend
des neiges de la montagne

Près de trois arbres déracinés et morts
qui tiennent debout au-dessus de cette eau
contre un pin bien vivant

Près du Soleil à qui je viens de parler

Près de cette chaumière que j’aperçois
à travers les arbres

Près de cette amie qui m’a emmenée là
et qui dort dans la Grâce de la Mère

Je viens te dire que
Je t’aime

Je viens te dire
A Dieu

Et près de Dieu
Je viens te dire
Merci



Et près de la lune
Je viens te dire
Que j’aime mon père
Et ma mère
Que je leur dis merci
Pour ce cadeau de la vie
Pour mon enfance
Au goût d’oasis
Dans le désert

Oui près de Marie
Je viens te dire
Que je souffre
Mais que les gentianes
Ont le goût de ton amour
Qui brille dans le Ciel
Pour ton Papa
Et pour ta Maman

Mon Bébé
Je viens te dire
Que je t’aime
Dans le chant de l’eau
Qui emporte mon chagrin
Jusqu’à la mer

Appel du large
Medjugorje de l’Amour
Noël de l’Espoir
Où l’Enfant nait
Pour que des cendres
S’envole l’oiseau libre
De l’âme qui se révèle

Oui je viens te dire
Que le Christ ressuscité
A pris mon coeur
A travers le tien
Et que tu vis à présent
En son corps sacré
Temple de Dieu

Ma fille
Je viens te dire
Que je t’aime
Et que mon violon
Fera résonner ton rire
Dans l’écho de tes cordes
Qui ont germé
Sous la terre

Oui ma fille
Je viens te dire
Que la moisson arrive
Celle des blés mûrs
Où notre amour
Apportera à ceux qui nous aiment
La chaleur de nos vies
L’amour de Marie
Les bras de la Terre
Unie à la Mère du Ciel
Dans l’Eternité
Des plus belles fleurs de Dieu

A Dieu
Doudou
Océanamour


Maman





















 
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